Vous êtes sur la page 1sur 114

[Re]nouvellement urbain

dans la ville d’Alger 1

Le cas d’El-Hamma
Travail Pratique de Master, session 2008-2009 1
section d’architecture - enac - epfl [ Phase théorique intermédiaire - 12 janvier 2009]

Site El Hamma- Ruisseau Territoire ville d’alger, Algérie Directeur pédagogique Patrick Mestelan Professeur enac Jean-Claude
Bolay Maître epfl Jean-Paul Chabey Expert extérieur Bassel Al-Farra Candidat au Master Abdessamed Berbar
[Re]nouvellement urbain
Témoignage anonyme
Alger la blanche, mythe ou réalité?

Revoir les politiques de gestion de la capitale tion qui interpelle les consciences nous met auxquels ils s’adressent.
... chacun en face de nos responsabilités. Sans
entrer trop dans le détail, il serait honnête de Sur un autre volet, la qualité architecturale
Un temoignage proposé par Guidu Antonietti faire remarquer que notre ville n’a pas été et urbaine des programmes publics et privés,
di Cinarca aux lecteurs de aROOTS gérée comme il se doit. Sa gestion a été lais- réalisés ou en cours de réalisation, dénote le
sée de manière consciente ou inconsciente niveau de désordre et d’incompétence avé-
2003 est l’année de l’Algérie en France. au gré des intérêts et des groupes de pres- rée d’une administration incapable d’inscrire
aROOTS propose une lecture critique de sion qui, au lieu de la servir, se sont plutôt son action dans la durabilité, et surtout dans
l’évolution urbaine et sociale de Alger servis d’elle pour se constituer des rentes la légalité républicaine. Les convulsions pé-
considérables sur le dos bien entendu du ci- riodiques de cette administration, qui ne
Cet article nous est parvenue d’une corres- toyen. Un simple aperçu du niveau culturel, peuvent en aucun cas être assimilées à une
pondante Algérienne qui compte tenue des d’instruction et surtout de compétences des prise de conscience et qui se sont matériali- 1
ses propos polémiques a préférée rester personnes ayant eu la charge de gérer le dé- sées par de multitudes opérations de « débi-
anonyme ! veloppement de la ville nous donne toute la donvillisation », de démolitions de construc-
mesure du désastre prévisionnel que les ex- tions illicites etc., révèlent le malaise profond
Un bref aperçu historique nous permet de perts avaient prévu dès le début des années qui ronge nos institutions. Parmi ces actions,
faire une lecture plus objective de l’évolution 80. nous pouvons citer l’opération de lutte contre
urbaine et sociale de notre capitale Alger la Cet état de fait que la presse a heureuse- les constructions illicites engagée en 1986 et
Blanche, que bon nombre de poètes, d’écri- ment relevé met le doigt sur le fait que des qui s’est soldée par un échec cuisant qui a
vains, d’architectes, , de peintres et d’hom- populations qui habitent encore depuis plus coûté au Trésor public des sommes colossa-
mes de l’art d’envergure nationale et inter- de trente ans dans des bidonvilles ou dans les au titre des indemnisations.
nationale ont tellement chantée, magnifiée, des tissus historiques précaires espèrent
peint ou même redessinée le Corbusier no- toujours être relogées un jour, malgré les im- Une analyse approfondie nous permet d’af-
tamment avec son utopique plan d’urbanisme portants programmes de logements sociaux firmer sans risque de nous tromper que la
et qui se trouve aujourd’hui dans un état de réalisés par l’Etat. Ces programmes, comme situation inextricable à laquelle est arrivée la
décrépitude avancée et surtout caractérisé chacun le sait, sont souvent détournés par capitale et les multiples maux sociaux qu’elle
par une laideur cauchemardesque. ces mêmes groupes de pression à des fins génère sont le fait, d’une part, de la corrup-
spéculatives au détriment bien entendu de la tion, du laxisme, du despotisme et du népo-
Que s’est-il réellement passé ? Cette situa- collectivité, et tout particulièrement de ceux tisme qui régentent les actions des services
publics ayant eu la charge de promouvoir la été purement et simplement transformé en est l’unique responsable dans un partage
capitale, et, d’autre part, l’exclusion de ma- promotionnel et cédé à un prix qui défie toute clair et précis des fonctions garant de la qua-
nière insidieuse des hommes de l’art de cette logique commerciale et ce, avec la compli- lité de la construction et des aménagements,
problématique. cité directe des ex-gestionnaires du gouver- se retrouve chez nous relégué à un simple
norat du Grand-Alger, à la grande déception faire-valoir d’une administration dont les in-
Ceci a eu pour corollaire la multiplicité des des citoyens de La Casbah auxquels il était térêts sont souvent en opposition avec ceux
centres de décision qui s’approprient des ter- destiné. Malheureusement ces cas sont de- de la collectivité. En effet, les nombreuses
ritoires ou des portions de territoire de la ville venus aujourd’hui légion non seulement au malfaçons constatées tout particulièrement
sur lesquels ils exercent sans aucun contrôle niveau de la capitale, mais sur tout le terri- au niveau des programmes publics sont le
- ni a priori ni a posteriori - des pouvoirs de toire national. résultat de ce marasme dans lequel se débat
gestion. le secteur de la construction. L’absence de
2 Sur un autre volet, l’exclusion des hommes de contrôle qui échoit au maître d’œuvre a fa-
Dans ce cadre, certains élus délivrent à leur l’art à travers une multitude de formules plus vorisé la floraison d’entreprises sans aucune
bon gré des titres administratifs d’affectations ou moins régulières (appel d’offres entaché qualification qui règnent en maître absolu
de terrain et des autorisations de construire d’irrégularités, procédure de sélection, opa- sur ce secteur et ce, grâce aux multiples di-
en violation de la législation et de la régle- ques, rémunération fluctuante voire scabreu- videndes qu’elles versent à certains maîtres
mentation en vigueur. « Certains directeurs » se, utilisation des dispositions désuètes de d’ouvrage.
d’office de promotion et de gestion immobiliè- l’arrêté interministériel datant de 1988, etc.)
re s’arrogent également le droit d’édifier des n’a pas permis l’émergence d’une qualité ar- Cette situation a exclu au même titre que les
programmes de logements en contradiction chitecturale et urbaine souhaitable. Au-delà maîtres d’œuvre les entreprises qualifiées,
avec les règles d’ urbanisme et d’architecture de cet aspect qualitatif, il est à signaler que dont la compétence est avérée. Le secteur
, ainsi que la transformation de ces program- cette méthode d’exclusion a favorisé l’émer- de la construction qui demeure un secteur-
mes sans aucun contrôle de la tutelle ni des gence de pratiques douteuses, notamment clé pour les pays émergeants eu égard à
autorités concernées. en ce qui concerne la généralisation des for- son dynamisme et aux possibilités de créa-
mes de corruption et surtout la dépréciation tion d’emplois qualifiants, dans notre pays
Dans ce cadre, un cas mérite d’être relevé de l’acte de bâtir. malheureusement se caractérise par une
; un programme de logement social réalisé anarchie qui n’a pas son pareil ailleurs. Ceci
entièrement sur le fonds du Trésor public a Le maître d’œuvre qui, sous d’autres cieux nous amène à dire qu’il est grand temps de
revoir les politiques de gestion de la capitaletamment en ce qui concerne ses volets de
développées à ce jour. résorption de l’habitat précaire de requalifi-
cation des espaces centraux, d’amélioration
Les nouvelles autorités de la wilaya d’Alger, du cadre de vie, nécessite une révision des
malgré leurs engagements affichés à main- textes régissant la maîtrise d’œuvre, la maî-
tes reprises à créer et à mettre en place un trise d’ouvrage et le contrôle de l’urbanisme.
nouveau cadre organisationnel, l’évolution et Cette action de longue haleine ne pourra
la gestion de la capitale ont sans aucun doute trouver sa solution définitive qu’à partir de la
rencontré beaucoup de difficultés eu égard à conception et de la mise en place de normes
l’accumulation considérable des problèmes techniques adaptées au contexte et surtout
légués par les autorités précédentes qui ont opposables au tiers, y compris à l’adminis-
évolué en marge de la légalité républicaine. tration. 3

Toutefois, il est à signaler que malgré ces dif- Enfin, ces actions nécessitent par leurs ac-
ficultés des approches intéressantes ont été ceptations par le grand public des opérations
menées en direction de la corporation des de communication , d’information et de sen-
architectes pour les intégrer dans le groupe sibilisation. Ce qui nous amène à dire que le
de réflexion et de définition du cadre global rôle des médias est déterminant. Mais ces
d’intervention. L’importance accordée aux médias doivent à leur tour évoluer vers une
aspects qualitatifs des constructions, de l’ar- forme de professionnalisme qui exclue la dif-
chitecture , de l’urbanisme et du cadre de fusion de simple compte rendu sans portée
vie en général, constitue en soi une rupture réelle. D’où peut-être la nécessité de créa-
avec les pratiques qui ont prévalu jusqu’à tion de rubrique liée à l’environnement, à l’ar-
présent. chitecture et à l’urbanisme.

Il demeure bien entendu que la mise en pla-


ce de ce cadre global auquel la corporation
accorde une importance particulière et no-
Mesdames, Messieurs,

Ancien quartier industriel et de logements ouvriers, le quartier d'El-Hamma est l'une des futurs centralités de la ville d'Alger (Nassima
Driss,2001) (Jean-Louis Cohen, 2003). Depuis son indépendance, cette ville connaît un développement anarchique et destructurant.(Jean-
Jacques Deleuze,1988). De nos jours, elle a entamé sa restructuration grâce à une forte croissance économique. Les résultats sont les
premiers travaux d'infrastructures tels que: le tramway et le métro d'Alger.

Depuis le Sommet de la Terre de 1992 à Rio, le projet urbain s'est trouvé fortement bouleversé. Celui-ci passa d'une approche fonction-
naliste avec le zoning (Joan Busquets,1991) à une recherche d'un équilibre durable de facteurs sociaux, économiques, environnemen-
taux, principalement. C'est la naissance du développement durable. Ce changement de modèle urbain et l'élaboration de nouveaux outils
d'interventions sont pratiqués dans de nombreuses villes (Rabinovich,2008). Cette nouvelle vision de ville ont conduit les aménageurs à
construire la ville sur elle-même.

Le rapport que la ville entretien avec l'architecture est toujours le débat qu'entreprendront les urbanistes et les architectes. La première est
de nature collective et plurielle, la seconde est individuelle et singulière. Dans ces disciplines, dépendante l'une de l'autre, la question est de
savoir comment l'architecture peut exister dans la ville. Une solution émise serait la correspondance qu'entretiendrait l'architecture avec la
4
ville à travers la mécanique du système typologique (Bernard Huet, 1991), par conséquent du plan. La forme bâtie naît de nouveaux usages
et d'innovations technologiques qui stimulent la création architecturale. L'étude de ce type de phénomène et de leurs relations avec la mise
en forme se trouve au centre d'atelier d'enseignement (Philippe Bonhôte, 2007).

Suite à cela, les recherches entreprises par la ville d'Alger dans une perspective de renouvellement urbain ont conduits à quatre axes inter-
ventions : un développement polycentrique urbain, la fonctionnalité des espaces publics, les réseaux de transports et l'utilisation des sols
(Nadia Djelal, 2005). Cependant, le projet urbain s'accompagne d'exigences dans la maîtrise de l'évolution urbaine et d'en limiter les effets
négatifs par une adaptation de la ville à la diversité de ses besoins (Ascher, 2001).

Actuellement, la ville d'Alger se trouve au croisement entre un modèle urbain à l'image du sud-est asiatique ou sud-américain et la recher-
che de son identité. L'intérêt de ce sujet est que le quartier d'El-Hamma sera la première étape qui influencera les suivantes. Cette énoncée
théorique est un voyage sur une terre africaine et une expédition à travers les échelles.

Cette expérience s'interrogera sur la mise en forme d'une pièce urbaine située dans ce quartier. La naissance d'une forme bâtie générée par
les nouveaux usages de la société algérienne : et l'intégration de la pièce urbaine dans une perspective de développement durable.
de la phase théorique
Contenu

[Re]structuration urbaine
Problématique et approche thématique

Approche [théorique] page 08


Repérage du thèmes et définition des stratégies Approche développement durable page 10 Intention développement durable page 11 Approche urbaine page 12
Intention urbaine page 13 Approche architecturale page14 Intention architecturale page 15 Choix du site page 16
Méthodologie page 17

Echelle A [la ville]


Définition et compréhension de la ville

Alger [territoriale] page 20 Chiffres clés [territoriaux] page 22 Situation par rapport au pays page 28 Contexte historique page 30
Repérage du territoire communale algerois
Renouvellement urbain page 32
Alger [urbaine] page 34
Spécification de l’entité urbaine algérois Caractère spécifique de la ville page 36 Contexte historique [urbain] page 37 Analyses [urbaine] page 47
Contexte historique [architectural] page 57 Analyses [architecturale] page 65 Conclusion [urbaine] page 71
5
Echelle B [le site]
Définition et compréhension du site

Site [urbain et architectural] page 72 Situation par rapport à la ville page 74 Caractère spécifique du site page 75 Contexte historique page 76
Définir des problématiques de la ville contemporaine
Analyses [urbaine] page 78 Analyses [architecturale] page 85 Conclusion page 90

Echelle C [le programme]


Définition et compréhension du chois programmatique

Alger [programmatique] page 92


Identification du site spécifique retenu Choix du programme page 94 Analyse [programmatique] page 97 Pertinence [sur le site] page 99
Vocation [établissement] page 101 Listes [locaux et aménagement] page 102 Conclusion page 104

La conclusion [Projet Master] Conclusion [Projet Master] page 107 Bibliographie page 109
Définition et compréhension du chois programmatique
de la phase pratique [à suivre]
Contenu

Projet [Master]
Vérification de l’hypothèse

6
7
Approche développement durable page 10
première lecture du thèmes par son vocabualaire

Intention développement durable page 11


proposition d'approche théorique

[Re]nouvellement urbain
Approche [théorique]
Approche urbain page 12
première lecture du thèmes par son vocabualaire
8

Intention urbaine page 13


proposition d'approche théorique

Approche architecturale page 14


première lecture du thèmes par son vocabualaire

Intention architecturale page 15


proposition d'approche théorique

Choix du site page 16


cohérence entre le site retenu et le thème théorique

Méthodologie page 17
structuration de la démarche globale
[Re]structuration urbaine
Repérage du thèmes et définition des stratégies

Approche [théorique]
Repérage du théorique
9
[Re]nouvellement urbain
Approche développement durable
première lecture du thèmes par son vocabualaire

facteur économique est éléments contribuant à un résultat économique.


Le facteurs économique dépend d’une éfficacité dans la gestion des ressources et de leurs répartitions. Deplus celui-ci dépend d’un flux
constant d’investissement privés et publics

facteur sociale est éléments contribuant à un résultat social.


Son ambition est de construire une civilisatiion fondée sur un partage équitable afin d’améliorer l’accès au richesses et de réduire l’écart
de niveau de vie entre riches et pauvres.

facteur environemental est éléments contribuant à une amélioration environnementale.


Celui-ci vise à minimiser les atteintes portées aux systèmes naturels. D’une manière générale, il s’agit de limiter la consommation
10 matérielles et de combustibles fossiles, d’une recherche de techniques propres de l’utilisation des ressources et de définir des règles de
protection de l’environnement.

stratégie est un processus de transition coordonné et de longue durée.


L’éfficacité d’une stratégie de transition doit s’étaler sur trois à quatre décennies. Elle s’organise autour de facteurs telques la durée
nécessaire, des projets susceptibles de définir des politiques multidimensionnelles et une coordination. Cette dernière devrait en modulé
la demande par des changements de modes de vies et des modèles de consomation et de productions .

modernité est un processus de tranformation de la société.


La modernité résulte de l’interaction de dynamiques socioanthropologiques telques: l’individualisme, la rationnalisation et la différenciation
sociale. Ces différents processus ont produit des sociétés différentes formées par des individus à la fois semblables et singuliers. Selon
Fançois Asher, ces dynamiques ne sont pas naît de la modernité, mais de leur composition dans des circontances historiques différentes
et particulières. Cette dynamique à engendré la modernisation.

différentiation sociale est un processus de diversification des fonctions des groupes et des individus au sein du même société.
Ce processus ,animée par le développement de la division technique et sociale du travail qui résulte d’une dynamique économique
marchande. La société. de plus en plus complexifié, est engendré par une différentiation produite par une diversité et des inégalités entre
individus.
[Re]nouvellement urbain
Intention développement durable
proposition théorique d'appoche

Depuis le Sommet de la Terre à Rio de 1992, au Brézil, la place de l'homme sur la planète fut revisitée. L'analyse de ses besoins vitaux et
de son mode de vie, ont abouti à une nouvelle manière de représenter la ville. Selon ces nouveaux principes, l'individu se situe au point
d'équilibre entre trois principaux facteurs à savoir : le facteur social, économique et environnementale.

Sous la perspective de l'urbanisme, François Asher [Les nouveaux principes de l'urbanisme,2001] résume l'urbanisation et sa modernisation
à travers une succession d'étape sous l'influence de variables telles que l'individualisation, la rationalisation et la différentiation sociale.
Ces évolutions différentes de la ville se succède depuis les premières révolutions urbaines (La Renaissance et les Temps modernes), les
révolutions industrielles, passant la troisième révolution, avec la métamorphose des villes en métapoles et pour terminer sur de nouveaux
principes. Ceux-ci projettent un urbanisme réflexif, précautionneux, concourant, flexible et multivarié.

Suite à cette "nouvelle" représentation de la ville, le thème du renouvellement urbain durable revient sur scène. Cette reconstruction de la
ville sur elle-même, a pour objet d'éviter la fragmentation urbaine en identifiant et régénérant son potentiel. Cette régénération tissulaire 11
opère sur des lieux stratégiques, vise redynamiser le coeur des agglomérations et des centres urbains. De nouveaux processus de partici-
pations au projet urbain s'élaborent dans le but d'innover la manière de travailler sur la ville.

Sachant que toutes opérations de renouvellements s'étalent à travers le temps. L'intention de cette étude vise à comprendre et établir une
relation entre différentes disciplines à l'aide d'un projet. Cette première relation entre l'urbanisme et développement durable prend naissance
par le thème de la restructuration théorique d'un quartier de la ville d'Alger.
[Re]nouvellement urbain
Approche urbaine
première lecture du thèmes par son vocabualaire

restructuration fait de réorganiser un système (réseaux) devenue inadapter.


La restructuration concerne davantage l’urbanisme que l’architecture. Cela consiste à réorganiser différents réseaux pour atteindre une
meilleure dynamique et fonctionnalité flux entre des divers tissus urbains. Sa traduction architecturale s’exprime à travers la réorganisation
d’un ensemble concret et spatial en envisageant l’agencement et la disposition de ses parties.

réseau fait de répartitir des éléments d’une organisation en différents points.


Le réseau est un ensemble de noeud permettant la circulation d’une entité: flux. Ce terme concerne davantage l’urbanisme que l’architecture.
Celui permert d’étudier flux telque le déplacement de personnes en analogie à la mécanique des fluides.

système est un ensemble structuré d’éléments associés


Le système formant un ensemble dont l’interaction dynamique permet d’atteindre un résultat déterminé à l’aide d’un processus opératoire
spécifique.

