La négociation de l’accord sur le changement climatique est une négociation qui touche à différents domaines des politiques nationales

: les politiques de l’énergie, politiques urbaines, grands choix d’infrastructure, décisions qui touchent au territoire comme a l’usage des sols (conservation des territoires forestiers) sont des domaines qui pour tout ou partie relèvent des politiques régaliennes. Aussi l’engagement international en terme d’objectifs quantifiés de réduction des émissions ou de politiques et mesures visant le même but restreignent l’espace de ces politiques régaliennes à partir du moment ou ces engagements sont inscrits dans un traité international juridiquement contraignant. Il y aurait beaucoup à dire sur la réalité de la contrainte qui s’exerce sur la libre définition des choix nationaux dans la cadre de la plupart des traités multilatéraux. Mais par sa nature même, l’engagement international, la soumission à de règles collectives revient à accepter un certain abandon de souveraineté, accepter une certaine hiérarchie des normes et des limites à la liberté des choix nationaux. C’est autour de cette notion de souveraineté que les batailles autour de la négociation de l’accord de Copenhague auront été les plus vives. L’intensité de la question de la protection de la souveraineté s’est illustrée plus particulièrement, sur trois points : le refus des Etats Unis d’accepter de prendre des engagements contraignants au plan international et d’être assujettis à des règles de mesure et de vérification de la réalisation de leurs objectifs de type Kyoto c’est à dire impliquant des règles de comptabilité et des modalités de surveillance identiques à tous les pays industrialisés; l’échec du deal « finances contre engagements de réductions des émissions » tels qu’il était formulé par certains pays européens comme le Royaume Uni, et par les Etats Unis; la demande de transparence et de vérification des actions entreprises dans les pays en développement ; La première manifestation de ce besoin de protection de la souveraineté s’exprime dans la stratégie américaine de négociation après la prise de pouvoir de l’administration Obama. Les Etats Unis ont de façon constante mis en avant la prééminence de l’adoption de la législation intérieure sur le changement climatique sur la négociation internationale imposant leur calendrier et leurs impératifs politiques aux discussions multilatérales. A tel point que (plusieurs négociateurs des pays en développement ont souligné que les débats politiques sur le changement climatique n’étaient pas l’apanage des Etats Unis et que eux aussi étaient soumis à des contraintes politiques intérieures). Cette mise en scène a eu pour objectif de faire accepter au reste de la communauté internationale, le caractère particulier de la situation américaine jouant sur le grand crédit international de la nouvelle administration et sur le désir général de voir les Etats Unis se réengager dans l’ensemble des discussions multilatérales. Ce réengagement « positif » avait donc un prix, celui d’accepter la formule de la spécificité des règles américaines et de dispositifs nationaux, à l’écart du système de règles de Kyoto et sans discussion possible de nouvelles règles. Restreindre la liberté et la marge de manœuvre des politiques climatiques américaines définies dans les projets de loi au nom de la conformité à des règles internationales plus contraignantes que le propre système américain paraissait hors de propos a l’équipe de négociation américaine. De même, le mécanisme de mise en œuvre national et le système d’observance inscrit dans la législation américaine n’avait pas de raison d’être soumis à un système de contraintes extérieur : d’où le débat sur le caractère national ou international de la contrainte juridique tranché en faveur de la première option.

Equilibre entre règles et souveraient Origne de la fabrication Hégémonie case pose ou pas de pole domeinant dasn la définiton des rèfgmes puisque oaratge de pouvoir Double mouvement de réengagemnt et pour meiux des protéger Pole de répulsion europe plus kyoto .