Vous êtes sur la page 1sur 61

Introduction Générale :

Dans un contexte mondialisé, caractérisé par le développement de l’activité


économique et l’essor des moyens et des instruments de la finance, il convient de
s’arrêter sur les différents aspects du système financier afin de comprendre sa
structure, de cerner ses concepts de base, de déterminer ses objectifs et en tirer
l’utilité.

Le système financier permet de mettre en relation les agents économiques


excédentaires en ressources avec ceux qui sont déficitaires. Cette mise en relation
peut se faire directement ou indirectement ; on parlera alors de finance directe ou
de finance indirecte.

Le système financier a connu au cours de ces trois dernières décennies,


d'importantes mutations accélérées notamment par l'essor des technologies de
l'information et de la communication, qui ont profondément modifiés les
modalités de formulation et de mise en œuvre des politiques économiques.

En générale, un système financier s’agit d'ensemble des règles, des pratiques et


des institutions (Bourses de valeurs, banques, etc.) qui permettent de mobiliser
des capitaux pour les mettre à disposition d'agents à besoins de financement.

De ce fait, et dans un premier chapitre, nous allons présenter le système financier,


commençant par des généralités, et arrivant à sa structure et son évolution tout
en relatant son histoire, ses réformes et en mettant le point sur la modernisation
des instruments de la politique monétaire. Dans un deuxième chapitre, nous
allons analyser le système financier marocain et mettre en exergue l’organisation
de son système bancaire, et la modernisation de son marché des capitaux, et nous
terminerons avec une conclusion.
La Structure du système financier

Chapitre 1 : Le Système financier : Evolution,


Définitions et mode de financement.
Evolution historique :
Jusqu’aux années 1980, les liens entre l’économie réelle et l’économie
financière étaient relativement peu étudiés. Les théories de la croissance ne
faisaient aucune place au rôle du secteur financier. Il fallait remonter à Schumpeter
pour trouver une analyse substantielle du rôle du crédit. Il considérait en effet que
l’entrepreneur et le banquier représentaient les deux acteurs complémentaires du
processus d’innovation. Après lui, les travaux se sont plutôt concentrés sur le rôle
de l’entrepreneur. La littérature économique sur les systèmes financiers connaît un
certain renouveau dans la seconde moitié du XXe siècle, notamment avec les
travaux de Grey et Shaw (1955) qui identifient une relation significative entre les
intermédiaires financiers et la croissance. Goldsmith (1969) consacre une étude
importante au rôle de la structure financière dans le développement. Puis
McKinnon (1973) et Shaw (1973) soulignent l’effet négatif de la répression
financière (plafonnement des taux d’intérêt, politique d’allocation sélective du
crédit protectionnisme financier) qui réduit la formation de capital, biaise les choix
techniques au détriment des activités intensives en main-d’œuvre et conduit à des
investissements intensifs en capital et de piètre qualité. Les années 1980 et 1990
sont marquées par le développement des marchés et une profonde modification des
activités bancaires. La crise mondiale des années 2008 et 2009 a mis à rude épreuve
le système financier et l’économie mondiale ce qui pose la question d’une nouvelle
régulation financière
I -Des généralités sur le système financier.
1- La définition du système financier à travers ses fonctions
 Le système financier permet de transférer des fonds depuis les
agents économiques (ménages,entreprises,collectivités publiques)
qui épargnent, car leurs dépenses sont inférieures à leurs revenues,

Master Banque et Marchés Financiers


La Structure du système financier

vers les agents économiques qui souhaitent emprunter, c’est-à-dire


dépenser plus que leur revenu .On dit qu’il sert d’intermédiaire
entre les agents à capacité de financement et les agents à besoin de
financement .
 Le système financier est l’ensemble des marches et institutions qui
permettent d’établir des contrats financiers et d’échanger risques et actifs
financier
 Le système financier facilite les échanges de biens et de services en
Réduisant les coûts de transaction et d’accès à l’information associés à
Ces échanges. Son rôle se compare à celui de la monnaie, qu’il
approfondit, notamment en facilitant les paiements et en élargissant la
dimension inter temporelle par l’accès au crédit. Le lien avec la
croissance passe par l’interaction entre le développement des échanges et
la spécialisation, l’efficacité productive et l’innovation, très étudiée par
ailleurs dans la littérature économique. Cette interaction se produit autant
au niveau national qu’au niveau international, le développement des
échanges ayant contribué à la mobilité des capitaux qui, à son tour,
nourrit la vigueur du commerce international
 Le système financier a le rôle dans la mobilisation et la collecte de
L’épargne. Il permet en effet de constituer un Stock de ressources
financières à partir de la contribution non coordonnée D’un grand
nombre d’épargnants, ce qui est susceptible de générer des coûts de
transaction importants. Il assure aussi une fonction essentielle de garant
de la confiance, nécessaire pour que chaque épargnant soit prêt à confier
son épargne, rôle qui relève du traitement de l’information mentionné
ci-dessus. Ce rôle est assuré aussi bien par les marchés que par les
intermédiaires financiers : les marchés proposent, dans un contexte
institutionnel encadré par des autorités de régulation, divers véhicules,
qu’il s’agisse de placements en actions, en obligations, de différents
types de produits ou de fonds communs de placement ; les

Master Banque et Marchés Financiers


La Structure du système financier

intermédiaires financiers attirent l’épargne par la réputation qu’ils


acquièrent dans leur capacité à faire fructifier cette épargne, dans un
contexte également régulé et assorti de diverses garanties des dépôts, ce
qui est susceptible de rassurer l’épargnant.

 Le système financier a la troisième fonction qui porte sur l’acquisition


d’une information Suffisante et de qualité concernant la profitabilité des
projets d’investissement ou la capacité des agents à s’endetter. En
l’absence détecte information, l’accumulation de capital peut s’avérer
inefficace et nuire à la croissance à long terme, comme l’a amplement
montré l’exemple de l’ex-Union soviétique. Le problème de l’asymétrie
d’information est ici déterminant, car seul le débiteur potentiel connaît
apriori sa capacité à rembourser un emprunt. L’acquisition de cette
information de la part des créanciers est coûteuse et ce coût peut être
mutualisé. Elle est essentielle pour que le système financier soit capable
d’orienter l’épargne vers les utilisations les plus rentables. Les
intermédiaires financiers, par exemple, ont un rôle majeur à jouer en
permettant une meilleure analyse des projets d’investissement et des
entreprises, contribuant ainsi à l’identification des meilleurs projets, au
financement des entreprises les plus profitables, et donc à l’efficacité de
l’allocation des ressources, à la productivité et à la croissance. La crise De
2007-2009 a cependant confirmé que la façon dont les systèmes financiers
véhiculent et traitent l’information peut être source de dysfonctionnements
majeurs.
 Le système financier facilite également la gestion et la diversification
Du risque en permettant aux épargnants de détenir des portefeuilles d’actifs
diversifiés. Cela permet à des agents ayant une aversion pour le risque
d’être prêts à investir dans des projets plus risqués, dont la rentabilité est
plus forte. Dès lors que le risque est correctement appréhendé, ce qui n’est

Master Banque et Marchés Financiers


La Structure du système financier

cependant pas toujours le cas, on peut donc en attendre un effet bénéfique


sur la croissance à long terme.

2-Les modes de financement du système financier

L’analyse des flux de fonds propose une représentation utile des deux modes
de financement existants, la finance directe et la finance indirecte.

La finance directe :

C’est la première manière de relier prêteurs et emprunteurs ; elle est


représenté en bas de la figure 1 .Dans la finance directe, les emprunteurs obtiennent
directement des fonds de la part des prêteurs en leur vendant des titres sur le
marché financier .Par exemple, une entreprise qui a besoin de fonds pour construire
un usine peut emprunter en émettant des obligations. Ce faisant, elle se reconnaît
une dette envers les détenteurs de ces obligations ,dettes qu’elle s’engage à
rembourser par les versement échelonnés ,durant une période données ,et selon les
modalités précisés au départ .Le montant de cette dette est inscrit au passif du bilan
de l’entreprise ,tandis qu’il est inscrit à l’actif de celui des détenteurs des
obligations

La finance indirecte

Apelle aussi la finance intermédiaire. Dans ce cas, les emprunteurs


obtiennent des fonds en s’adressant à des intermédiaires financiers (en particuliers
les banques) qui leur concèdent des prêts .Les prêteurs quant à eux prêtent leurs
argents non pad directement aux agents à besoin de financement mais aux
intermédiaires financier, spécialement sous formes de dépôts

Master Banque et Marchés Financiers


La Structure du système financier

FINANCE INDIRECTE

EMPRUNTEURES

FONDS
Intermédiaire
FONDS F
financiers
O
N
D
S

Investissements Emprunteurs
- Préteurs Marchés 1. Entreprise
FONDS FONDS
1. Ménages financier 2. Etat et autres
2. Etas et autres collectivités
collectivités publiques
Publiques
3. Ménages
4. Reste du monde
4. Reste du monde

FINANCE DIRECTE

Figure 1.1- Les flux de fonds au sein du système financier

Master Banque et Marchés Financiers


La Structure du système financier

II : Structure du système financier

Les structures des systèmes financiers des différents payes sont complexes .Ces
systèmes sont formés de catégories d’institutions financiers très diverses : banque
et institutions financières non bancaires, compagnies d’assurance, fonds
d’investissements et des différents marches cours, moyens et long termes.

A- Les institutions financières :

On peut distinguer trois catégories d’intermédiaire financiers :institutions de dépôts


(également appelées institutions financiers monétaires par la banque centrale
européenne ),les établissement d’épargnes contractuelle,(comme les compagnes
d’assurances et les fond de pension ),et les entreprises d’investissements(également
appelés intermédiaire de placement) ,qui facilite les placements en actifs financiers
(notamment les banque d’affaires ,les fonds collectifs d’investissement ,les sociétés
financière ) .L’activité de ces différents catégories d’intermédiaire

1-Les institutions de dépôts

Les institutions de déposé ( banque )collectent les fonds en acceptant des dépôts à
vue (ou compte –cheque )des agent économique ,en ouvrant des comptes
d’épargnes (les dépôts peuvent faire l’objet de retrait, mais les titulaire n’ont pas le
droits de tirer des chèques )et des dépôts a terme(qui sont bloqués pour une durée
déterminent mois trois mois ,etc.) .Les banques utilisent ces fonds pour distribuer
aux consommateurs des prêts commerciaux ou des crédits hypothécaires ,et pour
acquérir des obligation du trésor et d’autres titre public. Il existe environ 7000
banques commerciales aux Etats-Unis comme dans l’Union européenne .Les

Master Banque et Marchés Financiers


La Structure du système financier

banque représentent les catégories d’intermédiaire financiers la plus importante et


elles détiennent les portefeuilles d’actifs les plus diversifiés.

Parmi les institutions financières monétaires, chaque pays distingue légalement


plusieurs types d’institutions, entre lesquelles les différences se sont estompées
avec le temps.

