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LES BONNES PRATIQUES ENERGETIQUES

1- Amélioration de l’efficacité énergétique du système d’air comprimé et des procédés en plasturgie

L’entreprise doit réaliser un diagnostic énergétique afin d’analyser les consommations d’énergie et mettre en place une campagne de mesures sur les
moyens de production, les compresseurs d’air et le système de refroidissement d’eau. Les résultats du diagnostic, qui ont mis en évidence les postes de
consommation pouvant être optimisés (mise en chauffe de l’appareil de production, réseau d’air comprimé, motorisation des machines,…) ont permis à
l’entreprise de mener les opérations suivantes :

> Optimisation de la mise en chauffe des machines le lundi matin (processus qui dure environ 8h) :

Il s’agit de mettre la machine-outil en chauffe afin que sa température optimale soit atteinte au moment même où elle commence à opérer. Le planning
global a donc été modifié afin de synchroniser la montée en température de l’appareil avec le besoin de production.

> Lancement d’une campagne de réduction des fuites d’air comprimé, couplée à la mise en place d’électrovannes sur les soufflettes de refroidissement des
carottes de plastiques (l’air n’est donc plus soufflé en permanence, mais seulement lorsque qu’une carotte est présente et doit être refroidie). Les résultats
ont permis une diminution de 10 à 15 % de la consommation d’air comprimé.

> Remplacement des moteurs hydrauliques des machines de production par des moteurs électriques et optimisation de la pression d’injection nécessaire.

> Instauration d’une visite de maintenance préventive sur le site.

2- Amélioration du réseau de chaleur industriel en plasturgie

Présentation de la démarche Afin de mettre en évidence les postes de dépenses énergétiques sur lesquels l’entreprise pouvait réaliser des économies,
EMAC a fait appel à un bureau d’étude afin de réaliser un diagnostic énergétique du site. Ce prestataire a identifié les sources de consommations
énergétiques importantes et a réalisé 14 fiches.

Pour chacune d’entre elles, les solutions à mettre en œuvre ont été décrites, le coût et le temps de retour sur investissement estimés. Sur ces 14 fiches,
EMAC a identifié les actions prioritaires que l’entreprise a mises en en place :

> Calorifugeage de plus de 200 mètres de tuyauterie en charge du transport de vapeur sur le site de 4 hectares.
> Mise en place d’un système de récupération de chaleur des condensats et d’une bâche à eau chaude sur la chaudière industrielle productrice de vapeur.
Ceci a permis de supprimer les chaudières au fioul utilisées à l’origine, et par conséquent de supprimer le fioul nécessaire au chauffage des bureaux
notamment.

> Remplacement d’un système de refroidissement de l’huile hydraulique des presses utilisant l’eau du réseau par un groupe froid. Ce groupe froid a ainsi
permis d’économiser la consommation de 15 000 € d’eau potable par an.

> Mise en place des capteurs de consommation : sur les conduites de gaz, sur les activités consommant de l’électricité et dans les bâtiments les plus
énergivores.

> Optimisation des consommations liées à l’éclairage : remplacement du système d’éclairage standard par des systèmes basse consommation.

> Installation d’un système d’étuvage des matières premières permettant d’augmenter légèrement leur température en entrée du procédé avant d’être
chauffées à 130°C. Des économies d’énergie ont été réalisées, notamment pendant l’hiver

3- Régulation du refroidissement d’un site manufacturier

Sur le site de Vannes, Michelin avait déjà instauré une politique d’économie d’énergie en installant des variateurs sur la tour aéroréfrigérante de 1 400
m3 /h. Suite à ce projet, il a été décidé d’adapter en temps réel la consommation d’énergie et de ressources aux besoins de l’usine en procédant à
l’installation :

> D’électrovannes sur 580 machines installées dans l’extension de l’usine. Ces électrovannes permettent de stopper la circulation d’eau réfrigérée lorsque
les machines sont à l’arrêt.

