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L M W

R V C
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mécanique, photocopie, enregistrement ou autre) sans l'autorisation
écrite préalable des détenteurs des droits d'auteur. La violation de
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© Rubén Villahermosa, 2020

Independently published
TABLE DES MATIÈRES

RICHARD WYCKOFF
PARTIE 1 - COMMENT LES MARCHÉS ÉVOLUENT
Chapitre 1 - Ondes
Chapitre 2 - Le cycle du prix
Chapitre 3 - Tendances
Types de tendances
Chapitre 4 - Évaluation des tendances
Analyse des forces/faiblesses
Lignes
Chapitre 5 - Fouchettes
PARTIE 2 - LA MÉTHODE WYCKOFF
Chapitre 6 - Structures de la méthodologie Wyckoff
Schéma d'accumulation de base n° 1
Schéma d'accumulation de base n° 2
Schéma de distribution de base n° 1
Schéma de distribution de base n° 2
PARTIE 3 - LES TROIS LOIS FONDAMENTALES
Chapitre 7 - La loi de l'offre et de la demande
Théorie
Déplacement du prix
Chapitre 8 - La loi de cause à effet
Éléments à prendre en compte
Graphiques à points et à figures
Analyse technique pour la projection des objectifs
Chapitre 9 - La loi de l'effort et du résultat
L'importance du volume
Harmonie et divergence
Tableau d'analyse
Effort/Résultat dans les tendances
Manque d'intérêt
PARTIE 4 - LES PROCESSUS D'ACCUMULATION ET DE DISTRIBUTION
Chapitre 10 - Accumulation
Le contrôle du stock
La loi de cause à effet
Manœuvres de manipulation
Contrepartie, liquidité
Le chemin de la moindre résistance
Caractéristiques communes des fourchettes d'accumulation
Début du mouvement haussier
Chapitre 11 - Réaccumulation
Absorption du stock
Durée de la structure
Réaccumulation ou distribution
Chapitre 12 - Distribution
La loi de cause à effet
Manœuvres de manipulation
Contrepartie, liquidité
Le chemin de la moindre résistance
Caractéristiques communes des fourchettes de distribution
Début du mouvement baissier
Chapitre 13 - Redistribution
Redistribution ou accumulation
Le contrôle du stock
Durée de la structure
PARTIE 5 - LES ÉVÉNEMENTS
La liste des événements
Chapitre 14 - Événement n° 1 : Arrêt préliminaire
Preliminary Support
Preliminary Supply
Chapitre 15 - Événement n° 2 : Climax
Selling Climax
Buying Climax
Chapitre 16 - Événement n° 3 : Réaction
Automatic Rally
Automatic Reaction
Chapitre 17 - Événement n° 4 : Test
Secondary Test
Le test générique
Où chercher les tests
Comment le test apparaît sur le graphique
La différence entre le Secondary Test et le test générique
Chapitre 18 - Événement n° 5 : Secousse
Spring/Shakeout
Upthrust After Distribution (UTAD)
Chapitre 19 - Événement n° 6 : Breakout
Sign of Strength
Sign of Weakness
Chapitre 20 - Événement n° 7 : Confirmation
Last Point of Support
Last Point of Supply
PARTIE 6 - LES PHASES
Chapitre 21 - Phase A : Arrêt de la tendance précédente
Chapitre 22 - Phase B : Construction de la cause
Chapitre 23 - Phase C : Test
Chapitre 24 - Phase D : Tendance dans la fourchette
Chapitre 25 - Phase E : Tendance hors de la fourchette
PARTIE 7 - TRANSACTIONS
Le contexte
Les structures
Zones opérationnelles
Chapitre 26 - Positions principales
En Phase C
En Phase D
En Phase E
Tableau récapitulatif des opportunités de trading
Chapitre 27 - Prise de décisions
Gestion de la position
PARTIE 8 - ÉTUDES DE CAS
Indice S&P500 ($ES)
Cours croisé de change livre/dollar ($6B)
Cours croisé de change euro/dollar ($6E)
Bitcoin (BTCUSDT)
Inditex (ITX)
Google (GOOGL)
Cours croisé de change dollar australien/dollar américain ($6A)
BIBLIOGRAPHIE
REMERCIEMENTS
À PROPOS DE L'AUTEUR
LIVRES DU MÊME AUTEUR
RICHARD WYCKOFF

Richard Wyckoff (1873-1934) est devenu une célébrité de Wall


Street.

Il a été un précurseur dans l'univers des placements, puisqu'il


a commencé comme courtier à l'âge de 15 ans et à ses 25 ans, il
avait déjà fondé sa propre société de courtage.

La méthode d'analyse technique et de spéculation qu'il a


développée est née de ses capacités d'observation et de
communication.

Dans le cadre de son activité de courtier, Wyckoff a su voir le


jeu des gros traders et commença à observer, à l'aide de bandes et
de graphiques, les manipulations que ceux-ci effectuaient et les
profits élevés qu'ils réalisaient.
Il affirma qu'il était possible de prédire de l'évolution du
marché par ses propres actions puisque le mouvement des prix
reflète les plans et les objectifs de ceux qui dominent le marché.

Wyckoff a su créer ses méthodes à lui pour effectuer des


placements qui ont porté leurs meilleur fruit : une rentabilité élevée.
Au fil du temps, son altruisme s'accrut au point de décider rediriger
son attention et sa passion vers l'enseignement.

Il a à son actif un certain nombre de livres de sa plume ainsi


que la publication d'un magazine populaire de l'époque : « Magazine
of Wall Street ».

Il se sentit obligé de compiler les idées recueillies au fil de son


parcours de 40 années à Wall Street et de les partager avec le
grand public. Il souhaitait fournir un ensemble de principes et de
procédures sur ce qu'il faut pour gagner à Wall Street.

Ces règles ont vu le jour dans le cours qu'il lança en 1931 («


The Richard D. Wyckoff Method of Trading and Investing Stocks. A
course of Instruction in Stock Market Science and Technique » et
évoluèrent pour devenir la bien connue méthode de Wyckoff.
PARTIE 1 - COMMENT LES
MARCHÉS ÉVOLUENT

CHAPITRE 1 - ONDES

Wyckoff et les premiers lecteurs de la bande ont compris que les


mouvements du prix ne se génèrent pas dans des périodes de
temps identiques, mais dans des ondes de tailles différentes. Voilà
pourquoi ils ont étudié la relation entre les ondes ascendantes et
descendantes.

Le prix ne bouge pas entre deux points en ligne droite ; il


évolue selon un modèle d'ondes. À première vue, ils paraissent des
mouvements aléatoires, mais les apparences sont trompeuses. Le
prix monte et descend en fonction les fluctuations de certaines
variables.

Les ondes ont une nature fractale et sont interdépendantes ;


les ondes de degré inférieur font partie des ondes de degré
intermédiaire, et celles-ci font à leur tour partie des ondes de degré
supérieur.

Chaque mouvement haussier et baissier est composé de


nombreuses ondes mineures haussières et baissières. Pour toute
onde qui meurt, il y a une autre qui nait dans la direction opposée.
L'étude et la comparaison de la relation entre les ondes, de leur
durée, de leur vitesse et de leur portée, nous permettra de
déterminer la nature de la tendance.

L'analyse des ondes fournit une vision claire des variations


relatives entre l'offre et la demande et nous aide à juger de la force
ou de la faiblesse relative des acheteurs et des vendeurs à mesure
que le prix évolue.

À l'aide d'une analyse judicieuse des ondes, vous


développerez progressivement la capacité de déterminer la fin des
ondes dans une direction et le début de leur contrepartie dans la
direction opposée.
CHAPITRE 2 - LE CYCLE DU PRIX

Dans la structure de base du marché, il n'existe que deux types de


formations :

▶ Tendances. Elles peuvent être haussières si elles sont


orientées à la hausse, ou baissières si elles sont orientées à la
baisse.

▶ Fourchettes. Elles peuvent être d'accumulation si elles se


produisent en début de cycle, ou de distribution si elles se
produisent en haut de cycle.

Comme nous l'avons déjà vu, le mouvement des prix durant


ces phases suit des ondes.
Pendant la phase d'accumulation, les traders professionnels
achètent tout le stock disponible à la vente sur le marché. Lorsqu'ils
s'assurent, par diverses manœuvres, qu'il n'y a plus d'offre flottante,
ils entament la phase de hausse. Cette phase de tendance concerne
le chemin de moindre résistance. Les professionnels ont déjà vérifié
qu'ils ne trouveront pas trop de résistance (offre) qui empêche le prix
d'atteindre des niveaux plus élevés. Ce concept est très important
car tant qu'ils n'auront pas vérifié que la voie soit libre (absence de
vendeurs), ils n'entameront pas le mouvement ascendant ; ils
effectueront des manœuvres d'essai encore et encore. Si l'offre est
écrasante, le chemin de moindre résistance sera descendant et le
prix à ce stade ne pourra que baisser.

Pendant la tendance à la hausse, la demande des acheteurs


est plus agressive que l'offre des vendeurs. À ce stade, s'ajoute la
participation des gros traders moins bien informés et du grand
public, dont la demande pousse le prix à la hausse. Le mouvement
se poursuivra jusqu'à ce que les acheteurs et les vendeurs
considèrent que le prix a atteint un niveau intéressant ; les acheteurs
considéreront qu'il convient de fermer leurs positions et les vendeurs
qu'il convient de commencer à prendre des positions courtes.

Le marché est entré dans la phase de distribution. Un plafond


marché est en train de se former et on dit que les gros traders
finissent de distribuer (vendre) le stock qu'ils ont acheté
précédemment. L'entrée des derniers acheteurs avides ainsi que
l'entrée de traders bien informés sur le marché.

Lorsqu'ils voient que le chemin de moindre résistance est


maintenant vers le bas, ils commencent la phase de tendance
baissière. S'ils notent que la demande est présente et qu'elle n'est
pas prête à céder, cette résistance à la baisse des prix ne laissera
qu'une seule voie viable : la hausse. Si elle continue à monter après
une pause, cette structure sera identifiée comme une phase de
réaccumulation. Il en va de même pour le cas baissier : si le prix
s'inscrit dans une tendance baissière et qu'il y a une pause avant de
poursuivre la chute, ce mouvement latéral sera identifié comme une
phase de redistribution.

Pendant la tendance baissière, l'offre des vendeurs est plus


agressive que la demande des acheteurs, de sorte que l'on ne peut
s'attendre qu'à une baisse des prix.

La capacité à déterminer à quel phase du cycle des prix se


trouve le marché est un avantage considérable. Connaître la
situation dans son ensemble nous permet d'éviter de nous retrouver
du mauvais côté du marché. Cela signifie que si le marché est dans
une phase haussière après accumulation, nous éviterons de trader à
découvert et si le marché est dans une phase baissière après
distribution, nous n'aurons pas besoin d'acheter. Il se peut que vous
ne sachiez pas comment tirer parti du mouvement de la tendance,
mais avec cette prémisse à l'esprit, vous êtes sûr d'éviter d'afficher
une perte en n'essayant pas de négocier à contre-courant de la
tendance.

Lorsque le prix est en phase d'accumulation ou en tendance


haussière, on dit qu'il est en position d'achat ; et lorsqu'il est en
phase de distribution ou en tendance baissière, on dit qu'il est en
position de vente. Lorsqu'il n'y a pas d'intérêt, qu'aucune campagne
n'a été menée, on dit qu'il est en position neutre.

Un cycle est considéré comme achevé lorsque toutes les


étapes du cycle sont observées : accumulation, tendance à la
hausse, distribution et tendance à la baisse. Ces cycles complets se
produisent dans toutes les temporalités. C'est pourquoi il est
important de prendre en compte tous les horizons temporels, car
chacun d'entre eux peut se trouver à des stades différents. Il est
nécessaire de contextualiser le marché de ce point de vue afin d'en
faire une analyse correcte.
Une fois que vous aurez appris à identifier correctement les
quatre phases du prix et à adopter un point de vue totalement
impartial, sans tenir compte des nouvelles, des rumeurs, des
opinions et de vos propres préjugés, il vous sera relativement plus
facile de tirer le meilleur parti de vos transactions de trading.
CHAPITRE 3 - TENDANCES

Les prix varient et les ondes qui résultent de ces variations de prix
génèrent les tendances. Le prix évolue en suivant une série d'ondes
dans le sens de la tendance (impulsions), qui sont séparées par une
série d'ondes dans le sens opposé (retracements).

La tendance est simplement la ligne de moindre résistance


lorsque le prix bouge d'un point à un autre, car elle suit le chemin de
moindre résistance. Par conséquent, le travail du trader consiste à
identifier la tendance et à effectuer des transactions en harmonie
avec la même.

Lorsqu'un marché est en hausse et qu'il rencontre une


résistance (vente), soit il la surmonte, soit le prix se retourne. La
même chose se produit lorsque le prix est en baisse et qu'il
rencontre une résistance ; soit il surmonte cet achat, soit le prix se
retourne. Ces points de pivot sont des moments critiques et
constituent d'excellents endroits pour concrétiser des transactions.

En fonction de la direction du mouvement, on peut différencier


trois types de tendances : haussières, baissières et latérales. La
description la plus objective d'une tendance haussière est la
suivante : le prix effectue une série d'impulsions et de retracements
croissants, où les hauts et les bas sont de plus en plus élevés. De
même, nous identifions une tendance baissière lorsque les hauts et
les bas sont de plus en plus bas, laissant une série d'impulsions et
de retracements baissiers. Enfin, nous déterminons un
environnement latéral lorsque les hauts et les bas continuent de
fluctuer dans une fourchette de prix.

Les tendances sont divisées par durée en trois catégories


différentes : long, moyen et court terme. Comme il n'y a pas de
règles strictes pour les classer en fonction de la période, on peut les
classer en fonction de la façon dont ils s'intègrent dans le supérieur.
Autrement dit, la tendance à court terme sera observée dans la
tendance à moyen terme, laquelle à son tour sera dans la tendance
à long terme.

TYPES DE TENDANCES

Il convient de noter que les trois tendances peuvent ne pas évoluer


dans la même direction. Cela peut présenter des problèmes
potentiels pour le trader. Pour être efficace, vous devez éliminer
autant de doutes que possible et le moyen d'y parvenir est
d'identifier à l'avance le type de trading que vous allez effectuer.

Une condition très importante à prendre en compte lors du


choix du type de trading est le Timing (calibrage de l'entrée). Le
succès dans n'importe quel type de trading requiert avant tout un
bon Timing ; mais le succès dans le trading à court terme requiert un
Timing parfait. Pour cette raison, un débutant devrait commencer par
un trading à long terme jusqu'à ce qu'il atteigne un succès constant.

Du fait que les tendances peuvent différer selon l'horizon


temporel, il est possible mais difficile d'avoir des positions d'achat et
de vente en même temps. Si la tendance à moyen terme est à la
hausse, vous pouvez prendre une position d'achat en espérant la
conserver pendant quelques semaines ou quelques mois ; et si
entre-temps une tendance à la baisse à court terme apparaît, vous
pouvez prendre une position de vente à découvert et conserver la
transaction d'achat en même temps.

Bien que cela soit théoriquement possible, il est extrêmement


difficile de maintenir la discipline nécessaire pour occuper les deux
postes en même temps. Seuls les traders expérimentés devraient le
faire. Pour l'initié, il est préférable de trader en harmonie avec la
tendance et non dans les deux côtés simultanément jusqu'à devenir
constamment rentable.

Il faut apprendre et comprendre les motivations, les modèles


de comportement et les émotions qui contrôlent le marché. Un
marché haussier est motivé par la cupidité, tandis qu'un marché
baissier est motivé par la peur. Ce sont les principales émotions qui
animent les marchés. La cupidité incite à payer des prix plus élevés
jusqu'à ce que le prix atteigne ce que l'on appelle une condition de
surachat. D'autre part, la panique provoquée par les baisses
entraîne un désir de déboucler les positions et de vendre, ce qui
ajoute un momentum supplémentaire à l'effondrement jusqu'à des
conditions de survente.

Éprouver ces émotions n'est pas une chose négative, tant


qu'elles sont orientées vers un aspect positif et que vous gardez à
l'esprit que ce qui est vraiment important est la protection du capital.
CHAPITRE 4 - ÉVALUATION DES
TENDANCES

Cette interaction entre l'offre et la demande au fur et à mesure


qu'une tendance se développe laissera des indices pour façonner
l'action des prix. Nous disposons de différents outils pour nous aider
à évaluer les tendances.

Une évaluation judicieuse de la tendance est essentielle pour


déterminer sa santé. Il nous permet de détecter si une force
quelconque montre des signes de faiblesse ou si la force adverse
gagne en puissance. Notre travail consiste à se prononcer pour la
force et contre la faiblesse.

ANALYSE DES FORCES/FAIBLESSES

Lorsque le prix est en tendance, nous attendons plus de force du


côté de la pression. Nous devons le voir comme une bataille entre
les acheteurs et les vendeurs où nous essaierons d'analyser la force
ou la faiblesse des deux. La meilleure façon d'évaluer la
force/faiblesse actuelle est de la comparer aux mouvements
développés précédemment.

Une faiblesse du prix n'implique pas un changement de


tendance, elle est simplement le signe d'une perte de force et
signale que nous devons nous préparer aux futurs mouvements de
prix.

Les façons d'analyser la force/la faiblesse du marché sont


nombreuses. La clé est la comparaison. On ne cherche pas de
valeur absolue. Il s'agit de comparer les mouvements actuels avec
les précédents.

La vélocité fait référence à l'angle auquel le prix évolue ; ainsi, si le


prix évolue plus rapidement que par le passé, il y a de la force. Si,
au contraire, elle évolue plus lentement que par le passé, cela
suggère que nous sommes en présence d'une faiblesse.
P

Avec cet outil, nous évaluons la distance parcourue par les


impulsions et les comparons avec les précédentes pour déterminer
si la force a augmenté ou diminué.
Pour qu'une tendance reste vivante, chaque impulsion doit
dépasser l'impulsion précédente. Si une impulsion n'est pas capable
de faire de nouveaux progrès dans la direction de la tendance, c'est
un avertissement que le mouvement peut approcher de sa fin.

La distance que l'impulsion parcourt de 3 à 4 est


supérieure que la distance qu'elle parcourt de 1 à 2 = force
de la tendance.
La distance que l'impulsion parcourt de 5 à 6 est inférieure
à la distance qu'elle parcourt de 3 à 4 = faiblesse de la
tendance.

La distance parcourue de l'extrême 2 au 3 est supérieure


à la distance parcourue de l'extrême 1 à 2 = force de la
tendance.
La distance parcourue de l'extrême 3 au 4 est inférieure à
la distance parcourue de l'extrême 2 au 3 = faiblesse de la
tendance.

À l'aide de l'analyse en profondeur, nous évaluons la distance


parcourue par les inversions de tendance pour déterminer si la
faiblesse a augmenté ou diminué.

Comme pour l'analyse de la projection, nous pouvons évaluer


la profondeur par deux mesures : la distance totale du retracement
de son origine à son extrême ; et la distance parcourue par le prix de
l'extrême précédent au nouvel extrême.

La distance que le retracement parcourt de 3 à 4 est


inférieure que la distance qu'elle parcourt de 1 à 2 = force
de la tendance.
La distance que le retracement parcourt de 5 à 6 est
supérieure à la distance qu'elle parcourt de 3 à 4 =
faiblesse de la tendance.

La distance parcourue de l'extrême 2 au 3 est inférieure à


la distance parcourue de l'extrême 1 au 2 = faiblesse de la
tendance.

La distance parcourue de l'extrême 3 au 4 est inférieure à


la distance parcourue de l'extrême 2 au 3 = force de la
tendance.

LIGNES

Les lignes délimitent les fourchettes et définissent l'angle


d'avancement d'une tendance. Elles constituent une excellente aide
visuelle pour l'analyse, étant très utiles pour évaluer la santé du
mouvement ; à la fois pour identifier le moment où le prix atteint une
condition d'épuisement, ainsi que pour évaluer un éventuel
retournement du marché.

En général, elles nous aident à prévoir les niveaux de support


et de résistance auxquels attendre le prix. Dans le même temps, une
approche ou un contact de ces lignes suggère la recherche de
signaux supplémentaires pour rechercher un retournement, offrant
diverses opportunités de trading.

Plus une ligne a de touches, plus le niveau est valable pour


l'analyse. Vous devez faire attention à ne pas tracer des lignes sans
discernement, surtout sur chaque mouvement mineur. La
manipulation correcte des lignes nécessite un bon jugement,
autrement, cela brouillera votre raisonnement.

Lorsque le prix pénètre une ligne, nous devons être plus


vigilants et être prêts à agir. Selon la position où le breakout se
produit, ainsi que l'action elle-même, elle peut suggérer différents
scénarios. Une compréhension approfondie de l'action des prix et du
volume est nécessaire pour déterminer les scénarios les plus
probables.
L

Une ligne horizontale identifie une ancienne zone de déséquilibre


entre l'offre et la demande. Lorsqu'elle relie au moins deux bas de la
fourchette de prix, elle identifie un support. Il s'agit d'une zone où les
acheteurs sont apparus dans le passé pour dépasser les vendeurs
et empêcher la baisse du prix. Il est prévu que les acheteurs
réapparaissent dans cette zone lorsqu'elle sera à nouveau visitée.

Une ligne horizontale reliant au moins deux hauts de la


fourchette identifie une résistance. Il s'agit d'une zone où l'offre a
dépassé la demande, ce qui a mis un terme à la hausse des prix,
raison pour laquelle les vendeurs devraient réapparaître lors d'une
prochaine visite.

Lorsqu'une ligne sert à la fois de support et de résistance, on


l'appelle une ligne d'axe. Les prix ont tendance à tourner autour de
ces axes. Ces niveaux de prix changent constamment de rôle ; une
résistance brisée devient un support, et un support brisé devient une
résistance.

Après avoir identifié la nature de la tendance, l'étape suivante


consiste à construire une ligne directrice afin de tirer parti du
mouvement. Il s'agit de la simple connexion entre deux ou plusieurs
prix.

Dans une tendance baissière, la ligne de tendance est tracée


en reliant deux sommets en baisse. Cette ligne est dénommée ligne
d'offre car on suppose que les vendeurs y figureront.

Dans une tendance haussière, la ligne de tendance est tracée


en reliant deux creux haussiers. Cette ligne est dénommée ligne de
la demande car elle marque le point où les acheteurs sont censés
apparaître.

Nous pouvons continuellement réajuster les lignes de


tendance afin d'ajuster celle qui correspond le mieux à l'action du
prix et qui a donc généré le plus de touches. Plus la ligne a été
respectée de fois, plus nous serons en mesure de l'interpréter
lorsqu'elle sera rejouée à l'avenir.

Gardez à l'esprit qu'une ligne avec une trop grande pente


sera brisée trop tôt, et qu'elle ne sera donc pas tracée correctement.

Tant que le prix reste à l'intérieur des niveaux établis, on dit


que le mouvement est sain et qu'il est approprié d'envisager de
conserver ou d'ajouter des positions.

Lorsque le prix s'approche d'une ligne de tendance, il y a une


menace de breakout et cela peut signifier que la force de la
tendance s'épuise. Ceci suggère un changement de vitesse de la
tendance ou un danger certain de renversement de tendance.

La rupture d'une ligne de tendance en elle-même n'est pas un


symptôme concluant de quoi que ce soit, car il peut s'agir d'une vraie
ou d'un fausse rupture. Ce qui est important, c'est la façon dont la
ligne est franchie, les conditions dans lesquelles cela se produit et le
comportement qui le précède.

Après un mouvement d'une certaine distance, le prix peut


rencontrer une résistance pour continuer et cela provoque un
ralentissement et un arrêt de la tendance. Au cours de la pause
(mouvement latéral ou fourchette), la force qui était à l'origine de la
tendance peut être renouvelée, voire renforcée, ce qui entraîne une
poursuite de la tendance avec un momentum plus grand
qu’auparavant.
Dans ces conditions, il est nécessaire de repositionner les
lignes de tendance pour se conformer à l'angle nouvellement établi.
C'est pourquoi il ne faut pas accepter qu'un simple breakout de la
ligne de tendance soit un renversement de tendance.

Le canal idéal aura plusieurs points de contact et devrait capter la


plupart des prix dans ses limites.
Lorsque la ligne de tendance à la hausse ou la ligne de
demande est tirée jusqu'à l'extrémité opposée en s'ancrant
parallèlement au sommet situé entre les deux planchers utilisés pour
la créer, la ligne de surachat est créée ; et ensemble, ils définissent
un canal de tendance à la hausse. Ce canal identifie un prix en
hausse.

Le trader doit être conscient des conditions de surachat. Ces


conditions sont créées lorsque le prix dépasse le sommet du canal
haussier. En raison d'une accélération trop rapide, le prix atteint un
point où il est très sensible à la clôture de positions longues et
généralement au retrait des acheteurs les plus expérimentés, ce qui
suggère un affaiblissement de la tendance haussière. Ils guident
généralement le prix vers une action corrective à la baisse.

Les êtres humains semblent pencher pour les extrêmes. Sur


les marchés financiers, cette tendance se révèle sous la forme de la
cupidité. Les prix sont poussés de plus en plus haut, jusqu'à ce que
le public soit gavé d'actions généralement surévaluées. Lorsque cela
se produit, on dit que nous sommes en présence d'une condition de
surachat.

Lorsque la ligne de tendance baissière ou ligne d'offre est


tirée vers l'extrême opposé et s'ancre parallèlement au bas qui se
trouve entre les deux sommets utilisés pour la créer, la ligne de
survente est créée ; et ensemble, ils définissent un canal baissier.
Ce canal identifie un prix en baisse.

Le trader doit être conscient des conditions de survente. Ces


conditions sont créées lorsque le prix dépasse le bas du canal
baissier. En raison d'un mouvement baissier trop rapide, le prix
atteint un point où il est très sensible à la couverture des positions
courtes (prise de bénéfices) et à un repli général par les traders
expérimentés qui ont été vendus ; ce qui suggère un affaiblissement
de la tendance baissière. Ils guident généralement le prix vers une
action corrective à la hausse.

Dans un marché baissier, un autre extrême prend le dessus :


la peur. Au fur et à mesure que le prix chute, les traders
commencent à s'alarmer. Plus il tombe, la peur s'accroît. La peur
atteint un degré impossible à gérer pour les mains faibles et finissent
donc par vendre leurs actions. Cette vente panique génère une
condition de survente.

Ces périodes de surachat ou de survente entraînant des


mouvements d'arrêt peuvent être observées dans toute saisonnalité.
L

Dans des conditions de haute vitesse où une tendance claire n'a pas
encore été déterminée, les lignes inversées sont un bon moyen
d'essayer de structurer au moins initialement le mouvement des prix.

L'idée est de créer d'abord la ligne d'offre dans une tendance


à la hausse pour générer à partir d'elle la ligne de demande ; et de
créer d'abord la ligne de demande dans une tendance à la baisse
pour générer à partir d'elle la ligne d’offre.

Au début d'une avance haussière, dans le cas où le prix ait


effectué deux poussées majeures à la hausse sans laisser de
retracement baissier significatif, vous pouvez estimer à quel moment
il faut s'attendre à ce que le prix retrace en créant d'abord la ligne
d'offre pour la traîner et créer la ligne de tendance haussière ; et de
même, tracer d'abord la ligne de demande pour créer la ligne de
tendance baissière à partir de celle-ci.
L

Il y aura des moments où vous remarquerez que les lignes de


surachat et de survente créées à partir de vos lignes de tendance
n'agissent pas efficacement. Il se peut que le prix n'atteigne jamais
ces lignes car il suivra probablement un mouvement dynamique
différent.

La façon de résoudre cette déficience est de créer ces lignes


indépendamment, indépendamment de la ligne de tendance.

Cela créerait une ligne de surachat reliant deux sommets et


une ligne de survente reliant deux creux. L'objectif est d'essayer de
trouver la logique structurelle des mouvements afin d'en tirer parti.

Gardez à l'esprit que dans le cas d'un mouvement haussier, le


fait de ne même pas atteindre la ligne de surachat initiale dénote un
symptôme de faiblesse et nous avertit d'un possible retournement à
la baisse. De même, l'incapacité à atteindre la ligne de survente
initiale pour le cas baissier dénote un symptôme de force sous-
jacente et nous alerte sur un possible retournement à la hausse.

