dieux ont soif, Les

France, Anatole
CHAPITRE I
évariste Gamelin, peintre, élève de David,
Membre de la section du pont÷neuf, précédemment section
Henri Iv, s'était rendu de bon matin à l'ancienne église des
Barnabites, qui depuis trois ans, depuis le 21 mai 1790,
servait de siège à l'assemblée générale de la section. Cette
église s'élevait sur une place étroite et sombre, près de la
grille du palais. Sur la façade, composée de deux ordres
classiques, ornée de consoles renversées et de pots à feu,
attristée par le temps, offensée par les hommes, les
emblèmes religieux avaient été martelés et l'on avait inscrit
en l et t r es noi r es au÷des sus de l a por t e l a devi se
républicaine : « liberté, égalité, fraternité ou la mort. »
évariste Gamelin pénétra dans la nef : les voûtes, qui avaient
entendu les clercs de la congrégation de Saint÷paul chanter
en rochet les offices divins, voyaient maintenant les
patriotes en bonnet rouge assemblés pour élire les magistrats
municipaux et délibérer sur les affaires de la section. Les
saints avaient été tirés de leurs niches et remplacés par les
bustes de Brutus, de Jean÷jacques et de Le Peltier. La table
des droits de l'homme se dressait sur l'autel dépouillé.
C'est dans cette nef que, deux fois par semaine, de cinq
CHAPITRE I 1
heures du soir à onze heures, se tenaient les assemblées
publiques. La chaire, ornée du drapeau aux couleurs de la
nation, servait de tribune aux harangues. Vis÷à÷vis, du côté
de l'épître, une estrade de charpentes grossières s'élevait,
destinée à recevoir les femmes et les enfants, qui venaient
en assez grand nombre à ces réunions. Ce matin÷là, devant
un bureau, au pied de la chaire, se tenait, en bonnet rouge et
carmagnole, le menuisier de la place de Thionville, le
ci t oyen Dupont aî né, l ' un des douze du comi t é de
surveillance. Il y avait sur le bureau une bouteille et des
verres, une écritoire et un cahier de papier contenant le texte
de la pétition qui invitait la convention à rejeter de son sein
les vingt÷deux membres indignes.
évariste Gamelin prit la plume et signa.
÷ Je savais bien, dit le magistrat artisan, que tu viendrais
donner ton nom, citoyen Gamelin.
Tu es un pur. Mais la section n' est pas chaude ; elle
manque de vertu. J'ai proposé au comité de surveillance de
ne point délivrer de certificat de civisme à quiconque ne
signerait pas la pétition.
÷ Je suis prêt à signer de mon sang, dit Gamelin, la
proscription des traîtres fédéralistes. Ils ont voulu la mort de
Marat : qu'ils périssent !
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CHAPITRE I 2
÷ Ce qui nous per d, r épl i qua Dupont aî né, c' est
l'indifférentisme. Dans une section, qui contient neuf cents
citoyens ayant droit de vote, il n'y en a pas cinquante qui
viennent à l'assemblée.
Hier, nous étions vingt÷huit.
÷ Eh bien ! Dit Gamelin, il faut obliger, sous peine
d'amende, les citoyens à venir.
÷ Hé ! Hé ! Fit le menuisier en fronçant le sourcil, s'ils
venaient tous, les patriotes seraient en minorité... citoyen
Gamelin, veux÷tu boire un verre de vin à la santé des bons
sans÷culottes ? ...
Sur le mur de l'église, du côté de l'évangile, on lisait ces
mots, accompagnés d'une main noire dont l'index montrait le
passage conduisant au cloître : comité civil. comité de
surveillance. comité de bienfaisance. quelques pas plus
avant, on atteignait la porte de la ci÷devant sacristie, que
surmontait cette inscription : comité militaire. Gamelin la
poussa et trouva le secrétaire du comité qui écrivait sur une
grande table encombrée de livres, de papiers, de lingots
d'acier, de cartouches et d'échantillons de terres salpêtrées.
÷ Salut, citoyen Trubert. Comment vas÷tu ?
÷ Moi ? ... je me porte à merveille.
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CHAPITRE I 3
Le secrétaire du comité militaire, Fortuné Trubert, faisait
invariablement cette réponse à ceux qui s'inquiétaient de sa
santé, moins pour les instruire de son état que pour couper
court à toute conversation sur ce sujet. Il avait, à vingt÷huit
ans, la peau aride, les cheveux rares, les pommettes rouges,
le dos voûté. Opticien sur le quai des orfèvres, il était
propriétaire d'une très ancienne maison qu'il avait cédée en
91 à un vieux commis pour se dévouer à ses fonctions
municipales. Une mère charmante, morte à vingt ans et dont
quelques vieillards, dans le quartier, gardaient le touchant
souvenir, lui avait donné ses beaux yeux doux et passionnés,
sa pâleur, sa timidité. De son père, ingénieur opticien,
fournisseur du roi, emporté par le même mal avant sa
trentième année, il tenait un esprit juste et appliqué.
Sans s'arrêter d'écrire : ÷et toi, citoyen, comment vas÷tu ?
÷ Bien. Quoi de nouveau ?
÷ Rien, rien. Tu vois : tout est tranquille ici.
÷ Et la situation ?
÷ La situation est toujours la même.
La situation était effroyable. La plus belle armée de la
république investie dans Mayence ; Valenciennes assiégée ;
Fontenay pris par les Vendéens ; Lyon révolté ; les
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Cévennes insurgées ; la frontière ouverte aux Espagnols ; les
deux tiers des départements envahis ou soulevés ; Paris sous
les canons autrichiens, sans argent, sans pain.
Fortuné Trubert écrivait tranquillement. Les sections étant
chargées par arrêté de la commune d'opérer la levée de
douze mille hommes pour la Vendée, il rédigeait des
instructions relatives à l' enrôlement et l' armement du
contingent que le « pont÷neuf, » ci÷devant « Henri Iv, »
devait fournir.
Tous les fusils de munition devaient être délivrés aux
réquisitionnaires. La garde nationale de la section serait
armée de fusils de chasse et de piques.
÷ Je t'apporte, dit Gamelin, l'état des cloches qui doivent
être envoyées au Luxembourg pour être converties en
canons.
évariste Gamelin, bien qu'il ne possédât pas un sou, était
inscrit parmi les citoyens actifs de la section : la loi
n'accordait cette prérogative qu'aux citoyens assez riches
pour payer une contribution de la valeur de trois journées de
travail ; et elle exigeait dix journées pour qu'un électeur fût
éligible. Mais la section du pont÷neuf, éprise d'égalité et
jalouse de son autonomie, tenait pour électeur et pour
éligible tout citoyen qui avait payé de ses deniers son
uniforme de garde national.
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CHAPITRE I 5
C'était le cas de Gamelin, qui était citoyen actif de sa
section et membre du comité militaire.
Fortuné Trubert posa sa plume : ÷citoyen évariste, va donc
à la convention demander qu'on nous envoie des instructions
pour fouiller le sol des caves, lessiver la terre et les moellons
et recueillir le salpêtre. Ce n'est pas tout que d'avoir des
canons, il faut aussi de la poudre.
Un petit bossu, la plume à l'oreille et des papiers à la main,
entra dans la ci÷devant sacristie.
C'était le citoyen Beauvisage, du comité de surveillance.
÷ Citoyens, dit÷il, nous recevons de mauvaises nouvelles :
Custine a évacué Landau.
÷Custine est un traître ! S'écria Gamelin.
÷ Il sera guillotiné, dit Beauvisage.
Trubert, de sa voix un peu haletante, s'exprima avec son
calme ordinaire : ÷la convention n'a pas créé un comité de
salut public pour des prunes. La conduite de Custine sera
examinée. Incapable ou traître, il sera remplacé par un
général résolu à vaincre, et ça ira ! il feuilleta des papiers et
y promena le regard de ses yeux fatigués : ÷pour que nos
soldats fassent leur devoir sans trouble ni défaillance, il faut
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qu'ils sachent que le sort de ceux qu'ils ont laissés dans leur
foyer est assuré. Si tu es de cet avis, citoyen Gamelin, tu
demanderas avec moi, à la prochaine assemblée, que le
comité de bienfaisance se concerte avec le comité militaire
pour secourir les familles indigentes qui ont un parent à
l'armée.
Il sourit et fredonna : ÷ça ira ! ça ira ! ...
Travaillant douze et quatorze heures par jour, devant sa
table de bois blanc, à la défense de la patrie en péril, cet
humble secrétaire d'un comité de section ne voyait point de
disproportion entre l'énormité de la tâche et la petitesse de
ses moyens, tant il se sentait uni dans un commun effort à
tous les patriotes, tant il faisait corps avec la nation, tant sa
vie se confondait avec la vie d'un grand peuple. Il était de
ceux, qui, enthousiastes et patients, après chaque défaite,
préparaient le triomphe impossible et certain. Aussi bien
leur fallait÷il vaincre. Ces hommes de rien, qui avaient
détruit la royauté, renversé le vieux monde, ce Trubert, petit
ingénieur opticien, cet éraviste Gamelin, peintre obscur,
n'attendaient point de merci de leurs ennemis. Ils n'avaient
de choix qu'entre la victoire et la mort. De là leur ardeur et
leur sérénité.
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CHAPITRE II
Au sortir des Barnabites, évariste Gamelin s'achemina vers
la place dauphine, devenue place de Thionville, en l'honneur
d'une cité inexpugnable.
Située dans le quartier le plus fréquenté de Paris, cette
pl ace avai t per du depui s pr ès d' un si ècl e sa bel l e
ordonnance : les hôtels, construits sur les trois faces, au
temps de Henri Iv, uniformément en brique rouge avec
chaînes de pierre blanche, pour des magistrats magnifiques,
maintenant, ayant échangé leurs nobles toits d'ardoises
contre deux ou trois misérables étages en plâtras, ou même
rasés jusqu' à terre et remplacés sans honneur par des
maisons mal blanchies à la chaux, n'offraient plus que des
façades inégales, étroites, innombrables, qu'égayaient des
pots de fleurs, des cages d' oiseaux et des linges qui
séchaient. Là, logeait une multitude d'artisans, bijoutiers,
ciseleurs, horlogers, opticiens, imprimeurs, lingères,
modistes, blanchisseuses, et quelques vieux hommes de loi
qui n'avaient point été emportés dans la tourmente avec la
justice royale.
C'était le matin et c'était le printemps. De jeunes rayons de
soleil enivrants comme du vin doux, riaient sur les murs et
CHAPITRE II 8
se coulaient gaiement dans les mansardes. Les châssis des
croisées à guillotine étaient tous soulevés et l'on voyait
au÷dessous les têtes échevelées des ménagères. Le greffier
du tribunal révolutionnaire, sorti de la maison pour se rendre
à son poste, tapotait en passant les joues des enfants qui
jouaient sous les arbres. On entendait crier sur le pont÷neuf
la trahison de l'infâme Dumouriez.
évariste Gamelin habitait, sur le côté du quai de l'horloge,
une maison qui datait de Henri Iv et aurait fait encore assez
bonne figure sans un petit grenier couvert de tuiles dont on
l'avait exhaussée sous l'avant÷dernier tyran. Pour approprier
l ' appart ement de quel que vi eux par l ement ai re aux
convenances des familles bourgeoises et artisanes qui y
logeaient, on avait multiplié les cloisons et les soupentes.
C'est ainsi que le citoyen Remacle, concierge÷tailleur,
nichait dans un entresol fort abrégé en hauteur comme en
largeur, où on le voyait par la porte vitrée, les jambes
croisées sur son établi et la nuque au plancher, cousant un
uniforme de garde national , tandis que la citoyenne
Remacle, dont le fourneau n' avait pour cheminée que
l'escalier, empoisonnait les locataires de la fumée de ses
ragoûts et de ses fritures, et que, sur le seuil de la porte, la
petite Joséphine, leur fille, barbouillée de mélasse et belle
comme le jour, jouait avec Mouton, le chien du menuisier.
La citoyenne Remacle, abondante de coeur, de poitrine et de
reins, passait pour accorder ses faveurs à son voisin le
ci t oyen Dupont aî né, l ' un des douze du comi t é de
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surveillance. Son mari, tout du moins, l'en soupçonnait
véhémentement et les époux Remacle emplissaient la
maison des éclats alternés de leurs querelles et de leurs
raccommodements.
Les étages supérieurs de la maison étaient occupés par le
citoyen Chaperon, orfèvre, qui avait sa boutique sur le quai
de l'horloge, par un officier de santé, par un homme de loi,
par un batteur d'or et par plusieurs employés du palais.
évariste Gamelin monta l' escalier antique jusqu' au
quatrième et dernier étage, où il avait son atelier avec une
chambre pour sa mère. Là finissaient les degrés de bois
garnis de carreaux qui avaient succédé aux grandes marches
de pierre des premiers étages. Une échelle, appliquée au
mur, conduisait à un grenier d'où descendait pour lors un
gros homme assez vieux, d'une belle figure rose et fleurie,
qui tenait péniblement embrassé un énorme ballot, et
fredonnait toutefois : j´ai perdu mon serviteur. s'arrêtant de
chantonner, il souhaita courtoisement le bonjour à Gamelin,
qui le salua fraternellement et l'aida à descendre son paquet,
ce dont le vieillard lui rendit grâces.
÷ Vous voyez là, dit÷il en reprenant son fardeau, des
pantins que je vais de ce pas livrer à un marchand de jouets
de la rue de la loi. Il y en a ici tout un peuple : ce sont mes
créatures ; elles ont reçu de moi un corps périssable, exempt
de joies et de souffrances. Je ne leur ai pas donné la pensée,
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car je suis un Dieu bon.
C' était le citoyen Maurice Brotteaux, ancien traitant,
ci÷devant noble : son père, enrichi dans les partis, avait
acheté une savonnette à vilain.
Au bon temps, Maurice Brotteaux se nommait monsieur
des Ilettes et donnait dans son hôtel de la rue de la chaise,
des soupers fins que la belle madame De Rochemaure,
épouse d' un procureur, illuminait de ses yeux, femme
accomplie, dont la fidélité honorable ne se démentit point
tant que la révolution laissa à Maurice Brotteaux des Ilettes
ses offices, ses rentes, son hôtel, ses terres, son nom. La
révolution les lui enleva. Il gagna sa vie à peindre des
portraits sous les portes cochères, à faire des crêpes et des
beignets sur le quai de la mégisserie, à composer des
discours pour les représentants du peuple et à donner des
leçons de danse aux jeunes citoyennes. Présentement, dans
son grenier, où l'on se coulait par une échelle et où l'on ne
pouvait se tenir debout, Maurice Brotteaux, riche d'un pot de
colle, d'un paquet de ficelles, d'une boîte d'aquarelle et de
quelques rognures de papier, fabriquait des pantins qu'il
vendait à de gros marchands de jouets, qui les revendaient
a u x c o l p o r t e u r s , q u i l e s p r o me n a i e n t p a r l e s
Champs÷élysées, au bout d'une perche, brillants objets des
désirs des petits enfants. Au milieu des troubles publics et
dans la grande infortune dont il était lui÷même accablé, il
gardait une âme sereine, lisant pour se récréer son Lucrèce,
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qu' il portait constamment dans la poche béante de sa
redingote puce.
évariste Gamelin poussa la porte de son logis, qui céda tout
de suite. Sa pauvreté lui épargnait le souci des serrures, et,
quand sa mère, par habitude, tirait le verrou, il lui disait : " à
quoi bon ? On ne vole pas les toiles d'araignée...
Et l es mi ennes pas davant age. " dans son at el i er
s'entassaient, sous une couche épaisse de poussière ou
retournées contre le mur, les toiles de ses débuts, alors qu'il
traitait, selon la mode, des scènes galantes, caressait d'un
pinceau lisse et timide des carquois épuisés et des oiseaux
envolés, des jeux dangereux et des songes de bonheur,
troussait des gardeuses d'oies et fleurissait de roses le sein
des bergères.
Mais cette manière ne convenait point à son tempérament.
Ces scènes, froidement traitées, attestaient l'irrémédiable
chasteté du peintre. Les amateurs ne s'y étaient pas trompés
et Gamelin n'avait jamais passé pour un artiste érotique.
Aujourd'hui, bien qu'il n'eût pas encore atteint la trentaine,
ces sujets lui semblaient dater d'un temps immémorial. Il y
reconnaissait la dépravation monarchique et l'effet honteux
de la corruption des cours. Il s'accusait d'avoir donné dans
ce genre méprisable et montré un génie avili par l'esclavage.
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Maintenant, citoyen d'un peuple libre, il charbonnait d'un
trait vigoureux des libertés, des droits de l'homme, des
constitutions françaises, des vertus républicaines, des
hercules populaires terrassant l'hydre de la tyrannie, et
mettait dans ces compositions toute l' ardeur de son
patriotisme.
Hélas ! Il n'y gagnait point sa vie. Le temps était mauvais
pour les artistes. Ce n'était pas, sans doute, la faute de la
convention, qui lançait de toutes parts des armées contre les
rois, qui, fière, impassible, résolue devant l'Europe conjurée,
perfide et cruelle envers elle÷même, se déchirait de ses
propres mains, qui mettait la terreur à l' ordre du jour,
i nst i t uai t pour puni r l es conspi r at eur s un t r i bunal
impitoyable auquel elle allait donner bientôt ses membres à
dévorer, et qui dans le même temps, calme, pensive, amie de
la science et de la beauté, réformait le calendrier, créait des
écoles spéciales, décrétait des concours de peinture et de
sculpture, fondait des prix pour encourager les artistes,
organisait des salons annuels, ouvrait le muséum et, à
l'exemple d'Athènes et de Rome, imprimait un caractère
sublime à la célébration des fêtes et des deuils publics. Mais
l' art français, autrefois si répandu en Angleterre, en
Al l emagne, en Russi e, en Pologne, n' avai t pl us de
débouchés à l'étranger.
Les amateurs de peinture, les curieux d' art, grands
seigneurs et financiers, étaient ruinés, avaient émigré ou se
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cachaient. Les gens que la révolution avait enrichis, paysans
acquéreurs de biens nationaux, agioteurs, fournisseurs aux
armés, croupiers du palais÷royal, n'osaient encore montrer
leur opulence et, d' ailleurs, ne se souciaient point de
peinture. Il fallait ou la réputation de Regnault ou l'adresse
du jeune Gérard pour vendre un tableau. Greuze, Fragonard,
Houin étaient réduits à l'indigence. Prud'hon nourrissait
péniblement sa femme et ses enfants en dessinant des sujets
que Copia gravait au pointillé. Les peintres patriotes,
Hennequin, Wicar, Topino÷lebrun, souffraient la faim.
Gamelin, incapable de faire les frais d' un tableau, ne
pouvant ni payer le modèle, ni acheter des couleurs, laissait
à peine ébauchée sa vaste toile du tyran poursuivi aux enfers
par les furies. elle couvrait la moitié de l'atelier de figures
inachevées et terribles, plus grandes que nature, et d'une
multitude de serpents verts dardant chacun deux langues
aiguës et recourbées. On distinguait au premier plan, à
gauche, un charon maigre et farouche dans sa barque,
morceau puissant et d' un beau dessin, mais qui sentait
l'école. Il y avait bien plus de génie et de naturel dans une
toile de moindres dimensions, également inachevée, qui
était pendue à l'endroit le mieux éclairé de l'atelier. C'était
un Oreste que sa soeur électre soulevait sur son lit de
douleur. Et l' on voyait la jeune fille écarter d'un geste
touchant les cheveux emmêlés qui voilaient les yeux de son
frère. La tête d' Oreste était tragique et belle et l' on y
reconnaissait une ressemblance avec le visage du peintre.
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Gamel in regardai t souvent d' un oei l at tristé cett e
composition ; parfois ses bras frémissants du désir de
peindre se tendaient vers la figure largement esquissée
d'électre et retombaient impuissants.
L'artiste était gonflé d'enthousiasme et son âme tendue vers
de grandes choses. Mais il lui fallait s' épuiser sur des
ouvrages de commande qu'il exécutait médiocrement, parce
qu'il devait contenter le goût du vulgaire et aussi parce qu'il
ne savait point imprimer aux moindres choses le caractère
du génie. Il dessinait de petites compositions allégoriques,
que son camarade Desmahis gravait assez adroitement en
noir ou en couleurs et que prenait à bas prix un marchand
d'estampes de la rue honoré, le citoyen Blaise.
Mais le commerce des estampes allait de mal en pis, disait
Blaise, qui depuis quelque temps ne voulait plus rien
acheter.
Cette fois pourtant, Gamelin, que la nécessité rendait
ingénieux, venait de concevoir une invention heureuse et
neuve, du moins le croyait÷il, qui devait faire la fortune du
marchand d'estampes, du graveur et la sienne, un jeu de
cartes patriotique dans lequel aux rois, aux dames, aux
valets de l' ancien régime il substituait des génies, des
libertés, des égalités. Il avait déjà esquissé toutes ses figures,
il en avait terminé plusieurs, et il était pressé de livrer à
Desmahis celles qui se trouvaient en état d'être gravées. La
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CHAPITRE II 15
figure qui lui paraissait la mieux venue représentait un
volontaire coiffé du tricorne, vêtu d' un habit bleu à
parements rouges, avec une culotte jaune et des guêtres
noires, assis sur une caisse, les pieds sur une pile de boulets,
son fusil entre les jambes. C'était le « citoyen de coeur » ,
remplaçant le valet de coeur.
Depuis plus de six mois Gamelin dessinait des volontaires,
et toujours avec amour. Il en avait vendu quelques÷uns, aux
jours d'enthousiasme.
Plusieurs pendaient au mur de l' atelier. Cinq ou six, à
l'aquarelle, à la gouache, aux deux crayons, traînaient sur la
table et sur les chaises. Au mois de juillet 92, lorsque
s'élevaient sur toutes les places de Paris des estrades pour les
enrôlements, quand tous les cabarets, ornés de feuillage,
retentissaient des cris de « vive la nation ! Vivre libre ou
mourir ! » Gamelin ne pouvait passer sur le pont÷neuf ou
devant la maison de ville sans que son coeur bondît vers la
tente pavoisée sous laquelle des magistrats en écharpe
inscrivaient les volontaires au son de la marseillaise. mais
en rejoignant les armées il eût laissé sa mère sans pain.
Précédée du bruit de son souffle péniblement expiré, la
citoyenne veuve Gamelin entra dans l' atelier, suante,
rougeoyante, palpitante, la cocarde nationale négligemment
pendue à son bonnet et prête à s'échapper. Elle posa son
panier sur une chaise et, plantée debout pour mieux respirer,
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CHAPITRE II 16
gémit de la cherté des vivres.
Coutelière dans la rue de Grenelle÷saint÷germain, à
l'enseigne de « la ville de Châtellerault, » tant qu'avait vécu
son époux et maintenant pauvre ménagère, la citoyenne
Gamelin vivait retirée chez son fils le peintre. C'était l'aîné
de ses deux enfants. Quant à sa fille Julie, naguère
demoiselle de modes rue honoré, le mieux était d'ignorer ce
qu'elle était devenue, car il n'était pas bon de dire qu'elle
avait émigré avec un aristocrate.
÷ Seigneur Dieu ! Soupira la citoyenne en montrant à son
fils une miche de pâte épaisse et bise, le pain est hors de
prix ; encore s'en faut÷il bien qu'il soit de pur froment. On
ne trouve au marché ni oeufs, ni légumes, ni fromages. à
for ce de manger des chât ai gnes, nous devi endrons
châtaignes.
Après un long silence, elle reprit : ÷j'ai vu dans la rue des
femmes qui n'avaient pas de quoi nourrir leurs petits enfants.
La misère est grande pour le pauvre monde. Et il en sera
ainsi tant que les affaires ne seront pas rétablies.
÷ Ma mère, dit Gamelin en fronçant le sourcil, la disette
dont nous souffrons est due aux accapareurs et aux agioteurs
qui affament le peuple et s'entendent avec les ennemis du
dehors pour rendre la république odieuse aux citoyens et
détruire la liberté. Voilà où aboutissent les complots des
dieux ont soif, Les
CHAPITRE II 17
Brissotins, les trahisons des Pétion et des Roland ! Heureux
encore si les fédéralistes en armes ne viennent pas
massacrer, à Paris, les patriotes que la famine ne détruit pas
assez vite ! Il n'y a pas de temps à perdre : il faut taxer la
farine et guillotiner quiconque spécule sur la nourriture du
peuple, fomente l'insurrection ou pactise avec l'étranger.
La convention vient d'établir un tribunal extraordinaire
pour juger les conspirateurs. Il est composé de patriotes ;
mais ses membres auront÷ils assez d'énergie pour défendre
l a pat r i e cont r e t ous ses ennemi s ? Espér ons en
Robespierre : il est vertueux. Espérons surtout en Marat.
Celui÷là aime le peuple, discerne ses véritables intérêts et
les sert. Il fut toujours le premier à démasquer les traîtres, à
déjouer les complots. Il est incorruptible et sans peur. Lui
seul est capable de sauver la république en péril.
La citoyenne Gamelin, secouant la tête, fit tomber de son
bonnet sa cocarde négligée.
÷ Laisse donc, évariste : ton Marat est un homme comme
les autres, et qui ne vaut pas mieux que les autres. Tu es
jeune, tu as des illusions. Ce que tu dis aujourd'hui de Marat,
tu l'as dit autrefois de Mirabeau, de La Fayette, de Péton, de
Brissot.
÷ Jamais ! S'écria Gamelin, sincèrement oublieux.
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CHAPITRE II 18
Ayant dégagé un bout de la table de bois blanc encombrée
de papiers, de livres, de brosses et de crayons, la citoyenne y
posa la soupière de faïence, deux écuelles d'étain, deux
fourchettes de fer, la miche de pain bis et un pot de piquette.
Le fils et la mère mangèrent la soupe en silence et ils
finirent leur dîner par un petit morceau de lard. La mère,
ayant mis son fricot sur son pain, portait gravement sur la
pointe de son couteau de poche les morceaux à sa bouche
édentée et mâchait avec respect des aliments qui avaient
coûté cher.
Elle avait laissé dans le plat le meilleur à son fils, qui
restait songeur et distrait.
÷ Mange, évariste, lui disait÷elle, à intervalles égaux,
mange.
Et cette parole prenait sur ses lèvres la gravité d' un
précepte religieux.
Elle recommença ses lamentations sur la cherté des vivres.
Gamelin réclama de nouveau la taxe comme le seul remède
à ces maux.
Mais elle : ÷il n'y a plus d'argent. Les émigrés ont tout
emporté. Il n'y a plus de confiance. C'est à désespérer de
tout.
dieux ont soif, Les
CHAPITRE II 19
÷ Taisez÷vous, ma mère, taisez÷vous ! S'écria Gamelin.
Qu'importe nos privations, nos souffrances d'un moment !
La révolution fera pour les siècles le bonheur du genre
humain.
La bonne dame trempa son pain dans son vin : son esprit
s'éclaircit et elle songea en souriant au temps de sa jeunesse,
quand elle dansait sur l'herbe à la fête du roi. Il lui souvenait
aussi du jour où Joseph Gamelin, coutelier de son état,
l'avait demandée en mariage. Et elle conta par le menu
comment les choses s'étaient passées. Sa mère lui avait dit :
« habille÷toi. Nous allons sur la place de grève, dans le
magasin de Monsieur Bienassis, orfèvre, pour voir écarteler
Damiens. » elles eurent grand'peine à se frayer un chemin à
travers la foule des curieux. Dans le magasin de M.
Bienassis la jeune fille avait trouvé Joseph Gamelin, vêtu
de son bel habit rose, et elle avait compris tout de suite de
quoi il retournait. Tout le temps qu'elle s'était tenue à la
fenêtre pour voir le régicide tenaillé, arrosé de plomb fondu,
tiré à quatre chevaux et jeté au feu, M. Joseph Gamelin,
debout derrière elle, n'avait pas cessé de la complimenter sur
son teint, sa coiffure et sa taille.
Elle vida le fond de son verre et continua de se remémorer
sa vie.
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CHAPITRE II 20
÷ Je te mis au monde, évariste, plus tôt que je ne m' y
attendais, par suite d'une frayeur que j'eus, étant grosse, sur
le pont÷neuf, où je faillis être renversée par des curieux, qui
couraient à l'exécution de Monsieur De Lally. Tu étais si
petit, à ta naissance, que le chirurgien croyait que tu ne
vivrais pas. Mais je savais bien que Dieu me ferait la grâce
de te conserver. Je t'élevai de mon mieux, ne ménageant ni
les soins ni la dépense. Il est juste de dire, mon évariste, que
tu m'en témoignas de la reconnaissance et que, dès l'enfance,
tu cherchas à m'en récompenser selon tes moyens. Tu étais
d' un naturel affectueux et doux. Ta soeur n' avait pas
mauvais coeur ; mais elle était égoïste et violente. Tu avais
plus de pitié qu' elle des malheureux. Quand les petits
polissons du quartier dénichaient des nids dans les arbres, tu
t'efforçais de leur tirer des mains les oisillons pour les rendre
à leur mère, et bien souvent tu n'y renonçais que foulé aux
pieds et cruellement battu, à l'âge de sept ans, au lieu de te
quereller avec de mauvais sujets, tu allais tranquillement
dans la rue en récitant ton catéchisme ; et tous les pauvres
que tu rencontrais, tu les amenais à la maison pour les
secourir, tant que je fus obligée de te fouetter pour t'ôter
cette habitude. Tu ne pouvais voir un être souffrir sans
verser des larmes. Quand tu eus achevé ta croissance, tu
devins très beau. à ma grande surprise, tu ne semblais pas le
savoir, très différent en cela de la plupart des jolis garçons,
qui sont coquets et vains de leur figure.
dieux ont soif, Les
CHAPITRE II 21
La vieille mère disait vrai. évariste avait eu à vingt ans un
visage grave et charmant, une beauté à la fois austère et
féminine, les traits d'une Minerve. Maintenant ses yeux
sombres et ses joues pâles exprimaient une âme triste et
violente. Mais son regard, lorsqu'il le tourna sur sa mère,
reprit pour un moment la douceur de la première jeunesse.
Elle poursuivit : ÷tu aurais pu profiter de tes avantages
pour courir les filles, mais tu te plaisais à rester près de moi,
à la boutique, et il m'arrivait parfois de te dire de te retirer de
mes jupes et d'aller un peu te dégourdir avec tes camarades.
Jusque sur mon lit de mort je te rendrai ce témoignage,
évariste, que tu es un bon fils. Après le décès de ton père, tu
m'as prise courageusement à ta charge ; bien que ton état ne
te rapporte guère, tu ne m'as jamais laissée manquer de rien,
et, si nous sommes aujourd'hui tous deux dépourvus et
misérables, je ne puis te le reprocher : la faute en est à la
révolution.
Il fit un geste de reproche ; mais elle haussa les épaules et
poursuivit : ÷je ne suis pas une aristocrate. J'ai connu les
grands dans toute leur puissance et je puis dire qu' ils
abusaient de leurs privilèges. J'ai vu ton père bâtonné par les
laquais du duc De Canaleilles parce qu'il ne se rangeait pas
assez vite sur le passage de leur maître. Je n'aimais point
l' Autrichienne : elle était trop fière et faisait trop de
dépenses. Quant au roi, je l'ai cru bon, et il a fallu son procès
et sa condamnation pour me faire changer d'idée. Enfin je ne
dieux ont soif, Les
CHAPITRE II 22
regrette pas l'ancien régime, bien que j'y aie passé quelques
moments agréables. Mais ne me dis pas que la révolution
établira l'égalité, parce que les hommes ne seront jamais
égaux ; ce n'est pas possible, et l'on a beau mettre le pays
sens dessus dessous : il y aura toujours des grands et des
petits, des gras et des maigres.
Et, tout en parlant, elle rangeait la vaisselle.
Le peintre ne l'écoutait plus. Il cherchait la silhouette d'un
sans÷culotte, en bonnet rouge et en carmagnole, qui devait,
dans son j eu de cart es, remplacer l e val et de pique
condamné.
On gratta à la porte et une fille, une campagnarde, parut,
plus large que haute, rousse, bancale, une loupe lui cachant
l'oeil gauche, l'oeil droit d'un bleu si pâle qu'il en paraissait
blanc, les lèvres énormes et les dents débordant les lèvres.
Elle demanda à Gamelin si c'était lui le peintre et s'il
pouvait lui faire un portrait de son fiancé, Ferrand (Jules),
volontaire à l'armée des Ardennes.
Gamelin répondit qu'il ferait volontiers ce portrait au retour
du brave guerrier.
La fille demanda avec une douceur pressante que ce fût
tout de suite.
dieux ont soif, Les
CHAPITRE II 23
Le peintre, souriant malgré lui, objecta qu'il ne pouvait rien
faire sans le modèle.
La pauvre créature ne répondit rien : elle n'avait pas prévu
cette difficulté. La tête inclinée sur l'épaule gauche, les
mains jointes sur le ventre, elle demeurait inerte et muette et
semblait accablée de chagrin. Touché et amusé de tant de
simplicité, le peintre, pour distraire la malheureuse amante,
lui mit dans la main un des volontaires qu'il avait peints à
l'aquarelle et lui demanda s'il était fait ainsi, son fiancé des
Ardennes.
Elle appliqua sur le papier le regard de son oeil morne, qui
lentement s'anima, puis brilla, et resplendit ; sa large face
s'épanouit en un radieux sourire.
÷ C'est sa vraie ressemblance, dit÷elle enfin ; c'est Ferrand
(Jules) au naturel, c'est Ferrand (Jules) tout craché.
Avant que le peintre eût songé à lui tirer la feuille des
mains, elle la plia soigneusement de ses gros doigts rouges
et en fit un tout petit carré qu'elle coula sur son coeur, entre
le buste et la chemise, remit à l'artiste un assignat de cinq
livres, souhaita le bonsoir à la compagnie et sortit clochante
et légère.
dieux ont soif, Les
CHAPITRE II 24
CHAPITRE III
Dans l'après÷midi du même jour, évariste se rendit chez le
citoyen Jean Blaise, marchand d'estampes, qui vendait aussi
des boîtes, des cartonnages et toutes sortes de jeux, rue
honoré, vis÷à÷vis de l'oratoire, proche les messageries, à
l´amour peintre. le magasin s'ouvrait au rez÷de÷chaussée
d'une maison vieille de soixante ans, par une baie dont la
voûte portait à sa clef un mascaron cornu.
Le cintre de cette baie était remplie par une peinture à
l'huile représentant « le Sicilien ou l' amour peintre, »
d'après une composition de Boucher, que le père de Jean
Blaise avait fait poser en 1770 et qu'effaçaient depuis lors le
soleil et la pluie. De chaque côté de la porte, une baie
semblable, avec une tête de nymphe en clef de voûte, garnie
de vitres aussi grandes qu'il s'en était pu trouver, offrait aux
regards les estampes à la mode et les dernières nouveautés
de la gravure en couleurs. On y voyait, ce jour÷là, des
scènes galantes traitées avec une grâce un peu sèche par
Boilly, leçons d´amour conjugal et de douces résistances.
dont se scandal isai ent l es Jacobi ns et que l es purs
dénonçaient à la société des arts ; la promenade publique de
Debucourt, avec un petit÷maître en culotte serin, étalé sur
trois chaises, des chevaux du jeune Carle Vernet, des
CHAPITRE III 25
aérostats, le bain de Virginie et des figures d'après l'antique.
Parmi les citoyens dont le flot coulait devant le magasin,
c' étaient les plus déguenillés qui s' arrêtaient le plus
longtemps devant les deux belles vitrines, prompts à se
distraire, avides d'images et jaloux de prendre, du moins par
les yeux, leur part des biens de ce monde ; ils admiraient
bouche béante, tandis que les aristocrates donnaient un coup
d'oeil, fronçaient le sourcil et passaient.
