En guise de réponse à Monsieur Daniel-Gérard Rouzier.

Cher compatriote, Comme vous et en tant que citoyen à part entière de notre chère Haïti, j’ai ressenti les blessures causées par le rejet de votre impeccable dossier par les 43 parlementaires de la 49ème législature ; Comme vous, je reconnais que ces messieurs et dames sont des élus du peuple, quitte à se poser la question de savoir quelle machine infernale leur a permis de gravir les marches du palais législatif ; Comme le commun des haïtiens honnêtes et sérieux de notre pays et toute cette grande partie de notre nation meurtrie et vilipendée par des individus qui semblent n’avoir aucun respect des valeurs humaines, et qui malheureusement ont obtenu le droit que leur confère la constitution de 1987 de se prononcer et de condamner sans appel l’éminent citoyen que vous êtes, je me sens outré. Je voudrais publiquement vous présenter tant en mon nom propre qu’en celui de nos concitoyens qui n’ont plus le courage de lutter contre le hideux et l’infâme, les excuses de cette grande partie honnête de notre pays pour les calomnies proférées par certains de ces députés ; Je vous félicite pour la grandeur d’âme dont vous faites montre et que vous offrez en exemple à nos jeunes qui ne trouvent plus ce genre de référence, car, au fait, l’anarchie établie et entretenue de façon méthodique depuis quelques 20 ans par les gens au pouvoir, est le lamentable spectacle qui leur est donné de voir. Je voudrais que vous trouviez dans cette lettre l’expression de la reconnaissance de ceux qui ont compris votre offre de services, votre altruisme et qui vivent la déception causée par le rejet de cette offre par ces parlementaires devenus maintenant tristement célèbres. Il est bien évident que l’avenir de nos jeunes et le relèvement de notre pays ne font point partie de l’agenda de ceux qui ont voté ce « non » fatidique et honteux le 14 juin dernier.

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S’il est vrai que le secteur privé notamment la chambre de commerce et d’industrie d’Haïti, comme vous l’avez insinué dans votre lettre ouverte, n’a pas pris de position écrite, publique et officielle, ce, pour respecter la décision prise en conseil de non implication institutionnelle dans les affaires politiques, il reste que bien des membres de cette institution ont pu s’exprimer individuellement. Je terminerai simplement en vous demandant d’être totalement fier de vous-même. Quant à nous, vous pouvez être assuré que nous sommes tous heureux et fiers de compter parmi les membres de notre institution cette valeur que vous représentez. Au moment où je vous écris ces quelques lignes, notre président a fait publiquement un nouveau bon choix, en la personne de Me. Bernard Gousse, un autre fleuron de notre pays, un homme qui avait eu le mâle courage de prendre les mesures qu’il fallait pour combattre ceux qui organisaient l’opération dénommée Opération Bagdad. J’espère seulement que les parlementaires ou du moins la majorité d’entre eux auront appris ce que notre constitution leur confère comme droits et comme devoirs et qu’ils sauront en faire cette fois-ci bon usage. J’ose espérer que la commission de la chambre des députés qui aura la tâche d’examiner le dossier déposé par Me.Gousse, pourra s’en acquitter avec honnêteté. Cette étape une fois franchie, j’ose espérer également qu’elle sera suivie par l’approbation de la politique générale du 1er ministre désigné. La Chambre des députés ainsi que celle du Sénat pourraient ainsi se hisser à la hauteur des attentes d’une nation épuisée, avide de changement profond, et qui met tous ses espoirs en une ratification de ce nouveau chef de gouvernement qui pourrait l’aider à sortir de son inhumaine situation. Toute autre décision pourrait facilement être considérée comme un acte délibéré de blocage de toute velléité de changement. Que Dieu protège notre pays

J.R.Argant, 7 juillet 2011

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