On les observe visuellement comme des motifs d’épuisement.


CHAPITRE 5 - FOUCHETTES

Le marché passe la plupart de son temps dans ce type de


conditions, elles sont donc extrêmement importantes.

Les fourchettes sont des endroits où le mouvement précédent


a été stoppé et où il existe un équilibre relatif entre l'offre et la
demande. C'est à l'intérieur de cette fourchette que se déroulent les
campagnes d'accumulation ou de distribution en prévision d'une
tendance à la hausse ou à la baisse. C'est cette force
d'accumulation ou de distribution qui construit la cause qui
développe le mouvement ultérieur.
Les fourchettes présentent des opportunités de trading
optimales avec un potentiel de risque/récompense très favorable ;
cependant, les grands trades sont ceux où vous vous positionnez
correctement dans la fourchette pour profiter du mouvement de la
tendance.

Dans le trading de tendance, comme le prix est déjà en


mouvement, il aura perdu une partie de sa trajectoire. En profitant
des opportunités au sein de la fourchette, il y a des chances de
saisir un mouvement majeur.

Pour être correctement positionné au début de la tendance,


vous devez être capable d'analyser l'action du prix et le volume
pendant le développement de la fourchette. Heureusement, la
méthodologie Wyckoff offre des directives uniques grâce auxquelles
l'opérateur peut accomplir cette tâche avec succès. L'identification
des événements et l'analyse des phases deviennent des outils
indispensables pour une lecture correcte de la fourchette.

Si vous ne voyez pas de tendance clairement définie, le prix


se situe très probablement dans un contexte de fourchette. Cette
tendance neutre ou latérale peut avoir trois intérêts fondamentaux :
elle s'accumule, en vue d'un mouvement à la hausse ; elle s'étale,
en vue d'un mouvement à la baisse ; ou elle fluctue de haut en bas
sans intérêt précis.

Les fluctuations aléatoires doivent être ignorées car il n'y a


probablement aucun intérêt professionnel derrière ce marché. Il est
important de comprendre que dans toutes les fourchettes, il n'y a
pas d'intérêt professionnel ; et que par conséquent, si ces intérêts ne
sont pas impliqués dans un titre, le prix fluctue simplement parce
qu'il est en équilibre et que les mouvements dans une direction sont
neutralisés par les mouvements dans la direction opposée.

Sur la base de la loi de cause à effet, il est nécessaire que le


prix consomme du temps à l'intérieur de la fourchette pour préparer
le mouvement suivant. Et que ce mouvement sera directement
proportionnel au temps passé dans la fourchette. Cela signifie que
les fourchettes de courte durée génèrent des mouvements plus
courts et que les plages de longue durée génèrent des mouvements
qui parcourent de plus longues distances.

Pour définir une fourchette, deux points sont nécessaires pour


construire le canal. Tant que le prix reste dans cette fourchette,
aucun mouvement important ne se produira. La clé est dans les
extrêmes. Lorsque ceux-ci sont brisés, ils peuvent offrir d'excellentes
opportunités de trading.

Il est clair que le mouvement décisif pour briser la fourchette


et commencer la phase de tendance ne peut se produire avant qu'un
déséquilibre clair entre l'offre et la demande n'ait été généré. À ce
moment-là, le marché devrait être sous le contrôle des
professionnels et ceux-ci devraient avoir confirmé que la direction
dans laquelle ils vont diriger le mouvement des prix est le chemin de
moindre résistance.

Cela signifie que s'ils se sont cumulé dans l'intention de faire


monter les prix, ils vérifieront d'abord qu'ils ne rencontreront pas de
résistance (vente) pour arrêter cette hausse. Lorsqu'ils auront vérifié
que la voie est libre, ils lanceront le mouvement. De même, s'ils ont
distribué (vendu) dans le but de faire baisser les prix, ils doivent
s'assurer que la demande flottante (intérêt d'achat) soit relativement
faible.
PARTIE 2 - LA MÉTHODE
WYCKOFF

De nombreux principes de base de Wyckoff sont devenus les


fondements de l'analyse technique. Les trois lois fondamentales :
l'offre et la demande, la cause et l'effet et l'effort et le résultat ; les
concepts d'accumulation et de distribution et la suprématie du prix et
du volume dans la détermination des mouvements de prix en sont
quelques exemples.

La méthode Wyckoff a résisté à l'épreuve du temps. Plus


d'une centaine d'années de développement et d'utilisation continus
ont prouvé la valeur de la méthode pour trader tous les types
d'instruments financiers.

Cette réussite ne devrait surprendre personne, car elle repose


sur l'analyse de l'action du prix et du volume pour juger de la façon
dont il réagit au conflit qui se déroule entre les forces réelles qui
régissent toutes les variations du prix : l'offre et la demande.
CHAPITRE 6 - STRUCTURES DE
LA MÉTHODOLOGIE WYCKOFF

Les marchés financiers sont une entité vivante. Autrement dit, ils
sont en constante évolution en raison de l'interaction continue entre
les acheteurs et les vendeurs. C'est pourquoi ce serait une erreur
d'utiliser des modèles ou des schémas fixes pour essayer de lire le
contexte du marché.

Consciente qu'il est pratiquement impossible pour le prix de


développer deux structures identiques, l'approche de trading
proposée par la méthodologie Wyckoff est flexible dans l'analyse du
marché.

Le prix peut développer différents types de structures en


fonction des conditions dans lesquelles il se trouve. C'est pourquoi il
est nécessaire d'avoir une approche qui accorde une certaine
flexibilité aux mouvements de prix mais qui, en même temps, soit
régie par certains éléments fixes qui donnent la plus grande
objectivité possible à la lecture.

Ces aspects fixes de la méthodologie sont les événements et


les phases qui constituent le développement des structures. Nous
présentons ci-dessous deux schémas de base d'accumulation et de
distribution pour donner une idée très générale de la dynamique
dans laquelle évolue le prix sous les hypothèses de la méthodologie
Wyckoff.
Comme nous venons de le dire, ces schémas peuvent être
considérés comme les schémas idéaux. Ce qu'il faut garder à
l'esprit, c'est que le marché ne les présentera pas toujours de cette
manière.

SCHÉMA D'ACCUMULATION DE BASE N° 1

Accumulation. Processus par lequel les gros traders absorbent le


stock disponible sur le marché. Il s'agit d'un transfert des traders de
détail ou « mains faibles » vers les traders forts ou « mains fortes ».

Creek. Degré de résistance pour les structures


d'accumulation ou de réaccumulation. Elle est fixée par le maximum
que l'Automatic Rally génère et par les maximums qui peuvent être
développés pendant la phase B.
CHoCH. Change of Character. Changement du caractère. Il
nous montre l'environnement dans lequel le prix évoluera dans un
avenir proche. Le premier CHoCH est établi dans la phase A où le
prix passe d'un environnement de tendance baissière à un
environnement de consolidation. Le deuxième CHoCH est fixé du
minimum de la phase C au maximum du SOS dans lequel le prix
passe d'un environnement de consolidation à un environnement de
tendance haussière.

Phase A. Arrêt de la tendance baissière précédente.

PS. Preliminary Support. Support préliminaire. C'est la


première tentative d'arrêter le mouvement à la baisse qui
échouera toujours.

SC. Selling Climax. Climax des ventes. Action climatique


qui arrête le mouvement baissier.

AR. Automatic Rally. Réaction haussière. Mouvement


haussier qui établit le haut de la fourchette.

ST. Secondary Test. Test du niveau de l'offre par rapport à


l'action climatique. Définit la fin de la phase A et le début de
la phase B.

Phase B. Construction de la cause.

UA. Upthrust Action. Breakout temporaire de la résistance


et retour dans la fourchette. Il s'agit d'un test sur le
maximum généré par l'AR.

ST as SOW. Secondary Test as Sign of Weakness. Signe


de faiblesse en fonction du test. Breakout temporaire du
support et rentrée dans la fourchette. Il s'agit d'un test sur le
minimum généré par le SC.

Phase C. Test.
SP. Spring. Secousse baissière. Il s'agit d'un test sous la
forme d'un breakout des minimums des phases A et B. Il
existe trois types différents de Springs.

Test Spring. Mouvement baissier vers les bas de la


fourchette afin de tester l'engagement des vendeurs.

LPS. Last Point of Support. Dernier niveau de support de


l'offre. Test sous la forme d'un mouvement baissier qui ne
parvient pas à atteindre le bas de la fourchette.

TSO. Terminal Shakeout ou Shakeout. Secousse finale.


Un mouvement brusque de breakout des minimums qui
produit une pénétration profonde du niveau de support et
une récupération rapide.

Phase D. Tendance haussière dans la fourchette.

SOS. Sign of Strength. Signe de force. Mouvement


haussier généré après l'événement de la Phase C du test
qui parvient à atteindre le haut de la fourchette. Aussi
appelé JAC. Jump Across the Creek. Saut du ruisseau.

LPS. Last Point of Support. Dernier niveau de support de


l'offre. Il s'agit des minimums ascendants que nous trouvons
dans le mouvement ascendant vers la résistance.

BU. Back Up. Il s'agit de la dernière grande réaction avant


le début du marché haussier. Aussi appelée BUEC. Back
Up to the Edge of the Creek. Retour au ruisseau.

Phase E. Tendance haussière hors de la fourchette.


Succession de SOS et de LPS générant une dynamique de
maximums et de minimums croissants.
SCHÉMA D'ACCUMULATION DE BASE N° 2

Deuxième variante de la méthodologie dans laquelle l'événement


test de la Phase C ne permet pas d'atteindre les minimums de la
structure.

Il se produit généralement parce que les conditions actuelles


du marché dénotent une force sous-jacente.

L'objectif du prix est d'aller visiter cette zone de liquidité, mais


les gros traders supportent le marché en entrant agressivement à
l'achat. Ils ne permettent pas au prix de baisser davantage afin que
personne d'autre ne puisse acheter plus bas.

Ces types de fourchettes sont plus difficiles à identifier, car en


n'étant pas en mesure de déterminer le prix de cette action de
secousse, l'approche haussière perd un point de confiance.
La principale zone de négociation se situe au niveau du
Spring potentiel ; par conséquent, lorsque l'on achète à un LPS
potentiel, on se demande toujours si, comme c'est le plus probable,
le prix va d'abord visiter cette zone de minimums pour développer le
Spring.

En outre, la première démonstration de force haussière qui


produit le breakout de la fourchette se perd généralement.

Par conséquent, la seule opportunité d'achat viable dans ce


type de structure se trouve dans le BUEC. C'est ici qu'il faut porter
plus d'attention pour chercher d'effectuer des achats.
SCHÉMA DE DISTRIBUTION DE BASE N° 1

Distribution. Processus par lequel les gros traders distribuent


(vendent) le stock. Il s'agit d'un transfert des traders forts ou « mains
fortes » vers les traders de détail ou « mains faibles ».

ICE. Degré de support pour les structures de distribution ou


de redistribution. Elle est fixée par le minimum que l'Automatic
Reaction génère et par les minimums qui peuvent être développés
pendant la phase B.

CHoCH. Change of Character. Changement du caractère. Il


nous montre l'environnement dans lequel le prix évoluera dans un
avenir proche. Le premier CHoCH est établi dans la phase A où le
prix passe d'un environnement de tendance haussière à un
environnement de consolidation. Le deuxième CHoCH est fixé au
maximum de la phase C au minimum du SOW où le prix passe d'un
environnement de consolidation à un environnement de tendance
baissière.

Phase A. Arrêt de la tendance haussière précédente.

PSY. Preliminary Supply. Résistance préliminaire. C'est la


première tentative d'arrêter la montée qui échouera
toujours.

BC. Buying Climax. Climax des achats. Action climatique


qui arrête le mouvement haussier.

AR. Automatic Reaction. Réaction baissière. Mouvement


baissier qui établit le bas de la fourchette.

ST. Secondary Test. Test du niveau de la demande par


rapport à l'action climatique. Définit la fin de la phase A et le
début de la phase B.

Phase B. Construction de la cause.

UT. Upthrust. Même événement que l'UA d'accumulation.


Breakout temporaire de la résistance et retour dans la
fourchette. Il s'agit d'un test sur le maximum généré par le
BC.

mSOW. Minor Sign of Weakness. Démonstration d'une


faiblesse mineure. Même événement que ST as SOW
d'accumulation. Breakout temporaire du support et rentrée
dans la fourchette. Il s'agit d'un test sur le minimum généré
par l'AR.

Phase C. Test.

UTAD. Upthrust After Distribution. Secousse haussière.


C'est un test sous forme de breakout des maximums des
Phases A et B.

Test UTAD. Mouvement haussier qui cherche à vérifier le


degré d'engagement des acheteurs.

Phase D. Tendance baissière dans la fourchette.

MSOW. Major Sign of Weakness. Démonstration d'une


faiblesse majeure. Le mouvement baissier est né après
l'événement du test de la phase C qui parvient à atteindre le
bas de la fourchette générant un changement de caractère.

LPSY. Last Point of Supply. Dernier niveau de support de


la demande. Ce sont les maximums décroissants que nous
trouvons dans le mouvement baissier vers le support.

Phase E. Tendance baissière hors de la fourchette.


Succession de SOW et LPSY générant une dynamique de
maximums et de minimums décroissants.
SCHÉMA DE DISTRIBUTION DE BASE N° 2

Deuxième variante de la méthodologie dans laquelle l'événement


test de la Phase C ne permet pas d'atteindre les maximums de la
structure.

Raisonnement inverse que pour l'exemple du schéma


cumulatif n° 2.

Cela dénote une plus grande faiblesse de fond.

Le prix tente d'atteindre les liquidités aux maximums, mais les


gros traders qui sont déjà positionnés à la baisse l'en empêchent.

Structures avec une perte de confiance due à l'absence de la


secousse. En entrant en position courte sur le possible LPSY nous
aurons toujours le doute si le prix va faire le mouvement vers les
maximums avant de tomber.

L'échantillon de faiblesse (SOW) qui brise la structure est


perdu pour nous. Possibilité unique de tester le breakout (LPSY).
PARTIE 3 - LES TROIS LOIS
FONDAMENTALES

CHAPITRE 7 - LA LOI DE L'OFFRE


ET DE LA DEMANDE

Richard Wyckoff a été le premier à introduire cette loi fondamentale


de l'économie et nous a dit que si la demande était supérieure à
l'offre, le prix du produit augmenterait ; que si l'offre était supérieure
à la demande, le prix du produit baisserait ; et que si l'offre et la
demande étaient en équilibre, le prix du produit resterait le même.

Cette idée est très générale et doit être nuancée car il existe
une idée fausse très répandue selon laquelle les prix augmentent
parce qu'il y a plus d'acheteurs que de vendeurs ou que les prix
baissent parce qu'il y a plus de vendeurs que d'acheteurs.

Sur le marché, il y a toujours le même nombre d'acheteurs et


de vendeurs, car pour que quelqu'un achète, il faut qu'il y ait
quelqu'un qui lui vende.
THÉORIE

Sur le marché, il y a des acheteurs et des vendeurs qui interagissent


pour faire correspondre leurs commandes. Selon la théorie des
enchères, le marché cherche à faciliter cet échange entre acheteurs
et vendeurs ; et c'est pourquoi le volume (liquidité) attire le prix.

La théorie économique généralement acceptée nous dit que


l'offre est créée par les vendeurs en plaçant des commandes de
vente limités (en attente) dans la colonne ASK et que la demande
est créée par les acheteurs en plaçant des commandes d'achat
limités dans la colonne BID.

L'erreur d'appeler demande tout ce qui a trait à l'achat et


d'appeler offre tout ce qui a trait à la vente es fréquente. Idéalement,
des termes différents devraient être utilisés pour distinguer les
traders agressifs des traders passifs.
Les termes offre et demande correspondent à une attitude
passive en plaçant des commandes limités dans les colonnes du
BID et du ASK.

Alors que lorsqu'un trader prend l'initiative et se rend dans la


colonne BID pour exécuter une commande agressive (au marché), il
est connu comme un vendeur ; et lorsqu'il se rend dans la colonne
ASK, il est connu comme un acheteur.

Tout ceci n'est qu'une simple formalité et a plus à voir avec la


théorie en économie qu'avec la pratique. La clé de tout cela réside
dans les types de commandes qui sont exécutées. Nous devons
faire la différence entre les commandes au marché (agressives) et
les commandes limitées (passives).

Les commandes passives ne représentent qu'une intention,


elles ont la capacité d'arrêter un mouvement, mais pas la capacité
de faire bouger le prix. Cela exige de l'initiative.
DÉPLACEMENT DU PRIX

Pour que le prix augmente, les acheteurs doivent acheter toutes les
commandes de vente (offre) disponibles à ce niveau de prix et
continuer à acheter agressivement pour forcer le prix à monter d'un
niveau afin de trouver de nouveaux vendeurs avec qui trader.
Les commandes d'achat passives ralentissent le mouvement
baissier, mais elles ne peuvent à elles seules faire monter le prix.
Les seules commandes qui ont la capacité de faire monter le prix
sont les achats au marché ou ceux dont les commandes croisées
deviennent des achats au marché.

Par conséquent, un mouvement de prix à la hausse peut être


déclenché par l'entrée active d'acheteurs ou bien par l'exécution du
Stop Loss de positions courtes.

Pour que le prix se déplace vers le bas, les vendeurs doivent


acheter toutes les commandes d'achat (demande) qui sont
disponibles à ce niveau de prix et continuer à pousser vers le bas,
ce qui oblige le prix à aller chercher des acheteurs à des niveaux
inférieurs.

Les commandes de vente passives provoquent un


ralentissement du mouvement haussier, mais n'ont pas la capacité
de faire baisser le prix par elles-mêmes. Les seules commandes qui
ont la capacité de faire baisser le prix sont les ventes au marché ou
ceux dont les commandes croisées deviennent des ventes au
marché.

Par conséquent, un mouvement de prix à la baisse peut être


déclenché par l'entrée active de vendeurs ou bien par l'exécution du
Stop Loss de positions longues.

M '
Il est également nécessaire de comprendre que l'absence de l'une
des deux forces peut faciliter le déplacement des prix. Une absence
d'offre peut faciliter une hausse des prix, tout comme une absence
de demande peut faciliter une baisse des prix.

Lorsque l'offre est retirée, ce manque d'intérêt se traduit par


une diminution du nombre de contrats placés sur la colonne ASK, ce
qui permet au prix d'évoluer plus facilement à la hausse avec un
pouvoir d'achat très faible.

Inversement, si c'est la demande qui se replie, il en résultera


une réduction des contrats que les acheteurs sont prêts à placer sur
le BID, ce qui signifie que le prix peut baisser avec une très faible
initiative de vente.
C

Quelle que soit l'origine de l'ordre d'achat ou de vente (trader retail,


institutionnel, algorithme, etc.), le résultat est que le marché gagne
en liquidité, et c'est ce qui est vraiment important en matière de
trading.

Parmi les outils que nous pouvons utiliser pour comprendre le


résultat de cette interaction entre l'offre et la demande on peut citer
deux : le prix et le volume.

Il est nécessaire de développer la capacité d'interpréter


correctement l'action du prix par rapport à son volume si l'on veut
savoir à tout moment ce qui se passe sur le marché.

C'est pourquoi je considère que la méthodologie Wyckoff est


une approche vraiment solide pour analyser ce qui se passe dans le
graphique (processus d'accumulation et de distribution) et établir des
scénarios judicieux.
CHAPITRE 8 - LA LOI DE CAUSE À
EFFET

L'idée est que quelque chose ne peut pas se produire à partir de rien
; que pour constater une variation dans le prix, il faut d'abord qu'il y
ait une cause qui la provoque.

En général, les causes sont construites par un changement


de mains important entre les traders bien informés et ceux qui ne le
sont pas.

Dans le cas des transactions individuelles, la cause qui fait


monter le prix est le désir de l'acheteur de vouloir cette action ou le
désir du vendeur de vouloir cet argent.
En plus d'examiner la cause sous l'angle d'une transaction
individuelle, l'objectif est de l'envisager dans une perspective plus
large, en termes de mouvements. Pour ce faire, on dit que le marché
construit une cause pendant les périodes de latéralisation des prix ;
et que celles-ci génèrent ensuite comme effet un mouvement de
tendance à la hausse ou à la baisse.

Dans ces périodes de latéralisation, des campagnes


d'absorption de stocks sont menées. Au cours des mêmes, les gros
traders commencent à se positionner sur le bon côté du marché,
repoussant progressivement le reste des participants jusqu'à ce
qu'ils trouvent la voie dans laquelle le prix se dirigera sans
résistance.

Un aspect important de cette loi est que l'effet réalisé par la


cause sera toujours en proportion directe avec cette cause. Par
conséquent, une grande cause produira un effet plus grand, et une
petite cause entraînera un effet plus petit.

Il est logique de penser que plus la période de temps que le


marché passe dans une condition de range développant une
campagne est longue, plus la distance que le mouvement de
tendance suivant parcourra sera grande.

L'essentiel est de comprendre que c'est pendant les phases


latérales du cours que se déroulent les processus
d'accumulation/distribution.

En fonction de sa durée et des efforts que l'on constate lors


de sa formation (manœuvres de manipulation comme les
secousses), cette cause va provoquer un mouvement de réponse à
la hausse ou à la baisse (effet).
ÉLÉMENTS À PRENDRE EN COMPTE

Certaines conditions de marché, telles que les événements


climatiques, peuvent provoquer un revirement brutal des prix sans
grande préparation.

Les gros traders utilisent ces bougies climatiques pour


accumuler/distribuer tout le stock dont ils ont besoin sans
développer une campagne plus étendue et lancer le mouvement
attendu à partir de là.

Un autre aspect à prendre en compte est que toutes les


fourchettes ne sont pas des processus d'accumulation ou de
distribution. Ce point est très important.

N'oubliez pas que la méthodologie nous dit qu'il y aura des


structures qui sont simplement des fluctuations de prix et qui n'ont
pas de cause sous-jacente.

GRAPHIQUES À POINTS ET À FIGURES

En principe, la projection de l'effet sera inconnue, mais on peut la


considérer comme proportionnelle à l'effort qui l'a provoqué.

Wyckoff se servait du graphique à points et à figures pour


quantifier la cause et estimer l'effet.

Au moyen d'un comptage horizontal des colonnes, les


objectifs possibles sont estimés. Il s'agit de donner une bonne
indication de la portée d'un mouvement. L'accumulation produirait un
comptage à la hausse tandis que la distribution le projetterait à la
baisse.

Contrairement aux graphiques en barres, qui sont axés sur le


temps, les graphiques en points et en chiffres sont axés sur la
volatilité.

Pour que le graphique à points et à figures se déplace vers la


droite et génère une nouvelle colonne, il faut d'abord un mouvement
de prix dans la direction opposée.

Le comptage sur ce type de graphique se fait de droite à


gauche et est délimité entre les deux niveaux au-dessus desquels la
force qui contrôle le marché à ce moment-là est apparue en premier
et en dernier :

Pour la projection d'un comptage dans un schéma


d'accumulation on mesure le nombre de colonnes entre le
Last Point of Support (dernier événement d'apparition de la
demande) et le Preliminary Support ou le Selling Climax
(premiers événements d'apparition de la demande).

Pour la projection d'un comptage de distribution, nous


mesurons le nombre de colonnes entre le Last Point of
Supply (dernier événement d'apparition de l'offre) et le
Preliminary Supply ou le Buying Climax (premiers
événements d'apparition de l'offre).

Pour les fourchettes de réaccumulation, le comptage se


fait à partir du Last Point of Support jusqu'à l'Automatic
Reaction (puisque c'est le premier événement sur lequel la
demande est apparue).

Pour les fourchettes de redistribution, le comptage


s'effectue du Last Point of Support au Automatic Rally
(premier événement sur lequel l'offre est apparue).

Après avoir compté le nombre de cases qui composent la


fourchette, le résultat est multiplié par la valeur de la case.

La projection classique est obtenue en additionnant le chiffre


obtenu au prix sur lequel le LPS/LPSY se produit.

Pour obtenir une projection modérée, le chiffre obtenu est


ajouté au prix de l'extrême le plus élevé atteint.

Dans les fourchettes de distribution, le maximum le plus


élevé sera généralement celui fixé par l'Upthrust (UT) ou
par le Buying Climax (BC).

Dans les fourchettes d'accumulation, le minimum le plus


bas sera généralement celui fixé par le Spring (SP) ou par
le Selling Climax (SC).
Obtenez une projection plus prudente en divisant la zone en
phases. Effectuez les comptages à partir de et jusqu'à l'endroit où se
produisent les variations du prix. Comptez le nombre de cases qui
composent chaque phase et multipliez-le par la valeur de la case. Le
chiffre obtenu est ajouté au prix LPS/LPSY ou au prix de l'extrême le
plus élevé atteint.

Ce n'est pas parce que la valeur a une préparation large que


toute la zone est une accumulation ou une distribution. C'est
pourquoi les comptages effectués à l'aide du graphique à points et à
chiffres n'atteignent pas toujours la fourchette d'objectifs la plus
élevée et il est donc suggéré de diviser la fourchette pour générer
plusieurs comptages afin de définir des objectifs différents.

ANALYSE TECHNIQUE POUR LA


PROJECTION DES OBJECTIFS

Il y a des traders qui pensent que projeter des objectifs en comptant


le graphique à points et à figures n'est pas très opérationnel dans les
marchés d'aujourd'hui.

Le point et la figure posent également un problème lorsqu'il


s'agit de son élaboration, car il existe plusieurs façons de le faire.
Cela le rend moins utile de mon point de vue, car cette subjectivité
me fait perdre confiance en cet outil.
Certains d'entre nous préfèrent le simplifier et utiliser des
outils tels que les modèles de Fibonacci, d'Elliot ou harmoniques
(projection verticale de la fourchette) pour la projection des objectifs.

Ce type d'outil gagne de plus en plus de force depuis


l'inclusion de programmes informatiques sur les marchés financiers.
De nombreux algorithmes sont programmés selon ces simples
prémisses et constituent donc des objectifs qui sont atteints avec
une forte probabilité.

Du fait que le marché évolue selon cette loi de cause à effet en


utilisant les phases latérales pour générer les mouvements
ultérieurs, je crois que cela peut nous donner un avantage d'essayer
de déchiffrer ce qui se « cuisine » pendant le développement de ces
structures.

Et pour essayer de déchiffrer ce qui se passe là, la


méthodologie Wyckoff nous offre d'excellents outils.
Les traders Wyckoff savent que c'est dans ces conditions de
latéralité que naissent les mouvements et c'est pourquoi nous
sommes continuellement à la recherche du début de nouvelles
structures pour commencer à analyser les actions de prix et les
volumes afin de nous positionner avant que la tendance ne se
développe.

Une tendance prendra fin et une cause commencera. Une


cause prendra fin et une tendance commencera. La méthode
Wyckoff est centrée sur l'interprétation de ces conditions.
CHAPITRE 9 - LA LOI DE
L'EFFORT ET DU RÉSULTAT

Sur les marchés financiers, l'effort est représenté par le volume


tandis que le résultat est représenté par le prix.

Cela signifie que l'action du prix doit refléter l'action du


volume. Sans effort, il n'y a pas de résultat.

Il s'agit d'évaluer la dominance des acheteurs ou des


vendeurs par la convergence et la divergence entre le prix et le
volume.

L'IMPORTANCE DU VOLUME

Le prix n'est pas le seul facteur important sur les marchés financiers.
Le caractère du volume est peut-être un facteur encore plus
important.

Ces deux éléments (prix et volume) font partie de la pierre


angulaire de la Méthodologie Wyckoff.
Le volume identifie la quantité de stock (actions, unités,
contrats) qui a changé de mains. Lorsque les gros traders sont
intéressés par un titre, cela se reflétera sur le volume tradé.

Voici le premier concept clé : on identifie l'implication des gros


traders quand nous sommes en présence d'une augmentation du
volume.

HARMONIE ET DIVERGENCE

Une augmentation significative du volume est un indice de la


présence d'argent professionnel qui a pour but de produire un
mouvement (continuation ou retournement).

Si l'effort est en harmonie avec le résultat, c'est un signe de


force du mouvement et cela suggère sa poursuite. Si l'effort est en
divergence avec le résultat, c'est un signe de faiblesse du
mouvement et suggère un retournement.