En générale ,un premiers groupe inclut les banques ,commerciales ,un deuxième
banque mutualistes ou coopératifs (dont les client sont en générale aussi sociétaires
)comme le crédit agricole en France, et un dernier les caisse d’épargnes ou les
shavings and loran associations américains .Les fonds collectifs posent plus les
problèmes et leurs classification varie .La Banque centrale européenne inclut aussi
dans la catégories des institution de dépôts les fonds de placement monétaire ,fonds
places en titre de marches monétaire et donc sans risque (comme les SICAV
monétaires française ).

2- Les institutions d’épargne contractuelle

On appelle institution d’épargne contractuelle les institution financières auxquelles


des fonds sont apportes régulièrement sur la base d’un contrat à long terme .Les
compagnies d’assurance vie et les fonds de pension sont les principales .Comme
ces institutions preuves prédire de manière assez précise combien elles encaisseront
en primes et combien elles devront verser en prestation dans les années suivant ,elle
n’ont pas à se prémunir contre les sortis de fonds comme les institutions de
dépôts .Grace à ce moindre souci de liquidité ,elle peuvent investir dans les actifs à
long terme tels que les obligations ,des actions ou des hypothèques .En Europe ,ces
institution se sont fortement développes au cours des derniers décennies du faits
des menaces qui pèsent sur les systèmes obligatoire d’assurances retraite et du
vieillissement de la population .Leur importance comme le poids relatif de
l’assurance vie par rapport au fonds de pension varient beaucoup d’un pays à
l’autre en fonction des contraintes règlementaire et des dispositifs fiscaux .En

Master Banque et Marchés Financiers


La Structure du système financier

moyenne ,il ré présentent cependant actuellement dans la zone euro environ 12%
de la totalité des actifs des intermédiaires financiers .

 Les compagnies d’assurance vie :

Les compagnies d’assurance vie assurent les particuliers contre les conséquences
financières d’un décès ,et garantissent le versement de pension annuelles à partir
d’une dates prédéterminée (la retraites en générale)aux adhérents qui ont payé
régulièrement leur primes pendant leur vie active .Ces primes sont utilisés pour
acheter des obligations ,des hypothèques et des actions. En Europe, les compagnies
d’assurance vie sont aujourd’hui les principales institutions d’épargnes
contractuelles .Aux Etats-Unis, elle fond presque jeu égale avec les fonds de
pension.

-Les compagnies d’assurance dommage :

Ces compagnies assurent leurs clients contre des accidents tels que le vol,
l’incendie .Elles reçoivent également des primes et paient des prestations lorsque
les accidents assurées surviennent.

-Les fonds de pension :

Sont des institutions financières organisées en générale sur la base d’une entreprise
ou d’un secteur, qui proposent le versement de pension de retraites en échange de
cotisations durant la vie active.

3- Les entreprises d’investissement :

Le dernier groupe d’intermédiaire comprend les sociétés financieres, les fonds


collectifs d’investissement et certains et certains fonds d’investissements
monétaire.

 Les sociétés financières :

Master Banque et Marchés Financiers


La Structure du système financier

Lèvent des fonds grâces a la vente de certificats de trésorerie, qui sont des
instruments de dette à court terme, et grâce à l’émission de titre à long terme pour
pratiquer des prêts aux particuliers ou aux petites entreprise.

 Les fonds collectifs d’investissement :

Aux Etats-Unis les mutuel fonds sont de véritables entreprises d’intermédiation


financière et sont gères par les sociétés de gestion spécialisées, concurrents des
banques et des compagnies d’assurance. Elles vendent des parts au public et
utilisent leurs produits pour acheter des portefeuilles diversifiés d’obligations ou
d’actions cotées en bourse.

 Les Fonds de placement monétaire :


A côté des fonds d’investissements on considère en Etats unies les formes de
placement monétaire Mme des entreprises d’investissements Les MMF
vendent des parts pour lever des ressources, et ils les utilisent pour acheter
des instruments de marché monétaire qui sont à la fois sans risques et très
liquides.
 Les prestataires de services d’investissements :
Les PSI comprennent d’abords l’établissement de crédits agrées en tant que
PSI, c’est-à-dire les banques qui exercent également des activités à titre
accessoires
Les catégories des PSI comparent aussi les sociétés de gestion du
portefeuille, qui sont des entreprises d’investissement exerçant à titre
principales l’activité de gestion pour compte de tiers, les sociétés
gestionnaires d’organismes de placement collectif en valeurs mobilières, les
fonds communs de créances, les sociétés civiles de placement immobiliers.
Ces entreprises sont supervisées par l’autorité des marchés financiers
 Les Banques d’affaires :
Les banques d’affaires ou investment banks sont des institutions qui ne
reçoivent pas de dépôts et ne sont pas vraiment des institutions financières.

Master Banque et Marchés Financiers


La Structure du système financier

Elles aident les entreprises à émettre des titres, d’une part en les conseillant
sur les types d’opérations à réaliser, ensuite en garantissant les émissions et
en organisant leurs acquisitions.

B- Les différents marches des systèmes financiers


1- Le marché Monétaire

Introduction :

Le marché monétaire est un marché à court terme. Compartiment du marché des


capitaux, il est le marché ou s’échange des titres courts contre des liquidités.

Le marché monétaire présente deux caractéristiques suivantes :

 Il est un marché à court terme.

Il est un marché national : sur ce marché les négociations portent uniquement sur
les titres libellés en monnaie nationale et régulés par la banque centrale

La banque centrale occupe une place prépondérante au sein du marche monétaire


en tant que principale source de la liquidité et de la base monétaire.

L’institut d’émission dispose de ce fait d’un éventail d’instruments lui permettant


de contrôler l’évolution du marche

Le marché monétaire comporte trois compartiments:

 Le marché interbancaire;
 Le marché d’adjudication des bons de trésor;
 Le marché des titres de crédit négociables

1-1- Le marché interbancaire

Master Banque et Marchés Financiers


La Structure du système financier

Le marché interbancaire est un marché qui permet aux banques d’équilibrer leur
trésorerie. Les banques excédentaires y empruntent les liquidités aux banques
déficitaires.

Quelles sont les fonctions du marché interbancaire ?

Quelles sont les principaux compartiments du marché interbancaire ?

1-1-1- Fonctions du marché interbancaire

Les fonctions du marché monétaire sont au nombre de trois :

la redistribution entre les banques elles-mêmes de leurs déficits et excédents de


liquidités.

Sur l’ensemble d’une période donnée, les banques collectent des dépôts et
distribuent des crédits.
Deux types de cas se présentent:
- des banques qui ont distribué plus de crédit qu’elles n’ont collecté de
nouveaux de dépôts. Celles-ci éprouvent des besoins de liquidités;
des banques qui ont distribué moins de crédits qu’elles n’ont collecté de
nouveaux dépôts. Celle là disposent des liquidités en excédent
Les banques excédentaires prêtent à celles déficitaires contre paiement des
intérêts. Le taux appliqués sur ce marché est appelé : taux interbancaire

les ajustements des structures de trésorerie entre les banques

Les banques dans le cadre de leurs échanges de monnaie sont exposées


structurellement aux trois risques suivants : risque de taux, risque de change,
risque de liquidité.

Pour limiter ces risques, les banques procèdent entre elles à des opérations
d’échanges éventuellement temporaires

Les banques dans le cadre de leurs échanges de monnaie sont exposées


structurellement aux trois risques suivants : risque de taux, risque de change,

Master Banque et Marchés Financiers


La Structure du système financier

risque de liquidité. Pour limiter ces risques, les banques procèdent entre elles à
des opérations d’échanges éventuellement temporaires cause de la
transformation des dépôts en billets, et à cause des réserves obligatoires, les
banques souffraient chroniquement d’un manque de liquidité

Dans ce cas, la banque centrale intervient pour régler l’alimentation en liquidités


du circuit bancaire en fonction de certains objectifs, notamment de prix, de taux
d’intérêt, de taux de change, de chômage… en utilisant certains instruments

1-1-2-Les trois compartiments principaux du marché interbancaire

 Le marché en blanc le marché en blanc est un marché d’échange de la


liquidité, très court terme, sur lequel les transactions se font sans garantie
 Le marché de la pension : recouvre les opérations de prêts et emprunts
contre remise de garantie. Il est plus sûr que le marché en blanc mais à
cause des formalités qu’il exige, il est plus coûteux et moins rapide.
 Le marché des produits dérivés de taux :C’est un marché d’arbitrage,
de couverture et de spéculation

1-2-le marché d’adjudication des bons de trésor.

Le trésor, appuyé par l’institut d’émission, intègre les circuits de financement du


marché monétaire, en émettant, de manière permanente, des bons du trésor à 1
mois.

Ces bons sont émis à un taux d’émission adapté aux fluctuations du marché.

Les bons du trésor souscrits par voie d’adjudications sont négociables de gré a
gré

1-3Marché des titres de créances négociables

Le Titre de Créance Négociable (TCN) est un titre de dette négociable de gré-à-


gré (non-côté en Bourse) émis par une personne morale, sont une source de
financement à court et à moyen terme pour les entreprises industrielles et

Master Banque et Marchés Financiers


La Structure du système financier

commerciales, l’état et les banques. L’Émission de ces titres est permise à toutes
les entreprises publiques ou privées à l’exception des établissements de crédit
qui ne jouent que le rôle d’intermédiaires dans cette opération. Les titres de
créance négociables sont au nombre de trois :

 les billets de trésorerie : ils permettent de répondre à des besoins


ponctuels;
 les Certificats de dépôt : ce sont des titres de créances
négociables émis exclusivement par les banques, moyennant un
rendement qui dépend de la durée du placement et de la qualité de
signature de l’émetteur.
 les Bons de sociétés de financement sont des titres émis
exclusivement par les sociétés de financement en vue de lever des
fonds par le biais du marché des capitaux moyennant un
rendement intégrant une prime de risque.

2-Le marché Financier

On distingue deux types de marché:

 un marché primaire

Parmi les principaux investisseurs qui s’intéressent à cet instrument de financement


on peut signaler les compagnies d’assurances, les caisses de retraites et les
OPCVM. Il attire également les particuliers disposant de liquidités momentanément
inutilisées ou en quête de placements à court terme .

 marché secondaire : du marché boursier


Il existe deux grands modèles d’organisation des marchés boursiers sur les
différentes places internationales : le marché dirigé par les prix-on dit que la
cotation est par les prix et le marché dirigé par les ordres-cotation par les ordres.
La BC est structurée en un marché central et en un marché des blocs dans lesquels
les investisseurs sont protégés à plusieurs niveaux.

