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L’impact du thetahealing sur le

stress et l’anxiété.

Mémoire / PFE présenté pour l’obtention du diplôme/ Faculté


Par
Yousra BADICH & Slimane GHARBI

Soutenu le : 19/07/2022

Sous la direction de :

EL TURK Joumana

Chef de filière :

BENYAHYA OMAR

Du/des professeur(s) encadrant(s) :

SARHANE Majdouline

Des membres du Jury :

LOUGHZAIL Mohammed

GHANNAME Imane
1
L’impact du thetahealing sur l’anxiété et le stress. Licence UIC. Casablanca 2022.
Résumé:
Cette recherche a été élaborée pour étudier l’impact du thetahealing sur l’anxiété et
le stress. L'objectif de cette recherche est de vérifier les effets du thetahealing,
nouvelle thérapie énergétique, sur l’anxiété et le stress.
L'analyse est composée de statistiques permettant d’identifier les effets du
thetahealing, leurs perceptions, leurs durées sur le temps, et l’abord de la thérapie
par le marocain, qui nous a permis de conclure sur l’efficience de cette nouvelle
médecine douce.
La méthodologie utilisée rend possible l’analyse des variables composant cette
étude, ainsi que leurs corrélations. Cette étude a comme échantillon 78 participants
volontaires, qui connaissent et ne connaissent pas cette thérapie.
Le thetahealing semble avoir prouvé son efficacité, sur le sous-échantillon ayant été
sujet à l’anxiété et au stress, en diminuant leurs symptômes.
Mots clés : Thetahealing – Thérapies énergétique – Anxiété – Stress –
Psychothérapies – Vianna Stibal (1963) – Ondes Thêta.
Abstract:
This research was developed to study the impact of thetahealing on anxiety and
stress. The aim of this research is to test the effects of thetahealing, a new energy
therapy, on anxiety and stress.
The analysis consists of statistics to identify the effects of thetahealing, their
perceptions, their durations over time, and the first of the therapy by the Moroccan,
which allowed us to conclude on the efficiency of this new alternative medicine.
The methodology used makes it possible to analyze the variables composing this
study, as well as their correlations. This study has a sample of 78 volunteer
participants who are familiar with and do not know about this therapy.
Thetahealing seems to have proven its effectiveness, on the subsample having been
subject to anxiety and stress, by decreasing their symptoms.
Key Words: Thetahealing – Energy Therapies – Anxiety – Stress – Psychotherapy –
Vianna Stibal (1963) – Theta Waves.

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Table des matières / Sommaire
INTRODUCTION 8

I. LES TROUBLES ANXIEUX 10


1. Définition du DSM-V 10
1.1 Critères diagnostiques du DSM-V de l’anxiété généralisé (Boyer et al., 2013k) 13
1.2 Prévalence 13
1.3 Facteurs de risques 14
1.4 Comorbidité 14
1.5 Diagnostic différentiel 15

2. Spécification attaque de panique selon le DSM-V(Boyer et al., 2013l) 16


2.1 Prévalence 16
2.2 Facteurs de risques 16
2.3 Comorbidité 17
2.4 Diagnostic différentiel 17

3. L’anxiété généralisée selon le CIM-10 18

4. Trouble de panique (anxiété épisodique paroxystique) 18

5. Diagnostic hors DSM-V et échelles (Organisation mondiale de la santé, 2015b) 19

6. Tableau paraclinique 23

7. Étiologie 23

8. Traitement et prise en charge 23

II. LE STRESS 24

1. Définition 24

2. Les différents types de stress 25

3. Étiologie 26

4. Symptômes 26

5. Diagnostic 27

6. Prévalence au Maroc 29

7. Traitement et prise en charge 30

III. LES PSYCHOTHÉRAPIES 30


1. Psychanalyse 31

2. Thérapie humaniste 32

3
3. Thérapie systémique 32

4. Thérapie artistique 33

5. Psychothérapie interpersonnelle (TIP) 34

6. Thérapie cognitivo-comportementale (TCC) 35

7. EMDR (eye movement desensitization and reprocessing) 36

8. Hypnose 37

9. MBSR (Mindfulness-Based Stress Reduction et pleine conscience 37

IV. LA PSYCHOTHÉRAPIE DE DIEU, DE BORIS CYRULNIK 38

V. LE THETAHEALING 39

1. Les ondes thêta 39

2. Le concept du thetahealing 40

3. Origine 41

4. Les champs d’actions 42

5. Le déroulement d’une séance 44

6. La science et le thetahealing 45

7. Les bienfaits du thetahealing 46

VI. MÉTHODOLOGIE ET MATÉRIEL DE LA RECHERCHE 48


1. Type d’étude 48

2. Population 49

3. Instrument utilisé 49

4. Procédure de passation 50

VII.RÉSULTATS 51

VIII. DISCUSSION
68

CONCLUSION 75

IX. BIBLIOGRAPHIE 76
Annexes 82

4
Liste des figures
FIGURE 1: RÉPARTITION DES PARTICIPANTS SELON L'ÂGE..................................................................................................51
FIGURE 2: RÉPARTITION DES PARTICIPANTS SELON LEUR SEXE............................................................................................52
FIGURE 3: RÉPARTITION DES PARTICIPANTS EN FONCTION DE LEUR LIEN AVEC LA SPIRITUALITÉ.................................................52
FIGURE 4: NOTATION PAR DÉFINITION..........................................................................................................................53
FIGURE 5: RÉPARTITION DES PARTICIPANTS SELON LEUR CONNAISSANCE DU THETAHEALING.....................................................54
FIGURE 6: RÉPARTITION DES PARTICIPANTS SELON LEURS EXPÉRIENCES EN THETAHEALING.......................................................57
FIGURE 7: RÉPARTITION DES PARTICIPANTS SELON LE NOMBRE DE SÉANCE THETAHEALING......................................................57
FIGURE 8: TAUX DES RAISONS POUR LESQUELLES LES PARTICIPANTS ONT CONSULTÉS..............................................................58
FIGURE 9: RÉPARTITION DES PARTICIPANTS SELON LES RÉSULTATS OBTENUS.........................................................................58
FIGURE 10: TAUX DES RÉSULTATS OBTENUS SELON LE COURT OU LONG TERME.....................................................................59
FIGURE 11: TAUX DU NOMBRE DE SÉANCES EFFECTUÉES POUR OBTENIR DES RÉSULTATS.........................................................59
FIGURE 12: TAUX DES AVANTAGES DU THETAHEALING.....................................................................................................60
FIGURE 13: TAUX DES INCONVÉNIENTS DU THETAHEALING................................................................................................60
FIGURE 14: TAUX DES PERCEPTIONS DU THETAHEALING....................................................................................................61
FIGURE 15: TAUX DES THÉRAPIES DÉJÀ EFFECTUÉES PAR LES PARTICIPANTS...........................................................................62
FIGURE 16: NOTATION DES THÉRAPIES DÉJÀ RÉALISÉES PAR LES PARTICIPANTS......................................................................62
FIGURE 17: RÉPARTITION DES PARTICIPANTS PRÊTS À RECOMMANDER LE THETAHEALING........................................................63
FIGURE 18: RÉPARTITION DES PARTICIPANTS, NE CONNAISSANT PAS LE THETAHEALING, SELON LEUR OUVERTURE À CETTE TECHNIQUE.
....................................................................................................................................................................64
FIGURE 19: TAUX DES RAISONS POUR LESQUELLES LES PARTICIPANTS POURRAIENT CONSULTER................................................64
FIGURE 20: TAUX DES PERCEPTIONS DU THETAHEALING....................................................................................................65
FIGURE 21: TAUX DES THÉRAPIES DÉJÀ EFFECTUÉES PAR LES PARTICIPANTS...........................................................................65
FIGURE 22: NOTATION DES THÉRAPIES DÉJÀ RÉALISÉES PAR LES PARTICIPANTS......................................................................66

Liste des tableaux


TABLEAU 1: NOTE MOYENNE PAR DÉFINITION................................................................................................................54
TABLEAU 2: NOMBRE DE RÉPÉTITIONS DES MOTS-CLÉS.....................................................................................................57
TABLEAU 3: NOTE MOYENNE PAR THÉRAPIE SELON LES PARTICIPANTS QUI CONNAISSENT LE THETAHEALING................................64
TABLEAU 4: NOTE MOYENNE PAR THÉRAPIE SELON LES PARTICIPANTS QUI NE CONNAISSENT PAS LE THETAHEALING......................67
TABLEAU 5: CORRÉLATION ENTRE PATIENTS ANXIÉTÉ ET/OU STRESS ET EFFETS SUR LE COURT OU LONG TERME, EN FONCTION DU
NOMBRE DE SÉANCE THETAHEALING....................................................................................................................71
TABLEAU 6: CORRÉLATION ENTRE LE SENTIMENT SPIRITUEL ET LA PARTICIPATION À UNE SÉANCE DE THETAHEALING.....................72

5
Remerciements
À notre encadrante, madame Majdouline SARHANE, notre reconnaissance et nos
sincères remerciements pour votre patience, votre disponibilité, votre aide, votre
écoute et vos encouragements.

Nous remercions également les jurys, monsieur Mohammed LOUGHZAIL, madame


Imane GHANNAME, qui nous ont transmis toutes les connaissances et compétences
qui nous ont permis ce travail, qui nous ont aidé, guidé tout au long de ces années
afin d’accomplir notre formation dans de bonnes conditions, et de nous accomplir,
grâce à leurs enseignements de qualités.

Nous tenons à remercier notre doyenne Madame EL TURK pour la qualité́ de cette
formation, et sa disponibilité durant ces trois années.

Nous remercions notre chef de filière, monsieur Omar BENYAHYA, pour sa


disponibilité, son écoute, son aide, et surtout de nous avoir appris à parler avec le
cœur.

Merci à tous les professeurs, que nous avons eu depuis le début de notre cursus au
sein de cette université, de nous avoir donner de votre temps, vos connaissances et
surtout votre patience, afin de faire de nous les psychologues de demain.

6
Dédicaces
Yousra Badich :
Je dédie ce projet de fin d’étude à mes parents, sans qui je ne serai là.
Je remercie sans fin, mon père pour sa confiance, ses encouragements et sa
bienveillance, ma mère, pour sa présence, sa patience et sa tendresse.
À mes frères et sœurs, pour nos moments tant joyeux que houleux.
À ma famille élargie, qui ne désir que ma réussite.
À mes amis, avec qui j’ai partagé révisions, pleurs, rire, cris, joie, qui n’ont jamais
cessé de me motiver, de m’encourager et d’être solidaire.
À mon animal de compagnie, Kovu.
À tous ceux qui m’entourent et m’accompagnent, tous les jours, de près ou de loin à
la réalisation de ce mémoire.
Aucun langage ne saurait exprimer mon respect, ma considération, ma
reconnaissance et ma gratitude.

Slimane Gharbi :
Je dédie ce projet de fin d’étude à mes parents qui ont cru en moi et qui m’ont
toujours poussés à faire de mon mieux.
Je remercie ma mère pour sa confiance et sa présence
Je remercie mon frère d’avoir eu confiance en moi et de m’avoir poussé à ressortir le
meilleur de moi-même.
À mon animal de compagnie, Léo.
À toutes les personnes qui ont foi en moi et qui m’ont accompagné ses dernières
années.

7
Introduction

L’anxiété et le stress sont des malaises relativement courants de nos jours, et ont un impact
majeur sur la santé. Souvent, le mot « anxiété » est utilisé pour décrire une émotion
désagréable, négative, disproportionnée par rapport à une situation jugée menaçante. Elle est
due à l’anticipation des conséquences futures de l’événement, une peur de l’inconnu qui peut
se rapprocher de l’état d’angoisse (Martel, 2007).
Le stress est défini comme « la réponse non spécifique de l’organisme à toute demande qui lui
est faite », par son pionnier Hans Seyle (1907-1982) (Servant, 2012). Du latin « stringere »,
signifiant serrer, presser, le stress correspond à une réaction face à un déclencheur, un
événement, un traumatisme, une agression, et prend pour origine une situation ou un objet
concret (Temple S., 2011), à l’instar de l’anxiété, qui n’a pas d’origine précise. Il comporte
trois phases : la première est une réaction d’alarme, certaines situations stressantes, positives
ou négatives, suscitent une montée d’adrénaline et entrainent plusieurs manifestations. Lors
de cette phase, le corps mobilise ses énergies afin de faire face au stress. La deuxième, la
phase de la résistance, ou le stress est plus important, et l’incapacité à y faire face entraine
l’épuisement des ressources corporelles et des symptômes, à court ou long terme, tels que les
sensations de surmenage, de pression, de lassitude, de fatigue, d’anxiété, de perte de mémoire,
et encore… La troisième phase concerne l’épuisement, c’est celle où le stress devient
chronique. Alors, les capacités énergétiques de l’organisme s’épuisent, les possibilités de
l’organisme sont dépassées, ce qui favorise la manifestation d’effets nocifs du stress sur la
santé : l’apparition de pathologies somatiques, psychiques et des troubles du comportements
socio-professionnel.
La psychothérapie est définie comme l’accompagnement et le soin qui repose sur des moyens
exclusivement psychologiques, fondé sur l’écoute de la parole et l’expression, du patient. Le
choix de la psychothérapie dépend de plusieurs facteurs : le profil des patients (comme l’âge
et l’objectif), la nature et l’intensité de la problématique et les contextes du soin (hôpital,
psychologie en ligne, cabinet, etc.); même si elles partagent toutes les mêmes piliers :
déontologie commune portée sur l’éthique de l’exercice de la psychologie, un cadre
thérapeutique qui promet écoute, expertise, conseil, absence de jugement, neutralité et
bienveillance (Kerdjani, 2018).
Huitième lettre de l’alphabet grec (Lmbs et al., n.d.), la lettre thêta ressort dans plusieurs
spécialités, notamment en biologie médicale où elle représente une onde dont l’oscillation

8
indique un aspect pathologique dans le tracé d’un électroencéphalogramme (Delamare, 1972),
elle désigne également en physique la « lettre symbole de la température ordinaire en degrés
Celsius » (Delamare, 1972), enfin, en psychologie, on retrouve l’effet thêta, qui correspond à
l’illusion du mouvement relatif (Piéron, 1973). 
La lettre thêta, se mariant avec le mot « healing », qui signifie en anglais « guérison », donne
le jour à une discipline de développement personnel en se basant sur les énergies
environnantes et les croyances de l’individu à travers des méthodes introspectives et de
méditation permettant de déconstruire les images formées par le subconscient, obstruant ainsi
la vision de réussite dans divers domaines de la vie, et d’en construire des nouvelles où les
chemins de passage sont plus clairs, visibles, rendant les objectifs ou les aspirations
atteignables. 
Plus explicitement, si la psychologie permet de rétablir la connexion entre le conscient et
l'inconscient, le thetahealing inviterait à reconnaître les énergies et à les connecter à leur tour.
Connaître ses énergies, retrouver leurs foyers, les réveiller, les connecter, établir une liaison
avec l’inconscient, les nourrir, c’est ce que propose le thetahealing.
L’anxiété et le stress sont les problèmes les plus fréquents que rencontrent les professionnels
du soin, de la prévention et de l’accompagnement psychologique (Servant, 2012). Plusieurs
psychothérapies sont proposées pour le soin de ces deux pathologies, mais plusieurs critères
sont à prendre en compte, par conséquent, les choix sont limités.
Nous entendons de plus en plus parlé de thérapies énergétiques, parmi elles, nous retrouvons
le thetahealing. Très peu d’études porte sur ce sujet-là. Nous pensons que le thetahealing
regrouperaient tous les codes déontologiques de la psychologie et accepterait le patient peu
importe son profil ou sa problématique. Mais il s’agirait de vérifier si les ondes thêta ont de
l’influence sur l’anxiété et le stress.
Nous allons dans un premier temps définir les notions d’anxiété et de stress, les critères et
outils de diagnostics, leurs causes et leurs prises en charges ; avant de nous intéresser au
nouveau concept qu’est le thetahealing, qui existe depuis 1994 aux États-Unis, mais depuis
peu au Maroc.
Nous aborderons, dans un second temps, la méthodologie et le matériel de notre étude, en
expliquant nos questionnements, nos choix de recherches, d’instruments et de population.
Ainsi, nous finirons par une partie discussion, avant de conclure et de mettre en avant les
limites de notre étude, et après avoir analyser et interpréter les résultats obtenus.

9
I. Les troubles anxieux

1. Définition du DSM-V

Les troubles anxieux, connu comme étant un groupe de maladie, sont caractérisées par
différentes émotions telles que la peur, une anxiété persistante, et par un ou différents troubles
du comportement. On pourrait dire que la peur et l'anxiété sont semblables, sauf que le
ressenti de peur et d'anxiété, sont dû à différentes raisons. La peur provient d’une réponse
émotionnelle causée par une vraie menace ou par une menace que l'on perçoit comme étant
réelle, elle est associé à une poussé d'hypertrophie neurovégétative, qui accorde la capacité de
s'échapper, de se battre, de juger le degré du danger et de planifier des voies de fuites ; tandis
que l’anxiété est le fait d'anticiper des menaces future. Elle se manifeste par des tensions
musculaires et des comportements réfléchis ou d’évitement afin de faire face à de futur
danger . Parfois, un comportement d’évitement permet de diminuer le niveau de peur et
d'anxiété, quant aux crises de paniques, elles sont dues à une peur particulière dans les
troubles anxieux.

Les troubles anxieux diffèrent les uns des autres par les types d'objets ou de situations qui
induisent un comportement de peur, d’anxiété ou d’évitement, et le raisonnement cognitif
associé. Par conséquent, les troubles anxieux sont souvent fortement comorbides les uns avec
les autres, mais ils peuvent être différenciés en analysant soigneusement les types de
situations redoutées ou évitées et le contenu des pensées associées. 

Le trouble anxieux est distinct de la peur ou de l'anxiété qui existe dans le développement
normal; la peur ou l'anxiété est excessive et persiste après une période de développement
appropriée. Elle se distingue de la peur ou de l'anxiété passagère qui est généralement causée
par le stress en raison de sa persistance (par exemple, elle dure généralement 6 mois ou plus),
bien que le critère de durée soit fourni comme indice. Un certain degré de flexibilité est
généralement négligé, bien que la durée puisse être plus courte chez les enfants (comme
l'anxiété due à la séparation). Les personnes souffrant de troubles anxieux surestiment souvent
les dangers des situations qu'elles craignent ou évitent; alors, les cliniciens doivent déterminer
dans quelle mesure la peur ou l'anxiété est excessive ou disproportionnée, en tenant compte
des facteurs environnementaux et culturels. De nombreux troubles anxieux se développent
pendant l'enfance et persistent souvent s'ils ne sont pas traités à temps. La plupart apparaissent
plus chez les femmes que chez les hommes (environ 2/1). Les troubles anxieux ne peuvent

10
être diagnostiqués que lorsque les symptômes ne sont pas causés par les effets physiques de
substances/médicaments ou d'autres conditions médicales, ou ne peuvent pas être mieux
expliqués par une autre pathologie. (Boyer et al., 2013a)

Dans la nosographie actuelle on trouve 9 troubles anxieux : 

L'anxiété de séparation (Boyer et al., 2013b), qui peut affecter les enfants ou les adolescents,
est une anxiété excessive qui peut survenir lorsque le sujet est séparé de la personne à laquelle
il est attaché.