Il convient également de noter que le mouvement des prix


sera directement proportionnel à la quantité d'efforts déployés..

Dans le cas où l'harmonie soit suggérée, un effort plus


important entraînera un mouvement de plus longue durée, tandis
qu'un effort léger se traduira par un mouvement de plus courte
durée.

En revanche, si une divergence est suggérée, le résultat tend


à être directement proportionnel à cette divergence. Une petite
divergence tend à générer un petit résultat et une grande divergence
un grand résultat.
TABLEAU D'ANALYSE

Le tableau complet d'harmonie/divergence lors de l'évaluation de


l'action des prix et du volume est le suivant :
D '

C'est l'évaluation la plus simple. Nous essayons d'analyser l'action


du prix et le volume sur une seule bougie individuellement.

Les bougies sont la représentation finale d'une bataille entre


acheteurs et vendeurs au cours d'une certaine période de temps.

Le résultat final de cette interaction entre l'offre et la demande


nous transmet un message.

Notre travail en tant que traders qui analysent l'action des prix
et les volumes est de savoir comment interpréter correctement ce
message. Dans ce cas, isolément.

Nous recherchons une correspondance entre les fourchettes


de prix et les volumes tradés. Pour que ce message soit
harmonieux, nous voulons voir des fourchettes larges aux pics de
volume et des fourchettes étroites aux bas volumes. L'inverse
marquerait une divergence.

Dans cette section, nous essayons d'analyser l'action des prix et le


volume dans une portion plus large ; dans le mouvement ultérieur
des prix.

Nous voulons évaluer si ce volume génère un mouvement


dans la direction de la bougie d'origine ou si au contraire le prix se
déplace dans la direction opposée après avoir observé cette
augmentation de volume.

Par conséquent, nous obtiendrions une harmonie


effort/résultat si cette bougie plus ce volume ont une continuation ; et
une divergence si un retournement du marché est généré.
D

Nous augmentons la part de notre analyse et cette fois nous


analysons l'action des prix et le volume en termes de mouvements
complets.

En règle générale, les mouvements impulsifs s'accompagnent


d'une augmentation du volume, car le prix se déplace dans la
direction de la moindre résistance, et les mouvements de repli
s'accompagnent d'une diminution du volume.

Ainsi, nous déterminons qu'il existe une harmonie lorsqu'une


impulsion s'accompagne d'une augmentation du volume et lorsqu'un
repli s'accompagne d'une diminution du volume.

De même, nous déterminons une divergence lorsque nous


voyons un mouvement impulsif (qui génère un nouveau haut/bas)
avec une diminution du volume et lorsque nous voyons un repli (il
faudrait évaluer s'il s'agit vraiment d'un repli) avec une augmentation
du volume.

Cet outil (créé à l'origine par David Weis) mesure le volume qui a été
tradé pour chaque onde (montante et descendante).

Globalement, il nous permet d'évaluer les conditions du


marché et de comparer plus précisément les pressions haussières et
baissières entre les mouvements.

Un fait essentiel à garder à l'esprit lors de l'analyse des ondes


est que tous les volumes tradés dans une onde haussière ne sont
pas des achats et que tous les volumes tradés dans une onde
baissière ne sont pas des ventes.
Comme tout autre élément, il nécessite une analyse et une
interprétation. L'analyse de l'effort et du résultat est exactement la
même.

Il s'agit de comparer l'onde de volume actuelle avec les


précédentes - à la fois avec celle qui va dans votre direction et celle
qui va dans la direction contraire.

Nous obtiendrions une harmonie si, dans un mouvement


ascendant, les impulsions haussières sont accompagnées de
vagues haussières avec un volume plus élevé que les replis
baissiers.

Nous déterminerons également une harmonie si le prix atteint


de nouveaux maximums et que chaque impulsion à la hausse
s'accompagne d'une augmentation du volume de l'onde.

D'autre part, nous aurions une divergence si le prix se


déplace vers le haut mais que les ondes haussières deviennent de
plus en plus petites ; ou si dans ce mouvement ascendant les ondes
baissières montrent une plus grande force.

E
C'est une autre façon d'évaluer cette loi de l'effort et du résultat ;
cette fois, en termes de niveaux de breakout.

C'est simple : s'il s'approche d'un niveau avec du volume et


effectue un breakout efficace, nous dirons qu'il y a une harmonie
effort/résultat dans ce mouvement de breakout. Ce volume avait
l'intention de continuer à avancer et a absorbé toutes les
commandes qui y ont été passées.

Si, en revanche, il s'approche d'un niveau avec du volume et


fait un faux breakout, nous dirons qu'il y a divergence. Tout ce
volume tradé a participé à la direction contraire du breakout de
niveau.

Il peut être appliqué à tout type de niveau. Qu'ils soient


horizontaux (supports et résistances), avec pente (lignes de
tendance, lignes de canal, lignes inversées, convergentes,
divergentes), niveaux dynamiques (moyennes mobiles, VWAP,
bandes)... Ainsi que tout autre niveau établi par une méthodologie
spécifique.
EFFORT/RÉSULTAT DANS LES TENDANCES

En plus de ce qui a été étudié précédemment, l'évaluation des


efforts/résultats peut être incluse dans d'autres contextes de marché
plus généraux tels que les tendances.

En général, des volumes relatifs importants accompagnent


l'achèvement d'un grand mouvement, surtout s'ils sont accompagnés
de petites avancées de prix.

Par conséquent, un fort volume après une grande tendance à


la baisse indique que la baisse est presque terminée. Il peut s'agir
d'un climax des ventes et probablement du début d'une
accumulation..

De même, un fort volume après une tendance haussière


prolongée indique que la fin du mouvement haussier est proche et
que la phase de distribution peut commencer.

MANQUE D'INTÉRÊT

Les retournements ne se produisent pas toujours lorsqu'il y a un


volume considérable (effort) et un mouvement de prix
comparativement faible (résultat).

Nous trouvons un autre moyen capable de provoquer un


retournement du prix, à savoir le manque d'intérêt. De faibles
volumes aux points bas du marché (après une baisse significative),
ou après un repli baissier, indiquent généralement un manque de
pression de vente.
S'il n'y a pas d'intérêt pour continuer à baisser, l'apparition
d'acheteurs maintenant déclencherait un retournement à la hausse.
De même, de faibles volumes lors des sommets du marché (après
une hausse considérable) ou après un repli haussier indiquent
généralement un manque de pression acheteuse qui entraînerait un
retournement baissier des cours avec l'apparition de vendeurs.

N'oubliez pas que les augmentations ou diminutions relatives


soudaines de volume sont importantes et vous aideront à identifier
quand un mouvement peut se terminer ou être sur le point de se
terminer.
PARTIE 4 - LES PROCESSUS
D'ACCUMULATION ET DE
DISTRIBUTION

CHAPITRE 10 - ACCUMULATION

Une fourchette d'accumulation est un mouvement latéral des prix


précédé d'un mouvement à la baisse sur lequel une manœuvre
d'absorption est effectuée par les gros traders dans le but
d'accumuler des stocks afin de les vendre à des prix plus élevés
dans le futur et de faire un profit sur la différence.
LE CONTRÔLE DU STOCK

Pendant le développement du mouvement baissier qui le précède, le


contrôle du stock sera principalement entre des mains faibles. Pour
retourner un marché, il faut que ce stock soit contrôlé par les grands
professionnels - c.-à-d. par les mains fortes.

Au fur et à mesure que le prix baisse, le stock change


progressivement de mains - plus le prix baisse, plus le stock est en
positions fortes. C'est au cours du développement de la structure
d'accumulation que le processus d'absorption finale a lieu. Le
moment où le prix est prêt à commencer à tourner à la hausse.

LA LOI DE CAUSE À EFFET

C'est dans ces conditions de fourchettes que nous voyons à l'œuvre


la loi de cause à effet dans le trading, qui nous dit que pour qu'il y ait
un effet, il doit d'abord y avoir une cause qui l'engendre, et que l'effet
sera directement proportionnel à la cause.

Dans le cas de la fourchette d'accumulation, l'achat de stock


(cause) aura pour effet un mouvement ultérieur de tendance à la
hausse ; et l'ampleur de ce mouvement sera en proportion directe du
temps que le prix aura passé à construire cette cause (absorber le
stock).

La préparation d'un mouvement majeur prend un temps


considérable. Un gros trader ne peut pas acheter tout ce qu'il veut
en même temps, car s'il exécutait une commande avec toute la
quantité qu'il souhaite, il obtiendrait des prix plus mauvais en raison
du déplacement que sa propre commande générerait.

Pour accomplir cette tâche, les professionnels doivent


planifier et exécuter un plan minutieux pour tenter d'absorber tous le
stock disponible au prix moyen le plus bas possible.

MANŒUVRES DE MANIPULATION

Dans le processus d'accumulation, les gros traders créent un


environnement d'extrême faiblesse. À ce stade, les nouvelles seront
très probablement mauvaises et beaucoup seront incités à entrer du
mauvais côté du marché. Par diverses manœuvres, ils parviennent
progressivement à s'emparer de toute l'offre disponible.

Dans la zone d'accumulation, nous observons un événement


fondamental qui caractérise ce type de contexte puisque dans de
nombreuses occasions, c'est l'action qui déclenche le mouvement
de tendance. C'est la secousse descendante, également connue
sous le nom de « Spring » (secousse). Il s'agit d'un fort mouvement
à la baisse qui brise le niveau de support de la fourchette et avec
lequel les gros traders utilisent pour réaliser une triple fonction :
atteindre les stops des pertes des traders qui étaient bien
positionnés sur le côté long ; inciter les traders mal informés qui
pensent à la poursuite du mouvement à la baisse à vendre ; et
empocher des profits avec ce mouvement.

S'il est vrai que cet événement de secousse est une action qui
renforce le scénario haussier, il est également vrai qu'il ne se
produira pas toujours. Vous devez savoir qu'en de nombreuses
occasions, la tendance à la hausse commencera à se développer
sans que cette action terminale ne se produise. Ce contexte est un
peu plus difficile à déterminer mais tout aussi valable.

Dans le même temps, ils doivent éliminer les « mains faibles »


du marché. Il s'agit de traders qui, s'ils sont positionnés à l'achat,
vont bientôt fermer leurs positions et toucher des bénéfices de court
terme ; et ces positions d'achat fermées sont des commandes de
vente qui devront être absorbées par les gros traders s'ils veulent
continuer à pousser le prix à la hausse. L'une des mesures qu'ils
prennent pour se débarrasser de ce type de trader faible est de
créer un environnement de marché plat et ennuyeux afin de
décourager ces traders de finir par fermer leurs positions.

CONTREPARTIE, LIQUIDITÉ

Le fait d'atteindre les stops sur les positions d'achat et l'entrée dans
la vente par certains traders fournit des liquidités aux professionnels
qui accumulent, car ces deux actions exécutent des ventes sur le
marché, et ces ventes sont la contrepartie dont les gros traders ont
besoin pour correspondre à leurs achats.

De plus, lorsque le renversement haussier se produira pour


revenir dans la fourchette, les stops de ceux qui ont pris des
positions courtes pendant le breakout baissier seront également
exécutés, ce qui renforcera le mouvement haussier.

LE CHEMIN DE LA MOINDRE RÉSISTANCE


Les professionnels dont les enjeux sont plus importants ne lanceront
pas le mouvement avant d'avoir vérifié que le chemin de moindre
résistance est à la hausse. Pour ce faire, ils effectuent différents
tests pour vérifier le degré d'engagement des vendeurs.

Comme avec le Spring, ils initieront des mouvements à la


baisse pour vérifier le suivi. Une absence de volume à ce stade
suggérerait un manque d'intérêt pour atteindre des prix plus bas.

C'est pourquoi vous voyez parfois plus d'une secousse dans


la fourchette ; ce sont des tests que les professionnels développent
pour s'assurer qu'ils ne rencontreront pas de résistance à des prix
plus élevés.

CARACTÉRISTIQUES COMMUNES DES


FOURCHETTES D'ACCUMULATION

Les principales caractéristiques des fourchettes d'accumulation sont


les suivantes :

Diminution du volume et de la volatilité à mesure que


la fourchette se développe. Il y aura de moins en moins
de stock disponible à la vente et, par conséquent, les
fluctuations de prix et de volume diminueront
progressivement.

Des tests dans la partie haute de la fourchette sans


volume, ce qui suggère une absence d'intérêt pour la
vente, sauf lorsque le prix est prêt à amorcer la sortie de la
fourchette.
Des secousses baissières (Springs) sur les minimums
précédents ; soit au-dessus de la zone de support, soit sur
les minimums mineurs de la fourchette.

Mouvements et barres haussiers plus larges et fluides


que celles baissières. Cela dénote un afflux de demande
de bonne qualité et suggère que l'offre est de mauvaise
qualité.

Développement de maximums et de minimums


croissants. Cette séquence devrait déjà être observée
dans la dernière étape de la fourchette, juste avant le
breakout haussier. Dénote un contrôle total par les
acheteurs.

DÉBUT DU MOUVEMENT HAUSSIER

Lorsqu'il n'y a plus de stock à absorber, un point d'inflexion apparait.


Le contrôle de la valeur est entre les mains des plus forts, qui ne se
débarrasseront de leurs positions qu'à des prix beaucoup plus
élevés. Une légère augmentation de la demande en ce moment
déclencherait un fort mouvement de prix à la hausse et serait le
début de la tendance à la hausse.
CHAPITRE 11 - RÉACCUMULATION

Le processus de réaccumulation est exactement identique au


processus d'accumulation. La seule différence entre les deux est la
manière dont la structure commence à se développer. Alors que la
fourchette d'accumulation commence par l'arrêt d'un mouvement à la
baisse, la fourchette de réaccumulation commence après l'arrêt d'un
mouvement à la hausse.
ABSORPTION DU STOCK

Une réaccumulation est le résultat d'une précédente tendance à la


hausse qui doit être consolidée. Les mains qui contrôlent la valeur
vont changer au cours de la tendance.

Au début d'une tendance haussière, l'action est sous le


contrôle de propriétaires très forts (traders professionnels, mains
fortes) ; mais à mesure qu'elle se développe, le stock passe
progressivement aux mains de traders moins informés, mains
faibles.

À ce stade, on dit que la demande est de mauvaise qualité et


que le marché doit relancer un processus d'absorption de stocks
dans lequel ce sont à nouveau les gros traders qui prennent le
contrôle.

DURÉE DE LA STRUCTURE

Un point essentiel à garder à l'esprit est que la durée de cette


structure sera influencée par le pourcentage de mains fortes et
faibles qui contrôlent la valeur.

Si la valeur est encore principalement entre des mains fortes


au début de la réaccumulation, la durée de la structure sera plus
courte. Si, au contraire, ce sont les mains faibles qui contrôlent la
plupart du stock, il faudra une période plus longue pour redévelopper
le processus d'achat.
Les objectifs de l'accumulation principale ne seront pas
encore atteints et cette structure est développée pour ajouter une
nouvelle demande au marché afin de poursuivre la progression vers
ces objectifs.

RÉACCUMULATION OU DISTRIBUTION

Une analyse judicieuse de l'action des prix et du volume est très


importante afin de ne pas commettre l'erreur de confondre une
fourchette de réaccumulation avec une fourchette de distribution.

Tous deux sont initiées de la même manière, après l'arrêt d'un


mouvement haussier. Il est nécessaire d'automatiser les
caractéristiques des fourchettes d'accumulation, car c'est l'une des
situations les plus compromettantes que rencontre tout trader
Wyckoff.
CHAPITRE 12 - DISTRIBUTION

Une fourchette de distribution est un mouvement latéral des prix qui


parvient à stopper un mouvement ascendant et dans lequel il y a un
processus de vente de stock par des professionnels bien informés
qui ont un intérêt à des prix plus bas. Ils essaient de stocker une
position importante afin de s'en débarrasser à des prix plus bas et
d'en tirer un rendement.
LA LOI DE CAUSE À EFFET

C'est dans ces conditions de fourchettes que nous voyons à l'œuvre


la loi de cause à effet dans le monde du trading, qui nous dit que
pour qu'il y ait un effet, il doit d'abord y avoir une cause qui
l'engendre, et que l'effet sera directement proportionnel à la cause.

Dans le cas de la fourchette de distribution, la vente de stock


(cause) aura pour effet un mouvement ultérieur de tendance à la
baisse ; et l'ampleur de ce mouvement sera en proportion directe du
temps que le prix aura passé à construire cette cause (absorber le
stock).

La préparation d'un mouvement majeur prend un temps


considérable. Un grand trader ne peut pas constituer toute sa
position d'un seul coup, car s'il doit exécuter ses commandes de
vente avec une commande contenant toute la quantité qu'il souhaite
; l'agressivité même de la commande ferait baisser le prix pour
trouver la demande nécessaire à l'exécution de ses commandes de
vente, ce qui entraînerait l'obtention d'un prix moins bon.

Pour mener à bien cette tâche, les professionnels doivent


élaborer et exécuter un plan minutieux pour tenter d'absorber toute
la demande disponible sur le marché au prix moyen le plus élevé
possible.

MANŒUVRES DE MANIPULATION
Au cours de ce processus de distribution, les grands traders,
soutenus par les médias (souvent à leur service) génèrent un
environnement d'une force extrême. Ce qu'ils cherchent, c'est à
attirer le plus grand nombre possible de traders, car ce sont les
achats de ces traders qui fourniront la contrepartie nécessaire à
leurs commandes de vente.

Les traders mal informés ne savent pas que les


professionnels forts construisent une excellente position de vente
parce qu'ils ont des intérêts en dessous. Ils entreront du mauvais
côté du marché. Par diverses manœuvres, ils parviennent
progressivement à s'emparer de toute la demande disponible.

Dans la fourchette de distribution, comme dans la fourchette


d'accumulation, nous serons confrontés à l'événement fondamental
de la secousse. S'il est vrai que toutes les structures ne verront pas
cette action avant le début de la tendance, le fait qu'elle soit
présente ajoute une grande force au scénario.

Dans le cas d'une secousse haussière, la méthodologie


Wyckoff appelle cela une « Upthrust ». Il s'agit d'un fort mouvement
à la hausse qui brise le niveau de résistance de la fourchette et avec
lequel les gros traders utilisent pour réaliser une triple fonction :
atteindre les stops des pertes des traders qui étaient bien
positionnés sur le côté court ; inciter les traders mal informés qui
pensent à la poursuite du mouvement à la hausse à acheter ; et
empocher des profits avec ce mouvement.

Dans le même temps, ils doivent éliminer les « mains faibles »


du marché. Il s'agit de traders qui, s'ils sont positionnés à la vente,
vont bientôt fermer leurs positions et toucher des bénéfices de court
terme ; et ces positions de vente fermées sont des commandes
d'achat qui devront être absorbées par les grands traders s'ils
veulent continuer à pousser le prix à la hausse. L'une des mesures
qu'ils prennent pour se débarrasser de ce type de trader faible est
de créer un environnement de marché plat et ennuyeux afin de
décourager ces traders de finir par fermer leurs positions.

CONTREPARTIE, LIQUIDITÉ

Les professionnels qui construisent leur position sont contraints


d'effectuer ce type de manœuvre. En raison de la taille de leurs
positions, c'est la seule façon dont ils peuvent trader sur les
marchés. Ils ont besoin de liquidités pour faire correspondre leurs
ordres et la secousse est une excellente occasion de les obtenir.

Le saut des stops des positions de vente, ainsi que les traders
effectuant des achats, sont des commandes d'achat qui doivent
nécessairement être croisés avec une commande de vente. Et en
effet, ce sont les traders bien informés qui passent ces commandes
de vente et absorbent ainsi tous les achats qui sont exécutés.

En outre, lorsque le renversement baissier se produit après la


secousse, les stops de ceux qui ont acheté seront également
exécutés, ce qui renforcera le mouvement baissier.

LE CHEMIN DE LA MOINDRE RÉSISTANCE

Une fois que le développement de la fourchette touche à sa fin, les


grands professionnels n'initieront pas la tendance à la baisse avant
d'avoir pu vérifier que le chemin de moindre résistance soit bien à la
baisse.

Pour ce faire, ils utilisent des tests qui leur permettent


d'évaluer l'intérêt des acheteurs. Ils initient des mouvements à la
hausse et en fonction de la participation qui suit (cela sera observé
par le volume échangé dans ce mouvement), ils évalueront s'il y a
encore de la demande disponible ou si au contraire les acheteurs
sont épuisés. Une absence de volume à ce stade suggérerait un
manque d'intérêt pour atteindre des prix plus élevés.

C'est pourquoi vous voyez parfois plus d'une secousse dans


la fourchette ; ce sont des tests que les professionnels développent
pour s'assurer qu'ils ne rencontreront pas de résistance à des prix
plus bas.

CARACTÉRISTIQUES COMMUNES DES


FOURCHETTES DE DISTRIBUTION

Les principales caractéristiques des fourchettes de distribution sont


les suivantes :

Volume et volatilité élevés pendant le développement


de la fourchette. De larges fluctuations de prix seront
observées et le volume restera relativement élevé et
constant.

Des tests dans la partie basse de la fourchette sans


volume, ce qui suggère une absence d'intérêt pour l'achat,
sauf lorsque le prix est prêt à amorcer la sortie de la
fourchette.
Des secousses haussières (Upthrust) sur les maximums
précédents ; soit sur la zone de support, soit sur les
maximums mineurs de la fourchette.

Mouvements et barres baissiers plus larges et fluides


que celles haussières. Cela dénote l'entrée d'une offre de
qualité et suggère que la demande est de mauvaise qualité.

Développement de maximums et de minimums


décroissants. Cette séquence devrait déjà être observée
dans la dernière étape de la fourchette, juste avant le
breakout baissier. Ce que cela nous suggère, c'est que les
baissiers sont plus agressifs.

DÉBUT DU MOUVEMENT BAISSIER

Lorsqu'il n'y a plus de demande disponible, un point d'inflexion


apparait. Le contrôle de la valeur est entre les mains des plus forts,
qui ne se débarrasseront de leurs positions qu'à des prix beaucoup
plus bas. Une légère augmentation de l'offre en ce moment
déclencherait un fort mouvement de prix à la baisse et serait le
début de la tendance à la baisse.
CHAPITRE 13 - REDISTRIBUTION

La phase de redistribution est une fourchette issue d'une tendance


baissière et suivie d'une nouvelle tendance baissière. Plusieurs
phases de redistribution peuvent se produire au sein d'un grand
marché baissier. Il s'agit d'une pause qui rafraîchit la valeur pour
développer un autre mouvement à la baisse.

REDISTRIBUTION OU ACCUMULATION
Ce type de structure démarre de la même manière que les
fourchettes d'accumulation ; une analyse très judicieuse est donc
nécessaire afin de ne pas aboutir à des conclusions erronées. Cet
aspect est sans doute l'une des tâches les plus difficiles pour le
trader de Wyckoff : savoir distinguer une fourchette de redistribution
d'une fourchette d'accumulation.

LE CONTRÔLE DU STOCK

En période de redistribution, le grand professionnel déjà positionné à


court revendra vers le haut de la fourchette et couvrira
potentiellement (fermer/acheter) certaines de ses positions vers le
bas de la fourchette.

En général, ils augmentent la taille de leur position courte au


cours du développement de la fourchette. La raison pour laquelle ils
clôturent certaines de leurs positions courtes au bas de la fourchette
est de fournir un support au prix et de ne pas le faire baisser
prématurément avant qu'ils puissent adopter une position courte
significative.

La redistribution reste volatile pendant et à la fin de son


développement avant de poursuivre sa tendance baissière.

Les mains qui contrôlent la valeur vont changer au cours de la


tendance. Au début d'une tendance baissière, l'action est sous le
contrôle de propriétaires très forts (traders professionnels, mains
fortes) ; mais à mesure qu'elle se développe, le stock passe
progressivement aux mains de traders moins informés, mains
faibles. À ce stade, on dit que l'offre est de mauvaise qualité et que
le marché doit relancer un processus d'absorption de stocks dans
lequel ce sont à nouveau les grands traders qui prennent le contrôle.

DURÉE DE LA STRUCTURE

Le pourcentage de mains fortes et de mains faibles qui contrôlent la


valeur influencera la durée de la structure. Si la valeur est encore
principalement entre des mains fortes au début de la redistribution,
la durée de la structure sera plus courte. Si, au contraire, ce sont les
mains faibles qui contrôlent la plupart du stock, il faudra une période
plus longue pour redévelopper le processus de vente.

Les objectifs de la redistribution principale ne seront pas


encore atteints et cette structure est développée pour ajouter de
nouvelles positions courtes sur le marché afin de poursuivre le
mouvement à la baisse vers ces objectifs.
PARTIE 5 - LES ÉVÉNEMENTS

La méthodologie Wyckoff tente d'identifier des schémas logiques du


retournement du prix au cours desquels le contrôle du marché est
défini.

Dans cette section, nous présenterons l'évolution du prix dans


le développement de ces structures. Bien qu'il y ait des traders qui
l'appliquent de différentes manières, à mon avis, le plus convenable
est d'observer ces événements d'un point de vue pratique, en
éliminant la rigidité et en donnant le plus de souplesse possible à
l'analyse.

Les événements sont les mêmes pour les accumulations et


pour les distributions. La seule chose qui change dans certains cas
est le nom, mais la logique sous-jacente est la même. Nous
diviserons les sections par événements et en leur sein, nous
expliquerons à la fois l'exemple des retournements vers le haut et
celui des retournements vers le bas.

LA LISTE DES ÉVÉNEMENTS

Bien qu'ils soient développés plus en profondeur par la suite, nous


faisons un bref résumé de la logique de chacun des événements qui
vont apparaître :
É °1:A

L'arrêt préliminaire est la première tentative d'arrêter le mouvement


de tendance en cours, dont le résultat sera toujours un échec. C'est
un avertissement précoce que la tendance pourrait toucher à sa fin.

É °2:C

Il s'agit du mouvement d'aboutissement de la tendance


précédente. Après avoir parcouru une longue distance, le prix
atteindra une condition extrême qui fera apparaître le grand
professionnel.

É °3:R

C'est le premier signal majeur qui suggère un changement de


sentiment sur le marché. Nous passons d'un marché contrôlé par
l'une des deux forces à un marché en équilibre.

É °4:T
Cet événement a des lectures différentes selon le lieu où il se
déroule. Grosso modo, il s'agit d'évaluer l'engagement ou le manque
d'engagement des traders à un moment donné et dans une direction
donnée.

É °5:S

Moment clé pour l'analyse de la structure. C'est la dernière tromperie


développée par le professionnel avant de lancer le mouvement de
tendance en faveur de la résistance la plus basse.

É °6:B

C'est le plus grand test d'engagement que le professionnel doit


assumer. Si vous avez fait un bon travail d'absorption au préalable,
vous pourrez relativement facilement briser la structure afin de
poursuivre le mouvement hors de celle-ci.

É °7:C
Si l'analyse est correcte, un test de breakout sera élaboré. Le même
confirmera que le professionnel est positionné dans cette direction et
support le mouvement.
CHAPITRE 14 - ÉVÉNEMENT N° 1 :
ARRÊT PRÉLIMINAIRE

C'est le premier événement de la méthode Wyckoff qui semble


déclencher l'arrêt de la Phase A de la tendance précédente.

Dans le cas des schémas d'accumulation, il est appelé


Preliminary Support (PS), qui, avec le Selling Climax (SC),
l'Automatic Rally (AR) et le Secondary Test (ST), produit le
changement de caractère avec lequel il fait évoluer le prix d'un
environnement de tendance baissière à un environnement latéral.

Dans l'exemple des structures de distribution, il s'agit du


Preliminary Supply (PSY), lequel, avec le Buying Climax (BC),
l'Automatic Reaction (AR) et le Secondary Test (ST), met fin à la
Phase A, qui arrête la tendance haussière précédente et démarre la
Phase B, qui construit la cause.

Comme nous le savons, les processus d'accumulation et de


distribution prennent du temps et, en de rares occasions, le prix
développera un motif hypodermique laissant visuellement un
retournement en V. Ce processus d'accumulation commence avec
ce premier événement, avec le Preliminary Support et le Preliminary
Supply.
Avant que cet événement ne se produise, le marché se
trouvera dans une tendance claire. À un moment donné, le prix
atteindra un niveau suffisamment attractif pour les grands traders
pour qu'ils commencent à participer de manière plus agressive.

