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FONDATIONS

semelles superficielles
et semelles sur pieux

juin 2010 Henry THONIER – T(12) 1


Généralités
Ouvrages de transition entre la structure et le sol.
Si les sollicitations et les déformations de la structure sont sensibles aux déformations
du sol, on est obligé de tenir compte de l’interaction entre le sol et la structure.
Exemples :
• le comportement d’une semelle sur deux pieux recevant un poteau avec un moment
en pied qui est fonction de la rotation du poteau (en effet si le poteau est libre de
pivoter en pied, il n’est plus encastré, mais articulé) ;
• une semelle excentrée pivote sous l’action d’une charge excentrée et de la
déformabilité du sol ; elle entraîne une rotation dans le poteau, donc un moment
supplémentaire en pied de poteau ;
• le tassement différentiel entre deux poteaux reprenant des charges (très)
différentes provoquant des tassements différentiels importants qui ont une
répercussion sur les planchers leur communiquant des déformations imposées, etc.

Lorsque l’interaction sol-structure a une influence significative sur les effets des
actions dans les structures, les propriétés du sol et les effets de l’interaction
doivent être pris en compte [§5.1.2]. (voir aussi l’Eurocode 7 - EN1997-1)

Des méthodes simples, ignorant les effets des déformations, conviennent normalement
pour la majorité des calculs de structures [§6.2.6 (2)]

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Semelles sous poteaux ou voiles
Le dimensionnement de fondations superficielles peut être effectué en utilisant des
modèles simplifiés. Les effets de l’interaction sol-structure peuvent
habituellement être négligés dans le cas des semelles de fondations courantes.
[§5.1.2 (2)]

Les semelles sont calculées de telle manière que :


• la contrainte sur le sol due à la charge en pied de poteau et au poids de la semelle
n’excède pas la contrainte limite de calcul du sol ;
• le cisaillement vEd le long de tout périmètre de zones de contrôle situées à une
distance a du nu du poteau comprises entre 0 et 2 fois la hauteur utile de la
semelle, ne dépasse pas une valeur limite vRd [§6.4.4] ;
• les armatures inférieures reprennent les efforts calculés par la méthode des
moments ou la méthode des bielles [§5.6.4] ;
• les armatures inférieures soient correctement ancrés [§9.8.2.2] ;
• des armatures supérieures sont à prévoir si elles sont nécessitées par des
efforts de traction dus à des moments [§9.8.2.1 (3)] ;
• si les efforts sont peu importants, on peut ne pas disposer d’armature, sauf
celles nécessaires à la reprise des efforts d’éclatement pour des semelles sur
rocher [§9 .8.4]
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Semelles superficielles (suite)
Dimensionnement
• Enrobage nominal des armatures inférieures doit être de k1 mm pour des
semelles coulées sur béton de propreté de k2 mm pour des semelles coulées
directement sur le sol

k1 = 40 mm [§4.4.1.3 (4)]
k2 = 75 mm [§4.4.1.3 (4)]

Valeurs ramenées respectivement à 30 mm et 65 mm par l’ANF

• Pour avoir des semelles rigides qui résistent au poinçonnement, la règle


habituelle d ≥ (B – b) / 4 donne des valeurs approchées des hauteurs utiles en
général compatibles avec la vérification au poinçonnement.

• Hauteur minimale 250 mm (P94-261)

• La semelle peut être droite (en général si la hauteur n’excède pas 0,4 ou 0,5 m)
ou tronconique avec, en général, un méplat de 50 mm pour supporter le coffrage
du poteau.

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Vérification de l’ancrage
des armatures inférieures [§9.8.2.2]
• Á toute abscisse x de l’armature comptée à partir du bord de la semelle, la longueur
d’ancrage doit être vérifiée.
● pour des barres avec crochets et compte tenu de la mise en charge progressive de
l’armature avec l’abscisse x, on n’a pas besoin de faire cette vérification.
● pour les barres droites, on est conduit à calculer l’effort de traction dans
l’armature :
Fs = R . z e / z i
ze = bras de levier externe (on peut prendre e = 0,15 b) b

zi = bras de levier interne du couple [Fs ; Fc] e


N
(on peut prendre zi = 0,9 d) x
Ed

R = résultante de la réaction du sol


F
(hors poids propre de la semelle) entre les L
b
c

z i
d
h
abscisses 0 et x F
s

Lb = longueur d’ancrage

ze

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Vérification de l’ancrage des armatures
inférieures et calcul des sections (suite)
La distribution de l’effort est la même que
(B-b)/2 b
celle de la méthode des bielles et non celle
0,15b des moments
ze
Pour une coupure à l’abscisse x à partir du bord :

ze = (B - b) / 2 – x / 2 + 0,15 b = (B - 0,7b - x)/2


p
Réaction : R = p . x
x
Fs = R . ze /zi = (p . x) . (B - 0,7b - x)/(2 zi)
R
Fsmax = p.(B - 0,7 b)2 / (8 zi) pour x = (B - 0,7b)/2
Fs(x)

p × (B − 0,7b)2
MEdx = Fs max × zi =
8
M(x)/z

Mais le moment maximal est le même que celui d’une console


de portée 0,5 (B – 0,7 b)
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Semelles superficielles
Calcul des armatures inférieures
Méthode 1 – Le paragraphe EC2 9.8.2.2 (3) propose des valeurs simplifiées pour le
bras de levier des forces internes : zi = 0,9 d et pour le bras de levier des forces
externes ze qui est pris par rapport à un plan situé à 0,15 b à l’intérieur du poteau

Pour un effort vertical axial NEd en pied de poteau, le moment vaut pour la
direction // Ox (de même pour// Oy) :
NEd .(B − 0,7b) 2 MEd x NEd .(B − 0,7b)2
MEdx = A sx = =
8B (0,9d x ).f yd 7,2d x .B.f yd

Remarque 1. On peut aussi, solution plus économique, calculer le bras de levier


interne par zi = 0,5 d (1 + (1 - 2µ)0,5) avec µ = MEd / (C . d2 . fcd)

Remarque 2. Comme solution économique, du fait que l’on fait un calcul en flexion,
on peut déterminer l’allongement de l’armature, donc sa contrainte de calcul en
prenant un diagramme contrainte-déformation avec double pente : σsd ≥ fyd

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Méthode 2 des bielles des Règles
Professionnelles 2007 (d° DTU13-11) dP

Limites d’utilisation : 0,25 (A - a) ≤ d ≤ A – a

a d
x− x
dP = p dx cot θ = A = x( A − a ) θ
d dA p

dx x
x p( A − a)  A 2 
Fs = ∫ p cot θ dx = × − x2  A

A/2 2dA  4 
Lb

Fs

P ( A − a)
Fs,max =
Moment
pour x = 0 :
8d

( A − a)
Bielle moyenne : cot θ =
4d
P ( A − a) d

Fs = θ
8d
(A-a)/4

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Règles professionnelles (suite)

Fondations superficielles : crochets ou barres droites ?

• Semelles filantes
– si Lbd ≥ A / 4 crochets à toutes les extrémités
– si A / 8 ≤ Lbd ≤ A / 4 toutes les barres sont droites et couvrent toute la
largeur de la semelle
– si Lbd ≤ A / 8 la moitié des barres sont droites et couvrent toute la
largeur de la semelle, l’autre moitié des barres couvrent
une largeur = 0,75 A

• Semelles rectangulaires
– Pour les crochets ou arrêts de barres, les mêmes conditions que ci-dessus
s’appliquent en remplaçant A par 0,8 A
As

0,75As

A/8 A/8 A/8 A/8 0,5As

0,293 A/2 0,707 A/2

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Méthode 3 des bielles EC2
Nœud type 1 : deux bielles moyennes inclinées + une bielle verticale (poteau),
perpendiculaires aux 3 faces du nœud
(nœud de type 1, Fig. 6.26 de l’EC2 ou 14.1 du Tome 7)
N

a
- poteau de côtés a × b

- angle θ avec l’horizontale : d

2δ 4 δ
nœud : cotθ = =
a/ 2 a p
A / 4 − a/ 4 A −a
bielle : cotθ = = A

d− δ 4(d − δ) N

d’où : a(A − a) = δ(d − δ) équation du 2 degré de racine :


e
-
a

d − d − 4aA + 4a
2 2
δ=
2 F δ

N
- effort dans les bielles inclinées : Φ =
z d h
2sinθ θ F

- contraintes dans les bielles : σ = σ1 = σ2 = σ3 ≤ k1.ν’.fcd ? § 5.6.4 et Eq. 6.60 A/2