Master Banque et Marchés Financiers


La Structure du système financier

2-1- Les marchés dirigés par les prix et par les ordres
Un marché dirigé par les ordres est un marché centralisé, vers lequel converge
l’ensemble des ordres d’achat et de vente, pour y être confrontés. Les
intermédiaires d’un tel marché peuvent agir comme simple courtiers, se limitant à
transmettre les ordres de leurs clients et à les négocier du mieux possible.
Les ordres d’achat et de vente reçus sont classés dans une « feuille de marché » ou
« carnet d’ordre » chronologiquement et par limite de prix.
Un marché dirigé par les prix est, au contraire, un marché multipolaire de teneurs
de marché (market makers ), proposant et affichant des fourchettes de prix
achat /vente sur lesquels ils s’engagent à traiter, sur une quantité minimum. Ce
marché fonctionne en continu, le donneur d’ordre final observe les fourchettes des
teneurs du marché et s’adresse au teneur de marché lui fournissant les meilleures
conditions en passant un ordre au prix du marché.
La BC est donc structurée autour de deux marchés, le marché central et le marché
de blocs.
2-2-Le marché central et le marché de blocs de la BC
Le marché central joue un rôle pilote dans le fonctionnement du marché boursier
dans la mesure où le prix des actions est déterminé sur le marché central suite à la
confrontation des ordres d'achat et de vente. En effet, l’ensemble des ordres de
bourse sont centralisés dans un carnet d'ordres unique qui permet de confronter
l'offre et la demande et d'établir un prix d'équilibre.
Les ordres de taille importante émanant souvent des investisseurs institutionnels et
qui risquent d’avoir un impact significatif sur le cours transitent par le marché de
blocs. Le marché de blocs est un marché de gré à gré, où sont négociés des blocs de
titres dans les conditions de cours issues du marché central.
Les opérations sur le marché de blocs doivent respecter, sauf cas très particuliers,

Master Banque et Marchés Financiers


La Structure du système financier

3-Le marché des changes : Définition, importance, caractéristiques,


compartiments et principales places.
La croissance des échanges de biens et services, ainsi que l’accroissement des
mouvements des capitaux entre les différents pays conduisent les acteurs
économiques à convertir des devises et donc réaliser des opérations de change. Ces
opérations sont réalisées dans le marché de change.
Ce marché connait une très forte évolution depuis quelques années et s’affiche
comme le marché financier le plus important en termes de volume de transactions.
Au cours des dernières années, le marché des changes s’est agrandi pour passer
d’un marché essentiellement interbancaire à un marché impliquant d’autres acteurs
tels les courtiers et les teneurs de marchés.
Dans ce chapitre nous traiterons successivement la définition du marché de
changes, son importance, ses caractéristiques, les principales places financières et
ses principaux compartiments.
3-1. Définition du marché des changes
Le marché des changes, appelé FOREX (Foreign Exchange) est le lieu de
confrontation de l’offre et la demande de devises.
C’est le marché sur lequel s’échangent des devises de l’ensemble des économies à
monnaie convertible. Les offreurs et demandeurs de devises ne se rencontrent pas
physiquement.
Les transactions se déroulent dans des salles de marchés des différentes banques
(cambistes) par le biais d’instruments de communication : Fax, téléphone, internet
et dealing (système de transmission électronique).
Les transactions sur les devises impliquent toujours deux monnaies. Si l'une est
achetée, l'autre est forcément vendue. Si l'une est reçue, l'autre est livrée.

Master Banque et Marchés Financiers


La Structure du système financier

Les agents économiques (entreprises importatrices et exportatrices, ménages,


investisseurs et spéculateurs) s’échangent de la monnaie domestique contre une
autre devise (Dirham contre Dollar par exemple.), et de ses échanges un prix du
Dirham en Dollar est établi ; ce prix est appelé le taux de change ou parité de
change.
Ce marché est essentiellement un marché de gré à gré en ce sens qu’il n’ya pas de
cotations centralisées, mais les transactions s’effectuent entre les acteurs (contact
direct) qui définissent directement entre eux les conditions de leur échange :
quantités de devises achetées ou vendues et le prix (taux de change).
Au sens strict, le marché de change est un réseau de cotation international
interbancaire fonctionnant en continu. Il repose sur la présence des teneurs de
marché (market makers) dont le rôle économique est d’assurer la permanence des
cotations en proposant à tout moment deux prix, un prix acheteur et le prix de
vente. Ces deux prix constituent la fourchette.
3-2-Importance du marché de change : Poids et liquidité
En avril 2013, le rapport de la BRI (Banque des Règlements Internationaux) sur
l'enquête triennale des banques centrales estime le volume quotidien des échanges à
près de 5 300 milliards de dollars, soit presque trois fois plus qu’en 2004 et six fois
plus qu’en 1992. Cela fait du marché des changes le marché le plus important au
monde.
De par sa taille et le nombre de transactions, ce marché est le marché financier le
plus liquide.
Sur les presque 4000 milliards de Dollar de transactions quotidiennes de devises
enregistrées en 2010, les échanges directs de devises ne représentent que 37% des
transactions contre 63% pour celles des produits dérivés (swaps, options, échanges
à terme, à voir dans ce qui va suivre).
Plus de 85% de transactions portent sur le Dollar et plus de 50% des transactions
sont réalisées sur deux places financières : Londres et New York.

Master Banque et Marchés Financiers


La Structure du système financier

Les six devises les plus échangées sur le marché du FOREX sont le Dollar
américain, l’Euro, le Yen japonais, la Livre sterling, le Dollar australien, et le Franc
suisse. On les appelle les monnaies principales ou « les majeures ». Voir tableau.
Il est intéressant de noter que le Dollar américain reste la monnaie de référence sur
le marché des change, et ce sont les échanges Euro /Dollar qui sont les plus
fréquents : 1289 milliards de dollars en moyenne chaque jour en avril 2013.
Le marché des changes est le plus vaste et le plus liquide au monde en termes de
volume de transactions.
Le volume journalier des transactions sur le marché des changes est presque deux
fois supérieur à la valeur du PIB annuel français !
La quasi-totalité des mouvements de devises s’effectue par un simple jeu d’écriture
entre comptes bancaires. Les transferts entre comptes s’effectuent notamment via
les comptes de correspondance que possède chaque banque dans chaque pays :
c’est le système de comptes Nostro /Noro.
Un compte NOSTRO /NOSTRI (notre compte chez eux) reflète les avoirs détenus
par une banque chez un autre établissement. A l’actif du bilan de la banque X
apparaissent ses avoirs en devises chez ses correspondants en étranger (c’est un
emploi de fond).
Un compte LORO/VOSTRI (leurs comptes chez nous) reflète les avoirs placés
dans une banque par d’autres établissements.
La propagation du régime de changes flottants dans le monde depuis les années
1970, combinée aux progrès techniques (notamment avec les logiciels de Trading
Haute Fréquence, et l’accès quasi-continu au marché des changes) expliquent en
grande partie pourquoi ce marché est aujourd’hui le plus actif et le plus volumineux
au monde.
3-3-Caractéristiques du marché des changes
Il faut constamment avoir présent à l’esprit que l’actuel marché des changes n’a pas
de limite géographique (phénomène de mondialisation) : l’euro peut s’échanger à
Tokyo, le dollar à Paris, le yen à Londres…

Master Banque et Marchés Financiers


La Structure du système financier

Contrairement aux marchés des titres, il n’existe qu’un seul marché de change pour
lequel il n’ya pas de localisation géographique, les intervenants étant reliés par
téléphone ou informatique.
Profitant du développement rapide de la technologie et des outils informatiques, les
acteurs du marché des changes sont reliés par un vaste réseau mondial de
télécommunications, ce qui permet de faire circuler rapidement les informations sur
les cotations en devises d’une place à l’autre. L’informatisation croissante a permis
de : -Faire circuler rapidement les informations sur les cotations devises d’une
place à l’autre ce qui a augmenté le flux d’information et diminué les temps de
passage d’ordre ;
-Automatiser les tâches des traders ;
-Abolir les frontières pour les transactions : sur le FOREX il est possible d’acheter
et de vendre les principales devises 24 H sur 24 H.
Dès son ouverture le lundi matin en nouvelle Zélande à la fin de l’après midi à New
York, le marché des changes ne dort jamais.
Il clôt une fois par semaine pendant les heures qui séparent la fermeture de la
Bourse le vendredi soir à 22h GMT sur la côte Ouest des États-Unis et l’ouverture
le dimanche soir à 22h GMT de la Bourse de Wellington en Nouvelle-Zélande qui
entame la semaine.

Master Banque et Marchés Financiers


La Structure du système financier

3-4. Les principales places de change


Il existe plusieurs places financières sur lesquelles sont pratiquées des opérations de
change, telles que Londres, New York, Tokyo, Singapour, Zurich, Paris etc.
Compte tenu de volume de transactions, la place de Londres est le numéro un
mondial des échanges avec une part de marché de 36,7% (chiffre 2010, BRI),
suivie des Etas Unis (17,9%) et du Japon (6,2%).
D’autres pays se partagent les parts de marchés restantes comme suit : Singapour
(5,3%) ; la Suisse (5,2%) ; Hong Kong (4,7%) ; la France (3%) et l’Allemagne
(2,1%)… .
3-5.Compartiments du marché de changes
Le marché de change se compose de deux marchés : le marché au comptant et le
marché à terme :
3-5.1. Le marché des échanges au comptant (SPOT)
Au niveau de ce marché les achats et les ventes se font au comptant : deux parties
se mettent d’accord sur une transaction qui prend effet immédiatement (jusqu’à 2
jours vu les contraintes techniques). Au delà de 2 jours on parle de marché à terme.
La transaction la plus simple sur le marché des devises est l’opération au
comptant qui est effectuée selon le taux de change en vigueur le jour même de la
transaction. Elle consiste à acheter une devise contre une autre au prix actuel du
marché avec une livraison à J+2 jours.
Les cours de change peuvent être établis de deux manières : au certain ou à
l’incertain.
Dans la cotation au certain, on définit les autres devises par rapport à sa monnaie ;
en d’autres termes, la cotation au certain indique le nombre d’unités de la devise
étrangère dans UNE unité de la monnaie nationale, dont on est certain (puisque ce
sera toujours UNE unité).
Dans la cotation à l’incertain, on définit sa monnaie par rapport aux autres devises,
c'est-à-dire que l’on indique le nombre d’unités de sa monnaie dans UNE unité de
devise étrangère ; on est donc incertain quant au nombre d’unités de sa monnaie.