C '

L'observation de cet événement sur le graphique est souvent mal


interprétée car il ne s'agit pas nécessairement d'une barre avec un
volume croissant et des fourchettes en expansion.

Il peut également être observé sur un ensemble de barres


avec une fourchette relativement étroite et avec un volume élevé
constant pendant toutes ces barres ; ou même sur une seule barre
avec un volume élevé et une grande mèche. Ces représentations
désignent finalement la même chose : la première entrée pertinente
des grands traders.

Souvenez-vous de l'une des citations les plus importantes du


livre de Tom Williams « Master the Markets » dans laquelle il dit
quelque chose comme quoi le marché n'aime pas les grandes
barres de tendance avec des augmentations de volume
significatives après un mouvement prolongé car elles dénotent
généralement un sentiment contrariant.

L'observation d'une grande barre baissière avec un pic de


volume et une clôture au niveau des plus bas après un mouvement
baissier prolongé est une indication très claire d'achat professionnel.

Cette action est susceptible d'atteindre une condition de


survente par rapport au canal baissier qui respecte l'action du prix
pendant le mouvement baissier.
L '

Nous allons maintenant étudier le croisement de commandes qui se


produit lors d'une telle action. N'oubliez pas que pour que quelqu'un
achète, il doit y avoir quelqu'un qui vende.

Posez-vous la question de ce que le trader mal informé (ou «


à main faible ») et le trader bien informé (ou « à main forte ») feront
à ce moment-là.

Comme nous l'avons signalé, après avoir déterminé que le


marché a atteint un prix de valeur sur lequel lancer une campagne,
ce sont les gros traders qui vont absorber tout le stock ; et ce sont
les traders mal informés qui leur fournissent toute la liquidité dont ils
ont besoin pour construire leurs positions.

Nous trouvons différents profils de traders mal informés qui


facilitent ce processus :

Les avides. Il y aura un groupe qui verra le prix bouger


brusquement et entrera sur le marché pour ne pas laisser
passer l'opportunité de profiter d'un éventuel mouvement
qui portera leur fruits.

Les craintifs. Ce groupe a conservé des positions


perdantes pendant une longue période et leur limite est très
proche. Après avoir vu le prix évoluer à nouveau en leur
défaveur et par crainte d'accroître encore la perte, ils
décident finalement d'abandonner leur position.

Les malins. Ils auront été capables d'anticiper le


retournement et seront déjà dans le marché ; toutefois, leur
timing n'a pas été précis et ce mouvement les fait sortir en
déclenchant leurs stops de protection.
U '

Mais alors, à quoi sert d'identifier ce premier événement d'arrêt ?


Comme nous l'avons déjà signalé, il s'agit de la première action
d'arrêt du mouvement de tendance précédent et nous pouvons donc
tirer deux conclusions claires :

Il faut arrêter de penser à continuer à trader en faveur de


la tendance précédente, du moins dans un premier temps,
car la structure doit encore être confirmée comme une
continuation ou un retournement.

C'est un excellent point pour empocher des bénéfices.

PRELIMINARY SUPPORT
Comme nous savons qu'une tendance baissière ne s'arrête pas d'un
seul coup, il est possible de rencontrer de nombreuses tentatives
pour arrêter la chute avant que la réussite n'ait lieu. C'est l'inertie de
la tendance. C'est comme un véhicule en mouvement : une fois que
vous avez atteint votre vitesse de croisière, même si vous lâchez
l'accélérateur, la voiture continuera à avancer pendant un certain
temps en raison de sa propre inertie.

Toutes ces tentatives d'arrêt sont un Preliminary Support. Plus


il y en a, plus il est probable que le dernier extrême de la tendance
baissière se produise finalement sans une augmentation significative
du volume.

Le fait que nous voyons des Preliminary Support répétés


suggère que le professionnel a retiré l'offre du marché et que lorsque
le dernier bas sera atteint, il y aura peu de personnes prêtes à
vendre, ce qui fera que le dernier extrême se produira sans pic de
volume. Il s'agira également d'un Selling Climax, dans ce cas sans
un volume ultra élevé : arrêt du mouvement pour cause
d'épuisement. Nous ferons des commentaires à ce sujet lorsque
nous développerons cet événement climatique.

En fait, il s'agissent de Preliminary Support d'un point de vue


fonctionnel, car pour la méthodologie Wyckoff, le Preliminary
Support en tant que tel sera l'avant-dernière tentative pour arrêter la
tendance baissière (la dernière sera le Selling Climax). Il serait donc
plus exact de les qualifier de Preliminary Support potentiels.

Ce PS potentiel sera confirmé comme le véritable PS lorsque


le prix développera les quatre événements de la Phase A qui
établissent le changement de caractère.

Cette première participation du professionnel n'implique pas


que le prix doive se retourner immédiatement. Comme nous l'avons
déjà signalé, dans certaines conditions de marché, le prix va
développer un retournement en V en accumulant tout le stock
nécessaire pendant la chute. Nous répétons que bien que ce type
d'accumulations hypodermiques ne soit pas le plus probable, il est
nécessaire d'être attentif à leur possible développement.
PRELIMINARY SUPPLY

Avant que la véritable Preliminary Supply n'ait lieu, il serait logique


de trouver de nombreuses tentatives antérieures. On devrait qualifier
ces tentatives de Preliminary Supply potentiels.

Le fait que nous observions un Preliminary Supply répété


suggère que les professionnels ont retiré la demande du marché et
qu'au dernier maximum, il y aura peu de personnes prêtes à acheter,
ce qui pourrait faire que ce dernier extrême se produise sans volume
significatif.
CHAPITRE 15 - ÉVÉNEMENT N° 2 :
CLIMAX

Il s'agit du deuxième événement de la méthodologie et il apparaît


après la tentative d'arrêt dans le Preliminary Support/Supply.

Dans les exemples cumulatifs, nous l'appellerons Selling


Climax (SC) tandis que pour les structures distributives, nous
l'appellerons Buying Climax (BC).

Après l'apparition d'un volume important après une tendance


prolongée (arrêt potentiel), nous surveillerons l'identification possible
de cet événement climatique. Comme nous l'affirmons toujours, c'est
l'un des plus grands avantages de la méthodologie Wyckoff : elle
nous fournit un contexte de marché. Nous savons quoi chercher.

Mais il est important de garder à l'esprit que les événements


d'arrêt préliminaire de (Preliminary Support/Supply) n'apparaissent
pas toujours dans la séquence et que leur fonction peut être remplie
au même moment par l'événement de climax. C'est pourquoi nous
insistons encore et encore sur l'importance de donner une certaine
flexibilité au marché. Nous avons un contexte et une séquence de
base, mais il est nécessaire de laisser le marché s'exprimer
librement, sans chercher à l'enfermer obligatoirement dans notre
carte, car vouloir exercer un contrôle sur le marché serait une erreur.
La clé pour déterminer si nous sommes directement en présence du
climax sera obtenue à partir du prix ; il faudra voir une forte réaction
(événement n° 3) et un test (événement n° 4) qui mettra fin à la
Phase A d'arrêt de tendance.

Deux choses peuvent se produire après l'événement climatique :


une réaction (Automatic Rally/Reaction) ou un mouvement latéral. Si
une réaction apparaît, elle sera suivie d'un Secondary Test ; en
revanche, si un mouvement latéral a lieu, le marché continuera très
probablement dans la direction de la tendance précédente.

Un aspect très pertinent est que cet événement doit être testé
afin de vérifier son authenticité (avec le Secondary Test). Un volume
beaucoup plus bas lors d'un test ultérieur montre une diminution de
la pression de vente.

Cet événement est connu sous le nom de « No Supply » et «


No Demand » dans l'approche du VSA (Volume Spread Analysis).

Il est très important de noter que le climax ne sera pas


nécessairement le plus grand extrême de la structure. Au cours de
son développement, nous pourrions observer divers tests (tentatives
ratées d'atteindre des planchers plus bas ou des sommets plus
élevés) pendant la phase B, ainsi que l'événement test de la Phase
C (Spring/UTAD) qui en secoue normalement l'extrême.
C

Bien que le principe ne change pas, il peut se manifester de


différentes manières en termes de représentation des prix et des
volumes (voir graphiques 38 et 39).

La croyance dominante dans le monde de l'analyse des prix


et des volumes est que cet événement doit être considéré comme
une barre avec un volume croissant et des fourchettes en
expansion. Même si cette définition était correcte, elle serait
incomplète car il existe d'autres formes de représentation.

D'une part, il peut être observé sur un ensemble de barres


avec une fourchette relativement plus étroite et avec un volume
élevé constant pendant toutes ces barres. Un autre moyen serait sur
une seule barre avec un volume élevé et une grande mèche en bas.

Toutes ces représentations dénotent finalement la même


chose : un fort afflux d'intérêt d'achat de la part des grands traders.

Quelles que soient les caractéristiques de l'événement


climatique, lorsque nous observons un Automatic Rally/Reaction et
un Secondary Test véritables, nous qualifions automatiquement le
mouvement précédent de Climax.

L
Si l'on se souvient, en raison de la nature même des marchés, pour
que quelqu'un vende, quelqu'un d'autre doit être prêt à acheter. Il est
donc convenable de se demander maintenant, par exemple, qui
prendra en charge toutes les ventes qui auront lieu lors du Selling
Climax ou du Buying Climax.

La logique nous mène à penser que celui qui fournit la


contrepartie est le gros trader, car c'est lui qui a la capacité de faire
bouger le marché et d'arrêter une forte baisse ou hausse des prix.

Il a probablement déterminé que le prix se trouve dans un état


de surexploitation et a un avis favorable au lancement d'une
campagne d'absorption du stock dans cette zone.

Quels sont les motifs du trader mal informé pour assurer la


liquidité nécessaire aux gros traders ? Nous rappelons l'origine de
ces fournisseurs de liquidités déjà vue dans l'événement d'arrêt
préliminaire :

Les avides. Il y aura un groupe qui verra le mouvement


climatique et entrera sur le marché par peur de le perdre.

Les craintifs. Un autre groupe, généralement avec des


positions à moyen ou long terme, aura du stock en réserve
et aura résisté à une grande partie du mouvement de
tendance précédent. Ils sont en perte et lorsqu'ils voient un
nouveau mouvement contre eux, ils décident de fermer
leurs positions pour éviter de nouvelles pertes.

Les malins. Un dernier groupe de traders, pensant être


les plus intelligents de la classe, voudra anticiper le
retournement de situation et aura probablement déjà des
positions ouvertes à ce moment-là. Ce troisième type de
compensation se produit lorsque le stop de protection est
déclenché sur ces positions.
U

L'identification de cet événement est très importante car elle signale


l'entrée des professionnels et il s'agit donc d'une action soutenue et
de qualité.

Quel avantage pouvons-nous tirer de l'identification correcte


de cet événement ? Du fait qu'il s'agit d'une action d'arrêt du
mouvement de tendance précédent et qu'elle indique la participation
professionnelle, nous pouvons tirer deux conclusions claires :

Nous devons cesser de penser à faire du trading en faveur


de la tendance précédente. Au moins jusqu'à ce que nous
puissions confirmer si la structure est un retournement ou
une continuité.

Nous sommes face à la dernière opportunité d'empocher


des bénéfices sur nos positions ouvertes si nous ne l'avons
pas fait lors de l'événement d'arrêt.

Il n'est pas recommandé d'initier des positions à ce stade car


le risque pris serait trop élevé. Cependant, il est vrai que certains
des traders Wyckoff les plus expérimentés profitent de ce type de
contexte pour prendre des positions courtes en recherchant un
rebond vers l'événement n° 3 (Automatic Rally/Reaction).
SELLING CLIMAX

L'événement du Selling Climax au fond est similaire à l'événement


du Preliminary Support. Tant la façon dont il peut apparaître sur le
graphique que la psychologie derrière l'action sont exactement les
mêmes. Nous devrions également le traiter initialement comme un
Selling Climax potentiel puisque nous aurons la confirmation lorsque
les deux événements ultérieurs confirmant la fin de la Phase A
apparaîtront (Automatic Rally et Secondary Test).

Le Selling Climax est un signe de force très puissant. Après


une période de baisse des prix, il atteindra un point où, soutenu par
des nouvelles très négatives, le marché s'effondrera rapidement. À
ce moment-là, les prix sont maintenant attrayants pour l'argent
intelligent et ils commenceront à acheter ou à accumuler à ces bas
niveaux.
Le Selling Climax a lieu après un mouvement baissier
significatif. Il s'agit du deuxième événement qui se produit après le
Preliminary Support et il a lieu dans la Phase A de l'arrêt de la
tendance baissière précédente.

Ce mouvement climatique est généré par trois raisons que


nous allons détailler ci-dessous et qui provoquent ensemble un effet
boule de neige par lequel le prix ne cesse de baisser.

Dans le cadre de la méthodologie de Wyckoff, il a une


importance particulière car son apparition permet de commencer à
définir les limites de la fourchette ; et son minimum établit l'extrémité
la plus basse de la structure (zone de support).

L S C '

Une tendance baissière ne se termine pas toujours par un volume


climatique. Il y a une autre façon d'y mettre fin, c'est lorsque la vente
qui contrôle l'état du marché disparaît progressivement.

L'intérêt des vendeurs par des prix plus bas ne diminue


jamais et ceux-ci ferment leurs positions (retirent des bénéfices). Ce
manque d'agressivité des ventes créerait un plancher de marché
potentiel en raison de l'épuisement.

Évidemment, ce désintérêt sera représenté sur le graphique


par des bougies à fourchette normale ou étroite et un volume
moyen, voire faible.

Ce qui est curieux dans cette action, c'est que, bien que nous
ne soyons pas en présence d'un événement climatique qui précède
la fin d'une tendance, dans le cadre de l'étiquetage de la structure,
nous identifierions toujours ce minimum comme le Selling Climax.

Il faut préciser que la méthodologie ne considère pas à


l'origine cette action comme un Selling Climax ; et c'est parfaitement
logique car à aucun moment nous n'observons ce climax
caractéristique.

Bien que nous préconisions toujours de traiter les actions du


marché d'un point de vue fonctionnel, nous devons à cette occasion
examiner cet épuisement d'un point de vue analytique afin de
l'encadrer dans l'étiquetage de la structure.

Peut-être pourrions-nous proposer à toute la communauté


Wyckoffienne un nouvel événement qui identifie cette fin de
tendance baissière par épuisement. Quelque chose comme Selling
Exhaustion pourrait être représentatif de l'action à laquelle il se
réfère.

Il convient de noter que le Selling Exhaustion est un signe de


son apparition possible lorsque le prix développe des actions de
Preliminary Support de plus en plus basses.
Les actions climatiques seront observées à mesure que le
mouvement à la baisse se développe, là où le volume global est
susceptible de diminuer. Cela est signe qu'une liquidation est en
cours, où les professionnels ont cessé de vendre agressivement et
commencent à profiter de la poursuite de la baisse pour recueillir
des bénéfices sur leurs ventes.

Cela peut se traduire par le développement de ce plancher du


marché sans que l'on observe une expansion des fourchettes de prix
et des volumes au-dessus du dernier minimum. Nous serons en
présence du nouveau Selling Exhaustion.

BUYING CLIMAX

Le Selling Climax est un signe de faiblesse très puissant. Après une


tendance à la hausse, le prix, guidé par des nouvelles favorables et
des achats irrationnels de la part de participants (mal informés), va
rapidement augmenter.
À ce stade, le marché aura atteint un niveau inintéressant
pour y rester, et les traders bien informés abandonneront leurs
positions longues et commenceront même à vendre à découvert le
marché en l'attente de prix plus bas.

Le Buying Climax deuxième événement qui se produit après


le Preliminary Support et il a lieu dans la Phase A de l'arrêt de la
tendance haussière précédente.

Ce mouvement climatique est provoqué par des traders


professionnels qui sont capables d'initier un mouvement de prix ; il
est suivi par des traders mal informés qui prennent leurs décisions
de trading généralement en fonction de leurs émotions.

Il s'agit d'un piège. Une tromperie dans laquelle vous pensez


que vous achetez avec une certaine agressivité alors qu'en réalité,
l'intention qui se cache derrière est totalement opposée. Tous les
achats sont bloqués par des commandes de vente. Le prix ne peut
pas augmenter du fait que quelqu'un ayant la capacité de le faire
absorbe tout ce stock.

Avec l'apparition du Buying Climax, nous commençons à


définir les limites de la fourchette ; et son maximum établit l'extrémité
supérieure de la structure (zone de résistance).

Les similitudes entre la Preliminary Supply et le Buying


Climax sont concluantes. Tant la façon dont il peut apparaître sur le
graphique que la psychologie derrière l'action sont exactement les
mêmes. La seule différence entre ces deux événements est que la
Preliminary Supply ne parvient pas à stopper la tendance haussière
précédente, alors que le Buying Climax y parvient (au moins
temporairement).

Initialement, nous devrions traiter le Selling Climax comme


potentiel puisque nous aurons la confirmation lorsque les deux
événements ultérieurs confirmant la fin de la Phase A apparaîtront
(Automatic Reaction et Secondary Test).
L B C '

Une tendance haussière ne se termine pas toujours par un volume


climatique. Il y a une autre façon d'y mettre fin, c'est lorsque l'achat
qui contrôle l'état du marché disparaît progressivement.

L'intérêt des acheteurs par des prix plus élevés ne diminue


jamais et ceux-ci ferment leurs positions (retirent des bénéfices). Ce
manque d'agressivité des achats créerait un sommet potentiel du
marché en raison de l'épuisement.

Évidemment, ce désintérêt sera représenté sur le graphique


par des bougies à fourchette normale ou étroite et un volume
moyen, voire faible.

Bien que cette action n'affiche pas les caractéristiques


communes des événements climatiques, elle est étiquetée de la
même manière dans la méthodologie. C'est pourquoi il serait
intéressant de faire la différence entre un arrêt dû au climax et un
autre dû à l'épuisement.

La proposition qui est lancée à la communauté Wyckoffienne


est la création d'un nouvel événement qui sert à identifier cette fin de
tendance haussière par épuisement. Dans ce cas, le « Buying
Exhaustion » nous semble être l'étiquette la plus appropriée.

Un signe que nous sommes susceptibles d'identifier un


Buying Exhaustion est l'apparition d'actions d'une Preliminary Supply
de plus en plus élevées.

Des Preliminary Supply potentielles seront observées là où le


volume global est susceptible de diminuer. Cela est signe qu'une
absorption graduelle des achats est en cours, les professionnels
ayant cessé d'acheter de manière agressive et commençant à
profiter de la poursuite de la hausse pour recueillir des bénéfices sur
leurs achats.

Cela peut faire en sorte que ce plafond du marché se


développe sans que l'on observe une expansion des fourchettes de
prix et des volumes au-dessus du dernier plafond. Nous serons en
présence de la nouvelle Buying Exhaustion.
CHAPITRE 16 - ÉVÉNEMENT N° 3 :
RÉACTION

Après le début du climax potentiel, une réaction automatique se


déclenchera. Celle-ci laissera visuellement un grand mouvement
dans la direction opposée, confirmant ainsi l'événement climatique.

Ce mouvement sera le plus important à partir du moment où


le marché a entamé la phase de tendance précédente. Il est signe
d'une entrée agressive des traders dans la direction opposée et
signale un changement de caractère.

Ce ChoCh (Change of Character) a de grandes implications


et il signale un changement dans le contexte du marché ; le ChoCh
semble mettre fin à la tendance précédente et commencer un
environnement de prix latéral.

Ce changement de comportement doit être confirmé par le


dernier événement de la Phase A : le Secondary Test. Avec son
apparition, nous pouvons confirmer le nouvel environnement dans
lequel le marché va évoluer à partir de ce moment.
L

La distance parcourue par ce mouvement sera l'un des éléments


que nous prendrons en compte ultérieurement, au fur et à mesure
du développement de la structure, afin d'essayer de déterminer ce
que fait le grand professionnel.

Nous devons garder à l'esprit qu'une réaction à courte


distance n'a pas les mêmes implications qu'une réaction beaucoup
plus importante (en termes comparatifs).

Par exemple, dans un marché où les derniers mouvements à


la hausse ont été en moyenne de 50 points, et où l'on assiste
soudain à un Automatic Rally de 100 points, cela est signe d'une
plus grande force sous-jacente.

Ce sera l'un des éléments que nous prendrons en compte


ultérieurement, au fur et à mesure du développement de la structure,
afin d'essayer de déterminer ce que fait le grand professionnel.

Lorsque nous observons un mouvement qui s'imbrique, qui ne


parcours pas une grande distance et sans l'apparence d'un volume
élevé, cela indique qu'il n'y a pas une grande intention de pousser
les prix dans cette direction et suggère que le marché n'est pas
encore dans un état d'équilibre. Il est fort possible que le Secondary
Test suivant se développe relativement vite et dépasse peut-être les
limites de la structure, dénotant ce déséquilibre.

Si l'on considère ce comportement dans une structure


d'accumulation potentielle, il est douteux que ce qui se passe
réellement sur le marché soit une accumulation en vue d'une hausse
ultérieure du prix. Face à cette faiblesse apparente, la chose la plus
sensée à faire serait de réfléchir à un processus de redistribution qui
entraînerait une baisse des prix.

Il en va de même pour les analyses qui dénotent une plus


grande probabilité de distribution. Si nous voyons que le mouvement
baissier (AR en distribution) est entrelacé, qu'il ne couvre pas une
grande distance, que nous n'avons pas vu de pic de volume et qu'en
plus le Secondary Test se termine au-dessus du maximum qui établit
le Buying Climax, soupçonnez que ce qui se passe peut être une
structure de réaccumulation.

L'

En général, le volume au début du mouvement sera important. Nous


sommes face à la fin de l'événement météorologique et il est normal
que ce retournement de prix se fasse avec un volume climatique
(sauf pour l'apparition du Selling/Buying Exhaustion). Au fur et à
mesure que le mouvement avance, le volume diminue jusqu'à ce
qu'il soit relativement faible à la fin. Cet assèchement des volumes
est signe d'un manque d'intérêt pour la poursuite de la hausse et
mettra fin à l'Automatic Rally/Reaction.

Avec les fourchettes de prix, pratiquement la même chose se


produit. Au début du mouvement, nous verrons de larges
fourchettes, de bonnes bougies/barres de tendance qui se
rétréciront progressivement à l'approche de la fin de l'événement.

Grâce à une pratique continue, vous développerez le


jugement nécessaire pour savoir quand le rétrécissement des
fourchettes et la diminution du volume ont atteint un point où le
mouvement est susceptible de s'arrêter. Il n'y a pas de règle ou de
mécanisme fixe, c'est plutôt une question de jugement.
U

E
Dans les structures de la méthodologie de Wyckoff, il est l'un des
éléments importants puisque sa fin sert à identifier l'une des limites
de la structure.

Le Automatic Rally établit la limite supérieure de la


fourchette, délimitant une zone de résistance claire au-
dessus de laquelle de nouvelles ventes sont attendues lors
des visites suivantes.

L'Automatic Reaction établit la limite inférieure de la


fourchette, délimitant une zone de support claire au-dessus
de laquelle de nouveaux achats sont attendus lors des
visites suivantes.

E '
La réaction est d'une importance capitale, car il arrive que l'on ne
sache pas très bien quand le véritable climax est apparu. Par
conséquent, en de nombreuses occasions, nous reconnaissons
l'action climatique après avoir identifié le changement de caractère
qui suit cette réaction.

L'Automatic Rally identifiera le véritable Selling Climax.

L'Automatic Reaction identifiera le véritable Buying


Climax.

E
Après avoir observé les événements 2 (Climax) et 3 (Réaction),
nous identifions le changement de caractère (ChoCh) du marché et
nous savons que le prix ira tester cette action climatique pour
développer le Secondary Test. Nous avons déjà une carte du
marché. Nous le disons toujours : c'est très important car cela nous
offre une opportunité opérationnelle.

Si vous avez correctement identifié le Selling Climax et


maintenant l'Automatic Rally, vous pouvez descendre dans
le cadre temporel pour rechercher le développement d'une
structure de distribution mineure qui générera la fin du
Automatic Rally et le virage baissier qui recherchera le
développement du Secondary Test.

Si vous avez identifié le véritable Buying Climax et


maintenant l'Automatic Reaction, vous pouvez descendre
dans le cadre temporel pour rechercher le développement
d'une structure d'accumulation mineure qui générera la fin
de l'Automatic Reaction et le retournement haussier qui
recherchera le développement du Secondary Test.
P '
Si, dans un exercice d'imprudence, vous avez négocié sur
l'événement climatique en recherchant précisément ce rebond, vous
ne devriez pas conserver cette position pendant toute l'évolution de
la fourchette, car en principe nous ne pouvons pas savoir s'il s'agira
d'un retournement ou d'une structure de continuation. La chose la
plus sensée à faire serait de fermer la position sur l'Automatic
Rally/Reaction en touchant le bénéfice d'un Scalp.

AUTOMATIC RALLY

L'Automatic Rally est un mouvement de prix à la hausse qui se


développe après la fin du Selling Climax et apparaît comme le
premier signe d'intérêt d'achat.
Il s'agit d'un événement qui fait partie de la Phase A de l'arrêt
tendance précédente et qui a lieu après le Preliminary Support et le
Selling Climax.

P 'A R

Au cours de la tendance baissière, le prix aura baissé sur une


distance considérable et aura peut-être atteint une condition de
survente dans le développement du Selling Climax où les actions
suivantes auront lieu :

Épuisement de l'offre. Les vendeurs agressifs cessent


d'entrer sur le marché

Clôture des positions courtes. Les vendeurs qui


seraient entrés plus haut clôturent leurs positions

Apparition de la demande. Les nouveaux acheteurs


entrent lorsqu'ils observent l'événement climatique

Le marché a atteint des niveaux inintéressants pour continuer


à vendre, ce qui entraînera un manque d'offre. Le retrait des
vendeurs, qu'il s'agisse de ceux qui cessent de vendre de manière
agressive ou de ceux qui prennent des bénéfices sur leurs positions
courtes, ainsi que l'émergence de nouveaux acheteurs, qui peuvent
être entrés avec des stratégies de retour à la moyenne, entraîneront
une poussée facile des prix à la hausse.

Il est très probable que les acheteurs qui sont entrés dans le
Selling Climax n'ont pas l'intention de conserver leurs positions, car il
s'agit probablement d'opérations Scalp (court terme) et qu'ils
prennent leurs bénéfices pendant l'Automatic Rally, mettant fin à son
développement.
AUTOMATIC REACTION

L'Automatic Reaction est un mouvement de prix significatif baissier


qui apparaît comme le premier signal d'intérêt de vente. Il fait partie
de la Phase A d'arrêt de la tendance précédente et se développe
après la Preliminary Supply et le Buying Climax.

P 'A R

Le marché se sera suffisamment déplacé vers le haut pour produire


une série d'événements qui, ensemble, donnent lieu au
développement de l'Automatic Reaction :
Épuisement de la demande. Il n'y a pas d'acheteur
agressif prêt à continuer à acheter.

Clôture des positions longues. Les acheteurs qui


seraient entrés plus bas clôturent leurs positions en
recueillant des bénéfices.

Apparition de l'offre. Les nouveaux vendeurs entrent


lorsqu'ils observent l'événement climatique précédent.

La montée précédente du marché aura probablement atteint


une condition de surachat qui se traduira par un manque de
demande. Ce retrait des acheteurs, tant ceux qui cessent d'acheter
agressivement que ceux qui recueillent des bénéfices sur leurs
achats, ainsi que l'émergence de nouveaux vendeurs, entraîneront
une baisse facile des prix.

Les vendeurs qui sont entrés dans le Buying Climax spéculent


probablement sur une baisse rapide et mettront la main à leurs
bénéfices pendant l'Automatic Reaction, mettant ainsi fin à son
développement.
CHAPITRE 17 - ÉVÉNEMENT N° 4 :
TEST

SECONDARY TEST

Le Secondary Test est le quatrième événement des schémas


cumulatifs de Wyckoff. Il marque la fin de la Phase A, celle de l'arrêt
de la tendance précédente, et le début de la Phase B, celle de la
construction de la cause, voit le jour.
F S T

Comme pour tout événement, l'un des points importants de


l'identification est qu'il permet de déterminer le contexte du marché ;
il nous donne une indication de ce à quoi nous devons nous attendre
pour l'avenir. Dans ce cas, nous sommes passés d'un contexte
baissier à une migration vers un contexte de latéralisation du prix.