Le mutisme sélectif (Boyer et al., 2013c), un trouble de la communication chez les enfants.
Cela se produit lorsque les enfants sont confrontés à un environnement inconnu. Il peut
également être décrit comme un comportement silencieux ou une personne qui refuse
délibérément de parler; 

La phobie spécifique (Boyer et al., 2013d), dont la principale caractéristique est une peur
claire et persistante des objets et des situations objectivement visibles et restreintes.
L'exposition à un stimulus de peur provoque souvent une réponse anxieuse immédiate. Cette
réponse peut prendre la forme d'une attaque de panique liée à la situation ou facilitée par la
situation. Dans la plupart des cas, le stimulus de peur est évité, bien que parfois le sujet doit
endurer une grande souffrance; 

L’anxiété sociale (Boyer et al., 2013e), ou la phobie sociale, qui correspond à des attentes
anxieuses et à un évitement de certaines situations sociales dans lesquelles le sujet peut être
observé par d'autres, ou se comporter de manière humiliante ou embarrassante. L'exposition à
des situations sociales ou de performance provoque presque toujours une réaction immédiate; 

Le trouble panique (Boyer et al., 2013f), caractérisé par la présence de plusieurs  attaques de
panique répétées ou des crises d'anxiété qui sont survenu au moins deux fois sur les quatre
dernières semaines. Une attaque de panique est un état d'anxiété extrêmement intense qui dure
peu de temps. Les crises sont de nature paroxystique, soudaines, inattendues ou progressent
rapidement. Généralement, la crise est spontanée et se fait sans présence de déclencheur
externe. Des convulsions peuvent survenir pendant le sommeil et réveiller le patient. La durée
d'un épisode peut aller de vingt à trente minutes. L'apparition des symptômes se fait en moins
de dix minutes, et s'en suit une faiblesse du patient lors de la rémission;

L'agoraphobie (Boyer et al., 2013g) est un trouble anxieux phobique caractérisé par une peur
de se retrouver dans un espace d'où il serait difficile de s'en échapper dans le cas de la

11
survenue d'une attaque de panique. Lorsque le sujet est confronté à une situation effrayante,
cette peur est à l'origine de l'attaque de panique;

Le trouble d'anxiété généralisée (Boyer et al., 2013h), également appelé « maladie de


l'inquiétude », est une sorte d'anxiété latente et d'inquiétude excessive, incontrôlable,
chronique (doit durer au moins six mois), qui est liée à la réalité ordinaire et fait que l'état
douloureux modifie la vie quotidienne du patient. Les fonctions et symptômes physiques qui
reflètent la tension de l'exercice et l'hypervigilance;

Les troubles anxieux spécifiés (Boyer et al., 2013i), une catégorie qui s'applique par une
présentation d´un point de vue clinique des symptômes caractéristiques du trouble anxieux
causant une altération des fonctions sociales, professionnelles ou bien d'autres fonctions
vitales est prédominante mais pas cohérente à la symptomatologie des troubles anxieux. La
catégorie autre trouble anxieux spécifié est utilisée lorsque le thérapeute choisit de divulguer
la raison pour laquelle la clinique n'est pas adéquate à un trouble anxieux spécifique. Cela se
fait en mentionnant "autres troubles anxieux spécifiques" suivis de causes (par exemple, "le
trouble anxieux généralisé est absent au moins la moitié du temps"); 

Et les troubles anxieux non spécifiés (Boyer et al., 2013j),  s'applique à une présentation
clinique des symptômes caractéristiques du trouble anxieux pouvant induire une détresse
cliniquement significative et ou la déficience est prédominante dans les domaines sociaux,
professionnels ou autres domaines fonctionnels importants, mais ne remplit pas pleinement
les critères d'un trouble anxieux. La catégorie trouble anxieux non spécifié est utilisée lorsque
le clinicien ne précise pas la raison pour laquelle la présentation clinique ne concorde pas à un
trouble anxieux spécifique, et comprend les présentations cliniques dans lesquelles les
informations sont insuffisantes pour poser un diagnostic spécifique (par exemple aux
urgences).

12
1.1 Critères diagnostiques du DSM-V de l’anxiété généralisé (Boyer et al., 2013k)

1.2 Prévalence

Dans la population générale des États-Unis, la prévalence du trouble d'anxiété généralisée à


12 mois est de 0,9 %, et celle des adultes est de 2,9 % (Kessler et al., 2012). La prévalence sur
12 mois de cette maladie dans d'autres pays varie de 0,4% à 3,6% (Lewis-Fernández et al.,
13
2010). Le taux d'incidence à vie est de 9,0 % (Kessler et al., 2012). Les femmes sont deux fois
plus susceptibles de souffrir de trouble d'anxiété généralisée que les hommes (Seedat et al.,
2009 ; Vesga-López et al., 2008). Le taux de diagnostic culmine à l'âge mûr et diminue au
cours des années suivantes (Gum et al., 2009; Kessler et al., 2012). Les personnes d'origine
européenne sont plus susceptibles de manifester une anxiété généralisée que les personnes
d'origine non européenne (c'est-à-dire asiatiques, africaines, américaines ou insulaires du
Pacifique) (Lewis-Fernández et al., 2010).De plus, les résidents de ces pays Les habitants des
pays développés sont plus susceptibles de signaler des symptômes répondant aux critères
d'anxiété généralisée au cours de leur vie que les habitants des pays non développés (Lee et
al., 2009).

1.3 Facteurs de risques

Tempérament: L'inhibition comportementale, les émotions négatives (névrosisme) et


l'évitement des risques sont associés à une anxiété généralisée (Beesdo et al., 2010; Green et
al., 2010; McLaughlin et al., 2010; Moffitt et al., 2007).

Environnemental: Bien que la souffrance infantile ou la surprotection parentale soient


associées à l'anxiété généralisée (Beesdo et al. 2010 ; Green et al. 2010 ; McLaughlin et al.
2010 ; Moffitt et al. 2007), aucun facteur environnemental n'a été identifié comme spécifique
ou spécifique à l'anxiété généralisée. Nécessaire ou suffisant pour poser un diagnostic.

Génétique et physiologie: Un tiers du risque de trouble d'anxiété généralisée est héréditaire ;


ces facteurs génétiques chevauchent le risque de névrosisme et sont courants dans d'autres
troubles de l'anxiété et de l'humeur, y compris la dépression caractéristique (Goldberg et al.,
2009; Hettema et al., 2006).

1.4 Comorbidité

Les personnes qui satisfont aux critères d'anxiété généralisée satisfont souvent ou satisfont
déjà aux critères d'autres anxiétés et de dépression unipolaire (Brown et coll., 2001; Grant et
coll., 2005; Hunt et coll., 2002). Le névrosisme ou l'instabilité émotionnelle derrière ces
modèles de comorbidité est lié à l'histoire du tempérament et aux facteurs de risque
génétiques et environnementaux communs à ces maladies (Goldberg et al., 2009; Kessler et
al., 2011), bien que certaines voies spécifiques soient également possibles (Beesdo et al.,
2010; Mennin et al., 2008 ; Moffitt et al., 2007). Les comorbidités avec les troubles liés à

14
l'utilisation de substances, les troubles des conduites, la psychose, les troubles
neurodéveloppementaux et neurocognitifs sont moins fréquentes.

1.5 Diagnostic différentiel

Trouble anxieux dû à une autre affection médicale

Sur la base des antécédents médicaux, d'un examen physique ou d'autres examens, il est
déterminé que l'anxiété et les inquiétudes du sujet sont une autre maladie spécifique (telle que
le phéochromocytome, hyperthyroïdie).

Trouble anxieux induit par une substance/un médicament 

Un trouble anxieux induit par une substance/un médicament se distingue de l’anxiété́


généralisée par le fait qu’une substance/un médicament (p. ex. substance donnant lieu à abus,
exposition à un toxique) est jugée être étiologiquement liée à l’anxiété́ . Par exemple, une
anxiété sévère qui survient uniquement dans le contexte d'une consommation importante de
café sera diagnostiquée comme une anxiété induite par la caféine.

Anxiété́ sociale 

Les sujets souffrant d'anxiété sociale ont généralement une anxiété d'anticipation, se
concentrant sur la situation sociale à venir qu'ils doivent accomplir ou qu'ils doivent évaluer
par d'autres, tandis que les sujets souffrant d'anxiété généralisée s'inquiètent de savoir s'ils
seront évalués ou non.

Trouble obsessionnel-compulsif 

Il existe plusieurs caractéristiques qui distinguent l'inquiétude excessive de l'anxiété


généralisée de la pensée obsessionnelle du trouble obsessionnel-compulsif. En général,
l'anxiété, les inquiétudes sont des inquiétudes concernant des problèmes possibles, et ces
inquiétudes excessives concernant les événements à venir sont anormales. Dans le trouble
obsessionnel-compulsif, les obsessions sont des pensées inappropriées qui apparaissent sous
la forme de pensées, d'impulsions ou d'images intrusives et indésirables.

15
Trouble stress post-traumatique et troubles de l’adaptation 

L'anxiété est toujours présente dans le trouble de stress post-traumatique. Si l'anxiété et


l'inquiétude s'expliquent le mieux par les symptômes du trouble de stress post-traumatique, ils
ne peuvent pas être diagnostiqués comme une anxiété généralisée. L'anxiété peut également
être présente dans les troubles de l'adaptation, mais cette catégorie résiduelle ne doit être
utilisée que si les critères d'autres troubles (dont l'anxiété généralisée) ne sont pas remplis. De
plus, dans les troubles de l'adaptation, l'anxiété est la réponse à un événement stressant dans
les 3 mois suivant l'événement stressant, et elle ne dure pas plus de 6 mois après l'événement
stressant ou la fin de l'événement.

Troubles dépressifs, bipolaires et psychotiques 

L'anxiété/l'inquiétude généralisée sont une caractéristique souvent associée à la dépression,


aux troubles bipolaires ou aux troubles psychotiques. Si une inquiétude excessive ne survient
que pendant ces troubles, elle ne doit pas être diagnostiquée séparément.

2. Spécification attaque de panique selon le DSM-V(Boyer et al., 2013l)

2.1 Prévalence

Dans la population générale, la prévalence sur 12 mois des attaques de panique chez les
adultes américains est estimée à 11,2 % (Kessler et al., 2006). Il n'y a pas de différence
significative dans la prévalence estimée sur 12 mois entre les Afro-Américains, les
Asiatiques-Américains (Lewis-Fernández et al., 2010) et les Latino-Américains. La faible
prévalence sur 12 mois dans les pays européens est estimée entre 2,7 % et 3,3 % (Fullana et
al., 2011 ; Lewis-Fernández et al., 2010). Les femmes sont plus susceptibles d'être touchées
que les hommes, bien que cette différence entre les sexes soit plus prononcée dans le trouble
panique (Kessler et al., 2005). Les attaques de panique peuvent survenir chez les enfants, mais
elles sont relativement rares avant la puberté, lorsque la prévalence augmente (Craske et al.,
2010). La baisse de la prévalence chez les personnes âgées peut refléter une diminution de la
gravité au niveau subclinique (Kessler et al., 2005 ; Wolitzky-Taylor et al., 2010).

2.2 Facteurs de risques

Tempérament: Les émotions négatives (névrose) (la tendance à ressentir des émotions


négatives) et la sensibilité à l'anxiété (la tendance à penser que les symptômes d'anxiété sont

16
dangereux) sont des facteurs de risque d'attaques de panique (Craske et al., 2010). Les
antécédents d'« attaques de panique » (c'est-à-dire des attaques asymptomatiques qui ne
répondent pas aux critères d'une attaque de panique complète) peuvent être un facteur Le
risque d'attaques de panique (Craske et al., 2010).

Environnemental:  Le tabagisme est un facteur de risque d'attaques de panique (Isensee et al.


2003). La plupart des gens signalent des facteurs de stress identifiables (par exemple, des
facteurs de stress interpersonnels et des facteurs de stress liés à la santé physique, tels que des
expériences négatives avec des drogues ou des drogues illégales, ou un décès familial).

2.3 Comorbidité

Les crises de panique sont associées à une probabilité accrue de divers troubles mentaux
comorbides, notamment l'anxiété, la dépression, le trouble bipolaire, les troubles du contrôle
des impulsions et les troubles liés à l'utilisation de substances (Kessler et al., 2005). Les
attaques de panique sont associées à une probabilité accrue de souffrir plus tard d'anxiété, de
dépression, de trouble bipolaire et d'autres maladies sous-jacentes (Craske et al., 2010).

2.4 Diagnostic différentiel

Autres épisodes paroxystiques (par exemple, « attaques de colère ») 

Si l'attaque n'inclut pas les caractéristiques de base de l'émergence soudaine d'une peur ou
d'un malaise intense, mais les caractéristiques de base d'un autre état émotionnel (comme la
colère, la tristesse), elle ne doit pas être diagnostiquée comme une attaque de panique.

Troubles anxieux lié à une autre affection médicale   

Les troubles qui peuvent provoquer ou être diagnostiqués à tort comme des crises de panique
comprennent l'hyperthyroïdie, l'hyperparathyroïdie, le phéochromocytome, la dysfonction
vestibulaire, l'épilepsie et les maladies cardiopulmonaires (par exemple, arythmie, tachycardie
supraventriculaire, asthme, BPCO). Des tests de laboratoire appropriés (comme la calcémie
pour l'hyperparathyroïdie, un électrocardiogramme dynamique pour l'arythmie) ou un examen
physique (comme une maladie cardiaque) peuvent aider à déterminer la nature étiologique
d'une autre maladie.

17
Troubles anxieux causés par des substances/médicaments 

Les stimulants du système nerveux central (tels que la cocaïne, les amphétamines, la caféine)
ou l'empoisonnement au cannabis ou l'arrêt des dépresseurs du système nerveux central (tels
que l'alcool, les barbituriques) peuvent provoquer des attaques de panique. Des antécédents
médicaux détaillés doivent être enregistrés pour déterminer si la personne a eu une attaque de
panique avant d'abuser d'une substance. Des caractéristiques telles que l'âge d'apparition après
45 ans ou l'apparition de symptômes atypiques lors d'une attaque de panique (par exemple,
étourdissements, perte de conscience, incontinence urinaire, discours incohérent ou amnésie)
peuvent indiquer un problème médical ou une substance qui peut provoquer des symptômes
d'attaque de panique.

Trouble panique 

Besoin de répéter des attaques de panique inattendues, mais pas assez pour diagnostiquer un
trouble panique; c'est-à-dire que les critères pour le diagnostic de trouble panique doivent être
entièrement remplis. 

3. L’anxiété généralisée selon le CIM-10

Anxiété généralisée et persistante (l'anxiété est "flottante") qui ne se produit pas


complètement ou même en premier dans certaines circonstances. Les principaux symptômes
varient, mais les patients se plaignent de tension constante, de tremblements, de tension
musculaire, de transpiration, de sensation de « vide », de palpitations, de vertiges et
d'inconfort abdominal supérieur. De plus, le sujet a souvent peur que lui ou un de ses proches
tombe malade ou ait un accident.

4. Trouble de panique (anxiété épisodique paroxystique)

La caractéristique de base de ce trouble est un trouble anxieux sévère récurrent (attaque de


panique), qui ne se produit pas complètement dans une situation spécifique ou dans certaines
circonstances, de sorte que son apparition est imprévisible. Comme d'autres troubles anxieux,
les principaux symptômes sont l'apparition soudaine de palpitations, de douleurs thoraciques,
d'étouffement, de vertiges et d'irréalité (dépersonnalisation ou déréalisation). Il y a souvent
des peurs secondaires de la mort, de la perte de contrôle ou de la folie. Lorsqu'un sujet

18
développe une dépression lors d'une attaque de panique, un diagnostic préliminaire de trouble
panique ne doit pas être posé ; dans ce cas, l'attaque de panique peut être secondaire à une
dépression (Organisation mondiale de la santé, 2015a)

5. Diagnostic hors DSM-V et échelles (Organisation mondiale de la santé, 2015b)

Le trouble anxieux est diagnostiqué lorsqu'un patient se plaint d'inquiétudes excessives,


chroniques et incontrôlables depuis plus de six mois et d'au moins trois des dix symptômes
suivants : fatigue, irritabilité, difficultés de concentration, troubles du sommeil, douleurs
musculaires, agitation ou surexcitation. L'anxiété n'est souvent pas bien gérée en raison de la
réticence des personnes concernées à consulter. Ils croient que leur niveau élevé d'anxiété est
une caractéristique de leur personnalité, qu'ils doivent vivre avec et qu'il n'y a pas de remède.
La plupart des personnes souffrant de troubles anxieux déclarent avoir cette inquiétude
excessive tout le temps (Vidal Recos, 2021).

Afin de mesurer le taux d’anxiété d’une personne, on peut avoir recours à plusieurs  échelles
et questionnaires (Ferry, 2016a)

Le questionnaire des peurs de Marks and Mathews, Marks, I.M. & Mathews, M. 1979, est une
auto-évaluation, composé de 24 éléments avec un temps de passation de 15 minutes. Le
questionnaire des peurs est divisé en 3 parties. La première partie, de l’items 1 à 17, traite des
phobies, dont l'agoraphobie, la phobie sociale et la phobie du sang et du mal, à travers des
comportements d'évitement. La notation est sur une échelle de 9 points, considérant 0 =
n'évite pas la situation; à 8 = évite toujours la situation. La deuxième partie traite de l'anxiété,
des attaques de panique et de la dépression, de l'item 18 à 23. La notation se fait sur une
échelle de 9 points, allant de 0 = ne souffre pas du tout à 8 = souffre extrêmement. La dernière
partie du questionnaire ne contient qu'une seule question pour évaluer le niveau de gêne
causée par le comportement phobique, en considérant une échelle de 0 = pas de phobie à 8 =
extrêmement gênant (Ferry, 2016b)

L’échelle d’anxiété sociale, Liebowitz Social Anxiety Scale (LSAS), de Michael Liebowitz,
1987, composé de 24 items, est une auto-évaluation. Cette échelle est utilisée pour évaluer
l'intensité de la peur et de l'évitement associés à la confrontation dans des situations sociales.
Certains items mesurent l'anxiété de performance, d'autres mesurent l'anxiété causée par
l'interaction sociale. Les sujets devaient évaluer le niveau d'anxiété et d'évitement dans chaque
situation. Cette échelle est la norme internationale pour les études contrôlées de la phobie

19
sociale. Conçue à l'origine comme une échelle d'évaluation hétérogène, elle est aujourd'hui
validée en auto-évaluation. On cote séparément l’intensité de l’anxiété : de 0 (aucune) à 3
(sévère); et la fréquence de l’évitement : 0 (jamais = 0%) à 3 (habituel = 67 à 100%). On peut
utiliser plusieurs scores différents selon les dimensions qui nous intéressent (la performance
versus l’interaction sociale ou l’anxiété versus l’évitement). Le score global est également très
utilisé, il va de 0 à 144. Les normes françaises estiment que les scores allant de 56 à 65
indique une phobie sociale modérée; les scores allant de 66 à 80 indique une phobie sociale
marquée; les scores allant de 81 à 95 indique une phobie sociale sévère; et les scores allant au-
dessus de 95 indiquent une phobie sociale très sévère. Pour distinguer la version auto-
administrée, on peut l'abréger en LSAS-SR (Self -Report), et il existe une version adaptée
pour enfants et adolescents : LSAS for Children and Adolescence (LSAS-CA) (Ferry, 2016c)

L'inventaire d'anxiété de Beck / Beck Anxiety Inventory (BAI), A.T. Beck, N. Epstein, G.
Brown, & R.A. Steer, 1988, est une auto-évaluation de 21 items avec un temps de passation
de 5 à 10 minutes. C’est une liste de 21 symptômes d'anxiété développés à partir d'un large
échantillon clinique. Ces items correspondent aux principaux symptômes du trouble de
panique et de l'anxiété généralisée. La personne exprime la fréquence des symptômes au cours
des 7 derniers jours sur une échelle de 0 à 3. Ces items sont basés sur une échelle de Likert à 4
points : pas du tout = 0 points, un peu = 1 point, modérément = 2 points, beaucoup = 3 points.
Le résultat total est obtenu en additionnant les scores des items, il peut donc varier de 0 à 63.
En général, les résultats de 0 à 7 expriment une légère anxiété, de 8 à 15 expriment une
anxiété légère, de 16 à 25 une anxiété modérée et de 26 à 63 une anxiété sévère (Beck et al.,
1988).

