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, ,

LE TRESOR DE PETROSSA

ETUDE

SUR LORFÈVRERIE ANTIQUE

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lMPRI MER ΠALSACIEXNE Ar\C. G. FISCHB.\CH, STRASBOL"RG

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A. ODOBESCO
'P'I(.OFESSH"R.. 'D',1·1(.CHi:OLOGIE ,1 L'U%H'E•l(SITD ·DE •JJL"C.A'K..EST

LE

TRESOR DE PÉTROSSA
,

HISTORIQUE - DESCRIPTION

ÉTUDE SUR L'ORFÈVRERIE ANTIQUE


OUVRAGE PUBLIÊ

SOUS LES AUSPICES DE SA MAJESTÉ LE ROI CHARLES l�R DE ROUMANIE

AVEC 372 ILLUSTRATIONS, CHROMOLITHOGRAPHIES ET HÉLIOGRAVURES

T OME PREMIER

PARIS
J. ROTHSCHILD, ÉDITEUR
I3, RCE DE AI:'\TS-PERE', I3

DROITS DE REPROOUCTIO:'\ RÊSERVES.

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A LEURS MAJESTÉS

Le Roi Charles Ier et la Reine Élisabeth

DE R O U M A NIE

H 0 ;\L\[ AGE 0 E RESPECT ET 0 E R E C 0 � :\.\1 S S.\:\ C E

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AVANT-PROPOS

1 y a plus de quatre ans que les premières épreuves

de ce volume Jurent livrées à l'imprimerie; mais, en

réalité, à peine un quart de ce long espace de temps

a pu être utilisé pour sa publication. fLe reste a été

dissipé par des obstacles et des causes d'arrêt, entre

lesquels j'estime comme le mcins i'}fructueux p:ur mon

tra v a i l, un voyage de trois mois qui m'a retenu le-in

de Paris, au printemps de l'année 1885. :Jialheu­

reusement, pendant presque autant de mois, en 1886,


l'état de ma. santé aggravé par un deuil cruel, m'a interd it d'accorder à ma
publication des soins aussi atf.ent1fs que j'ava is coutume de le Ja·ire. Mf la vérité,

je me suis impcsé le devcir de remédier dans ce même "J-'clume, autant que pcssiblc?,
au.x lacunes et aux erreurs qui en ont pu résulter. :Jlàis ce qui est irréparable,

c'est la perte de temps occasionnée par deux autres circonstances. :La. prem ièreJut
l'intel'ruption jôrcée de ma publication en 1885, après l'impressicn des vingt pre­

mières J"euilles, l'éditeur qui s'était chargé de cette opération n'étant plus en mesur.?
de la continuer.

fie dus alors attendre envircn un an avant de pcuvo ir cc'lfier mon manuscrit

aux soins de l'éditeur actuel, .Jf. fi. Ç[fothsch-ild. froutifois , la publication éta·it

remise en train depuis quelques mois seulement, quand de ncuveaux retards, aussi

peu t:mputables au second éditeur qu'à moi-même, l'empêchèrent de livrer en lemps

utile ce premier volume de mes recherches concernant le Trésor de Pétrossa.

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VIII L E T R É S O R D E P ËT R O S S A

Ce volume ne c.mti'ent à peu pres qu.? le liers de ce � j'aur.Ji à d·ire sur


un SUJ�I qui m,ro::upe depuis de longues années. [Je pens.Jis, en �ffet , que J'en
ne pcuJ'.Jil pas j'.Jire moins pour donner au public une iJk ��mplèk sur le

Trésor de Pétrossa, qui CNie acluelkment le CV'"usk natÙYïal de aJuc.Jrest.

PaNTli '"�les les anfiqui/Js rkemment ramenées au J�r - qu'dies pr�z·1'ennenl

de J�illes jàiks à dessein, cu qu'elles aient étJ relr�uvées p.1r le pur fffet du

h:ss.JrJ - il en est peu lk'Ylt (,:..rigine et le C.JrxiJre artistique �ffrenl un plus

gr.1nJ intérêt que cette œlleclicn de -t'ases et de bijcux en �. d&"tiverk en

183 7, par d'cbscurs p.1)'S.Jns r�m.:�ins , d.1ns une des ramifications les plus
igtkYées des C.Jrpa.tbes.

�e F-...;.:Js el la richesse de I.J m.Jfière, h profusion des pierreries, les détails


de l'c-roementati�.,, 13 J::Orme originale de cluu:une des pièces, l'aspect bi:; arre des
figures el]des carJclères graJ.•és sur deux J'entre elles , k"Ut concourt à faire du

Trésor de Pétrossa une œuvre pour ainsi dire tmique dJ.ns fbistcire de l'.1rt. C'est
un -t'éritJble m�"Ylument d'crfovrerie antique, qui se distingue aussi bien de k"'tlt ce
que ncus a légué IJ civilis.Jtk.'YI grecque cu r�wine que des productions si inté­

ressanks et si curieuses du moyen âge.


J'l'origine. ce tré&.Y se œm�sait de vingt- deux pièces, d'un très gr.1nd
p�iJs et d'une très grande richesse d'�ements. [])ix de ces pièces eni péri;

les dro;e autres- les seules qui subsistent aujourd'hui - représentent, quC'I"que

j::O,.kment en.icmnJagks. plus Je 60,000 francs d'or. g.1ns C4-'YIIredit, la valeur


arché�J..:;gique de la tr�uv.1ille est de bea��p supérieure , et c'est p."tlr tenter
de b mettre en reli�f que , depuis lcnglen1ps déjà, nous avons entrepris le
présent travail.

ry'ctre t�ntentk.Yl, tfailleurs, a tcujcurs été de diviser cet cuvrage en tr�"s parties
d'inégale étendue. fLa première, qui est ki plus courte, est qffectée à la dro."'tlverte

du trésor et au récit des vicissitudes par lesquelles t"l a passé, a-insi qu'à un

rapide examen des FJblicatk."'fJS auxquelles il a dcnné lieu. fLa seconde parti'e

�"Ylliendra la descriptk,., minutieuse des âcu1e pièces qui ccmpcsent actuellement

ce dépôt, avec feules les études comparatives que cette analyse comporte. fJe n ·ai
j3it, dans ce premier velume, qu'entamer la n1.1l1ëre. en tr.Jitant seulement de
trois pièces, sur les dcu1e qui ex1"stent. [!jeqf autres études pareilles doivent

compléter la deuxième p.1rtie. �'!fin, un coup-d'œil d'ensemble sur les origines

arlt"sfi'ques et his/criques du trésorJërmera la trcis-ième et dert11ër e partie.


Ce plan primi'tfj' n'a Jamais été perdu de 1-'Ue par mci; m.Jis dans le k.rk
'
que 1 ava1"s commencé à jaire imprimer en 1885. je ne lui cl..:vmat's pas beauc'""up

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A V ANT-P R O P O S IX

plus d'étendue qu'il n'en avait dans ma Notice sur les Antiquités de la Roumanie,
publiéJ à Paris, en 1868. C 'étai ent, à p eu de chose p rès , lesj'aits e t les avis que

j'avais exposés, tr01's ans plus tJt, dans deux communications orales fait es devant

l'd"cadémie des flnscr-iptk.'1fls et melles-fLettres de Paris. Cette Jôis cependant, je

voulais illustrer mon exposé succinct, au moyen de nombreux dessins sur bais,

représ enta nt les piè ce s du trésor, sous tous leurs a sp ects .


!Entre temps et pour utiliser les lcisirs qu e m'avait J'a ifs t'interruption jjrcJe

dont j e viens de parkr, je repris men trav ail en sous -œuvre, presque sans m'en

tkuter, et j 'en vt:ns à m.e dire - !Jnt la matière m'intéressait- qu'il y aur ait

tout avantag e à la d éJJe !opp er dans la plup art de ses divisions. c·est ainsi que
petit à petit, je commençai à trandôrmer la descripti'ro aride des vases et des

bijoux dont j e m 'oc cupais, en une ét ud e comparative, au coura nt de laquelle

chaqu e pièc e était p lacé e , avec le plus de détails passibl e 1 dans fe milieu
artistique, t:ndustriel, littéraire et his tori qu e qui lui était propre. ga descripti011

acqu érait ainsi une plus grande valeur a rchéclcgiqu e. !En élargissant le cadre

de mon traz1ail, les cfaits dignes d'y être consignés se multtpliaient, les h)pathèses

s'éta:yaient de données diverses et nombreuses, les idées se développaient sur des

bases p lus larg es et plus solides; enfi n, l'examen de chacune des pièces du trésor,
r en
ferm é jusqu'al'"--rs dans un cercle étroit , devenait une étude complète sur les

objets similaires, dent l'ant iqu it é nous a légué des modèles cu sur lesquels elle
nous a tra ns mis des documents. Par su·ite, il nous a paru juste et utile d'ajouter,

en tête de notre monographie sur fe Trésor de Pétrossa , fe titre complémentaire


d'Étude sur l'Orfèvrerie antique.
Ce n'est pas qu e nous prétendions cjfr·ir ici un tra it é systématique sur une

m.attëre si riche, si curieuse et p ourt.1 nt si peu expkrée. [ifcus n'avons jait que

rassembler le plus de cL'�rmées possible, parmi celles qui pouv aien t éclairer notre

sujet ; nous n'avons même pas craint d'accorder que lque attention à tout J'a.it

q ui, sous un rapport quelccnque, p ouvait contribuer à nous ccn duire au but .

rY.fj·ant reccnnu, de p lus, par expérience, que pour j'a i re apprécier les œut•res

de t'art et les pro dui ts de l'industrie, rien n'est d'un secours plus cdficace que

leur rep résenfa t-k.Y� figurée, à défaut des cr·ijJina ux mêmes , ncus a't'Cns fait un

choix libéral parmi les monuments anciens cjfra nt quelques po-in ts de ressemblance

avec t'ensemble ou avec les plus menus détails des pièces que nous at•ons entre­

pris de décrire et d'expliquer . Jinsi nous est venue t'idée d'enrich·ir naft•e

texk de 11 ombr eus es fi/JUres, parmi lesquelles fe lecteur, az,ide de monume11ls

inédits, trouvera de quoi satt�j'a.ire sa légit-ime curicsité.

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x L E T R É S O R DE P É T R O S S A

IJnl J 'élémen t s n..:'UI'.!JUX réci.:J nJJ i.mf , s.1ns c..:Yllr.!dit, be.Juc..."up plus d'espJ ce

que n'en Jl'Jt�l e.rigé nes prér •isi.Yis initi.:� les. CeJu t là le �int qui, d'tme façm

t�ul .1 f.:�it in...j!inée, n� suscit.J l'cbst.Jcle le! plus red�o."ut.Jble. ��Ire publicaft�"fl
éf.Jit c�mm"� cée d.1ns des c..."flditi.....ns qui ne b jji's.1i..� t dépl!fldr.! u niquemen t , ni

,;lu bes�in que J'ai k'U)�'Urs épr�uz•é de b pet;f�clt�Yiner, ni même du boo ui...'Ïr
J'.....

Je .., é.:lifeur, qui ne


m... & ser.1il p.1s rifusé à sec� der mes .1spiralk."ns. C'est

donc à aluc.1r est que je butJi C..."'flfre Jes rifus qui m c ' bligèrl!fl l à suspen .Jre ,

pend.1nl plus de quin:;.! m.....is, lïmpresSk"fl. de ,,....., l ivre .

fie ne perdis txurfJ nt p.JS c...'Ur.Jge, n1.1is j'eus, sï/ se peut, enc�e plus à

cœur de mener .l benne Jin l 'en treprise, et j'a ll� d is des circcnst.:�nces pr�pices,

en p:JSS.1nf, al'ec une œ'lfi:Jnce obslink, à frJJ}ers "k--us les écueils .

C'est :Jinsi qu 'en ces qu:J.Ire �nkrs flk"'Îs, prifit.Jnl desJ'.lcilités que nous pro­

curJient les Jut....,-ités actuelks de I.J 9:J.�n1.1nk, el rivalis:Jnt d'activité avec ndre

édikur, n� a v� s pu, aprè.s dir-sepl ,,.....;s d'interruption pénible, ache-ver l'im­

presst�.., de 1.1 sec�de moitié dè ce vel u me.

Celle première éiJ.pe n'Jur.J p.1s éli frJ.nchie, s.1ns que nous en ren.Ji�s

grâce, C011Jme il (À"'flvient, à 1.1 h.Jute el bienveiii.:Jnle pr�tecli."YJ de gJ. [Jlaj esté le
lf.:'i Ch.Jrles Ju, qui a .:bigné ck kul lem ps approuz:er nos ejjorts. 0èus kn�s
ég.1 lemen t à re mercier ici ndre ami el cc/lègue universit.1ire, Ji. I. J/..Jïoresco,

- actuellement iJiinistre de I'Instruct�n publiq ue, en 1f.ou nJ.Jni'e, - �ur J'in­

firét qu'il n' 3 cessé j' alt.1cher à cette œuvre. C'est lui qui , dès 187 3, prit

finiti.Jnve de fJ.ire lithogr.1phier les pb nches col�·t'ées dotll n�tre lù r e


· est

illustré; lui qui, dernièrement en(À.Ye, a rompu les en/rares qui arrêt-aient

l'impressi....., du premkr vdume, et c'est, je l'espère , enc�e à lui que ncus

devrons de p�uz.'oir (À"'flduire notre travail jusqu'à sa. Jin.

:En rappe!.Jnt ici /.out ce que m�n livre lui dçit, j'ai cité une des premiJres

mesures qui eni été prises en vue de c ette public3ti..."'fl : l'exécution de dix p!Jn­
ches en chromolithographie. �"eus C..."'mpt..Yis dis tribue r ces p!J nches . c!JJcune à

S3 place , dans le cours de ncfre livre. [Elfes dJienf d'un peu [.....in et n'.....nt pas

d' a u tr e prétenti�.., que de présenter au lecteur I'.JSpect ginérJI de chJque pièce.

antérieurement aux mu tila tions success Ù'es qu ,elles cnt subies. ftfcus t.m..."'fls en

conséquence à décla r er , dès à présent� que le scrupule des dét.Jtls t�'a p.1s été

poussé , dans ces ess.Jis de restitution, aussi /.Jin qu'il aurait pu et peut-être? dû

l'être. %féJ. nmoins, n�us p enson s qu e l'app.1ren ce de chaque vJ.Se el de ciiJque

mjcu de Pétrossa est m"en celle qui dut imprt?SSt�"'flner de p rinJcJ a/J\."rd les f.1j'­

S.1nS inventeurs de ces riches cbjets; leurs dép�sitions nJ.Ïl•es, d'ailleurs, �,...,/

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A V A NT- P R O P O S Xl

été soigneusement utilisées dans ce travail par le peintre cQI. fllenri rirenk,
qui a reproam:t, scus netre direction, la plupart des pièces 1"solément, ainsi que

t'ensemble du trésor existant , qui figure en jrontis p1"ce à la première page dt?

ce volume.
fLes planches en héliogravure, exécutées d'après les orliJinaux soumis a

d'habiles restaurations, sont la plus sûre garantie d'une incontestable authenticité.

fL'orjêvre, �l. Paul Telge, qui, pendant notre absence de $ucarest, jut chargé

de ce travail délicat, a eu l'heureuse idée de j'aire feules les soudures en mét.:I!

blanc et de restituer par le même procé dé certaines parties détér1"orées du

trava·il prim i ltf: Cn peut r�qretter , qu'ayant cpéré à nctre insu, il n'ait pu

évifet� quelques inexactitudes archéologiques; aussi nous jèrons-ncu8 un devcir de

prénumir nos lecteurs contre toute erreur qui pourrait s'ensuù-·re, sur t'état ,�éel

des pièces du trésor.

[/)ès lors que nous entreprenions d'exposer, dans ces quelques pages prélimi­

naires, les péripéties par lesquelles a passé nctre ouvrage, nous deviens au

lecteur un met d'explication concernant les Additions et Rectifications qui ter­

minent le volume en le complétant . C!Jn se figure aisémen t qu'un travail dont l'im­

pression a été plusieurs jôis .:Jrrétée, et remise en train après de t..:wgs intervalles,

ait exigé, par suite d'i'lfêrma ficn s neuve/les, dt?s remaniemt?nls propres à recfjjit?r

ou à campléter la, version pr·imit ive . fE'[fin, nous arcns tt?nu à tirer le meillt?ur

parti possible d'un séjour prclangé à muc aresf, en 1887 d 1888, pour recut?illir

k ut ce que le nouveau cantingent des décow,t?rtes ''""'ca!t?s pouvait jeft?r de lumiJre

sur les origines du 9:résat� de Pétrcssa t?t donnt?r en m ême temps plus d'essor à la

divulgation des antiquités de nctre pays. 0 :-..us ne croyons pas az/cir démérité dt?

nes lecteurs en rassemblant Ct?s divers amendements dans un chapitre supplémen ­

taire etfinal.
[[/ se pourrait tcut�fàis que ce de rnier chapitrt? parût annanct?r par son titre

plus qu'il ne Vt?ut dire. �tcus ne prétendvns nullement y JJJcir con:lt?nsé leut ce qui

pouvait manquer à notre volume peur le rendre complet et parj'ait. C'eût été entre­

prendre au delà de ncscforct?s, je n'hésik pas à le déclarer. Xes J'ault?s d'imprt?ssÎ'"'Il


seront soigneusement rt? let•ks dans un Errata imp rimé à !afin de l'cw)ragt?. �yan/
auxj'autt?s de langue et aux dij'a i llances de stylt?, écueil presque inénïablt? F'-'" ur !..·ut

étran ger qui s'est i mposé d'écr·ire enj'rançais, nous en rijërons à l'indulgence cu j

l'indifférence des lecteurs.

@'êus serons plus réser11és à t'égard desj'aits et dt?s idées dont, au contraire,

nous reJ)endiquons loufe. la t•espans.J b ilité, sans exiger de nos critiques autre clk"'se

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XII LE T RÉ S O R DE PÉTROSSA

qœ .:Je justifier leurs o�ieclians de tenir œmple âes reclificaticn s que nous avons
1

appcrlées nous-même d:Jns le rourant de notre travail et de ne produire que des


redressements équii.:Wies.
!E'lfin si l'en tr�uve à redire à la marche t.Jnt s�l peu irrégulière et même
1

c.Jpricf"euse de nctre e.rP'Sé et qu'on nous l'impute à manque d'égards pour la


.:Jignité Je l.:s science , fk"'US répoodrons que, même au risque d'encrorir un reprxlle,
�us ne f\-"'tlVons admettre qu'il J3ille restreindre l'exf"-"'Sé des nJ.:Jtières hisk.Yiques
et .Jrchkl�iques dJns les cformes sèches et ardues des sciences exacks; celles-ci

n�us p.Jr.JÏS&?nl kul à fait inœmp.Jtibks a1'ec ks sujets purement litlér.:lires ou


.Jrlistique.s. {_U.JnJ un livre �ssèJe en �el quef.Jœ v.1leur réelle , le leckur
fr�uve fxilemenl le nkJ'en de I.J rf!(À,Yinaitre, .JI.Jrs même que, seL'YI le conseil du
F-�k « ambitiosa recidet omamenta. :»
1

:D'autre p.1rl, il est vr.Ji, celle tn.JniJre Je t'oir im�se à un écrÏl'.Jin qui lr.Jile
languement des questions .Jrché�L.."'giques, le devoir âe joindre à &.'YI te.rfe d'amples
Index f.\-�r lesf.Jifs et ks noms prvpres. �·ôu.s .Jvons l'intention de s.Jtisfaire à cetk
légitime réci.Jnuticn du lecteur. l�sqœ notl8 aur�s LJmené notre lr3J-'.J1J jusqu'à

s:�fin. En LJIIena.Jnt, nous avoos ess:z:yé de p3rer de nctre mieux à cet inconvénient,

c?n détaillant I.J Table des Matières âe ce volu� en des somm.1ires aussi complets
que �ssible et en )' qfcut.:Jnt même un� Table des Gravures.
Puisse dire le lecteur, au sujet du v�lume, �'mme aussi Je ses annexes

!Dimidium fa.cli, qui cœpil� hahel.

Qlais, nCtJs ne ncus prév:zudrons p3S de celle nJJXime C.)fl�I.Jnte en ce qu1


reg.1rde notre œuvre ccmplète. Iout au cm/raire. ndre vœu constant est de la.
ri.Jiiser au plus �JI, ck nctre mieux et en &.'YI entier. qfin qu'en n'ait p3S le dreil
de ncus adresser, contre nctre gré, œt humiliant reprcche

rlnfeli.r coperis summa, quia pC'tlere lolum


f!fescieJ.

Paris, le 18 Odohre 1888.

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TABLE DES MATIÈRES

P R E M I È R E PA RT I E
Pages

DÉCOUVERTE ET HISTORIQUE DU TRÉSOR DE PÉTROSSA. - BIBLIOGRAPHIE.

Époque et circonstances de la découverte, I 8J7. -Situation du mont lstritza et du village de P étrossa,

en Valachie. - P remiers receleurs du trésor; leur ignorance sur sa valeur.- Vente et mutilation
de la plupart des pièces, 18J8. -Le fait de la découverte s'ébruite. - Enquête officielle du gou­
vernement roumain. - Déposition des paysans, inventeurs du trésor. - Origine de la dénomina­
tion populaire La Poule aux Poussins d'or (Closca cu P ui), appliquée au trésor de Pétrossa. -
Recouvrement de douze pièces. - Désignation et nomenclature des douze pièces existantes et des
dix pièces perdues.-Poids des pièces retrouvées. -Fragments en or et débris de pierres fines et de
verroterie. - Des dessins lithographiques sont envoyés à Vienne, à Rome et à Paris, 18Jg-z8,J.1.
-Description succincte d u trésor, p ubliée à Jassy par G. Assaki, en 1841. - Vicissitudes et
procès subi, par les receleurs et par les premiers acquéreurs d u trésor, 1838-18./.2; - Les pièces
trouvées sont déposées au Musée national de Bucarest, 1842. - Listes et dessins des pièces,
p ubliés par J. Arneth, à Vienne, r85o. - Voyage de M. le chanoine Bock en Roumanie, r861.
- H ypothèses émises sur le trésor de Pétrossa par M. R. Neumeister, r863.- Communication
faite à l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres de Paris, par l'auteur, 186S. -Le trésor de
Pétrossa à l'Exposition universelle de Paris en 186ï. - Réparation des pièces endommagées. -
Notice sur les Antiquités de la Roumanie, publiée par l'auteur, en 1868.- Mentions, descriptions
et figures du trésor de Pétrossa, dans les publications faites à Paris, à Londres, à Vienne et à
Copenhague par MM. du Sommerard , F. de Lasteyrie, Ch . de Linas, Soden-Smith, Fr. Bock,
Vald. Schmidt, Jules Labarthe, etc . , 186ï-18ï5.- Place importante accordée au trésor de Pétrossa
par M. F. de Lasteyrie, dans son esquisse historique sur l'orfèvrerie cloisonnée, r8ï 5.- Tableau
comparatif des principaux produits de cette industrie artistiqu e des Barbares. -Le trésor exposé
au South- Kensington Museum de Londres, r868, et à l'Exposition universelle de Vienne, 18i2.

***
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XIV LE T RE: S O R DE PET R O S S A

-PRparatifs en vue des publications de l'auteur sur le trésor de Pc!trossa j e:r6:ution de gravures
sur bois et essais de restitution en peinture, 1869-1874·- Vol audacieu:r du trésor, commis au
Musée national de Bucarest, 187S.- Les pièces sont retrouvc!es encore plus mutilées que par le
passé, z876.- L'existence du trésor est menace! par un incendie, 1884.- Reproductions métal­
liques des pièces, faites l Berlin, z88,J. - Restauration des originau:r, e:r6:utée l Bucarest,
1886. - But du pant ouvrage. - Difficultés, obstacles et retards qu'il a «!prouvés depuis
vingt-si:r ans.

DEUX I È ME PART IE

DESCRIPTION DU TRÉSOR DE PÉTROSSA 69


Considérations Préliminaires 71

Essais de classification parmi les piè.:es du trésor. - V.zses et Bijou:c, tous de gn.ndes dimensions. -
Le trésor ne contenait ni armes ni petits bijou:r féminins. - C'était probablement le trésor d'un
temple_ payen. - Objns m or simple et Objets eJI or, décorés de pierreries. - Pièces isolées et
couples d'objets. -Tableaux comparatifs. - Ordre que nous suivrons dans l'e:ramen des pièces
e:ristantes. - Ëtudes comparatives sur chacune de ces pièces. -E:ramen successif de leur forml!
et des motifs d'orJ�Dr�mtation qui les décorent.-Sources littéraires et éléments artistiques four­
nis par la civilisation gréco-romaine, dans la fériode classique, et surtout à l'époque byzantine.
-Témoignages écrits et œuvres d'art de l'Asie occidentale: Perses et Touraniens.- Origine et
canctère des pièces du trésor de Pétrossa , démontrés par des preuves liraguistiqrus, mytlaologiqrus,

estlaétiques et tecluùqrus. - L'orfèvrerie cloisonnée et ses origines scythiques. -Traditions poé­


tiques et monuments figurés des peuples septentrionaux: Goths, Germains et Scandinaves. -
Variété des fonnes et unité de but, constatés dans l'ensemble du trésor de Pétrossa .- Recherches
comparatives faites à cet effe t dans les Musées et dans les écrits anciens et modernes.

