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UE 1.

1 - Psychologie et santé
(6)
I. Le corps et l’esprit :

A. Représentation du corps : schéma corporel et image du corps :


Quand et comment se façonne la représentation de notre corps ?
La représentation du corps n’est pas chose innée, elle se façonne et se structure depuis la prime enfance jusqu’à
environ 7 ans entre autres dans les relations que l’enfant entretient avec ses premiers objets d’amours (gp, parents,
frères) et en particulier la mère avec qui l’indifférenciation règne primordialement.
Au début, un enfant ne connait pas les limites. C’est le dvt psychomoteur et sensoriel qui vont lui permettre de faire
la différence entre lui et les autres et se faire une image de la représentation de son corps.

Quelle différence faites-vous entre schéma corporel et image du corps ?


L’image du corps va évoluer au fil du temps (continuellement) en fonction de l’évolution de notre corps (prise de
poids, perte de poids, grossesse, opération).
L'image du corps : ce qui permet de se développer personnellement, à travers notre vécu. Subjective, propre à
chacun. L’image du corps est inconsciente et quelques fois irréelle (anorexie).

Le schéma corporel : serait plus une représentation corporelle de l’individu. Représentation réelle, basée sur les
perceptions. Relativement commune à tout le monde (2 bras, 2 jambes, 2 yeux…). C’est une construction psychique.
C’est le corps commun à tout le monde. Une fois que le schéma corporel est acquis, il ne bouge plus sauf accident.

B. Narcissisme :
Que comprenez-vous dans l’expression : « précarité des assises narcissiques » ?
L’enfant a suffisamment intériorisé les bonnes choses de la relation avec ses proches pour faire confiance aux autres,
pour avoir confiance en lui, pour
Précarité : les fondations ne sont pas encore construites. Elles ne sont pas de bonnes qualités.

Comment comprenez-vous l’expression « narcissisme primaire » ?


Construction du narcissisme par l’enfant = construction de la confiance en soi, construction de l’estime de soi. C’est
qqchose qui se fait tout le long de la petite enfance et on le voit de part des expériences.
Cela permet de rentrer dans les apprentissages scolaires (6-7 ans).

C. Théories explicatives du corps humain :


Qu’est-ce qu’une vision mécaniciste et déterministe du corps ?

Déterministe :
On recherche la causalité. On recherche toujours la cause.
Exemple : lorsque des patients sont hospitalisés pour douleurs abdo, on recherche la cause. On sait mieux soigner si
on sait ce qu’il se passe.

Mécaniciste :
Exemples :
- A l’hôpital, les patients sont mis dans les étages en fonction de leur pathologie (organes) = vision
mécaniciste. On répare un organe et tout redémarre
- Mécanique : dans une voiture, lorsqu’une pièce est défectueuse, on la change et c’est reparti.
On essaie de comprendre l’être humain comme s’il était une machine.

D. Psychosomatique :
Comment définissez-vous la psychosomatique ? Pouvez-vous donner deux exemples concrets du quotidien
montrant que, comme le dit Marie BERGEOT, « l’homme, est, par essence et par définition, psychosomatique » ? («
phénomènes de somatisation »).

La psychosomatique = signes physiques.


C’est un courant conceptuel qui traite de la question du lien entre le corps et l’esprit.
Regroupe l’étude des 2 entités :
- Psyché : phénomènes psychiques
- Corps/soma

Réponse du corps à une situation particulière.

Exemples :
- Mal de ventre avant les partiels
- Gens qui sont amoureux  lorsque l’on est amoureux, on se comporte d’une certaine manière = yeux qui
brillent, papillons dans le ventre.

Qu’est-ce qu’un trouble psychosomatique ?


Trouble lié au corps et l’esprit mais qui devient pathologique.
Trouble du corps d’origine psychique.
Désordre d’ordre corporel qui a une origine psychique.

Pouvez-vous expliquer à l’aide des topiques de FREUD sa théorie explicative des troubles psychosomatiques
(conversion hystérique) ?
C’est l’expression de la maladie psychosomatique.

II. Défenses, souffrance, adaptation et maladie :

A. Théories explicatives du corps humain :


Que comprenez-vous de la théorie explicative de l’Ecole de Paris ?
Fonctions symboliques = fonctions de représentation des choses  tout ce qui est relatif au mentale.

Les auteurs de l’école pensent que développer des troubles psychosomatiques serait lié à un défaut du
développement au nv mental, cad ont un psychisme particulier  ont difficilement un retour sur leur propre corps.
Souffrirait d’un défaut de mentalisation = se représenter les choses mentalement.
Il y a une instance psychique qui est moins utilisée (souvenir, rêve...). Ces gens-là qui auraient peu d’imaginaire et qui
sont bcp dans le factuel (fait) ont plus de risque de développer un trouble psychosomatique.

B. Coping :
Qu’est-ce qu’une stratégie de coping ? Quelles sont les deux principales stratégies ?
Coping = faire face à.

2 stratégies de coping :
- Fuite
- Rester.

Soit on ajuste notre réaction émotionnelle pour réfléchir.


Soit on agit sur la chose à traiter (dangereuse, inquiétante) et on agit sur lui.
Les 2 principales stratégies : centrée sur les pb et centré sur les émotions.
Faire face à des situations dangereuses.
Réagir à des évènements dont on n’a pas l'habitude de voir.