Du plus loin qu'il put l'apercevoir, évariste leva ses regards
vers une des fenêtres qui s'ouvraient au÷dessus du magasin,
celle de gauche, où il y avait un pot d'oeillets rouges derrière
le balcon de fer à coquille. Cette fenêtre éclairait la chambre
d' élodie, fille de Jean Blaise. Le marchand d' estampes
habitait avec son unique enfant le premier étage de la
maison.
évariste, s'étant arrêté un moment, comme pour prendre
haleine devant l´amour peintre. tourna le bec÷de÷cane.
Il trouva la citoyenne élodie qui, ayant vendu des gravures,
deux compositions de Fragonard fils et de Naigeon,
soigneusement choisies entre beaucoup d'autres, avant
d'enfermer dans la caisse les assignats qu'elle venait de
recevoir, les passait l'un après l'autre entre ses beaux yeux et
le jour, pour en examiner les pontuseaux, les vergeures et le
filigrane, inquiète, car il circulait autant de faux papiers que
dieux ont soif, Les
CHAPITRE III 26
de vrai, ce qui nuisait beaucoup au commerce. Comme
autrefois ceux qui imitaient l a si gnature du roi, les
contrefacteurs de la monnaie nationale étaient punis de
mort ; cependant on trouvait des planches à assignats dans
toutes les caves ; les Suisses introduisaient de faux assignats
par millions ; on les jetait par paquets dans les auberges ; les
Anglais en débarquaient tous les jours des ballots sur nos
côtes pour discréditer la république et réduire les patriotes à
la misère.
élodie craignait de recevoir du mauvais papier et craignait
plus encore d'en passer et d'être traitée comme complice de
Pitt, s' en fiant toutefois à sa chance et sûre de se tirer
d'affaire en toute rencontre.
évariste la regarda de cet air sombre qui mieux que tous les
sourires exprime l'amour. Elle le regarda avec une moue un
peu moqueuse qui retroussait ses yeux noirs, et cette
expression lui venait de ce qu'elle se savait aimée et qu'elle
n'était pas fâchée de l'être et de ce que cette figure÷là irrite
un amoureux, l'excite à se plaindre, l'induit à se déclarer s'il
ne l'a pas encore fait, ce qui était le cas d'évariste.
Ayant mis les assignats dans la caisse, elle tira de sa
corbeille à ouvrage une écharpe blanche, qu'elle avait
commencé de broder, et se mit à travailler. Elle était
laborieuse et coquette, et comme, d'instinct, elle maniait
l'aiguille pour plaire en même temps que pour se faire une
dieux ont soif, Les
CHAPITRE III 27
parure, elle brodait de façons différentes selon ceux qui la
regardaient : elle brodait nonchalamment pour ceux à qui
elle voulait communiquer une douce langueur ; elle brodait
capricieusement pour ceux qu'elle s'amusait à désespérer un
peu. Elle se mit à broder avec soin pour évariste, en qui elle
désirait entretenir un sentiment sérieux.
élodie n'était ni très jeune ni très jolie. On pouvait la
trouver laide au premier abord. Brune, le teint olivâtre, sous
le grand mouchoir blanc noué négligemment autour de sa
tête et d' où s' échappaient l es boucles azurées de sa
chevelure, ses yeux de feu charbonnaient leurs orbites. En
son visage rond, aux pommettes saillantes, riant, un peu
camus, agreste et voluptueux, le peintre retrouvait la tête du
faune Borghèse, dont il admirait, sur un moulage, la divine
espièglerie.
De petites moustaches donnaient de l'accent à ses lèvres
ardentes. Un sein qui semblait gonflé de tendresse soulevait
le fichu croisé à la mode de l'année. Sa taille souple, ses
jambes agiles, tout son corps robuste se mouvaient avec des
grâces sauvages et délicieuses. Son regard, son souffle, les
frissons de sa chair, tout en elle demandait le coeur et
promettait l'amour. Derrière le comptoir de marchande, elle
donnait l'idée d'une nymphe de la danse, d'une bacchante
d'opéra, dépouillée de sa peau de lynx, de son thyrse et de
ses gui r l andes de l i err e, cont enue, di ssi mul ée par
enchantement dans l'enveloppe modeste d'une ménagère de
dieux ont soif, Les
CHAPITRE III 28
Chardin.
÷ Mon père n' est pas à la maison, dit÷elle au peintre ;
attendez÷le un moment : il ne tardera pas à rentrer.
Les petites mains brunes faisaient courir l'aiguille à travers
le linon.
÷ Trouvez÷vous ce dessi n à votre goût, Monsi eur
Gamelin ?
Gamelin était incapable de feindre. Et l' amour, en
enflammant son courage, exaltait sa franchise.
÷ Vous brodez avec habileté, citoyenne, mais, si vous
voulez que je vous dise, le dessin qui vous a été tracé n'est
pas assez simple, assez nu, et se ressent du goût affecté qui
régna trop longtemps en France dans l' art de décorer les
étoffes, les meubles, les lambris ; ces noeuds, ces guirlandes
rappellent le style petit et mesquin qui fut en faveur sous le
tyran. Le goût renaît. Hélas ! Nous revenons de loin. Du
temps de l'infâme Louis Xv, la décoration avait quelque
chose de chinois. On faisait des commodes à gros ventre, à
poignées contournées d'un aspect ridicule, qui ne sont
bonnes qu'à être mises au feu pour chauffer les patriotes ; la
simplicité seule est belle. Il faut revenir à l'antique. David
dessine des lits et des fauteuils d'après les vases étrusques et
les peintures d'Herculanum.
dieux ont soif, Les
CHAPITRE III 29
÷ J'ai vu de ces lits et de ces fauteuils, dit élodie, c'est
beau ! Bientôt on n'en voudra pas d'autres. Comme vous,
j'adore l'antique.
÷ Eh bien ! Citoyenne, reprit évariste, si vous aviez orné
cette écharpe d'une grecque, de feuilles de lierre, de serpents
ou de flèches entre÷croisées, elle eût été digne d' une
Spartiate... et de vous.
Vous pouvez cependant garder ce modèle en le simplifiant,
en le ramenant à la ligne droite.
Elle lui demanda ce qu'il fallait ôter.
Il se pencha sur l' écharpe : ses joues effleurèrent les
boucles d'élodie. Leurs mains se rencontraient sur le linon,
leurs souffles se mêlaient. évariste goûtait en ce moment une
joie infinie ; mais, sentant près de ses lèvres les lèvres
d'élodie, il craignait d'avoir offensé la jeune fille et se retira
brusquement.
La citoyenne Blaise aimait évariste Gamelin. Elle le
trouvait superbe avec ses grands yeux ardents, son beau
visage ovale, sa pâleur, ses abondants cheveux noirs,
partagés sur le front et tombant à flots sur ses épaules, son
maintien grave, son air froid, son abord sévère, sa parole
ferme, qui ne flattait point. Et, comme elle l'aimait, elle lui
prêtait un fier génie d' artiste qui éclaterait un jour en
dieux ont soif, Les
CHAPITRE III 30
chefs÷d'oeuvre et rendrait son nom célèbre, et elle l'en
aimait davantage. La citoyenne Blaise n'avait pas un culte
pour la pudeur virile, sa morale n'était pas offensée de ce
qu'un homme cédât à ses passions, à ses goûts, à ses désirs ;
elle aimait évariste, qui était chaste ; elle ne l'aimait pas
parce qu'il était chaste ; mais elle trouvait à ce qu'il le fût
l'avantage de ne concevoir ni jalousie ni soupçons et de ne
point craindre de rivales.
Toutefois, en cet instant, elle le jugea un peu trop réservé.
Si l'Aricie de Racine, qui aimait Hippolyte, admirait la vertu
farouche du jeune héros, c'était avec l'espoir d'en triompher
et elle eût bientôt gémi d'une sévérité de moeurs qu'il n'eût
point adoucie pour elle. Et, dès qu'elle en trouva l'occasion,
elle se déclara plus qu'à demi, pour le contraindre à se
déclarer lui÷même. à l'exemple de cette douce Aricie, la
citoyenne Blaise n'était pas très éloignée de croire qu'en
amour la femme est tenue à faire des avances. « les plus
aimants, se disait÷elle, sont les plus timides ; ils ont besoin
d'aide et d'encouragement. Telle est, au reste, leur candeur,
qu'une femme peut faire la moitié du chemin et même
davantage sans qu'ils s'en aperçoivent, en leur ménageant les
apparences d' une attaque audacieuse et la gloire de la
conquête. » ce qui la tranquillisait sur l'issue de l'affaire,
c'est qu'elle savait avec certitude (et aussi n'y avait÷il pas de
doute à ce sujet) qu'évariste, avant que la révolution l'eût
héroïsé, avait aimé très humainement une femme, une
humble créature, la concierge de l'académie.
dieux ont soif, Les
CHAPITRE III 31
élodie, qui n'était point une ingénue, concevait différentes
sortes d'amour. Le sentiment que lui inspirait évariste était
assez profond pour qu'elle pensât lui engager sa vie. Elle
était toute disposée à l'épouser, mais s'attendait à ce que son
père n' approuvât pas l' union de sa fille unique avec un
artiste obscur et pauvre. Gamelin n'avait rien ; le marchand
d'estampes remuait de grosses sommes d'argent.
l´amour peintre lui rapportait beaucoup, l'agio plus encore,
et il s'était associé à un fournisseur qui livrait à la cavalerie
de la république des bottes de jonc et de l'avoine mouillée.
Enfin, le fils du coutelier de la rue Saint÷dominique était un
mince personnage auprès de l'éditeur d'estampes connu dans
toute l'Europe, apparenté aux Blaizot, aux Basan, aux Didot,
et qui fréquentait chez les citoyens Saint÷pierre et Florian.
Ce n'est pas qu'en fille obéissante elle tînt le consentement
de son père pour nécessaire à son établissement.
Le père, veuf de bonne heure, d'humeur avide et légère,
grand coureur de filles, grand brasseur d'affaires, ne s'était
jamais occupé d' elle, l' avait laissé grandir libre, sans
conseils, sans amitié, soucieux non de surveiller, mais
d'ignorer la conduite de cette fille, dont il appréciait en
connaisseur le tempérament fougueux et les moyens de
séduction bien autrement puissants qu'un joli visage. Trop
généreuse pour se garder, trop intelligente pour se perdre,
sage dans ses folies, le goût d'aimer ne lui avait jamais fait
oublier les convenances sociales. Son père lui savait un gré
dieux ont soif, Les
CHAPITRE III 32
infini de cette prudence ; et, comme elle tenait de lui le sens
du commerce et le goût des entreprises, il ne s'inquiétait pas
des raisons mystérieuses qui détournaient du mariage une
fille si nubile et la retenaient à la maison, où elle valait une
gouvernante et quatre commis. à vingt÷sept ans, elle se
sentait d'âge et d'expérience à faire sa vie elle÷même et
n'éprouvait nul besoin de demander les conseils ou de suivre
la volonté d' un père jeune, facile et distrait. Mais pour
qu'elle épousât Gamelin, il aurait fallu que M. Blaise fît un
sort à ce gendre pauvre, l'intéressât à la maison, lui assurât
des travaux comme il en assurait à plusieurs artistes, enfin,
d'une manière ou d'une autre, lui créât des ressources ; et
cela, elle jugeait impossible que l'un offrît, que l'autre
acceptât, tant il y avait peu de sympathie entre ces deux
hommes.
Cette difficulté embarrassait la tendre et sage élodie.
Elle envisageait sans terreur l'idée de s'unir à son ami par
des liens secrets et de prendre l'auteur de la nature pour seul
témoin de leur foi mutuelle.
Sa philosophie ne trouvait pas condamnable une telle union
que l' indépendance où elle vivait rendait possible et à
laquelle le caractère honnête et vertueux d'évariste donnerait
une force rassurante ; mais Gamelin avait grand'peine à
subsister et à soutenir la vie de sa vieille mère : il ne
semblait pas qu'il y eût dans une existence si étroite place
dieux ont soif, Les
CHAPITRE III 33
pour un amour même réduit à la simplicité de la nature.
D'ailleurs évariste n'avait pas encore déclaré ses sentiments
ni fait part de ses intentions. La citoyenne Blaise espérait
bien l'y obliger avant peu.
Elle arrêta du même coup ses méditations et son aiguille :
÷citoyen évariste, dit÷elle, cette écharpe ne me plaira
qu'autant qu'elle vous plaira à vous÷même.
Dessinez÷moi un modèle, je vous prie. En l'attendant, je
déferai comme Pénélope ce qui a été fait en votre absence.
Il répondit avec un sombre enthousiasme : ÷je m'y engage,
citoyenne. Je vous dessinerai le glaive d'Harmodius : une
épée dans une guirlande.
Et, tirant son crayon, il esquissa des épées et des fleurs
dans ce style sobre et nu, qu'il aimait. Et, en même temps, il
exposait ses doctrines.
÷ Les Français régénérés, disait÷il, doivent répudier tous
les legs de la servitude : le mauvais goût, la mauvaise forme,
l e mauvai s dess i n. Wat t eau, Boucher , Fr agonar d
travaillaient pour des tyrans et pour des esclaves. Dans leurs
ouvrages, nul sentiment du bon style ni de la ligne pure ;
nulle part la nature ni la vérité. Des masques, des poupées,
des chiffons, des singeries. La postérité méprisera leurs
frivoles ouvrages. Dans cent ans, tous les tableaux de
dieux ont soif, Les
CHAPITRE III 34
Watteau auront péri méprisés dans les greniers ; en 1893, les
étudiants en peinture recouvriront de leurs ébauches les
toiles de Boucher. David a ouvert la voie : il se rapproche de
l'antique ; mais il n'est pas encore assez simple, assez grand,
assez nu. Nos artistes ont encore bien des secrets à
apprendre des frises d'Herculanum, des bas÷reliefs romains,
des vases étrusques.
Il parla longuement de la beauté antique, puis revint à
Fragonard, qu'il poursuivait d'une haine inextinguible : ÷le
connaissez÷vous, citoyenne ?
élodie fit signe qu'oui.
÷ Vous connaissez aussi le bonhomme Greuze, qui certes
est suffisamment ridicule avec son habit écarlate et son
épée. Mais il a l' air d' un sage de la Grèce auprès de
Fragonard. Je l' ai rencontré, il y a quelque temps, ce
mi sér abl e vi ei l l ar d, t r ot t i nant sous l es arcades du
palais÷égalité, poudré, galant, frétillant, égrillard, hideux. à
cette vue, je souhaitai qu' à défaut d' Apollon quelque
vigoureux ami des arts le pendît à un arbre et l'écorchât
comme Marsyas, en exemple éternel aux mauvais peintres.
élodie fixa sur lui le regard de ses yeux gais et voluptueux :
÷vous savez haïr, Monsieur Gamelin : faut÷il croire que
vous savez aussi ai...
dieux ont soif, Les
CHAPITRE III 35
÷ C'est vous, Gamelin ? Fit une voix de ténor, la voix du
citoyen Blaise qui rentrait dans son magasin, bottes
craquantes, breloques sonnantes, basques envolées, et coiffé
d'un énorme chapeau noir dont les cornes lui descendaient
sur les épaules.
élodie, emportant sa corbeille, monta dans sa chambre.
÷ Eh bi en, Gamelin ! Demanda le citoyen Blaise,
m'apportez÷vous quelque chose de neuf ?
÷ Peut÷être, dit le peintre.
Et il exposa son idée : ÷nos cartes à jouer offrent un
contraste choquant avec l'état des moeurs. Les noms de valet
et de roi offensent les oreilles d'un patriote. J'ai conçu et
exécuté le nouveau jeu de cartes révolutionnaire dans lequel
aux rois, aux dames, aux valets sont substituées les libertés,
des égalités, les fraternités ; les as, entourés de faisceaux,
s'appellent les lois... vous annoncez liberté de trèfle, égalité
de pique, fraternité de carreau, loi de coeur... je crois ces
cartes assez fièrement dessinées ; j'ai l'intention de les faire
graver en taille÷douce par Desmahis, et de prendre un
brevet.
Et, tirant de son carton quelques figures terminées à
l'aquarelle, l'artiste les tendit au marchand d'estampes.
dieux ont soif, Les
CHAPITRE III 36
Le citoyen Blaise refusa de les prendre et détourna la tête.
÷ Mon petit, portez cela à la convention, qui vous
accordera les honneurs de la séance. Mais n'espérez pas tirer
un sol de votre nouvelle invention, qui n'est pas nouvelle.
Vous vous êtes levé trop tard.
Votre jeu de cartes révolutionnaire est le troisième qu'on
m'apporte. Votre camarade Dugourc m'a offert, la semaine
dernière, un jeu de piquet avec quatre génies, quatre libertés,
quatre égalités. On m'a proposé un autre jeu où il y avait des
sages, des braves, Caton, Rousseau, Annibal, qui sais÷je
encore ! ... et ces cartes avaient sur les vôtres, mon ami,
l'avantage d'être grossièrement dessinées et gravées sur bois
au canif. Que vous connaissez peu les hommes pour croire
que les joueurs se serviront de cartes dessinées dans le goût
de David et gravées dans la manière de Bartolozzi ! Et c'est
encore une étrange illusion de croire qu'il faille faire tant de
façons pour conformer les vieux jeux de cartes aux idées
actuelles. D'eux÷mêmes, les bons sans÷culottes en corrigent
l'incivisme en annonçant : « le tyran ! » ou simplement : «
le gros cochon ! » ils se servent de leurs cartes crasseuses et
n'en achètent jamais d'autres. La grande consommation de
jeux se fait dans les tripots du palais÷égalité : je vous
conseille d'y aller et d'offrir aux croupiers et aux pontes vos
libertés, vos égalités, vos..., comment dites÷vous ? ... vos
lois de coeur... et vous reviendrez me dire comment ils vous
ont reçu !
dieux ont soif, Les
CHAPITRE III 37
Le citoyen Blaise s' assit sur le comptoir, donna des
pichenettes sur sa culotte nankin pour en ôter les grains de
tabac, et, regardant Gamelin avec une douce pitié :
÷permettez÷moi de vous donner un conseil, citoyen peintre :
si vous voulez gagner votre vie, laissez là vos cartes
patriotiques, laissez là vos symboles révolutionnaires, vos
Hercules, vos hydres, vos furies poursuivant le crime, vos
génies de la liberté, et peignez÷moi de jolies filles. L'ardeur
des citoyens à se régénérer tiédit avec le temps et les
hommes aimeront toujours les femmes. Faites÷moi des
femmes toutes roses, avec de petits pieds et de petites mains.
Et mettez÷vous dans la tête que personne ne s'intéresse plus
à la révolution et qu'on ne veut plus en entendre parler.
Du coup, évariste Gamelin se cabra : ÷quoi ! Ne plus
entendre parler de la révolution ! ...
Mais l'établissement de la liberté, les victoires de nos
armées, le châtiment des tyrans sont des événements qui
étonneront la postérité la plus reculée ? Comment n'en
pourrions÷nous pas être frappés ? ... quoi ! La secte du
sans÷culotte Jésus a duré près de dix÷huit siècles, et le culte
de l a l i ber t é ser ai t abol i apr ès quat r e ans à pei ne
d'existence !
Mais Jean Blaise, d'un air de supériorité : ÷vous êtes dans
le rêve ; moi, je suis dans la vie.
dieux ont soif, Les
CHAPITRE III 38
Croyez÷moi, mon ami, la révolution ennuie : elle dure
trop. Cinq ans d'enthousiasme, cinq ans d'embrassades, de
massacres, de discours, de marseill aise. de tocsins,
d'aristocrates à la lanterne, de têtes portées sur des piques,
de femmes à cheval sur des canons, d'arbres de la liberté
coiffés du bonnet rouge, de jeunes filles et de vieillards
traî nés en robes blanches dans des chars de fleurs ;
d' emprisonnements, de guillotine, de rationnements,
d' affiches, de cocardes, de panaches, de sabres, de
carmagnoles, c'est long ! Et puis l'on commence à n'y plus
rien comprendre. Nous en avons trop vu, de ces grands
citoyens que vous n'avez conduits au Capitole que pour les
précipiter ensuite de la roche tarpéienne, Necker, Mirabeau,
La Fayette, Bailly, Pétion, Manuel, et tant d'autres. Qui nous
dit que vous ne préparez pas le même sort à vos nouveaux
héros ? ... on ne sait plus.
÷ Nommez÷les, citoyen Blaise, nommez÷les, ces héros
que nous nous préparons à sacrifier ! Dit Gamelin, d'un ton
qui rappela le marchand d'estampes à la prudence.
÷ Je suis républicain et patriote, répliqua÷t÷il, la main sur
son coeur. Je suis aussi républicain que vous, je suis aussi
pat ri ot e que vous, ci toyen évari st e Gamel i n. Je ne
soupçonne pas votre civisme et ne vous accuse nullement de
versatilité.
dieux ont soif, Les
CHAPITRE III 39
Mais sachez que mon civisme et mon dévouement à la
chose publique sont attestés par des actes nombreux.
Mes principes, les voici : je donne ma confiance à tout
individu capable de servir la nation. Devant les hommes que
la voix publique désigne au périlleux honneur du pouvoir
législatif, comme Marat, comme Robespierre, je m'incline ;
je suis prêt à les aider dans la mesure de mes faibles moyens
et à leur apporter l'humble concours d'un bon citoyen. Les
comi tés peuvent t émoigner de mon zèl e et de mon
dévouement. En société avec de vrais patriotes, j'ai fourni de
l'avoine et du fourrage à notre brave cavalerie, des souliers à
nos soldats. Aujourd'hui même, je fais envoyer de Vernon
soixante boeufs à l'armée du midi, à travers un pays infesté
de brigands et battu par les émissaires de Pitt et De Condé.
Je ne parle pas ; j'agis.
Gamelin remit tranquillement ses aquarelles dans son
carton, dont il noua les cordons et qu'il passa sous son bras.
÷ C'est une étrange contradiction, dit÷il, les dents serrées,
que d'aider nos soldats à porter à travers le monde cette
liberté qu'on trahit dans ses foyers en semant le trouble et
l'inquiétude dans l'âme de ses défenseurs... salut, citoyen
Blaise.
Avant de s'engager dans la ruelle qui longe l'oratoire,
Gamelin, le coeur gros d'amour et de colère, se retourna
dieux ont soif, Les
CHAPITRE III 40
pour donner un regard aux oeillets rouges fleuris sur le
rebord d'une fenêtre.
Il ne désespérait point du salut de la patrie. Aux propos
inciviques de Jean Blaise il opposait sa foi révolutionnaire.
Encore lui fallait÷il reconnaître que ce marchand ne
prétendait pas sans quelque apparence de raison que
désormai s l e peupl e de Pari s se dési nt ér essai t des
événements.
Hélas !
Il n'était que trop certain qu'à l'enthousiasme de la première
heure succédait l'indifférence générale, et qu'on ne reverrait
plus les grandes foules unanimes de quatre÷vingt÷neuf,
qu'on ne reverrait plus les millions d'âmes harmonieuses qui
se pressaient en quatre÷vingt÷dix autour de l' autel des
fédérés. Eh bien ! Les bons citoyens redoubleraient de zèle
et d'audace, réveilleraient le peuple assoupi, en lui donnant
le choix de la liberté ou de la mort.
Ainsi songeait Gamelin, et la pensée d'élodie soutenait son
courage.
Arrivé aux quais, il vit le soleil descendre à l'horizon sous
des nuées pesantes, semblables à des montagnes de lave
incandescente ; les toits de la ville baignaient dans une
lumière d'or ; les vitres des fenêtres jetaient des éclairs. Et
dieux ont soif, Les
CHAPITRE III 41
Gamelin imaginait des titans forgeant, avec les débris
ardents des vieux mondes, Dicé, la cité d'airain.
N'ayant pas un morceau de pain pour sa mère ni pour lui, il
rêvait de s' asseoir à la table sans bouts qui convierait
l'univers et où prendrait place l'humanité régénérée. En
attendant, il se persuadait que la patrie, en bonne mère,
nourrirait son enfant fidèle. Se roidissant contre les dédains
du marchand d'estampes, il s'excitait à croire que son idée
d'un jeu de cartes révolutionnaire était nouvelle et bonne et
qu'avec ses aquarelles bien réussies il tenait une fortune sous
son bras. « Desmahis les gravera, pensait÷il. Nous éditerons
nous÷mêmes le nouveau jeu patriotique et nous sommes
sûrs d'en vendre dix mille, à vingt sols chaque, en un mois. »
et, dans son impatience de réaliser ce projet, il se dirigea à
grands pas sur le quai de la ferraille, où logeait Desmahis,
au÷dessus du vitrier.
On entrait par la boutique. La vitrière avertit Gamelin que
le citoyen Desmahis n'était pas chez lui, ce qui ne pouvait
beaucoup surprendre le peintre, qui savait que son ami était
d'humeur vagabonde et dissipée, et qui s'étonnait qu'on pût
graver autant et si bien qu' il le faisait avec aussi peu
d'assiduité. Gamelin résolut de l'attendre, un moment. La
femme du vitrier lui offrit un siège.
Elle était morose et se plaignait des affaires qui allaient
mal, quoiqu'on eût dit que la révolution, en cassant les
dieux ont soif, Les
CHAPITRE III 42
carreaux, enrichissait les vitriers.
La nuit tombait : renonçant à attendre son camarade,
Gamelin prit congé de la vitrière. Comme il passait sur le
pont÷neuf, il vit déboucher du quai des morfondus des
gardes nationaux à cheval qui refoulaient les passants,
portaient des torches et, avec un grand cliquetis de sabres,
escortaient une charrette qui traînait lentement à la guillotine
un homme dont personne ne savait le nom, un ci÷devant, le
premier condamné du nouveau tribunal révolutionnaire. On
l'apercevait confusément entre les chapeaux des gardes,
assis, les mains liées sur le dos, la tête nue et ballante,
tournée vers le cul de la charrette. Le bourreau se tenait
debout près de lui, appuyé à la ridelle. Les passants, arrêtés,
disaient entre eux que c' était probablement quelque
affameur du peuple et regardaient avec indifférence.
Gamelin, s'étant approché, reconnut parmi les spectateurs
Desmahis, qui s'efforçait de fendre la foule et de couper le
cortège. Il l'appela et lui mit la main sur l'épaule ; Desmahis
tourna la tête. C'était un jeune homme beau et vigoureux. On
disait naguère, à l'académie, qu'il portait la tête de Bacchus
sur le corps d'Hercule. Ses amis l'appelaient « Barbaroux, »
à cause de sa ressemblance avec ce représentant du peuple.
÷ Viens, lui dit Gamelin, j' ai à te parler d' une affaire
importante.
÷ Laisse÷moi ! Répondit vivement Desmahis.
dieux ont soif, Les
CHAPITRE III 43
Et il jeta quelques mots indistincts, en guettant le moment
de s'élancer : ÷je suivais une femme divine, en chapeau de
paille une ouvrière de modes, ses cheveux blonds sur le
dos : cette maudite charrette m'en a séparé...
Elle a passé devant, elle est déjà au bout du pont.
Gamelin tenta de le retenir par son habit, jurant que la
chose était d'importance.
Mais Desmahis s'était déjà coulé à travers chevaux, gardes,
sabres et torches et poursuivait la demoiselle de modes.
dieux ont soif, Les
CHAPITRE III 44
CHAPITRE IV
Il était dix heures du matin, le soleil d'avril trempait de
lumière les tendres feuilles des arbres.
Allégé par l' orage de la nuit, l' air avait une douceur
délicieuse. à longs intervalles, un cavalier, passant sur l'allée
des veuves, rompait le silence de la solitude. Au bord de
l'allée ombreuse, contre la chaumière de la belle Lilloise. sur
un banc de bois, évariste attendait élodie.
Depuis le jour où leurs doigts s'étaient rencontrés sur le
linon de l'écharpe, où leurs souffles s'étaient mêlés, il n'était
plus revenu à l´amour peintre. pendant toute une semaine,
son orgueilleux stoïcisme et sa timidité, qui devenait sans
cesse plus farouche, l'avaient tenu éloigné d'élodie. Il lui
avait écrit une lettre grave, sombre, ardente, dans laquelle,
exposant les griefs dont il chargeait le citoyen Blaise et
taisant son amour, dissimulant sa douleur, il annonçait sa
résolution de ne plus retourner au magasin d'estampes et
montrait à suivre cette résolution plus de fermeté que n'en
pouvait approuver une amante.
D'un naturel contraire, élodie, encline à défendre son bien
en toute occasion, songea tout de suite à rattraper son ami.
CHAPITRE IV 45
Elle pensa d'abord à l'aller voir chez lui, dans l'atelier de la
place de Thionville. Mais, le sachant d'humeur chagrine,
jugeant, par sa lettre, qu'il avait l'âme irritée, craignant qu'il
n'enveloppât dans la même rancune la fille et le père et ne
s'étudiât à ne la plus revoir, elle pensa meilleur de lui donner
un rendez÷vous sentimental et romanesque auquel il ne
pourrait se dérober, où elle aurait tout loisir de persuader et
de plaire, où la solitude conspirerait avec elle pour le
charmer et le vaincre.
Il y avait alors, dans tous les jardins anglais et sur toutes
les promenades à la mode, des chaumières construites par de
savants architectes, qui flattaient ainsi les goûts agrestes des
citadins. La chaumière de la belle Lilloise. occupée par un
limonadier, appuyait sa feinte indigence sur les débris
artistement imités d'une vieille tour, afin d'unir au charme
villageois la mélancolie des ruines. Et, comme s' il n'eût
point suffi, pour émouvoir les âmes sensibles, d' une
chaumière et d'une tour écroulée, le limonadier avait élevé
sous un saule un tombeau, une colonne surmontée d'une
urne funèbre et qui portait cette inscription : « Cléonice à
son fidèle Azor. » chaumières, ruines, tombeaux : à la veille
de périr, l'aristocratie avait élevé dans les parcs héréditaires
ces symboles de pauvreté, d' abolition et de mort. Et
maintenant les citadins patriotes se plaisaient à boire, à
danser, à aimer dans de fausses chaumières, à l'ombre de
faux cloîtres faussement ruinés et parmi de faux tombeaux,
car ils étaient les uns comme les autres amants de la nature
dieux ont soif, Les
CHAPITRE IV 46
et disciples de Jean÷jacques et ils avaient pareillement des
coeurs sensibles et pleins de philosophie.
Arrivé au rendez÷vous avant l' heure fixée, évariste
attendait, et, comme au balancier d'une horloge, il mesurait
le temps aux battements de son coeur. Une patrouille passa,
conduisant des prisonniers. Dix minutes après, une femme
tout habillée de rose, un bouquet de fleurs à la main, selon
l'usage, accompagnée d'un cavalier en tricorne, habit rouge,
veste et culotte rayées, se glissèrent dans la chaumière, tous
deux si semblables aux galants de l' ancien régime qu'il
fallait bien croire, avec le citoyen Blaise, qu'il y a dans les
hommes des caractères que les révolutions ne changent
point.
Quelques instants plus tard, venue de Reuil ou de
Saint÷cloud, une vieille femme, qui portait au bout du bras
une boîte cylindrique, peinte de couleurs vives, alla s'asseoir
sur le banc où attendait Gamelin. Elle avait posé devant elle
sa boîte, dont le couvercle portait une aiguille pour tirer les
sorts. Car la pauvre femme offrait, dans les jardins, la
chance aux petits enfants. C' était une marchande de «
plaisirs, » vendant sous un nom nouveau une antique
pâtisserie, car, soit que le terme immémorial d' « oublie »
donnât l'idée importune d'oblation et de redevance, soit
qu'on s'en fût lassé par caprice, les « oublies » s'appelaient
alors des « plaisirs. » la vieille essuya, d'un coin de son
tablier, la sueur de son front et exhala ses plaintes au ciel,
dieux ont soif, Les
CHAPITRE IV 47
accusant Dieu d'injustice quand il faisait une dure vie à ses
créatures. Son homme tenait un bouchon, au bord de la
rivière, à Saint÷cloud, et elle montait tous les jours aux
Champs÷élysées, agitant sa cliquette et criant : « voilà le
plaisir, mesdames ! » et de tout ce travail ils ne tiraient pas
de quoi soutenir leur vieillesse.
Voyant le jeune homme du banc disposé à la plaindre, elle
exposa abondamment la cause de ses maux.
C'était la république qui, en dépouillant les riches, ôtait aux
pauvres le pain de la bouche. Et il n'y avait pas à espérer un
meilleur état de choses.
Elle connaissait, au contraire, à plusieurs signes, que les
affaires ne feraient qu'empirer. à Nanterre, une femme avait
accouché d'un enfant à tête de vipère ; la foudre était tombée
sur l'église de Rueil et avait fondu la croix du clocher ; on
avait aperçu un loup÷garou dans le bois de Chaville.
Des hommes masqués empoisonnaient les sources et
jetaient dans l'air des poudres qui donnaient des maladies...
évariste vit élodie qui sautait de voiture. Il courut à elle.
Les yeux de la j eune femme brillaient dans l' ombre
transparente de son chapeau de paille ; ses lèvres, aussi
rouges que les oeillets qu'elle tenait à la main, souriaient.
Une écharpe de soie noire, croisée sur la poitrine, se nouait
dieux ont soif, Les
CHAPITRE IV 48
dans le dos. Sa robe jaune faisait voir les mouvements
rapides des genoux et découvrait les pieds chaussés de
souliers plats. Les hanches étaient presque entièrement
dégagées : car la révolution avait affranchi la taille des
citoyennes ; cependant la jupe, enflée encore sous les reins,
déguisait les formes en les exagérant et voilait la réalité sous
son image amplifiée.
Il voulut parler et ne put trouver ses mots, et se reprocha
cet embarras qu'élodie préférait au plus doux accueil. Elle
remarqua aussi et tint pour bon signe qu'il avait noué sa
cravate avec plus d'art qu'à l'ordinaire. Elle lui tendit la
main.
÷ Je voulais vous voir, dit÷elle, causer avec vous.
Je n'ai pas répondu à votre lettre : elle m'a déplu ; je ne
vous y ai pas retrouvé. Elle aurait été plus aimable, si elle
avait été plus naturelle. Ce serait faire tort à votre caractère
et à votre esprit que de croire que vous ne voulez pas
retourner à l´amour peintre parce que vous y avez eu une
altercation légère sur la politique, avec un homme beaucoup
plus âgé que vous. Soyez sûr que vous n'avez nullement à
craindre que mon père vous reçoive mal, quand vous
reviendrez chez nous. Vous ne le connaissez pas : il ne se
rappelle ni ce qu'il vous a dit, ni ce que vous lui avez
répondu. Je n'affirme pas qu'il existe une grande sympathie
entre vous deux : mais il est sans rancune. Je vous le dis
dieux ont soif, Les
CHAPITRE IV 49
franchement, il ne s'occupe pas beaucoup de vous... ni de
moi.
Il ne pense qu'à ses affaires et à ses plaisirs.
Elle s'achemina vers les bosquets de la chaumière, où il la
suivit avec quelque répugnance, parce qu'il savait que c'était
le rendez÷vous des amours vénales et des tendresses
éphémères. Elle choisit la table la plus cachée.
÷ Que j'ai de choses à vous dire, évariste ! L'amitié a des
droits : vous me permettez d'en user ? Je vous parlerai
beaucoup de vous... et un peu de moi.
Si vous le voulez bien.
