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INTRODUCTION

Une entreprise industrielle est aujourd’hui soumise à des mutations majeures et profondes. Elle
est sans cesse confrontée à un monde de concurrence impitoyable qui vise continuellement à
améliorer aussi bien la qualité et les prix des produits que les délais de production. De ce fait,
les entreprises possèdent des systèmes de production de plus en plus complexes et sophistiqués
qui sont à la fois plus performants et plus fragiles. Et partant, elles connaissent des ruptures
intempestives liées à la disponibilité de l’outil de production, de la non qualité générée, des
problèmes de sécurité des biens et personnes et des techniques de maintenance des machines.
Ceci impose la nécessité et l’importance de la maintenance de l’ensemble des équipements le
long de leur cycle de vie.
Selon la norme française NF EN13306, la maintenance est l’ensemble de toutes les actions
techniques, administratives et de management durant le cycle de vie d’un bien, destinées à le
maintenir ou à le rétablir dans un état dans lequel il peut accomplir une fonction requise.
L’activité actuelle de la maintenance s’inscrit dans un cadre de participation à la réalisation des
objectifs de productivité, de rentabilité et de croissance de l’entreprise. Il est important de
s’assurer donc du bon fonctionnement de la fonction maintenance.
Le service de maintenance du C.I.L voudrait être plus proche de ses équipements et de ses
machines dont il cherche à accroître leur volume de gestion. C’est ainsi que l’entreprise, dans
le souci d’élever encore plus le niveau de performance de son service de maintenance, nous a
confié un travail d’évaluation et d’amélioration de ce service.
Dans ce mémoire, nous verrons dans un premier temps, comment fonctionne le C.I.L et ensuite
nous ferons ressortir après une revue de littérature, les problèmes existants au service de
maintenance et enfin nous passerons aux solutions apportées.
CHAPITRE

1
c

1 CONTEXTE ET PROBLEMATIQUE

OBJECTIFS :
οPrésenter l’entreprise CIL;
οPrésenter le site industriel de Douala ;
οPrésenter l’état des lieux ;
οPrésenter les motivations de notre projet sous forme de problématique.
I. CONTEXTE DE L’ETUDE

1. Présentation de l’entreprise

a. Historique

Le complexe industriel du littoral a été créé le 29/09/2004 sous une forme juridique de Société
à Responsabilité Limité (SARL) avec un capital de 5 millions de FCFA au départ reparti entre
5 associés à raison de 20% par associé, la SARL a été transformée en Société Anonyme (SA)
et le capital est passé de 5.000.000 CFA à 10.000.000 CFA lors de l’assemblée générale du
05/08/2008. Après les travaux d’implantation, la production a effectivement démarré le
24/11/2009. Lors de l’assemblée générale du 28/12/2010, le capital est porté à 702.000.000
FCFA et est de nos jours, détenus par quatre personnes physiques à hauteur de 25% chacune.

b. Missions et Objectifs

Doté d’un staff de techniciens chevronnés et hautement qualifiés, d’une équipe de professionnel
dynamique, le Complexe Industriel du Littoral ambitionne être leader dans le marché de la
savonnerie , dans la sous-région en général et au Cameroun en particulier, se bonifier afin de
développer son image de marque et accroître sa notoriété. Ceci en fabriquant des savons, des
détergents et autres produits de nettoyage de haute qualité dans le respect des normes
internationales de qualité, de sécurité, d’hygiène et environnementale, en vue de satisfaire les
besoins de son aimable clientèle et de les introduire dans chaque ménage de l'Afrique Centrale
à des prix abordables. Moins de deux années après le lancement de sa production, la société
C.I.L s'est déjà fait remarquer à travers sa marque de savon « SANET » qui semble aujourd'hui
incontournable pour la plupart des ménages Camerounais et sous régionaux.