12
espaces urbain est une formes d’expression de la société dans toutes sa complexité.
L’espace public est la prise en compte de sa propre logique qui renvoie à une convention sociale. Sa mise en forme doit être replacé dans
une culture urbaine locale et voire d’une tradition de quartier répondant à des pratiques sociales diverses

dynamiser fait de donner, de communiquer une energie une vitalité


Ce action tant à donner à un ensemble de pièces urbaine une vitalité grâce à l’interaction de flux tramsmit à travers les réseaux et la diversité
des affectations de proximité.

flux est une grande quantité mouvante


Dans un contexte de flux, un réseau est l’ensemble des éléments regroupant certaines entités. Ces réseaux permettent de faire circuler une
entité : eau, air, huile, marchandises, informations, personnes, etc.

transformation progressive est une action de modification par étape


cette opération est pensé à long terme, elle permet une mutation du tissu urbain qui aboutit à une transformation complète du quartier
d’origine.

marginalisation urbaine fait de mettre dans la marge, de mettre loin du centre


ce processus concerne des quartier qui devraient être transformés pour une bonne évolution de la ville. Cependant, pour éviter des frictions
politiques et des réactions populaires, les autorités mise sur une inadaptation progressive du quartier, une asphyxie lente afin de justifier
une intervention complète de transformation.
[Re]nouvellement urbain
Intention urbanistique
proposition théorique d'appoche

L'intention urbaine sur la ville est le renouvellement de l'une de ses pièces grâce à une diversité des fonctions. Celle-ci serait attirée par la
potentialité offerte par le site à l'aide d'un programme fort. Cette restructuration à pour objectif de redynamiser et requalifier une friche indus-
trielle en un nouveau pôle urbain. Celle-ci inscrirait dans une continuité spatiale et temporelle de la ville. Cette intention tentera de donner
une nouvelle impulsion théorique dans la réalité de la ville d'Alger.

Cette intention est guidée par certaines réflexions d'André Corboz qui résume l'urbanisme du 20 ème siècle en un concept, la planification.
Selon ce même auteur, cette idée-force se donne pour objectif d'améliorer la distribution optimale des personnes, des biens et des serv-
ices sur un territoire donné. Ce concept serait une réponse à une problématique née de l'urbanisation massive, l'industrialisation, des villes
éclatées et de la révolution des transports. Ces phénomènes sont perceptibles sur les territoires algériens.

Elle propose de visiter l'échelle intermédiaire à l'aide d'un portrait évoqué par Joan Busquets qui suggère de visiter ce concept de planifi-
cation à travers cette échelle. Elle se traduirait en un schéma simple aux contenus et idées claires. L'idée de projet urbain se définirait de 13
façon claire par la forme urbaine. Cette forme provoquerait un impact social et économique qui rejoindrait la pensée de André Corboz cité
plus hauts. Joan Busquets propose d'améliorer la ville en profitant de son potentiel caché.

Ce portrait et les différentes analyses proposeront de faire émerger du sol son contexte urbain qui selon Bernard Huet est le prémisse de
la pensée architecturale
[Re]nouvellement urbain
Approche architecturale
première lecture du thèmes par son vocabualaire

réhabilitation fait de transformer pour satisfaire aux condition requises, réinsertion, récupération
Cette procédure à pour objectif une remise en état d'un patrimoine architectural et urbain obsolète ou dégradé. Son avantage est la pro-
tection et la sauvegarde des morphologies historiques et traditionnelles, biens que son processus soit sur le plan juridique et financier.

requalification fait de transformer pour satisfaire aux condition requises, réinsertion, récupération
Elle permet une mise aux normes actuelles des bâtiments anciens. Il s'agit d'une série de travaux destinés à donner une nouvelle voca-
tion à un édifice ou à un lieu public afin d'améliorer la qualité de vie urbaine.

programme est une organisation de locaux à effectuer pour la réalisation d'un projet
Il permet de donner une fonction précise au bâtiment selon une demande précise. De plus, il produit une forme résultant des usages, des
figures sociales ou des formes de vies.

14 usage est ensemble des pratiques sociales


Il s'agit d'un ensemble de pratiques qui évoluent avec le temps. Celles-ci sont traduites sous forme d'un programme qui permet une or-
ganisation du plan selon un parti pris.

contexte est un ensemble de circonstance dans lesquelles s'insère un fait


Il s'agit d'un ensemble de caractéristiques physiques urbaines qui ont façonnée la ville au cours du temps. Le respect de celui-ci permet
introduire un projet architectural au sein d'un tissu urbain.

forme est un état ou une apparence d'une chose la rendant identifiable


Elle résulte à partir de la technique, des usages ou du milieu urbain. Celle-ci est souvent sujet de polémique entre urbanisme et architec-
ture pour le respect ou non du contexte urbain.
[Re]nouvellement urbain
Intention architecturale
proposition théorique d'appoche

L'intention architecturale proposé tente de produire une forme nouvelle d'une pièce. S'inscrivant dans un contexte urbain, cette forme est
issue d'un programme et des usages de la société composée d'individus.

Cette intention s'oriente en direction d'un écrit de Pierre-Alain Croset. Il décrit l'architecture comme un ensemble de modifications issues de
la nécessité humaine. Celle-ci a parcouru l'histoire à travers l'exemple de la mosquée de Cordoue et ses différents usages. De nos jours,
elle se réfère a de nouveaux termes tels que : la requalification, la reconversion ou la réhabilition.

Bernard Huet présente un débat sur la problématique entre urbanisme et architecture. L'une des solutions s'exprimerait à l'aide de la ty-
pologie du plan. La proposition de ce mémoire est une transformation celle-ci à partir du nouveau modes de vie de la population algéroise.
De tenter de trouver une forme architecturale adéquate à partir de l'individu soumis aux facteurs économiques, environnementales et so-
ciales.
15
[Re]nouvellement urbain
Choix du site
cohérence entre le site retenu et le thème théorique

Suite à ces différentes approches la question qui se pose est de savoir, si le choix du site correspond la problématique proposée. Dans un
premier temps, le souci est d'inclure dans ce travail une réalité contemporaine en relation avec les problématiques sociales et économi-
ques.

Pour enrayer l'étalement des villes, il est nécessaire de reconstruire la ville sur elle-même dans le dessein de la moderniser. Cette idée n'est
pas nouvelle, les villes n'ont cessé de transformer leurs tissus urbains. Une vue d'ensemble de ce thème montre qu'il existe des territoires
caractéristiques de ce type d'opérations: les centres dégradés, les quartiers sensibles et les friches industrielles.

Le quartier d'El Hamma est une ancienne friche industrielle liée à l'industrie du port de la ville. Elle est la première étape d'une mutation ur-
baine décisive. Métamorphosé en nouveau centre urbain, elle constitue un pas important pour le devenir de la ville. De plus, ce choix permet
une réflexion sur des notions théoriques de la ville et de sa complexité toujours croissante. Cette expérience s'oriente selon deux directions:
16 une académique et professionnelle.

Le choix de ce site participe à un parti pris social. Le quartier d'El-Hamma se trouve marginalisé. Un mouvement populaire d'habitants du
quartier donna naissance à une manifestation contre les conditions de vie en bloquant les routes nationales. Bien que partant d'une bonne
volonté de vouloir revitaliser un quartier en lui attribuant de nouvelles affectations, il est intéressant de s'interroger sur la manière de faire
dans une opération de renouvellement urbain.

Par le passé, la ville d'Alger a de nombreuses fois tenter de se restructuré. Mais faute d'avoir une ligne directrice stable à long terme, elle
n'a sans cesse abandonné.
[Re]nouvellement urbain
Méthodologie
structuration de la démarche globale

La méthodologie est un voyage qui explore différentes échelles dans l'intention est d'obtenir une cohérence du projet. Une volonté de partir
du territoire pour aboutir à l'individu dans le but est de produire le dessin d'un édifice. Ensuite, il s'agit de croiser des disciplines dépendantes
les une des autres à savoir: le développement durable, l'urbanisme et l'architecture. Il s'agit les lier à l'aide d'un thème, le renouvellement
urbain. Celui-ci s'attache à un contexte urbain complexe, la ville d'Alger. Cette toile de fond est mélange entre un passé tumultueux issue
de la colonisation et la recherche d'une vie meilleure à l'aide d'une indépendance vacillante.

La méthode débute par l'observation, une analyse linguistique des différentes disciplines ainsi que l'historique urbaine et architecturale du
pays. Il s'ensuit d'une analyse urbaine consiste en l'élaboration d'un portrait: il s'agit d'une représentation mentale, simplifiée et fonction-
nelle. L'intention de celui-ci est de tenter de représenter un territoire, de tirer un de ses caractères propres et de le simplifier selon un point
de vue.

Les différentes étapes sont l'analyse de la situation, de décrire un problème, de rendre le projet compréhensible pour fédérer l'ensemble. Il 17
doit permettre de faire émerger la problèmatique et la stratégie proposée. Celui-ci se produit à l'aide d'éléments physiques territoires (voir-
ies, tracés, topographie, etc.).

Ses contraintes sont sa flexibilité et son potentiel opératoire. Il doit pouvoir s'adapter aux circonstances et engendrer grâce à un processus
un nouveau. Ce portrait est traduit en un schéma simple qui permettra par la suite la localisation d'une pièce urbaine, lieu d'une intervention
architecturale selon une idée globale.

Suite à cela, cette intervention se fondera sur une approche de l'hybridation des usages traduite en une idée programmatique puis en une
forme urbaine. Celle-ci se génère par le plan et par la suite la forme.
18
19
Chiffres clés [territoriaux] page 22
Données cartographiques et statistiques du territoire

Situation par rapport au pays page 28


Relevé de quelques faits historique déterminant la contruction du territoire

Echelle A [la ville]


20
Alger [territoriale]
Contexte historique page 030
contextualisation de l’expérience

Renouvellement urbain page 32


objectifs opérants d'un projet de renouvellement
Echelle A [la ville]
Repérage du thèmes et définition des stratégies

Alger [territoriale]
21

Repérage du territoire

Alger [territoriale]
Repérage du thèmes et définition des stratégies
[Re]nouvellement urbain
Chiffres clés [territoriaux]
Données cartographiques et statistiques du territoire

Capital: Alger

Statut: République Algérienne Démocratique

Principales villes: Oran, Constantine, Sétif, Annaba, Skikda


Béjaia, Hassi Messoud, Tamanrasset, Tlemcen,
Ouargla, Ghardaia.

Membre de l’ONU: 8 octobre 1962

Superficie: 2’381’741 km2

22 Population: 33.8 millions d’hab.

Langue officielle: Arabe

Religion: L’Islam

Régime politique: Multipartisme

Régime Economique: Economie de marché

Organisation administrative: 48 Wilayas

Monnaie: Dinar Algérien

Jours ouvrables: Samedi au mercredi


ses ressources
naturelles sont
principalement le
gaz, le pétrole
et les ressourc- 23

es minières.
94’000 diplomés
sont issus de 26
universités.
un réseau routi-
er près de
107’000 km
une autouroute
24 de 1’200 km
traversant le
pays d’est en
ouest.
l'âge moyen de la
population est
de 26 ans
le taux
d'urbanisation 25

est de 61.5% en
2005
26
La wilaya d’Alger
possede une su-
perficie 809 km2
composé de 87
communes. Forte d’une pop- 27

ulation de 371
362 hab. sa den-
sité est de
4‘167,3 hab/km².
[Re]nouvellement urbain
Situation par rapport au pays
Relevé de quelques faits historique déterminant la contruction du territoire

Les politiques urbaines ont beaucoup évolués en Algérie au cours connait la plupart des villes du pays. Les services et l’administration
de ces 40 dernières années. Au début, elles ont été caractérisées ont continué à être gérés par des textes issus de la colonisation.
non par une planification spatiale et urbaine, mais par des investis-
sements importants au niveau des villes et des réalisations de pro- A partir des années 70, les prémices d’une préoccupation urbaine
grammes sectoriels. Ceux-ci sont décidés par l'Etat, maître du tout sont amorcées dans le préambule du plan quadriennal 1970-1973,
planifié, grâce aux moyens financiers suffisants (recettes des hydro- qui est le premier de la série des plans nationaux. Parmi les moyens
carbures) et à une politique socialiste et autoritaire. de mise en oeuvre de ce plan, il est question de mesures relatives
à « la décentralisation et à l’aménagement du territoire» et on envi-
Cette approche sectorielle est très centralisée et va engendrer des sage de préparer les « travaux de programmation urbaine pour les
espaces de vie désarticulés et mal équipés. Les investissements ne grandes villes ».
correspondent pas aux besoins réels de la population.
28 Dans ce contexte, les études de plans d’urbanisme sont lancées et
Cependant et malgré les effets négatifs, nous assistons à une « dy- couvre, les métropoles et par la suite les autres villes. Enfin, pour me-
namique territoriale » marquée par une modernisation sur le plan ner à bien les actions sectorielles et les prescriptions des plans d’ur-
des réseaux, par une production du logement de masse et par des banisme, une nouvelle procédure est initiée grâce la mise en oeuvre
extensions selon des modèles urbains nouveaux. des Plans Communaux de Développement (PCD) et des Plans de
Modernisation Urbaine (PMU) des grandes villes. Ces plans sont
A partir des années 90 et avec l'avènement à l'économie de marché, censés permettre la mise en place d’un programme cohérent en te-
les changements dans la politique sont marqués par une nouvelle nant compte des actions décidées aux niveaux central et régional.
orientation de l'action étatique et permettre l'émergence de nouveaux
acteurs à la fois publics et privés. Ces actions sont constituées par des programmes d’investissements
et d’équipements, régis par les différents ministères. Chaque minis-
Lors de la première décennie après l'indépendance, la question ur- tère applique empiriquement son propre programme d’actions et le
baine était évacuée des préoccupations du nouvel État algérien. Les transcrive sur l’espace sans coordination avec les autres secteurs
regards sont portés essentiellement sur le secteur industriel, surtout d’activité. Cela a donné des incohérences fonctionnelles et spatiales,
à partir de 1967. Ce secteur est jugé prioritaire en tant que base aggravée par l’absence d’instruments d’urbanisme ou par leur faible
d'une économie autocentrée. Cette période correspond à une forte assise juridique (non opposable au tiers).
urbanisation des pôles industriels et subit un rush migratoire que
Les secteurs qui ont façonné l'espace algérien durant cette époque et Parmi les avantages, nous pouvons constater des transformations
qui ont été les vrais acteurs de la planification spatiale sont la grande profondes avec modernisation sur le plan des réseaux, du logement
industrie et les infrastructures, la santé et l'éducation, l'habitat. Cette de masse et de l’extension selon des modèles urbains nouveaux.
approche sectorielle et très centralisée va engendrer des espaces de Cet urbanisme est caractérisé par la prédominance de la fonctionna-
vie désarticulés et mal équipés et les investissements ne correspon- lité, de la programmation (grille d’équipements), d’une urbanisation
dent pas aux besoins réels de la population. La consommation des et d’un développement économique importants.
sols se fait d'une manière irrationnelle et non économe.

Malgré ces effets négatifs, nous assistons à une dynamique territo-


riale marquée par une modernisation sur le plan des réseaux, par
une production du logement de masse et par des extensions selon
des modèles urbains nouveaux. 29

Parmi tous les programmes de développement, ce n'est qu'avec le


deuxième plan quadriennal (1974-1977) que l'État exprime sa pré-
occupation en matière d'urbanisme. Il lance une politique de produc-
tion de masse des logements, par la création des Zones d'Habitation
Urbaine Nouvelles (ZHUN) et les zones industrielles (ZI). Leur mise
en oeuvre obéit à des concepts purement classiques (proximité des
grandes infrastructures, éloignement des centres...), mais aussi à un
véritable rapport de forces exercé entre secteurs au niveau central.

La centralisation du système de planification de 1962 à la fin des


années 80, a eu ses inconvénients et ses avantages. Parmi les in-
convénients et sur le plan institutionnel, une trop forte concentration
devient sclérosante et aggrave les problèmes car elle limite les alter-
natives. Notamment, pour les citoyens qui ne peuvent participer à la
gestion de leur territoire.
[Re]nouvellement urbain
Contexte actuelle
contextualisation de l’expérience

Resumé l'histoire de l'Algérie en quelques lignes serait fastidieux. de nature politique et sociale. Cette société hétérogène se divise sur
Deplus, il existe une abondante littérature spécifique à ce sujet. Par les questions essentielles de ses valeurs et de ses modes de vie.
conséquent, il est plus pertinent de se concentrer sur la situation
contemporaine de ce pays. Alger la Blanche est la capitale de l'Algérie. Elle répond au nom ara-
be d'El Djazair (la colline). Elle est tournée vers la mer à l'image
Suite à la décennie noir de 1990, personne ne peut dire à quel mo- d'un amphithéâtre, d'où elle se donne en spectacle. Cette métropole
ment la guerre civile a vraiment cessé. Cependant, en 2002, les prin- active est adossée à des collines au-delà desquelles s'étend sa cam-
cipaux groupe islamistes sont vaincus et acceptent l'amnistie offerte pagne prospère. Elle est la principale porte d'entrée vers l'intérieur
par le président Boutéflika. Malgré cela, ses problèmes ne sont pas du pays.
réglés pour autant. L'économie est dévastée par la guerre et le chô-
mage. La société se trouve fortement désorganisé. Les intentions du Cette ville a souffert de la même façon que le reste du pays de la dé-
30 pouvoir actuelle est de cicatriser les plaies de ce pays. Cependant, cennie noire des années 1990. La relation qu'elle entretient avec les
les événements de l'été 2008 ont ravivé le spectre du terrorisme. grandes villes du pays lui donne le statut d'un modèle à suivre. Située
au nord du pays, elle bénéficie d'un climat méditerranéen. Celui-ci se
Deplus, le pays est confronté à une multitude de problèmes. Bernard caractérise par de longs étés chauds et secs et des hivers doux et
Cubertafond, politologue français, souligne que la première difficulté très humides. Les pluies sont peu fréquentes et peuvent provoquer
que doit surmonter ce pays, est institutionnelle. Il s'ensuit d'une crise des inondations. De nos jours, la ville d'Alger exerce constamment
identitaire: ce pays se composant influence culturelle différente: isla- un fort effet de polarisation. La population urbaine de l'Algérie est
mique, arabe, occidentale et berbère. Il persiste sur une indifférence estimée 80% en 2020.
entre leurs différents apports.
Le nord du pays est occupé par les 2/3 de la population. La superficie
Ensuite arrive le problème économique et social. Bruno Etienne, so- occupée représente près de 4% de la superficie du pays. Les raisons
ciologue et politologue français, décrit l'Algérie comme un pays riche de cette situation sont économiques et politiques: la ville d'Alger est
peuplé de pauvres. Car, son économie subit une disproportion de la un centre important de production et de consommation de biens et
répartition de ses richesses. de services. Deplus, elle est le centre du pouvoir par excellence et
un espace de décision.
Possédant d'importante ressources naturelles de gaz, les problèmes
de l'Algérie actuelle ne sont pas économiques. Ses problèmes sont
Elle représente au même titre que les villes d'Oran, de Constanti-
ne, de Sétif et Annaba, un centre de promotion sociale, culturelle
et d'échange. Elle offre une commodité et des conditions meilleu-
res qu'en périphérie des grandes villes. Malgré ces conditions fa-
vorables au reste du pays, sa capacité est insuffisante en offre
d'emplois, de logements et d'accompagnement pour l'intégration
des populations rurales. Ce qui engendre l'exclusion d'une par-
tie de ses habitants. Selon des chiffres parues en 2008, le parc
immobilier de ce pays serait constitué de 8% de logements pré-
caires, dont les 15% seraient situées dans les villes principales,
citées précédemment. La ville d'Alger possède 6% du parc total.
31
[Re]nouvellement urbain
Le renouvellement urbain
objectifs opérants d'un projet de renouvellement