Ceci est très intéressant car, comme nous le savons, le


comportement du prix dans la Phase B sera une fluctuation continue
vers le haut et vers le bas entre les limites de la structure.

Dans ce contexte, le type de transaction que nous pouvons


effectuer ici consiste à attendre que le prix se situe à ces extrêmes
et à rechercher un retournement du côté opposé. Soit directement à
partir du cadre temporel dans lequel nous travaillons avec une
certaine configuration des bougies ; soit diminuer le cadre temporel
pour rechercher une structure de retournement plus petite (si nous
sommes dans la zone supérieure, nous rechercherons une structure
de distribution plus petite ; et si nous sommes dans la zone
inférieure, nous rechercherons une structure d'accumulation plus
petite).
En termes fonctionnels, ce que l'apparition du Secondary Test
nous suggère est la confirmation de l'abandon par les vendeurs
agressifs qui ont poussé le prix de plus en plus bas pendant le
développement de la tendance baissière ; pour évoluer vers un
environnement d'équilibre où les acheteurs et les vendeurs sont à
l'aise pour négocier (construire la cause pour l'effet ultérieur).

C S T

Pour que le Secondary Test soit réussi, le mouvement baissier doit


être effectué avec un rétrécissement des fourchettes de prix et un
volume plus faible que celui observé lors du Selling Climax.

Bien que certains auteurs défendent la position selon laquelle


il est nécessaire que le Secondary Test reste au-dessus du minimum
établi par le Selling Climax, la vérité est qu'il est bon de se rappeler
que le marché n'est pas une entité rigide, mais qu'il évolue
constamment de par sa nature même et qu'il serait donc approprié
de donner une certaine flexibilité aux mouvements du prix.

En gardant cela à l'esprit, nous pouvons attribuer qu'un


Secondary Test au-dessus du minimum du Selling Climax serait
considéré avec une connotation neutre lors de l'identification de quel
côté (acheteurs et vendeurs) a le plus de contrôle sur le marché.
Ainsi, ce serait un bon moyen d'identifier un certain déséquilibre du
côté des acheteurs si le Secondary Test que nous voyons s'effectue
au-dessus de la moitié supérieure de la fourchette ; et de même,
cela identifierait un certain déséquilibre du côté des vendeurs si le
Secondary Test se termine légèrement en dessous du
Cette caractéristique, ainsi que le reste des éléments qui ont
été discutés, ainsi que ceux qui vont suivre, est une indication à
prendre en compte pour évaluer si nous avons affaire à une
structure cumulative ou distributive. Il s'agit de mettre la plus grande
probabilité de notre côté et donc, plus ces indications en faveur
d'une direction sont nombreuses, plus notre analyse sera robuste.

Les facteurs vraiment importants sur lesquels il faut jeter un


œil sont la diminution du volume et le rétrécissement des
fourchettes, dans cet ordre-là. Comme nous le savons bien, le
volume reflète l'activité et, par conséquent, une faible activité après
un événement climatique dénote un manque d'intérêt de ce côté.

L S T P B

Bien que le Secondary Test « officiel » soit celui qui apparaît dans la
Phase A, il s'agit d'un type de comportement que nous continuerons
à observer dans les différentes phases de développement de la
structure.
Une fois la Phase B entamée, nous serons à l'affût de tout
type de test aux deux extrémités de la fourchette.

Ce type de test est utilisé pour évaluer les forces et les


faiblesses des acheteurs et des vendeurs. Parfois, il y aura même
des tests à la fois en haut et en bas de la structure.

En fonction de l'effet ultérieur de la fourchette (cumul ou


distribution), les étiquettes des mêmes actions sont différenciées.
Logiquement, tant que le prix ne sort pas de la fourchette, nous ne
pouvons pas savoir quelle était l'intention réelle derrière la cause qui
a été construite et donc, en temps réel, tout étiquetage devrait être
valable.

Au-delà d'une vision conventionnelle du marché, pensons


également en termes de fonctionnalité et distinguons les
comportements de prix de deux points de vue : en tant que concept
(action) et en tant qu'événement (selon le lieu).

S T '

Le prix franchit le maximum précédent créé dans l'action d'arrêt,


mais ne s'éloigne pas trop avant de rentrer dans la fourchette,
laissant une légère secousse.

Dans un premier temps, il s'agit d'un mouvement qui dénote


une force sous-jacente, car le prix a été en mesure de pénétrer la
zone de résistance de la fourchette, ce qui n'aurait pas pu se
produire en l'absence d'acheteurs agressifs.
Une évaluation ultérieure confirmera s'il s'agit réellement d'un
test de force dans lequel le stock a été absorbé (acheté, accumulé)
dans l'intention de monter plus haut ; ou s'il s'agit d'une action qui a
été distribuée (vendue) dans le but de faire baisser le prix.

Nous pouvons utiliser ce nouveau maximum pour établir un


nouvel extrême supérieur sur lequel chercher le breakout haussier
effectif (en Phase D) ou la secousse baissière de la structure (en
Phase C).

Lorsque la fourchette est d'accumulation/de réaccumulation,


cet événement sera étiqueté comme Upthrust Action (UA) ; tandis
que s'il s'agit d'une structure de distribution ou de redistribution, nous
l'étiquetterons comme l'Upthrust (UT).

C'est la seule différence entre ces étiquetages ; si nous


croyons, avec les signes que nous observons jusqu'ici, que la
probabilité est qu'il s'agisse d'une fourchette cumulative, nous
l'étiquetterons comme Upthrust Action ; mais si nous croyons qu'il y
a une plus grande probabilité qu'il soit distribué, nous l'étiquetterons
comme Upthrust.

Lorsque l'UA se produit et que le prix reste au-dessus de la


résistance pendant un certain temps avant de redescendre, ce
comportement peut être étiqueté comme minor Sign Of Strength
(mSOS). Ce serait un type de test qui dénote une plus grande force.

S T '

Il s'agit d'un test de minimums de la structure qui produit un


minimum le plus bas. Cela est dû soit à l'agressivité des vendeurs,
soit à un manque d'intérêt de la part des acheteurs ; ce qui est un
indice que d'autres tests de la zone sont probables à l'avenir.

Ce type de test dénote de nombreuses faiblesses sous-


jacentes. Les traders bien informés savent que le prix est surévalué
et ont l'urgence de vendre. D'où cette extrême faiblesse.

De ce nouveau minimum, nous pouvons tirer un autre niveau


de support sur lequel attendre le breakout baissier effectif ou la
dernière secousse avant le mouvement de tendance à la hausse.
Si nous avons affaire à une structure d'accumulation, nous
qualifierons cet événement de Secondary Test as Sign of
Weakness (ST as SOW). Cet événement a généralement plus de
chances de se produire lorsque le Secondary Test de la Phase A a
produit un minimum plus bas. Le marché est extrêmement faible et
cette zone devra être testée à l'avenir.

Lorsque la fourchette est de distribution ou de redistribution,


nous qualifions cet événement de minor Sign Of Weakness
(mSOW).Un indice de la possible présence d'un mSOW est que le
Secondary Test de la Phase A est un mauvais mouvement haussier,
avec très peu de hausse (manque d'intérêt d'achat).

Comme nous l'avons signalé, nous ne pouvons savoir quelle


est l'étiquette correcte qu'une fois que la fourchette a été confirmée
dans un sens ou dans l'autre. Par conséquent, afin de ne pas trop
compliquer les choses, une solution simple pourrait être de qualifier
ces événements de Secondary Test in Phase B (ST in B), une
étiquette que vous rencontrerez également dans certaines analyses
de la méthodologie.

LE TEST GÉNÉRIQUE

Un test, par définition, est une tentative, une évaluation ou un


examen de quelque chose. Dans le cas du Volume Spread Analysis
(VSA), il s'agit d'un test visant à confirmer qui contrôle le marché.

Si les traders professionnels sont intéressés par une hausse


plus importante, ils voudront s'assurer que l'offre ait été éliminée ou
absorbée avant de commencer à monter. À l'inverse, s'ils anticipent
une baisse des prix, ils feront tout leur possible pour confirmer qu'il
n'y a pas d'acheteurs prêts à compliquer leur mouvement à la
baisse.

Lorsque le marché entre dans une zone où il y avait


auparavant un volume élevé, deux choses peuvent se produire :

Ce volume est maintenant bas, ce qui indique clairement


un manque d'intérêt et suggère que le marché est
maintenant prêt pour un mouvement de tendance en faveur
d'une résistance plus faible. Test valable.

Le volume est encore élevé (relativement), ce qui


indiquerait qu'il y a encore des traders prêts à continuer à
faire monter le prix. Test non valable. L'idéal ici serait
d'attendre soit que des tests répétés apparaissent jusqu'à
ce qu'il soit confirmé qu'il n'y a plus de stock disponible, soit
que le marché suive son dernier mouvement.

En raison de ce qui précède, les tests peuvent être un


moment idéal pour entrer sur le marché, car si le test est valide,
nous « parierons » en faveur de la force qui presse le plus et qui, en
théorie, a un plus grand contrôle du marché.

OÙ CHERCHER LES TESTS

En raison de sa nature générique, c'est une action qui peut être utile
pour prendre des décisions de trading et d'investissement dans
différents contextes de marché, étant les plus recommandés :
T

Connu sous le nom de test du Spring (secousse baissière) ou test


de l'Upthrust (secousse haussière), il a lieu pendant le test de la
Phase C, avant le breakout de la structure.

C'est le moment du marché où nous pouvons avoir le meilleur


rapport risque/bénéfice ; parce que si le test est authentique, nous
serons très proches de la fin de la structure (où l'on devrait passer la
commande de Stop Loss) et le parcours vers le Creek pourrait être
assez large (pour prendre en tant que premier Take Profit ou
gestion).

Il a lieu pendant la Phase D, lorsque le prix a commencé le


mouvement de tendance à l'intérieur de la fourchette et c'est un
moment critique car ce qui est évalué est de savoir si le breakout du
Creek sera valide ou s'il s'agira d'une secousse.

Le rapport risque/bénéfice n'est pas aussi généreux que celui


que nous pouvons avoir dans le test après-secousse, mais nous
pouvons tout de même être en présence d'une grande opportunité
car si notre analyse est correcte, le prix développera l'effet de toute
la cause qui a été construite pendant le développement de la
fourchette.

Un exemple de placement de Stop Loss dans ce cas pourrait


être de le placer au milieu de la structure, en supposant que si le prix
atteint ce niveau, plutôt qu'un breakout effectif, nous pourrions être
confrontés à une secousse.

Au niveau du Take Profit, vous pouvez utiliser des outils


techniques tels que les projections de Fibonacci, une simple
projection 1:1 de la distance totale de la structure ; ou mieux encore,
le placer dans une zone où la liquidité devrait être en attente.

Nous devons noter que le prix se trouve dans la Phase E de la


structure où le marché commence à sortir tendanciellement de la
fourchette.

Si la tendance est très rapide, elle s'attardera parfois à


s'arrêter, au moins temporairement, pour développer un nouveau
schéma en faveur de la tendance. Pour de tels cas de rapidité, nous
pouvons espérer que cette action se développe, ce qui nous
donnera l'occasion de rejoindre le mouvement.

Si les objectifs techniques de la structure ont déjà été


couverts, personnellement, je mettrais en quarantaine l'entrée. En
cas de Stop Loss, j'attendrais le développement d'une secousse +
test en dehors de la fourchette pour passer la commande à son
extrême. Pour le Tirer profit, le plus le plus judicieux est de continuer
à chercher les zones de liquidité car nous savons qu'il est très
probable que le prix ira à leur recherche.
COMMENT LE TEST APPARAÎT SUR LE
GRAPHIQUE

Dans le Volume Spread Analysis, ce type de bougie est connu sous


le nom de No Demand (bougie haussière) et No Supply (bougie
baissière).

Le test est considéré comme valide lorsque la bougie a un


volume inférieur aux deux bougies précédentes, dénotant, comme
nous disons, un manque d'intérêt dans cette direction.

Lorsque nous nous trouvons dans un environnement de force


sous-jacente possible (tel qu'un Spring, un breakout haussier du
Creek ou une tendance haussière), nous chercherons à ce que le
test soit sur une bougie baissière, et qu'il affiche un volume plus
faible que les deux bougies précédentes (No Supply). Plus la
fourchette de cette bougie est basse, mieux c’est.
À l'inverse, lorsque notre analyse nous indique que nous
sommes peut-être dans un environnement de marché faible (comme
une Upthrust, un breakout du Creek baissier ou au milieu d'une
tendance baissière), nous chercherons à ce que le test se produise
sur une bougie haussière à fourchette étroite (No Demand).

LA DIFFÉRENCE ENTRE LE SECONDARY


TEST ET LE TEST GÉNÉRIQUE

Conceptuellement, il s'agit de la même action : un mouvement qui


est développé pour évaluer l'engagement des traders dans une
direction et qui doit nécessairement apparaître avec une diminution
des fourchettes de prix et du volume pour être considéré comme
valide.

La seule différence est que le Secondary Test est un


événement spécifique de la méthodologie Wyckoff, avec les
connotations structurelles déjà mentionnées ; et le test générique est
un événement global, bien connu dans la méthodologie VSA
(Volume Spread Analysis) qui se concentre principalement sur
l'action elle-même et sur ce que son résultat suggère.
CHAPITRE 18 - ÉVÉNEMENT N° 5 :
SECOUSSE

La secousse est l'événement clé que tous les traders de Wyckoff


attendent. Aucun autre événement n'ajoute autant de force à
l'analyse, ce qui en fait, à mon avis, l'événement le plus important
qui puisse se produire sur les marchés financiers.

Après une période au cours de laquelle les gros traders


auront constitué une grande partie de la position qu'ils souhaitent, ils
utilisent ce comportement comme un point tournant lorsqu'il s'agit de
créer le mouvement de tendance qui fera sortir le prix de la
fourchette.

Pour que nous puissions être à l'affût d'une secousse


potentielle, deux actions doivent avoir eu lieu auparavant :

L'arrêt du mouvement de tendance précédent, avec ou


sans volume climatique.

La construction d'une cause significative. C'est le


développement de la Phase B, dans laquelle nous
déduisons que le professionnel a absorbé du stock.
J

Comme nous le savons, en raison du fonctionnement des marchés


financiers axé sur la loi de l'offre et de la demande, pour qu'une
commande soit exécutée, elle doit être appariée à une autre
commande dont l'intention soit l'inverse. Cela signifie que pour
qu'une transaction de vente (offre) soit exécutée, elle doit être
assortie d'une transaction d'achat (demande) et vice versa.

Il est très important de le savoir car dans l'événement dont


nous parlons, comme cela se produit dans les deux autres
événements de tromperie (Arrêt préliminaire et Climax) tous les
commandes qui proviennent de traders mal informés ou de mains
faibles, sont absorbés par des traders bien informés ou des mains
fortes.

Le facteur critique dans l'analyse de cet événement est de


déterminer avec quelle agressivité la zone clé est cassée et
comment le marché réagit à cette action immédiatement après.

L'action est simple : il s'agit d'un mouvement de breakout à partir


d'une zone de liquidité précédente (zones où se trouvent un grand
nombre d'ordres en attente) qui dénote initialement une
intentionnalité vers la direction de la rupture mais qui est en réalité
une tromperie supplémentaire.

Ce qui se passera, c'est un faux breakout où les grands


traders prendront toutes ces commandes en attente afin d'initier le
mouvement de tendance qu'ils espèrent.

C'est ainsi que les marchés financiers évoluent : par la


recherche de liquidités. Si les grands traders étaient incapables de
trouver la contrepartie dont ils ont besoin pour faire correspondre
leurs commandes, il serait impossible de faire bouger le marché.
Pour cette raison, ils doivent créer le sentiment qu'il s'agit d'un
véritable mouvement de breakout afin d'attirer davantage de traders
et d'absorber tous ces commandes.

Si nous prenons n'importe quel graphique, quel que soit le


marché ou la saison, nous verrons que pour tout mouvement de
tendance significatif, un mouvement antérieur s'est développé. C'est
nécessaire. Ce croisement de commandes est l'essence dont ils ont
besoin pour pouvoir se déplacer.

Comprendre cela vous permettra de monter de quelques


crans votre trading de car vous commencerez à être plus attentif à
cette possibilité et, au fil du temps, vous apprendrez à tirer profit de
leur comportement.

Normalement, les secousses se présentent sous différentes formes :


S 1
Il s'agit de la bougie marteau communément connue. Il s'agit d'une
bougie qui pénètre la zone de liquidité et qui restitue la quasi-totalité
du mouvement au sein de cette même bougie, laissant une queue
importante à son extrémité.

Ce que ces mèches dénotent, c'est le refus des prix de


continuer à évoluer dans cette direction. L'agressivité a été
constatée chez les traders qui attendaient dans la direction opposée
au breakout et ils ont réussi à prendre au moins temporairement le
contrôle du marché.

M 2
Le fond de l'action est exactement le même que pour l'exemple
d'une bougie. La seule différence est que sur cette possibilité, le
comportement se développe sur un plus grand espace temporel.
Le fait que plus de temps s'écoule avant que le prix ne se
retourne et ne regagne la zone de rupture précédemment établie est
un symptôme de moins de force pour la secousse. Autrement dit,
plus le retournement se produit tôt, plus la force de la secousse sera
grande.

S
Dans cette éventualité, le prix restera plus longtemps dans
une position de secousse potentielle.

Le contrôle du marché n'est pas très bien défini. C'est


pourquoi une structure plus petite est nécessaire, qui agira
finalement comme une fonction de secousse de la structure
majeure. Celui-ci est un exemple clair de l'importance du contexte.

En position de Spring potentiel, nous recherchons une


structure d'accumulation mineure qui générera le
retournement haussier.

En position d'Upthrust After Distribution potentielle, nous


recherchons une structure de distribution mineure qui
générera le retournement baissier.

F
Ce mouvement initié par les grands traders a une palette de
fonctions :

É
Nous les avons précédemment présentés comme des avides. Il
s'agit des traders qui voient le prix atteindre un nouvel extrême et
qui, pensant qu'ils sont en présence d'un breakout qui aura une
continuité, entrent sur le marché en mettant plus de pression sur les
prix.

Il est important de noter qu'il n'y aura pas que les traders
manuels, mus par leurs émotions, qui entreront sur le marché.
D'innombrables stratégies automatisées programmées pour
exploiter des systèmes de breakout généreront des signaux d'entrée
à ces niveaux.

Ces robots peuvent déclencher d'autres stratégies de


momentum, qui mettront encore plus de pression au mouvement.
C'est pourquoi ces types de chocs sont souvent identifiés par une
augmentation significative du volume. Il s'agit d'une zone de trading
importante pour de nombreuses stratégies, ce qui entraînera le
croisement de nombreuses commandes.

É
Ce groupe a conservé des positions perdantes pendant une longue
période et leur limite est très proche. Après avoir vu le prix évoluer à
nouveau en leur défaveur et par crainte d'accroître encore la perte,
ils décident finalement d'abandonner leur position.

É
Ils effectuent généralement une bonne lecture du marché et
anticipent correctement le retournement des prix. Toutefois, ils sont
hâtifs dans leur entrée. Il se peut qu'ils aient déjà vendu sur
l'événement climatique ou sur une secousse mineure dans la
fourchette.

Cette nouvelle secousse finale inattendue pour eux les


pousse à abandonner leur position en exécutant leurs stops de
protection.

T
Les professionnels qui déséquilibrent le marché et sont à l'origine du
mouvement de breakout, profitent du déplacement provoqué par les
transactions de breakout et ferment leurs positions, réalisant un
profit avec la différence.

D
'
Les deux éléments à observer pour tenter de déterminer une plus
grande probabilité que nous ayons affaire à une secousse plutôt qu'à
un breakout effectif sont les suivants :

L ST P B
Si nous avons précédemment identifié un Secondary Test sous la
forme d'une Upthrust Action (UA), cela dénote une plus grande force
pour les acheteurs et donc dans la zone de rupture des minimums
de la structure nous favorisons le Spring au lieu du breakout
baissier.

Si ce que le prix a laissé est un Secondary Test sous forme de


Sign of Weakness (mSOW), cela dénote la force des vendeurs et
dans la zone d'une cassure des sommets de la structure, nous
favorisons l'Upthrust pour se produire au lieu du breakout haussier
réel.

L
Si, après le breakout du plus bas de la structure, le prix ne parvient
pas à se maintenir en dessous et rentre à nouveau dans la
fourchette. Cela dénote une forte entrée d'achat et ajoute à la
probabilité que le breakout est fausse et qu'un Spring se développe.

Si, après le breakout de la résistance, le prix ne parvient pas


à se maintenir au-dessus du niveau, cela dénote une faiblesse et
ajoute une probabilité plus élevée que le breakout soit faux et que,
par conséquent, une Upthrust se développe.

É '

Il est important de préciser que la secousse ne peut être étiquetée


comme Spring ou Upthrust After Distribution que lorsqu'il est à
l'origine du mouvement de breakout de la structure.

Le Spring doit forcément provoquer le breakout haussier de la


fourchette. Rien qui ne soit cela ne doit être étiquetée comme
Spring. Ce sera simplement un test.

La même règle s'applique pour l'Upthrust After Distribution.


Tout ce qui n'est pas une telle secousse haussière et provoque le
breakout baissier ultérieur de la structure ne doit pas être étiqueté
comme UTAD. Un UTAD est l'événement de la secousse des
maximums de la structure. Cependant, il devrait également
provoquer le breakout baissier et le début du mouvement de
tendance hors de la fourchette.

Encore une fois, pour être fidèle à la méthodologie, toute


autre chose serait mal étiquetée.

SPRING/SHAKEOUT
Ce concept a été introduit par Robert G. Evans, un étudiant éminent
de Richard D. Wyckoff, et est un raffinement du concept original
développé par Wyckoff, qui est connu sous le nom de Terminal
Shakeout (« secousse finale »). Wyckoff faisait référence à ce terme
comme une position que le marché atteint pendant le
développement d'une fourchette d'accumulation dans laquelle le prix
est en mesure de l'abandonner pour amorcer un mouvement à la
hausse.

Rappelons qu'une fourchette d'accumulation est une phase


du cycle du marché (qui se compose des phases d'accumulation, de
tendance haussière, de distribution et de tendance baissière) au
cours de laquelle les grands traders du marché perçoivent de la
valeur dans le prix (ils le trouvent sous-évalué) et effectuent un
processus d'achat dans l'intention de vendre à des prix plus élevés
et de réaliser un profit sur la différence.

L'événement du Spring décrit un mouvement baissier qui


franchit une zone de support antérieure et dont le but est d'effectuer
un transfert d'actions des mains faibles (traders potentiellement
manipulateurs en raison de leur manque de connaissance du
marché et au fait de trader sur la base de leurs émotions) vers les
mains fortes (gros traders).

T S

Au moment de la rupture du support, nous devons rester très


attentifs et observer attentivement le comportement des prix et des
volumes. Si nous sommes déjà en position d'achat, nous
déciderons, en fonction de la baisse du prix, soit de rester dans la
transaction, soit de la quitter immédiatement. Si un fort rebond est
observé à partir de ce niveau avec une légère augmentation du
volume, cela indique que le titre est en train de développer une force
technique.

On compte trois types différents sur la base du degré


d'approvisionnement observé au moment du breakout :

S °1 T S

L'offre apparaît fortement (grand intérêt de vente). Cela se traduit


par une augmentation soudaine du volume et un élargissement des
fourchettes de prix, ce qui entraîne une forte pénétration de la ligne
de support.

En substance, le Spring et le Terminal Shakeout concernent la


même action : un mouvement baissier qui casse une zone de
support antérieure. Cependant, il existe des différences entre eux, et
celles-ci se trouvent dans l'intensité (volume) et la portée de leur
développement ; alors que le Spring est utilisé pour définir des
mouvements plus courts et avec un volume léger ou modéré ; le
Terminal Shakeout est utilisé pour définir des mouvements avec une
pénétration beaucoup plus profonde et avec un volume élevé.

L'offre reste maître de la situation. Nous sommes en présence


d'une faiblesse extrême et le prix baisse. Pour que ce type de Spring
soit couronné de succès, il faut qu'il y ait un fort afflux de demande
qui fasse remonter les prix, avec des fourchettes de prix larges et un
volume relativement élevé.

Une première indication de l'arrivée de la demande est si,


après la pénétration, le volume reste élevé mais que les fourchettes
de prix commencent à se rétrécir.

Si la demande n'apparaît pas, le prix continuera à baisser et


devra construire une nouvelle zone d'accumulation avant qu'un
mouvement substantiel à la hausse puisse avoir lieu.

S °2
On observe une pénétration modérée lorsque le prix s'effondre avec
une augmentation à la fois du volume et des fourchettes du prix.

Il y a une offre flottante (traders disposés à vendre), mais elle


n'est pas aussi massive que dans le cas du Spring n° 1. Cette offre
latente devra être absorbée par les professionnels au cas où ils
souhaitent pousser les prix à la hausse. Nous verrons donc très
probablement des tests successifs dans cette zone.

S °3
Il y a un épuisement de l'offre (manque d'agressivité dans la vente).
Ceci est mis en évidence par une légère portée lors du breakout,
avec une diminution du volume et un rétrécissement des fourchettes
de prix ; ce qui suggère un manque total d'intérêt du côté baissier.

Il s'agit d'un Spring très puissant sur lequel vous pouvez


prendre des positions d'achat directes.

On peut également trouver une dernière variante dans


laquelle l'événement a lieu dans les limites de la fourchette (minor
Spring). Cet événement dénote une plus grande force sous-jacente,
bien que les professionnels préfèrent que la secousse se produise
au-delà de la fourchette, car cela permettrait de mieux retirer l'offre
restante de mains faibles.

L'action du Spring est un signe important de solidité, car


l'échec de la rupture nous donne un plus grand degré de confiance
pour agir plus tard.
L'O S

Le Spring et le Terminal Shakeout sont deux événements similaires


qui se produisent pendant le développement d'une fourchette
d'accumulation. Toutefois, il existe une autre variante, l'Ordinary
Shakeout, qui se définit comme une forte poussée baissière sans
grande préparation préalable, qui se produit pendant le
développement d'une tendance haussière (réaccumulation). C'est la
principale différence : l'emplacement.

L'Ordinary Shakeout se caractérise par une large fourchette


du prix et une augmentation des volumes. Cependant, le volume
peut être élevé, moyen ou bas.

L S
À l'exception du Spring n° 3, les autres variantes exigent que
l'événement soit testé car il y a une offre observée et un résultat
positif qui n'est pas garanti.

Soyez très prudent si le processus de test n'a pas eu lieu car


il peut avoir lieu à un moment donné dans le futur. Pour que le test
soit réussi, il doit se développer avec un rétrécissement des
fourchettes, une diminution du volume, et doit être maintenu au-
dessus du niveau du Spring/Shakeout. Tout ceci indique un
épuisement de l'offre et suggère que le prix est prêt à commencer la
hausse avec une relative facilité, ce qui représente un bon signal
d'achat.

Si le test ne répond pas à ces caractéristiques, il est


considéré comme un test de mauvaise qualité et suggère un test
supplémentaire à une date ultérieure, car un Spring avec un volume
important doit être testé avec succès avant qu'un mouvement
haussier puisse naître.

Nous devons nous entraîner à anticiper l'issue possible de


l'événement et être prêts à prendre la bonne décision (qui fasse
notre affaire) de manière rapide et décisive.

UPTHRUST AFTER DISTRIBUTION (UTAD)


Une Upthrust After Distribution est la secousse haussière qui se
produit en tant qu'événement test de Phase C dans les fourchettes
de distribution et de redistribution.

Il s'agit d'un mouvement haussier qui vise à tester la capacité


des acheteurs à pousser les prix à la hausse en atteignant une zone
clé, telle que la rupture des maximums précédents.

Théoriquement, il s'agit d'un Upthrust (UT), mais comme elle


se produit en Phase C, elle est appelée UTAD, qu'il y ait eu ou non
des Upthrusts précédentes en Phase B, car un processus de
distribution antérieur a déjà eu lieu.

Dans cette action, le volume qui sera observé sera modéré à


important, ce qui témoigne de la quantité de commandes qui seront
croisés dans cette zone clé.

