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EL-AMRAOUI Yannis

LHOMME Justin
GOETGHELUCK Augustin

Examen de TP CM11
La protection cathodique

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Sommaire

I. Introduction 3
1) La corrosion 3
2) Le renforcement de la corrosion en présence d’oxygène : la rouille 3
3) Explication du processus 4
II. Historique 4
III. La protection cathodique : le principe chimique 5
1) Protection par anode sacrificielle 6
2) Protection par courant imposé 7
IV. Applications de la protection cathodique 7
1) Navires 8
2) Éoliennes off-shore 9
3) Autres protections contre la corrosion et leurs applications 9
a) Protection anodique 9
b) Purge de conduits 10
c) Revêtement antirouille 10
V. Conclusion 10
VI. Table des illustrations 12
VII. Sources 13

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I. Introduction

La protection cathodique est une méthode servant à protéger de nombreux objets, structures,
de la corrosion et donc de la rouille. Mais avant d’analyser plus en détail le fonctionnement de
ce système, il convient de bien définir le phénomène de corrosion, de rouille et d’expliciter la
différence entre les deux.
En parlant de corrosion nous commettons souvent un abus de langage en considérant qu’il
ne s’agit que de rouille. Mais le terme signifie quelque chose de plus vaste que la rouille.
Simplement, il s’agit d’une détérioration indésirable d’un métal partant de la surface de celui-
ci et qui est dû à des réactions électrochimiques.
La rouille quant à elle est une forme de corrosion qui a lieu sur la surface du matériau après
réaction avec le dioxygène, ce qui donne naissance à une couche brunâtre : l’hydroxyde de
fer. Le problème de la rouille est qu’elle fait perdre au métal ses caractéristiques favorables
(résilience, dureté…) et celui-ci peut alors devenir inutilisable voire dangereux.

1) La corrosion

Lorsqu’un métal est un contact avec un électrolyte (milieu aqueux, air, terre) il se produit une
réaction d’oxydation (production d’électrons) du fer en cation Fe2+. Cette réaction est basée
sur la circulation d’un courant électrique de la surface du métal qui cède les électrons (anode)
vers l'électrolyte (considéré ici comme la cathode). On peut alors dire qu’un potentiel
électrique se crée entre le métal et l'électrolyte contenant les ions Fe2+.
Fe = Fe2+ + 2e-

La suite du phénomène dépend alors de la nature de l’électrolyte :


- Dans le cas d’un électrolyte composé d’eau pure, la solution sera très peu
électronégative (peu polarisée) et l’oxydation du fer demandera plus d’énergie.
- Mais dans le cas d’une eau minéralisée (contenant par exemple des ions Cl-, SO42-,
F-, Br-) la conductivité de l’eau va favoriser la dissolution du fer. En effet le courant
électrique est transporté par des ions en solution. Ainsi lorsque leurs concentrations
augmentent, la conductivité augmente et donc le courant électrique circule mieux.
Enfin les électrons libérés vont s’oxyder avec des ions H+ provenant de l’eau afin de former
de l’hydrogène gazeux (H2):
2H+ + 2e =H2

2) Le renforcement de la corrosion en présence d’oxygène :


la rouille

Lorsque notre morceau de fer est plongé dans un électrolyte contenant de l’oxygène, la
corrosion va alors s’accélérer et de la rouille va apparaître (Fe2O3). La rouille est donc un

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oxyde de fer hydraté dont la formation se déclenche seulement si de l’oxygène, du fer et un
électrolyte sont en contact.
Cette réaction de corrosion est basée sur le maintien
de la neutralité électrique globale du système. C’est à
dire que le mouvement des cations dans l’eau
(électrolyte) aux surfaces de l’anode et des électrons
dans le métal doit être contrebalancé par plusieurs
équations de réduction, qui consomment donc les
électrons. Ces électrons sont consommés sur les
surfaces cathodiques du métal d’où la formation d’un
précipité directement sur les surfaces. Figure 1