c. Fiche signalétique de l’entreprise

Nous avons la fiche d’identification de l’entreprise comportant quelques renseignements sur sa


forme juridique et autre :
RAISON SOCIALE C.I.L
PDG M. TEDOM Bonaventure
DATE DE CREATION 29/09/2004
SIEGE SOCIAL DOUALA
ADRESSE B.P 12296 DOUALA
NUMERO DU CONTRIBUABLE M090400022640A
REGISTRE DU COMMERCE RC/DLA/2004/B/033855
E-MAIL Cilsanet2018jfjfj@gmail.com
FORME JURIDIQUE Société Anonyme (S.A)
CAPITAL ACTUEL 2.054.000.000 FCFA
ACTIVITE PRINCIPALE Fabrication des savons, détergents et
produits d’entretien
SITUATION GEOGRAPHIQUE MAMBANDA

2. Organisation de l’entreprise
Doté d’un effectif de 120 (cent vingt) personnes réparties sur les sites de Douala, Buea, Kumba,
Yaoundé, Bertoua, Bafoussam, Bamenda et Dschang, la société CIL est la première entreprise
industrielle créée par le promoteur. La distribution est assurée quasi exclusivement par la
SODIPALCAM SARL dont il reste gérant. C’est en effet dans les magasins de la
SODIPALCAM qu’est transférée la production dès qu’elle est réalisée.

Le complexe industriel du littoral est une entreprise dont la gérance est répartie entre deux
secteurs à savoir la direction et la production qui se doivent de fonctionner en harmonie pour
que les différents objectifs soient atteints. Et pour que cela soit effectif, chaque secteur se doit
de mener à bien toute tâche dont il est responsable.

a. La direction

Ce secteur de l’entreprise est constitué de plusieurs département à savoir :

 La Direction Général
 Le Département Administratif et financier
 Le Département des Approvisionnements et Logistiques
 Le Département Commercial
 Le Département Contrôle de Qualité
 Le secrétariat

Ces différents départements ont des missions très importantes et indispensables pour l’évolution
effective de l’entreprise, nous pouvons cite entre autres :

 Veiller à l’exécution de l’objet social de la société CIL ;


 Veiller à la rentabilité de la structure et au renforcement de son image et de sa position
sur le marché ;
 Représenter en tout lieu la société dans l’exécution de ses fonctions ;
 Garantir au personnel une rémunération conforme aux pratiques de la profession ;
 Définir la politique d’approvisionnement, des demandes d’achats aux
livraisons par les fournisseurs et/ou transitaires ;
 Assurer le contrôle des documents matérialisant les opérations
 Charger de l’accueil physique et téléphonique, de la coordination des départements de
l’entreprise, de la gestion des réunions et des approvisionnements, de la gestion du
courrier interne et externe,
 D’encaissement (factures, bon de commande, bon de livraison) et des
documents matérialisant les opérations de décaissement (reçu, factures
Justificatives des dépenses, etc.…).

b. La production

Communément appelé usine, la production est le secteur dans lequel on retrouve toutes les
composantes nécessaires à la fabrication des différents produits. On y retrouve également
quelques bureaux servants de lieux de services aux responsables du secteur à savoir :

 Le Directeur technique : qui s’occupe de la bonne marche des activités au sein de


l’usine et qui sert également d’interface entre la direction et la production.
 Le contremaître : qui s’occupe du bon fonctionnement de tous les appareils et les
machines ainsi que celui de tous les dispositifs au sein de l’usine.
 Le chef de production : dont le rôle est de veiller à ce que chaque ouvrier travaille
efficacement à son poste afin d’assurer la bonne qualité des produits finis.
 Le laborantin : qui a pour rôle de contrôler la bonne marche de toutes les étapes
chimiques du processus de fabrication et de vérifier la qualité des produits finis.
 Les magasiniers : qui gèrent toutes les entrées et sorties du magasin des pièces de
rechange ainsi que celles de l’usine à savoir matières premières (en collaboration
avec le laborantin et la direction), les pièces, les produits finis etc…