Le limonadier ayant apporté une carafe et des verres, elle
versa elle÷même à boire, en bonne ménagère ; puis elle lui
conta son enfance, elle lui dit la beauté de sa mère, qu'elle
aimait à célébrer, par piété filiale et comme l'origine de sa
propre beauté ; elle vanta la vigueur de ses grands÷parents,
car elle avait l'orgueil de son sang bourgeois. Elle conta
comment, ayant perdu à seize ans cette mère adorable, elle
avait vécu sans tendresse et sans appui. Elle se peignit telle
qu'elle était, vive, sensible, courageuse, et elle ajouta :
÷évariste, j'ai passé une jeunesse trop mélancolique et trop
solitaire pour ne pas savoir le prix d'un coeur comme le
vôtre, et je ne renoncerai pas de moi÷même et sans efforts,
dieux ont soif, Les
CHAPITRE IV 50
je vous en avertis, à une sympathie sur laquelle je croyais
pouvoir compter et qui m'était chère.
évariste la regarda tendrement : ÷se peut÷il, élodie, que je
ne vous sois pas indifférent ? Puis÷je croire ? ...
Il s'arrêta, de peur d'en trop dire et d'abuser par là d'une
amitié si confiante.
Elle lui tendit une petite main honnête, qui sortait à demi
des longues manches étroites garnies de dentelle. Son sein
se soulevait en longs soupirs.
÷ Attribuez÷moi, évariste, tous les sentiments que vous
voulez que j'aie pour vous, et vous ne vous tromperez pas
sur les dispositions de mon coeur.
÷élodie, élodie, ce que vous dites là, le répéterez÷vous
encore quand vous saurez...
Il hésita.
Elle baissa les yeux.
Il acheva plus bas : ÷... que je vous aime ?
En entendant ces derniers mots, elle rougit : c'était de
plaisir. Et, tandis que ses yeux exprimaient une tendre
dieux ont soif, Les
CHAPITRE IV 51
volupté, malgré elle, un sourire comique soulevait un coin
de ses lèvres. Elle songeait : « et il croit s'être déclaré le
premier ! ... et il craint peut÷être de me fâcher ! ... » et elle
lui dit avec bonté : ÷vous ne l'aviez donc pas vu, mon ami,
que je vous aimais ?
Ils se croyaient seuls au monde. Dans son exaltation,
évariste leva les yeux vers le firmament étincelant de
lumière et d'azur : ÷voyez : le ciel nous regarde ! Il est
adorable et bienveillant comme vous, ma bien÷aimée ; il a
votre éclat, votre douceur, votre sourire.
Il se sentait uni à la nature entière, il l'associait à sa joie, à
sa gloire. à ses yeux, pour célébrer ses fiançailles, les fleurs
des marronniers s'allumaient comme des candélabres, les
torches gigantesques des peupliers s'enflammaient.
Il se réjouissait de sa force et de sa grandeur.
Elle, plus tendre et aussi plus fine, plus souple et plus
ductile, se donnait l'avantage de la faiblesse et, aussitôt
après l'avoir conquis, se soumettait à lui ; maintenant qu'elle
l'avait mis sous sa domination, elle reconnaissait en lui le
maître, le héros, le dieu, brûlait d'obéir, d'admirer et de
s'offrir. Sous l'ombrage du bosquet, il lui donna un long
baiser ardent sous lequel elle renversa la tête, et, dans les
bras d'évariste, elle sentit toute sa chair se fondre comme
une cire.
dieux ont soif, Les
CHAPITRE IV 52
Ils s'entretinrent longtemps encore d'eux÷mêmes, oubliant
l'univers. évariste exprimait surtout des idées vagues et
pures, qui jetaient élodie dans le ravissement. élodie disait
des choses douces, utiles et particulières. Puis, quand elle
jugea qu'elle ne pouvait tarder davantage, elle se leva avec
décision, donna à son ami les trois oeillets rouges fleuris à
sa fenêtre et sauta lestement dans le cabriolet qui l'avait
amenée. C'était une voiture de place peinte en jaune, très
haute sur roues, qui n'avait certes rien d'étrange, non plus
que le cocher. Mais Gamelin ne prenait pas de voitures et
l'on n'en prenait guère autour de lui.
De la voir sur ces grandes roues rapides, il eut un
serrement de coeur et se sentit assailli d'un douloureux
pr essent i ment : par une sor t e d' hal l uci nat i on t out
intellectuelle, il lui semblait que le cheval de louage
emportait élodie au delà des choses actuelles et du temps
présent vers une cité riche et joyeuse, vers des demeures de
luxe et de plaisirs où il ne pénétrerait jamais.
La voiture disparut. Le trouble d'évariste se dissipa ; mais
il lui restait une sourde angoisse et il sentait que les heures
de tendresse et d'oubli qu'il venait de vivre, il ne les revivrait
plus.
Il passa par les Champs÷élysées, où des femmes en robes
claires cousaient ou brodaient, assises sur des chaises de
bois, tandis que leurs enfants jouaient sous les arbres. Une
dieux ont soif, Les
CHAPITRE IV 53
marchande de plaisirs, portant sa caisse en forme de
tambour, lui rappela la marchande de plaisirs de l'allée des
veuves, et il lui sembla qu'entre ces deux rencontres tout un
âge de sa vie s' était écoulé. Il traversa la place de la
révolution.
Dans le jardin des Tuileries, il entendit gronder au loin
l'immense rumeur des grands jours, ces voix unanimes que
les ennemis de la révolution prétendaient s'être tues pour
jamais. Il hâta le pas dans la clameur grandissante, gagna la
rue honoré et la trouva couverte d'une foule d'hommes et de
femmes, qui criaient : " vive la république !
Vive la liberté ! " les murs des jardins, les fenêtres, les
balcons, les toits étaient pleins de spectateurs qui agitaient
des chapeaux et des mouchoirs.
Précédé d'un sapeur qui faisait place au cortège, entouré
d'officiers municipaux, de gardes nationaux, de canonniers,
de gendarmes, de hussards, s'avançait lentement, sur les
têtes des citoyens, un homme au teint bilieux, le front ceint
d'une couronne de chêne, le corps enveloppé d'une vieille
lévite verte à collet d'hermine. Les femmes lui jetaient des
fleurs. Il promenait autour de lui le regard perçant de ses
yeux jaunes, comme si, dans cette multitude enthousiaste, il
cherchait encore des ennemis du peuple à dénoncer, des
traîtres à punir.
dieux ont soif, Les
CHAPITRE IV 54
Sur son passage, Gamelin, tête nue, mêlant sa voix à cent
mille voix, cria : ÷vive Marat !
Le triomphateur entra dans la salle de la convention.
Tandis que la foule s'écoulait lentement, Gamelin, assis sur
une borne de la rue honoré, contenait de sa main les
batt ements de son coeur. Ce qu' i l venai t de voi r l e
remplissait d'une émotion sublime et d'un enthousiasme
ardent.
Il vénérait, chérissait Marat, qui, malade, les veines en feu,
dévoré d'ulcères, épuisait le reste de ses forces au service de
la république, et, dans sa pauvre maison, ouverte à tous,
l'accueillait les bras ouverts, lui parlait avec le zèle du bien
public, l'interrogeait parfois sur les desseins des scélérats. Il
admirait que les ennemis du juste, en conspirant sa perte,
eussent préparé son triomphe ; il bénissait le tribunal
révolutionnaire qui, en acquittant l'ami du peuple, avait
rendu à la convention le plus zélé et le plus pur de ses
législateurs. Ses yeux revoyaient cette tête brûlée de fièvre,
ceinte de la couronne civique, ce visage empreint d'un
vertueux orgueil et d'un impitoyable amour, cette face
ravagée, décomposée, puissante, cette bouche crispée, cette
large poitrine, cet agonisant robuste qui, du haut du char
vivant de son triomphe, semblait dire à ses concitoyens : «
soyez, à mon exemple, patriotes jusqu'à la mort. » la rue
était déserte, la nuit couvrait de son ombre ; l'allumeur de
dieux ont soif, Les
CHAPITRE IV 55
lanternes passait avec son falot, et Gamelin murmurait :
÷jusqu'à la mort ! ...
dieux ont soif, Les
CHAPITRE IV 56
CHAPITRE V
à neuf heures du matin, évariste trouva dans le jardin du
Luxembourg élodie qui l'attendait sur un banc. Depuis un
mois qu' ils avaient échangé leurs aveux d'amour, ils se
voyaient tous les jours, à l´amour peintre ou à l'atelier de la
place de Thionville, très tendrement, et toutefois avec une
réserve qu'imposait à leur intimité le caractère d'un amant
grave et vertueux, déiste et bon citoyen, qui, prêt à s'unir à
sa chère maîtresse devant la loi ou devant Dieu seul, selon
les circonstances, ne le voulait faire qu'au grand jour et
publiquement. élodie reconnaissait tout ce que cette
résolution avait d' honorable ; mais, désespérant d' un
mariage que tout rendait impossible et se refusant à braver
les convenances sociales, elle envisageait au dedans
d'elle÷même une liaison que le secret eût rendue décente
jusqu'à ce que la durée l'eût rendue respectable. Elle pensait
vaincre, un jour, les scrupules d'un amant trop respectueux ;
et, ne voulant pas tarder à lui fai re des révélat ions
nécessaires, elle lui avait demandé une heure d'entretien
dans le jardin désert, près du couvent des Chartreux.
Elle le regarda d'un air de tendresse et de franchise, lui prit
l a mai n, l e f i t asseoi r à son côt é et l ui par l a avec
recueillement : ÷je vous estime trop pour rien vous cacher,
CHAPITRE V 57
évariste.
Je me crois digne de vous, je ne le serais pas si je ne vous
disais pas tout. Entendez÷moi et soyez mon juge. Je n'ai à
me reprocher aucune action vile, basse ou seulement
intéressée. J'ai été faible et crédule... ne perdez pas de vue,
mon ami, les circonstances difficiles dans lesquelles j'étais
placée. Vous le savez : je n'avais plus de mère, mon père,
encore jeune, ne songeait qu' à ses amusements et ne
s'occupait pas de moi. J'étais sensible ; la nature m'avait
douée d'un coeur tendre et d'une âme généreuse ; et, bien
qu'elle ne m'eût pas refusé un jugement ferme et sain, le
sentiment l'emportait en moi sur la raison. Hélas !
Il l'emporterait encore aujourd'hui, s'ils ne s'accordaient
tous deux, évariste, pour me donner à vous entièrement et à
jamais !
Elle s'exprimait avec mesure et fermeté. Ses paroles étaient
préparées ; depuis longtemps elle avait résolu de faire sa
confession, parce qu' elle était franche, parce qu'elle se
plaisait à imiter Jean÷jacques et parce qu'elle se disait
raisonnablement : « évariste saura, quelque jour, des secrets
dont je ne suis pas seule dépositaire ; il vaut mieux qu'un
aveu, dont la liberté est toute à ma louange, l'instruise de ce
qu'il aurait appris un jour à ma honte. » tendre comme elle
était et docile à la nature, elle ne se sentait pas très coupable
et sa confession en était moins pénible ; elle comptait bien,
dieux ont soif, Les
CHAPITRE V 58
d'ailleurs, ne dire que le nécessaire.
÷ Ah ! Soupira÷t÷elle, que n'êtes÷vous venu à moi, cher
évariste, à ces moments où j'étais seule, abandonnée ? ...
Gamelin avait pris à la lettre la demande que lui avait faite
élodie d'être son juge. Préparé de nature et par éducation
littéraire à l'exercice de la justice domestique, il s'apprêtait à
recevoir les aveux d'élodie.
Comme elle hésitait, il lui fit signe de parler.
Elle dit très simplement : ÷un jeune homme, qui parmi de
mauvaises qualités en avait de bonnes et ne montrait que
celles÷là, me trouva quelque attrait et s'occupa de moi avec
une assiduité qui surprenait chez lui : il était à la fleur de la
vie, plein de grâce et lié avec des femmes charmantes qui ne
se cachaient point de l'adorer. Ce ne fut pas par sa beauté ni
même par son esprit qu'il m'intéressa... il sut me toucher en
me témoignant de l' amour, et je croi s qu' il m' aimai t
vrai ment . I l f ut t endr e, empr essé. Je ne demandai
d'engagements qu'à son coeur, et son coeur était mobile... je
n'accuse que moi ; c'est ma confession que je fais, et non la
sienne. Je ne me plains pas de lui, puisqu'il m'est devenu
étranger. Ah ! Je vous jure, évariste, il est pour moi comme
s'il n'avait jamais été !
dieux ont soif, Les
CHAPITRE V 59
Elle se tut. Gamelin ne répondit rien. Il croisait les bras ;
son regard était fixe et sombre. Il songeait en même temps à
sa maîtresse et à sa soeur Julie. Julie aussi avait écouté un
amant ; mais, bien différente, pensait÷il, de la malheureuse
élodie, elle s'était fait enlever, non point dans l'erreur d'un
coeur sensible, mais pour trouver, loin des siens, le luxe et le
plaisir. En sa sévérité, il avait condamné sa soeur et il
inclinait à condamner sa maîtresse.
élodie reprit d'une voix très douce : ÷j' étais imbue de
phi l osophi e ; j e cr oyai s que l es hommes ét ai ent
naturellement honnêtes. Mon malheur fut d'avoir rencontré
un amant qui n'était pas formé à l'école de la nature et de la
mor al e, et que l es pr éj ugés soci aux, l ' ambi t i on,
l'amour÷propre, un faux point d'honneur avaient fait égoïste
et perfide.
Ces paroles calculées produisirent l'effet voulu. Les yeux
de Gamelin s' adoucirent. Il demanda : ÷qui était votre
séducteur ? Est÷ce que je le connais ?
÷ Vous ne le connaissez pas.
÷ Nommez÷le÷moi.
Elle avait prévu cette demande et était résolue à ne pas le
satisfaire.
dieux ont soif, Les
CHAPITRE V 60
Elle donna ses raisons.
÷épargnez÷moi, je vous prie. Pour vous comme pour moi,
j'en ai déjà trop dit.
Et, comme il insistait : ÷dans l'intérêt sacré de notre amour,
je ne dirai rien qui précise à votre esprit cet... étranger. Je ne
veux pas jeter un spectre à votre jalousie ; je ne veux pas
mettre une ombre importune entre vous et moi.
Ce n'est pas quand j'ai oublié cet homme que je vous le
ferai connaître.
Gamelin la pressa de lui livrer le nom du séducteur : c'est
le terme qu'il employait obstinément, car il ne doutait pas
qu'élodie n'eût été séduite, trompée, abusée. Il ne concevait
même pas qu'il en eût pu être autrement, et qu'elle eût obéi
au désir, à l'irrésistible désir, écouté les conseils intimes de
la chair et du sang ; il ne concevait pas que cette créature
voluptueuse et tendre, cette belle victime, se fût offerte ; il
fallait, pour contenter son génie, qu'elle eût été prise par
force ou par ruse, violentée, précipitée dans des pièges
tendus sous tous ses pas. Il lui faisait des questions mesurées
dans les termes, mais précises, serrées, gênantes.
Il lui demandait comment s'était formée cette liaison, si elle
avait été longue ou courte, tranquille ou troublée, et de
quelle manière elle s'était rompue. Et il revenait sans cesse
dieux ont soif, Les
CHAPITRE V 61
sur les moyens qu' avait employés cet homme pour la
séduire, comme s'il avait dû en employer d' étranges et
d'inouïs. Toutes ces questions, il les fit en vain. Avec une
obstination douce et suppliante, elle se taisait, la bouche
serrée et les yeux gros de larmes.
Pourtant, évariste ayant demandé où il était à présent cet
homme, elle répondit : ÷il a quitté le royaume.
Elle se reprit vivement : ÷... la France.
÷ Un émigré ! S'écria Gamelin.
Elle le regarda, muette, à la fois rassurée et attristée de le
voir se créer lui÷même une vérité conforme à ses passions
politiques, et donner à sa jalousie gratuitement une couleur
jacobine.
En fait, l'amant d'élodie était un petit clerc de procureur
très joli garçon, chérubin saute÷ruisseau, qu'elle avait adoré
et dont le souvenir après trois ans lui donnait encore une
chaleur dans le sein. Il recherchait les femmes riches et
âgées : il quitta élodie pour une dame expérimentée qui
récompensait ses mérites. Entré, après la suppression des
offices, à la mairie de Paris, il était maintenant un dragon
sans÷culotte et le greluchon d'une ci÷devant.
dieux ont soif, Les
CHAPITRE V 62
÷ Un noble ! Un émigré ! Répétait Gamelin, qu'elle se
gardait bien de détromper, n'ayant jamais souhaité qu'il sût
toute la vérité. Et il t'a lâchement abandonnée ?
Elle inclina la tête.
Il la pressa sur son coeur : ÷chère victime de la corruption
monarchique, mon amour te vengera de cet infâme. Puisse
le ciel me le faire rencontrer ! Je saurai le reconnaître !
Elle détourna la tête, tout ensemble attristée et souriante, et
déçue. Elle l'aurait voulu plus intelligent des choses de
l' amour, plus naturel, plus brutal. Elle sentait qu' il ne
pardonnait si vite que parce qu'il avait l'imagination froide et
que la confidence qu'elle venait de lui faire n'éveillait en lui
aucune de ces images qui torturent les voluptueux, et
qu'enfin il ne voyait dans cette séduction qu'un fait moral et
social.
Ils s'étaient levés et suivaient les vertes allées du jardin. Il
lui disait que, d'avoir souffert, il l'en estimait plus. élodie
n'en demandait pas tant ; mais, tel qu'il était, elle l'aimait, et
elle admirait le génie des arts qu'elle voyait briller en lui.
Au sor t i r du Luxembour g, i l s r encont r èr ent des
attroupements dans la rue de l'égalité et tout autour du
théâtre de la nation, ce qui n'était point pour les surprendre :
depuis quelques jours une grande agitation régnait dans les
dieux ont soif, Les
CHAPITRE V 63
sections les plus patriotes ; on y dénonçait la faction
d' Orléans et les complices de Brissot, qui conjuraient,
disait÷on, la ruine de Paris et le massacre des républicains.
Et Gamelin lui÷même avait signé, peu auparavant, la
pétition de la commune qui demandait l'exclusion des vingt
et un.
Près de passer sous l'arcade qui reliait le théâtre à la
maison voisine, il leur fallut traverser un groupe de citoyens
en carmagnole que haranguait, du haut de la galerie, un
jeune militaire beau comme l´amour de Praxitèle sous son
casque de peau de panthère. Ce soldat charmant accusait
l'ami du peuple d'indolence. Il disait : ÷tu dors, Marat, et les
fédéralistes nous forgent des fers !
à peine élodie eut÷elle tourné les yeux sur lui : ÷venez,
évariste ! Fit÷elle vivement.
La foule, disait÷elle, l' effrayait, et elle craignait de
s'évanouir dans la presse.
Ils se quittèrent sur la place de la nation, en se jurant un
amour éternel.
Ce matin÷là, de bonne heure, le citoyen Brotteaux avait
fait à la citoyenne Gamelin le présent magnifique d'un
chapon. C' eût été de sa part une i mprudence de dire
dieux ont soif, Les
CHAPITRE V 64
comment il se l'était procuré : car il le tenait d'une dame de
la halle à qui, sur la pointe Eustache, il servait parfois de
secrét ai re, et l ' on savait que les dames de l a hal l e
nourrissaient des sentiments royalistes et correspondaient
avec les émigrés. La citoyenne Gamelin avait reçu le chapon
d'un coeur reconnaissant. On ne voyait guère de telles pièces
alors : les vivres enchérissaient. Le peuple craignait la
famine ; les aristocrates, disait÷on, la souhaitaient, les
accapareurs la préparaient.
Le citoyen Brotteaux, prié de manger sa part du chapon au
dîner de midi, se rendit à cette invitation et félicita son
hôtesse de la suave odeur de cuisine qu'on respirait chez
elle. Et, de fait, l'atelier du peintre sentait le bouillon gras.
÷ Vous êtes bien honnête, monsieur, répondit la bonne
dame. Pour préparer l'estomac à recevoir votre chapon, j'ai
fait une soupe aux herbes avec une couenne de lard et un
gros os de boeuf. Il n' y a rien qui embaume un potage
comme un os à moelle.
÷ Cette maxime est louable, citoyenne, répliqua le vieux
Brotteaux. Et vous ferez sagement de remettre demain,
après÷demain et tout le reste de la semaine, ce précieux os
dans la marmite, qu'il ne manquera point de parfumer. La
sibylle de Panzoust procédait de la sorte : elle faisait un
potage de choux verts avec une couenne de lard jaune et un
vieil savorados. Ainsi nomme÷t÷on dans son pays, qui est
dieux ont soif, Les
CHAPITRE V 65
aussi le mien, l'os médullaire si savoureux et succulent.
÷cette dame dont vous parlez, monsieur, fit la citoyenne
Gamelin, n'était÷elle pas un peu regardante, de faire servir si
longtemps le même os ?
÷ Elle menait petit train, répondit Brotteaux. Elle était
pauvre, bien que prophétesse.
à ce moment, évariste Gamelin rentra, tout ému des aveux
qu'il venait de recevoir et se promettant de connaître le
séducteur d'élodie, pour venger en même temps sur lui la
république et son amour.
Après les politesses ordinaires, le citoyen Brotteaux reprit
le fil de son discours : ÷il est rare que ceux qui font métier
de prédire l'avenir s'enrichissent. On s'aperçoit trop vite de
leurs supercheries. Leur imposture les rend haïssables. Mais
il faudrait les détester bien davantage s'ils annonçaient
vraiment l'avenir. Car la vie d'un homme serait intolérable,
s'il savait ce qui lui doit arriver. Il découvrirait des maux
futurs, dont il souffrirait par avance, et il ne jouirait plus des
biens présents, dont il verrait la fin. L' ignorance est la
condition nécessaire du bonheur des hommes, et il faut
reconnaître que, le plus souvent, ils la remplissent bien.
Nous ignorons de nous presque tout ; d'autrui, tout.
L'ignorance fait notre tranquillité ; le mensonge, notre
félicité.
dieux ont soif, Les
CHAPITRE V 66
La citoyenne Gamelin mit la soupe sur la table, dit le
benedicite. fit asseoir son fils et son hôte, et commença de
manger debout, refusant la place que le citoyen Brotteaux
lui offrait à côté de lui, car elle savait, disait÷elle, à quoi la
politesse l'obligeait.
dieux ont soif, Les
CHAPITRE V 67
CHAPITRE VI
Dix heures du matin. Pas un souffle d'air, c'était le mois de
juillet le plus chaud qu'on eût connu.
Dans l'étroite rue de Jérusalem, une centaine de citoyens de
la section faisaient la queue à la porte du boulanger, sous la
surveillance de quatre gardes nationaux qui, l'arme au repos,
fumaient leur pipe.
La convention nationale avait décrété le maximum .
aussitôt grains, farine avaient disparu. Comme les Israélites
au désert, les Parisiens se levaient avant le jour s' ils
voulaient manger. Tous ces gens, serrés les uns contre les
autres, hommes et femmes, enfants, sous un ciel de plomb
fondu, qui chauffait les pourritures des ruisseaux et exaltait
l es odeurs de sueur et de crasse, se bouscul ai ent ,
s'interpellaient, se regardaient avec tous les sentiments que
les êtres humains peuvent éprouver les uns pour les autres,
antipathie, dégoût, intérêt, désir, indifférence.
On avait appris, par une expérience douloureuse, qu'il n'y
avait pas de pain pour tout le monde : aussi les derniers
venus cherchaient÷ils à se glisser en avant ; ceux qui
perdai ent du terrain se plai gnai ent et s' i rritaient et
CHAPITRE VI 68
invoquaient vainement leur droit méprisé. Les femmes
jouaient avec rage des coudes et des reins pour conserver
leur place ou en gagner une meilleure. Si la presse devenait
plus étouffante, des cris s'élevaient : « ne poussez pas ! » et
chacun protestait, se disant poussé soi÷même.
Pour éviter ces désordres quotidiens, les commissaires
délégués par la section avaient imaginé d'attacher à la porte
du boulanger une corde que chacun tenait à son rang ; mais
les mains trop rapprochées se rencontraient sur la corde et
entraient en lutte. Celui qui la quittait ne parvenait point à la
reprendre. Les mécontents ou les plaisants la coupaient, et il
avait fallu y renoncer.
Dans cette queue, on suffoquait, on croyait mourir, on
faisait des plaisanteries, on lançait des propos grivois, on
jetait des invectives aux aristocrates et aux fédéralistes,
auteurs de tout le mal. Quand un chien passait, des plaisants
l' appelaient Pitt. Parfois retentissait un large soufflet,
appliqué par la main d' une citoyenne sur la joue d' un
insolent, tandis que, pressée par son voisin, une jeune
servante, les yeux mi÷clos et la bouche entr' ouverte,
soupirait mollement. à toute parole, à tout geste, à toute
attitude propre à mettre en éveil l'humeur grivoise des
aimables Français, un groupe de jeunes libertins entonnait le
ça ira. malgré les protestations d'un vieux jacobin, indigné
que l'on compromît en de sales équivoques un refrain qui
exprimait la foi républicaine dans un avenir de justice et de
dieux ont soif, Les
CHAPITRE VI 69
bonheur.
Son échelle sous le bras, un afficheur vint coller sur un
mur, en face de la boulangerie, un avis de la commune
rationnant la viande de boucherie. Des passants s'arrêtaient
pour lire la feuille encore toute gluante. Une marchande de
choux, qui cheminait, sa hotte sur le dos, se mit à dire de sa
grosse voix cassée : ÷ils sont partis, les beaux boeufs !
Râtissons÷nous les boyaux.
Tout à coup une telle bouffée de puanteur ardente monta
d'un égout, que plusieurs furent pris de nausées ; une femme
se trouva mal et fut remise évanoui e à deux gardes
nationaux qui la portèrent à quelques pas de là, sous une
pompe. On se bouchait le nez ; une rumeur grondait ; des
paroles s'échangeaient, pleines d'angoisse et d'épouvante.
On se demandait si c'était quelque animal enterré là, ou
bien un poison mis par malveillance, ou plutôt un massacré
de septembre, noble ou prêtre, oublié dans une cave du
voisinage.
÷ On en a donc mis là ?
÷ On en a mis partout !
÷ Ce doit être un de ceux du châtelet. Le 2, j'en ai vu trois
cents en tas sur le pont au change.
dieux ont soif, Les
CHAPITRE VI 70
Les Parisiens craignaient la vengeance de ces ci÷devant
qui, morts, les empoisonnaient.
évariste Gamelin vint prendre la queue : il avait voulu
éviter à sa vieille mère les fatigues d'une longue station. Son
voisin, le ci toyen Brotteaux, l ' accompagnait, calme,
souriant, son Lucrèce dans la poche béante de sa redingote
puce.
Le bon vieillard vanta cette scène comme une bambochade
digne du pinceau d'un moderne Téniers.
÷ Ces portefaix et ces commères, dit÷il, sont plus plaisants
que les Grecs et les Romains si chers aujourd' hui à nos
peintres. Pour moi, j'ai toujours goûté la manière flamande.
Ce qu'il ne rappelait point, par sagesse et bon goût, c'est
qu'il avait possédé une galerie de tableaux hollandais que le
seul cabinet de M. De Choiseul égalait pour le nombre et le
choix des peintures.
÷ Il n'y a de beau que l'antique, répondit le peintre, et ce
qui en est i ns pi r é : mai s j e vous accor de que l es
bambochades de Téniers, de Steen ou d'Ostade valent mieux
que les fanfreluches de Watteau, de Boucher ou de Van
Loo : l'humanité y est enlaidie, mais non point avilie comme
par un Baudouin ou un Fragonard.
dieux ont soif, Les
CHAPITRE VI 71
Un aboyeur passa, criant : ÷ le bulletin du tribunal
révolutionnaire ! ... la liste des condamnés !
÷ Ce n'est point assez d'un tribunal révolutionnaire, dit
Gamelin. Il en faut un dans chaque ville...
Que dis÷je ? Dans chaque commune, dans chaque canton.
Il faut que tous les pères de famille, que tous les citoyens
s'érigent en juges. Quand la nation se trouve sous le canon
des ennemis et sous le poignard des traîtres, l'indulgence est
parricide.
Quoi ! Lyon, Marseille, Bordeaux insurgées, la Corse
révoltée, la Vendée en feu, Mayence et Valenciennes
tombées au pouvoir de la coalition, la trahison siégeant sur
les bancs de la convention nationale, la trahison dans les
campagnes, dans les villes, dans les camps, la trahison
assise, une carte à la main, dans les conseils de guerre de
nos généraux ! ... que la guillotine sauve la patrie !
÷ Je n' ai pas d' objection essentielle à faire contre la
guillotine, répliqua le vieux Brotteaux. La nature, ma seule
maîtresse et ma seule institutrice, ne m'avertit en effet
d'aucune manière que la vie d'un homme ait quelque prix ;
elle enseigne au contraire, de toutes sortes de manières,
qu' elle n' en a aucun. L' unique fin des êtres semble de
devenir la pâture d'autres êtres destinés à la même fin. Le
dieux ont soif, Les
CHAPITRE VI 72
meurtre est de droit naturel : en conséquence la peine de
mort est légitime, à la condition qu'on ne l'exerce ni par
vertu ni par justice, mais par nécessité ou pour en tirer
quelque profit. Cependant il faut que j'aie des instincts
pervers, car je répugne à voir couler le sang, et c'est une
dépravation que toute ma philosophie n'est pas encore
parvenue à corriger.
÷ Les républicains, reprit évariste, sont humains et
sensibles. Il n'y a que les despotes qui soutiennent que la
peine de mort est un attribut nécessaire de l'autorité. Le
peupl e souverai n l ' aboli ra un j our. Robespi err e l ' a
combattue, et avec lui tous les patriotes ; la loi qui la
supprime ne saurait être trop tôt promulguée. Mais elle ne
devra être appliquée que lorsque le dernier ennemi de la
république aura péri sous le glaive de la loi.
Gamelin et Brotteaux avaient maintenant derrière eux des
retardataires, et parmi ceux÷là plusieurs femmes de la
section ; entre autres une belle grande tricoteuse, en fanchon
et en sabots, portant un sabre en bandoulière, une jolie fille
blonde, ébouriffée, dont le fichu était très chiffonné, et une
jeune mère qui, maigre et pâle, donnait le sein à un enfant
malingre.
L'enfant, qui ne trouvait plus de lait, criait, mais ses cris
étaient faibles et les sanglots l'étouffaient. Pitoyablement
petit, le teint blême et brouillé, les yeux enflammés, sa mère
dieux ont soif, Les
CHAPITRE VI 73
le contemplait avec une sollicitude douloureuse.
÷ Il est bien jeune, dit Gamelin en se retournant vers le
malheureux nourrisson, qui gémissait contre son dos, dans la
presse étouffante des derniers arrivés.
÷ Il a six mois, le pauvre amour ! ... son père est à
l'armée : il est de ceux qui ont repoussé les Autrichiens à
Condé. Il se nomme Dumonteil (Michel), commis drapier de
son état. Il s'est enrôlé, dans un théâtre qu'on avait dressé
devant l'hôtel de ville. Le pauvre ami voulait défendre sa
patrie et voir du pays... il m'écrit de prendre patience. Mais
comment voulez÷vous que je nourrisse Paul... (c'est Paul
qu' il se nomme)... puisque je ne peux pas me nourrir
moi÷même ?
÷ Ah ! S'écria la jolie fille blonde, nous en avons encore
pour une heure, et il faudra, ce soir, recommencer la même
cérémonie à la porte de l'épicière. On risque la mort pour
avoir trois oeufs et un quarteron de beurre.
÷ Du beurre, soupira la citoyenne Dumonteil, voilà trois
mois que je n'en ai vu !
Et le choeur des femmes se lamenta sur la rareté et la
cherté des vivres, jeta des malédictions aux émigrés et voua
à la guillotine les commissaires de sections qui donnaient à
des femmes dévergondées, au prix de honteuses faveurs, des
dieux ont soif, Les
CHAPITRE VI 74
poulardes et des pains de quatre livres. On sema des
histoires alarmantes de boeufs noyés dans la Seine, de sacs
de farine vidés dans les égouts, de pains jetés dans les
latrines... c' étaient les affameurs royalistes, rolandins,
brissotins, qui poursuivaient l'extermination du peuple de
Paris.
Tout à coup la jolie fille blonde, au fichu chiffonné, poussa
des cris comme si elle avait le feu à ses jupes, qu' elle
secouait violemment et dont elle retournait les poches,
proclamant qu'on lui avait volé sa bourse.
Au bruit de ce larcin, une grande indignation souleva ce
menu peupl e, qui avait pillé les hôtels du faubourg
Saint÷germain et envahi les Tuileries sans rien emporter,
artisans et ménagères, qui eussent de bon coeur brûlé le
château de Versailles, mais se fussent crus déshonorés s'ils y
avaient dérobé une épingle. Les jeunes libertins risquèrent
sur la mésaventure de la belle enfant quelques méchantes
plaisanteries, aussitôt étouffées sous la rumeur publique. On
parlait déjà de pendre le voleur à la lanterne. On entamait
une enquête tumultueuse et partiale. La grande tricoteuse,
montrant du doigt un vieillard soupçonné d'être un moine
défroqué, jurait que c'était le « capucin » qui avait fait le
coup. La foule, aussitôt persuadée, poussa des cris de mort.
Le vieillard si vivement dénoncé à la vindicte publique se
tenait fort modestement devant le citoyen Brotteaux. Il avait
dieux ont soif, Les
CHAPITRE VI 75
toute l'apparence, à vrai dire, d'un ci÷devant religieux. Son
air était assez vénérable, bien qu'altéré par le trouble que
causaient à ce pauvre homme les violences de la foule et le
souvenir encore vif des journées de septembre. La crainte
qui se peignait sur son vi sage le rendait suspect au
populaire, qui croit volontiers que seuls les coupables ont
peur de ses j ugement s, comme si l a pr éci pi t at i on
inconsidérée avec laquelle il les rend ne devait pas effrayer
jusqu'aux plus innocents.
Brotteaux s'était donné pour loi de ne jamais contrarier le
sentiment populaire, surtout quand il se montrait absurde et
féroce, « parce qu'alors, disait÷il, la voix du peuple était la
voix de Dieu. » mais Brotteaux était inconséquent : il
déclara que cet homme, qu'il fût capucin ou ne le fût point,
n' avait pu dérober la citoyenne, dont il ne s' était pas
approché un seul moment.
La foule conclut que celui qui défendait le voleur était son
complice, et l'on parlait maintenant de traiter avec rigueur
les deux malfaiteurs, et, quand Gamelin se porta garant de
Brotteaux, les plus sages parlèrent de l'envoyer avec les
deux autres à la section.
Mais la jolie fille s'écria tout à coup joyeusement qu'elle
avait retrouvé sa bourse. Aussitôt elle fut couverte de huées
et menacée d'être fessée publiquement, comme une nonne.
dieux ont soif, Les
CHAPITRE VI 76
÷ Monsieur, dit le religieux à Brotteaux, je vous remercie
d'avoir pris ma défense. Mon nom importe peu, mais je vous
dois de vous le dire : je me nomme Louis De Longuemare.
Je suis un régulier, en effet ; mais non pas un capucin,
comme l'ont dit ces femmes. Il s'en faut de tout : je suis
clerc régulier de l' ordre des Barnabites, qui donna des
docteurs et des saints en foule à l'église. Ce n'est point assez
d'en faire remonter l'origine à saint Charles Borromée : on
doit considérer comme son véritable fondateur l'apôtre saint
Paul, dont il porte le monogramme dans ses armoiries. J'ai
dû quitter mon couvent devenu le siège de la section du
pont÷neuf et porter un habit séculier.
÷ Mon père, dit Brotteaux, en examinant la souquenille de
M. De Longuemare, votre habit témoigne suffisamment que
vous n'avez pas renié votre état : à le voir, on croirait que
vous avez réformé votre ordre plutôt que vous ne l'avez
quitté. Et vous vous exposez bénévolement, sous ces dehors
austères, aux injures d'une populace impie.
÷ Je ne puis pourtant pas, répondit le religieux, porter un
habit bleu, comme un danseur !