Le questionnaire sur les inquiétudes de Penn State (QIPS), Meyer, T.J., Miller, M.L.,
Metzger, R.L., Borkovec, T.D. 1990, est une auto-évaluation, composé de 16 items, avec un
temps de passation de 5 à 10 minutes. Il évalue chez les adultes la tendance générale à
s'inquiéter. La cotation s'effectue sur une échelle de type Likert en 5 points de 1 = "Pas du
tout" à 5 = "Extrêmement". Les items 1, 3, 8, 10 et 11 sont inversés. Le score s'obtient par
l'addition des items. Le score «normal» entre 25 et 40 et le score en cas de trouble anxieux
généralisé est entre 55 et 75 (Meyer & Borkovec, 1990)

L’inventaire d'anxiété situationnelle et de trait d'anxiété-forme Y (IASTA-Y), Spielberger,


C.D., Gorusch, R.L. & Lushene, R.E., est une auto-évaluation de 40 items, avec un temps de
passation d'environ 15 minutes. Cette échelle comprend 2 parties. L'une évaluant l'anxiété-état

20
(AE) qui reflète l'état émotionnel actuel (STAI-forme Y-A) ce qui permet d'évaluer la
nervosité et l'inquiétude du patient lors de la séance, l'autre évaluant l'anxiété-trait (AT) qui
reflète l'état émotionnel habituel (STAI forme Y-B). Le patient doit répondre pour chaque
partie à 20 questions, chaque réponse étant sur une échelle de Likert en 4 points. Il existe une
version modifiée pour les personnes âgées de plus de 65 ans, le IASTA-Y65+. Les concepts
d’anxiété-trait et d’anxiété-état ont été introduits par Cattell et approfondis par Spielberger
(Ferry, 2016c).

L'échelle d'intolérance à l'incertitude (EII), Freeston, M.H., Rhéaume, J., Letarte, H., Dugas,
M.J., & Ladouceur, R. 1994, est une auto-évaluation de 27 items, avec un temps de passation
de 20 minutes. Ce questionnaire contient des items mesurant les émotions, cognitions et
comportements dans des situations ambiguës, les conséquences du fait d'être incertain et les
tentatives pour contrôler le futur. L'échelle permet d'identifier les personnes souffrant d'un
trouble anxieux généralisé par rapport à des personnes souffrant d'autres troubles anxieux ou
de sujet sans pathologies. Les items sont cotés sur une échelle de Likert de 1= "Pas du tout
correspondant" à 5 ="Tout à fait correspondant". Le score total s'obtient par addition des
items. On peut également distinguer 2 facteurs, "l’incertitude a des implications négatives sur
la perception de soi et les comportements" qui concerne les items 1, 2, 3, 9, 12, 13, 14, 15, 16,
17, 20, 22, 23, 24, 25; “l'incertitude est injuste et gâche tout" qui concerne les items 4, 5, 6, 7,
8, 10, 11, 18, 19, 21, 26 et 27 (Freeston et al., 1994).

L'échelle comportementale d'anxiété et de phobie de Vera (ECAP), 1996, est une auto-
évaluation, de 97 items. Cette échelle s'adresse aux jeunes de 8 à 18 ans pour évaluer leurs
peurs (leur type et leur intensité) dans leurs activités quotidiennes. Le questionnaire comporte
2 échelles : une échelle de peur composée de 76 items. L'ajout de ces éléments détermine
l'intensité de la peur. Un score supérieur ou égal à 124 indique la possibilité d'un trouble
anxieux. Une échelle d'évitement de 21 items. L'ajout de ces éléments détermine le niveau
d'évitement de la peur. Les scores supérieurs ou égaux à 32 reflètent l'évitement de la peur.
L'échelle n'est pas un instrument de diagnostic clinique, mais un instrument sensible aux
changements causés par les effets du traitement. Chaque item est coté sur une échelle de
Likert en 3 points, de 1 : "Presque jamais" à 3 : "souvent" (Vera, 1996).

L'échelle d'anxiété multidimensionnelle pour les enfants (MASC), March et al., 1997,
composée de 39 items. Cette échelle est conçue pour évaluer les niveaux d'anxiété chez les
enfants et les adolescents âgés de 8 à 18 ans. Ceux-ci incluent l'anxiété sociale et l'anxiété de

21
séparation. La version française du questionnaire donne 4 dimensions de l'anxiété :
symptômes physiques anxiété sociale anxiété de séparation couverture Chaque item est noté
sur une échelle de Likert en 4 points allant de "aucunement" à "fréquemment" (Turgeon et al.,
2006).

Le questionnaire d'anxiété pour enfants de Spence (SCAS), Spence, 1997, est une auto-
évaluation, comportant 44 items. Il est utilisé pour évaluer les symptômes anxieux chez
l'enfant. Il permet d'isoler 6 dimensions de l'anxiété : l’attaque de panique et l’agoraphobie,
l’anxiété de séparation, la peur des blessures physiques, la phobie sociale, le trouble
obsessionnel compulsif et le trouble d'anxiété généralisée. Chaque item est coté sur une
échelle de Likert en 4 points, de 0 = "jamais" à 3 = "toujours", aucune période de temps n'est
précisée pour la portée des questions. Seulement 6 des 44 items sont des items positifs
destinés à limiter la tendance à répondre de façon négative; ils n'entrent pas dans la
composition du score global. Il existe une version "parent" du questionnaire ne comportant
que les 38 items. Les scores globaux, obtenus par l'addition des 38 items, s'étendent de 0 à
144 (Spence, 1992).

L'échelle d'anxiété et de dépression pour enfants révisée de Chorpita (RCADS), Chorpita et


al., 2000, auto-évaluation de 47 items. Ce questionnaire a été construit en partant du
questionnaire d'anxiété pour les enfants de Spence. L'échelle permet d'évaluer l'anxiété selon
6 dimensions : l'anxiété de séparation, la phobie sociale, le TOC, le trouble panique, le trouble
anxieux généralisé et la dépression majeure. Les items se cotent sur une échelle de Likert en 4
points, de 0 = "Jamais" à 3 = "Toujours", (Turgeon et al., 2019).

L'échelle SCARED-R-51, (Martin & Gosselin, 2012a) Muris et al., 2004, contenant 51 items,
permet d'évaluer différentes dimensions de l'anxiété, regroupées selon le type de trouble selon
la classification du DSM-IV : le trouble de Panique dans les items 1, 9, 14, 27, 35, 42, 45; le
trouble anxieux généralisé dans les items 8, 17, 29, 30, 36, 41, 43;  le trouble d'anxiété sociale
dans les items 7, 10, 15, 24, 32, 37, 38; la phobie spécifique dans les items 4, 11, 34, 39; le
trouble obsessionnel compulsif dans les items 6, 20, 22, 40, 47; l'état de stress post-
traumatique dans les items 21, 31, 33, 49; la phobie scolaire dans les items 3, 13, 25, 44; la
phobie des animaux dans les items 18, 28, 50; la phobie de type situationnel dans les items 2,
19, 23, 46, 48; la phobie des soins médicaux dans les items 5, 12, 16, 26, 51. Les enfants
évaluent leurs symptômes selon une échelle de Likert en trois points, de   "presque" à  =

22
"souvent". Le score total est obtenu en additionnant les items correspondants (Martin &
Gosselin, 2012b; Muris & al., 2004).

6. Tableau paraclinique
L'anxiété se manifeste par un sentiment diffus d'inquiétude qui interfère avec la vie
quotidienne. Les personnes anxieuses sont fatiguées, irritables, ont du mal à se concentrer et
se sentent hors de contrôle de ce qui se passe. Aux symptômes psychologiques s'ajoutent
parfois des symptômes physiques accablants : palpitations, tensions musculaires, sensation
d'étouffement, transpiration, bouffées de chaleur ou de froid, boule dans la gorge ou le ventre,
insomnie, etc. (Vidal Recos, 2021a).
Les symptômes physiques concernent une peur et de l’angoisse face à la plupart des
événements de la vie et une crainte de l’arrivée d’une catastrophe. Même si les choses vont
bien, les personnes se disent que ça ne durera pas. Elles sont fatiguées, irritables, ont du mal à
se concentrer et se sentent hors de contrôle dans les situations qui se présentent. Parfois, elle
s'isole de peur de ne pas pouvoir contrôler son environnement (anxiété sociale). Quelque fois,
les personnes anxieuses essaient d'échapper à la peur du lendemain en devenant hyperactives
et commencent à se précipiter pour leur donner l'impression d'avoir le contrôle sur l'avenir.
7. Étiologie
Certains facteurs peuvent provoquer des états d'anxiété, notamment des conditions stressantes
physiquement ou mentalement épuisantes, telles que le stress chronique dû au travail ; le fait
de contracter une maladie ou la perte d´une personne dans la famille ou le cercle d'amis ; un
statut professionnel précaire; de nouvelles étapes de la vie (par exemple une retraite, un
divorce, un départ des enfants de la maison); des changements hormonaux pendant la
ménopause; des expériences négatives (comme une agression); une maladie mentale, comme
la dépression ou la schizophrénie (Vidal Recos, 2021a)
D'un point de vue psychanalytique, l'anxiété reflète l'existence de conflits inconscients non
résolus au cours des étapes fondamentales du développement de l'enfant. Ces conflits,
notamment l'anxiété de séparation et la peur de perdre un être cher, peuvent survenir
spontanément ou à la suite d'expériences traumatisantes spécifiques.
8. Traitement et prise en charge

Le traitement des troubles anxieux repose sur la psychothérapie et peut être associé à des
médicaments si les symptômes sont insupportables. Certains antidépresseurs et des
anxiolytiques peuvent être administrés, mais ils ne doivent être prescrits que si les troubles

23
anxieux entravent la vie de la personne. Si le patient présente une anxiété pendant plus de six
mois, certains médicaments peuvent être utilisés, dans ce cas, un inhibiteur de la recapture de
la sérotonine IRS et de la noradrénaline. Leurs effets commencent à apparaître entre deux et
quatre semaines, et le traitement dure six mois (Vidal Recos, 2021b).

Si les troubles anxieux ne sont pas traités, ils peuvent évoluer en dépression. L'anxiété non
traitée peut également conduire à la consommation d'alcool, de drogues ou de tentatives de
suicide. Des complications à long terme sont possibles, telles que l'augmentation du risque
d'hypertension artérielle, de maladie cardiaque, de cancer ou de diabète. De plus, l'anxiété
généralisée peut favoriser l'apparition d'autres troubles anxieux, de phobies simples ou
sociales, de trouble panique et de trouble obsessionnel-compulsif (TOC). 

II. Le stress

1. Définition

Le stress fait référence au mécanisme psychologique que le corps utilise pour faire face à une
situation particulièrement difficile ou que l'on pense être. Le stress est la réponse du corps aux
contraintes extérieures. Tout type d'attaque peut créer du stress, qu'il s'agisse d'une infection,
d'une maladie organique, de symptômes isolés ou de problèmes psychiatriques. Le mot est
plus couramment utilisé dans le sens d'anxiété, d’angoisse, et est donc associé à une partie
plutôt psychologique.

Le stress peut toucher n'importe qui, occasionnellement ou parfois tous les jours, et devenir un
véritable obstacle dans la vie de tous les jours. Le stress correspond à une série de réponses
d'un organisme à des changements brusques de l'environnement : il s'agit du syndrome
général d'adaptation. Le corps réagit aux sentiments d'agression ou de stress. 

D'après les travaux de Hans Selye en 1975, la réponse au stress se divise en trois phases : une
phase d'alarme, une de résistance et la phase d'épuisement (Bordeleau & Morency, 2002). 

La réponse d'alarme est la première étape du processus de stress face à une attaque, au cours
de laquelle les premières manifestations sont : essoufflement et accélération de la respiration,
rythme cardiaque rapide, augmentation de la tension artérielle, boule dans la gorge ou
l'estomac, anxiété, détresse, etc. Ces réactions sont provoquées par la libération d'hormones
comme l'épinéphrine, qui durent quelques minutes et dont la fonction est de préparer

24
l'organisme à une action rapide. Les psychologues soulignent que «ce type de stress est appelé
stress aigu (transitoire) plutôt que stress chronique (permanent)» 

La phase de résistance correspond au deuxième stade du processus d'adaptation au stress. Lors


de périodes prolongées d'agression (stresseurs), les réponses adaptatives déclenchent la mise
en place de processus de résistance aux situations d'agression. Cette étape prolonge la
première phase et protège ainsi l'organisme de l'épuisement en compensant la dépense
énergétique engendrée par la gestion du stress. Par conséquent, d'autres hormones, les
glucocorticoïdes, sont sécrétées au cours de cette phase, ce qui augmente les niveaux de sucre
dans le sang nécessaires au corps, au cœur, au cerveau et aux muscles. Durant cette phase, les
sujets touchés ont agi différemment : certains étaient prêts à affronter le stress, d'autres ont
continué à vivre comme s'il n'existait pas en jouant la politique de «l'autruche» ou en les
évitant. Aussi connu sous le nom de «fugue».

Dans la phase d’épuisement, le corps est constamment submergé et sollicité par des situations
de stress persistantes et qui s'intensifient, ne mobilisant plus ses ressources avec succès et
s'épuise. En raison de l'intensité des attaques, il ne pouvait plus y faire face. Le corps est
fendu et ne peut plus faire face à toutes ces attaques. Les réserves mentales et biologiques sont
épuisées. C'est au cours de cette étape épuisante que peuvent survenir certaines pathologies
qui doivent arrêter l'emballement de l'organisme.

2. Les différents types de stress

Le stress post traumatique, est un type de stress qui s'étend sur une période prolongée. Il est le
plus souvent vu chez les personnes ayant participé à la guerre, et fait partie des séquelles
qu'une personne peut ressentir. Il peut se présenter sous forme de 4 symptômes: les
symptômes d´intrusions, qui se présentent  comme des souvenirs survenant de manière
aléatoire, relié à l'événement traumatique, ils peuvent causé au patient un sentiment de
désarroi; les symptômes d'évitement, la personne souffrante essaye d'éviter un lieu pouvant
ressembler au lieu d'incident afin de ne pas revivre le sentiment traumatique; les symptômes
cognitifs avec modification de l'humeur, la personne peut passer par des phases dépressive ou
anxieuse due à l'événement traumatique, elle peut ressentir un sentiment de culpabilité et
n'arrive pas à se pardonner à elle-même; l’hypervigilance, la personne devient vigilante à
l'endroit qui l'entoure, à un degré ou elle pourrait réagir par des sursaut et être incapable de
dormir.

25
Le stress chronique est caractérisé par un stress sur une longue durée auquel le corps ne peut
pas faire face efficacement. Il est causé par une situation particulièrement difficile sur laquelle
le sujet n'a aucun contrôle et à laquelle il ne peut s'adapter. Le stress chronique peut entraîner
divers symptômes potentiellement dangereux pour la santé aux niveaux physique, émotionnel,
cognitif et comportemental, notamment fatigue, insomnie, susceptibilité aux infections,
migraines, douleurs diverses et troubles digestifs.

Le stress oculaire est notamment lié à une fatigue des yeux , qui peut se traduire de différente
manière , cela peut induire à une baisse de l'acuité visuelle , d'une irritation des yeux , et une
baisse temporaire de la vision de près et de loin (Édition Professionnelle Du Manuel MSD,
2022).
3. Étiologie

Les causes du stress peuvent être physiques, psychosociales, les causes les plus courantes, ou
liées à des maladies génétiques, virales ou parasitaires. Les situations stressantes provoquent
une augmentation du rythme cardiaque et une baisse du taux de glucose dans le sang. Le corps
réagit en libérant de l'adrénaline, qui fournit de l'oxygène aux muscles et à d'autres hormones.
Cependant, Alexandre Mergui, psychologue clinicien et docteur en psychologie, rappelle: «le
stress n'a pas forcément à voir avec ce qui cause l'anxiété. On peut être stressé par peur de
manquer un train, d'être en retard à un rendez-vous. Il y a une inégalité entre l'événement et sa
perception de l'événement.» (Stake, 2021). 

4. Symptômes

Le stress peut provoquer des symptômes physiques ou psychosomatiques dont un tiers sont
liés à la somatisation. Des manifestations émotionnelles, comme l'irritabilité et l'agressivité,
ainsi que des symptômes cognitifs : troubles de l'attention, de la mémoire, de l'inattention, de
la rumination mentale, sont observables. Des comportements qui conduisent à des conduites
addictives. Enfin, le stress peut se manifester en trouble du sommeil.

Le stress provoque, également, souvent des troubles physiques, tels que des troubles digestifs
(les ulcères, les nausées et les vomissements sont des symptômes digestifs courants causés par
le stress). Les symptômes peuvent également être des maladies cardiovasculaires, comme une
augmentation de la fréquence cardiaque , des palpitations, une hypertension artérielle ou un
mauvais cholestérol. Les maux de tête et les crises de migraine sont également des symptômes
courants du stress. Ils s'accompagnent parfois d'hyperventilation (essoufflement), de

26
transpiration, de mains moites, de mauvaise haleine et de diarrhée. Les événements stressants
déclenchent souvent des insomnies et des cauchemars.

5. Diagnostic

Le stress a un effet sur le corps : tout fonctionne avec une intensité ou des contractions plus
élevées jusqu'à ce que la fatigue devienne courante et que certains organes montrent des
signes de défaillance. Par conséquent, le diagnostic sera basé sur la nature, le nombre et
l'intensité des symptômes.

En ce qui concerne la nature des symptômes, les premiers chez la plupart des gens sont la
tension musculaire, la fatigue et l'insomnie. Ces premiers signes sont rapidement suivis de
problèmes physiques, tels que des problèmes digestifs, cardio-vasculaires, immunitaires ou
musculosquelettiques. Des troubles psychologiques peuvent également survenir, tels que de
l'irritabilité, de l'anxiété, des difficultés de concentration, une perte d'enthousiasme pour la
vie, de motivation ou de confiance en soi. Ces symptômes varient d'une personne à l'autre.
Les troubles anxieux tels que la panique, les phobies ou les troubles obsessionnels compulsifs
surviennent inévitablement si le stress persiste pendant une longue période, accompagnés
d'une série d'humeurs dépressives. 

De ce qui est le nombre de symptômes, la plupart des personnes stressées présentent au moins
40 symptômes à des degrés divers. Par conséquent, il est nécessaire de repenser l'idée que
tous les symptômes pour lesquels les médecins ne peuvent trouver une cause sont liés au
stress, et que si une cause organique des symptômes est trouvée, le stress n'est pas impliqué.
La vérité est que s'il y a plus de 40 symptômes et peut-être liés à une situation stressante en
cours, alors il y a des raisons de croire que chaque symptôme est lié au stress, même si
médicalement parlant, ils peuvent être traités individuellement. Dans les cas où les
symptômes apparaissent d'eux-mêmes et que le patient contrôle totalement sa vie, le stress
n'est probablement pas la cause. Alors, les réponses biologiques au stress ne conduisent pas à
des symptômes imaginaires : elles conduisent à une véritable maladie et donc à la mort
(Lafleur, 2017).