N
poteau : σ = A
a×b
N/(2sinθ) N
bielles inclinées : σ1 = σ2 = =
a /(2sinθ) a × b
(N/ 2)cotθ N
bielle horizontale : σ3 = = σRd1
2 δb a×b
- tirant inférieur : F = 0,5 N.cotθ
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σRd2 σRd3
Méthode 4 des moments combinée EC2
Principe : pour la partie fléchie au droit du poteau moment au nu du poteau § 5.3.2.2 (3)
Pour la partie extérieure au poteau : moment à l’axe, mais écrêté en supposant une largeur
d’appui fictive dans la semelle au moins égale à la largeur du poteau (bande noyée
transversale)

a A

mur béton
bande
a latérale

bande
b centrale
h B

A bande
latérale

M0
M 1a
B b ∆M

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Méthode des moments combinée EC2 (suite)

2
p A tangente
M A = .  A
22 p.a2/8 F ∆M=p.a.A/8
2 p.a.(A-a)/8
p A −a B
MD = .  p.a.(A-a)/8
2 2  D C E
p
M A − MD = .a.(2A − a)
8

h h2
Taylor : f ( x + h) = f ( x ) + .f ' ( x ) + .f " ( x ) a (A-a)/2
1! 2!
a a2
MA = MD + Vg . + p.
2 8
p.( A − a)
avec VD =
2
p.( A − a) a a2 p
donc MA − MD = . + p. = .a.( 2A − a)
2 2 8 8
a 2 p.a.( A − a) ( A − a)
∆M = MA − MB = q. = avec q = p.
8 8 a

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Méthode des moments combinée EC2 (suite)

- Bande centrale de largeur b : console de portée au nu du poteau = (A – a) /2


Mo = p . b . (A – a)2 / 8

- Bandes latérales de largeur (B – b)

. avant écrêtage : M1a = (B – b) . p.A2 / 8


. réaction d’appui : q = p.A / a
. moment d’écrêtage : ∆M1 = (B – b).q.a2 / 8 = p.a.A (B – b) / 8
. moment après écrêtage : M1 = M1a – ∆M1 = p.(B - b).A.(A – a) / 8

- moment total : MEd = M0 + M1 = p.(A - a).(A.B – a.b) / 8 = N.(A - a).(A.B – a.b) / (8A.B)

Calcul en flexion classique : µ = MEd/(bd2.fcd) → z = 0,5d (1 + (1-2 µ)0,5)


et As = M/(z .fyd)

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Méthode combinée (suite)
Remarque 1. Pour une charge N excentrée de e0, on peut admettre un diagramme de contraintes
constantes sur le sol (Meyerhof), tel que la résultante soit excentrée de eo.
La largeur λ de contact de la semelle avec le sol vaut : λ = A – 2 . eo et la contrainte du sol à prendre
en compte vaut : p = N / (A – e0)

Remarque 2. Pour un poteau sur platine métallique, on fait b = 0, car on est entièrement en bande
latérale, soit : M = p.A.B (A – a) / 8

Remarque 3. Pour une semelle filante sous un mur en béton, on fait B = b, car l’on est entièrement en
bande centrale, soit : M = p.B.(A – a)2 / 8

Remarque 4. Pour une semelle filante sous un mur en maçonnerie, on fait b = 0 dans le moment M1, car
on est entièrement en bande latérale, d’où : M = p.A.B.(A – a) / 8

Remarque 5. Si l’on prend le moment dû à la réaction du sol par rapport à un plan situé à la distance α.a
du centre du poteau, la portée du porte-à-faux vaut : (A/2 – α.a) et le moment est donné par :
M = p.(A – 2α.a)2 / 8 (EC2 : α = 0,35)

Remarque 6. Pour la vérification de l’ancrage des armatures : crochet ou non, barres raccourcies ou
non, il faut utiliser une répartition parabolique de l’effort avec concavité vers le bas comme pour la
méthode de l’article 9.8.2.2 ou de la méthode des bielles.

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Méthode combinée (suite)
Si l’on assimile la portion de parabole CE à une droite et avec la propriété de la tangente à une
parabole, on a : longueur horizontale de DE = longueur horizontale de EF = δ = α.a = 0,25 a
Compte tenu de l’écrêtage, le moment maximal est obtenu pour α = 0,25 (propriété de la parabole)

a/2
Pour A = B et a = b
δ δ
0,5 a/A α
α= = 0,25
2 M0 0,2 0,25
F
D 0,3 0,34
E ∆M
C 0,4 0,36
0,5 0,39
Pour une semelle filante sous voile béton : α = 0,5 (moment au nu) 0,6 0,41
Pour une semelle filante sous mur en maçonnerie α = 0,25 (figure) 0,7 0,43

On voit que la proposition de l’EC2 avec α = 0,35 est une valeur moyenne, un compromis entre
moment au nu et moment écrêté.

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Semelle avec moment
Flexion composée. Diagramme de contraintes du sol pour une semelle rectangulaire
A × B soumise à un effort normal N et à un moment M dans la direction de A
(excentricité e = M/N) :

• répartition trapézoïdale sur toute la largeur A : p1 et p2 tels que


p1 = N/(A.B).(1 + 6e/A) et p2 = N/(A.B).(1 - 6e/A)

• ou bien répartition constante (diagramme de Meyerhof) sur une longueur λ :


λ = A – 2 e et p = N / (λ.B)

Flexion déviée. Avec un effort normal N et deux moments Mx et My (excentricités ex


= Mx/N et ey = My/N) en répartition constante (diagramme de Meyerhof) :

p = k.p1.p2.A.B/N

avec p1 = N/(A.B)/(1 – 2ex/A) et p2 = N/(A.B)/(1 – 2ey/B) avec 0,889 ≤ k ≤ 1


(ou de manière conservative k = 1)

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Exemple de semelle rectangulaire
Données

Poteau carré : 0,30 × 0,30


Semelle carrée : 1,60 x 1,60
Charge en pied de poteau : NEd = 0,96 MN
Enrobage nominal (ANF) : 30 mm (béton de propreté)
h – dy = 30 + 1,5 Ø = 54 mm pour 2e lit Ø ≤ 16 supposé
Hauteur : h > (B – b) / 4 + 0,054 = 0,399 m, soit h = 0,40 (ce n’est pas obligatoire)
Hauteur utile : dy = 0,346 m et dx = dy + Ø = 0,362 m

Méthodes :
1 – EC2 § 9.8.2.2- ancrage des armatures avec zi = 0,9 d et ze = pris par rapport à un
plan situé à 0,15 b à l’intérieur du poteau
2 – Méthode des bielles des Règles Professionnelles (ex-DTU 13.11)
3 – Méthode des bielles de l’EC2 (§ 6.5)
4 – Méthode combinée dérivée de l’EC2 (flexion)

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Exemple – Méthode 1 de §9.8.2.2
NEd (B − 0,7b)2
• Sections d’armature : As =
7,2 d.B.fyd

0,96 × (1,6 − 0,7 × 0,3)2 × 10 4


Asx = = 10,22 cm2
7,2 × 0,362 × 1,6 × 435
0,96 × (1,6 − 0,7 × 0,3)2 × 10 4
A sy = = 10,70 cm2
7,2 × 0,346 × 1,6 × 435
• soit 6 HA 16 dans chaque direction

• Espacement :
soit : s = 270 B 1,6
sy = = = 0,267
n 6
• reste 125 sur chaque bord

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• Solution économique avec z calculé et diagramme incliné de l’acier

MEd = NEd.(B-0,7b)2/(8B) = 0,96×(1,6-0,7×0,3)2/(8×1,6) = 0,1449 MNm

µ =MEd/(B.d2.fcd) = 0,1449/(1,6 ×0,3462×16,7) = 0,0453 < 0,37

ξ = 1,25[1 - (1-2µ)0,5] = 1,25×[1-(1-2×0,0453)0,5] = 0,05797

εs = 3,5 (1-ξ)/ξ = 3,5 ×(1-0,05797)/0,05797 = 56,88 ‰ > 22,5 (classe A)

σs = fyd.[1 – (k-1).(εs-εs0)/(εuk-εs0)] = 435 ×[1-0,05×(22,5-2,17)/(25-2,17)] = 454,4 MPa

z = d.(1-0,4ξ) = 0,346×(1-0,4×0,05797) = 0,338 m

As = MEd/(z.σy) = 0,1449×104/(0,338 ×454,4) = 9,44 cm2

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Exemple – Méthode 2
Règles Professionnelles

NEd ( A − a) 0,96 × (1,6 − 0,3) × 10 4


As = = = 10,36 cm 2
8.d.f yd 8 × 0,346 × 435

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Exemple – Méthode 3 - Bielles EC2
d − d2 − 4a.A + 4a2
δ=
2

0,3 × 1,6 0,3 2


0,346 − 0,346 −2
+
4 4
δ= = 0,0985 m ( 25 % de h!!! )
2
a
tan θ = = 0,761 (37,3°)