Master Banque et Marchés Financiers


La Structure du système financier

Avant 1999, toutes les principales devises cotaient à l’incertain ; ainsi à Paris on
écrivait USD/FRF, c'est-à-dire nombre de francs pour un dollar : 1 USD=5,32 FRF.
En cas de cotation au certain le cours de franc sera : 1 FRF=1/5,32= 0,188 USD.
Après 1999 et la création de l’euro, il a été décidé que ce dernier (EUR) coterait au
certain. On dit donc : 1 EUR =1,12 USD (et non pas : 1USD=0,89 EUR qui serait
une cotation à l’incertain).
Le cours croisé permet de connaitre la parité d’une monnaie avec toutes les
principales monnaies. Voir tableau.
Sont affichés quotidiennement les prix d’achat (Bid) et les prix de vente (Ask) pour
chaque devise.
Le Bid correspond au prix acheteur, c’est le cours auquel la banque est prête à
acheter du Dollar contre l’euro par exemple. C’est le cours qui est le moins élevé :
le cours auquel la banque via son cambiste (responsable des opérations de change
dans une banque) achète la devise.
Autrement dit, c’est le cours auquel le cambiste interrogé accepte d’acheter la
devise, et donc le cours auquel l’opérateur qui demande la cotation peut vendre.
L’Ask correspond au prix vendeur, c’est le cours auquel la banque est prête à
vendre du Dollar contre l’euro. C’est le cours le plus élevé : le cours auquel la
banque vend la devise.
Autrement dit, c’est le cours auquel le cambiste interrogé accepte de vendre et celui
qui interroge peut acheter.
Un client achète les devises au cours vendeur (cours auquel la banque les vend).
L’écart entre les deux prix est appelé Bid /Ask ou Spread.
Spread = (cours vendeur- cours acheteur) /cours vendeur * 100
Les cours sont donnés avec 4 chiffres après la virgule. La deuxième décimale est
appelée la figure. La dernière décimale est appelée le pip ou le point. Une baisse de
10 pips signifie donc que le cours passe de 1,4318 à 1,4308.
Il ne faut pas confondre le change au comptant scriptural (virements sur des
comptes ouverts dans les banques) avec le change manuel ou numéraire (billets ou

Master Banque et Marchés Financiers


La Structure du système financier

chèques de voyage), les billets de banque faisant l’objet d’une cotation à part et
d’une fourchette de cours plus large que le change scriptural.
Lorsque le prix de la monnaie domestique en monnaie étrangère diminue, on parle
d'une dépréciation de la monnaie domestique par rapport à la monnaie étrangère.
La dépréciation de la monnaie domestique se traduit par une diminution du taux de
change de la monnaie domestique cotée au certain et par une augmentation du taux
de change de la monnaie domestique cotée a l'incertain.
Lorsque le prix de la monnaie domestique en monnaie étrangère augmente, on parle
d'une appréciation de la monnaie domestique par rapport à la monnaie étrangère.
L’appréciation de la monnaie domestique se traduit par une augmentation du taux
de change de la monnaie domestique cotée au certain et par une diminution du taux
de change de la monnaie domestique cotée à l'incertain.
Notons à la fin que Le marché spot représente 37 % des transactions quotidiennes.
3-5-2. Le marché des changes à terme (marché FORWARD)
C’est le marché qui permet de se couvrir contre les risques de variation de cours
d’une devise. La majeure partie des transactions a lieu sur le marché à terme car
il jouer un rôle d’assurance, notamment, contre le risque de change.
L’échéance de livraison est supérieure à 48H : la transaction est passée aujourd’hui,
mais la liquidation n’intervient que dans le futur, maturités à 30,90 ,180 jours, voire
plusieurs années.
Une opération à terme consiste à fixer le prix, la quantité et la date de l’échange
futur dès le jour de l’opération. Son utilité réside dans le fait qu’elle offre une
couverture contre les fluctuations des taux de change. En effet, quel que soit le prix
à la date fixée pour l’échange de devises, la transaction se fera selon les termes du
contrat fixés.
Il s’agit d’opérations à terme réalisées sur un marché de gré à gré, et
de futures pour les opérations à terme réalisées sur un marché organisé.
Sur les marchés de futures, les entreprises disposent de contrats de future (contrats
standardisés) de devises qui représentent un engagement de livrer ou de prendre
livraison d’un montant de devise à une date future spécifiée à un prix déterminé

Master Banque et Marchés Financiers


La Structure du système financier

dans le contrat. Il ya alors accord entre les deux parties pour échanger un montant
de devises pour une date future à un prix convenu d’avance.
Avec les marchés à terme on peut introduire les produits dérivés de changes qui
sont des instruments (produits financiers complexes qui sont liés où dérivent
d’autres actifs tels les actions, les obligations dans notre cas les devises) qui
permettent de se prémunir contre les effets des fluctuations des taux de change et
de spéculer : SWAPS (échange entre deux parties pendant un certain temps) et
options sur devises.
Dans le domaine financier, Un swap revoie à un échange de flux financiers : par
exemple, échanger un taux d’intérêt court terme contre un taux long terme
moyennant une rémunération. Il permet de transférer certains risques, sans affecter
le bilan de ceux qui l’utilisent.
On parle de Swaps de devises (currency swaps) à taux fixe lorsqu’il ya un
engagement de gré à gré par lequel les deux parties échangent les flux financiers
libellés dans deux devises différentes et avec des taux d’intérêts fixe (échanges
périodiques de paiements d’intérêts).
Sur les 5345 milliards de dollars d’échanges quotidiens sur le marché des changes,
2 282 milliards de dollars concernent les swaps, soit 43 % des volumes échangés.
Les transactions au comptant représentent 38 % des montants échangés.
Les entreprises disposent d’options de gré à gré (contrats individualisés et négociés
de gré à gré) qui représentent un contrat conclut entre les deux parties et qui donne
droit à l’acheteur (et non l’obligation) d’acheter (option d’achat) ou de vendre
(option de vente) un certain montant de devises à un prix fixé à l’avance pendant
une période de temps définie ou à une date déterminée.
La fixation du cours à terme cours s’effectue via les cours au spot (comptant) et les
taux d’intérêt. Ce sera égal au cours au comptant auquel viendra en principe
s’ajouter un report (positif), soit se retrancher un déport (négatif).

Master Banque et Marchés Financiers


La Structure du système financier

Chapitre 2: Le Système financier Marocain

I- Historique du système financier marocain :

Au début des années 80, le Maroc a fait face à une sérieuse crise économique. Les
réserves officielles brutes étaient pratiquement épuisées, et le pays a été obligé de
demander le rééchelonnement de sa dette extérieure. Face à la détérioration de sa
situation économique et à l'aggravation des déséquilibres financiers, tant intérieurs
qu'extérieurs, le Maroc a alors procédé à une réorientation de sa politique
économique en décidant d'accorder une place plus importante au secteur privé et
aux mécanismes du marché, et de permettre une plus grande ouverture à
l'économie. L'option libérale s'est d'autant plus imposée que, depuis la crise de la
dette de 1982, l'attribution de crédits officiels aux pays en développement a été
conditionnée par le désengagement de l'État de l'économie.

Le Maroc a entamé en 1983 une série de réformes des structures de l'économie


dans le cadre du Plan d'ajustement structurel de la BM et du FMI. Ces mesures ont
porté essentiellement sur la libéralisation progressive des prix domestiques, la
libéralisation du commerce extérieur, la réduction des subventions de biens de
consommation, la réforme de la législation fiscale, la promotion des exportations,
l'élimination progressive des restrictions à l'investissement étranger, la
restructuration du secteur public et la privatisation d'un certain nombre d'entreprises
publiques, l'encouragement de l'investissement privé, et la modernisation du secteur
financier.

Au début des années 1990, les autorités marocaines ont entamé un processus de
réforme, axé principalement sur la révision du cadre juridique et réglementaire du
système financier et l'accroissement du rôle des forces du marché.

Master Banque et Marchés Financiers


La Structure du système financier

LA REFORME DU SYSTEME FINANCIER DES ANNEES :

Depuis le début des années 90, le système financier marocain a connu une période
de libéralisation marquée par des réformes appuyées par une série d'initiatives de la
Banque Mondiale.

Le premier volet de réformes lancé en 1993 visait essentiellement le secteur


bancaire tandis qu'au milieu des années 90, le deuxième programme de réformes
portait davantage sur le développement du marché des capitaux tout en poursuivant
les mesures de libéralisation du secteur financier.

A- Les réformes du système bancaire

Le système bancaire marocain a fait l'objet, en 1993, d'une importante réforme


basée sur les axes suivants :

Les différentes étapes de la réforme du secteur bancaire au Maroc1

1
« Marchés de capitaux » 2ème édition 2012, p24.

Master Banque et Marchés Financiers


La Structure du système financier

Refonte du cadre
législatif
régissant l'activité
du système
bancaire

le secteur bancaire
occupe une place
Déreglementation prépondérante dans la Renforcement de
de l'activité dynamique de la la réglementation
bancaire prudentielle
réforme du secteur
finacier, sa réforme
s'articule autour de 4
grands axes

Modernisation
des instruments
de la politique
monétaire

1- La refonte du cadre législatif régissant l'activité du système bancaire

L'adoption d'une nouvelle loi bancaire en juillet 1993 dont les principaux apports
sont les suivants :

 L'introduction de la notion de banque universelle par la suppression de la


distinction classique entre les banques commerciales, et les organismes
financiers spécialisés
 L'introduction du concept d'établissement de crédit qui regroupe, les
banques et les sociétés de financement et l'unification du cadre juridique qui
leur est applicable.
 La mise en place des mécanismes nécessaires pour une meilleure protection
des déposants, en garantissant à ceux-ci le droit à un compte de dépôt
auprès d'un établissement de crédit et en instituant un fonds collectif de
garantie des dépôts
 La concertation entre les autorités monétaires, d'une part, et les
établissements de crédit et les opérateurs économiques et financiers, d'autre
part, par l'institution de trois instances consultatives à savoir : le Conseil

Master Banque et Marchés Financiers


La Structure du système financier

National de la Monnaie et de l'Epargne (CNME) qui est consulté sur les


orientations de la politique monétaire et les mesures concernant les taux
d'intérêt et les règles prudentielles, le Comité des Etablissements de crédit
(CEC) qui se prononce sur des questions relatives à l'activité des
établissements de crédit et la Commission de Discipline des Etablissements
de Crédit (CDEC) qui a pour mission d'instruire les dossiers disciplinaires
 Le renforcement des pouvoirs de la banque centrale en matière de
surveillance et de contrôle du système bancaire.

2- La déréglementation de l'activité bancaire

La déréglementation de l'activité bancaire fait l'objet de deux axes :

 La réduction importante des emplois obligatoires pour permettre aux


banques d'effectuer une allocation de leurs ressources sur la base des
mécanismes du marché et pour stimuler la concurrence entre elles, en
matière de mobilisation de l'épargne et de l'octroi de crédit, des mesures
consistant à réduire les emplois obligatoires des banques et à libéraliser les
taux d'intérêt ont été introduites dès 1991.

Les mesures prises à ce niveau ont été les suivantes :

 La réduction progressive puis la suppression, en juin 1998, du plancher


d'effets publics
 La réduction progressive puis la suppression, en avril 1994, des coefficients
d'emplois obligatoires en crédits à moyen terme réescomptables, en crédits
au logement et en créances nées à l'étranger
 La réduction du coefficient d'emploi en bons CNCA de 3,5 % à 2%.

Ainsi, sur les six dernières années, les emplois obligatoires des banques sont
revenus de 53 % à 3 % de leurs exigibilités

Master Banque et Marchés Financiers


La Structure du système financier

 La libéralisation des taux d'intérêt : la libéralisation des taux créditeurs a été


achevée en 1992, à l'exception des taux servis sur les comptes sur carnet qui
demeurent réglementés par souci de protéger la petite épargne et des dépôts
à vue qui ne sont toujours pas rémunérés.

