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GESTION DES DECLARATIONS

SOCIALES
ANALYSE ET INTERPRETATION
DES DECLARATIONS

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GESTION DES DECLARATIONS
SOCIALES
ANALYSE ET INTERPRETATION
DES DECLARATIONS

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SOMMAIRE

3
GESTION DES DECLARATIONS SOCIALES / SALARIALES PERIODIQUES ET
INTERPRETATION .................................................................................................................. 4
I. DECLARATION ENTREPRISE ...................................................................................... 5
ASSURANCE OBLIGATOIRE ................................................................................................ 5
II. DECLARATION TRAVAILLEURS ................................................................................ 7
Déclaration du Travailleur.................................................................................................. 7
III. CAS DE CESSATION D’ACTIVITES ............................................................................. 8
Que faire en cas de cessation d'activité ? ........................................................................... 9
IV. L'ASSIETTE DES COTISATIONS................................................................................... 9
V. LE TAUX DE COTISATION .......................................................................................... 12
VI. SALAIRES PLANCHER ET PLAFOND ....................................................................... 12
Le Paiment des cotisations ............................................................................................... 13
VII. REGULARISATION ANNUELLE .............................................................................. 14
VIII. LES SANCTIONS FINANCIERES SPECIFIQUES ............................................ 15
IX. SANCTIONS PENALES....................................................................................... 16
X. CONTROLES EMPLOYEUR ......................................................................................... 16
But du contrôle ................................................................................................................. 17
Role du contrôleur ............................................................................................................ 17
XI. DROITS ET OBLIGATIONS DE L’EMPLOYEUR EN MATIERE DE CONTROLE 18
XII. Comptabilisation de la CNPS .................................................................................... 19
Caisse Nationale de Prévoyance Sociale (CNPS) ................................................................ 20
XIII. Déclaration Individuelle Des Salaires Annuels (DISA) ............................................ 22

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GESTION DES DECLARATIONS
SOCIALES / SALARIALES PERIODIQUES
ET INTERPRETATION

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I. DECLARATION ENTREPRISE

L'immatriculation de l'employeur est l'opération administrative qui sanctionne


l'inscription de l'employeur à la CNPS. Elle se déroule dans le centre de prévoyance
sociale le plus proche et se concrétise par l'attribution d'un numéro matricule.

ASSURANCE OBLIGATOIRE

En vertu de l’article 5 de la loi 99-477 du 02 Août 1999 portant modification du


Code de Prévoyance Sociale :
« Est obligatoirement affilié à la Caisse Nationale de Prévoyance Sociale, tout
employeur occupant des travailleurs salariés tels que définis à l’article 2 du Code
du travail ».

L’article 2 du Code du travail définit le travailleur salarié en ces termes :


« Est considéré comme travailleur, ou salarié quels que soient son sexe, sa race et
sa nationalité, toute personne physique qui s’est engagée à mettre son activité
professionnelle moyennant rémunération sous la direction et l’autorité d’une autre
personne physique ou morale, publique ou privée appelée employeur ».
Les entreprises agricoles qui, désormais cotisent sans exception, disposent d’un
délai d’un an à compter du 1er Janvier 2000 pour régulariser leur situation (Art.
5 Al.3). En d’autres termes, les exonérations accordées aux entreprises agricoles
sont supprimées.

L’affiliation prend effet à compter de l’embauche du premier salarié et se fait en


remplissant une demande d’immatriculation intitulée « Déclaration aux fins
d’immatriculation ». (A retirer à l’agence CNPS la plus proche).

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A cette demande, sont jointes les pièces relatives à l’entreprise et au dirigeant de
l’entreprise.

Pour l’entreprise :
 Une photocopie de la facture CIE et SODECI ;
 Une photocopie du Registre de commerce ;
 Une photocopie de la déclaration d’existence fiscale.

Pour le dirigeant :

 La photocopie de la carte nationale d’identité pour les nationaux et une copie du


passeport biométrique pour les non-nationaux

Ces documents doivent être déposés à l’agence de la zone géographique où est situé le
siège social de l’entreprise ou de l’établissement (voir listes des agences à la fin du
guide).

A la réception de la demande d’immatriculation et des documents joints, la CNPS


attribue un matricule employeur qui est notifié à l’employeur avec le taux de cotisation
pour la branche « Accidents du Travail » correspondant à son secteur d’activité.
Dans ses rapports avec la CNPS, il est recommandé à l’employeur d’indiquer son
matricule CNPS sur ses papiers à en-tête.

ASSURANCE VOLONTAIRE

Les personnes autres que les travailleurs salariés tel que défini à l’article 2 du code du
travail, peuvent adhérer volontairement à une ou plusieurs branches du régime de
prévoyance sociale géré par la CNPS quelle que soit la nature de l’activité qu’elles
exercent.

6
NB : L’employeur ou l’assuré volontaire est tenu d’informer la CNPS de tous les
changements intervenus au niveau de l’entreprise (Adresse géographique ou
postale, changement des statuts juridiques, de dirigeant, d’activité, etc.).

II. DECLARATION TRAVAILLEURS

Déclaration du Travailleur

08/05/2012
Administrateur web
L’employeur doit fournir à la CNPS tous les renseignements relatifs à l’identification
des travailleurs concernés par le règlement des cotisations (Art. 21 du Code de
Prévoyance Sociale).

La déclaration doit se faire le premier jour de l’embauche (par embauche, il faut entendre
le 1er jour de début d’activité du salarié) par une fiche de déclaration du travailleur (à
retirer auprès des services de la CNPS). A cette fiche signée de l’employeur (et cachetée
pour les entreprises) doivent être jointes : une pièce d’état civil (carte d’identité ou
extrait de naissance) ainsi que deux photos d’identité du travailleur.

Pour le salarié déjà immatriculé par un ancien employeur, le nouvel employeur doit
préciser sur la déclaration du travailleur, son numéro CNPS.

Afin de permettre à la CNPS d’alimenter le fichier famille, le travailleur doit fournir les
pièces d’état civil de chaque membre de sa famille : père, mère, conjoint, enfants. A la
réception du dossier de déclaration, la CNPS procède à l’immatriculation du travailleur.