De nos jours, le projet de renouvellement urbain s'apparente à un Les contraintes de ce type de processus de renouvellement urbain
projet territoriale. De nature, il est aussi un projet social, économique sont un développement équilibré et durable. Il doit favoriser une mixi-
et environnemental. Le renouvellement urbain aspire à une redyna- té des populations, un meilleur équilibre entre l'habitat et l'emploi et
misation ou l'extension des centres villes. De longue durée, il porte un respect de l'environnement.
sur de nombreuses années allant de quinze à trente ans. Il dispose
d'un impact considérable sur le marché de l'emploi, du logement, du L'intervention dans un tissu urbain questionne la participation des
foncier et sur la mobilité. acteurs, de leurs attentes et besoins. Les territoires sujet à un re-
nouvellement urbain sont occupés par des habitants, des entrepri-
Un exemple intéressant qui est considéré comme la jumelle de la ses, des usagers et d'association locale. Ceci interroge la stratégie
ville d'Alger est Marseille. Une opération d'intérêt national, dont l'as- à adopter et des dispositifs à mettre en place pour fédérer ces mul-
piration et de restaurer son cadre urbain, de réaffirmer sa vocation tiples acteurs.
portuaire et d'implanter de nouvelles activités économiques.
32
La transformation en profondeur d'un quartier implique les mesures
Le territoire possède une superficie de 310 hectares et concentre suivantes:
près de 30'000 habitants et 20'000 emplois. Son objectif est de réa-
liser 20'000 places d'emplois, 12'000 logements, 500'000 m2 de bu- • d'aménager le foncier libéré par la démolition
reaux, 40 hectares d'espaces verts et 100'000m2 d'équipements. • de relocaliser sur le quartier ou à proximité des équipements
• de repenser une offre commerciale de proximité
Dès lors que le projet concerne un secteur limité et stratégique à • de proposer des dispositifs de concertation, de communication et
l'image du site d'El Hamma. Il est nécessite une restructuration am- de gestion urbaine
bitieuse et profondes pour fédérer les multiples acteurs autour d'un • une mise en oeuvres réclamant une coordination des acteurs.
projet d'ensemble. L'intérêt de ce genre de site stratégique est leur
positionnement central et le fort potentiel attractif à l'aide de gare En résumé le projet de renouvellement urbain nécessite d'oeuvrer
d'échangeur autoroutier ou à proximité de la mer. sur un vaste territoire et dans une longue durée avec une multiplicité
d'acteur.
Ce genre de processus s'accompagne d'opérations de résorption de
l'habitat dégradé, de relogement, d'opérations de reconversions et
de redynamisation des tissus commerciales dans le but d'impulser
un changement d'image.
��������

(���� ��� ������������������������������������� ������������


������ �������
��������������������� %������������������������������#�)���������������������������� ������������������������
������������������#������� ���������
���� �������������������������!������������������������������!����������
)�!����������� ��!����������������������������������������������
������� *������������������������������������������������������������������������+���������������
��������!��������������

������� ����������������������������� ���������������


(��������������� &����������������������������������������������������������������������� �������
�������������� �������!���������"��������������
������
����������������������������������������������������
�������������������������������������������� ����!����������������"������������������
33
��������������������#�$���������������������������"��������������"��

����� ��������������#�)���������#�%��������������������������������������������
������������"������ �������������������������������#������������������������������#�%���������������
��������"�� ������������,����������������������������������������������������

%������������������ ����������������������������������������������������
)-����������������������������#�%��������������������!���������!�-�������������������
�����������
%��������������������� �������������"���#��!���������������������������"������
������������������������������������������ �����
�� ���������������
��������������������������������������������������������������!������������������������
��� �������������������

)�!������������������ ��������������������������������������������������#�&�������
&��'���� ������������ .�!�������������������������� ����������������������������#�%�������������-��� ����
������������������������
Tableau des différentes étapes d'un projet de renouvellement
Caractère spécifique de la ville page 36
de la montagne à la mer

Contexte historique [urbain] page 37


compréhension de son développement

Echelle A [la ville]


34
Alger [urbaine]
Analyses [urbaine] page 47
Enjeux urbains

Contexte historique [architectural] page 57


compréhension de son développement

Analyses [architecturale] page 65


compréhension du vocabulaire architectural

Conclusion [urbaine] page 71


expédition à travers l'échelle
Echelle A [la ville]
Repérage du thèmes et définition des stratégies

Alger [urbaine]
Repérage du urbain
35
[Re]nouvellement urbain
Caractère spécifique dede lalamontagne
ville à la mer

Le caractère de cette ville prend naissance dans le mariage de sa


topographie et des influences de diverses civilisations. Ceux-ci ont
façonné cette ville à leur image.

Contenue entre deux éléments naturels : la Mer Meditérranée d'un


côté et de l'autre le massif montagneux du tellien. Une relation par-
ticulière est née avec chacun.

Au bord de l'eau, cette ville a la forme dans un amphithéâtre. Depuis


la mer, elle se donne en spectacle. Cependant, elle se trouve éloigné
de celles-ci à cause des aménagements de son bord de mer: la créa-
tion sur deux niveaux du boulevard Enersto Che Guevara. Deplus,
36 tout le long de la ville, l'autoroute semble accentuer cette rupture.
Malgré celle-ci, la ville d'Alger tente de renouer cette relation par des
vues entre le haut et le bas de la ville. Ces vues se traduisent sur les
places par des orientations à l'image du boulevard Khémesti.

Son histoire tumultueuse, Alger la conserve à travers son bâti. Son Adieu Alger Esquisse de Le Corbusier
patrimoine reflète son identité multiple. Celle-ci découle principale-
ment de son époque ottomane puis française. Cette ville, se partage
entre une foi religieuse quotidienne et un mode de vie occidentale.

Bien d'autres qualités peuvent lui être attribuées, mais l'une de ces
qualités les plus remarquables est sa relation qu'elle entretient et
entretiendra avec son passé
[Re]nouvellement urbain
Contexte historique
la présence turque de 1516 à 1830

A l'image de grandes villes arabes, Alger s'est construite au tour d'une rues irrégulières qui débouchent sur des impasses.
zone centrale. Celle-ci est la convergence de voiries importantes tels Cette centralisation de toutes les activités de la ville sont sa particu-
que la rue de Bâb al-Jazîra (Bâb = la porte), la rue de Bâb Azzoun larité en comparaison à des villes arabes comme Tunis ou le Caire.
et la rue de Bâb el-Wad. La fonction de ces rues sont diverses et D'une manière générale, les pôles militaires et politiques de ces villes
variées. La première porte, conduisant vers le port, est l'entrée des sont situées dans les citadelles en périphérie du centre, voire même
activités commerciales et des corsaires. A travers la seconde porte à l'extérieur des remparts des villes.
transite les produits intérieurs du pays et les marchandises importées
du port. La dernière porte occupe une place commerciale moins im- C'est en 1817 que la centralité a changé avec l'arrivée du dey Alî
portante, car elle débouche sur un cul de sac. Khûja qui élit domicile dans la partie haute de la ville. Cette délo-
calisation a transformé la ville d'Alger en une typologie urbaine plus
A ce stade de son évolution, ce lieu est un centre économique avec courante des villes ottomanes.
le Dâr al-Sikka où l'on frappe la monnaie: le Bayt al-Mâl est le siège
de l'administration financière. Cette zone qui occupe la fonction de 37
centre militaire, se constitue du poste des Bulûkbâshî, siège des prin-
cipaux officiers de la milice turque ainsi que leur arsenal et chantier
de construction de la flotte, le Tarsâna. La proximité des principales
mosquées de la ville (mosquée Al-Sayyida, Al-Jadid, el-Kebir et celle
de Ketchâwa) lui confère également le statu de centre religieux. En-
fin, le Badastan est le pôle économique essentiels.

Ce centre accueille une mixité programmatique et divise la région


en deux. La première s'appelle Al-Wata, la ville basse, elle occupe
la fonction de lieu de vie publique, d'activités commerciales et arti-
sanales. La seconde Al-Jabel, la ville haute, où l'on trouve les rési-
dences des populations indigènes.

De plus, cette division d'Alger répond à une topographie respective-


ment de plaine et de montagne. Celle-ci se traduit en un système de Plan de restitution de la Casbah
rues différenciés: un système de rues régulières et ouvertes et de d'Angré Raymond
La relation entretenue par la population avec cette centralité, principal est d'apprendre l'écriture et la lecture du coran.
s'organise autour du couple mosquée et du souk. Il serait aisé de
raccourcir la réflexion en définissant la ville arabe comme une ville
islamique découlant des préceptes de l'Islam. Certains auteurs se
sont appuyés sur cette analogie entre la vie urbaine et la religion
musulmane. Mais L.Mumford, un historien américain, décrit que
l'organisation urbaine autour d'une aire centrale, siège du pouvoir et
de la religion, trouve son origine dans l'histoire de la fondation des
cités et concerne l'ensemble des sociétés.

La population de ville est constituée de communautés diverses tels


que les berbères, les turcs, les juifs et les européens. Chaque com-
38 munauté possède son lieu de culte et se charge de son entretien.
Durant la période ottomane, cette diversité ethnique et religieuse des
villes arabes, contribue à la cohérence de son système urbain.

L'économie de la ville peut dénombrer d'importants établissements


de production artisanale. Les commerçants et artisans travaillent
principalement pour la classe dirigeante.

Le rez-de-chaussée des habitations occupent principalement la fonc-


tion d'écurie ou de magasin. Les axes de communications les plus
importants étaient bordées de boutiques, d'échoppes, d'artisans, de
cafés et de hammams où les habitants se rassemblent. Dans les ba-
zars séjourne des marchands étrangers. Les citadins vivent de leurs
activités commerciales et possèdent des jardins à l'extérieur de la
ville. Les écoles publiques et privées sont financées par le revenus
des habous et par les élèves. Les habous désignent un type de légis-
Tal Shuval, centre de la cas-
lation relative à la propriété foncière. L'enseignement, dont l'objectif bah à la vieille de l'intervention
française
[Re]nouvellement urbain
Contexte historique
la colonie française de 1830 à 1962

L'urbanisation coloniale transforme la ville successivement en ville nent avec la révision du plan Guiauchain. Les instances dirigeantes
militaire (1830-1900), puis en centre tertiaire (1900-1962). décidèrent de trancher à travers la Casbah à l'aide de rue de près de
huit mètres de largeurs à l'image de la rue de la Lyre. Cette révision
La ville militaire du plan Guiauchain réserva 23 emplacements destinés aux équipe-
Durant la période turc, la ville était entourée de fortifications d'une ments publics, dont seul deux furent utilisés par un théâtre et une
longueur de 2'500 km pour près de 13 mètres de hauteurs. Le pre- prison.
mier geste urbanisme français était de se protéger à l'aide des rem-
parts et d'instaurer sa domination par la destruction du centre de Charles-Frédéric-Henri Chassériau, ancien directeur de Marseille,
la ville, situé dans la partie basse, en y construisant une place de construisit l'un des plus beaux et plus radical ouvrage de la ville,
rassemblement militaire, la place du Gouvernement. Les premiers le boulevards de l'Impératrice(Ernesto Che Guevara) qui coupa
tracés coupés dans l'ancien tissu furent exclusivement des rues à la relation de la ville avec son port. En collaboration avec les in-
arcades tels que: la rue de Bâb al-Wad, Bâb Azzoun, celle de la Ma- génieurs, Sorlin et Poussard, ils édifient le théâtre municipale d'Alger
rine, de Chartres et des Consuls. en 1853. 39

L'intention de ces arcades était de se protéger des rayons du soleil.


Ce type d'interventions est analogue à celle du baron Hausmann. Au
fur et à mesure des agrandissements des interventions la population
algérienne se déplace hors des remparts de la ville.

En 1840, le baron Baude propose la création d'une nouvelle ville,


Bâb al-Wad. a la suite du plan Lichtenstein de 1848, elle deviendra
une ville industrielle constituée de d'îlots de maison ouvrière.

En 1845, le premier tracé monumental fut constitué. Le plan Mez-


kafki organisa une ceinture englobant la Casbah sur les traces des
anciens fossés. L'année suivante, le plan Guiauchin implante la
première ville européenne hors des fortifications

Il faudra attendre jusqu'en 1855 pour que les projets urbains repren-
En 1868, le lycée Abdelkader est édifié à la jonction de la Casbah et même année, la ville voit apparaître les logements sociaux à Nador
la ville de Bâb al-Wad. Durant la décennie qui suit, la ville est frappée et Ouchaya. Les années de 1930 à 1933 sont une période impor-
d'une crise qui ralentit le rythme des constructions. En 1884, Eugène tante pour l'urbanisme de la ville, car elles marquent les centenaires
de Redon élabore un nouveau plan de la ville, dont l'entreprise est de la colonisation. Cette période voit foisonner les investissements et
la démolition des fortifications de 1894 à 1900. Selon Lespès, ces des projets prestigieux tels que le premier plan directeur élaboré par
travaux transformèrent la ville militaire d'Alger en un centre tertiaire. Danger, Prost et Rotival en 1931. Celui-ci est un mélange des plans
d'alignement et l'urbanisme à base de zoning. Le plan distingue les
un centre tertiaire zones commerciale, résidentielle-familiales, habitat-plaisance et in-
Le réseau ferroviaire se développe en 1887 avec la ligne reliant Al- dustrielle.
ger à Constantine. C'est à partir des années 1880 à 1914 que l'on
constate les premiers développement anarchique de la ville avec la
commune de Mustapha. Ses rues se prolongent sans un tracé en ré-
40 duisant les espaces verts. En 1912, le plan actualisé de 1884 de Re-
don fut approuvé. Celui-ci prévoit la démolition d'îlot dans le quartier
de la Marine donnant accès au port depuis la vieille ville. Le but de
ce plan est de conforter la mutation de la ville en un centre tertiaire
à l'aide de programme de même type tel que les commerces, les
bazars, la préfecture, un casino et une bourse.

Puis la guerre de 14-18, marque une nouvelle interruption. Durant


Tony Socart, le quartier de
les années 1920, les premières lois d'urbanismes et la production la Marine
obligatoire de plan directeurs pour les agglomérations de plus de
10'000 habitants apparaissent. Deplus, on décide d'arrêter les perce- Ainsi qu'une proposition de Prost et Socart concernant le quarti-
ments à travers la Casbah et d'élaborer projet dans le quartier de la er de la Marine. Ce plan directeur soumet un nouveau système
Marine. d'aménagement, le zoning, dont Socart et Rotival en font l'apologie.
Ce zoning, divise la ville en quatre zones cité plus haut.
En 1930, le quartier de Belcourt, où Albert Camus a grandi, voit
émerger de son sol des bidonvilles sur des terrains délaissés ou Puis en 1933, le congrès d'urbanisme d'Alger confronte les diverses
sur des propriétés spéculatives situées au centre de la ville. Cette hypothèses sur le devenir la ville, notamment celle de Le Corbusier
avec le plan Obus et ses propositions d'agencement du quartier de la Jean-Jacques Deluz, un architecte et urbaniste suisse, décrit le pro-
Marine. Le projet obus s'organise en un centre d'affaire au bas de la jet comme un grand coup de fusain qui longe la baie. Par la suite,
Casbah, une cité résidentielle sur sa partie haute, puis un long tracé. Le Corbusier présenta les variantes B et C du même plan pour parer

Le Corbusier, plan Obus Version A 41


aux attaques de la précédente version.

Durant ce même congrès le projet de Durant et celui de Ponsik furent


présentés : le premier était une étude de la mise en valeur des cam-
pagnes d'Ouchaya. Le deuxième projet propose des immeubles
des coteaux inspirée par les principes du pilotis et du brise soleil de
Le Corbusier. Puis en 1935, le plan Nemours qui est conforme à la
Chartes d'Athènes dont les bases de l'urbanisme défini par les qua-
tre fonctions élémentaires : habiter, travailler, se divertir, circuler.

La période de 1930 à 1940 n'est marquée que par une intensification


de la construction en hauteur et hors des anciennes limites urbaine.
Des buildings émergent des sols à forte dénivellation à l'image de
l'immeuble réalisé par l'architecte Guinonde la rue Mulhouse.
En 1942, le débarquement anglo-américain met fin au plan direct-
Plan de +930 Danger, Prost et eurs d'Alger. A l'aide de ce plan, Le Corbusier déplace le centre des
Rotival
affaires sur le bastion et requalifie le quartier de la Marine en un cen- savoir: la ligne directrice à suivre et les principes d'organisations.
tre culturel musulman.
Ces orientations définies, elle peut rectifier l'objectif des interven-
Le plan d'urbanisme de 1948 est une première organisation du site à tions sur la ville. L'idée de l'agence est que la gestion de la ville
deux étages. Il s'inscrit dans la zone délimitée par région de l'Oued ne repose plus sur l'application rigide d'une réglementation urbanis-
Kniss et l'Oued M'Kacel. Celui-ci annonce le plan de Hanning qui oc- tique. Mais, celle-ci se fonde sur une remise en question de chaque
cupe le plateau des Annassers. Ce plateau est l'objet de premier pro- instant. Pierre Dalloz s'appuie sur des analyses sociologiques, dé-
jet d'ensemble avec la participation des architectes Tombarel, Zehr- mographiques, géographiques et autres.
fuss et Paul Herbé. Les éléments majeurs de ce plan sont des barres
parallèles, dont la position oblique domine le Ravin de la Femme
Sauvage.