Les taux débiteurs sont demeurés soumis jusqu'à fin janvier 1996 à un plafond fixé
par les autorités monétaires par référence aux conditions du marché et ce en vue
d'éviter une flambée des taux que le désencadrement du crédit aurait pu provoquer.
En février 1996, avec le développement de financements alternatifs et
concurrentiels, que les autorités monétaires ont décidé de supprimer ce plafond,
consacrant ainsi la libéralisation totale des taux débiteurs.

Ainsi, la déréglementation bancaire a entraîné un renforcement substantiel du rôle


du système bancaire dans la collecte des dépôts et le financement de l'économie.

Graphe I2 : Evolution des dépôts

Dans ce cadre, les dépôts collectés par les banques se sont accrus en moyenne
annuelle de 10,6 % durant la période 1991-2003

3- Le renforcement de la réglementation prudentielle

Afin de sauvegarder la solidité du système bancaire marocain et de le prémunir


contre les risques liés au processus de libéralisation, les autorités monétaires ont
2
Source : Bilan de la réforme du secteur financier marocain en 2004, Ministère des Finances et de la
Privatisation, la Direction du Trésor et des Finances Extérieures.

Master Banque et Marchés Financiers


La Structure du système financier

rénové et renforcé la réglementation prudentielle et ce à travers l'institution de


ratios et normes conformes aux standards internationaux.

C'est ainsi qu'il a été procédé, depuis 1993:

 La révision du coefficient minimum de solvabilité « ratio Cooke » qui fixe


le rapport entre les fonds propres, les éléments de l'actif et les engagements
par signature, à un minimum de 8 %.
 La mise en place, le 14 mai 1993, d'un système de classification des
créances en souffrance et de constitution des provisions.
 L'institution, le 29 mars 1996, de nouvelles règles relatives aux positions de
change que les banques sont autorisées à détenir. Les positions de changes
par devises sont fixées à 10 % des fonds propres et les positions globales à
20% de ces fonds
 L'extension, en 1996 et 1997, de certaines règles prudentielles : coefficient
de division des risques, coefficient minimum de solvabilité aux ex-
organismes financiers spécialisés et aux sociétés de financement

 La fixation, en 1999, des règles de prises de participations des


établissements de crédits dans d'autres entreprises
 L'adoption, en août 1999, d'un nouveau plan comptable des établissements
de crédit qui lui permettra de se mettre à niveau des meilleures pratiques
internationales tout en respectant les spécificité nationales et en donnant aux
autorités de contrôle les moyens d'assurer une supervision performante du
secteur
 Le réaménagement, en 2000 du coefficient de division des risques qui limite
les risques encourus par bénéficiaire à 20 % des fonds propres, et du
coefficient de liquidité qui oblige les établissements de crédit à respecter en
permanence un rapport minimum égal à 100 % entre l'actif disponible et
réalisable et les engagements par signature reçue, et leur exigibilité à vue et
à court terme ainsi que leur engagements par signature donné

Master Banque et Marchés Financiers


La Structure du système financier

 L'introduction en 2000 de l'obligation pour les établissements de crédit de


respecter les règles prudentielles sur une base consolidée.
 La publication en février 2001 par BAM d'une circulaire imposant aux
établissements de crédit de mettre en place un dispositif de contrôle interne,
et en juillet 2002, la publication d'une circulaire précisant la procédure de
désignation et la mission des auditeurs externes chargés de s'assurer la
régularité et la fiabilité des informations relatives au patrimoine, situation
financière et résultats des établissements de crédit

Par ailleurs, la mise en conformité du système prudentiel avec les standards


internationaux s'est traduite par un renforcement considérable des fonds propres des
banques

Graphe II3 : Evolution des fonds propres des banques

D'après le graphe, le montant des fonds propres des banques a plus que quadruplé
durant la période 1990-2002 et leur part dans le total du bilan est passé de 6% en
1990 à 8,4% en 2002.

3
Source : Bilan de la réforme du secteur financier marocain en 2004, Ministère des Finances et de la
Privatisation, la Direction du Trésor et des Finances Extérieures.

Master Banque et Marchés Financiers


La Structure du système financier

4- La modernisation des instruments de la politique monétaire

Après la suppression en 1991 de l'encadrement du crédit qui constituait le principal


instrument de régulation monétaire, la modernisation de la politique monétaire a
connu un tournant décisif avec la suppression, en juin 1995, des mécanismes de
réescompte à taux fixe et l'institution d'instruments indirects de régulation des
agrégats monétaires.

Ces nouveaux instruments sur lesquels repose la politique monétaire sont les
suivants :

 Les avances sur appel d'offres, à une semaine consenties à l'initiative de la


Banque Centrale, à un taux qui correspond au taux plancher, soit
actuellement 3,25 %
 Les avances à 5 jours accordées à l'initiative des banques, à un taux qui
constitue le taux plafond soit actuellement 4,25%
 La réduction du sentier, de 150 à 100 points de base, entre les taux minimum
et maximum d'intervention de la banque centrale
 Les avances à 24 h à un taux qui excède le taux plafond de quatre points
lorsqu'elles sont consenties à l'initiative des banques et de six points
lorsqu'elles sont consenties à l'initiative de BAM.
 Les opérations d'open-market, c'est à dire les achats et les ventes ferme de
bons du Trésor sur le marché secondaire par la banque centrale en vue d'agir
sur la liquidité bancaire, et les reprises de liquidités sous forme d'offres faites
par BAM aux banques d'effectuer des dépôts rémunérés auprès d'elle pour
une durée bien déterminée.
 Et les swaps de change qui permettent à BAM d'acheter (ou de vendre) du
dirham au comptant contre devises et, simultanément, le vendre (ou de
racheter) à terme, à une date et à un taux de change prédéterminés.

Master Banque et Marchés Financiers


La Structure du système financier

Il y a lieu de signaler que ces deux dernières modalités d'intervention de BAM


visent à assurer un réglage fin de liquidité et des taux. Elles ont été mises en œuvre
pour la première fois à partir du second semestre 1999 pour faire face à la
surliquidité des banques ayant résulté de l'afflux de devises occasionné par la
recette de la concession de la 2ème ligne GSM.

Les réformes entreprises au niveau du secteur des établissements de crédit se sont


traduites par un renforcement de la solidité du système bancaire, une amélioration
de l'intermédiation bancaire et une décrue significative des taux d'intérêt débiteurs.

Ainsi, la déréglementation bancaire a entraîné un renforcement substantiel du rôle


du système bancaire dans la collecte des dépôts et le financement de l'économie.
Dans ce cadre, les dépôts collectés par les banques se sont accrus en moyenne
annuelle durant la période 1991-2003 de 10,6 % portant ainsi leur part dans le PIB
de 37,9 % durant la période 1986-90 à 58,4 % durant la période 1991-2003.

B- la dynamisation du marché des capitaux

La réforme du marché des capitaux engagée depuis 1993, visait essentiellement à


moderniser la place de Casablanca et à diversifier les produits offerts en vue de
permettre à tous les opérateurs économiques de pouvoir arbitrer entre les titres
longs et les titres courts dans la composition de leur portefeuille. A cet effet, la
réforme a porté tant sur le marché financier que sur le marché monétaire.

Marché des capitaux


Mise en place du
Conseil Création du
Modernisation de Création des Mise en Place du
Déontologique dipositaire
la gestion de la titres de créances Marché
des valeurs centrale
bourse négociables (TCN) hypothécaire
Mobilières "Maroclear"
(CDVM)

Master Banque et Marchés Financiers


La Structure du système financier

1- La réforme du marché financier

La réforme du marché financier avait pour objectif la mise en place d'un cadre
juridique moderne, répondant aux conditions indispensables au bon fonctionnement
de toute place financière, à savoir la transparence du marché, son intégrité, la
diversité et la disponibilité des produits financiers et la protection de l'épargnant.

La réforme s'est déroulée en deux étapes majeures :

 D'abord, il a été procédé, en 1993, au réaménagement des structures


institutionnelles en vue de les adapter à une économie de marché.
 Ensuite, des réformes, traduisant l'intérêt des pouvoirs publics pour un
marché financier constamment dynamique, ont été introduites, tout au long
de la période 1997-2002.

A- Les réformes introduites en 1993

Ces réformes se sont traduites par l'adoption de textes de lois relatifs à la bourse des
valeurs, aux OPCVM, au CDVM et à l'appel public à l'épargne.

Les innovations apportées par ces textes sont :

 Le transfert de la gestion de la bourse à une société privée constituée par les


professionnels eux-mêmes.
 L'exercice de la profession dans le cadre d'entités juridiquement
indépendantes
 L'exigence d'une plus grande transparence des entreprises faisant appel
public à l'épargne
 La création du conseil déontologique des valeurs mobilières « CDVM »,
organe chargé de veiller au bon fonctionnement des marchés de valeurs
mobilières
 La mise en place du cadre juridique régissant l'activité des SICAV et des
fonds communs de placement

Master Banque et Marchés Financiers


La Structure du système financier

B- Les réformes introduites durant la période 1997-2002

Poursuivant l'approfondissement de la réforme du marché financier, de nouvelles


réformes ont été introduites depuis 1997 et ont visé, en particulier à une
dynamisation accrue du marché boursier et le renforcement de sa sécurité à travers
la révision à deux reprises du Dahir du 21 septembre 1993 relatif à la bourse des
valeurs.

Les modifications introduites ont porté sur :

 Le renforcement du rôle pilote du marché central de manière à augmenter sa


liquidité et à assurer des conditions optimales d'information et de
transparence dans la formation des cours
 La création d'un second marché pour les PME avec l'assouplissement des
conditions d'accès
 L'ouverture du 1er compartiment de la bourse aux sociétés concessionnaires
ou gérantes d'un service public
 L'institution d'un 3ème compartiment destiné aux entreprises à fort potentiel
de croissance
 L'amélioration de la protection des investisseurs et de la sécurité du marché
par l'obligation de déclarer les franchissements du seuil de participation
dans les sociétés cotées et la mise en place d'un système de garantie de
bonne fin des transactions
 La création d'un dépositaire central « Maroclear » chargé d'assurer la
conservation des titres admis au régime du compte courant et de faciliter
leur circulation et l'institution d'un régime de détention sous forme
d'inscription en compte courant pour les valeurs mobilières inscrites à la
cote de la Bourse des Valeurs, les titres des OPCVM et les TCN
 La mise en place d'un marché hypothécaire et ce par l'adoption de la loi
relative à la titrisation des créances hypothécaires qui s'assigne comme
objectif la mobilisation des ressources pour le financement du logement,

Master Banque et Marchés Financiers


La Structure du système financier

notamment l'habitat social et l'élargissement de l'éventail des instruments de


placement mis à la disposition des investisseurs
 L'amélioration de la gouvernance de la Bourse des Valeurs de Casablanca à
travers l'adaptation des statuts de la SBVC aux dispositions de la loi sur la
société anonyme et l'amendement de son cahier des charges afin de mieux
préciser ses droits et obligations
 Le renforcement des procédures de fonctionnement et de sécurité du
marché avec la mise en place des préalables nécessaires à l'institution du
règlement-livraison simultané des transactions et la mise en place de la
chambre de compensation, et la création du fond de garantie destiné à
indemniser la clientèle des sociétés de bourse qui seraient mise en
liquidation
 L'adoption en 2001 et 2002 d'incitations fiscales afin de favoriser
l'introduction de nouvelles sociétés en bourse et l'investissement en bourse.