L’usine est aussi constituée d’un personnel ouvrier jeune et dynamique dans lequel on retrouve
la gente masculine et féminine. Ainsi, Ils occupent généralement les postes tels que mécanicien,
électricien, savonnier, dépoteur, boudiner, ramasseur, mouleur, colleur, chargeur, gardien,
agent d’entretien etc…
3. Présentation du site industriel
a. Localisation géographique

b. Description du site

4. Description de la ligne de production


Le processus de fabrication du savon sur la ligne, commence tout d’abord par l’envoie du savon
du malaxeur à l’atomiseur par le biais d’une pompe volumétrique. Une fois dans l’atomiseur,
le savon est séché par un système de vide composé d’une pompe à vide et d’un thermo
compresseur qui par sa buse à haute pression, crée une dépression dans la chambre de
l’atomiseur. Le savon ainsi séché passe par une boudineuse où il sort sous forme de Boudon,
par une filière ensuite le savon est découpé en morceau, moulé, en fin encartonné par les
opérateurs

a. L’atomiseur

L'atomiseur est une enceinte hermétique dans laquelle le savon liquide approvisionné par la
pompe d’alimentation de savon, est soumis à un vide. Ce vide appliqué au savon qui gicle dans
l'atomiseur via une buse va permettre de le sécher en y extrayant l'humidité. L'atomiseur est
composé de racleur, qui étant fixé à un arbre moteur, racle les parois de celui-ci pour éviter tout
dépôt de savon. Cet arbre est entrainé en rotation par un moteur électrique.

L'atomiseur reçoit, pour une bonne atomisation, un vide de 5 à 15 mbar produit par une pompe
à vide en premier lieu et un thermo compresseur. Le vide ainsi transmis va servir à absorber
l'humidité se trouvant dans le savon. Pa ailleurs les poudres de savon qui pourraient être aspirées
par le vide sont stockées dans deux cyclones placés en aval et relié à l'atomiseur par une gaine
de liaison.

Figure 2 : Procédé de fabrication

Figure 3 : Atomiseur

b. La boudineuse
La boudineuse permet de compacter et d'homogénéiser le savon rendu sous forme de patte sèche
par l'atomisation. Elle est alimentée en savon directement par l'atomiseur. La boudineuse est
constituée de trois niveaux se sont :

 Le niveau 1 : Boudineuse primaire

Elle se situe en aval de l'atomiseur. Cette boudineuse recueille directement le savon séché en
provenance de l'atomiseur. Ce savon tombe sur ses vis sans fin qui vont le compacter et le
convoyer au travers d'une plaque perforée vers la chambre intermédiaire de la boudineuse où
l'on ajoute le parfum au savon. Cette chambre est sous vide.

 Le niveau 2 : Boudineuse secondaire

Elle recueil le savon compacté en provenance de la boudineuse primaire, le compacte une


seconde fois et l’homogénéise pour une première fois, dans d’autre industrie c’est par elle que
le parfum est introduit dans le savon.

 Le niveau 3 : Boudineuse finale

La chambre intermédiaire débouche sur la boudineuse finale. C'est en son sein que le savon sera
mélangé au parfum par le biais des vis sans fin qui vont le compacter, homogénéiser pour le
faire sortir enfin par une tète conique en bout duquel se trouve une filière.

c. La coupeuse

La coupeuse est placée en aval de la boudineuse permet de découper le cordon de savon produit
par la boudineuse en morceaux suivant les dimensions désirées. La barre de savon produite par
la filière entre dans la coupeuse électronique et une fois entrée en contact avec le rouleau
mesureur, envoie un signal à l'unité de coupe. L'unité de coupe fait déplacer la lame à la fois
horizontalement avec un mouvement égal à l'avancement de la barre et verticalement pour
obtenir la coupe. On obtient ainsi des morceaux de savons.
Figure 4 : Boudineuse