Le numéro CNPS ainsi attribué est unique et permanent même en cas


dechangement d’employeur.

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Pour les employeurs qui n’ont pas été diligents dans la déclaration de leurs employés, il
leur est demandé de joindre les DISA des années précédant l’année de la déclaration.

Exemples :
1/ Salarié embauché le 2 janvier 1998, déclaration faite le 30 avril 1999, joindre la DISA
1998.

2/ Salarié embauché le 3 mai 1996, déclaration faite le 22 juin 1998, joindre les DISA
1996 et 1997.

Une attestation d’immatriculation est établie au nom du travailleur nouvellement


immatriculé et remise à son employeur.

L’attestation vaut carte d’assuré social. Le salarié, s’il n’en possède pas, peut la
réclamer à son employeur ou à la CNPS. En cas d’anomalie dans l’immatriculation du
salarié, l’employeur doit saisir l’agence de la CNPS dont il relève pour que les
corrections nécessaires soient effectuées.

En cas de perte de l’attestation, la CNPS ne pourra établir de duplicata qu’au vu de


l’imprimé de déclaration du travailleur rempli par l’employeur à partir de la pièce d’état
civil ayant servi à l’établissement de l’attestation égarée.

LES TRAVAILLEURS OCCASIONNELS


Ils sont soumis aux mêmes règles que les travailleurs permanents. Toutefois, à cause de
leur mobilité, l’entreprise doit se rapprocher de l’agence CNPS afin d’arrêter les
modalités pratiques de leur déclaration. Cette déclaration concerne les journaliers, les
CDD, les vacataires non fonctionnaires…

III. CAS DE CESSATION D’ACTIVITES

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Que faire en cas de cessation d'activité ?

07/05/2012
L’employeur doit immédiatement informer la CNPS :

- En cas de fermeture temporaire ou définitive de l’entreprise, par écrit en


précisant la date ainsi que le ou les motifs de la fermeture. Il doit, en outre,
remplir pour chaque salarié, une fiche de cessation d’emploi à retirer
auprès des services de la CNPS.

- Lorsqu’un salarié quitte l’entreprise (quel qu’en soit le motif),


l’employeur doit remplir une fiche de déclaration de cessation d’emploi
qu’il adresse à la CNPS pour signaler le départ du salarié.

NB : Employeurs, veuillez signaler à la CNPS toutes les embauches ou tous les


départs des travailleurs. Cela permettra une mise à jour de votre fichier salarié et
une bonne évaluation des cotisations sociales dues par votre entreprise.

IV. L'ASSIETTE DES COTISATIONS

Selon l’alinéa 1 de l’article 23 du Code de Prévoyance Sociale, les cotisations sont


assises sur l’ensemble des salaires y compris les avantages en nature et indemnités

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diverses versées par l’employeur à son personnel salarié à l’exception des indemnités
ayant le caractère de remboursement de frais.

IMPORTANT : Dans tous les cas, le montant du salaire à prendre en considération


pour base de calcul des cotisations ne peut être inférieur au SMIG.
Le salaire brut
Il est constitué par le traitement de base et par les compléments, primes et indemnités
diverses, à l’exclusion des allocations familiales et des indemnités ou remboursements
destinés à couvrir des frais inhérents à la fonction ou à l’emploi.

Les déductions autorisées


Les primes et indemnités de panier, de salissure, de tenue de travail, d’outillage et de
transport, sont exclus de l’assiette des cotisations dans les limites suivantes :

 Prime de panier : 3 fois le SMIG horaire ;


 Prime mensuelle de salissure : 13 fois le SMIG horaire ;
 Indemnité mensuelle de tenue de travail : 7 fois le SMIG horaire ;
 Prime mensuelle d’outillage : 10 fois le SMIG horaire ;
 Indemnité mensuelle de transport : elle est exclue de l’assiette des cotisations dans la
limite d’une fois le montant exonéré par l’administration fiscale.
Toutes les autres primes, gratifications ou indemnités sont soumises à cotisation.

Avantages en nature
Les avantages en nature sont intégrés dans l’assiette des cotisations pour leur valeur
réelle.

Pour le cas spécifique du logement :


Le montant du logement en tant qu’avantage en nature est déterminé d’après sa valeur
réelle.
Toutefois, lorsque la valeur réelle du logement en tant qu’avantage en nature n’est pas

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connue, la détermination de celle-ci s’opère conformément aux règles de la législation
fiscale en vigueur.
En tout état de cause, les montants fixés par le barème de l’Administration Fiscale
constituant des minima, la valeur déclarée de l’avantage à prendre en compte, ne peut
être inférieure à ces minima.

Cotisations pour apprentis


Le salaire théorique devant servir de base au calcul des cotisations pour les apprentis
est :

 La moitié de la valeur du SMIG quand l’intéressé est bénéficiaire d’un contrat


d’apprentissage ;
 La valeur du SMIG dans le cas contraire.
Cotisations pour les autres catégories assimilées
Il s’agit de :

 Les élèves de l’Enseignement Technique et les personnes placées dans des centres
de formation, de réadaptation ou de rééducation professionnelle ;
 Les membres des coopératives ouvrières de production, les gérants non salariés et
leurs préposés ;
 Les présidents directeurs et directeurs généraux des S.A et les gérants de S.A.R.L.
sous certaines conditions ;
 Les détenus du régime pénitentiaire exécutant un travail pénal.
Pour ces personnes, l’article 16 du Code de Prévoyance Sociale prévoit ceci : « Pour les
personnes dont le salaire est suspendu ou qui ne reçoivent pas une rémunération
normale, les cotisations, indemnités et prestations sont calculées sur le salaire annuel
minimum prévu par les dispositions dudit code ».

Important : Les cotisations pour les catégories citées ci-dessus ne concernent que
la branche des AT/MP, ces assurés sociaux ne bénéficient que de la couverture au
titre de cette branche.

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V. LE TAUX DE COTISATION

Les taux utilisés pour le calcul des cotisations sont les suivants :

 5 % pour les Prestations Familiales ;


 0,75 % pour l’Assurance Maternité ;
 2 à 5 % (selon le secteur d’activité) pour les Accidents du Travail et les Maladies
Professionnelles ;
 14% pour l’Assurance Vieillesse.

