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SOMMAIRE

INTRODUCTION ………………………………………………………………2

I. ORIGINE DU ROYAUME DE SAMORY TOURE ………………….

…2

1. Dès les premières années …………………………………………………

2. Expansion ………………………………………………………………...4

II. LA RESISTANCE AUX

COLONS………………………………………5

1. Premiers affrontements contre les

Français……………………………….5

2. Deuxièmes conquêtes contre les Français ………………………………5

III. L’ECHEC A LA RESISTANCE COLONIALE FRANÇAISE DE

SAMORY TOURE ………………………………….... ……………7

1. Défaite et causes …………………………………………………………7

a) Défait ……………………………………………………………………..7

b) Cause ………………………………………………...………….………8

2. Conséquences……………………………………………………………8

Conclusion………………………………………………………..……………9

NOTES ET REFERENCES ………………..…………………………………10

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INTRODUCTION

L'Almamy Samory Toure (ou Samory Toure), ne vers 1830 a


Miniambaladougou , dans l'actuelle Guinée, tombe a Guelemou , actuelle Cote
d'Ivoire, et décède le 2 juin 1900 a Ndjolé, actuel Gabon, fut le fondateur de
l'empire Wassoulou (l’Empire de Samory Toure). Considère comme le plus
grand résistant a la pénétration coloniale d'Afrique occidentale, il vit son empire
vaciller quand les populations animistes de Cote d'Ivoire, refusant l'Islam, se
rebellèrent contre les quotas de captifs exiges. Les Français en profitèrent donc
pour intervenir et il dut résister à la pénétration et à la colonisation française en
Afrique de l'Ouest. Le premier président de la Guinée, Ahmed Sékou Toure,
était l'arrière-petit-fils de Samory.
Comment l'Empire de Samory Toure a été fonde ? Comment a été sa
résistance face aux colons ? Malgré cette résistance comment a-t-il pu chuter ?
Pour répondre a ces problématiques nous montrerons dans un premier temps la
création de l'Empire de Samory Toure, ensuite sa résistance face aux colons et
enfin son déclin (chute)

I. ORIGINE DU ROYAUME DE SAMORY TOURE

1. Dès les premières années

L'empire Wassoulou (ou empire mandingue) est un empire éphémère


(1878- 1898) de l'Afrique de l'Ouest ne des conquêtes de Samory Toure et
détruit par l'armée coloniale française. En 1864, le chef toucouleur Oumar Tall
meurt prés de Bandiagara (actuel Mali). L'empire toucouleur, alors dominant,
commence à péricliter sous l'effet des désirs indépendantistes de nombreux chefs
locaux. Parmi ces chefs, celui qui a le mieux réussi à s'imposer fut Samory
Toure, sur un territoire actuellement situe dans l'est de la Guinée, sud-ouest du
Mali et nord de la Cote d’Ivoire. Les campagnes expansionnistes de Samory
1
visent en premier lieu ses voisins, Bérété et Cissé, puis la région des Wassoulous
(Actuellement située à la frontière entre la Guinée et le Mali). En 1876, il prend
possession des mines d'or de Bure, et en 1878, son emprise sur les régions
conquises était suffisamment forte pour qu'il puisse se déclarer faama (chef
militaire) d'un nouvel empire wassoulou, dont il prend pour capitale
Bissandougou. Il crée une armée de métier et définit son empire comme ‟un état
guerrier et marchand". Mais ses marchandises sont bien souvent des esclaves
des tribus conquises. I1 conquiert également Kankan, un centre commercial clef
des Dioulas et centre de l‘empire Bâté, et plusieurs s régions de ce qui constitue
aujourd'hui la Sierra Leone, la Guinée et le nord de la Cote d'Ivoire (dont le
royaume malinké de Kabadougou). De 1880 a sa mort, Samory doit affronter
l'armée coloniale française, qu'il combat a plusieurs reprises, remportant une
victoire notable lors de la bataille de Woyo-Wayankô, le 2 avril 1882.
Cependant, Samory doit se résoudre à céder progressivement son territoire aux
Français, entre 1886 et 1889. La défaite de l'armée de Babemba Traore, lui aussi
résistant contre l'armée coloniale, lors de la chute de Sikasso, conduit les
Français à concentrer leurs forces contre celles de Samory. Le 29 septembre
1898, il est capture par le commandant Gouraud et exile au Gabon. Cette date
marque la fin de l’empire wassoulou.
Nevers 1830 a Miniambaladougou (actuellement au sud-est de la Guinée), ce
fils de marchand dioula (Koniakemalinké) grandit dans une Afrique de l’ouest
en pleine mutation du fait du nombre croissant de contacts avec les Européens.
Le commerce avec l’Europe avait rendu riches certains Etats africains, pendant
qu’une utilisation croissante des armes à feu modifie la guerre traditionnelle.
Ses parents avaient abjure 1'islam pour se convertir au paganisme.
En 1848, la mère de Samory, Soukhona Camara, est capturée pendant un raid
mène par Sory Boulama, du clan Cissé, et réduite en esclavage. Ne disposant pas
Premières années de l'argent nécessaire pour la racheter, il doit, pour obtenir la
libération à terme de sa mère, se mettre au service des Cissé auprès desquels il