07JJETS EN 0?{_ SIMPLE

1. - Le Plateau, Discus sive Lanx

Place que le grand plateau occupait dans la cachette d'lstritza. - Dimensions, forme et poids du pla­
teau. -Ornements qui le décorent. - Altérations qu'il a subies. - Noms des plateau:r chez les
Grecs: .licrut� Kuala&, 0�. -Leur emploi dans les repas. - Services du banquet de Karanos ,
d'après Athénée. - Emploi des plateau:r dans l'antiquité, d'après des peintures romaines. -
1111� qui figuraient dans les fêtes religieuses chez les Grecs, et principalement dans celles de
Dionysos et de Demeter. - L" Argentum escarillm et l'.Argellhun potorium composaient la vais­
selle de table et de campagne ou de voyage chez les Romains.-Orbes, Disci et Lances. - Leurs
dimensions, leurs formes, leur ornementation et leur emploi. - Haut prix de. l'ArGentum vetus.
- QuiftGeMJJTÜJ l4nx de Drusillanus Rotundus. - Le plateau de Calpurnia représentant l'his­
toire des Pisons. - Décoration florale des plats: corymbiati, pampiuti, hederati, .filicati. -
Plats ovales ou plats à poissons, DiVŒUC lxiM;,.X. - Ce qui nous en reste. - Acceptions diverses
de la 1Anx chez les Romains. - La procédure juridique cum lance et licio. - Dzp6}16fc et lAnces
tpUJdratœ. - Deux grands plateaux romains, carré:; et en argent, trouvés en Anglelerre, à Risley
et à Corbridge. - Le Promulsidare des Romains, ou plat à hors-d·œuvre. - La Scutella, les
Gabata et le Missorium ou Mensorium. - Plateau:r ronds en argent, en vermeil et en or, des
temps anciens.- Nous chercherons à compléter leur inventaire, eiquissé par M. A. de Longpérier.
-Grand bassin en argent du Tchertamlyk-Kourgane et les Psycters à astragales. - Plateau
du roi scythe Rhescuporis, portant le monogramme d'Antiochus.- Disque eleusinien d'Aquilée,
représentant Triptolème el son escorte. -Grand disque iliaque, • Retour de Briséis •, surnommé
l tort Le Bouclier de Scipion. -Les grands plateaux antiques ont été pris autrefois pour des
boucliers votifs, Clypei votivi. - Disque de l'Hercule Neméen, connu au siècle dernier. - Il
représente Ma:rimin Herculius. - Bassin de Vénus lAcédémonienne, découvert à Caubiac et
aussitôt disparu. - Les vases à sujets obscènes dans l'antiquité. -Trouvailles de vaisselle plate
romaine, faites à Pompéi, à Falerii et en d•autres localités de l'Italie.- Grands plateau:r en argent

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T A B L E D E S MA T I ÈRE S xv

Pages
faisant pà rtie des trésors de Bernay, de Notre- Dame d'Alenç on, de Wettingen en Suisse (trésor
fond u), de Hildesheim e t de Montcornet. - Vases, plats et insignes, décorés de croix gammées
et de cœurs. - Grand plateau en argent ciselé, découvert en 1 8 1 1 , à Concesti en Moldavie et
conservé au Musée de l'Ermitage impérial de Saint-Petersbourg. - Ornementation de ce plateau .
- Les sujets de chasse e t les luttes d e centaures, employés comme motifs de décoration. - Sarco­
phage en pierre du M usée national de Bucarest. - Plat sassanide bordé d'une chasse en relief. ­
Plats en argent, appartenant à l'art grec d'époques différentes, et découverts en Permie : "Prêtresse
et Ciste mystique", "Silène et Ménade"• Dispute sur les armes d'Achille"· - Disque d'argent

représentant "Méléagre et Atalante", provenant de Perm, mis e n comparaison avec u n disque


du même style, Venus Genitrix et Cupidon "• trouvé à Fonzazo en Vénétie. - Disque de Valen­

tinien I I 1, faisant largesses, trouvé dans l'Arve à Genève.-Disque Constantinien trouvé à Pérouse.
- Médailles qui expliquent les sujets de ces disques. - Grand disque de Théodose-le-Grand,
trouvé à Armendralejo en Espagne. - Disque d' Aspar et des Ardaburii, découvert à Orbetello.
- Les Donativa i mpériau x et consulaires dans les congiaires et les fêtes publiques d u Bas­
Empire. - I nsignes des grands dignitaires du fisc, dans la Notitia dignitatum. - Dyptiques
représentant les dons d'heureux avènement des consuls. - Dyptique de Clementinus. -
Plats et sébilles destinés à contenir la monnaie et d'autres dons. - Grand disque africain sur­
nommé à tort Le Bouclier d'Annibal. - Grafittes mérovingiens au dos de ce disque.- Le disque
d'argent de Gélamir, roi des Vandales, découvert en Vénétie. - Destruc tion d'un grand trésor de
vaisselle romaine, trouvé en 1 637, par les J ésuites de Trèves. - Le Missorium de J ordanos, stra­
tège d'Anatolie. -La Lanx héracléenne offerte à Théodulphe. - Vases et plats antiques donnés
par Brunehaut et par l'évêque Désidérius aux églises d'Auxerre. - Les Missoria représentant les
aventures d'Enée. - Les chefs des Barbares recherchaien t la vaisselle de grand prix. - Grands
Missoria de l'époque byzantine, d'après Constantin Porphyrogénète. -Suppositoria et Reposito­
ria; historique de ceux-ci chez les Romains, d'après Pline l'Ancien et Pétrone. -Dressoirs et sur­
touts de table. - Les Lr.oun'lluz à la cour de Byzance. - Luitprand décrit u n banquet impérial
donné dans la Ma�naure de Constantinople.- Vases portés par J ustinien et Théodora, dans les
mosaïques de Saint-Vital à Ravenne. - Les présents de noce d'Athaulf à Galla-P lacidia. - Le
Missorium d'Aétius et le différent qu'il provoqua entre Dagobert et Sisemund. - Les plateaux
d'or de Chilpéric Jer.- Rapports de tous ces vases avec le plateau d'or de Pétrossa. - Décoration
de ce plateau . - Ornements du marli. -Perles et Chevrons. - Origine de la décoration géomé­
trique et linéaire. - Médaillons perlés. - Médaillon en argent de Rojdenstvenskoyé. - Petit
tube en or décoré de chevrons, trouvé à Turno-Magurelle, en Roumanie. - Les chevrons sur
les armes, les vases et les bijoux des Orientaux, des Romains, des Germains et des Scandinaves.
- Médaillons impériaux d u trésor de Magura ou de Simlau, en Transylvanie. - Bractéates
scandinaves imitant les médaillons romains. - Les chefs barbares faisaient imiter chez eux les
vases romains. - Chilpéric et l'empereur Tibère I I; Athanaric et l'empereur Valens.- Orne­
ments figurés au centre du grand plateau de Pétrossa : Miandres resserré! et rosace pétalée. -
Les méandres procédant des S affrontés se retrouvent à Chypre, à Mycène, e n Grèce, en Scythie
et dans les Gaules. - Les fourreaux de poignards scytiques du Dnieper et de la trouvaille de
Vettersfelde. - La bossette d'A u vers.- Le Dis piter d u Châtelet et les Deœ matres gauloises.
'
- Le symbolisme d u signe en forme d'S. - La rosace pétalée dans les monuments antiques de
l'Asie centrale, à Ninive et à Persépolis. - Elle se retrouve en Phénicie, dans la Grèce préhisto­
rique, dans les beaux temps de l'art grec et j usque sur les bijoux des Barbares du Nord. - Belle
tête de vache en or et argent ornée d'une rosace, trouvée à Mycène. - Coupes et boucliers de
l'Assyrie, décorés d'u ne rosace au centre et de cercles concentriques formés par des quadrupèdes.
- Les quatre motifs que l'on voit sur le plateau de Pétrossa sont empruntés à l'ornementation
courante des premiers temps du Bas-Empire. -Combinaison hybride d'éléments divers. -La
vaisselle d'or et d'argent à la table d'Attila dans sa capitale, située sur la Theiss. - La rudesse
du travail dans la décoration du plateau de Pétrossa, tout autant que la richesse du matériel qui
le compose, prouvent que c'est u ne pièce fabri-1uée sur place par des ouvriers barbares, dans la plus
basse époque de l'art antique.

Il. - L'Anneau Simple, Torques 219

Cet anneau est l'objet le plus simple de la collection. - Sa forme et ses dimensions. - Mode de fer­
meture. - Il n'a jamais porté d'inscription. - Les anneaux en métal chez les peuples anciens. -

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XVI LE TRÉSOR DE PÉTROSSA

Pases
Bracelets et colliers appelés .. ill•• ou :n,&W.aç et l:-:pnto\ chez les Grecs, Armillœ et Torques chez
.

les Romains.-Les anneaux en Égypte et chez les Hébreux. -Anneaux ouverts en or, en argent
et en bronze, avec t�tes d'animaux affrontés, trouvés en Assyrie, à Chypre et à Rhodes. - L'usage
des colliers et des bracelets d'or chez les MOies et les Perses, d'après X�nophon. - Les Immortels,
gardes-du-corps du Grand Roi, dans l'histoire et dans une mosatque de Pompéi. -Cercles d'or ,
scythiques, trouvés en Crim�e et en Sibérie. - Dépôts d'orfèvrerie barbare recueillie dans la Col­
lection sibérienne du Musée de l'Ermitage impérial à Saint-Petersbourg. -Colliers et bracelets
de style étrusque en Italie et dans l'Allemagne orientale.- Les bracelets d'or des Sabins et la
légende de Tarpêia.-Les torques des Gaulois et leur importance dans les luttes entre ce peuple
et les Romains.-Le Torques et l'Arrnilla portés par les Gaulois jusqu'en Asie Mineure. -S[atues
de Gaulois, dues à l'école de Pergame.- Le dieu phrygien Lunus et le dieu gaulois .Cernunnos. -
L'.Apltrodite Melainis et ses acolytes, ornés de colliers et de bracelets en or, sur le grand disque
d'argent trouvé à Lampsaque. - Gladia[eurs portant des colliers au cou et des braies, sur un
vase en bronze de Pompéi. - Les n.ationes braccatœ dans les Gaules, en Scythie, en Perse et sur
le monument d'Adam-Clissi dans la Dobroudja.- Multiplicité des anneaux chez les peuples bar­
bares du Nord, principalement dans l'� du bronze.-Essais de nomenclature et de classification
d'après divers auteurs. - Richesses métalliques des Gaulois, Aunnn tolosanum. -Trésors de
Fenouillet et de Lasgraisses.- Formes disgracieuses des cercles de la Galice. -Cercles d'or à
bourrelets, en Irlande et en Danemark.. -Imitation de l'art étrusque dans les cercles métalliques
de fabrication gauloise et germaine. -Cercles barbares en bronze ornés de godrons. -Formes
diverses des bracelets en argent et analogie entre ceux des Barbares et ceux des Romains. -Trésor
de Petrianecz, en Croatie. - L'argent n'a été connu dans le Nord que lorsque les habi[ants de
ces régions se sont mis en rapports plus fréquents avec les Romains. - Bandeaux en bronze ser­
vant de coiffure aux femmes dans les pays scandinaves.- Bracelets l torsades et brassards enrou­
lés, répandus dans toute l'Europe.- Bracelets antiques en verre de couleur.- Anneaux métal­
liques enchevêtrés. - Bracelets eu bronze, décorés de boutons et de fruits. - La multiplicité de
ces produits métallurgiques et la variété infinie de leurs formes prouvent qu'il existait depuis

longtemps, dans les pays du centre et du nord de l'Europe, une fabrication industrielle et artistique
fort active. - Les anneaux de toilette chez les Grecs : ���. Spintlreres ou Spathalia. -Le
bracelet en forme de serpent: ·� et �- -Textes et monuments anciens qui le mentionnent
et le représentent. - Les cercles portés aux chevilles par les femmes de l' InJe. -La mode s'en
est répandue jusqu'A Rome.- Note épisodique sur une plaque en or trouvée à Siversk.aya, près
du Kouban. -Les quadrupèdes androcéphales dans les monuments antiques de l'Orient et dans
la numismatique gauloise. - Symbole du serpent en Orient. - DEpwip:a, DeplAEliôtt; et autres
cercles usités chez les Grecs. - La nomenclature des bijoux annulaires, d'après l'Onornasticon de
Julius Pollux.- Le Dextrocherifllft dans les annales du Moyen Empire.- Les Ornamenta mulie­
hria classés dans le Digeste. -L'usage des anneaux en métal précieux, considéré comme un luxe
des temps mythiques; il devient ridicule et dégradant chez les bommes.-Par contre, les Torques,
les Armill� et les Coronœ font panie des récompenses militaires chez les Romains, Dona militaria.
- Textes et monuments anciens confirmant cet u sage. - Son avilissement éventuel chez les
Romains.-Il reste toutefois en grande faveur chez les Barbares.- Les colliers et les bracelets
accordés par Théodose-le-Grand aux Goths Grutbonges étab� près de Tomi, dans la petite Scy­
thie.- Le stratège Gerontios. -Cercles d'or que portaient les Domestici de race barbare attachés
au service des empereurs d'Orient. -Considérations sur l'époque à laquelle appartient le dyptique
en ivoire de la cathédrale de Halberstadt.-Captifs scythes et sarmates.- Distribution d'anneaux
aux troupes, confirmée par une médaille de Constance Il.-Narsès excite le zèle de ses alliés bar­
bares, en exhibant devant eux des colliers et des bracelets d'or. -Pourquoi l'on prétend que les
Torques et les Armillœ sont rares dans les sépultures des hommes l l'époque des invasions. -
Spintheres en or du tombeau de Childéric Jer et de diverses tombes visigothes et saxonnes.-Tra­
ditions scandinaves constatant la coutume d'ensevelir les chefs avec leurs bracelets. - Exemples
de ce fait, extraits de l'Egils-Saga et de l 'histoire du capitaine normand Hastings.-Cet usage est
également confirmé par des trouvailles filites dans toutes les contrées de l'Europe parcourues par
les Barbares.-Les bracelets des femmes daces sur la colonne Trajane. - Bijoux portés par la
femme d'un marinier du Rhin. - Un évéque arien affublé de bracelets profanes. -Les bracelets
d'or de saint Éloi et de la reine Bathilde.-Les Bou&as ou Armillœ des hommes du Nord.­
Scène de la chanson teutonique de Hildebrand et de Hadebrc�nd.-Les prédeuses Armillœ panno­
nie� ou avarenses.- Bijoux en faux or distribués par Clovis à ses leudes. -Aventures de Walther

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T A B L E D E S M A T IÈ R E S XVII

Pages
Manu-Fortis ou Gau thier d'Aquitaine et des anneaux d'or qu'il déroba à Attila. -Les trésors de
bracelets, Béagas, dans l'épopée angle-saxonne de Beowulf. - Rôle im portant des bracelets d'or
dans le Niebelungen/ied. -Les anneaux du géant lombard Algis, offerts à Charlemagne.-Bijoux
portés par les filles de celui-ci. -Les Nusches données par Bramimonde au traître Ganelon, dans
la Chanson de Roland. -Colliers , bracelets et anneaux pou r les jambes, offerts à une princesse
varègue par sa marraine J udith de Bavière, reine des Francs. -Colliers d'or cités dans la Chanson
russe d'Igor et Grivènes mentionnés dans la Chronique de Nestor. - Le voyage u r arabe l bn­
Foszlan parle des innombrables cercles en métal dont se couvraient les Varègues de la R u ssie. -
A necdotes relatives à des anneaux précieux, recueillies dans les Sagas du roi Olaf, fils de Tryggve.
- Le jarl norvégien Hakon et le bracelet d'or de la déesse Thorgerda Hœlgabruda. - Figure
u nique qui soit ornée d'un collier et d'un bracelet, parmi celles de la patère de Pétrossa (v).­
Mode de fermeture de l'anneau simple de Pétrossa co!Ilparé à celui d'autres a nneaux barbares. -
Travail primitif et grossier de l'anneau simple . - Usage auquel il a pu servir. -Les anneaux
d'assemblage employés par les anciens. -Trousseaux de clefs, d'ustensiles de bain et de toilette,
ou bien encore de breloqu es, Crepundia, ou d'am ulettes, B:zaxcÉYt2, tro u vés à Pompéi, en Dane­
mark, en Crimée et ailleu rs. -Collier romain du trésor de Simlau en Transylvanie. - Colliers
prophylactiques chez les Grecs et les Romains.-Colliers d'amulettes dans les bas-reliefs assyriens.
- Les anneaux simples de Pétrossa ont pu servir à rattacher ensemble diverses pièces de la col­
lection. - Ce fait n'a cependant pas été signalé par les inventeurs du trésor.

III. - L'Anneau à Inscription, Armilla 361

Importance que donne à cet anneau l'inscription qu'il porte.- Elle est actuellement l'unique épigraphe
du trésor. -Cette pièce est restée intacte jusqu'au vol de 1875. - Les brisures ont porté sur
l'inscription et sur les deux extrémités du bijou. - Dimensions de l'anneau et de ses fragments
actuels. -Fils enroulés en spirale à ses extrémités. - Analogie, sous ce rapport, avec d'autres
anneaux d'or antiques trouvés dans les régions danubiennes. -Découvertes d'Osztropata ka, en
Hongrie. - Mode de fermeture. - Un deuxième anneau à inscription a été détru it. - Étude
critique sur l'inscription. -Des transcriptions lithographiées ont été envoyées au Cabinet des
Anti-1ues de Vienne, à l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres de Paris et à l'I nstitut de
Correspondance archéologique de Rome. - Observations de M. Berger de Xivrey, publiées à
Jassy par M. G . Assaki, en 1841.- Essai d'interprétation en langue grecque. - La lecture pip! x:�l
-.rÎY!. - Les traits de l'inscription de Pétrossa comparés aux alphabets archaïques de la Grèce. -
Avis émis par le R. P. Secchi à Rome en 18.f.3. - Publication de M. G. Micali, 184-f..-On a
répété par erreur que le trésor contenait encore deux anneault portant des inscriptions différentes
et qu'il était déposé au Cabinet des A ntiques de Vienne. - M. J . Arnetb a red ressé cette dernière
erreur, en confirmant la première, en r851.- M . Thalson a cru que l'inscription était en langue
h unnique. - M. J. Zacher y a reconnu des runes germaniques, 1855.- Reproduction de l'an­
neau en galvanoplastie, envoyée à l'Académie des Sciences de Berlin. - Interprétation de l'inscrip­
tion par les frères Grimm, r856.- Lectures et traductions différentes de l'inscription, publiées
par MM. Massmann et Lau tb en 1857.- Évocation d u dieu Gutan sur des anneaux magiques.
- M. R. Neumeister émet de nouvelles explications sur la légende de l'anneau de P étrossa, r863.
- Dissertations publiées par M. Fr. Dietrich, c861 et r865.- L'inscription runique de Pétrossa,
citée par les savants danois, C. C . Rafn, Tborsen et L. Wimmer, 186-f,, 1867, I8j-f..- M . Vald.
Schmidt en publie des gravures dans les Comptes rendus du Congrès de Copenhague de c869,
parus e n 1875. - L'exactitude de ces dessins, contestée par M. Telge et par M. le D• Virchow,
p
1884. - Transcriptions et lectures de l'épigra he par M. G. Stephens, dans son grand ouvrage,
The Old-Northern runic Monuments, 1867 et 1884.- Lecture proposée par M. Cosjin, I8ï8.­
L'inscription de Pétrossa étudiée à nouveau par M. R . Henning dans son ouvrage, en cours de
publication : Die deutschen Runen-Denkmœler. - Défau t radical de toute lecture qui fait abstrac­
tion de la rune, cên, c, qui était tracée intentionnellement dans l'inscription. -C'est à tort qu'on
l'a négligée et qu'on l'a prise pou r un accident d u métal. - Nature des runes. - Origine de
l'écriture runique diversement expliquée. -Classification des runes, d'après Fr. Lenormant. -
Rectifications dans le tableau synoptique d u sroupe des runes germaines. - Les runes gothiques
sont les plus anciennes. - Date des runes de Pétrossa, d'après M. J . Taylor. - Exemples de
mon uments anciens portant des inscriptions en runes gothiques. - Les fers de lance de Kovel et
de Müncheberg. - Les fibules de Nordendorf et de H imlingœie. -La bouterolle, le peig ne et les

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XVIII LE TRÉSOR DE PÉTROSSA

Pqee
ipieux des tourbi�res du Jutland et de la Fionie. -Les Futures ou alphabets runiques, les plus
anciens, sur la bract�te de Vadsténa et sur la fibule de Charnay.-Les Futures postirieun, en
runes angl�onnes et scandinnes. - Forme toujoun imparfaite des runes primitives. -
Défectuosités du traci dans celles de Pétrossa. -Transcription scrupuleusement encte faite par
l'auteur, avant la brisure de l'anneau, en z8;5.- Éléments alphabétiques qui composent l'in­
scription de Pétrossa. - Publication de M. Fr. Bock, z868, résumant les interpRtations de
M. R. Neumeisttr. -Nouvel essai de lecture en langue grecque, tentée par M. Parmet. - Con­
sidérations qui déterminent l'auteur i proposer de nouvelles interpRtations pour l'inscription. -
Ses réserves i ce sujet. - Le mot Gutan, pris comme nom du dieu Odin. - Cette lecture est
défectueuse.-Emploi distinct des lettres runiques tir, T, et thorn, TH.- Le mot Gut ne peut
être que le nom du peuple goth. - Le groupe ai, et surtout ni, peuvent former une particule
l la fois négative et interrogative. - Le mot Ocvi. - Sens de la première rune Œthel, o, qui

correspond au mot Patrie. - Rôle que la lettre cên, c, joue dans la phonétique de la langue des
Goths.-Rapport du mot ocvi avec des expressions germaniques désignant une région aquatique,

marécageuse·· -Passage de Jomandès, qui décrit l'émigration des Goths dans la Scythie, appelée
Ol•im. -Variantes de ce nom dans les diHérents manuscrits de Jornandès. -Signification du
mot lulilag, d'après MM. Zacher, Fr. Dietrich et R. Henning. - Pourquoi Ulfilas n'a pas em­
ployé ce moL- Il désignait une consécration spéciale chez les payens. - Lecture et traductions
de l'ins;:dption résultant des analyses qui précèdent. - Caractère habituel des inscriptions runi­
ques.- Les sentences morales, les souhaits de bonheur et les exhortations belliqueuses sont rares
et généralement contestés. -Exemples choisis dans MM. G. Stephens, Rieger et Fr. Dietrich. -
Fibules de Freilaubersheim, d"Osthof et de Nordendorf. -Note sur les cornes de Gallehus, de
Tondem et de Jaszberény.-Essais d'interprétation appliqués &lU légendes les plus longues des
bractéates d'or, surtout par M. Fr. Dietrich.-Opinions plus réservées de M. S. Bu&,<>e à cet égard.
-Choix de bractéales sur lesquelles les runologues ont lu l'expression d"offrandes, de vœux, de re­
grets, d'exhortations, de sentences et de formules magiques.-Les formules d'évocation et de dédi­
cace étaient usitées dans les cérémonies religieuses des pays septentrionaux.-Citations de la Cry­

mogea d'Arngrim Jonsson et de l'Introduction à fhistoire du Dœremark par Mallet.-Fragment


d'épigraphe d'évocation, sur une pierre trouvée l Stenderup. Les vases et1es anneaux qui ornaient
-

les autels dans le culte odinique. - Importance religieuse, fatidique et prophylactique des runes
dans les chants de l'Edda. -Oassification des runes d'après l'influence qu'elles exercent sur les
actes des dieux et des humains. - Le Chœit de la Ya/kyrie Si[JUTdrifa. - Chant solennel du
Hâvanuîl.- Amulettes runiques de toute nature.- Les plus anciennes devaient être aussi les
plus précieuses.- Haute nleur des runes antiques d'après le Chant du Rig. - Destruction des
runes et des superstitions qui s'y rattachaient, pendant la longue lutte du christianisme contre les
croyances payennes des Germains et des Scandinaves. - f:Iabitacle des dieux gothiques dans les
régions de l'Orient. - Restes du séjour des Goths en Scythie. - Les signes symboliques des
Aryens et principalement le svastika. - Formule en rrmes de victoire. - Inscriptions en runes
nordiques sur des bandeaux anguiformes. - Les pierres tumulaires runiques de la S.:andioavie.
-Pierre de Gla,·endrup. - S.:ulptures mythologiques sur les cippes de Habblingbo, de Tjen­
gvide, de Laïvide et de Sanda.- Dalle de Ramsund. - Désaccord complet entre les scènes et les
inscriptions sculptées sur ces pierres. -Même désaccord constaté sur les bractéales en or.- Les
Vikings et les Varègues du moyen �ae. - Le lion du Pirée et ses runes douteuses, expliquées
quand même par C. C. Rafn. - Les Vikings et les Valaques ou Blakumen. -Les Blacs de Ville­
hardouin. - Erreurs et confusion dans récriture runique. - La lettre de Gudran et l'Aiiorune
Kostbéra.- L'anneau d'or d'Andvaré, chargé de runes. - Emploi des anneaux. - Les Saxons
achètent une patrie avec des anneaux d'or. -Multiplicité des anneaux dans les tombes anciennes.
- Les idoles scandinaves ornées d'anneaux d'or, d'après les témoignages d'Adam de Brême et de

Saxo Grammaticus. - Les anneaux portés au cou rar des animaux. - Cerfs apprivoisés dans
Virgile, Ovide et Calpurnius. -Opinions de M. Dietrich sur la nature de l'anneau de Pétrossa.­
L'anneau du serment chez les anciens Germains. - L'anneau et la baguette que portent à la
main les divinités de la Chaldée et de l'Assyrie. -Les sculptures archaïques des rochers de Mal thaï
et de Bavian.-Divinités portant également l'anneau sur les monuments de_ Ninive et de Sippara.
- Les Ferouers de l'Avesta et leur anneau. - Ce signe indique probablement le pouvoir
suprême et symbolise en même temps la fidélité. - Monuments sassanides ob l'anneau, orné du
Kosti, indique l'alliance entre souverains et entre époux de sang royal. - Rapports entre les Ira­
niens et les Germains. -Bractéales nordiques représentant des personnages portant un anneau à la

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T A B L E D E S MA T I È R E S XIX

Pages
main. - Formes de l'anneau d u serment chez les peuples anciens. - Anneaux existants auxquels
on a attribué ce caractère spécial. - Anneaux réniformes, fibules mamillaires, bracelets à têtes
d'animaux affrontés. - L'anneau du serment est souvent cité dans les Chants de l'Edda. - Pro­
cédure de la prestation du serment solennel, d'après l'antique législation islandaise. - Cet usage
a été · constaté chez les Danois et les Allemands payens du moyen âge. - L'anneau de Pétrossa
répond plus que tout autre aux conditions exigées pour l'anneau d u serment ou Baug-Eidr . -
Il a dû être importé en Dacie de la terre d'Ocvi et il porte des runes de victoire, Sig-Runar. -
Les anneaux d'or étaient nombreux dans les temples et chez les riches particuliers des pays gothi­
ques. - Légende sacrée de l'anneau d'Odin, Draupnir. - Les anneaux enfilés d u vane Vœlund.
- Genre de vie et travail de l'orfèvrerie chez les anciens peuples d'origine germanique. - Ensei­
gnements que nous fournit l'anneau à inscription de Pétrossa. - Regrets que nous laisse la
perte du second anneau à inscription et la mutilation de celui qui nous reste.

