La Région Rhône-Alpes et Spacejunk Art Centers présentent

Une exposition unique en Europe présentant les artistes majeurs des mouvements Lowbrow & Pop Surréalisme

Du 15 septembre au 31 décembre 2011
Le Plateau, espace d’exposition Conseil régional Rhône-Alpes 1, Esplanade François Mitterrand, 69002 Lyon

Edito
Une terrible beauté est née, le titre de la Biennale d’Art Contemporain 2011 est tiré d’un vers d’un poème de William Butler Yeats et il résonne tout particulièrement dans notre monde tourmenté. Le poète fut influencé par William Blake, peintre, graveur et visionnaire qui cultivait le paradoxe comme force poétique. Pour explorer ce troublant oxymore, l’équipe de la Biennale nous offre le regard et la réflexion d’une soixantaine d’artistes sur le temps présent. Ils viennent du monde entier et l’ambition de la biennale rejoint celle de la Région d’une ouverture toujours plus importante sur le monde. L’invitation au dialogue et la rencontre avec le public font de la Biennale d’Art Contemporain un espace de partage exceptionnel, prolongeant ainsi l’action des nombreuses institutions et structures artistiques réparties sur le territoire de Rhône Alpes. Avec l’ensemble des artistes, ces nombreux musées, centres d’art, galeries et écoles d’art fondent au quotidien la richesse de notre région. Parmi eux, Spacejunk Art Centers, avec ses espaces de Lyon, Grenoble et Bourg-Saint-Maurice, tient une place singulière. Fondés par l’ancien snowboarder professionnel Jérôme Catz, ils développent leur projet auprès des artistes issus de la contre-culture américaine des années 70. Sur « Le Plateau », espace d’exposition du Conseil régional, ils seront une dizaine venus des quatre coins du monde. Leurs pères se nomment Basquiat, Harring ou Crumb et ils sont tous des artistes majeurs des mouvements Lowbrow et Pop Surréalisme. Leur travail nous parle du monde d’aujourd’hui sans concession et avec une grande sensibilité comme vous pourrez le découvrir dans les pages qui suivent. Je veux remercier l’équipe Spacejunk pour cette réalisation inédite et me réjouis d’accueillir cette exposition dans le nouveau siège du Conseil régional à la Confluence, à coté de la Sucrière, lieu emblématique de la Biennale. Parce que bien souvent, ce sont « Les Enfants Terribles » qui font avancer le monde. Jean-Jack QUEYRANNE Président de la Région Rhône-Alpes Député du Rhône – Ancien Ministre

Présentation de l’exposition
De tout temps, le monde de l’art a eu ses enfants terribles qui par leur travail remettent en cause les académismes et bousculent les modes de diffusion et de légitimation établis. Invariablement, ils ne laissent jamais indifférents. Cette exposition vient apporter un éclairage sur deux mouvements artistiques qui, s’ils nous viennent des Etats-Unis, jouissent aujourd’hui d’une reconnaissance et de réseaux planétaires : le « Lowbrow » et le « Pop Surréalisme ». Deux mouvements qui n’ont cessé de se croiser et de s’entrechoquer depuis les années 70, portés à coup sûr par des « enfants terribles » du monde de l’art. Puisant leurs inspirations dans la BD, les cartoons, la « custom culture » et plus récemment dans l’univers du tatouage, du skate, et des musiques alternatives, ces artistes nous confrontent à nos propres références, digérées et puissamment mises en scène. La connaissance de leur travail s’est propagée mondialement grâce à des supports inattendus comme les pochettes de disque, les affiches de concert, les planches de skate et de snowboard, et certaines marques de vêtements de sport. A l’instar des millions de fans du groupe Guns’N’Roses qui découvrait pour la première fois le travail de Robert Williams en 1987 grâce au disque « Appetite for destruction », un des albums de hard rock les plus vendus sur la planète (plus de 30 millions d’exemplaires), nombre de jeunes skaters des pays occidentaux ont découvert, fascinés, les décors des skateboards américains. Nicolas Thomas, artiste français, se souvient : « J’allais dans les skate-shop comme au musée ». L’expression graphique de ces cultures se diffusait alors d’une manière aléatoire au gré des supports sur lesquels elle se trouvait fixée, le travail des artistes voyageant vers leur public, contrairement au « street-art » dont les réalisations murales rencontrent le public qui vient à elles.

Aujourd'hui dans le contexte des mondialisations en cours et à l’heure de l’Internet, la diffusion de l’information n’a plus forcément besoin de ces supports physiques. Rien n’est plus facile que de suivre l’actualité de ses artistes favoris, d’en découvrir de nouveaux, au moment même où ils créent. Robert Crumb, Robert Williams, Ed Roth, Jean-Michel Basquiat ou Keith Haring sont autant de pères de ces mouvements, autant d’artistes reconnus et qui s’inscrivent dans une forme exigeante et populaire de l’art contemporain, à laquelle notamment les jeunes générations sont particulièrement sensibles. Si le Pop Surréalisme a ses maîtres incontestés avec Mark Ryden, Ray Caesar et Todd Schorr qui témoignent d’une maîtrise technique picturale des plus élevées, le Lowbrow reste fidèle à la ligne pure, au crayonné, au dessin « sur le coin de la nappe » ou dans le cahier d’école. La jeune garde européenne en est le porte-parole avec des artistes français comme Nicolas Thomas, artiste installé en Rhône Alpes, et Odö. Si ces mouvements sont figuratifs, certains travaux font appel à l’humour comme ceux de l’Australien Reg Mombassa, ou font le lien avec le street art comme les œuvres du Chilien Victor Castillo ou de l’Américain Jeff Soto qui reste fidèle à la peinture « live » sur mur qu’il couvre de sujets oniriques et merveilleux, expression du rêve mise à l’honneur aussi par le Japonais Naoto Hattori. Tout comme l’Américaine Caia Koopman qui a traité du nucléaire juste avant l’accident de Fukushima, et dont le travail consiste à pointer les manques, les faiblesses de notre société, ou du « système », la plupart des artistes du Lowbrow et du Pop Surréalisme s’emparent souvent, très frontalement, de l’actualité locale ou internationale. Le rêve et l’engagement : la base de l’utopie ? Du surréalisme sans aucun doute.