> De variateurs de fréquence sur les moteurs électriques de 4 pompes à eau de la seconde tour aéroréfrigérante de 800 m3 /h (2 pompes d’alimentation et
2 pompes de relevage), afin de réguler le débit de pompage en fonction de la pression. La mise en route et la vitesse de fonctionnement des ventilateurs des
tours aéroréfrigérantes servant au refroidissement de l’eau sont aussi régulées en fonction de la température extérieure. Les tréfileuses ne fonctionnant pas
en permanence doivent être mises à l’arrêt pour changer les bobines de métal servant à la fabrication des câbles. Avant la mise en place des dispositifs de
régulation, le circuit de réfrigération fonctionnait en continu. Le débit d’eau réfrigérée en circulation était de 720 m3 /h. Après l’installation des
électrovannes et des variateurs de fréquence, le débit d’eau est passé à 480 m3 /h, soit une réduction de 33 %, ce qui s’avère plus important que les
estimations réalisées.

Exemple des actions d’économie d’énergie recommandées aux industrielles :


Poste consommateur d’énergie Recommandations de mesures d’efficacité énergétique

Le Compresseur
Le compresseur utilisé pour générer et traiter l’air comprimé - Colmater les fuites d’air comprimé ;
représente une part importante mais nécessaire de la charge - Mettre fin aux utilisations inutiles
électrique dans la plupart des installations industrielles. Les fuites d’air - Contrôler le taux de charge des compresseurs
- Bien dimensionner le ballon de stockage d’air comprimé
comprimé constituent la principale et la plus courante cause des coûts
- Installer le système variation de vitesse en cas de régime variable
excessifs, représentant généralement environ 70% du gaspillage total. - Réduire au maximum la pression de la conduite principale
Les pertes d’énergie dans un système d’air mal entretenu découlent .- Éviter de réduire la pression au point d’utilisation finale, séparer les grandes
du besoin de fournir une énergie supplémentaire pour pallier à utilisations de faible pression et fournir séparément de l’air à basse pression.
l’inefficacité du circuit. - Veiller à ce que les compresseurs fonctionnant à vide soient arrêtés
rapidement.
- Optimiser l’installation de compresseurs en utilisant des réservoirs de la
bonne taille, des régulateurs de puissance appelée et un dispositif de contrôle
général du système.
- S’assurer que l’air aspiré est aussi froid et sec que possible
– utiliser de l’air provenant de l’extérieur pendant les saisons froides.
- Opter pour la forme de récupération de chaleur la plus simple possible au
niveau du système de refroidissement de l’air sortant des compresseurs par
eau ou par air.
- Envisager de remplacer le compresseur par un appareil plus adéquat, plus
récent et plus efficace.

Système de production d’air comprimé


Poste consommateur d’énergie Recommandations de mesures d’efficacité énergétique

La Ventilation et le Pompage
Le système de ventilation et celui du pompage présentent de - Contrôler les heures de fonctionnement des ventilateurs et des pompes au
nombreuses caractéristiques semblables et peuvent donc être moyen d’une commande automatique.
analysés, d’un point de vue énergétique, de façon similaire. Tous deux - Éliminer l’étranglement comme moyen de contrôle du débit.
sont actionnés par un moteur, directement ou au moyen d’une courroie - Pour les systèmes de ventilateurs ayant besoin d’un débit fixe, réduire le
ou d’une boîte à engrenages. débit en fonction du besoin
- Pour les systèmes de ventilateurs ou de pompes dont le débit requis varie,
modifier le débit
- Assurer un entretien adéquat des ventilateurs et des pompes : Lubrification,
Courroie et poulies, Nettoyage et remise en état des pompes et des
ventilateurs
Poste consommateur d’énergie Recommandations de mesures d’efficacité énergétique