Quant à leurs intensités, il est très rare qu'une personne n'ait qu'un seul symptôme de stress
sévère. Dans la plupart des cas, plusieurs symptômes, tels que l'insomnie, l'irritabilité, les
maux de dos, les tensions au cou ou la fatigue, ont augmenté en intensité, tandis que d'autres
symptômes moins intenses ont persisté. Dépression, troubles digestifs occasionnels, perte de

27
confiance en soi et même envie de tout éviter sont des exemples de ces symptômes moins
radicaux. Le processus d'augmentation du nombre et de l'intensité des symptômes dure
souvent des mois, à moins que la cause du stress n'émerge soudainement. La perte d'un
conjoint est un bon exemple de stress soudain.

Comme outils de diagnostics, le stress peut être évalué à l’aide de l’échelle de stress de S.
Cohen (S. Cohen, T. Kamark & R. Mermelstein, 1983) et de l’échelle d’anxiété de C.D.
Spielberger (C.D. Spielberger, R.L. Gorsuch & R.E. Lushene, 1970).

L'échelle de mesure du stress perçu, échelle adaptée de Cohen et Williamson est l’une des
plus employée afin d'évaluer le stress. Ses items sont aux nombres de 10 et permettent de
mesurer l’importance avec laquelle les situations de la vie sont considérées comme hostiles,
c'est-à-dire imprévisibles, incontrôlables et pénibles. La consigne est: ‘Il faut répondre le plus
instinctivement possible, cocher une  réponse par question en indiquant la réponse qui paraît
la plus proche de la réalité dans le choix proposé. Certaines questions sont proches mais
elles ne sont pas identiques.’ Les possibilités de réponses sont jamais, presque jamais,
parfois, assez souvent, souvent et valent respectivement 1, 2, 3, 4 et 5. Pour calculer le résultat
il suffit de faire la somme de chaque réponse. Si le score est inférieur à 21, la personne est
capable de gérer le stress, capable de s'adapter et c'est quelqu'un qui a toujours une solution.
Si le score se situe entre 21 et 26, la personne est généralement douée pour gérer le stress,
mais il y a certaines situations qu'elle ne peut pas gérer. Elle est parfois agitée par des
sentiments d'impuissance, ce qui peut entraîner des troubles émotionnels. Elle peut se
débarrasser de ce sentiment d'impuissance en apprenant à changer de stratégie. Si le score est
supérieur à 27, alors la vie de la personne est une menace à long terme : elle a l'impression
d'avoir traversé la plupart des situations et de ne rien faire d'autre que de les supporter. Ce
sentiment intense d'impuissance est lié à la façon dont elle se comporte dans la vie et peut la
rendre malade. Il est conseillé d'étudier ses schémas de pensée et de changer sa façon de
réagir (Giorgio, 2018).

State Trait Anxiety Inventory = STAI est utilisé dans divers domaines (médecine, science,
psychologie clinique, médecine). Le formulaire Y a été développé pour éliminer les projets
liés à la dépression. Par conséquent, STAY-Y ne mesure que la dimension psychologique
(composante physiologique cachée) de l'expérience d'anxiété. Le Trait State Anxiety Scale
distingue les personnes normales des personnes très anxieuses. Le test se compose de deux
échelles distinctes. Il est recommandé de répondre aux deux questionnaires en même temps. Il

28
est également conseillé de renseigner la version STATE avant la version TRAIT. STAI-Y est
utilisé pour l'autogestion. Le temps de réalisation est d'environ 5 minutes. Peut se faire
individuellement ou en groupe. STAI-Y est très sensible aux changements et peut donc être
utilisé pour surveiller les changements des niveaux d'anxiété au fil du temps (“(STAI-Y)
Questionnaires Anxiété État et Trait de Spielberger,” n.d.).

6. Prévalence au Maroc

Le stress, considéré comme étant les différentes réactions corporelles et physiologiques face à
une situation pouvant être difficile à gérer ou à réaliser, est peut-être dû à une grosse charge
de travail ou à des demandes incessantes de la part des supérieurs hiérarchiques. Dans ce cas
de figure nous allons nous focaliser sur le stress professionnel, communément appelé burn-
out. 
Suite à l'apparition du Covid-19 et de ses différents variants, il est remarquable qu’une
augmentation du stress de la part de la population générale est présente, en ayant peur de
contaminer leur proches.  
Avec l'augmentation de cas positif jour après jour, de nombreux professionnels de la santé ont
dû redoubler d'effort et travailler des heures supplémentaire pour faire face à ce fléau, ce qui a
induit à une réduction de leur jours de congés, à une baisse de leur heures de sommeil et à un
horaire de travail prolongé. Cela n'étant pas la seule répercussion, cet acharnement a mené
nombreux professionnels de la santé à souffrir de stress. 
Afin de découvrir l'impact du covid 19 sur les professionnels de la santé, il a été décidé de
mener une étude dans laquelle 135 personnes y ont participé. Sur les 135 personnes qui ont
adhéré à participer, il a été remarqué une prédominance du sexe féminin, avec 57%, dont 71%
était âgé de plus de 40 ans.
Les participants ayant chacun reçu un questionnaire basé sur le test d’inventaire du burn-out
de Maslach comprenant 18 items, avec une cotation allant de 0 à 5 et prenant en considération
les 3 niveaux du burn-out.
Les résultats, de cette étude, ont montré que 84,44 % des participants sont en état de burn-out,
14,07% étant en situation sévère, un niveau modéré chez 16,29% des participants et un niveau
faible chez 54,07 % des participants (Kapasa et al., 2021).

29
7. Traitement et prise en charge

La cause du stress doit être identifiée et traitée (Canada, n.d.). Il peut être traitée de manière
médicale, notamment la prise des anxiolytiques tels que les benzodiazépines, qui doivent être
prescrit à faible dose et sur une courte durée, pouvant être soit du valium, du Xanax ou de
l'Ativan. Néanmoins, ils peuvent avoir de nombreux effets indésirables tels que la confusion,
la somnolence, la constipation, l’étourdissement et la perte de l'équilibre. De plus, le sevrage
peut avoir des effets néfastes comme: la nervosité, les maux de tête, les douleurs d’estomac,
les troubles du sommeil, l’irritabilité et la dépression.

La pratique de la cohérence cardiaque, la pratique du yoga, la relaxation, l'exercice sont les


solutions pour combattre le stress avant qu'il n'atteigne des niveaux critiques. Il existe
également des médicaments anti-stress, tels que les anxiolytiques, lorsque l'anxiété est
présente à des niveaux excessivement élevés pendant une période de temps prolongée. 

Il y a également des remèdes naturels contre le stress, tels que le millepertuis, connu pour
traiter les troubles psychosomatiques, les états dépressifs, l'anxiété, l'agitation nerveuse et les
troubles digestifs (dyspepsie), soigner les contusions, les douleurs musculaires et les brûlures
mineures; le houblon connu pour traiter l'agitation, l'anxiété et les troubles du sommeil; les
fleurs et les feuilles de mélisse comparables à celui obtenu avec les benzodiazépines mais
beaucoup moins anxiolytique que inducteur du sommeil et analgésique; le passiflore est
connu pour soulager l'anxiété, la nervosité, les spasmes musculaires et les douleurs
névralgiques, soulager les troubles digestifs et du sommeil d’origine nerveuse, contribue au
traitement de la tachycardie d’origine nerveuse; le valériane pour traiter les troubles du
sommeil, l'anxiété et l'agitation nerveuse; l’escholtzia pour soulager les symptômes bénins du
stress mental, faciliter le sommeil, l’endormissement et analgésique; la rhodiole pour atténuer
l’anxiété et la dépression, améliorer les performances physiques; et le mucuna utilisé pour
lutter contre la maladie de Parkinson, la dépression associée au stress et la perte de motivation
générale (Palmarès Des Nutriments et Sources Alimentaires., 2010).

III. Les psychothérapies

La psychothérapie, quelle qu'elle soit, consiste avant tout à restaurer la capacité


d'autodétermination du patient. Si nous étions comportementalistes, nous dirions que le
patient est pris dans son schéma. Si nous faisons de la thérapie interpersonnelle, nous
modélisons les problèmes de dysfonctionnement interpersonnel. Au lieu de cela, les analystes
30
parlent de conflit inconscient. Dans tous les cas, la psychothérapie vise à aider le patient à
dépasser la configuration mentale qui limite sa capacité de choix. Par conséquent, la
psychothérapie tente d'améliorer les symptômes et la qualité de vie en utilisant uniquement la
parole. En fait, c'est la communication verbale entre le patient et le thérapeute qui a contribué
à cette amélioration. Aucune psychothérapie ne peut fournir une clé ou une solution
universelle. Le thérapeute, quant à lui, aidera le patient à trouver des solutions qui lui sont
propres, grâce à l'approche spécifique de chaque thérapie. 

Parmi les autres traitements possibles, la psychothérapie est un traitement des maladies
mentales. Ce n'est donc pas un diagnostic. Par conséquent, un diagnostic doit d'abord être
posé par un psychiatre. Ce n'est qu'alors, sur la base de ce diagnostic, qu'elle peut être
effectuée. La psychothérapie n'est ni le seul traitement possible, ni nécessairement le premier
essai. Tout dépend de la pathologie et de la situation: cela est décidé par le psychiatre
(Psychiatre Paris, 2020).

1. Psychanalyse

La psychanalyse a été créée par Sigmund Freud au début du 20e siècle et s'est
progressivement transformée en une œuvre collective impliquant divers collaborateurs et
étudiants de Freud. Depuis plus d'un siècle, la pensée psychanalytique s'est considérablement
diversifiée, donnant naissance à différents courants, notamment les écoles de C.G. Jung, J.
Lacan ou M. Klein et D. Winnicott. Leurs principes de base restent communs. L'idée de base
est l'existence de l'inconscient comme centre de la vie (Les Différentes Orientations
Psychothérapeutiques, n.d.).C’est une méthode de traitement thérapeutique afin de voir les
processus inconscients qui peuvent influencer le patient dans ses comportements. Plus
important encore, elle concentre son énergie sur l'analyse des expériences de l'enfance,
essayant de déterminer comment ces événements spécifiques affectent la vie des gens. Elle
développe le monde intérieur du patient et lui donne l'occasion de se connaître lui-même et
comment mieux interagir avec le monde qui l'entoure. Les séances durent généralement entre
45 et 50 minutes, et peuvent varier entre 3 à 5 séances par semaine (Canadian Psychoanalytic
Society, 2015). Ses avantages sont qu’elle permet d’aller au rythme du patient et les solutions
trouvées sont 100% dues au patient, sans aucune suggestion du thérapeute. Ses inconvénients
sont que la cure psychanalytique dure très longtemps, généralement plusieurs années, le cadre
logistique est très strict, impliquant souvent plusieurs séances par semaine, les résultats
mettent très longtemps à apparaître, car le thérapeute n’oriente pas son patient, elle n’a jamais

31
prouvé son efficacité thérapeutique et, lorsque le patient contourne ou évite les difficultés
psychiques, refusant de les affronter, la psychothérapie stagne (Psychiatre Paris, 2020). 

Selon l’INSERM, la psychanalyse prouve son efficacité dans les troubles de la personnalité,
en particulier le trouble de la personnalité borderline, le trouble panique sous antidépresseurs
et dans l’état de stress post-traumatique (Inserm, 2004).

2. Thérapie humaniste

La thérapie humaniste est d'actualité. Il s'agit d'une méthode très appréciée, utile et privilégiée
par les professionnels et le grand public en raison de l'étendue des techniques utilisées et des
stratégies thérapeutiques sur lesquelles elle repose. Le pionnier de cette méthode était Carl
Rogers. Ce dernier, avant tout, essaie d'apporter de l'optimisme à la psychothérapie, de faire
avancer le développement personnel et d'aller vers le changement pour atteindre le plus grand
potentiel humain (Sabater, 2021). C’est une approche apparue aux Etats-Unis vers les années
1950, elle repose sur le fait que l'être humain est un être ayant la possibilité de réaliser ses
rêves et dépasser ses propres attentes. Du point de vu humaniste, elle a recours au fait que
l'être humain a le contrôle sur son destin en prenant ses propres décisions sans interférence de
la part du milieu extérieur, possédant ses propres ressources et grâce à sa compréhension de
monde, ce dernier travail en visant son propre progrès comme résultat final (Approche
Humaniste Existentielle Par Psychologue et Psychothérapeute, 2020).

3. Thérapie systémique

La thérapie systémique est apparue aux États-Unis dans les années 1950, sous l'impulsion de
l'anthropologue Gregory Bateson. Avec l'école de Palo Alto, il a développé une nouvelle
compréhension du fonctionnement des groupes humains basée sur des contributions en théorie
des systèmes et de l'information, en pragmatique de la communication et en cybernétique. À
partir de ces premiers travaux, l'approche systémique développée en Europe à partir des
années 1970 se caractérise par un certain nombre de courants qui révèlent différents aspects
du fonctionnement des systèmes humains : différentes formes de communication verbale, non
linguistique et figurative ; jeux de pouvoir, d'alliance et relationnels ; analyse ; structure des
relations au sein des familles ; transmission intergénérationnelle des comportements et des
valeurs familiales, etc. (Les Différentes Orientations Psychothérapeutiques, n.d.). L'idée
centrale de la thérapie systémique est que les problèmes des patients doivent être interprétés
dans le contexte de leurs relations avec leur entourage. C'est ce qu'on appelle un système. Les

32
thérapeutes interviennent pour aider les patients et leur entourage à identifier les interactions
problématiques et à les comprendre. Ensuite, cela les aide à réguler ces interactions
(Psychiatre Paris, 2020). 

Elle peut donc être utilisé pour différents problèmes tels que :

Le niveau individuelle: lorsque la personne en son unité fait face à du stress ou autre
pathologie, ou l'incapacité à gérer ses émotions d’une manière saine 

Le niveau familial: pouvant être utilisé pour résoudre des problèmes familiaux qui peuvent
être reliés au côté religieux ou aux interactions entre les différents membres de la famille.
Dans le milieu familial elle prouve son efficacité en démontrant la source du problème qui
peut causer la confusion dans la famille, ou de renforcer les relations entre les différents
membres de cette dernière.
Le niveau social: une insertion sociale difficile, ou un degré de vie difficile. 
La thérapie peut durer plusieurs années à raison de 2 séances hebdomadaires ou plus (P.,
2021).
Selon l’INSERM, une preuve d’efficacité est établie par une ou plusieurs méta-analyses ou
des essais randomisés de forte puissance statistique et convergents: la schizophrénie est traité
par une thérapie familiale par psychoéducation pour la prévention des rechutes et des ré-
hospitalisations; l’alcoolodépendance par une thérapie comportementale de couple; l’autisme
(enfant) par un programme éducatif et comportemental intensif administré précocement; 
l’hyperactivité (enfant) par traitement multimodal intensif incluant la formation
comportementale des parents (Inserm, 2004).

4. Thérapie artistique

L’art thérapie est une thérapie qui consiste à laisser le corps s'exprimer, elle fait appel à
l'imagination du patient afin de transformer ses émotions en schéma ou en dessin, l'utilisation
de certaines couleurs étant important car elle permettent de refléter le ressentie de la personne:
les personnes ressentant des émotions négatives utilise plus fréquemment des couleurs vifs
tels que le rouge afin d'exprimer leur colère, ou la couleur gris afin d’exprimer l´ennui, ou un
sentiment de dépression, etc.
 Les effets positifs de l'art sur la croissance personnelle, l'expression de soi, la transformation
de soi et le bien-être ont été récemment redécouverts (Leckey, 2011). De nombreuses

33
personnes affirment que l'art-thérapie peut les calmer et réduire leur niveau de stress. D'autres
pensent que la création d'images les aide à résoudre des problèmes, à libérer des tensions
émotionnelles et à se remettre d'un traumatisme ou d'une perte. Il peut également soulager la
douleur ou d'autres problèmes physiques. Cette forme de thérapie contribue à une meilleure
compréhension de soi et de son fonctionnement en tant qu'individu ou membre d'un groupe.
L'efficacité de l'art-thérapie est reconnue dans l'évolution de la conscience, les tests de réalité,
la résolution de problèmes, la découverte de l'inconscient, la catharsis, la résolution de
conflits, l'intégration et l'individuation (Malchiodi, 1998). En plus de ces avantages
psychologiques, le processus de création artistique a des effets physiologiques, notamment la
normalisation du rythme cardiaque, de la pression artérielle et de la sécrétion de cortisol
(Clow & Fredhoi, 2006; Stuckey & Nobel, 2010). Dans une étude récente, des chercheurs ont
démontré que le processus créatif de l'art visuel a pour effet d'améliorer la connectivité
cérébrale fonctionnelle, ce que l'observation ou la critique de l'œuvre ne permettrait pas. Cette
obligation améliorée donne de meilleurs résultats dans les tests de résistance (Bolwerk et al.,
2014).

5. Psychothérapie interpersonnelle (TIP)

La psychothérapie interpersonnelle est une thérapie qui se focalise sur les relations entre les
différentes personnes tout en essayant d'améliorer la qualité de ses dernières. De nombreuses
pathologies sont de variables sociales tel que la dépression, l'anxiété, cette thérapie cherche à
renforcer les relations sociales ou familiales.
Elle permet d'aider le patient à faire face à un surplus d'émotions qu’il n’arrive pas à gérer
sainement, de même que de créer des relations d’une manière plus saine et savoir faire face
aux sentiments négatifs tels que la colère et l'anxiété d'une manière plus efficace
(Psychothérapie Interpersonnelle, 2020).
Elle propose d’analyser la dépression selon quatre axes possibles, l’isolement, le manque de
relations; la difficulté à gérer les conflits; la difficulté à gérer une transition de rôle: c'est -à -
dire le changement d’état. Cela peut prendre de multiples facettes: passer du statut de
célibataire à conjoint, de couple sans enfants à parents, une perte d’emploi etc.; et le deuil.
Les pathologies pour lesquelles la TIP a l’efficacité la plus documentée (Ravitz et al., 2019)
sont les suivantes: l’épisode dépressif majeur (EDM) ou caractérisé; la bipolarité et les
troubles bipolaires ; les troubles du comportement alimentaire (Binge Eating Disorder, BED),
Boulimie, Anorexie mentale); les troubles de la personnalité; et l’anxiété sociale.
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Les avantages que la TIP présente sont qu’elle est utilisable chez les enfants, les personnes
âgées, les dépressions du post-partum et les couples; pragmatique, elle permet d’avoir
rapidement des résultats concrets, et c’est une thérapie brève, avec une fin.
La TIP est la seule psychothérapie, avec la TCC, qui a prouvé scientifiquement son efficacité
dans un grand nombre de problèmes psychiques et en particulier la dépression. Par
conséquent, elle est recommandée par l’OMS mais aussi dans les guidelines internationales
(APA, NICE…) dans de nombreuses indications.
Néanmoins elle présente deux inconvénients: elle implique des exercices donc une
participation active du patient entre les séances, et le nombre de séances est fixé au début de
la thérapie. Cela aide à la motivation, mais peut induire une difficulté quand le nombre de
séances (jamais moins de 12) choisi est trop faible (Psychiatre Paris, 2020).