Jérome CATZ / SPACEJUNK – Commissaire de l’exposition

Vues de l’exposition

Le Plateau - 700 m² - Siège de la région Rhône-Alpes

Les artistes
• Robert Williams (USA) • Todd Schorr (USA) • Caia Koopman (USA) • Odö (France) • Reg Mombassa (Australie) • Jeff Soto (USA) • Nicolas Thomas (France) • Naoto Hattori (Japon) • Victor Castillo (Chili) • Ray Caesar (UK- Can) • Joe Sorren (USA) • Robert Crumb (USA)

Robert WILLIAMS - USA
• Robert Williams - 1943 – Vit et Travail à Chatsworth, Californie - USA – Affilié aux mouvements artistiques : Pop Surréalisme, Low Brow – Expositions (sélection) • Robert Williams - Conceptual Realism IN THE SERVICE OF THE HYPOTHETICAL – Tony Shafrazi Gallery N.Y. – 31 octobre 2009 - 23 janvier 2010 • "An Ordinall of Alchimy“ Organized by Mark Dion and Robert Williams – 30 mars – 17 avril 2010 – Bibliographie • Lowbrow art of Robert Williams • Through Prehensile Eyes by Robert William • Conceptual Realism: In the Service of the Hypo... • Views from a Tortured Libido by Robert Williams • The Hot Rod World of Robt. Williams • Zombie Mystery Paintings by Robert Williams

In the Land of Retinal Delights – 1968 Oil on Canvas 54 ’’ x 43 ’’

Bio Robert Williams
À la fin du XXe et au début du XXIe siècle, est apparue une nouvelle école artistique, née sous l’influence de différentes formes d’imageries populaires habituellement rejetées par les courants artistiques plus académiques : bandes dessinées, affiches de films, cartes à collectionner, cultures surf et Hot Rod… pour n’en citer qu’une poignée. Ce mouvement artistique alternatif a trouvé son adepte le plus passionné en la personne du peintre Robert Williams, un des artistes les plus irrévérencieux que l’Amérique ait connu ces cinquante dernières années. C’est en effet lui qui a enrichi le lexique des beaux-arts du terme « Low Brow », par le biais de son livre avant-gardiste de 1979, The Lowbrow Art of Robert Williams. C'est suite à cette publication que les éléments séminaux de cette culture affranchie de la Côte Ouest ont commencé à prendre forme, pour donner lieu à la vague de fond qui déferle depuis plus de dix ans. Déjà peintre depuis plusieurs années, Robert Williams commence sa carrière de renégat artistique au milieu des années 60, en rejoignant le studio du légendaire Ed "Big Daddy" Roth. Figure iconique de la Kustom Kulture, ce dernier bénéficie alors d’un véritable culte au sein de la culture alternative californienne de l’époque pour ses flamboyantes décorations de voitures customisées. Après quelques années passées à ses côtés, Williams rallie rapidement les premiers cercles de la scène « underground comix », bien connue pour ses positions rebelles et antimilitaristes. En 1968, il se rapproche ainsi du fameux « groupe de San Francisco », en charge du vaisseau-amiral de la nébuleuse mécréante de la bande dessinée, Zap Comix. Aux côtés de Robert Crumb, Gilbert Shelton, S. Clay Wilson, Spain Rodriguez, Victor Moscoso et Rick Griffin, il apprend progressivement à œuvrer en tant qu’artiste, en marge des frontières de l’art conventionnel. Figure tutélaire des premiers shows d’art punk rock qui se déroulaient dans les clubs interlopes après leur fermeture, Robert pose rapidement les bases du premier mouvement artistique dissident de Californie, depuis que l’Ecole de l’Eucalyptus s'est séparée du mouvement impressionniste, à la fin des années 1920. Son utilisation intrépide des codes de la bande dessinée underground, associée à son jeu de couleurs psychédéliques violemment contrastées a lancé un style unique en son genre, une marque distinctive aisément reconnaissable tout au long des années 1980 et 1990. L’influence de Robert Williams sur l’art alternatif est incommensurable. Sa volonté de donner la possibilité aux jeunes artistes d’élargir leur couverture médiatique a donné naissance à la revue artistique Juxtapoz Magazine, publication décisive et véritable manifeste populaire. Mais aussi bien intentionnées soient-elles, les machinations de Robert Williams n’en placent pas moins son œuvre au sein de la ligue perdue des fantômes de l’art, invisible aux yeux des esprits trop soucieux des conventions de tout ordre. Il reste un outsider parmi les outsiders, et quelque part, c’est sans doute mieux ainsi.

