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République Algérienne Démocratique et populaire

Ministère de l’éducation nationale

Niveau : 3 A.S
Filière: communes Année scolaire : 2016 / 2017

Composition de français du 1er trimestre

19 juin 1956 : pour la première fois dans cette guerre, la guillotine entre en action. Zabana
et Ferradj ont la tête coupée, au nom de la loi française. Ainsi, le statut de combattants de
guerre ne sera pas réservé aux nationalistes.

Djamila Briki, qui fut, aux premiers jours de juillet 62, ma première amie de la Casbah,
livre ses souvenirs qui seront heureusement consignés avec ceux de plusieurs autres
Algériennes par Djamila Minne- Amrane_ sur les nouveaux rites funéraires qui s’instaurent
aux portes de la prison Barberousse : « Les familles des condamnés à mort allaient tous les
matins à Barberousse, car, lorsqu’il y avait des exécutions, c’était affiché sur la porte. Nous
allions tous les matins pour voir s’il y avait ces fiches blanches sur la porte ; des fois, il y en
avait trois, quatre, chaque exécuté avait sa fiche personnelle. Nous n’étions jamais prévenues,
il fallait aller lire les noms sur la porte. C’était la chose la plus horrible. Et l’eau !... Quand il y
avait plein d’eau devant la porte, c’était parce qu’ils avaient nettoyé le sang à grande eau avec
tuyau. »

Peu après, un gardien sortait et appelait la famille du guillotiné de l’aube : il rendait les
affaires personnelles du mort à sa femme ou à sa mère. Les femmes ne pleuraient pas ; leurs
compagnes, venues aux nouvelles, les entouraient et allaient ensuite jusque chez elles pour la
viellée religieuse.

Le corps de l’exécuté n’était jamais remis aux siens ; l’administration pénitentiaire se


chargeait seule de l’inhumation au cimetière d’El-Alia. On ne donnait que le numéro de la
tombe aux femmes qui s’y rendaient le lendemain.

Assia Djebar, Le Blanc de l’Algérie, éditions Albin Michel,


1995.

QUESTIONS
I-Compréhension :

1- Ce texte est-il l’œuvre :


 D’une journaliste ?
 D’un témoin ?
 D’une historienne ?
Recopiez la bonne réponse

2- L’auteur est-il présent dans le texte ? Justifiez votre réponse.

3- Relevez dans le texte quatre (4) mots ou expressions appartenant au champ lexical du
mot « guillotine ».

4- Relevez dans le texte une expression de même sens que : « les rites funéraires »
5- A qui renvoient les mots soulignés dans le texte ?
« Nous allions……. » 2§
« …..s’il y avait ces fiches blanches……. » 2§
«  ….c’était parce qu’ils avaient…. ». 2§
«……..n’était jamais remis aux siens » 4 §
 
6- Elle témoigna que les familles des condamnés à mort allaient tous les matins à Barberousse,
car, lorsqu’il y avait des exécutions, c’était affiché sur la porte. »
Réécrivez ce passage en le commençant ainsi: Elle témoigna : « ………………… »

7- Complétez le passage suivant : condamnés, crimes, première, corps, prison, témoin


« La prison de Barberousse était le grand ………de la barbarie et la sauvagerie des
…………français où la guillotine de Zabana et Ferradj était la ………… exécution
d’après les témoignages de Djamila Briki. Les noms de ces …………. à mort sont
affichés sur la porte de cette ……….. et après l’exécution de ces combattants leurs
……… sont enterrés au cimetière d’El-Alia. »

8- Proposez un titre expressif au texte. 

II-Production écrite :
Traitez un seul sujet au choix :

Sujet 01 :
« En une quinzaine de lignes faites le compte rendu objectif de ce texte qui sera publié dans
le journal de votre lycée »

Sujet 02 :
« La guerre d’Algérie a été immonde pour plusieurs raisons dont l’acteur principal fut un
occupant sans merci. Rédigez en une quinzaine de lignes un texte historique dans lequel vous
racontez les crimes commis par cet oppresseur à l’insu d’un peuple démuni »

Le corrigé type :
1. Ce texte est-il l’œuvre dune historienne qui est Assia Djebar.
2. Oui, l’auteur est présent dans le texte.

Les marques de sa présence sont : Nous, ma, heureusement

3. Les quatre (4) mots ou expressions qui appartiennent au champ lexical du mot « guillotine
».
4. la tête coupée, rites funéraires, des condamnés à mort, exécutions, mort..
5. Les mots soulignés dans le texte renvoient :

« Nous allions……. » 2§ les familles des condamnés + Djamila Briki


« …..s’il y avait ces fiches blanches……. » 2§
«  ….c’était parce qu’ils avaient…. ». 2§ Les soldats Français
«……..n’était jamais remis aux siens » 4 § Aux familles algériennes
6. Imparfait (imparfait, présent) Elle témoigna : «  les familles des condamnés à
mort vont tous les matins à Barberousse, car, lorsqu’il y a des exécutions, c’était affiché sur
la porte. »
7. Complétion du passage suivant : condamnés, crimes, première, corps, prison, témoin
« La prison de Barberousse était le grand témoin de la barbarie et la sauvagerie
des crimes français où la guillotine de Zabana et Ferradj était la première exécution
d’après les témoignages de Djamila Briki. Les noms de ces condamnés à mort sont
affichés sur la porte de cette prison et après l’exécution de ces combattants leurs
corps sont enterrés au cimetière d’El-Alia. »
8. La guillotine des condamnés à mort. La barbarie de colonisateur français. Les
exécutions des condamnés à mort.

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