IMPORTANT : Les cotisations pour les prestations familiales, l’assurance


maternité et les accidents du travail sont à la charge exclusive de l’employeur. Les
cotisations pour la retraite sont à la charge conjointe de l’employeur et du salarié
à raison de 7,7 % pour l’employeur et 6,3 % pour le salarié.

VI. SALAIRES PLANCHER ET PLAFOND

Les cotisations sont calculées à partir des salaires plafonnés et des taux de cotisation.

Le Salaire Plancher

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Le montant du salaire mensuel à prendre en considération pour base de calcul des
cotisations ne peut être inférieur au SMIG dont le montant actuel est de 36 607 FCFA.

Les Salaires Plafonds


Les plafonds sont de:

 840 000 F par an (210 000 F par trimestre et 70 000 FCFA par mois) pour les
prestations familiales, l’assurance maternité, les accidents du travail et maladies
professionnelles ;
 45 fois le SMIG soit actuellement : 19 767 780 F par an (4 941 945 F par trimestre ou
1 647 315 FCFA par mois) pour la retraite.

Le Paiement des cotisations

L’employeur est responsable du paiement à la CNPS de l’ensemble des cotisations (part


patronale et part salariale).
Le salarié ne peut en aucun cas s’opposer à la retenue de sa part de cotisation (6.3%
depuis le 1er Janvier 2013) sur son salaire lors de chaque paye.

Périodicité des paiements


Les cotisations sont payées :

 Tous les mois, si l’entreprise emploie 20 salariés ou plus ;


 Tous les trimestres, si l’entreprise emploie moins de 20 salariés.
Le versement des cotisations se fait dans les 15 premiers jours qui suivent le mois ou le
trimestre échu. Le versement des cotisations au-delà de cette période expose
l’employeur à des pénalités.

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Le paiement des cotisations peut se faire par chèque, virement ou en espèces. Il doit être
accompagné de l’appel de cotisations.

VII. REGULARISATION ANNUELLE

Les cotisations dues au titre des trois branches sont assises sur l’ensemble des
rémunérations ou gains perçues par les salariés et assimilés dans la limite d’un plafond
annuel. C’est pour permettre le calcul des cotisations lors de chaque paie, que ce plafond
annuel est fractionné selon la périodicité des paies (mois, trimestre). Cependant, pour
respecter le principe de l’annualité du plafond, l’employeur doit procéder à une
régularisation des cotisations pour tenir compte de l’ensemble des rémunérations payées
à chaque salarié entre le premier et le dernier jour de l’année considérée. Cela, afin
d’éviter que les indemnités ou gratifications versées à intervalles éloignés soient prises
en considération uniquement dans la limite du plafond mensuel de la paye
correspondante, ou que les salaires dont le montant mensuel varie sur l’exercice ne
soient que partiellement pris en compte dans le calcul des cotisations.

Pour ce faire, conformément aux dispositions de l’Art. 26 de la loi 99-477 du 2 août


1999 portant Code de Prévoyance Sociale, l’employeur affilié est tenu de produire une
Déclaration Individuelle des Salaires Annuels (DISA) à la CNPS.

Par ailleurs, la DISA a pour but de permettre avec justesse et régularité :

 Le suivi de la carrière des travailleurs ;


 La mise à jour du fichier des salariés en activité ;
 L’ouverture et la détermination des droits des salariés ;
 La tenue régulière des comptes employeurs.
Document obligatoire dans l’intérêt des travailleurs et des employeurs, la DISA doit être
dûment remplie et transmise à la CNPS au plus tard, pour chaque année, à la fin du
premier trimestre de l’année suivante.

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NB : Pour les entreprises dotées de moyens informatiques, la CNPS a élaboré une
monographie qui leur permet de fournir la DISA sur un support magnétique (disquette).

En vertu de l’article 30 de la loi précitée, le défaut de production de la DISA aux


échéances fixées, donne lieu au versement d’une pénalité de 10 % du montant total
mensuel des cotisations dues par l’employeur défaillant.

VIII. LES SANCTIONS FINANCIERES SPECIFIQUES

La majoration de retard

L’employeur qui ne reverse pas les cotisations dans les délais légaux doit payer des
majorations de retard. Le taux de cette majoration est de 0,050 % par jour de retard pour
le retard des cotisations non acquittées à la date limite d’exigibilité. Les majorations
peuvent être réduites ou annulées en cas de bonne foi ou de force majeure par décision
motivée du Conseil d’Administration saisi en recours gracieux.

La majoration forfaitaire

La non production de la DISA entraîne une pénalité (Cf chapitre sur la régularisation
annuelle).

Le remboursement des prestations servies aux salariés

Article 32 du Code de Prévoyance Sociale

Indépendamment des sanctions prévues ci-dessus et du versement des cotisations


arriérées et des majorations de retard correspondantes, lorsque tout ou partie des
cotisations exigibles, en application de la législation sur les prestations familiales, n’a
pas été acquitté dans les délais fixés, la Caisse Nationale de Prévoyance Sociale est
fondée à poursuivre auprès de l’employeur à qui incombe le versement des cotisations,
le remboursement de l’ensemble des prestations familiales, entre la date d’exigibilité et

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la date du règlement définitif de la totalité des cotisations arriérées de prestations
familiales dues pour l’ensemble des travailleurs intéressés.

Toutes les fois que le salarié ne pourra pas bénéficier des prestations du fait du non
accomplissement par son employeur des obligations lui incombant, il est fondé à
poursuivre l’employeur en réparation au plan civil du préjudice subi.

IX. SANCTIONS PENALES

Article 29 du Code de Prévoyance Sociale


L’employeur qui ne s’est pas conformé aux dispositions légales et réglementaires
applicables en matière de recouvrement des cotisations, est puni de peines
conventionnelles déterminées par décret.
L’amende est prononcée autant de fois qu’il y a de travailleurs pour lesquels les
versements n’ont été que partiellement effectués, sans que le montant total des amendes
infligés à un même contrevenant puisse excéder dix fois le taux maximum de l’amende
prévue.