3) Explication du processus

Prenons l’exemple dans lequel l’eau est l’électrolyte. Ainsi comme celle-ci est partiellement
ionisée elle peut se dissocier de la manière suivante :
2H20 = OH- + H+
Une petite partie des H+ produits va réagir sur la surface du métal avec les électrons libérés
par la dissolution du Fer et donc former de l’hydrogène gazeux (d’où l’apparition de petites
bulles d’air). Cette réaction est facilitée par l’acidité de la solution autrement dit l’excès d’ions
H+ :
2H+ + 2e = H2
Le reste des ions H+ se combine avec de l’oxygène afin d’éviter l’accumulation de
dihydrogène et que le processus de corrosion se poursuive :
2H+ + 1/2O2 + 2e = H2O
L’oxygène de l’autre côté capte aussi lui-même des électrons et forment beaucoup d’ions
OH- (4x plus que les molécules d’O2 qui sont consommées) :
O2 + 2H2O + 4e = 4OH-
Ensuite les OH- produits vont pouvoir réagir avec les ions fer produits à l’anode pour
produire de l’hydroxyde ferreux.
Fe2+ + 2OH- = Fe(OH)2

Finalement l’hydroxyde ferreux est oxydé pour former de l’oxyde ferrique hydraté Fe2O3 : la
rouille
4Fe + 3O 2 = 2Fe 2O 3

II. Historique
La protection cathodique tire ses origines en 1824 et plus particulièrement de la marine
britannique, qui, pour protéger les parties en cuivre des coques de ses bateaux a engagé un
scientifique afin de résoudre ce problème.

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C’est alors que Sir Humphry Davy, chimiste anglais
précurseur de l’électrochimie, fabrique en moins de 2 ans un
« système galvanique » capable de ralentir la vitesse de
formation de la rouille. Afin de réaliser cet exploit pour
l’époque, il s’est notamment inspiré du principe de l’effet
galvanique du couplage des métaux (découvert en 1792 par
Giovanni Fabroni) mais surtout des travaux d’Alessandro
Volta qui fût le premier à identifier l’impact d’un courant
électrique continu sur l’oxydation de nombreux métaux. Ainsi
il part de l’idée que c’est en présence d’un métal comme le Figure 2
zinc, le fer ou l’étain que l’on peut observer un effet favorable
sur la corrosion du cuivre dans l’eau salée.

Les progrès vont alors s’accélérer et lors de la fin des années 1900, le premier système de
protection cathodique, cette fois-ci par courant imposé, est mis en place à grande échelle. Il
sert notamment à la protection des condenseurs de chaudières et utilise alors des anodes en
fer doux et non le zinc qui générait trop de dépôts. Le courant quant à lui était d’environ 5V et
était fourni par des dynamos produisant un courant continu.

Ensuite, c’est en 1920 que la protection cathodique est utilisée dans un nouveau secteur, qui
aujourd’hui reste l’une des principales applications de cette méthode : la protection des
plateformes pétrolières et pipelines. En 1930, la protection cathodique accompagne le
développement du téléphone et plus particulièrement du réseau de câble souterrain. Ces
câbles, majoritairement en cuivre étaient très sensibles à la rouille et il était essentiel de les
protéger.
Le développement de la protection cathodique en Europe a quant à lui tardé par rapport aux
États-Unis. C’est par exemple seulement en 1946 que la protection par courant imposé a été
utilisée pour la première fois en France pour protéger des gazoducs et des réseaux de
canalisation, notamment en région parisienne.
Dès lors, la protection cathodique s’est grandement démocratisée et trouve de nombreuses
applications dans le monde actuel. Cette méthode n’en est encore qu’à ses débuts pour
certains et est amenée à encore grandement évoluer.

III. La protection cathodique : le principe chimique

La protection cathodique est une technique permettant de réduire la vitesse de corrosion


d’un matériau métallique, dans un électrolyte. Il existe 2 types de protection cathodique. La
première est appelée « par anode galvanique » (ou sacrificielle) et la deuxième « par
courant imposé ».