N
- effort de traction des armatures : F = . cot θ = 0,631 m
2
F 0,631× 10 4
- section de l’armature : A s = = = 14,50 cm 2
f yd 435
- contrainte dans la bielle :
N 0,96  f  f
σ= = = 10,67 MPa < k 1.ν'.fcd = 1× 1 − ck . ck = 15 MPa OK
a.b 0,3 × 0,3  250  1,5

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Méthode 3bis - Bielles EC2 - Variante
• On considère que la hauteur 2δ de la bielle horizontale est déterminée par la
contrainte de compression du béton :
σc = σRd,max = k1.ν’.fcd, on a C = T = 2b.d.σRd,max avec σRd,max = (1- fck/250).fck/γC

N N A −a
T= . cot θ = . = 2 δ.b.σRd,max
2 2 4 (d − δ)

• Équation du 2e degré en δ de racine :

d − d2 − 4 α N .( A − a)
δ= avec α = Ed
2 16 b.σRd,max

On trouve : σRd,max = 15 MPa , α = 0,01733 , δ = 0,06075 m pour d = 0,346 m

cotθ = 1,167 , T = 0,56 MN et As = 12,88 cm2

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Exemple – Méthode 4
combinée adaptée de l’EC2 (flexion)
p = NEd / (A . B) = 0,96 / 1,62 = 0,375 MPa

MEd = p . (A – a) . (A . B – a . b) / 8
= 0,375 (1,6 – 0,3) × (1,62 – 0,32) / 8 = 0,1505 MNm

Calcul de flexion en ELU :

µ=
MEd
=
0,1505
= 0,047 z = 0,5d(1 + 1 − 2µ ) = 0,338 m
b.d .fcd 1,6 × 0,346 × 16,7
2 2

ξ = 1,25×[1-(1-2µ)0,5)] = 0,0602 → εs = 3,5(1-ξ)/ξ = 61,6 ‰ > 22,5

σs = fyd.[1+(k-1).(σs-εs0)/(εuk-εs0)] = 435×[1+0,05×(22,5-2,17/(25-2,17)] = 454,4 MPa

MEd 0,1505 × 10 4
As = = = 9,80 cm2
z.σs 0,338 × 454,4
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0,140

0,120

0,100
proposée
à l'axe
0,080
dist 0,3
dist 0,35
0,060 nu poteau
DTU

0,040

0,020

0,000
0 0,1 0,2 0,3 0,4 0,5 0,6 0,7
λ=a/A

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Application de la méthode combinée
adaptée de l’EC2

- Semelle filante sous murs en maçonnerie : moment à l’axe avec écrêtage


- Semelle filante sous voiles béton : moment au nu du voile (économie)

- Semelle rectangulaire sous platine métallique : moment à l’axe avec écrêtage


- Semelle rectangulaire sous poteau béton : moment mixte

Remarque. La méthode des bielles Règles Professionnelles (comme le DTU) ne


s’applique pas à des semelles filantes sous murs en maçonnerie, ni à des semelles
isolées sous platine métallique

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Exemple (suite)
Comparaison As
Rapport
pour d = 0,346 m (lit sup.) (cm2)
10,70 1
1 - Moment § 9.8.2.2
9,44 0,88

2 - Règles professionnelles 10,36 0,97

14,50 1,35*
3 - Bielles EC2 § 6.5
12,88 1,20*
11,11 1,04
4 – EC2 combinée
9,80 0,92

(*) Méthode à bannir car trop dispendieuse

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Semelles non armées
[§12.9.3]

• Semelle de hauteur hF peut être non armée si le débord a satisfait


l’inéquation :

hF / a ≥ (3 / 0,85) . (σgd / fctd)0,5

Avec σgd = contrainte de calcul du sol


fctd = résistance de calcul du béton à la traction a a

• ou bien la relation simplifiée : hF / a ≥ 2

hF

bF

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Semelle sur rocher [§9.8.4]
• Les semelles sur rocher, lorsque la contrainte du sol est supérieure à 5 MPa,
peuvent ne pas être armées avec des armatures inférieures, mais doivent
comporter des armatures pour résister aux efforts d’éclatement.
c

NEd
• Le diamètre de ces armatures est au minimum de 8 mm.

• Leur section est calculée par : b

As = 0,25 (1 – c / h) . (NEd / fyd) c


H
avec h = Min[b ; H] NEd
b

• Cette formule découle de


la méthode des bielles H

H b
b

a) Semelle avec h >= H b) Section droite c) Semelle avec h < H


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Étude du poinçonnement
[§6.4.1, §6.4.2, §6.4.3, §6.4.4]
Vérifier le cisaillement le long de tout contour de contrôle établi à une distance a du nu
du poteau, comprise entre 0 et 2 d
. de périmètre u = 2 b + 2 c + 2 π a
. d’aire A = (b + 2 a) c + (c + 2 a) b – b c + π a2
. de hauteur h (hauteur de la semelle au nu du poteau)

Hauteur utile moyenne : d = 0,5 (dx + dy)


Pourcentage d’armature moyen : ρ = (ρx . ρy)0,5
Cisaillement résistant : vRd = CRd,c . k (100 ρ fck)1/3 . (2d / a)
avec : CRd,c = 0,18 / γc ; k = 1 + (200 / d)0,5 ≤ 2

Effort : VEd,red = VEd – ∆VEd (à l’extérieur du cône)


VEd = effort apporté par le poteau
∆VEd réaction du sol situé à l’intérieur de la zone de contrôle (d’aire A) et qui se
transmet directement.

Contrainte de calcul : vEd = VEd,red / (u . d)

On vérifiera que pour toute zone de contrôle, avec 0 ≤ a ≤ 2d, on a : vEd ≤ vRd

juin 2010 Henry THONIER – T(12) 29


Poinçonnement avec charge
excentrée ou moment
Poteau rectangulaire : Flexion composée // côté b : vEd est à multiplier par β = 1+
k.MEd u1
.
VEd W1
• MEd = moment appliqué en pied de poteau
• W1 = 0,5 b2 + b . c + 4 c . d + 16 d2 + 2 π d . b
• b = côté du poteau parallèle à l’excentricité de la charge
• c = l’autre côté du poteau

b/c ≤ 0,5 1 2 ≥3
k 0,45 0,60 0,70 0,80
• u1 = périmètre du contour à une distance 2d du nu du poteau

e MEd
Pour un poteau circulaire de diamètre D : β = 1 + 0,6 π. avec e =
D + 4d VEd
2 2
 ey   ez 
• Flexion déviée d’un poteau rectangulaire intérieur : β = 1 + 1,8   + 
 b 
e et e = excentricités de M /V suivant les axes y et z  bz   y
y z Ed Ed
by et bz = dimensions hors tout du contour de contrôle

juin 2010 Henry THONIER – T(12) 30


Poinçonnement (suite)
b+2a
a

a
Vérification au nu du poteau :

c+2a
C
c

β.VEd b
v Ed = ≤ 0,4 ν.fcd
u0
périmètre u

Avec u0 = 2(b + c) = 1,2 m


B
0,96
v Ed = = 0,8 < 0,4 × 0,9 × 16,87 = 6 MPa
1,2
tronconique
éventuellement
50

b+2a
a
juin 2010 Henry THONIER – T(12) 31
0 <= a <= 2 d
Armatures de poinçonnement

Si vEd > vRd,c → armatures verticales (épingles ou étriers) calculés avec VEd d°
dalles
A sw ( v Ed − 0,75 vRd,c ).u1
=
sr 1,5 fywd,ef . sin α

avec u1 = 2(b + c) + 4π.d

juin 2010 Henry THONIER – T(12) 32


Exemple - Poinçonnement
- Hauteur moyenne : d = 0,5 (dx + dy) = 0,5 × (0,346 + 0,362) = 0,354 m
6 × 2,01× 10 −4 6 × 2,01× 10 −4
- Pourcentage moyen d’armatures : ρ = ρx .ρ y = . = 0,0021
1,6 × 0,362 1,6 × 0,346