X. CONTROLES EMPLOYEUR

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But du contrôle

En principe, le recouvrement des cotisations sociales est basé sur un système déclaratif.
Dans un tel système, l’employeur détermine lui-même le montant des cotisations dont
il est redevable vis-à-vis de la Sécurité Sociale.

La contrepartie de ce principe est la possibilité pour les Organismes de Sécurité Sociale


d’effectuer un contrôle sur la régularité et l’exactitude des déclarations faites par le
cotisant.

Rôle du contrôleur

Dans la pratique, le contrôleur employeur exerce simultanément:

 Une mission de contrôle consistant à :


 Faire appliquer la législation de Sécurité Sociale en matière de recouvrement des
cotisations et des prestations sociales ;
 Vérifier sur place les déclarations des salaires des employeurs ;
 Faire des redressements comptables en cas d’omission de certains éléments à
prendre en compte pour le calcul des cotisations ;
 Débusquer les employeurs clandestins et procéder à leur immatriculation
systématique ;
 Détecter les fraudes et autres formes d’abus ;
 Rechercher les adresses des employeurs disparus ;
 Contrôler les déclarations et les informations en matière de prestations.
Une fonction de conseil consistant à :

 Fournir des informations et des conseils aux employeurs dans le cadre de l’interprétation
des textes de Sécurité Sociale.

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XI. DROITS ET OBLIGATIONS DE L’EMPLOYEUR EN MATIERE DE CONTROLE

Obligations de l’employeur

En vertu des dispositions du Code de Prévoyance Sociale, les agents de contrôle


disposent de prérogatives légales dont la mise en oeuvre à l’occasion des missions
comporte deux types d’obligations pour l’employeur: les obligations liées à la personne
du contrôleur et celles liées à l’exécution matérielle du contrôle.

Le respect de l’intégrité morale du contrôleur


Conformément à l’article 223 du Code Pénal, le contrôleur assermenté peut être assimilé
à un fonctionnaire en raison de la mission de service public qu’il accomplit dans
l’exercice de ses fonctions.
Aussi, est-il interdit à l’employeur de lui faire subir des outrages et tenter de le
corrompre par quelque moyen que ce soit.

L’interdiction de commettre des outrages envers le contrôleur


L’article 251 du Code Pénal, garantit la protection de l’agent de contrôle contre tout
outrage commis sur sa personne dans l’exercice de ses fonctions.

Ainsi, il pèse sur l’employeur, l’obligation de ne commettre aucune offense,


manifestation de mépris volontairement adressée sous forme de parole, geste, menace,
ou écrit envers lui au risque de se voir infliger une peine d’emprisonnement de 15 jours
à 3 mois et une amende de 10 000 FCFA à 100 000 FCFA ou de l’une de ces deux peines
seulement.

L’interdiction de toute tentative de corruption

La loi pénale a prévu en son article 234, la répression de l’infraction de corruption. Ainsi
donc, l’employeur qui pour obtenir des faveurs illégales auprès du contrôleur, aura usé
de voies de fait ou menaces de proses, offres, dons ou présents, sera puni de même que
l’agent de contrôle qui aura accepté de se laisser corrompre.

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Les peines prévues sont l’emprisonnement de 2 à 10 ans et une amende de 200 000 F
à 2 000 000 FCFA.
L’infraction est réprimée quand bien même la contrainte ou la corruption n’aurait pas
produit son effet.

Le respect de l’intégrité physique du contrôleur


La qualité d’agent assermenté reconnue à l’agent de contrôle lui accorde, conformément
à l’article 256 du Code Pénal, le bénéfice de la protection de son intégrité physique
contre toute forme d’agression.

Ainsi, les violences et voies de fait commises contre le contrôleur dans l’exercice de ses
fonctions ou à cette occasion, sont punies d’un emprisonnement d’un mois à 3 mois et
d’une amende de 30 000 FCFA à 300 000 FCFA.
Toutefois, si les violences sont les causes de blessures ou de maladies, la peine est
l’emprisonnement de 5 à 20 ans. Si la mort s’en est suivie, le maximum de cette peine
est prononcé.

Dans le cas où ces violences n’ont causé ni blessure ni maladie, la peine est
l’emprisonnement de 5 à 20 ans, si elles sont commises avec préméditation ou guet-
apens. Si les violences sont commises avec intention de donner la mort, le coupable est
puni d’emprisonnement.

L’obligation de permettre l’accès à l’entreprise

Le principe du libre accès du contrôleur aux entreprises énoncé par le Code de


Prévoyance Sociale en son article 25, est une règle qui s’impose à l’employeur et devant
l’application de laquelle il ne peut opposer de résistance.

XII. Comptabilisation de la CNPS

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Caisse Nationale de Prévoyance Sociale (CNPS)

Il s’agit essentiellement de la cotisation à la CNPS (Caisse Nationale de Prévoyance


Sociale). Il est composé de 3 taxes :
- Prestations Familiales (5.75%)
- Accident de travail (2 % à 5 %)
- Caisse de retraite (14 % dont 7.7 % part patronale et 6.3 % part salariale)

La déclaration est faite mensuellement (nombre de salariés supérieur à 20) ou


trimestriellement (nombre de salariés inférieur à 20)

A titre de rappel lorsque nous avons passé les écritures liées au salaire, certains comptes
n’étaient pas soldés. Nous avons pu solder (réglés) ces comptes (4471, 44721 et 4473)
grâce à l’élaboration de l’impôt sur salaire à l’exception du compte 43131 (Part
salariale 6.3 %)

A titre de rappel :

Débit : 661xx (salaire brut imposable, personnel national)


Débit : 662xxx(salaire brut imposable, pers. Non national)
Débit : 663xxx (indemnités forfaitaires)
Débit : 6….. (Remboursement de frais réels avec justificatifs)
Crédit : 4211xxx Avance
Crédit : 4212xxx Acomptes
Crédit : 422xxx (Net à payer aux salariés)
Crédit : 423 (oppositions ou saisies arrêts)
Crédit : 43131 Caisse de retraite (Part salariale 6.3 %)
Crédit : 4471 IGR (Part salariale)
Crédit : 44721 Impôts sur salaires (Part salariale)
Crédit : 4473 Contribution Nationale (Part salariale)