42 Ces études amorcent la faisabilité des opérations sur le site de la


Marine. Cependant, durant cette période, la ville d'Alger assiste à
d'importantes opérations routières telles que la route Moutonnière,
celle de l'Oued Kniss, les parties hautes du boulevard Bougara et le
boulevard Khemisti. Ensuite, la ville réalise de grands carrefours aux Pierre Dalloz s'entretenant avec
lieux stratégiques de la ville: l'ouvrage Tafourah est une liaison reli- Gérald Hanning et Pierre Bazi- Plan Hannihg
net
ant la grande Poste au port, les rampes du Ruisseau et de Poirel et
les rectifications de Télémy. L'élaboration du plan Hanning est une proposition d'une trame sur
tout le territoire qui fixe l'orientation des bâtiments adaptés aux
L'agence du plan d'Alger est créé en 1954 sous la direction de Pierre courbes du site. L'objectif de ce plan est l'équilibre des façades et
Dalloz, urbaniste conseil de la ville d'Alger et de Gérald Hanning. l'homogénéité du paysage tout en permettant de possible déroga-
Cette agence se trouve à l'avant-garde des méthodes de travail et de tions.
l'espace urbain. Cette Agence permet de substituer les notions régle-
mentaires de l'urbanisme par ses gabarits, ses normes et son zoning L'échelle des quartiers repose sur un artifice graphique. La transpo-
par une gestion urbaine quotidienne. Celle-ci s'est traduite par des sition sur le terrain ne peut être appliquée directement. Ces formes
plans directeurs et des formes réglementaires. Cette agence définie courbes reposent sur une symbolique de l'emprise du sol. La forme
principalement les points essentiels de l'aménagement du territoire à en U exprime une position dominante sur un promontoire. Les re-
dents sont les prises d'une crête. Ce plan est une représentation De 1959 à 1962, toutes les opérations d'habitat, d'équipement in-
abstraite d'un système qui évolue en fonction de la réalité. dustriel ou social découlent du Plan de Constantine. Celui-ci est un
programme économique qui vise à la valorisation de l'ensemble des
Suite à ce plan, des changements sont produits dans le domaine de ressources du pays. Ses intentions sont un développement équilibré
l'aménagment du territoire, de l'urbanisme et de l'architecture. En de l'industrialisation et des équipements sociaux.
1958, une mise en place des techniques normatives exprime à l'aide
de décrets au niveau de l'urbanisme, un plan directeur associé à la L'urbanisme et l'architecture de la ville se trouve appauvri par le re-
pratique du zoning. Celui-ci se compose principalement de classe- tour au zoning ségrégatif et une architecture issue d'un quadrillage
ment de densités et de règlements de répartitions des surfaces des structures. Celle-ci est imagée par Deluz comme des immeubles
en boîte d'allumettes. Ces conséquences sont le résultat d'une in-
Ceux-ci sont appliqués à l'ensemble des villes du pays. Le plan de dustrialisation de la construction dont le but est de produire au détri-
Constantine instaure la notion de Zone à Urbaniser en Priorité (ZUP). ment d'une qualité.
Il s'agit d'un modèle développement urbain ségrégatif par utilisation 43
du zoning. Ce qui est contraire aux objectifs visés par l'Agence du Cette période signe un net recul de l'avancement architecturale et
plan d'Alger des années précédentes. urbanistique réalisés par l'agence du plan d'Alger. Le plan de Con-
stantine met de côté la colonisation traditionnelle humaniste des ar-
Ce plan prévoit la construction de 600'000 logements pour les dix chitecte. Elle ouvre la porte à de nouvelles dégénérescences de la
à venir. Ceci correspond à la réalisation de 50'000 habitats urbains ville.
par année. En 1959, les près de 70'000 logements sont en chantier
à l'image de celui de la cité des Dunes réalisée par l'architecte Bel-
lissant.

Le plan d'équipement produit la réalisation de trois lycées et 850


lits d'hôpitaux. Des travaux sont entreprit pour la construction d'une
gare principale à El Harrach et d'un immeuble parking situé entre la
place du Gouvernement et le champ de Manoeuvres. Dès le mois de
mai 1958, le visage de la ville se métamorphose. L'agence du plan
d'Alger est écartée par les autorités la jugeant en opposition aux per-
spectives du plan de Constantine.
[Re]nouvellement urbain
Contexte historique
de hier à aujourd’hui 1997-2008

1962-1970 l’après indépendance 1970-1980 L’extension vers l’est


Suite à l'indépendance du pays, les chantiers sont laissés à l'abandon Cette nouvelle période démarre par la création de l'ECOTEC en
par les français. L'Algérie se trouve avec un territoire en construction. 1968 et du COMEDOR l'année suivante. Les deux groupes arrivent
L'indépendance implique de nouvelles idéologies dans la conception à la même conclusion, celle de l'extension de la ville vers l'est. Cette
de son nouveau cadre bâti. orientation s'explique par l'extension du port, le renforcement du pôle
attractif d'El-Harrach et la présence d'infrastructure importante tels
Les influences de cette nouvelle conception de l'urbanisme sont à la que l'autoroute et le réseau ferroviaire. Les difficultés rencontrées
fois algériennes, françaises et internationales. Selon Jean-Jacques sont la centralisation des institutions dans la vieille ville, l'insuffisance
Deluz, il s'agit une spectaculaire mutation qui bouleverse la ville. des équipements, l'augmentation démographique et la demande
Plus de 300'000 personnes ont quitté la ville d'Alger pour la France. d'attributions foncières pour les industries. Deplus, cette extension
Ceux-ci sont, remplacés rapidement par la population locale environ- s'explique par la douce topographie de la région. Contrairement, aux
nante. massifs abrupte de la Casbah qui plongent vers la mer.
44 Plan COMEDOR
Le tissu urbain en est profondément bouleversé par cette nouvelle
structure. La problématique urbanistique de l'époque se trouve dans
la proximité entre l'agriculture, les fonctions industrielles et de l'habitat
urbain. Les terrains en friches se multiplient et cause le morcelle-
ment de tissu urbain. Le développement de la ville se divise en deux
étapes, dont la première dure jusqu'en 1970. Son but est la réap-
propriation des structures coloniales par leur exploitation. L'agence
du plan d'Alger prend le nom de bureau d'urbanisme du département
d'Alger. L'architecte suisse Bachofen reprend les hypothèses de
plan Hanning pour les rationaliser. Cette période de réactualisation
des anciennes structures coloniales en structures nationales dure
jusqu'en 1968.

Puis en 1970, la création de l'ETAU permit de poursuivre le travail


avant une nouvelle orientation donnée cette même année.
La mission du premier groupe, est d'établir des études financières d'urbanisme (CNERU) a pour mission d'établir un nouveau plan di-
sur le développement de la ville. Au fur et à mesure, l'ECOTEC prend recteur et plans de quartiers. En 1979, le POG est révisé suite à la
de l'importance et se dote d'un service d'urbanisme et d'architecture. demande du ministère de l'Agriculture contre la prolifération urbaine
En 1970, ils élaborent une étude d'extension de la ville par l'est, le sur la Mitidja. Cette remise en question de l'orientation de dével-
Plan Bleu. Cette étude signale la nécessité d'une extension le long oppement donnée par le COMEDOR signe son arrêt. Le nouveau
de la baie. Selon leur hypothèse, les problèmes liés au développe- plan d'urbanisation directeur proposé (PUD) par la CNERU oriente
ment de l'agglomération, de la continuité entre l'ancien et le nouveau l'urbanisation vers le sud-ouest en direction du Sahel. Celui-ci n'est
tissu urbain aurait été résolu grâce à la continuité spatiale allant de pas approuvé. La raison est que, comme le POG, la région du Sa-
la place des Martyrs jusqu'à El-Harrach. La population voit apparaî- hel est une zone agricole. Ceci implique un refus du ministère de
tre les agrandissements du Port Said, le plateau des Glières et de la l'agriculture. La Ville d'Alger se retrouve retranchée dans ses limites
place du 1er Mai par Belcourt, le Ruisseau et Hussein Dey. à l'est puis au sud-ouest. Deplus, le conseil des Ministres reproche au
PUD de manquer de directives concernant le contrôle d'urbanisation
En 1970, le second groupe d'étude élabore un schéma d'étude des de la ville et la limitation de sa croissance. 45
structures d'Alger pour l'horizon 1985 en 1971. Puis en 1975, un plan
d'orientation générale de développement et d'aménagement pour Le plan d'urbanisme directeur projette la construction de sept noyaux
l'horizon 2000 (POG) est approuvé. Celui-ci se démarque par sa urbains, la restructuration de ses centres. Un nouveau projet porte
gestion continue et progressive, ainsi que par sa flexibilité à travers sur la mobilité de la ville par la réalisation de la rocade Sud, de quatre
le temps. Il propose d'intervenir sur les facteurs générateurs d'une lignes de métro et un téléphérique.
dynamique urbaine. Elle se base sur le confort de proximité et sur
le développement général de ville à l'aide d'équipements commer- Par la suite le PUD est révisé et approuvé en partie en 1986 suite
ciaux, sportifs, d'éducation, de tourisme, de transports et industriels. à la chute de cours de pétrole bloquant les investissements publics.
Cette même année, ils invitent des architectes de renom tels Fern- Cependant, la réalisation de logement continue la Sahel autrefois
and Pouillon et Oscar Niemeyer. Pour ce dernier, la particularité de protégé et recouvert par le béton.
la forme en croissant lui rappelle celle de Rio di Janeiro
Durant cette même période on assiste à la restructuration du Ham-
ma: la première par la construction de la bibliothèque Nationale et
1980-1990 L’extension vers le sud-ouest l'Hôtel Sofitel. Le centre commercial et le siège du parlement sont
Le CADAT, une ancienne structure française est réhabilitée. Puis, retirés du projet.
elle est transformée en centre national d'études et de réalisations La réalisation des zones d'habitation urbaine nouvelle est toujours
en d'usage qui entraîne une généralisation des constructions en pré- coupe le tissu urbain. Ce qui crée une discontinuité spatiale et fonc-
fabriqué et de la consommation du foncier. Les ZHUN sont conçues tionnelle urbaine. Puis la guerre civile, le développement urbain
comme un moyen de concrétiser le modèle de développement ur- malgré la réalisation de projet comme l'extension du port, le centre
bain prévu par le Plan d'Urbanisme Directeur (PUD). Cette procé- de sciences et de technologies. Puis la wilaya d'Alger prend le nom
dure a engendré de véritables banlieues en manques d'équipements, du gouvernorat du Grand Alger en annexant des communes limitro-
d'infrastructure et déconnectés du reste de la ville. Elle n'est renon- phes. Par conséquent, une nouvelle révision des aménagements et
cée qu'à la fin des années 80. du PDAU s'imposent.

1990-2000 La croissance Quel nouvel avenir pour Alger


En 1988, le colloque international de Coville annonce une transfor- suite à la création du gouvernorat d'Alger, un nouveau document est
mation de la politique urbaine. Les nouvelles orientations sont une élaboré. Il s'agit d'un recueil rassemblant des analyses et des orien-
nécessité de la diversification des formes urbaines et de l'arrêt de tations, le Grand Projet Urbain (GPU). L'intérêt de celui-ci est qu'il a
46 l'extension de la ville. Un plan directeur d'urbanisme d'aménagement ambition de donner un nouveau confort urbain par la modernisation
et d'urbanisation (PDAU) est élaboré par la CNERU entre 1991 et de la ville et de ses infrastructures. Il opère un repli sur ces centres
1993 et est suivi d'une nouvelle réglementation juridique. Celle-ci par le renouvellement urbain par la récupération des fiches industri-
est censé endiguer la spéculation. Mais ce n'est que peine perdue, elles de Hussein Dey et du Hamma et la restructuration de ces cen-
la spéculation foncière bat son plein et la ville s'étend à l'est comme tralités. Le GPU insiste sur le besoin urgent d'un renouvellement des
à l'ouest. Ce nouveau plan d'urbanisme n'est qu'une copie conforme réseaux techniques urbains. Des stratégies sont élaborées pour la
de plan d'urbanisme directeur des années 1980. L'arrêt de ZHUN circonscription des extensions au sud-ouest par l'édification de nouv-
provoquent une mutation typologique: le plan des grands ensembles elles villes. Malheureusement, le GPU et le Gouvernorat d'Alger sont
de transforme lotissement de faibles densité qui crée une consom- dissolues. L'abandon du GPU signe un retour à la construction mas-
mation abusive des sols. sives de logements. Ce qui risque de répéter les erreurs du passé.
En 2001, l'élaboration de l'Agenda 21 met en place l'orientation d'une
Suite à l'afflux massif de la population rurale à la recherche d'un politique de développement durable qui constitue une nouvelle tenta-
mode de vie sécurisant, les bidonvilles se créent. La spécification tive de sauver la ville après l'abandon du GPU .
du centre de la ville en un centre tertiaire devient un phénomène
inquiétant. Les bureaux et petites industries occupent les logements
vacants du centre et de la périphérie.
La délimitation des Plans d'occupation des sols en petite unité dé-
[Re]nouvellement urbain
Analyses [urbaine]
enjeux urbains

Périmètre d'analyse communications tels que le boulevard Ernesto Che Guevara. Par sa
Le périmètre d'analyse se limite à la partie ouest de la baie. Celui- planéité, il est un lieu propice aux constructions rapide et peu coû-
ci résulte d'une volonté de se concentrer sur les pôles existants de teuse. Deplus, ce plateau offre une zone de promenade ludique et
la ville et de sa première extension. Toutefois, il est nécessaire de agréable et se développe en direction de l'est de la baie.
garder à l'esprit que le développement de la ville s'étend jusqu'à
l'extrémité est de la baie. les vallons
Cette dépression de forme allongée a permis le développement de la
Topographie ville au-delà de la barrière montagneuse. Ces vallons sont aussi les
L'étude du nivellement du sol présente la ville d'Alger comme une principaux accès aux plateaux, par conséquent aux centres villes.
ville contenue par deux barrières naturelles: au Nord, la mer méditer-
ranée et au Sud, les montagnes de l'Atlas Tellien. Géographie des fonctions
La géographie des fonctions s'est localisé selon deux périodes la
Sa topographie se compose de ligne de crêtes, de versants, de pla- colonisation et l'indépendance. La première répond à une logique 47
teaux et de vallons. Ces derniers ont favorisé le développement de la des principes d'urbanisme du zoning. De nos jours, cette pratique est
ville au-delà des montagnes. L'orientation des massifs montagneux obsolète, mais elle découle d'une logique passée. La seconde est un
exposent leurs versants en direction de la mer. Ceux-ci sont fortement développement anarchique à cause d'un manque d'expérience. Les
urbanisés. Bien que la ville possède cette diversité topographique, différentes fonctions de la ville sont disséminées sans une véritable
Les centralités se sont principalement développés sur des zones de logique.
fortes dénivellations. Le périmètre d'étude possède la particularité
d'une faible pente. Celle-ci lui confère un potentiel attractif. La localisation des programmes répond à celle des grands ensem-
bles. Celle-ci découle d'une demande importante de logement du-
Les crêtes rant la période post-indépendance. De plus, selon une stratégie de
Ces lignes d'altitudes offrent les plus belles vues d'Alger. Elles sont renouvellement urbain le tissu industriel se focalise dans le site du
le lieu de programme important tels que l'Hôtel Aurassi, le Monument Hamma et de Hussein Dey. Ce dernier est adjacent à la partie est du
du Martyrs (Le Makam Ech Chahid) ou le Palais de la Culture et bien Jardin d'Essai.
d'autres..

Le plateau
Cette zone est le lieu où la ville a développée ses principaux axes de
Centralités Espaces publics
Les centralités concentrent les structures étatiques et les équipe- Les espaces publics centraux sont des espaces de mouvements, de
ments de centralités tels que : les ministères, les sièges de sociétés, contemplation et de rencontres. L'espace public algérois se divise en
les hôtels et hôpitaux, etc. Ces équipements ont une occupation re- deux types : les boulevards et les places. Les premiers sont destinés
streintes des centres. Ces dernier semblent se développer le long de aux mouvements. Ils sont divisés en promenade paysagère comme
la baie et sont disséminés sur axe de plus de trois kilomètres. le boulevard Ernesto Che Guevara ou en promenade commerciale
comme le boulevard Didouche Mourad. Ces boulevards débouchent
• Autour du quartier des Tagarins et de l'Hôtel Aurassi puis suiv- généralement sur les places. Celles-ci ont une morphologie qui dé-
ant l'axe qui descend vers la rue Larbi Ben M'Hidi en passant par coule du découpage en îlot de la ville. Ils sont aménagés en sorte de
l'avenue Pasteur, on distingue les ministère, l'ancienne Bibliothèque jardin où la population peut s'y reposer et contempler l'agitation de la
Natioanle, le Palais du Gouvernement et la salle Ibn Khaldoun. ville. Ces derniers s'orientent généralement en direction de la mer.

48 • Entre la rue Abane Ramdane, le port et le Front de Mer, sont lo- Mobilité
calisés le Palais de Justice, l'Assemblée nationale, la Chambre de Piétons
commerce la Trésorerie Générale et les banques La ville d'Alger peut se visiter à pied, elle offre une promenade pay-
sagère intéressante. Certain de ces boulevards sont dédiés à cette
• Vers la gare l'Agha et le boulevard Zighout Youssef, on distingue le mobilité à l'image du boulevard d'Ernesto Che Guevara ou de la rue
Commissariat Central, des banques et quelque Ministère. Didouche Mourad. Ceux-ci débouche sur des espaces publics où
l'on peut se reposer et contempler la ville ou la mer.
Les centralités sont un mélange de fonctions institutionnelles, de fi-
nances, de commerces, culturelles et sanitaires. Elles concentrent Transport public
sur un superficie de 2% de la métropole environ 23% de la popula- L'offre des transports publics se concentrent principalement dans les
tion, 33% des emplois, 15% des effectifs scolaires et universitaires pôles urbains de la ville. Les transports publics existants et les nouv-
et 40% des flux motorisés. Cette occupation des centralités par ces elles lignes du métro s'orientent en direction du développement de la
différentes fonctions sature les espaces publics par la circulation, le ville. Cependant, le métro ne dessert que sur la partie longitudinale
stationnement. de la ville. Les agglomérations au-delà du massif montagneux sont
reliés aux pôles de la ville que par les bus. Selon la géographie des
transports public, l'on remarque qu'il inexiste d'une concentration
des offres de transports. Celle-ci se remarque par l'éloignement des
différentes offres de mobilités.

Transport individuel
Suite à ce qui vient d'être énoncé plus haut, l'offre des transports
individuels concernent la population qui résident hors des pôles de
la ville. La politique des transports d'Alger concernent principalement
ses centres. Par conséquent, plus sa population est éloignée des
centres, plus elle utilisera un mode de transport individuel. Le nom-
bre important de véhicule sature la ville, il devient capital de dévelop-
per une mobilité alternative.

Mobilité douces
La mobilité est peu développée dans la ville d'Alger. Par le passé, 49
elle possédait un tram. De nos jours, la ville tente de renouer avec
ce type de mobilité en développant une nouvelle ligne de tram et un
métro. Cependant, le manque d'expérience de ce domaine laisse
présager quelques surprises.
[Re]nouvellement urbain
Géographie des fonctions
première lecture du thèmes par son vocabualaire

50

Topographie Entrée de la ville

N
0m 500m 1km 2km
51

Centralité principale Tracé des voiries

N
0m 500m 1km 2km
52

Centralité secondires Bus Métro Transports collectifs


Autocar Train
Taxi Téléphérique

N
0m 500m 1km 2km
53

Bureaux et Industries Espaces verts

N
0m 500m 1km 2km
54

Administration Religieux

N
0m 500m 1km 2km
55

Enseignement Equipements sportifs

N
0m 500m 1km 2km
56

Equipements sanitaires Plan d'Alger

N
0m 500m 1km 2km
[Re]nouvellement urbain
Analyses [architecturale]
compréhension de son développement

L'architecture de 1830 à 1945 rale et quelques palais.