M U A D
Comme pour le minor Spring, il s'agit d'un mouvement haussier qui
se produit au sein de la structure.

Cette secousse touchera un ou plusieurs maximums


antérieurs et bien que l'idéal serait d'attendre que le piège se
produise aux limites complètes de la structure, en réalité, ce type de
secousse mineure dénote un plus grand contrôle de la part des
vendeurs, car ils n'ont pas permis au prix d'augmenter davantage et
ont semblé vendre agressivement au-dessus de ces maximums
antérieurs.

S'il est vrai que l'UTAD n'est que l'événement de secousse


des maximums de la structure, il est plus intéressant de penser en
termes fonctionnels et bien que ce mouvement n'ait pas atteint ces
sommets totaux, il s'agit tout de même d'une secousse vers certains
maximums locaux. C'est pourquoi je trouve intéressant de qualifier
également cet événement d'UTAD mineur, bien que la méthodologie
puisse le traiter simplement comme un Last Point of Supply (LPSY).
L 'U A D

Bien que cela puisse arriver, après l'UTAD, il n'apparaît pas toujours
un Secondary Test. Ceci est dû à la grande offre entrant sur le
marché, ce qui provoque le mouvement baissier immédiat sous la
forme de Sign of Weakness.

Comme avec Spring, il est généralement préférable de faire


en sorte que le test ait lieu. Le fait que le test n'apparaisse pas peut
être signe d'une opportunité manquée, mais attendre qu'il se
produise vous permettra d'éviter de prendre une mauvaise décision
d'achat potentielle sur une action qui est en fait un véritable breakout
haussier (JAC/MSOS).

S'il y a un test, il doit montrer moins d'enthousiasme que celui


vu sur l'UTAD. Cela se traduit généralement par un arrêt en dessous
du niveau de l'UTAD et par une réduction des fourchettes du prix et
du volume, ce qui indique l'épuisement des acheteurs et confirme le
scénario de distribution. Des positions courtes peuvent être
adoptées au-dessus du maximum de cette hausse.

Si le test ne reste pas en dessous du niveau qui fixe le haut


de l'UTAD ou si le volume est plus élevé, il faut douter de la
secousse même si le prix fait des hauts plus bas. La chose la plus
sensée à faire est d'attendre un signal supplémentaire avant de
vendre (nouveaux chocs et tests successifs réussis).

T U
Cela ressemble au Terminal Shakeout. Il affiche les mêmes
caractéristiques qu'un Upthrust, normal mais son rayon d'action est
généralement plus important. Le volume peut être extrêmement
élevé ou la pénétration inhabituellement grande. Même ainsi, le
résultat est le même. Dans un court laps de temps, le prix est rentré
dans la fourchette, indiquant une forte pression baissière.

O U

Comme le Ordinary Shakeout, il s'agit d'une secousse avec peu de


préparation pendant le développement de la tendance à la baisse.

Il s'agit d'une opportunité très intéressante de prendre une


position de vente, car nous serions en train de trader en faveur de la
dernière distribution.
CHAPITRE 19 - ÉVÉNEMENT N° 6 :
BREAKOUT

Après l'événement test de la Phase C (secousse ou LPS), le prix


développera un mouvement de tendance en direction de la moindre
résistance.

Les grands professionnels ont déjà absorbé toutes le stock


dont ils ont besoin pour leurs positions et ont vérifié (par le biais de
la secousse et du test) qu'ils ne rencontreront pas beaucoup de
résistance dans la progression ultérieure des prix en leur faveur.
Le marché est en déséquilibre et cela provoque un fort
mouvement qui brise la structure en initiant le développement de la
cause qui a été préalablement construite.

Ce mouvement de breakout n'est pas en soi une opportunité


de trading. Il nous alerte seulement sur une opportunité possible
dans un avenir très proche. Cette opportunité se trouve dans l'action
immédiate, dans le test de confirmation.

C C

Il s'agit du deuxième Change of Character (ChoCh) de la structure.


Rappelons que la première se produit lors de l'Événement de
réaction n° 2, au cours duquel le marché passe d'un état de
tendance à un contexte de fourchette.

Cette fois, ce nouveau ChoCh change le contexte du marché,


mettant fin au mouvement latéral du prix et amorçant une nouvelle
phase de tendance.

Le ChoCh n'est pas seulement un mouvement fort, il est


composé de deux événements : un mouvement fort et un léger repli.
Cet ensemble forme le ChoCh. Nous identifions le changement de
caractère depuis l'origine de la Phase C jusqu'à l'achèvement de la
Phase D.
C

Nous sommes dans un environnement qui évolue rapidement, ce qui


fait que le mouvement se développe en bougies dans lesquelles
nous voyons une augmentation relative des fourchettes de prix ainsi
qu'une augmentation du volume.

Un tel mouvement brisera de manière fluide les degrés de


liquidité précédents, ce qui dénote un fort momentum. Il s'agit de la
représentation du déséquilibre du marché et de l'agressivité dont
font preuve les traders.

L
En général, les ruptures doivent se produire lorsque le volume
augmente, bien qu'il soit vrai que, parfois, nous pouvons voir de
telles actions sans une augmentation particulièrement élevée du
volume. Cela suggère que le stock restant en main est
essentiellement faible et que, par conséquent, les traders qui
contrôlent la situation n'auront pas besoin de faire d'effort particulier
pour faire bouger facilement le prix.

Pour l'exemple du breakout haussier, si nous constatons qu'il


se produit avec des bougies à fourchette étroite et un volume à la
moyenne, nous devrions en principe nous méfier de son
intentionnalité ; mais il se peut que ce qui se passe, c'est qu'il y a
très peu d'offre flottante, c'est-à-dire qu'il y a très peu de traders
prêts à vendre. Cela étant, l'absence de vendeurs associée à une
agressivité modérée des acheteurs peut déclencher ce breakout
haussier sans volume relativement élevé.
C '

Il s'agit d'un moment clé car nous pourrions être confrontés à un


événement potentiel de secousse, il est donc primordial de faire une
évaluation judicieuse de l'action du prix et du volume après la
rupture. Pour cela, nous pouvons utiliser certains indices pour nous
aider :

P
C'est le signe d'intentionnalité le plus fiable. Nous chercherons à ce
qu'un breakout efficace parvienne à rester en dehors de la fourchette
et échoue dans ses tentatives de réintégrer la zone d'équilibre.

Outre le fait d'observer que le mouvement s'accompagne


d'une augmentation des fourchettes de prix et du volume, et qu'il
brise les zones de contrôle antérieures (maximums et minimums
précédents et Creek mineur), l'indication la plus puissante pour
évaluer le breakout comme authentique est que le prix parvient à
rester en dehors de la fourchette.

Cela indique qu'il n'y a plus d'intérêt pour des prix plus bas et
confirme que le mouvement est soutenu par les principaux traders.

R '
Un autre indice qui ajouterait de la force au breakout réel serait
d'observer par la suite des bougies non intentionnelles : à fourchette
étroite, entrelacées et avec un volume plus faible que celui observé
lors du mouvement de breakout.

D
D'autre part, la distance que le prix parvient à parcourir peut être un
autre indice à prendre en compte. Bien qu'il n'y ait pas de distance
prédéfinie, le parcours devrait être évident. C'est-à-dire que le
breakout qui parvient à éloigner un certain nombre de points de la
structure nous offre une plus grande confiance.

L '

En termes opérationnels, cette action ne représente pas une


opportunité opérationnelle. Ceci est essentiellement dû au fait qu'il
se trouve dans une zone sensible où un grand nombre de
croisements de commandes se produiront et pourraient modifier le
contrôle du marché.

Ce qui semble d'abord être un breakout efficace pourrait se


transformer en une secousse. Et c'est pourquoi il est plus pratique
d'attendre le test ultérieur pour confirmer définitivement l'action.

Même ainsi, il est évident que le succès de la transaction n'est


pas garanti. Le marché est un environnement d'incertitude constante
et échappe totalement à notre contrôle. En tant que traders
discrétionnaires, la seule chose que nous puissions faire est de
continuer à additionner les indications selon lesquelles un côté ou
l'autre a le contrôle afin d'essayer de nous positionner. En fin de
compte, c'est une question de probabilités.

SIGN OF STRENGTH

Le Sign of Strength (SOS) est un mouvement haussier qui prend


naissance au minimum de la Phase C (Spring ou LPS) et se termine
par un breakout du haut de la fourchette (JAC - Jump Across the
Creek).

Tout cela génère le changement de caractère qui précède le


début du mouvement ascendant hors de la fourchette. Il est suivi
d'un repli dans le Creek cassée pour générer l'action du BackUp
(BU), ou BackUp to the Edge of the Creek (BUEC). S'il ne parvient
pas à rester au-dessus de cette zone et entre à nouveau dans la
fourchette, il s'agirait d'un Upthrust (UT).
Une grande démonstration de force dénote une urgence de la
part des institutions à entrer. Ils sont très haussiers et achètent de
manière agressive.

Pour évaluer que nous pouvons vraiment être en face d'un


SOS, nous voulons voir que le mouvement haussier a de la facilité et
qu'il atteint le milieu de la fourchette. En outre, tout repli doit
maintenant rester au-dessus du minimum du Spring pour démontrer
sa force.

SOS

Si le mouvement haussier ne parvient pas à briser la structure, ce


mouvement sera qualifié de minor Sign Of Strength (mSOS).

Si, au cours de la Phase B, nous observons un mouvement


qui affiche des caractéristiques de SOS, nous pourrions également
qualifier cet événement de SOS mineur.

S S B

Il s'agit d'une barre haussière avec une large fourchette, des


maximums de clôture et un volume croissant, bien qu'il puisse
également s'agir d'un gap haussier.
Cela indique la présence d'une forte demande de qualité.
C'est le point d'achat institutionnel.

On pourrait l'utiliser comme détente d'entrée. Si nous voyons


une barre SOS dans la zone de négociation (après un breakout,
après un breakout et dans la tendance), c'est le signe définitif que
les grands professionnels supportent le mouvement à la hausse et
cela nous donne une bonne opportunité d'entrer en position d’achat.
SIGN OF WEAKNESS

Le Major Sign of Weakness (MSOW) est un fort mouvement baissier


dont l'origine se situe au maximum de la Phase C (UTAD ou LPSY)
et qui déclenche le breakout de la partie inférieure de la fourchette
(ICE) pour amorcer une nouvelle tendance à la baisse.

Il pourrait s'agir d'une deuxième, troisième ou quatrième


tentative pour briser l'ICE - celui qui réussit le mieux.

Pour évaluer la présence du SOW, nous voulons voir que le


mouvement baissier se déplace facilement, parcourant une distance
relativement longue et atteignant au moins le milieu de la structure.
En outre, pas tout repli ne devrait atteindre le maximum fixé par
l'UTAD.
SOW

Si, après l'événement test de la Phase C, ce mouvement vers la


faiblesse n'est pas en mesure de briser la structure, nous
l'étiquetterons comme minor Sign of Weakness (mSOW). Il s'agit
d'un signe de faiblesse mineure.

On pourrait également qualifier de tel tout mouvement qui, au


cours du développement de la Phase B, réponde à ces
caractéristiques en prix et en volume.

S W B
Visuellement, on observe une barre baissière avec une
augmentation relative des fourchettes de prix et de volume et une
clôture aux points bas de la fourchette de la bougie, bien que cela
puisse également être identifié par un gap baissier.

Elle signale l'agressivité des vendeurs et constitue donc un


point de vente professionnel.

La principale utilisation que nous pouvons en faire est une


détente d'entrée pour les transactions de vente. Si nous voyons une
barre de faiblesse (SOW Bar) dans la zone de négociation (après un
breakout, après un breakout et dans la tendance), c'est le signe
définitif que les grands professionnels supportent le mouvement à la
baisse et cela nous donne une bonne opportunité de vendre à
découvert.
CHAPITRE 20 - ÉVÉNEMENT N° 7 :
CONFIRMATION

Lorsque l'événement de rupture apparaît, il n'est que « potentiel »


car la confirmation vient de votre test. Comme pour les secousses,
les signes de force (Sign of Strength) ou de faiblesse (Sign Of
Weakness) doivent être testés.

Si le test est réussi, nous sommes maintenant en mesure


d'étiqueter le mouvement précédent avec plus de confiance et ce
dernier, son test, est l'événement de confirmation. Autrement dit, le
test confirmera si nous sommes ou non confrontés à un véritable
mouvement d'intentionnalité.

En termes de méthodologie, tout comme le mouvement de


rupture à la hausse est étiqueté comme Sign of Strength (SOS) ou
bien comme Jump Across the Creek (JAC), le mouvement de repli
qui confirme le breakout est étiqueté comme Last Point of Support
(LPS) ou bien comme Back Up to the Edge of the Creek (BUEC).

Dans l'exemple baissier, comme nous le savons, le breakout


est déclenché par un signal de faiblesse (Sign of Weakness - SOW)
et le mouvement de repli qui le confirmerait est étiqueté comme Last
Point of Supply (LPSY) ou bien comme Fall Through the Ice (FTI),
bien que ce dernier terme soit moins connu. Rappelons que l'ICE est
la zone de support des structures et que ce terme provient d'une
analogie similaire à celle du Creek.

Mais comment savoir si nous pouvons nous attendre à


l'événement de confirmation ? On ne peut évidemment pas le savoir.
Il s'agit d'additionner les indices qui signalent une plus grande
probabilité de voir un scénario se réaliser plutôt que le contraire.
Dans ce cas, pour attendre le test de confirmation, nous voulons
d'abord voir que le prix effectue un mouvement impulsif, mis en
évidence par une expansion des fourchettes de prix et une
augmentation du volume échangé. À ce stade, notre principal
scénario devrait être d'attendre un mouvement de repli pour
rechercher une opportunité de trading.

C
Comme nous l'avons déjà mentionné, il s'agit du moment le plus
délicat car il s'agit d'examiner si nous sommes face à un potentiel
breakout ou à un événement de secousse.

Il est recommandé de revoir la section du chapitre précédent


où sont abordées les clés de l'événement de breakout. Dans cette
action de confirmation, nous cherchons à ce que se produise
exactement ce qui est indiqué ici :

Que le marché parcourt une distance significative lors du


mouvement de breakout.

Que le mouvement de test s'effectue avec des bougies


étroites, entrelacées et un faible volume.

Que le prix ne rentre pas dans la fourchette.

Comme nous l'avons vu, le mouvement de breakout nous


donnera plus de confiance s'il est accompagné d'une augmentation
des fourchettes de prix et du volume ; de même, nous voulons voir
que le mouvement de repli qui testera la structure brisée est
accompagné d'une diminution des fourchettes de prix et du volume
en termes comparatifs.
C'est l'action naturelle de tous les mouvements qui
composent une tendance : les mouvements impulsifs qui montrent
une intentionnalité et les mouvements correctifs qui dénotent un
manque d'intérêt.

S '

Si le volume est relativement élevé lors du test de confirmation, il est


préférable de procéder avec prudence car ce volume indique qu'il
existe un intérêt latent dans cette direction.

Et comme nous le savons, le gros trader ne lancera pas le


mouvement attendu avant de s'être assuré que le parcours est libre
de toute résistance. Par conséquent, nous devrions attendre que
d'autres tests se développent sur la zone.

Un mouvement correctif avec de larges fourchettes de prix et


un volume élevé annule la probabilité que le premier mouvement soit
un breakout et il est plus que probable qu'à ce moment-là, le prix
rentrera dans la fourchette, laissant le breakout potentiel finalement
comme une secousse.
O

Cet événement de confirmation apparaît à un endroit idéal pour


entrer sur le marché ou pour compléter une position ouverte.

À l'origine, c'était la position préférée de Richard Wyckoff pour


entrer sur le marché car, en notre faveur, nous avons identifié toute
l'action du prix à notre gauche où nous pouvons voir l'effort des
professionnels pour réaliser une campagne d'accumulation ou de
distribution et donc nous offre une opportunité avec un risque
relativement plus faible.

Pour acheter, une bonne option serait d'attendre l'apparition


d'une bougie de force (SOSbar) et de placer une commande
d'entrée sur le marché, ou une commande stop au niveau de la
cassure de la bougie, ou même une commande limite d'achat à un
certain niveau en attendant que le prix retombe jusqu'à celui-ci.
Placez ou déplacez le stop loss de la position entière en dessous du
Last Point of Support et de la ligne de résistance (Creek) cassée.

Pour vendre, attendez l'apparition d'une bonne bougie de


faiblesse (SOWbar) et entrez sur le marché en utilisant la
commande qui convienne le mieux à votre personnalité de trader.
Placez ou déplacez le stop loss au-dessus du Last Point of Supply et
de la ligne de support de l'ICE brisée.

Q '

Malheureusement, toutes les approches discrétionnaires, par leur


nature même, présentent un inconvénient majeur en raison de la
subjectivité requise lors de la réalisation de l'analyse et de
l'élaboration des scénarios.

Cette subjectivité est la raison pour laquelle les méthodes


ayant une véritable logique sous-jacente, comme la méthodologie
Wyckoff, peuvent ne pas être gagnantes dans les mains de tous les
traders.

Comme vous l'avez probablement déjà lu ailleurs, on


considère que la participation de l'être humain à une stratégie de
trading est sans doute le maillon le plus faible, et cela est
évidemment dû à la partie émotionnelle qui nous gouverne.

Pour atténuer ce problème, beaucoup recommandent


d'essayer d'être aussi objectif que possible dans notre stratégie de
trading. Mais ce n'est pas une tâche facile, et certainement pas pour
les traders Wyckoff. Il y a tellement d'éléments à prendre en compte
lors de la planification de scénarios qu'il semble impossible de créer
une stratégie avec des règles objectives à 100 % qui
fonctionneraient toujours de la même manière.

Une solution qui est en notre pouvoir est d'essayer de


quantifier le déclencheur que nous utiliserons pour entrer sur le
marché. Il s'agit sans aucun doute d'une mesure simple qui peut
nous aider à intégrer une certaine objectivité dans notre stratégie.

Si vous tradez uniquement à l'aide de barres ou de bougies,


vous pouvez souhaiter quantifier ce qui se passe lorsqu'une certaine
configuration de prix apparaît. Par exemple, pour acheter, on peut
quantifier un simple retournement de prix composé d'une bougie
baissière suivie d'une bougie haussière. Et à partir de là, nous
pouvons le compliquer autant que nous le souhaitions. Nous
pouvons ajouter d'autres variables telles qu'une moyenne mobile
inférieure, la deuxième bougie haussière supérieure à un certain
nombre de pips, une commande stop utilisée pour acheter au
breakout de la bougie, etc.

Si vous tradez à l'aide d'outils axés sur le volume, vous


pouvez ajouter d'autres variables telles que le fait que le prix soit
supérieur au POC (Point of Control), VAH (Value Area High), VAL
(Value Area Low) ou VWAP (Volume Weighted Average Price) ; ou
que la bougie haussière soit également accompagnée d'une
augmentation significative du Delta (Diferencia entre Bid y Ask).
Les possibilités sont infinies, des plus simples aux plus
complexes ; la seule limite est celle de notre créativité. Bien sûr,
c'est un travail difficile car si vous ne savez pas le faire au moyen du
code (programmation d'un robot), vous devrez le faire à la main et
cela vous demandera beaucoup de temps. En outre, lors d'un
Backtest, d'autres aspects tels que la qualité des données, les frais
de prime (spreads, prime, swap), problèmes de latence (slippage),
ainsi que d'autres points concernant l'optimisation de la stratégie
doivent être pris en compte.

LAST POINT OF SUPPORT

Le Last Point of Support (LPS) est l'action immédiate qui précède un


Sign of Strength (SOS). Il s'agit d'une tentative des vendeurs de faire
baisser le prix, mais elle échoue car les acheteurs apparaissent de
manière agressive, ce qui donne lieu à un nouvel élan à la hausse.

En fonction du mouvement qui précède le Last Point of


Support, on peut trouver différents types :
Last Point of Support après la secousse. Dans le cas où le
prix viendrait à développer un Spring/Shakeout, le Last
Point of Support serait le test de ces deux événements.

Last Point of Support dans la fourchette. Si le prix vient de


développer un Sign of Strength, le Last Point of Support
apparaîtra sur le repli baissier.

Last Point of Support hors de la fourchette. Nous avons ici


d'une part le mouvement de test après le breakout
(l'événement de confirmation, le Back Up to the Edge of the
Creek) ; et d'autre part tous les replis que nous trouvons
pendant la phase de hausse hors de la fourchette.

Du fait que nous savons que le marché évolue par ondes,


après un élan haussier (Sign of Strength), nous nous attendons à un
repli baissier. (Last Point of Support). Ce repli est le dernier point
d'appui pour la demande. Il s'agit d'un point de prix où les acheteurs
semblent arrêter la baisse, générant un minimum plus élevé. Ce
minimum supérieur est un arrêt préalable avant de commencer un
nouveau mouvement impulsif à la hausse.

De nombreux traders, guidés par leur manque de


compréhension, achèteront pendant le développement du signal de
force (SOS). Mais cette action n'est pas correcte, il est préférable
d'attendre la prochaine réaction (LPS) et à ce moment-là
commencer à chercher une détente d'entrée sur le marché.

Parfois, le Last Point of Support se situe au-dessus du niveau


de prix au-dessus duquel le Preliminary Support est apparu, car
c'est là que les grands traders ont commencé à acheter l'actif.
LAST POINT OF SUPPLY

Le Last Point of Supply (LPSY) est l'action immédiate qui précède


un Sign of Weakness (SOW).Il s'agit d'une tentative de hausse du
prix, mais elle est bloquée par les gros traders, qui sont déjà en
position de vente et apparaissent à nouveau pour protéger leurs
positions.

En fonction du mouvement qui précède le Last Point of


Supply, on peut trouver différents types :

Last Point of Supply après secousse. Dans le cas où le


prix vienne de développer un Uptrust After Distribution, le
Last Point of Supply serait son test.

Last Point of Supply dans la fourchette. Si le prix vient de


développer un Sign of Weakness, le Last Point of Supply
apparaîtra sur le repli haussier.

Last Point of Supply hors de la fourchette. Nous avons ici


d'une part le mouvement de test après le breakout
(l'événement de confirmation, le Fall Through the ICE) ; et
d'autre part tous les replis que nous trouvons pendant la
phase de baisse hors de la fourchette.

Après avoir cassé l'ICE (support) avec un signe de faiblesse


(Sign of Weakness), nous voulons voir un mouvement haussier avec
des fourchettes de prix étroites, ce qui dénoterait la difficulté du
marché à poursuivre sa hausse. Nous nous attendons de préférence
à ce que le volume soit faible, ce qui indique un manque d'intérêt de
la part des acheteurs ; mais nous devons être prudents car un
volume élevé pourrait signaler une augmentation de l'intérêt de la
vente à découvert dans cette zone.

Les Last Point of Supply sont de bons endroits pour initier ou


ajouter des positions courtes, car ce sont les dernières ondes de
distribution avant le début d'un nouvel élan baissier.

Le prix atteint dans le Last Point of Supply coïncidera parfois


avec le niveau auquel le Preliminary Supply est apparu. En effet, si
jamais la structure est distributive, c'est sur le Preliminary Supply
que la distribution aura commencé.
PARTIE 6 - LES PHASES

L'analyse des phases nous aide à structurer les processus


d'accumulation et de distribution, en nous fournissant le contexte
général du marché. Une fois que nous aurons identifié le contexte
général, nous serons dans une prédisposition à attendre qu'une
chose se produise plutôt qu'une autre.

Le contexte est une caractéristique très importante de la


méthodologie Wyckoff, et lui accorde un avantage important par
rapport aux autres approches d'analyse technique. Par exemple, un
trader centré sur l'analyse technique traditionnelle peut voir une
résistance et chercher à entrer dans des positions courtes au-
dessus de cette zone en espérant un retournement du marché ; d'un
autre côté, un trader Wyckoff qui a correctement identifié les phases,
peut avoir établi une probabilité plus élevée que le prix va
effectivement casser cette résistance et peut même envisager
d'acheter en attendant que la tendance à la hausse commence en
dehors de la fourchette.

La méthodologie Wyckoff comporte cinq phases, de A à E, et


chacune d'entre elles a une fonction unique :

Phase A. Arrêt de la tendance précédente.

Phase B. Construction de la cause.

Phase C. Test.

Phase D. Tendance dans la fourchette.

Phase E. Tendance hors de la fourchette.

En analysant le prix et le volume, nous pouvons identifier


correctement le moment où ils commencent et se terminent. Il est
très important que l'analyse jusqu'au moment présent soit correcte
car ce sera la seule façon de tirer parti du message qui sous-tend
son développement.

Les phases sont axées sur le fait que toutes les campagnes
(accumulations et distributions) nécessitent un certain temps pour
être menées à bien. Pendant ce temps, le prix développe les
structures que nous connaissons déjà. La puissance de l'analyse de
phase réside dans le fait que ces structures suivent généralement
des schémas répétitifs dans leur développement. Cela signifie que,
si nous sommes capables d'identifier correctement ce qui se passe
(accumulation ou distribution), nous serons plus proches de la
création de scénarios ayant une plus grande probabilité de succès.
CHAPITRE 21 - PHASE A : ARRÊT
DE LA TENDANCE PRÉCÉDENTE

La principale fonction de cette phase est d'arrêter le mouvement de


tendance précédent et de ramener le marché à un état d'équilibre
entre les forces de l'offre et de la demande, ou entre les acheteurs et
les vendeurs. Nous passons d'un contexte de tendance à un
contexte de fourchette.

La Phase A comprend les quatre premiers événements :

Preliminary Support et Preliminary Supply

Selling Climax et Buying Climax


Automatic Rally et Automatic Reaction

Secondary Test

Avant le début de cette première phase, le marché sera


contrôlé par l'une ou l'autre des parties. Comme nous le savons, un
contrôle des vendeurs sera représenté par une tendance à la baisse
; et un contrôle des acheteurs sera représenté par une tendance à la
hausse.

Le prix peut atteindre des niveaux intéressants où le grand


trader commence à voir de la valeur. Autrement dit, ils voient un
bénéfice potentiel sur la différence qu'ils ont trouvée entre la valeur
qu'ils lui accordent et le prix actuel. Il est temps de commencer à
développer la campagne pour l'absorption de stock.

Cependant, nous ne pourrons identifier ce signe d'intérêt réel


que lorsque les premiers événements de la méthodologie
apparaîtront. L'Arrêt préliminaire avec son pic de volume nous
alerte déjà sur une augmentation de la participation et une possible
fermeture massive de positions. Il est fort probable que les grands
traders ont commencé à entrevoir une condition de surexploitation
dans le prix et commencent à empocher les bénéfices.

Le Climax, qui bien que, comme nous le savons, peut


également apparaître sans volume climatique (Selling Exhaustion et
Buying Exhaustion), identifie l'un des extrêmes de la structure et son
action est très pertinente pour finir d'épuiser qui jusqu'alors
maintenait le contrôle du marché.

L'apparition de la Réaction est l'un des événements qui


transmet le plus d'informations car il confirme que quelque chose se
passe. Le prix était auparavant dans une tendance prolongée et
cette réaction est la première fois qu'elle montre avec une
signification relative qu'il y a un début d'intérêt de l'autre côté.
Avec le Test cette première phase s'achève et le
développement de la Phase B commence à partir de là.
CHAPITRE 22 - PHASE B :
CONSTRUCTION DE LA CAUSE

Après le Secondary Test, commence la Phase B, dont l'intention est


la construction de la cause dans le but de préparer l'effet ultérieur.

La Phase B est composée des tests successifs (Secondary


Test in B) qui peuvent avoir lieu à l'extrême supérieur ou inférieur de
la structure :

Upthrust Action et Upthrust

Secondary Test as Sign of Weakness et minor Sign of


Weakness
Pendant cette phase, le marché est en équilibre et c'est là que
les grands professionnels profitent de l'occasion pour absorber la
majeure partie du stock dont ils ont besoin avant la fin de la
campagne.

En termes proportionnels, nous souhaitons que cette phase


soit plus longue que les Phases A et C. Il s'agit d'une directive
générale car, bien qu'il y ait des occasions où les phases seront
d'une durée égale ou même plus courte (comme dans une action
hypodermique ou un tour en V), nous trouverons très probablement
que ce type de proportionnalité temporelle est respecté.