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Dans un premier temps nous allons constater les charges
- Prestations Familiales (5.75%)
- Accident de travail (2 % à 5 %)
- Caisse de retraite (14 % dont 7.7 % part) car la part salariale aurait été
passée lors de la comptabilisation des salaires

Schéma comptable 1

Débit : 664 Charges sociales

Crédit : 4311 Prestations Familiales


Crédit : 4312 Accident de Travail
Crédit : 43132 Caisse de retraite (Part Patronale 7.7%)

(selon déclaration CNPS)

Au règlement

Schéma comptable 2

Débit : 4311 Prestations Familiales


Débit : 4312 Accident de Travail
Débit : 43131 Caisse de retraite (Part Salariale 6.3%)
Débit : 43132 Caisse de retraite (Part Patronale 7.7%)

Crédit : 5….. Caisse ou banque

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(selon déclaration CNPS)

Vous remarquerez que le compte 43131 Caisse de retraite (Part Salariale


6.3%) vient d’être soldé ainsi que 43132 Caisse de retraite (Part Patronale
7.7%)

XIII. Déclaration Individuelle Des Salaires Annuels (DISA)

 La DISA (Déclaration Individuelle des Salaires Annuels)

La DISA est le récapitulatif des salaires versés toute l’année. Cet état permet de faire
ressortir et corriger les erreurs ou omissions éventuelles qui se sont produites au cours
de l’année.

 Lorsque le total des cotisations payées au cours de l’année est inférieur à ce


qui aurait dû être payé, l’entreprise est tenue de faire un complément de
règlement

Schéma comptable 1

Débit : 664 Charges sociales

Crédit : 431 Sécurité sociale


(selon déclaration DISA)

Au règlement

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Schéma comptable 1

Débit : 431 Charges sociales

Crédit : 5xxx Trésorerie (banque ou caisse)

 Lorsque le total des cotisations payées au cours de l’année est supérieur à ce


qui aurait dû être payé, l’entreprise a un crédit. Il n’y a donc pas d’écriture
à passer. Mais ce crédit d’impôts pourra être déductible sur les déclarations
CNPS ultérieur à élaborer.

 Lorsque le total des cotisations payées au cours de l’année est égal à ce qui
aurait dû être payé, l’entreprise ne paye rien. Selon les dispositions sociales, il
n’y a donc pas d’écriture à passer.

23
ANNEXE

24
Le régime ivoirien de sécurité sociale

2016

A. Généralités
B. Couverture maladie universelle
C. Prestations familiales
D. Accidents du travail, maladies professionnelles
E. Pensions

A. Généralités
1) Structure
Le régime ivoirien de protection sociale protège les travailleurs
salariés obligatoirement pour les risques :

 maladie ;
 prestations familiales (dont la maternité) ;
 accidents du travail-maladies professionnelles ;
 pensions (vieillesse, invalidité et survivants).
Il n'existe pas de régime spécifique aux travailleurs
indépendants mais ils peuvent adhérer volontairement à
l'assurance accident du travail.

Depuis le mois de septembre 2015, une couverture maladie


universelle (CMU), instituée par la Loi n° 2014-131 du 24 mars
2014, couvre obligatoirement l'ensemble des populations résidant
en Côte d'Ivoire.

2) Organisation
Le ministère de la Santé, des Affaires Sociales et de la Solidarité et
le ministère de l'Economie et des Finances assurent la tutelle :

 de la Caisse Nationale de Prévoyance Sociale (CNPS) qui est en


charge de la gestion et du recouvrement des cotisations pour les

25
risques pensions, accidents du travail, prestations familiales. Elle
possède 15 agences locales réparties sur tout le territoire ;
 de la Caisse Nationale d'Assurance Maladie (CNAM) qui a été
créée par décret n° 2014-395 du 25 juin 2014 afin d'assurer la
gestion, le service des prestations, le recouvrement des
cotisations afférentes à la mise en place de la CMU.
La Caisse Générale de Retraite des Agents de l'Etat (CGRAE) est
une Institution de Prévoyance Sociale créée par décret n°2012-367
du 18 avril 2012 qui est en charge de la gestion des risques des
fonctionnaires retraités.

3) Affiliation
L'employeur est tenu de s'affilier à la CNPS et doit faire procéder à
l'immatriculation de ses salariés.

Le travailleur indépendant ou une personne exerçant une activité


professionnelle non assurée obligatoire à l'assurance accidents du
travail-maladies professionnelles, peut s'assurer volontairement
contre ce risque. Il bénéficiera alors de toutes les prestations
d'accidents du travail offertes par la CNPS à l'exception des
indemnités journalières.

L'affiliation à la couverture maladie universelle (CMU) est


obligatoire depuis septembre 2015 pour :

 les fonctionnaires et militaires en activité,


 les pensionnés affiliés à la CGRAE,
 les salariés et retraités du privé affiliés à la CNPS,
 les travailleurs indépendants des secteurs informels et/ou
agricoles,
 les étudiants, élèves de plus de 5 ans,
 les personnes sans emploi.
Seuls les enfants de moins de 5 ans sont considérés comme ayant
droit.

Chaque assuré affilié bénéficie d'un numéro d'immatriculation


unique pour la couverture CMU.

26
4) Financement
Travailleurs salariés

Taux de cotisations au 1er septembre 2015


Plafond mensuel en F
Branches Part patronale Part salariale Total CFA1
CMU - 1.000 F 1.000 F CFA/mois
obligatoire CFA/mois par personne à partir
de 5 ans
Prestations 5,75 % - 5,75 % 70.000
familiales (dont 0,75 %
pour la
maternité)
Accidents du De 2 à 5 % - 2à 70.000
travail (en fonction 5%
de l'activité
principale de
l'entreprise
Pensions 7,70 % 6,30% 14 % 1.647.315

1 Depuis le 1er janvier 2002, 1 F CFA vaut 0,0015 euros

Le montant du salaire à prendre en considération pour base de


calcul des cotisations ne peut être inférieur au SMIG.

Le salaire minimum interprofessionnel garanti (SMIG) est de


60.000 francs CFA depuis novembre 2013 pour 40 heures de travail
hebdomadaire.