÷ Mon père, ce que je dis de votre habit est pour rendre
hommage à votre caractère et vous mettre en garde contre
les dangers que vous courez.
dieux ont soif, Les
CHAPITRE VI 77
÷ Monsieur, il conviendrai t, t out au contrai re, de
m'encourager à confesser ma foi. Car je ne suis que trop
enclin à craindre le péril. J'ai quitté mon habit, monsieur, ce
qui est une manière d'apostasie ; j'aurais voulu du moins ne
pas quitter la maison où Dieu m'accorda durant tant d'années
la grâce d'une vie paisible et cachée.
J'obtins d'y demeurer ; et j'y gardai ma cellule, tandis qu'on
transformait l'église et le cloître en une sorte de petit hôtel
de ville qu'ils nommaient la section. Je vis, monsieur, je vis
marteler les emblèmes de la sainte vérité ; je vis le nom de
l'apôtre Paul remplacé par un bonnet de forçat. Parfois
même j' assistai aux conciliabules de la section, et j' y
entendis exprimer d'étonnantes erreurs. Enfin je quittai cette
demeure profanée et j'allai vivre de la pension de cent
pistoles que me fait l'assemblée, dans une écurie dont on a
réquisitionné les chevaux pour le service des armées. Là je
dis la messe devant quelques fidèles, qui y viennent attester
l'éternité de l'église de Jésus÷christ.
÷ Moi, mon père, répondit l'autre, si vous voulez le savoir,
je me nomme Brotteaux et je fus jadis publicain.
÷ Monsieur, répliqua le père Longuemare, je savais, par
l'exemple de saint Matthieu, qu'on peut attendre une bonne
parole d'un publicain.
÷ Mon père, vous êtes trop honnête.
dieux ont soif, Les
CHAPITRE VI 78
÷ Citoyen Brotteaux, dit Gamelin, admirez ce bon peuple
plus affamé de justice que de pain : chacun ici était prêt à
quitter sa place pour châtier le voleur. Ces hommes, ces
femmes si pauvres, soumis à tant de privations, sont d'une
probité sévère, et ne peuvent tolérer un acte malhonnête.
÷ Il faut convenir, répondit Brotteaux, que, dans leur
grande envie de pendre le larron, ces gens÷ci eussent fait un
mauvais parti à ce bon religieux, à son défenseur et au
défenseur de son défenseur.
Leur avarice même et l'amour égoïste qu'ils portent à leur
bien les y poussaient : le larron, en s'attaquant à l'un deux,
les menaçait tous ; ils se préservaient en le punissant... au
reste, il est probable que la plupart de ces manouvriers et de
ces ménagères sont probes et respectueux du bien d'autrui.
Ces sentiments leur ont été inculqués dès l'enfance par leurs
père et mère qui les ont suffisamment fessés, et leur ont fait
entrer les vertus par le cul.
Gamelin ne cacha pas au vieux Brotteaux qu'un tel langage
lui semblait indigne d'un philosophe.
÷ La vertu, dit÷il, est naturelle à l' homme : Dieu en a
déposé le germe dans le coeur des mortels.
Le vieux Brotteaux était athée et tirait de son athéisme une
source abondante de délices.
dieux ont soif, Les
CHAPITRE VI 79
÷ Je vois, citoyen Gamelin, que, révolutionnaire pour ce
qui est de la terre, vous êtes, quant au ciel, conservateur et
même réacteur. Robespierre et Marat le sont autant que
vous. Et je trouve singulier que les Français, qui ne souffrent
plus de roi mortel, s'obstinent à en garder un immortel,
beaucoup plus tyrannique et féroce. Car qu'est÷ce que la
Bastille et même la chambre ardente, auprès de l'enfer ?
L'humanité copie ses dieux sur ses tyrans, et vous, qui
rejetez l'original, vous gardez la copie !
÷ Oh ! Citoyen ! S'écria Gamelin, n'avez÷vous pas honte
de tenir ce langage ? Et pouvez÷vous confondre les
sombres divinités conçues par l'ignorance et la peur avec
l'auteur de la nature ? La croyance en un Dieu bon est
nécessaire à la morale. L'être suprême est la source de toutes
les vertus, et l'on n'est pas républicain si l'on ne croit en
Dieu.
Robespierre le savait bien, qui fit enlever de la salle des
Jacobins ce buste du philosophe Helvétius, coupable d'avoir
disposé les Français à la servitude en leur enseignant
l'athéisme...
J'espère, du moins, citoyen Brotteaux, que, lorsque la
république aura institué le culte de la raison, vous ne
refuserez pas votre adhésion à une religion si sage.
dieux ont soif, Les
CHAPITRE VI 80
÷ J'ai l' amour de la raison, je n' en ai pas le fanatisme,
répondit Brotteaux. La raison nous guide et nous éclaire ;
quand vous en aurez fait une divinité, elle vous aveuglera et
vous persuadera des crimes.
Et Brotteaux continua de raisonner, les pieds dans le
ruisseau, ainsi qu' il le faisait naguère dans un de ces
fauteuils dorés du baron D' Holbach, qui, sel on son
expression, servaient de fondement à la philosophie
naturelle : ÷Jean÷jacques Rousseau, dit÷il, qui montra
quelques talents, surtout en musique, était un jean÷fesse qui
prétendait tirer sa morale de la nature et qui la tirait en
réalité des principes de Calvin. La nature nous enseigne à
nous entre÷dévorer et elle nous donne l'exemple de tous les
crimes et de tous les vices que l' état social corrige ou
dissimule. On doit aimer la vertu ; mais il est bon de savoir
que c'est un simple expédient imaginé par les hommes pour
vivre commodément ensemble.
Ce que nous appelons la morale n'est qu'une entreprise
désespérée de nos semblables contre l'ordre universel, qui
est la lutte, le carnage et l'aveugle jeu de forces contraires.
Elle se détruit elle÷même, et, plus j' y pense, plus je me
persuade que l'univers est enragé. Les théologiens et les
philosophes, qui font de Dieu l' auteur de la nature et
l'architecte de l' univers, nous le font paraître absurde et
méchant. Ils le disent bon, parce qu'ils le craignent, mais ils
sont forcés de convenir qu'il agit d'une façon atroce. Ils lui
dieux ont soif, Les
CHAPITRE VI 81
prêtent une malignité rare même chez l'homme. Et c'est par
là qu'ils le rendent adorable sur la terre.
Car notre misérable race ne vouerait pas un culte à des
Dieux justes et bienveillants, dont elle n' aurait rien à
craindre ; elle ne garderait point de leurs bienfaits une
reconnaissance inutile.
Sans le purgatoire et l'enfer, le bon Dieu ne serait qu'un
pauvre sire.
÷ Monsieur, dit le père Languemare, ne parlez point de la
nature : vous ne savez ce que c'est.
÷ Pardieu, je le sais aussi bien que vous, mon père !
÷ Vous ne pouvez pas le savoir, puisque vous n'avez pas de
religion et que la religion seule nous enseigne ce qu'est la
nature, en quoi elle est bonne et comment elle a été
dépravée. Au reste, ne vous attendez pas à ce que je vous
réponde : Dieu ne m'a donné, pour refuter vos erreurs, ni la
chaleur du langage ni la force de l'esprit. Je craindrais de ne
vous fournir, par mon insuffisance, que des occasions de
blasphème et des causes d'endurcissement, et, lorsque je
sens un vif désir de vous servir, je ne recueillerais pour tout
fruit de mon indiscrète charité que...
dieux ont soif, Les
CHAPITRE VI 82
Ce propos fut interrompu par une immense clameur qui,
partie de la tête de la colonne, avertit la file entière des
aff amés que l a boul anger i e ouvrai t ses por t es. On
commença d'avancer, mais avec une extrême lenteur. Un
garde national de service faisait entrer les acheteurs, un par
un. Le boulanger, sa femme et son garçon étaient assistés
dans la vente des pains par deux commissaires civils qui, un
ruban t ri col or e au bras gauche, s' assuraient que l e
consommateur appartenait à la section et qu' on ne lui
délivrait que la part proportionnelle aux bouches qu'il avait à
nourrir.
Le citoyen Brotteaux faisait de la recherche du plaisir la fin
unique de la vie : il estimait que la raison et les sens, seuls
juges en l'absence des Dieux, n'en pouvaient concevoir une
autre. Or, trouvant dans les propos du peintre un peu trop de
fanatisme et dans ceux du religieux un peu trop de simplicité
pour y prendre grand plaisir, cet homme sage, afin de
conformer sa conduite à sa doctrine dans les conjonctures
présentes, et charmer l'attente encore longue, tira de la
poche béante de sa redingote puce son Lucrèce, qui
demeurait ses plus chères délices et son vrai contentement.
La reliure de maroquin rouge était écornée par l'usage et le
citoyen Brotteaux en avait prudemment gratté les armoiries,
les trois îlots d'or achetés à beaux deniers comptants par le
traitant son père. Il ouvrit le livre à l'endroit où le poète
philosophe, qui veut guérir les hommes des vains troubles
dieux ont soif, Les
CHAPITRE VI 83
de l' amour, surprend une femme entre les bras de ses
servantes dans un état qui offenserait tous les sens d'un
amant. Le citoyen Brotteaux lut ces vers, non toutefois sans
jeter les yeux sur la nuque dorée de sa jolie voisine ni sans
respirer avec volupté la peau moite de cette petite souillon.
Le poète Lucrèce n' avait qu' une sagesse ; son disciple
Brotteaux en avait plusieurs.
Il lisait, faisant deux pas tous les quarts d'heure.
à son oreille, réjouie par les cadences graves et nombreuses
de la muse latine, jaillissait en vain la criaillerie des
commères sur l'enchérissement du pain, du sucre, du café,
de la chandelle et du savon.
C' est ainsi qu' il atteignit avec sérénité le seuil de la
boulangerie. Derrière lui, évariste Gamelin voyait au÷dessus
de sa tête la gerbe dorée sur la grille de fer qui fermait
l'imposte.
à son tour, il entra dans la boutique : les paniers, les casiers
étaient vides ; le boulanger lui délivra le seul morceau de
pain qui restât et qui ne pesait pas deux livres. évariste paya,
et l'on ferma la grille sur ses talons, de peur que le peuple en
tumulte n'envahît la boulangerie. Mais ce n' était pas à
craindre : ces pauvres gens, instruits à l'obéissance par leurs
antiques oppresseurs et par leurs libérateurs du jour, s'en
furent, la tête basse et traînant la jambe.
dieux ont soif, Les
CHAPITRE VI 84
Gamelin, comme il atteignait le coin de la rue, vit assise
sur une borne la citoyenne Dumonteil, son nourrisson dans
ses bras. Elle était sans mouvement, sans couleur, sans
larmes, sans regard. L'enfant lui suçait le doigt avidement.
Gamelin se tint un moment devant elle, incertain, timide.
Elle ne semblait pas le voir.
Il balbutia quelques mots, puis tira son couteau de sa
poche, un eustache à manche de corne, coupa son pain par le
milieu et en mit la moitié sur les genoux de la jeune mère,
qui regarda étonnée ; mais il avait déjà tourné le coin de la
rue.
Rentré chez lui, évariste trouva sa mère assise à la fenêtre,
qui reprisait des bas. Il lui mit gaiement son reste de pain
dans la main.
÷ Vous me pardonnerez, ma bonne mère : fatigué d'être si
longtemps sur mes jambes, épuisé de chaleur, dans la rue, en
rentrant à la maison, bouchée par bouchée, j'ai mangé la
moitié de notre ration. Il reste à peine votre part.
Et il fit mine de secouer les miettes sur sa veste.
dieux ont soif, Les
CHAPITRE VI 85
CHAPITRE VII
Usant d' une vieille façon de dire, la citoyenne veuve
Gameli n l ' avai t annoncé : « à for ce de manger des
châtaignes, nous deviendrons châtaignes. » ce jour÷là, 13
juillet, elle et son fils avaient dîné, à midi, d'une bouillie de
châtaignes. Comme ils achevaient cet austère repas, une
dame poussa la porte et emplit soudain l'atelier de son éclat
et de ses par fums. évar i st e r econnut l a ci t oyenne
Rochemaure. Croyant qu' elle se trompait de porte et
cherchait le citoyen Brotteaux, son ami d'autrefois, il pensait
déjà lui indiquer le grenier du ci÷devant ou appeler
Brotteaux, pour épargner à une femme élégante de grimper
par une échelle de meunier ; mais il parut dès l'abord que
c'était au citoyen évariste Gamelin qu'elle avait affaire, car
elle se déclara heureuse de le rencontrer et de se dire sa
servante.
Ils n'étaient point tout à fait étrangers l'un à l'autre : ils
s'étaient vus plusieurs fois dans l'atelier de David, dans une
tribune de l'assemblée, aux Jacobins, chez le restaurateur
Vénua : elle l'avait remarqué pour sa beauté, sa jeunesse,
son air intéressant.
Portant un chapeau enrubanné comme un mirliton et
CHAPITRE VII 86
empanaché comme le couvre÷chef d'un représentant en
mission, la citoyenne Rochemaure était emperruquée,
fardée, mouchetée, musquée, la chair fraîche encore sous
tant d'apprêts ; ces artifices violents de la mode trahissaient
la hâte de vivre et la fièvre de ces jours terribles aux
lendemains incertains. Son corsage à grands revers et à
grandes basques, tout reluisant d'énormes boutons d'acier,
était rouge sang, et l'on ne pouvait discerner, tant elle se
montrait à la fois aristocrate et révolutionnaire, si elle portait
les couleurs des victimes ou celles du bourreau. Un jeune
militaire, un dragon, l'accompagnait.
La longue canne de nacre à la main, grande, belle, ample,
la poitrine généreuse, elle fit le tour de l' atelier, et ,
approchant de ses yeux gris son lorgnon d' or à deux
branches, elle examina les toiles du peintre, souriant, se
récriant, portée à l'admiration par la beauté de l'artiste, et
flattant pour être flattée.
÷ Qu'est÷ce, demanda la citoyenne, que ce tableau si noble
et si touchant d'une femme douce et belle près d'un jeune
malade ?
Gamelin répondit qu'il fallait y voir Oreste veillé par
électre sa soeur. et que, s'il l'avait pu achever, ce serait
peut֐tre son moins mauvais ouvrage.
dieux ont soif, Les
CHAPITRE VII 87
÷ Le sujet, ajouta÷t÷il, est tiré de l' Oreste d'Euripide.
J' avais lu, dans une traduction déjà ancienne de cette
tragédie, une scène qui m'avait frappé d'admiration : celle où
la jeune électre, soulevant son frère sur son lit de douleur,
essuie l'écume qui lui souille la bouche, écarte de ses yeux
les cheveux qui l'aveuglent et prie ce frère chéri d'écouter ce
qu'elle lui va dire dans le silence des Furies... en lisant et
relisant cette traduction, je sentais comme un brouillard qui
me voilait les formes grecques et que je ne pouvais dissiper.
Je m'imaginais le texte original plus nerveux et d'un autre
accent. éprouvant un vif désir de m'en faire une idée exacte,
j'allai prier Monsieur Gail, qui professait alors le grec au
collège de France (c'était en 91), de m'expliquer cette scène
mot à mot. Il me l'expliqua comme je le lui demandais et je
m'aperçus que les anciens sont beaucoup plus simples et
plus familiers qu'on ne se l'imagine. Ainsi, électre dit à
Oreste : « frère chéri, que ton sommeil m'a causé de joie !
Veux÷tu que je t'aide à te soulever ? » et Oreste répond : "
oui, aide÷moi, prends÷moi, et essuie ces restes d'écume
attachés autour de ma bouche et de mes yeux.
Mets ta poitrine contre la mienne et écarte de mon visage
ma chevelure emmêlée : car elle me cache les yeux... " tout
plein de cette poésie si jeune et si vive, de ces expressions
naïves et fortes, j' esquissai le tableau que vous voyez,
citoyenne.
dieux ont soif, Les
CHAPITRE VII 88
Le peintre, qui, d'ordinaire, parlait si discrètement de ses
oeuvres, ne tarissait pas sur celle÷là.
Encour agé par un si gne que l ui f i t l a ci t oyenne
Rochemaure en soulevant son lorgnon, il poursuivit :
÷Hennequin a traité en maître les fureurs d'Oreste.
Mais Oreste nous émeut encore plus dans sa tristesse que
dans ses fureurs. Quelle destinée que la sienne !
C'est par piété filiale, par obéissance à des ordres sacrés
qu'il a commis ce crime dont les Dieux doivent l'absoudre,
mais que les hommes ne pardonneront jamais. Pour venger
la justice outragée, il a renié la nature, il s'est fait inhumain,
il s'est arraché les entrailles. Il reste fier sous le poids de son
horrible forfait... c'est ce que j'aurais voulu montrer dans ce
groupe du frère et de la soeur.
Il s'approcha de la toile et la regarda avec complaisance.
÷ Certaines parties, dit÷il, sont à peu près terminées ; la
tête et le bras droit d'Oreste, par exemple.
÷ C'est un morceau admirable... et Oreste vous ressemble,
citoyen Gamelin.
÷ Vous trouvez ? Fit le peintre avec un sourire grave.
dieux ont soif, Les
CHAPITRE VII 89
Elle prit la chaise que Gamelin lui tendait. Le jeune dragon
se tint debout à son côté, la main sur le dossier de la chaise
où elle était assise.
à quoi l'on pouvait voir que la révolution était accomplie,
car, sous l' ancien régime, un homme n' eût jamais, en
compagnie, touché seulement du doigt le siège où se
trouvait une dame, formé par l'éducation aux contraintes,
parfois assez rudes, de la politesse, estimant d'ailleurs que la
retenue gardée dans la société donne un prix singulier à
l'abandon secret et que, pour perdre le respect, il fallait
l'avoir.
Louise Masché De Rochemaure, fille d'un lieutenant des
chasses du roi, veuve d'un procureur et, durant vingt ans,
fidèle amie du financier Brotteaux des Ilettes, avait adhéré
aux principes nouveaux. On l'avait vue, en juillet 1790,
bêcher la terre du champ de mars. Son penchant décidé pour
les puissances l'avait portée facilement des feuillants aux
girondins et aux montagnards, tandis qu' un esprit de
conciliation, une ardeur d'embrassement et un certain génie
divers d'intrigue l'attachaient encore aux aristocrates et aux
contre÷révolutionnaires. C'était une personne très répandue,
fréquentant guinguettes, théâtres, traiteurs à la mode, tripots,
salons, bureaux de journaux, antichambres de comités. La
révolution lui apportait nouveautés, divertissements,
sourires, joies, affaires, entreprises fructueuses. Nouant des
intrigues politiques et galantes, jouant de la harpe, dessinant
dieux ont soif, Les
CHAPITRE VII 90
des paysages, chantant des romances, dansant des danses
grecques, donnant à souper, recevant de jolies femmes,
comme la comtesse De Beaufort et l'actrice Descoings,
tenant toute la nuit table de trente÷et÷un et de biribi et
faisant rouler la rouge et la noire, elle trouvait encore le
temps d'être pitoyable à ses amis. Curieuse, agissante,
brouillonne, frivole, connaissant les hommes, ignorant les
foules, aussi étrangère aux opinions qu'elle partageait qu'à
celles qu'il lui fallait répudier, ne comprenant absolument
ri en à ce qui se passai t en France, el le se mont rai t
entreprenante, hardie et toute pleine d'audace par ignorance
du danger et par une confiance illimitée dans le pouvoir de
ses charmes.
Le militaire qui l'accompagnait était dans la fleur de la
jeunesse. Un casque de cuivre, garni d'une peau de panthère
et la crête ornée de chenille ponceau, ombrageait sa tête de
chérubin et répandait sur son dos une longue et terrible
crinière. Sa veste rouge, en façon de brassière, se gardait de
descendre jusqu'aux reins pour n'en pas cacher l'élégante
cambrure. Il portait à la ceinture un énorme sabre, dont la
poignée en bec d'aigle resplendissait.
Une culotte à pont, d'un bleu tendre, moulait les muscles
élégants de ses jambes, et des soutaches d'un bleu sombre
dessinaient leurs riches arabesques sur ses cuisses. Il avait
l'air d'un danseur costumé pour quelque rôle martial et
galant, dans Achille à Seyros ou les noces d´Alexandre. par
dieux ont soif, Les
CHAPITRE VII 91
un élève de David attentif à serrer la forme.
Gamelin se rappelait confusément l'avoir déjà vu.
C'était en effet le militaire qu'il avait rencontré, quinze
jours auparavant, haranguant le peuple sur les galeries du
théâtre de la nation.
La citoyenne Rochemaure le nomma : ÷le citoyen Henry,
membre du comité révolutionnaire de la section des droits
de l'homme.
Elle l'avait toujours dans ses jupes, miroir d'amour et
certificat vivant de civisme.
La citoyenne félicita Gamelin de ses talents et lui demanda
s' il ne consentirait pas à dessiner une carte pour une
marchande de modes à qui elle s'intéressait. Il y traiterait un
sujet approprié : une femme essayant une écharpe devant
une psyché, par exemple, ou une jeune ouvrière portant sous
son bras un carton à chapeau.
Comme capables d'exécuter un petit ouvrage de ce genre,
on lui avait parlé du fils Fragonard, du jeune Ducis et aussi
d'un nommé Prudhomme ; mais elle préférait s'adresser au
citoyen évariste Gamelin. Toutefois elle n'en vint, sur cet
article, à rien de précis, et l'on sentait qu'elle avait mis cette
commande en avant uni quement pour engager l a
dieux ont soif, Les
CHAPITRE VII 92
conversation. En effet elle était venue pour tout autre chose.
Elle réclamait du citoyen Gamelin un bon office : sachant
qu'il connaissait le citoyen Marat, elle venait lui demander
de l'introduire chez l'ami du peuple, avec qui elle désirait
avoir un entretien.
Gamelin répondit qu'il était un trop petit personnage pour
la présenter à Marat, et que, du reste, elle n'avait que faire
d'un introducteur : Marat, bien qu'accablé d'occupations,
n'était pas l'homme invisible qu'on avait dit.
Et Gamelin ajouta : ÷il vous recevra, citoyenne, si vous
êtes malheureuse : car son grand coeur le rend accessible à
l'infortune et pitoyable à toutes les souffrances.
Il vous recevra si vous avez quelque révélation à lui faire
intéressant le salut public : il a voué ses jours à démasquer
les traîtres.
La citoyenne Rochemaure répondit qu'elle serait heureuse
de saluer en Marat un citoyen illustre, qui avait rendu de
grands services au pays, qui était capable d'en rendre de plus
grands encore, et qu'elle souhaitait mettre ce législateur en
r appor t avec des hommes bi en i nt ent i onnés, des
philanthropes favorisés par la fortune et capables de lui
fournir des moyens nouveaux de satisfaire son ardent amour
de l'humanité.
dieux ont soif, Les
CHAPITRE VII 93
÷ Il est désirable, ajouta÷t÷elle, de faire coopérer les riches
à la prospérité publique.
De vrai, la citoyenne avait promis au banquier Morhardt de
le faire dîner avec Marat.
Morhardt, Suisse comme l'ami du peuple, avait lié partie
avec plusieurs députés à la convention, Julien (de Toulouse),
Delaunay (d'Angers) et l'ex÷capucin Chabot pour spéculer
sur les actions de la compagnie des Indes. Le jeu, très
simple, consistait à faire tomber ces actions à 650 livres par
des motions spoliatrices, afin d'en acheter le plus grand
nombre possible à ce prix et de les relever ensuite à 4 000
ou 5 000 livres par des motions rassurantes. Mais Chabot,
Julien, Delaunay étaient percés à jour. On suspectait
Lacroix, Fabre D'églantine et même Danton.
L' homme de l ' agio, le baron De Batz, cherchait de
nouveaux complices à la convention et conseillait au
banquier Morhardt de voir Marat.
Cette pensée des agioteurs contre÷révolutionnaires n'était
pas aussi étrange qu'elle semblait tout d'abord. Toujours ces
gens÷là s'efforçaient de se liguer avec les puissances du
jour, et, par sa popularité, par sa plume, par son caractère,
Marat était une puissance formidable. Les girondins
sombraient ; les dantonistes, battus par la tempête, ne
gouvernaient plus. Robespierre, l'idole du peuple, était d'une
dieux ont soif, Les
CHAPITRE VII 94
probité j alouse, soupçonneux et ne se laissai t point
approcher. Il importait de circonvenir Marat, de s'assurer sa
bienveillance pour le jour où il serait dictateur, et tout
présageait qu'il le deviendrait : sa popularité, son ambition,
son empressement à recommander les grands moyens. Et
peut÷être, après tout, que Marat rétablirait l'ordre, les
finances, la prospérité. Plusieurs fois il s'était élevé contre
les énergumènes qui renchérissaient sur lui de patriotisme ;
depuis quelque temps, il dénonçait les démagogues presque
autant que les modérés. Après avoir excité le peuple à
pendre les accapareurs dans leur boutique pillée, il exhortait
les citoyens au calme et à la prudence ; il devenait un
homme de gouvernement.
Malgré certains bruits qu'on semait sur lui comme sur tous
les autres hommes de la révolution, ces écumeurs d'or ne le
croyaient pas corruptible, mais ils le savaient vaniteux et
crédule : ils espéraient le gagner par des flatteries et surtout
par une familiarité condescendante, qu'ils croyaient de leur
part la plus séduisante des flatteries. Ils comptaient, grâce à
lui, souffler le froid et le chaud sur toutes les valeurs qu'ils
voudraient acheter et revendre, et le pousser à servir leurs
intérêts en croyant n'agir que dans l'intérêt public.
Grande appareilleuse, bien qu'elle fût encore dans l'âge des
amours, la citoyenne Rochemaure s'était donné la mission
de réunir le législateur journaliste au banquier et sa folle
imagination lui représentait l'homme des caves, aux mains
dieux ont soif, Les
CHAPITRE VII 95
encore rougies du sang de septembre, engagé dans le parti
des financiers dont elle était l'agent, jeté par sa sensibilité
même et sa candeur en plein agio, dans ce monde, qu'elle
chérissait, d'accapareurs, de fournisseurs, d'émissaires de
l'étranger, de croupiers et de femmes galantes.
Elle insista pour que le citoyen Gamelin la conduisît chez
l' ami du peuple, qui habitait non loin, dans la rue des
cordeliers, près de l'église.
Après avoir fait un peu de résistance, le peintre céda au
voeu de la citoyenne.
Le dragon Henry, invité à se joindre à eux, refusa,
alléguant qu'il entendait garder sa liberté, même à l'égard du
citoyen Marat, qui, sans doute, avait rendu des services à la
république, mais maintenant faiblissait : n'avait÷il pas, dans
sa feuille, conseillé la résignation au peuple de Paris ?
Et le jeune Henry, d'une voix mélodieuse, avec de longs
soupirs, déplora la république trahie par ceux en qui elle
avait mis son espoir : Danton repoussant l'idée d'un impôt
sur les riches, Robespierre s'opposant à la permanence des
sections, Marat dont les conseils pusillanimes brisaient l'élan
des citoyens.
÷ Oh ! S'écria÷t÷il, que ces hommes paraissent faibles
auprès de Leclerc et de Jacques Roux ! ...
dieux ont soif, Les
CHAPITRE VII 96
Roux ! Leclerc ! Vous êtes les vrais amis du peuple !
Gamelin n'entendit point ces propos, qui l'eussent indigné :
il était allé dans la pièce voisine passer son habit bleu.
÷ Vous pouvez être fière de votre fils, dit la citoyenne
Rochemaure à la citoyenne Gamelin. Il est grand par le
talent et par le caractère.
La citoyenne veuve Gamelin donna, en réponse, un bon
témoignage de son fils, sans toutefois s'enorgueillir de lui
devant une dame de haut parage, car elle avait appris dans
son enfance que le premier devoir des petits est l'humilité
envers les grands. Elle était encline à se plaindre, n'en ayant
que trop sujet et trouvant dans ses plaintes un soulagement à
ses peines. Elle révélait abondamment ses maux à ceux
qu'elle croyait capables de les soulager, et Madame De
Rochemaure lui semblait de ceux÷là. Aussi, mettant à profit
l'instant favorable, elle conta tout d'une haleine la détresse
de la mère et du fils, qui tous deux mouraient de faim. On ne
vendait plus de tableaux : la révolution avait tué le
commerce comme avec un couteau. Les vivres étaient rares
et hors de prix...
Et la bonne dame expédiait ses lamentations avec toute la
volubilité de ses lèvres molles et de sa langue épaisse, afin
de les avoir dépêchées toutes quand reparaîtrait son fils dont
la fierté n' eût point approuvé de telles plaintes. Elle
dieux ont soif, Les
CHAPITRE VII 97
s'efforçait d'émouvoir dans le moins de temps possible une
dame qu'elle jugeait riche et répandue, et de l'intéresser au
sort de son enfant. Et elle sentait que la beauté d'évariste
conspirait avec elle pour attendrir une femme bien née.
En ef f et , l a ci t oyenne Rochemaur e mont r a de l a
sensibilité : elle s'émut à l'idée des souffrances d'évariste et
de sa mère et rechercha les moyens de les adoucir. Elle
ferait acheter les ouvrages du peintre par des hommes riches
de ses amis.
÷ Car, dit÷elle en souriant, il y a encore de l'argent en
France, mais il se cache.
Mieux encore : puisque l'art était perdu, elle procurerait à
évariste un emploi chez Morhardt ou chez les frères
Perregaux, ou une place de commis chez un fournisseur aux
armées.
Puis elle songea que ce n'était pas cela qu'il fallait à un
homme de ce caractère ; et, après un moment de réflexion,
elle fit signe qu' elle avait trouvé : ÷il reste à nommer
plusieurs jurés au tribunal révolutionnaire. Juré, magistrat,
voilà ce qui convient à votre fils. Je suis en relation avec les
membres du comité de salut public ; je connais Robespierre
l' aîné ; son frère soupe très souvent chez moi. Je leur
parlerai.
dieux ont soif, Les
CHAPITRE VII 98
Je ferai parler à Montané, à Dumas, à Fouquer.
La citoyenne Gamelin, émue et reconnaissante, mit un
doigt sur sa bouche : évariste rentrait dans l'atelier.
Il descendit avec la citoyenne Rochemaure l' escalier
sombre, dont les degrés de bois et de carreaux étaient
recouverts d'une crasse antique.
Sur le pont÷neuf, où le soleil, déjà bas, allongeait l'ombre
du piédestal qui avait porté le cheval de bronze et que
pavoisaient maintenant les couleurs de la nation, une foule
d'hommes et de femmes du peuple écoutaient, par petits
groupes, des citoyens qui parlaient à vois basse. La foule,
consternée, gardait un silence coupé par intervalles de
gémissements et de cris de colère. Beaucoup s'en allaient
d'un pas rapide vers la rue de Thionville, ci÷devant rue
dauphine ; Gamelin, s'étant glissé dans un de ces groupes,
entendit que Marat venait d'être assassiné.
Peu à peu la nouvelle se confirmait et se précisait : il avait
été assassiné dans sa baignoire, par une femme venue exprès
de Caen pour commettre ce crime.
Certains croyaient qu'elle s'était enfuie ; mais la plupart
disaient qu'elle avait été arrêtée.
Ils étaient là, tous, comme un troupeau sans berger.
dieux ont soif, Les
CHAPITRE VII 99
Ils songeaient : " Marat, sensible, humain, bienfaisant,
Marat n'est plus là pour nous guider, lui qui ne s'est jamais
trompé, qui devinait tout, qui osait tout révéler ! ...
Que faire, que devenir ? Nous avons perdu notre
conseiller, notre défenseur, notre ami. " ils savaient d'où
venait le coup, et qui avait dirigé le bras de cette femme. Ils
gémissaient : ÷Marat a été frappé par les mains criminelles
qui veulent nous exterminer. Sa mort est le signal de
l'égorgement de tous les patriotes.
On rapportait diversement les circonstances de cette mort
tragique et les dernières paroles de la victime ; on faisait des
questions sur l'assassin, dont on savait seulement que c'était
une jeune femme envoyée par les traîtres fédéralistes.
Montrant les ongles et les dents, les citoyennes vouaient la
criminelle au supplice et, trouvant la guillotine trop douce,
réclamaient pour ce monstre le fouet, la roue, l'écartèlement,
et imaginaient des tortures nouvelles.
Des gardes nationaux en armes traînaient à la section un
homme à l'air résolu. Ses vêtements étaient en lambeaux ;
des filets de sang coulaient sur sa face pâle. On l'avait
surpris disant que Marat avait mérité son sort en provoquant
sans cesse au pillage et au meurtre. Et ç' avai t été à
grand'peine que les miliciens l'avaient soustrait à la fureur
populaire.
dieux ont soif, Les
CHAPITRE VII 100
On le désignait du doigt comme un complice de l'assassin,
et des menaces de mort s'élevaient sur son passage.
Gamelin restait stupide de douleur. De maigres larmes
séchaient dans ses yeux ardents. à sa douleur filiale se
mêlaient une sollicitude patriotique et une piété populaire
qui le déchiraient.
Il songeait : " après Le Peltier, après Bourdon, Marat ! ...
Je reconnais le sort des patriotes : massacrés au Champ De
Mars, à Nancy, à Paris, ils périront tous. " et il songeait au
traître Wimpfen qui naguère encore, à la tête d'une horde de
soixante mille royalistes, marchait sur Paris, et qui, s'il
n'avait été arrêté à Vernon par les braves patriotes, eût mis à
feu et à sang la ville héroïque et condamnée.
Et combien de périls encore, combien de projets criminels,
combien de trahisons, que la sagesse et la vigilance de
Marat pouvaient seules connaître et déjouer ! Qui saurait
après lui dénoncer Custine oisif dans le camp de César et
refusant de débloquer Valenciennes, Biron inactif dans la
Basse÷vendée, laissant prendre Saumur et assiéger Nantes,
Dillon trahissant la patrie dans l'Argonne ? ...
Cependant , aut our de lui , de moment en moment ,
grandissait la clameur sinistre : ÷Marat est mort ; les
aristocrates l'ont tué !
dieux ont soif, Les
CHAPITRE VII 101
Comme, le coeur gros de douleur, de haine et d'amour, il
s'en allait rendre un hommage funèbre au martyr de la
liberté, une vieille paysanne qui portait la coiffe limousine
s'approcha de lui et lui demanda si ce Monsieur Marat, qui
avait été assassiné, n'était pas monsieur le curé Mara, de
Saint÷pierre÷de÷Queyroix.
dieux ont soif, Les
CHAPITRE VII 102
CHAPITRE VIII
La veille de la fête, par un soir tranquille et clair, élodie, au
bras d'évariste, se promenait sur le champ de la fédération.
Des ouvriers achevaient en hâte d'élever des colonnes, des
statues, des temples, une montagne, un autel.
Des symbol es gi gant esques, l ' Hercul e popul ai r e
brandissant sa massue, la nature abreuvant l'univers à ses
mamelles inépuisables, se dressaient soudain dans la
capitale en proie à la famine, à la terreur, écoutant si l'on
n'entendait pas sur la route de Meaux les canons autrichiens.
La Vendée réparait son échec devant Nantes par des
victoires audacieuses. Un cercle de fer, de flammes et de
haine entourait la grande cité révolutionnaire. Et cependant
elle recevait avec magnificence, comme la souveraine d'un
vaste empire, les députés des assemblées primaires qui
avaient accepté la constitution. Le fédéralisme était vaincu :
la république une, indivisible, vaincrait tous ses ennemis.
étendant le bras sur la plaine populeuse : ÷c'est là, dit
évariste, que, le 17 juillet 91, l'infâme Bailly fit fusiller le
peupl e au pi ed de l' aut el de l a pat ri e. Le grenadier
Passavant, témoin du massacre, rentra dans sa maison,
déchira son habit, s'écria : « j' ai juré de mourir avec la
CHAPITRE VIII 103
liberté ; elle n'est plus : je meurs. » et il se brûla la cervelle.