In The Pavilion of The Red Clown - 2001 oil on canvas 30" x 36"

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Bastardizin g Of The Autonomy Of “Person, Place And Thing” 2000 Oil on canvas, 30" x 36"

Todd SCHORR - USA
• Todd Schorr - 1954 – Vit et travaille à Los Angeles - Californie - USA – Affilié aux mouvements artistiques : Pop Surréalisme, Low Brow – Expositions (sélection) • Todd Schorr: American Surreal – San Jose Museum of art Septembre 2010 • The world we live in – MKG LA – Mars 2009 – Bibliographie • American Surreal • Dreamland • 3ème livre prévu pour début 2012

An Ape Allegory – 2008 Acrylic on Canvas 72 ’’ x 62 ’’

Bio Todd Schorr
Todd Schorr naît le 9 Janvier 1954 à New York et grandit à Oakland, New Jersey. Il dessine de façon compulsive dès son plus jeune âge : il a à peine cinq ans quand ses parents l’inscrivent dans les classes d'art du samedi matin. Les films fantastiques, comme le classique de 1933 "King Kong", et les débuts du dessin animé, de Walt Disney à Max Fleischer, le touchent profondément. Au même titre que des bandes dessinées comme "Mad", elles auront un effet durable sur le développement de son vocabulaire visuel. Batteur dans des groupes de musique à la fin des années 1960 et au début des années 1970, Todd tombe sous le charme des affiches psychédéliques tout droit sorties de San Francisco et des bandes dessinées underground dont le meilleur exemple est "Zap" (grand lieu d’expression de Robert Crumb NDLR). En visitant la galerie des Offices en Italie lors d’un voyage en Europe pendant l'été 1970, Todd commence à formuler son idée de combiner son amour pour le dessin animé avec les techniques de peinture des grands maîtres. Entré au Philadelphia College of Art (aujourd'hui l'University of The Arts) en 1972 pour devenir peintre, il est orienté par ses professeurs de première année vers le département illustration. Todd commence à effectuer des travaux d'illustration professionnels alors qu’il est encore au collège, et sitôt après l’obtention de son diplôme en 1976, il s'installe à New York où il participe à une grande variété de projets : des pochettes d'albums pour AC/DC, des affiches de cinéma pour George Lucas et Francis Ford Coppola, ou encore des couvertures pour le magazine Time qui figurent maintenant dans la collection permanente de la Smithsonian National Portrait Gallery de Washington, DC. En 1985, lassé des contraintes artistiques que lui imposent les impératifs commerciaux, Todd Schorr, s’emploie à faire passer son travail des agences de publicité aux murs des galeries d'art. Avec d'autres artistes comme Kathy Staico (sa femme), Robert et Suzanne Williams, Neon Park, Bob Zoell, Georganne Deen, Mark Mothersbaugh et Gary Panter, il est invité à participer à l'exposition historique de 1986 "American Pop Culture Images Today" qui a lieu au Musée Laforet à Tokyo. Cet événement est pour lui une expérience galvanisante. En 1992, stimulé par le succès de sa première exposition solo à la galerie Tamara Bane, Todd rompt tous les liens avec l'illustration. Il réalise enfin son rêve de pouvoir vivre de sa peinture, quel que soit ce que son imagination peut lui inspirer. Todd Schorr et Kathy Staico quittent New York pour le Connecticut en 1986, mais en 1998, ils décident de s’installer à Los Angeles, où les artistes qu’ils connaissent, ainsi que la majorité de leurs collectionneurs sont installés. Aujourd'hui, Todd jouit d'une clientèle fidèle d'amateurs et de collectionneurs à travers le globe. Le mouvement d'art "Lowbrow" que lui et ses contemporains ont contribué à former pendant près de 25 ans est désormais un phénomène mondial.

Parade of the Damned - 2005 acrylic on canvas 72" x 96"

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CHARMING THE HAECKEL SERPENT - 2003 acrylic on canvas, 30" x 24"

Caia KOOPMAN - USA
• Caia Koopman - 1968 – Vit et travaille à Oceanside / Californie – Affiliée aux mouvements artistiques : Pop Surréalisme, Board Culture – Expositions (sélection) • “Vain Remains” ThinkSpace Sept. 11th - Oct. 2nd, 2009 Los Angeles, CA • Caia Koopman Solo – “Eternal Verities" / USA - Juin 2008 – Bibliographie • WeAr 2011 • Preview 2009 • Livre en préparation

Caia KOOPMAN (USA)
Pride - 2010 91,5 x 122 cm. Acrylique sur toile.

Bio Caia Koopman

Caia Koopman est née à Livermore et vit actuellement en Californie. Elle est diplômée en beaux-arts de l’université UC Santa Cruz, en Californie. Santa Cruz est l’un des hauts lieux du skate aux USA et Caia a tout de suite été séduite par la scène skate locale. En plus de sa formation universitaire, Caia a également appris à skater la rampe, les pools, en street et autres skatepark. La pratique du skate la conduite à la réalisation d’illustrations et de dessins pour les planches, et à sa première série de T-shirt en édition limitée pour Santa Cruz Skateboards. Après avoir obtenu son diplôme en art, elle s’est orientée vers le snowboard et a passé de nombreux hivers à suivre la neige. C’est son amour pour ce sport qui a inspiré Caia à s’orienter vers une carrière artistique en réalisant des décos de snowboard, puis à devenir une artiste. Ses œuvres ont été présentées dans de nombreux journaux nationaux et internationaux. Très proche du mouvement pop surréaliste par sa technique, cette contemporaine de Mark Ryden, Joe Sorren, Todd Schorr ou des Clayton Brothers nous propose dans chacune de ses toiles un voyage onirique. Ses personnages féminins aux yeux immenses - pour mieux voir notre monde tel qu’il est - sont rehaussés d’attributs à la manière des peintures liturgiques, et chaque composition nous parle d’un sujet trop actuel pour que nous y soyons indifférents. Libre à chacun de vouloir se plonger dans le sens profond du message proposé, mais il est impossible de ne pas succomber à la pure beauté des toiles de Caia…

Perilous Sanctuary - 2008 61 x 76 cm. Acrylique sur toile

Gluttony - 2008 38 x 76 cm. Acrylique sur toile

Scarlet Effigy - 2009 56 x 71 cm. Acrylique sur toile.