[
- Contrainte de cisaillement résistante : vRd = Max CRd,c .k.(100 ρ.fck )1/ 3 ; 0,035 k1,5 .fck0,5 . ] 2ad
[ ] [
Avec CRd,c = 0,18/γC = 0,12 et k = k = Min 2 ; 0,2 / d = Min 2 ; 0,2 / 0,354 = 1,752 ]
v min = 0,035 k1,5 .fck
0,5
= 0,035 × 1,7521,5 × 5 = 0,406 MPa
2 × 0,354
vRd = Max[0,406 ; 0,367 ]. MPa
a
- Périmètre du contour : u = 2 b + 2 c + 2 π.a
- Aire située à l’intérieur du périmètre de contour :
A c = (b + 2 a).c + (c + 2 a).b − b.c + π.a2
- Effort de poinçonnement de calcul : VEd = NEd = 0,96 MN
- Réaction du sol dans la zone de contrôle (hors poids propre qui
ne génère pas de poinçonnement car uniformément répartie) :
0,96
σgd = = 0,375 MPa sur la surface Ac d’où ∆VEd = σgd.Ac = 0,375 Ac
1,6 × 1,6

juin 2010 Henry THONIER – T(12) 33


Exemple – Poinçonnement (suite)
Effort de poinçonnement à reprendre à l’extérieur de la zone de contrôle :
VEd,red = VEd − ∆VEd = 0,96 − 0,375 A c
VEd,red
- contrainte de cisaillement de calcul : VEd =
u.d

a u Ac ∆VEd VEd,red vEd vRd vEd / vRd


m m m2 MN MN MPa MPa
0 1,200 0,090 0,034 0,926 2,180 - -
0,071 1,645 0,191 0,072 0,888 1,526 3,600 0,376
0,142 2,090 0,323 0,121 0,839 1,134 2,029 0,559
0,212 2,535 0,487 0,182 0,778 0,867 1,352 0,641
0,283 2,979 0,682 0,256 0,704 0,668 1,014 0,658
0,354 3,424 0,908 0,341 0,619 0,511 0,811 0,630
0,425 3,869 1,167 0,438 0,522 0,381 0,676 0,564
0,496 4,314 1,456 0,546 0,414 0,271 0,580 0,468
0,566 4,759 1,778 0,667 0,293 0,174 0,507 0,343
0,637 5,204 2,130 0,799 0,161 0,087 0,451 0,194
0,708 5,648 2,514 0,943 0,017 0,009 0,406 0,021

juin 2010 Henry THONIER – T(12) vRd,c plafonné à 0,4ν.fcd = 3,6 MPa 34
Semelle filante
Flexion-Effort tranchant
• p = contrainte du sol en ELU

1 - Sous voile béton


Moment au nu [§ 5.3.2.2 (3)] : MEd = p.(A - a)2/8 → ξ → εs → σs → As

2 - Sous mur en maçonnerie


Moment écrêté [§ 5.3.2.3 (4)] : MEd = p.A.(A - a)/8 → ξ → εs → σs → As

3 – Effort tranchant au nu
VEd = p.(A – a)/2 ≤ VRd,c
VRd,c = 0,34 (fck)0,5/γC (car on bénéficie d’une redistribution transversale d’après ANF)

juin 2010 Henry THONIER – T(12) 35


Dispositions constructives § 5.9.8
Les effets de l’interaction sol-structure peuvent habituellement être négligés dans le cas des semelles de
liaison en tête de pieux. §5.1.2 (2)

Le calcul des armatures peut être fait au moyen de la méthode des bielles ou la méthode par
flexion §9.8 (2) (semelle sur pieux )

L’ancrage des armatures inférieures peut être assuré par des barres transversales soudées

La sur-largeur des semelles (sur pieux) doit tenir compte de l’ancrage des armatures inférieures

Des armatures supé


supérieures sont à pré
prévoir si elles sont né
nécessité
cessitées par des efforts de traction dus à des
moments [§9.8.2.1 (3) et §9.8.1 (3)]

Pour des semelles circulaires (cas assez rare) de diamètre B, on peut concentrer les armatures dans la
partie centrale de largeur 0,5 B ± 10 %, le reste de la semelle étant considéré comme du béton non
armé.

Les armatures inférieures transversales peuvent être omises si les armatures principales sont
supérieures au ferraillage minimal requis (semelle sur 3 pieux en cerces)

Le diamètre minimal des armatures principales est de 8 mm

Si les efforts sont peu importants, on peut ne pas disposer d’


d’armature, sauf celles né
nécessaires à la
reprise des efforts d’é
d’éclatement
clatement pour des semelles sur rocher [§9 .8.4]

On peut considérer que la compression provoquée par la réaction d’appui du pieu se diffuse avec un angle
de 45° à partir du bord de celui-ci (à 50 mm au-dessus de la base de la semelle, au moins). Cette
compression
juin 2010 peut être prise en compte Henry
dansTHONIER
le calcul de longueur d’ancrage (coefficient α5).
– T(12) 36
Optimisation de l’ancrage des barres
d’une semelle rectangulaire
bord de la semelle

bord de la semelle
Lbd Lbd
FR,max FR,max

axe de la semelle

axe de la semelle
λ1 Fs,max Fs,max
Fs Fs
∆F Fs,max/2
FR FR
c

λ 0,35a λ2 λ3
λ 0,35a
Cas où λ1,max > 0 Cas où λ1,max = 0
Une barre sur deux peut être arrêtée avec une
Crochets obligatoires longueur 2λ 3 + 0,7a

∅ σ sd
Calcul de L bd = α1.α 2 .α 3 .α 4 .α 5 . .
4 2,25η1.η2 .fctd

juin 2010 Henry THONIER – T(12) 37


Optimisation de l’ancrage des barres
d’une semelle rectangulaire (suite)
Pour toute abscisse x : fyk  (k − 1).(εs − εs0 ) 
σsd = .1 + 

NEd x.( A − x − 0,7a) γs  εuk − εs0 
M( x ) = .
2 A FR,max = A s,prov .σsd
M( x )
µ=  x−c 
B.d2x .fcd FR = FR,max .Min1 ; 

(
ξ = 1,25 . 1 − 1 − 2µ )  Lbd 

ε .(1 − ξ) Πα = α1.α2.α3.α4.α5
εs = cu2
ξ
Effort d’adhérence par unité de longueur
z x =dx (1 − 0,4ξ)
M( x ) π∅ 2x
Fs = nx . .σ sd
Fs 4 n .π.∅.fbd
zx ϕ= = = x
L bd ∅ σ Πα
Π α . x . sd
4 fbd
juin 2010 Henry THONIER – T(12) 38
Optimisation de l’ancrage des barres
d’une semelle rectangulaire (suite)
∆F
• ∆F = FR – Fs → déficit de longueur d’ancrage : λ1 =
ϕ
• Si ∆F > 0 : crochets non nécessaires et 1 barre sur deux courte
• Si ∆F < 0 : crochets obligatoires

Longueur des barres courtes :


Dans le cas où λ1,max ≤ 0, on peut utiliser le cas b) de la figure ci-dessus.

 FR,max 
La distance λ2 vaut : λ 2 = λ.1 − 1 − 
 2Fs,max 

La longueur d’une barre sur deux vaut : L1 = A – 2 c1


et une barre sur deux : L2 = A – 2 λ 2

Ou bien en alternance avec des barres de mêmes longueurs L = A – λ2, mais décalées

juin 2010 Henry THONIER – T(12) 39


Optimisation de l’ancrage des barres
d’une semelle rectangulaire (suite)
• En cas de crochet, on vérifie que le déficit d’ancrage (avec le Πα correspondant à
un crochet, en particulier α1) est compensé par la surlongueur du crochet par
rapport à une barre droite, et avec un mandrin de Øm0 = 4Ø (ou 7 Ø si Ø > 16)

• 2 λ1 − 8 ∅ − θ.∅
On vérifie que ∅m ≥ et ∅ m ≥ ∅ m0
θ −1 5Ø
D

c Ø

• Sinon, on doit appliquer l’équation 8.1 de l’EC2


Øm/2

pour le calcul de Øm θ
C B

λ1 A

juin 2010 Henry THONIER – T(12) 40


Rappel Recommandations
Professionnelles

• Si Lbd > A/4 : crochets à toutes les barres

• Si A/8 < Lbd ≤ A/4 : toutes les barres sont droites et sans crochets, de longueur A

• Si Lbd <= A/8 : la moitié des barres est de longueur A et l’autre moitié est de
longueur 0,8 A pour une semelle rectangulaire et 0,75 A pour
une semelle filante

juin 2010 Henry THONIER – T(12) 41


Enrobage : cnom = 30 mm pour un béton coulé au contact d’un sol ayant reçu une préparation (y compris béton de propreté)
cnom = 65 mm béton coulé au contact direct du sol
SEMELLE RECTANGULAIRE A× ×B SEMELLE FILANTE A
A −a B −b A −a
Hauteur totale h = Max ; + 0,05 m h= + 0,05 m
 4 4  4
Hauteur utile dx = h − cnom − 1,5 ∅ et dy = h − cnom − 0,5 ∅ d = h − cnom − 0,5 ∅