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1) Protection par anode sacrificielle

Cette méthode de protection des métaux contre la corrosion


se base sur la différence de potentiel standard entre deux
métaux en contact en présence d’un oxydant.
Le potentiel standard est une constante physique
caractéristique de chaque couple Red/Ox, elle permet de
classer les couples en fonction de leur force d’oxydant ou de
réducteur et ainsi de pouvoir les comparer entre eux pour en
déduire le sens spontané d’une réaction.
Plus le potentiel standard d’un métal est bas (en prenant
H+/H2 comme couple de référence par exemple), plus son
oxydation et donc sa corrosion se fait facilement. En effet on
sait que lorsque deux métaux en contact sont en présence de
l’oxydant O2, du coupe Red/Ox O2/H2O, c’est celui qui
possède le plus petit potentiel standard qui s’oxyde car il y a
une plus grande différence de potentiel avec le couple
O2/H20.
Figure 3
Dans le cas du Fer plongé dans l’eau, sa protection peut être
faite en le mettant en contact avec du zinc par exemple, qui a un potentiel plus faible que lui
(voir Figure 3 ci-joint) du fait de la plus grande différence de potentiel. Ainsi, ici la réaction
spontanée se fait entre le couple O2/H2O et le couple Zn2+/Zn.

De ce fait, c'est le Zn qui va être oxydé et donc servir d’anode et la réduction va avoir lieu sur
le fer qui va servir de cathode. Le Zn va petit à petit se faire attaquer et former des ions Zn2+,
cette oxydation Zn = Zn2+ + 2e- va mener à la création d’électrons qui vont aller vers
l’électrode de fer où aura lieu la réduction du dioxygène présent dans l’eau en H2O sans que
le fer ne soit attaqué.
Le zinc qui va donc être consommé est appelé anode sacrificielle car il va s’oxyder à la place
du fer qui aurait réagit avec le couple O2/H2O si le zinc n’était pas présent.
Le zinc est utilisé ici car son potentiel standard est plus faible que celui du fer, il est moins
coûteux et est disposé de manière à pouvoir être renouvelé facilement. Ce système est très
fiable et peut fonctionner jusqu’à 10 ans avant d’avoir besoin de renouveler le zinc.
En résumé, dans cette méthode, les électrons consommés par l’oxydant O2 proviennent
spontanément de l’anode sacrificielle plutôt que du Fer, qui est ainsi protégé. (voir Figure 4
ci-dessous).
Dans la pratique, il est impossible de stopper totalement la corrosion du fer. La différence de
potentiel entre le fer et le zinc va entraîner une circulation de courant ce qui va faire diminuer
le potentiel du fer et augmenter celui du zinc, le fer va donc se corroder moins rapidement que
s’il était seul et inversement, le zinc va se corroder plus rapidement que s’il était seul.

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Figure 4

2) Protection par courant imposé

Cette méthode consiste à protéger un métal en le reliant à un générateur de courant apportant


les électrons nécessaires à la réduction de l’oxydant (O2). Le générateur impose un courant
entre le métal à protéger et un réservoir anodique, constitué d'anodes qui sont immergées ou
enfouies. (voir Figure 5). Ce courant contraint le métal à être le lieu de la réduction.
Ce système est plus difficile à mettre en place que le précédent car il nécessite une source
d’énergie mais il présente de nombreux avantages. Contrairement à la protection par anode
sacrificielle ici l’anode n’est pas détruite, de plus la portée
de protection est bien supérieure en utilisant cette
méthode : pour la protection de tuyaux de canalisations
par exemple, on parle d’une dizaine de mètres en utilisant
une anode sacrificielle comparé à quelques kilomètres de
tuyaux protégés par un seul poste en utilisant le courant
imposé.
Le choix du mode de protection à mettre en place dépend
surtout de la structure à protéger mais bien sûr pleins
d’autres paramètres doivent être pris en compte, comme
Figure 5
par exemple la taille de la surface à protéger ou encore le
milieu dans lequel se trouve la structure.