Cependant l es art i st es et l es bour geoi s pai si bl es
examinaient les préparatifs de la fête, et on lisait sur leurs
visages un amour de la vie aussi morne que leur vie
elle÷même : les plus grands événements, en entrant dans
leur esprit, se rapetissaient à leur mesure et devenaient
insipides comme eux. Chaque couple allait, portant dans ses
bras ou traînant par la main ou faisant courir devant lui des
enfants qui n'étaient pas plus beaux que leurs parents et ne
promettaient pas de devenir plus heureux, et qui donneraient
la vie à d'autres enfants aussi médiocres qu'eux en joie et en
beauté. Et parfois l'on voyait une jeune fille grande et belle
qui sur son passage inspirait aux j eunes hommes un
généreux désir, aux vieillards le regret de la douce vie.
Près de l' école militaire, évariste montra à élodie des
statues égyptiennes dessinées par David d'après des modèles
romains de l'époque d'Auguste. Ils entendirent alors un
vieux Parisien poudré s'écrier : ÷on se croirait sur les bords
du Nil !
Depuis trois jours qu'élodie n'avait vu son ami, de graves
événements s'étaient passés à l´amour peintre. le citoyen
Blaise avait été dénoncé au comité de sûreté générale pour
fraudes dans les fournitures. Heureusement que le marchand
d' estampes était connu dans sa section : le comité de
surveillance de la section des piques s'était porté garant de
dieux ont soif, Les
CHAPITRE VIII 104
son civisme auprès du comité de sûreté générale et l'avait
pleinement justifié.
Ayant conté cet événement avec émotion, élodie ajouta :
÷nous sommes tranquilles maintenant, mais l'alerte a été
chaude. Il s'en est fallu de peu que mon père n'ait été mis en
prison. Si le danger avait duré quelques heures de plus, je
serais allée vous demander, évariste, de faire auprès de vos
amis influents des démarches en sa faveur.
évariste ne répondit pas. élodie fut bien loin de mesurer la
profondeur de ce silence.
Ils allèrent, la main dans la main, le long des berges de la
Seine. Ils se disaient leur mutuelle tendresse dans le langage
de Julie et de Saint÷preux : le bon Jean÷jacques leur donnait
les moyens de peindre et d'orner leur amour.
La municipalité avait accompli ce prodige de faire régner
pour un jour l'abondance dans la ville affamée. Une foire
s'était installée sur la place des invalides, au bord de la
rivière : des marchands vendaient, dans des baraques, des
saucissons, des cervelas, des andouilles, des jambons
couverts de lauriers, des gâteaux de Nanterre, des pains
d' épice, des crêpes, des pains de quatre livres, de la
limonade et du vin. Il y avait aussi des boutiques où l'on
vendait des chansons patriotiques, des cocardes, des rubans
tricolores, des bourses, des chaînes de laiton et toutes sortes
dieux ont soif, Les
CHAPITRE VIII 105
de menus j oyaux. S' arrêtant à l' étalage d' un humble
bijoutier, évariste choisit une bague en argent où l'on voyait
en relief la tête de Marat entortillée d'un foulard, et il la
passa au doigt d'élodie.
Gamelin se rendit, ce soir÷là, rue de l'arbre÷sec, chez la
citoyenne Rochemaure, qui l'avait mandé pour affaire
pressante. Il la trouva dans sa chambre à coucher, étendue
sur une chaise longue, en déshabillé galant.
Tandis que l' attitude de la citoyenne exprimait une
voluptueuse langueur, autour d'elle tout disait ses grâces, ses
jeux, ses talents : une harpe près du clavecin entr'ouvert ;
une guitare dans un fauteuil ; un métier à broder où était
montée une étoffe de satin ; sur la table, une miniature
ébauchée, des papiers, des livres ; une bibliothèque en
désordre, comme ravagée par une belle main aussi avide de
connaître que de sentir. Elle lui donna sa main à baiser et lui
dit : ÷salut, citoyen juré ! ... aujourd'hui même, Robespierre
l'aîné m'a remis une lettre en votre faveur pour le président
Herman, une lettre très bien tournée, qui disait à peu près :
« je vous indique le citoyen Gamelin, recommandable par
ses talents et par son patriotisme. Je me suis fait un devoir
de vous annoncer un patriote qui a des principes et une
conduite ferme dans la ligne révolutionnaire. Vous ne
négligerez pas l'occasion d'être utile à un républicain... » j'ai
porté sans débrider cette lettre au président Herman, qui m'a
reçue avec une politesse exquise et a aussitôt signé votre
dieux ont soif, Les
CHAPITRE VIII 106
nomination.
C'est chose faite.
Gamelin, après un moment de silence : ÷citoyenne, dit÷il,
bien que je n'aie pas un morceau de pain à donner à ma
mère, je jure sur mon honneur que je n'accepte les fonctions
de juré que pour servir la république et la venger de tous ses
ennemis.
La citoyenne jugea le remerciement froid et le compliment
sévère. Elle soupçonna Gamelin de manquer de grâce. Mais
elle aimait trop la jeunesse pour ne pas lui pardonner
quelque âpreté. Gamelin était beau : elle lui trouvait du
mérite. « on le façonnera. » songea÷t÷elle. Et elle l'invita à
ses soupers : elle recevait, chaque soir, après le théâtre.
÷ Vous rencontrerez chez moi des gens d' esprit et de
talent : Elleviou, Talma, le citoyen Vigée, qui tourne les
bouts÷rimés avec une habileté merveilleuse. Le citoyen
François nous a lu sa Paméla. qu'on répète en ce moment au
théâtre de la nation. Le style en est élégant et pur, comme
tout ce qui sort de la plume du citoyen François. La pièce est
touchante : elle nous a fait verser des larmes. C'est la jeune
Lange qui tiendra le rôle de Paméla.
÷ Je m'en rapporte à votre jugement, citoyenne, répondit
Gamelin. Mais le théâtre de la nation est peu national. Et il
dieux ont soif, Les
CHAPITRE VIII 107
est fâcheux pour le citoyen François que ses ouvrages soient
portés sur ces planches avilies par les vers misérables de
Laya : on n' a pas oublié le scandale de l´ami des lois...
÷citoyen Gamelin, je vous abandonne Laya : il n'est pas de
mes amis.
Ce n'était point par bonté pure que la citoyenne avait
employé son crédit à faire nommer Gamelin à un poste
envié : après ce qu'elle avait fait et ce que d'aventure il
adviendrait qu'elle fît pour lui, elle comptait se l'attacher
étroitement et s'assurer un appui auprès d' une justice à
laquelle elle pouvait avoir affaire, un jour ou l'autre, car
enfin elle envoyait beaucoup de lettres en France et à
l' étranger, et de telles correspondances étaient alors
suspectes.
÷ Allez÷vous souvent au théâtre, citoyen ?
à ce moment, le dragon Henry, plus charmant que l'enfant
bathylle, entra dans la chambre. Deux énormes pistolets
étaient passés dans sa ceinture.
Il baisa la main de la belle citoyenne, qui lui dit : ÷voilà le
citoyen évariste Gamelin pour qui j'ai passé la journée au
comité de sûreté générale et qui ne m'en sait point de gré.
Grondez÷le.
dieux ont soif, Les
CHAPITRE VIII 108
÷ Ah ! Citoyenne, s'écria le militaire, vous venez de voir
nos législateurs aux Tuileries. Quel spectacle affligeant !
Les représentants d'un peuple libre devraient÷ils siéger sous
les lambris d' un despote ? Les mêmes lustres allumés
naguère sur les complots de Capet et les orgies d'Antoinette
éclairent aujourd'hui les veilles de nos législateurs. Cela fait
frémir la nature.
÷ Mon ami, félicitez le citoyen Gamelin, répondit÷elle ; il
est nommé juré au tribunal révolutionnaire.
÷ Mes compliments, citoyen ! Fit Henry. Je suis heureux
de voir un homme de ton caractère investi de ces fonctions.
Mais, à vrai dire, j' ai peu de confiance en cette justice
méthodique, créée par les modérés de la convention, en cette
Némésis débonnaire qui ménage les conspirateurs, épargne
les traîtres, ose à peine frapper les fédéralistes et craint
d'appeler l' Autrichienne à sa barre. Non, ce n'est pas le
tribunal révolutionnaire qui sauvera la république.
Ils sont bien coupables, ceux qui, dans la situation
désespérée où nous sommes, ont arrêté l'élan de la justice
populaire !
÷Henry, dit la citoyenne Rochemaure, passez÷moi ce
flacon...
dieux ont soif, Les
CHAPITRE VIII 109
En rentrant chez lui, Gamelin trouva sa mère et le vieux
Brotteaux qui faisaient une partie de piquet à la lueur d'une
chandelle fumeuse. La citoyenne annonçait sans vergogne «
tierce au roi. » apprenant que son fils était juré, elle
l'embrassa avec transports, songeant que c'était pour l'un et
l'autre beaucoup d' honneur et que désormais tous deux
mangeraient tous les jours.
÷ Je suis heureuse et fière d'être la mère d'un juré, dit÷elle.
C'est une belle chose que la justice, et la plus nécessaire de
toutes : sans justice, les faibles seraient vexés à chaque
instant. Et je crois que tu jugeras bien, mon évariste : car,
dès l'enfance, je t'ai trouvé juste et bienveillant en toutes
choses. Tu ne pouvais souffrir l'iniquité et tu t'opposais
selon tes forces à la violence.
Tu avais pitié des malheureux, et c'est là le plus beau
fleuron d' un juge... mais, dis÷moi, évariste, comment
êtes÷vous habillés dans ce grand tribunal ?
Gamelin lui répondit que les juges se coiffaient d'un
chapeau à plumes noires, mais que les jurés n'avaient point
de costume uniforme, qu'ils portaient leur habit ordinaire.
÷ Il vaudrait mieux, répliqua la citoyenne, qu'ils portassent
la robe et la perruque : ils en paraîtraient plus respectables.
Bien que vêtu le plus souvent avec négligence, tu es beau et
tu pares tes habits ; mais la plupart des hommes ont besoin
dieux ont soif, Les
CHAPITRE VIII 110
de quelque ornement pour paraître considérables : il vaudrait
mieux que les jurés eussent la robe et la perruque.
La citoyenne avait ouï÷dire que les fonctions de juré au
tribunal rapportaient quelque chose ; elle ne se tint pas de
demander si l'on y gagnait de quoi vivre honnêtement, car
un juré, disait÷elle, doit faire bonne figure dans le monde.
Elle apprit avec satisfaction que les jurés recevaient une
indemnité de dix÷huit livres par séance et que la multitude
des crimes contre la sûreté de l'état les obligerait à siéger
très souvent.
Le vieux Brotteaux ramassa les cartes, se leva et dit à
Gamelin : ÷citoyen, vous êtes investi d'une magistrature
auguste et redoutable. Je vous félicite de prêter les lumières
de votre conscience à un tribunal plus sûr et moins faillible
peut֐tre que tout autre, parce qu'il recherche le bien et le
mal, non point en eux÷mêmes et dans leur essence, mais
seulement par rapport à des intérêts tangibles et à des
sentiments manifestes. Vous aurez à vous prononcer entre la
haine et l'amour, ce qui se fait spontanément, non entre la
vérité et l'erreur, dont le discernement est impossible au
faible esprit des hommes. Jugeant d'après les mouvements
de vos coeurs, vous ne risquerez pas de vous tromper,
puisque le verdict sera bon pourvu qu' il contente les
passions qui sont votre loi sacrée. Mais, c'est égal, si j'étais
de votre président, j e ferais comme Bridoie, j e m' en
dieux ont soif, Les
CHAPITRE VIII 111
rapporterais au sort des dés. En matière de justice, c'est
encore le plus sûr.
dieux ont soif, Les
CHAPITRE VIII 112
CHAPITRE IX
évari st e Gamel i n devai t entrer en fonct ions le 14
septembre, lors de la réorganisation du tribunal, divisé
désormais en quatre sections, avec quinze jurés pour
chacune. Les prisons regorgeaient ; l'accusateur public
travaillait dix÷huit heures par jour. Aux défaites des armées,
aux révoltes des provinces, aux conspirations, aux complots,
aux trahisons, la convention opposait la terreur.
Les Dieux avaient soif.
La première démarche du nouveau juré fut de faire une
visite de déférence au président Herman, qui le charma par
la douceur de son langage et l'aménité de son commerce.
Compatriote et ami de Robespierre, dont il partageait les
sentiments, il laissait voir un coeur sensible et vertueux. Il
était tout pénétré de ces sentiments humains, trop longtemps
étrangers au coeur des juges et qui font la gloire éternelle
d' un Dupat y et d' un Beccar i a. I l s e f él i ci t ai t de
l'adoucissement des moeurs qui s'était manifesté, dans
l'ordre judiciaire, par la suppression de la torture et des
supplices ignominieux ou cruels.
Il se réjouissait de voir la peine de mort, autrefois
CHAPITRE IX 113
prodiguée et servant naguère encore à la répression des
moindres délits, devenue plus rare, et réservée aux grands
crimes. Pour sa part, comme Robespierre, il l'eût volontiers
abolie, en tout ce qui ne touchait pas à la sûreté publique.
Mais il eût cru trahir l'état en ne punissant pas de mort les
crimes commis contre la souveraineté nationale.
Tous ses collègues pensaient ai nsi : la vieille idée
monarchique de la raison d' état inspirait le tribunal
révolutionnaire. Huit siècles de pouvoir absolu avaient
formé ses magistrats, et c'est sur les principes du droit divin
qu'il jugeait les ennemis de la liberté.
évariste Gamelin se présenta, le même jour, devant
l'accusateur public, le citoyen Fouquier, qui le reçut dans le
cabinet où il travaillait avec son greffier. C'était un homme
robuste, à la voix rude, aux yeux de chat, qui portait sur sa
large face grêlée, sur son teint de plomb, l'indice des ravages
que cause une existence sédentaire et recluse aux hommes
vigoureux, faits pour le grand air et les exercices violents.
Les dossiers montaient autour de lui comme les murs d'un
sépulcre, et, visiblement, il aimait cette paperasserie terrible
qui semblait vouloir l'étouffer. Ses propos étaient d'un
magistrat laborieux, appliqué à ses devoirs et dont l'esprit ne
sortait pas du cercle de ses fonctions.
Son haleine échauffée sentait l'eau÷de÷vie qu'il prenait
pour se soutenir et qui ne semblait pas monter à son cerveau,
dieux ont soif, Les
CHAPITRE IX 114
tant il y avait de lucidité dans ses propos constamment
médiocres.
Il vivait dans un petit appartement du palais, avec sa jeune
femme, qui lui avait donné deux jumeaux.
Cette jeune femme, la tante Henriette et la servante Pélagie
composaient toute sa maison. Il se montrait doux et bon
envers ces femmes. Enfin, c'était un homme excellent dans
sa famille et dans sa profession, sans beaucoup d'idées et
sans aucune imagination.
Gamelin ne put se défendre de remarquer avec quelque
déplaisir combien ces magistrats de l' ordre nouveau
ressemblaient d'esprit et de façons aux magistrats de l'ancien
régime. Et c'en étaient : Herman avait exercé les fonctions
d'avocat général au conseil d'Artois ; Fouquier était un
ancien procureur au Châtelet. Ils avaient gardé l eur
caractère. Mais évariste Gamelin croyait à la palingénésie
révolutionnaire.
En quittant le parquet, il traversa la galerie du palais et
s'arrêta devant les boutiques où toutes sortes d'objets étaient
exposés avec art. Il feuilleta, à l'étalage de la citoyenne
Ténot , de s ouvr a ge s hi s t or i ques , pol i t i que s , e t
philosophiques : les chaînes de l´esclavage , essai sur le
despotisme , les crimes des reines. « à la bonne heure !
Songe÷t÷il, ce sont des écrits républicains ! » et il demanda
dieux ont soif, Les
CHAPITRE IX 115
à la libraire si elle vendait beaucoup de ces livres÷là. Elle
secoua la tête : ÷on ne vend que des chansons et des romans.
Et, tirant un petit volume d'un tiroir : ÷voici, ajouta÷t÷elle,
quelque chose de bon.
évariste lut le titre : la religieuse en chemise. il trouva
devant la boutique voisine Philippe Desmahis qui, superbe
et tendre, parmi les eaux de senteur, les poudres et les
sachets de la citoyenne Saint÷jorre, assurait la belle
marchande de son amour, lui promettait de lui faire son
portrait et lui demandait un moment d'entretien dans le
jardin des Tuileries, le soir. Il était beau. La persuasion
coulait de ses lèvres et jaillissait de ses yeux. La citoyenne
Saint÷jorre l'écoutait en silence et, prête à le croire, baissait
les yeux.
Pour se familiariser avec les terribles fonctions dont il était
investi, le nouveau juré voulut, mêlé au public, assister à un
jugement du tribunal. Il gravit l' escalier où un peuple
immense était assis comme dans un amphithéâtre et il
pénétra dans l'ancienne salle du parlement de Paris.
On s'étouffait pour voir juger quelque général. Car alors,
comme disait le vieux Brotteaux, « la convention, à
l'exemple du gouvernement de sa majesté britannique,
faisait passer en jugement les généraux vaincus, à défaut des
généraux traîtres, qui, ceux÷ci, ne se laissaient point juger.
dieux ont soif, Les
CHAPITRE IX 116
Ce n'est point, ajoutait Brotteaux, qu'un général vaincu soit
nécessairement criminel, car de toute nécessité il en faut un
dans chaque bataille. Mais il n'est rien comme de condamner
à mort un général pour donner du coeur aux autres... » il en
avait déjà passé plusieurs sur le fauteuil de l'accusé, de ces
militaires légers et têtus, cervelles d'oiseau dans des crânes
de boeuf. Celui÷là n'en savait guère plus sur les sièges et les
batailles qu' il avait conduits, que les magistrats qui
l'interrogeaient : l'accusation et la défense se perdaient dans
les effectifs, les objectifs, les munitions, les marches et les
contre÷marches. Et la foule des citoyens qui suivaient ces
débats obscurs et interminables voyait derrière le militaire
imbécile la patrie ouverte et déchirée, souffrant mille morts ;
et, du regard et de la voix, ils pressaient les jurés, tranquilles
à leur banc, d'asséner leur verdict comme un coup de
massue sur les ennemis de la république.
évariste le sentait ardemment : ce qu'il fallait frapper en ce
mi sérabl e, c' ét ai ent l es deux monst res af fr eux qui
déchiraient la patrie : la révolte et la défaite. Il s'agissait
bien, vraiment, de savoir si ce militaire était innocent ou
coupable !
Quand la Vendée reprenait courage, quand Toulon se
livrait à l'ennemi, quand l'armée du Rhin reculait devant les
vainqueurs de Mayence, quand l'armée du Nord, retirée au
camp de César, pouvait être enlevée en un coup de main par
les impériaux, les Anglais, les Hollandais, maîtres de
dieux ont soif, Les
CHAPITRE IX 117
Valenciennes, ce qu' il importait, c' était d' instruire les
généraux à vaincre ou à mourir. En voyant ce soudard
infirme et abêti, qui, à l'audience, se perdait dans ses cartes
comme il s'était perdu là÷bas dans les plaines du Nord,
Gamelin, pour ne pas crier avec le public : « à mort ! »
sortit précipitamment de la salle.
à l'assemblée de la section, le nouveau juré reçut les
félicitations du président Olivier, qui lui fit jurer sur le vieux
maître autel des Barnabites, transformé en autel de la patrie,
d'étouffer dans son âme, au nom sacré de l'humanité, toute
faiblesse humaine.
Gamelin, la main levée, prit à témoin de son serment les
mânes augustes de Marat, martyr de la liberté, dont le buste
venait d'être posé contre un pilier de la ci÷devant église, en
face du buste de Le Peltier.
Quelques applaudissements retentirent, mêlés à des
murmures. L'assemblée était agitée. à l'entrée de la nef, un
groupe de sectionnaires armés de piques vociférait.
÷ Il est antirépublicain, dit le président, de porter des armes
dans une réunion d'hommes libres.
Et il ordonna de déposer aussitôt les fusils et les piques
dans la ci÷devant sacristie.
dieux ont soif, Les
CHAPITRE IX 118
Un bossu, l'oeil vif et les lèvres retroussées, le citoyen
Beauvisage, du comité de vigilance, vint occuper la chaire
devenue la tribune et surmontée d'un bonnet rouge.
÷ Les généraux nous trahissent, dit÷il, et livrent nos
armées à l'ennemi. Les Impériaux poussent des partis de
cavalerie autour de Péronne et de Saint÷quentin. Toulon a
été livré aux Anglais, qui y débarquent quatorze mille
hommes. Les ennemis de la république conspirent au sein
même de la convention.
Dans la capitale, d'innombrables complots sont ourdis pour
délivrer l'Autrichienne. Au moment que je parle, le bruit
court que le fils Capet, évadé du temple, est porté en
triomphe à Saint÷cloud : on veut relever en sa faveur le
trône du tyran.
L'enchérissement des vivres, la dépréciation des assignats
sont l'effet des manoeuvres accomplies dans nos foyers,
sous nos yeux, par les agents de l'étranger. Au nom du salut
public, je somme le citoyen juré d'être impitoyable pour les
conspirateurs et les traîtres.
Tandis qu'il descendait de la tribune, des voix s'élevaient
dans l'assemblée : « à bas le tribunal révolutionnaire ! à bas
les modérés ! » gras et le teint fleuri, le citoyen Dupont
aîné, menuisier sur la place de Thionville, monta à la
tribune, désireux, disait÷il, d' adresser une question au
dieux ont soif, Les
CHAPITRE IX 119
citoyen juré. Et il demanda à Gamelin quelle serait son
attitude dans l'affaire des Brissotins et de la veuve Capet.
évariste était timide et ne savait point parler en public.
Mais l'indignation l'inspira. Il se leva, pâle, et dit d'une voix
sourde : ÷j e suis magistrat . Je ne relève que de ma
conscience.
Toute promesse que je vous ferais serait contraire à mon
devoir. Je dois parler au tribunal et me taire partout ailleurs.
Je ne vous connais plus. Je suis juge : je ne connais ni amis
ni ennemis.
L'assemblée, diverse, incertaine et flottante, comme toutes
les assemblées, approuva. Mais le citoyen Dupont aîné
revint à la charge ; il ne pardonnait pas à Gamelin d'occuper
une place qu'il avait lui÷même convoitée.
÷ Je comprends, dit÷il, j'approuve même les scrupules du
citoyen juré. On le dit patriote : c' est à lui de voir si sa
conscience lui permet de siéger dans un tribunal destiné à
détruire les ennemis de la république et résolu à les
ménager. Il est des complicités auxquelles un bon citoyen
doit se soustraire. N'est÷il pas avéré que plusieurs jurés de
ce tribunal se sont laissés corrompre par l'or des accusés, et
que le président Montané a perpétré un faux pour sauver la
tête de la fille Corday ?
dieux ont soif, Les
CHAPITRE IX 120
à ces mots, la salle retentit d'applaudissements vigoureux.
Les derniers éclats en montaient encore aux voûtes, quand
Fortuné Trubert monta à la tribune. Il avait beaucoup
maigri, en ces derniers mois. Sur son visage pâle des
pommettes rouges perçaient la peau ; ses paupières étaient
enflammées et ses prunelles vitreuses.
÷ Citoyens, dit÷il d'une voix faible et un peu haletante,
étrangement pénétrante ; on ne peut suspecter le tribunal
révolutionnaire sans suspecter en même temps la convention
et le comité de salut public dont il émane. Le citoyen
Beauvisage nous a alarmés en nous montrant le président
Montané altérant la procédure en faveur d'un coupable.
Que n' a÷t÷i l aj out é, pour not re repos, que, sur l a
dénonciation de l'accusateur public, Montané a été destitué
et emprisonné ? ... ne peut÷on veiller au salut public sans
jeter partout la suspicion ?
N'y a÷t÷il plus de talents ni de vertus à la convention ?
Robespierre, Couthon, Saint÷just ne sont÷ils pas des
hommes honnêtes ? Il est remarquable que les propos les
plus violents sont tenus par des individus qu'on n'a jamais
vus combattre pour la république. Ils ne parleraient pas
autrement s' ils voulaient la rendre haïssable. Citoyens,
moins de bruit et plus de besogne ! C'est avec des canons, et
non avec des criailleries, que l'on sauvera la France. La
moitié des caves de la section n'ont pas encore été fouillées.
dieux ont soif, Les
CHAPITRE IX 121
Pl usi eurs cit oyens déti ennent encore des quant i tés
considérables de bronze. Nous rappelons aux riches que les
dons patriotiques sont pour eux la meilleure des assurances.
Je recommande à votre libéralité les filles et les femmes de
nos soldats qui se couvrent de gloire à la frontière et sur la
Loire. L' un d' eux, le hussard Pommi er (August i n),
précédemment apprenti sommelier, rue de Jérusalem, le 10
du mois dernier, devant Condé, menant des chevaux boire,
fut assailli par six cavaliers autrichiens : il en tua deux et
ramena les autres prisonniers. Je demande que la section
déclare que Pommier (Augustin) a fait son devoir.
Ce discours fut applaudi et les sectionnaires se séparèrent
aux cris de « vive la république ! » demeuré seul dans la
nef avec Trubert, Gamelin lui serra la main : ÷merci.
Comment vas÷tu ?
÷ Moi, très bien, très bien ! Répondit Trubert, en crachant,
avec un hoquet, du sang dans son mouchoir. La république a
beaucoup d'ennemis au dehors et au dedans ; et notre section
en compte, pour sa part, un assez grand nombre. Ce n'est pas
avec des criailleries mais avec du fer et des lois qu'on fonde
les empires... bonsoir, Gamelin : j'ai quelques lettres à
écrire.
Et il s' en alla, son mouchoir sur les lèvres, dans la
ci÷devant sacristie.
dieux ont soif, Les
CHAPITRE IX 122
La citoyenne veuve Gamelin, sa cocarde désormais mieux
ajustée à sa coiffe, avait pris, du jour au lendemain, une
gravité bourgeoise, une fierté républicaine et le digne
maintien qui sied à la mère d'un citoyen juré. Le respect de
la justice, dans lequel elle avait été nourrie, l'admiration que,
depuis l'enfance, lui inspiraient la robe et la simarre, la
sainte terreur qu'elle avait toujours éprouvée à la vue de ces
hommes à qui Dieu lui÷même cède sur la terre son droit de
vie et de mort, ces sentiments lui rendaient auguste,
vénérable et saint ce fils que naguère elle croyait encore
presque un enfant. Dans sa simplicité, elle concevait la
continuité de l a justice à travers la révolution aussi
fortement que les législateurs de la convention concevaient
la continuité de l'état dans la mutation des régimes, et le
tribunal révolutionnaire lui apparaissait égal en majesté à
toutes les juridictions anciennes qu' elle avait appris à
révérer.
Le citoyen Brotteaux montrait au jeune magistrat de
l'intérêt mêlé de surprise et une déférence forcée.
Comme la citoyenne veuve Gamelin, il considérait la
continuité de la justice à travers les régimes ; mais, au
r ebour s de cet t e dame, i l mépr i sai t l es t r i bunaux
révolutionnaires à l'égal des cours de l' ancien régime.
N'osant exprimer ouvertement sa pensée, et ne pouvant se
résoudre à se taire, il se jetait dans des paradoxes que
Gamelin comprenait tout juste assez pour en soupçonner
dieux ont soif, Les
CHAPITRE IX 123
l'incivisme.
÷ L'auguste tribunal où vous allez bientôt siéger, lui dit÷il
une fois, a été institué par le sénat français pour le salut de la
république ; et ce fut certes une pensée vertueuse de nos
législateurs que de donner des juges à leurs ennemis. J'en
conçois la générosité, mais je ne la crois pas politique.
Il eût été plus habile à eux, il me semble, de frapper dans
l'ombre leurs plus irréconciliables adversaires et de gagner
les autres par des dons ou des promesses. Un tribunal frappe
avec lenteur et fait moins de mal que de peur : il est surtout
exemplaire. L'inconvénient du vôtre est de réconcilier tous
ceux qu'il effraie et de faire ainsi, d'une cohue d'intérêts et
de passions contraires, un grand parti capable d'une action
commune et puissante. Vous semez la peur : c'est la peur
plus que le courage qui enfante les héros ; puissiez÷vous,
citoyen Gamelin, ne pas voir un jour éclater contre vous des
prodiges de peur.
Le graveur Desmahis, amoureux, cette semaine÷là, d'une
fille du palais÷égalité, la brune Flora, une géante, avait
trouvé pourtant cinq minutes pour féliciter son camarade et
lui dire qu'une telle nomination honorait grandement les
beaux÷arts.
élodie elle÷même, bien qu'à son insu elle détestât toute
chose révolutionnaire, et qui craignait les fonctions
dieux ont soif, Les
CHAPITRE IX 124
publiques comme les plus dangereuses rivales qui pussent
lui disputer le coeur de son amant, la tendre élodie subissait
l'ascendant d'un magistrat appelé à se prononcer dans des
affaires capitales. D'ailleurs la nomination d'évariste aux
fonctions de juré produisait autour d'elle des effets heureux,
dont sa sensibilité trouvait à se réjouir : le citoyen Jean
Blaise vint dans l'atelier de la place de Thionville embrasser
le juré avec un débordement de mâle tendresse.
Comme tous les contre÷révolutionnaires, il éprouvait de la
considération pour les puissances de la république, et,
depuis qu' i l avait été dénoncé pour fraude dans les
fournitures de l' armée, le tribunal révolutionnaire lui
inspirait une crainte respectueuse. Il se voyait personnage de
trop d'apparence et mêlé à trop d'affaires pour goûter une
sécurité parfaite : le citoyen Gamelin lui paraissait un
homme à ménager. Enfin on était bon citoyen, ami des lois.
Il tendit la main au peintre magistrat, se montra cordial et
patriote, favorable aux arts et à la liberté. Gamelin,
généreux, serra cette main largement tendue.
÷ Citoyen évariste Gamelin, dit Jean Blaise, je fais appel à
votre amitié et à vos talents. Je vous emmène demain pour
quarante÷huit heures à la campagne : vous dessinerez et
nous causerons.
dieux ont soif, Les
CHAPITRE IX 125
Plusieurs fois, chaque année, le marchand d'estampes
faisait une promenade de deux ou trois jours en compagnie
de peintres qui dessinaient, sur ses indications, des paysages
et des ruines. Saisissant avec habileté ce qui pouvait plaire
au public, il rapportait de ces tournées des morceaux qui,
terminés dans l'atelier et gravés avec esprit, faisaient des
estampes à la sanguine ou en couleurs, dont il tirait bon
profit. D'après ces croquis, il faisait exécuter aussi des
dessus de portes et des trumeaux qui se vendaient autant et
mieux que les ouvrages décoratifs d'Hubert Robert.
Cette fois, il voulait emmener le citoyen Gamelin pour
esquisser des fabriques d'après nature, tant le juré avait pour
lui grandi le peintre. Deux autres artistes étaient de la partie,
le graveur Desmahis, qui dessinait bien, et l'obscur Philippe
Dubois, qui travaillait excellemment dans le genre de
Robert. Selon la coutume, la citoyenne élodie, avec sa
camarade la citoyenne Hasard, accompagnait les artistes.
Jean Blaise, qui savait unir au souci de ses intérêts le soin de
ses plaisirs, avait aussi invité à cette promenade la citoyenne
Thévenin, actrice du vaudeville, qui passait pour sa bonne
amie.
dieux ont soif, Les
CHAPITRE IX 126
CHAPITRE X
Le samedi, à sept heures du matin, le citoyen Blaise,
En bicorne noir, gilet écarlate, culotte de peau, bottes
jaunes à revers, cogna du manche de sa cravache à la porte
de l'atelier. La citoyenne veuve Gamelin s'y trouvait en
honnête compagnie avec le citoyen Brotteaux, tandis
qu'évariste nouait devant un petit morceau de glace sa haute
cravate blanche.
÷ Bon voyage, Monsieur Blaise ! Dit la citoyenne.
Mais, puisque vous allez peindre des paysages, emmenez
donc Monsieur Brotteaux, qui est peintre.
÷ Eh bien ! Dit Jean Blaise, citoyen Brotteaux, venez avec
nous.
Quand il se fut assuré qu' il ne serait point importun,
Brotteaux, d'humeur sociable et ami des divertissements
accepta.
La citoyenne élodie avait monté les quatre étages pour
embrasser la citoyenne veuve Gamelin, qu'elle appelait sa
CHAPITRE X 127
bonne mère. Elle était tout de blanc vêtue et sentait la
lavande.
Une vieille berline de voyage, à deux chevaux, la capote
abaissée, attendait sur la place. Rose Thévenin se tenait au
fond avec Julienne Hasard.
élodie fit prendre la droite à la comédienne, s' assit à
gauche, et mit la mince Julienne entre elles deux. Brotteaux
se plaça en arrière, vis÷à÷vis de la citoyenne Thévenin ;
Philippe Duboi s, vis÷à÷vis de la citoyenne Hasard ;
évariste, vis÷à÷vis d'élodie. Quant à Philippe Desmahis, il
dressait son torse athlétique sur le siège, à la gauche du
cocher, qu'il étonnait en lui contant qu'en un certain pays
d' Amérique les arbres portaient des andouilles et des
cervelas.
Le citoyen Blaise, excellent cavalier, faisait la route à
cheval et prenait les devants pour n'avoir pas la poussière de
la berline.
à mesure que les roues brûlaient le pavé du faubourg, les
voyageurs oubliaient leurs soucis ; et, à la vue des champs,
des arbres, du ciel, leurs pensées devinrent riantes et douces.
élodie songea qu'elle était née pour élever des poules auprès
d' évariste, juge de paix dans un village, au bord d' une
rivière, près d'un bois. Les ormeaux du chemin fuyaient sur
leur passage. à l'entrée des villages, les mâtins s'élançaient
dieux ont soif, Les
CHAPITRE X 128
de biais entre la voiture et aboyaient aux jambes des
chevaux, tandis qu'un grand épagneul couché en travers de
la chaussée se levait à regret ; les poules voletaient éparses
et, pour fuir, traversaient la route ; les oies, en troupe serrée,
s'éloignaient lentement.
Les enfants barbouillés regardaient passer l'équipage. La
matinée était chaude, le ciel clair.
La terre gercée attendait la pluie. Ils mirent pied à terre
près de Villejuif. Comme ils traversaient le bourg, Desmahis
entra chez une fruitière pour acheter des cerises dont il
voulait rafraîchir les citoyennes. La marchande était jolie :
Desmahis ne reparaissait plus. Philippe Dubois l'appela par
le surnom que ses amis lui donnaient communément : ÷hé !
Barbaroux ! ... Barbaroux !
à ce nom exécré, les passants dressèrent l'oreille et des
visages parurent à toutes les fenêtres.
Et, quand ils virent sortir de chez la fruitière un jeune et bel
homme, la veste ouverte, le jabot flottant sur une poitrine
athlétique, et portant sur ses épaules un panier de cerises et
son habit au bout d'un bâton, le prenant pour le girondin
proscrit, des sans÷culottes l'appréhendèrent violemment et
l'eussent conduit à la municipalité malgré ses protestations
indignées, si le vieux Brotteaux, Gamelin et les trois jeunes
femmes n'eussent attesté que le citoyen se nommait Philippe
dieux ont soif, Les
CHAPITRE X 129
Desmahis, graveur en taille÷douce et bon jacobin. Encore
fallut÷il que le suspect montrât sa carte de civisme qu'il
portait sur lui, par grand hasard, étant fort négligent de ces
choses.