6. Thérapie cognitivo-comportementale (TCC)

Contrairement aux autres thérapies, la TCC se distingue grâce au fait qu’elle préconise le
problème actuel  qui peut donner naissance à certains comportements, de même qu'elle évalue
le développement du niveau comportemental du patient au fur et à mesure, (Psychiatre Paris,
2020).La théorie sous-jacente est que les comportements inadaptés sont induits par des
croyances inadaptées. La thérapie se base donc sur la remise en question de ces schémas
inadaptés. L’idée est d’aider le patient à prendre conscience de ces schémas inadaptés et de
l’aider à trouver des solutions alternatives; et aider le patient à modifier son comportement de
façon progressive.
Elle peut se faire sous formes de séances de relaxation ou de simulations d’interactions
sociales (Les Thérapies Comportementales et Cognitives, n.d.).
C’est la seule psychothérapie, avec la thérapie interpersonnelle, qui a prouvé scientifiquement
son efficacité dans un grand nombre de problèmes psychiques. Elle a même été reconnue
efficace dans 15 cas sur 16 dans une étude de l’INSERM (Psychothérapie, trois approches
évaluées, 2004) dans de nombreuses indications (Psychiatre Paris, 2020).
Ses avantages sont qu'elle s’articule sans problème avec la prise médicamenteuse, les prises
en charge sont courtes en durée et en nombre de séances, elle est compatible avec des prises
en charge en groupe, chez les enfants ou les couples, pragmatique, elle permet d’avoir
rapidement des résultats sur un problème précis.
Mais elle a également des inconvénients, elle implique des exercices donc une participation
active du patient entre les séances.
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Les psychothérapeutes qui exercent les TCC sont dénommés comportementalistes, (même
s’ils sont loin de ne s’intéresser qu’au comportement!), ou cognitivistes.
Selon l’INSERM, son efficacité a été prouvé sur l'agoraphobie; le trouble panique; les phobies
sociales; l'anxiété généralisée; le stress post-traumatique; le trouble obsessionnel compulsif;
les états dépressifs constitués, prévention des rechutes et des récidives des dépressions; la
schizophrénie; la personnalité borderline; les personnes alcoolodépendantes; la boulimie; les
phobies spécifiques; la personnalité évitante ; la personnalité antisociale; la schizophrénie en
décompensation aiguë; le trouble bipolaire; les troubles dépressifs d’intensité modérée chez
l’enfant et l’adolescent; les troubles anxieux de l’enfant et l’adolescent (Inserm, 2004).

7. EMDR (eye movement desensitization and reprocessing)

L’EMDR est une forme de thérapie apparu en 1987, grâce à la psychologue Francine Shapiro.
Elle a recours à la stimulation alternée grâce au mouvement oculaires, le patient se doit de
suivre les mouvements de doigts du thérapeute qui vont de droite à gauche, tout en ayant un
son constant au niveau de l’oreille droite et gauche. Elle est utilisée afin d’aider le patient à
faire face aux événements traumatiques qu’il a vécu, en se focalisant sur les séquelles que
ressent le patient, et en utilisant des outils ayant pour but de stabiliser émotionnellement le
patient. La séance est de durée variée allant entre 60 à 90 minutes (Stuckey & Nobel, 2010).
L'EMDR a démontré son efficacité dans le syndrome de stress post-traumatique (PTSD). L'un
de ses avantages est la courte durée du traitement et la fréquence peu fréquente du traitement,
ce qui est très utile pour les patients dont les symptômes sont principalement émotionnels ou
physiques et se manifestent rarement par des pensées. Elle peut être efficace très rapidement
pour des diagnostics parfois difficiles à résoudre dans d'autres pathologies (ex : deuil
complexe). Cependant, parfois la durée du traitement n'est pas aussi courte que prévu : il ne
s'agit pas d'un remède miracle, le régime est spécifique, Au cours de la psychothérapie
EMDR, des émotions parfois importantes peuvent réapparaître : apaisement (remontée
d'émotions très importantes), pour certains diagnostics, comme le trouble obsessionnel-
compulsif, l'EMDR utilise un protocole pratiquement équivalent à la TCC, qui reste encore
une référence pour ces troubles. Enfin, l'EMDR est difficile à utiliser chez les patients
déprimés (Psychiatre Paris, 2020).

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8. Hypnose

L’hypnose est considérée comme un état conscient, utilisée comme outil thérapeutique. Le
patient possède le contrôle sur ses gestes mais le thérapeute  le guide et lui demande de faire
certaines actions, cela permet au patient de prendre en considération ses propres compétences
personnelles. Elle permet, de même, à comprendre le fonctionnement inconscient de
l’humain, ce qui permet au thérapeute de comprendre d'où viennent certains
dysfonctionnements auxquels fait face le patient. Elle peut être utilisée afin de permettre au
patient d’accepter un événement traumatique (Hypnose Clinique et Thérapeutique,
Psychologue Hypnothérapeute, 2021).
Il existe plusieurs types d'hypnose en fonction de leurs applications médicales : l’hypnose (à
visée sédative, pour l'anesthésie), l'analgésie hypnotique (pour lutter contre la douleur),
l’hypnothérapie (à des fins psychothérapeutiques). . L'hypnose consiste en une suggestion
directe ou indirecte, une métaphore et des symboles. Cet état second  permet aux personnes de
changer leur façon de percevoir une situation et d'en modifier certaines perceptions, comme la
douleur ou la peur. La durée de l'hypnose peut varier de quelques minutes à près d'une heure,
selon la technique utilisée et les besoins de la personne.
"L'état d'hypnose favorise le changement. Sous hypnose, il est possible de modifier des
comportements qui ne sont pas ou plus adaptés et dépasser ses limites habituelles."  Virginie
Vialade détaille l'usage de l'hypnose pour : l'arrêt du tabac et autres addictions ; retrouver un
bon sommeil; l’amélioration de la confiance en soi; la gestion des émotions; le traitement des
phobies; le développement de sa capacité d'apprentissage; gérer les séparations, les deuils; le
recours à l'hypnothérapie est utile pour diminuer l'état anxieux ou dépressif, le stress ou la
crise de panique; et les douleurs chroniques comme les migraines, les lombalgies peuvent être
soulagées par l'hypnose. Son efficacité a été validée par l'Inserm en juin 2015 (S, 2020).

9. MBSR (Mindfulness-Based Stress Reduction et pleine conscience

La mindfulness est un état de conscience éveillé, la personne prend en considération le fait de


ressentir ce qu'il est en train de vivre dans le moment présent. Elle  met toute sa concentration
dans  la tâche qu'il est en train de faire en s'y focalisant et en y mettant toute son attention afin
qu'il ressente ce qu'il fait. Contrairement à ce que l’on peut penser, la mindfulness n’est pas un
type de relaxation ou un rituel religieux, c’est plutôt une méditation qui permet d'améliorer le

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contrôle sur les émotions et aide à créer un schéma de penser sain. C’est un programme de 8
séances, chacune dure approximativement 2 heures. Ces séances se caractérisent par un
partage d'expérience entre les participants ou l'approfondissement de certaines connaissances
par rapport à un thème précis .
De plus, cette dernière peut être utilisée dans un but médical afin d'apprendre à gérer son
stress de manière raisonnable ou de faire face au trouble de sommeil tel que l'insomnie. Ce
contrôle sur soi permet aussi de faire face à certains troubles alimentaires tel que la boulimie.
(“La Mindfulness,” n.d.). 

IV. La psychothérapie de Dieu, de Boris Cyrulnik

Livre, écrit par Boris Cyrulnik (neurologue, psychiatre, psychanalyste, écrivain et doctorant
en psychologie) intitulé la psychothérapie de Dieu (Cyrulnik, 2017) parle de la relation entre
l’Homme et Dieu. Il décrit comment se forge l'attachement du petit garçon envers Dieu,
comment les traumatismes vécus lors de la petite enfance poussent certaines personnes à
s'attacher à Dieu.
Il est prouvé, par la psychiatrie de la neuro-imagerie, que lors d’une tradition religieuse, il
arrive que la sérotonine soit sécrétée par le cerveau grâce aux bienfaits qu’elle peut procurer.
Les personnes ayant reçus une vision positive de l’amour de Dieu envers eux, qui ont été
bercés dans une atmosphère où la bonté de Dieu est présente, se verront grandir tout en étant
apaisés ; tandis que les personnes ayant grandi dans le côté ‘nocif’ de la religion, le côté qui
appuie le fait que Dieu est une puissance qui tourmente les âmes pendant des éternités,
vivront dans une contradiction et une peur qui grandit de jour en jour.
Ce livre a pour but de démontrer l’effet que l'éducation religieuse a sur le cerveau, montrant
que certaines personnes considèrent Dieu comme un tuteur de tous leur comportement, pensée
et façon d’être, tandis que d’autres considèrent Dieu comme étant une entité dictatrice qui
pousserait à refuser toute autre pensée ou croyance.
Cela ayant débuté depuis que l’être humain a commencé à communiquer à travers les
différentes langues. Depuis la naissance, le bébé reçoit énormément d’informations mais ne
peut pas transmettre, à son tour, les pensées qu’il a, contrairement aux animaux. Malgré
l’absence de langage, ces derniers peuvent communiquer à travers le langage corporel et aux
sons qu’ils peuvent emmètre.
Cette communication est la clé du rapprochement à Dieu ; lorsqu’un humain est loin de Dieu,
il ressent une foulée d’émotions, allant de l’insécurité et la peur, à la joie.

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Cela peut être comparer aux émotions que ressent une personne souffrante de bipolarité : elle
possède deux pôles, dépressif et maniaque, où elle ressent des émotions de tristesse et
d'anxiété pendant une courte période, et ainsi lors de la phase maniaque, toute ses émotions se
retrouvent multipliées. Une personne croyante ressent une peur lorsqu'elle pense que son Dieu
ne se trouve pas près d’elle, et au contraire, ses émotions oscillent au sens positif lorsqu'elle
ressent la présence de Dieu.
Le fait de croire en Dieu permet de garder le contrôle sur le corps et l'âme, cette croyance
rattache les deux et en fait une seule entité. Lorsque l’âme est prise en charge d’une bonne
manière, l’aisance se ressent au niveau du corps. Cependant, lorsque la personne est loin de
Dieu et ne cherche pas à se reprocher de ce dernier, certaines séquelles psychologiques, voire
physiques peuvent apparaître, tel que la fatigue, l’impression que l’état actuel ne va pas
s'améliorer, la tristesse, de façon continuelle.
Toute espérance de conception ne verra jamais le jour, car l'âme et le corps sont dissociés et la
seule manière de les garder unis est d’avoir des croyances pour un Créateur.

V. Le thetahealing

1. Les ondes thêta

Il y a 5 fréquences principales d’ondes cérébrales : Bêta, Alpha, Thêta, Delta et Gamma. Ces
ondes cérébrales sont en mouvement constant. Notre cerveau produit des ondes à toutes les
fréquences. Tout ce qui est fait ou dit est régulé par la fréquence des ondes cérébrales. Par
exemple, lorsque nous parlons à quelqu’un, notre esprit est en Beta. 
Les chercheurs ont alors pu observer qu'elles apparaissent en fonction de nos états
psychologiques.
Les ondes bêta sont associées à des états d'alerte et ont une fréquence de 13 hertz par seconde.
Nous les observons lors de moments importants de réflexion et/ou lorsque notre attention est
focalisée sur le monde extérieur et ce qui se passe autour de nous. 
Les ondes gamma sont des ondes d'intuition, d'apprentissage et de créativité; leur fréquence
est mesurée à 40 hertz par seconde, ce qui les positionne comme les ondes les plus rapides du
cerveau. Ils sont associés à une activité mentale intense et à une vigilance élevée, et ils
apparaissent lorsque l’individu est dans un état de concentration extrême.

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Les ondes gamma sont inaccessibles et assez rares, et se produisent dans des conditions
d'extrême tranquillité. Pour y accéder, il faut généralement d'abord faire l'expérience des
ondes Alpha. 
Les ondes alpha ont une fréquence qui oscille entre 8 et 12 hertz, et l'état interne humain est
décrit comme "éveil détendu". Au lieu de cela, l'attention du cerveau se tourne vers
l'introspection. Elles permettent de ne plus être conscients de ce qui nous entoure. 
Les ondes thêta sont d'une fréquence de 4 à 7 hertz, elles sont larges et lentes, et sont
associées à la somnolence. Souvent accompagnées d'imaginations ou de rêves, elles sont
émises par le cerveau lorsqu'une personne est dans un état méditatif profond ou à différents
stades du sommeil: juste avant de franchir le seuil du rêve, au réveil ou au moment de
s'endormir. Elles peuvent également être observées lorsque l’individu est plongé dans son
imagination, presque inconsciemment, il “rêve”, même dans des activités contemplatives,
sans s’engager dans des activités impliquant le mouvement. Il est intéressant de noter que
chez les enfants jusqu'à l'âge de 10 ans environ, une proportion dominante d'ondes thêta est
également mesurée à l'état de veille.
Les ondes deltas ont une fréquence de 0 à 4 hertz, ce sont les ondes du sommeil profond.
Les ondes thêta sont associées à l'apprentissage en période d'éveil actif, ou aux états de
somnolence, de sommeil (stade 1 et 2) et de méditation ; liées aux fonctions émotionnelles, et
conséquemment à la mémoire (Dictionnaire de psychologie, 2017). Thêta est l'onde cérébrale
à partir de laquelle on peut tout créer, et changer la réalité instantanément. De ce fait, l'état
Thêta est l’état d’une relaxation très profonde; elle est utilisée en hypnose et pendant le
sommeil paradoxal. Les ondes cérébrales sont ralenties à une fréquence de 4 à 7 cycles par
seconde (Mode de Fonctionnement, Les Ondes, n.d.).
Pour cette raison, les gens peuvent méditer consécutivement pendant des heures et atteindre
cet état, pour pouvoir accéder au calme parfait absolu. Les ondes cérébrales thêta peuvent être
considérées comme le subconscient; elles gouvernent la part de notre esprit qui lie le
conscient et l’inconscient et qui retient les souvenirs et les sentiments, les émotions.
Également, elles dirigent les croyances et le comportement.

2. Le concept du thetahealing

Le thetahealing est un processus de méditation qui amène des guérisons physiques,


psychologiques et spirituelles grâce à une prière centrée et au pouvoir de l'intention. Le
patient prend conscience de la façon dont il se fait du mal, de son dysfonctionnement, de ses

40
croyances limitantes, à l’aide de son thérapeute et va donc pouvoir petit à petit s’en détacher.
Cette technique apprend à connecter le soi conscient et inconscient dans le but d’acquérir une
meilleure qualité de vie en alignant les pensées et les désirs avec l’expérience de vie.
Quelquefois une seule session suffit, d’autres fois il faut plusieurs séances pour libérer des
schémas. Cela dépend des personnes et du sujet à libérer. 

Le thetahealing aborde l’être humain sur 4 niveaux de croyances, les croyances centrales qui
concernent la vie actuelle de la personne, elles sont principalement issues de l’enfance,
période pendant laquelle l'enfant emmagasine les informations qui lui parviennent pour
construire sa réalité et sa représentation du monde. Entre 0 et 7 ans, le cerveau fonctionne en
onde Delta ou Thêta, chaque évènement, chaque parole est enregistrée de manière
inconsciente; les croyances génétiques qui concernent les programmes hérités des ancêtres de
la personne, inscrits dans l’ADN; les croyances historiques qui s'agit des expériences de vies
passées ou des mémoires de conscience collective; et les croyances d'âme, c’est ce que l’âme
de la personne a «choisi» de vivre, d’expérimenter. Elles sont inscrites à un niveau très
profond (Agnes, n.d.).
Les principes de base du thetahealing sont le pouvoir des mots et des pensées sur les actions,
les expériences et la vie; les ondes cérébrales qui nous permettent de d'être présent ou absent,
conscient ou inconscient; le sens psychiques des maux et les chakras, ces derniers sont des
points du corps où se concentrent l'énergie vitale; la cocréation, qui est un principe où l’être
n’est pas acteur ou figurant dans sa vie, mais le réalisateur; le pouvoir de l’observation et du
témoignage, en visualisant et en acceptant la guérison, elle est permise de faire son apparition
puisque le conscient, l’inconscient et le corps sont prêts à l’accueillir; le creusage qui équivaut
à une communication intelligente avec des questions intelligentes qui permettent au patient de
prendre conscience lui-même de ce qui ne va pas et de comment il pourrait le résoudre; enfin,
la source, qui est le pilier du thetahealing, il est impératif de croire en une source créatrice,
peu importe la religion ou les croyances, tout doit venir de quelque part, c’est donc la foi
(Alami, 2016).

3. Origine

En 1995, Vianna Stibal, mère de trois enfants, a appris qu'elle était atteinte d'une maladie très
grave, un cancer du fémur. Après s'être tournée en vain vers la médecine traditionnelle et
alternative, elle a décidé de s'appuyer sur une technique simple qu'elle utilise intuitivement.
Émerveillée par la guérison instantanée qui s'ensuit, elle décide de l'appliquer à ceux qui la

41
recherchent et voient des résultats positifs chez chacun d'eux. Elle développe ses habiletés
intuitives par la pratique, et a commencé à être témoin de guérisons instantanées sur ses
clients. Vianna Stibal a, dès lors, continué d’explorer cette voie et développé une merveilleuse
technique de Travail sur les croyances et les émotions pour se libérer des blocages qui
empêchent les guérisons. C'est ainsi qu'elle a développé le thetahealing, une technologie
extraordinaire qui fonctionne à la fois physiquement et psychologiquement en exploitant les
fréquences des ondes cérébrales thêta. Depuis, elle s'est engagée à diffuser son paradigme
thérapeutique dans le monde entier; elle en fait profiter le plus grand nombre en formant des
praticiens et des instructeurs.
Aujourd'hui, on trouve plus de 300 000 thetahealers dans le monde dont 8000 enseignants, qui
œuvrent dans plus de 152 pays. Ces derniers ont tous été formés par Vianna Stibal (Stibal,
n.d.).
4. Les champs d’actions

Les champs d’actions du thetahealing sont vastes, et dépendent pour la plupart des croyances
et des religions.
D’après ses praticiens, le thetahealing, pourrait traiter (Stibal, 2013):
- L’harmonisation des Chakras : le corps humain est traversé par une énergie, également
appelée “prana” ou “qi”, qui crée un champ énergétique, ou une “aura”, autour de
notre corps. Pour avoir une image concrète, les chakras sont comme des fenêtres qui
créent un lien entre le corps physique et énergétique. Chaque chakra représente un
maillon de la chaîne énergétique, si l’un fait défaut, c’est l’harmonie énergétique qui
est cassée (Johari, 2000);
- Les anges Gardiens peuvent être consultés. Ils servent à protéger et à guider (Faure,
2001), en général c’est pour leurs poser des questions sur la vie actuelle, la vie future
ou tout simplement sur des actions;
- Un exercice sur les fragments d'âmes, l'énergie de l’essence d’un individu qui a pu être
prise, ou l'énergie de notre essence qui a pu être donnée à quelqu'un. Les échanges
peuvent être positifs ou négatifs. Dans les deux cas, ils peuvent atténuer la psyché
(Coblence, 2010). Cela explique pourquoi on continue de penser à une personne
pendant des années sans pouvoir se séparer d’elle sainement. C’est un exercice de
récupération de ses fragments d'âmes et de l’envoi des fragments d'âmes de l’autre;
- La manifestation, qui est une procédure qui consiste à écarter les croyances qui
pourraient empêcher la manifestation. Elle se fait par la visualisation, des sentiments
42
et des détails. Bien sûr il faut poser des objectifs atteignables et croire que tout est
possible;
- Lire le futur, dans le sens où il change constamment suivant les choix qui sont faits,
seul le voyage est défini lors de cet exercice, et non la destination;
- La modification de l’ADN (Lipton, 2018), ici, sont possibles l’activation des
chromosomes de jeunesse et de vitalité, le changement des programmes génétiques de
vieillissement, et la réparation de la partie physique d’un gène. Ce dernier possède des
enregistrements qui influencent nos souvenirs, nos sentiments, qui à leurs tours,
affectent différentes parties de notre corps responsables de son fonctionnement.
Certains font l'expérience d’un nettoyage, d’une période de détoxification, de
purification;
- Le travail sur les émotions et les sentiments : certaines personnes n’ont jamais ressenti
ou fait l'expérience de certains sentiments ou émotions dans leur vie. Le thetahealeur,
là, installe des programmes de sentiments et d’émotions que le patient choisit de
ressentir. C’est aussi un travail à faire avant la manifestation, si besoin;
- Le travail sur le bébé dans l’utérus, dès le moment de la conception, nous sommes
conscients de tout ce qu’il se passe autour de nous. C’est donc un processus de
guérison qui peut supprimer tous les programmes et les blessures installées;
- Exercice avec les ancêtres, un patient peut vouloir parler à une personne décédée, il
peut avoir des pensées non résolues en lien avec cette personne. Le thetahealeur
devient l'intermédiaire;
- Le chant du cœur qui est conçu pour libérer la tristesse et la colère du passé et du
présent avec une tonalité qui vient du cœur, dans une vibration continue (Fritz, 2009).
Il peut retirer les influences négatives qui sont stockées dans chaque organe;
- Une guérison de l’âme brisée, en partant du principe que chacun a un vécu, un passé et
des souffrances, cet exercice concerne ceux qui sont passés par le chagrin au-delà du
chagrin. Le thetahealeur est capable de le reconnaître lors d’une session, il y intègre la
guérison de l'âme du patient;
- Enfin les maladies et la psychosomatisation (Stibal, 2010). Chaque système de
l’anatomie a son propre fonctionnement, le patient peut partir d’une douleur physique
ou d’une maladie pour découvrir les croyances qui les attirent.