Cette période architecturale algéroise se partage entre deux styles: Ce front se compose d'un jeu de rampes et d'escalier connectant le
Le style néoclassique et le style oriental. Introduite depuis le vieux port à la ville. Dans la profondeur de ces remparts s'organisent une
continent, le premier se traduit par des éléments de colonnes et de série de magasins. Dont, le plafond vouté sert d'appuis à la chaussée
pilastres, de corniches et des entablements, de balustres et de bas- et au trottoir du boulevard. Le mur porteur du fond sert de fondations
relief floraux. Le second se veut plus populaire et utilise des décors des façades du niveau supérieur. Celles-ci se compose d'une série
islamiques. d'arcades qui créent, selon la description de Jean-Jacques Deleuze,
une symbolique dans une ordonnance militaire.
Pendant soixante-dix ans, le style néoclassique a été l'architecture
officielle de la ville d'Alger. Il constitue les édifices des premiers tracés
Dans ce contexte de colonisation d'une terre musulmane, cette ar-
des rues nouvelles à l'intérieur et l'extérieur de la vieille ville. chitecture évolue, se transforme. Elle donne naissance à de gros im-
meubles à balcons surchargés de décors. La rue Didouche Mourad 57
Cette architecture trouve son apogée grâce Chassériau qui est en est un exemple.
l'architecte en chef de la ville. Celui-ci construit le boulevard de
l'Impératrice ou actuelle boulevard d'Ernesto Che Guevara. Sorte de
promenade panoramique mettant en scène la mer Meditérranée.
Construit sous le second Empire, ce front de mer est l'une des im-
ages emblématiques de la ville. Dans sa composition, certains bâti-
ments se distinguent tels que Assemblée Nationale, la banque cent-

Boulevard Ernesto Che Guevara Boulevard Ernesto Che Guevara

Cette évolution de l'architecture dans un tel cadre vient d'un souci


adaptation qui produit une architecture coloniale. Jean-Jacques De-
luz souligne une volonté de s'adapter à un contexte préexistant qui
se remarque au début des premières implantations. Les arcades té-
moignent de ce caractère locale et plus tard les balcons des maisons
Boulevard Ernesto Che Guevara Rue Didouche Mourad urbaines. Cette volonté d'intégration marque une nouvelle orienta-
tion de l'architecture en Algérie.
Crée en 1900 par le gouverneur général Charles Célestin Jonnart L'époque de 1900 est alimenté par la tendance hygiéniste. Cette ar-
et son gouvernement, le Comité du Vieil Alger se donne l'objectif de chitecture façonne la plupart des hôpitaux, des prisons, des casernes,
préserver la Casbah. Ceci dans un souci de gagner la population au- des écoles, des logements sociaux et des usines. Son plan se cara-
tochtone. Ils imposent un style nouveau qui s'inspire de l'architecture ctérise par un système de vastes couloirs desservant des cellules.
arabe. De 1905 à 1914, il se traduit par la construction de nombreux Les façades monotones se composent en damiers.
bâtiments tels que la Grande Poste ou la Préfecture dans un style
oriental.

Durant cette période, ces architectures se partagent les bâtiments


prestigieux de la ville. La première tendra progressivement à dis-
58 paraître pour laisser place au mouvement moderne. La seconde don-
nera naissance au néo-mauresque. Cette architecture s'inspire des
constructions locales ou plus précisément de la djenane, une maison
truc de la campagne algéroise. Pierre Guiauchain est l'architecte du
gouvernement à cette époque. Sous l'influence de ses études, de La Grande Poste par Henry Petit Marché de la Lyre
nombreux architectes mettent en place une infrastructure touristique
de maisons arabes. Le paysage d'El Biar est marqué par cette créa-
tion folklorique d'un certain style algérien.
L'année du centenaire de la colonisation en 1930 marque une évolu-
Bien que cette période l'histoire de l'architecture en Algérie soit forte- tion importante de l'architecture par une série étude et d'exposition
ment marqué des influences du vieux continent. L'architecture nou- sur l'histoire de la ville. Lors du Congrès d'architecture et d'urbanisme
velle nourrit par de nouvelles techniques métallurgiques ne fait son de 1933, celle-ci se trouve marquée par certaines des propositions
apparition qu'en 1900 par l'édification du marché de la Lyre et de ses jugées scandaleuses et violentes de le Corbusier. Malgré cela, le
tirants ou celui de Bab El-Oued avec ses colonnes en fontes. Ce- paysage architecturale algérois se façonne par des bâtiments sur pi-
tte architecture procure un caractère moderne à certains bâtiments lotis, des façades panoramiques ouvertes sur la baie, le brise-soleil,
industriels et de services situés dans les quartiers de Belcourt, du le jardin suspendu et la toiture-terrasse et l'immeuble pont.
Hamma et de Bab El-Oued. Deluz présente cette période comme le début de la prise du site par
de grands immeubles. Cependant, l'architecture moderne ne fait son l'influence de Perret et celle de la tradition algérienne. Deluz décrit
apparition que peu avant 1945. Elle s'impose d'une manière mitigées, Guiauchin comme un des architectes qui a marqué le paysage archi-
une sorte de mélange avec une architecture académique ou folklor- tectural de la ville. Il est à l'origine de l'aménagement de l'hôtel Saint-
ique. Durant la période d'avant-guerre, l'art nouveau ne s'exprime Georges ou le lycée de champs de Manoeuvres. Charles Montaland
qu'au travers d'un seul bâtiment. Celui de l'usine d'incinération à réalise l'école maternelle d'El-Biar sous le même les inspirations de
Hussein Dey construit en 1933. l'architecte précédant.

En 1930, Pierre Guiauchain réalise le Palais du Gouvernement est En 1935, Léon Claro associé à Albert Cès édifie la Maison du peuple
sous une inspiration de l'architecture de Auguste Perret. il s'agit du ou le Foyer Civique du champs de Manoeuvres. La façade princi-
premier grand immeuble des coteaux d'Alger. Il marque les prémiss- pale se situe dans les mêmes que le Théâtre des Champs-Elysées.
es de la construction des buildings dans la ville. Dans l'architecture Les façades secondaires se composent d'un montage de fenêtre en
de Pierre Guiauchain, il est possible de lire un mélange subtile entre longueur et de pilotis. 59
Palais du Gouvernement

Cette période de l'architecture entre 1930 à 1945, se décrit comme


un style composite au mélange hygiéniste et moderne. Celui-ci se
traduit par de grandes ouvertures, l'élimination des cours intérieurs,
un mélange d'éléments décoratifs classiques et un attrait pour le
monumentale.
L'expression de l'architecture d'après guerre n'est que faiblement
modifiée par rapport à cette période. La problématique du loge-
ment suite à une croissance démographique importante introduit
l'architecture des grands ensembles. Celle-ci produit les habitations
à bon marché (HBM). Par la suite, ils prendront l'appellation des
habitations à loyer modéré (HLM). Successivement la ville voit ap-
paraître des cités telles que la cité Bobillot, la cité de Bab El Oued et
celle du quartier du champs de Manoeuvres à proximité de la place
du 1er Mai.
Projet de Gratte-ciel de Le Cor-
busier pour le quartier de la L'architecture moderne 1945 et 1954
Marine
La dynamique économique du pays produit l'essor d'édifice au cara- circulation font de cet immeuble une réussite. D'autres architectes
ctère moderne. Le passage de Le Corbusier qui ne réalise aucun tels que Lafayette tentent de réaliser le même exploit, mais sans
bâtiment dans la ville, a influencé de nombreux architectes. L'une de grand succès.
ses réflexions faisant partie de ces cinq points, est la construction
sur pilotis. Le but de celui-ci est la libération du sol pour favoriser la La période d'avant guerre n'est que faiblement marqué par
circulation. Ces influences peuvent se lire dans de nombreux bâti- l'architecture moderne. Mais la période d'après guerre se démarque
ments: l'immeuble-ponts de la rue Burdeau, l'aérohabitat du boul- par la spéculation. On assiste à la réalisation de bâtiment hors échelle
evard Télemly. dont l'intégration est discontinuité avec la ville. L'exemple du quartier
de la Marine réalisé par Socar témoigne de cette période.
Dans un premier temps, cette fascination pour les dogmes de le Cor-
busier va conduire l'architecte Zehrfuss a construire un édifice par- Premièrement, il s'agit d'une volonté de régler les problèmes
60 allélépipède sur pilotis orienté en direction de l'Est et l'Ouest sur le d'insalubrité liés à la Casbah. Deuxièmement, deux facteurs ont per-
champ de Manoeuvres. Ce bâtiment marque les débuts des ensem- mis de délimiter la localisation du quartier de la Marine. Le premier
bles d'après-guerre. est la localisation des îlots insalubres issus de la colonisation. Le
second est la volonté de relier Bab El Oued à la ville. L'architecte
projette un découpage du quartier à l'aide d'un boulevard principal et
un réseau orthogonal de rues en îlots rectangulaires dans lesquels
l'alignement des immeubles avec la rue circonscrivent une cour in-
térieure. Ce quartier crée une rupture d'équilibre entre la morpholo-
gie de la Casbah et le projet.

L'orientalisme de 1945 et 1954


La plupart des projets résultant de cette tendance, ont pour fonction
Habitation Bon Marché (HBM), Champ de Manoeuvres le logement social. On assiste aux premières cités de recasement
Ensuite, la construction de l'aérohabitat perpendiculaire au courbes d'après-guerre, à l'image des 200 logements du Climat de France
de niveaux s'implante de manière habile en préservant les vues. Sa réalisés en 1950 par Tony Socard.
position par rapport au courbe de niveau influence de nombreux bâ-
timents. La galerie commerçante, la qualité de ces logements et sa Le seul architecte algérien que l'on puisse nommer dans cette tend-
ance est Bensmaia. En 1959, il réalise une cité de regroupement à
Baraki. Composée de petite coupole qui embellissent la silhouette de
maisons mal conçues. On y découvre une juxtaposition du hall est de
la distribution centrale.

Suite à cela, ces mouvements architecturaux laisse place au rational-


isme à l'image l'architecte qui réalise le projet de la Boucle de Perez
en 1951. Il s'agit un ensemble d'immeubles destiné au relogement de
la population musulmane du quartier de la marine. Ce projet dénote Immeuble Aérohabitât
une influence orientaliste par l'organisation d'une agglomération de
volume. Plus tard, il réalise une deuxième phase de ce projet par un
bloc rectiligne moderne. Suite à cette période, on assiste à la prolif- 61
ération en périphérie de lotissement tel que les Sources aux Annass-
ers et à Kouba. Ceux-ci sont trop vastes et dépourvus d'équipements.
Il engendre la problématique actuelle des banlieues.

Le résumé de cette période des années entre 1945 et 1953 se décrit


comme la fin d'une époque. Les mouvements architecturaux sont is-
sus de l'avant guerre, le néoclassisme, l'orientalisme et les prémiss-
es d'une architecture moderne.
Cité des Dunes à Kouba
L'indépendance de 1962 Par la suite, trois architectes marquent cette période Fernand Pouil-
Suite à l'indépendance, une grande partie de la population algéroise lon, Bouchama et Ravérau. Le retour de Fernand Pouillon dans la
issue de la colonisation quitte le pays. Ce mouvement de masse crée ville d'Alger initie une reprise du débat de l'architecture algérienne
une rupture dans le fonctionnement de la ville au niveau administra- issu du folklorisme. Par ces complexes touristiques Pouillon perpé-
tif et architectural. Le pays manque cruellement d'architecte. Pour tue ces expériences de 1954 par de nouvelles trouvailles techniques
remédier à cette situation, les autorités de l'époque créent l'Ecole et décoratives. Ces expériences de Diar El Mahçoul, de Diar Es
Polytechnique d'Architecture et d'Urbanisme (EPAU) en 1970. Le Saada et du climat de France occupent des positions visuelles priv-
demande croissante de nouvelles constructions oblige cette école à ilégiées. En niveau de la composition et de l'organisation de l'espace,
bradé les diplômes pour répondre au plus vite à celle-ci. Fernand Pouillon se réfère au modèle méditerranéen de la ville. La
première est une recherche de l'atmosphère urbaine des anciennes
Au fur et à mesure, les chantiers issus de la colonisation redémar- villes, de leurs espaces traditionnels composés de rues, de places,
rent. Il s'agit principalement d'immeubles HLM. Ceci s'explique par de perspectives et de surprise visuelles, de la variété des volumes et
62 afflux massif de population en direction de la capitale attirée par un des façades. La seconde s'inscrit dans une recherche de contrastes
nombre important de logement vacants. Cette disponibilité n'est que des espaces monumentaux.
de courte durée. Suite au besoin pressant de la capitale en matière
d'immeuble de bureaux, d'équipement et d'industrie, les autorités en
place décident de terminer les édifices inachevés. Les opérations
d'habitations ne reprennent qu'en 1970. Depuis 1963, les seules
opérations sont la rénovation d'immeubles détruits par la guerre
d'indépendance.

Cependant, certains architectes ont gardé des contactes avec ce


pays. Notamment, la salle omnisport d'Henry-Beaudot composé
d'une structure en béton, d'une voute en bois collé créent une rich-
esse de l'espace intérieur. Par la suite de nombreux bureaux étranger
viennent s'installer à Alger. Une majorité des édifices sont projetés
par eux. La difficulté étant qu'ils viennent transposé leurs modèles
sans réaliser d'adaptation.
Diar Es Saada, Fernande Pouillon Climat de France, Fern-
ande Pouillon
Abderrahmane Bouchama ambitionne de restaurer un style arabe Ghardaïa suscite la curiosité de pays européens.
précédant celle de la Casbah. Il écrit de nombreux ouvrages al-
gériens sur l'architecture où il évoque l'architecture vernaculaire des La ville d'Alger assiste à l'ouverture de nombreux bureaux étrangers.
maisons sahariennes peu touchées par la colonisation. Mais lorsque Ceux-ci construisent des édifices emblématiques de la ville. A l'image
l'on observe une architecture inspirée du classicisme. La mosquée de l'architecte Oscar Niemeyer qui construit l'Ecole Polytechnique
de El Biar est réalisée dans style de fin XlXèmes siècle. Depuis de d'Architecture et d'Urbanisme et l'Université de Bab Ezzouar. Cette
nombreuses mosquées sont construites dans les mêmes intentions dernière est décrite par Deluz comme une démarche purement for-
que l'architecte. maliste.

Ravereau perpétue les travaux du M'zab. Il est à l'origine de l'atelier De nombreux ouvrages de la ville sont réalisés par ces mêmes bu-
du même nom et de celui de la Casbah. Il n'a aucune réalisation à reaux tels que la Foire d'Alger au Pins Maritime projeté par des Chi-
son actif à Alger, mais il projette des plans d'ensembles, notamment nois. Les dimensions des espaces dans une conception de l'ensemble
celui du Champ de Manoeuvres de Ghardaïa. Dont, il ne réalise que simple destiné aux mouvements importants de la foule. 63
la poste où la notion de tracé visuel exprimé à l'aide de Aujourd'hui, la Foire est laissée à l'abondant sans aucun entretien
gabarits horizontaux et verticaux. Ceux-ci sont induits par les vues comme la plupart des bâtiments de la ville. Le stade olympique con-
de l'observateur qui se déplace dans le plan. Il réalise le quartier struit sur un modèle hongrois de la ville de Budapest. Le monument
d'habitation de Sidi Abbaz en 1976. Son intérêt pour la commune de symbolique de la ville d'Alger, le Makham ech Chahid, réalisé par un
sculpteur polonais composé de trois palmes de 90 mètres de hau-
teur. Celui-ci repose sur un socle qui se prolonge jusqu'au Palais de
la Culture. Dans le socle s'organise une série de petits commerces
autour d'un espace central qui se développe sur toute la hauteur.

Suite à l'arrivée de ces bureaux, les édifices sont assemblés à l'aide


d'éléments préfabriqués importés à l'image du bâtiment de la Sona-
come à Châteauneuf sur la route de Bab El Oued. Ce bâtiment réal-
isé avec une structure métallique est la seule réalisation probante.

Les bureaux nationaux n'ont pratiquement pas réalisés d'édifices,


Croquis du M'Zab de Ravereau tributaire d'une main-d'oeuvre étrangère fluctuante. A partir des an-
nées 1970, la préoccupation dominante est l'accomplissement quan-
titatif de logement pour répondre à la croissance démographique.
Cette situation d'urgence s'oriente en direction d'un mode concep-
tion de logements en éléments préfabriqués : panneaux porteurs en
béton, cellules de béton préfabriqués. Deleuze décrit se procéder
comme un frein au développement des études sur l'habitat urbain.
Ce mode de préfabrication suit un plan type. Celui-ci ne répond plus
à un contexte urbain, mais il produit des objets que l'on dépose sur
le sol à l'image de la cité Badjara et Ben Omar.

Jusqu'en 1980, la politique de l'Etat s'appuie sur les grands en-


semble. Par la suite, ceux-ci deviennent les Zone d'Habitat Urbain
64 Nouveau (ZHUN). Dans toutes les grandes villes l'ont construits ce
type d'ensemble qui paraît comme une solution miracle au détriment
d'une grande consommation d'espaces. En 1983, apparaît l'idée de
densification urbaine et l'économie des terres. L'idée de projeter de
nouveaux centres de ville comme le quartier du Hamma sont mis à
l'étude.

La foire D'Alger aux Pins Maritime


[Re]nouvellement urbain
Analyses [architecturale]
compréhension du vocabulaire architectural

La casbah
La casbah issue de l'époque ottomane se caractérise par une forte
densité d'agglomération de construction comme peut le témoigner
cette axonométrie. Constitué d'îlots irréguliers dans une topographie
à forte dénivellation, la casbah d'Alger comme la plupart des Médina
donne l'impression dans labyrinthe où toutes les rues seraient iden-
tiques.

D'une manière générale les habitations de la Casbah sont intro-


verties et s'adapte mal modes de vie actuelle de la population. Les
pièces sont regroupées autour d'une cour intérieure protégée. Les
habitations s'organisent sur plusieurs étages et se terminent par une
terrasse habitable. L'organisation intérieure se compose générale- 65
ment de quatre chambres principales à l'étage s'ouvrant sur la cour.
L'accès à ces chambres se fait par la cour pour le réz-de-chaussée
ou par une galerie pour les étages. L'accessibilité de la cour depuis
l'extérieur s'effectue à travers une succession de pièces telles que
la driba (passage-vestibule) et la sqiffa (dégagement en chicane).
La cour devient le centre de la maison et l'élévation des étages les
façades de l'habitation.

Les façades presque aveugles sur rues sont au nombre d'une à deux
et se caractérise par un encorbellement crée ainsi un jeu de volumes
et une ombre. Ces excroissances sont le témoignage de l'articulation
des murs intérieurs, dont la niche est l'élément principal de la pièce.
Ces constructions possède en grande partie un à trois murs mitoy-
ens. Cet ordre contigu permet deux habitations d'une même famille
de muter en une unique maisons selon l'agrandissement de cette
famille. Ce type de construction s'est transmisse à travers les habit-
ants pour former un visage unique.
La matérialité de ces maisons se constituent d'une maçonnerie en
pisé ou de briques. L'épaisseur des murs se situent entre 27 et 30
cm qui correspondrait à la largeur des têtes de brique. Ces briques
composant les murs repose sur un mortier de terre rouge argileuse
parfois mêlée à de la chaux d'une épaisseur de 3 à 4cm. L'enduit est
formé principalement de deux couches de mortiers composé de terre
et de chaux avec l'ajout de sable. La finition des murs est produite
par un blanchissement de chaux.

La couverture des portiques, des galeries et des chambres sont con-


struites à l'aide d'un plancher en bois avec un ourdissage simple de
solives. Les planchers sont de deux types: le premier est composé
66 de rondins de thuya écorcés soutenant parfois une couche de rose-
aux. Le second se constitue de solives équarries.