à ce prix, il échappa aux mains des villageois patriotes sans
autre dommage qu'une de ses manchettes de dentelle, qu'on
lui avait arrachée ; mais la perte était légère. Il reçut même
les excuses des gardes nationaux qui l'avaient serré le plus
f or t et qui par l ai ent de l e por t er en t r i omphe à l a
municipalité.
Libre, entouré des citoyennes élodie, Rose et Julienne,
Desmahis jeta à Philippe Dubois, qu'il n'aimait pas et qu'il
soupçonnait de perfidie, un sourire amer, et, le dominant de
toute la tête : ÷Dubois, si tu m'appelles encore Barbaroux, je
t'appellerai Brissot ; c'est un petit homme épais et ridicule,
les cheveux gras, la peau huileuse, les mains gluantes. On ne
doutera pas que tu ne sois l'infâme Brissot, l'ennemi du
peuple ; et les républicains, saisis à ta vue d'horreur et de
dégoût, te pendront à la prochaine lanterne... tu entends ?
Le citoyen Blaise, qui venait de faire boire son cheval,
assura qu'il avait arrangé l'affaire, quoiqu'il apparût à tous
qu'elle avait été arrangée sans lui.
On remonta en voiture. En route, Desmahis apprit au
cocher que, dans cette plaine de Longjumeau, plusieurs
dieux ont soif, Les
CHAPITRE X 130
habitants de la lune étaient tombés autrefois, qui, par la
forme et la couleur, approchaient de la grenouille, mais
étaient d'une taille bien plus élevée. Philippe Dubois et
Gamelin parlaient de leur art. Dubois, élève de Regnault,
était allé à Rome. Il avait vu les tapisseries de Raphaël, qu'il
mettait au÷dessus de tous les chefs÷d'oeuvre. Il admirait le
coloris du Corrège, l'invention d'Annibal Carrache et le
dessin du Dominiquin, mais ne trouvait rien de comparable,
pour le style, aux tableaux de Pompeio Battoni. Il avait
fréquenté, à Rome, M. Ménageot et Madame Lebrun, qui
tous deux s'étaient déclarés contre la révolution : aussi n'en
parlait÷il pas. Mais il vantait Angelica Kauffmann, qui avait
le goût pur et connaissait l'antique.
Gamelin déplorait qu'à l'apogée de la peinture française, si
tardive, puisqu'elle ne datait que de Le Sueur, de Claude et
de Poussin et correspondait à la décadence des écoles
italienne et flamande, eût succédé un si rapide et profond
déclin. Il en rapportait les causes aux moeurs publiques et à
l'académie, qui en était l'expression. Mais l'académie venait
d' être heureusement supprimée, et sous l'influence des
principes nouveaux, David et son école créaient un art digne
d'un peuple libre. Parmi les jeunes peintres, Gamelin mettait
sans envie au premier rang Hennequin et Topino÷lebrun.
Philippe Dubois préférait Regnault, son maître, à David et
fondait sur le jeune Gérard l'espoir de la peinture.
dieux ont soif, Les
CHAPITRE X 131
élodie complimentait la citoyenne Thévenin sur sa toque de
velours rouge et sa robe blanche. Et la comédienne félicitait
ses deux compagnes de leurs toilettes et leur indiquait les
moyens de faire mieux encore : c' était, à son avis, de
retrancher sur les ornements.
÷ On n'est jamais assez simplement mise, disait÷elle.
Nous apprenons cela au théâtre où le vêtement doit laisser
voir toutes les attitudes. C'est là sa beauté, il n'en veut point
d'autre.
÷ Vous dites bien, ma belle, répondait élodie. Mais rien
n'est plus coûteux en toilette que la simplicité.
Et ce n'est pas toujours par mauvais goût que nous mettons
des fanfreluches ; c'est quelquefois par économie.
Elles parlèrent avec intérêt des modes de l'automne, robes
unies, tailles courtes.
÷ Tant de femmes s'enlaidissent en suivant la mode !
Dit la Thévenin. On devrait s'habiller selon sa forme.
÷ Il n'y a de beau que les étoffes roulées sur le corps et
drapées, dit Gamelin. Tout ce qui a été taillé et cousu est
affreux.
dieux ont soif, Les
CHAPITRE X 132
Ces pensées, mieux placées dans un livre de Winckelmann
que dans la bouche d'un homme qui parle à des Parisiennes,
furent rejetées avec le mépris de l'indifférence.
÷ On fait pour l'hiver, dit élodie, des douillettes à la
laponne, en florence et en sicilienne, et des redingotes à la
zulime, à taille ronde, qui se ferment par un gilet à la turque.
÷ Ce sont des cache÷misère, dit la Thévenin. Cela se vend
tout fait. J'ai une petite couturière qui travaille comme un
ange et qui n'est pas chère : je vous l'enverrai, ma chérie.
Et les paroles volaient, légères et pressées, déployant,
soulevant les fins tissus, florence rayé, pékin uni, sicilienne,
gaze, nankin.
Et le vieux Brotteaux, en les écoutant, songeait avec une
volupté mélancolique à ces voiles d'une saison jetés sur des
formes charmantes, qui durent peu d'années et renaissent
éternellement comme les fleurs des champs. Et ses regards,
qui allaient de ces trois jeunes femmes aux bleuets et aux
coquelicots du sillon, se mouillaient de larmes souriantes.
Ils arrivèrent à Orangis vers les neuf heures et s'arrêtèrent à
l'auberge de la cloche, où les époux Poitrine logeaient à pied
et à cheval. Le citoyen Blaise, qui avait rafraîchi sa toilette,
tendit la main aux citoyennes. Après avoir commandé le
dîner pour midi, précédés de leurs boîtes, de leurs cartons,
dieux ont soif, Les
CHAPITRE X 133
de leurs chevalets et de leurs parasols, que portait un petit
gars du village, ils s'en furent à pied, par les champs, vers le
confluent de l'Orge et de l'Yvette, en ces lieux charmants
d'où l'on découvre la plaine verdoyante de Longjumeau et
que bordent la Seine et les bois de Sainte÷geneviève.
Jean Blaise, qui conduisait la troupe artiste, échangeait
avec le ci÷devant financier des propos facétieux où
passaient sans ordre ni mesure Verboquet Le Généreux,
Catherine Cuissot qui colportait, les demoiselles Chaudron,
le sorcier Galichet et les figures plus récentes de Cadet
Roussel et de Madame Angot.
évariste, pris d'un amour soudain de la nature, en voyant
des moissonneurs lier des gerbes, sentait ses yeux se gonfler
de larmes ; des rêves de concorde et d'amour emplissaient
son coeur. Desmahies soufflait dans les cheveux des
citoyennes les graines légères des pissenlits. Ayant toutes
trois un goût de citadines pour les bouquets, elles cueillaient
dans les prés le bouillon÷blanc, dont les fleurs se serrent en
épis autour de la tige, la campanule, portant suspendues en
étages ses clochettes lilas tendre, les grêles rameaux de la
verveine odorante, l' hi èble, la menthe, la gaude, la
mille÷feuille, toute la flore champêtre de l'été finissant. Et,
parce que Jean÷jacques avait mis la botanique à la mode
parmi les filles des villes, elles savaient toutes trois des
fleurs les noms et les amours.
dieux ont soif, Les
CHAPITRE X 134
Comme les corolles délicates, alanguies de sécheresse,
s'effeuillaient dans ses bras et tombaient en pluie à ses pieds,
la citoyenne élodie soupira : ÷elles passent déjà, les fleurs !
Tous se mirent à l'oeuvre et s'efforcèrent d'exprimer la
nature telle qu'ils la voyaient ; mais chacun la voyait dans la
manière d'un maître. En peu de temps Philippe Dubois eut
t r oussé dans l e genre de Huber t Rober t une f er me
abandonnée, des arbres abattus, un torrent asséché. évariste
Gamelin trouvait au bord de l' Yvette les paysages du
Poussin. Phil ippe Desmahi s, devant un pigeonnier,
travaillait dans la manière picaresque de Callot et de
Duplessis. Le vieux Brotteaux, qui se piquait d'imiter les
flamands, dessinait soigneusement une vache. élodie
esquissait une chaumière, et son amie Julienne, qui était fille
d'un marchand de couleurs, lui faisait sa palette.
Des enfants, collés contre elle, la regardaient peindre. Elle
les écartait de son jour en les appelant moucherons et en leur
donnant des berlingots. Et la citoyenne Thévenin, quand elle
en trouvait de jolis, les débarbouillait, les embrassait et leur
mettait des fleurs dans les cheveux. Elle les caressait avec
une douceur mélancolique parce qu'elle n'avait pas la joie
d'être mère, et aussi pour s'embellir par l'expression d'un
tendre sentiment et pour exercer son art de l'attitude et du
groupement.
dieux ont soif, Les
CHAPITRE X 135
Seule, elle ne dessinait ni ne peignait. Elle s'occupait
d'apprendre un rôle et plus encore de plaire. Et, son cahier à
la main, ell e allai t de l' un à l' aut re, chose légère et
charmante.
« pas de teint, pas de figure, pas de corps, pas de voix, »
di sai ent l es femmes, et el l e empl i ssai t l ' espace de
mouvement, de couleur et d'harmonie.
Fanée, jolie, lasse, infatigable, elle était les délices du
voyage. D'humeur inégale et cependant toujours gaie,
susceptible, irritable et pourtant accommodante et facile, la
langue salée avec le ton le plus poli, vaine, modeste, vraie,
fausse, délicieuse, si Rose Thévenin ne faisait pas bien ses
affaires, si elle ne devenait point déesse, c'est que les temps
étaient mauvais et qu'il n'y avait plus à Paris ni encens ni
autels pour les grâces. La citoyenne Blaise, qui en parlant
d'elle faisait la grimace et l'appelait sa « belle÷mère, » ne
pouvait la voir sans se rendre à tant de charmes.
On répétait à Feydeau les visitandines , et Rose se félicitait
d'y tenir un rôle plein de naturel. C'est le naturel qu'elle
cherchait, qu'elle poursuivait, qu'elle trouvait.
÷ Nous ne verrons donc point Paméla ? Dit le beau
Desmahis.
dieux ont soif, Les
CHAPITRE X 136
Le théâtre de la nation était fermé et les comédiens
envoyés aux madelonnettes et à Pélagie.
÷ Est÷ce là la liberté ? S'écria la Thévenin, levant au ciel
ses beaux yeux indignés.
÷ Les acteurs du théâtre de la nation, dit Gamelin, sont des
aristocrates, et la pièce du citoyen François tend à faire
regretter les privilèges de la noblesse.
÷ Messieurs, dit la Thévenin, ne savez÷vous entendre que
ceux qui vous flattent ? ...
Vers midi, chacun se sentant grand'faim, la petite troupe
regagna l'auberge.
évariste, auprès d'élodie, lui rappelait en souriant les
souvenirs de leurs premières rencontres : ÷deux oisillons
étaient tombés, du toit où ils nichaient, sur le rebord de votre
fenêtre. Vous les nourrissiez à la becquée ; l'un d'eux vécut
et prit sa volée. L'autre mourut dans le nid d'ouate que vous
lui aviez fait.
« c'était celui que j'aimais le mieux, » avez÷vous dit. Ce
jour÷là, vous portiez, élodie, un noeud rouge dans les
cheveux.
dieux ont soif, Les
CHAPITRE X 137
Philippe Dubois et Brotteaux, un peu en arrière des autres,
parlaient de Rome où ils étaient allés tous deux, celui÷ci en
72, l' autre vers les derniers jours de l' académie. Et il
souvenait encore au vieux Brotteaux de la princesse
Mondragone, à qui il eût bien laissé entendre ses soupirs,
sans le comte Altieri qui ne la quittait pas plus que son
ombre. Philippe Dubois ne négligea pas de dire qu'il avait
été prié à dîner chez le cardinal De Bernis et que c'était
l'hôte le plus obligeant du monde.
÷ Je l'ai connu, dit Brotteaux, et je puis dire sans me flatter
que j'ai été durant quelque temps de ses plus familiers : il
aimait à fréquenter la canaille. C'était un aimable homme et,
bien qu'il fît métier de débiter des fables, il y avait dans son
petit doigt plus de saine philosophie que dans la tête de tous
vos j acobins qui veulent nous envertueuser et nous
endéificoquer. Certes j'aime mieux nos simples théophages,
qui ne savent ni ce qu'ils disent ni ce qu'ils font, que ces
enragés barbouilleurs de lois, qui s' appliquent à nous
guillotiner pour nous rendre vertueux et sages et nous faire
adorer l'être suprême, qui les a faits à son image. Au temps
passé, je faisais dire la messe à la chapelle Des Ilettes par un
pauvre diable de curé qui disait après boire : « ne médisons
point des pécheurs : nous en vivons, prêtres indignes que
nous sommes ! » convenez, monsieur, que ce croqueur
d'orémus avait de saintes maximes sur le gouvernement. Il
en faudrait revenir là et gouverner les hommes tels qu'ils
sont et non tels qu'on les voudrait être.
dieux ont soif, Les
CHAPITRE X 138
La Thévenin s'était rapprochée du vieux Brotteaux.
Elle savait que cet homme avait mené grand train autrefois,
et son imagination paraît de ce brillant souvenir la pauvreté
présente du ci÷devant financier, qu'elle jugeait moins
humiliante, étant générale et causée par la ruine publique.
Elle contemplait en lui, curieusement et non sans respect, les
débris d' un de ces généreux Crésus que célébraient en
soupirant les comédiennes ses aînées. Et puis les manières
de ce bonhomme en redingote puce si râpée et si propre lui
plaisaient.
÷Monsieur Brotteaux, lui dit÷elle, on sait que jadis, dans
un beau parc, par des nuits illuminées, vous vous glissiez
dans des bosquets de myrthes avec des comédiennes et des
danseuses, au son lointain des flûtes et des violons... hélas !
Elles étaient plus belles, n'est÷ce pas, vos déesses de l'Opéra
et de la comédie÷française, que nous autres, pauvres petites
actrices nationales ?
÷ Ne le croyez pas, mademoiselle, répondit Brotteaux, et
sachez que, s'il s'en fût rencontré en ce temps une semblable
à vous, elle se serait promenée, seule, en souveraine et sans
rivale, pour peu qu'elle l'eût souhaité, dans le parc dont vous
voulez bien vous faire une idée si flatteuse...
L'hôtel de la cloche était rustique. Une branche de houx
pendait sur la porte charretière, qui donnait accès à une cour
dieux ont soif, Les
CHAPITRE X 139
toujours humide où picoraient les poules. Au fond de la cour
s'élevait l'habitation, composée d'un rez÷de÷chaussée et
d'un étage, coiffée d'une haute toiture de tuiles moussues et
dont les murs disparaissaient sous de vieux rosiers tout
fleuris de roses. à droite, des quenouilles montraient leurs
pointes au÷dessus du mur bas du jardin. à gauche était
l' écurie, avec un râtelier extérieur et une grange en
colombage.
Une échelle s'appuyait au mur. De ce côté encore, sous un
hangar encombré d'instruments agricoles et de souches, du
haut d'un vieux cabriolet, un coq blanc surveillait ses poules.
La cour était fermée, de ce sens, par des étables devant
lesquelles s'élevait, comme un tertre glorieux, un tas de
fumier que, à cette heure, retournait de sa fourche une fille
plus large que haute, les cheveux couleur de paille. Le purin
qui remplissait ses sabots lavait ses pieds nus, dont on
voyait se soulever par intervalles les talons jaunes comme
du safran.
Sa jupe troussée laissait à découvert la crasse de ses
mollets énormes et bas. Tandis que Philippe Desmahis la
regardait, surpris et amusé du jeu bizarre de la nature qui
avait construit cette fille en largeur, l'hôtelier appela : ÷hé !
La Tronche ! Va querir de l'eau !
Elle se retourna et montra une face écarlate et une large
bouche où manquait une palette. Il avait fallu la corne d'un
dieux ont soif, Les
CHAPITRE X 140
taureau pour ébrécher cette puissante denture. Sa fourche à
l' épaule, elle riait. Semblables à des cuisses, ses bras
rebrassés étincelaient au soleil.
La table était mise dans la salle basse, où les poulets
achevaient de rôtir sous le manteau de la cheminée, garni de
vieux fusils. Longue de plus de vingt pieds, la salle,
blanchie à la chaux, n' était éclairée que par les vitres
verdâtres de la porte et par une seule fenêtre, encadrée de
roses, auprès de laquelle l'aïeule tournait son rouet. Elle
portait une coiffe et un bavolet de dentelle du temps de la
régence. Les doigts noueux de ses mains tachées de terre
tenaient la quenouille.
Des mouches se posaient sur le bord de ses paupières, et
elle ne les chassait pas. Dans les bras de sa mère, elle avait
vu passer Louis Xiv en carrosse.
Il y avait soixante ans qu'elle avait fait le voyage de Paris.
Elle conta d'une voix faible et chantante aux trois jeunes
femmes debout devant elle qu'elle avait vu l'hôtel de ville,
les Tuileries et la samaritaine, et que, lorsqu'elle traversait le
pont÷royal, un bateau qui portait des pommes au marché du
Mail s'était ouvert, que les pommes étaient allées au fil de
l'eau et que la rivière en était toute empourprée.
Elle avait été i nst ruite des changements survenus
nouvellement dans le royaume, et surtout de la zizanie qu'il
dieux ont soif, Les
CHAPITRE X 141
y avait entre les curés jureurs et ceux qui ne juraient point.
Elle savait aussi qu'il y avait eu des guerres, des famines et
des signes dans le ciel. Elle ne croyait point que le roi fût
mort. On l'avait fait fuir, disait÷elle, par un souterrain et l'on
avait livré au bourreau, à sa place, un homme du commun.
Aux pieds de l'aïeule, dans son moïse, le dernier÷né des
Poitrine, Jeannot, faisait ses dents. La Thévenin souleva le
berceau d'osier et sourit à l'enfant, qui gémit faiblement,
épuisé de fièvre et de convulsions. Il fallait qu'il fût bien
malade, car on avait appelé le médecin, le citoyen Pelleport,
qui, à la vérité, député suppléant à la convention, ne faisait
point payer ses visites.
La citoyenne Thévenin, enfant de la balle, était partout
chez elle ; mal contente de la façon dont la Tronche avait
lavé la vaisselle, elle essuyait les plats, les gobelets et les
fourchettes. Pendant que la citoyenne Poitrine faisait cuire la
soupe, qu'elle goûtait en bonne hôtelière, élodie coupait en
tranches un pain de quatre livres encore chaud du four.
Gamelin, en la voyant faire, lui dit : ÷j'ai lu, il y a quelques
jours, un livre écrit par un jeune Allemane dont j'ai oublié le
nom, et qui a été très bien mis en français. On y voit une
belle jeune fille nommée Charlotte qui, comme vous, élodie,
taillait des tartines et, comme vous, les taillait avec grâce, et
si joliment qu' à la voir faire le jeune Werther devint
amoureux d'elle.
dieux ont soif, Les
CHAPITRE X 142
÷ Et cela finit par un mariage ? Demanda élodie.
÷ Non, répondit évariste ; cela finit par la mort violente de
Werther.
Ils dînèrent bien, car ils avaient grand'faim ; mais la chère
était médiocre. Jean Blaise s'en plaignit : il était très porté
sur sa bouche et faisait de bien manger une règle de vie ; et,
sans doute, ce qui l'incitait à ériger sa gourmandise en
système, c'était la disette générale. La révolution avait dans
toutes les maisons renversé la marmite. Le commun des
citoyens n' avait rien à se mettre sous la dent. Les gens
habiles qui, comme Jean Blaise, gagnaient gros dans la
misère publique, allaient chez le traiteur où ils montraient
leur esprit en s'empiffrant. Quant à Brotteaux qui, en l'an ii
de la liberté, vivait de châtaignes et croûtons de pain, il lui
souvenait d'avoir soupé chez Grimod De La Reynière, à
l'entrée des Champs÷élysées.
Envieux de mériter le titre de fine gueule, devant les choux
au lard de la femme Poitrine, il abondait en savantes recettes
de cuisine et en bons préceptes gastronomiques. Et, comme
Gamelin déclarait qu'un républicain méprise les plaisirs de
la table, le vieux traitant, amateur d'antiquités, donnait au
jeune Spartiate la vraie formule du brouet noir.
Après le dîner, Jean Blaise, qui n'oubliait pas les affaires
sérieuses, fit faire à son académie foraine des croquis et des
dieux ont soif, Les
CHAPITRE X 143
esquisses de l'auberge, qu'il jugeait assez romantique dans
son délabrement.
Tandis que Phil ippe Desmahis et Philippe Dubois
dessinaient les étables, la Tronche vint donner à manger aux
cochons. Le citoyen Pelleport, officier de santé, qui sortait
en même temps de la salle basse où il était venu porter ses
soins au petit Poitrine, s'approcha des artistes, et, après les
avoir complimentés de leurs talents, qui honoraient la nation
tout entière, il leur montra La Tronche au milieu des
pourceaux.
÷ Vous voyez cette créature, dit÷il, ce n'est pas une fille,
comme vous le pourriez le croire : c' est deux filles.
Comprenez que je parle littéralement.
Surpris du volume énorme de sa charpente osseuse, je l'ai
examinée et me suis aperçu qu'elle avait la plupart des os en
double : à chaque cuisse, deux fémurs soudés ensemble ; à
chaque épaule, deux humérus. Elle possède aussi des
muscles en double.
Ce sont, à mon sens, deux jumelles étroitement associées
ou, pour mieux dire, fondues ensemble.
Le cas est i ntér essant . Je l ' ai si gnal é à Monsi eur
Saint÷hilaire, qui m'en a su gré. C'est un monstre que vous
voyez là, citoyens. Ces gens÷ci l'appellent « La Tronche. »
dieux ont soif, Les
CHAPITRE X 144
ils devraient dire « Les Tronches : » elles sont deux. La
nature a de ces bizarreries... bonsoir, citoyens peintres !
Nous aurons de l'orage, cette nuit...
Après le souper aux chandelles, l'académie Blaise fit dans
la cour de l'auberge, en compagnie d'un fils et d'une fille
Poitrine, une partie de colin÷maillard, à laquelle jeunes
femmes et jeunes hommes mirent une vivacité que leur âge
explique assez pour qu'on ne cherche pas si la violence et
l'incertitude du temps n'excitaient pas leur ardeur. Quand il
fit tout à fait nuit, Jean Blaise proposa de jouer dans la salle
basse aux jeux innocents. élodie demanda la « chasse au
coeur » qui fut acceptée de toute la compagnie. Sur les
indications de la jeune fille, Philippe Desmahis traça à la
craie sur les meubles, les portes et les murs sept coeurs,
c'est÷à÷dire un de moins qu'il n'y avait de joueurs, car le
vieux Brotteaux s'était mis obligeamment de la partie. On
dansa en rond « la tour, prends garde, » et, sur un signal
d'élodie, chacun courut mettre la main sur un coeur.
Gamelin, distrait et maladroit, les trouva tous pris : il
donna un gage, le petit couteau acheté six sous à la foire
Saint÷germain et qui avait coupé le pain pour la mère
indigente. On recommença et ce furent tour à tour Blaise,
élodie, Brotteaux et la Thévenin qui ne trouvèrent pas de
coeur et donnèrent chacun leur gage, une bague, un réticule,
un petit livre relié en maroquin, un bracelet.
dieux ont soif, Les
CHAPITRE X 145
Puis, les gages furent tirés au sort sur les genoux d'élodie et
chacun, pour racheter le sien, dut montrer ses talents de
société, chanter une chanson ou dire des vers. Brotteaux
récita le discours du patron de la France, au premier chant
de la pucelle . je suis Denis et saint de mon métier. j´aime la
Gaule... le citoyen Blaise, bien que moins lettré, donna sans
hésiter la réponse de Richemond : monsieur le saint. ce
n´était pas la peine d´abandonner le céleste domaine... tout
le monde alors lisait et relisait avec délices le chef÷d'oeuvre
de l'Arioste français ; les hommes les plus graves souriaient
des amours de Jeanne et de Dunois, des aventures d'Agnès
et de Monrose et des exploits de l'âne ailé. Tous les hommes
cultivés savaient par coeur les beaux endroits de ce poème
divertissant et philosophique. évariste Gamelin, lui÷même,
bien que d'humeur sévère, en prenant sur le giron d'élodie
son couteau de six sous, récita de bonne grâce l'entrée de
Grisbourdon aux enfers. La citoyenne Thévenin chanta sans
accompagnement la romance de Nina : quand le bien÷aimé
reviendra. Desmahis chanta, sur l'air de la faridondaine .
quelques÷uns prirent le cochon de ce bon saint Antoine. et.
lui mettant un capuchon. ils en firent un moine.
Il n'en coûtait que la façon... cependant Desmahis était
soucieux. à cette heure, il aimait ardemment les trois
femmes avec lesquelles il jouait au « gage touché, » et il
jetait à toutes trois des regards brûlants et doux. Il aimait la
Thévenin pour sa grâce, sa souplesse, son art savant, ses
oeillades et sa voix qui allait au coeur ; il aimait élodie, qu'il
dieux ont soif, Les
CHAPITRE X 146
sentait de nature abondante, riche et donnante ; il aimait
Julienne Husard, malgré ses cheveux décolorés, ses cils
blancs, ses taches de rousseur et son maigre corsage, parce
que, comme ce Dunois dont parle Voltaire dans la pucelle. il
était toujours prêt, dans sa générosité, à donner à la moins
jolie une marque d' amour, et d' autant plus qu' elle lui
semblait, pour l'instant, la plus inoccupée et, partant, la plus
accessible. Exempt de toute vanité, il n'était jamais sûr d'être
agréé ; il n'était jamais sûr non plus de ne l'être pas. Aussi
s'offrait÷il, à tout hasard. Profitant des rencontres heureuses
du « gage touché, » il tint quelques tendres propos à la
Thévenin, qui ne s'en fâcha pas, mais n'y pouvait guère
répondre sous le regard jaloux du citoyen Jean Blaise. Il
parla plus amoureusement encore à la citoyenne élodie, qu'il
savait engagée avec Gamelin, mais il n' était pas assez
exigeant pour vouloir un coeur à lui seul. élodie ne pouvait
l'aimer ; mais elle le trouvait beau et elle ne réussit pas
entièrement à le lui cacher. Enfin, il porta ses voeux les plus
pressants à l'oreille de la citoyenne Hasard : elle y répondit
par un air de stupeur qui pouvait exprimer une soumission
abîmée aussi bien qu'une morne indifférence. Et Desmahis
ne crut point qu'elle était indifférente.
Il n'y avait dans l'auberge que deux chambres à coucher,
toutes deux au premier étage et sur le même palier. Celle de
gauche, la plus belle, était tendue de papier à fleurs et ornée
d' une glace grande comme la main, dont le cadre doré
subissait l'offense des mouches depuis l'enfance de Louis
dieux ont soif, Les
CHAPITRE X 147
xv. Là, sous un ciel d'indienne à ramages, se dressaient deux
l i t s gar ni s d' or ei l l er s de pl ume, d' édr edons et de
courtepointes. Cette chambre était réservée aux trois
citoyennes.
Quand vint l'heure de la retraite, Desmahis et la citoyenne
Hasard, tenant à la main chacun son chandelier, se
souhaitèrent le bonsoir sur le palier.
Le graveur amoureux coula à la fille du marchand de
couleurs un billet par lequel il la priait de le rejoindre, quand
tout serait endormi, dans le grenier, qui se trouvai t
au÷dessus de la chambre des citoyennes.
Prévoyant et sage, il avait dans la journée étudié les aîtres
et exploré ce grenier, plein de bottes d'oignons, de fruits qui
séchaient sous un essaim de guêpes, de coffres, de vieilles
malles. Il y avait même vu un vieux lit de sangle boiteux et
hors d'usage, à ce qu'il lui sembla, et une paillasse éventrée,
où sautaient des puces.
En face de la chambre des citoyennes était une chambre à
trois lits, assez petite, où devaient coucher, à leurs guises,
les citoyens voyageurs.
Mais Brotteaux, qui était sybarite, s'en était allé à la grange
dormir dans le foin. Quant à Jean Blaise, il avait disparu.
Dubois et Gamelin ne tardèrent pas à s'endormir. Desmahis
dieux ont soif, Les
CHAPITRE X 148
se mit au lit ; mais, quand le silence de la nuit eut, comme
une eau dormante, recouvert la maison, le graveur se leva et
monta l'escalier de bois, qui se mit à craquer sous ses pieds
nus. La porte du grenier était entre÷bâillée.
Il en sortait une chaleur étouffante et des senteurs âcres de
fruits pourris. Sur un lit de sangle boiteux, La Tronche
dormait, la bouche ouverte, la chemise relevée, les jambes
écartées.
Elle était énorme. Traversant la lucarne, un rayon de lune
baignait d'azur et d'argent sa peau qui, entre des écailles de
crasse et des éclaboussures de purin, brillait de jeunesse et
de fraîcheur.
Desmahis se jeta sur elle ; réveillée en sursaut, elle eut peur
et cria ; mais, dès qu' elle comprit ce qu' on lui voulait,
rassurée, elle ne témoigna ni surprise ni contrariété et feignit
d'être encore plongée dans un demi÷sommeil qui, en lui
ôtant la conscience des choses, lui permettait quelque
sentiment...
Desmahis rentra dans sa chambre, où il dormit jusqu'au
jour d'un sommeil tranquille et profond.
Le lendemain, après une dernière journée de travail,
l'académie promeneuse reprit le chemin de Paris.
dieux ont soif, Les
CHAPITRE X 149
Quand Jean Blaise paya son hôte en assignats, le citoyen
Poitrine se lamenta de ne plus voir que de « l'argent carré »
et promit une belle chandelle au bougre qui ramènerait les
jaunets.
Il offrit des fleurs aux citoyennes. Par son ordre, la
Tronche, sur une échelle, en sabots et troussée, montrant au
jour ses mollets crasseux et resplendissants, coupait
infatigablement des roses aux rosiers grimpants qui
couvraient la muraille. De ses larges mains les roses
tombaient en pluie, en torrents, en avalanche, dans les jupes
tendues d'élodie, de Julienne et de la Thévenin. La berline
en fut pleine. Tous, rentrant à la nuit, en apportèrent chez
eux des brassées, et leur sommeil et leur réveil en fut tout
parfumé.
dieux ont soif, Les
CHAPITRE X 150
CHAPITRE XI
Le matin du 7 septembre, la citoyenne Rochemaure,
Se rendant chez le juré Gamelin, qu'elle voulait intéresser à
quelque suspect de sa connaissance, rencontra sur le palier
le ci÷devant Brotteaux Des Ilettes, qu'elle avait aimé dans
les jours heureux. Brotteaux s' en all ait porter douze
douzaine de pantins de sa façon chez le marchand de jouets
de la rue de la loi. Et il s'était résolu, pour les porter plus
aisément, à les attacher au bout d' une perche, selon les
guises des vendeurs ambulants.
Il en usait galamment avec toutes les femmes, même avec
celles dont une longue habitude avait émoussé pour lui
l' attrait, comme ce devait être le cas de Madame De
Rochemaure, à moins qu' assaisonnée par la trahison,
l' absence, l' infidélité et l' embonpoint, il ne la trouvât
appétissante. En tout cas, il l'accueillit sur le palier sordide,
aux carreaux disjoints, comme autrefois sur les degrés du
perron des Ilettes et la pria de lui faire l'honneur de visiter
son grenier. Elle monta assez lestement l'échelle et se trouva
sous une charpente dont les poutres penchantes portaient un
toit de tuiles percé d'une lucarne.
CHAPITRE XI 151
On ne pouvait s'y tenir debout. Elle s' assit sur la seule
chaise qu'il y eût en ce réduit et, ayant promené un moment
ses regards sur les tuiles disjointes, elle demanda, surprise et
attristée : ÷c'est là que vous habitez, Maurice ? Vous n'avez
guère à y craindre les importuns. Il faut être diable ou chat
pour vous y trouver.
÷ J'y ai peu d'espace, répondit le ci÷devant. Et je ne vous
cache pas que parfois il y pleut sur mon grabat. C'est un
faible inconvénient. Et durant les nuits sereines j'y vois la
lune, image et témoin des amours des hommes. Car la lune,
madame, fut de tout temps attestée par les amoureux, et dans
son plein, pâle et ronde, elle rappelle à l'amant l'objet de ses
désirs.
÷ J'entends, dit la citoyenne.
÷ En leur saison, poursuivit Brotteaux, les chats font un
beau vacarme dans cette gouttière. Mais il faut pardonner à
l'amour de miauler et de jurer sur les toits, quand il emplit
de tourments et de crimes la vie des hommes.
Tous deux, ils avaient eu la sagesse de s'aborder comme
des amis qui s'étaient quittés la veille pour s'en aller dormir ;
et , bi en que devenus ét r anger s l ' un à l ' aut r e, i l s
s'entretenaient avec bonne grâce et familiarité.
dieux ont soif, Les
CHAPITRE XI 152
Cependant, Madame De Rochemaure paraissait soucieuse.
La révolution, qui avait été longtemps pour elle riante et
fructueuse, lui apportait maintenant des soucis et des
inquiétudes ; ses soupers devenaient moins brillants et
moins joyeux.
Les sons de sa harpe n'éclaircissaient plus les visages
sombres. Ses tables de jeu étaient abandonnées des plus
riches pontes. Plusieurs de ses familiers, maintenant
suspects, se cachaient ; son ami, le financier Morhardt, était
arrêté, et c'était pour lui qu' elle venait solliciter le juré
Gamelin.
Elle÷même était suspecte. Des gardes nationaux avaient
fait une perquisition chez elle, retourné les tiroirs de ses
commodes, soulevé des lames de son parquet, donné des
coups de baïonnette dans ses matelas. Ils n'avaient rien
trouvé, lui avaient fait des excuses et bu son vin. Mais ils
étaient passés fort près de sa correspondance avec un
émigré, M. D'Expilly. Quelques amis qu'elle avait parmi les
jacobins l'avaient avertie que le bel Henry, son greluchon,
devenait compromettant par ses violences trop outrées pour
paraître sincères.
Les coudes sur les genoux et les poings dans les joues,
songeuse, elle demanda à son vieil ami, assis sur la
paillasse : ÷que pensez÷vous de tout ceci, Maurice ?
dieux ont soif, Les
CHAPITRE XI 153
÷ Je pense que ces gens÷ci donnent à un philosophe et à un
amateur de spectacles ample matière à réflexion et à
divertissement ; mais qu'il serait meilleur pour vous, chère
amie, que vous fussiez hors de France.
÷Maurice, où cela nous mènera÷t÷il ?
÷ C'est ce que vous me demandiez, Louise, un jour, Ilettes,
tandis que notre cheval, qui avait pris le mors aux dents,
nous emportait d'un galop furieux.
Que les femmes sont donc curieuses ! Encore aujourd'hui
vous voulez savoir où nous allons.
Demandez÷le aux tireuses de cartes. Je ne suis point divin,
ma mie. Et la philosophie, même la plus saine, est d'un
faible secours pour la connaissance de l'avenir. Ces choses
finiront, car tout finit.
On peut en prévoir diverses issues. La victoire de la
coalition et l'entrée des alliés à Paris. Ils n'en sont pas loin ;
toutefois je doute qu' ils y arrivent. Ces soldats de la
république se font battre avec une ardeur que rien ne peut
éteindre. Il se peut que Robespierre épouse Madame Royale
et se fasse nommer protecteur du royaume pendant la
minorité de Louis Xvii.
dieux ont soif, Les
CHAPITRE XI 154
÷ Vous croyez ? S'écria la citoyenne, impatiente de se
mêler à cette belle intrigue.