IV. Applications de la protection cathodique


Nous venons donc de voir qu’il existe principalement 2 types de protection cathodique, l’une
par courant imposé et l’autre par anode sacrificielle. Mais dans quel cas est-il préférable
d’utiliser l’une plutôt que l’autre ? Quels sont donc les critères de choix qui permettent de
choisir une méthode plutôt que l’autre ?

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Le premier critère qui entre en jeu dans le choix du type de protection est la taille et de la
structure de l’objet à protéger. La plupart du temps, les structures de transport (canalisations
sous-terraines…) sur de longues distances sont protégés par courant imposé pour limiter le
coût des anodes sacrificielles, leur changement…
Le second critère important est aussi l’environnement dans lequel se trouve la structure à
protéger. Le taux de salinité de l’électrolyte, sa composition chimique sont par exemple à
prendre en considération pour le choix de la méthode de protection.

1) Navires

La principale application de la protection cathodique est dans


l’industrie navale. En effet, la corrosion sur la coque ou les
hélices d’un bateau peut causer d’importants dégâts et des
dysfonctionnements majeurs.
Les bateaux sont en effet exposés en permanence à l’eau et à
toutes sortes de conditions environnementales. La rouille peut
donc facilement s’y développer au long de la vie du bateau et
affecter ainsi les caractéristiques mécaniques de la coque, de
l’hélice (résistance aux chocs par exemple).
On ne peut pas empêcher ce phénomène naturel. Mais il existe
des solutions préventives pour limiter son développement ou
choisir l’origine des électrons. C'est-à-dire consommer les Figure 6
électrons venant du métal le moins noble (anode sacrificielle)
ou du courant électrique produit par le générateur (courant imposé).

Des anodes sacrificielles généralement en zinc sont sur la surface métallique à protéger qu’est
la coque. Certaines anodes peuvent être fabriquées à partir d'un alliage spécial d'aluminium
ou de magnésium. Les anodes sacrificielles doivent avoir un potentiel électrochimique
inférieur à celui du métal de la structure à protéger, ici la coque et les hélices. La surface à
protéger doit quant à elle être polarisée.
Les deux métaux sont dans l'électrolyte, ici l’eau de mer. L’anode fournit donc du courant en
libérant des électrons pour protéger le métal de la coque et des hélices.
Afin de conserver un système efficace, les anodes sacrificielles de bateau sont généralement
changées chaque année car elles perdent une grande partie de leur poids.

Dans le cas de la protection par courant imposé, des cellules de référence sont placées sur
la surface métallique de la coque à protéger contre la corrosion. Elles permettent de mesurer
le courant dans le but de suivre l’état de corrosion de la coque et mieux réguler son intensité
au niveau de l’anode. Si ces cellules mesurent un infime courant de corrosion entre l’eau de
mer et la coque du bateau, l’information est alors directement transmise à un panneau de
contrôle automatique qui ajuste alors en conséquence l’intensité du courant.

Une autre explication qui conforte l’utilisation de la protection cathodique par courant imposé
pour les bateaux est le changement d’eau (changement d’électrolyte). Au cours de leur vie les
bateaux peuvent parfois passer de l’eau douce à l’eau de merde (ou l’inverse). Il est alors

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extrêmement important d’être capable d’ajuster les capacités de l’anode pour éviter par
exemple une surprotection ou une sous protection.
En imposant directement le courant à l’anode on évite une surprotection lors du passage en
eau douce en diminuant l’intensité du courant et on évite la sous-protection lors du passage
en eau de mer en augmentant cette fois-ci l’intensité.