2- La réforme du marché monétaire

Afin de consolider les actions de modernisation entreprises au niveau du système


bancaire et du marché financier, il a été procédé à la réforme du marché monétaire
à travers, la dynamisation du marché des adjudications des bons du Trésor et la
création d'un nouveau compartiment, en l'occurrence le marché des titres de
créances négociables.

A- La dynamisation du marché des adjudications :

Institué en 1989, le marché des adjudications est un marché où sont émis des bons
du Trésor par appel à la concurrence. Ce marché a fait l'objet de plusieurs
réaménagements introduits par l'arrêté du Ministère des Finances du 23 janvier
1995 et la circulaire de BAM prise pour son application. Ces réaménagements ont
porté, notamment, sur une plus grande ouverture de ce marché, la standardisation et
la diversification des titres et la désignation d'intermédiaires en valeurs du Trésor.

Master Banque et Marchés Financiers


La Structure du système financier

B -La mise en place d'un marché des titres de créances négociables :

Dans le but d'élargir la gamme 0des instruments de placement offerts aux


investisseurs et de développer des ressources alternatives de financement pour les
entreprises, un marché des titres de créances négociables a été institué en 1995 en
vertu d'un texte de loi et des dispositions réglementaires prises pour son
application.

Ces textes précisent les modalités de fonctionnement de ce marché et définissent les


caractéristiques des titres qui peuvent être émis.

Le dispositif réglementaire relatif à la mise en place effective de ce marché a été


achevé en janvier 1996. Les premières émissions dans le cadre de ce marché ont eu
lieu en octobre 1996 et n'ont cessé de se développer depuis lors.

La réforme s'est traduite par un accroissement significatif de la performance du


marché boursier, un développement appréciable des instruments financiers et une
amélioration des conditions de financement du Trésor.

Master Banque et Marchés Financiers


La Structure du système financier

Source : « Marchés de capitaux » 2ème édition 2012, p25.

Master Banque et Marchés Financiers


La Structure du système financier

II- La structure du système


financier Marocain
La structure du système financier Marocain se subdivise entre deux :

 système bancaire marocain


 Marché Des Capitaux

Master Banque et Marchés Financiers


La Structure du système financier

A- Structure et organisation du système bancaire marocain :

Le secteur bancaire marocain est considéré comme l'un des moteurs du


développement de l'économie du pays et de sa prospérité, ce dernier est devenu
dans une courte période un secteur moderne et efficace.

En réalité, il a connu un mouvement de concentration significatif aujourd'hui


achevé. Plusieurs banques possèdent une licence d'exploitation mais sept
banques contrôlent le marché.

Le secteur bancaire occupe une place importante dans le système financier. A


cet effet, il est nécessaire de signaler la structure du son système, le rôle de la
banque centrale (BAM) et comment celle-ci intervient dans la régulation
financière.

Master Banque et Marchés Financiers


La Structure du système financier

Les structures du système bancaire marocain sont organisées autour des autorités
de tutelle et de contrôle, des organes de consultation et de coordination, des
banques et des sociétés de financement. A travers les avis du Conseil National
de la Monnaie et de l’Epargne (CNME), du Comité des Etablissements de Crédit
(CEC) et/ ou de la Commission de Discipline des Etablissements de Crédit, le
Ministre de Finance exerce une tutelle et un contrôle sur le système bancaire.

Bank Al Maghrib est la deuxième entité de surveillance du système bancaire et


financier marocain. Son pouvoir de contrôle et de dissuasion a été redéfini et
élargie avec la loi bancaire de 1993.

Pour exercer leurs activités, les établissements de crédit ainsi que leurs
dirigeants doivent d’un côté satisfaire un certain nombre de conditions et
d’exigences nouvelles et respecter un ensemble de règles, d’un autre coté. Ces
conditions et règles sont :

- L’honorabilité des personnes ;


- Le non-cumul de fonctions ;
- L’agrément par le Ministre des Finances ;
- Le respect normes prudentielles (capital minimum, coefficients de liquidité, de
solvabilité, de division des risques et de tout autre ratio prévu par Bank Al
Maghrib) ;
- Le respect des règles comptables établies par Bank Al Maghrib ;
- L’adhésion à une organisation professionnelle.

Ainsi, au niveau du secteur bancaire, trois axes ont été introduits, en


l’occurrence la refonte du cadre législatif régissant l’activité de ces institutions
(principe de banque universelle, protection des déposants, surveillance du
système bancaire), le renforcement de la réglementation prudentielle en

Master Banque et Marchés Financiers


La Structure du système financier

conformité aux normes internationales (solvabilité, liquidité, gestion des


risques,…) et la déréglementation de l’activité bancaire (libéralisation des taux
et suppression des emplois obligatoires).
La structure du système bancaire et para-bancaire marocain organisées autour :

- Des autorités tutelle et de contrôle ;


- Des organes de consultation et de coordination ;
- Des banques ;
- Sociétés de financement

1- Les autorités monétaires

La loi bancaire a renforcé les pouvoirs de réglementation, de contrôle de


sanctions des autorités monétaires en aménageant une grande place à la

Master Banque et Marchés Financiers


La Structure du système financier

concertation par la créations des trois nouveaux organes de consultation et par


l’introduction de l’avis obligatoire de ces instances sur les points importants
touchant à l’activité bancaire . Les autorités de tutelle et de contrôle des
établissements de crédit, que l’on désigne aussi sous l’appellation « autorités
monétaire » sont constituées par deux entités : Le Ministère des Finances et
Bank Al Maghrib.

1-1 Le Ministère des Finances

Le Ministère des Finances joue un rôle important dans l’activité bancaire et sa


surveillance car c’est à lui qu’échoit, en définitive, la responsabilité des
décisions relatives à la politique monétaire ainsi qu’à la réglementation et au
contrôle des établissements de crédit, Autrement dit le Ministère des finances a
pour fonction de surveiller les activités bancaires en raison de la responsabilité
qu’il a en matière des décisions relatives à la politique monétaire.

On notera que le Ministère des finances exerce incontestablement une influence


considérable sur l’ensemble du dispositif mis en place par la loi bancaire et ce
soit directement en étant président du Conseil National de Monnaie et de
l’Epargne, soit indirectement, par l’entremise de ses représentants présents dans
toutes les instances par cette loi et dans les établissements publics et semi
publics.

1-2 Bank Al Maghrib

Dénommée « Banque du Maroc »jusqu’en 1987, Bank Al-Maghrib a été créée


par le dahir du 30 juin 1959 par substitution à l’ancienne Banque d’Etat.

Appelé également « institut d’émission », « Banque Centrale » , ou banque des


banques , Bank Al Maghrib assure un rôle réunissant , en fait, des activités
multiples qui expliquent les différents appellations dont elle fait l’objet .

Master Banque et Marchés Financiers


La Structure du système financier

A cet effet, précisons qu’à l’instar des autres Banques Centrales, Bank Al-
Maghrib a pour mission essentielle de régler le cours de la circulation monétaire
afin de contribuer, en accord avec la politique économique et financière du
gouvernement, à l’expansion économique du pays. Elle doit, à cet égard, assurer
la stabilité de la monnaie et sauvegarder son pouvoir d’achat. Pour atteindre ces
objectifs, elle a le privilège :

 L'émission des billets de banque et des pièces de monnaie et


d’effectuer toute opération sur or et devises.
 D’entretenir des rapports bancaires avec l’Etat, de lui servir de
conseiller et d’assistant financier.
 De consentir des crédits au système bancaire et d’en contrôler
l’activité.
 La banque assure le contrôle du marché monétaire.

 La publication des statistiques sur la monnaie et le crédit.


 La banque fixe le régime de change.
 La banque veille à l'application des dispositions législatives et
réglementaires.

Alors la BAM s’est engagée dans des réformes structurelles permettant de


garantir la solidité financière du système bancaire et de veiller à la
modernisation et à la sécurisation des systèmes et moyens de paiement. Par
ailleurs, la banque a mis en place, en concertation avec la communauté bancaire,
des systèmes de paiements performants, à savoir le système interbancaire de
télécompensation (SIMT) et le système des règlements bruts du Maroc (SRBM).

le Conseil de Bank Al maghrib est composé comme suit :

- le Gouverneur de la Banque, président ;


- le Vice-Gouverneur ou le Directeur Général de la Banque ;

Master Banque et Marchés Financiers


La Structure du système financier

- le Directeur du Trésor et des Finances Extérieures au sein du Ministère


chargé des Finances.

-six membres désignés par le Premier Ministre, dont trois sur proposition du
Gouverneur, parmi les personnes connues pour leur compétence en matière
monétaire, financière ou économique et n'exerçant aucun mandat électif, aucune
fonction de responsabilité dans les établissements de crédit ou à caractère
financier ou dans l'administration publique.

2 - Les Organe de consultation et de coordination

Des organes spécialisés ont été créées pour être consultés et faciliter les prises
de décisions des autorités monétaires. Il s’agit : du Conseil Nationale de la
monnaie et de l’Epargne, du Comité des Etablissements de Crédit et de
Discipline des Etablissement de Crédit.

2-1 - Conseil Nationale de la Monnaie et de l’Epargne (CNME)

Aider le Ministère de tutelle à prendre les décisions relatives, notamment, à la


politique monétaire et de crédit ainsi qu’aux moyens de sa mise en œuvre.

Son rôle de consultation sur les orientations de la politique monétaire et du


crédit et les moyens de sa mise en œuvre, qui a été étendu aussi , au conditions
générales de fonctionnement des établissements de crédit. Une autre innovation
réside dans la possibilité de constituer, au sein du Conseil Nationale de la
Monnaie et de l’Epargne, des groupes de travail en vue de mener différentes
études que pourrait lui confier le Ministère des Finances .la loi a voulu
dynamiser cet aspect d’études en prévoyant , d’une part la constitution d’un
« groupe de conjoncture économique et sociale » qui aura à se pencher sur les
rapports entre les établissements de crédit et la clientèle et sur l’information du
public, et , en envisageant, d’autre, différents thèmes dont notamment l’examen

Master Banque et Marchés Financiers


La Structure du système financier

des implications des orientations de la politique monétaire et du crédit sur le


développement régional.

2-2 Le Comité des Etablissements de Crédit (CEC) :

Facilite la prise de décision de Ministère concernant les activités des


Établissements de crédit et émet des avis consultatifs à l’adresse de BAM
concernant les aspects techniques de la politique monétaire.
Un autre aspect important de la concertation réside dans le fait que le Comité
des Etablissements de Crédit « donne, également son avis au gouverneur de
Bank Al Maghrib, sur les questions se rapportant aux aspects techniques des
instruments de la politique monétaire et des règles prudentielles ».