÷ Il se peut encore, poursuivit Botteaux, que la Vendée
l'emporte et que le gouvernement des prêtres se rétablisse
sur des monceaux de ruines et des amas de cadavres. Vous
ne pouvez concevoir, chère amie, l'empire que garde le
clergé sur la multitude des ânes... je voulais dire « des
âmes ; » la langue m'a fourché. Le plus probable, à mon
sens, c' est que le tribunal révolutionnaire amènera la
destruction du régime qui l'a institué : il menace trop de
têtes.
Ceux qu'il effraie sont innombrables ; ils se réuniront et,
pour le détruire, ils détruiront le régime. Je crois que vous
avez fait nommer le jeune Gamelin à cette justice. Il est
vertueux : il sera terrible. Plus j'y songe, ma belle amie, plus
je crois que ce tribunal, établi pour sauver la république, ma
perdra. La convention a voulu avoir, comme la royauté, ses
grands jours, sa chambre ardente et pourvoir à sa sûreté par
des magistrats nommés par elle et tenus dans sa dépendance.
Mais que les grands jours de la convention sont inférieurs
aux grands jours de la monarchie, et sa chambre ardente
moins politique que celle de Louis Xiv ! Il règne dans le
tribunal révolutionnaire un sentiment de basse justice et de
plate égalité qui le rendra bientôt odieux et ridicule et
dégoûtera tout le monde. Savez÷vous, Louise, que ce
tribunal, qui va appeler à sa barre la reine de France et vingt
dieux ont soif, Les
CHAPITRE XI 155
et un législateurs, condamnait hier une servante coupable
d'avoir crié : « vive le roi ! » avec une mauvaise intention
et dans la pensée de détruire la république ? Nos juges, tout
de noir emplumés, travaillent dans le genre de ce Guillaume
Shakespeare, si cher aux Anglais, qui introduit dans les
scènes les plus tragiques de son théâtre de grossières
bouffonneries.
÷ Eh bien, Maurice, demanda la citoyenne, êtes÷vous
toujours heureux en amour ?
÷ Hélas ! Répondit Brotteaux, les colombes volent au
blanc colombier et ne se posent plus sur la tour en ruines.
÷ Vous n'avez pas changé... au revoir, mon ami !
Ce soir÷là, le dragon Henry, s'étant rendu, sans y être prié,
chez Madame De Rochemaure, la trouva qui cachetait une
lettre sur laquelle il lut l' adresse du citoyen Rauline, à
Vernon. C'était, il le savait, une lettre pour l'Angleterre.
Rauline recevait par un postillon des messageries le courrier
de Madame De Rochemaure et le faisait porter à Dieppe par
une marchande de marée. Un patron de barque le remettait,
la nuit, à un navire britannique qui croisait sur la côte ; un
émi gr é, M. D' Expi l l y, l e r ecevai t à Londr es et l e
communi quai t , s' i l l e j ugeai t ut i l e, au cabi net de
Saint÷james.
dieux ont soif, Les
CHAPITRE XI 156
Henry était jeune et beau : Achille n'unissait pas tant de
grâce à tant de vigueur, quand il revêtit les armes que lui
présentait Ulysse. Mais la citoyenne Rochemaure, sensible
naguère aux charmes du jeune héros de la commune,
détournait de lui ses regards et sa pensée depuis qu'elle avait
été avertie que, dénoncé aux jacobins comme un exagéré, ce
jeune soldat pouvait la compromettre et la perdre. Henry
sentait qu'il ne serait peut÷être pas au÷dessus de ses forces
de ne plus aimer Madame De Rochemaure ; mais il lui
déplaisait qu'elle ne le distinguât plus.
Il comptait sur elle pour satisfaire à certaines dépenses
auxquelles le service de la république l'avait engagé. Enfin,
songeant aux extrémités où peuvent se porter les femmes et
comment elles passent avec rapidité de la tendresse la plus
ardente à la plus froide insensibilité et combien il leur est
facile de sacrifier ce qu' elles ont chéri et de perdre ce
qu'elles ont adoré, il soupçonna que cette ravissante Louise
pourrait un jour le faire jeter en prison pour se débarrasser
de lui. Sa sagesse lui conseillait de reconquérir cette beauté
perdue.
C'est pourquoi il était venu armé de tous ses charmes.
Il s'approchait d'elle, s'éloignait, se rapprochait, la frôlait,
la fuyait selon les règles de la séduction dans les ballets.
Puis, il se jeta dans un fauteuil, et, de sa voix invincible, de
sa voix qui parlait aux entrailles des femmes, il lui vanta la
dieux ont soif, Les
CHAPITRE XI 157
nature et la solitude et lui proposa en soupirant une
promenade à Ermenonville.
Cependant, elle tirait quelques accords de sa harpe et jetait
autour d'elle des regards d'impatience et d'ennui. Soudain
Henry se dressa sombre et résolu et lui annonça qu'il partait
pour l'armée et serait dans quelques jours devant Maubeuge.
Sans montrer ni doute ni surprise, elle l'approuva d'un
signe de tête.
÷ Vous me félicitez de cette décision ?
÷ Je vous en félicite.
Elle attendait un nouvel ami qui lui plaisait infiniment et
dont elle pensait tirer de grands avantages ; tout autre chose
que celui÷ci : un Mirabeau ressuscité, un Danton décrotté et
devenu fournisseur, un lion qui parlait de jeter tous les
patriotes dans la Seine. à tout moment elle croyait entendre
la sonnette et tressaillait.
Pour renvoyer Henry, elle se tut, bâilla, feuilleta une
partition, et bâilla encore. Voyant qu'il ne s'en allait pas, elle
lui dit qu'elle avait à sortir et passa dans son cabinet de
toilette.
dieux ont soif, Les
CHAPITRE XI 158
Il lui criait d'une voix émue : ÷adieu, Louise ! ... vous
reverrai÷je jamais ?
Et ses mains fouillaient dans le secrétaire ouvert.
Dès qu'il fut dans la rue, il ouvrit la lettre adressée au
citoyen Rauline et la lut avec intérêt.
Elle contenait en effet un tableau curieux de l'état de
l'esprit public en France. On y parlait de la reine, de la
Thévenin, du tribunal révolutionnaire, et maints propos
confidentiels de ce bon Brotteaux Des Ilettes y étaient
rapportés.
Ayant achevé sa lecture et remis la lettre dans sa poche, il
hésita quelques instants ; puis, comme un homme qui a pris
sa résolution et qui se dit que le plus tôt sera le mieux, il se
dirigea vers les Tuileries et pénétra dans l'antichambre du
comité de sûreté générale.
Ce jour÷là, à trois heures de l'après÷midi, évariste Gamelin
s'asseyait sur le banc des jurés, en compagnie de quatorze
collègues qu'il connaissait pour la plupart, gens simples,
honnêtes et patriotes, savants, artistes ou artisans : un
peintre comme lui, un dessinateur, tous deux pleins de
talent, un chirurgien, un cordonnier, un ci÷devant marquis,
qui avai t donné de grandes preuves de civisme, un
imprimeur, de petits marchands, un échantillon enfin du
dieux ont soif, Les
CHAPITRE XI 159
peuple de Paris. Ils se tenaient là, dans leur habit ouvrier ou
bourgeois, tondus à la Titus ou portant le catogan, le
chapeau à cornes enfoncé sur les yeux ou le chapeau rond
posé en arrière de la tête, ou le bonnet rouge cachant les
oreilles.
Les uns étaient vêtus de la veste, de l'habit et de la culotte,
comme en l'ancien temps ; les autres, de la carmagnole et du
pantalon rayé, à la façon des sans÷culottes. Chaussés de
bottes ou de souliers à boucles ou de sabots, ils présentaient
sur leurs personnes toutes les diversités du vêtement
masculin en usage alors. Ayant tous déjà siégé plusieurs
fois, ils semblaient fort à l'aise à leur banc et Gamelin
enviait leur tranquillité. Son coeur battait, ses oreilles
bourdonnaient, ses yeux se voilaient et tout ce qui l'entourait
prenait pour lui une teinte livide.
Quand l'huissier annonça le tribunal, trois juges prirent
place sur une estrade assez petite, devant une table verte. Ils
portaient un chapeau à cocarde, surmonté de grandes plumes
noires, et le manteau d'audience avec un ruban tricolore d'où
pendait sur leur poitrine une lourde médaille d' argent.
Devant eux, au pied de l'estrade, siégeait le substitut de
l'accusateur public, dans un costume semblable.
Le greffier s'assit entre le tribunal et le fauteuil vide de
l'accusé. Gamelin voyait ces hommes différents de ce qu'il
les avait vus jusque÷là, plus beaux, plus graves, plus
dieux ont soif, Les
CHAPITRE XI 160
effrayants, bien qu'ils prissent des attitudes familières,
feuilletant des papiers, appelant un huissier ou se penchant
en arrière pour entendre quelque communication d'un juré
ou d'un officier de service.
Au÷dessus des juges, les tables des droits de l'homme
étaient suspendues ; à leur droite et à leur gauche, contre les
vieilles murailles féodales, les bustes de Le Pel tier
Saint÷fargeau et de Marat.
En face du banc des jurés, au fond de la salle, s'élevait la
tribune publique. Des femmes en garnissaient le premier
rang, qui, blondes, brunes ou grises, portaient toutes la haute
coiffe dont le bavolet plissé leur ombrageait les joues ; sur
leur poitrine, auxquelles la mode donnait uniformément
l'ampleur d'un sein nourricier, se croisait le fichu blanc ou se
recourbait la bavette du tablier bleu. Elles tenaient les bras
croisés sur le rebord de la tribune. Derrière elles on voyait,
clairsemés sur les gradins, des citoyens vêtus avec cette
diversité qui donnait alors aux foules un caractère étrange et
pittoresque. à droite, vers l'entrée, derrière une barrière
pleine, s'étendait un espace où le public se tenait debout.
Cette fois, il y était peu nombreux. L'affaire dont cette
section du tribunal allait s'occuper n'intéressait qu'un petit
nombre de spectateurs, et, sans doute, les autres sections,
qui siégeaient en même temps, appelaient des causes plus
émouvantes.
dieux ont soif, Les
CHAPITRE XI 161
C'est ce qui rassurait un peu Gamelin dont le coeur, prêt à
faiblir, n'aurait pu supporter l'atmosphère enflammée des
grandes audiences. Ses yeux s'attachaient aux moindres
détails : il remarquait le coton dans l'oreille du greffier et
une tache d' encre sur le dossier du substitut. Il voyait,
comme avec une loupe, les chapiteaux sculptés dans un
temps où toute connaissance des ordres antiques était perdue
et qui surmontaient les colonnes gothiques de guirlandes
d'ortie et de houx. Mais ses regards revenaient sans cesse à
ce fauteuil, d'une forme surannée, garni de velours d'Utrecht
rouge, usé au siège et noirci aux bras. Des gardes nationaux
en armes se tenaient à toutes les issues.
Enfin l'accusé parut, escorté de grenadiers, libre toutefois
de ses membres comme le prescrivait la loi.
C'était un homme d'une cinquantaine d'années, maigre, sec,
brun, très chauve, les joues creuses, les lèvres minces et
violacées, vêtu à l'ancienne mode d'un habit sang de boeuf.
Sans doute parce qu'il avait la fièvre, ses yeux brillaient
comme des pierreries et ses joues avaient l'air d'être vernies.
Il s'assit.
Ses jambes, qu'il croisait, étaient d'une maigreur excessive
et ses grandes mains noueuses en faisaient tout le tour. Il se
nommait Marie÷adolphe Guillergues et était prévenu de
dilapidation dans les fourrages de la république. L'acte
d' accusation mettait à sa charge des faits nombreux et
dieux ont soif, Les
CHAPITRE XI 162
graves, dont aucun n'était absolument certain. Interrogé,
Guillergues nia la plupart de ces faits et expliqua les autres à
s on avant age. Son l angage ét ai t pr éci s et f r oi d,
singulièrement habile et donnait l'idée d'un homme avec
lequel il n'est pas désirable de traiter une affaire. Il avait
réponse à tout. Quand le juge lui faisait une question
embarrassante, son visage restait calme et sa parole assurée,
mais ses deux mains, réunies sur sa poitrine, se crispaient
d'angoisse. Gamelin s'en aperçut et dit à l'oreille de son
voisin, peintre comme lui : ÷regardez ses pouces !
Le premier témoin qu' on entendit apporta des faits
accablants. C'est sur lui que reposait toute l'accusation. Ceux
qui furent appelés ensuite se montrèrent, au contraire,
favorables à l'accusé. Le substitut de l'accusateur public fut
véhément, mais demeura dans le vague. Le défenseur parla
avec un ton de vérité qui valut à l'accusé des sympathies
qu'il n'avait pas su lui÷même se concilier. L'audience fut
suspendue et les jurés se réunirent dans la chambre des
délibérations. Là, après une discussion obscure et confuse,
ils se partageaient en deux groupes à peu près égaux en
nombre. On vit d'un côté les indifférents, les tièdes, les
raisonneurs, qu'aucune passion n'animait, et d'un autre côté
ceux qui se laissaient conduire par le sentiment , se
montraient peu accessibles à l'argumentation et jugeaient
avec le coeur. Ceux÷là condamnaient toujours. C'étaient les
bons, les purs : ils ne songeaient qu'à sauver la république et
ne s'embarrassaient point du reste. Leur attitude fit une forte
dieux ont soif, Les
CHAPITRE XI 163
impression sur Gamelin qui se sentait en communion avec
eux.
« ce Guillergues, songeait÷il, est un adroit fripon, un
scélérat qui a spéculé sur le fourrage de notre cavalerie.
L'absoudre, c'est laisser échapper un traître, c'est trahir la
patrie, vouer l'armée à la défaite. » Gamelin voyait déjà les
hussar ds de l a républ i que, sur l eur s mont ur es qui
bronchaient, sabrés par la cavalerie ennemie... « mais si
Guillergues était innocent ? ... » il pensa tout à coup à Jean
Blaise, soupçonné aussi d'infidélité dans les fournitures.
Tant d'autres devaient agir comme Guillergues et Blaise,
préparer la défaite, perdre la république ! Il fallait faire un
exemple. Mais si Guillergues était innocent ? ...
÷ Il n'y a pas de preuves, dit Gamelin, à haute voix.
÷ Il n'y a jamais de preuves, répondit en haussant les
épaules le chef du jury, un bon, un pur.
Finalement, il se trouva sept voix pour la condamnation et
huit pour l'acquittement.
Le jury rentra dans la salle et l'audience fut reprise. Les
jurés étaient tenus de motiver leur verdict ; chacun parla à
son tour devant le fauteuil vide. Les uns étaient prolixes ; les
aut r es se cont ent ai ent d' un mot ; i l y en avai t qui
prononçaient des paroles inintelligibles.
dieux ont soif, Les
CHAPITRE XI 164
Quand vint son tour, Gamelin se leva et dit : ÷en présence
d'un crime si grand que d'ôter aux défenseurs de la patrie les
moyens de vaincre, on veut des preuves formelles que nous
n'avons point.
à la majorité des voix, l'accusé fut déclaré non coupable.
Guillergues fut ramené devant les juges, accompagné du
murmure bienveillant des spectateurs qui lui annonçaient
son acquittement. C'était un autre homme.
La sécheresse de ses traits s' était fondue, ses lèvres
s'étaient amollies. Il avait l' air vénérable ; son visage
exprimait l'innocence. Le président lut, d'une voix émue, le
verdict qui renvoyait le prévenu ; la salle éclata en
applaudissements. Le gendarme qui avait amené Guillergues
se précipita dans ses bras. Le président l'appela et lui donna
l'accolade fraternelle. Les jurés l'embrassèrent. Gamelin
pleurait à chaudes larmes.
Dans la cour du palais, illuminée des derniers rayons du
jour, une multitude hurlante s'agitait.
Les quatre sections du tribunal avaient prononcé la veille
trente condamnations à mort, et, sur les marches du grand
escalier, des tricoteuses accroupies attendaient le départ des
charrettes. Mais Gamelin, descendant les degrés dans le flot
des jurés et des spectateurs, ne voyait rien, n'entendait rien
dieux ont soif, Les
CHAPITRE XI 165
que son acte de justice et d'humanité et les félicitations qu'il
se donnait d'avoir reconnu l'innocence. Dans la cour, élodie,
toute blanche, en larmes et souriante, se jeta dans ses bras et
y resta pâmée. Et, quand elle eut recouvré la voix, elle lui
dit : ÷évariste, vous êtes beau, vous êtes bon, vous êtes
généreux ! Dans cette salle, le son de votre voix, mâle et
douce, me traversait tout entière de ses ondes magnétiques.
J'en étais électrisée. Je vous contemplais à votre banc. Je ne
voyais que vous. Mais vous, mon ami, vous n'avez donc pas
deviné ma présence ? Rien ne vous a averti que j'étais là ?
Je me tenais dans la tribune, au second rang, à droite. Mon
Dieu ! Qu'il est doux de faire le bien !
Vous avez sauvé ce malheureux. Sans vous, c'en était fait
de lui : il périssait. Vous l'avez rendu à la vie, à l'amour des
siens. En ce moment, il doit vous bénir. évariste, que je suis
heureuse et fière de vous aimer !
Se tenant par le bras, serrés l'un contre l'autre, ils allaient
par les rues, se sentant si légers, qu'ils croyaient voler.
Ils allaient à l´amour peintre. arrivés à l'oratoire : ÷ne
passons pas par le magasin, dit élodie.
Elle le fit entrer par la porte cochère et monter avec elle à
l'appartement. Sur le palier, elle tira de son réticule une
grande clef de fer.
dieux ont soif, Les
CHAPITRE XI 166
÷ On dirait une clef de prison, fit÷elle. évariste, vous allez
être mon prisonnier.
Ils traversèrent la salle à manger et furent dans la chambre
de la jeune fille.
évariste sentait sur ses lèvres la fraîcheur ardente des lèvres
d'élodie. Il la pressa dans ses bras. La tête renversée, les
yeux mourants, les cheveux répandus, la taille ployée, à
demi évanouie, elle lui échappa et courut pousser le verrou...
La nuit était déjà avancée quand la citoyenne Blaise ouvrit
à son amant la porte de l'appartement et lui dit tout bas, dans
l'ombre : ÷adieu, mon amour ! C'est l'heure où mon père va
rentrer. Si tu entends du bruit dans l'escalier, monte vite à
l'étage supérieur et ne descends que quand il n'y aura plus de
danger qu'on te voie. Pour te faire ouvrir la porte de la rue,
frappe trois coups à la fenêtre de la concierge. Adieu, ma
vie !
Adieu, mon âme !
Quand il se trouva dans la rue, il vit la fenêtre de la
chambre d'élodie s'entr'ouvrir et une petite main cueillir un
oeillet rouge qui tomba à ses pieds comme une goutte de
sang.
dieux ont soif, Les
CHAPITRE XI 167
CHAPITRE XII
Un soir que le vieux Brotteaux portait douze douzaines de
pantins au citoyen Caillou, rue de la loi, le marchand de
jouets, doux et poli d'ordinaire, lui fit, au milieu de ses
poupées et de ses polichinelles, un accueil malgracieux.
÷ Prenez garde, citoyen Brotteaux, lui dit÷il, prenez
garde ! Ce n' est pas touj ours le temps de rire ; les
plaisanteries ne sont pas toutes bonnes : un membre de
sûreté de la section, qui a visité hier mon établissement, a vu
vos pantins et les a trouvés contre÷révolutionnaires.
÷ Il se moquait ! Dit Brotteaux.
÷ Nenni, citoyen, nenni. C'est un homme qui ne plaisante
pas. Il a dit qu'en ces petits bonshommes la représentation
nationale était perfidement contrefaite, qu'on y reconnaissait
notamment des caricatures de Couthon, de Saint÷just et de
Robespierre, et il les a saisis. C'est une perte sèche pour moi,
sans parler des périls où je suis exposé.
÷ Quoi ! Ces Arlequins, ces Gilles, ces Scaramouches, ces
Colins et ces Colettes, que j'ai peints tels que Boucher les
peignait il y a cinquante ans, seraient des Couthon et des
CHAPITRE XII 168
Saint÷just contrefaits ! Il n'y a pas un homme sensé pour le
prétendre.
÷ Il est possible, reprit le citoyen Caillou, que vous ayez
agi sans malice, bien qu'il faille toujours se défier d'un
homme d'esprit comme vous. Mais le jeu est dangereux. En
voulez÷vous un exemple ? Natoile, qui tient un petit théâtre
aux Champs÷élysées, a été arrêté avant÷hier pour incivisme,
à cause qu'il faisait jouer la convention par Polichinelle.
÷ Encore un coup, dit Brotteaux, en soulevant la toile qui
recouvrait ses petits pendus, regardez ces masques et ces
visages, sont÷ce d'autres que des personnages de comédie et
de bergerie ? Comment vous êtes÷vous laissé dire, citoyen
Caillou, que je jouais la convention nationale ?
Brotteaux était surpris. Tout en accordant beaucoup à la
sottise humaine, il n'eût pas cru qu'elle en vînt jamais à
suspecter ses Scaramouches et ses Colinettes. Il protestait de
leur innocence et de la sienne. Mais le citoyen Caillou ne
voulait rien entendre.
÷ Citoyen Brotteaux, remportez vos pantins, je vous
estime, je vous honore, mais ne veux être ni blâmé ni
inquiété à cause de vous. Je respecte la loi. J'entends rester
bon citoyen et être traité comme tel. Bonsoir, citoyen
Brotteaux ; remportez vos pantins.
dieux ont soif, Les
CHAPITRE XII 169
Le vieux Brotteaux reprit le chemin de son logis, portant
ses suspects sur l'épaule au bout d'une perche, et moqué par
les enfants qui croyaient que c'était le marchand de mort aux
rats. Ses pensées étaient tristes. Sans doute, il ne vivait pas
seulement de ses pantins : il faisait des portraits à vingt sols,
sous les portes cochères et dans un tonneau des halles, en
compagnie des ravaudeuses, et beaucoup de jeunes garçons,
qui partaient pour l'armée, voulaient laisser leur portrait à
leur maîtresse. Mais ces petits ouvrages lui donnaient un
mal extrême, et il s' en fallait de beaucoup qu' il fît ses
portraits aussi bien que ses pantins.
Il servait parfois de secrétaire aux dames de la halle, mais
c' était se mêler à des complots royalistes et les risques
ét ai ent gros. Il se rappel a qu' i l y avai t dans l a r ue
neuve÷des÷petits÷champs, proche de la place ci÷devant
vendôme, un autre marchand de jouets, nommé Joly, et il
résolut d'aller dès le lendemain lui offrir ce que refusait le
pusillanime Caillou.
Une pluie fine vint à tomber. Brotteaux, qui en craignait
l'injure pour ses pantins, hâta le pas.
Comme il passait le pont÷neuf, sombre et désert, et
tournait le coin de la place de Thionville, il vit à la lueur
d' une lanterne, sur une borne, un maigre vieillard qui
semblait exténué de fatigue et de faim, et gardait encore un
air vénérable. Il était vêtu d'une lévite déchirée, n'avait point
dieux ont soif, Les
CHAPITRE XII 170
de chapeau et semblait âgé de plus de soixante ans. S'étant
approché de ce malheureux, Brotteaux reconnut le père
Longuemare, qu'il avait sauvé de la lanterne, six mois en çà,
tandis qu'ils faisaient tous deux la queue devant la boutique
de la rue de Jérusalem.
Engagé envers ce religieux par un premier service,
Brotteaux s' approcha de lui, s'en fit reconnaître pour le
publicain qui s' était trouvé à son côté au milieu de la
canaille, un jour de grande disette, et lui demanda s'il ne
pourrait point lui être utile.
÷ Vous paraissez las, mon père. Prenez une goutte de
cordial.
Et Brotteaux tira de la poche de sa redingote puce un petit
flacon d'eau÷de÷vie, qui y était avec son Lucrèce.
÷ Buvez. Et je vous aiderai à regagner votre domicile.
Le père Longuemare repoussa de la main le flacon et
s'efforça de se lever. Mais il retomba sur sa borne.
÷ Monsieur, dit÷il d'une voix faible, mais assurée, depuis
trois mois j'habitais Picpus. Averti qu'on était venu m'arrêter
chez moi, hier, à cinq heures de relevée, je ne suis pas rentré
à mon domicile. Je n'ai point d'asile, j'erre dans les rues et
suis un peu fatigué.
dieux ont soif, Les
CHAPITRE XII 171
÷ Eh bi en, mon père, fit Brotteaux, accordez÷moi
l'honneur de partager mon grenier.
÷ Monsieur, dit le barnabite, vous entendez bien que je suis
suspect.
÷ Je le suis aussi, dit Brotteaux, et mes pantins le sont
aussi, ce qui est le pis de tout. Vous les voyez exposés, sous
cette mince toile, à la pluie fine qui nous morfond. Car,
sachez, mon père, qu'après avoir été publicain je fabrique
des pantins pour subsister.
Le père Longuemare prit la main que lui tendait le citoyen
financier, et accepta l'hospitalité offerte.
Brotteaux, en son grenier, lui servit du pain, du fromage et
du vin, qu'il avait mis à rafraîchir dans sa gouttière, car il
était sybarite.
Ayant apaisé sa faim : ÷monsieur, dit le père Longuemare,
je dois vous informer des circonstances qui ont amené ma
fuite et m'ont jeté expirant sur cette borne où vous m'avez
trouvé. Chassé de mon couvent, je vivais de la maigre rente
que l'assemblée m'avait faite ; je donnais des leçons de latin
et de mathématiques et j' écrivais des brochures sur la
persécution de l'église en France. J'ai même composé un
ouvrage d' une certaine étendue, pour démontrer que le
serment constitutionnel des prêtres est contraire à la
dieux ont soif, Les
CHAPITRE XII 172
discipline ecclésiastique. Les progrès de la révolution
m' ôtèrent tous mes élèves et je ne pouvais toucher ma
pension faute d'avoir le certificat de civisme exigé par la loi.
C'est ce certificat que j'allai demander à l'hôtel de ville, avec
la conviction de le mériter. Membre d'un ordre institué par
l'apôtre saint Paul lui÷même, qui se prévalut du titre de
citoyen romain, je me flattais de me conduire, à son
imitation, en bon citoyen français, respectueux de toutes les
lois humaines qui ne sont pas en opposition avec les lois
di vines. Je présentai ma requête à Monsieur Colin,
charcutier et officier municipal, préposé à la délivrance de
ces sortes de cartes. Il m'interrogea sur mon état. Je lui dis
que j'étais prêtre : il me demanda si j'étais marié, et, sur ma
réponse que je ne l'étais pas, il me dit que c'était tant pis
pour moi. Enfin, après diverses questions, il me demanda si
j'avais prouvé mon civisme le 10 août, le 2 septembre et le
31 mai. « on ne peut donner de certificats, ajouta÷t÷il, qu'à
ceux qui ont prouvé leur civisme par leur conduite en ces
trois occasions. » je ne pus lui faire une réponse qui le
satisfît. Toutefois il prit mon nom et mon adresse et me
promit de faire promptement une enquête sur mon cas. Il tint
parole et c' est en conclusion de son enquête que deux
commissaires du comité de sûreté générale de Picpus,
assistés de la force armée, se présentèrent à mon logis en
mon absence pour me conduire en prison. Je ne sais de quel
crime on m' accuse. Mais convenez qu' il faut plaindre
Monsieur Coli n, dont l' esprit est assez troubl é pour
reprocher à un ecclésiastique de n'avoir pas montré son
dieux ont soif, Les
CHAPITRE XII 173
civisme le 10 août, le 2 septembre, le 31 mai.
Un homme capable d'une telle pensée est bien digne de
pitié.
÷ Moi non plus, je n'ai point de certificat, dit Brotteaux.
Nous sommes tous deux suspects. Mais vous êtes las.
Couchez÷vous, mon père. Nous aviserons demain à votre
sécurité.
Il donna le matelas à son hôte et garda pour lui la paillasse,
que le religieux réclama par humilité, avec une telle instance
qu'il fallut le satisfaire : il eût, sans cela, couché sur le
carreau.
Ayant terminé ces arrangements, Brotteaux souffla la
chandelle par économie et par prudence.
÷ Monsieur, lui dit le religieux, je reconnais ce que vous
faites pour moi ; mais, hélas ! Il est de peu de conséquence
pour vous que je vous en sache gré.
Puisse Dieu vous en faire un mérite ! Ce serait pour vous
d'une conséquence infinie. Mais Dieu ne tient pas compte de
ce qui n'est pas fait pour sa gloire et n'est que l'effort d'une
vertu purement naturelle. C'est pourquoi je vous supplie,
monsieur, de faire pour lui ce que vous étiez porté à faire
pour moi.
dieux ont soif, Les
CHAPITRE XII 174
÷ Mon père, répondit Brotteaux, ne vous donnez point de
souci et ne m'ayez nulle reconnaissance. Ce que je fais en ce
moment et dont vous exagérez le mérite, je ne le fais pas
pour l' amour de vous : car, enfin, bien que vous soyez
aimable, mon père, je vous connais trop peu pour vous
aimer. Je ne le fais pas non plus pour l'amour de l'humanité :
car je ne suis pas aussi simple que Don Juan, pour croire,
comme lui, que l'humanité a des droits ; et ce préjugé, dans
un esprit aussi libre que le sien, m'afflige. Je le fais par cet
égoïsme qui inspire à l'homme tous les actes de générosité et
de dévouement, en le faisant se reconnaître dans tous les
misérables, en le disposant à plaindre sa propre infortune
dans l'infortune d'autrui et en l'excitant à porter aide à un
mortel semblable à lui par la nature et la destinée, jusque÷là
qu'il croit se secourir lui÷même en le secourant. Je le fais
encore par désoeuvrement : car la vie est à ce point insipide
qu'il faut s'en distraire à tout prix et que la bienfaisance est
un divertissement assez fade qu' on se donne à défaut
d' autres plus savoureux ; je le fais par orgueil et pour
prendre avantage sur vous ; je le fais, enfin, par esprit de
système et pour vous montrer de quoi un athée est capable.
÷ Ne vous calomniez point, monsieur, répondit le père
Longuemare. J'ai reçu de Dieu plus de grâces qu'il ne vous
en a accordées jusqu'à cette heure ; mais je vaux moins que
vous, et vous suis bien inférieur en mérites naturels.
Permettez÷moi cependant de prendre aussi sur vous un
avantage. Ne me connaissant pas, vous ne pouvez m'aimer.
dieux ont soif, Les
CHAPITRE XII 175
Et moi, monsieur, sans vous connaître, je vous aime plus
que moi÷même : Dieu me l'ordonne.
Ayant ainsi parlé, le père Longuemare s'agenouilla sur le
carreau, et, après avoir récité ses prières, s'étendit sur sa
paillasse et s'endormit paisiblement.
dieux ont soif, Les
CHAPITRE XII 176
CHAPITRE XIII
évariste Gamelin siégeait au tribunal pour la deuxième
fois. Avant l'ouverture de l'audience, il s'entretenait avec ses
collègues du jury des nouvelles arrivées le matin. Il y en
avait d'incertaines et de fausses ; mais ce qu'on pouvait
retenir était terrible : les armées coalisées, maîtresses de
t out es l es rout es, marchant d' ensembl e, la Vendée
victorieuse, Lyon insurgé, Toulon livré aux Anglais, qui y
débarquaient quatorze mille hommes.
C'était autant pour ces magistrats des faits domestiques que
des événements intéressant le monde entier. Sûrs de périr si
la patrie périssait, ils faisaient du salut public leur affaire
propre. Et l'intérêt de la nation, confondu avec le leur, dictait
leurs sentiments, leurs passions, leur conduite.
Gamelin reçut à son banc une lettre de Trubert, secrétaire
du comité de défense ; c'était l'avis de sa nomination de
commissaire des poudres et des salpêtres.
tu fouilleras toutes les caves de la section pour en extraire
les substances nécessaires à la fabrication de la poudre.
L´ennemi sera peut÷être demain devant Paris . il faut que le
sol de la patrie nous fournisse la foudre que nous lancerons
CHAPITRE XIII 177
à ses agresseurs. Je t´envoie ci÷contre une instruction de la
convention relative au traitement des salpêtres. Salut et
fraternité. à ce moment, l'accusé fut introduit. C'était un des
derniers de ces généraux vaincus que la convention livrait
au tribunal, et le plus obscur. à sa vue, Gamelin frissonna : il
croyait revoir ce militaire que, mêlé au public, il avait vu,
trois semaines auparavant, juger et envoyer à la guillotine.
C'était le même homme, l'air têtu, borné : ce fut le même
procès. Il répondait d'une façon sournoise et brutale qui
gâtait ses meilleures réponses. Ses chicanes, ses arguties, les
accusations dont il chargeait ses subordonnés, faisaient
oublier qu'il accomplissait la tâche respectable de défendre
son honneur et sa vie. Dans cette affaire tout était incertain,
contesté, position des armées, nombre des effectifs,
munitions, ordres donnés, ordres reçus, mouvements des
troupes : on ne savait rien. Personne ne comprenait rien à
ces opérations confuses, absurdes, sans but, qui avaient
abouti à un désastre, personne, pas plus le défenseur et
l'accusé lui÷même que l'accusateur, les juges et les jurés, et,
chose étrange, personne n'avouait à autrui ni à soi÷même
qu'il ne comprenait pas. Les juges se plaisaient à faire des
plans, à disserter sur la tactique et la stratégie ; l'accusé
trahissait ses dispositions naturelles pour la chicane.
On disputait sans fin. Et Gamelin, durant ces débats, voyait
sur les âpres routes du nord les caissons embourbés et les
canons renversés dans les ornières, et, par tous les chemins,
défiler en désordre les colonnes vaincues, tandis que la
dieux ont soif, Les
CHAPITRE XIII 178
cavalerie ennemie débouchait de toutes parts par les défilés
abandonnés. Et il entendait de cette armée trahie monter une
immense clameur qui accusait le général. à la clôture des
débats, l'ombre emplissait la salle et la figure indistincte de
Marat apparaissait comme un fantôme sur la tête du
président. Le jury appelé à se prononcer était partagé.
Gamelin, d'une voix sourde, qui s'étranglait dans sa gorge,
mais d'un ton résolu, déclara l'accusé coupable de trahison
envers la république et un murmure approbateur, qui s'éleva
dans la foule, vint caresser sa jeune vertu. L'arrêt fut lu aux
flambeaux, dont la lueur livide tremblait sur les tempes
creuses du condamné où l'on voyait perler la sueur. à la
sortie, sur les degrés où grouillait la foule des commères
encocardées, tandis qu'il entendait murmurer son nom, que
les habitués du tribunal commençaient à connaître, Gamelin
fut assailli par des tricoteuses qui, lui montrant le poing,
réclamaient la tête de l'Autrichienne.
Le lendemain, évariste eut à se prononcer sur le sort d'une
pauvre femme, la veuve Meyrion, porteuse de pain. Elle
allait dans les rues poussant une petite voiture et portant,
pendue à sa taille, une planchette de bois blanc à laquelle
elle faisait avec son couteau des coches qui représentaient le
compte des pains qu'elle avait livrés. Son gain était de huit
sous par jour. Le substitut de l'accusateur public se montra
d'une étrange violence à l'égard de cette malheureuse, qui
avait, paraît÷il, crié : « vive le roi ! » à plusieurs reprises,
tenu des propos contre÷révolutionnaires dans les maisons où
dieux ont soif, Les
CHAPITRE XIII 179
elle allait porter le pain de chaque jour, et trempé dans une
conspiration qui avait pour objet l'évasion de la femme
Capet. Interrogée par le juge, elle reconnut les faits qui lui
étaient imputés ; soit simplicité, soit fanatisme, elle professa
des sentiments royalistes d'une grande exaltation et se perdit
elle÷même.
Le tribunal révolutionnaire faisait triompher l'égalité en se
montrant aussi sévère pour les portefaix et les servantes que
pour les aristocrates et les financiers. Gamelin ne concevait
point qu'il en pût être autrement sous un régime populaire.