2) Éoliennes off-shore

Dans le cas des éoliennes off-shore la protection cathodique est également très utilisée afin
d’éviter la corrosion des supports métalliques immergés pouvant nuire à la stabilité et aux
fondations des éoliennes.
La protection par courant imposé est privilégiée pour des raisons environnementales. Les
anodes sacrificielles ont un impact sur l’environnement car elles rejettent des métaux (zinc
par exemple). De plus, ces anodes doivent être régulièrement changées, ce qui augmente la
consommation et l’extraction de métaux.
Certaines entreprises d’éoliennes optent alors plutôt pour une protection cathodique par
courant imposé pour limiter les externalités négatives et les rejets de métaux nuisant aux
écosystèmes marins.

Figure 7bis

Figure 7

3) Autres protections contre la corrosion et leurs applications

a) Protection anodique

Dans la production industrielle, la production anodique est utilisée pour éviter la corrosion d’un
métal plongé dans une solution particulièrement corrosive. La teneur en protons (H+) peut y
être extrêmement faible ou élevée, la solution est très acide ou basique.
Pour la protection anodique, le courant électrique forme un film anodique qui est une couche
de protection autour du métal à protéger. Contrairement à la protection cathodique, cette
surface métallique agit ici comme une anode.

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b) Purge de conduits

La corrosion est également un problème pour les canalisations en métaux notamment celles
en cuivre ou en acier. Lorsque le métal en contact avec l’eau est exposé à l'oxygène, la
corrosion est favorisée. Un des procédés mis en place pour limiter la corrosion est le dégazage
cherchant à éliminer les gaz dissous dans l’eau des conduits principalement le dioxygène qui
est l’oxydant responsable de la corrosion. Purger manuellement le radiateur consiste à ouvrir
le circuit pour libérer le gaz. Cela permet également de réduire sa consommation de gaz
fossile pour chauffer l’eau et non le dioxygène. Il est possible d’effectuer le dégazage par des
purgeurs automatiques.

c) Revêtement antirouille

A l’origine la peinture « antirouille » était généralement


fabriquée avec le minium, sa formule riche en particules
lamellaires crée une barrière antirouille. Comme tous les
composés du plomb, c’est un produit toxique qui a été
retiré de la vente dans la majorité des pays.

Aujourd’hui, il existe l’antirouille actif à base d’acide


phosphorique. Cet acide réagit avec la rouille de fer qui
est un mélange d'oxydes hydratés et hydroxydes de fer
pour former une couche de phosphate de fer. On
Figure 8
trouve aussi des produits antirouille passifs tels que
des cires.

V. Conclusion
La corrosion est un phénomène naturel, qui, lorsque qu’un métal est en contact avec un
électrolyte, s’oxyde alors. Les techniques de protection cathodique permettent de limiter les
dégâts de cette corrosion sur les constructions humaines. Ce procédé électrochimique,
notamment utilisé sur les installations maritimes, se décline en deux techniques.
La première est l’utilisation d’anodes sacrificielles fixées sur la partie métallique à protéger.
L’anode se « sacrifie » en se corrodant à la place de la surface à protéger, cela s’explique par
une différence de potentiel électrochimique.
La deuxième méthode du courant imposé consiste à protéger les structures de la corrosion
en les polarisant au moyen d’une faible tension électrique continue. Par exemple, sur le futur
parc éolien d’Yeu-Noirmoutier, cette tension ne dépassera pas 6 Volts.

Le choix entre les deux méthodes dépend de l’utilisation et du souhait de réduire l’impact
environnemental. En effet, le courant imposé permet d’adapter la capacité de l’anode d’un
bateau lors d’un changement d’eau. Cette méthode assure un niveau élevé de contrôle de
corrosion.