Odö - France
• Odö - 1984 – Vit et travaille à Bayonne – Affilié aux mouvements artistiques : Low Brow, Board Culture – Expositions (Sélection) • Solo Show – MOSH gallery – Copenhague Danemark – Février 2012 • Pimp my Art – Mondo Pop Italie – Mai 2011 • Préméditation – Spacejunk - décembre 2009 – Juin 2010 • Ispo – Munich – Allemagne – Février 2010 – Bibliographie • Fecal Face 2010 • Spacejunk Year Book 2010

Serial Schtroumpf - 2011 21 x 29,7 cm. Aquarelle, café, crayon et stylo à bille sur papier.

Serial Donald - 2009 25,5 35,5 cm Aquarelle, thé et stylo bille sur papier.

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Bio Odö

Nicolas Leborgne a choisi comme nom d’artiste Odö… drôle de nom, mais de ceux que l’on retient, surtout une fois que l’on a rencontré son œuvre. Car Odö, malgré ses 27 ans a déjà une œuvre riche et cohérente, pleine de sensibilité, foisonnante de détails. Elle s’inscrit parfaitement dans la lignée d’artistes comme Jeremy Fish ou Mike Giant, enrichissant le mouvement Lowbrow de son talent. Puisant ses influences aussi bien dans l’univers du tattoo que dans le mouvement pop surréaliste ou dans le street art, Odö n’en reste pas moins une des jeunes recrues prometteuses de la board culture. Naviguant dans l’univers des sports de glisse depuis son enfance, avide de progression, que ce soit en surf comme en dessin, Odö s’impose un rythme de travail effréné ; il a conscience de sa chance de pouvoir allier travail personnel et diffusion de celui-ci via ses commanditaires, lesquels lui laissent carte blanche lorsqu’ils font appel à lui. Loin de la recherche de la notoriété, sa productivité incroyable, vu le temps passé sur chacune de ses pièces, lui permet d’assouvir une certaine boulimie de travail et d’explorer encore et encore la moindre idée qui le traverse, sans la contrainte du temps, qu’il exorcise chaque fois qu’il prend le stylo.

Odö (France)
Shinning - 2008 25 40 cm Aquarelle, thé et stylo bille sur papier.

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Tears - 2009 21 29,7 cm Aquarelle, crayon, posca, thé et stylo bille sur papier.

Whitney / Heaven - 2009 Œuvre du diptyque "Between Earth & Heaven". 30 x 65 cm Aquarelle, stylo à bille, posca, thé et café sur papier.

St Francis / Earth - 2009 Œuvre du diptyque "Between Earth & Heaven" 30 x 65 cm Aquarelle, stylo à bille, posca, thé et café sur papier.

Reg MOMBASSA - Australie
• Reg Mombassa - 1951 – Vit et travaille à Sydney - Australie – Affilié aux mouvements artistiques : Low Brow, Board Culture – Expositions • Retrospective – Glassehouse regional gallery – 2010 • Trunks and trees, potatoes and birds, bottles fire and roads, faces houses horses and boats – Watters gallery Sydney 2009 Reg MOMBASSA – Spacejunk – mai – nov. 2008 – Bibliographie • The mind and times of Reg Mombassa (Harpers & Collins) 2010

Bio Reg Mombassa
La façon dont Reg Mombassa a pu faire ses armes avec la marque de surf Mambo est particulière. Le patron de la marque – Dare Jennings – de 1986 à 2004, tel un mécène de l’époque médiévale, laissa s’exprimer en totale liberté le talent et la vision parfois puérile mais toujours fondamentalement humaniste de Reg Mombassa. Comme tout grand artiste, et en utilisant Mambo comme canalisateur et vecteur vers le public, Reg s’est constitué son monde pictural propre, immédiatement identifiable. Alors qu’il utilise l’image contemporaine de ce monde – maisons de banlieues, match de football (règles australiennes of course), usine de produits chimiques et imposants compatriotes rotant leurs canettes de bières –il manifeste une sensibilité artistique proche et du mouvement Dada par le côté iconoclaste de ses toiles, et de peintres du nord de l’Europe, Breughel, Bosch, par leur caractère grotesque. « Je suis un homme et j’ai un bon problème avec la luxure la plupart du temps, comme la plupart des hommes » confesse Reg. « Quand on arrive à sortir de cela un instant, on peut constater le ridicule de cette situation et tout le mal qui résulte de la domination de notre culture par le côté testostérone -macho ». Reg Mombassa est trop critique envers lui-même pour se placer en moraliste, mais son sujet de prédilection reste la folie humaine. « La bêtise humaine, l’avarice, le mal et la violence… Je suis obsédé par cela, probablement parce que j’en ai peur, et parce que je suis un idiot, aussi ». Né en 1951 en Nouvelle Zélande, Reg Mombassa – de son vrai nom Christopher O’Doherty – a déménagé en Australie avec ses parents en 1969. Dessinateur obsessionnel, il s’enrôle à l’Ecole Nationale d’Art de Sydney, cumulant les boulots - construction, laboureur, nettoyeur, peintre en bâtiment ou cheminot – pour survivre. Parallèlement à ses études artistiques, il fonde le groupe de rock Mental as Anything, dans lequel il chante et joue de la guitare. Au moment où il rentre dans l’équipe de Mambo, il a déjà produit cinq disques. Quand on lui demande comment il fait pour assurer ces deux carrières simultanément, il répond en s’effaçant «je compte sur ma fierté, mon manque de professionnalisme et ma maladresse ». Si Mombassa admire les travaux conceptuels de ses amis, il ne s’accomplit que dans la création d’images. Environ douze tee-shirts et quatre posters sortent de sa patte chaque année. Les dessins de ses carnets sont légion et certains prennent forme à grands coups de crayons de couleur poussiéreux et de craie grasse ; il crée ainsi les parties lumineuses de son travail, avant de définir les pourtours à la mine de plomb. Reg fait une critique sociale – juste un regard porté sur notre civilisation – avec, sous les titres « Mambo Théologie », « Mambo Science » ou « Mambo Politique Sexuelle » de petites perles, rédigées de son écriture enfantine, qui sont littéralement tirées de notre inconscient collectif… Véritables vitraux sur papiers. « Mambo célèbre la culture populaire australienne » nous dit Reg Mombassa, « mais se moque aussi de celle-ci, tout en étant assez critique vis-à-vis des institutions politiques et des personnages de la vie publique. D’une certaine manière, je considère mon rôle comme celui du bouffon qui se moque des choses « bienséantes » qui m’irritent. C’est une chance que de pouvoir s’exprimer librement et d’avoir un public relativement large. Beaucoup d’artistes s’expriment uniquement en privé, simplement parce que peu de gens auront l’occasion de voir leur travail. »