2-3-La Commission de Discipline des Etablissements de Crédit (CDEC) :

Pour mission de traitement des dossiers disciplinaires et proposition des


sanctions adéquats aux infractions à la réglementation bancaire et financière.
En outre elle instruit les dossiers disciplinaires et de proposer les sanctions
susceptibles d’être prononcées à l’encontre des établissements de crédit par le
ministère des Finances ou par le gouverneur de Bank Al Maghrib.

Ses attributions sont toutefois limitées à l’avis qu’elle peut donner dans les trois
domaines suivants :
-L’interdiction ou la restriction d’exercice relatives à certaines opérations se
rapportant à l’activité de l’établissement du crédit concerné.
-La nomination d’un administrateur provisoire.
- le retrait d’agrément

3- Les typologies des banques commerciales marocaines :

Master Banque et Marchés Financiers


La Structure du système financier

Et selon l'article 11 de la loi bancaire, les banques sont autorisées à :

Recevoir du public des fonds à vue ou d'un terme inférieur ou égal à 2ans.
L'article 11 précise qu'elles sont les seules à y être habilitées. Parmi les dépôts à
vue on peut citer :

- Les comptes de chèque ouverts par les particuliers, les entreprises disposant de
la personnalité morale.

-Les comptes courants sont ouverts aux personnes physiques ou morales


appartenant à divers secteurs d'activité pour leurs opérations professionnelles.

·Les comptes sur carnet qui sont des comptes ouverts par des particuliers et qui
offrent une rémunération fonction d'un taux d'intérêt et des montants déposés.

· Les comptes d'épargne à caractère spéciale permettent aux particulier de


constituer une épargne avec comme finalité d'obtention d'un crédit.

Distribuer des crédits

-Gérer et mettre à la disposition de leur clientèle tous moyens de paiement.

-Réaliser des opérations d'assurance, intermédiation dans les transferts de fond.

-Prendre des participations des entreprises existantes ou en création sous


réserves qu'elles respectent, pour cela, les limites réglementaires fixées par
banque Al-Maghreb.

Les banques marocaines se répartissent selon la nature de leur capital et leur


statut en banques privée, semi-publiques ou publiques et en banques offshores.
Fonction : - La réception des fonds publics ; - La distribution des crédits ; - La
mise à la disposition de la clientèle des moyens de paiement ; - Opérations
connexes : conseil, change, placement, …

Master Banque et Marchés Financiers


La Structure du système financier

3-1 Les établissements bancaires à caractère public ou semi-public

Crées par l'Etat pour accomplir des missions spécifiques en matière de


financement. Ces établissements sont :

 Bank Al Amal.
 Banque centrale populaire (BCP).
 CDG capital
 Crédit Agricole du Maroc (CAM), initialement Caisse National de Crédit
Agricole (CNCA).
 Crédit Immobilier et Hôtelier (CIH).
 Fond d'Equipement Communal (FEC).

3-2: Les banques privées :

Sont des banques dont leur capital est pratiquement en participation étrangère.
Elles sont au nombre de 10 et reprisent comme suit :

Master Banque et Marchés Financiers


La Structure du système financier

 Arab Bank Maroc.


 Attijari wafa Bank.
 Banque Marocaine du commerce extérieur (BMCE).
 Banque Marocaine pour le commerce et l'industrie (BMCI).
 Casablanca Finance Markets (CFM).
 Citibank Maghreb (Citibank)
 Crédit du Maroc (CDM).
 Média Finance (MDF).
 Société Générale (SG)
 Union Marocaine de Banque (UMB).

3-3: Les banques offshores

Sont les banques engagées à collecter des ressources en monnaie étrangères


convertible, opération de placement financier.... Ces banques doivent obtenir un
agrément auprès de BAM. Installées toutes à Tanger, les banques offshores sont
actuellement au nombre de 6.

 Attijari international Bank (Attijari I.B-BOS).


 Banque International de Tanger (BIT-BOS).
 BMCI-Groupe BNP (BMCI-BOS).
 Chaâbi International Bank.
 Société Générale Tanger Offshore (SGT-OS).
 Succursale Offshore de la BMCE (SUCC.OS.BMCE).

4- Les sociétés de financement

A la différence des banques, les sociétés de financement ne sont pas habilitées à


recevoir des fonds en dépôts pour des périodes inférieures ou égales à deux ans.

Master Banque et Marchés Financiers


La Structure du système financier

 Fonction : réaliser différentes opérations de crédits liés à des domaines


particuliers tels que la consommation, l’achat de véhicules de tourisme,
l’acquisition de biens immobiliers. Il s’agit principalement des sociétés
suivantes :

 Sociétés de crédit-bail mobilier et immobilier.


 sociétés de crédit à la consommation.
 sociétés d’affacturages.
 sociétés de cautionnement et de mobilisation de créances.
 sociétés de gestion de moyen de paiement.
 sociétés de crédit immobilier.
 sociétés de financement de nantissement de marchandises.
 sociétés de cautionnement mutuel.

Le secteur bancaire marocain est devenu en une courte période un secteur


efficace et puissant, en dépit de son contexte concurrentiel accru marqué par la
baisse significative des taux d'intérêts, l'augmentation du volume des crédits
accordés et de la marge sur commissions est les contreparties de cette baisse
remarquable.

B- structure des Marchés des Capitaux au Maroc

1-Structure du Marché financier Marocain

A l’intérieur du marché financier, que ce soit sur le marché des titres ou sur le
marché obligataire, on peut distinguer un marché primaire et un marché
secondaire.

Master Banque et Marchés Financiers


La Structure du système financier

Le marché primaire est le lieu où les entreprises, l’Etat et les collectivités locales
trouvent les fonds nécessaires pour la réalisation de leurs investissements en
offrant directement des valeurs mobilières (actions / obligations) aux épargnants.

Le marché secondaire ou boursier est le marché de l’occasion sur lequel les


agents économiques s’échangent les titres (actions ou obligations) qui ont été
émis sur le marché primaire.

1-1-Un marché primaire (émission des nouvelles valeurs)

1-1-1-Les valeurs mobilières :

Les Actions :  catégorie Actions de priorité ou privilégiées – Actions de


jouissance – Actions à double droit de vote – actions sans droit de vote –
Participation des salariés à l’expansion de l’Entreprise. Ses modalités
d’acquisition au Maroc :

- En souscrivant au K d’une Sté (Création ou augmentation de K)


- En donnant l’ordre d’achat à un intermédiaire financier
- Par acquisition des titres OPCVM
- Par succession ou donation, voire échange
- Valeurs de l’action : Chaque action à 3 valeurs

Master Banque et Marchés Financiers


La Structure du système financier

- -Une valeur nominal ou facial qui représente la part de l’action dans le


capital selon la loi la VN minimal est de 100 DH en cas de privatisation
elle peut être ramenée à 10 DH
- Une valeur d’émission c’est le prix auquel l’émetteur cède ses actions
pour la première fois sur le marché
- Une valeur de marché c’est le cours boursier qui n’existe que quand la Sté
est cotée en bourse. Ce cours varie en fonction de l’offre et de la demande
et de la liquidité.

Les obligations : sont des titres représentatifs de dettes peuvent être émis soit
par l’Etat, les collectivités locales ou les Entreprises constituées sous forme de
S.A à fin de financer leurs investissements Condition de lancement d’emprunt
obligataire par les Sociétés par action au Maroc : Dès que l’emprunt dépasse
15000000 DH il faut d’abord provoquer une concertation entre les Banques qui
participeront à l’émission de cet emprunt ainsi que le ministère finances
 Le K doit être entièrement libéré
 Les actions doivent être cotées à la bourse de Casablanca
 La Sté doit avoir 2 ans d’existence
 Présenter 2 bilans approuvés par les assemblées générales
 L’édition d’une notice visée par le CDVM
 Valeur nominal ou faciale : ne peut être inférieur à 50 DH aucune loi
n’interdit d’émettre des Obligations à un prix inférieur à la VN.
 Le prix de remboursement : est la valeur de l’obligation à la fin de sa
durée de vie (5 et 15 Prime de remboursement = Prix de remboursement –
prix d’émission : peut être « en dedans » ou « en dehors »
 L’amortissement des obligations :
 Remboursement par annuité constante
 Remboursement par série égales
 Remboursement in fine

Master Banque et Marchés Financiers


La Structure du système financier

 Taux : peut-être fixe ou variable

1-2-Le marché secondaire : la Bourse des valeurs de Casablanca

Le rôle de la bourse des valeurs de Casablanca : la bourse des valeurs de


Casablanca permet :

 Une utilisation efficace de l’épargne : la capacité de l’épargne


d’engendrer de l’investissement.

 Une circulation de liquidités et allocation adéquate des capitaux : avoir


des moyens de financement en dehors des opérations bancaires
généralement coûteuses et conditionnées.

 Une favorisation de la croissance externe : la société cotée devient tout


naturellement un pôle de regroupement auquel chacun pense lorsqu’il
s’agit de vendre ou de reprendre une société du même secteur (fusion,
concentration).

 Une cotation en bourse : qui permet l’entrée et la sortie d’actionnaires


temporaires (industriels, financiers) dont l’entreprise peut avoir besoin à
un stade de son développement et qui, le moment venu, pourront sortir sur
le marché boursier (exemple : participation des banques dans le capital de
certaines sociétés). Elle facilite la transmission des entreprises,
notamment familiales, en permettant des accords entre héritiers et
actionnaires et l’arrivée de nouveaux investisseurs.

Master Banque et Marchés Financiers


La Structure du système financier

 Une détermination des indices boursiers : le MASI et le MADEX.( Le


MASI est un indice nu de capitalisation. Il intègre toutes les valeurs de
type actions, cotées à la Bourse de Casablanca. Il a pour objectif de
présenter l’évolution du marché dans son ensemble et de fournir une
mesure de référence à long terme pour la gestion de portefeuille actions.
* Le MADEX, indice compact, est composé des valeurs les plus actives
de la côte, en terme de liquidité mesurée sur le semestre précédent. Il est
représentatif des valeurs les plus actives dont les variations sont fortement
reliées à l’ensemble du marché)

Les principaux intervenants :

1-2-1 Les Organismes de Placement Collectif en Valeurs Mobilières :

Les OPCVM sont des structures qui permettent la gestion collective des fonds.
Ils ont pour objet d’investir des fonds mis à leur disposition en valeurs
mobilières. La gestion est confiée à des professionnels du marché financier qui

Master Banque et Marchés Financiers


La Structure du système financier

recherchent une optimisation entre risques à réduire, la rentabilité à maximiser et


la liquidité à assurer. Les formes d’OPCVM : Il existe deux formes juridiques
distinctes :

 Les Sociétés d’Investissement à Capital Variable (SICAV) ont pour objet


la gestion d’un portefeuille de valeurs mobilières. N’étant pas cotées en
bourse les SICAV ne sont pas des actions ou des obligations, elles sont
représentatives de valeurs mobilière définies comme des parts de capital
qu’un investisseurs peut acheter et revendre à son gré.
 Les Fonds Communs de Placement (FCP) ont le même objectif de
gestion que les SICAV sauf que leur formes juridiques est différentes, ils
n’ont pas de personnalité morale, les FCP ne sont pas des sociétés mais
des copropriétés, les investisseurs sont des porteurs de part et non des
actionnaires. La création d’un FCP doit être réalisée à l’initiative de deux
fondateurs : le gérant et le dépositaire des fonds

1-2-2 - Le Conseil Déontologique des Valeurs Mobilières (CDVM)

Le CDVM est placé sous la tutelle du Ministre des Finances. Il est chargé
d’assurer la protection de l’épargne investie en valeurs mobilières en veillant à
la transparence et à la sécurité des marchés portant sur ces titres. D’autre
Manière , le CDVM est un établissement public qui a pour missions de veiller à
la protection des épargnants et veiller au bon fonctionnement et à la transparence
du marché des valeurs mobilières au Maroc.

