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Chers concitoyennes et concitoyens, chers amis de la Fouly et du val Ferret,

A chaque 1 er août, la même rengaine : lampions, feux d’artifice, et discours en tous

genres. Ce soir, l’honneur du fameux discours du 1 er août me revient. Confier un micro et quelques minutes de cette fête à une jeune première de 21 ans, le moins que l’on puisse dire, c’est que l’union des commerçants et des habitants de la Fouly n’a peur de rien ! Heureusement pour eux, j’aime les défis, et me suis attelée à celui-ci avec beaucoup d’enthousiasme. Je les remercie donc de m’avoir offert l’opportunité d’agrémenter de

mes propores mots cette fête nationale.

La « fête » nationale : le premier août est donc d’abord une fête, ou l’occasion de se réunir autour d’une cause pour la célébrer. Faire fit des différentes régions, des différentes langues, des différents partis, des différentes religions et des différentes classes sociales pour proclamer à l’unisson notre patriotisme : voilà la raison de notre rassemblement ce soir.

J’aime l’idée de cette fête, car elle vient nous prouver, chaque année, que l’unité et la cohésion de ce pays existent encore. Elle nous rappelle, qu’il y a 720 ans, Werner, Arnold et Walter faisaient leur l’adage « l’union fait la force », montrant ainsi la voie à suivre aux élites gouvernementales qui leur ont succédé. 7 siècles plus tard, l’exemple d’unité donné par ce mythe fondateur est heureusement encore d’actualité.

Certes, des clivages existent, mais peut-on faire vivre ensemble près de 8 millions d’habitants sans créer le moindre différent ? Oui, c’est possible… dans le monde des Schtroumpfs ! Mais, mesdames et messieurs, nous ne vivons pas dans l’utopie communiste de Peyo. Non, mais nous vivons dans un pays où la démocratie a toujours existé et n’a jamais été remise en doute ; un pays doté d’un système d’assurances sociales, un pays dont le système éducatif est performant, et un pays muni de voies de communications ferroviaires et routières adaptées et modernes.

A l’heure où la corne de l’Afrique souffre encore douloureusement de la famine, où la

dictature est synonyme de pauvreté et de répression dans bien des pays, où certains pays européens sont quasiment en faillite, où la Belgique est démunie de gouvernement depuis plus d’un an, où la dette des Etats-Unis, pays que l’on pensait pourtant inébranlable, prend des proportions plus que gigantesques, et bien vivre en Suisse est une chance, je dirais même un privilège.

Si la Suisse a si bien réussi et si la Suisse réussira encore, c’est grâce à 2 éléments

fondamentaux : la démocratie et l’éducation. Sans instruction et sans pouvoir d’opinion, l’être humain ne peut pas être libre. Et de nos jours, la liberté ne doit plus être un privilège, mais un droit ; un droit qui a permis aux suissesses et aux suisses de conserver cette union qui fait leur force. 4 langues, des partis de tous bords, mais un seul gouvernement dont l’efficacité à toujours été le fruit de la recherche de consensus et de compromis.

Ce soir, mesdames et messieurs, le drapeau rouge à croix blanche n’est pas divisé par un quelconque Röschtigraben, mais il est la marque de cette cohésion dont on a su faire

preuve jusqu’à maintenant et que l’on doit ériger en exemple pour les générations futures.

Le 1 er août est une fête. C’est donc, à mon sens, l’occasion de parler de mon pays dans un esprit positif et optimiste, d’affirmer mon patriotisme et ma fierté d’être suisse.

Les montres, le chocolat, les coucous, le cor des alpes, Heidi et Federer : des images peut- être légères, mais des images qui font rayonner l’image de la Suisse à l’étranger. Cependant, même si je ne renie de loin pas la sympathie et l’importance de ces clichés, j’aimerais relever d’autres aspects qui font l’estime de l’Helvétie.

Belle, riche, innovante, moderne, pacifique, sûre, propre, intelligente, développée, prospère, épanouie et gagnante: tant d’adjectifs qui qualifient également la Suisse, des adjectifs qui font notre fierté ; des adjectifs auxquels j’aime me rattacher aujourd’hui pour vous affirmer mon sentiment de patriotisme.