Travailleurs indépendants

Taux de cotisations au 1er septembre 2015


Risques
Taux
Accidents du travail : adhésion volontaire De 2 à 5 %
(en fonction de l'activité
principale de l'entreprise)

27
Taux de cotisations au 1er septembre 2015
Risques
Taux
CMU : adhésion obligatoire 1.000 F CFA/mois

B. Couverture maladie universelle (CMU)


La Loi n° 2014-131 a institué une couverture maladie universelle
(CMU) qui couvre obligatoirement l'ensemble de la population
résidant en Côte d'Ivoire.

La CNAM en assure la gestion.

La CMU comprend 2 régimes :

 un régime contributif, dénommé Régime général de base


(RGB) financé par les cotisations des assurés,
 un régime non contributif, dénommé Régime d'assistance
médicale (RAM), qui vise les personnes économiquement faibles
ou démunies et dans lequel l'Etat se substitue aux assurés pour le
paiement des cotisations et du ticket modérateur.
L'assuré nouveau cotisant dispose de 3 mois de carence avant de
bénéficier de la prise en charge des soins. Après une cessation de
paiement, les droits sont couverts jusqu'à 3 mois.

Les prestations de soins dispensés dans le cadre de la CMU sont


inhérentes à :

 la maladie ou l'accident,
 la maternité,
 la réhabilitation physique et fonctionnelle,
 la prévention.
Le panier de soins est composé :

 des consultations (médecins généralistes et spécialistes,


infirmiers, sages-femmes),
 des médicaments,

28
 des actes de chirurgie,
 des examens de laboratoire,
 des hospitalisations
 des urgences.
Les prestations garanties ne sont prises en charge par la CMU que
lorsqu'elles sont délivrées par un prestataire, public ou privé, ayant
signé ou adhéré à une convention avec la CNAM.

Le taux de couverture de la CMU varie entre 70 et 80 %.

C. Prestations familiales
Peuvent être servies les prestations suivantes :

 une prime de naissance ;


 des allocations prénatales ;
 des allocations de maternité ;
 des allocations familiales ;
 des indemnités journalières de maternité ;
 le remboursement des frais d'accouchement et des soins
médicaux liés à l'accouchement.

1/ Prestations familiales proprement dites


Pour avoir droit aux prestations familiales, il faut :

 être salarié(e) ;
 être marié(e) légalement ou être mère célibataire ayant reconnu
son ou ses enfants ;
 avoir à sa charge un ou plusieurs enfants ;
 justifier de 3 mois de travail consécutifs chez un ou plusieurs
employeurs inscrits à la CNPS. La veuve d'un salarié décédé en
activité peut continuer à percevoir les prestations familiales.

29
a) Prime de naissance (Allocations au foyer du travailleur)
Elle s'élève à 18.000 F CFA et est versée à la naissance de chacun
des 3 premiers enfants issus d'un premier mariage (ou d'un second
mariage lorsqu'il y a eu décès du précédent conjoint).

Les enfants doivent être nés viables, sous contrôle médical et


déclarés à l'état civil.

b) Allocations prénatales
Elles sont dues à toute femme salariée ou conjointe d'un travailleur
salarié, à compter du jour de la déclaration de grossesse et pour les
9 mois de la grossesse.

Elles sont versées en 3 fractions :

 3.000 F CFA après le premier examen médical (par un médecin)


au 3e mois de grossesse,
 6.000 F CFA après le second examen médical (par un médecin ou
une sage femme) vers le 6e mois de grossesse,
 4.500 F CFA après le troisième examen médical (par un médecin
ou une sage femme) au cours du 8e mois de grossesse.
Pour obtenir ces allocations, la déclaration de grossesse
accompagnée d'un certificat médical doit parvenir à la CNPS avant
la fin du 3e mois.

c) Allocations de maternité
Elles sont dues à toute femme salariée ou conjointe d'un travailleur
salarié qui donne naissance à un enfant viable, sous contrôle
médical, inscrit à l'état civil.

Sous réserve d'une visite médicale de l'enfant, tous les 2 mois


jusqu'à ce qu'il atteigne l'âge d'un an (6 visites au total), ces
allocations de maternité s'élèvent à 18.000 F CFA par enfant et sont
payables en 3 fractions :

 9.000 F CFA à la naissance,


 4.500 F CFA lorsque l'enfant atteint 6 mois,

30
 4.500 F CFA lorsqu'il atteint 12 mois.
La naissance de jumeaux donne droit au double des montants
d'allocations de maternité.

d) Allocations familiales
Elles sont servies au travailleur pour chacun de ses enfants à sa
charge, âgés :

 entre un an et 14 ans,
 jusqu'à 18 ans pour l'enfant en apprentissage,
 jusqu'à 21 ans en cas de poursuite d'études, ou par suite
d'infirmité ou de maladie s'il ne peut exercer un travail rémunéré.
Elles s'élèvent à 1.500 F CFA par mois et par enfant.

Pour en bénéficier, il faut justifier de 18 jours ou de 120 heures de


travail salarié et présenter les pièces suivantes :

 attestations de travail,
 ordonnance d'autorité parentale pour les mères célibataires,
 certificat médical pour les enfants de moins de 6 ans ou infirmes,
 certificat de scolarité ou d'apprentissage,
 certificat de vie et d'entretien.

2/ Assurance Maternité
a) Indemnités journalières de maternité
Les indemnités journalières sont versées aux femmes salariées qui
cessent de travailler pendant leur congé de maternité (14 semaines
dont 6 avant et 8 après l'accouchement).

Il est possible de bénéficier d'un repos supplémentaire de 3


semaines maximum justifié par une maladie résultant de la
grossesse ou de l'accouchement.

Pour prétendre aux prestations, l'intéressée doit être salariée chez


un employeur affilié à la CNPS depuis au moins 3 mois.

31
Pendant la durée du congé, la CNPS paie à la femme salariée
l'intégralité du salaire net qu'elle percevait avant son départ en
congé de maternité.

b) Remboursement des frais d'accouchement et des soins


médicaux
Les remboursements concernent les frais d'hospitalisation, les
frais pharmaceutiques et les soins médicaux liés à la grossesse à
partir du 3e mois de grossesse et jusqu'à la reprise du travail après
l'accouchement.