Reg MOMBASSA (Australie)

Jeff SOTO - USA
• Jeff Soto - 1975 – Vit et travaille à Riverside Californie - USA – Affilié aux mouvements artistiques : Pop Surréalisme, Board Culture – Expositions (séléction) • Life Cycle – Jonathan Levine Gallery 2010 • The Inland Empire – Stolen Space – Londres 2009 • Turning in Circle – Riverside Art Museum CA – USA 2008 – Bibliographie • Storm Cloud 2008

Decay and Rebirth - 2009 24" x 36“ Acrylic on wood

Self Destructive - 2008 20" x 20“ Acrylic on wood panel

Bio Jeff Soto

Jeff Soto nous fait partager les visions, les peurs profondes et la nostalgie de sa jeunesse et les thèmes de ses œuvres sont l’amour, la luxure et l’espoir. La palette de couleurs bien particulière de Jeff Soto, ses sujets, sa technique et les thèmes abordés rentrent en résonance avec un public qui ne cesse de s’accroître. Inspiré par les jouets de l’enfance, le style de vie du skate et du graffiti, du hip-hop et de la culture populaire, son travail de représentation est à la fois accessible et stimulant. Jeff Soto crée des mythologies visuelles avec de sinistres apparitions quasi-divines, dont les vrilles organiques se tordent dans les cavités fumantes de restes de robots sur fond de paysages urbains tentaculaires. Éclairage dramatique, richesse de texture et palette sophistiquée sont sa marque de fabrique. Sa sensibilité remarquable et sa manière de travailler inspirée du graffiti se retrouvent souvent sur de magnifiques installations à base de bouts de murs, amalgames de narration décousue au formalisme ludique. En 2002, Soto est diplômé avec distinction de l'Art Center College of Design de Pasadena, en Californie. Les œuvres de Jeff Soto ont été utilisées par les maisons de disques, les magazines de skate, les éditeurs et publicistes. Parmi ses récentes expositions, on peut citer Supernova à la Jonathan LeVine Gallery de New York, et We’ll Make A Lover of You, au Art Center of South Florida de Miami. En 2008, son travail a fait l'objet d'une exposition personnelle au Riverside Art Museum, en Californie. Plusieurs livres sur ses œuvres ont déjà été publiés et il réside actuellement en Californie du Sud, avec sa femme Jennifer et ses deux filles.

Love Can Surpass All Obstacles - 2008 60" x 48", acrylic on wood panel

Jeff SOTO
Riverside Lifer Totem - 2010 18" x 24", acrylic on wood Lifecycle - 2008 24" x 36" Acrylic on wood panel

Nicolas THOMAS - France
• Nicolas Thomas - 1974 – Vit et travaille à Grenoble – France – Affilié aux mouvements artistiques : Pop Surréalisme, Low Brow, Board Culture – Expositions • Nicolas Thomas Solo – 2009 – Spacejunk – France • Nicolas Thomas Solo – 2005 – Spacejunk – France • Nicolas Thomas Solo – 2003 – Spacejunk - France – Bibliographie • Nicolas Thomas monographie 250 pages – 2008 • Nicolas Thomas catalogue d’exposition – 2005

Heroes Need Enemies - 2004 50 x 100 cm. Acrylique et encre sur toile. Babe – 2005 50 x 65 cm Technique mixte sur fibre de verre contrecollée sur toile