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5. Le déroulement d’une séance

Tout d'abord, le praticien fait une induction au le patient de manière courte et efficace pour
atteindre l’onde Thêta et se connecter à l'énergie de création.
Une lecture intuitive du corps est faite par le thetahealer.
Il y a ensuite une discussion sur la situation que le patient souhaite changer, se libérer ou dont
il souhaite guérir. Il s'agit de la période de creusage.
Ensemble, ils déterminent l'origine de la problématique, les bénéfices retirés, les leçons
apportées et les vertus développées. Là, le patient prend énormément conscience.
En connexion avec son énergie, le praticien valide certaines informations afin d'approfondir la
discussion et de bien détecter les programmes ancrés.
Ensuite, avec le consentement du participant, le thérapeute ‘commande les transformations’
souhaitées et le téléchargement de sentiments nécessaires dans le contexte.
En séance, un test musculaire permet de cibler les points problématiques au niveau base (lobe
frontale), génétique, historique et âme, puis de valider que les transformations ont été
effectuées. 
Et pour finir, le praticien procède à une séparation énergétique.
Le test musculaire agit comme un lien, un décodeur, entre l'inconfort que nous ressentons et le
message que l'âme nous envoie. Les tests musculaires s'appuient sur la kinésiologie ou la
science de l'exercice. 
La kinésiologie (Levesque, n.d.) se définit comme une approche globale appartenant à la
bioénergétique, qui s'intéresse à la circulation de l'énergie dans le corps. Notre force vitale,
notre énergie vitale, est distribuée dans tout notre corps à travers un réseau de lignes
énergétiques appelées méridiens. L'énergie circule dans les branches comme un courant
électrique. L'existence de ces circuits énergétiques est étayée par de nombreuses études
scientifiques confirmant la MTC. Il existe 12 méridiens majeurs dans le corps humain.
Chaque méridien porte le nom de l'organe avec lequel il résonne.
Le chiropraticien Dr. Goodhart a montré que les méridiens sont reliés à certains muscles du
corps. Grâce à des tests musculaires, il a également démontré que chacun de ces 12 méridiens
majeurs associés à des émotions spécifiques peut être lu par perte ou gain d'énergie. Certaines
émotions négatives peuvent affaiblir certains méridiens.
En thetahealing, le test musculaire est de tester les croyances et les programmes des patients,
et de savoir à quel niveau ils sont présents (Stibal, 2020). Cela permet, à la fois au praticien et

44
au client, de tester une réaction à des stimulis, soit la gratification visuelle que le programme
ou la croyance existe et qu’il a bien été changé.
Il y a deux tests musculaires, celui qui se fait à deux et celui qui se fait seul. 
Lors du test musculaire à deux, le patient crée un cercle avec son pouce et son index, et les
tient serrés. Pour vérifier le fonctionnement, le praticien vérifie que les doigts se séparent
lorsque le patient prononce ‘non’, et que les doigts restent très serrés lorsqu’il dit ‘oui’, les
yeux fermés. Le client énonce un programme lié à une croyance et laisse le praticien tirer sur
ses doigts pour les écarter. Une réponse, positive ou négative, est obtenue.
Lors du test musculaire qui se pratique seul, le patient se tient debout face au Nord, et
prononce ‘oui’, le corps devrait se pencher en avant pour confirmer une réponse positive, pour
le ‘non’, le corps devrait se pencher en arrière, pour indiquer une réponse négative.
Si les tests ne fonctionnent pas, le patient est probablement déshydraté.

6. La science et le thetahealing

Les neuroscientifiques ont montré que les processus neuronaux dans le cerveau sont
étroitement liés aux états mentaux vécus consciemment et que les processus inconscients
précèdent les processus conscients à certains égards.
L'esprit et la conscience font partie du monde naturel, ne peuvent pas transcender le monde
naturel et sont donc le résultat de l'évolution du système nerveux, qui peut être la découverte
la plus importante des neurosciences modernes. L'énorme capacité d'adaptation et
d'apprentissage du cerveau est peut-être la découverte la plus impressionnante de la recherche
en neurosciences.

Le cerveau a la capacité de s'adapter spontanément aux fréquences puis de générer


naturellement ses propres fréquences qui correspondent aux impulsions précédentes. En
relaxation profonde, la respiration devient plus lente et plus régulière, les muscles se
détendent. En calmant et en équilibrant les ondes cérébrales, l’attention et la concentration
sont améliorées et le cerveau est préparé de manière optimale pour l'apprentissage. En
stimulant les hémisphères cérébraux à travailler ensemble, même les tâches difficiles peuvent
être facilement comprises.

Dans les années 1960, Robert Monroe (USA) a développé la théorie de la réponse dite FFR
(frequency-following response), qui stipule que le cerveau humain suit un stimulus acoustique
ou optique prolongé et commence finalement à osciller dans le modèle d'onde électrique de

45
cette même fréquence. Selon l'anthropologue Michael Harner, les scientifiques qui étudient
les rituels chamaniques ont constaté que les fréquences thêta induites par les battements de
tambour prédominent pendant l'initiation. Cela signifie que les fréquences du cerveau
changent lorsqu'un son, par exemple avec un tambour, est produit à une fréquence très
spécifique, amené à un rythme et ensuite répété continuellement. Cela se produit également
avec les impulsions lumineuses qui frappent l'œil à une fréquence fixe. 

Une étude des ondes cérébrales de guérisseurs du monde entier a conduit à une découverte
remarquable. Tous les guérisseurs présentaient le même schéma cérébral lorsqu'ils entraient
dans une "conscience altérée" pendant une "guérison". Quelle que soit la société dans laquelle
ils vivaient, les rites auxquels ils croyaient, la technique de guérison qu'ils utilisaient, tous les
guérisseurs étudiés présentaient un schéma cérébral de 7,8 à 8 Hz pendant la guérison. Le
physicien nucléaire Robert Beck est parvenu à cette conclusion étonnante après des
recherches approfondies, qu'il a menées de 1969 à 1988. Il a publié les résultats de ses
recherches dans la revue scientifique "Archeus", vol. 4. Lors d'investigations plus poussées, le
Dr Beck a découvert que les ondes cérébrales de tous ces médiums et guérisseurs sont
synchronisées avec celles de la terre, tant au niveau de la fréquence que de leurs phases
(fréquence Schumann). Les ondes thêta peuvent être mesurées lorsque nous sommes en
méditation profonde, par exemple pendant certains exercices de yoga et de zen, le training
autogène ou d'autres techniques mentales.

Si les ondes thêta sont produites régulièrement sur une longue période (Mode de
Fonctionnement, Les Ondes, n.d.), l'équilibre idéal entre les systèmes nerveux
parasympathique et sympathique est établi. En particulier, la fréquence thêta de 7,83 Hz
(fréquence Schumann) est une fréquence importante dans notre environnement naturel et
favorise la régénération de notre corps.

7. Les bienfaits du thetahealing

Le thetahealing change les perceptions qui causent problèmes. Cette technique peut
transformer le corps, la pensée et l'esprit. Cela apporte un équilibre et une meilleure
connexion avec soi-même, ce qui conduit à un sentiment de bien-être. Rétablir une connexion
primordiale avec notre corps et notre esprit, avec les autres et avec le Créateur s'est avéré
positif. Il a été remarqué que des progrès spontanés se produisent, que l'amour s'épanouit, que
les affaires deviennent rentables et, finalement, que la joie l'emporte (“Thetahealing,” n.d.).

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Grâce au thetahealing, il est remarqué (“Les Bienfaits Du ThetaHealing,” n.d.) :

- Une diminution du stress, cette onde cérébrale est émise à une très basse fréquence, là
où l’esprit conscient rencontre l’inconscient. L’état cérébral à ce moment précis est
semblable à l’hypnose;
- Une relaxation physique et une clarté mentale, l’onde thêta permet aussi au corps de
relâcher ses tensions : celles qui, par exemple, bloquent le dos, serrent la poitrine ou
atteignent la peau. Les réactions du corps aux stimulis environnementaux sont ainsi en
grande partie réduites. L’esprit fonctionne plus clairement, avec moins de résistance
physique;
- Un soulagement de douleur et guérison physique, si l’état thêta améliore les fonctions
et les capacités de l’esprit, il offre aussi des pistes concrètes pour la guérison du corps.
Car lorsque les ondes cérébrales ralentissent, les douleurs physiques peuvent être
soulagées et traitées. C’est pour toutes ces raisons que les capacités de cette technique
peuvent aider à soulager la douleur de très nombreuses maladies, graves ou
chroniques;
- Une libération des blocages enfouis. Le Thetahealing apprend à identifier ces
blocages, conscients ou enfouis et à les libérer. Les scientifiques parlent de la plasticité
du cerveau, mais l’esprit, lui aussi, est malléable;
- Un QI augmenté (Dupont, 1998). Le quotient intellectuel (QI) mesure la capacité du
cerveau à comprendre, à apprendre et résoudre rapidement un problème. Avec la
méditation profonde possible grâce à l’état Thêta, le QI d’un pratiquant s’améliore;
- Une connexion des hémisphères cérébraux, chaque hémisphère a des buts différents.
Le cerveau gauche est celui de la rationalité, de la logique. Le cerveau droit est celui
de l’imagination, de la créativité. Une grande partie des dissonances de la vie
quotidienne est le résultat d’un défaut de communication entre ces deux moitiés. L’état
thêta permet de les synchroniser et ainsi, d’atteindre une aptitude de compréhension
supérieure, d’être plus intuitif;
- Une amélioration de la mémoire et de la créativité, la méditation thêta génère un état
de calme mental, de clarté de l’esprit et de connexion avec soi-même : la mémoire est
plus lisible et plus facilement accessible et la créativité et l’imagination peuvent
s’épanouir.

47
VI. Méthodologie et matériel de la recherche

1. Type d’étude

L'utilité de notre recherche est de lever le voile sur une nouvelle forme de thérapie alternative,
qui se base sur la foi, dont on entend de plus en plus parler au Maroc, afin de diversifier les
formes de thérapies et de lier la psychologie à la spiritualité. Cette dernière est un phénomène
très important dans notre pays, et la plupart des marocains se basent sur les concepts religieux
et spirituels. 

L’objectif principal de cette étude est d’établir et de vérifier l’efficience du thetahealing sur
l’anxiété et le stress, au vu de l’insuffisance des recherches à ce sujet. 

Questionnements autour de cette problématique sont:

 Est-ce que le thetahealing est une thérapie qui perdure ?

 Est-ce que le marocain serait ouvert à ce type de thérapie ?

L’hypothèse générale est que la méditation par ondes thêta diminuerait les symptômes de
l’anxiété et du stress. 

Pour ce faire, nous avons optés pour une étude transversale qualitative et exploratoire.

L’analyse transversale se caractérise par la reconnaissance d’une population dans sa globalité


à un instant T précis. Cela aboutit à une coupe transversale de la population ciblée et est
souvent utilisé afin de quantifier la morbidité d'une pathologie dans une période précise dans
le temps. Le but étant surtout le recueil de données afin d'en interpréter les résultats, que ce
soit des résultats verbaux ou écrits.

Couramment utilisée en sciences sociales, la recherche qualitative utilise des normes et des
tests ou des listes d’évaluations pour collecter des données et des informations avec des
méthodes statistiques, des informations générales, et la collecte et la transcription des
informations sont plus rapides et plus faciles

Finalement, la recherche exploratoire est celle qui nous convenait le mieux parce qu’elle
aborde les phénomènes nouveaux, ici la nouvelle thérapie alternative, et nous permet d’en

48
obtenir le plus d’informations possible sur ses aspects par de la documentation et/ou des
entretiens ou questionnaires administrés à un petit échantillon.

2. Population

Nous avons procédé à un échantillonnage non-probabiliste volontaire. L’instrument utilisé, un


questionnaire directif créé, a été partagé à travers les réseaux sociaux (Instagram et
WhatsApp), et demande une participation volontaire.

Les critères d’inclusions sont : marocain ; à partir de 12 ans ; sujet anxieux et/ou stressé ;
intérêt pour les thérapies.

Les critères d’exclusions sont : fermeture aux thérapies énergétiques ; étrangers.

3. Instrument utilisé

Nous avons administré, à notre échantillon, un questionnaire directif créé (cf. Annexe), ne
comportant que deux questions socio-démographiques (âge et sexe), et des questions pouvant
aboutir à notre étude exploratoire. 

Il a été partagé en 3 parties, la première avec 3 questions communes, et la réponse de la 3ème


dirigeait le répondeur au questionnaire qui le concernait (partie 2 ou partie 3). 

 La partie 1 comporte 3 questions fermées, dans la première (Oui/Non), le répondeur


reconnaissait ou non un lien entre le corps/esprit et la spiritualité; dans la deuxième
(propositions), il définit la spiritualité en classant, sur une échelle de Likert sur allant
de 1 à 10, par ordre de pertinence les définitions proposés, dans la troisième
(Oui/Non), nous lui demandons s’il connaît le thetahealing. 
 La partie 2 s’adresse à ceux qui connaissent le thetahealing. Elle comporte 13
questions, une ouverte qui demande de définir le thetahealing, et 12 fermées,
concernant la perception du thetahealing (propositions); l’expérience thetahealing:
nombre de séances (propositions), raisons des séances (propositions), résultats
(Oui/Non), duré des résultats (propositions), avantages (propositions), inconvénients
(propositions), et recommandation (Oui/Non); l’expérience dans d’autres thérapies:
thérapies faites à cochés (propositions) et cotation de ces thérapies, sur une échelle de
Likert allant de 1 à 10, en plus d’un “Jamais” (propositions).

49
 La partie 3 s'adresse à ceux qui ne connaissent pas le thetahealing. Elle comporte 6
questions fermées, concernant l’envie d’essayer cette thérapie, après que nous l’ayons
définit (Oui/Non), les raisons qui pourraient être abordées lors de cette expérience
(propositions), la perception du thetahealing (propositions), et recommandation
(Oui/Non); l’expérience dans d’autres thérapies: thérapies faites à cochés
(propositions) et cotation de ces thérapies, sur une échelle de Likert allant de 1 à 10,
en plus d’un “Jamais” (propositions).

Le but étant d’avoir une idée sur la perception, de tous les participants, de cette thérapie, un
avis de ceux qui la connaissent déjà, l’abord, positif ou négatif, de cette nouvelle technique de
ceux qui ne la connaissaient pas, et principalement les effets de cette thérapies sur l’anxiété et
le stress.

4. Procédure de passation

Nous avons privilégié Google Forms, pour la passation du questionnaire directif, parce que la
population visée n’est pas dans un seul lieu, et le mode de transmission a été fait sur les
réseaux sociaux (Instagram et WhatsApp). 
Au début du questionnaire, nous avons mis une introduction qui engageait le participant, tout
en le rassurant sur la confidentialité des données et l’anonymat des réponses. 
“Je vous remercie par avance de votre participation et du temps accordé à ce travail de
recherche.
L’objectif de ce questionnaire est de déterminer l’efficience du thetahealing sur l’anxiété et le
stress, à travers une étude exploratoire. 
Votre participation, anonyme, à cette étude est volontaire et ne prendra pas plus de 10
minutes.
Vos réponses demeureront confidentielles et ne seront utilisées que pour les fins de cette
enquête.
Si vous décidez de participer à cette étude, vous êtes priés de prendre votre temps pour
remplir ce questionnaire en fournissant les réponses les plus honnêtes possibles. Il n'y a en
effet ni bonne ni mauvaise réponse. C'est votre propre opinion qui nous est précieuse.
Vos données resteront confidentielles et ne serviront que pour la communication des résultats
de l'instrument utilisé ci-dessous, dans le cadre de ma recherche.”
Google Forms est un outil qui nous a permis d’adapter le questionnaire en fonction des
réponses et du profil du participant, et de faciliter la collecte des données, en traitant
50
instantanément les informations et en donnant l'accès à des graphiques représentatifs pour
chaque réponse. De plus, c’est une plateforme accessible de tous les appareils, d’une
utilisation simple.

VII. Résultats

Nous avons pu recueillir 78 réponses au questionnaire directif.

 Questions socio-démographique:

Question 1:

Figure 1: Répartition des participants selon l'âge.

Sur les 78 individus, 33 (42,3 %) ont entre 17 et 25 ans; 17 (21,8 %) ont entre 26 et 35 ans; 13
(16,7 %) ont entre 46 et 55 ans; 8 (10,33 %) ont entre 36 et 45 ans; 6 (7,7 %) ont plus de 55
ans et 1(1,3 %) a entre 12 et 16 ans.

51
Question 2:

Figure 2: Répartition des participants selon leur sexe.

La majorité des répondants sont des femmes, avec 80,8 % (63). Les 19,2 % sont des hommes,
soit 15. 

 Partie 1 

Question 1:

Figure 3: Répartition des participants en fonction de leur lien avec la spiritualité.

Seulement 10 individus ne ressentent pas de lien entre leurs corps/esprits et la spiritualité. 


87,2 % ressentent ce lien.

52
Question 2:
Définissez la spiritualité, par ordre de pertinence, selon vous.

Figure 4: Notation par définition.

Selon les graphiques, nous avons résumé en un tableau les notes attribuées, en moyenne par
définition, par notre échantillon complet, qui est de 78 individus.

Définitions Note
proposées moyenne

Qualité de ce qui est esprit, de ce qui est dégagé de toute matérialité. 3,5

Ce qui concerne la doctrine ou la vie centrée sur Dieu et les choses 3,4
spirituelles.

Manière symbolique, idéaliste de représenter les choses. 3,5

Qui concerne la vie de l'âme, le mysticisme religieux. 3,5

Qualité de ce qui éveille à l'esprit, de ce qui peut être porteur de vie 3,9
spirituelle.

Forme particulière que prennent ces principes et ces règles selon les écoles 3,2
théologiques, les institutions religieuses, les peuples.

C'est ce qui nous dépasse, qui est plus grand que nous et dont nous avons 4
besoin.

Un monde au-delà du physique. 4,3

Un moment de bien-être, de rencontre avec soi. 4,4

Tableau 1: Note moyenne par définition.

53
Question 3:

Figure 5: Répartition des participants selon leur connaissance du thetahealing.