Additions et Rectifications 477

1. BoucLES EN Oa, CLOISONNA:-IT DES CRISTAUX ROUGES, AU M usÉE NATIONAL DE Bt:CARF..ST. - La boucle est
caractéristique dans le costume et dans les tombes des anciens guerriers germains. - Boucles à
cloisonnage de provenances diverses. - Celles du Musée de Bucarest n'ont pas pu faire partie d u
trésor d e Pétrossa. - I l . BASSIN EN ARGENT D E L A VÉNus LACÉDÉMONIEN!IlE, DÉCOUVERT EN 1 786, A
CAUBIAC, RETROUVÉ Au BRITISH MusEuM. - Son état actuel. - I I I . NoTE COMPLÉMENTAIRE st:R LES
DÉCOt.:VERTES DE PLATEAt.:X ANTIQUES. - Nécessité de cette note. - Le trésor de Civita Castellana

ou de Falerii. ---;- E. Q. Visconti énumère les plateaux antiques connus par lui. - Propriétaires
successifs du plateau représentant l'Hercule Neméen. - Le disque décrit par l'abbé Bracci, a été
conservé à la Villa Albani. - Grand disque d'argent représentant un cavalier tuant u n sanglier,
trouvé vers le milieu du XVI I I e siècle, à Rome et déposé au Musée chrétien du Vatican. -
Dioclétien et Arrius Aper. - Disque perdu de Massa d i Carrara . - Cinq pièces de vaisselle plate
romaine, découvertes en février I 888 à Chatuzange (Drôme). - Grand plateau décoré au centre
d' une croix gammée. - IV. LE TRÉSOR DE CoNcESTJ. - Son entrée au Musée de l'Ermitage impé­
rial. - Les centaures sur les vases de ce trésor. - Le Tombeau Royal découvert sur la berge de la
Podriga. - Contenu réel du tombeau. - Ce que l'imagination y a ajouté. - Structure et déco­
ration de l'hydrie de Con cesti. - La Situla et son inscription en caractères inconnus. - Situla
romaine en argent, découverte en I 8 I 4 en Bucovine. - V. DISQUE ou BoucLIER vonF, REPRÉSENTANT
LA VICTOIRE D E CoNsTANTIN LE GRAND, vt.: AU xvue SIÈCLE A LA cot.:R DE PoLOGNE. - Note manuscrite
de l'archevêque métropolitain de Moldavie, Dosofthey, consignée, vers I 686, dans un volume des
Vies des Saints, en grec. - Description de cette pièce, dans le texte roumain. - VI . LE DISQUE-

EN ARGENT D' AsPAR ET DES AaDABt:an, DANS LA GALERIE DEGLt Un:1z1, A FLORENCE. - Défectuosité
du dessin publié en I 77 I par l'abbé Bracci, d'après ce disque trouvé en I 796 à Orbetello. ­
VI 1 . LA TÊTE DE BŒt:F EMPLOYÉE cox:vE ORNEMENT sYMBOLIQt.:E DANS L'ANTIQt:ITÉ. - Trois salières en
or dans le trésor du Torontal. - Coulant en orfèvrerie cloisonnée dans le tombeau de Childéric Jer.
- Le bœuf, emblème de la fertilité. - Vases en métal phéniciens, chaldéens et grecs archaïques.
- La rondelle en or du duc de L uynes. - Association du bœuf et de l'abeille. - Co u lant pas-
sant en bronze au Musée national de Bucarest. - Les KEpœ-:& ou cornes à boire en corne, en métal
et en terre cuite, chez les Thraces et chez les Grecs. - Cornes affectant la forme d 'animaux. -
Kep�&-r� en or et argent. - Les Rhytons ; origine de ce nom. - Manière orientale de boire au rhy­
ton . - Rhyton en vermeil trouvé à Kertch et représentant le meurtre de Polydore. - Rhyton
découvert à Poroïna, en Roumanie. - Comparaison entre la structure de la 7tr'l�o!L� bovine de ces
deux vases. - ll!ptax&À�� des Rhytons. - Dimension du rhyton de Poroïna. - Les quatre figures
qui décorent son col. - Leurs poses et leu r costume. - Rapport avec les bas-reliefs d'Adam ­
Clissi. - L'art des Barbares du bas Danube. - Les formes et les ornements s'éloignent de plus
en plus de la nature, dans les arts des Orientaux. - Disparité entre les motifs d'ornementation
courante et le dessin des figures. - Les tasses ovales et le rhyton anguleux du trésor du Grand­
Sant-Miklos. - Autres cornes à boire. - V I I I . L rsTE DES DISQUES� PLATEAUX ET couPF..S ANTIQt:ES,
EN OR ET EN ARGENT QUI EXISTENT ACTt:ELLEMENT, - Énumération de quarante-deux pièces avec indi·
cations des lieux où elles se trouvent et de leurs diamètres. - I V. LES GRANDS ANNr.:Aux ET LE3
couRONNES MÉTALLIQllES EN GRÈCE, EN ORIENT ET DANS LES GAULES. - Ornements et bijoux annu­
laires employés dans la toilette des femmes d'Athènes. - Vases peints ayant rapport au culte
d'Aphrodite . - Ancien usage des couronnes en Europe et en Asie. - Certaines pièces du trésor

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xx LE TRÉSOR DE PÉTROSSA

de Pétrossa ont été prises pour des couronnes. - Les noms que les Grecs donnaient aux couronnes.
- Couronnes en Beu rs, en étoffes et en métaux et pierreries. - Les offrandes de couronnes dans
les temples anciens. - Couronnes portées par les dieux ct par les desservants des temples. - La
grande couronne de Novotcberkask. - Couronnes suspendues dans l' �lisc primitive. - La
Couromae de Fer de Tbéodelinde. - Les couronnes votives de Guarrazar. - Deux couronnes
trouvées au dernier siècle à. Kazan et actuellement perdues. - Les couronnes des magistrats grecs
et le diadème des souverains en Orient ct l Rome. - Les couronnes comme récompenses mili­
taires et comme prix des jeux. - Les couronnes nuptiales et les couronnes des banquets et des
fêtes. - Les couronnes funéraires. - La belle couronne en or ounagé, de l'Antiquarium de
M unich, trou,·ée en 1813 à. Armcoto, dans la Grande Grèce. - Les bandeaux funéraires et les
couronnes co feuilles d'or dans les tombes de la Crimée. - Bandeau portant l'effigie de Commode.
- Couronne en or ct pierreries, ornée de lionceauJ:, travail d'orfèvrerie asiatique, conservé dans
la Collection sibérienne de l'Ermitage impérial. - Citation de Laurent Lydus au sujet de la
ceinture métallique des Gaulois, dite Cartœnera. - X. LA PUQt:E EN oa DE SIVERSUYA ET LE

Qt:ADRt:PÈDE ..L'mltOCÉPBA.LE. - In6ueoces touraniennes sur le nord de l'Europe. - Le quadrupède


androcéphale en est une réminiscence. - L'église de Dorohoyc bâtie au XV• siecle par Étienne­
le-Grand, prince de Moldavie. - Disques co terre cuite émaillée. - L'androcéphale couronné
de Dorohoye. - Les croissants adossés qui décorent les monuments Gréc<HCythiques. - Chaine
co bractées d'or trouvée dans le Mont d'or de Kertcb. - Le plat en vermeil, trouvé A Mariyns­
kaya. - Plaques de harnais chez les Asiatiques. - Leur description dans le catalogue inédit que
Gille a rédigé pour la collection sibérienne de l' Ermitage impérial. - Plaques bosselées en or et
turquoises, représentant des quadrupèdes. - Enchevêtrement d'animaux fantastiques sur des
plaques venues de Mongolie. - Plaque, en argent doré, trouvée en Asie Mineure. - Cercle
d'animaux qui décorent les rondelles et les coupes antiques.

- .....

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TABLE DES PLAN C HES ET DES GRAV URES

Pages Pages

Pl. 1. - Frontispice, en chromolithographie, représentant le paysage du Fig. 10. - Objets antiques trouvés en Valachie (réduction des dessins
Mont lstritza et les dix pièces encore existantes du Trésor de faits par J. Negul ici, en 1838) : 1• Or11ement du cou (VII;.
Pétrossa, à l'état de restitution, à sa110ir : l'A iguière, le grand - 20 Les deux AnlleaJLX" (Il et Ill). - 3• La Coupe (XI: . -
Plateau, la Patère, la Corbeille octogone, la Corbeille dodé­ 4° La Patère (V). • 2�
CJJgone, la grande Phalère, les deux Fibules moyen11es, le 11. - Couronne de Novotcherkask • • ;.,
Collier, l'Anneau simple, la petite Fibule â l'A nnetnl à llz- • 12. - Phalère de Sibérie. 51
scription • m • t3. - Bijoux de la Chersonèse Taurique :a, b, c, d). h
Pl. Il. - En chromolithographie, représentant trois des Fièces e11 or simple, • q. - Bijoux. de la Dacie et de la Pannonie (e, f, g, h, i;. 53
en restitution : 1. LE PLATEAU, Orbis sive Lanx, réduit aux n 1 5. - Couronne de Recesvinthe •
;.Jo
deux cin�uinnes. - II. L'A:s:sEA.U SIKPLE, Torques, en gran­ • 16. - Couronne de Svintilla • • 5�
deur d'exécution. - III. L'AN:sEAu A. IMSCll!Pnolf, Armil!a, en , Iï- - Évangéliaire de Théodelinde, à Monza ;�
grandeur d'exécution Sg . • 1S. - Ornement de cuirasse, de Ravenne . ;;
Pl. III. - En héliogravure, représentant les mëmes trois pièces, dans leur n 19. - Reliquaire de Saint-Maurice d'Agaune ;;
état actuel, en rédudion : 1. LE P LATEAU, Il. L'A.'I :sEAu SIK P LE, • 20. - Vases de Gourdon (m, n) . )lj
Ill. L'ANNEAU A IMSCB.!PTIOl'f 357 • 21. - Objets de Pouan et de Charnay U, k, 1) 56
n 22. - Armes et bijoux du tombeau de Childéric 1•• (q, r, s, t). ;6
• 23. - Bijoux francs, anglo-saxons et danois (u, v, x, y, ;)
Vignette 1. - L'Anneau à insc�iption, en réduction . , 2-J.. - Vitrine du Trésor de Pétrossa, au Musée de Bucarest •

Il. - Initiale 1, composée de motifs et de pièces du Trésor . rn \ïgnette VIII. - T�te de chapitre formée par neuf des figures de la Patère
III. - Le Plateau , l'Anneau simple et l'A nneau à inscription en de Pétrossa et par son encadrement. • 71

réduction •
xm • IX. - In itiale P, formée par !"Aiguière et le Collier . 71
IV. - L'inSCTiption de l'anneau, dans un cadre u: Fig. :!5. - Diad�me eo or, de Dalby (face et revers). Mus�e royal do:
V. - La Corbeille octogone, en réducti.on . xx1 Copenhague. •
79
VI. - L'une des di\·inités qui ornent la Patère XXIV 26. - Statuettes en bronze , de style barbare ; a, b trouvée à
VII. - Initiale A , composée avec la grande Phalère, les Fibules Froehaug (Norvège). Musée de Christiania. - c : trouvée it
moyennes et la petite Fibule • Lille-Snœde (Danemark). Musée de Copenhague. 8o
Fig. 1. - Cane du Mont lstritza et de ses environs . - Ferronnière en or, de style barbare, garnie de monna ies byzan-
" 2. - Plan de la vallée de Pétrossa 3 tines. Musée de Copenhague . • 81
3. - Vue de Pétrossa . 4 n 28. - Plateau en argent, de Gélamir, roi des Vandales et des .\lains . 88
+ - Vue du Mont Istritza • ; Vignette X. - ln!tiale L, formée du grand Plateau de Pétrossa . SJ
5. - La Poule aux Poussins d'or , dans le trésor de la Basilique Fig. 29 . - Le P L .a.TEAU , vu à plat, réduction aux deux cinquièmes environ 91
de Monza . 19 " 3o. - Idem, coupe de profil, réduction au tiers environ •

6. - Bas-relief d e l a Basilique d e Monza, d'aprè:s u n e photographie. 20 " 31. - DÉcORAT I ON DU IIARU D U PLATEAU. Grandeur de !"original 90
7 · - Zone supérieure du bas-relief de Monza. •
21 32. - Fragment imaginaire du plateau de P�trossa, d'apri:s J. Arneth !P
8. - La Poule de Bon A ugure , fragment d e poterie du Musée • 33. - DÉcORATION DU CEliTll E DU PLATEAU. Grandeur de l'origi nal 9�
d'Orange 21 • 34. - Peintures murales dé.::ouvertes près de Saint-Jean de Latran, à
9· - Modèles d e grenats, tombés des bijoux d e Pétrossa • 26 �� - �d�
****

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XXII LE TRÉSOR DE PÉTROSSA

p..
Fig. 35. - Peintures murales de la catacombe de � tat, à Rome . • • •
� Fig. :Ô. - Insignes des Co•tn des Largessn !/IIJcms et des Co.. t�s dn
• 36. - Rqœ d"Hn"C'fll�, bas-rel ief du Musée Pie-Clémentin • lOO Bieru prim des Empereurs d'Occident et d'Orient (a, b,
• 3;. - Ln Portn.rs d"Erecr.s, fragmeDt d'un ba�relief du Musée c, d), d'après la .\"otitia Dipitat•,. . 16.f
Pie-Ciémentin. • • lOO ;;. - Diptyque en h·oire de CI�mentinus. Collection de 1\1. L. Mayer,
:;s. - Sllcrift« .i Dio•yso.s Stylos, peinture d'uoe amphore campa­ à Liverpool • 100
nienne du Musée Bourbon, à ll'aples • • 102 ;S. - Disque en argent, trouv� en t ; q., dans le Dauphiné. Cabinet
39- - Ofra.dn .i Libn �.u, peinture m urale de Pompéi • Jo3 des M4!dailles de Paris. tGï
40. - Plats à poisson , aotiques, o:-; ?.••..'* = a , d&ouven à \ïgnene Xl. - Gnffites inscrits au dos du disque d u Dauphiné . 168
Ba\·ay, en 18;-;. - 6, décout"en à Saint-Cbef, en 1;ôo. ­ • Xli. - Monnaie punique, fnppée en Sicile. 168
c, décou'-en à Umes , en 1� ao5 Fig. 19- - L'empereur Justinien et sa suite, mosaïque de San Vitale, à
41. - lA1u �· . décout"erte en 1 ï29 , dans le Derbyshire. Ravenne. • !lb
D'apri:s W. Stuk.ley . llO fo. - L"im pératrice Théodon et sa suite, mosalque de San Vitale, à
.p. - LIIIIX qruulrata, d&ouvene à Corbridge, appaneoant au duc Ruenne. • 1 83
de Northumberland • Ill 8 1 . - Médaillo n en \·ermeil, trou,·é à Rojdenstvensk.oyé . 187
.p. - Bassi n en argent du Tchertamlyli.-Kou..rpne. Musée de l'Ermi­ 8:!. - Coupe en argent (a), Médaillons (b, c, Il, �. /) et Tubes (8, h)
tage. Saint-Perersbourg • 1 16 en or, ornés de chenons et d'ondulations. Musées de Vienne,
4-1- - Disqne en argent, du roi scythe Rbescuporis. Musée de Ke.rtch l lï Saint-Petusbourg, Copenhague, Stockholm et Bucarest • 191
.p. - Disque en argent, trout"é à Aquilée. Cabinet des Antiques de 83. - Arm es en bronze e t en o r (i,j, Ir, 1 , "'• n , o , p), d e l a Scythie,
Yicnne 120 de la Dacie, de la Pannonie et de b. Germanie. M usées de
46. - Disque en argent, représentant le RetoiiT de Brisii.s. Cabioet Saint-Peœrsbourg, Berlin, Schwéri n, Strélitz, Budapest et
des Médailles de Paris. 121 Hermannstadt . ag3
4ï· - Disque en argent : Herode et le lio• de Xë.ie. Colle..-tion S.. - Médaillons en or, du trésor de Simlau (a, h, c). Cabinet des
de M. E. Piot, à Paris • n5 Antiques de Vienne . • a{J6
..S. - Bassin en argent, trouvé à Caubiac, en 1 ;8;. (Voy. aussi 1Ïft. 19l) 12; 85. - Objets antiques en pierre (•), bronze C•:, os (q) et or (r, s, t, x),
49- - Disque CD argent du trésor de Bernay : a, u.to de ce disque; ornés d'ondulations et de spirales. .Musées de Paris, Douai,
h, e.ho d'un disque en argent foUJ'T'é. Cabinet des ?tl.édailles Athènes, Constantinople et New-York . 202
de Paris. • a:O 86. - Rampe sculptée du palais de Persépolis . 211
5o. - E-bl�a en argent du Trésor de Soue-Dame d'Alençon. - 87. - Chapiteau tronqué d e Pen;épolis • 211
Musée du Lou'"re • a3a 88. - Rosaces antiques en or (c;, argent (g , h; , émail (a , h), terre
l J . - Disque en argent, trouvé à \\"eningen, e n a633, et actuellement cuite (/), pierre (d) et os (�), de Ni mroud, Sidon, Byblos,
détruit &33 Mycènes , Olym pie , Charnay et N ordendorf. Musées de
52. - Disque en argent d u trésor de Hildesheim. M usée royal de Londres, Paris, Berlin, Ath�nes, Munich et Dijon • 212
�in . a33 89- - T�te de vache en or et argent, trout"ée à Mycènes. 21l
53. - Plat eu arge.at, du trésor de Montcon::e t. a35 90· - Coupe e n bronze, trouvée à Nimroud. British Museum • 2 14
5-t- - Rosace du grand plat de Montcornet. • a36 9 1 . - Fragments d'un bouclier ,·oti f en bronze, trouvé à \"an, en Ar-

55. - Coupe en argent, décout"ene en a85a, à RojdenStte nskoyé. t36 ménie. British Museum 26
56. - Plat en argent , découvert dans le gout"crnement de Perm, 92- - Chaine en or, ornée de Crq••di.a, du trésor de Simlau. Cabinet

en Russie. t3; des Antiques de Vienne. - Médaille en or de Muimien


5;. - Écussons des Co.itn DolfiDticor.. , en Orient (a, h) et en Herculi us. British Museum • :uS
Occident (c, tl), d'après la Notiti.a DipitaiMIII . t 38 Vignette XIII. - Initiale 0 composée de l'Anneau simple et des deUJ:

58. - Disque en argent, trout"é à Conc.esti. Musée de l'Ermitage. 141 Corbeilles ajourées 219
59- - Sarcophage en pierre du Musée de Bucarest. 1,.3 Fig. g3. - L'.&."{lŒ41: SUIPLE, CD grandeur de roriginal 221
6o. - Patère en argent, de style sassanide. Musée de l'Ermitage. 45 • � - BraceletS en bronze (a), en argent 'h) et en or (c), d"Assyrie, de

6 1 . - Coupe en argent : � n Ciste •.rsti.Jw. Faœ et ret"ers. Chypre et de Rhodes. Musées du Louvre , de New-York

Collection de .M. le comte S. Stroganow • 1.18 et Musée Britannique n3


fu. - Coupe en argent : Silè>t� et JI�. Musée de l'Ermitage. 149 9:i· - Pavement de mosaïque , découven à Pompéi : COJII bdt
63. - Coupe en argent : J� de Mïreern. Collection de M. le tr k:c«adre le Gr-d COJIIre lu Persn. Musée Bourbon de
comte S. St:roganow. 149 ��es �
6-t- - Disque en argent : Mélugre 6 A talœrt�. .Mus6e d e l'Ermitage. J 5o Vignette XIV. - Tête de guerrier perse, en mosaïque. 228
65. - Disque en argent , trouv� e u a8;5, à Fonzazo , en V�nétie. • XV. - Canlier perse, en mosaïque. uS
Appartenant à M. Buzzat o. a3J Fig. 91). - Colliers et braœlets en or, pro,·enant de la Scythie (a, h, c, d, e).
66 . - Médaille e n or de Valentinien II t =-: 3 Musée de l'I::r mitage . 229
6;. - Médaillon en o r d e Constance I l . Trésor de Simlau. Cabinet 9ï. - Collier et bracelets en or, de style étrusque (a , h , c, d)
des Antiques de Vienne t53 trouvés dans les pro,·iuces rhénanes. 233
6S. - Disque CD argent, trouvé en J j2 1 , dans rA.rve. Musée de Genève 15" • g8. - As gaulois d'Arimicium . 238
69- - Disque en argent, trouvé à Pérouse, d'ap� G. Fontanini • a55 Vignette XVI. - Monnaie barbare, représentant un homme avec un anneau :al9
;o. - Médailles en bronze, de Constantin le Grand (a), de Constance Fig. 99· - le Ga11lois expïralll , statue en marbre du Musée Capitoli n ,
le Jeune (h, c), et de Magnus Décence (d), vainqueurs des à Rome . �2
Barbares. a56 • 100. - Sarcophage antique, décou,·en en t83 1 , dans la vigne Ammeu-
;1. - Médaille en argent de Constance 1••. a:,; dola. Music Capitol in à Rome . �6
; 1 . - Disque en argent, trouv � à Almendralejo. Académie royale de • 101. - Coupe e n argent, du trésor de Hildesheim : u dic11 LMniU.
M ad ri d • J 58 Mush de Berl i n . 248
; 3 . - Disque e n argent, trout"é à Orbetello, d'après D . Bracci. (Voy. • 102. - Le dieu gaulois Centunnos , sculpté sur un autel antique .
aussi fig. 201 ) . · - •59 .Musée des Thermes à Paris �9
14· - Médaill: en or, d e Valens. Trésor de Simlau. Cabinet des An- • t o3 . - Disque en &riJCnt, ,·ermeil et �!mail noir, troU\"é t\ Lampsaque.
tiques de Vienne. • 161 Musée de Tchinili-kiosk, a Constantinople . :ali
-:-5. - Pa,·ement en mosaïq ue , représentant des courses de chars. • 1� - Anse d'un vase en bronze, trouv4! à Pomp.!i. M usie Bourbon de
M usée de Lyon
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tGJ Naples 2 ;Ï
T A B L E D E S P L AN C H E S E T D E S G R AVURES XXIII

Pages Pages
Fig. Jo5. - Bas-relief des rochers de Serpoul-Zohab, en Perse • 258 Vignette XXII. - L'inscription de Pétrossa, d'après M. J. Zacher 3&)
, 1o6. - Bas-rel ief d'Adam-Clissi, dans la Dobroudja . z58 » XXIII. - Idem, d'après M. W. Grimm 369
, 107. - Torques en or, de la Provence (a, b), de la G alice (c, d), du » XXIV. - Idem, d'après M. Massmann 3;2
»
Danemark (e) et de l'Irlande (/). Musées d e Toulouse, d'Es- XXV. - Inscription d'une bague de Lubeck . 3;3
pag ne, de Copenhague et de Dublin 267 XXVI. - L'inscription de Pétrossa, d'après M. G. Stephens. 377
108. - Anneau en or massif. Collect. de M. E. de Veiga • 270 Fig. 1 38. - L'anneau à Inscription, d'après M. ValJ. Schmidt . 3;6
J(J(). - Anneaux en or et en argent (g, h, i, j, k, l, m, n, o, p, r), du JI 1 �. - Fer de lance, de Kovel • 386
Danemark, de Sui:de, d'Allemagne, de Hongrie et de Russie. 140. - Fer de lance, de Müncheberg . , • 387
Musées de Copenhague, de Stockholm, de Bonn, de Vienne 141. - Fibule en argent, de Nordendorf (face et revers) . 383
et de Réval 273 142. - Inscription de la fibule de 1\"ordendorf, d"après M. Linden-
, 1 10• - Diadèmes, torques, bracelets et anneaux en bronze (a, c, d, e, schmidt . 3S8
g, h, i, j, 1, m, n, o), en verre (f, k) et en or (b), de travail 1�. - Fibule en arge nt, de Himlingœie (face et revers) 3go
celtique , germai n et scandina\·e. Musées de France, de » I.J4· - Bouterolle en bronze, de Skodbjerg . 3go
Suisse et d'Allemagne . 274 » 1,P. - Épieux en bois, de 1\"ydam-Moss . ��
u 1 • - D iadèmes, torques, bracelets et anneaux en bronze (p, q, r, s, 1 46. - Peigne e n os, d e Vi-Moss . :'9l
t, u, v, x, y, f), de travail celtique, germain et scandinave. 14ï· - Épieux en bois de frêne, de Kragehu l . ��
Musées de France, d'Allemagne et du Danemark 27S 148. - Bractéate en or, d e Vatsténa, e n Suède �3
1 1 2• - Ornement en argent avec des spirales. M usée de Stockholm • 277 » q9. - F ibule en argent, de Charnay, en Bourgogne (face et revers;. 393
u 3. - Bracelet en or, trouvé à Pompéi. Musée Bourbon de Naples 2.8g » ! 5o. - Lame de œUteau runique, trouvée dans Id Tam ise • 3�,5
, 1 14- - Bracelet en or, trouvé en Sélande. Musée royal de Copen- Vignette XXVII. - L'l!lscaiPTIO!I DE P tT aosSA , d'après notre lecture �
hague . :z8g Fig. 1 5 1 . - L'anneau à Inscription, d'après M. F. Bock • 400
, uS. - A riad11e endormie, statue en marbre du Musée Pie-Ciémentin, Vignette XXVIII. - L'inscription de Pétrossa, d'après M. F. Bock. 40 1
à Rome . zgo Fig. J52. - Bague runique en or, trouvée en Angleterre. • 412
u6. - Plaque en or, trouvée à Siverskaya, près du Kouban. Musée n 1 5 3. - Bractéate fragmentée en or, de Vedby, en Fionie 412
historique de Moscou •
zg3 » 1 54. - Bractéate en o r , d e Nœsbjerg, en Jutland . 41z
, 1 17. - Monnaies en or et en billon (a, b, c, d, e, f, g, h, i, j), frappées 1 ;)5. - Fibule e n argent, d e Freilaubersheim :race et revers). 416
par les Gaulois de l'Armorique, avant la conquête romai ne . 2.95 » 156. - Idem, d'Osthofer (face et revers) • 417
, 1 18. - Sculpture en pierre, des Topes indiens de Sanchi et d'Amravati • • 57· - Cornes et gobelet en or , argent et ivoire : (a) Corne en or ,
(a, b, c, c) 2.99 de Gallehus. - (b) Reiiefs de la corne en or, de Tondern.
1 19. - Peinture murale de Pompéi : A donis , Cupidon et Vénus. - (c) Gobelet en argent et vermeil, de Bav nehœie. - (dd)
Musée Bourbon de Naples. 3o6 Ciselures de ce gobelet. - (t:) Corne en ivoire, trouvée à Jasz­
, 1 2.0. - Monuments funéraires de soldats romains, décorés de Torques, berény, en Hongrie, dite Corne d'Attila .
d'Armillœ et de Phalerœ (a, b, c, d). Musées de Bonn, de n !58. - Bractéate en or , de Skodborg 42.0
Mayence et de Vérone. • 3u • 1 S9- - Idem, de Fionie •

, 1 2 1 . - Diptyque en ivoire de l a cathédrale d e Halberstadt. • 3!8 • 16o. - Idem, de Bolbrœ.