La Suisse a l’un des indices de développement humain, mesuré d’après l’espérance de vie, le niveau d’éducation et le niveau de vie, parmi les plus élevés au monde. Sa richesse, mesurée en terme de PIB par habitant, fait de la Suisse le 4 e pays le plus riche du monde. Son économie est considérée comme la plus compétitive de la planète et son taux de chômage est parmi les plus bas.

En outre, cette année, la Suisse a été élue « l’économie la plus innovante », devant la Suède et Singapour. Avec ses 10 universités, ses 2 écoles polytechniques fédérales et sa soixantaine de hautes écoles, la Suisse se donne les moyens de former des experts dans de multiples domaines. La compétitivité de ces institutions au niveau international et l’investissement consenti par la confédération pour la recherche, permettent à nos scientifiques de développer sans cesse de nouvelles technologies qui améliorent notre quotidien. Grâce à eux, grâce à la volonté des politiques d’investir dans la recherche et le développement, notre pays pourra faire face aux grands enjeux qui l’attendent. Je pense, notamment et évidemment au développement des énergies renouvelables, qui permettront, je l’espère, de réaliser ce voeu de sortir du nucléaire.

Toutes ces nombreuses qualités permettent ainsi à la Suisse de nous offrir un cadre de vie que je qualifierai d’exceptionnel.

De plus, et pour poursuivre ma plaidoirie optimiste, je me dois de vanter , outre l’atractivité sociale, économique et politique de mon pays, l’attrait de ses paysages. Notre cantique suisse l’assure : « Les beautés de la patrie parlent à l’âme attendrie ». La Suisse est belle, et je n’aurai pas besoin de disserter de longues minutes pour vous en convaincre. Admirez simplement le magnifique paysage alpin qui nous entoure. Des montagnes, surtout, des lacs, beaucoup, mais des villes, aussi : des sites que l’on prend plaisir à admirer et contempler, mais également des lieux qui ont de quoi faire prospérer le tourisme helvète, domaine important de l’économie de ce pays et source d’un grand nombre d’emplois.

Au milieu de ces nombreux monts et vallée, je me dois de centrer mon attention sur un canton en particulier, celui de mon cœur, celui « que je chéris où je suis née », je veux bien évidemment parler de notre beau Valais. 5'224,25 km 2 de montagnes, de vallées, de villes, de villages, et de hameaux : un décor majestueux où trône son magnifique Cervin, où coule son célèbre Rôhne et où mûrissent ses fameuses vignes. Un décor qui fait notre fierté, mais qui permet également de faire prospérer notre économie, grâce au tourisme en particulier.

Ce canton est ma maison. C’est ici que j’ai grandi et où j’ai appris à aimer sa culture. J’aime la raclette, la viande séchée et la Petite Arvine. Elevée au son des fanfares et au rythmes des festivals, je porte avec fierté le costume de l’Edelweiss. Admirative de ces montagnes enneigées, c’est ici que j’ai pris goût à les dévaler skis aux pieds. La qualité de vie exceptionnelle qu’il nous offre, la tranquillité de ses villages et la sympathie de ses habitants sont en outre des raisons de notre rattachement au célèbre drapeaux aux 13 étoiles.

Tout aussi atypique que le Valais : le valaisan. Son accent inimitable, son caractère bien trempé, sa fierté à toute épreuve, son amour de la nature et des montagnes, son sens du partage : le valaisan est réputé et apprécié bien au-delà de ses frontières.

Tout au sud de mon Valais natal : ce petit paradis qu’est la Fouly. C’est dans cet endroit magique que j’ai passé mes premières vacances, que j’ai appris à faire mes premiers chasses neiges et que j’ai décroché mes premiers jobs d’été. Je voue un amour profond à cet endroit et suis donc extrêmement fière d’y avoir pu exprimer mon patriotisme devant vous ce soir.

Just before I finish, I would like to say hello to all the non swiss among us. Tonight we are going to celebrate our national day, and I hope you will raise your glasses with us in honour of our beautiful country.

Ainsi, c’est dans ce cadre idyllique et dans cette bonne humeur ambiante que je vais conclure mes propos, en vous clamant : VIVE LA SUISSE, tout simplement.

Marie Gaillard Candidate JDC au Conseil National