Seulement 29 personnes connaissent la technique alternative qui nous intéresse, et cette part
ne représente que 37,2 % de notre échantillon. 

 Partie 2:
29 personnes ont été dirigées vers cette partie, parce qu'elles connaissent le thetahealing.

Question 1:
Qu'est-ce que le thetahealing pour vous ?

Guérison du corps spirituel

C'est une thérapie qui permet le soulagement des douleurs physique et mental et de la
diminution du stresse

C’est une forme de thérapie qui se focalise sur les ondes thêta en se basant entre le lien
entre l’esprit et le corps

Une méthode de guérison.

Guérison à l’aide des énergies

54
La guérison grâce à la spiritualité
La méditation et la rencontre avec Dieu quand le cerveau est en onde thêta

une sorte de méditation

C’est une méthode pour se connecter à l’essentiel donc à Dieu

Une session dans laquelle on guérit l'esprit pour se débarrasser des croyances limitantes.

Technique de guérison du corps et de l'esprit

Thérapie à travers l'énergie divine quand le patient est en mode thêta

Vivre connecté au Grand TOUT à l’énergie créatrice dans la pratique et dans la


Philosophie
Créer des connexions neuronales pour stimuler et éveiller la
Partie divine en Soi

Une voie de guérison et de transcendance

Une méthode de guérison et changement des croyances

Thérapie énergétique

Un soin à travers les énergies

C’est une magie

Une manière de guérison

Une méthode de développement d'esprit pour atteindre nos objectifs

C’est une méthode de guérison par son énergie

55
Une réconciliation avec le subconscient
Guérison avec les énergies
Une thérapie par l'énergie

La guérison à travers l’onde thêta

Une pratique énergétique thérapeutique

On fait appel au subconscient

Paix avec soi

Un travail sur les croyances qu’on peut avoir

Nous en avons retenus plusieurs mots principaux, comme indiqué dans le tableau ci-dessous,
avec leurs nombres de répétitions: 

Mots-clés Répétitions

Énergie (l’énergie, énergétique) 14

Guérison (guérit) 12

Croyances, Dieu, spirituel 8

Méthode, technique 6

Thérapie (thérapeutique) 5

Pratique 2

Méditation 2

Philosophie 1
Tableau 2: Nombre de répétitions des mots-clés.

56
Question 2:

Figure 6: Répartition des participants selon leurs expériences en thetahealing.

Sur 29 individus, 21 ont déjà eu une ou plusieurs expériences thetahealing, soit 72,4 %, et 8
n’en ont pas eu, soit 27,6 %.

Question 3:

Figure 7: Répartition des participants selon le nombre de séance thetahealing.

En écartant les 27,6 %, qui représentent ceux qui n’ont jamais eu d'expériences, 5 personnes
ont fait seulement une séance, soit 17,2 %; 6 personnes en ont fait entre 2 et 4 séances, soit
20,7 %; 4 personnes en ont fait entre 4 et 6 séances, soit 13,8 %; et 6 en ont fait 10 ou plus,

57
soit 20,7 %. Nous notons qu’il n’y a aucune réponse en ce qui concerne la tranche 6-10
séances. 

Question4 :

Figure 8: Taux des raisons pour lesquelles les participants ont consultés.

Nous avons eu: 8 réponses pour ‘retrouver l’estime de soi / la confiance en soi’, soit 27,6 %;
7 réponses pour l’arrêt de la douleur et/ou les tensions physiques, soit 24,1 %;
13 réponses pour la lutte contre le stress et l’anxiété, soit 44,8 %; 
8 réponses pour ‘faire un travail sur la gestion des émotions fortes’, soit 27,6 %;
3 réponses pour ‘faire face à des pertes de repère de vie’, soit 10,3 %;
10 réponses pour la recherche de développement / ressourcement personnel, soit 34,5 %;
7 réponses pour des réponses à des questions sur le chemin de vie, soit 24,1 %;
7 réponses ‘je n'ai jamais’, soit 24,1 %.

Question 5:

58
Figure 9: Répartition des participants selon les résultats obtenus.

9 personnes affirment n’avoir jamais eu d'expérience thetahealing, 17 ont répondu avoir


ressentis des résultats immédiatement, soit 58,6 %, plus de la moitié; et seulement 3 n’en ont
pas ressentis dans l'immédiateté, ils représentent 10,3 %.

Question 6:

Figure 10: Taux des résultats obtenus selon le court ou long terme.

Sur cette question, nous avons 11 personnes, 55 %, qui ont répondu que les effets, résultats
immédiats, durent sur le long terme et 9 personnes, 45 %, qui ont répondu qu’ils duraient sur
le court terme. Ce sont des résultats assez proches.

Question 7: 

Figure 11: Taux du nombre de séances effectuées pour obtenir des résultats.

5 personnes ont vu des résultats au bout de la première séance, soit 31,3 %; 9 personnes ont
vu des résultats entre 2 et 4 séances, soit 56,3 %; 1 personne a vu des résultats entre 4 et 6
séances, soit 6,3 %; et seulement 1 a dû en faire 10 ou plus pour pouvoir ressentir des

59
résultats, soit 6,3 %. Nous remarquons qu’il n’y a aucune réponse en ce qui concerne la
tranche 6-10 séances. 
Question 8:

Figure 12: Taux des avantages du thetahealing.

Nous avons eu 22 réponses pour ‘diminution du stress et/ou de l'anxiété’, soit 75,9 %; 
15 réponses pour la relaxation physique et la clarté mentale, soit 51,7 %;
11 réponses pour le soulagement de douleur et la guérison physique, soit 37,9 %;
20 réponses pour la libération de blocages enfouis, soit 69 %;
4 réponses pour l’amélioration de la mémoire et de la créativité, soit 13,8 %;
11 réponses pour le renforcement de l'estime de soi, soit 37,9 %;
17 réponses pour la meilleure gestion des émotions, soit 58,6 %;
1 réponse pour l’apaisement et le lâcher prise, soit 3,4 %;
Enfin, 1 réponse pour la prise de conscience, soit 3,4 %.

Question 9:

Figure 13: Taux des inconvénients du thetahealing.

60
Nous avons eu 9 réponses pour les perturbations sur le plan physique et/ou émotionnel, dans
les heures et jours qui suivent, soit 31 %;
13 réponses pour la fatigue, soit 44,8 %;
14 réponses pour les remontées d’émotions, soit 48,3 %;
4 réponses pour la migraine, soit 13,8 %;
5 réponses pour le manque de fondements concrets, soit 17,2 %;
9 réponses pour ‘pousse aux questionnements sans issus’, soit 31 %;
4 réponses pour la perte de repères, soit 13,8 %;
Et 1 pour ‘je n’ai jamais’, soit 3,4 %.

Question 10:

Figure 14: Taux des perceptions du thetahealing.

Nous avons eu 25 réponses pour ‘une thérapie’, soit 86,2 %;


10 réponses pour ‘un mouvement spirituel’, soit 34,5 %;
19 réponses pour ‘une technique / un exercice de développement personnel’, soit 65,5 %;
1 réponse pour ‘un centre d'intérêt’, soit 33,4 %; 
Et 7 réponses pour ‘une forme de croyance’, soit 24,1 %.

61
Question 11:

Figure 15: Taux des thérapies déjà effectuées par les participants.

Nous avons eu 2 réponses pour la psychanalyse, soit 6,9 %;


7 réponses pour la thérapie humaniste, soit 24,1 %;
3 réponses pour la thérapie systémique, soit 10,3 %;
4 pour la thérapie artistique, soit 13,8 %;
2 pour la psychothérapie interpersonnelle, soit 6,9 %;
4 pour la thérapie cognitivo-comportementale, soit 13,8 %;
2 pour l’EMDR, soit 6,9 %;
14 pour l’Hypnose, soit 48,3 %;
1 pour le Mindfulness et la pleine conscience. 
12 personnes sur 29 n’ont jamais eu recours à d’autres thérapies, soit 41,4 %.

Question 12:
À combien noteriez-vous, sur une échelle de 1 à 10, l’efficacité des thérapies déjà réalisées ?

Figure 16: Notation des thérapies déjà réalisées par les participants.

Selon les graphiques, voici sur le tableau ci-dessous, chaque psychothérapie avec son nombre
de réponses et sa note moyenne attribuées par notre échantillon:

62
Psychothérapies Nombre  Note moyenne 

Psychanalyse 20 2,05

Thérapie humaniste 23 2,8

Thérapie systémique 21 2,6

Thérapie artistique 23 2,9

Psychothérapie interpersonnelle 21 2,9

Thérapie cognitivo-comportementale 23 3,4

EMDR 21 2,3

Hypnose 23 3,8

Mindfulness et pleine conscience 21 2,6


Tableau 3: Note moyenne par thérapie selon les participants qui connaissent le thetahealing.

Question 13:

Figure 17: Répartition des participants prêts à recommander le thetahealing.

100 % de notre échantillon qui connait le thetahealing, ayant essayé ou non cette technique, la
recommanderait à ses proches.

63
 Partie 3:
49 personnes ont été dirigées vers cette partie du questionnaire, parce qu’elles ne
connaissaient pas le thetahealing.

Question 1:
‘Le thetahealing appartient aux approches thérapeutiques dites énergétiques. C'est une
technique qui exploite les ondes cérébrales thêta et s'appuie sur les croyances et la
spiritualité.  Les séances de thetahealing peuvent permettre de dépasser certaines situations
jusque-là bloquées ou difficiles, et d’aller vers un mieux-être. À la lecture de ces quelques
lignes, si vous aviez l'opportunité de découvrir une séance de thetahealing, seriez-vous partant
?’

Figure 18: Répartition des participants, ne connaissant pas le thetahealing, selon leur ouverture à cette technique.

Après avoir apporté la définition du thetahealing à l'échantillon, nous avons 4 personnes


(8,2 %) réticentes à l’idée de découvrir cette technique, et 45 partants (91,8 %).

Question 2: 

Figure 19: Taux des raisons pour lesquelles les participants pourraient consulter.

Nous avons : 14 réponses pour ‘retrouver l’estime de soi / la confiance en soi’, soit 28,6 %;

64
13 réponses pour l’arrêt de la douleur et/ou les tensions physiques, soit 26,5 %;
37 réponses pour la lutte contre le stress et l’anxiété, soit 75,5 %; 
26 réponses pour ‘faire un travail sur la gestion des émotions fortes’, soit 53,1 %;
11 réponses pour ‘faire face à des pertes de repère de vie’, soit 11 %;
24 réponses pour la recherche de développement / ressourcement personnel, soit 49 %;
Et 18 réponses pour des réponses à des questions sur le chemin de vie, soit 36,7 %.

Question 3:

Figure 20: Taux des perceptions du thetahealing.

Nous avons eu 35 réponses pour ‘une thérapie’, soit 71,4 %;


16 réponses pour ‘un mouvement spirituel’, soit 32,7 %;
34 réponses pour ‘une technique / un exercice de développement personnel’, soit 69,4 %;
2 réponses pour ‘un centre d'intérêt’, soit 4,1 %; 
Et 4 réponses pour ‘une forme de croyance’, soit 8,2 %.

Question 4:

Figure 21: Taux des thérapies déjà effectuées par les participants.

65
Nous avons eu 8 réponses pour la psychanalyse, soit 16,3 %;
8 réponses pour la thérapie humaniste, soit 16,3 %;
1 réponses pour la thérapie systémique, soit 2 %;
3 pour la thérapie artistique, soit 6,1 %;
2 pour la psychothérapie interpersonnelle, soit 4,1 %;
3 pour la thérapie cognitivo-comportementale, soit 6,1 %;
2 pour l’EMDR, soit 4,1 %;
5 pour l’Hypnose, soit 10,2 %;
2 pour le Mindfulness et la pleine conscience, soit 4,1 %. 
29 personnes sur 49 n’ont jamais eu recours à ces thérapies, soit 59,2 %.

Question 5:
À combien noteriez-vous, sur une échelle de 1 à 10, l’efficacité des thérapies déjà réalisées ?

Figure 22: Notation des thérapies déjà réalisées par les participants.

Psychothérapies Nombre  Note moyenne 

Psychanalyse 33 2,75

Thérapie humaniste 31 2,6

Thérapie systémique 30 2,2

Thérapie artistique 32 2,9

Psychothérapie interpersonnelle 31 2,3

Thérapie cognitivo-comportementale 33 2,7

EMDR 32 2,4

Hypnose 30 2,3

Mindfulness et pleine conscience 32 2,5


Tableau 4: Note moyenne par thérapie selon les participants qui ne connaissent pas le thetahealing.

66
Dans un tableau, nous avons repris les données des graphiques qui résument les réponses
totales, à savoir les psychothérapies, le nombre de réponses à la psychothérapie et la note
moyenne, après l’avoir calculé.

Question 6:

Figure 23: Répartition des participants, ne connaissant pas le thetahealing, prêts à le recommander.

Finalement, 6 personnes ne recommanderaient pas cette thérapie à leurs proches, ils


représentent 12,2 %; et 43 la recommanderaient, soit 87,8 %.

67
VIII. Discussion

Contrairement à la médecine conventionnelle, les connaissances des médecines alternatives


sont incomplètes et parfois mêmes insuffisantes, et ne sont pas validés par des essais cliniques
ou des preuves scientifiques. Beaucoup d'entre elles ne font pas l’objet d'études scientifiques,
comme la méditation, la mésothérapie, l'acupuncture, la biorésonance, la thérapie
nutritionnelle, la réflexologie, la naturopathie, l’aromathérapie, l’hypnothérapie, la
sophrologie, les massages énergétiques, le yoga, etc. (Ministère de la santé et de la prévention
français & Ministère des solidarités, 2021).
Nous nous sommes donc intéressé à une nouvelle thérapie, dont on entend de plus en plus
parler et qui est de plus en plus pratiqué au Maroc, mais que peu de recherches invoquent.
Le thetahealing est présent dans plus de 152 pays, il compte 300 000 praticiens, dont 8000
enseignants. Sur le site officiel de Vianna Stibal, la fondatrice de cette technique en 1995, 19
formations sont disponibles, 9 pour devenir praticiens, et 10 pour devenir instructeur. Elle
peut se faire à travers le monde avec les différents professeurs certifiés.
Au Maroc, 80 praticiens figurent sur le site officiel de Vianna, alors qu’un plus grand nombre
a fait la formation, cela est dû à leur choix personnel de pratiquer ou non à but lucratif. 
Il est à noter que rares sont les thetahealers ayant une diplomation en psychologie, mais la
plupart sont psychothérapeutes ou médecins.
Notre principal but est d’étudier l’efficacité du thetahealing sur le stress et l’anxiété dans la
communauté marocaine, à travers une étude transversale exploratoire, de constater l’abord et
l’ouverture à ce type de thérapie, et de connaitre sa fiabilité.  
Afin de répondre à cette problématique, nous avons créé un questionnaire direct sur Google
Forms, pour faciliter le traitement des réponses obtenues, car elle génère automatiquement
une base données sur Excell. Nous avons choisis cette plateforme parce que c'était l’option la
plus optimale pour répondre à nos attentes logistiques que ce soit au niveau du temps et de la
quantité. Cela nous a permis d’atteindre un maximum de personnes, variés, en le partageant
sur les réseaux sociaux (Instagram et WhatsApp).
Ce questionnaire comporte 3 parties de questions, une partie concernant les données socio-
démographiques et 3 questions communes, contenant une question qui dirigeait le répondeur
soit vers la partie 2 qui impliquent ceux qui connaissent le thetahealing, soit la partie 3 qui
implique ceux qui ne connaissent pas cette technique. 

68
Notre échantillon global est de 78 individus, il est composé de 63 femmes  (80,8%)  et de 15
hommes  (19,2%). La tranche d'âge minimal est de 12 à 16 ans, avec un individu, la tranche
d'âge qui compose le plus notre échantillon est de 17 à 25 ans, avec 33 individus, et la tranche
d’âge maximal est de plus de 55 ans, avec 6 individus. 

Nos résultats en ce qui concerne la définition de la spiritualité nous ont fait remarquer que la
spiritualité est un concept subjectif, propre à chaque individu et multidimensionnel, qui rend
la notion difficile à caractériser. Nous en concluons que la spiritualité est un ensemble de tous
les éléments des définitions que nous avons proposée, ,  de par l'homogénéité des réponses
récoltées, à savoir : un monde au-delà du physique, qui éveille l’esprit, elle est dégagé de
toute matérialité, elle concerne la vie de l'âme ou la vie centrée sur Dieu, c’est ce qui nous
dépasse, qui est plus grand que nous dont nous avons besoin, qui permet un bien-être et une
rencontre avec soi profonde. 
Souvent, cette notion est étroitement liée avec la religion, ce qui fait que l’environnement
dans lequel l’individu se construit crée une définition personnelle pour chacun. Finalement, la
conception de la spiritualité dépend du vécu et de l'éducation fournis. 

Nous pouvons ressortir une idée commune de la perception du thetahealing de notre


échantillon global: il est considéré pour 76,9% comme une thérapie et pour 67,9% comme un
exercice de développement personnel.

Dans notre échantillon de 78 personnes, seulement 29 personnes  (37,2%) connaissent le


thetahealing, ce qui confirme que cette thérapie est nouvelle au Maroc. 
Nous avons retenu de leurs définitions du thetahealing des mots-clés et une idée globale:
méthode; énergétique; méditation; la connexion à Dieu; les croyances; et guérison.    
En général, la totalité des personnes considèrent le thetahealing comme étant un moyen nous
permettant d'améliorer notre spiritualité et de nous rapprocher d'un créateur.

Notre échantillon de 29 personnes nous a permis de distinguer les différents avantages et


inconvénients de cette thérapie, soit la diminution du stress et/ou de l'anxiété (75,9%), la
libération de blocages enfouis (69%), la meilleure gestion des émotions (58,6%), la relaxation
physique et la clarté mentale (51, 7%), comme bienfaits; et les remontées d'émotions (48,3%),
la fatigue (44,8%), les perturbations sur le plan physique et/ou émotionnel, dans les heures et
jours qui suivent la séances (31%), comme aspects négatifs.

69
Hypothèse: la méditation par ondes thêta pourrait diminuer les symptômes de l’anxiété
et du stress. 

Pour vérifier notre hypothèse nous avons sélectionné un sous-échantillon ayant déjà eu une
expérience thetahealing (21), ayant déjà souffert d’anxiété et de stress (11), et nous avons
analysé au bout de combien de séances les résultats escomptés sont arrivés à terme. 
En mettant en corrélation les réponses ‘Lutte contre le stress et l’anxiété’ de la question 4, les
réponses de la question 6 portant sur la durée des résultats, et les réponses de la question 7
portant sur le nombre de séances réalisées, toutes de la partie 2 du questionnaire, nous avons
pu établir un tableau détaillé à l’aide de la plateforme logiciel IBM SPSS. 

Nombre de séances thetahealing 1 Entre Entre Entre Plus de Total


effectuées 2 et 4 4 et 6 6 et 10 10

Résultats sur le court terme 2 2 0 0 1 5

Résultats sur le long terme 2 3 1 0 0 6

Nombre de personnes ayant eu de 4 5 1 0 1 11


l’anxiété et du stress
Tableau 5: Corrélation entre patients anxiété et/ou stress et effets sur le court ou long terme, en fonction du nombre de
séance thetahealing.

Nos résultats montrent que les personnes ayant eu recours à cette thérapie ont connu un déclin
de leur niveau d'anxiété et de stress. Les 11 individus représentent 52,3 % des personnes ayant
déjà une expérience thetahealing, et 100 % des personnes ayant consulté à ce sujet-là. 
36,3 % ont perçu des résultats au bout d’une séance uniquement, 45,4 % entre 2 et 4 séances,
9,09 % entre 4 et 6 % et 9,09 % au bout d' au moins 10 séances.