» 1 2.2. - Guerriers scythes du Bosphore Cimmérien, représentés sur u n " 161. - Idem, de Tjœrke .
vase e n electrum. Musée d e l'Ermitage • 32o , 16z. - Idem, de Seel and
n3. - Scythes du Borysthène, éleveurs de chevaux , représentés sur • J63. - Idem, de Lellinge
une hydrie en vermeil. Musée de l'l::r mitage 320 , 14 - Idem, de Danemark
1 24- - Médailles en or de Constantin I l (b et c) et de Constance Il (a) • 322 • 165. - Idem, de Danneberg .
n n5. - Spinther en or du tombeau de Childéric I••. Cabinet des • 166. - Idem, idem • •

Médailles de Paris • 3z6 » 16j. - Idem, trouvée à A::s um, en Suède.


n 1 26. - Spinther en or, trouvé à Pouan. Musée de Troyes . 3z6 » 16-,. - Anneau d'or, trouvé à Cœsl i n , en Poméranie.
, 12.7. - Femmes daces de la colonne trajane (a, b). 3 33 Vignette XXIX. - L'INSCaiPTIO!I DE PÉTaossA
o 128. - Stèle funéraire du marinier Blussus et de sa famille. Musée Fig. 169. - Cippe runique de Habblingbo
central de Mayence. 334 " 1 70· - Idem, de Tjaeng\·ide • 438
Vignette XVII. - L'une des divin ités de la Patère de Pétrossa • 35o • 1 7 1 . - Idem, de Laivide. .:HO
Fig. 1 29. - Anneaux en bronze (a), argent (b) et or (c), trouvés en Cour­ 1 72. - Idem , de Sanda 440
lande, en Danemark et en Champagne. Musées de Mitau, de Jj3. - Dalle runique de Ramsund . +P
Copenhague et de Troyes • 351 • 174- - Lion en marbre du Pirée, actuellement à l'arsenal de Venise :
n I3o. - Trousseau d'usten siles de bain, e n bronze, trouvé à Pompéi • 353 a. Flanc droit. - b. Flanc gauche . 4H
J3J. - Anneaux en bronze, servant à réunir dh·ers ustensiles, trouvés • 175. - I n scriptions runiques (a, b) du Lion du Pirée, d'après les resti-
en Danemark. M usée de Copenhague. 354 tutions proposées par Rafn. • 4 t5
» J 32. - Chaine en or, ornée d'amulettes et trouvée en Crimée. Musée » 1;6. - Sculpture sur bois, décorant le dossier d'un siège, à Hiterdal,
en Norvège •
de l'Ermitage • 356 449
Vignette XVIll. - Initiale S, formée par l'Anneau à i n scription de Pétrossa » 1 77. - Fragment des bas-reliefs, sculptés sur les rochers de Malthai,
et par des ornements runiques . 3Sj en Assyrie. 4;
_.
Fig. I 33. - L'ANNEAU A h'lscaJPTJOII, en grandeur de l'original . 358 u lj8. - Bas-reliefs sculptés sur les rochers de Bavian, en Assyrie. 4 ;;
" 1 34. - Anneaux d'or, ornés d'enroulements et de spira!es, provenant • 1;9. - Déesse assyrienne. M usée Britannique. .p6
de H ongrie et de Bucovine. M usées de Budapest (a) el de » 18o. - Procession de divinités assyriennes. Musée Britannique. •
.p6
Vienne (b). 3 59 • 181 . - Le dieu Samas , adoré par un roi de Sippara. M usée Bri-
• I 35. - Torques (b) et Armilla (a) en or, découverts à Osztropataka. ��� �
Cabinet des Antiques de Vienne . 36o » 182.. - Bas-relief scul pté sur un rocher à Teng-i-Saoulek . �9
» r 36. - FaAGIIE!ITS DE L'ANNEAU A I!ISCRIPTJO!I. État actuel • 36z " t83. - Bas-relief sculpté sur les rochers de Tak-i-Bostan . 46o
Vignette XIX. - L'inscription de Pétrossa, d'après J. Arneth . 363 , 11i4. - Bas-relief sculpté sur les rochers de Nakch-i-Roustam 46o
Fig. 1 37. - L'anneau à Inscription, d'après J. Arneth . 363 • I 85. - Groupe de statues placées au fond de la grotte artificielle de
Vignette XX. - Inscription de Pétrossa et caractères archalques grecs. 365 Tak-i-Bostan o�-Gr
JI XXI. - L'inscription de Pétrossa, d'après Micali • 367 ,
http://cimec.ro 186. - Bas-relief sculpté sur les rochers de Nakch-i-Roustam . .j.6 1
XXIV LE T R E S O R D E P E T R O S S A

•-cc•
Fig. 1&> � is '). MédaiUon saadinue en or, trou\·;! • M idt - M jelde , en
- <J. Fig. 202. - Do!\-eloprement des relicfa qui ornent le .:ol du rhyton en
l\on·q;e. Music de Bergn. - "- Bnct.!ate en or, de Troll- argent doré, trou v� à Porol na, e n Ro u m a n ie . 4�
heua, e n Suède. �usée de Stocl.:bolm 46:; • ::o3. - Ron del le
anti'l uc en or, de style- oriental. Cabinet des M�Jail!ca

\ïgnette XXX. - M o nnaie barbare rcprlsentant un homme no; un anneau de Pu-is. 496
• ta main. • �- - Coulant antique bi"'nre 1face et revers). Musée de Bucarest .
en 4��
Fig. 1:t,". - Anneau en !>ronze , uou,-é • Morges. CoUection de M. Foret -16; • ::0:.. - Rbyton en argent el vermeil ;face et profil ) , trou\·é à Poi"Di na,
• 188. - Fit-ule mammiUaire en or , trou\-ée CD lrlaDde. �\usée de
en Roumanie. Musée de Bucarest 498
Trinity-College, • Dub: i n 466 • m - Coupe en or {face et profil) du trésor du Grand-Saint-MikJos.
• 1 89-- - Bca.:dcts CD or, p rovc oa nt de Silésie 14�, de Syrie :&), et de
C&binel des An tiq ues de \ïc n nc
Crimée (c\ Musées de Berlin, du Louvre et d'Odord . • �· - Coupes ea UJ!Cnt d'origine asiati.:j ue <2, Le Triomphe 4�
• IÇIO- - Coupe runi.::a uc en argent, trou.-ée • Tœmmcrup •
&edla, p rG\'ena nt de Badaltcban. - b, Gi-rtic musicit'll nu
•• liort aprri.oisj, provenant d'lrbi l. - c, Ch�v�l paiss<Jrtt,
191. - Boudes en or, en argent et en bronze doré, cloisonnant des
grenats ct de la nrroteric coloriée, d'origiDe gothique, alla­ pronnant de SludltL Musées de l'lndia-Offic.: à Londres, de
l'Erm itage et de M. le comte de Strogaaow, à Saini-Peters-
mane, burgoDde, franque el angl�saxonDC, dé.:ou.-enes CD
Hongrie (•• •• c:, CD AllemagDC (4, �.f. g), CD FraDce c•. i,
bourg . 5o3
208. - Atbéniennes • leur toilette, sur un use peint utique So3
•, •, o), CD Belgique \j, t, r; et en ADgleten-e (p;. 4-:7
• •

Boucles en or et cristam: rouges.. Music de Bu.carcsl .


209- - Couronne en feuilles d'or, de trnail grec, trouvée à Arme nto,
-179

1� -
dans la Basilicate. Antiquarium de M u n ich . 5o6
��- - Boucles CD or ct cri suu rouges, trouvées à Salzbourg. CabiDet
:ua. - Bandeau funlra.ire en feuilles d'or , pro,·enant de Kench.
des ADtiqDes de \ïenoe . 4:-9

• IÇ4- - Busin en argeDt de Vi>ud .l..IJcidiMa�


a , trouvé CD 1�S, à
Musée de l'Ermitage. •
5o;
� � � - - Couronne en or et picna-ies, pro,·enant de la Sibérie méri-
Caubiac.. État actDel. British -'luseum . •
,.&
MllSée de l'Ennitage. 5o;
\ïgnene XXXL - I nscription. au
dioaale.
pointillé sur œ bassi n ,.&
• 2 1� . - Qu.dru pèdes aadroa!phales <2 , Ron deU e e n terre cuite
g 1�.
Fi . - Centaure en argent et nnneil, du Trésor de Falerii (faœ et
à !'�lise de Saint-Nicolas, à Dorohoye, en Rou­
émaillée,
profil). Cabinèt des Antiques de Vten.ne 4113 manie. - b) Bas-relief sur pien-e dans l'égl ise de Sauvigny,
• •

VIgDette XXXI L - Croix � sur un plateau de Montcornet •


,.86 en France. - c, Figures ciselées su r l'une des aiguières en
Fig. 1!.fj. - D.!vcloppelDCilt des bas-reliefs qui décoftDt le pourtour de or, du trésor d u Torontal, dans le Banat de Temes.-ar. 5o9
la Sihda de CoDœsti. Musée de l'Ermitage •
_.a6 • zt3. - Fracmcnt d'une cha i ne en or, trou..-ée dans Dnc tombe du
• 19:"- - MosaiqDe de Marefoschi. MDS6e de Be:rliD •
48ï Mont d'Or, en Crimée. Musée de l'Ermitage. S1o •

• 1!JS. - Hydrie en argent, décoUYerte en 1811, à CoD.:esti. Music de • 24- - Plat en argent doré, trou.-é à Mariynsltaya, prù du Kouban.
l'Ermitage •
4.89 Musée historique de Moscou 5to
• 1� - Situla CD &rgalt, décoaverte CD l!ln, à Conccsti. Musée de D 26. - Plaque en or et turquoises, bosselée, de prove nance sibérienœ.
l'Ermitage. 490 Musée de l'l::nn itage. • Sn
\ïgnerœ XXXIII. - Caractères tracés aa poiDtillé sous la Si tula de CoDœsti 41lD \"ignenc XXXI \". - Profil de cene plaq u e •

Fig. 200.. - Situla romaine en argent, décou.-erte ea 184, en Buccn-iae. Fig. 216. - Plaque en or, ajourée, de provenance mo ngol i.::a ue . Sn
Cabinet des -�tiques de Vienne 491 • 21;. - Plaque en argent doré, appartenant à M. le D• Feoerly , de
• �o1. - Disque en argent, d'Aspar et des Ardabllrii, troure à Orbetello, Consta nti norle 513
d"apri:s une photographie exécut6e dans la galerie dtgli • 2.18. - la P.a.Tbu: D E PË:Taos:u et la SnTl:ETTI: .a.ssrSE, qui fonne
U./i;i, à Florence • -�� son -bo (face et pro fil). . S14

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TAB LE D E S M ATI È RE S

Pages

IV L'Aiguière, Oenochoe .

Descriptions de l'Aiguière, faites par M M . de Linas, Soden-Smith et Fr. Bock . - État de l'Aiguière
au moment où elle est entrée au Musée de Bucarest . - Dimensions, forme et poids de l'Aiguière.
- D escription du pied et de l'orifice. - Leur ornementation perles soudées en relief. -
Festons découpés et ciselures anguiformes, à l'orifice. - Panse du vase. - Décoration en
forme de strigiles, usitée dans les arts romains, surtout aux premiers siècles du Christianism e .
- Sarcophages d'Eutropos e t vases divers, striés d e cannelures ondulées. - L e col e t le
fond de la panse sont décorés de chevrons, de pointillé, d'imbrications et surtout de feuilles
d'acanthe et de fleurs de lis. - Style barbare de ces ornements floraux. - Ch aînons en or de
Guarrazar. - Bractées votives romaines, découvertes dans les Gaules et dans la Grande-Bretagne.
- L'anse de l'Aiguière. - Le soi-disant poucier godronné en forme d'oiseau, qui la surmonte.
- Vases gréco-romains présentant une disposition analogue. - Fibules bax bares en forme
d'oiseau . - Fleuron en fleur de lis o u de lotus. - La fleur de lis employée comme motif
ornemental dans toute l'Antiquité . - Galbe de l'Aiguière de Pétrossa. - Décorations végétales,
employées par les artistes grecs et romains de la belle époque. - Décorations géométriques
usitées plus tard. - L'œnochoé de Pétrossa tient le milieu entre les deux. - A mulœ, Urceolz�
A mpullœ et Aquamanile chrétiens. - Flacons en verre dans l'Antiquité romaine. - Aiguières
anciennes, fabriquées dans les contrées de l'Orient. - Découverte d'Apahida en Transylvanie,
contenant une couple d'aiguières en argent ; leur description. - Il y a eu primitivement deux
Aiguières pareilles dans le trésor de Pétrossa ; l'une a été perdue. - Couples ou paria
d'œnochoés dans le trésor du temple de Mercure, découvert à Bernay en Normandie. - Aiguière
niellée, de style pseudo-égyptien, provenant d'Arud en Transylvanie. - Les œnochoés, isolés
et surtout appareillés, étaient employés dans les cultes anciens, autant chez les Orientaux que
chez les Grecs et les Romains. - Les monuments figurés, aussi bien que le,; auteurs anciens,
nous l'attestent. - Oenochoés en argent et en or, dans le temple de Jupiter à Olympie et dans
le trésor du Parthénon. - Les aiguières, sous différents noms, étaient également usitées dans
les banquets des riches et dans les fêtes populaires. - Vases de cette for m e que l'on fabriquait,

Il *

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UVI LE TRtSOR DE PÉTROSSA

Paps
dans des matières de haut prù, surtout l l'�poque de la d«adence. - Types d'aigui�res
byzantines, figurtes dans la Noliba Dipil11htM. - Les deux aiguières antiques de Saint­
Maurice en Valais, dont J'une est en sardonyx sculpt� et l'autre en or couvert d'�maux cloi­
sonnés. - L'Aigui�re de P�trossa est une pièce de luxe, dans laquelle on reconnalt non
s eulement l'influence a� de l'art classique, mais aussi certains indices franchement
barbares. - Quelques-uns de ces indices trahissent les formes usittts en Orient ; d'autres
rappellent les goats du Nord. - Rapports des peuples barbares de l'Europe ancienne avec
l'Orient, dans Je domaine des id&s religieuses aussi bien que dans celui des arts. - Emblêmes
des dragons cri<>ttpbales. - Statuettes de divinités gauloises qui portent des serpents l tête
de bélier. - Le trésor du Grand St. Miklos, dans Je Banat de Temesvar, nous donne également
plusieurs preuves frappantes des associations hybrides qui s'étaient établies entre les arts et
les mythes des Grecs, des Orientaux et des Barbares du Nord. - Aiguières diverses faisant
partie de ce trésor e t portant d'&-a.nges inscriptions runiques. - Quelques coupes de même
provenance portent des inscriptions chrétiennes, rédigées en langue grecque. - L'œnochoé de
Pétrossa n'est pas u ne œUYre purement orientale et sassanide ; il n'est pas non plus un produit
marqué au sceau de l'art classique des Grecs et des Romains. - Cest plutOt un de ces riches
puisoirs, Slltlpt}m-, avec lesquels les Va1kyries remplissaient, selon les légendes poétiques de
l'Ed4a, les cornes à boire dans les somptueux festins des Goths, établis autrefois dans les
régions scythiques et plus tard dans la Dacie - Planche en couleurs représentant J'aiguière
de Pétrossa, restaurée. - TI y a quelques inexactitudes dans les détails de ce dessin. - Planche
en héliogravure representant l'aiguière sous ses deux faces, dans son état actuel.

V. - La Patère, Pa.tera .
Descriptions de la Patère, données par MM. de Linas. Soden · Smith et Fr. Bock. - Dimensions
de la Patère. - Sa construction à l'aide de deux lames superposées et soudées. - La lame
extérieure est unie. - Pied circulaire. - La lame intérieure est ornée d'ornements repoussés
et ciselés. - Ceps de vigne, perles et torsades sur le bord. - Cercle de seize figures disposées
au-dessous du bord. - Deuxième décoration circulaire autour du rr.édaillon central. - La
statuette surgissant au milieu; ses dimensions; son aspect. - Personnage féminin assis, portant
un gobelet entre les mains. - Division des seize figures en quatre séries, comprises entre les
quatre fleurons du marli. - Description de chacune des seize figures, d'après M. de Linas. -
Leur désignation comme des divinités germaniques, d'après le même auteur. - Corbeaux qui
accompagnent trois de ces divinités. - Saillie formée par la statuette centrale. - Forme
d'écuelles à umbo surgissant, usitée jusque de nos jours en Orient. - Rapprochements de la
figure centrale avec une statuette babylonienne en albâtre, avec les Kamnmaya Baby de Sibérie
et de Crimée et avec d'étranges statues phéniciennes (?), trouvées à Yécla en Espagne. - Sexe
des seize figures en bas-relief qui forment le pourtour du vase de Pétrossa . - Neuf hommes
et sept femmes. - Cfs personnages diffèrent par leur âge. - Leur groupement sous divers
points de vue. - Deux groupes de trois personnages, run composé de femmes et l'autre
d'hommes. - Ils semblent former deux triades symétriquement opposées. - Il n'y a que trois
personn::ges assi s. - Les autres, lous debout, forment une ronde mouvementée. - L'ensemble
représente une fete solennelle. - Ce sont les dieux de la \\"alhalla germanique, malgré le
caractère gréco-romain de leurs vêtements et de quelques-uns des attributs qu'ils portent. -
Les corbeaux prophétiques d'Odin. - Fête en l'honneur de la déesse de l'abondance et de la
joie, représentée dans le pourtour du vase. - Scène de quiétude pastorale dans l'umbo. -

Époque que l'on peut assigner à cette pièce d'orfèvrerie. - Sculpture sur ivoire dans la basse
époque de l'Empire romain. - Les divinités paiennes sculptées sur ivoire, qui ornent l'ambon
dans la Rotonde d'Aix-la-Chapelle. - Sarcophages datant des premiers temps du christianisme,
ornés de sculptures. - Les Scandinaves ont grossièrement imit� les sculptures romaines. -
Les artistes grecs et romains ont travaill� pour les Goths. - La patère de Pétrossa a dll être
fabriquée du temps où les Goths occupaient la Dacie. - Orfèvres romains employés par les
Barbares du Danube. - Anecdote de la reine des Ruges, Geisa, rapportée par Eugipius. -
Chilpéric Irr rivalisant avec Tibère Il pour les travaux d'orfèvrerie. - Les orfè\"res errants
existaient dans les temps anciens, comme dans l'Orient actuel. - Éléments divers qu'ils réu­
nissaient dans leurs œuvres. - La patère de Pétrossa est une preuve de ce mélange de
styles et de procédés industriels. - On en trouve également des exemples ailleurs. - Coupe

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T A B L E D E S M A T IÈR E S XXVII

---- - - ------

Pages
en argent réunissant en elle des éléments grecs et touraniens : « Mariage mongole » . - Le
mal/eus du popa des Romains et le marteau sacré du dieu Thor. nommë Miœl!nir. - Inter·
prétation différente, donnée aux sujets de la patère de Pétroisa par MM. Jos. Arneth, Matz et
enfin par Ch. de Linas. - Ce serait le cortège d'un thyase isiaque . - Il est beaucoup plus
probable que les figures de la patère de Pétrossa ont rapport à la religion des Goths. - Cette
patère se présente à nous sous un double aspect ; elle est à la fois de style grec et de caractère
gothique. - Elle a rapport à un culte pacifique et agricole, qui convient au sol fertile de la
Dacie. - Les patères ayant servi aux cultes de J'antiquité ne nous font pas défaut. - Exemples
de vases du même genre, en Babylonie, en Égypte et en Phénicie. - Coupes du Varvakeio n
et de Dali. - Coupes en vermeil fabriquées par les Perses, sous les dynasties des Arsacides
et des Sassanides. - Coupe de la déesse Nana-Anat . - Patères romaines en or et argent. -

La patère de Rennes et celle d'Hildesheim . - Classification des patères antiques d'après leurs
genres de décoration. - Patères simples, patères à godrons. - Patères ornées de dessins
géomëtriques, d'ornements vëgétaux, de natures mortes, d'animaux vivants, - de figures
humaines, - portraits et bustes, - de scènes de )a vie privée et de faits historiques . - Patères
destinées au culte et reprësentant des Dieux, des scènes mythologiques et des emblèmes ou
des symboles religieux. - La patère de Civitta-Castellana. - La coupe de Troia en Portugal .
- La coupe de Castro Urdiales. - Les coupes permiennes de la përiode des Sassanides. -
Rois chassant à cheval. - La petite patère romaine représentant ' la mort de Cléopâtre ». -
Les orfèvres anciens imités par les céramistes. - Résumé récapitulatif. - Place de la patère
de Pétrossa parmi les divers genres de vases. - Travail grec du Bas-Empire. - Sujets de
mythologie gothique. - La seconde patère du trésor de Pétrossa dépourvue de figures ; ell e
est perdue. - La planche colorée no VI représente, en réduction, la patère de Pétrossa et la
statuette de son Umbo. - La planche VII nous donne en héliogravure la patère, plus réduite
encore et portant au centre la statuette.

071JE T S EN 0 '1{_, 7JtC O 'l{É S 7JE PIE 'l{_'l{_ES E T 7JE C'l{_I S TCI! UX

Observations Préliminaires S9

Sept des pièces qui, dans le trésor de Pétrossa, étaient ornées dt= cristaux et de pierres fines,
existent encore. - Elles sont presque entièrement dégarnies de ces ornements. - Ces altéra­
tions permettent de constater les procédés de fabrication employés dans leur exécution. -
Trois manières différentes de poser les pierres. - Sertissage ou cloisonnage des pierres. -
Pierres posées à jour ou à claire-voie, dans un réseau métallique. - Pierres encaissées dans
des vides creusés ·ou champlevës. - Ces trois procëdés sont quelquefois employés simulta­
nément sur la même pièce de joaillerie. - Indication des différents pro cédés pratiqués sur les
sept pièces en question.

VI. - Le Hausse-Col, Co/lare.

Description du Hausse-col, fournie par MM. de Linas, Soden-Smith et Fr. Bock. - Structure de
cette pièce. - Deux plaques d'or superposées à intervalle. - La plaque supérieure est
découpée à jour. - Les vides sont remplis de pierres et de grenats taillés, formant des dessin s
symétriques e t réguliers. - Mastic résineux entre les deux plaques. - La pièce est formée
d'�o�n croissant, d'un carcan et d'une arrière-portion m obile, se mouvant sur charnières avec
goupilles . - Le Hausse- col a été fortement endommagé, mais on l'a restauré. - On l'a pris
d'abord pour une coiffure. - Cependant il ne peut pas être posé sur la tête. - En revanche,
il s'applique parfaitement au cou, comme les hausse-cols des officiers modernes. - Des hausse­
cols semblables ont été trouvés dans des tombes anciennes. - Hausse-col lunaire en or, pro­
venant de l'Irlande. - Hausse-cols en bronze, du Danemark. - Hausse-col en or, décoré
d'animaux découpés à jour et ciselés, trouvé dans une tombe gréco-scythique, à Kertsch. Les
hommes portaient cet ornement chez les Barbares du Nord. - Chez les Romains des premiers
temps du Christianisme, les femmes seules portaient de larges colerettes gemmées. - Exemples
pris dans les peintures sur verre des antiques patères chrétiennes. - Les hausse-cols rempla­
cèrent probablement chez les Barbares du Nord les anneaux ou torques portés au cou. - Le

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xxvm LE fRtSOR DE PtTROSSA

Pages
trésor de P�trossa a peut·&e contenu un second Hausse-col plus simple d dl!pourvu de
pierreries. - La figure VW �produit le Hausse-col, en restauration coloriée. - Sur la
planche VII on voit �galerr.ent le Hausse-col represent� en h�liogravure dans son &t actuel.

VII. - La Grande Fibule, Phalerœ pectorales

La grande Fibule rst la pike la plus importante parmi lu bijoux gemmés de Pétrossa. - Son
nom populaire : lA P011/e (lfiZ �s tror. - Description de cette pièce. - Elle affecte la
forme d'un oiseau. - Est-ce un aigle, un coq de bruyère ou plutot un épervier ? Tete creuse.
- Cou tubulaire et percé à jour. - Corps et queue, formés d'une plaque recourbée en arc. -
Dessin rudimentaire des ailc:s repliées et des cuisses sans serres. - Revetement de pierres et
de cristaux. - Variété des pierres rreciçuses qui recouvraient cette pièce. - Elles ont disparu,
en majeure partie, des cloisons qui les renfermaient. - Plastron ou Tœfll.i"' rectangulaire sur
la poitrine. - Grand saphir ou grand rubis, balais cabochon placé autrefois au centre du
plastron. - Cloisonnage imbriqué en grenats rcu�s, aux ailes et aux cuisses. - Les quatre
pendeloques en cristal de roche attach ées l la queue. - Elles ont la forme des glands à capsule
d'or. - Des chain es tressées les rattachent à l'oiseau. - Vide qui existe actuellement entre le
cou et la poitrine. - Grand caractère de ce bijou. - Dimensions de cette pièce. - Descrip­
tions qu'en ont données MM. �ode n-�mith et Fr. Bock. - Fausses explications de ce bijou
p roposées par ce dernier. - Mortaises, pivot, tube et ardillon qui composaient l'attache au
dos de ce bijou. - Son aspect somptueux a ébloui ses premiers inventeurs. - Leurs descriptions
nalv� mais exactes. - La forme de cette fibule n'est pas celle d'une poule. - Elle a plutOt
!"aspect d"un épen;er ? - Ce pourrait etre l'image du lla11lr sacré des Germains. - Les
oiseaux de ce genre se retrouvent dans les bijoux et surtout dans les fibules des sépultures
barbares. - M. de Linas a rapproché la grande Fibule des aigles byzantines. - Exemples
de ces aigles sur des étoffes ct des sculptures, travaillées dans le Bas-Empire. - Étoffe de
Brixen, d'Auxerre et de Copenhague. - Bas-relief de Chilintari. - Panneaux en bronze des
anciennes portes, l Saint-jean hors les murs. - Rapport frappant de la grande Fibule de
Pétrossa avec une grande Phalère en or et pierrerie provenant de Sibérie. - Ces deux pièces
ont dù are portées corr.me de grands plastrons à agrafes, posés sur la poitrine. - Aspect
plus réel de la Phalère sibérienne. - La grande Fibule de Bucarest rappelle la forme donnée
aux volailles, dans un bas-relief antique qui servait d'enseigne à une marchande foraine de
Rome - Les couronnes ou casques de certains rois et princes de la dynastie sassan ide sont
surmontés d'oiseaux, qui se rapprochent de l'épervier de Pétrossa. - Monnaies d'or et d'argent
de Vaharan ll et de Ho rmuz d ll, qui attestent ce faiL - La grande Fibule de Pétrossa convient
parfaitement, par sa ferme et par les procédés de sa fabrication, au croyances religieuses et
aux pratiques industri el ! es des Goths de la Dacie. - Les grenats formaient, à l'époque des
invasions barbares, la tase de toute pièce d'orfèvrerie cloisonnée. - Autres gemmes ordinai­
rement employées dans les artS somptuaires des peuples barbares. - Restitution polichrome
de la grande Fibule, faite dans la planche IX, d'après les dépositions des inventeurs du trésor
de Pétrossa. - La planche X représente en héliogravure la grande Fibule, vue de face et
de profil dans son état actuel.