1
apprend le maniement des armes. D'après la tradition, il reste à leur service «
sept ans, sept mois, sept jours ». II s'engage ensuite pour deux ans dans l'armée
de Saransware-Mori, faama (dirigeant militaire) des Bérété, ennemis des Cissé,
avant de rejoindre son propre peuple, les Camara. Nomme kélétigui (chef de
guerre) à Dyala en 1861, Samory prononce le serment de protéger son peuple
contre les Bérété et les Cissé. II crée une armée professionnelle et nomme ses
proches, notamment ses frères et des amis d'enfance, à des postes de
commandement.

2. Expansion
Son retour chez lui, il s'engage dans l'armée des Bérété (qui étaient des
ennemis des Cissé, mais n'y passe que des ans avant de retourner vers son
peuple, les Kamara.
II est nomme Kélétigui (chef de guerre) au cours d'une cérémonie durant
laquelle il prête serment, et promet de protéger son peuple contre les Bérété et
les Cissé.
II crée une armée de métier pilotée par des hommes en qui il a une
extrême confiance (ses frères, puis ses amis d'enfance, et ses fils par la suite), et
commence la conquête qui mènera a la formation future de son empire, le
Wassoulou, dont la capitale sera Bissandougou, empire qui s'étendra (d'ouest en
est) à son apogée de la Haute-Guinée à la Haute-Volta (qui s'appelle aujourd'hui
Burkina-Faso), en passant par le nord de la Cote d'Ivoire. La forêt tropicale au
sud et le Sahara au nord formaient les autres limites de son empire. Pour mener
cette conquête, Samory Toure se montrera habile guerrier, mais aussi et surtout
fin diplomate et habile stratège. Les campagnes de Samory lui vaudront de
passer pour un sanguinaire auprès de nombre des battus. Les sociétés
traditionnelles des peuples battus sont certes conservées, mais elles sont
coiffées par une administration militaire qui prélève un lourd tribut, et qui lève
des hommes pour l'armée. Mais surtout, les populations animistes sont

1
islamisées au passage, et Samory Toure prend d'ailleurs le titre d'Almany
(commandeur des croyants).

II. LA RESISTANCE AUX COLONS

1. Premiers affrontements contre les Français

À la fin des années 1870, les Français commencent leur expansion en Afrique de


l'ouest, à partir de l'est du Sénégal, avec pour but d'atteindre le haut Nildans
le Soudan actuel. Ils cherchent aussi à progresser vers le sud-est pour atteindre
leurs bases en Côte d'Ivoire. Ces mouvements les conduisent à un affrontement
direct avec Samory Touré, mais aussi car les populations animistes de Côte
d'Ivoire refusent les quotas de captifs et l'Islam imposé par Samory.
En février 1882, une expédition française attaque une des armées de Samory qui
assiège Keniera. Samory réussit à repousser les Français, mais il est effrayé par
la discipline et la puissance de feu des armées européennes.
Samory essaye de neutraliser les Français par plusieurs moyens. Premièrement,
il étend sa domination vers le sud pour sécuriser une ligne de communication
avec le Liberia. Quand une expédition menée par le gouverneur colonial français
du Soudan, Antoine Combes, tente en 1885 de prendre possession des mines
d'or de Buré, Samory contre-attaque. Divisant son armée en trois colonnes
mobiles, il réussit à menacer gravement les lignes de communication françaises
obligeant ses adversaires à se replier.
Cependant, le combat avec l'armée française tournant à son désavantage,
Samory préfère négocier. Le 28 mars 1886, il signe avec les Français un traité de
paix et de commerce qui reconnaît, sur la rive gauche du Niger, une importante
zone d'influence française.