Poinçonnement Faire tableau de calcul pour tout contour compris


-
entre 0 et 2d du nu du poteau
N .( A − 0,7a)2 NEd.(B − 0,7b)2 NEd.( A − a)2
Mx = Ed My = M=
8A 8B 8A
Mx My M
µx = µy = µ=
B.d2x.fcd A.d2y .fcd d .fcd 2
Armatures
(
zx = 0,5 dx . 1 + 1− 2µx ) (
z y = 0,5 dy . 1 + 1 − 2µ y ) (
z = 0,5 d. 1+ 1− 2µ )
Mx My M
A sx = Asy = As =
z x .fyd zy .fyd z.fyd
Crochets pour toutes les A B A
< Lbd < Lbd < Lbd
barres si : 4 4 4
Barres droites sur toute A
< Lbd ≤
A B B A A
< Lbd ≤ < Lbd ≤
largeur si : 8 4 8 4 8 4
A B A
Si : Lbd ≤ Lbd ≤ Lbd ≤
une barre sur deux sur 8 8 8
toute largeur et une barre
sur deux de longueur : 0,8 A 0,8 B 0,75 A

juin 2010 Henry THONIER – T(12) 42


Semelle filante - Exemple
NEd = 0,25 MN/m (charge en pied de poteau) a
a = 0,20 m (épaisseur voile béton)
h0 = 0,80 m (profondeur)

σgr,Rd = 0,2 MPa (sol)


h0

fck = 25 MPa h

fcd = 25/1,5 = 16,7 MPa A

fcm = 2,6 MPa


fctd = 0,7 x 2,6 / 1,5 = 1,213 MPa
fyk = 500 MPa d = 0,35 – 0,03 – 0,005
= 0,315 m en supposant Ømax = 10 mm
A = NEd / (σgr,Rd – 0,022h0) = 1,37 m
arrondi à A = 1,40 m
h = (1,4 – 0,2) / 4 + 0,04 = 0,34 m arrondi h = 0,35 m
σgr = [(0,25 + 0,35 x 0,025 + (0,8 – 0,35) x 0,2 x 0,022 + (1,4 – 0,2) x (0,8 – 0,35) x
0,018] / 1,4 = 0,196 MPa < 0,2 OK
MEd = σgr x (1,4 – 0,2)2 / 8 = 0,03526 MNm
µ = 0,03526 / (0,3152x16,7) = 0,02128 < 0,37 → ξ = 1,25 x [1 – (1-2x0,02128)0,5] = 0,0269

juin 2010 Henry THONIER – T(12) 43


εs = 3,5 x (1 – 0,0269 / 0,0269 = 126,7 ‰ > 22,5 → εs = 22,5 ‰
σs = (500 / 1,15) x [1 + (1,05 – 1) x (22,5 – 2,17) / (25 – 2,17)] = 454,1 MPa
z = 0,315 x (1 – 0,4 x 0,0269) = 0,3116 m
As = 0,03526 x 104 / (0,3116 x 454,1) = 2,49 cm2/m
En HA8 : s = 0,5 / 2,49 = 0,201 m arrondi à 0,20 m et n = 5 barres/m
1,00
Longueur d’ancrage
α2 = 1 – 0,15 (c/Ø – 1) = 1 – 0,15 x (30/8 – 1) = 0,588 < 0,7 → α2 = 0,7
α3 = 1 car barre secondaire au-dessus de l’armature principale
α5 = 1 – 0,04 x 0,196 = 0,992
α2.α3.α5 = 0,695 < 0,7 → α2.α3.α5 = 0,7
fbd = 2,25 x 1,213 = 2,73 MPa
Lbd = (MEd x α2.α3.α5 ) / (z.n.π.Ø.fbd)
1,40
= (0,03526 x 0,7) / (0,312 x 5 x π x 0,008 x 2,73) = 0,231 m
λ = 0,5 x 1,4 – 0,5 x 0,2 = 0,60 m (0,6 m pour un mur en maçonnerie)
Lbd/λ = 0,385 < 0,5 donc barres alternées courtes, sans crochet
de longueur :
Lbar = A – 0,58 λ - 2 c = 1,40 – 0,29 x 0,6 – 0,06 = 0,992 m arrondi à 1,0 m

juin 2010 Henry THONIER – T(12) 44


Semelle carrée sous poteau BA
Le même exemple que précédemment : poteau 0,3 m x 0,3 m sur semelle 1,6 m x 1,6 m
armée de 5 HA16, s = 400 dans chaque direction = 10,05 cm2 > 9,44 et ancrée à une profondeur de 0,80 m.

Contrainte du sol :
σgr = [(0,96 + 0,8 x 0,025 x 1,62 – (0,8 – 0,4) x (0,32) x (0,025 – 0,018)] / 1,62 = 0,395 MPa

1 – Lit inférieur, enrobage au nu : c = 30 mm


µ = 0,1449 / (1,6 x 0,3622 x 16,7) = 0,04138 → ξ = 0,05284 → εs = 62,7 ‰ > 22,5 → σs = 454,4 MPa
z = 0,3543 m
α2 = 1 – 0,15 x (30/16 -1) = 0,869 > 0,7
α3 = 1 car lit inférieur
α5 = 1 – 0,04 x 0,395 = 0,984 > 0,7
α2.α3.α5 = 0,855 > 0,7
Lbd = (MEd x α2.α3.α5 ) / (z.n.π.Ø.fbd) = 0,1449 x 0,855 / (0,3543 x 5 x π x 0,016 x 2,73) = 0,510 m (31,8 Ø)
λ = 1,6/2 – 0,35 x 0,3 = 0,695 m
FR,max = 5 x 2,01 x 454,4 x 10-4 = 0,4567 MN et Fsmax = 0,1449 / 0,3543 = 0,4090 MN
Pente parabole = 2 Fsmax / λ = 1,177 > pente droite = FRmax / Lbd = 0,8955 → crochets obligatoires
Avec → Øm = 4 Ø = 64 mm et partie droite après courbure = 5 Ø = 80 mm

juin 2010 Henry THONIER – T(12) 45


2 – Lit supérieur, enrobage au nu : c = 30 + 16 = 46 mm
µ = 0,1449 / (1,6 x 0,3462 x 16,7) = 0,0453 → ξ = 0,05797 → εs = 56,9 ‰ > 22,5 →
σs = 454,4 MPa
z = 0,3380 m
α2 = 1 – 0,15 x (46/16 -1) = 0,719 > 0,7
α3 = 1 – 0,05 x 1 = 0,95 en ne retenant qu’une seule barre transversale
α5 = 1 – 0,04 x 0,395 = 0,984 > 0,7
α2.α3.α5 = 0,719 x 0,95 x 0,984 =0,672 < 0,7
Lbd = (MEd x α2.α3.α5 ) / (z.n.π.Ø.fbd) = 0,1449 x 0,7 / (0,3380 x 5 x π x 0,016 x 2,73)
= 0,437 m (27,3 Ø)
λ = 1,6/2 – 0,35 x 0,3 = 0,695 m
FR,max = 5 x 2,01 x 454,4 x 10-4 = 0,4567 MN et Fsmax = 0,1449 / 0,338 = 0,4287 MN
Pente parabole = 2 Fsmax / λ = 1,234 > pente droite = FRmax / Lbd = 1,045 → crochets
obligatoires
Avec → Øm = 4 Ø = 64 mm et partie droite après courbure = 5 Ø = 80 mm

Remarque. Si crochets ne sont pas obligatoires, compte tenu du peu de nombre de barres
et du fait d’une concentration d’effort dans la zone centrale, il est préférable de prendre des
barres droites toute longueur, soit 1,60 – 2 x 0,03 = 1,54 m

juin 2010 Henry THONIER – T(12) 46


Choix du diamètre, crochets ou non
diamètre Ø mm 5HA16 5HA16 8HA12 9HA12
lit inf. sup. inf. sup.
enrobage au nu c mm 30 46 30 42
hauteur utile d m 0,362 0,346 0,364 0,352
bras de levier d m 0,3543 0,3380 0,3564 0,3441
section nécessaire As,rqd cm2 9,00 9,44 8,95 9,27
coefficient α2 0,869 0,719 0,775 0,7
coefficient α3 1 0,95 1 0,95
longueur d'ancrage Lbd m 0,5096 0,4374 0,3766 0,3182
effort résistant FR,max MN 0,457 0,411 0,402
effort agissant FS,max MN 0,409 0,429 0,407 0,421
pente parabole p1 MN/m 1,177 1,234 1,170 1,212
pente droite p2 MN/m 0,896 1,044 1,091 1,453
conclusion crochets crochets crochets droites

juin 2010 Henry THONIER – T(12) 47


Semelle sur 1 pieu
● A traiter comme une bielle (§ 6.5.3) a

ou une semelle sur rocher (§ 9.8.4)

● Efforts de traction horizontal :


T = 0,25 NEd. Max[1 – a/A ; 1 – D/A] A H

Exemple.
Poteau carré : a = 0,40 m, longueur libre 3 m et
longueur de flambement L0 = L = 3 m D

Pieu diamètre : D = 0,60 m


Charge ELU : NEd = 2,12 MN
Largeur semelle : A = D + 0,1 = 0,70 m (+ si
excentricité)
Hauteur semelle : H = 0,75 B = 0,525, arrondi à H =
0,55 m 4cad.HA8x2.680
630

T = 0,25 × 2,12 × Max[1-0,4/0,7 ; 1 – 0,6/0,7] = 630

0,227 MN Volume béton : 0,269 m3


As = 0,227 × 104 / HA8
Quantité 435 = 5,22 cm2
à répartir sur Min[A
Longueur ; H] =m0,55 m
: 22,17 2x4ép.HA8x790

Poids : 8,74 kg 630

8ép.HA8x640
Densité : 32,4 kg/m3 480

juin 2010
Coffrage : 1,54 m2 Henry THONIER – T(12) 48
Semelle sur 1 pieu - Excentricité
Cas n° 1. Pieu armé au % mini de 0,5 % avec un enrobage à l’axe de 60 mm, soit d’/d
= 0,1
Contrainte limite du béton du pieu : 12 MPa → NRd = 0,283 × 12 = 3,393 MN

L’excentricité constatée après exécution : e = 43 mm.