VIII et IX. - Les deux Fi bules �oyennes, Fibulœ utrzusq ue humeri 77


Description de la paire de Fillllles moynmes d'après M. de Linas. - Leur forme longue et
élliptique. - Tete et long cou d'oiseau. - Seraient-ce des paons, des vautours ou des ibis ? ­
Le corps est composé d'une plaque en or ovale, bombée et couverte de grenats et de
verroteries rouges. - Incrustation et forme de ces ornements. - Cœurs, palmettes, rognons,
cercles, etc. - Les verres rouges et les grenats sont posés sur paillon d'or. - Les attaches
des Fibules sont apparentes à la partie postérieure du cou ct de la rondelle centrale. - Gaine
de la broche. - Deux grandes palmes symétriquement posées composent la base du bijou.
- Chalnettes et glands suspendus au bijou comme pendeloques. - Dimensions un peu
différentes des deux pièces. - De�cription fournie par MM. Soden-Smith et Fr. Bock. -
La longue chaine en tresses d'or qui rattachaient les deux p ièces entre elles. - Il n'en
reste qu'un tronçon. - Ces deux Fibules devaient donc etre portées en meme temps sur
les vêtements. - Analogie des deux Fibules en forme d'oiseau avec deux ornements en

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T A B L E D E S MA T I È R E S XXIX

Pages
bronze doré et verroteries, découvertes à Castel près de Valence d'Agen, dans le midi de
la France. - C'étaient aussi des fibules destinées à être placées symétriquement sur le corps.
- Celles-ci sont plates. - Les fibules de Pétrossa sont assez fortement recourbées pour
embrasser facilement la forme arrondie des épaules. - Elles jouaient probablement chez les
guerriers barbares de la Gothie le rôle qu'occupent les épaulettes dans l'uniforme de nos
officiers modernes. - Fibules et autres bijoux nombreux qui affectent cette même forme
d'oiseau au bec crochu, trouvés dans les tombes germaniques de différents pays du Nord. -
Exemples variés de pareils bijoux. - Phalères en forme d'oiseaux et de têtes d'animaux,
portées en signe d'honneur par les soldats romains. - On voit parfois, dans les peintures
des premiers temps du christianisme, des esclaves et des serviteurs (bergers, échansons,
flabellifères, etc.) portant sur leurs robes des rondelles brodées , en forme d'épaulettes,
paragaudia. - Les pendeloques en forme de glands, suspendues à des chainettes, c/amasterii,
étaient fort usitées dans les bijoux grecs et romains : agrafes, colliers, couronnes, etc. -
Exemples trouvés dans les tombes gréco-scythiques de la Russie méridionale. - Les pen­
deloques en forme de clochettes, tintinabula, retirées de la tombe d'Apahida en Transylvanie.
- Il semble que les antiques guerriers goths ont les premiers porté des épaulettes et des
hausse-cols dans leur costume d'apparat. - Restitution complète en couleurs de l'une des
Fibules moyennes de Pétrossa, vue de face, dans la planche XI. ·- Héliogravure représentant,
sur la planche Xli, les deux Fibules moyennes dans leur état actuel, rattachées entre elles
par une chaine.

X . - La petite Fibule, Fibula m z nor

La petite Fibule est la pièce la moins volumineuse parmi les bijoux de Pétrossa. - Elle rappelle
par la forme celle des Fibules m oyennes, sans posséder aucun indice ornithologique. -
Description de cette pièce d'après M. de Linas. - Corps elliptique du bijou, orné de grenats.
- Il repose sur une bâte rectangulaire accotée de deux palmettes, au-dessus de laquelle
s'élève un trapèze plus étroit. - Un grenat se trouve au haut du trapèze. - Une corne
hexagonale et la gaine d'une broche existent au dos du bijou. - Deux pendeloques, formées
d'une chaine en tresse d'or et de deux. petites perles, sont suspendues au bas. - Dimensions
de ce bijou. - Il est resté presque intact. - D escriptions données par MM. Soden-Smith
et Fr. Bock. - La dernière insiste trop sur la forme d'oiseau qu'affecterait le bijou. - En
somme, il n'a qu'une analogie de structure avec les Fibules moyennes, qui elles-mêmes se
rattachent à la grande Fibule par leur forme ornithologique. - Filiation que l'on peut
observer entre les cinq Fibules de Pétrossa. - C'est là l'origine de la dénomination légen­
daire de la Poule aux Poussins d'or. - Les fibules à grande rondelle centrale figurent dans
les costumes d'hommes du Bas-Empire . - Fibult:s à coquilles, usitées à cette époque chez
les Romains. - De riches fibules de ce genre étaient également portées par les Barbares.
- On a trouvé en Dacie des preuves notables qui confirment ce fait. - Grande fibule à
coquilles, en sardonyx., découverte en 188g à Simlau, en Transylvanie. - Ses rapports
saisissants avec la petite Fibule de Pétrossa. -- Celle-ci est un peu moins grande. - Dimen­
sions de la fibule de Simlau. - Disposition de ses ornements. - Son mode de fermeture. ­
Elle porte sur les supports de son agrafe et sur ses chatons des ciselures qui rappellent
la décoration du grand Plateau et de l'Aiguière de Pétrossa. - La petite Fibule avait dans
k trésor sa paire, qui a été perdue. - Représentations en couleurs de la petite Fibule,
sur la planche XI. - Représentation en héliogravure de la petite Fibule sur la p lanche Xli.

XI et XII . Les deux Corbeilles à huit e t à douze pans , Can tharos,


octogonos et dodecagonos
Les deux grandes Coupes, Tasses ou Corbeilles de Pétrossa n e diffèrent entre elles que par
quelques détails dans leur structure. - Leur description donnée par MM. de Linas, Soden­
Smith et Fr. Bock. - Dans l'une des Corbeilles, la cuve est form ée par seize panneaux
superposés en deux. rangées inclinées et aboutissant à un fond plat de forme octogonale . -
Les panneaux sont ajourés et les claires-voies disposées en rosaces ovales, remplies par des
cristaux de roche et de la verroterie rouge. - Les deux anses sont formées par de larges
pattes horizontales, ornées de grenats, et par des léopards arcboutés, dont le corps est

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X.."(X LE T R É S O R DE P ËT R O S S A

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moucheté de �lits grenats et de menues perles fines . - Les �ries fines du Bosphore de
Thrace, nom mm M)'S par Pline l'Ancien. - La carcasse en or de la Corbeille octogone a
été fortement déformle. - La plupart des pierres et des cristaux manquenL - Dimensions
de cette pièce. - La seconde Corbeille diffère de la première en ce que ses panneaux sont
au nombre de vingt-quatre, - douze pour chaque rangée, - et que les rosaces qui les
remplissent sont rond� et plus �lites. - Cette pièce a été complètement désarticulée. -
De ses anses primitives il ne reste plus que I'Wie du pattes horizontales. - Fragments de
la décoration supérieure de ces pattes. - Ce sont d� spécimens d'orfèvrerie cloisonnée . -
Dimensions de la Corbeille dodécagone. - Rapports de structure entre les deux Corbeilles
de Pétrossa et la grande coupe orientale en or et cristaux de couleur dite c Coupe Je
Clwsr«s 1 1. - Rapports dans la forme des ornements avec la couronne visigothe de
Svintilla. - Les pièces du trésor de Pëtrossa ne sont pas des produits de l'art latina­
byzantin. - Théorie de MM. Amador de los Rios et Ch. Labarte. - Par leur forme les
Corbeilles rappellent des coupes en verre et or, découvertes en 1881 sur les rives du
Kouban . - Coupe en verre avec monture ajourée en argent et inscription grecque, trouvée
à Verpelen en Danemark. - L'opiiS ilrkrasi/e des Romains. - Sk:yphos en verre et or
ajouré, trou'\"é en 1871 près de Tiflis. - Le petit skyphos romain en argent dit . c f'ase Je
Ûlrsl;,; :a . - Coupe à manche unique en cuivre émaillé, trouvée à Pyrmont en Allemagne.
- L'émaillerie dans l'Antiquité n"ëtait-elle pas un procédé industriel employé par les Barbares
du Nord ? - Les vases antiques en cui\Te émaiUé trouvés à Bartlow, à Malbœck et à
Pinguenté. - Coupe romaine en argent, à deux anses, trouvée à Oszlropaioka en Hongrie.
- Les corps de panthères servant d'anses aux vases . - Exemples de vases en bronze
découverts à Pompéi. - Les calfllurres employés surtout dans le culte de Bacchus chez
les Grecs et les Romains. - Le précieux canthare en sardonyx, appelé c la. Coupe tks
Ptolnnûs 1. - Nomenclature des vases antiques sculptés dans des pierres dures . - La
burette de saint Maurice. - La Tasse Far71èse. - Le flacon de Mantoue. - L'alabastron
de Beuth. - L'aryballos en agathe de M. de Caylus. - Les deux petits flacons en onyx­
agathe du cabinet des Antiques de Vienne. - Les Barbares reproduisaient avec plus de
rudesse et dans de plus grandes proportions toutes les formes des vases grecs et romains.
- Les Corbeilles de Pétrossa présentent des motifs de décoration gréco-romaine unis à des
procédés de fabrication orientale. - Ce sont là les caractères de l"art primitif des Goths. -
Restitution des deux Corbeilles, exécutée dans la planche XIII, pour la pièce octogone, vue
de profil, et dans la planche XV, pour celle à douze pans, vue à plaL - La Corbeille
octogone est vue de profil et à plat dans les héliogravures de la planche XIV, tandis que
la Corbeille dodécagone se présente sous les m�es aspects dans les héliogravures de la
planche XVI.. - Ces deux dernières planches font voir les deux pièces dans leur état actuel.

Conclusions de la deuxième partie 1 09


Richesse de l'aurum et de l'argmtum potoritlm , chez les Thraces , �esté par Xénophon. -
Vases somptueux pris chez les Daces par Trajan. - La vaisselle plate et les bijoux étaient
autrefois fort répandus chez les peuples barbares des bords de l'lster. - Les Scythes de la
Russie méridionale nous ont laissé de grandes richesses, en fait de vases et de vêtements,
dans leurs tombes. - Dans ces mêmes parages, Mithridate le Grand avait formé ses collec­
tions de v�es et de bijoux précieux. - De tout temps, dans cette partie orientale de l'Europe,
on a recher.:: hé, pour les objets de table et de toilette, plutOt la richesse de la matière que la
perfection artistique. - Dans chaque découverte de ce genre que l'on y fait, la difficulté
est de préciser l'époque et le peuple auxquels elle appartient. - On a essayé ici de faire
cette recherche pour le trésor de Pétrossa. - On y a étudié d'abord les vases. - Disqu�s
ou grands plateaux, Pa/ires ou plats et écuelles, Oenoclaoes ou aiguières, Canllaares ou grandes
coupes et corbeilles, avec désignation de leur emploi. - On a passé ensuite aux bijoux
Torques et Armi/la ou colliers et bracelets, Co/lare ou hausse-cols, Fihul�s et Plaalir�s ou
grandes broches et agrafes pour les vêtements. - Dans tous les objets faisant partie du
trésor de Pétrossa, on a constaté des analogies avec de nombreuses pièces d'orfèvrerie ou
d'autres œuvres artistiques. - Objets d'art de l'Antiquité classique. - Œuvres de l'industrie
artistique des Orientaux. - Les objets de �étrossa n'en ont pas moins une originalité frap·
pante, un caractère propre. - On ne prut expliquer cette particu larité qu'en admettant

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T A B LE D E S MAT I È RE S XX X l

Pages

l'existence d'une industrie nationale des anciens Goths. - Ce sont eux qui, dans les premiers
siècles du Christianisme, ont transporté en Dacie cet art spécial. - Ils en avaient appris
l'usage et les pratiques dans la Sindice caucasique et dans la Tauride arménienne. - L'orfè­
vrerie cloisonnée est l'expression la plus caractéristique de cet art barbare.

T RO I S I È M E PA RTI E

CoNSIDÉRATIONs GÉNÉRALES suR LE TRÉSOR DE PÉTRossA

1. - L'art chez les Goths de la Dacie .


Ici l'on ne parlera pas davantage des pièces perdues du Trésor de Pétrossa. - Les pièces
existantes sont en or pur. - L'or rouge et l'or jaune byzantin. - Cet or vient·il des mines
.
de la Transylvanie ? - Provient-il du butin ou des dons faits par les Empereurs de Byzance ?
- Gemmes orientales et locales. - Quelques-uns des objets trouvés à Pétrossa fournissent
des indices précieux sur l'origine de tout le trésor. - On en peut tirer trois conclusions.
- Elles ont rapport à l'age, à la provenance et à la destination des pièces. - Hypothèses
probables sur ces trois points. - 1 . Les pièces du trésor nous viennent des Goths païens
de la Dacie. - II. Elles ne sont pas' toutes de la même époque. Mais elles dénotent l'existence
d'un art local. - III. Elles formaient le trésor d'un temple païen. - Trois indices prouvent
l'origine gothique. - Inscription en runes archaiques et sacramentales sur l' Armilla. - Les
noms ethnique et géographique de Gut, les Goths , et d' Devi, la Scythie . - La Patère
rep résente les dieux de la Walhalla germanique. - Le marteau de Thor. - La tunique
velue d'Aegyr. - Les c orbeaux dénonciateurs d'Odin. - Rapports intimes des Gètes, des
Goths et des Germains, selon M. de Linas. - Contact de la mythologie scandinave avec
celle des Grecs. - Ce contact a existé surtout au temps où les Goths ont occupé la Dacie.
- Les pièces à cloisonnage sont identiques aux nombreux bijoux que les peuples germa­
niques ont laissés dans tous les pays parcourus par eux, à l'époque des invasions. - Bijoux
cloisonn és d' origine mérovingienne, lomharde, visigothe, burgonde, saxonne et scandina ve. -

Identité dans le travail et dans la décoration , fut·elle gemmée , sculptée ou cloisonnée. -


Les pièces du trésQr de Pétrossa ne sont pas toutes contemporaines. - Haute antiquité
des Armillre. - Formes grecques du grand Disque, de l'Œnochoé et de la Patère. -

Les Corbeilles, les Hausse·cols et les Fibules rappellent à la fois les joyaux germaniques
et les formes ornementales des Grecs et des Asiatiques. - L'art de l'orfèvrerie a suivi un
développem ent progressif chez les Goths, lors de leur séjour dans les régions orientales.
Il a emprunté des éléments nombreux aux Grecs et aux Persans. - Les vases et les bijoux
de Pëtrossa ne peuvent pas être le produit fortuit du pillage. - Ils possèdent en eux des
caractères qui démontrent leur parfaite originalité gothique. - Opinion émise en 1887 par
M. de Linas, à ce sujet. - L'art primitif des Scandinaves s'est développé sous l'influence
des Grecs, des Romains et des Perses. - Ces développements se sont effectués surtout
dans la Russie méridionale et en Dacie. - Les orfèvres Goths allaient se perfectionner à
Constantinople. - Les orfèvres byzantins étaient appelés en Dacie. - Art hybride qui
naquit de ces rapports. - Le trésor de Pétrossa en fournit des preuves nombreuses.
- Rapports entre les Corbeilles de Pétrossa et la Coupe de Chosroës. - Travestissement
des Dieux germaniques en divinités grecques sur la Patère. - Léopards orientaux sur les
Corbeilles à rebords cloisonnés. - Dessins classiques des grenats cloisonnés. - Oves et
méandres sur le grand Disque. - L'art indigène des Goths de la Dacie se répandit avec
eux dans les pays de l'Occident. - L'orfèvrerie cloisonnée est portée par eux partout où
ils ont passé. - Opinion de M. Odobesco à ce sujet. - La Scythie considérée comme le
berceau de cet art, que les Goths adoptèrent et perfectionnèrent. - Absence d'armes et
de petits bijoux dans la trouvaille de Pétrossa. - Caractère sacramental de plusieurs pièces.
- L'Anneau à inscription et la Patère. - Couples de vases sacrés. - Oenochoés, Patères,
Corbeilles. - C'est le trésor d'un autel gothique. - Culte des Germains pour l'or. - Luxe
des temples scandinaves. - Adam de Brême et le temple d'Upsala, au X I• siècle. - Le
trésor de Pétrossa a peut-être appartenu à une fam ille de chefs chez les Goths. - Ceux-ci

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XXXII LE TRtSOR DE PE T R O S S A

6aient qalement les pontifes de la noligion. - Probablement dans ces cas ils se paraient
et s'entouraient de riches ornements. - Ces pièces d'apparat passaient d'une g�n�ra:ion à
la suivante. - Ds �ent donc fabriquc!s pour des usages sp«iaux. - Les objets de P�ossa
paraissent avoir ce carac:tùe . - Leur haute valeur m�ique. - Ils ont donc appartenu
l plusieurs génmtions de jllllica gothiques. - C�taient les regalia et les poruificalia des
souverains Goths. - Ceux-ci réunissaient les pouvoirs religieux, guerriers et judiciaires. -
Emploi probable des vases et des bijoux de Pétrossa dans les fetes religieuses. - Le
6a��geitlr ou anneau de serment. - Plats et aiguières, servant aux offrandes et aux libations.
- Patère ou coupe de mémoire, Miirw . - CorbeiUes destinées aux festins. - Fibules et
Gorgerin, servant de parure aux chefs, en guise de Phalères et de Torques. - Les Fibules
en forme d'oiseau posées sur les épaules rappellent les éperviers sacrés d'Odin. - Ces
pièces de Pétrossa sont exclusivement des parures, dont les chefs se servaient dans des
f&s pacifiques. - Le luxe des vases et ornements sacrés, ou m�me profanes, dont il es�
fait mention dans les Sagas scandinaves, peut être apprécié d'après les pièces du Trésor de
Pëtrossa. - Ces usages impliquent la nécessité d'une industrie nationale chez les Goths
de la Dacie. - Ce fait se confirme par les œuvres analogues, produites, par la suite, dans
d'autres pays. - n est démontré encore plus par les nombreux trésors d'orfèvrerie barbare,
découverts dans la vallée du bas Danube. - Les deux trouvailles de Simlau, en 1 797 et
1889- - La tombe d'Omharius ouverte en 1889 à Apahida. - La vaissele
l d'or du Grand
Saint Miklos, découverte en 1 799- - Bijoux d'Osztropatab, trouvés en 1 790 et 186S. -
Tombe de Kolocza, explorée en 1859. - Ce sont là les principales épaves de l'antique
industrie artistique des Goths de la Dacie.

Il. - Hypothèses historiques sur la provenance du trésor de Pétrossa. 15


Le trésor de Pëtrossa étant d'origine gothique, il est naturel que l'on chercqe à le rattacher
à des événements de l'histoire des Goths de la Dacie. - M. Rud. Neumeister a fondé sur
quelques textes trouvés dans des historiens anciens �e hypothèse à ce sujet. - Récit
d'Ammien Marcellin sur les vicissitudes de la nation gothique lors de l'invasion des Huns
en Dacie. - Athanaric1 roi des Thervinges, cherche à résister aux envahisseurs. - ll élève
un retranchement de défense à partir des berges du Gerasus. - Vallum, dit de Trajmr,
entre le lac Bratêche et le Seret. - Les ruines de Ghertina ou Tziglina. près de Galatzi .
- Inscription latine dont parle Démètre Cantemir, découverte en 1710. - Fouilles nouvelles
pratiquées en cet endroit en 1837. - Peut-on croire que ces ruines soient celles de la
ville de Dmogolirial citée par les anciens documents géographiques ? - En tout cas, la

localité Cajnd·Bovis n'était pas située vers les embouchures du Danube. - Camp établi
par Athanaric dans ces parages. - Il en est délogé par les Huns. - Sa retraite dans la
région montagneuse et boisée du Ctnlaûœul. - Le CtiiiCalœul ne peut pas etre la localité

de Knkülla, aux sources du Kohel, en Transylvanie . - " Le trajet du Vallum d'Athanaric


jusqu'à Knknlla eût été impossible au roi des Thervinges . - Direction de la chaine des
Carpathes en Dacie. - Coude qu'elle forme en vue des ruines de Tziglina. - Position
qu'occupe la montagne d'lstritza. - Vastes plaines qui se développent à ses pieds. -
Aspect de cette montagne. - Athanaric pouvait facilement l'atteindre. - Restes de retran­
chements militaires répandus dans la vallée de Buzéo. - Disposition en amphithéa.tre
entourant une plate-forme, sur le versant méridional de l'lstritza. - Les villages de Pétrossa
et de Coca sont situés sur cette plate-forme. - Restes souterrains d'un castellum romain
dans le village de Pétrossa. - Dimensions des murs d'enceinte du castellum. - Quelques
fouilles y ont été faites en 1866. - Résultats qu'elles ont donnés. - Athanaric a dù occuper
ce castellum, dans sa retraite. - Ditférents points fortifiés dans les montagnes et les vallées
qui entourent le mont lstritza. - Le point culminant en est la terrasse, dite la Cilad�lle
des Gtanls ou tks ]udiens, sur le sommet du Mont Ci'olanu. - Tous ces points semblent
for mer ensemble un système stratégique de défense ou d'observation. - Ce fait ne peut
que confirmer l'hypothèse qui identifie le Caucaland avec les points fortifiés de l'Istritza. -
Le nom du Cauca/and présente une analogie de son et peut�tre même d'étymologie a\·ec
la tribu des Caucomsi1: citée par Ptolémée. - Il rappelle également la montagne du Kogaron
qu� Strabon nomme comme une localit� révérée par l�s Gètes . - .joseph Grimm a pr�sumé
que le Cauca/and d'Ammien Marcellin �tait un pays où se serait établie une tribu des Cauc1:

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T A B L E D E S MA T I È R E S XXXIII

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venue des bords de l'Ems et de l'Elbe. - Le Caucaland et le Caucase. - Le nom de


Coca est donné aujourd'hui à plusieurs localités voisines de Pétrossa. - Ce dernier nom
lui-meme rappelle les ancien nes villes de l a Dacie, nommées Pétrodava et Patrui'ssa. -
Athanaric ne put pas se maintenir longtemps dans sa retraite du Caucaland. - Il la quitte
pour se rendre à Constantinople, auprès de l'empereur Théodose. - Il fit peut·être enfouir
son trésor sacré dans la montagne d'lstritza, avant de quitter le castellum qu'il y occupait.
- Sa mort à Constantinople, en 38I, l'empêcha d'exhumer ce trésor. - Comme il se
composait exclusivement de pièces destinées à un culte paien, Athanaric évita avec intention
de l'emporter en pays chrétien. - Fanatisme et cruauté d' Athanaric avant so n complet
désastre. - Images pa'Iennes qu'il faisait promener dans le pays, pour contraindre les
chrétiens à les adorer. - Témoignage des anciens historiens de l'Église chrétienne à ce
sujet. - Les peuples germaniques avaient l'habitude de faire des processions avec leurs
dieux transportés sur des chars. - Ce que Tacite dit des voyages périodiques de la déesse
Hertha, chez les Suèves. - Divi nités paiennes transportées à dos de chameau, dans le
triomphe de Théodose et de Gratien . - Bas-reliefs de la colonne érigée en 404, à Constan­
tinople, par Arcadius, en l'honneur des victoires de son père. - La trinité divine, adorée
par tous les peuples germaniques . - Wodan ou Odin, Doner ou Thor et Saxnol ou Thyr.
- Elle figurait sur la colonne Théodosienne. - Dessins de ses sculptures exécutés au
XVe siècle, par Gentile Bellini. - Décadence que l'on peut constater dans la sculpture des
Romains et des Grecs, en comparant entre elles les trois colonnes de Trajan, de Marc·
Aurèle et de Théodose. - Appréciations que l'on peut tirer de ces comparaisons, relati·
vement aux sculptures du monument circulaire d'Adam Clissi dans la Dobroudja. - En
tout cas ce monument doit ëtre antérieur à l'enfouissement du trésor de Pétrossa. - Les
différentes pièces qui le composent appartiennent très probablement aux quatre premiers
siècles du christianisme. - Mais elles ont dù être cachées sous terre au moment même où
le paganisme disparaissait chez les Goths de la Dacie et que ce peuple abandonnait ce
pays. - Considérations diverses militant en faveur de l'hypothèse historique qui rattache
à Athanaric le trésor de Pétrossa.

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TABLE D E S P LA N C H E S E T D E S G RAV U RE S

races •ar•
Pl. IV. - En chromolithographie, représet�taflt : I V. L' AIGt:IÈa E , Oenochoé, Pl. Xli. - E11 hiliogravure, représe11tant trois des pièces du trésor dans
restituée en son ét.2t primitif et réduite un peu plus des deux leur ttat actuel : VIII. L'une des FIBU L ES IIOTENNES , vue de
tiers S face. - IX, L/2 deuxième FIBULE MOYENNE 0 vue de profil et
PL V. - En hélios ravure, représentant : L'AIGUIÈRE, vue det deux cotis rattachée à la première par le tronçon de chai11e qui subsiste. -
dans l'état où elle se trouve actuellement, après sa rép.2ration ; X. LA PETITE FIBULE, vue de face. Ces trois pièces sont réduites
réduite à moitié grandeur a à peu près à moitié grandeur 84
Pl. VI. - En chromolithographie, représentant : V. LA PATÈRE, Patera, et Pl. Xlii. - E11 chromolithographie, représentant : Xl. LA Co RB il/L LE
la St12tuette de r Umba, vue de face et de profil, rëduction à OCTOGONE, Cantb1ros octogonos, vue de profil, en réduction
o•, :1 2 de diamètre . • 3o d'un peu plus des deux tiers et re.<tituée daru son aspect
Pl. VII. - En héliogravure, représent12nt deux pièces diffb·entes : V. LA primitif 90
PATÈRE, Patcra, 12vec la Statuette 12u centre, réduites l'ut�e et Pl. XIV. - En héliogravure, représentant : Xl. LA C oRB EI L L E DODÉCA«<ORE,

l'autre à moi11s de moitié grandeur. - VI. LE HAUSSE·CoL, vue en profil et vue 12ussi penchée sur le coté de façon à faire
Collare, réduit .i moitié grandeur. Ces deux pièces y sont voir son orifice. Réduction aux deux tiers, montr1211t ré lat
reproduites d12ns leur état actuel •
56 actuel, après sa réparation 9�
Pl. Vlll. - En chromolithographie, représent12t1 t : VI. LE HAussE-CoL, Pl. XV - En chromolithographie, représentant : XII. LA CoRBEI LLE
Collare, dans ufte réduction aux quatre cinquièmu, restitué oooJ!CAGON E , Can t b aro s dodecagonos, vue à l'i11térieur , en
dans son état primitif . 6o parfaite restitutio11 de /'ét:Jt primitif; réduite d'u•• peu plus
Pl. I X. - Ert chromolithographie, r·eprésentl2flt : VII. LA GRANDE FIBULE, des deux tiers • 94
Phalerae pectorales, réduite et�viron aux trois quarts el restituée Pl. XVI. - E11 héliogravure , représentant : Xli. LA Coa&EILLE DODÉ­
d'après les données des inventeurs du trésor. 66 CAGONE, vue de profil et vue aussi penchée sur le côté de fllfOII
Pl. X. - E11 héliogravure, représentant : VII. LA GRANDE FI B t: L E , prése11 tée à faire 11oir son orifice. Réductio11 aux deux tiers; voir l'état
de face et de profil telle qu'elle est 12ujourd'hui, après sa actuel après la rép:Jration qui a complété toutes les p12rties
réparatio11 , et réduite aux deux tiers de sa grandeur � détruites et disparues 1o6
Pl. XI. - En chromolithographie, représenta11t Jeux des pièces du trésor :
VIII, Une des deux F IBUL E S IIOUNIIES, Fibulae Utriusque
humeri, réduite aux trois quarts et représe11.'ée de face,
mu11ie de toute sa décoration primitive. - X. LA PEnn FIB U LE ,
Fibula minor, vue égaleme11t de face e11 grandeur d'exicutio11.http://cimec.ro
76
XXX.VI LE TRÉSOR DE PÉTROSSA

.... ....