Pour pouvoir être remboursé, l'accouchement doit avoir eu lieu sous


contrôle médical.

En établissement sanitaire privé, le remboursement est effectué sur


la base du taux journalier de la 2e catégorie des hôpitaux publics,
auquel s'ajoutent 5.000 F CFA pour l'accouchement et 2.000 F CFA
par enfant en cas d'accouchement multiple.

En structure sanitaire publique, le remboursement est effectué au


taux de la catégorie de l'hôpital multiplié par le nombre de jours
d'hospitalisation.

Les frais de consultation au titre de la grossesse sont pris en charge


au taux des consultations externes des établissements hospitaliers
publics.

Sont remboursés dans le cadre de l'assurance maternité, les frais


pharmaceutiques délivrés en raison d'une maladie résultant de la
grossesse à partir du 3e mois de grossesse.

C. Accidents du travail - maladies


professionnelles
Bénéficient de l'assurance accidents du travail toutes les
personnes exerçant une activité salariée ainsi que les apprentis et
les élèves.

32
Les travailleurs indépendants ne bénéficient pas de l'assurance
accidents du travail à titre obligatoire mais peuvent cotiser
volontairement à cette assurance. Ils ouvrent droits alors aux
prestations en nature de l'assurance.

Sont visés :

 les accidents survenus sur le lieu de travail et pendant le temps de


travail,
 les accidents de trajet,
 les maladies professionnelles inscrites sur une liste et reconnues
comme telles par la législation nationale.
La date de la première constatation médicale de la maladie
professionnelle est assimilée à la date de l'accident.

L'accident du travail doit être déclaré dans les 48 heures à


l'inspection du travail et des affaires sociales.

L'employeur est tenu :

 de fournir au salarié une déclaration d'accident du travail,


 d'assurer les soins de première urgence,
 d'aviser un médecin,
 de diriger la victime sur le centre médical, la formation sanitaire ou
l'hôpital le plus proche.

1) Soins gratuits
La CNPS couvre directement :

 les frais nécessaires au traitement de la victime,


 les prothèses,
 les appareillages,
 les frais de rééducation.
En cas de décès, si l'accident s'est produit au cours d'un
déplacement demandé par l'employeur, ce dernier prend également
en charge les frais de transport du corps au lieu de la sépulture.

33
2) Incapacité temporaire
Le montant des indemnités journalières est fonction du salaire
journalier : celui-ci est égal à l'ensemble des gains perçus, dans la
limite d'un plafond (36.695 F CFA mensuel), au cours des 30 jours
précédant l'accident, divisé par le nombre de jours ouvrables
pendant cette période.

L'indemnité journalière correspond à 100 % du salaire journalier du


lendemain de l'accident et pendant toute la durée du préavis
applicable à l'intéressé.

Ensuite, elle est égale à 50 % du salaire journalier jusqu'au 28e jour


de l'accident, si toutefois ce délai n'a pas été absorbé par le temps
de préavis.

A partir du 29e jour de l'interruption de travail ou dès la fin du préavis,


elle est portée aux 2/3 du salaire.

3) Incapacité permanente
Pour le calcul des prestations, le salaire excédant le plafond ne sera
pris en compte que partiellement ou pas du tout. Il s'agit du "salaire
annuel utile".

Le salaire maximum annuel est fixé à 26.615.484 F CFA.

Le salaire minimum annuel utilisé pour calculer les prestations est


de 950.553 F CFA.

La victime a droit à une rente égale au produit du "salaire annuel


utile" par le "taux d'incapacité corrigé" : ce dernier est le taux réel
fixé par le médecin, réduit de moitié pour la partie de ce taux qui ne
dépasse pas 50 % et augmenté de 50 % pour la partie qui excède
50 %.

Une majoration pour tierce personne de 40 % peut éventuellement


être attribuée.

La victime peut demander le versement d'un capital après 5 ans de


versement de la rente.

34
Le capital versé peut être total si le droit à rente est ouvert depuis
au moins 5 ans et le taux d'incapacité est inférieur ou égal à 10 %.

Le capital versé peut être partiel si le taux d'incapacité est


supérieur à 10 % et inférieur à 50 %.

Si le taux d'incapacité est de 50 % au plus, la somme versée est


égale au maximum au quart du capital correspondant à la valeur
de la rente.

S'il est supérieur à 50 %, il peut se faire dans la limite maximum du


quart du capital correspondant à la fraction de la rente allouée
jusqu'à 50 % du taux d'incapacité.

La rente est obligatoirement convertie en capital (sauf stipulation


contraire prévue par une convention) pour les travailleurs étrangers
victimes d'un accident du travail qui cessent de résider sur le
territoire ivoirien. Ils perçoivent alors pour toute indemnité un
capital égal à 3 fois le montant de la rente annuelle qui leur est due.

4) Décès (Survivants)
En cas décès de l'assuré, les ayants droit de la victime bénéficient
d'une rente de survivants :

 le conjoint survivant légalement marié avec la victime avant la


date de l'accident, non divorcé et non séparé de corps ;
 les descendants à charge de la victime, au regard des droits aux
allocations familiales ;
 les ascendants (père et mère) à charge de la victime.
La rente de conjoint survivant est en principe égale à 30 % du salaire
annuel qui aurait servi de base au calcul de la rente de la victime.

En cas de remariage du conjoint qui n'a pas d'enfants à charge, une


somme représentant 3 fois le montant de la rente lui est versée.

Le montant de la rente versée aux enfants (moins de 14 ans ou


scolarisé, 18 ans si en apprentissage et 21 ans si poursuite d'études
ou maladie incurable) est dépendant du nombre d'enfants :

35
 15 % du salaire annuel pour chacun des 2 premiers enfants,
 40 % pour 3 enfants,
 10 % de plus pour chaque enfant supplémentaire,
 20 % maximum pour chaque enfant orphelin de père et de mère.
Les ascendants ont droit chacun à 10 % du salaire annuel de la
victime.

Le total des rentes attribuées aux survivants ne peut excéder 85 %


du salaire annuel de la victime.

Frais funéraires
Une somme forfaitaire équivalente à 25 % de 950.553 F CFA (salaire
annuel minimum) est versée à la famille du défunt afin de couvrir
les frais funéraires.