Les ouvertures, les portes et les fenêtres, sont une composante es-
sentielle de l'architecture de la Casbah. Chacune selon leur fonc-
tion obéissent à un type constructif différent. Les portes intérieurs
sont divisés en deux vantaux à ouverture extérieurs doublé de van-
taux mineurs. Les portes juxtaposées au mur sont indépendant de
la maçonnerie. Les montant verticaux insèrent dans celle-ci à l'aide
d'un modillon par le haut et le bas s'insère dans l'épaisseur du pave-
ment.
Le patrimoine coloniale
A la différence de la Casbah où les habitations suivent en majeur par-
tie le modèle ottoman. Le patrimoine franco-algérois se caractérise
par une architecture du 19ème et 20ème siècles. Cependant, l'analyse
traitera principalement du 19ème siècles

Depuis la révolution française des trois glorieuset, l'expansion archi-


tecturale se fait par étages. Cette architecture se caractérise par des
dessins formels de damier ou le plan radioconcentrique. Une hiérar-
chie s'établit avec l'aménagement des services urbains au centre du
plan. Par la suite, l'aspect formel du plan des communications tend à
disparaître pour se voir réduire à des indices et des standards. Dans
un premier temps, les constructions sont alignées sur le découpage 67
du sol en îlot. Le plan type intérieur tend à se différencier des bâ-
timents voisins. La variation des influences locales et européenne
détermine la typologie des immeubles coloniaux. Le langage importé
est emprunté au répertoire classique. Cependant, le décalage tem-
porelle entre la formation du plan et la réalisation de l'édifice cause
des variations. De 1830 à 1854, les tissus de restructuration se con-
centre sur la section des tracés préexistants à l'image du Boulevard
Gambetta.

Malgré la colonisation, les nouvelles implantations de la Place des


Martyrs reproduisent la logique fonctionnelle de la Casbah. Le deux-
ième immeuble à droite de la place est une galerie commerciale réal-
isée en 1850. Celle-ci est un type courant dans les villes européennes
du 19ème siècle. Cet édifice réinterprète le bazar turc.

Les nouveaux tissus de restructuration visent le rendement


maximum en reliant la Casbah aux nouveaux tissus. L'îlot de Bab Az-
zoun en est un exemple de raccords des dénivellations au moyen de
rampes et des angles. Cet édifice ne présente qu'une seule façade
régulière à portique sur la rue. La seule obligation est de donner par
la régularité et la modularité du portique.

Le remplacement des habitations de la médina est facilité par leur


absence de hiérarchie. Ce qui simplifie la construction d'immeuble
de rapport. Le redécoupage parcellaire produit des parcelles trapé-
zoïdales et laisse au centre des cours où sont placés les escaliers.

Les nouveaux quartiers sont en îlots en maille régulières de 20 à


68 25 mètres par 30 à 40 mètres disposés parallèlement au port. Les
hiérarchies sont parfaitement définies. Le front de mer se compose
des principales institutions.

Dans les îlots rectangulaires, ce sont les types en ligne qui règnent. Il
s'agit d'un remodelage de quatre modules à doubles ou triples corps
avec accès et distribution asymétrique résultant de l'expérience Mar-
seillesse du siècle précédent.

Le règlement architectural de 1784 impose un rapport entre la largeur


des rues et la hauteur des bâtiments calculées à la corniche. Comme
exemple, un bâtiment de 9 mètres de hauteurs donne sur une rue
14,62 mètres. Perpendiculairement à la rue, la maçonnerie domine
suivant un module de basse de 3,50 mètres.

Les ouvertures suivent un rythme qui se voit en façade. Celle-ci est


ornementé d'un décor dépouillé et disposé symétriquement. De
plus une hiérarchie horizontale crée une différence entre le sou- ments de chaque côté.
bassement à portique, composé d'un bossage en imitant la pierre.
La toiture se compose d'un attique ou d'un toit simple.

Le plan radioconcentrique se sépare de l'îlot qui tend à devenir une


résultante du premier. Puis apparaissent les formes triangulaires qui
donnent une solution architecturale à la problématique du nivelle-
ment.

Le parcellaire est divisé selon une règle de la bissectrice qui produit


des formes trapézoïdales ou triangulaire et une superficie qui aug-
mente. Dans le boulevard Zirout Youcef et la Place de République
ce sont les parcelles en T ou en L qui règne avec leurs édifices de 69
triples à quintuples corps. La densification des parcelles engendres
une diminution de la cour intérieure.

Puis apparaissent les parcelles traversantes et ses variantes tel que


la parcelle en îlots. Ce qui engendre diminution qualitative des distri-
butions par la multiplication des circulations verticales. La structure
est en maçonnerie avec la distribution verticale en centre.

Plus tard, dans les îlots triangulaires leur axes de symétrie est un
pan coupé qui est remplacé par des bow-windows ou des terrasse.
Ces pans ont une fonction importante dans les îlots rectangulaires.

Les façades subissent une modification de leur composition ryth-


mique par l'ajout d'une travée supplémentaire. Celle-ci crée un axe
de symétrie qui inclut l'introduction d'un portail au centre. Les pièces
situées sur l'axes sont attribuées aléatoirement à l'un des appar-
La hiérarchie horizontale s'exprime par des moulure qui sépare Celles-ci annonce l'Art Nouveau. Ainsi est amorcé le détachement
l'entresol du reste de la façade. La partie supérieure de la façade entre le type est la façade. De l'extérieur, le logement et la distribu-
est accentuée par des balcons à balustrades de fer forgé. Le décor tion ne peuvent se lire.
est amplifié par l'utilisation d'ordre géant, de bandes d'encadrement
et de caryatides. Ceux-ci soulignent la travée qui crée des divisions Vers la fin du siècle se situe les prémisse d'une architecture ara-
complexes de la façade. bisante. Celle-ci se mélange l'architecture importée.

L'année 1881 est marquée par les expansions radioconcentriques


sur les hauteurs relient les parcours à différentes altitudes. Les dé-
coupes sur sol en diagonales y sont fréquentes à l'image de la rue
Addoun Ahmed. Ceux-ci découpent les îlots triangulaires et trapé-
zoïdaux. Le type se compose de deux rangées internes de pièces
70 secondaires éclairées par les cours et les escaliers. La typologie de
ces édifices s'organise autour d'une cour couverte par un lanternon.
Celle-ci est système complexe de montée avec des rampes en en-
corbellement qui conduit au premier étage dans lequel des escaliers
mènent aux étages supérieurs. Sur chaque palier s'ouvrent deux
logements. Leur distribution en couloirs favorise la disposition des
pièces principales sur l'extérieur. La caractéristique importante de
cette époque se situe dans le gain de deux étages par le recul du toit
à forte pente par rapport à la ligne de façade. Les pans coupés sont
remplacés par des bow-windows qui augmente la visibilité sur la rue.
Les plus longues façades favorisent les rythmes soulignant une forte
hiérarchisation. Les bow-windows en milieu de la façade élaborent
un rythme avec l'angle en décomposant des surfaces à leur tour ryth-
mées par des fenêtres.

En 1884, le quadrillage simple des fenêtres se perd. Après 1902, on


observe une division en modules des fenêtres avec de forte saillie.
[Re]nouvellement urbain
Conclusionune[urbaine]
expédition à travers l'échelle

A ce début de l'expérience, la problématique était de confirme la localisation d'une pièce urbaine sur un territoire à l'aide d'une série
d'analyse. Cette pièce devait posséder la condition d'être un centre ancien dégradé, une friche industrielle ou un quartier dits << sensible
>>. Ceci, dans le but d'appliquer un processus de renouvellement urbain et de l'inscrire dans une continuité de son évolution. L'hypothèse
émise était le quartier d'El Hamma de la commune de Mohamed Beliouzdad.

L'histoire de la ville à l'échelle urbaine et architecturale a permis de découvrir : premièrement, l'extension de la ville à l'est en direction du
site d'El Hamma. Elle présente également, la volonté des autorités de développer cette partie de la ville durant les années 1970. De nos
jours, cette tendance est toujours d'actualité avec la réalisation de programmes attractifs sur le site. Deuxièmement, la recherche d'une
architecture hybride entre néoclassisme et orientalisme.

L'analyse urbaine démontre la nécessité de repenser la géographie des fonctions du quartier d'El Hamma. Celle-ci se compose de l'imbrication
de tissu résidentielle et industrielle. A eux seul, ils ne peuvent correspondre à la création d'un nouveau centre urbain dont la diversité fonc-
tionnelle est l'enjeux d'une dynamique urbaine. La ville doit redynamiser ses tissus à l'aide de programme à un fort potentiel attractif. De 71
plus, elle suggère le quartier d'El Hamma comme prochaine étape de son extension naturelle.

L'analyse architecturale présente une architecture algérienne à la recherche de son identité à travers une typologie de la Casbah et de
son tissu coloniale. Cette analyse présente également le besoin d'une recherche identitaire architecturale algéroise. Au même titre que le
besoin d'une dynamisation de son tissu urbain, le pays à besoin d'un renouveau architecturale. Le contexte historique démontre la continuité
architecturale perdu lors de son indépendance. Une architecture parenté un néoclassicisme et à l'orientalisme qui se perd dans un modèle
originaire de Dubaï.

Suite à la proposition du quartier d'El Hamma comme site d'intervention, la prochaine étape de cette étude se focalisera sur la proposition
d'un portrait et la problématique programmatique à travers l'analyse du quartier. Quel programme est susceptible de répondre au mieux à
un renouvellement urbain au sein d'El Hamma ?
Situation par rapport à la ville page 74
Indentité du site

Caractère spécifique du site page 75


atmosphère du site

Echelle B [le site]


72
Site [urbain et architectural]
Contexte historique page 76
compréhension du développement du site

Analyses [urbaine] page 78


Enjeux urbains

Analyses [architecturale] page 85


Analyse des éléments de marques du site

Conclusion page 90
une expédition à travers l'échelle
Echelle B [leDéfinition
site] et compréhension du site

Site [urbain et architectural]


73

Repérage du site
[Re]nouvellement urbain
Situation par rapport à la ville
identité du site

Situé en périphérie du centre d'Alger, cette ancienne zone indus- de 200 hectares. Claude Chaline souligne que la friche urbaine se
trielle se trouve plongée dans une problématique récurrente des mé- subdivise en catégorie : la friche industrielle, portuaire, militaire et
tropole. Il s'agit de la régénération de son tissu urbain par ses friches ferroviaire. Selon cette catégorisation, le quartier du Hamma est une
industrielles. friche industrielle et ferroviaire.

La friche est issue d'une dévitalisation économique. Elle est apparue Sous l'aspect environnemental, la friche industrielle est un site pol-
à partir des années 1950. Il s'agit d'un problème connus des métro- lué où son accumulés des déchets toxiques. Ceux-ci entraînent un
poles. La complexité de ce phénomène provient de l'étroite interpé- risque de pollutions des sols. La première étape pour les conditions
nétration entre le tissu industriel et résidentiel. La dégénérescence d'une réhabilitation de site est la dépollution des zones industrielles.
de l'un entraîne celle de l'autre. Cette situation se produit au sein
de ce quartier. Celle-ci s'accompagne de sa marginalisation par les L'industrialisation du site date de l'entre-deux guerres. La spécificité
autorités. Ceci dans le but de promouvoir un nouveau quartier en de ces industries étaient de 30 % dans les matériaux de construction,
74
suivant comme exemple les villes telle que Dubaï. 19 % dans la métallurgie et la mécanique, et 15 % dans la chimie et
le plastique. Cette zone industrielle est rattrapée par la croissance
La problématique des friches urbaines se développe selon deux urbaine. A l'époque, cette industrialisation était fortement liée au port.
échelles, locale et régionale. Au niveau local, la friche localisée en Ce quartier était considéré comme l'arrière port.
milieu urbain crée une rupture et porte préjudice à la qualité de vie.
Elle communique par ailleurs une image négative qui affecte l'en- L'objectif de la ville est de transformer ce quartier en un pôle de
semble du quartier. secteur tertiaire. Celui-ci se compose d'un centre d'affaire et de com-
merce de luxe.
Au niveau régional, la friche industrielle est une réserve foncière im-
portante. Elle constitue une possibilité de densificationintra-urbaine Cette volonté s'inscrit dans une tendance à développer la ville et
ainsi qu'une meilleure réponse aux critères du développement dura- des centralités urbaines vers l'est. Les signes apparents de cette
ble. Concernant, les friches urbaines situées à proximité des gares, intention se traduisent par la construction de l'Hôtel Sofitel, de la
leur développement influe de manière significative le choix de mobi- Bibliothèques Nationale et d'une nouvelle ligne qui traverse le site
lité des habitants et usagers, par conséquent, la structure urbaine. d'El-Hamma. Cette reconquête est gênée par son morcellement du
parcellaire.
Le réaménagement du quartier d'El-Hamma se concentre sur son
espace portuaires et le quartier. La superficie des deux zones est
[Re]nouvellement urbain
Caractère spécifique du site
atmosphère du site

La ville d'Alger suit un développement longitudinal selon la ligne di-


rectrice du bord de mer. Par leur orientation, les différents tissus ur-
bains expriment ce développement à l'image du tissu colonial.

La commune de Mohamed Beliouzdad, dont fait partie le quartier


d'El Hamma, dispose d'une topographie singulière par rapport au
reste de la métropole. Cette morphologie du sol a influencé le déve-
loppement de la région. Celle-ci s'est orienté perpendiculairement à
la ligne directrice. Cette direction se traduit par l'orientation des îlots
et le tracé des voiries. Ces dernières sont tramées à l’image d’un
damier exprime la rationalité du tissu industrielle.

Le caractère spécifique de ce quartier se trouve aussi dans son mé- 75


lange entre une architetcture industrielle et résidentielle. Le premier
se compose d'industrie lourde cité précédémment. Le second se
partage entre des habitations de forte et basse densité. Les hau-
teurs résultantes de cette mixité des fonctions dessinent un skyline
contrasté.

Le portrait
[Re]nouvellement urbain
Contexte historique
compréhension du développement du site

A l'époque ottomane, le quartier d'El-Hamma est situé extra-muros En 1936, L'image actuelle de la région se fige avec la construction
de la ville. En tant que zone agricole, sa topographie plane a favo- des habitats collectifs (HLM), la cité de Diar El Mahçoul de Fernand
risé un découpage du parcellaire selon une trame régulière et per- Pouillon et la forme définitive du jardin d'Essai. De par sa situation
pendiculaire à l'aqueduc qui traversait le quartier. De plus, l'armée stratégique à proximité du port et des voies de communications. Ce
de l'époque y installa une batterie militaire situé à l'emplacement de quartier s'oriente vers une nouvelle destination urbaine en tant que
l'actuelle arsenal. centre. De plus, sa topographie favorable est constituée d'une faible
dénivellation.
Dès 1832, la colonisation française n'a pas complètement transfor-
mé le quartier. La première partie du jardin d'Essai est aménagée. En 1985, la vétusté des habitations pousse le gouvernement algérien
L'armée française y manifeste sa présence sur l'ancienne batterie à réhabiliter le quartier. Leurs intentions sont d'améliorer le cadre de
ottomane en 1846. vie et redonner une nouvelle image de la capitale par de grands pro-
jets. Les différents programmes proposés sont un nouveau centre
76
La première transformation est visible avec la première révolution des finances et administratif. De nos jours, cette restructuration est
industrielle européenne en 1846. La région se transforme en une visible par la réalisation de la Bibliothèque Nationale et de l'Hôtel
zone industrielle. En 1852, Fromentin, artiste peintre, décrit ce quar- Sofitel.
tier comme une longue terrasse boisée, semée de maisons turques
et doucement inclinée vers le golfe. Ce quartier est la première grande restructuration de la ville, elle a
démarré par 500 logements situés sur les îlots de l'ancienne halle
Dès 1880, El Hamma assiste à une reprise de la construction. Cet- centrale. Un premier concours international est lancé 1984 sur le site
te époque est un essor économique important pour la région avec bordant le jardin d'Essais. Un dégagement de 18 hectares est établi
l'aménagement du port grâce au plan d'Eugène Redan. Destiné à pour faire place à un ensemble gouvernemental.
l'usage militaire, le Champ de Manouevres n'a pas connu cet élan
urbain.

En 1895, le quartier assiste à une première densification avec la


construction de logement sociaux tels que les HBM de 1928. Celle-
ci se localise à partir de la place du 1er Mai jusqu'à l'Arsenal. L'im-
plantation et la forme de ce dernier conduit à une rupture du tissu
urbain.
77

1846-1895 1895-1936 1936-1985 1985-2008


[Re]nouvellement urbain
Analyses [urbaine]
enjeux urbains

Périmètre d'études Topographie


Le périmètre d'étude est plus étendue que celui du site. Cette déci- Comme le reste de la ville, le périmètre d'étude est délimité au nord
sion résulte d'une volonté de réfléchir sur une partie du territoire qui par la mer Méditérranée et au sud par le ravin de la Femme Sau-
regroupe des éléments stratégiques de la ville. Celui-ci est délimité vage. Cette dernière possède une forte dénivellation. Cependant, la
par la place du 1erMai, la rue Hassiba Ben Bouali, la rue Mohamed montagne et la mer s'écartent l'une de l'autre pour former un vaste
Beliouzdad et le Jardin d'Essai. La zone d'intervention, plus réduite, plateau. Ce relief particulier à favoriser le développement industriel
permet une intervention à l'échelle d'un bâtiment. grâce au faible coût de son terrassement.

Potentiels stratégiques du site Eléments de marque


Les éléments qui ont un fort potentiel attractif, permettent de définir Ces éléments sont considérés par la population algéroise comme
une nouvelle image du quartier et de développer un marketing territo- des édifices à fort potentiel attractifs. Ces éléments sont les suivants
rial. Ceux-ci visent à établir une stratégie pour attirer des opérateurs : la Maison du Peuple ou le Foyer Civique, la Bibliothèques Nationale
78 et des entreprises pourvoyeuses d'emplois. Ces différents éléments et l'Hôtel de luxe Sofitel. Ce dernier est le théâtre de nombreuse con-
sont la place du 1er Mai avec le Centre Hospitalier Universitaire férences et le lieu de séjour pour d'importantes personnalités. Leurs
Mustapha, les différents équipements sportifs et d'enseignements, le orientations semblent indiquer le boulevard Aissat Idir et Rouchai
monument de ville et le Jardin d'Essai. En matière d'accessibilité, ce Boualem comme l'axe principal d'accès.
quartier possède plusieurs accès à l'autoroute, une ligne de chemin
de fer, un port de marchandises et une ligne de métro traversant la
totalité du site.
Mobilité futurs centralités, celui-ci est très mal desservie.