η = e/D = 0,043/0,6 = 0,0717 et ν = NEd/NRd = 2,12/3,393 = 0,625

Par lecture de l’abaque, on constate que le point représentatif


(ν , η) = (0,625 ; 0,0717) est en dessous de la courbe 0,5 %.
Pour 0,5% et ν = 0,625, on a η = 0,165 > 0,0717

Le pieu peut reprendre à lui seul l’excentricité.

Dans le cas contraire, on peut prendre en compte la résistance du poteau et/ou


disposer des longrines de redressement.

juin 2010 Henry THONIER – T(12) 49


Excentrement relatif en fonction de la charge relative

=exc/D
0,00% 0,50% 1,00% 2,00% 3,00% D/8 d'/d=0,1 Abaque d’interaction
pour d’/d = 0,1
0,5

0,45

0,4

0,35

0,3

0,25

0,2

0,15

0,1

0,05

0
0,2 0,3 0,4 0,5 0,6 0,7 0,8 0,9 1 1,1 1,2 1,3 1,4 ν = NEd/(f*cd.πD2/4)
1,5

juin 2010 Henry THONIER – T(12) 50


Excentrement relatif en fonction de la charge relative

Abaque d’interaction
=exc/D 0,00% 0,50% 1,00% 2,00% 3,00% D/8 d'/d=0,2 pour d’/d = 0,2
0,5

0,45

0,4

0,35

0,3

0,25

0,2

0,15

0,1

0,05

0
0,2 0,3 0,4 0,5 0,6 0,7 0,8 0,9 1 1,1 1,2 1,3 1,4 ν = NEd/(f*cd.πD2/4)
1,5

juin 2010 Henry THONIER – T(12) 51


Semelle sur 1 pieu – Excentricité
(suite)
• Exemple n° 2. Les mêmes données que précédemment mais avec une excentricité
constatée = 120 mm suivant Ox et 45 mm suivant Oy
• e = (1202 + 452)0,5 = 128,2 mm > η = 0,165 x 600 = 99 mm

Prise en compte de la résistance du poteau avec la réaction du sol pour le pieu


(k = 10 MN/m3)
Posons : β = [16k/(π.D3.E0)]0,25 = [16×10/(π×0,63×31000)]0,25 = 0,2953
K = (α.E.I)/(β.E0.I0.L) = (3×31000×0,44/12)/(0,2953×31000×π×0,64/64×3) = 1,136
C0 = MEd/(1 + K) = 0,1282×2,12/2,136 = 0,1273 MNm pour le pieu

Moment en pied de poteau à reprendre par le poteau :


0,1282×2,12 – 0,1273 = 0,1445 MNm, soit une excentricité 0,1445/2,12 = 0,06815 m

C0 M − C0
ω= = Ed
β.E0 .I0 α.E.I / L
juin 2010 Henry THONIER – T(12) 52
Pieu excentré (suite)
avec une excentricité :
. du 1er ordre = 0,6 x 68,15 = 40,9 mm (EC2, Eq. 5.32 et ACI 318,§ 5.8.8.2)
. imperfection géométrique du poteau : e0 = max[20 mm ; 3000/400] = 20 mm
Calcul avec le programme N° 102 → NRd = 2,174 MN > 2,12 avec 4HA20 + 4HA14
(1,17%) > % mini
• Le pieu et le poteau équilibrent à eux seuls l’excentrement constaté.

• Si l’on ne veut pas modifier le ferraillage initial du poteau (sans excentrement de


pieu, on trouvait NRd = 2,32 MN avec 4HA14), on peut ajouter une ou 2 longrines.

• le programme Excel n° 115.


• On trouve une seule longrine de 0,25 x 0,354 m (arrondi 0,36 m, voire 0,40 m)
armée avec 5,14 cm2 (2HA14 + 1HA16 = 5,09), en tenant compte du fait que le
poteau ne peut reprendre qu’un moment 2,12×0,099 = 2,1 MNm avec le
ferraillage 4HA14 existant.

C0 C1 M − C0 − C1
ω= = = Ed
β.E0 .I0 α1.E1.I1 / L1 α.E.I / L
juin 2010 Henry THONIER – T(12) 53
Semelles sur 2 pieux
P

Méthode des bielles EC2 § 6.5

• Même raisonnement où la distance h

horizontale entre pieds de bielle est égale à


la distance entre axes des pieux (≥ 3 Ø)

• Méthode à bannir pour la même raison de


surcoût que pour les semelles superficielles

• On remplace B par 2e avec e = entre axes e


des pieux

d d2 b.e b2
δ= − − + b B
2 4 8 16
A

∆M
juin 2010 Henry THONIER – T(12) 54
SEMELLE ISOLÉE SEMELLE SUR 2 PIEUX
b
b

Schéma B

Hauteur utile d : (2 D – b) / 4
- minimale (B – b) / 4
- conseillée (Lebelle, Blévot-Frémy) 1,3 (2 D – b) / 4

Hauteur totale h : (béton de propreté) d + 0,05 d + 0,06

Hauteur δ : d d 2 b.B b 2 d − d2 − b.e / 2 + b2 / 4


− − + δ=
2 4 16 16 2
Section d’armature As : 4.N.δ 4.N.δ
2.b.fyd 2.b.fyd
Inclinaison de la bielle tgθ b b
4.δ 4.δ
Contrainte dans bielle sup. N N
≤ k1 . ν’ . fcd b.b' b.b'

Contrainte dans bielle inf. 2.N


≤ k2 . ν’ . fcd
π∅sin θ[∅ + 2(h − d).cotgθ]
- 2

juin 2010 Henry THONIER – T(12) 55


Semelles sur pieux (suite)
Méthode combinée
• Réaction d’appui : R = P(B – b)/B ∆M = R.a/8
• Moment écrêté sur largeur (B - b) : M1 = P.(B - b)/B × (e/4 – a/8)
• Moment au nu sur largeur b : M2 = (P/2) × (b/B) ×(e/2 – a/2)
• Moment total = (P/8) ×[(B-b)/B ×(2e - a) + 2b/B (e - a)] = (P/8)[2e – a – a.b/B]

Semelle sur deux pieux – Moment de calcul


Poteau en béton Platine métallique
.(2 e − a )
NEd  a.b  NEd
M= . 2 e − a −  M=
8  B  8

M
Moment réduit : µ =
b.d2.fcd
Bras de levier : z = 0,5 d.(1 + 1 − 2µ )
M M
Section de l’armature : A s = (ou A s = avec σsd ≥ fyd)
z.fyd z.σsd

e = entre axes des pieux


juin 2010 Henry THONIER – T(12) 56
SEMELLE SUR 2 PIEUX
EFFORT TRANCHANT
• Côté d’un pieu carré de même section : a’ = Ø.(π/4)0,5

• Distance entre poteau et « pieu carré » av = e/2 - a/2 – a’/2

• Ratio β = av/(2d) compris entre 0,25 et 1

• Vérifier la bielle : β.VEd ≤ 0,5 bw.d.ν.fcd


avec ν = 0,6 (1 – fck/250) bw = Min[b ; a’]

• Armature d’effort tranchant : Asw = β.VEd / fywd

• À disposer sur la longueur 0,75 av, centrée entre poteau et pieu « carré »

