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Transformateurs monophasés TP n°1

I. Essais à puissance réduite :


Introduction :

Dans les machines électriques de puissance élevée, on effectue des essais à puissance réduite a fin de
déterminer les caractéristiques du transformateur utilisé. Les essais à vide et en court circuit suivis de
la mesure des résistances des enroulements pour prédéterminer indirectement les caractéristiques en
charge.

Objectif de l’essai à vide :

● Déterminer le rapport de transformation m.


● Déterminer les pertes ferromagnétiques.

Objectif de l’essai en cout circuit :

● Déterminer les paramètres du triangle de Kapp.


● Déterminer les pertes cuivre (pertes par effet Joule).

Compte rendu :

Les Indications lus sur la plaque signalétique du transformateur utilisé sont:

Puissance apparente : S=2KVA

Tension au primaire : V1=220V

Tension au secondaire : V2=110V

D’où les courants nominaux : I1N=9.09A I2N=18.8A


Le rapport de transformation : m=0.5

1. Resistances des enroulements :

La mesure des résistances des enroulements est effectué en courant continue “une alimentation a
faible tension “ (montage aval) ce qui est le cas pour des faibles résistances :

r1=0.45Ω
Au primaire : I1=8A ; V1=3.6V d’où

r2=0.22Ω
Au secondaire : I2=8A ; V2=1.8V d’où

Essai à vide

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Les mesures prisent lors de l’essai à vide :

V1v(V) 220 200 150 100 50 0


V2v(V) 110 105 80 50 25 0
I1v(A) 0.4 0.31 0.16 0.1 0.06 0
P1v(W) 25 17.5 10 7.5 2.5 0

2. L’allure d’I1v pour V1N :

Explication :

Le courant à vide est périodique non sinusoïdal car l’enroulement primaire est une bobine a noyau
ferromagnétique donc il n’a pas de saturation d’où ni le courant ni le champ magnétique H est
sinusoïdale. Ceci est expliqué par le cycle d’hystérésis.

La valeur des pertes fer pour V1=V1N : par définition on a P1v=r1I1V2+Pfer

Pfer=24.928W
Donc: Pfer = P1v-r1I1V2 AN: Pfer=25-0.45 (0.4)2=24.928W

3. Les courbes: V1=f(I1V) ; V1= f(I1Va) ; V1= f(I1Vr) 

I1v(A) 0.4 0.31 0.16 0.1 0.06 0


I1va(A) 0.1136 0.0875 0.066 0.075 0.05 0
I1vr(A) 0.3835 0.297 0.1454 0.066 0.033 0

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Remarque:

On remarque que le composant réactif du courant à vide appelé courant de magnétisation est
pratiquement assimilé au courant à vide.

Commentaires :

Le courant actif est assez faible devant le courant réactif, on assimile donc le courant à vide.

D’ou on a vérifié que le courant à vide est pratiquement égal au courant de magnétisation.

4. La courbe Pfer=f(V12)

Pfer(W) 24.928 17.4568 9.98 7.49 2.4984 0


V1(V) 220 200 150 100 50 0

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L’explication :

La puissance à vide du primaire est pratiquement égale aux pertes fer.

La courbe est une droite de ponte égale à 4.43 10-4 (Ω-1)

Rfer =2254.5 Ω

Le calcul de la valeur Rfer :

Par définition : Rfer = V1²/ Pfer d’où

Xm=668 Ω

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Le calcul de la valeur Xm :

Par définition : Xm= Rfer /tgφ1v avec cosφ1v = 0.284

5. Les expressions : Rfer# V1²/ P 1v et Xm #V1²/Q1v sont d’une précision satisfaisante.

I1v/I1N(%)=4.40%
6. Pour V1=V1N le courant à vide est de I1v=0.4 A et I1N=9.09A

Le pourcentage du courant à vide vis-à-vis du courant nominal est de

Essai en court circuit


Le résultat de l’essai en cc :

I1cc(A) 9.1 8 7 0
V1cc(V) 15 13 11 0
P1cc(W) 115 90 65 0
I2cc(A) 17.6 13.5 12.9 0

1. Le calcul du rapport I1cc/ I2cc Pour I2cc ~I2N :

En court circuit le rapport I1cc/ I2cc =0.517.

Ce rapport est proche du rapport de transformation calculé à vide.

2. Déterminons R2, X2 et φ2cc :

On a par définition R2cc=P1cc/I2cc².

Représentons alors P1cc =f(I2cc²) :

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R2=0.3551 Ω

X2=0.2355Ω

D’où

Φ2cc=Tang-1(R2/X2) donc Φ2cc=33.52 degré

Traçons le triangle de Kapp :

Φ2cc= 33.5° X2
R2
3. Traçons I2cc=f(I1cc) :

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Explication : l’allure est une droite de ponte égale à 0.51.