Les systèmes de réfrigération


Les systèmes de réfrigération sont relativement complexes, et leur - Adopter des pratiques d’économie au point d’utilisation finale pour réduire au
rendement dépend des conditions de fonctionnement. Bien que la cote maximum la charge de refroidissement.
d’un système soit établie pour une charge de refroidissement nominale - Calibrer les commandes et régler les températures aux plus hauts degrés
ou maximale donnée, le système fonctionne généralement pendant la acceptables.
majeure partie de sa durée de vie utile à une fraction de - Éviter si possible un chauffage et un refroidissement simultanés
- Éviter le recours à la dérivation des gaz chauds pour régler la puissance
- Veiller à ce que les commandes de dégivrage soient bien réglées et revoir
régulièrement le réglage.
- S’assurer que les surfaces d’échange thermique sont nettoyées et
entretenues régulièrement.
- Réduire les températures de condensation en assurant une libre circulation
de l’air autour des unités de condensation et des tours de refroidissement.
- Veiller à ce que les tours de refroidissement soient bien entretenues afin
d’obtenir la température de l’eau la plus basse possible.
- Remplacer les compresseurs par des unités à haut rendement- Utiliser le
stockage frigorifique pour optimiser le fonctionnement des systèmes de
refroidissement par l’achat d’électricité pendant les heures creuses.
- Utiliser des désurchauffeurs pour récupérer la chaleur rejetée par les
condenseurs.
- Envisager d’exploiter la capacité de refroidissement naturel directement de
l’air froid ambiant (ex., en hiver)
Poste consommateur d’énergie Recommandations de mesures d’efficacité énergétique

Les chaudières
- S’assurer que la température de la chaudière et la pression de
Les chaudières sont utilisées pour produire de la vapeur et de fonctionnement ne sont pas bien plus élevées que le besoin le plus
l’eau chaude en vue de satisfaire les besoins des procédés. Le grand. Fonctionner à la température ou à la pression la moins élevée
rendement de ces chaudières varie grandement selon la possible.
charge. Par conséquent, il est important d’évaluer et d’optimiser - Réduire au maximum le besoin de demeurer en position d’attente
pour les chaudières.
le rendement de l’installation de chaudières pour toute la plage
- Réduire au maximum les variations de charge et prévoir la demande
de charges réelles imposées. dans la mesure du possible.
- Adapter les calendriers et la fréquence des purges de la chaudière
en fonction des exigences de la charge et de la composition chimique
de l’eau.
- Vérifier régulièrement le rendement de combustion et celui de la
chaudière.
- Vérifier et adapter régulièrement les niveaux d’air excédentaire.-
Vérifier et adapter régulièrement les procédures de traitement de
l’eau.
- Veiller à ce que les assemblages et les commandes du brûleur
soient ajustés et calibrés.
- Maintenir en bon état les joints, les conduits d’air, le collecteur de
fumée et les portes d’accès pour assurer l’étanchéité à l’air
- S’assurer que l’isolation de la chaudière et des conduits répond aux
normes.
- Déplacer la prise d’air comburant pour tirer parti de la chaleur
perdue afin de préchauffer l’air comburant.
- Récupérer la chaleur provenant de la purge de la chaudière.
Poste consommateur d’énergie Recommandations de mesures d’efficacité énergétique

Le Circuit Vapeur
La vapeur dans l’industrie est souvent utilisée comme agent de - S’assurer que la température de la chaudière et la pression de
transfert de chaleur de la chaudière à son point d’utilisation fonctionnement ne sont pas beaucoup plus élevées que le besoin
finale. Ces caractéristiques avantageuses comme caloporteur maximal.
(capacité élevée de transfert de chaleur) rendent aussi son - Assurer une taille adéquate des tuyaux pour éviter des pressions
système de distribution vulnérable aux pertes et aux gaspillages d’alimentation excessives visant à surmonter les chutes de pression.
- En cas d’utilisation indirecte de la vapeur, s’assurer que l’échangeur
d’énergie. Les
de chaleur est ajusté en fonction de la charge
- Vérifier régulièrement la tuyauterie des réseaux de vapeur et de
condensats afin de déceler les fuites et de les réparer.
- Déceler et réparer les purgeurs de vapeur défectueux.
- Fermer l’alimentation en vapeur de l’équipement non utilisé.
- Réviser les postes de détente.
- Vérifier et ajuster régulièrement les procédures de traitement de
l’eau.
- Isoler les tuyaux, les brides, les raccords et les équipements non
isolés.
- Renvoyer le maximum de condensats à la bâche alimentaire de la
chaufferie.
- Nettoyer régulièrement les surfaces d’échange thermique.