1-2-3 – Les sociétés de bourse :

Les sociétés de bourse sont les seules habilitées à exercer directement le métier
d’intermédiation et de négociation en bourse.

Master Banque et Marchés Financiers


La Structure du système financier

Les sociétés de bourse bénéficient d’un monopole de négociation des valeurs


mobilières inscrites à la bourse des valeurs.

1-2-4-Maroclear:

Créée en 1997 en tant qu’unique dépositaire des titres au Maroc. Maroclear est une
SA qui a pour objet d’assurer la conservation des VM admises à ses opérations,
d’en faciliter la circulation et d’en simplifier l’administration pour le cpt de ses
affiliés. Le dépositaire central retrace dans les cpte courant des titres par valeur et
par forme de titres la totalité des avoirs propres de ses affiliés et de ceux de leur
clientèle.

La bouse de Casablanca constitue depuis quelques années un marché émergent


appelé à moyen terme à jouer un rôle important dans la collecte des capitaux
nationaux et internationaux et le financement de l’économie.

2- Marchés Monétaires

Au Maroc ’est le lieu sur lequel s’effectuent les transactions à court et très court
terme (1 jours à 12 mois).Il s’oppose au marché financier spécialisé dans les
capitaux dont la durée est longue.
Le marché monétaire est lui-même constitué de trois compartiments :

2-1. Le marché interbancaire :

Il permet aux banques d’ajuster à l’équilibre leurs trésoreries respectives en


compensant entre elles les déficits et excédents.
Réservé à l’origine aux banques et à la banque centrale, le marché monétaire a
commencé à s’élargir depuis 1983 : l’Etat par le biais du Trésor public peut y
trouver des financements en émettant des Bons de trésor à un mois.

Master Banque et Marchés Financiers


La Structure du système financier

2-2 Le marché de titres de créance négociables (TCN) :

Les TCN privés sont des billets à ordre ou des bons émis par des émetteurs
privés pour des durées allant de 10 jours à 7 ans, matérialisé par des titres où
inscrit en compte et qui sans être coté en bourse, confère à leur porteur un droit
de créance, librement négociable et portant intérêt. Le montant unitaire minimal
d’un TCN a été fixé à 100 000 DH en 2001.

On y distingue :
 les certificats de dépôt : qui sont des titres de créances négociables émis par
les établissements de crédit et dont la durée varie entre 10 jours et 1 an
 les billets de trésorerie : sont des titres émis par toute personne morale autre
qu’un établissement financier. Ils permettent l’élargissement des marchés de
capitaux et le développement d’une plus ample souplesse pour le financement
des entreprises
 les bons de société de financement : sont quant à eux des titres négociables
émis par les sociétés de financement pour des échéances comprises entre 2 et
7 ans.

2-3- Le refinancement auprès de Bank Al Maghrib (pensions) :


Depuis 1995, les banques commerciales peuvent également se financer auprès
de BAM grâces aux procédures officielles des pensions.
Il existe trois types de procédures de pensions :
 Les pensions à une semaine sur appel d’offre qui sont à l’initiative de
BAM et qui ont pour objectif de mettre en concurrence les différentes
banques demandeuses de monnaie. Le taux de refinancement qui ressort

Master Banque et Marchés Financiers


La Structure du système financier

de cette procédure constitue une base pour les pensions à cinq jours et à
24 heures.
 Les pensions à cinq jours sont à l’initiative des banques et sont demandées
à BAM deux fois par semaine.
 Les pensions à 24 heures peuvent se réaliser à la demande sont des
banques ou de BAM.

3-Le marché hypothécaire :

Créé en 1999, il a pour objectif de permettre aux établissements de crédit, en


particulier ceux qui distribuent des crédits à long terme, de trouver de nouvelles
ressources financières.
Le fonctionnement de ce marché est basé sur la technique de la « titrisation ».
La titrisation est une technique qui a été importée des États-Unis à la fin des
années 80. Originalement, il s’agit d’un mode de financement reposant sur les
techniques du financement structuré qui a évolué pour devenir à la fois un
instrument de gestion du bilan, de gestion des risques et de création de valeur.
Il s’agit d’une technique financière qui permet à un établissement cédant de vendre
une partie de ses créances en les transformant en titres liquides et négociables.
L’établissement cédant, vend un lot de créances à une structure appropriée : Au
Maroc, le Fonds de Placements Collectifs en Titrisation (FPCT).

Ses avantages au Maroc :


 L’établissement cédant la titrisation offre une nouvelle solution de
financement qui permet à tout établissement cédant d’augmenter sa
capacité de financement.
 Ne fait pas appel aux fonds propres, et donc n’impose pas de limite au
niveau de financement de l’établissement de crédit.

Master Banque et Marchés Financiers


La Structure du système financier

Permet à l’établissement cédant de se financer, sans endettement, tout en


optimisant sa gestion des risques.

4 – Le Marché des Changes :

Bank Al-Maghreb affiche en continu, les taux de change applicable aux


opérations d’achat et de vente de devises avec les intermédiaires agréés. Ces
taux sont exprimés à l’incertain (montant en dirhams correspondant aux unités
des devises cotées). la liste des 25 devises cotées en continu et précise qu’elle se
réserve le droit d’en coter d’autres ou de limiter ses interventions à un nombre
plus réduit de devises en fonction des possibilités de traitement sur le marché.

Les excédents et besoins en devises des banques peuvent être négociés auprès
d’autres intermédiaires agréés à des taux de change déterminés d’un commun
accord entre les parties, ils peuvent également être traités avec Bank Al-
Maghreb.
Les opérations traitées avec Bank Al-Maghreb sont effectuées en continu de 8h
30 à 15h 30, sur la base d’une date de valeur de j+2 (2 jours ouvrable)
conformément à la norme internationale. Les banques peuvent également
convenir de dates de règlement en valeur décalée (valeur jour ou lendemain). Le
non-respect de la date de valeur par l’un des parties donne droit à la contrepartie
d’exiger, en compensation, des intérêts de retard.

Donc le Marché des Changes aujourd’hui est caractérisé :

 La fin du monopole de Bank Al-Maghreb en matière de la gestion


centralisée des devises du pays ;
 La détermination des taux de change par les banques en fonction de l'offre et
de la demande des devises, tout en restant, bien entendu, à l'intérieur des
marges d'intervention fixées par la Banque Centrale ;

Master Banque et Marchés Financiers


La Structure du système financier

 Le réajustement des dates de valeur à la norme internationale en


raccourcissant le délai d'exécution des transactions, ramené à J+2 au lieu de
J+3 comme ce fut le cas auparavant.

Master Banque et Marchés Financiers


Conclusion :

Considéré comme le plus performant dans la région sud-méditerranéenne, le


secteur financier marocain enregistre des améliorations continues en matière de
conditions d’accès au financement bancaire, de coût de financement, de gestion
des créances douteuses, de coût de transactions des valeurs mobilières,
d’amélioration des performances des autorités de contrôle et de surveillance et
de modernisation du système d’information. L’évolution est également positive en
ce qui concerne l’amélioration du fonctionnement de la finance directe :
augmentation significative du nombre d’introductions, augmentation du volume
des transactions, amélioration du flottant, augmentation sensible de l’appel public
à l’épargne. Ainsi, il apparaît clairement que les progrès réalisés par le Maroc en
matière de modernisation et de développement de son système financier, pour en
accroître l’efficience en matière de financement des secteurs productifs, sont
remarquables par rapport à ce qui est en vigueur dans une bonne partie de son
espace régional. Néanmoins, un effort additionnel reste à déployer pour assurer
un arrimage sur les meilleurs standards européens à l’instar de ce qui s’est fait
pour les nouveaux adhérents à l’Union européenne. La recomposition du système
productif national et l’affinement du profil de spécialisation des firmes nationales
aurait contribué à enclencher une véritable dynamique de l’investissement
international, notamment européen, qui favoriserait à son tour l’attrait du capital
bancaire, avec toutes les conséquences positives que ceci pourrait avoir en termes
de transferts de savoir et de savoir-faire. Dans cette optique, des actions
concrètes méritent d’être engagées aussi bien sur le plan interne que sur le plan
de la région sud-méditerranéenne dans son ensemble. Sur le plan interne, les
paramètres de changement devraient s’articuler autour de l’amélioration des
conditions de financement notamment pour la PME. Ceci suppose une
diversification des instruments de financement pour une meilleure gestion des
risques, un renforcement de l’ouverture et de la concurrence, tout en veillant à ce
que le système financier marocain renforce sa capacité d’absorption des chocs
internes et externes. Il suppose aussi une amélioration de la mobilisation de
l’épargne, une intégration du secteur informel et un développement de l’épargne
institutionnelle. Sur le plan régional, il est nécessaire d'avoir un meilleur
accompagnement du partenaire européen pour atténuer les coûts de l'ouverture.
Un accompagnement de qualité permettrait d'atteindre une dynamique de
progrès qui serait profitable aux deux parties. L’expertise acquise par les secteurs
bancaire et des assurances marocains, le niveau de sa cotation de crédit et sa
présence renforcée sur les marchés d’Afrique du Nord et de l’Ouest le mettent en
meilleure posture pour jouer le relais des places financières européennes sur ces
marchés, notamment pour la niche des services financiers de taille moyenne
(entre 100 et 500 millions de dollars). Par ailleurs, un renforcement de
l’intégration financière Sud-Sud, permettrait aux systèmes financiers nationaux
d’acquérir une taille suffisante leur permettant de faire face à la concurrence
extérieure et renforcer en même temps leur attrait aux flux financiers
internationaux. La mise en place d’un réseau de bourses performantes Pan-
Oriental, qui mettrait en jonction l’expertise financière européenne, le potentiel
sud-méditerranéen et les investissements des pays arabes du Golfe, déboucherait
sur une situation de jeu à somme positive pour la région dans son ensemble.

Vous aimerez peut-être aussi