Piétons En construction, le métro d'Alger dessert l'intérieur la zone de réflex-


Bien qu'étant le moyen de transport favori des algérois, les voies ion. Cette nouvelle ligne tente de palier au manque d'infrastructures
piétonnes aménagés sont pratiquement inexistantes à l'intérieur du de transports.
quartier. Celles-ci se mélangent avec celles dédiés à la circulation
automobile faisant disparaître leur fonction. Transports individuels
Situé au nord, l'autoroute dessert les deux extrémités du périmètre.
Les dimensions des trottoirs varient selon leur importances de 4 mè- Ces entrées ou sorties de la ville sont reliées par des voies princi-
tres ou 2.5 mètres. De largeur pour les grands axes et 1.20 mètres pales de communications : La rue Hassiba Ben Bouali au nord et la
pour les voies secondaires. Elle se subdivise en trois hiérarchies : Le rue Mahamed Belouizdad au sud. Cependant, il existe aussi l'axe
boulevard d'une largeur de 15 mètres, la rue principale de 10 mètres qui traverse la zone de réflexion en son centre. Mal défini, celui se
et la rue secondaire de 9 mètres. Cependant,actuellement, les rues termine en cul-de-sac au niveau de la bibliothèque Nationale. 79
principales de Mohamed Belouizdad et de Hassiba Ben Bouali offre
un cadre plus attractif à ce type de mobilité. Affectations
Les principales affectations qui composent ce quartier sont les in-
Transports publics dustries, les ensembles de logements de fortes et basses densités.
Les transports publics (ETUSA) desserve principalement du côté de Certaines habitations sont délaissées à cause de leur vétusté.
la rue de Hassiba Ben Bouali. Malgré que le site fasse partie des
Quelques immeubles administratifs, culturels ou de loisirs sont dis- Ubanisations
séminés le long des voies de communication du boulevard de Aissat Suite au portrait représentant la ville d’Alger traversée par une ligne
Idir et Rouchai Boualem. de redynamisation urbaine suivant la direction de développement de
la viile. de cette expérience selon perpespective de développement
Quant aux édifices industriels, ils sont abandonnés et se transfor- durable. Les sites potentiels pouvant recevoir un programme se situe
ment peu à peu en friches. De plus, le manque d'une diversité fonc- sur l’axe traversant la zone d’étude.
tions affecte le dynamisme urbain du quartier. Ces différents tissus
sont l'expansion de tissus limitrophes au périmètre d'étude : Le tissu
industriel résulte de la proximité du port et le tissu résidentiel, celui
du quartier de Belcourt.

Morphologies
80 La résultante de ces deux types de tissus induit une morphologie
contrastée. L'unité constitutive du quartier est l'îlot, certain de ces
îlots sont uniquement dédiés aux logements ou à l'industrie, d'autres
sont un mélange des deux.

La forme bâtie de l'îlots, comporte une grande diversité. Elle se


constitue de bâtiment à l'échelle d'industrie, de bâtiments publics, Le site
d'habitations et d'ensembles de logements. Cette diversité de formes Le site se localise à l'intersection de voies de circulations principales.
et d'échelles confère au périmètre d'étude un entrelacement de dif- D'une superficie de 15'000 m2, un programme de grande ampleur
férents tissus urbains (industrielle et de logements). peut y être implanté.
Le tissu urbain L'îlot simple rectangulaire
Le tissu urbain se compose de deux logiques suivantes : le décou- La largeur de ce type est la somme des pro-
page du sol en lots à bâtir et le tracés des voiries qui les desservent. fondeurs des parcelles. Une ligne continu
Sans une hiérarchie pertinente des voiries faisant correspondre au partage l'îlot en deux parties distinctes. Cha-
lots des types de constructions appropriés, il n'y a qu'une collection que partie est desservie par une rue. Cette
d'objets disparates. ligne de division permet de concevoir l'îlot
comme la composition de deux rangées à la
L'unité constitutive du tissu urbain du quartier d'El Hamma se présen- différence d'un bloc homogène. L'avantage
te comme un îlots, desservis de part et d'autres de voiries hiérarchi- de ce type est son découpage parcellaire.
sées. L'îlot apparaît comme le résultat d'un ensemble de parcelle. L'association de celui-ci avec les types du
bâtis peuvent se rapporter à chaques rues et
Suite à cette définition, l'îlot s'organise de différentes manières selon marquer la qualité différentielle du tissu. Sa
81
l'importance des rues qui l'entoure. il se subdivise selon différents dimension la plus économique découle de sa
types : forme allongée. La différentiation de ses fa-
ces selon la hiérarchie des voiries offre l'op-
La rangé portunité d'une densification décroissante qui
La rangée est principalement le fruit d'une peut relier l'immeuble urbain à la maison in-
maîtrise d'ouvrage unique par une société dividuelle.
industrielle ou une intervention étatique.
Généralement, elle est construite d'un seul L'îlot composé
coup à partir d'un plan type ou par répétition La hiérarchie des faces ne s'applique pas aux
de bâtiments identiques. Dès qu'il est jugé rues opposées. L'intersection de rues princi-
qu'une agglomération présente une certaine pales confère à l'angle de l'îlots une impor-
importance : ce type d'implantation garantie tance par rapport aux autres faces. L'îlot n'est
la continuité des rues dans les deux direc- plus une association de deux rangées, mais
tions grâce à son maillage régulier. Sur cette de trois dont l'une est perpendiculaire aux
grille, le bâti peut se renouveller et se densi- deux autres. Les bâtiments qui s'y implante
fier sans qu'il soit remis en cause la structure appartiennent à un type différent de ceux des
de l'ensemble. rues concourantes.
L'îlot-barre L'îlot mixte
Ce type découle d'une distance insuffisante L'intelligence de son découpage lui confère la
entre deux rues parallèles. Celle-ci ne permet capacité de s'adapter au non programmable.
qu'une seule épaisseur de bâti. L'architecture Se décomposant en parties autonomes lui
et la distribution interne permettent de diffé- permet de former un tissu où toutes les fonc-
rencier les faces et de marquer la hiérarchie tions et les formes trouvent leur place avec
des voies. l'îlot voisin.

L'îlot éclaté
La dislocation de l'îlot est du bâtiment en
fragments autonomes découlent des théories
82 hygiénistes sur l'habitation. Cette disposition
résulte d'une vision éclatée du tissu urbain
réduisant le bâti en volume simple.

L'îlot unifé
Ce type est pensé à partir de son centre. Le
bâti s'organise autour d'une cour à usage col-
lectif. Il renoue avec la tradition des enclos
urbains du Moyen Âge. Dans ce cas, l'enclos
se prête à l'hébergement d'une collectivité ou
au regroupement des activités commercia-
les.
83

Périmètre d'étude Entrées et sorties du site

Potentialité stratégiques du site Mobilité


84

Tracés des voiries Chantiers potentiels

Chantier Plan d'El Hamma


[Re]nouvellement urbain
Analyses [architecturale]
analyse des éléments de marques du site

Le foyer civique
En 1927, la ville d'Alger organise un concours pour la construction
d'un Foyer civique situé sur l'ancien Champs de Manoeuvres. Celui-
ci est remporté par Léon Claro. La Maison du Peuple ou le foyer
civique est réalisé en 1935. L'édifice se compose d'une association
de fonction culturelle : salles de spectacles et de concerts, une bibli-
othèques et un conservatoire.

L'ensemble du plan d'aménagement comprend le foyer civique, une


école et un lycée. L'architecte adopte une attitude classique et ration-
aliste. Orienté en direction de la mer comme la pluaprt des édifices
publics, le bâtiment se compose de salles d'exposition, de réunions,
d'un conservatoire de musique avec une salle d'audition et une école 85
extérieur au niveau de la terrasse.

Le langage formel de la Maison du Peuple est rattaché selon Nabila


Oulebsir, historienne de l'art, à celui du théâtre de Champs-Elysées
édifié en 1913 par les frères Perret. Il est intéressant de remarquer
une similitude des composants entre art et architecture. Le foyer civ-
ique est couronné par de bas-relief sculpté par Paul Belmondo et
Georges Béguet. Des bas-relief sculpté par Antoine Bourdellle que
l'on retrouve sur la façade du théâtre des Champs-Elysée. L'intérieur
de la Maison du Peuple présente un ensemble décoratifs peints.
La Bibliothèque Nationale
la Bibliothèque Nationale d'Algérie est un projet initié aux débuts des
années 80. Ce n'est qu'en 1986 que le chantier est entamé, dont
la réalisation est confiée à un bureau bulgare Technoexportstroy et
l'entreprise milanaise Imprefeal. Elle est inaugurée le 1er novembre
1994 et ouverte au public le 16 avril 1998.

S'étendant sur une superficie de 67.000 m2 , le nouveau bâtiment


est constitué de 13 niveaux dont 6 réservés au stockage de plus de
10'000'000 de volumes sur une longueur 170 Km linéaires de rayon-
nages. Les activités économiques de la bibliothèque occupent deux
niveaux et l'administration en occupe un. Les 4 autres sont destinés
86 aux différents types de publics.

Formellement, la bibliothèque est un parallélépède de 13 étages et


d'une longueur de 135 mètres. Le rez-supérieur et inférieur sont des-
tinés aux services et aux personnels. Les salles de lecture occupent
le deux étages supérieurs. Dans les sic étages suivants sont organi-
sés pour l'accueil des livres.
Makkam Ech Chahid
Réalisé pour le vingtième anniversaire de l'indépendance, le sanc-
tuaire du Martyr a été conçu par l'architecte polonais Marian Koniec-
zny. Le monument est composé de trois palmes d'une hauteur de 90
mètres tangentes à leurs sommets. Chaques palmes soutient une
statue représentant le peuple et les révolutionnaires.

Ce monument repose sur un socle, le Riadh el Feth, celui-ci est


réalisé par le bureau canadien Lavalin et occupe une fonction com-
merciale. S'organisant autour d'un patio circulaire, il comprend des
restaurants, des salons de thé, des salles de spectacles et d'expo-
sitions ainsi que des commerces de luxe. A l'extrémité opposée du
monument se dresse le musée nationale de la révolution. 87
[Re]nouvellement urbain
Analyses [architecturale]
élaboration d'un gabarit

Le gabarit est un modèle de mesure qui permet de verifier la dimen- La rue Mohamed Bouliouzdad
son des nouvelles constructions. Celui-ci découle de plusieurs fac- La rue Mohamed Bouliouzdad présente
teurs, dont les principaux sont les constructions existantes, la dimen- une largeur de 12,5 mètres. Elle se com-


sion des voies publiques, la profondeurs du parcellaire et le contexte pose de deux voies de circulations et de
culturel. chaque côté un trottoir de 4 mètres. De
part et d'autres de la rue s'organise des
Le gabarit du tissu colonial répond à une loi de 1784. Celle-ci défi- immeubles d'habitations et de bureaux
nie la hauteur d'un édifice en fonction de la largeur de la rue. L'in- dont les rez-de-chaussées sont destinés
tention est de respecter ce réglement pour inscrire toutes nouvelles aux commerces de proximité. Les im-
constructions dans le contexte urbain de la ville d'Alger. Cependant, meubles adjacents le ravin de la femme
une hauteur plus importante par rapport à cette loi serait accordées sauvage sont d'une hauteur de R+ 11.


aux édifices signifiants de la ville. Suite à cela, la largeur des rues qui La hauteur décidée pour cette partie du
entourent du périmètre sont différentes. quartier est la même que celle de la rue




88 Hassiba Ben Bouali à savoir R+ 4.


La rue Hassiba Ben Bouali
La rue Hassiba Ben Bouali bénéficie
d'une largeur de 17 mètres. Elle se
compose de trois voies de circulations
chacune de 3 mètres et de chaque
côté un trottoir de 4 mètres de largeur.
Le nombre important de voies de circu-


lation confère à cette rue le caractère
de voie de transit. Le côté sud occupe


la fonction d'immeuble d'habitation et


s'organise sur un rez-de-chaussée et
de quatre étages. Le côté nord de la
rue se compose d'industrie et s'élève
sur une hauteur entre R+1 et R+2. Le
côté sud de la rue se s'organise en ha-
bitation d'une hauteur R+4.
Le boulevard de Assait Idir et Rouchaï
Boualem


Cette axe choisit comme la ligne de redy-
namisation est d'une largeur de 15 mè-


tres dont deux voies de circulations de 3
mètres de largeur et un trottoir de chaque
côté de 4,5 mètres. Cette architecture se
traduit par des édifices aux hauteurs mul-
tiples allant d'un niveau à des bâtiments
de plusieurs niveaux pour le tissu rési-
dentiel. Concernant celui de l'industrie, ce
sont bâtiments d'un à deux niveaux.
89
Les rues secondaires
les rues ont une largeur de 8 mètres : elle
comporte deux voies circulations pour
une largeur total de 6 mètres et un trottoir
de chaque côté de 1 mètres de largeur.
L'intention elle de leur confère le même
gabarit ci-dessus.






 

 

 
[Re]nouvellement urbain
Conclusionune expédition à travers l'échelle

A cette échelle d'observation, la problématique se centre sur le quartier d'El Hamma et un programme susceptible d'engendrer une dynami-
que urbaine. Dans le cadre d'un renouvellement urbain, le projet urbain s'apparente à une action économique, sociale et environnementale.
Celui-ci redynamise un quartier et se propage sur les communes limitrophes. Dans une perspective de développement durable, celui-ci doit
fédérer un ensemble d'acteurs. Pour cela, il doit tirer parti de son potentiel pour élaborer une stratégie. L'hypothèse proposée est un pôle
d'échange multimodale.

L'histoire du secteur présente un enchaînement de programme allant d'une fonction militaire, passant par des zones agricoles et industrielle
puis de logements et pour terminer par des fonctions tertiaires. De plus, elle présente ce site comme une première étape d'une restructura-
tion à l'aide d'un hôtel de luxe et d'une bibliothèque nationale.

L'analyse urbaine confirme le potentiel du site par les entrées de la ville traduits par des échangeurs routier. Cette localisation suggère rôle
territorial du site. De plus, le caractère industrielle du site implique une morphologie de grandes échelles. Celle-ci permet l'implantation d'un
90 programme de grandes même échelles. Le regard porté sur les affectations présentent un tissu urbain partagée entre industrie et habitation.
La bi-fonctionnalité de ce tissu nécessite un renouveau urbain. L'analyse du tracé des voiries semble indique un axe principal susceptible
d'être la ligne de départ d'une restructuration urbaine. Celle-ci se confirme par l'orientation des éléments de marques du secteur.

L'analyse architecturale présente l'échelle des bâtiments et leur destination. Ceux-ci sont des éléments stratégiques de la ville dans une
perspectivement de renouvellement urbain. L'élaboration du gabarit est l'adaptation d'une loi de 1784 qui a régi le contexte urbain de la ville
et d'une hauteur plus importante pour les éléments signifiants de la ville.

La prochaine étape s'orientera sur la relation que les algérois entretiennent avec leurs mobilités et l'analyse d'un programme de transport.
91
Choix du programme page 94
quelle type de mobilité pour les algérois

Analyse [programmatique] page 95


première lecture d'un programme et de sa forme

Echelle c [le programme]


92
Alger [programmatique]
Pertinence [sur le site] page 99
analyse des pratiques sociales

Vocation [établissement] page 101


Tendance naturelle

Listes [locaux et aménagement] page 101


De l'usage au plan

Conclusion page 104


une expédition à travers l'échelle
Echelle C [le programme]
Repérage du thèmes et définition des stratégies

Alger [programmatique]
93

Repérage du programme
[Re]nouvellement urbain
Choix du programme
quelle type de mobilité pour les algérois

Le choix programmatique se porte sur un pôle d'échange multimo- déplacements urbains individuels prennent en moyenne 80 minutes
dale. Celui-ci réunit les principales mobilités des habitants. Ce pro- par jour.
gramme répond conjointement au potentiel stratégique en matière
d'infrastructure de transports : le métro et les échangeurs routiers. Sur la base de ces données, il est clair qu'il y a encore de la marge
De plus, il répond à un besoin de la population et une volonté des pour améliorer la qualité des services de transport dans l'aggloméra-
autorités de résoudre ce problème tout en redynamisant un quar- tion d'Alger. De même, ces dernières années, la société de chemins
tier. de fer public, la SNTF, ne parvenait pas à assurer aux voyageurs
des services et des horaires vraiment fiables. En conséquence, le
Depuis 2005, la politique des transports consiste au développement trafic voyageur a baissé de 17 % entre 2000 et 2004 (Ministère des
et réhabilitation des infrastructures nationales qui donne suite à la Transports 2005).
forte urbanisations des villes. Lors du Comptoir 2008, l'objectif visé
par les autorités est de passer 5% à 20% la part du ferroviaire dans Articulé sur le boulevard de Rouchai Boualem et la rue Hassiba Ben
94 les transport nationaux. Cette volonté se traduit par le transport de Bouali, le projet de Pôle d'Echanges Multimodal vise comme objec-
80 millions de passagers. tifs suivants :

Le parc national automobile représente environ trois millions d'unités • améliorer les services à la population, qu'il s'agisse des résidents
dont 1,8 millions (soit 60%) de véhicules particuliers. Sur les der- de la commune et des communes environnantes en favorisant les
nières cinq années, le parc automobile a connu une augmentation transports collectifs et les « circulations douces ».
de 45000 véhicules par an. Cette accroissement est une importante • favoriser un « développement économique durable » en confor-
source de pollution. Le manque d'entretien et les retards technolo- tant l'activité commerciale et en rendant le territoire plus attractif afin
giques entraînent un vieillissement des équipements. En 2003, seul d'élargir le tissu économique des entreprises.
39% du réseau routier était signalé en bon état. L'insuffisance d'en- • contribuer à résoudre les problèmes de circulation qui existent ac-
tretien régulier porte particulièrement préjudice aux routes rurales tuellement autour de la gare et de l'entrée de la ville.
dont 70 % sont dans un état jugé moyen ou mauvais. • protéger l'environnement et lutter contre la pollution et l'effet de ser-
re en développant des moyens de transports alternatifs à la voiture.
Les services de transport public ne répondent pas pleinement aux
besoins de la population. A Alger, une enquête sur le transport effec- D'ailleurs, ce projet constituerait une amorce d'une opération d'amé-
tuée en 2004 auprès des ménages a indiqué que 80 % de la popu- nagement plus large qui vise à restructurer l'ensemble du quartier du
lation trouvaient que la qualité des transports laissait à désirer. Les Hamma.
[Re]nouvellement urbain
Analyse dupremière
programme
lecture d'un programme et de sa forme

Situation et apport pour le contexte permet également le passage de la circulation. Les conditions pro-
L'une des plus importantes gare urbaine zurichoise est la gare de posées par le site ont conduit à l'introduction d'une promenade avec
Stadelhofen. Celle-ci prend place dans le centre-ville de Zurich, une pergola qui domine la gare. Cet espace public est un réel apport pour
situation urbaine dense. L'extension et une redéfinition de la gare le quartier.
existante ont eu lieu dans les années '80 pour aboutir à l'organisation
de la gare actuelle réalisée par Calatrava. Fonctionnalité
Le niveau des quais étant le même que celui de la ville, les avantages
A ciel ouvert, le niveau de référence des quais est le situent que ce- en termes de rapidité et de lisibilité sont importants. L’accèssibilité du
lui de la ville. Faisant partie intégrante de la ville, l'espace des quais quai central s'emprunte par un passage sous-voies aux accès multi-
lui confère une accessibilité directe et très fluide. Le projet épouse ples. La hiérarchisation des quais se fait aussi par la ciruclation ver-
la forme du terrain et la dénivellation du site. De plus, celui-ci utilise ticale à l'aide d'escaliers, d'escalators ou ascenseurs. Les bouches
une ancienne fortification de la ville pour implanter la gare dont la d’accès sont signifiées par une structure qui appelle le mouvement
95
coupe se développe en cascade entre les différents niveaux. Par de la descente.
conséquent, la gare est inscrite contre terre et n'est ouverte que sur
un côté.