systèmes d’approvisionnement en vapeur et de retour des


condensats requièrent une inspection et un entretien réguliers
(et parfois, un travail de détection) afin de minimiser ou éliminer
ces pertes.
Poste consommateur d’énergie Recommandations de mesures d’efficacité énergétique
- S’assurer que la température de traitement n’est pas beaucoup plus
Les fours, sécheurs et fours de cuisson élevée que la valeur requise.
- Fonctionner à la température et au débit d’air les plus bas possible.-
Les fours, sécheurs et fours de cuisson sont utilisés dans des Dans un système étagé, placer les brûleurs en ordre séquentiel en ligne
applications diverses comme la fonte de métal, le séchage du bois, pour suivre la demande de chaleur.
l’évaporation de l’eau et la fabrication de chaux, de briques et de - Réduire au maximum la nécessité pour les fours de demeurer en
céramiques. Certaines installations sont construites et exploitées position d’attente.
uniquement pour les besoins d’un procédé de fabrication utilisant la - Réduire les variations de charge et planifier la production afin
chaleur. Par conséquent, le four peut être le plus gros consommateur d’optimiser, dans la mesure du possible, l’utilisation de la capacité du
d’énergie. Les entreprises industrielles ne sont pas équipées que d’un four, du sécheur ou du four de cuisson.
seul compteur général installé au niveau des postes de transformation ou - Examiner les procédures de l’opérateur pour s’assurer que ses
de production de l’énergie. pratiques occasionnent une consommation minimale d’énergie.
- Vérifier régulièrement le rendement de combustion.
- Vérifier et adapter régulièrement les niveaux d’air excédentaire.
- Garder les assemblages et les commandes du brûleur ajustés et
calibrés.
- Maintenir en bon état les joints, les conduits d’air, le collecteur de
fumée et les portes d’accès pour assurer l’étanchéité à l’air.
- Déplacer les prises d’air pour s’assurer que les fours de cuisson
utilisent l’air le plus sec possible.
- S’assurer que l’isolation de la surface est conforme à la norme.
- Installer des commandes électroniques pour contrôler la combustion et
la température.
- Déplacer la prise d’air comburant pour tirer parti de la chaleur
résiduelle afin de préchauffer l’air comburant.
Ce compteur mesure sa consommation globale. Avec un seul compteur il - Installer un économiseur sans condensation pour recueillir la chaleur
est impossible de réaliser la cartographie énergétique détaillée et suivre dans les gaz de combustion.
la consommation énergétique à temps réel des différents niveaux ou - Installer un condenseur de gaz de combustion pour récupérer de la
spécifiquement la consommation des équipements énergétivores (trois chaleur additionnelle dans les gaz de combustion.
niveaux : 1, 2 et 3). - Récupérer la chaleur résiduelle issue du refroidissement du produit.
L’optimisation de la facture énergétique ne peut pas être réalisée sans
la mesure de la consommation énergétique réelle d’une installation. La
mesure constitue donc la base pour optimiser la consommation
énergétique des installations, superviser les réseaux de distribution et
répartir les coûts de manière équitable. En conséquence, la mesure doit
être considérée comme le garant d'une efficacité énergétique pérenne
et efficace (gérer pour réduire la facture). La mise en place d’un
système de mesure global fournira les données nécessaires pour
enregistrer et analyser la situation en temps réel et agir au besoin.
Le système de gestion globale et automatisée de l’énergie permettra
une gestion analytique des consommations (refacturation, répartition par
centre de coût) en vue d’atteindre un certain nombre d’objectifs :

 Réduction de la facture énergétique,


 Maîtrise des coûts de non qualité,
 Maintenance préventive,
 Sensibilisation aux dépenses énergétiques..

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