Figure 5 : Coupeuse

d. Le crouteur

C’est une machine munit d’un ventilateur puissant, d’un très long convoyeur constituer de
chaine et de plusieurs godets orientés en spirale de plusieurs étages par de très gros pignon. Elle
permet de refroidir le savon trop chaud provenant de boudineuse et de la coupeuse.
Figure 6 : Crouteur

e. Le déviateur

Du crouteur sort une file de savon qui doit être distribué entre trois moules. Pour réaliser cette
distribution l'on dispose d’un déviateur placé après le crouteur. Il a pour rôle de diviser une
ligne de savon à l'entrée, en trois lignes de sortie, avec un opérateur qui permet d’éviter
l'accumulation de savons. Les morceaux de savons sont alors repartis sur les convoyeurs des
mouleuses pour la prochaine étape.

Muni d’un système pneumatique, une pince retient les morceaux de savon provenant du
crouteur, à l’aide d’un capteur situé à son entrée qui détecte la saturation de l’enceinte de
réception (qui contient 5 morceaux de savons) un deuxième capteur placé au fond de l’enceinte
permet de confirmer le signal, ensuite les savons sont déviés à tour de rôle sur les deux
convoyeurs qui les conduisent vers la mouleuse. Deux autres capteurs permettent de réguler le
trafic sur les convoyeurs.

f. La mouleuse SAS

Elle fonctionne selon le principe suivant : Un moteur réducteur à vitesse à variable, transmet
son mouvement de rotation par un système poulie-courroie à deux réducteurs, celui prévu pour
les pinces de charge et de décharge et celui prévu pour les moules inférieurs et supérieurs. Le
réducteur des moules transmet son mouvement à un arbre sur lequel sont montées plusieurs
cames, qui assurent les mouvements des moules supérieurs, inferieurs et latéraux
respectivement, par un système bielle-manivelle, une biellette et des bras mécaniques. C’est
une machine de précision dont tous les mouvements doivent être synchrone.

Figure 7 : Déviateur

Figure 8 : Mouleuse SAS


II. PROBLEMATIQUE
Comme toute entreprise qui utilise des équipements de production et qui met des moyens
techniques pour les maintenir correctement afin de s’assurer un gain de productivité toujours
important, le Complexe Industriel du Littoral a un département de maintenance pour le suivi de
son équipement ; sa politique consiste ainsi, à auto maintenir son appareillage afin d’accroitre
sa productivité et de réduire ses coûts.
Le service de maintenance est composé :
• D’un responsable de la maintenance ;
• D’un Contremaître ;
• Chef D’Atelier ;
• Des électriciens ;
• Des mécaniciens.
Ces derniers sont chargés de la maintenance des équipements dans divers secteurs de la
production que sont :
• Le Dépotage ;
• La Dilution de soude ;
• La savonnerie ;
• La Boudineuse ;
• Les Chaînes de Production;
• Les Groupes Froids et Chaudière.
Le service de maintenance fait face à d’énormes problèmes de gestion de ses
équipements dont presque tous ne possèdent ni de fichier historique, ni de documentation
technique pour faciliter la maintenance et le bon usage par les manipulateurs au quotidien. La
maintenance préventive ne suit pas une logique claire et le service de maintenance ne sait pas
comment remédier à certains retards d’intervention de la part de ses employés.
C’est pour pallier ces différents problèmes que l’entreprise a jugé utile de nous confier
ce travail intitulé: EVALUATION ET AMELIORATION DU SERVICE
MAINTENANCE DU CIL.

Le cahier des charges consistait à:


• Evaluer le niveau de la maintenance actuelle ;
• Trouver des solutions pour améliorer la disponibilité des équipements de production
dont les fiches techniques, modes opératoires et fichiers systèmes sont inexistants ;
• Proposer des solutions pour améliorer les maintenances corrective et préventive ;
• Proposer des solutions en vue de la résolution des éventuels problèmes diagnostiqués
au cours de notre évaluation ;
• Trouver des solutions pour pouvoir faciliter le suivi des différents équipements.

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