Si cette proportionnalité n'est pas respectée, c'est-à-dire si la


phase B est plus courte que la phase A ou C, cela sera signe d'une
urgence de la part des traders qui absorbent le stock et renforcera le
mouvement de tendance qui suit.
CHAPITRE 23 - PHASE C : TEST

La Phase C commence avec le début du mouvement de secousse et


se termine après le test de secousse.

À ce stade, le grand professionnel vérifie le niveau d'intérêt


que les autres acteurs du marché portent à certains niveaux de prix.

Il est composé de l'événement de Secousse :

Spring/Shakeout

UpThrust After Distribution (UTAD)


Avant d'initier le mouvement de tendance, ils sont plus
susceptibles de développer cette action de shakeout afin de vérifier
qu'il n'y a pratiquement plus de traders prêts à entrer dans la
direction opposée et que le chemin de moindre résistance est donc
en leur faveur.

Si vous voyez une participation élevée dans cette zone, cela


signifie que vous n'avez pas encore absorbé tout le stock disponible
et donc que le contrôle du marché n'est pas encore déséquilibré
vers un côté (acheteurs ou vendeurs).

Dans ces conditions, le résultat le plus probable est que soit


les grands traders considéreront la campagne comme un échec, le
prix continuant dans la même direction que la tendance dominante,
soit la Phase B continuera à s'allonger jusqu'à ce que tout le stock
disponible soit complètement absorbé, produisant un déséquilibre en
faveur des professionnels. Dans ce cas, le prix devra effectuer des
tests successifs sur cette zone jusqu'à ce que le manque d'intérêt
soit vérifié.

Un aspect très important à garder à l'esprit qui peut se


produire dans cette phase est que l'événement de secousse ne
balayera pas nécessairement les extrêmes de la structure. Ce serait
l'idéal car plus ce mouvement est important, plus il aura pu capter de
liquidités et donc plus le mouvement ultérieur aura du « gaz ».

Toutefois, il peut aussi arriver qu'une secousse ait lieu sans


atteindre les extrêmes. Nous serions toujours en présence d'un
événement de Test de Phase C et nous pourrions étiqueter cette
action comme Spring/Upthrust mineur, ou comme Spring/Upthrust
en fonction du Last Point of Support/Supply.

En tout cas, comme je le répète encore et encore, les


étiquettes « n'ont pas d'importance ». Nous devons penser
principalement en termes fonctionnels et ce qui nous intéresse
vraiment, c'est de savoir ce qui se passe. Il ne nous sert pas à
grand-chose de savoir comment la méthodologie étiquette les
actions du marché si nous ne connaissons pas en profondeur ce qui
se cache derrière elles.
CHAPITRE 24 - PHASE D :
TENDANCE DANS LA
FOURCHETTE

Le début de cette phase se situe après l'achèvement du test de


secousse et jusqu'à ce que l'événement de confirmation soit
entièrement développé.

Sans opposition en vue, la voie de la moindre résistance est


bien visible. Le marché est en déséquilibre, ce qui peut être observé
sur le graphique par le développement de l'événement de breakout.
La Phase D est composée des événements de Breakout et
de Confirmation :

Sign of Strength/Jump Across the Creek et Sign of


Weakness

Last Point of Support/Back Up to the Edge of the Creek et


Last Point of Supply

Si notre analyse est correcte, après l'événement clé de


secousse, le prix devrait maintenant développer un mouvement de
tendance clair à l'intérieur de la fourchette avec des bougies larges
et un volume croissant pour déclencher le breakout effectif de la
structure.

Cette zone qui établit l'événement de Réaction (Creek ou ICE)


est la dernière barrière à franchir pour conclure que l'un des côtés
détient le contrôle ultime. Si le prix atteint cette zone et rencontre
trop d'opposition (il y a encore de nombreux traders prêts à trader
contre un tel mouvement), il nous reste deux scénarios possibles.

D'une part, le prix peut se replier à nouveau en développant


un Last Point of Support/Supply à l'intérieur de la fourchette avant
d'attaquer à nouveau la zone (ce serait un peu comme prendre un
élan pour sauter la rivière) ; ou d'autre part, les gros traders qui ont
précédemment construit la campagne peuvent décider de payer le
prix qu'il leur en coûtera pour franchir la zone et commencer à partir
de là le mouvement de breakout, en absorbant tous ces commandes
à un prix inférieur.

Nous devrions encore être attentifs à un troisième scénario


possible, qui serait que cette tentative de breakout échoue et
développe en elle un nouveau choc, un nouveau Test en Phase C
qui provoquerait le breakout effectif du côté opposé.
Si le prix s'est développé comme prévu du point de vue
structurel, cette dernière possibilité devrait être la moins probable.
Cependant, nous devons en être conscients et la garder à l'esprit.
Ce qui se passe dans ce cas, c'est simplement que les forces
supérieures ont effectué l'absorption dans la direction opposée, en
développant une campagne d'absorption beaucoup plus discrète.

Nous devons garder à l'esprit que le marché est une lutte


entre de grands professionnels, entre des fonds et des institutions
ayant toutes sortes d'intérêts. Un point important à noter est que
toutes les institutions opérant sur les marchés financiers ne gagnent
pas d'argent. La vérité est qu'un grand nombre d'entre eux sont tout
aussi perdants que la grande majorité des traders de détail. Ces
institutions perdantes sont les victimes préférées des gros traders,
car elles manipulent d'importants capitaux.

Si le breakout se développe relativement facilement, et que


les signaux de prix et de volume l'indiquent, nous chercherons alors
l'événement de confirmation à se développer.

Pour celui-ci, comme nous l'avons déjà mentionné, il est


essentiel que le prix se maintienne de l'autre côté de la structure et
ne génère pas une rentrée immédiate. Par ailleurs, nous
chercherons à ce que ce mouvement d'essai soit généré avec peu
d'intérêt.
CHAPITRE 25 - PHASE E :
TENDANCE HORS DE LA
FOURCHETTE

Cette phase commence après l'événement de Confirmation.

Si le test après le breakout a réussi et qu'aucun trader n'est


apparu dans la direction opposée, cela peut définitivement confirmer
qu'un des côtés a le contrôle absolu du marché et que nous devons
donc chercher à trader uniquement dans cette direction.
Cette Phase est composée d'une succession de mouvements
impulsifs et réactifs :

Sign of Strength et Sign of Weakness

Last Point of Support et Last Point of Supply

Le prix abandonne la structure sur laquelle la cause s'est


construite précédemment et lance une tendance comme effet de
celle-ci. Ce fait de breakout réussi + confirmation est le grand
avertissement que les grands professionnels sont positionnés dans
cette direction.

C'est à partir de ce moment que nous devons mettre en


œuvre tous les outils d'évaluation des tendances.
PARTIE 7 - TRANSACTIONS

Nos décisions de trading et d'investissement seront axées sur les


trois éléments les plus importants à mon avis à prendre en compte
dans la lecture discrétionnaire des graphiques, dans l'ordre : le
contexte, les structures et les zones de trading.

LE CONTEXTE

Il s'agit principalement de ce qui se trouve sur le côté gauche du


graphique, à la fois dans le cadre temporel que vous choisissez de
trader et dans un cadre temporel supérieur.

La règle essentielle en matière de contexte est claire : il faut


agir en faveur de la structure globale. Cela signifie que, du fait que
les marchés développent plusieurs structures en même temps mais
dans des délais différents, nous devons toujours donner la priorité
au développement de la structure à plus long terme. C'est le moyen
le plus logique pour nous de biaiser la directionnalité de nos
transactions.

Par exemple, si nous nous trouvons après le breakout


haussier dans une structure d'accumulation potentielle d'un cadre
temporel plus élevé, au-dessus de cette zone nous favoriserons le
développement d'une structure de réaccumulation mineure qui agira
en tant que BUEC de la structure majeure.
Dans cet exemple, nous voyons comment notre analyse a été
biaisée (favorisant le développement d'une réaccumulation) sur la
base de ce que le prix avait fait jusqu'à ce point (la structure
d'accumulation principale potentielle). Voici l'importance du contexte.

En plus de nous offrir des opportunités de trading avec une


plus grande certitude, l'identification du contexte nous permet
également d'éviter de rechercher des trades du mauvais côté du
marché.

Autrement dit, si notre analyse structurelle nous indique que


le marché pourrait s'accumuler, à partir de ce moment-là, nous
chercherons uniquement des opérations d'achat, en écartant
d'emblée les transactions de vente.

Ceci est très important car, au bout du compte, il se peut que


nous ne trouvions pas le moyen de rejoindre le mouvement haussier
actuel, mais au moins nous éviterons d'être positionnés du mauvais
côté du marché, ce qui, dans cet exemple, serait le côté court. Nous
ne serons pas en mesure de gagner, mais au moins nous ne
perdrons pas non plus.
LES STRUCTURES

C'est la pierre angulaire de la méthodologie Wyckoff. Notre tâche


consiste à essayer de comprendre ce qui se passe au sein des
structures, qui prend le contrôle entre les acheteurs et les vendeurs.

Le seul objectif de l'internalisation de toute la théorie vue


jusqu'ici est d'arriver à ce point des transactions pour proposer des
scénarios aussi robustes que possible.

De nombreux traders sous-estiment l'approche de la


méthodologie Wyckoff au motif qu'elle a été développée dans des
conditions de marché très différentes de celles d'aujourd'hui. C'est
tout à fait vrai, car les technologies disponibles à la fin du XXe
siècle, ainsi que la structure du marché lui-même, ont
considérablement évolué par rapport aux temps plus modernes.

Ce qui n'a pas évolué, c'est qu'en fin de compte, il s'agit de


l'interaction entre l'offre et la demande. Quelle que soit la source qui
exécute les commandes des participants, cette interaction laisse sa
marque sur le prix sous la forme de structures qui se répètent en
permanence.

La logique des structures repose sur le fait que, pour que le


prix se retourne, il doit s'accumuler ou se distribuer selon un
protocole qui prend du temps et se développe systématiquement.
Bien que les marchés effectuent parfois des retournements en V
agressifs, ce n'est pas la norme et nous devons donc nous
concentrer sur le développement complet des structures.

Ce protocole suit globalement une série d'étapes (phases et


événements de la méthodologie) qui nous permettent de savoir
quand le prix est susceptible de se retourner. Pour résumer, ces
étapes sont :
1. Arrêter la tendance précédente

2. Construire la cause

3. Évaluer l'opposition

4. Lancer le mouvement de tendance

5. Confirmer la directionnalité

Ce que la méthodologie Wyckoff a fait, c'est de mettre une


loupe sur chacune de ces étapes et de créer une discipline dont
l'objectif est d'évaluer les traces que l'interaction de l'offre et de la
demande laisse sur le prix et le volume pour discerner où le contrôle
du marché est le plus susceptible d'être déséquilibré. C'est le travail
du trader Wyckoff.

Mais revenons au début : l'objectif est d'élaborer des


scénarios solides, ce qui sera impossible si nous ne connaissons
pas tous les éléments qui composent la méthodologie.

ZONES OPÉRATIONNELLES
Le principe sous-jacent est la théorie des enchères et la nécessité
pour le marché de faciliter la négociation. Nous en avons déjà parlé
précédemment. Les gros traders doivent trouver d'autres traders
avec lesquels ils puissent héberger leurs commandes lorsqu'ils
ouvrent et ferment des transactions (contrepartie). C'est pourquoi ils
profitent des mouvements de secousse pour ouvrir des positions, et
les conserver jusqu'à ce qu'elles atteignent certains niveaux où ils
trouveront suffisamment de liquidités pour les fermer.

La clé est que ces zones opérationnelles agissent comme des


aimants à prix car elles génèrent suffisamment d'intérêt pour que
différents traders veuillent y placer leurs commandes en attente
(attirer la liquidité). Et cette liquidité est ce qui fait que le prix ait
tendance à aller vers eux.

Par exemple, les gros traders qui ont acheté massivement


lors d'une secousse baissière (Spring), devront garder la position
ouverte au moins jusqu'à ce qu'ils trouvent une autre zone de
liquidité importante qui leur permette de fermer ces achats. Puisque
ce qu'ils veulent maintenant, c'est empocher des bénéfices (fermer
les positions d'achat = vendre), ils ont besoin d'un volume d'achat ;
des traders prêts à acheter leurs commandes de vente.

C'est pourquoi ils doivent presque nécessairement se rendre


dans ces zones/niveaux où il y a une grande quantité de
commandes en attente d'exécution (liquidité) ; ce qui nous permet
de profiter indirectement de cette information. Nous examinerons
certains de ces niveaux plus en détail ci-dessous.
CHAPITRE 26 - POSITIONS
PRINCIPALES

Au sein de la méthodologie sont très bien définies les seules zones


sur lesquelles sera évaluée une éventuelle transaction : En Phase C,
dans la zone de secousse potentielle ; en phase D, pendant le
développement du mouvement de tendance à l'intérieur de la
fourchette et dans le test après le breakout ; et en Phase E à la
recherche de tests dans les structures de tendance ou mineures en
faveur de la structure majeure (contexte).

Nous allons détailler les différentes zones sur lesquelles nous


allons chercher à trader, ainsi que les différents événements qui
peuvent s'y produire.

Lorsque l'on compare les avantages et les inconvénients de


ces positions et d'autres positions de trading, l'élément clé à prendre
en compte est que plus la structure est développée, plus nous avons
confiance dans les transactions, mais plus le bénéfice potentiel sera
plus bas pour la même raison. Cela reviendrait à dire que plus on
reçoit les signaux tôt, plus le potentiel de réussite est grand et plus la
fiabilité est basse.
EN PHASE C

C'est la position qui offre le meilleur rapport risque/récompense car


nous sommes à l'un des extrêmes de la structure et le mouvement
potentiel est relativement important.

L'inconvénient d'entrer à cet endroit est qu'il s'agit d'entrées


moins précises, car le développement de la fourchette jusqu'à ce
point a eu une durée plus courte par rapport aux deux autres
positions de trading.

E
Recommandé uniquement si la secousse s'effectue à un volume
relativement bas. Comme nous le savons, les volumes élevés ont
tendance à être testés pour vérifier l'engagement de ces traders, il
est donc plus logique d'attendre une autre visite dans cette zone.

En gardant cela à l'esprit, aller directement dans une


secousse qui s'est développé avec beaucoup de volume alors qu'ils
vont très probablement développer un tel test ne serait pas très
cohérent. Et généralement, ce test sera en mesure de nous faciliter
un rapport risque/bénéfice encore meilleur.

Les secousses sont facilement identifiables car elles se


produisent sur les extrêmes de la structure. Il ne serait même pas
nécessaire de suivre l'évolution de la fourchette minute par minute :
il suffirait de placer quelques alertes lorsque le prix franchit ces
extrêmes et nous serons dans une prédisposition à les trader.

C'est l'une des entrées préférées de tous les traders de Wyckoff.


Après le choc, il faut attendre une nouvelle visite au-dessus de la
zone avec un rétrécissement des fourchettes et une diminution du
volume (voir Événement n° 4 : Test).

L'un des points importants d'un tel test est qu'il doit être
maintenu et ne pas constituer un nouvel extrême. C'est-à-dire que
pour l'exemple du test du Spring, il doit rester au-dessus du
minimum fixé par le Spring. Pour l'exemple du test de l'Upthrust, il
doit rester en dessous du maximum fixé par l'Upthrust.
E '

Ce type d'entrée est beaucoup plus difficile à voir car nous


savons seulement qu'il s'agit du dernier point de d'appui après que
la rupture réelle de la structure s’est produite (Schéma
d'accumulation de base n° 2).

La Phase C peut être générée soit par un choc, soit par ce


dernier événement du point d'appui (LPS/LPSY). Grâce à l'action de
secousse elle-même (balayage d'une zone de liquidité précédente à
l'extrémité de la structure), nous savons quand elle se développe. Il
en va tout autrement avec le dernier point d'appui, puisque nous ne
pouvons savoir à aucun moment quand cet événement peut se
développer, étant dans de nombreux cas incompatible avec le
trading.

EN PHASE D
Si le secousse + le test sont réussis, nous devrions maintenant voir
une démonstration d'intentionnalité qui amènera le prix dans la
direction de l'extrême opposé. C'est le contexte dans lequel nous
allons travailler.

Afin de bénéficier de cette approche, nous disposons de


différents moyens d'entrer sur le marché.

Pendant le parcours du prix d'un bout à l'autre, nous pouvons offrir


différentes possibilités d'entrée.

A
L'une d'elles serait d'attendre l'apparition de nouvelles bougies
intentionnelles (SOS/SOW bar). C'est le signe ultime de l'intérêt
professionnel. Si, au cours du développement de ce mouvement de
tendance dans la fourchette, nous voyons de bonnes bougies de
tendance, elles constituent toujours des opportunités très
intéressantes pour entrer sur le marché.
A
Une autre façon d'incorporer serait de rechercher une structure
mineure en faveur de la directionnalité de la secousse. Par exemple,
si nous venons d'identifier un Spring + test, il se peut qu'au milieu de
la structure, nous puissions descendre dans la temporalité pour
rechercher une structure de réaccumulation mineure qui nous
donnerait la détente pour acheter. Dans l'exemple baissier, si nous
identifions une Upthrust + test, nous pourrions descendre dans la
temporalité à partir de là et rechercher des structures de
redistribution mineures pour suivre la tendance à la baisse.

A
Enfin, dans cette zone de la structure, nous pourrions également
rechercher des secousses mineures. Elles sont dites mineures car
elles ne se produisent pas sur les extrêmes totales de la structure.
C'est une autre très bonne façon d'entrer dans le cas où vous ne
voulez pas descendre dans la temporalité et chercher une structure
mineure. En réalité, le schéma de secousse mineure et de la
structure mineure est le même, bien que la structure mineure offre
un meilleur rapport risque/bénéfice.

Les structures mineures et les secousses mineures doivent


être étiquetées comme dernier point d'appui (LPS/LPSY) car elles
constituent des retournements en faveur du mouvement de
tendance qui se produit au sein de la structure.
E
( ° 7)

Comme nous l'avons évoqué dans le chapitre consacré à cet


événement, il s'agissait de la position de trading préférée de Richard
Wyckoff en raison de tout ce que le graphique pouvait lui indiquer
jusqu'à ce moment-là.

Le parcours potentiel pour établir des prises de bénéfices est


moindre mais au lieu de cela nous avons à gauche l'ensemble du
développement de la structure, ce qui nous donne une plus grande
probabilité de nous positionner avec les grands professionnels et en
faveur de la résistance mineure.

EN PHASE E
Après la confirmation que nous sommes face à un breakout effectif
et au début imminent du mouvement de tendance hors de la
fourchette, nous devons maintenant nous concentrer sur la
recherche d'opportunités de trading en faveur de
l'accumulation/distribution précédente.

Ces types de transactions sont les plus « sûres » car nous


sommes positionnés en faveur de l'accumulation ou de la distribution
finale. L'inconvénient, cependant, est que le déplacement potentiel
est moindre, bien que tout dépende de la quantité de cause qui a été
intégrée dans la structure.
E

Tout comme le trading dans l'environnement de tendance de la


Phase D, nous pouvons évaluer différentes possibilités d'entrer sur
le marché :

A
Parfois, le marché évolue dans un environnement très volatile et
cette rapidité peut nous empêcher d'entrer sur le marché si nous
attendons l'entrée parfaite.

Pour tenter d'atténuer cela, nous pourrions entrer en faveur


du mouvement simplement sur l'apparition de nouvelles bougies
d'intentionnalité (SOS/SOW bar).

Il y a suffisamment de signaux que nous avons à ce moment-


là en faveur d'un tel mouvement pour qu'une nouvelle apparition de
ce type de bougies qui dénotent une intervention professionnelle
puisse être l'excuse parfaite pour lancer nos commandes sur le
marché.
E
Si la structure principale que nous avons identifiée précédemment
se trouve dans un cadre temporel de 4 heures ou de 1 jour, il peut
être intéressant de descendre à un cadre temporel de 1 heure ou
plus bas pour rechercher le développement d'une structure plus
petite qui nous permettra de nous rallier au mouvement de
tendance.

Cela signifie que si nous avons une macro structure


d'accumulation ci-dessous, la chose la plus intéressante à faire pour
entrer dans le mouvement haussier serait de descendre dans
l'échelle de temps et de chercher une structure de réaccumulation
plus basse.

De même, si ce que le marché montre est une structure de


distribution principale supérieure au prix actuel, il serait judicieux de
baisser la temporalité et de rechercher une structure de
redistribution mineure.

E
Elle doit être traitée exactement de la même manière que l'entrée de
la Phase C avec secousse. Il s'agit du même événement, la seule
différence étant le lieu où il a lieu.

La méthodologie distingue ces événements de secousse en


fonction du lieu. Lorsqu'elles se produisent au milieu du mouvement
en faveur de la tendance, on les appelle Ordinary Shakeout et
Ordinary Upthrust.
En plus de la différence de localisation, ces types de
secousses peuvent apparaître avec une préparation mineure de la
structure de continuation (réaccumulation ou redistribution) car le
marché est déjà en cours.

Comme nous l'avons mentionné, le trade de la Phase E serait


le plus sûr, entre guillemets, car nous nous positionnons en faveur
de la dernière accumulation ou distribution déjà confirmée. Et nous
savons que tant qu'au moins les premiers événements d'un arrêt
d'une Phase A de la tendance précédente ne se développent pas, la
chose la plus logique à envisager est une poursuite du mouvement
actuel.

TABLEAU RÉCAPITULATIF DES


OPPORTUNITÉS DE TRADING
CHAPITRE 27 - PRISE DE
DÉCISIONS

Tout ce que nous avons étudié jusqu'à présent avait pour seul but de
nous préparer à arriver dans les meilleures conditions au moment
critique de tout trader : la prise de décisions finale.

Maintenant que nous ayons identifié les domaines sur


lesquels nous allons attendre le prix et les scénarios possibles que
nous voulons voir avant d'agir, nous allons détailler en profondeur
certains concepts plus spécifiques au trading.

L'objectif principal de l'intériorisation de ce type de concepts


est d'incorporer une certaine objectivité à la lecture des graphiques
et, plus important encore, à notre trading.

Il est difficile de déterminer quand le prix fera un retournement de


marché à court terme. Le moyen le plus simple de le déterminer est
la confirmation : la confirmation qu'une transaction a été effectuée
jusqu'au bout.

Il s'agit d'identifier la présence d'institutions à court terme qui


interviennent pour forcer ce retournement du prix. Un exemple de ce
type de barres est celui des barres présentées précédemment sous
la dénomination de SOSbar (Sign of Strength Bar) et SOWbar (Sign
of Weakness Bar)

La caractéristique d'une barre significative est :

Fourchette relativement plus large que celle des bougies


précédentes.

Un volume tradé en fonction de cette fourchette totale,


c'est-à-dire plus élevé.

Clôture au milieu de l'amplitude complète de la barre dans


le sens du mouvement actuel.

Pour une barre haussière significative, clôture dans la


moitié supérieure de sa fourchette.

Pour une barre baissière significative, clôture dans la


moitié inférieure de sa fourchette.

Engagement dans le sens du mouvement actuel.


Pour une barre haussière significative, la clôture de la
barre doit être supérieure à un niveau de résistance
précédent.

Pour une barre baissière significative, la clôture de la


barre doit être inférieure à un niveau de support
précédent.

Une barre présentant ces caractéristiques dénote une


intentionnalité et sera généralement associée à une présence
institutionnelle. Du fait que nous supposons une présence
institutionnelle, nous nous attendons à ce que le prix continue à
évoluer dans cette direction.

Si le prix ne développe pas clairement une barre significative,


nous pouvons marquer deux barres normales et construire avec
elles une barre significative en utilisant les mêmes caractéristiques.

Il est fortement recommandé d'utiliser ce concept de barre


significative pour tenter d'identifier les retournements du marché.

L '

Déterminer la fin d'un mouvement plus long n'est pas chose facile.
L'objectif est d'identifier le plus tôt possible le point à partir duquel un
mouvement dans la direction opposée est susceptible de s'amorcer.

La première chose à faire est d'identifier la dernière barre


significative du mouvement dans laquelle se situe actuellement le
prix. Et supposons que celle-ci marque le contrôle actuel du marché
puisque la probabilité est que le prix continue dans cette direction
(dans la direction de celui qui a le contrôle du marché).

Autrement dit, si le prix se trouve au milieu d'un mouvement


haussier et au-dessus d'une barre haussière significative, nous
supposerons que les acheteurs contrôlent le marché ; et au
contraire, si le prix se trouve au milieu d'un mouvement baissier et
en dessous d'une barre baissière significative, nous affirmerons que
les vendeurs contrôlent le marché.

Avec l'apparition de nouvelles barres significatives en faveur


du mouvement, le contrôle du marché va continuer à se déplacer, en
s'ancrant sur ces nouvelles barres significatives.

La clé de tout cela est que nous déterminerons que le


contrôle du marché a été inversé lorsque le prix casse la dernière
barre significative marquant le contrôle du marché avec une autre
barre significative d'intentionnalité inverse au mouvement actuel.

Pour ce faire, nous marquons les extrêmes de la


fourchette totale de cette dernière barre significative et une
clôture dans la direction opposée nous alerterait sur un
possible renversement du mouvement :
Pour déterminer la fin d'un mouvement haussier et le
début éventuel d'un mouvement baissier, nous devons voir
une barre de retournement baissière clôturer en dessous du
bas de la barre haussière significative qui marquait
jusqu'alors le contrôle des acheteurs.

Pour déterminer la fin d'un mouvement baissier et le début


éventuel d'un mouvement haussier, nous devons voir une barre de
retournement haussière clôturer au-dessus du haut de la barre
baissière significative qui marquait jusqu'alors le contrôle des
vendeurs.

Ce concept d'inversion de mouvement est très important car


lorsque nous observons un changement de caractère, nous sommes
susceptibles de voir ces barres d'inversion.

Après le Selling Climax, nous verrons probablement cette


barre de retournement haussière. Et une fois que le mouvement
haussier aura commencé, nous verrons probablement cette barre de
retournement baissière qui nous alertera sur la fin de l'Automatic
Rally. Et il en va de même pour tous les événements de la
fourchette.
GESTION DE LA POSITION

Nous verrons ensuite comment entrer et sortir du marché. Je


recommande fortement d'envoyer les 3 ordres de position (entrée,
stop loss et take profit) en même temps pour éviter les problèmes
électroniques et émotionnels potentiels par la suite.

Si nous nous contentons d'exécuter la commande d'entrée et


que le prix va à l'encontre de nos intentions, nous n'aurons peut-être
pas la capacité émotionnelle de placer le stop loss là où il devrait
être initialement. Nous pourrions frémir à ce point ou même nous
convaincre que ce premier emplacement était trop proche et que la
bonne chose à faire serait de l'éloigner encore plus. Nous
chercherions simplement une justification pour ne pas affronter la
réalité d'une perte. Dans la plupart des cas, le résultat final sera une
perte plus importante que prévu.

Il se peut également que nous ayons à faire face à un


problème électronique tel qu'une déconnexion inattendue du
courtier. Cela doit être une situation très inconfortable car vous vous
retrouveriez dans une position ouverte et sans aucune protection
pour elle.

Pour éviter ce type d'éventualité, il n'y a aucune raison de ne


pas lancer directement les 3 commandes. Si l'analyse est précise,
l'entrée, le stop loss et le take profit seront parfaitement identifiés
avant d'entrer sur le marché.
C

Un moyen très utile pour effectuer une bonne gestion du risque est
de calculer la taille de la position en fonction de la distance entre le
niveau d'entrée et le niveau de stop loss.

En particulier, je travaille avec un risque de position fixe axé


sur la taille du compte. Cela signifie que pour chaque position, vous
risquez un pourcentage de la taille totale déposée auprès du
courtier. Il est recommandé que ce pourcentage ne dépasse pas 1
%.

Pour bien comprendre, la distance entre le niveau d'entrée et


le niveau de stop loss déterminera le pourcentage à risquer sur la
transaction (par exemple 1 %). À partir de là, la distance à laquelle
nous plaçons le take profit déterminera le ratio R:R
(Risque/Récompense) que la transaction nous offrira.