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De plus, la solubilisation des anodes sacrificielles a pour conséquence l'augmentation de la
concentration en aluminium dans les eaux et les sédiments marins. Selon Jacquet Dechaume,
un fabricant d’anodes sacrificielles, la protection d’un grand port tel que celui de Calais
implique le rejet annuel de 23,8 tonnes d’aluminium et 1,2 tonnes de zinc.
L’impact environnemental de ces rejets est peu connu. Souhila Gouali est l’auteure de la thèse
sur l’Impact environnemental des anodes sacrificielles en aluminium. A la suite de tests de
contamination par l'aluminium, les résultats sont inquiétants :
« Les expériences réalisées sur les communautés microphytobenthiques (algues
unicellulaires) ont montré clairement qu'elles sont affectées par l'exposition à l'aluminium.
Cette sensibilité à l'aluminium de ces producteurs primaires est susceptible de constituer une
menace pour tout le réseau trophique marin. »1
La méthode par courant imposé reste donc celle la plus respectueuse de l’environnement et
sera à l’avenir de plus en plus utilisée.

1
Impact environnemental des anodes sacrificielles en aluminium par Souhila Gouali disponible à
l’adresse : http://www.theses.fr/2013CAEN2026

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VI. Table des illustrations
Figure 1 Impact de la rouille sur des tuyauteries. On
observe clairement une dégradation de la
qualité du métal.

Figure 2 Type de coque de bateau en cuivre ayant


été protégé par protection cathodique en
1824 par Sir Humphry Davy

Figure 3 Classification des couples Red/Ox en


fonction de leur potentiel standard (en
V/ENH) et tracé du « gamma de lecture
directe ».
Figure 4 Schéma simplifié du phénomène d’oxydo-
réduction lié à la protection cathodique.

Figure 5 Schéma simplifié du fonctionnement de la


protection cathodique par courant imposé.

Figure 6 Système d’anodes sacrificielles sur la


coque d’un navire.

Figure 7 et 7bis Systèmes d’anodes sacrificielles sur des


structures d’éoliennes off-shore et de
plateformes pétrolières.

Figure 8 Opérateur apposant sur des canalisations


une couche de revêtement antirouille

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VII. Sources
Swagelok, Types de corrosion, disponible à l’adresse :
https://www.swagelok.com/fr/toolbox/material-selection-guide/corrosion-types

Energie Plus, La corrosion, disponible à l’adresse :


https://energieplus-lesite.be/theories/enveloppe9/comportement-des-materiaux4/corrosion/

WD-40, Quelle est la différence entre la rouille et la corrosion, disponible à l’adresse :


https://wd40.be/bricolage-loisirs/quelle-est-la-difference-entre-la-rouille-et-la-
corrosion/?lang=fr

France Énergies Marines, Emmanuel Aragon, Restitution anode, disponible à l’adresse :


https://youtu.be/XP4zvUXsj9M

Eurisles, Corrosion de la coque et protection cathodique à courant imposé (ICCP) sur les
navires – Construction et travaux, disponible à l’adresse :
https://www.eurisles.org/corrosion-de-la-coque-et-protection-cathodique-a-courant-impose-
iccp-sur-les-navires-construction-et-
travaux#:~:text=2)%20Anodes%20%C3%A0%20courant%20impos%C3%A9,et%20l'arri%C
3%A8re%20du%20navire.

Éoliennes en mer, Focus – L’abandon des anodes sacrificielles pour protéger les fondations,
disponible à l’adresse :
https://iles-yeu-noirmoutier.eoliennes-mer.fr/focus-labandon-anodes-sacrificielles-proteger-
fondations/#:~:text=Qu'est%2Dce%20qu',protection%20cathodique%20%C2%BB%20doit%
20%C3%AAtre%20adopt%C3%A9e.

TSM, S.Gastaud, Focus – L’abandon des anodes sacrificielles pour protéger les fondations,
disponible à l’adresse :
https://www.oieau.org/eaudoc/system/files/documents/45/226040/226040_doc.pdf

Révolution énergetique, Hugo LARA, Les éoliennes en mer polluent-elles à cause des
anodes sacrificielles ? disponible à l’adresse :
https://www.revolution-energetique.com/les-eoliennes-en-mer-polluent-elles-a-cause-des-
anodes-sacrificielles/

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