Cette courbe définie le rapport de transformation en court circuit, pour I2N=I2cc on a mcc=mv.

Le rapport de transformation peut être calculé en cc uniquement pour I2N=I2cc.

4. Les grandeurs réduites Vcc %, R2%, X2% :

On a Vcc%=V1cc/V1N*100

V1cc(v) 0 11 13 15
Vcc% 0 5 5.9 6.8

On a R2 %=( R2*I2N/V2v)*100 AN : R 2%=6.0689%

On a X2%= (X2*I2N/V2v)*100 AN : X 2%= 4.029%

Exploitation de ces deux essais à puissance réduite :


1. Le schéma équivalent du transformateur en y faisant figurer tous ses paramètres suivis
de leurs valeurs :

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2. Les caractéristiques en charge du transformateur étudié sont :

Par les deux essais

En court circuit on a P1cc=PJ

A vide on a P 1v=Pfer

Traçons alors V2=f(I2) et η=f(I2) pour cosφ =1 et cosφ=0.8:

Par les deux essais : en cc I2cc=I2N= 18.18A et V2cc=0V

à vide I2v=0 A et V2v=V2N =110V

I2(A) 0 12.9 13.5 17.6 0


V2(A) 110 105 80 50 25
Pcc(W) 0 65 90 115 0
Pv(W) 25 17.5 10 7.5 2.5
Rendement 0 0.94 0.915 0.788 0
pour
cosφ2=1
Rendement 0 0.929 0.896 0.851 0
pour
cosφ2=0.8

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Le rendement maximal est égal a 0.94% pour I2= 12.9A et cosφ2=1.

3. Remarque :

● La variation du courant à vide est non sinusoïdale alors que la tension du primaire
l’est. Ce qui est explique l’hypothèse de Kapp.

● La composante active du courant à vide est pratiquement égale au courant à vide


total.
● Les pertes à vide se décomposent à des pertes fer ainsi que les pertes joule qui sont
négligeables.
● le courant du primaire en court circuit ne dépasse pas les 5% de la valeur nominal.
● L’essai en court-circuit permet de déterminer les pertes par effet joule.

4. Conclusion :
Les essais en court-circuit et à vide sont suffisant pour prédéterminer les caractéristiques en
charge d’un transformateur monophasé.

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II. Essais à Puissance réelle :

But de l’essai :
L’objectif de cet essai est :
● La vérification de l’hypothèse de Kapp
● La détermination du rendement du transformateur pour différentes charges sous
tension primaire, soit directement ou soit par la méthode des pertes séparées.

Manipulation :
● On réalise le montage suivant pour trouver les résultats :
● Le tableau suivant montre les résultats obtenus lors des mesures et cela en utilisant une
charge résistive (cos φ2=1)

Compte rendu :

A « cosФ 1=1 » et sous la tension primaire nominale :

On obtient le tableau suivant :

I2(A) 0 0.24 4.8 7.2 9.6 12.4 15.2 18

I1(A) 0.5 1.5 2.8 4 5.3 6.8 8.2 9.6

P2(W) 0 300 560 840 1120 1420 1700 1960

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P1(W) 20 320 620 920 1200 1540 1840 2160

V2(V) 119 114 112.5 111 110 109 108 107

V1(V) 220 220 220 220 220 220 220 220

1. Traçage de la caractéristique V2=f(I2):

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I2(A) 0 0.24 4.8 7.2 9.6 12.4 15.2 18


ηd (%) 0 93.75 90.32 91.30 93.33 92.21 92.39 90.74

*On a pour les rendements par la méthode directe suivante :

2. Traçage de la caractéristique ηi=f(I2) :

I2(A) 0 0.24 4.8 7.2 9.6 12.4 15.2 18


ηi(%) 0 85.74 89.59 90.90 91.01 90.37 90.64 88.14
On a pour les rendements par la méthode des pertes séparées :

Tel qu’on a déjà trouvé d’après le TP précédant :

*Pfer=24.928W

*r1=0.45Ω r2=0.22Ω or R2=r2+r1*m2 et m=v2v/v1=110/220=0.5

=>R2=0.33Ω

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3. On ne peut la faire puisqu’on n’a pas fait l’essai avec une charge inductive.
4. Comparaison des caractéristiquesV2=f(I2) obtenus à partir de l’essai direct et à
partir de l’utilisation du schéma équivalent du transformateur ramené au
secondaire sous l’hypothèse de Kapp :

On a :( I2=I1/m)

ET (V2V≈≈V2)

On obtient donc d’après M1 pour V1=220v :

I2=0 A.