III. Du normal au pathologique :


En quoi consiste la conception positiviste de la médecine ? En quoi est-elle limitée selon CANGUILHEM ?
Cela veut dire que la médecine veut à tout prix chercher des preuves de ce qui dysfonctionne (dysfonctionnement
corporel).
Pour Canguilhem, c’est une vision limitée car on ne prend pas en subjectivité la personne ; c’est trop technique.
Tout n’est pas une question de mécanique, tuyotage en médecine. Il faut voir la personne dans son intégralité.

IV. Power point (cours) :


Constats préalables :
Les phénomènes de somatisation ne concernent pas seulement les patients.
Nous pouvons tous somatiser.

La psyché (= cerveau) seule ne peut créer de désordre somatique. Il ne peut créer de symptôme majeur au nv du
corps.

L’atteinte du corps crée déséquilibre au nv psychique et relationnel. Lorsque l’on est atteint d’une maladie, lorsque
l’on ne va pas bien, psychiquement, on est moins bien.
 Bouleversement de l’image corporelle.

Demande de consultation lorsque le trouble devient :


- Chronique
- Source de souffrance au quotidien.

Troubles psychosomatiques : définition :


Dans chaque bulle = et/ou.

Existe-t-il des troubles psychosomatiques spécifique ?

DSM : livre où on répertorie les maladies mentales.


DSM V : troubles de symptômes somatiques.
Troubles psychosomatiques étudiés dans chaque spécialité médicale :
- Pneumologie
- Dermatologie
- Gastro-entérologie
- Cardiologie
- Neurologie
- Pédiatrie
- Gynécologie…

 Un grand nombre de maladies peuvent être qualifiées de psychosomatique. Par ex, l’asthme a des aspects
psychosomatiques. Le psoriasis est une maladie psychosomatique. Cholique du nourrisson, anorexie du
nourrisson, trouble du sommeil chez le nourrisson… Stérilité psychogène, aménorrhée…

Psychosomatique et psychanalyse :
En psychanalyse, il y a 3 classifications de troubles psychosomatiques :
A gauche : subjectif = se fier au discours du patient.

La conversion :
1ère topique de Freud :

Aucune atteinte neurologique, ni biologique.


= Mécanisme de défense retrouvé dans l’hystérie.
Enfouit dans l’inconscient  exprimer dans le corps.

Atteinte fonctionnelle de l’organisme :


Dérèglement des fonctions des organes mais aucune cause organique décelable.
Troubles généralement réversibles, qui ne laissent pas forcément de traces.
Fréquence +++ (selon certaines études : 60% des consultations auprès d’un médecin généraliste !)

Atteinte lésionnelle de l’organisme :


Cause organique décelable mais des facteurs psychiques favorisent ou déterminent l’apparition et/ou l’évolution de
ces affections.
Point commun entre les différentes formes d’atteintes : le phénomène de déplacement de symptôme.
Le symptôme déplace tout le temps que le mal-être profond ne sera pas reconnu et traité.
On peut passer de l’eczéma à la migraine…
Le stress est toujours présent dans la psychosomatique.

Un fonctionnement psychique spécifique  :


Phénomène psychosomatique = court-circuit de la vie psychique.
Mais l’individu peut s’exprimer mentalement, plus il est susceptible de déclencher des troubles psychosomatiques
(pensée opératoire).
 Patient focalisé sur les symptômes de son corps et ne peut s’en éloigner qu’avec difficulté pour parler de lui
plus globalement.

Le rôle des évènements de vie  :


Peuvent amener un débordement au nv de ses capacités d’élaboration  court circuitage de la pensée.

Notion de «  facteurs de risque  ».


Comprend  :
- Les évènements majeurs, pouvant entraîner un traumatisme majeur
- Les évènements mineurs (traces de la vie quotidienne) dont l’effet cumulatif peut entraîner une situation de
stress.
Evènements aussi bien être présents dans la vie actuelle du patient que dans son histoire personnelle.

Thérapeutiques des troubles psychosomatiques :

Chaque situation reste « originale ».


 Pas de recette applicable à tous les patients.

La guérison passe essentiellement par une approche psychologique afin :


- D’interpréter le sens du désordre somatique
- D’inscrire sa pathologie dans sa propre histoire
- De déterminer les pcpx mécanismes et les facteurs déclenchants afin de proposer les indications
thérapeutiques appropriés.

« Terrain psychosomatique » + facteurs individuels (personnalité, qualité de vie, culture…) = « situation


psychosomatique ».

Vers une approche contemporaine…


Critique de l’approche psychosomatique faite par la psychanalyse, qui contient ses limites et des faiblesses sur le
plan théorique.

 Travaux avec une orientation comportementaliste vers les années 1950 : approche expérimentale et
descriptive incluant dans leur méthode : la psychophysiologie, l’épidémiologie, les études cliniques.

Champs d’étude de la psychosomatique contemporaine :


Avec cette méthode, la psychosomatique contemporaine propose d’étudier :
- Le rôle des facteurs psychologiques et psychosociologiques bien définis sur l’étiologie de nombre de
maladies humaines
- Les mécanismes médiateurs : neuro-endocriniens, neurophysiologiques et immunitaires
- Les réponses psycho-sociales à des malades physiques et leur effet sur leur évolution et leurs effets
- L’influence des facteurs somatiques bien définis sur le fonctionnement psychologique
- L’efficacité des thérapies comportementales sur les maladies physiques.

Conclusion :
Rapprochement progressif au cours de l’histoire de la médecine et la psychologie pour étudier :
- Le « pourquoi » des comportements humains, des maladies humaines
- Le « comment » les traiter et les prévenir.
Avec des méthodes qui sont devenues de plus en plus scientifiques.

Il est ajd communément admis que la psychologie fait partie de la santé.

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