Bio Nicolas Thomas
Né le 1er décembre 1974 à Annecy en Haute-Savoie - 74 -, Nicolas Thomas est entré dans la Board Culture à une époque où rien ne laissait penser qu’un jour, ce milieu lui procurerait plus que la simple joie de glisser sur du bitume ou de la neige. Pratiquant passionné de skate puis de snowboard, gribouilleur depuis toujours, peintre parce que “c’est dur de trouver des feuilles plus grandes que du A3”, le lien entre son travail et ces sports s’est fait naturellement, et sa “patte” s’est rapidement fait remarquer dans le milieu. Nourri de l’esthétique des nombreux produits US présentés dans les magazines et les skateshops, les images et les codes graphiques de cet univers ayant joué pour lui le rôle de galerie d’art, il a compris l’intérêt d’utiliser le support du skate et du snowboard comme moyen d’expression au sein de l’espace public et de la rue. Nicolas possède son propre style, qui allie à la fois une technique picturale faite d’aplats et de transparences, ainsi que des procédés typiquement graphiques issus du monde de la bande dessinée et du design. Entre peinture, dessin et gravure, son travail va alors se décliner autour de grandes thématiques récurrentes : portraits, paysages plus ou moins abstraits et scènes de genre. Ses personnages totémiques, parfois végétaux, minéraux ou bien hommes-machines, sont tout à la fois mutants et protéiformes. Tantôt mélancolique ou drôle, c’est en fait au cœur d’un monde onirique que le spectateur voyage au gré des sujets traités, tous bien ancrés dans la réalité. Rêve de réalité, réalité rêvée... Cette dualité tient Nicolas bien éveillé et prêt à attraper tout ce qui passe à portée de ses sens. Obsédé par le chiffre 4, Nicolas apprend 4 fois plus, écoute 4 fois plus... Pour lui, tout est source d’inspiration : tout ce qu’il touche est réutilisé, digéré, interprété et posé sur le papier. Ses sketch-books s’entassent et s’accumulent : autant d’idées mises en image, de pensées en réserve, prêtes à (re)prendre vie sur la toile. Il a juste besoin de 4 fois plus de temps, comme nous tous...

Yakuza - 2007 100 x 65 cm Acrylic, spray paint and fine point on canvas

Nicolas THOMAS (France)

Zoo - 2008 100 x 50 cm Acrylic, spray paint and fine point on canvas

Naoto Hattori - Japon
• Naoto Hattori - 1975 – Vit et travaille à Yokohama / japon – Affilié aux mouvements artistiques : Low brow, Pop Surréalisme – Expositions (Sélection) • 2011 Grand Central Art Center (CA) "Suggestivism" group exhibition • 2010 Copro Gallery (CA) "Super Bionics" Solo show • 2009 M Modern Gallery “Out There” Solo show • 2008 Copro Nason Gallery “Mind Garden” Solo Show

Kotodama - 2004 Acrylic on board 10,5 x 15 cm

Geisha - 2003 Acrylic on canvas 40,5 x 51 cm

Bio Naoto Hattori

Naoto Hattori est né en 1975 à Yokohama au Japon, a étudié le graphisme à Tokyo avant de s'installer à New York pour étudier à la School of Visual Arts d’où il sort diplômé en 2000. Il a reçu le Prix de la Société des Illustrateurs du New York Art Directors Club, Communication Arts. Depuis, il a remporté de nombreux concours et a été publié dans plusieurs revues prestigieuses. Extrêmement actif, il a participé à de multiples expositions aux États-Unis, au Japon et en Europe. De son travail, il dit: " Ma vision est comme un rêve, que ce soit un doux rêve, un cauchemar, ou tout simplement un rêve bizarre. J'essaie de voir ce qui se passe vraiment dans mon esprit, c'est une pratique pour augmenter ma capacité à créer en suivant le flux de conscience. J'essaie de ne pas chercher à nommer, à cataloguer, de ne pas penser à ce que c’est censé représenter, j’essaye juste de peindre ce que je vois dans mon esprit, sans aucun compromis. De cette manière, je crée ma propre vision. "

Queen Wasp - 2008 acrylic on board, 24,5 x 24,5 cm

Anumodana -2008, Acrylic on board, - 33 x 16,5 cm

Victor CASTILLO - Chili
• Victor Castillo - 1973 – Vit et travaille à L.A. - USA – Affilié aux mouvements artistiques : Pop surréalisme – Street Art – Expositions • MK Gallery VICTOR CASTILLO: REBELS WITH A CAUSE feb-march 2011 • London Miles gallery - December 10th 2010 • Gameland MKGalley L.A. / July 11th -August 8th, 2009.

Korova Milkbar - 2010, Acrylic on canvas, 135 x 190 cm

The Infinite Complexities of Christmas Acrylic on canvas 24 x 24 2010

Bio Victor Castillo
Victor Castillo est un peintre chilien qui réside actuellement à Los Angeles, en Californie. Il est né à Santiago l'année du coup d'état militaire en 1973. Il a commencé à dessiner de manière obsessionnelle à l'âge de cinq ans, inspiré par les dessins animés vus à la télévision, les films de science-fiction, et les illustrations des couvertures de disques que sa famille possédait, comme "The Wall" de Pink Floyd. Après une expérience décevante en école d'art, il a, à partir de 1995, participé à la création de sculptures en techniques mixtes et à des installations vidéo avec le collectif expérimental indépendant Caja Negra à Santiago. Victor s'est rendu à Barcelone, en 2004, où il a affiné et précisé son style, avec des références fortes à la bande dessinée. Après avoir visité le musée du Prado à Madrid, et avoir notamment plongé dans les peintures noires de Goya, il a adopté certains aspects de la peinture classique dans son travail. La plupart des personnages du travail de Victor Castillo ont un nez phallique, en forme de hot-dog comique qui suggère Pinocchio. Il fait souvent référence à la culture contemporaine, à l'erreur humaine et aux vices, à la politique, et à l’intrusion croissante des médias dans notre vie quotidienne. Comme un allégoriste moral, Castillo aborde le sujet de la production, de la consommation et de la digestion des images violentes dans les médias par l’utilisation du grotesque léger, en utilisant des entrailles juteuses et des personnages de dessins animés torturés, le tout dans un style proche de Bosch et Goya. Le travail de Victor Castillo a été montré en Espagne, au Chili, à Cuba, en Argentine, au Brésil, au Japon, en Allemagne, aux États-Unis, au Canada, en Belgique et à Taiwan… et a été présenté dans les magazines Juxtapoz et Hi-fructose… Aujourd’hui son travail est exposé partout et il est représenté par la Merry Karnowsky Gallery à Los Angeles...