\ïgaette XXXV. - haitiale .v, composft de deus Aiguibn S F ig . 39- - LA Pnbrr ne l l'i a t�rieu r aans la atatueue de I'L'm6o.

Fig. a. - L'A.-ultu avec l'anse l puche • 6 Gnndeur d'e:r&utioa

• 2. - L'AIGmru aft'C l"aase l droite 6 • 40· - SuTuETTrr placée dus l'U•bo de la Pat�re ; vue de face.

3. - Diapamme du plbe de l"Aigui� 7 Gnndeur d'u6:ution

4- - L'oarnœ DE L'AIG1:1ÈU 'fU à plat 7 • 41. - SuT'I:nn pla� dans l'U•bo de la Patère ; ne de pro61 .
:.. - Flacons romaioa ea ml!tal �mailh! et ea verre, pnn-e aaat des Gnndeur d'exécution

Gaules et de la Germanie. • • 8 • 42· - SuTvETTrr placle dans l'L'• 6o de la Patère ; vue de dos.

6. - Sculpteurs de l"aotiqui � , a&utaat des pilees striles de Grandeur d'a&utioa 3t


ca.ranelures en forme de strigiles (.a, 6). - Vase romain en • ,.J. - L'un des quatre Fuu.o•s centraux qui duniaseat les ceps
bronze, � de la ml me façon et trouv� ea Danemark (c). 8 de vigne du pounour in�rieur de la Patère • 3S
7• - D6conti on grav� sur Je COL DE L'.\IGIJ'IUE. •
9 • 44· - Le dieu A�gir, ou le Neptune gothique (?) 35
S. - Dl!contion gruée Sur le PIED DE L'AIGUIDE • • 9 • .p. - Le dieu goth i que Fœite (?) • 3S
9- - Décoration gravée sur le haut de la P.._. SE DE L' .\iGt!ÙIE. 10 • _.6, - Le dieu Tyr, ou le Mars gothique (?) . 36
• 10. - D&ontion gravée sur le bas de la PAliSE DE L'AIGCJiaE • 10 • 47· - La déesse L'rda, l'une des trois .\"onr�s ou Parques gothiques (?) 36
1 1 . - Chaînons e n or, aUJ:quels est suspeadne la couronne du roi • ,.S. - La déesse l'trdœcdri, la dem i�me .\"orrtt (?j 36
v i sigoth Rccœsv inthe. Trbor de Guarruar au Mulée de • 49· - La déesse Sbldra, la troisième .�.\"ont� (?) 36
Cluny à Pari!'. ro • Sa. - Le dieu S«œr ou le Saturne goth iq ue (?) 3?
• u. - Bnct...!es votives rom ai nes ou feuil!a m&lliques estampées, • S a . - La déesse Friy.a ou la \'énus gothiq ue (: ) 3ï
décounnes dans une carrière à Rooky-Wood, daos le • 32. - Le dieu Odi•, ou le Mercure des Germai as, selon Tacite (? !) l7
Henfordshire �n .A ngleterre . Il • 53. - Le dieu nor, ou le ,.ulcain gothique 3?
• a3. - Fibu!es e n bronze , godron oées eu focme d'oiseau , trou'fées • S,.. - La déesse Hila, ou cUesse de la Mort. 38
e:a Germanie. n • s;. - L'un des die ux A lei. ou Dioscures germaniques; Castor (?). 38
• 14- - Aigl:ières gréco-romain� , saas cOD'fert:le , mais munies de • 5 f. - Le second des dieUJ: A lei ou Dioscures germaniques; Poll m ( ? ) 38
pouc iers et de montures à leur orifice 12 • 5;. - Le dieu Frryr , ou dieu de la paix et de l'aboudaace chez
aS. - Fuuaa. Qn ll.t.TTACBE L'AliSE .t. L'.\tœiDE , vu de trois les Goths (?) . 38
quarts (.a), de profil (b) et de face (c.) t3 • 5&. - La � Ostar.a, ou déesse du printemps chez les Goths (?l 3g
16. - Ornements en fleur de lis ou de lotus , employés dans les • 59- - Le dieu BaltUr- ou l'Apollon gothique (?) . 3g
styles assyrien, grec, pompé&eu et sassa.a ide t3 • Go. - Plante de gre.:ade ou de citrouille abritant le dieu Balder(!) 3g
• 17. - Aiguière eu argent , o� de pampres, dlcouverte, nec sa 61. - L'ua des corbeaux qui accompagnent uois des divinités sur

paire, dans une tombe grico-sqthique de la Crimée 14 la Patùe. 40


et
• 1 8. - .d ••LI� tJq�UZJJUD� il� en argent, datant des premiers sikles • 62. - Statuette en albitre et statues en pierre , représentant des per·
du Chri sti an isme • 16 son nages poneurs de gobelets tenus à deux mains; provenant
• 19- - A .apa/Lr et Vraola chntiens , datant des prem iers siècles de Babyloaie (.a), de Sibérie (b), de Crimée (c et dj et d'ü-
du Christianisme 17 pagne (� et f) 41
20. - Aiguières en argent, travaill� en Perse, d a n s la �riode des 63. - Bas - reliefs sur i'foire , ornant la chaire de la Rotonde , de
C har le m �g ae à
rois sassanides • 18 Aix-la-Chapelle. - Di'f inités palennes ; style
2 1 . - Aiguières 1ncieanes en argent, d'origine orientale 19
44


de la dc!cadeace
argent, décou'fenes en 1889, i. Ap all.ida,
• n. - Les delli: aiguières en
• fit.. - Sarcophage sculpté , datant des premiers siècles du Christia-
en Tra a syl 'fa nie.
nisme, Musée chn! tie n de Latran à Rome.
20
.P
• 2:!. - A ig uières romaines en argent et en cuiue nidié, provenant,
• 63. - Coupe ea argent , de Slfle bell�no- asiatique , trouvée dans le
la première (<�) de Bernay, en Fnace, et la seconde (6) gouvernement de Perm et représentant ua mariage mon-
d'Aiud, en Transylvanie • 21 golique. Collection du Comte Serge Strogonow • 47
• 24- - Aiguières employées dans le culte chu les Assyriens, les
• 66. - Coupe cypriote de Dali, e n broare ciselé et don, re présen taat
Grecs et les Romains . n
uae cén!monie rel igieuse du culte babylonien. Musée de
• 25. - Aiguières emp loyées au1: usages domestiques, chu les Grecs
New-York 49
et les Romains
• 6;. Patère orientale en cuivre ciselé dite Coupe du V.arwal-ti011 ,

-
• 26. - ProchOIU oa aiguières sacrées, portées par des d i l" in i tés, daos
représentant des sujets relig ie u x , dans ua style hybride,
des peintures de vases grecs. 11 assyrien et égyptien, Musée d'A thèn es •
Sa
• 27· - Aiguièta et autreS meubles byzantins, représentés dans la • 68. - Patère en arge n t , reprbeatant la déesse asiatique NIDIII- .Aut,
Jt.•otïtia Dïpitat:m�. 23
au milieu de ses acolytes. - C.binet des MéJailles de
• 28. - Les deux aiguières de Saint-Maurice d'Agauae en \'alais, Paris • )a.
l'une en sardon}"ll: (a) et !"autre en or et émaUJ: (b) • 26 • &). - Patère de Rennes , en or, d&orée, au centre, de deux scènes
• 29· - Statuettes ea pierre trouvées, la p rem iM (a 1° et 2•) à de mythologie grecque appanenant au cycle de Bacchus,
Autun, et la seconde (6) i. MoDtluçon, ea Fnace, repU­ et , aur le marli , de m éda il les impériales romaines. -
sentant toutes les deux des divinités gauloises, tenant des Cabinet des MI!Jailles de Paris 5:a
27
70· - Patères et coupes en •rgeat et en ,·erme il , de fabrie�tion
.erpents criocépbales •
• 3o. - De111: aiguières en or, du tnsor du Gnad Saint M i klos, J an s romaine. - a. Patère d�corée de feuillaJes , trouvée l
le Banat de Temesvar, avec les pan&eS ornées de m�andres . 29 Civ itta C.stellanL - b. La seurce •i•irale d'U,.�rï, coupe
\"i&aene XXX V I. - Initiale Q, fo� par la Patère et la atatuene de lOD
trouvk en Es pag ne . - c. La •ort d� Cliopritn , patère
umbo. 31 trouvée à Pompéi. - d. C o upe ornée de •.agirïscïa, trouvc!e
Fig. 3!. - LA P.t.TbE, vue de profil, avec la ltatuene placée dans l 't•..&o. ]J l Tro ia en Portugal. - �. Dl!\· eloppe m ea t des relie fs de la
33. - Le berger et sou ch ien , figurn sur le fond de la Patère l2
;,.

coupe de Troia .
• 3.., - L'Aue accroupi •
" 71. - Coupes en ugeat et en vermeil, représentant des rois de la
.. ];. - Le li on palllllt. Perse , ArsadJu et Sassan ides , chassant i. che val , et des
• 36. - L'ADe accroupi . symboles mudl!ena : a. Firo11r ? au Cabinet dea M�ailles
• 37. - L'Aue pauaat de Paris. - b. Sapor '! trouvée l Badllr.chaa par N. Lord.
38. - Le �pard passant - c. Chasseur parthe , au Mus.!e de l ' Erm it •ge . - tl. VIII·

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T A B L E D E S P L A NC H E S E T D E S G R A V U R E S XXXV II

Pagel P"ll:cs
rahram Il? au même M usée. - e. Sapor II? en deu x Fig. 101. - La PETITE FJBt:LE, vue de dos, sans pendeloques
exemplaires chez les Comtes S. et Gr. Strogonow. - » 100. - Fibule en sardonyx , or et p ierreries diverses , découverte
f. Béliers a ft'r ontés devant Je Ilôm sacré des Perses • 55 en 1889 à Simlau, en Transylvanie : a. Vue de face ;
Fig. ;z. - Grande patère en argent et vermeil, du trésor d'H ildesheim, b. Vue de profil. M u sée de Budapest. 88
représentant Minerve. Musée des Antiquités d e Berlin • 58 Vignette XLIII. - I n itiale D, formée par l'une des corbeilles 91
Vignette XXXVII. - Tl te de chapitre 1 formée par sept figures :de la Fig. to3. - La CoaBElLLE ocTo GOJIE 1 vue de côté, avant sa restauration ;
Patère de Pétrossa , autres que celles de la réd uite aux trois quarts • 92
Vignette VIII 5g 104. - RoSACE AJOt:REE A ON lE LOBES e n srenats et cristaux, formant
XXXVIII. - Initiale T, formée par l'Aiguière et les deux Fibules la paroi supérieure de la corbeille octogone. Face extérie ure. g3
moyennes :.g 105. - ROSACE AJOURÉE A ONZE LOBES découpées dans Une plaque
XXXIX. - Initiale E, formée par Je Hausse-col , deux fois en or. Face i ntérieure de l a figure z;S 93
répété 61 to6. - ROSACE AJOURÉE A DOUZE LOBES, alternant avec les rosaces
Fig. 73. Le HAUSSE-COL, avant qu'il ait été resta uré. Grandeur d'exé- représentées dans les figures 278 et z;g • 93
cution •
107. - R osAcE AJOURÉE A HUIT LOBES e n grenats et cristaux, formant
'i4- Restitution du résea u en or, cristaux de couleurs et perles, la paroi i n férieure de la corbeille octogone. Face extérieure. 93
qui orne la surface du H a usse-col 63 D 108. - ROSACE AJOURÉE A HUIT LOBES, découpéS dans U n e plaque en
7S. - Charnière et goupille du Hausse-col . 63 or. Face intérieure de la figure z81 • 9J
,6. - Hausse-cols antiques en or et en bronze, provenant d'Irlande (a), IOIJ. - La CoaBEJLL E ocT�ONE, vue à l'intérieur avant sa restau-
du Danemark (b et c) ct de la Russie méridionale. Réduc- ration ; réd uite aux trois qu arts 91
tion a u tiers de la grandeur d'exécution � 1 10. - TÊTE DE PANTHÈRE formant l'extrémité supérieure de l'une
77· - Personnages fém i n i n s portant des hausse-cols ornés de pier­ des an ses de .la corheille octogone . 94
reries. Pein tures en or su r verre, placées dans J"umbo d'an- 1 1 1 . - La CORDEJLLE DODÉCAGONE v u e de côté, avant sa restauration ;
tiques vases chrétiens . 65 réduite aux trois quarts • 'Jl
Vignette XL. - I n itiale H, formée par deux grandes Fibules et l'A nneau D I l l . - ROSACE AJOt:RÉE A RUIT LOBES en grenats et cristaux, for­
à inscription 67 mant la paroi supérieure de la corbei lle dodécagone. Face
Fig. 78. - La GRANDE FIBULE, vue de face, réduite aux deux tiers 68 extérieure . g)
'i9· La GRANDE FJBU LB, vue de profil . 68 • 1 13, - ROSACE AJOURÉE A HUIT LOBES, découpés dans Une plaque
So. Disposition i m briquée des grenats sur les cuisses et les ailes en or. Face i ntérieure de la figure z86 9S
de l'oiseau, qui forme l a grande Fibule . 6g 1 14- - ROSACE AJOURÉE A HUIT LOBES en grenats et cristaux, formant
S1 . - Structure intérieure et mode de fermeture de la grande Fibule ;o l a paroi i n férieure de la corbeille dodécagone. Face exté-
Sz. - La GRANDE FIBULE, vue de dos. 68 ri�� �
S3. - L'un des glands ou PENDELOQUES e n or et cristal de roche, 1 1 5. - ROSACE .AJOUBÉE A RUrT LOBES, découpés dans une plaque
de la grande Fibule 71 en or . Face intérieure de la figure 288 • '))
s_.. - Aigles byzantines , représentées sur des étoffes de soie et u6. - La CoRBEILLE DODÉCAGOKI!, vue à l'intérieur avant sa restau-
des sculptures anciennes sur bronze et sur pierre
72 ration 9)
85 . - Enseigne d'une marcha n d e de volaille à Rome. Bas-relief 1 1 7. - Disposition des grenats cloisonnés qui ornaient la face supé-
antique sur marbre à la villa Albani • ;3 rieure de pattes aux anses de la Corbeille dodécagone • ')7
e6. - Monnaies d'or et d'argent des rois de Perse Baharam II • uB- 1 19· - FuGIIESTS en or et en grenat cloisonnés ayant fait partie
(a, b, c, d) et Hormuzd II (e, f, g) • 74 de la décorat ion q u i ornait l'une des pattes aux anses de la
Vignette XLI. - I n i tiale K, formée par les deux Fibules moyennes 77 Corbeille dodécagone • 97
Fig. 87 . - La F1BULE KOYEJilfE qui a conser,·é ses pendeloques, v ue d e • 1 20. - Coupe de Chosrots , en or ajouré et cristaux de couleurs,
face, réd uite a u x deux tiers. 7S conservée au Cabi net des Médailles à Paris g8
88. - La FIBULE IIOYENJIE, qui a consené ses pendeloques, vue de • 1:n. - Disposition d u bandeau en or et pierres précieuses qui
� - � forment la couronne votive de Sv in tilla, au Musée Royal
Sg. - Structure antérieure et mode de fermeture des deux Fibules de Madrid. 99
moyen nes . 79 • t u . - Coupe e n verre de couleur avec monture d'or et de pierres
go. - La FIBULE MOYENNE, q u i a perdu ses pendeloques, vue de profil ;8 précieuses, ornée de pendeloques ; trouvée 1\ Siverskaya,
91. - TaE&SE DE susPENSION en or, attachée aux Fibules moyennes 8o près du Kouban. Musée de l'Ermitage 99
gz. - L'un des GLANDS en or et grenat, attachés aux Fibules moyennes 8o • lz3. - Coupe e n verre bleu avec monture d'argent ajourée, trouvée
93. - Tronçon de la CHAINE EJI oa, q u i rattachait les deux Fibules à Verpelen, en Sélande. Musée de Copenhague 100
moyennes rune à l'autr e . 8o • 1:14. - Deux vases gréco-romains : a. Skyphos en verre avec mon­

94- - Fibule en bronze doré et en verroterie de couleurs, trouvée, ture d'argent ajourée , trouvée près de Tiflis en 1S, 1 . -

avec sa paire à Castel , près de Valence d'Age n , en b. Skyphos en argent , d i t Vase de Corsini , découvert en
Aquitaine • SI 1 j61 à Porto d'Anzo, représentant • Le Jugement d'Oreste " 101
9S. - Bijoux barbares en or, bronze, fer et cristal de roche, ornés ,. 1zS. - Coupe e n bronze doré e t émaillé 1 trouvée à Pyrmont , e n

d'oiseaux à bec crochu, provenant d'Allemag ne et d'Ital ie. lb Allemagne 101

gô. - Sen· i teurs ou esclaves probablement barbares , portant des • 126. - Cantbare ro main en argent , trouvé à Osztropalaka , en

vêtements ornés d'épaulettes, Peintures antiques datant Hongrie (a) , avec les deux pattes horizontales q u i lui
des premiers siècles d u Christianisme 83 sen·ent d'anses (b et c). Cabinet des Antiques de Vienne 102

97· - Bijoux antiques avec pendeloques en or, prove nant des • 127• - Aiguières en bronze ayant l'anse formée par un corps de

tombes gréco-scythiques de la Russie méridionale 14 panthère : a. vue de dos ; b. vue de profil. - Anse

gS. - Deux pendeloques à clochettes 1 ornées de grenats , décou­ semblable provenant d'un autre nse en bronze. Trouvées

vertes à Apahida en Tra nsylvanie. M u sée de Clausenbourg. 83 à Pompéi. M usée royal de Naples. 10J
Vignette XLII. - I n itiale C, représentant la petite Fibule et quelques- u n s • 1 z8. - Canthare antique en sardonyx sculpté. nommé Coupe des
de s e s détails. s; Ptolémées. Cabinet des Médailles à Paris 104
Fig. 99 · - La PETITE FJBULE, vue de face avec ses pendeloques. Gran- • 129. - La Tasse Farnèse, coupe antique en sarJ<>nyx sculpté, con­
deur d'exécution. 86 servée au M usée royal de Naples : a. sujet intérieur ;
• 100. - La PETITE F!Bt"LE, vue de profil, sans ses pendeloques 86 b. sujet extérieur; c. et d. sections trans,·ersales • 104

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UXVUI LE TRE SOR · DE PETR OSS A

Fis. 13o. - FIKon ea oa� K11lpll!, dit Vüt tl.� .va�aa� , uec son Viaaene X LVIII. - Initiale R, form8 pu I'Aiguiàe et lea deux Fibule•
d4!'f'e!oppuDent ; dus la c:dJection ducale de BruJmrict 1� moyennes. !;
• 1 3 1• .- Flacon CD on� scalpœ, dit Alâ;utro. d.e &IliA, avec son XIJX. - Initiale V, forml!e per les deu1. Fibules moyennes
�oppemeat ; au Cabi net des Anti-1ucs de Bertin . 1a6 ct les deux Panthères de la Corbeille octogone 1;
13s. - Flacon ea aptbe sculptl!e , dit AryNilo.s tl.� C11yla , ne.: L. - Initial G, forml!e par le Hausse-col . 8
son dl!orcloppcment sur ses q uatre facn ; MuSI!c d e rü- LI. - Initiale F, formée rar l'Aiguière et lOD anae • 11

mitage. 107 Fig. 1 . - Carte de la rqioa orientale de l a Roumanie, depuis les berges
• t 33. - Petit Sacoa en on�-qube , sculpté d'aaributs ba.:hiquea du Prutb, 11 �ciliü G�r;ui j111111iaü, j us:au'aux mont-snes
et �ut uae cWdiace Uo«iquc ; au Cabinet des Alltiques boilécs de l'lsa-itu et du Ciolanu, 114 Cll��ealœa.ln.se. loaa.
de VienJIC . 107 llltit.Jiu ril-- ÏIUC(eJ.nllfl d lfiOIIIÎIIIfl 1�
• 14 - Petit aryballos ea onf11:-qathe sculptée , avec les tites de • s. - Plan des fondations d'un ustell•"' a ntiq ue rctrou•·écs dans
Septime Sévère ct de Julia Domna, ainsi que divers auri­ le •·illage de P!uossa 20
buts, uec leur dé'l"':loppement ; au Cabinet des Aatiq ucs • 3. plate-forme, dite Citll4elle
- Plan et coupes de la terrasse ou

de VjenDC. ur, Ms Gëau, situ6c au sommet du mont Ciolanu en Rouman�


Vignene XLIV. - CuJ.dc-lam pc formé par les dcwr: Corbeilles aupcrpos6es 1o8 (disttia de 8uzéo). 21
XL V. - En me reprâellt1t1D la Sftllde Fibule, les deux Fibules • 4- - Diviaitâ dea Barbares, transponées à dos de chameaux, dans
moyennes ct les cleu: Corbeilles • 109 le niompbe de Gntien et de Théodose. Fragment des dessins
X L VI. - Initiale X, formée pu les dcm: Aisuières tog de Geatilc Belliai , d'après les sculptares de la colonne
XL VU. - Cul-de-lampe forme! pu le Hausse<ol ct la retite Th6odosiennc , UiP l ConstaDtinople eD 40-4 ct d4!truite
FibaJc Ill CD 1fl95 25

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P R E M I È R E P A RT I E

DÉCO UVERTE

E T H I S T O R I QU E D U T R É S O R

B I B L I OG RA P H IE

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LE

T R É SO R DE PÉ T R O S SA
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P R E M I È R E PA RT I E

D É C O U V E R T E E T H I S TO R I Q U E D U T R ÉS O R

BIBLIOGRAPHIE

c moi s de mars o u d'avri l de l'année 1 8 3 7 , peu de temps

avant Pàques 1 , deux habitants du village de Pétrossa 2, Ion

Lem nar et Stan Avram , son beau-père , q u i travai llaient ü

extraire du mont I stritza de la pierre pour la construction

du sémi naire épiscopal de B uzéo , découvrirent par hasard

une riche collection de vases et de bijoux en or. Par leur

poids , aussi bien que par leur valeur artistiqu e , ces objets

formaient u n véritable trésor.

Pour déterminer la provenance de cette riche collection

avec plus de certitude qu' o n ne saurait l e faire auj ourd'hui , i l eût été sans doute

d'un grand i ntérêt d'avoir des détails circonstancié s sur l'endroit précis où le

trésor fut trouvé , ainsi que sur la façon dont il était caché dans l e flanc de la

montagne ; mai s , sur ces deux points 'si i m portants , les paysans n'ont pu fournir

que des témoi gnages fort i ncertains . Tout ce qu' i l a été possible de démêler dans

• Il résulte de l'enquête officielle faite en 1 83 8 q u e l a décou verte du t résor e u t l i e u pendant le grand carême ;
or, en 1 8 37, Pâques tombait au 3o a v ril ( 1 8 avril du calendrier grec ou julien, usité e n Roumanie) .
2 Con n u au ssi sous le nom de Bâdeni-de-jos (bas- Bâdeni) .

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L E T R E S O R DE P É T R O S S A

leur dire , c'est que le trésor était placé entre deux blocs de pierre, à peu de
profondeur du sol , et qu'il était recouvert d'une sorte de terre noire et friable
qui adhérait par endroits à quelques-uns des objets.
Le mont Istritza , actuellement compris dans la portion du district de Buzéo,
qui faisait alors partie du district de Sacuyéni 1 , se trouve situé au nord-est de la
Valachie. Haut de 1 ,jf)6 mètres , il s'élève au-dessus d'une vaste plaine qui se
développe sans transition à ses pieds. Cette montagne est d'un aspect beaucoup
plus �o-reste que les collines qui , sauf au midi , l'entourent de tous côtés. Sur
ses flancs , de grands blocs de pierre blanchâtre apparaissent parmi les troncs

:; _

Fig. 1. - Carte du Mont Istritz:a et de ses Eu'"irous.

d'arbres séculaires , et sa cime de calcaire, recouverte de forêts épaisses, forme le


point culminant de cette longue chaîne de coteaux plantés de Yignes qui, sur les
déclivités méridionales des Carpathes , s'étend parallèlement au Danube , le long
de la plaine valaque , et vient , tout près de là , faire un brusque coude vers le
nord , dans la direction de l'ancienne frontière de la Moldavie :a. Sur le Yersant
septentrional , l'lstritza descend rapidement jusque dans la vallée du Niscov ; sa
pente, plus douce vers le midi, sépare les vignobles de Tohani de ceux de Sarata ;

• En 1 84S, le district de Sacuyéni, dont le chef-lieu était Bucov, fut supprimé , et les arrondissements qui le
composaient furent répartis entre les districts de PraboYa et de Buzéo. L'arrondissement de Tohani , dans lequel
se trouve le mont lstritza, fut attribué au district de B uzéo.
� La carte (fig. 1 ) représente, à l'échelle de l mf3j5,ooo, cette petite portion de la Roumanie, composée à la
fois de montagnrs abruptes et boisées, de collines à ''ignobles et de rase campagne. Elle s'étend entre le 24° et
24o 4-5' de longitude est, et le 45• et 45• zo' de latitude nord.

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H I S T O R I Q UE DE L A DÉ C OUVE R T E 3
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elle prend la forme d'un amphithéâtre grandiose , que traverse le ravin torrentiel
de l'Orgoya, et au-dessous duquel un large plateau porte les villages de Pétrossa,
de Bâdeni-de-Sus et de Gréceanca ; deux contreforts escarpés surplombent ces
localités et ceignent l'amphithéâtre à l'est et à l'ouest ' .
C'est à peu près à mi-côte de l a partie orientale de cet amphithéâtre que
travaillaient , au printemps de l'année 1 8 37 , Ion Lemnar et Stan Avram ; ils
désignèrent plus tard, comme l'endroit où ils avaient découvert le trésor , un
renfoncement de terrain situé au-dessus de la clairière appelée la Vigne
des A rdélians 2• Mais, cherchèrent à recon­
comme depuis plu­ naître l'endroit exact
sieurs siècles les flancs où le trésor avait été
de l'Istritza sont con­ enfoui 3 •
tinuellement fouillés Les recherches que
par des générations l'on fit , à la même
de carners , et que époque, dans tous les
les blocs de calcaire lieux environnants ,
sont là presque à n'amenèrent d'autre
fleur de terre , on résultat que la dé­
ne put constater sur couyerte de quelques
l'emplacement indi­ tessons, dont l'épais­
qué la trace d'aucune seur , excédant de
excavation bien carac­ beaucoup les propor­
téristique lorsque, en tions de la poterie
1 838 ,plus d'un an usitée actuellement
après qu'on eut dé- en Roumanie , pou-
terré les obJ. ets , les Fig. 2. - Plan Je la \"allée de Pétrossa.
vatt faire supposer
délégués de l'autorité que les recéleurs pri-
mitifs de ces riches objets les avaient renfermés dans quelque grand cratère et

' Nous présentons, dans la figu re z, le plan topographique de la petite vallée de Pétrossa, à l'échelle de l m/6, 5oo.
De plus , la gravure (fig. 3, p. 4) donne une idée de la situation d u village de Pétrossa , avec le plateau qui le
porte ; la montagne à laquelle le village se trouve adossé est le versant méridional d u mont lstritza ; quant au
ravin qui traverse Pétrossa et sépare cette localité des deux villages voisins, c'est le lit même de l'Orgoya.
• Ces indications figurent sur le plan topographique. - A rdélian est u n des noms donnés par les Roumains

à leurs frères de Transylvanie.