Des relations urbaines sont proposées à l'aide des trois passerelles


qui enjambent la gare et relient ainsi le bas et le haut du quartier.
Chaques passerelles se différencie par sa morphologie. L'une d'elles

Programme
Au niveau du programme, l'offre du réseau ferroviaire est très com-
plète. Celle-ci se compose de guichets d'information et de réserva-
tion pour le client, ainsi qu'une agence de voyages. Le passage sous-
voies se présente comme une véritable galerie marchande de taille
déjà importante. Elle propose des commerces et un supermarché.
La taille de ce passage s'est développée avec l'évolution du pro-
jet. Lors du concours, celui-ci il n'était qu'un passage et non d'une
galerie. Cependant, il est important de souligner qu'économiquement
ces commerces ne fonctionnent pas dans cette structure.

De par son insertion dans la ville, la gare possède l'avantage des


vitrines des commerces limitrophes. Cette station est une véritable
interface, que ce soit avec le réseau S-bahn, dont elle est un des
noeuds centraux, ou avec les lignes de tram qui ont leur arrêt à prox-
imité.

Image et matériaux
L’image de la gare de Stadelhofen est caractéristique des projets de
96
Calatrava. elle présente une grande expressivité. Comme dans de
nombreux projet, il s’agit d’une recherche sur la structure. Celle-ci
prend des formes organiques tout en élégance. Un soin particulier
est consacré aux détails et leur développement. La coupe permet
un étagement des niveaux entre les deux parties du quartier. Cette
différence de hauteur n’en paraît que moins sensible. Les structures
proposées confèrent une unité à l'ensemble sur toute sa longueur.

Matérialité mise en oeuvre sont le béton apparent de teinte claire.


Celui-ci prend des formes sculpturales. Les structures métalliques
peintes en noir sont des structures organiques articulées. Le pas-
sage sous-voies est en béton apparent. Calatrava propose une poé-
tique encore inédite au béton dans ses projets. De plus, un travail
sur la lumière naturelle et un apport artificiel mettent en valeur la
morphologie prise par le béton dans cet espace.
Situation et apport pour le contexte événements qu’ils accueillent.
Apparue récemment dans le réseau ferré urbain bernois et réalisée
par Rolf Mühlethaler, Berne Wankdorf est une station d'importance. Actuellement, le site possède un caractère encore très industriel et
A l’échelle de l’agglomération, cette gare accueille plus de 300 trains ferroviaire pour l’environnement immédiat de la gare. Le réseau des
régionaux par jour. Elle se localise dans le site bernois du Wankdorf espaces publics du quartier en mutation est encore peu structuré.
en plein développement actuellement. Celui-ci accueille le nouveau
stade de Suisse et son centre commercial, BEA Expo, le nouveau L’accèssibilité des quais et le franchissement des voies s'empruntent
centre Paul Klee ainsi que beaucoup d’autres activités. Ce site se au moyen d’une passerelle enjambant le domaine ferroviaire. Ce-
définie comme une nouvelle polarité dans l’agglomération. tte infrastructure n'est pas destiné à la seule gare, mais suggère un
nouveau lien pour le quartier. Par le passé, coupé par la voie ferrée,
il se trouve maintenant reconnecté à l’aide de cette promenade. La
circulation verticale déclinée en escalier et ascenseur permettent de
97
rejoindre la passerelle. L’ascenseur est indispensable à cause de la
hauteur importante de la passerelle.

Cette structure aérienne exprime une lisibilité du parcours pour les


utilisateurs. La clarté de l'organisation du programme apporte une
compréhension rapide des lieux. Le partie pris mise sur l’ouverture
des espaces et la transparence. Ceci pour garantir une certaine sé-
curité dans les lieux publics, appliquant l’idée de ‘’voir et être vu’’.

Fonctionnalité
La réalisation de cette gare permet une relation directe de la zone et
de ses équipements au réseau ferroviaire. Elle permet une réparti-
tion des flux et de décharger quelque peu la gare de Berne. De plus,
Elle bénéficie d'un rôle de catalyseur qui attire d’autres activités nou-
velles sur le site, tels que des écoles, des logements, des entreprises
et leurs emplois. Elle propose aussi une alternative performante à
la mobilité individuelle pour l’accès aux grands équipements et les
Programme
Malgré son importance dans le réseau et les programmes limitrophes
à la station de Berne Wankdorf reçoit uniquement des services de
base tels que des distributeurs de billets, des informations, une salle
d'attente fermée et parc à vélos. Elle est aussi une interface pour le
réseau urbain ferré. Elle propose une alternative à la gare centrale
de Berne. D’autre part, les lignes régionales de bus proposent une
connexion avec le rail à la gare de Wankdorf.

Image et matériaux
L’image qui se dégage de la structure pour la couverture des par-
cours est celle du mouvement et du dynamisme. Ces impressions
98
sont exprimées par la légèreté introduite par l’épaisseur réduite de la
toiture. Sa forme suggère le parcours à suivre. La structure porteuse
est entièrement métallique de couleur gris-bleu. Deux poutres por-
tent la couverture de faible épaisseur. Les ascenseurs en rapporté
sur la passerelle sont vitrés. L’éclairage nocturne introduit dans la
station permet de mettre en valeur les qualités sculpturales de la
structure et son mouvement.
[Re]nouvellement urbain
Pertinenceanalyse
[surdeslepratiques
site]sociales

Ce choix trouve sa pertinance par son impact social, économique et réfléchie, l'incidence est une distribution spatiale de sa population
environnementale. Selon l’idée actuelle de la ville en opposition au désordonnée et néfaste. Le développement des transports collectifs
principe rationnaliste, sa performance et sa durabilité s’obtiennent relirait les différents pôles de la ville.
par sa variété, sa flexibilité et sa réactivité. Celle-ci est en opposition
à une nature fragile et peu adaptable d’une solution unique et mono- Bien que la crise mondiale de 2008 affectera le pays dans les pro-
fonctionnelle. chaines années. Actuellement, celui-ci bénéficie d’une croissance
économique importante. La fréquence des déplacements de la po-
De par l’orientation de la ville en direction d’une multipolarité, les pulation algéroise s'est intensifié sans améliorer sa mobilité.
lieux de connections entre les différents réseaux prennent une im-
portance accrue. Ceci font de l’intermodalité des transports un enjeu Le tableau ci-dessous présente l'évolution du marchée de l'emplois
��������
clé d’une dynamique urbaine. de 2003 à 2008 :
���� ��
99
Le développement des moyens de transports permet pour chaque ����� ������� ����
������� � �������
�� �����������������
individu une équivalence à travers l’espace et le temps. Les habi- �����������

���� ������ ����������


tants qui ne possède pas un moyen de transports individuels comme ���� ������ ����������
la voiture se trouve handicapé dans leur mobilité. De plus, le déve- ���� ������ ����������
loppement économique des villes reposent sur son potentielle d’ac- ���� ������ ����������
céssibilité. ���� ������ ����������
���� ������ ����������

François Asher souligne que l’usage de transport collectif rapide Une majorité des habitants préfère la marche à pied au transport en
contribuent à la restructuration des villes et des territoires. Ce choix commun. Le tableau ci-dessous indique le pourcentage d'utilisation
��������
programmatique vise à offrir un potentielle attractif à la zone d’étude. des différentes mobilités.
Ce nouveaux types d’équipements multimodaux et multiservices at- ����������� ������ �������� ���������� ��������
tirent une gamme variée d’entreprises due à sa variété d'accessibi- ������������������� ������ ����������
lité. �� ��������!�"�!����� ������ #�������#�
��$� #���� ���������
%��$������ ����� �&�������
En 1954-1974, suite à une importante croissance démographique, '��� ��(����!� ������ ��&#���&����
la ville d’Alger répond à une demande considérable de logements
par la construction anarchique d’habitation. Sans une planification ����� ������� ������������
Les transports en commun et les véhicules ne sont utilisés que pour
des trajets longs et obligés. Les trajets plus courts s’éffectuent à pied,
mais la distance parcouru reste importante. Les tableaux ci-contre
présente la longueur et durée des déplacements.

Tahar Baouni, enseignant et chercheur à l’EPAU(école polytechni-


que d’architecture et d’urbanisme) d’Alger, souligne que l’offre des
transport en commun à chuté de près de 42 % durant la période
entre 1972 et 1994.

De nos jours, ce déséquilibre est toujours d’actualité. L’offre actuelle


est de 0.5 bus pour 1000 habitants au lieu de 0.7 bus recommandé
100
par la banque mondiale. Ceci, malgré un nombre important d’opéra-
teur privé qui s’accaparent près de 74% du marché. Deplus, la qua-
lité de ce service laisse à désirer sur les points suivants:

-utilisation des amplitudes de services et itinéraires des lignes.


-surcharge des véhicules avec des taux de remplissage hors norme
-utilisation de véhicules ne répondant plus aux normes de sécurité.
[Re]nouvellement urbain
Vocation [établissement]
Tendance naturelle

Les modèles occidentaux ne peuvent s'appliquer à la ville d'Alger. une dépendance des services que lui procure la ville. Le dévelop-
Cependant, elle a bénéficié des influences de cultures diverses : ro- pement des moyens de transports offre à chaques personnes une
maines, ottomane et européenne. Ces différentes cultures ont laissé équivalence à travers le temps et l'espace.
leur empreinte sur la ville.
L'objectif est de donner un nouvel élan urbain à l'aide d'un program-
L'hypothèse étant que ces différents apports ont donné naissance me générateur d'une énergie urbaine. Ce programme vise revitaliser
à une forme urbaine hybride. Celle-ci découle des formes urbaines le quartier et son environnement limitrophes. Son implantation vise
ottomanes basés sur les centralités et celle appliquée par la France un développement.
du 19 ème et 20 ème siècle, les tracés et une culture architecturale.

Les lieux de connexions entre différents réseaux prennent une im-


portance fondamentale pour l'urbanité d'une ville. Les lieux d'inter-
101
modaux sont un enjeu pour les dynamiques urbaines. Les pôles
d'échange multimodaux sont en premier lieu un projet territorial. Par
leurs usages, ils participent au transport interurbain des personnes.
Deuxièmement, il est un projet urbain. Par sa diversité d'offre des
transport, il permet le relier les différentes pièces de la ville. Troisiè-
mement, il favorise la redynamisation du quartier par son potentiel
attractif.

Ce programme se destine à la population qui n'ont pas les moyens


de bénéficier de transport individuels. Cette tranche de la population
est de plus en plus handicapés au fur et à mesure que la ville s'étale.
Celle-ci leurs devient moins accessible suivants la distance entre les
différents modes de transports qu'ils adoptent. La demande en ma-
tières de transports collectifs évolue en fonction que la population et
la ville s'agrandissent.

Au fur et à mesure que l'individu acquiert son autonomie, il produit


[Re]nouvellement urbain
Listes [locaux et aménagement]
de l'usage au plan

HALL D’ACCUEIL W.C. privés 15 m²


Emprise des circulations à préciser 523 m²
W.C. publics 50 m²
Attente voyageurs 300 m² ACTIVITES COMMERCIALES (CONCEDES)
Accueil 50 m² Journaux presse 55 m²
400 m² Tabac 55 m²
Bureau de change 22 m²
ESPACE TRANSITOIRE D’ATTENTE ET D’ACCUEIL Office de tourisme 55 m²
Locations de véhicules 100 m²
Salle d’embarquement 200 m² Snack + terrasse (vente à emporter) 150 m²
Salle Euraffaire 150 m² Distributeur de billet 6 m²
Espace d’accueil des groupes 50 m² Aire de dépôt 18 m²
102
Espace de détente suivant étude 100 m² Galerie de magasins suivant étude 150 m² minimum
Vitrine régionale touristique 100 m² Brasserie + terrasse 150 m²
Poste de police / douanes (2 salles) 45 m² 911 m²
Poste police Chemin de fer 45 m²
690 m² LOCAUX D’EXPLOITATION (BUREAUX DE GARE)
Dépôt de matériel roulant 19 m²
SERVICES VOYAGEURS (SERVICE PUBLIC FERROVIAIRE) Coffre-fort 15 m²
Consigne 45 m² Sono 15 m²
Billetterie automatique 36 m² Infirmerie 16 m²
Espace pour J.V.S. 30 m² Régie 48 m²
Espace de ventes guichets 86 m² Bureau du personnel 30 m²
Local responsable de vente 20 m² Chef de gare 24 m²
Aire libre de dépôt de bagages 150 m² Adjoint chef de gare 24 m²
Bureau tickets de parking 37 m² Secrétariat 24m²
Bureau d’informations 37 m² Salle de détente / coupure 16 m²
Local d’entretien de matériel voyage 30 m² W.C. privés 24 m²
Vestiaire porteurs 37 m² 303 m²
LOCAUX TECHNIQUES 20 places de dépose minute 500 m²
Salle relais 97 m² Taxi : 15 places attentes 300 m²
Local batteries Accumulateur 64 m² 3 places dépose
Groupe électrogène 64 m² Bus : 16 emplacement en épi 800 m²
DHL / UPS 32 m²
Anti-incendie 32 m²
Cabine MT / Bt 64 m²
Opérateur 64 m²
Service 17 m²
434 m²

GALERIE TECHNIQUE
103
Au niveau des quais d’embarquement
et débarquement 300 m²

GARE ROUTIERE
Dépôt entretien bus 34 m²
Local nettoyage 38 m²
Bureaux de régie 78 m²
Aire libre de dépôt de bagages 60 m²
Vestiaire + espace privé 48 m²
W.C. privés 12 m²
Caisse 18 m²
W.C. publics 20 m²
308 m²

PARKING
1000 places pour véhicules privés 25.000 m²
100 places de courte durée 2.500 m²
[Re]nouvellement urbain
Conclusionune expédition à travers l'échelle

Cette dernière échelle, c'est focalisé sur un programme de transports et sur la mobilité des algérois. Le projet de renouvellement urbain pos-
sède un fort contenu social, notamment dans les opérations de relogement à mener qui sont conditionnée par les avancements du projet.
Ce type d'opération demande de comprendre et de prendre en compte des logiques et des cultures professionnelles. L'hypothèse suggérée
est que la forme né plan qui résulte du programme. Comment le programme se compose pour répondre aux besoins de l'individu.

L'analyse des interfaces de transports présente les différentes formes et expressions que ce programme prend. La gare de Stadelhofen
réalisé par l'architecte Calatrava exprime principalement une recherche structurelle. La station de Wankdorf réalisée par Rolf Mühlethaler,
propose l'image d'un mouvement dynamique.

L'analyse de la situation de la mobilité algéroise démontre la nécessité de repenser la manière dont elle se meut. La mobilité des algérois
se concentre sur les transports collectifs moins coûteux que l'entretient d'un véhicule personnel. De plus, les différents types de transports
répondent à leur manière aux différentes échelles. Le train et l'autocar répondent à une échelle territoriale. Le bus s'étendent à l'échelle de
104 l'agglomération et du centre. La marche à pied s'étend à l'échelle humaine de proximité. Le point particulier du taxi est qu'il évolues parmi
toutes ces échelles. La réunion en seul lieu de ces modes de transports détmontre le besoin de travailler sur plusieurs échelle.

Ce mémoire à tenter d'établir une suite logique à travers la réunion d'échelles différentes : du territoire à l'individu. L'objectif du projet master
de vérifier ces hypothèses multiples.
105
La conclusion [la stratégie]
106
Alger [ville blanche]
Conclusion [Projet Master] page 106
Résumé des grands axes

Bibliographie page 107


Influences
Conclusion [stratégie]
Repérage du thèmes et définition des stratégies

Conclusion [stratégie]
107

Repérage du territoire
[Re]nouvellement urbain
Conclusion [projet Résumé
Master]des grands axes

108
[Re]nouvellement urbain
Bibliographie
influences

[RE]nouvellement URBAIN
1. Que sais-je: Régénération urbaine, Claude Chaline, édition Presse Universitaire de France, 1999, Paris
2. Reconstruire la ville sur la ville: Densité et centralité en France et en Grande-Bretagne, Lauren Andres et Stéphan Sadoux (2005), Colloque: Maîtriser l’étalement
urbain quelle stratégie, Université de Lausanne
3. André Corboz (1992), L’urbanisme du XXe siècle : esquisse d’un profil , Faces, n° 24, école d’architecture de Genève
4. André Corboz (1999), Pourquoi le concept des villes sera désuet au 21e siècle,ITINERA, Fasc. 22
5. Joan Busquet (2000), L’échelle intermédiare, Conférence Université de Genève
6. Pierre-Alain Croset (1999), L’architecture comme modification, Chaire de professeur Luigi Snozzi, Département d’architecture, EPFLausanne
7. Bernard Huet (1986), L’architecture contre la ville, AMC, n°14
8. Bernard Huet (1994), L’architecture de la ville, Paris d’Architectes 109
9. Rem Koolhaas (1994), La ville générique, Guide
10. Renouveller la ville, les nouveaux défis des professionnels de l'aménagement, Bruno Depresle Pierre Joutard Damien Bertrand et Didier Vanoni, éditions Le Moni-
teur.
URBANISME, ARCHITECTURE ET POLITIQUE ALGERIENNE
1. Alger I: méthode de travail et étude du site, Pierre Dalloz, édition Cahiers d’urbanisme, n°1, 1958, Alger
2. Projet à Alger: travail de diplôme, Borella José, Peçon Yves, Regamay Gabrielle, Ecole d’Architecture et d’Urbanisme de Genève, 1984, Genève
3. Architecture et urbanisme islamiques, Denis Grandet, édition Office des publications universitaires, 1986, Alger
4. L’urbanisme et l’architecture d’Alger, aperçu critique, J.J. Deluz, édition Office des publications universitaires, 1988, Alger
5. Que sais-je: L’Algérie contemporaine, Bernard Cubertafond, édition Presse Universitaire de France, 1999, Paris
6. La ville mouvementée: espace public, centralité, mémoire urbaine à Alger, Nassima Dris, édition L’Harmattan, 2001, Paris
7. Alger: Paysage urbain et architectures 1800-2000, Nabila Oulebsir et Youcef Kanoun, s. dir. Jean-Louis Cohen, édition de l’imprimeur , 2003, Paris
8. Alger, les nouveaux défis de l’urbanisation,s. dir. d’Ali Hadjiej, Claude Chaline et Jocelyne Dubois-Maury, s. coord Sahar Djedouani, édition L’Harmattan, 2003,
Paris
DEVELOPPEMENT DURABLE
1. L’écodéveloppement: Stratégie de transition vers le XXIe siècle, Ignacy Sachs, édition Syros, 1993, Paris
2. Les nouveaux principes de l’urbanisme, François Ascher, édition de l’Aube, 2001, Paris
3. Rapport national de mise en oeuvre de l’Agenda 21 en Algérie, édition République algérienne démocratique et populaire, 2002, Alger
4. Nadia Djelal (2005), Morphologie urbaine et développement urbain durable: cas d’Alger, Colloque de l’Observatoire universitaire de la Ville et du Développement
durable, Université de Lausanne
5. Nadia Djelal (2007), Politiques urbaines et rôles des acteurs publics dans les dynamiques territoriales en Algérie, Colloque de l’ASRDLF, Grenoble et Chambéry
6. Adriana Rabinovich (2008), Projet urbain: entre innovation et tradition dans l’action urbaine, Observatoire universitaire de la ville et du développement durable.
110
111
112

Vous aimerez peut-être aussi