Victor CASTILLO (Chili)

Paris, El Teatro Italiano hacia 1840, Acrylic on Print – 2007, 30 x 21 cm

Youth Against Fascism - 2009, Acrylic on canvas, 90 x 70 cm

Ray CAESAR – UK / CAN
• Ray Caesar - 1958 – Vit et travaille à Toronto - Canada – Affilié aux mouvements artistiques : Pop Surréalisme et Lowbrow – Expositions (sélection) • Ray Caesar – Jonathan Levine Gallery – janvier 2011 • May 2010 Bristol City Museum - UK • Richard Goodall Gallery - Manchester UK - 2009 • In The Garden of Moonlight - Jonathan Levine Gallery - New York, NY - 2008 – Bibliographie • Ray Caesar Art Collection Vol 1

Ray Caesar (UK / CAN)

Consort Study 2006 Tirage unique

Bio Ray Caesar

Ray Caesar est un artiste surréaliste et peintre numérique résidant à Toronto au Canada. Comme il l'a écrit lui-même " Je suis né à Londres, en Angleterre le 26 Octobre 1958, le plus jeune de quatre enfants et à la grande surprise de mes parents, je suis né chien ". La famille Caesar a déménagé au Canada après " quelques problèmes avec des voisins intolérants. " Diplômé du Ontario College of Art & Design, Ray Caesar a travaillé au Département d’art et de photographie de l'hôpital pour enfants de Toronto, où il a essayé de traduire par le dessin diverses afflictions dont les enfants étaient atteints. Cette expérience extrême a permis à Ray Caesar de créer des paysages surréalistes et des personnages avec des textures photographiques très précises. Il peint la plupart du temps des petites filles. Mais selon ses propres dires : " En fait, ce ne sont pas toutes des petites filles. Beaucoup d'entre elles sont de petits garçons comme le Prince of Truth, Castor et Pollux, Harvest et ce sont des garçons en robes (les garçons étaient souvent habillés de cette façon avant le 20ème siècle et j'ai eu deux sœurs aînées qui n’ont eu de cesse de s’amuser à me déguiser) ". "Les gens pensent que je peins des photos d'enfants... pas du tout! Je peins des images de l'âme humaine... cette image séduisante de la partie cachée de nous-mêmes... que certains appellent fantômes ou esprit ; mais je les vois comme la représentation de ce que nous sommes vraiment, de ce qui se manifeste autour de tous, les objets et les ecchymoses qui ont rempli l'histoire de chaque vie. " "Mon travail porte principalement sur l'archétype de l'enfant divin ... la figure du Christ sous toutes ses formes représente pour moi l’élévation spirituelle. Les enfants dans mon travail sont en fait une forme d’autoportrait et en tant qu'artiste, le féminin est une image plus juste de la nature de l'âme… de mon âme... ce qui donne naissance à la création." La chose la plus incroyable dans le travail de Ray Caesar, c'est qu'il est numérique. A première vue, on dirait des peintures, mais Ray Caesar crée ses images de rêve avec un logiciel de modélisation 3D appelé Maya.

Day trip (2011) 36 x 24 inches Edition of 20 Ultrachrome ink on paper

French Kiss (2009) 34 x 42 Edition of 20 Ultrachrome on paper facemounted under plexi

Castor (2005) 22 x 22 inches Edition of 20 Giclee Print on Premier Art Hotpress Paper

Joe Sorren– USA
• • Joe Sorren - 1970 Vit et travaille à Flagstaff – Arizona - USA – Affilié aux mouvements artistiques : Pop Surréalisme – Expositions (sélection) • Interruption - Grand Central Art Center in Fullerton, CA 2010 • "While the Trucks on the Highway all Howl" at Billy Shire Fine Arts Gallery, Los Angeles, CA (Oct.-Dec. 2007) • “Artrageous”, Nashville, TS (Nov. 2005) • “When she was Camera” at La Luz De Jesus Gallery, Los Angeles, CA (Oct. 2004) – Bibliographie • Paingting & sculptures 2004-2010 • In celebration of balance & opposable thunes 2006 • When she was Camera 2004