1 La gravure (fig. 4, p. 5) représente ce coin de la montagne, qui n'offre rien de bien intéressant, mais d'oll la

vue embrasse toute la plaine , à travers laquelle serpentent les eaux du B uzéo et de la lalomitza. Aujourd'hui , on
ne voit dans cet endroit que des blocs de pierre envahis par une végétation sauvage ; o n aperloit plus bas les cimes
des grands noyers de la Vigne des Ardélians ; plus loin , dans la campagne, la silhouette de la ville de Buzéo, et
enfin, tout à fait à l'horizon, la berge élevée de la rivière du même nom.

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4 LE TRÉSOR DE PËTROSSA
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que, pris au dépoun-u, ils avaient caché précipitamment ce vase grossier entre
les blocs de pierre de la montagne, pour mettre en lieu sûr son précieux contenu.
Cette supposition était d'autant plus naturelle qu'aucune ruine, aucune trace de
crypte creusée ou maçonnée ne révélait aux alentours l'existence d'une cachette
préparée à dessein. Toutefois , on rencontre sous terre , dans les environs du

Fig. 3. - Yue de Pétrossa.

village de Pétrossa, de si nombreux fragments de poterie ancienne , que la mise


au jour de ces tessons par les ouvriers, qui fouillèrent le sol pour compléter les
inYestigations de l'autorité, ne prouve nu1lement que le trésor ait été renfermé
dans le cratère, dont on ramassa les débris sur le sommet de l'Istritza.
Quoi qu'il en soit , les deux paysans, qui étaient loin de soupçonner l'impor­
tance extraordinaire de leur trouvaille , la cachèrent soigneusement chez eux et
se gardèrent bien d'en divulguer l'existence • . Mais au printemps de l'année sui-

' M. Billccocq, dans une lettre publiœ d'abord., en 1 8.p, à Jassy (Le Glaneur mo/do-valaque, p. 63), et feu

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HISTORIQUE DE LA DÉC OUVERTE 5

vante , l'humble masure dans laquelle depuis plus d'un an gisaient , à l'insu de
tout le monde, de si grandes richesses , fut condamnée à disparaître, parce qu'elle
ne se trouvait pas dans le nouvel alignement du village ; c'est alors que les pos­
sesseurs du trésor, en proie à une vive inquiétude, se décidèrent à mettre dans la
confidence trois de leurs parents , Nicolas Baciu (prononcez Batchou) et ses fils

Fig. 4 · - Vue d u Mont Istritza.

Georges et Achim. Ceux-ci , pour plus de sûreté , les aidèrent à transporter


chez l'un d'entre eux les mystérieux objets , et le trésor fut caché dans le grenier

Antoine Kurz, de Brasov (ou Cronstadt) , en Transylvanie (voy. J. Arneth , Gold- und Silber-Monumente des
k. k. Mun:cen- und Antiken-Cabinettes in lVien. lVien, t 85 o, p. 85), rapportent, au sujet de l'ignorance des paysans,
une anecdote dont nous ne connaissons pas la source, et qui n'est relatée dans aucune des dépositions consignées
au dossier officiel de l'enquête faite en 1 8 38. I ls racontent qu'un des paysans , s'imaginant que tout le trésor était
en cuivre, aurait remis un morceau du métal à l'un de ces tziganes nomades qui exercent en R oumanie le
métier de chaudronnier, pour réparer u ne casserole ; ils ajoutent que le tzigane, ne pouvant venir à bout de son
travail, aurait rejeté le morceau d 'or, en disant qu'il n'était bon à rien .

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6 LE TRESOR DE PÉTROSSA

de la maison de Georges, près du tuyau de la cheminée , où pendant quelques


mois encore il demeura tout à fait intact.
Il est permis de supposer que l'excès de ces précautions avait pour cause , non
seulement un sentiment de lucre et de cupidité, mais aussi cette crainte supersti­
tieuse que nourrit le peuple roumain pour tout ce qui proYient des trésors cachés
dans les entrailles de la terre ' . On n'aurait pas manqué de dire, dans le village,
que les paysans faYorisés par le sort avaient eu recours à des sortilèges pour
rencontrer cette bonne fortune.
Une année entière s'était écoulée sans que nos hommes se fussent risqués à
parler à âme qui vive de leur malencontreux trésor, lorsque , vers la fin de mars
1 8 ]8, le hasard les mit en rapport direct avec un maître maçon albanais, nommé
Anastase Tarba ou Vérussi , né à Bitolia , en Macédoine. V érussi , qui avait
l'entreprise de la construction d'un pont sur le Câlneu, les avait embauchés pour
extraire la pierre nécessaire à son travail. Petit à petit il gagna leur confiance,
et les paysans , dés.ireux de mettre un terme aux inquiétudes qui les agitaient
depuis si longtemps , s'ouvrirent à lui, lui parlèrent des objets qu'ils tenaient sous
bonne garde et, finalement, lui confièrent une pièce de la collection : c'était un
des grands anneaux dont nous aurons à parler plus loin.
L'entrepreneur se rendit à Bucarest pour consulter un orfè,·re sur la véritable
nature du métal ; puis , au bout de quelques jours , il reYint précipitamment à
Pétrossa et, abusant de l'ignorance des paysans, il leur acheta, après l'avoir long­
temps marchandé , le trésor tout entier moyennant 4,000 piastres , c'est-à-dire
environ 1 , ; oo francs, plus quelques vestes brodées et quelques mouchoirs de tête
pour leurs femmes . Les paysans, après s'être partagé l'argent, remirent à l'Alba-

1 C'est une superstition depuis fort longtemps répandue que les trésors , avec toutes leurs surprises et toutes
leurs séductions , n'entraînent que des malheurs pour ceux qui les tirent de l'endroit secret où ils dormaient sous
u ne garde mystérieuse. L'épopée grecque nous offre un exemple de ces croyances dans la fable du bélier, dont la
toison d'or, ravie par Jason et les Argonautes, fut l'origine de si grandes infortunes. Mais c'est surtout dans les
contes de l"Orient et dans la poésie des peuples du Nord , que l'on retrouve la trace de ces idées. La malédiction
attachée à ceux qui ont eu la témérité de s'emparer d'objets précieux, tels que vases, armes, chaînes, anneaux
d'or, pierres fines , etc., cachés dans des cavernes ou dans des grottes gardées par des esprits o u par d es dragons ,
fait le sujet de plusieurs Sagas, ou anciennes poésies scandinaves ; l'antique poème national des Allemands, das
Nibelungenlied, a lui-même pour fondement une tradition du même genre. Cette croyance qui existe de
mémoire d'homme, et qui est aussi vieille que l'envie sur cette terre,

ul Up!&fl.l� �i ao�u1 u\ da�OYI 'fD�v,


.,.j 1rtWJ.� �iit f8ovu1 Klfl tl01ô0ç tl01�1

comme dit Hésiode , a été transmise aux Roumains , ainsi qu'l beaucoup d'autres peuples, par les légendes et par
les contes populaires. A vrai dire, elle n'est qu'une des manifestations les plus caractéristiques de cette vérité
qu'exprime un proverbe runique , dQ l ia sagesse des anciens Scaldes du Nord : • Fé velldr frlnda r6gi •, les
richesses sont la source des discordes dans les fa milles (Nordisches Gedicht aber die Runen , dans '\V. C. Grimm,
.

Ueber deutscb4 RJmen. Gèittirr&en, 1 8 2 1 , p. 24-6.)

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HISTORIQUE DE L A D É COUVERTE 7

nais toute la collection , moins une petite chaîne à pendeloque en cristal , une
grosse pierre bleue et un large anneau d'or, lesquels demeurèrent dans le grenier
de Georges Baciu. Cela se passait le jour de la Saint-Georges, 2 3 avril ( 5 mai )
de l'année 1 8 3 8 .
Aussitôt le marché conclu , V érussi n'eut plus qu'une préoccupation : celle
d'écarter le danger dont pouvait le menacer la loi roumaine , si la transaction
venait à être connue ; en effe.t, cette loi reconnaissait comme appartenant à l' É tat
tout trésor enfoui sous terre , quel qu'en fût l'inventeur 1 • Aussi , conseilla-t-il
aux paysans de se bien garder d'ébruiter l'affaire qu'ils avaient conclue ensemble.
En même temps , il s'empressa de briser et d'aplatir à coups de hache , dans la
maison même de Georges Baciu , presque toutes les pièces de la splendide col­
lection qu'il avait eue à si bon compte. Il est très probable que V érussi , ainsi
qu'il s'en vanta plus tard devant les paysans , ne tarda pas à détruire plusieurs de
ces pièces en les faisant passer au creuset chez quelque 9rfèvre de Bucarest.
Néanmoins , au bout de peu de temps et grâce à diverses circonstances ,
l'autorité eut vent de la précieuse découverte.
Plusieurs des vases et des bijoux achetés par le maître maçon étaient enrichis
de pierres et de cristaux de différentes couleurs ; mais , au moment où V érussi ,

devenu possesseur du trésor, l'avait si impitoyablement maltraité , la plupart des


pierres qui le décoraient avaient sauté du même coup ; les croyant sans valeur,
l'Albanais en avait laissé la plus grande partie éparpillées dans la chambre de
Georges Baciu . Celui-ci les ramassa avec le balai et les enfouit dans une crevasse
hors de la maison. Mais , quelques semaines plus tard , Vérussi revint à Pétrossa,
demanda ce qu'étaient devenues ces pierres, et choisit dans le tas les plus grosses
qu'il se hâta d'emporter. Toutefois de nombreuses parcelles d'or et une grande
quantité de petites pierres rouges, vertes et blanches , qui étaient restées dans la
cour de Baciu, furent jetées par celui-ci avec insouciance dans le fumier de son
enclos . Les porcs, en fouillant à cette place, les mirent à découvert, et aussitôt
les enfants du village de les ramasser pour s'en amuser et de les porter chez
leurs parents . Au bout de quelques jours , toutes les commères du pays , ren­
seignées sur la provenance de cette étrange verroterie, se répandirent en propos

1 Le Code du Prince Caradja , qui a régi la législation valaque jusqu'en 1 864 , porte (l lo partie , chap. {er,

art. 1 er, alin. 2) : " Les pierres précieuses et autres , trouvées dans les lieux qui n'ont pas de maître , deviennent la
propriété de celui qui les a trouvées, à l'exception des trésors enfouis, qui appartiennent à l' État. "
La loi actuelle (Code civ., art. 649) accorde la propriété du trésor, découvert par le pur effet du hasard , et
enfoui à l'insu de tout le monde, pour moitié à celui qui l'a découvert et pour l'autre moitié au propriétaire du
fonds. (Cf. Code civil fran�ais, art. 7 1 6.)

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8 LE TRÉSOR DE PÉTROSSA

de toute sorte ; il ne fut bruit dans chaque chaumière que d'un événement si
extraordinaire , et l'on établit autour de Georges Baciu et de sa famille une
surveillance jalouse pour arriver à connaître la vérité.
L'affaire ayant pris de telles proportions, il est évident que les notables de
l'endroit ne pouyaient pas rester longtemps sans en être informés ; néanmoins , il
fallut encore quelques semaines pour que les représentants de l'autorité fussent
appelés à ouvrir une enquête officielle sur la découverte de Pétrossa. Voici dans
quelles circonstances cette enquête eut lieu.
Les cinq paysans qui avaient trouyé et vendu le trésor , étaient des cor­
véables établis sur une propriété de l'évêché de Buzéo, affermée en c·e temps-là
à un certain Georges Frundza-Verde , originaire de la localité. Celui-ci avait
appris, comme tout le monde, les bruits qui couraient dans le village, et plusieurs
paysannes étaient allées lui raconter que , depuis quelque temps , leurs enfants
jouaient avec des pierres blanches , vertes et rouges, ramassées dans la cour de
Georges Baciu.
Le fermier s'en fit montrer quelques-unes ; il questionna, rechercha, menaça
et finit par apprendre, de la bouche même des inventeurs, qu'ils avaient trouvé
sous terre deux pièces d'orfèvrerie en or. Sur ses instances réitérées, les paysans
lui apportèrent une de ces pièces et la lui remirent un jour qu'il était dans les
champs , occupé à surveiller le binage du maïs, pendant l'été de l'année 1 8 } 8 :
c'était une corbeille dodécagone , à parois garnies de cristaux. Georges Baciu
l'avait redemandée à Vérussi pour en faire présent à Frundza-Verde ; il espérait
ainsi se concilier les bonnes grâces du fermier, et échapper aux tracasseries et
aux dangers d'une enquête administrative.
Cependant Frundza-Verde soupçonna bien vite que le trésor était beaucoup
plus considérable que ne voulaient le dire les paysans ; il revint à la charge et ne
tarda pas à être informé que tous les objets trouvés avaient été vendus en bloc
au maître maçon Vérussi. Aussitôt il se mit à sa recherche, le rejoignit à Buzéo
et, après de très longs débats , auxquels les paysans restèrent étrangers, il finit
par obtenir de lui , en échange de son silence, un gros anneau d'or et une somme
de 200 écossars turcs , environ 1 ,ooo francs de notre monnaie. Cet accord se fit
dans la maison, et avec la participation intéressée, du postelnique Dumitraki
Ghizdéano, le patron et l'associé du fermier Frundza-Verde.
Mais à peine celui-ci eut-il conclu ce marché, qu'il s'en repentit. Il se repro­
cha de n'avoir pas tiré de la transaction un parti assez aYantageux et, couYrant
de son zèle pour l'intérêt public le dépit d'avoir été frustré dans ses espérances ,

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H I S T O R I Q UE D E LA D É C O UVERTE 9

i l résolut de dénoncer V érussi à l'autorité diocésaine , en l'accusant de recéler,


au détriment de l' É tat et de l'évêché, un trésor découvert sur le domaine épis­
copal de Buzéo . -

Peut-être ne fut-ce pas tout à fait de bon gré que Frundza-Verde se décida
à faire ces révélations . En effet , quelques jours auparavant , le sous-préfet de
l'arrondissement de Tohani , dans lequel étaient compris les villages situés au
pied de l'lstritza, avait été mis au courant de ce qui se passait par un certain
Kyr-Iacov , intendant d'une terre voisine , dont le couvent du Saint-Sépulcre de
Jérusalem était copropriétaire. Ce Kyr-Iacov avait, lui aussi , entendu parler de
la trouvaille qui intriguait si fort les habitants de Pétrossa. Il soupçonna qu'une
découverte importante pouvait avoir eu lieu sur le bien confié à sa surveillance,
et, désireux de s'attirer les bonnes grâces de l'administration dont il relevait, il
avait pris les devants et était allé communiquer ses appréhensions au sous-préfet.
Celui-ci se transporta sur les lieux pour recueillir en personne de plus amples
informations .
Le gouvernement fut donc saisi de l'affaire de deux côtés à la fois : d'une
part, le 1 2-24 juillet 1 8 3 8, le R. P. Philothée, économe de l'évêché de Buzéo ,
lui transmettait la dénonciation du fermier Georges Frundza-Verde ; de l'autre,
le 1 3 -2 5 juillet , le préfet de Sacuyéni envoyait au ministère , à Bucarest , un
rapport dans lequel le sieur Dragulinesco, sous-préfet de Tohani , relatait, le 7 du
même mois , la plainte formée par Kyr-Iacov contre les recéleurs .
C'est ainsi que le précieux trésor de Pétrossa, enfoui depuis tant de siècles
dans un coin perdu des Carpathes , fortuitement retrouvé par d'humbles paysans ,
qui , dans leur superstition naïve, le cachent et le gardent avec soin pendant plus
d'un an , tombé enfin entre les mains brutales d'un maçon albanais , dont la
cupidité sacrilège mutile et détruit , en un jour, ce que le temps lui-même avait
respecté , devint , de la part du gouvernement roumain, l'objet de recherches
minutieuses, destinées à le préserver , au moins en partie , d'un entier et irrépa­
rable anéantissement.
Au mois de juillet 1838 , une commissiOn , nommée par le ministère de
l'Intérieur , se rendit à Pétrossa , y fit opérer quelques fouilles et y entendit
surtout de nombreuses dépositions. Malheureusement cette enquête fut conduite
avec plus de rigueur que d'habileté ; on négligea de recueillir une foule de
renseignements qui eussent été d'un grand profit pour la science archéologique ,
et l'on se préoccupa principalement de constater la valeur matérielle du trésor,
ainsi que les divers trafics auxquels il avait donné lieu jusque-là. Les moyens les
!

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10 LE TRÉSOR DE PÉTROSSA

plus énergiques furent employés pour arriver à connaître ce qui s'était passé, et
surtout pour retrouver les nombreux objets qui étaient restés en la possession
de V�ssi. Les cinq paysans qui avaient fait ou caché la trou,·aille , l'Albanais
qui l'avait achetée , un certain Constantin Probaca , compatriote et associé de
V érussi, qui, de complicité a,·ec lui , avait recélé le trésor , le fermier Frundza­
Verde qui le leur a'\"ait disputé, le hobereau Dumitraki Ghizdéano qui avait vidé
le différend à son profit, tout ce monde et d'autres gens encore , plus ou moins
impliqués dans raffaire ' furent arrêtés ' soumis à de fréquents interrogatoires,
exposés à toute sorte de mauyais traitements et rigoureusement détenus.
Néanmoins , malgré tout ce déploiement de sévérité , on ne réussit pas à
recouyrer d'autres pièces que la corbeille ajourée et les deux grands anneaux qui
ayaient été lirrés aux autorités par Frundza-Verde et Georges Baciu.
Les dépositions de Ion Lemnar et de ses compagnons sont aujourd'hui encore
les documents qui offrent le plus d'intérêt ; ce sont en effet les plus sincères
et , grâce aux aveux '\"éridiques que l'intimidation parrint à arracher à ces
malheureux , il a été possible de se rendre compte d'une façon un peu plus
précise du nombre et de la nature des objets découverts, de quelques-unes des
circonstances de la découYerte , et enfin des divers marchés passés entre les
paysans et l'Albanais. Quant à V érussi lui-même , rien ne put triompher de sa
mauvaise foi ; questionné à plusieurs reprises sur l'emploi qu'il avait fait des
joyaux, il persista à soutenir qu'il les aYait vendus le double de ce qu'il les avait
achetés, c'est-à-dire huit mille piastres , à un marchand inconnu , arménien ou
juif, lequel, allant à Fokchani ou à Jassy en Moldavie , avait traversé , quelques
semaines auparayant, la rivière où Vérussi construisait un pont. L'Albanais donna
même des détails précis sur l'accoutrement et l'équipage de ce prétendu acheteur,
que personne n'ayait jamais ni et dont il fut impossible de retrouver la trace.
Cependant, grâce à une circonstance heureuse, Vérussi fut forcé d'entrer, au
bout de peu de temps , dans la voie des ayeux. En effet , la police parvint à
intercepter une lettre , en langue albanaise , qu'il avait adressée de Bucarest à
son complice C. Probaca , pour l'engager à ne point s'émouvoir des menaces de
l'autorité et à ne révéler , sous aucun prétexte , l'endroit où ils avaient caché
ensemble le trésor. Muni d'une preuve aussi convaincante , le prince Michel
Ghica, frère du prince régnant Alexandre, et ministre de l'Intérieur de la princi­
pauté de Valachie , se rendit lui-même à Pétrossa , le 1 7-29 juillet 1 8 J8,
accompagné de MM. Pierre Poyénar, directeur général des écoles, et Constantin
Stériadi , fonctionnaire du ministère de l'Intérieur.

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H I S T O R I Q U E D E L A D É C O U V E R TE Il

L e prince Michel avait pris cette affaire d'autant plus à cœur qu'il était grand
amateur d'antiquités et possesseur d'une collection assez intéressante 1• I l fit subir
aux deux Albanais un long interrogatoire, et, comme ceux-ci persistaient à déclarer
qu'ils n'avaient plus entre les mains aucun des objets qu'on réclamait d'eux , le
ministre leur fit mettre sous les yeux la lettre interceptée . Devant un témoignage
aussi accablant , V érussi , pris à son propre piège , fut réduit à capituler et con­
sentit à désigner l'endroit où il avait enfoui sa coupable acquisition. Les terrassiers
se mirent à l'œuvre et , après de longues fouilles que V érussi essayait encore de
rendre infructueuses , le prince Ghica eut enfin la satisfaction de voir reparaître
au jour la portion la plus considérable de ce qui constitue aujourd'hui le trésor
de Pétrossa. Ces pièces furent retirées , en sa présence , de deux trous que les
recéleurs avaient creusés sur les deux berges du Câlneu , à peu de distance du
pont dont ils avaient l'entreprise.
Les dépositions antérieures avaient établi , d'une façon à peu près certaine, que
toute la collection trouvée à Pétrossa se composait primitivement de vingt-deux
pièces en or, de formes et de -dimensions différentes , et ornées, pour la plupart,
de pierres précieuses et de cristaux colorés. Neuf seulement d'entre elles furent
retrouvées le 1 7- 2 9 juillet dans les cachettes désignées par Vérussi ; elles forment,
avec les trois objets qui avaient été déjà livrés aux autorités 2 , l'ensemble des
douze pièces que nous possédons . La plupart de ces objets se trouvaient dans un
état déplorable de détérioration.
Les perquisitions postérieures furent en général peu fructueuses ; elles n'abou­
tirent qu'au recouvrement de deux fragments d'un assez grand intérêt , ainsi que

1 La collection de médailles, de sculptures , d'inscriptions et d'autres antiquités romaines que le prince Michel
Ghica avait réunies à B ucarest, jusque vers 1 842, a été totalement disséminée. Son petit musée éta it formé en
grande partie du résultat de quelques fouilles, très mal dirigées du reste, qu'il a\'ait fai t faire dans la petite
Valachie et principalement dans les ruines de Resca, près de Carracal , l'antique Colonia Romula. U ne partie des
grandes pièces, telles que sarcophages , chapiteaux , colonnes et stèles funéraires , ont été recueillies au Musée
d'antiquités de Bucarest. Les objets les plus intéressants de cette collection, c'est-à-dire les Tabulœ honeslœ
missionis , délivrées par l'empereur Hadrien, en l'an de Rome 8 2 2 , et déterrées à Grojdibod , près de Céléi , sur le
Danube , ont été offerts , vers 1 864, par le dernier prince régnant de la Roumanie, feu Alexandre-Jean Couza, à
l'empereur Napoléon I I I . I ls se trouvent actuellement au Musée gallo-romain de Saint-Germain-en-Laye. Voir,
au sujet des fouilles exécutées en Valachie et des diplômes m ilitaires cités, notre mémoire en langue roumaine :
Relatiuni despre localitâtile semnalat � prin anticuitâti in judetiul Romana ti, dans les Annales de rA cadémie
roumaine de Bucarest , t. X, 1 87 7 ; - Dr J . F. Neugebauer, Dacien aus den Ueberresten des klassischen A lterthums.
Kronstadt, I 8 5 1 , pp. I 1 4- 1 1 9 et passim ; - J . Arneth, Zwoif romische Militiirdiplome , no V I I, Taf. 1 9 u . 20,
p. S4; - L. Régnier, Recueil de diplômes militaires, no XX ; - Corp. Jnscr. latin., vol. I l l, pars. ait. edid.
Th. Mommsen, p. 876, no XXX I I 1 .
• O n sait que ces trois pièces sont : l'anneau sans i nscription que Frundza-Verde avait reç u de l'Albanais

Véru ssi ; la corbeille dodécagone dont Georges Baciu avait fait présent au fermier, et enfin l'anneau portant u ne
inscription, que les agents de l'autorité trouvèrent dans le grenier de Georges Baciu.

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12 LE TRÉSOR DE PÉTROSSA

de plusieurs débris , à l'aide desquels on pourrait compléter quelques-unes des


pièces les plus importantes de la collection. Les deux fragments en question étaient,
d'une part, l'orifice d'une aiguière, que M. Steriadi découvrit, le 1 1 -2 J septembre
I 8 J 8 , dans la baraque faite par Vérussi , près du pont qu'il construisait sur le
Câlneu ; et , d'autre part , une statuette de femme assise , en or , qui était sans
doute détachée du centre d'une patère que l'on possédait déjà ; elle fut trouvée
en la possession de C. Probaca, lequel, depuis l'arrestation de V érussi, continuait
seul les trayaux. C . Probaca déclara quïl avait acheté cette statuette au prix de
cinq ducats (6o francs), d'un oun-ier transylYain , nommé Georges Cocârla , qui
travaillait au pont ; il ajoutait que ce manœuvre rayait ramassée sur la berge de
la rivière , près de l'un des fossés qu'y avait fait creuser le prince Michel Ghica,
sans rien décourrir lui-même en cet endroit.
Quant au reste des objets, il est plus que probable qu'ils furent passés par le
creuset ou yendus -à des marchands étrangers , sans qu'on ait jamais pu en res­
saisir la trace. Vérussi soutint obstinément quïls ayaient été emportés par un
débordement récent du Câlneu, sur la riYe duquel il les aYait enfouis, enveloppés,
disait-il, dans une serviette.
Tous les détails qui précèdent sont extraits d'un Yolumineux dossier conservé
aux Archives de l'État , à Bucarest • .
Sur la demande du prince Michel Ghica , qui aYatt déployé un zèle infati­
gable pour recouyrer ces précieuses reliques du passé , et sur les instances de
M . P. Poyénar , directeur général des écoles de Valachie , le prince régnant fit
déposer , en 1 842 , le trésor trouvé à Pétrossa , au Musée national de Bucarest,
dans l'ancien collège Saint-Sava. On essaya alors , autant qu'il fut possible , de

• Archives de l'État� section du ministère de l'Intérieur, dossier n• 5, 397 de l'année I 838. Ce dossier contient
tous les documents officiels relatifs à la découverte de Pétrossa. Nous avons voulu nous-même, il y a u ne
vingtaine d'années� recueillir dans ce village de nouveaux détails sur les é\·énements de 1 8 37 ; mais nos in\·estiga­
tions sur ce point sont restées vaines. Les poursuites violentes exercées, lors J u procès, contre toutes les personnes
qui avaient été plus ou moins impliquées dans l'aJfaire , ont laissé c h ez les habitants de la localité des souvenirs si
terrifiants, -qu'aujourd'hui encore les paysans hésitent , semble-t-il, à parler des jours néfastes otl le mauvais esprit
poussa quelques-uns des leurs à céder aux tentations de la fortune. Le vieillard Stan A v rom et son gendre lon
Lemnar sont morts tous les deux en prison, avant la fin même du procès, qui dura jusqu'en r 8.p. Tous leurs
à la misère et péri.Ient en peu de temps. Vérussi seul survécut
copartageants , paysans ou citadins , furent rédu its
longtemps encore à ces événements ; il était devenu J'u n des grands entrepreneurs de travaux publics en Rou­
manie ; mais lui non plus n'aimait pas à parler de l'affaire de Pétrossa , à laquelle il est cependant permis de
croire qu'il devait, malgré tou tes les tribulations d'une longue rrocédure , une partie de la fortune qu'il avait
acquise depuis. Toutes les fois que j 'ai essayé moi-méme de le questionner sur ces c!vénements, déjA vieux alors
d'un quart de siècle , il évitait de répondre et se hâtait de rompre un entretien qui lui était évidemmen t fastidieux.
Dans les dépositions qu'il avait f.tites lors d u procès, o n constate la tendance manifeste de diminuer le nombre des
pièces acquises par lui, d'en amoindrir les dimensions et le poids, enfin de rabaisser leur valeur, qu'il avait étc!
cependant le premier l apprécier.