δ = distance entre axes des pieux, a = côté du poteau // δ,


b = autre côté du poteau
d = hauteur utile de la semelle, Ø = diamètre du pieu

juin 2010 Henry THONIER – T(12) 57


Semelles sur 2 pieux
Recommandations Professionnelles
découle des essais de Blévot-Frémy (Annales ITBTP-1967)
• Inclinaison de la bielle : θ entre 45° et 55° au choix
e a
• Hauteur utile (e = distance entre axes de pieux) :
d ≥  − . tan θ
2 4
1,15 NEd .e  a 
• Section d’armature inférieure : As =  1 − 
4 d.fyd  2 e 

• Largeur B = Øpieu + 2 x tolérance d’implantation


NEd 2 NEd
• Contrainte de compression dans la bielle : et ≤ 0,9 fck
a.b. sin θ
2
π∅pieu sin θ
2 2

• Contrainte conventionnelle de cisaillement : NEd / (1,75 B . h) < 1,75 fctm sinon barres relevées

• Armatures supérieures de section 0,125 à 0,2 fois la section des armatures inférieures
• Cadres en HA 10 tous les 0,12 m (soit 13,08 cm2/m) pour NEd ≤ 1,1 MN, section à majorer au
prorata pour charges supérieures
a et b = dimensions du poteau
e = distance entre axes des pieux
d = hauteur utile de la semelle
h = hauteur de la semelle
juin 2010 Henry THONIER – T(12) 58
Semelle sur 2 pieux - Exemple
1 - Méthode des bielles ⊥ EC2

δ = 0,5 [d – (d2-b.e/2 + b2/4)0,5] = 0,5 [1,335 – (1,3352-0,7×2,4/2 + 0,72/4)0,5] = 0,1516 m


cotθ = 0,25 (2e – a) / (d – δ) = 0,25 × (4,8 – 0,7)/(1,335 – 0,1516) = 0,866
T = 0,5 NEd.cotθ = 0,5 × 5,332 × 0,866 = 2,309 MN
As = T / fyd = 2,309 × 104 / 435 = 53,08 cm2 (hors poids propre)

2 - Méthode des bielles mini EC2

2δ = épaisseur minimale de la bielle horizontale supérieure travaillant à


σRd,max = k1.ν.fcd = (1-fck/250).fck/γC = 17,6 MPa
T = C = effort de traction du tirant inférieur = compression de la bielle horizontale
supérieure = 0,5 NEd.cotθ = 2 δ.σRd,max avec cotθ = 0,25 (2e – a) / (d – δ)
Équation du 2e degré en δ : δ = 0,5 [d – (d2- 4α)0,5]
avec α = NEd.(2e – a)/(16 b.σRd,max) = 5,432 (4,8 – 0,7)/(16×0,7 ×17,6) = 0,1109
Soit δ = 0,5 (1,335 – [1,3352 - 4×0,1109]0,5) = 0,089 m
cotθ = 0,25 × (4,8 – 0,7) / (1,335 – 0,089) = 0,8226
T = 0,5 × 5,332 × 0,8226 = 2,193 MN et As = 2,193 × 104 / 435 = 50,42 cm2 (hors pp)

juin 2010 Henry THONIER – T(12) 59


Exemple (suite)
3 - Méthode des Recommandations Professionnelles (§ 9.8.1b)

cotθ = 0,25 (2e – a) / d = 0,25 × (4,8 – 0,7)/1,335 = 0,7678 → θ = 52,48°


(entre 45° et 55° OK)
T = 1,15 NEd . δ .(1 – 0,5 a / e) / (4 d) = 1,15 × 5,332 × 2,4 × 104 / (4 × 435) = 54,11 cm2
(11HA25)

Contraintes dans les bielles :


σc1 = NEd . (1 + cot2θ) / (a.b) = 5,332 × (1 + 0,76782) / (0,7 × 0,7) = 17,0 < 0,9 fck = 27 MPa OK
σc2 = 2 NEd . (1 + cot2θ) / (π.D2) = 2 × 5,332 × (1 + 0,76782) / (π × 0,82) = 8,28 < 27 MPa OK

Cisaillement : vEd = NEd / (1,75 B.h) = 5,332 / (1,75 × 1 × 1,38) = 2,21 < 1,75 fctm
= 1,75 × 2,9 = 5,08 MPa OK

Armatures transversales : 1 cadre HA12, s = 0,12 m,


soit (Asw/s) = 2 × 1,13 / 0,12 = 18,83 cm2/m

Correctif pour NEd > 1,1 MN : 18,83 × 5,332 / 1,1 = 91,29 cm2/m, soit avec 11 brins
1 cad. HA12 + 9 ép. HA12 = 2,43 cm2, espacement = 12,43 / 91,29 = 0,136 m (136 mm)

juin 2010 Henry THONIER – T(12) 60


Exemple (suite)
4 - Méthode combinée

MEd = 0,125 NEd . (2e – a – a.b/B) = 0,125 × 5,332 × (4,80 – 0,7 – 0,7 × 0,7 / 1) = 2,406 MNm
µ = MEd / (B.d2.fcd) = 2,406 / (1 × 0,7 × 1,3352 × 20 ) = 0,0675 < 0,37
ξ= 1,25 (1 – [1 – 2 µ]0,5) = 0,08743 → εs = 3,5 ξ / (1 – ξ) = 36,53 < 45 ‰
σsd = fyd [1 + (k-1).(εs – εs0) / (εuk – εs0)] = 435 [1 + 0,08 × (36,53 – 2,17) / (50 – 2,17)] = 460 0

z = 0,5 d [1 + (1 – 2µ)0,5] = 0,5 × 1,335 × [1 + (1 – 2 × 0,0675)0,5] = 1,288 m


As = MEd / (z.σsd) = 2,406 × 104 / (1,288 × 460) = 40,60 cm2

p1=NEd/a
5 - Programme n° 122
L0 δ1-a/2 a δ2-a/2 L0
Les charges sont rentrées sous formes de charges
réparties pour le poteau et le poids propre de la p2=±6MEd/a2
semelle.
Un moment en pied de poteau se traduit en une charge
en deux triangles opposés.
p3=0,025γG.B.H
On trouve : As = 40,64 cm2

juin 2010 Henry THONIER – T(12) 61


Exemple (suite)
• Action du poids propre (section d’armature longitudinale approchée) :
M = 1,35×0,025 B.H.[e2/8–(A-e)2]/8 = 0,025×1×1,38×[2,42/8-(3,5-2,4)2]/8 = 0,0265 MNm
Prenons z ≈ 0,95 d = 0,95 × 1,38 = 1,311 m → As = 0,0265 × 104 / (1,311 × 435) = 0,46 cm2
Avec méthode 4 : As = 40,6 + 0,46 = 41,06 cm2 → 9HA25 (44,19)

• Effort tranchant
Côté d’un pieu carré de même section : a’ = D.(π/4)0,5 = 0,709 m
Distance entre poteau et « pieu carré » av = e/2 - a/2 – a’/2 = 1,2 – 0,35 – 0,354 = 0,495 m
Ratio β = av/(2d) = 0,495 /(2× 1,335) = 0,186 < 1 (compris entre 0,25 et 1 ?) donc β = 0,25

Armatures d’effort tranchant : Asw = β.VEd / fywd = 0,666× 104/435 = 15,31 cm2
à disposer sur la longueur 0,75 av = 0,371 m centrée entre poteau et pieu « carré »
1 cad.8 + 7 ép. HA8 , n = 15,31 / (9×0,5) = 3,4 → 4 cours avec s = 0,75av/(n-1) = 0,124 m
Pour les autres zones, espacement 2s maxi = 248 mm maxi

Bielle :
β.VEd = 0,25×5,335/2 = 0,666 MN ≤ 0,5 bw.d.ν.fcd = 0,5×0,7×1,335×0,528×20 = 4,93 MN OK
avec ν = 0,6 (1 – fck/250) = 0,528 bw = Min[b ; a’] = 0,7 m

juin 2010 Henry THONIER – T(12) 62


Semelle sur 2 pieux - Comparaison

Méthode As (cm2)

1 bielles EC2 ⊥ 53,08 100%

2 bielles EC2 mini 50,42 95%

3 R.P. 54,11 102%

4 combinée 40,60 76%

juin 2010 Henry THONIER – T(12) 63


SEMELLE SUR 2 PIEUX L'auteur n'est
pas responsable
Données de l'usage fait
a 0,7 m longueur poteau // Ox de ce programme
b 0,7 m largeur poteau // Oy H. Thonier
NG 2,25 MN charge permanente en pied de poteau 4 juin 2010
NQ 1,05 MN charge variable en pied de poteau a