Joe Sorren (USA)
Sculptures by Jud Bergeron (USA) & Joe Sorren

Moonlighting - A DIORAMA OF BRUCE WILLIS’S BRAIN‘ 2010 - 11 X 20 X 8.5 - CAST BRONZE, CERAMIC, STEEL, WOOD

Bio Joe Sorren

Né à Chicago en 1970, Joe Sorren a grandi en Arizona, dans les environs de Phoenix, puis dans la ville de Flagstaff. Il commence à peindre en 1991, puis étudie les beaux-arts à la Northern Arizona University, dont il sort diplômé en 1993. Il acquiert une reconnaissance nationale en 1997, lorsqu’il reçoit une première médaille d’or de la Société des Illustrateurs de New York, puis une deuxième la même année à Los Angeles. Il est également connu pour la gigantesque peinture murale de 12 mètres sur 18 qu’il a peint sur la place de l’Héritage à Flagstaff - un projet titanesque qu’il mettra 9 mois entiers à réaliser. Maintes fois récompensées, ses illustrations ont été publiées dans des revues comme Rolling Stone, Print, The Los Angeles Times, The Atlantic Monthly, Juxtapoz, Step-by-Step, Art Now, ou encore Communication Arts, et ont été utilisées par des compagnies comme Warner Bros ou Atlantic Records. À titre d’anecdote, on peut également voir ses peintures dans la série de Michael Crichton Urgences, et dans le film de Mark Palansky Pénélope. Depuis sa première exposition solo en 1995, Sorren a participé à plusieurs expositions collectives à Los Angeles, San Francisco, New York et Détroit, et ses œuvres figurent dans de nombreuses collections privées à travers le monde, dont celles des acteurs Courtney Cox, David Arquette et Patricia Arquette ainsi que du président actuel de Nike, Mark Parker. A partir de 2002, il réalise également des sculptures en bronze, le plus souvent en collaboration avec son ami Jud Bergeron. Passionné de skate depuis son plus jeune âge, Joe Sorren est également batteur dans le groupe The Lyle And Sparkleface Band, et a travaillé en tant que directeur artistique pour Transworld Snowboarding Magazine et Ride Snowboards. Il travaille actuellement à Flagstaff en Arizona, où il réside aux côtés de sa femme, de sa fille et de son fils. Peinture mise à part, ses passe-temps favoris consistent essentiellement, à l’en croire, à « courir, sauter, et cracher dans le vent… »

Joe SORREN (USA)

Robert CRUMB (USA)

Bio Robert Crumb
Robert Dennis Crumb, plus connu sous le nom de Robert Crumb ou R. Crumb, est un artiste, illustrateur et musicien américain. Son style de dessin reconnaissable entre mille et sa vision critique, satirique, et subversive du mode de vie américain lui ont permis d’acquérir une renommée internationale. Il est l’un des fondateurs du mouvement "underground comix" de la fin des années 60 et du début des années 70, et sans doute sa figure de proue la plus célèbre. Bien qu’elle ait fait de lui l’un des auteurs de comic books les plus renommés des Etats-Unis, la carrière de Crumb s’est intégralement déroulée en marge de l’industrie des comic books et de ses principaux éditeurs. L‘un de ses travaux les plus célèbres est sans doute le comic book Keep on Truckin, qui est devenu l’un des emblèmes de la pop culture des années 70. Parmi les autres personnages qu’il a créés, on peut citer Devil Girl, Fritz the Cat, ou encore Mr. Natural. Il a rejoint en 1991, le Will Eisner Comic Book Hall of Fame, entrant ainsi au "panthéon" des comic books américains. Medium populaire par excellence, les comic books ont permis à Robert Crumb d’illustrer son point de vue désabusé sur de nombreux sujets : absurdité des conventions sociales, désillusion politique, stéréotypes raciaux, clivages entre hommes et femmes… Il les a également utilisés pour exprimer ses fantaisies sexuelles et fétichistes les plus personnelles. Inspirés par des artistes comme Thomas Nast, Honoré Daumier, T.S. Sullivant, ou James Gillray, ses dessins proposent ainsi une critique satirique de la culture de consommation moderne, et reflètent par ailleurs la perspective distanciée de leur auteur, une attitude détachée que Crumb développait également dans sa vie personnelle. Né le 30 août 1943 à Philadelphie, Crumb est d’origine anglaise et écossaise. Son père Charles était un officier de carrière dans les Marines et sa mère Béatrice une femme au foyer, qui avait développé – selon certaines sources – différentes formes d’addictions médicamenteuses. Couple en difficulté relationnelle, les parents de Robert Crumb se disputaient fréquemment sous les yeux de leur cinq enfants. Crumb fait ses premiers pas d’illustrateur pour la célèbre firme Topps, spécialisée dans les chewing-gums et les cartes à collectionner. Au milieu des années 60, il quitte le domicile familial pour s’installer à Cleveland, en Ohio, où il conçoit des cartes de vœux pour la firme American Greetings. À Cleveland, il rencontre un groupe de jeunes gens bohèmes, parmi lesquels Buzzy Linhart, et Liz Johnston, qui le présente à sa future femme Dana Morgan. Il sympathise également avec le futur scénariste de bande dessinée Harvey Pekar, avec lequel il collaborera au sein de la revue American Splendor au milieu des années 70. En 1967, encouragé par les réactions positives reçues par ses dessins pour des journaux underground comme le Yarrowstalks de Philadelphie, Crumb décide de s’installer en Californie, plus précisément à San Francisco, épicentre du mouvement hippie et de la contre-culture. Avec l’aide de Don Donahue, il publie le 18 janvier 1968, le premier numéro de Zap Comix, une revue imprimée par le poète de la Beat Generation Charles Plymell qui devient rapidement légendaire, et permet à Crumb d'accéder à la notoriété. Après avoir vécu de nombreuses années sous le soleil californien, il vit désormais avec sa seconde femme Aline Kominsky-Crumb et leurs enfants dans un petit village du Sud de la France.

Contacts
• Spacejunk – Commissariat d’exposition : Jérome Catz • 06 19 21 01 84 / e : jeromecatz@spacejunk.tv – Relation presse : Kevin Buy • 06 75 73 58 42 / e : kevin@spacejunk.tv – Médiation Culturelle : Emilie Bouju • 06 68 11 28 63/ e : emilie@spacejunk.tv – Pédagogie : Sébastien Pecques • 06 62 11 23 56/ e : seb@spacejunk.tv

Région Rhône-Alpes – Le Plateau, espace d’exposition : Chef de projet Jean-Marc Vernier • 04 26 73 45 95 / e : jmvernier@rhonealpes.fr – Assistante : Marie-Louise Bijoux • 04 26 73 43 07 / e : mbijoux@rhonealpes.fr – Relation presse : Isabelle Salomon • 04 26 73 51 53 / e : isalomon@rhonealpes.fr

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