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E a.t a.

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HISTORIQUE DE LA DÉCOUVERTE 13

rendre aux pièces qui le composaient leurs formes primitives ; mats on ne se


préoccupa guère de les compléter à l'aide des débris provenant des ornements
décoratifs qu'on avait pu recueillir.
Dans l'état où il se trouvait à cette époque , ce trésor comprenait douze
pièces principales en or, dont quelques-unes étaient massives et ciselées , tandis
que sur les autres on pouvait encore voir, soit des ornements en cristal ou en
pierres fines, incrustés à froid dans le métal, posés à jour, ou enchâssés dans des
châtons cloisonnés, soit des châssis , avec ou sans fond métallique , qui avaient dû
contenir des ornements de même nature.
Le poids total de l'or , qui , du reste , est au titre le plus élevé , ou peut-être
même natif, et par conséquent fort malléable , était alors de 14 ocas, 2 5 2 j/ 1 1
drames , poids anciens de la principauté de Valachie , c'est-à-dire d'environ dix­
neuf kilogrammes 1 •

A ne considérer que leur aspect extérieur , les douze pièces existantes du


trésor peuvent , dès l'abord, être divisées en deux groupes bien distincts : celles
qui ont été et sont uniquement en or, et celles qui ont été plus ou moins enri­
chies de pierres fines et de cristaux.
Au premier de ces deux groupes appartiennent les cinq objets suivants

I. - Un grand plateau ou disque (Discus sive Lanx} ;

Il. - Un grand anneau simple ( Torques) ;

' Nous reproduisons ici le tableau du poids de chaque objet , tel qu'il a été dre.;sé au moment où le trésor fut
déposé au M u sée national de Bucarest , en 1 842 ; toutefois, nous ne présentons que la colonne où les poids ont été
indiqués en mesures métriques :
1 Plateau , brisé en quatre morceaux 7 kil. 1 5�o
1 Vase octogone , brisé 2 4090
1 Vase dodécagone , brisé 5 1 84
1 Patère, ornée de figures ciselées, intacte . 94 1 8
1 Statuette, détachée du centre de la patère 0 1 095
1 Collier, brisé . 0 2 1 90
1 Anneau ou bracelet , avec une inscription 0 G7 1 G
1 A nneau , moins épais et sans inscription . 0 1825
1 Lampe, ayant la forme d'un épervier, brisée . 0 8 1 j6
1 Lampe, ayant la forme d'un ibis, brisée . 0 5402
1 Autre lampe, ayant aussi la forme d'un ibis, brisée . 0 5 25 6
1 Lampe, plus peti te, brisée . 0 2044
1 U rne, brisée ji 55
Fragments divers 0 ï88+

1 8 kil. 7975
(Suivent les signatures : M. GHICA, P. PoYÉNAn.)

Nous ferons remarquer que les objets qui , dans ce tableau , portent la dénomination de lampes, sont ceux que
nous désignons par les noms d'agrafes ou de fibules.

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14 LE TRÉSOR DE PÉTROSSA

III. - Un anneau plus fon , portant une inscription (Armil/a) ;

IV. - Une aiguière (Œnoclroe) ; ...


V. - Une patère ciselée , avec une statuette dans l'umbo (Paiera) .

Les sept autres pièces forment le second groupe ; ce sont :


VI. - Un bandeau circulaire ou hausse-col (Col/are) ;

VII . - Une grande fibule ou agrafe , en forme d'épervier (Phalerœ pectorales) ;

VIII et IX . - Une paire de fibules ou agrafes, en forme d'ibis (Fi/Julœ utriusque humerz} ;

X. - Une fibule plus petite (Fibula minor) ;

XI. - Un vase ou corbeille octogone (Cantharos octogonos) ;

XII. - Un vase ou corbeille dodécagone (Cantharos dodecagonos) .

Les deux anneaux (Il et III) , la patère ciselée (V) et la petite fibule (X) sont
les seuls objets qui aient été retrouvés dans un état presque parfait de conser­
Yation. Toutes les autres pièces avaient subi , lors de leur passage entre les
mains de Vérussi , de très grayes altérations auxquelles il n'a été possible de
- remédier qu'en partie. C'est ainsi que le grand disque (I) avait été fendu à coups
de hache en quatre morceaux inégaux , mais pouvant se raccorder ; de même
l'aiguière (IV) , que Vérussi avait aplatie et brisée en plusieurs endroits , fut soudée
plus tard de façon à se tenir d'aplomb ; les trois fibules en forme d'oiseaux (VII,
VIII et IX) a\""aient été bosselées, et l'épervier, qui constitue la plus grande d'entre
elles, avait eu la tête détachée à la naissance du cou ; de plus, leurs pendeloques,
en y ajoutant même celles de la petite fibule intacte (X) , étaient loin d'être au
complet ; enfin les deux corbeilles (XI et XII) avaient été certainement les plus
endommagées : l'une (XII) avait perdu ses deux anses , simulées, si l'on en juge
d'après la corbeille octogone , par deux panthères dont les corps s'allongeaient
depuis la cuve du vase jusqu'à l'extrémité des rebords rapportés autour de l'ori­
fice. Un seul de ces rebords était resté en place , et , de plus , les cloisons qua­
drangulaires qui composaient les douze parois de cette corbeille se trouvaient
être beaucoup plus désarticulées et plus désagrégées que celles de la corbeille
octogone. Du reste, cette dernière elle-même (XI), qui , à peu de chose près ,
avait conservé sa forme primitive , était également dépouillée de la plupart des
pierres de couleur et des cristaux transparents qui avaient été incrustés tout le
long de son armature ou sertis dans les baies de ses parois. Aussi faut-il , pour
se rendre un compte bien exact de la richesse et de l'élégante originalité de ces
deux corbeilles , les reconstituer en quelque sorte par la pensée et suppléer
par l'imagination aux nombreuses lacunes que l'on constate , aussi bien dans
leurs formes que dans leur ornementation.

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HISTO RIQUE DE LA D ÉCOUVERTE

C'est dans cet état d'altération que se trouvait le magnifique trésor de


Pétrossa au moment où les pièces qui avaient échappé à la destruction furent
déposées au Musée de Bucarest.
Nous mentionnerons , au cours de notre récit , les quelques essais de répara­
tion qui furent tentés sur la plupart de ces pièces, et aussi les nouvelles et irré­
parables injures qu'elles eurent à subir par la suite . Ces vicissitudes diverses
nous confirmeront dans l'idée que c'eût été une véritable bonne fortune , si tous
les bijoux de ce trésor étaient demeurés dans l'état de parfaite conservation où
ils paraissent s'être trouvés avant que la hache sacrilège de Vérussi les eût
atteints. Sans nul doute , ils nous auraient offert alors les spécimens les plus
splendides et les plus opulents légués par l'orfèvrerie antique .
Néanmoins , à quelque triste sort qu'ils aient été réduits , tout mutilés qu'ils
soient sortis des mains de leurs modernes ravisseurs , on peut encore se faire une
idée de ce que ces joyaux ont dû être à l'origine , si l'on prend la peine de les
étudier avec quelque attention. Ce travail peut se faire , d'une part , en rappro­
chant les bijoux dégradés des autres bijoux anciens de même nature , qui sont
parvenus jusqu'à nous , et , d'autre part , en soumettant à un examen minutieux
les fragments et les débris assez nombreux qui subsistent encore , en dehors
des pièces principales que nous avons déjà énumérées . C'est ce que nous avons
essayé de faire , en nous servant de tout ce qu'il nous a été donné de voir ct
de connaître, soit dans le Musée de Bucarest, soit dans les collections plus riches
des pays étrangers .
Ainsi que nous l'avons dit , il y a tout lieu de croire que la portion disparue
du trésor de Pétrossa se composait d'objets de même espèce que ceux que nous
possédons actuellement , mais d'une importance moindre , ou tout au plus égale.
Malheureusement , il est impossible aujourd'hui d'en indiquer d'une façon positive
la forme et la valeur. Mais, autant qu'il est permis d'en juger d'après les déclara­
tions naïves, quelque peu confuses, souvent bizarres et fantastiques, des hommes
ignorants qui seuls ont vu les pièces , et qui ont eu peut-être quelque intérêt à
en réduire l'importance, elles devaient, elles aussi, former deux groupes distincts :
les pièces exclusivement en or, et celles qui étaient ornées de pierreries .
Pour compléter la nomenclature entière des objets qui composaient le trésor,
il nous reste à en faire l'énumération ; mais , voulant les caractériser autant que
cela est encore possible , nous ne saurions mieux faire que de donner ici une
traduction fidèle des descriptions les moins diffuses qui se rencontrent dans les
dépositions des paysans de Pétrossa. Nous ferons même observer que ces dépo-

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16 LE TRÉSOR DE P É TR O S S A

sitions, qui , tout étranges qu'elles puissent paraître , sont sans nul doute les plus
véridiques , ont été faites antérieurement au recouvrement des pièces que l'on
parvint à arracher des mains de Vérussi , et qu'elles contiennent la description des
obj ets perdus , présentée dans la même langue naïve et imagée dont s'étaient servis

les paysans pour dépeindre ceux des bij oux qui furent retrouvés par la suite 1

1 Les descriptions que nous reproduisoos ici dans le te:s:te sont em�untées à l'Interrogatoire de lon Lemnar,

du 1 6 juillet J 838, qui eut lieu devant M M . P. Poyénar et Pantazi Poppovici. Du reste, on pourra le constater en
parcourant la suite de la présente note, ob nous avons reproduit les si:s: principales dépositions faites sur les lieux,
par des personnes qui ont vu la découverte dans son entier :

L Dipositio• th /tM � d th Staa .A�, fllik le ï jtrilld 1 838, ptJT-dftNDII 1� I'Ïftlr DnJpliwsco, SDIU-priftt d� Tolulai,
(pièce IX du dossier) :
• t:n plateau janae, gn.Dd COID.IDC ua chapeau, et ayant en dessous un rebord circulaire de l'q,.isseur d'un doigt (1).
• Un oiseau, grand comme un pigeon (VII) , puis deux oiseaux moyen& (VIII et IX) et deux petits (X et XVW). Le grand oiseau
a.it COUTert , sur le con , la 11!te et le dos , de di.enes pierres bleues et rouges; tous les autres oiseaD.X de m!me..
écuelles jaunes fY et XVII), dont l"uae nait, au centre, uae saatuetœ assise sur un 5Kge ento� de quatre petits chiens ;
• Deux

la puoi intérieure de cene écuelle était ornée de figures de guerrien..


• Deux objets ressemblant à des coiffes de chapeau, jaunes et tout recoul"ens à l'extérieur de pierres diYerses.. De chaque �.

aux extrémités du bord, était hé un petit chien se tenant debout; la queue et le corps de ces animaD.X étaient recouverts de petites
pierres rouges et blanches, de la grosseur d'uae lentille (Xl et XII).
• Six anneaux jauoes, plus grands qu'un ctiPrigw (giteau en forme cfanneau, d'environ 12 centimètres de diamètre), ayant des
pierres menues, rouges et triangulaires (Il, Ill, VI, Xlll, XIV et XV)_
• Deux aiguières jawaes en forme de cruche (IV et XVI).
• Deux bracelets, ayant au centre, sur la surface supérieure, un chaton proéminent, mais vide, sans pierres ; tout autour il y
a'fait cependant de petites pierres rouges (XXI et XXII).
IL Dipomïo. dn � Xicolas .&.cül, Georgn, S08 ftls, Jo• l.Dif1IUir d Aclti., flls th Nicolas, fllit� lu o j•rll�t 1 838, pt1T
lkMat 1� nnr .Boraexe, se� ile lA prijtclan de Saayird, (pièce XI du dossier) :
• Un platea.u jauae, en forme de petite table ronde, et du diamètre d'ua chapeau de montagnard, à grands bords tl).
• Un oiseau, grand comme un épervier, ou plus grand qu'un merle, cou..-en de pierres bleues, rouges et vertes (VII).
• Quatre petits oiseaux , dont deux avaient des becs et deux n'en avaient pu ; ils &ient éplement COUl"erts de pierres , mais
moins grandes que celles du préa!dent (VIII et IX, X et XIII).
• Huit anneaux, dont l'un était plus petit et plus large ; tous ces anneal.llt étaient jaunes, grands comm e la coi11è d'un chapeau,
q.is comme Je petit doigt, et il y en arut qui étaient sans pieneries (ll. m, VI, XIU, XIV, XV, XIX et XX)-
• Deux objets en forme de bénitiers , ganü.s tout autour de verres et de petites pierres ; leur couleur était jaune , et ils étaient
soutenus par quatre petits chiens, parsemés de petites piena rouges et blanches et tenant chacun dans leur gueule une pierre bleue
(XI et XII).
• DeD.X plats jaunes, grands CQIIUile les assiettes en écain, dont 1'un al"ait, au centre , une Rlltlet
l te éplement jaune, représentant
une femme assi se , qui tenait entre ses maius un objet ressemblant à un verre à boire. Tout à l'entour du siège de la statuette
étaient ciselées, dans l'intirieur da plat, des figures humaines, tenant dans leurs mains des lances et des épées (V et XVII).
• Deux aiguiùes à anses, jaunes, pounnt contenir un demi-oca cfeau (IV et XVI).
• DeD.X bracelets garnis de rangées de pierres rouges, dont les fermetures aruent dü contenir chacune une grosse pierre qui avait
disparu • (XXI et XXII).
m. l.terrogaloin d� rAIIND&ais AII4St4se Yinwi o. TariHJ , dressi par le si�11r DrtJgllli11ae0 , 1� 1 0 j•iUa 1 838 (pièce XII
du dossier) :
• Deux l"&Ses en l"erre , al"ec des pierres rouges tout autour , comprises entre deux cercles jaunes , l'un au bord et l'autre au
fond ; ayant pour anses deux petits chiens couverts de petites pierres rouges , pas plus grosses que la graine de chanvre , et dont
quelques-uns mëme étaient tombées_ Ces 'l'ases écaient remplis cfune terre qui n!pandait l'odeur du soufre, lorsqu'elle tombait sur
le feu (Xl et XII).
• Trois anneaux jaunes, munis de crochets (Ill, XIV et XV).
• DeuJ: cercles jaunes sans pierreries lll et Xlll).
• Trois oiseaux, dont l'un était gros comme un merle et les deu autres , plus petits , de la dimension d"un moineau , tous
trois jaunes et colll"erts de cette m!me tene (VU, VIU et IX). Le grand oiseau anit un bec sur lequel on reconnaissait la trace de
pierres qui avaient disparu. A sa queue étaient suspendues trois pendeloques creusea, de la grosseur d'une noisette.
• Deux aiguières jaunes , en forme de grandes �ièrea, aimples , UDS pierres , n'ayant que des poucien , mais point de cou­
verdes (IV et XVI).
• Une assiette ou écuelle , d'un pied de diamètre , avec des bords rehaussis , sur lesquels étaient repn!sentl!a dea .fisures
humaines; au centre de fécuelle se trouvait une statuette qui dépassait lea bords de deu:r. doigts et qui âait entoune de petits
chiens ; le tout en métal jaune, ainsi qu'une seconde 6:uelle aimple • (V et XVII).
IV. RApport d11 logotJWt� Kyr-ltJCtW, Jennier :d• coiiMit S1Jirtt-Georges-I�-N0t11162M, d� Beu:IJI"UU, tldreut, 1� 1 -' i•illtl 1 8J8,
à ltJ CMrtJtdl� du t:0r1ats didib a SIJirtt-Siptll� (pilee XXXIV du douier) :
• l:n plateau en or, d·un travail simple, plat comme une table ronde et grand comme un large chapeau (1).

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HISTORIQUE DE LA DÉCOUVERTE 17

Les objets perdus , qui étaient en or et dépourvus d'ornements , paraissent


avoir été au nombre de cinq , à savoir :

XIII. - Un anneau ou « u
n cercle , grand comme un fond de chapeau , gros comme deux
plumes d'oie ; il y avait, à ses deux extrémités, des crochets qui se refermaient en arrière, sans
pierres » . C'était le pendant de l'a nneau Il.

XIV. - Un anneau ou « un cercle, gros d'enriron deux doigts et plus épais vers ses extré­
mités, où étaient écrites des lettres qui n'ont pu être lues. Il se refermait avec un crochet, égale­
ment sans pierres » . Incontestablement , c'était un second anneau dans le genre de celui qui
porte le numéro III .

« cercle, gros a u milieu, plus fin à ses extrémités et ayant des crochets
XV. - U n anneau ou
recourbés en dedans pour se fermer. Tous ces anneaux étaient massifs » .

u Une écuelle plus petite , ayant , au centre , une statuette humaine assise, pas plus haute que la largeur d'une main et tenant

un objet en forme de verre à boire ; autour de son siège, on voyait des lions et, sur les parois intérieures de l'écuelle, des figures de
guerriers tenant dans leurs mains des lances et des épées (V).
u U ne écuelle en or, ronde, d'égale grandeur (XVI), dans laquelle se trouvaient :

u Cinq oiseaux , dont l'un, grand comme un pigeon (VIl), portait sur le dos un gros rubis balais, de forme ovale et de la gros­

seur d'un œuf, tandis que son corps était recouvert de diverses pierres, rouges , bleues , vertes , jaunes et blanches. Quatre pierres
blanches, imitant la forme et les dimensions d'un gland de chêne , étaient suspendues, à l'aide de chainettes, au bas de sa queue ;
une seule a été retrouvée. Cet oiseau paraissait étre la poule , dont les quatre oiseaux , plus petits et également ornés de pierres
diverses, étaient les poussins (Vll l et IX, X et XVlll).
u Deux plats ronds en or sim ple, de la forme des assiettes en étain ( i , 1 ).
u Trois aiguières en or, ayant des anses, mais pas de goulots ni de couvercles à leur orifice ; elles pouvaient contenir chacune
un demi-oca (IV, XVI, !).
u Deux objets ressemblant à des coiffures sans bords ou à des couronnes , garnis tout autour de pierres et Banqués de chaque

cdté d'un petit l ion qui portait u ne pierre bleue dans sa gueule (Xl et XII).
11
Deux bracelets ornés de diverse�! pierreries (XXI et XXI I).
uSix an neaux en or simple, de l'épaisseur du petit doigt, portant des lettres gravées ; ils étaient creux ù l'intérieur et se fer­
maient comme des boucles d'oreilles. L'un de ces anneaux a été retrouvé en même temps que plusieurs pierres ; il pèse 2oi drames
(�7 gr. 7), et l'on n'a pas p u lire ici ce qui était écrit dessus o (Il, I l l , VI, XIII, XIV ct XX).
V. Dépositio11 de lon Lemnar, faite le r li juillet r 83 8 , par devant les sieurs Pierre Poy�nar et Pa11ta1i Poppovici , commis­
saires du ministère de l'Intérieur (pièce XXlll du dossier) :
u Un grand plateau (1), d'environ deux pieds de diamètre, reposant sur un rebord circulaire : il était tacheté en plusieurs endroits
et se trouvait placé par-dessus tous les autres objets, qui étaient :
u Huit anneau:.:, du diamètre d'une coiffe de chapeau, dont l'un , creux à l'intérieur, était muni d'agrafes et de vis, et orné, d'un

seul càté, c'est-à-dire extérieurement , de petites pierres ; de l'intérieur de cet anneau s'échappait une poussière noire ( VI) ; - deux
autres evaient à leurs deux extrémito!s, qui se rejoignaient pour se fermer, de petites pierres ; mais l'un était plat et de la largeur
de deux doigts (XIX), tandis que l'autre, to:ut aussi épais, était rond et s'amincissait vers le centre (XX); - deu:t autres , tout a�ssi
grands que la coiffe d'un chapeau 1 n'étaient pas plus épais que deux plumes d'oie et se fermaient par des crochets recourbés en
arrière , sans le moindre ornement de pierres (Il et XII) ; - deu:t autres , de l'épaisseur de do:ux doigts et m!me plus épais aux
deux bouts, étaient gravés de lettres qui n'ont pu être lues ; ils sc fermaient par des crochets ct n'avaient pas de pierres (Ill et X IX) ;
- enfin , l'un était épais au centre , m i nce et plat vers les bouts , et les crochets qui le fermaient étaient recourbés è l'intérieur
(XV) ; tous ces derniers anneaux étaient massifs.
u Un oiseau de la grosseur d'un merle, sans ailes ni pieds; sa tête était recourbée vers la voussure du dos, qui était ornée de

trois rangées de pierres rouges, vertes et bleues, les unes grosses comme dc:s 9oiscttcs et les autres plus grosses encore ; sur la t�te
et le cou , les pierres étaient de la grosseur d'un grain de millet, et sur le jabot s�: trouvait une pierre bleue ovale , de la grosseur
de deux noisettes. Cet oiseau était creux à l'intérieur , et par toutes les cavités d'où les pierres étaient tombées il s'échappait u n e
poussière noire. Au:t yeu:.:, il avait des pierres rouges de la dimension d'une lentille (VII).
u Deux coquilles ressemblant è la moitié de la coque d'un œuf d'oie , ayant chacune une téte , un col et un bec en forme

d'oiseau. L'épaisseur de ces coquilles était celle du dos d'un couteau-poignard. Elles étaient rattachées entre elles par une chainettc
et ornées à la surface de petites pierres de la grosseur d'un grain de m illet ; au centre , chacune d'elles avait une pierre grosse
comme u n grain de mals (VIII et IX).
u Deux autres coquilles plus petites, ressemblant à la moitié d'un œuf de poule, rondes comme un boulet, sans bec, mais arec

des cous droits et moins épais que ceux des précédentes. Les pierres qui les décoraien t étaient de la grosseur de la graine de lin
(X et XVIIl).
u .Deux plats ou grandes écuelles, de la forme d'une .:oiffe de chapeau rond. L'un était tout simple (XVIII) , tandis que l'autre

avait, tout autour, à l'intérieur, des ligures, et au centre une statuette humaine dont la taille s'l!levait .à la hauteur des bords de
l'écuelle. Cette statuette était assise , et è l'entour de son tabouret se trouvaient des petits chiens gros comme des haricots ; elle
tenait entre ses mai n s , au-devant de la poitrine , une pierre grosse comme un grai n de mals. Ses cheveux étaient ramassés en
touffe sur sa tête (V).

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18 LE TRÉSOR DE PÉTROSSA

XVI. - • Une aiguière de la capacitl aun demi-oca t. d'eau� haute d'une palme princière t�
dont l'anse, allachh à l'orifice et au fond, liJiait répaisseur de la moitil du petit doigt » . Cette
pièce formait Ja paire avec 1" aiguière IV.

XVII. - Une patère ou • une assiette en forme de plat rond, grande comme la coiffe tl un
chapeau et sur laquelle il ny apait rien . . . , tandis que, sur sa pareille, il y avait des figures • .
Cette dernière est incontestablement Ja patère V.

Les autres objets perdus , également au nombre de cinq , paraissent avoir été
ornés de pierres et de cristaux colorés. Toutefois les dépositions des paysans
sont, en ce qui les concerne, encore moins explicites. Voici ce que nous y avons
pu distinguer de plus clair :

XVIII. - Une fibule ou • coquille plus petite (que les fibules VIII et IX antérieurement
décrites) , grosse comme une moitié de 001uille àœuf de poule, ronde comme un boulet� en forme

• Deux autres nses , larges e1 profonds comme la coi&e d'un cha�u de mon� ; ils Etaient composés de cercles et de

châssis en 01', et de carre:ua ou de Yitres en ft:IT'e blaac. Le rebord du fond était plus proéminent, pour serrir de support ; les
chissis n"I!Düent pas plus Epais qne le dos d'ua couteau �œpti œlai de !"orifice , qui anit un demi-doigt d'Epaisseur. Daas les
,

cloisoDS qui UIÙsSÙellt les deux œrcles, ou voyait des pierres me.a.ues, tandis que les anses ou manches de ces nses �ient formEs
par des chiens qui reposaient avec leurs pattes antérieures sur le cercle du bord, alOI'S que les pattes postérieures rejoignaient celai
du foad. Cbacun de ces ch.ieDS teDait daas sa gueule une pierre bleue, ovale, de la grossenr d'ua haricot (XI et XII).
• Deu:x vues en fOI'me de fbcons , ne.: aDSe , el coate D&Dt plus d ua demi-oca cfeau chacun ; ils étaient hauts J'environ
'

:ü œatimètres e: gros comme uae carare d'eau. Les anses, qui énient attachEes à !"orifice et à la base , n'Etaient pas plus Epaisses_
que la moitié du petit doigt (IV et XVI).
•Deux bncdeu plats à mettre aux poignets , ayant eu dessous , comme fermeture , uue languette snr laquelle glissait ua
anneau, le tout s=n-ant à rejoindre les deiilt bouts. Sur la surface �t6ieure , pr6:isEmeat au milieu , se trouvait uue espèce de

proéminence sur laqaelle ou recouuaissait la trace de pierres absentes qui, à en juger par le chatou, devaient uoir eu la dimension
d'un pan ; tout autonr da chaton subsistaient encore des nugies d'autres petites pierres rouges de la grosseur d'ua grain de
milkt • (XXI et XXII}.
\'1. Liste da objets pi �iart � le 24 jrmlet 1 8J8 , apri!s la follilles failn a pa.t tl• Cüan , tlreuh d'après ln
tliposiljou de rA lbcuàs Tllrid 011 Vén&ssi (pièce XU da dossier) :
• Ua vase en forme de carafe, poaYaDt coateuir ua peu plus d'au litre d'eau (XVI).

• Ua ftbord sur lequel reposaient les pattes des tigres, dans le wase