Questionnement: Est-ce que le thetahealing est une thérapie qui perdure ?


Le tableau ci-dessus répond également à notre questionnement sur la durée des résultats sur
les sujets ayant vécus l’anxiété et le stress. 
Nous avons noté que pour les individus ayant connus des résultats au bout d’une séance, 
50 % les ont perçu sur le court terme, 50 % sur le long terme; pour ceux qui en ont fait entre 2
et 4 séances, 40 % les ont perçu sur court terme et 60 % sur le long terme; la personne ayant

70
fait entre 4 et 6 séances les a eu sur le long terme et la personne ayant fait au moins 10
séances les a perçu sur le court terme. 
Nous en tirons que 45,4 % de notre échantillon ont perçu les effets escomptés sur une courte
durée, contre 54,5 % sur une longue durée. 

Questionnement : Est-ce que le marocain serait ouvert à ce type de thérapie ?


Pour répondre à cette question nous nous sommes intéressés à l’échantillon qui ne connaissait
pas le thetahealing, comptant 49 individus. 
Nous avons mis en corrélation, toujours à l’aide de la plateforme logiciel IBM SPSS, les
réponses de la question 1, de la partie 1, concernant le ressentis d’un lien corps/esprit et la
spiritualité, et les réponses de la question 1, de la partie 3, qui définit le thetahealing et
demande la participation, si l’opportunité de découverte se présente, à une séance. 

Lien avec la spiritualité Pas de lien avec la spiritualité Total

Accord de 37 8 45
participation
Refus de 2 2 4
participation
Total 39 10 49
Tableau 6: Corrélation entre le sentiment spirituel et la participation à une séance de thetahealing.

Sur un échantillon de 49 personnes, nous notons que 20,4 % ne ressentent pas de lien entre
leur corps/esprit et la spiritualité, tandis que 79,5 % ressentent ce lien.
Néanmoins sur les 39 individus reconnaissant ce lien, 5,2 % refusent de participer à une
séance dans un but de découverte, en revanche, les 94,8 % sont d’accord. Aussi, sur les 10
personnes ne reconnaissant pas de lien corps/esprit et spiritualité, seulement 20 % n'acceptent
pas de participer à une séance de thetahealing, mais les 80 % sont d’accord.

Si nous considérons que notre échantillon, comprenant ceux qui ressentent et ceux qui ne
ressentent pas un lien corps/esprit et spiritualité, est représentatif des marocains, que nous
prenons en compte que seulement 8,2 % ne veulent pas y participer à but de découverte alors
que 91,8 % sont d’accord, nous pouvons conclure que la plupart aborderont cette forme de
thérapie avec grande ouverture d’esprit. 

71
Plusieurs études sur des thérapies alternatives se rapprochant au thetahealing ont été
effectuées. 
Une étude sur l’effet du mindfulness sur l’anxiété et la dépression (Kornelija & Miodrag
Krneta, 2014) a démontré que grâce à cette thérapie basé sur la méditation en pleine
conscience, tout en traversant toutes les ondes cérébrales, les symptômes de dépression et
d'anxiété ont baissés après plusieurs séances, passant respectivement de 0,67 à 0,53 et de 0,53
à 0,50. La thérapie mindfulness a servi surtout comme une forme de mentalisation qui est une
forme de psychothérapie cognitivo-comportementale. Cette étude a confirmé un déclin du
niveau de dépression et une réduction de l’anxiété. Il est à noter que l'étude a duré 27
semaines avec une réévaluation des résultats après la douzième semaine.
Une revue méta-analytique portant sur le même sujet (G. Hofmann et al., 2010), avec un
échantillon comprenant des sujets souffrant de dépression, d’anxiété, de cancer, de fatigue
chronique, de trouble du déficit de l’attention avec/sans hyperactivité, de boulimie et de lésion
traumatique cérébrale. Il a été également démontré que l’utilisation d’un traitement basé sur la
mentalisation a un plus grand effet sur la réduction des symptômes de dépression et d'anxiété
que sur les autres diverses pathologies, y compris sur les sujets cancéreux.
D’autres recherches ont été basées sur la guérison à l’aide des différentes ondes cérébrales
(Gaitanidis, 2012), qui ont prouvés que la méditation à travers ces derniers permettent de
découvrir les limiteurs que l'être humain se propose, inconsciemment, qui entrave ses
capacités, afin de changer les négatifs en positifs, et d’en trouver d’autres pouvant entraver
son développement personnel, en entamant un contact physique et en étant dans un état calme
et relaxé. La guérison se fait de manière que le patient puisse se soulager de la souffrance
corporel et psychique, à travers plusieurs exercices proposés qui se rapprochent au
thetahealing. 
Enfin, une dernière étude (L. Rogers et al., 2021) faites sur les thérapies énergétiques sur 9
patients en oncologie, abordent:
 Le Nadi Healing Therapy (fondé par Sri Amit Ray en 2009),  le mot ‘Nadi’ faisant
références aux canaux énergétique du corps humain, cette méditation consiste à
réguler le flux d'énergie qui circule dans le corps grâces à des exercices de méditations
et de respirations; 
 Le Chakra Healing Therapy (fondé par Sri Amit Ray en 2015), le chakra étant décrit
comme étant les tourbillons d'énergies psychique, le corps humain en possède 114 et
fonctionnent de 2 façons complémentaires. Commençant par l'activation des centres
d'énergies d’une manières séquentiel, afin de donner naissance à la guérison, et vient

72
après une restructuration dynamique de la guérison du corps et du psyché afin de
développer la neuroplasticité cérébrale grâce à des exercices de relaxation; 
 Le Pranic Healing, un traitement énergétique qui se base sur le souffle vital afin de
créer une balance dans les ressources énergétiques du corps humain ; 
 L'Emotional Freedom Techniques (EFT), qui consiste à toucher les extrémités
méridiens du corps tout en récitant une phrase spécifique à une partie émotionnelle
d'un symptôme physique; 
 Et le thetahealing (fondé par Vianna Stibal en 1995), qui consiste à mettre en
avant l'effet des ondes thêta, beta, alpha, gamma, sur le corps humain et comment ses
dernières peuvent altérer ou améliorer le fonctionnement du cerveau et du
comportement humain. 
Cette étude précise que la guérison avec ces thérapies sont basé sur la méditation, les
exercices de respirations, la relaxation, tout en prenant compte le fait que les émotions, les
sentiments peuvent avoir un effet positif ou négatifs d'une façon physique ou altérer l'état
mental, et les traitants utilisent différentes méthodes tel que le mantra ou encore la prière afin
de soulager la souffrance du patient. Les résultats indiquent un avantage positif pour les
patients en oncologie dans les domaines de la douleur, de la qualité de vie, de la fatigue, de la
fonction de santé et de l'humeur. La direction de la guérison dans les études sur la réponse
immunitaire et les lignées cellulaires confirme l'explication habituelle selon laquelle ces
thérapies apportent harmonie et équilibre au système dans le sens de la santé.

Comme nous pouvons le constater, plusieurs études mettent en avant le rôle des ondes
cérébrales dans la guérison des symptômes principaux, causés par des limitations
inconscientes, que la plupart de ces thérapies alternatives ont le rôle de supprimer et de
remplacer. 

Il est à noter que notre échantillon de 78 participants, n’est pas représentatifs de la population
marocaine, il aurait fallu prendre beaucoup plus de temps pour aborder un échantillon plus
grand, ou choisir une autre manière d’étudier cette nouvelle technique. De plus, un grand
nombre de notre échantillon a un niveau de connaissances par rapport aux autres thérapies,
une population n’ayant aucune connaissance ou expérience avec les thérapies, nous aurait
peut-être amenés à des résultats objectifs au sujet du thetahealing.

73
Nous aurions pu en conclure, plus, en corrélant les notes moyennes de chaque thérapies, par
ceux qui connaissent le thetahealing et ceux qui ne connaissent pas le thetahealing, mais nos
réponses sont biaisés car même ceux qui n’ont jamais fait de thérapie les ont noté, dû au fait
que nous avons mal présentés ces questions sur Google Forms. Enfin, Nous aurions dû définir
le stress et l’anxiété, à notre échantillon global, afin de limiter les mauvaises interprétations de
ces notions.

Suite à nos résultats et à la littérature, nous pensons que le thetahealing est une thérapie
alternative qui devrait être étudiée de façon plus approfondie de manière a confirmé son
efficacité sur plusieurs pathologies, de vérifier ses bienfaits et de les prouver, en incluant un
nombre d’enquêtés plus élevé, à travers une recherche expérimentale. Celle-ci pourrait
concerner deux groupes atteints d’une pathologie, vérifier par des échelles au préalable, de
manière à en traiter un, sur plusieurs séances, et de faire les comparaisons de diminutions des
symptômes, des deux groupes, évaluables avec des échelles validées, afin d’être jugée fiable,
ou non, sur un court ou long terme. 
Les résultats de ce travail pourraient également ouvrir des perspectives de recherche par
rapport à l’abord de cette thérapie énergétique et non religieuse. Souvent le mot ‘énergie’ est
mal perçu par les marocains, et se voit contrer la religion, il est donc important de différencier
et de définir ces deux notions aux participants, chose que nous n’avons pas forcément pris en
compte. 
Ce travail pourrait notamment être repris pour approfondir les recherches pour corréler la
durée des résultats et le temps que chaque individu met avant de les percevoir, avec les
croyances limitantes et négatives de chacun. 
En outre, il serait intéressant de lié cette thérapie énergétique, que nous considérons être un
pont entre le concret et le spirituel, à la psychologie qui est basé principalement sur la science
et des modèles théories, pour permettre au thérapeute d’accompagner le patient dans l’abstrait
ou le concret, selon le profil reçu ?

74
Conclusion
À l'issue de ce travail nous retenons que le thetahealing a eu des effets diminuant les
symptômes de l'anxiété et du stress chez notre échantillon, l’ayant expérimenté. 
En effet, 100 % de notre échantillon, ayant eu de l'anxiété et du stress, affirme avoir eu les
résultats escomptés, ce qui diverge ce sont les avis concernant la durée des résultats, selon
45,4 % ceux-ci ne durent que sur une courte durée, et selon les 54,5 %, ils durent sur une
longue durée. Nous avons également relevé des différences d’avis en ce qui concerne le temps
mis en séance avant que les effets n’apparaissent, par le fait que 36,3 % ont perçu des résultats
au bout d’une séance uniquement, 45,4 % entre 2 et 4 séances, 9,09 % entre 4 et 6 % et 9,09
% au bout d' au moins 10 séances.
De plus, nous pouvons remarquer que les individus prônant le thetahealing, considère ce
dernier comme étant capable d’offrir au moins autant de résultats satisfaisants que d’autres
thérapies validés tels que les thérapies humanistes, artistiques, systémique, cognitive et
comportementale, et la psychanalyse. 
Au sujet de l’abord de cette thérapie par le marocain, nous avons corrélé la spiritualité de
l’individu à son accord de participation à une séance de thetahealing, ce qui a révélé que la
majorité (91,8 %) est ouverte à l’idée d'adhérer dans le but de découvrir. 
Au terme de cette étude on peut conclure que l’échantillon étudié, composé de 78 participants,
n’est pas représentatif de la population marocaine, qui compte 37.344.787 habitants.
Nous pensons que le thetahealing pourrait être une parfaite transition entre le concret et la
religion, au vu du nombre de croyants peuplant le pays.
Nous pensons que cette thérapie alternative mériterait d’être étudié à travers une étude
expérimentale afin de créer une alliance entre elle et la psychologie, pour pouvoir en utiliser
les outils et s’adapter au profil du patient.  

75
IX. Bibliographie

Agnes. (n.d.). Présentation du thetahealing. Letherapydagnes.


Alami, D. (2016). Le thetahealing une technique révolutionnaire. Healingcentermorocco.
Approche humaniste existentielle par psychologue et psychothérapeute. (2020, April 5). Cogicor.
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Vidal Recos. (2021b, December 10). VIDAL. La Prise En Charge de l’anxiété.
 

Annexes

QUESTIONNAIRE

Je vous remercie par avance de votre participation et du temps accordé à ce travail de


recherche.
L’objectif de ce questionnaire est de déterminer l’efficience du thetahealing sur l’anxiété et le
stress, à travers une étude exploratoire.
Votre participation, anonyme, à cette étude est volontaire et ne prendra pas plus de 10
minutes.
Vos réponses demeureront confidentielles et ne seront utilisées que pour les fins de cette
enquête.

81
Si vous décidez de participer à cette étude, vous êtes priés de prendre votre temps pour
remplir ce questionnaire en fournissant les réponses les plus honnêtes possibles. Il n'y a en
effet ni bonne ni mauvaise réponse. C'est votre propre opinion qui nous est précieuse.
Vos données resteront confidentielles et ne serviront que pour la communication des résultats
de l'instrument utilisé ci-dessous, dans le cadre de ma recherche

 Partie 1 :

Question 1 : Âge *

o 12-16
o 17-25
o 26-35
o 36-45
o 46-55
o +55

Question 2 : Sexe *

o Féminin
o Masculin

Question 3 : Ressentez-vous un lien entre votre corps/esprit et la spiritualité ?*

o Oui
o Non

Question 4 : Définissez la spiritualité, par ordre de pertinence, selon vous.*

1 2 3 4 5 6 7 8 9

82
Qualité de ce qui est esprit, de ce
qui est dégagé de toute matérialité.
Ce qui concerne la doctrine ou la
vie centrée sur Dieu et les choses
spirituelles.
Manière symbolique, idéaliste de
représenter les choses.
Qui concerne la vie de l'âme, le
mysticisme religieux.
Qualité de ce qui éveille à l'esprit,
de ce qui peut être porteur de vie
spirituelle.
Forme particulière que prennent
ces principes et ces règles selon les
écoles théologiques, les institutions
religieuses, les peuples.
C’est ce qui nous dépasse, qui est
plus grand que nous et dont nous
avons besoin.
Un monde au-delà du physique.
Un moment de bien-être, de
rencontre avec soi.

Question 5 : Connaissez-vous le thetahealing ?*

o Oui
o Non

 Partie 2

Question 1 : Qu'est-ce que le thetahealing pour vous ?*

83
…………………………………………………………………………………………………..

Question 2 : Avez-vous déjà eu une expérience thetahealing ?*

o Oui
o Non

Question 3 : Si oui, combien de séance ?

o 1
o 2-4
o 4-6
o 6-10
o +10

Question 4 : Parmi les raisons suivantes, pour laquelle avez-vous consulté ? (Plusieurs
réponses possibles)*

▢ Retrouver l’estime de soi / la confiance en soi


▢ Arrêt de la douleur et/ou tensions physiques
▢ Lutte contre le stress et l’anxiété
▢ Faire un travail sur la gestion des émotions fortes
▢ Faire face à des pertes de repère de vie
▢ Recherche de développement / ressourcement personnel
▢ Réponses à des questions sur le chemin de vie
▢ Je n'ai jamais

Question 5 : Sentez-vous des résultats de façon immédiate ?*

o Oui
o Non

84
Question 6 : Les effets durent-ils sur le court terme ou long terme ?*

o Court terme
o Long terme

Question 7 : Au bout de combien de séances avez-vous ressentis les effets désirés ?
o 1
o 2-4
o 4-6
o 6-10
o +10

Question 8 : Sélectionnez 3 avantages du thetahealing.*

▢ Diminution du stress et/ou de l’anxiété


▢ Relaxation physique et clarté mentale
▢ Soulagement de douleur et guérison physique
▢ Libération de blocages enfouis
▢ Amélioration de la mémoire et de la créativité
▢ Renforcement de l’estime de soi
▢ Meilleure gestion des émotions

Question 9 : Sélectionnez 3 inconvénients du thetahealing.*

▢ Perturbations sur le plan physique et/ou émotionnel, dans les heures et jours qui suivent
▢ Fatigue
▢ Remontée d'émotions
▢ Migraine
▢ Manque de fondements concrets

85
▢ Pousse aux questionnements sans issus
▢ Perte de repères

Question 10 : Comment percevez-vous le thetahealing ? (Plusieurs réponses possibles)*

▢ Une thérapie
▢ Un mouvement spirituel
▢ Une technique / un exercice de développement personnel
▢ Un centre d'intérêt
▢ Une forme de croyance

Question 11 : Avez-vous déjà eu recours à d'autres thérapies ?*

▢ Psychanalyse
▢ Thérapie humaniste
▢ Thérapie systémique
▢ Thérapie artistique
▢ Psychothérapie interpersonnelle
▢ Thérapie cognitivo-comportementale
▢ EMDR
▢ Hypnose
▢ Mindfulness-Based Stress Reduction et pleine conscience

Question 12 : À combien noteriez-vous, sur une échelle de 0 à 10, l'efficacité des thérapies
déjà réalisées ?*

1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 Jamais
Psychanalyse
Thérapie humaniste
Thérapie systémique
Thérapie artistique

86
Psychothérapie interpersonnelle (TIP)
Thérapie cognitivo-comportementale (TCC)
EMDR (eye movement desensitization and
reprocessing)
Hypnose
MBSR (Mindfulness-Based Stress Reduction)
et pleine conscience
Jamais

Question 13 : Recommanderiez-vous le thetahealing à vos proches ?*

o Oui
o Non

 Partie 3 :

Question 1 : Le thetahealing appartient aux approches thérapeutiques dites énergétiques. C'est
une technique qui exploite les ondes cérébrales thêta et s'appuie sur les croyances et la
spiritualité. Les séances de Thetahealing peuvent permettre de dépasser certaines situations
jusque-là bloquées ou difficiles, et d’aller vers un mieux-être. À la lecture de ces quelques
lignes, si vous aviez l'opportunité de découvrir une séance de thetahealing, seriez-vous partant
?*
o Oui
o Non
Question 2 : Parmi les raisons suivantes, pour laquelle pourriz-vous consulté ? (Plusieurs
réponses possibles)*

▢ Retrouver l’estime de soi / la confiance en soi


▢ Arrêt de la douleur et/ou tensions physiques
▢ Lutte contre le stress et l’anxiété
▢ Faire un travail sur la gestion des émotions fortes

87
▢ Faire face à des pertes de repère de vie
▢ Recherche de développement / ressourcement personnel
▢ Réponses à des questions sur le chemin de vie
Question 3 : Comment percevez-vous le thetahealing ? (Plusieurs réponses possibles)*

▢ Une thérapie
▢ Un mouvement spirituel
▢ Une technique / un exercice de développement personnel
▢ Un centre d'intérêt
▢ Une forme de croyance

Question 4 : Avez-vous déjà eu recours à d'autres thérapies ?*

▢ Psychanalyse
▢ Thérapie humaniste
▢ Thérapie systémique
▢ Thérapie artistique
▢ Psychothérapie interpersonnelle
▢ Thérapie cognitivo-comportementale
▢ EMDR
▢ Hypnose
▢ Mindfulness-Based Stress Reduction et pleine conscience

Question 5 : À combien noteriez-vous, sur une échelle de 0 à 10, l'efficacité des thérapies déjà
réalisées ?*

1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 Jamais
Psychanalyse
Thérapie humaniste
Thérapie systémique
Thérapie artistique

88
Psychothérapie interpersonnelle (TIP)
Thérapie cognitivo-comportementale (TCC)
EMDR (eye movement desensitization and
reprocessing)
Hypnose
MBSR (Mindfulness-Based Stress Reduction)
et pleine conscience
Jamais

Question 6 : Recommanderiez-vous le thetahealing à vos proches ?*

o Oui
o Non

89

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