D. Pensions
L'assurance pension prévoit le versement :

 de pension de retraite,
 d'allocation de solidarité,
 d'allocations de rachat,
 de pension de réversion,
 de pension d'invalidité.
La réforme des retraites entrée en vigueur le 1er février 2012
entraîne :

 un recul progressif de l'âge de liquidation de la pension qui passe


ainsi de 55 à 60 ans entre 2012 et 2016,
 une prise en compte dans la base de calcul de la pension des 15
meilleures années (au lieu de 10 années),
 une revalorisation des pensions basées sur l'évolution du coût de
la vie et non plus sur les salaires.

36
1) Vieillesse
Conditions
Pour ouvrir droit à pension, il faut :

 avoir atteint l'âge de 60 ans en 2016,


 avoir exercé une activité salariée ayant donné lieu à des
cotisations pendant au moins 15 ans,
 avoir cessé toute activité.
La pension peut être servie dès 55 ans en 2016 mais elle subit alors
un abattement de 5 % par année d'anticipation sauf pour les
personnes qui justifient avoir acquis un taux de remplacement de
50 % ou qui sont reconnues inaptes à tout travail dans les
conditions fixées par arrêté ministériel.

Montant
La pension est égale au salaire moyen des 15 meilleures années en
2016 multiplié par le taux de remplacement qui correspond au taux
de rendement de la carrière soumise à cotisations (1,33 % par an
jusqu'au 1er janvier 2000 et 1,70 % au-delà).

La pension est augmentée d'une bonification d'un 10ème de son


montant pour chaque enfant à charge au moment de la liquidation
de la retraite et ce, jusqu'à ce que l'enfant ait atteint 21 ans.

La pension de vieillesse minimum ne peut pas être inférieure à 50 %


du SMIG soit 30.000 F CF.

2) Allocation unique
Tout travailleur salarié assuré, âgé de 60 ans en 2016, qui cesse son
activité et totalise une période d'activité professionnelle supérieure
à 2 ans et inférieure à 15 ans a droit à cette allocation qui est versée
en une seule fois.

Si la période d'activité soumise à cotisations atteint au moins 13


ans, l'assuré peut racheter la période restante pour bénéficier d'une
pension de retraite normale.

37
Cette allocation est le produit du salaire moyen sur toute la période
d'activité multiplié par le taux de remplacement (calculé dans les
mêmes conditions que pour la pension de vieillesse) et par un
facteur multiplicateur qui est fonction de la durée moyenne d'une
pension de retraite et d'un taux technique.

Cette allocation est versée en une seule fois à la demande du


bénéficiaire.

3) Remboursement de cotisations personnelles


Le remboursement de cotisations est réservé au travailleur salarié
qui a cotisé moins de 2 ans au régime et qui quitte définitivement
le régime de retraite.

Le montant du remboursement est égal au montant des cotisations


salariales versées sur la période considérée. Les cotisations
patronales quant à elles ne sont pas remboursées.

Ce remboursement ne concerne que les travailleurs étrangers qui


quittent définitivement la Côte d'Ivoire et dont le pays d'origine n'a
pas signé de Convention de coordination en matière de sécurité
sociale avec la Côte d'Ivoire.

4) Allocation de solidarité
Pour bénéficier de cette allocation, le travailleur doit remplir les
conditions suivantes :

 être âgé de 60 ans en 2016,


 avoir exercé une activité salariée avant l'instauration du régime de
retraite (1960),
 cesser son activité,
 totaliser une période d'activité professionnelle supérieure à 15
ans.
Le montant de l'allocation de solidarité ne peut être inférieure à 50%
du SMIG soit 30.000 F CFA.

38
Ce montant peut-être est augmenté d'une bonification de 10 % pour
tout enfant à charge âgé de moins de 16 ans.

5) Décès (Survivants)
Les ayants droit d'un pensionné ou d'un salarié ouvrant droit à
pension peuvent bénéficier d'une pension de survivants.

Sont considérés comme ayants droit le conjoint et les orphelins.

Conjoint survivant
Le conjoint survivant légalement marié ouvre droit à pension s'il :

 est âgé de 55 ans en 2016 ;


 est âgé de 50 ans en 2016 ; dans ce cas, un abattement définitif
de 5 % est appliqué au montant de la pension ;
 est marié depuis au moins 2 ans avant la date du décès ;
 a des enfants âgés de moins de 16 ans avec le défunt.
En cas de remariage du conjoint survivant, le droit à pension cesse
à compter du premier jour du mois civil suivant.

Le conjoint peut prétendre à la moitié de la pension dont bénéficiait


ou dont aurait pu bénéficier le conjoint décédé.

Orphelins
Seuls peuvent y prétendre les orphelins de père et de mère qui
étaient mariés légalement.

L'enfant âgé de moins de 21 ans à la charge du travailleur décédé a


droit à 20 % de la pension dont bénéficiait ou aurait pu bénéficier le
défunt.

Si le total des rentes d'orphelins dépasse 100 %, la pension globale


et divisée par le nombre d'orphelins pouvant y prétendre.

39
6) Invalidité
Une pension d'invalidité peut être attribuée au salarié atteint d'une
incapacité à tout travail à la suite d'un accident ou d'une maladie
non professionnelle.

Pour y prétendre, il faut :

 avoir accompli au moins 15 ans d'activité salariée auprès d'une ou


plusieurs entreprises affiliées à la CNPS,
 avoir une incapacité de travail reconnue médicalement d'au moins
2/3 de sa capacité de travail.
La pension d'invalidité se calcule comme la pension de vieillesse.
Son montant est égal au salaire moyen mensuel des 15 meilleures
années d'activité pour 2016, multiplié par le taux de remplacement
qui correspond au taux de rendement de la carrière soumise à
cotisations (1,33 % par an jusqu'au 1er janvier 2000 et 1,70 % au
delà).

La pension est augmentée d'une bonification d'un 10ème de son


montant pour chaque enfant à charge au moment de la liquidation
de la retraite et ce, jusqu'à ce que l'enfant ait atteint 21 ans.

La pension d'invalidité minimum ne peut pas être inférieure à 50 %


du SMIG soit 30.000 F CF.

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