1
2. Deuxièmes conquêtes contre les Français

En 1887, Samory Touré peut compter sur une armée disciplinée comprenant de
30 000 à 35 000 fantassins, organisés sur le modèle européen
en pelotons et compagnies, et 3 000 cavaliers, répartis en escadrons de cinquante
hommes chacun. Cependant, les Français sont déterminés à ne pas laisser
Samory consolider ses positions. En exploitant la rébellion de plusieurs
tribus animistes soumises par Samory[réf. nécessaire], ils continuent de s'étendre
aux dépens des régions ouest de l'Empire, forçant Samory à signer des traités par
lesquels il leur cède ces territoires entre 1886 et 1889 (traité de
Bissandougou, traité de Niakha).
En mars 1891, une expédition française sous le commandement du
colonel Archinard lance une attaque directe sur Kankan. Sachant que
les fortifications de la ville ne pourraient pas résister à l'artillerie française,
Samory engage une guerre de mouvement. En dépit des victoires qu'il remporte
contre des colonnes françaises isolées (Kabadougou en septembre 1891),
Samory échoue à chasser les Français hors du cœur de son royaume.
En juin 1892, le successeur du colonel Archinard, le colonel Humbert, menant
une petite force bien équipée de soldats triés sur le volet, capture Bissandougou,
la capitale du Wassoulou. Un autre coup dur pour Samory Touré est l'arrêt des
ventes d'armes par les Britanniques, soucieux de respecter la convention de
Bruxelles de 1890, la restriction des ventes d'armes étant, selon cette convention,
nécessaire à l'éradication de l'esclavage des populations africaines.
Évitant un combat qui lui aurait été fatal, il mène une politique de la terre brûlée,
dévastant chaque parcelle de terrain qu'il évacue. Bien que cette tactique le
coupe de sa nouvelle source d'approvisionnement en armes, le Liberia, il réussit

1
tout de même à retarder la poursuite française. Samory se replie vers l'est, vers
les fleuves Bandama puis Comoé. Dès lors, sa présence est négligée par l'armée
française, dans la mesure où le nouvel établissement de Samory ne constitue
plus un objectif stratégique de la politique coloniale française.
L'affrontement est relancé par l'attaque opérée par un des fils de Samory Touré
contre un bataillon français, qui est anéanti.

III. L’ECHEC A LA RESISTANCE COLONIALE


FRANÇAISE DE SAMORY TOURE

1. Défaite et Causes

a) Défaite
Évitant un combat qui lui aurait été fatal, il mène une politique de la terre
brûlée, dévastant chaque parcelle de terrain qu'il évacue. Bien que cette
tactique le coupe de sa nouvelle source d'approvisionnement en armes,
le Liberia, il réussit tout de même à retarder la poursuite française.
Samory se replie vers l'est, vers les fleuves Bandama puis Comoé. Dès
lors, sa présence est négligée par l'armée française, dans la mesure où le
nouvel établissement de Samory ne constitue plus un objectif stratégique
de la politique coloniale française.

L'affrontement est relancé par l'attaque opérée par un des fils de Samory
Touré contre un bataillon français, qui est anéanti. Cette action déclenche
une campagne française de représailles au printemps/été 1898, au terme
de laquelle Samory est capturé au petit matin du 29 septembre 1898 à
Guelemou en Côte d'Ivoire, par le capitaine Gouraud puis exilé au Gabon.
Samory Touré y meurt en captivité le 2 juin 1900, des suites
d'une pneumonie.

1
b) Causes

Plusieurs raisons ont milité en faveur de l’échec de Samory face à la


conquête française. La cohésion dans son empire constitué et surtout islamisé de
force fit défaut. Une "guerre du 23 Person, Y. (1971), p.135. 24 T. C. Weiskel,
1980, p. 99-102.  9 refus" agitera même le royaume en 1889, menée par des
subordonnés animistes, qui étaient contre l'islamisation forcée. Sa famille se
déchirera sur la question de négocier ou non avec la France. Sa stratégie de la
"terre brûlée" montra des limites face aux généraux français qui apprendront à
en limiter les effets. Samory aurait commis aussi l'erreur de vouloir étendre son
empire par le Nord de la Côte d'Ivoire, ce qui était au-delà des forces de son
Empire, dépourvu d'armes et d'alliés. Aussi face à cette résistance, la France
utilisait des moyens militaires et technologiques toujours plus importants, et
avait également des avantages aussi économiques que politiques. La lutte était
inégale et Samori ne disposait jamais de pièces d’artillerie, ce qui constituait un
grave handicap dans ses campagnes contre les Français. Samory savait
bien que les fusils qu’ils avaient utilisés et stockés jusqu’alors comme lesmousq
uets que l’on chargeait par le canon étaient totalement démodés et qu’ils ne
pouvaient soutenir la comparaison avec les nouveaux fusils des Européens, que
l’on chargeait par la Culasse, dont la cadence de tir était environ dix fois
supérieure et la charge, six fois plus importante, ni avec les nouvelles
mitrailleuses Maxim ultra-rapides. La supériorité écrasante dont jouissait
l’Europe sur l’Afrique a été résumée brièvement par le fameux couplet du poète
anglais Hilaire Belloc : «Quoi qu’il arrive, nous avons la mitrailleuse, et eux non
25».