5. Comparaison des caractéristiques ηd=f(I2)obtenus à partir de l’essai direct et à partir des


essais à vide et en court circuit :

En réalité, le transformateur a un rendement meilleur pour I2 compris entre I2ηmax et I2N tel que : I2ηmax=
(Pfer/R2) (1/2)

AN : I2ηmax=(24.928/.33)(1/2) =8.65(A)

C’est-à-dire, η est max pour (8.65<I2<18.8) A.

Cela est plus vérifié dans le premier TP, car on remarque pour ce TP que le rendement du
transformateur monophasé en charge est élevé dés qu’il est mis en marche (I2≠0(A))

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6. Vérification si le courant théorique pour lequel le rendement est max correspond à la


pratique :

A partir des tableaux ci-dessus η d=f(I2) et ηi=f(I2), on constate que :

*pour ηi : ηi=91.01% pour I2=9.6(A) ≈ 8.65(A).

*pour ηd : ηd=93.33% pour I2=9.6(A) ≈ 8.65(A) également.si on met à l’écart ηd=93.75% pour
I2=0.24(A) qui paraît susceptible.

Donc la valeur théorique du courant du secondaire qui mène à un rendement max correspond à celle de
la pratique

7. Conclusion générale :

*On constate que les transformateurs sont parmi les uniques machines qui bénéficient d’un rendement
presque parfait (proche de l’unité) si on travaille bien entendu dans la gamme d’I2 déjà mentionnée.

*Les essais à vide et en court circuit suffissent pour déterminer toutes les caractéristiques du
transformateur y compris son rendement (méthode des pertes séparées)

On remarque une différence entre les deux valeurs, tel que d > , avec
i i représente le vrai
rendement de notre transformateur car on a pris les vraies valeurs de l’ensemble des pertes, ce qui était

le contraire pour .
d

III. Couplage en parallèle de deux transformateurs


monophasés (T.P. n°3) :
Essai à vide :

P1t=40 W V 1=225 V I 1v=0.8A I c=10 mA

La mise en charge :

1. On place une charge dont le facteur de puissance cos (φ2)=1, en réalisant le montage et en
relevant les résultats sur les différentes appareils ; on trace alors les courbes à partir du
tableau obtenu :
V1=220 v
I1(A) 19.2 17 15 .6 12.7 10.6 6 .4 3

P1t(w) 4000 3720 3520 2800 2400 1400 560

It2(A) 37 33.5 31 24.5 20 11.5 4

V2(v) 102 105 106.5 108 108.5 109.5 120

P2t(w) 3700 3500 3250 2550 2200 1350 550

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I2(A) 17.6 13.5 12.9 0


V2(V) 50 80 105 110

I2 et V2 en monophasé (la Manip M2)

Les remarques :

On remarque bien que V2=f(I2) rassemble à une droite, contrairement à V2=f(I2t) ne rassemble pas à
une droite, donc il existe une composante de courant en plus qui est le courant de circulation Ic.

2. Le rendement:

Les expressions des rendements sont:

Ƞd = P2t/ P1t Ƞi = Pt2/ (Pt2+2Pfer+2R2I22)

Ƞd % 92.5 94.08 92.32 91.07 91.66 96.42 98.21


Ƞi % 78.35 80.51 81.61 84.26 86.81 90.36 90.8
It2(A) 37 33.5 31 24.5 20 11.5 4

Tel que les pertes fer et les pertes Joule sont déterminés à partir de la manipulation M1

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Pfer=24.928 [W]

PJ= 2R2I22 [W] etR2= 0.3551 Ω

Les courbes Ƞd =f(It2) et Ƞi = f(It2) sont tracés au-dessous à partir du tableau précédent.

Remarque:

On remarque que les rendements pour des faibles courants sont proches (presque identiques), mais
pour des courants relativement grands ( par rapport au courant nominal du system des deux
transformateurs misent en en parallèle) le Ƞi diminue plus vite que Ƞd.

On deduit alors qu’ils existent des pertes au niveau du transformateurs qui sont les pertes Joule et qui
augmentent avec l’augmentation du courant I2t.

3. Conclusion:
● Le fait de brancher deux transformateurs en parallèle, nous permet d’avoir une
double puissance transformée avec les mêmes caractéristiques du transformateur
utilisé (le V2que ce soit pour un seul transformateur ou deux transformateurs en
parallèle).
● En mettant les deux transformateurs en parallèle à vide fait apparaitre un courant
de circulation Ic entre les deux transformateurs(car les deux transformateurs ne
sont pas identiques) qui est compté en pertes Joule de plus qu’un transformateur
seul.

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