MG 0 MNm moment permanent en pied de poteau


MQ MNm moment variable en pied de poteau
γG 1,35 coeff. sur charges permanentes
γQ 1,5 coeff. sur charges variables
fck 30 MPa béton H
γC 1,5 d°
fyk 500 MPa acier
γS 1,15 d°
classe B d° deb deb
Ø 25 mm diamètre armature inférieure
Øt 8 mm diamètre armature transversale
δ1 δ2
∆cdev 5 mm tolérance d'exécution
D 0,8 m damètre des pieux
D D
NRd 3,4 MN force portante d'un pieu donnée par le géotechnicien
liant =1 si CEMI sans cendres volantes, sinon 0 A
classexpo XC2 XA1 4 classes d'exposition possibles simultanées
ϖ 0,025 MN/m poids volumique béton

Dimensions
imposées conseillées retenues
δ1 1,2 1,2 m distance entre l'axe du pieu droit et l'axe du poteau
δ2 1,2 1,2 m distance entre l'axe du pieu gauche et l'axe du poteau
p1=NEd/a
A 3,5 3,5 m longueur de la semelle
B 1 1 m largeur de la semelle
H 1,38 1,383 1,38 m hauteur de la semelle L0 δ1-a/2 a δ2-a/2 L0
2,4 m entre axes des pieux = 3 D
p2=±6MEd/a2
Cas de charges
G Q1 Q2 Q3 Q4
N 2,25 1,53 MN effort verticaux centrés en pied de poteau p3=0,025γG.B.H
M MNm moments en pied de poteau
F MN effort horizontal en pied de poteau
juin 2010 Henry THONIER – T(12) 64
Combinaisons de cas de charges En pied de poteau Moments dans la semelle Efforts tranchants Charges sur pieux
γG γQ1 γQ2 γQ3 γQ4 NEd MEd FEd Mmax Mg Md Mpond Vg Vd Rg Rd
1,35 1,5 5,3325 0 0 2,759 2,2899 2,2899 2,4308 2,6826 2,6826 2,7478 2,7478
0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
1 combinaison max 5,3325 0 0 2,759 2,2899 2,2899 2,4308 2,6826 2,6826 2,7478 2,7478
min 5,3325 0 0 2,759 2,2899 2,2899 2,4308 2,6826 2,6826 2,7478 2,7478
81% 81%
Calcul des armatures longitudinales fyd 434,8 MPa contrainte de calcul acier
inférieuressupérieures fcd 20,0 MPa contrainte béton
MEd 2,4308 0 MNm moment de calcul dans la semelle (Mpond,max) fctm 2,9 MPa d°
µ 0,0682 0 < 0,37 ? moment réduit fctd 1,3533 MPa d°
ξ 0,0884 0 hauteur relative de la partie comprimée fbd 3,045 MPa d°
εs 36,077 0 ‰ allongement de l'armature cmin 20 mm enrobage minimal
σsd 459,44 434,783 MPa contrainte de l'armature cnom 25 mm enrobage nominal
z 1,287 1,335 m bras de levier d 1,335 m hauteur utile
2
As 41,10 5,14 cm armature nécessaires k 1,08 coeff. acier
εuk 50 ‰ allongement ultime acier

juin 2010 Henry THONIER – T(12) 65


Effort tranchant Mt 0,2012 MNm moment de porte-à-faux transversal
à gauche à droite µ 0,0081 < 0,37 ?
a' 0,709 0,709 m côté du pieu carré équivalent ξ 0,0101
av 0,496 0,49551 m distance libre entre pieu équivalent et poteau εs 45 ‰
av /d 0,3713 0,37131 ratio à comparer à 0,5 et 2 σsd 465,93 MPa
β 0,25 0,25 coefficient de réduction de l'effort tranchant z 1,329 m
VEd 2,706 2,706 MN effort tranchant maximal = Vg ou Vd + γG.×0,025×B×H×δ/2 As 3,25 cm2 section de cadres
bw 0,700 0,700 m largeur minimale de la bielle s 108 m espacement en HA8
VRd 4,932 4,932 MN Eq.6.5 : 0,5bw.d.ν.fcd
OK OK 55% longueur smax nombre s
2
Asw 15,56 15,56 cm section des cadres m mm espaces retenu
0,75av 0,372 0,372 m longueur de répartition des cadres départ 0,100 1 98
n 4 4 nombre de cours de cadres zone latérale gauche 0,866 248 4 217
s 0,124 0,124 m espacement des cadres zone critique gauche 0,372 124 3 124
zone centrale 0,824 108 8 103
zone critique droite 0,372 124 3 124
zone latérale droite 0,866 248 4 217
Suite des espacement des cadres (mm) fin 0,100 1 98
23 x (1cad.HA8 x 4720 + 7ép.HA8 x 1490) total 3,500 22 3500
98
4 x 217
3 x 124 1330
8 x 103
3 x 124 950
4 x 217
98

juin 2010 Henry THONIER – T(12) 66


Ancrages des armatures inférieures et mandrin de cintrage attentes poteau
courbes si moment
barres 2cad.
ext int armatures supérieures
nombre 2/9 7/9
ab 33 44 mm distance
α1 1 1 coefficient cadres et épingles

α2 1 1 d°
σc 0 5,38268 MPa contrainte de compression du béton au-dessus du pieu
α5 1,000 0,785 d°
α 1,000 0,785 produit des coeff. armatures inférieures

αpondéré 0,833 2/9 et 7/9


Lb,rqd 943 mm longueur d'ancrage de référence
Lbd 785 mm longueur d'ancrage nécessaire compte tenu des coefficients = 31,4Ø liste des écartements
Øm 175 mm diamètre du mandrin de cintrage = 7Ø
λ 125 mm partie droite après courbe = 5Ø
Lb 1173 mm longueur développée = 46,9Ø
OK 67%
Lbarre,1 3586 mm longueur barres inférieures 3450
Lbarre,2 3499 mm longueur barres supérieures
9HA25 x 3,586 80
9HA10 x 3,499
238
Cadres horizontaux
nbre 2
Ø 10 mm diamètre 3450
L 3,450 m dimension hors tout
l 0,950 m d° 950
long 9,000 longueur développée
2cad.HA10 x 9

Quantités
8 10 25 total coffrage 12,4 m2
longueur 60,60 49,49 32,27 142,37 béton 4,83 m3
poids 23,9 30,5 124,4 178,8 densité 37,0 kg/m3
Ø moyen 14,3 mm

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SEMELLES - % MINI ?
• Faut-il mettre un pourcentage minimal d’armature au sens des § 7.3.2 et § 9.2.1.1 ?

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SEMELLES - % MINI ?
• Faut-il mettre un pourcentage minimal d’armature au sens des § 7.3.2 et § 9.2.1.1 ?

• Dans le chapitre 9, alors qu’il est fait expressément référence à une quantité
minimale d’armature :
– § 9.2 pour les poutres
– § 9.3 pour les dalles
– § 9.4 pour les planchers-dalles
– § 9.5 pour les poteaux
– § 9.6 pour les voiles
– l’article § 9.8 consacré aux fondations n’exige rien.

• Les DTU 13.11 et 13.2 n’exigeaient rien non plus.

• Pour les « puristes exigeants » : 1,2 As,néc (§ 9.3.1.1 pour les dalles pleines)

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Le sol
Normes françaises d’application de l’EC7

NF P 94-261 : Fondations superficielles (en cours de rédaction)


NF P 94-262 : Fondations profondes (enquête à lancer)
NF P 94-270 : Remblais renforcés et clouage (parue)
NF P 94-281 : Murs de soutènement (parue)
NF P 94-282 : Écrans de soutènement (parue)
NF P 94-290 : Ouvrages en terre (pas commencée)

• Combinaisons GEO en ELU : les mêmes que pour la structure STR

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Contrainte de calcul du sol
• Semelle superficielle : γq = 2 ( γR × coeff. de modèle) d’après Note SETRA N° 30)
Rv = résistance ultime du terrain
Rv
Vd =
γq

• Réduction de force portante pour le diagramme de Navier :

4
ie =
3σmax + σmin

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Flexion composée
MEd
NEd
• Diagramme de Navier
e NEd
. comportement élastique
. diagramme linéaire trapézoïdal
ou triangulaire avec σmax et σmin σmin
σmax
σmin
σmax

NRd

• Diagramme de Meyerhof
e NEd
. comportement plastique
. diagramme constant

σmax σmax

NRd

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Surface de contact du sol

• Si e = M/N > B/3 (ou 0,5Ø pour une semelle circulaire) : calculs à effectuer avec
une tolérance dimensionnelle de la semelle de 100 mm

• La surface comprimée ne peut être < 10 % de la surface

• Béton de propreté ≥ 40 mm

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Carte gel

Remarque. Le gel n’est à


prendre en considération que
s’il y a présence d’eau

Ho
Ho
Ho

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FIN du chapitre 12-1
Voir exemple d’application en « Chap12-2 SemelRect »

et programmes Excel
N° 22 et 23 (CSTB)
N° 112, 115, 116 et 122 (libres)

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