2. Conséquences
L’échec de Samori ne sera pas sans conséquences. La conquête va causer le

1
massacre des populations et beaucoup seront contraints à se déplacer.
Les populations perdent leur indépendance. Elles se soumettent à l’autorité de
l’administration française. Elles paient de fortes amendes de guerre (or, cauris)
qui vont les ruiner. Les opérations militaires et la mobilisation freinent la mise
en valeur des terres, réduisent la production agricole, l’activité des artisans,
ralentissent les échanges commerciaux entre les populations locales. Les
échanges avec les traitants européens sont imposés. La défaite provoque une
crise de confiance et un affaiblissement du pouvoir traditionnel (sorciers,
féticheurs, chefs). Elle prépare la pénétration et l’enracinement  des religions
monothéistes (islam, christianisme) dans les régions animistes.

Conclusion

Samori Touré fut un souverain et un combattant contre la colonisation française


en Afrique de l’Ouest. Comme le disait un historien moderne, sa capture mettra
un terme à « la  plus longue série de campagnes contre le même adversaire dans
toute l’histoire de la conquête française du Soudan». Pour finir un avis
sur Samori Touré, tenu par l’un de ses adversaires, le général français Albert
Baratier disait: «Il n’est pas exagéré de dire que Samory s’est montré supérieur à
tous les chefs noirs qui ont été nos adversaires sur le continent africain. Il est le
seul ayant fait preuve des qualités caractérisant un chef de peuple, un stratège et
même un politique. Conducteur d’homme, en tout cas il le fut, possédant
l’audace, l’esprit de suite et de précision et, par-dessus tout, une ténacité
irréductible, inaccessible au découragement.

1
 NOTES ET REFERENCES

Cet article est partiellement ou en totalité issu de l'article de


Wikipédia en anglais intitule « Samori Ture »(voir la liste des
auteurs).
1) • « En Afrique, ce sont les colonisateurs qui ont
mis fin a la traite négrière -Le Monde.fr », Le
Monde, 2 7 septembre 10 (lire en ligne, consulte le
7 mars 2019)
 BIBLIOGRAPHIE
• Notices d'autorité :
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· Bibliothèque du Congres ·
Gemeinsame Normdatei ·
. Bibliothèque royale des Pays-Bas ·
Bibliothèque nationale d 'Israël ·
WorldCat
Document utilise comme source pour la rédaction de cet article :
• J. F. A. Ajayi (dir.), L'Afrique au XIXe siècle jusque
vers les années 1880, vol. VI d’histoire générale de
l’Afrique, UNESCO, Paris, 2011 (Reed.)

• A. Boahen (dir.), L'Afrique sous domination coloniale 1880-1935, vol.


VII de Histoire générale de !'Afrique, UNESCO, Paris, 2011 (Reed.)
• Julie d’Andurain, La capture de Samory, 1898 : l'achèvement de la
conquête de !'Afrique de l'Ouest, Soteca, Saint-Cloud, 2012, 208 p.
• Yves Person, Samori: une révolution dioula, Université de
Paris, 1970, 1271 p., thèse de lettres publiée en 3 volumes
par l'Institut fondamental d'Afrique noire, Dakar, 1968, et
complétée par un 4e volume, Cartes historiques de
!'Afrique Manding (Fin du 19e siècle), Centre de
recherches africaines, Paris, 1990
• Jean Suret-Canales, « L'Almamy Samory Toure »,in Recherches
africaines
-Etudes guinéennes, 1959, nos 1-4, p. 18-22

• Ibrahima Khalil Fofana, L'almami Samori Toure,


empereur: récit historique, Présence africaine, Paris, Dakar,
1998, 133 p. (ISBN 2-7087- 0678-0)

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