1 % d'un compte de 5000 € équivaut à 50 €. Si notre


transaction nous offre un ratio de 1:3, avec ce type de
gestion, les résultats monétaires possibles seraient : gagner
150 € ou perdre 50 €.

Selon le type de transaction, il n'est généralement pas


recommandé de prendre des transactions dont le ratio R:R est
négatif, c'est-à-dire que le risque est supérieur à la récompense.

Le thème de la gestion des postes est très vaste et complexe.


Je voulais juste laisser ce petit point car il sera suffisant pour réaliser
une transaction plus solide. Je recommande de chercher d'autres
lectures où l'on approfondit cette section, car cela en vaut vraiment
la peine.
E

Je vais à nouveau exemplifier les concepts étudiés précédemment


car ils vont être très importants pour notre trading : Si nous sommes
après le breakout baissier de la structure et que le prix développe le
mouvement haussier qui développera le test après le breakout
(LPSY potentiel), l'apparition d'une bougie significative baissière sur
la zone appropriée (ICE) qui clôture en dessous du bas de la
dernière bougie significative haussière pourrait nous fournir une
bonne opportunité de trading.

C'est exactement ce que nous allons rechercher comme


détente d'entrée avant de passer des commandes.
Fondamentalement, c'est l'apparition à court terme d'un fort volume
(intérêt) qui provoque le développement d'une grande bougie
d'intentionnalité (barre significative, SOS/SOW bar). Nous sommes
au bon moment et au bon endroit.

Avec l'apparition de cet événement tant attendu, nous n'avons


d'autre choix que de passer nos commandes pour entrer sur le
marché. Aujourd'hui, les plateformes nous offrent différents moyens
de le faire :

Commandes Market. Cela nous permet d'entrer sur le


marché de manière agressive sur le dernier prix de
croisement.

Commandes Stop. Cela nous permet d'entrer


passivement sur le marché en faveur du mouvement.

Commandes Limit. Cela nous permet d'entrer sur le


marché de manière passive contre le mouvement.

À ce stade, je souligne à nouveau l'importance de quantifier


notre détente d'entrée. Comme nous pouvons le voir, il existe de
nombreuses façons d'entrer sur le marché, et chacune d'entre elles
aura un retour différent sur la stratégie. Je recommande d'acquérir
les connaissances nécessaires pour effectuer un processus de
backtesting robuste afin d'obtenir les statistiques qui nous
fournissent des résultats objectifs. De cette façon, nous pouvons
comparer le retour des différents moyens que nous analysons pour
entrer.
S L

Il s'agit de placer le stop Loss au point supérieur qui, s'il était atteint,
invaliderait le scénario.

Lorsque nous plaçons le stop loss, nous devons tenir compte


du type d'entrée que la méthodologie propose. En règle générale,
nous placerons le stop loss de l'autre côté de la direction dans
laquelle la barre significative (SOS/SOW bar) s'est développée, et
de l'autre côté de l'ensemble du scénario.

Pour les entrées directement sur la secousse, le stop loss doit


être placé de l'autre côté de l'extrême :

En un Spring, le stop doit être en dessous du minimum.

En une Upthrust, le stopt doit être au-dessus du


maximum.
Pour les entrées dans le test de la secousse, nous avons
deux emplacements possibles. L'une se trouve de l'autre côté de la
barre de signification et l'autre à l'extrême de la scène :

Dans le test de Spring, le stop pourrait être soit en


dessous de la SOSbar, soit en dessous du minimum du
Spring.

Dans le test de l'Upthrust, le stop pourrait être ou au-


dessus de la SOWbar ou au-dessus du maximum de
l'Upthrust.
Pour les entrées avec une structure mineure, il est préférable
de placer le stop loss à l'extrême de l'ensemble du scénario :

Dans les structures de réaccumulation mineures, en


dessous du minimum de la structure.

Dans les structures mineures de redistribution, au-dessus


du maximum de la structure.
Pour les entrées au test de breakout, le stop loss doit être
éloigné du niveau de breakout et de la barre significative dans le cas
où nous l'avons utilisée comme détente d'entrée :

Dans le test après un breakout haussier (BUEC/LPS), le


stop doit être en dessous de la SOSbar et en dessous du
Creek cassé.

Dans le test après un breakout baissier (FTI/LPSY), le


stop doit être au-dessus de la SOWbar et au-dessus de
l'ICE cassé.

T S

Une autre façon de gérer la position est d'utiliser le trailing stop.


Celui-ci consiste à modifier l'emplacement du stop loss lorsque le
prix évolue en notre faveur.
Bien que cela puisse être une bonne idée, je ne les utilise pas
particulièrement car, en raison de leur nature même, ils ne laissent
pas beaucoup de place au mouvement du prix et, par conséquent,
les stop loss sont facilement atteints.

En tout cas, il s'agit de tester et de quantifier si notre stratégie


améliore ou non les performances avec l'incorporation de ce type de
gestion.

T P

À l'origine, la méthodologie Wyckoff utilisait des graphiques à points


et à figures pour déterminer les objectifs de prix potentiels.

Nous comprenons que la structure du marché d'aujourd'hui a


trop changé pour continuer à utiliser un tel outil et donc,
opérationnellement, il semble beaucoup plus utile d'utiliser d'autres
outils.

Sur la base de l'analyse pure de la méthodologie Wyckoff,


nous allons énumérer les actions possibles que nous pouvons
utiliser pour empocher des bénéfices :
P

Barre (Buying Climax/Selling Climax) qui montrera une fourchette,


une vitesse et un volume élevés. Il s'agirait d'essayer d'anticiper
l'arrêt de la tendance précédente, mais cela pourrait être un signal
suffisant pour fermer la position ou du moins la réduire.

C'est un excellent moyen de sortir du marché lorsque nous ne


voyons aucune action de prix à notre gauche (aux extrêmes du
marché).

Ce manque de référence nous rend un peu « aveugles »,


produisant une certaine incapacité opérationnelle. Plus que jamais,
nous devons écouter ce que nous disent les prix et les volumes.

Le volume climatique à un extrême du marché est une raison


suffisante pour sortir de la position.
A P A '

Le développement des quatre premiers événements qui délimitent


l'apparition de la Phase A sera une raison suffisante pour
comprendre que la tendance précédente est terminée et que nous
devons fermer notre position.

Par la suite, la tendance pourrait reprendre dans la même


direction, mais nous ne pouvons pas le savoir à ce moment-là, donc
la chose la plus sensée à faire serait d'empocher les bénéfices.

Il est important de noter que la nouvelle structure doit être


développée dans le délai dans lequel nous avons identifié la
structure précédente.

N'oubliez pas non plus de pratiquer les concepts de barre


significative et d'inversion de mouvement pour identifier avec plus de
confiance la fin de tels événements.

En plus de ces possibilités, comme nous l'avons mentionné


précédemment, nous pouvons vouloir utiliser les zones de trading de
volume pour placer nos commandes de recueil de bénéfices. Dans
ce cas, nous utiliserons :

Z
Il s'agit de retournements de prix ; des maximums et des minimums
précédents. Nous savons que dans ces zones, il y a toujours
beaucoup de commandes qui attendent d'être exécutés et c'est
pourquoi ce sont des zones très intéressantes pour attendre l'arrivée
du prix.

Quelques exemples sont les zones établies par les structures


: les minimums du Selling Climax (dans les structures cumulatives)
et de l'Automatic Reaction (dans les structures distributives) ; et les
maximums du Buying Climax et de l'Automatic Rally.

Un autre exemple de zones de liquidité à considérer comme


une cible pour nos transactions sont les zones de liquidité
précédentes (qui sont indépendantes des structures), à la fois dans
notre cadre temporel de fonctionnement et dans les plus élevées.
La meilleure façon de tirer parti de cette lecture est d'identifier
les zones de liquidité des cadres temporels supérieurs et de les
cibler. À partir de là, utilisez les structures que le prix développe pour
entrer sur le marché, en gardant à l'esprit la visite de ces niveaux de
prix.

Il faut garder à l'esprit que le marché est en constante


évolution et qu'il continuera à générer de nouveaux retournements
de prix (nouvelles zones de liquidité). Nos objectifs devront donc
s'adapter à ces nouvelles informations de marché. Autrement dit, si
nous avions initialement établi le recueil de bénéfices dans une zone
de liquidité éloignée, et que dans le développement du mouvement
le prix génère une nouvelle zone de liquidité plus proche, il faut
maintenant en tenir compte.

N V P
Le Volume Profile est une discipline axée sur un outil sophistiqué qui
analyse le volume tradé par niveaux de prix et identifie ceux qui ont
suscité le plus et le moins d'intérêt. Il existe différents types de profils
(session, fourchette et Composite) ainsi que différents niveaux, les
plus remarquables :

VPOC. Volume Point Of Control.Il détermine le niveau le plus


tradé du profil et identifie donc le prix le mieux accepté par les
acheteurs et les vendeurs. La logique derrière ce niveau de volume
est que, comme il a été précédemment un niveau où les acheteurs
et les vendeurs ont été à l'aise de croiser leurs contrats, il continuera
très probablement à avoir la même perception pour tous les
participants à l'avenir, provoquant un certain magnétisme vers lui.
Il conviendra donc de bien identifier les VPOC des sessions
précédentes, celui de la session en cours, ainsi que les Naked
VPOC (anciens VPOC qui n'ont pas été testés à nouveau).

VWAP. Volume Weighted Average Price. Détermine le prix


moyen pondéré par le volume auquel un titre a été négocié pendant
la période sélectionnée. Le fait d'être un niveau de référence pour
les traders institutionnels signifie qu'il y a toujours beaucoup de
commandes en attente sur ce niveau, et nous savons déjà que ces
ordres agissent comme un aimant sur le prix.

Vous pouvez sélectionner le VWAP de la période qui


convienne le mieux à nos transactions. En général, le VWAP de la
session sera le plus utile pour les traders intra-jour, le VWAP
hebdomadaire et mensuel étant les niveaux de référence les plus
utiles.

Au sein du Volume Profile, d'autres niveaux peuvent être pris


en compte pour l'analyse, tels que les nœuds de volume (High et
Low Volume Node) et les zones de valeur (Value Area High et Low) ;
mais ceux mentionnés ci-dessus sont sans aucun doute les plus
intéressants pour le trading. Dans tous les cas, je recommande une
étude approfondie de cette discipline, car elle constitue l'un des
meilleurs outils pour améliorer l'analyse discrétionnaire.

Il est également important de noter que ces zones de trading


de volume ne sont pas uniquement recommandées pour le recueil
de bénéfices. Du fait qu'ils sont si pertinents dans le trading actuel,
le plus judicieux est de les avoir identifiés à tout moment et de
pouvoir en tirer parti pour entrer sur le marché ainsi que pour la
localisation du stop loss.

Une confluence de niveaux qui ajouterait de la force au


scénario serait par exemple d'entrer en position courte dans un
potentiel LPSY (après le breakout baissier de la structure) et que sur
la zone appropriée (contexte) se développe notre bougie détente
(SOWbar) dont l'amplitude atteint dans sa partie supérieure un
certain niveau de volume (VPOC/VWAP) dénotant un rejet pour
continuer la hausse. Vous pourriez entrer à la fin du développement
de cette bougie baissière significative et placer le stop loss au-
dessus de la SOWbar, au-dessus de l'ICE cassé et au-dessus du
niveau de volume rejeté. Comme objectif, nous pourrions rechercher
certaines des possibilités proposées ci-dessus.
PARTIE 8 - ÉTUDES DE CAS

Après avoir abordé l'aspect théorique de la méthodologie, nous


allons analyser quelques exemples réels.

Les structures de base étudiées servent de référence pour


savoir approximativement ce que l'on peut attendre du prix ; mais le
marché, par sa nature même, a besoin d'évoluer avec une certaine
liberté. C'est là un autre des points forts de la méthodologie par
rapport aux autres approches, car elle combine la rigidité fournie par
les événements et les phases avec la flexibilité requise par
l'interaction continue entre l'offre et la demande.

Le point à noter est que, bien que sur le marché réel, nous
verrons de nombreuses structures pratiquement identiques aux
exemples théoriques, cette interaction entre acheteurs et vendeurs
rendra chaque structure unique. Il est pratiquement impossible que
deux structures identiques soient développées, car il faudrait pour
cela que les mêmes traders qui ont développé les deux structures
soient présents sur le marché au même moment et agissent de la
même manière. Mission impossible.

Au cas où un doute subsisterait, la méthodologie Wyckoff ne


consiste pas seulement à identifier correctement l'occurrence des
événements. L'étude de l'ensemble de la partie théorique est une
condition indispensable pour solidifier les bases dans le but de
développer des analyses et des approches de scénarios judicieux ;
mais l'approche va beaucoup plus loin. Dans le trading réel, nous
trouverons des exemples de structures et de mouvements
inhabituels qu'il faut savoir interpréter correctement, et au fur et à
mesure que vous progresserez, vous aurez de moins en moins
besoin, par exemple, d'étiqueter chacune de ces actions, car leur
identification sera instantanée.

Si, par exemple, nous voyons un graphique comme celui qui


suit, où il semble difficile d'étiqueter correctement la structure,
l'important n'est pas cela ; l'important est, si nous parvenons à ouvrir
ce graphique au point que je signale, d'avoir une capacité suffisante
pour interpréter cette fluctuation comme une structure
d'accumulation et d'être en mesure de chercher l'incorporation par
l’achat.

C'est là que réside le véritable avantage de la méthodologie


Wyckoff : elle nous enseigne une manière de lire le marché d'un
point de vue aussi objectif que possible. Il ne s'agit donc pas
d'identifier des structures, des événements et des phases au
millimètre près comme si nous étions des robots.

Nous examinerons ci-dessous des exemples pour différents


actifs et périodes de temps. Il est important de noter que lorsque
nous analysons des actifs, nous devons le faire sur un marché
centralisé afin que les données de volume soient aussi authentiques
que possible. Pour l'analyse, j'ai utilisé la plateforme TradingView.
INDICE S&P500 ($ES)

Sur le graphique hebdomadaire, nous observons une structure


classique de réaccumulation avec une secousse.

C'est un très bon exemple pour voir la représentation visuelle


de ce qu'est une Buying Exhaustion. Nous voyons le mouvement
haussier se terminer sans un pic de volume qui permettrait
d'identifier l'événement décisif. L'Automatic Reaction et le Secondary
Test complèteraient la Phase A de l'arrêt.

Au cours de la Phase B, il suggère déjà une certaine force de


fond alors que ce test se développe jusqu'aux maximums (Upthrust
Action). Action à l'origine de l'événement test de la Phase C
(Shakeout) avec un volume relativement élevé. Dans cette première
partie de la Phase B, nous pouvons voir comment le volume en
général diminue, signe qu'il y a une absorption de stock par les
acheteurs.

La réaction à la hausse est incontestable et laisse place à un


nouveau test sur les maximums qui ne parvient pas à produire un
breakout effectif de la structure (minor Sign of Strength). Un petit
repli baissier (Last Point of Support) est nécessaire avant une
nouvelle tentative de breakout haussier. A cette deuxième occasion,
ils parviennent à le développer (Major Sign of Strength) et le test qui
s'ensuit (Last Point of Support) confirme que nous sommes bien
face à une réaccumulation.

Il est très intéressant de voir comment le prix a commencé


son mouvement de tendance hors de la fourchette en Phase E avec
une diminution du volume. Cela pourrait suggérer une sorte
d'anomalie/divergence, mais le raisonnement de l'offre et de la
demande est clair : en raison du manque d'offre (il y a peu de traders
désireux de vendre), avec une demande très faible, les acheteurs
sont en mesure de faire monter le prix.
COURS CROISÉ DE CHANGE
LIVRE/DOLLAR ($6B)

Une autre structure de réaccumulation, cette fois sur le graphique de


8 heures et sans secousse. Comme nous l'avons déjà mentionné,
elles sont difficiles à trader car on s'attend presque toujours à ce
qu'un minimum de l'intérieur de la structure soit secoué.

Nous voyons un autre exemple de Buying Exhaustion après


l'apparition d'un fort volume sur la Preliminary Supply. C'est l'une des
raisons pour lesquelles un tel épuisement apparaît ; et c'est que si
les positions précédentes ont déjà été liquidées de manière
agressive, avec peu de volume, il y aura ce retournement sur les
maximums.
A partir du pic de volume du PSY, nous constatons une
diminution du volume jusqu'au début du mouvement de tendance à
l'intérieur de la fourchette après le Last Point of Support, ce qui
suggère une absorption. Très visuel également la façon dont le
volume échangé dans les ondes baissières diminue dénotant une
perte du momentum de vente.

Déjà dans la Phase D, nous voyons une augmentation du


volume et à nouveau des ondes de Weis très visuellement
haussières indiquant ce déséquilibre en faveur des acheteurs. Nous
sommes passés d'une prédominance d'ondes baissières à cette
apparition d'ondes haussières.

Un détail important est l'incorporation du profil de volume de


la structure (volume horizontal qui est ancré à droite du graphique)
et comment le VPOC de celui-ci (le niveau de volume le plus tradé)
sert de support pour donner naissance au LPS.

Après l'événement du breakout haussier (Jump Across the


Creek), le prix développe un schéma de réaccumulation mineur en
fonction de la confirmation (Back Up to the Edge of the Creek) avec
une nette diminution du volume, suggérant un manque d'intérêt de la
part des vendeurs.

Dans ce graphique, nous observons un autre élément très


intéressant et c'est que ces grands traders qui ont acheté pendant le
développement de cette structure ont profité d'un événement
fondamental (dans ce cas les négociations du BREXIT) pour
développer un énorme gap haussier comme effet de toute cette
cause. Ce n'est pas par hasard et vous pouvez le voir à plusieurs
reprises.
COURS CROISÉ DE CHANGE
EURO/DOLLAR ($6E)

Schéma de distribution de base sans secousse. Nous voyons ici un


exemple clair de l'importance du contexte, dans lequel les petites
structures s'intègrent dans les grandes.

Après la Phase A qui arrête le mouvement de tendance à la


hausse, le prix entame la Phase B pendant laquelle il développe une
structure mineure à l'intérieur. On identifie clairement les
événements d'une structure distributive et la façon dont le minor
UTAD (secousse vers les maximums relatifs dans la fourchette)
donne lieu au mouvement de tendance à la baisse des structures, à
la fois la mineure et la majeure.
Nous voyons comment le VPOC du profil de la structure agit
comme une résistance dans le développement de ce minor UTAD,
bloquant de nouvelles hausses de prix.

Après le breakout baissier (Major Sign of Weakness), un bref


repli haussier (Last Point of Supply) sert de test de confirmation de
la distribution et donne lieu à la Phase E où le prix développe
rapidement le mouvement baissier hors de la fourchette.

Pendant la création de la structure, le volume global reste


relativement élevé, empreinte des fourchettes distributives. De plus,
les ondes de Weis montrent une perte de momentum dans les
mouvements haussiers et une augmentation dans les mouvements
baissiers, ce qui est très frappant dans les dernières étapes de la
structure.
BITCOIN (BTCUSDT)

Comme vous le savez peut-être déjà, la lecture selon l'approche de


la méthodologie Wyckoff est universelle et nous en voyons ici un
exemple clair sur le graphique du Bitcoin.

Une fois de plus, nous voyons une structure d'accumulation


classique, cette fois avec une secousse mineure comme événement
test de la Phase C.

Après les quatre événements d'arrêt, une diminution du


volume global est observée au cours de son développement.
Premier signe d'absorption et de contrôle possible des acheteurs.

Bien que j'aie qualifié le test vers les bas de la Phase B de


simple test en fonction d'un signe de faiblesse (ST as SOW), il aurait
également pu être considéré comme le Spring de la Phase C. Mon
raisonnement pour cette méthode est que le véritable Spring est
automatiquement suivi par le mouvement de rupture, et comme nous
le voyons dans cet exemple, après ce Spring potentiel, le prix reste
latéral au milieu de la structure en développant un schéma mineur.
Mais comme je l'ai dit, ce sont des appréciations mineures. La clé
sera toujours de déterminer où se produit le déséquilibre final.

Comme je l'ai dit, après ce test à B, le prix commence une


structure mineure en plein milieu de la fourchette, interagissant
continuellement avec le VPOC. C'est dans cette structure mineure
que je considère que la Phase C se produit avec ce Shakeout qui
secoue les bas mineurs (les minimums dans la structure). C'est un
autre bon exemple de l'importance du contexte. Une structure de
réaccumulation mineure en fonction du Last Point of Support de la
majeure.

Ici, vous pouvez voir comment ce choc commence le


mouvement de breakout presque immédiatement avec ce Major
Sign of Strength. Par la suite, le Back Up vers le Creek cassé
confirme la structure d'accumulation avec l'apparition d'un bon
SOSbar et initie la Phase E.

L'analyse pure du prix et du volume montre une harmonie tant


dans le mouvement de breakout (augmentation du prix
accompagnée d'une augmentation du volume) que dans le
mouvement de repli (diminution du prix et du volume).

Déjà dans la Phase E, nous avons évalué la tendance et


observé une certaine perte de momentum mise en évidence par un
nouveau momentum de prix mais avec un volume plus bas. Cela ne
signifie pas que le prix va se retourner immédiatement ; il s'agit
simplement d'une empreinte qui suggère qu'il y a moins d'acheteurs
prêts à continuer à acheter.
Nous pourrions donc nous attendre à une sorte de repli plus
important, mais gardez à l'esprit que le contexte général est celui
d'une accumulation par le bas et que jusqu'à ce que le prix
développe une structure distributive similaire, nous devrions
continuer à favoriser l'achat.
INDITEX (ITX)

Inditex est une entreprise textile espagnole. Dans cet exemple, nous
voyons une structure de distribution classique avec une secousse
sur le graphique de 2 heures.

Après l'apparition du volume climatique sur le Buying Climax,


le prix développe une Automatic Reaction qui est très visuellement
observée par l'indicateur d'ondes de Weis produisant un
changement de caractère très évident (CHoCH).

S'il est vrai que dans le volume global il y a certains moments


de faible activité, il y a certains pics tout au long du développement,
principalement dans le minor Sign of Weakness et après l'Upthrust
After Distribution.
Il est intéressant de noter que la secousse haussière (UTAD)
est réalisée avec un volume relativement faible, ce qui indique qu'il
n'y a pas d'intérêt à coter à ces prix. Le prix produit une rentrée
agressive dans la fourchette qui est arrêtée au VPOC du profil de
structure. Une nouvelle tentative haussière est bloquée par les
vendeurs juste dans la zone haute qui définit le maximum de BC. Il
s'agit du Last Point of Supply. Un gap baissier ultérieur annonce
l'agressivité des vendeurs. Le déséquilibre en faveur des baissiers
s'est déjà matérialisé et l'urgence de sortir est évidente.

Dans le grand mouvement baissier qui provoque le breakout


(Major Sign of Weakness) on observe un nouveau changement de
caractère, mais cette fois pour annoncer le déséquilibre en faveur
des vendeurs. Comme d'habitude, les ondes de Weis sont très
visuelles.

Le repli haussier qui s'ensuivrait avec une diminution du


volume laisserait le dernier point de support de l'offre (LPSY) pour
initier le mouvement de tendance hors de la fourchette dans la
Phase E à partir de là.

Il semble coïncident que ce LPSY se produise au bas de la


structure, au niveau de l'ICE casé qui établit le minimum de
l'Automatic Reaction ; mais ce n'est pas une coïncidence, les
marchés ont généralement des zones de fonctionnement très
identifiables et nous laissent parfois des structures très authentiques
comme cet exemple.
GOOGLE (GOOGL)

Avec Google, nous pouvons étudier comment est représenté le


développement complet d'un cycle de prix avec une phase de
distribution, une tendance à la baisse, une phase d'accumulation et
une tendance à la hausse.

Il s'agit d'un graphique plus complexe à analyser, mais on voit


clairement comment le marché se déplace, comment il développe un
schéma de distribution qui est à l'origine de la tendance baissière qui
suit, et comment il doit faire une campagne d'accumulation avant
d'entamer la phase de tendance haussière.

Dans la structure de distribution, il convient de noter que le


test de la Phase B dénote une faiblesse (minor Sign of Weakness),
suggérant un possible déséquilibre en faveur des vendeurs, et que
l'événement de la Phase C est une secousse locale sur un
maximum relatif à l'intérieur de la fourchette. Les acheteurs sont
tellement absents qu'ils n'ont même pas la capacité de faire monter
les prix dans le haut de cette fourchette. Après le breakout baissier
effectif (Major Sign of Weakness), nous pouvons voir la génération
d'un nouveau schéma redistributif mineur dont la secousse testera
juste la zone ICE de la structure majeure cassée. Un autre nouvel
exemple de l'importance du contexte, où les petites structures
s'intègrent dans les grandes.

En bas du graphique, nous analysons le modèle cumulatif et


là encore, il semble tout droit sorti d'un livre car l'authenticité de ses
mouvements est fascinante. Après le Spring de la phase C, le prix
ne parvient pas à casser la partie haute du premier coup, ce qui fait
qu'un tel mouvement soit étiqueté comme minor Sign of Strength. Il
est nécessaire d'effectuer un mouvement de repli dans lequel le prix
« prend son élan » pour sauter le ruisseau (Creek), ce qui rappelle
l'analogie d'Evans avec le scout. Après le breakout effectif à la
hausse (Jump Across the Creek), le prix se retire dans la zone et est
rejeté pour rentrer jusqu'à deux fois avant d'initier le mouvement de
tendance hors de la fourchette. Très bon exemple de l'importance de
ne pas rentrer dans la fourchette à nouveau. Les acheteurs
apparaissent juste dans la zone critique pour continuer à pousser le
prix à la hausse.
COURS CROISÉ DE CHANGE
DOLLAR AUSTRALIEN/DOLLAR
AMÉRICAIN ($6A)

Dans ce dernier exemple, nous allons analyser un graphique de 15


minutes. Comme nous l'avons déjà mentionné, ce type d'analyse ne
connaît pas de cadre temporel. Il s'agit d'une approche universelle
car elle repose sur la loi universelle de l'offre et de la demande. C'est
une capture parfaite pour illustrer ce que nous entendons par
fractalité du marché, où le prix développe les mêmes structures mais
de manière différente sur toutes les périodes.

À gauche, nous voyons que le début de la campagne


cumulative naît avec une structure mineure de redistribution selon
l'arrêt préliminaire (Preliminary Support). Dans ce cas, le schéma se
développe avec une légère pente ascendante. Bien qu'elles ne
soient pas faciles à voir, ce type de structures est également
tradable puisque, comme nous le voyons, les événements se
présentent de la même manière. La seule chose à garder à l'esprit
est que la pente de la structure nous indiquera si le marché présente
une plus grande force ou faiblesse sous-jacente. Dans cet exemple,
nous pouvons déjà voir comment cette pente ascendante suggère
une certaine force.

Après l'arrêt du mouvement baissier, nous observons une


réduction du volume pendant la Phase B et un véritable Spring + test
comme Phase C. Développement classique du schéma cumulatif.

Une fois la fourchette cassée, le prix parvient à rester au-


dessus de celui-ci et crée une structure mineure de réaccumulation
avec une secousse qui atteint la zone cassée restant fonction de la
BUEC de la structure majeure. Très visuel, le volume suggère une
certaine harmonie à tout moment, augmentant lors des mouvements
impulsifs et diminuant lors des mouvements correctifs.

Dès la Phase E, le marché génère une nouvelle structure de


réaccumulation avec une nouvelle secousse (Ordinary Shakeout) qui
sert à poursuivre la hausse des prix.

Il est difficile d'effectuer une lecture correcte en temps réel,


mais nous devons nous fier à tous ces signaux pour tenter de
déterminer aussi objectivement que possible qui détient le contrôle.
Contexte, structures et zones opérationnelles.
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Wiley & Sons, Inc.

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Wyckoff Associates, LLC. www.wyckoffanalytics.com

Wyckoff Stock Market Institute. (1968). The Richard D.


Wyckoff Course in Stock Market Science and Technique. United
States of America
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À PROPOS DE L'AUTEUR

Rubén Villahermosa Chaves est un analyste et trader indépendant


sur les marchés financiers depuis 2016.

Il maîtrise à la perfection l'analyse technique, ainsi que le


développement de stratégies de trading axées sur l'analyse
quantitative.

Sa passion pour l'univers des placements l'a motivé à suivre


une infinité de formations sur ce sujet qu'il essaie à présent de
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