Il eût jugé méprisant, insolent pour le peuple, de l'exclure
du supplice. C'eût été le considérer, pour ainsi dire, comme
indigne du châtiment. Réservée aux seuls aristocrates, la
guillotine lui eût paru une sorte de privilège inique. Gamelin
commençait à se faire du châtiment une idée religieuse et
mystique, à lui prêter une vertu, des mérites propres.
Il pensait qu'on doit la peine aux criminels et que c'est leur
faire tort que de les en frustrer. Il déclara la femme Meyrion
coupable et digne du châtiment suprême, regrettant
seulement que les fanatiques qui l'avaient perdue, plus
coupables qu'elle, ne fussent pas là pour partager son sort.
évariste se rendait presque chaque soir aux Jacobins, qui se
réunissaient dans l'ancienne chapelle des dominicains,
vulgairement nommés jacobins, rue honoré. Sur une cour,
dieux ont soif, Les
CHAPITRE XIII 180
où s' élevait un arbre de la liberté, un peuplier, dont les
feuilles agitées rendaient un perpétuel murmure, la chapelle,
d'un style pauvre et maussade, lourdement coiffée de tuiles,
présentait son pignon nu, percé d'un oeil÷de÷boeuf et d'une
porte cintrée, que surmontait le drapeau aux couleurs
nationales, coiffé du bonnet de la liberté. Les Jacobins, ainsi
que les Cordeliers et les Feuillants, avaient pris la demeure
et le nom de moines dispersés. Gamelin, assidu naguère aux
séances des Cordeliers, ne retrouvait pas chez les Jacobins
les sabots, les carmagnoles, les cris des dantonistes. Dans le
club de Robespierre régnait la prudence administrative et la
gravité bourgeoise.
Depuis que l'ami du peuple n'était plus, évariste suivait les
leçons de Maximilien, dont la pensée dominait aux Jacobins
et, de là, par mille sociétés affiliées, s'étendait sur toute la
France. Pendant la lecture du procès÷verbal, il promenait
ses regards sur les murs nus et tristes, qui, après avoir abrité
les fils spirituels du grand inquisiteur de l'hérésie, voyaient
assemblés les zélés inquisiteurs des crimes contre la patrie.
Là se tenait sans pompe et s'exerçait par la parole le plus
grand des pouvoirs de l'état. Il gouvernait la cité, l'empire,
dictait ses décrets à la convention. Ces artisans du nouvel
ordre de choses, si respectueux de la loi qu'ils demeuraient
royalistes en 1791 et le voulaient être encore au retour de
Varennes, par un attachement opiniâtre à la constitution,
amis de l'ordre établi, même après les massacres du champ
dieux ont soif, Les
CHAPITRE XIII 181
de mars, et jamais révolutionnaires contre la révolution,
étrangers aux mouvements populaires, nourrissaient dans
leur âme sombre et puissante un amour de la patrie qui avait
enfanté quatorze armées et dressé la guillotine.
évariste admirait en eux la vigilance, l'esprit soupçonneux,
la pensée dogmatique, l'amour de la règle, l'art de dominer,
une impériale sagesse.
Le public qui composait la salle ne faisait entendre qu'un
frémissement unanime et régulier, comme le feuillage de
l'arbre de la liberté qui s'élevait sur le seuil.
Ce jour÷là, 11 vendémiaire, un homme jeune, le front
fuyant, le regard perçant, le nez en pointe, le menton aigu, le
visage grêlé, l'air froid, monta lentement à la tribune. Il était
poudré à frimas et portait un habit bleu qui lui marquait la
taille.
Il avait ce maintien compassé, tenait cette allure mesurée
qui faisait dire aux uns, en se moquant, qu'il ressemblait à
un maître à danser et qui le faisait saluer par d'autres du nom
d' « Orphée français. » Robespierre prononça d'une voix
claire un discours éloquent contre les ennemis de la
république.
Il frappa d'arguments métaphysiques et terribles Brissot et
ses complices. Il parla longtemps, avec abondance, avec
dieux ont soif, Les
CHAPITRE XIII 182
har moni e. Pl anant dans l es sphèr es cél est es de l a
philosophie, il lançait la foudre sur les conspirateurs qui
rampaient sur le sol.
évariste entendit et comprit. Jusque÷là, il avait accusé la
Gironde de préparer la restauration de la monarchie ou le
triomphe de la faction d'Orléans et de méditer la ruine de la
ville héroïque qui avait délivré la France et qui délivrerait un
jour l'univers.
Maintenant, à la voix du sage, il découvrait des vérités plus
hautes et plus pures ; il concevait une métaphysique
révolutionnaire, qui élevait son esprit au÷dessus des
grossières contingences, à l'abri des erreurs des sens, dans la
région des certitudes absol ues. Les choses sont par
elles÷mêmes mélangées et pleines de confusion ; la
complexité des faits est telle qu'on s'y perd. Robespierre les
lui simplifiait, lui présentait le bien et le mal en des formules
simples et claires. Fédéralisme, indivisibilité : dans l'unité et
l' indivisibilité était le salut ; dans le fédéralisme, la
damnation.
Gamelin goûtait la joie profonde d'un croyant qui sait le
mot qui sauve et le mot qui perd. Désormais le tribunal
r évol ut i onnai r e, comme aut r ef oi s l es t r i bunaux
ecclésiastiques, connaîtrait du crime absolu, du crime
verbal. Et, parce qu' il avait l'esprit religieux, évariste
recevait ces révélations avec un sombre enthousiasme ; son
dieux ont soif, Les
CHAPITRE XIII 183
coeur s'exaltait et se réjouissait à l'idée que désormais, pour
discerner le crime et l'innocence, il possédait un symbole.
Vous tenez lieu de tout, ô trésors de la foi !
Le sage Maximilien l' éclairait aussi sur les intentions
perfides de ceux qui voulaient égaliser les biens et partager
les terres, supprimer la richesse et la pauvreté et établir pour
tous la médiocrité heureuse. Séduit par leurs maximes, il
avait d'abord approuvé leurs desseins qu'il jugeait conformes
aux principes d'un vrai républicain. Mais Robespierre, par
ses discours aux Jacobins, lui avait révélé leurs menées et
découvert que ces hommes, dont les intentions paraissaient
pures, tendaient à la subversion de l a république, et
n'alarmaient les riches que pour susciter à l'autorité légitime
de puissants et implacables ennemis. En effet, sitôt la
propriété menacée, la population tout entière, d'autant plus
attachée à ses biens qu'elle en possédait peu, se retournait
brusquement contre la république. Alarmer les intérêts, c'est
conspirer.
Sous apparence de préparer le bonheur universel et le
règne de la justice, ceux qui proposaient comme un objet
digne de l'effort des citoyens l'égalité et la communauté des
biens étaient des traîtres et des scélérats plus dangereux que
les fédéralistes.
dieux ont soif, Les
CHAPITRE XIII 184
Mais la plus grande révélation que lui eût apportée la
sagesse de Robespierre, c'étaient les crimes et les infamies
de l'athéisme. Gamelin n'avait jamais nié l'existence de
Dieu ; il était déiste et croyait à une providence qui veille
sur les hommes : mais, s'avouant qu'il ne concevait que très
indistinctement l'être suprême et très attaché à la liberté de
conscience, il admettait volontiers que d'honnêtes gens
pussent, à l'exemple de La Mettrie, de Boulanger, du baron
D'Holbach, de Lalande, d'Helvétius, du citoyen Dupuis, nier
l' existence de Dieu, à la charge d' établir une morale
naturelle et de retrouver en eux÷mêmes les sources de la
justice et les règles d'une vie vertueuse. Il s'était même senti
en sympathie avec les athées, quand il les avait vus injuriés
ou persécutés.
Maximilien lui avait ouvert l'esprit et dessillé les yeux. Par
son éloquence vertueuse, ce grand homme lui avait révélé le
vrai caractère de l'athéisme, sa nature, ses intentions, ses
effets ; il lui avait démontré que cette doctrine, formée dans
les salons et les boudoirs de l' aristocratie, était la plus
perfide invention que les ennemis du peuple eussent
imaginée pour le démoraliser et l'asservir ; qu' il était
criminel d' arracher du coeur des malheureux la pensée
consolante d'une providence rémunératrice et de les livrer
sans guide et sans frein aux passions qui dégradent l'homme
et en f ont un vi l escl ave, et qu' enf i n l ' épi cur i sme
monarchique d'un Helvétius conduisait à l'immoralité, à la
cruauté, à tous les crimes. Et, depuis que les leçons d'un
dieux ont soif, Les
CHAPITRE XIII 185
grand citoyen l'avaient instruit, il exécrait les athées, surtout
lorsqu'ils l'étaient d'un coeur ouvert et joyeux, comme le
vieux Brotteaux.
Dans les jours qui suivirent, évariste eut à juger, coup sur
coup, un ci÷devant convaincu d'avoir détruit des grains pour
affamer le peuple, trois émigrés qui étaient revenus
fomenter la guerre civi le en France, deux fi ll es du
palais÷égalité, quatorze conspirateurs bretons, femmes,
vieillards, adolescents, maîtres et serviteurs. Le crime était
avéré, la loi formelle.
Parmi les coupables se trouvait une femme de vingt ans,
parée des splendeurs de la jeunesse sous les ombres de sa fin
prochaine, charmante. Un noeud bleu retenait ses cheveux
d'or, son fichu de linon découvrait un cou blanc et flexible.
évariste opina constamment pour la mort, et tous les
accusés, à l'exception d'un vieux jardinier, furent envoyés à
l'échafaud.
La semaine suivante, évariste et sa section fauchèrent
quarante÷cinq hommes et dix÷huit femmes.
Les juges du tribunal révolutionnaire ne faisaient pas de
distinction entre les hommes et les femmes, inspirés en cela
par un principe aussi ancien que la justice même. Et, si le
président Montané, touché par le courage et la beauté de
dieux ont soif, Les
CHAPITRE XIII 186
Charlotte Corday, avait tenté de la sauver en altérant la
procédure, et y avait perdu son siège, les femmes, le plus
souvent, étaient interrogées sans faveur, d'après la règle
commune à tous les tribunaux. Les jurés les craignaient, se
défiaient de leurs ruses, de leur habitude de feindre, de leurs
moyens de séduction.
égalant les hommes en courage, elles invitaient par là le
tribunal à les traiter comme des hommes. La plupart de ceux
qui les jugeaient, médiocrement sensuels ou sensuels à leurs
heures, n'en étaient nullement troublés. Ils condamnaient ou
acquittaient ces femmes selon leur conscience, leurs
préj ugés, leur zèle, leur amour mol ou violent de la
république.
Elles se montraient presque toutes soigneusement coiffées
et mises avec autant de recherche que leur permettait leur
malheureux état. Mais il y en avait peu de jeunes, moins
encore de jolies. La prison et les soucis les avaient flétries,
le jour cru de la salle trahissait leur fatigue, leurs angoisses,
accusait leurs paupières flétries, leur teint couperosé, leurs
lèvres blanches et contractées.
Pourtant le fatal fauteuil reçut plus d'une fois une femme
jeune, belle dans sa pâleur, alors qu'une ombre funèbre,
pareille aux voiles de la volupté, noyait ses regards. à cette
vue, que les jurés soient ou attendris ou irrités ; que, dans le
secret de ses sens dépravés, un de ces magistrats ait scruté
dieux ont soif, Les
CHAPITRE XIII 187
les secrets les plus intimes de cette créature qu' i l se
représentait à la fois vivante et morte, et que, en remuant des
images voluptueuses et sanglantes, il se soit donné le plaisir
atroce de livrer au bourreau ce corps désiré, c'est ce que,
peut֐tre, on doit taire, mais qu' on ne peut nier, si l'on
connaît les hommes. évariste Gamelin, artiste froid et
savant, ne reconnaissait de beauté qu'à l'antique, et la beauté
lui inspirait moins de trouble que de respect. Son goût
classique avait de telles sévérités qu'il trouvait rarement une
femme à son gré ; il était insensible aux charmes d'un joli
visage autant qu'à la couleur de Fragonard et aux formes de
Boucher. Il n'avait jamais connu le désir que dans l'amour
profond.
Comme la plupart de ses collègues du tribunal, il croyait
les femmes plus dangereuses que les hommes.
Il haïssait les ci÷devant princesses, celles qu'il se figurait,
dans ses songes pleins d'horreur, mâchant, avec élisabeth et
l'Autrichienne, des balles pour assassiner les patriotes ; il
haïssait même toutes ces belles amies des financiers, des
philosophes et des hommes de lettres, coupables d'avoir joui
des plaisirs des sens et de l'esprit et vécu dans un temps où il
était doux de vivre. Il les haïssait sans s'avouer sa haine, et,
quand il en avait quelqu'une à juger, il la condamnait par
ressentiment, croyant la condamner avec justice pour le
salut public. Et son honnêteté, sa pudeur virile, sa froide
sagesse, son dévouement à l'état, ses vertus enfin, poussaient
dieux ont soif, Les
CHAPITRE XIII 188
sous la hache des têtes touchantes.
Mais qu'est ceci et que signifie ce prodige étrange ?
Naguère encore il fallait chercher les coupables, s'efforcer
de les découvrir dans leur retraite et de leur tirer l'aveu de
leur crime. Maintenant, ce n' est plus la chasse avec une
multitude de limiers, la poursuite d'une proie timide : voici
que de toutes parts s'offrent les victimes.
Nobles, vierges, soldats, filles publiques se ruent sur le
tribunal, arrachent aux juges leur condamnation trop lente,
réclament la mort comme un droit dont ils sont impatients
de jouir. Ce n'est pas assez de cette multitude dont le zèle
des délateurs a rempli les prisons et que l'accusateur public
et ses acolytes s'épuisent à faire passer devant le tribunal : il
faut pourvoir encore au supplice de ceux qui ne veulent pas
attendre. Et tant d'autres, encore plus prompts et plus fiers,
enviant leur mort aux juges et aux bourreaux, se frappent de
leur propre main ! à la fureur de tuer répond la fureur de
mourir. Voici, à la conciergerie, un jeune militaire, beau,
vigoureux, aimé ; il a laissé dans la prison une amante
adorable qui lui a dit : « vis pour moi ! » il ne veut vivre ni
pour elle, ni pour l'amour, ni pour la gloire. Il a allumé sa
pipe avec son acte d'accusation. Et, républicain, car il respire
la liberté par tous les pores, il se fait royaliste afin de
mourir. Le tribunal s'efforce de l'acquitter : l'accusé est le
plus fort ; juges et jurés sont obligés de céder.
dieux ont soif, Les
CHAPITRE XIII 189
L'esprit d'évariste, naturellement inquiet et scrupuleux,
s'emplissait, aux leçons des Jacobins et au spectacle de la
vie, de soupçons et d'alarmes.
à la nuit, en suivant, pour se rendre chez élodie, les rues
mal éclairées, il croyait, par chaque soupirail, apercevoir
dans la cave la planche aux faux assignats ; au fond de la
boutique vide du boulanger ou de l'épicier il devinait des
magasins regorgeant de vivres accaparés ; à travers les vitres
étincelantes des traiteurs, il lui semblait entendre les propos
des agioteurs qui préparaient la ruine du pays en vidant des
bouteilles de vin de Beaune ou de Chablis ; dans les ruelles
infectes, il apercevait les filles de joie prêtes à fouler aux
pieds la cocarde nationale aux applaudissements de la
jeunesse élégante ; il voyait partout des conspirateurs et des
traîtres. Et il songeait : « république ! Contre tant
d'ennemis secrets ou déclarés, tu n'as qu'un secours. Sainte
guillotine, sauve la patrie ! ... » élodie l'attendait dans sa
petite chambre bleue, au÷dessus de l´amour peintre. pour
l'avertir qu'il pouvait entrer, elle mettait sur le rebord de la
fenêtre son petit arrosoir vert, près du pot d' oeillets.
Maintenant il lui faisait horreur, il lui apparaissait comme un
monstre : elle avait peur de lui et elle l'adorait. Toute la nuit,
pressés éperdument l'un contre l'autre, l'amant sanguinaire et
la voluptueuse fille se donnaient en silence des baisers
furieux.
dieux ont soif, Les
CHAPITRE XIII 190
CHAPITRE XIV
Levé dès l'aube, le père Longuemare, ayant balayé
La chambre, s'en alla dire sa messe dans une chapelle de la
rue d'enfer, desservie par un prêtre insermenté. Il y avait à
Paris des milliers de retraites semblables, où le clergé
réfractaire réunissait clandestinement de petits troupeaux de
fidèles. La police des sections, bien que vigilante et
soupçonneuse, fermait les yeux sur ces bercails cachés, de
peur des ouailles irritées et par un reste de vénération pour
les choses saintes. Le barnabite fit ses adieux à son hôte, qui
eut grand'peine à obtenir qu'il revînt dîner, et l'engagea enfin
par la promesse que la chère ne serait ni abondante ni
délicate.
Brotteaux, demeuré seul, alluma un petit fourneau de
terre ; puis, tout en préparant le dîner du religieux et de
l'épicurien, il relisait Lucrèce et méditait sur la condition des
hommes.
Ce sage n'était pas surpris que des êtres misérables, vains
jouets des forces de la nature, se trouvassent le plus souvent
dans des situations absurdes et pénibles ; mais il avait la
faiblesse de croire que les révolutionnaires étaient plus
CHAPITRE XIV 191
méchants et plus sots que les autres hommes, en quoi il
tombait dans l'idéologie. Au reste, il n'était point pessimiste
et ne pensait pas que la vie fût tout à fait mauvaise.
I l admi r ai t l a nat ur e en pl usi eur s de ses par t i es,
spécialement dans la mécanique céleste et dans l'amour
physique, et s' accommodait des travaux de la vie en
attendant le jour prochain où il ne connaîtrait plus ni craintes
ni désirs.
Il coloria quelques pantins avec attention et fit une Zerline
qui ressemblait à la Thévenin. Cette fille lui plaisait et son
épicurisme louait l'ordre des atomes qui la composaient.
Ces soins l'occupèrent jusqu'au retour du barnabite.
÷ Mon père, fit÷il en lui ouvrant la porte, je vous avais
bien dit que notre repas serait maigre. Nous n'avons que des
châtaignes. Encore s' en faut÷il qu' elles soient bien
assaisonnées.
÷ Des châtaignes ! S'écria le père Longuemare en souriant,
il n'y a point de mets plus délicieux. Mon père, monsieur,
était un pauvre gentilhomme limousin, qui possédait, pour
tout bien, un pigeonnier en ruines, un verger sauvage et un
bouquet de châtaigniers. Il se nourrissait, avec sa femme et
ses douze enfants, de grosses châtaignes vertes, et nous
étions tous forts et robustes. J'étais le plus jeune et le plus
dieux ont soif, Les
CHAPITRE XIV 192
turbulent : mon père disait, par plaisanterie, qu'il faudrait
m'envoyer à l'Amérique faire le flibustier... ah ! Monsieur,
que cette soupe aux châtaignes est parfumée ! Elle me
rappelle la table couronnée d'enfants où souriait ma mère.
Le repas achevé, Brotteaux se rendit chez Joly, marchand
de jouets rue neuve÷des÷petits÷champs, qui prit les pantins
refusés par Cail lou et en commanda non pas douze
douzaines à la fois comme celui÷ci, mais bien vingt÷quatre
douzaines pour commencer.
En atteignant la rue ci÷devant royale, Brotteaux vit sur la
place de la révolution étinceler un triangle d'acier entre deux
montants de bois : c'était la guillotine. Une foule énorme et
joyeuse de curieux se pressait autour de l' échafaud,
attendant les charrettes pleines. Des femmes, portant
l'éventaire sur le ventre, criaient les gâteaux de Nanterre.
Les marchands de tisane agitaient leur sonnette ; au pied de
la statue de la liberté, un vieillard montrait des gravures
d'optique dans un petit théâtre surmonté d'une escarpolette
où se balançait un singe.
Des chiens, sous l'échafaud, léchaient le sang de la veille.
Brotteaux rebroussa vers la rue honoré.
Rentré dans son grenier, où le barnabite lisait son bréviaire,
il essuya soigneusement la table et y mit sa boîte de couleurs
dieux ont soif, Les
CHAPITRE XIV 193
ainsi que les outils et les matériaux de son état.
÷ Mon père, dit÷il, si vous ne jugez pas cette occupation
indigne du sacré caractère dont vous êtes revêtu, aidez÷moi,
je vous prie, à fabriquer des pantins. Un sieur Joly m'en a
fait, ce matin même, une assez grosse commande. Pendant
que je peindrai ces figures déjà formées, vous me rendrez
grand service en découpant des têtes, des bras, des jambes et
des troncs sur les patrons que voici. Vous n' en sauriez
trouver de meilleurs : ils sont d'après Watteau et Boucher.
÷ Je crois, en effet, monsieur, dit Longuemare, que
Watt eau et Boucher étai ent propr es à créer de t els
brimborions : il eût mieux valu, pour leur gloire, qu'ils s'en
fussent tenus à d'innocents pantins comme ceux÷ci. Je serais
heureux de vous aider, mais je crains de n'être pas assez
habile pour cela.
Le père Longuemare avait raison de se défier de son
adresse : après plusieurs essais malheureux il fallut bien
reconnaître que son génie n'était pas de découper à la pointe
du canif, dans un mince carton, des contours agréables. Mais
quand, à sa demande, Brotteaux lui eut donné de la ficelle et
un passe÷lacet, il se révéla très apte à douer de mouvement
ces petits êtres qu'il n'avait su former, et à les instruire à la
danse. Il avait bonne grâce à les essayer ensuite en faisant
exécuter à chacun d'eux quelques pas de gavotte, et, quand
ils répondaient à ses soins, un sourire glissait sur ses lèvres
dieux ont soif, Les
CHAPITRE XIV 194
sévères.
Une fois qu'il tirait en mesure la ficelle d'un Scaramouche :
÷monsieur, dit ÷il , ce petit masque me rappelle une
singulière histoire. C'était en 1746 : j'achevais mon noviciat,
sous la direction du père Magitot, homme âgé, de profond
savoir et de moeurs austères. à cette époque, il vous en
souvi ent peut ÷êtr e, l es pant ins, dest i nés d' abord à
l'amusement des enfants, exerçaient sur les femmes et même
sur les hommes jeunes et vieux un attrait extraordinaire ; ils
faisaient fureur à Paris. Les boutiques des marchands à la
mode en regorgeaient ; on en trouvait chez les personnes de
qualité, et il n'était pas rare de voir à la promenade et dans
les rues un grave personnage faire danser son pantin. L'âge,
le caractère, la profession du père Magitot ne le gardèrent
point de la contagion. Alors qu'il voyait chacun occupé à
fai r e danser un pet i t homme de car t on, ses doi gt s
éprouvaient des impatiences qui lui devinrent bientôt très
importunes. Un jour que pour une affaire importante, qui
intéressait l'ordre tout entier, il faisait visite à Monsieur
Chauvel, avocat au parlement, avisant un pantin suspendu à
la cheminée, il éprouva une terrible tentation d'en tirer la
ficelle. Ce ne fut qu' au prix d' un grand effort qu'il en
triompha. Mais ce désir frivole le poursuivit et ne lui laissa
plus de repos. Dans ses études, dans ses méditations, dans
ses prières, à l'église, dans le chapitre, au confessionnal, en
chaire, il en était obsédé. Après quelques jours consumés
dans un trouble affreux, il exposa ce cas extraordinaire au
dieux ont soif, Les
CHAPITRE XIV 195
génér al de l ' ordr e, qui , en ce moment , se t r ouvai t
heureusement à Paris. C'était un docteur éminent et l'un des
princes de l'église de Milan. Il conseilla au père Magitot de
satisfaire une envie, innocente dans son principe, importune
dans ses conséquences et dont l'excès menaçait de causer
dans l'âme qui en était dévorée les plus graves désordres.
Sur l'avis ou, pour mieux dire, par l'ordre du général, le père
Magitot retourna chez Monsieur Chauvel, qui le reçut
comme la première fois, dans son cabinet.
Là, retrouvant le pantin accroché à la cheminée, il s' en
approcha vivement et demanda à son hôte la grâce d'en tirer
un moment la ficelle. L'avocat la lui accorda très volontiers
et lui confia que parfois il faisait danser Scaramouche
(c'était le nom du pantin) en préparant ses plaidoiries et que,
la veille encore, il avait réglé, sur les mouvements de
Scaramouche, sa péroraison en faveur d'une femme accusée
faussement d'avoir empoisonné son mari. Le père Magitot
sai si t en t r embl ant l a f i cel l e, et vi t sous sa mai n
Scaramouche s'agiter comme un possédé qu'on exorcise.
Ayant ai nsi cont ent é son capri ce, i l f ut dél i vr é de
l'obsession.
÷ Votre récit ne me surprend pas, mon père, dit Brotteaux.
On voit de ces obsessions. Mais ce ne sont pas toujours des
figures de carton qui les causent.
dieux ont soif, Les
CHAPITRE XIV 196
Le père Longuemare, qui était religieux, ne parlait jamais
de religion ; Brotteaux en parlait constamment. Et, comme il
se sentait de la sympathie pour le barnabite, il se plaisait à
l'embarrasser et à le troubler par des objections à divers
articles de la doctrine chrétienne.
Une fois, tandis qu'ils fabriquaient ensemble des Zerlines
et des Scaramouches : ÷quand je considère, dit Brotteaux,
les événements qui nous ont mis au point où nous sommes,
doutant quel parti, dans la folie universelle, a été le plus fou,
je ne suis pas éloigné de croire que ce fut celui de la cour.
÷ Monsieur, répondit le religieux, tous les hommes
deviennent insensés, comme Nabuchodonosor, quand Dieu
les abandonne ; mais nul homme, de nos jours, ne plongea
dans l'ignorance et l'erreur aussi profondément que monsieur
l'abbé Fauchet, nul homme ne fut aussi funeste au royaume
que celui÷là. Il fallait que Dieu fût ardemment irrité contre
la France, pour lui envoyer monsieur l'abbé Fauchet !
÷ Il me semble que nous avons d'autres malfaiteurs que ce
malheureux Fauchet.
÷ Monsieur l'abbé Grégoire a montré aussi beaucoup de
malice.
÷ Et Brissot, et Danton, et Marat, et cent autres, qu'en
dites÷vous, mon père ?
dieux ont soif, Les
CHAPITRE XIV 197
÷ Monsieur, ce sont des laïques : les laïques ne sauraient
encourir les mêmes responsabilités que les religieux. Ils ne
font pas le mal de si haut, et leurs crimes ne sont point
universels.
÷ Et votre Dieu, mon père, que dites÷vous de sa conduite
dans la révolution présente ?
÷ Je ne vous comprends pas, monsieur.
÷épicure a dit : ou Dieu veut empêcher le mal et ne le peut,
ou il le peut et ne le veut, ou il ne le peut ni ne le veut, ou il
le veut et il le peut.
S'il le veut et ne le peut, il est impuissant ; s'il le peut et ne
le veut, il est pervers ; s'il ne le peut ni ne le veut, il est
impuissant et pervers ; s'il le veut et le peut, que ne le fait÷il,
mon père ?
Et Brotteaux jeta sur son interlocuteur un regard satisfait.
÷ Monsieur, répondit le religieux, il n'y a rien de plus
misérable que les difficultés que vous soulevez.
Quand j'examine les raisons de l'incrédulité, il me semble
voir des fourmis opposer quelques brins d'herbe comme une
digue au torrent qui descend des montagnes. Souffrez que je
ne dispute pas avec vous : j'y aurais trop de raisons et trop
dieux ont soif, Les
CHAPITRE XIV 198
peu d'esprit. Au reste, vous trouverez votre condamnation
dans l' abbé Guénée et dans vingt autres. Je vous dirai
seulement que ce que vous rapportez d'épicure est une
sottise : car on y juge Dieu comme s'il était un homme et en
avait la morale. Eh bien ! Monsieur, les incrédules, depuis
Celse jusqu'à Bayle et Voltaire, ont abusé les sots avec de
semblables paradoxes.
÷ Voyez, mon père, dit Brotteaux, où votre foi vous
entraîne. Non content de trouver toute vérité dans votre
théologie, vous voulez encore n'en rencontrer aucune dans
l es ouvrages de tant de beaux géni es qui pensèrent
autrement que vous.
÷ Vous vous trompez entièrement, monsieur, répliqua
Longemare. Je crois, au contraire, que rien ne saurait être
tout à fait faux dans la pensée d'un homme. Les athées
occupent le plus bas échelon de la connaissance ; à ce degré
encore, il reste des lueurs de raison et des éclairs de vérité,
et, alors même que les ténèbres le noient, l'homme dresse un
front où Dieu mit l'intelligence : c'est le sort de Lucifer.
÷ Eh bien, monsieur, dit Brotteaux, je ne serai pas si
généreux et je vous avouerai que je ne trouve pas dans tous
les ouvrages des théologiens un atome de bon sens.
Il se défendait toutefois de vouloir attaquer la religion, qu'il
estimait nécessaire aux peuples : il eût souhaité seulement
dieux ont soif, Les
CHAPITRE XIV 199
qu' elle eût pour ministres des philosophes et non des
controversistes. Il déplorait que les jacobins voulussent la
remplacer par une religion plus jeune et plus maligne, par la
religion de la liberté, de l'égalité, de la république, de la
patrie. Il avait remarqué que c'est dans la vigueur de leur
jeune âge que les religions sont le plus furieuses et le plus
cruelles, et qu' elles s' apaisent en vieillissant. Aussi,
souhaitait÷il qu' on gardât le catholicisme, qui avai t
beaucoup dévoré de victimes au temps de sa vigueur, et qui
maintenant, appesanti sous le poids des ans, d' appétit
médiocre, se contentait de quatre ou cinq rôtis d'hérétiques
en cent ans.
÷ Au r est e, aj out a÷t ÷i l , j e me sui s t ouj ours bi en
accommodé des théophages et des christicoles.
J'avais un aumônier aux Ilettes : chaque dimanche, on y
disait la messe ; tous mes invités y assistaient.
Les philosophes y étaient les plus recueillis et les filles
d'opéra les plus ferventes. J'étais heureux alors et comptais
de nombreux amis.
÷ Des amis, s'écria le père Longuemare, des amis ! ...
Ah ! Monsieur, croyez÷vous qu'ils vous aimaient, tous ces
philosophes et toutes ces courtisanes, qui ont dégradé votre
âme de telle sorte que Dieu lui÷même aurait peine à y
dieux ont soif, Les
CHAPITRE XIV 200
reconnaître un des temples qu'il a édifiés pour sa gloire ?
Le père Longuemare continua d'habiter huit jours chez le
publicain sans y être inquiété. Il suivait, autant qu'il pouvait,
la règle de sa communauté et se levait de sa paillasse pour
réciter, agenouillé sur le carreau, les offices de nuit. Bien
qu'ils n'eussent tous deux à manger que de misérables
rogatons, il observait le jeûne et l'abstinence.
Témoin affligé et souriant de ces austérités, le philosophe
lui demanda, un jour : ÷croyez÷vous vraiment que Dieu
éprouve quelque plaisir à vous voir endurer ainsi le froid et
la faim ?
÷Dieu lui÷même, répondit le moine, nous a donné
l'exemple de la souffrance.
Le neuvième jour depuis que le barnabite logeait dans le
grenier du philosophe, celui÷ci sortit entre chien et loup
pour porter ses pantins à Joly, marchand de jouets, rue
neuve÷des÷petits÷champs.
Il revenait heureux de les avoir tous vendus, lorsque, sur la
ci÷devant place du carrousel, une fille en pelisse de satin
bleu bordée d'hermine, qui courait en boitant, se jeta dans
ses bras et le tint embrassé à la façon des suppliantes de tous
les temps.
dieux ont soif, Les
CHAPITRE XIV 201
Elle tremblait ; on entendait les battements précipités de
son coeur. Admirant comme elle se montrait pathétique dans
sa vulgarité, Brotteaux, vieil amateur de théâtre, songea que
Mademoiselle Raucourt ne l'eût pas vue sans profit.
Elle parlait d'une voix haletante, dont elle baissait le ton de
peur d'être entendue des passants : ÷emmenez÷moi, citoyen,
cachez÷moi, par pitié ! ...
Ils sont dans ma chambre, rue fromenteau. Pendant qu'ils
montaient, je me suis réfugiée chez Flora, ma voisine, et j'ai
sauté par la fenêtre dans la rue, de sorte que je me suis foulé
le pied... ils viennent ; ils veulent me mettre en prison et me
faire mourir...
La semaine dernière, ils ont fait mourir Virginie.
Brotteaux comprenait bien qu'elle parlait des délégués du
comité révolutionnaire de la section ou des commissaires du
comité de sûreté générale. La commune avait alors un
procureur vertueux, le citoyen Chaumette, qui poursuivait
les filles de joie comme les plus funestes ennemies de la
république. Il voulait régénérer les moeurs. à vrai dire, les
demoiselles du palais÷égalité étaient peu patriotes. Elles
regrettaient l'ancien état et ne s'en cachaient pas toujours.
Plusieurs avaient déjà été guillotinées comme conspiratrices,
et leur sort tragique avait excité beaucoup d'émulation chez
leurs pareilles.
dieux ont soif, Les
CHAPITRE XIV 202
Le citoyen Brotteaux demanda à la suppliante par quelle
faute elle s'était attiré un mandat d'arrêt.
Elle jura qu'elle n'en savait rien, qu'elle n'avait rien fait
qu'on pût lui reprocher.
÷ Eh bien, ma fille, lui dit Brot teaux, tu n' es point
suspecte : tu n' as rien à craindre. Va te coucher, et
laisse÷moi tranquille.
Alors elle avoua tout : ÷j'ai arraché ma cocarde et j'ai crié :
« vive le roi ! » il s'engagea sur les quais déserts, avec elle.
Serrée à son bras, elle disait : ÷ce n'est pas que je l'aime, le
roi ; vous pensez bien que je ne l' ai jamais connu et
peut÷être n'était÷il pas un homme très différent des autres.
Mais ceux÷ci sont méchants. Ils se montrent cruels envers
les pauvres filles. Ils me tourmentent, me vexent et
m'injurient de toutes les manières ; ils veulent m'empêcher
de faire mon métier. Je n'en ai pas d'autre. Vous pensez bien
que si j' en avais un autre, je ne ferais pas celui÷là.. .
qu'est÷ce qu'ils veulent ? Ils s'acharnent contre les petits, les
faibles, le laitier, le charbonnier, le porteur d' eau, la
blanchisseuse. Ils ne seront contents que lorsqu'ils auront
mis contre eux tout le pauvre monde.
dieux ont soif, Les
CHAPITRE XIV 203
Il la regarda : elle avait l'air d'un enfant. Elle ne ressentait
plus de peur. Elle souriait presque, légère et boitillante. Il lui
demanda son nom. Elle répondit qu' elle se nommai t
Athénaïs et avait seize ans.
Brotteaux lui offrit de la conduire où elle voudrait.
Elle ne connaissait personne à Paris ; mais elle avait une
tante, servante à Palaiseau, qui la garderait chez elle.
Brotteaux prit sa résolution : ÷viens, mon enfant, lui dit÷il.
Et il l'emmena, appuyée à son bras.
Rentré dans son grenier, il trouva le père Longuemare qui
lisait son bréviaire.
Il lui montra Athénaïs, qu'il tenait par la main : ÷mon père,
voilà une fille de la rue fromenteau qui a crié : « vive le
roi ! » la police révolutionnaire est à ses trousses. Elle n'a
point de gîte.
Permettez÷vous qu'elle passe la nuit ici ?
Le père Longuemare ferma son bréviaire : ÷si je vous
comprends bien, dit÷il, vous me demandez, monsieur, si
cette jeune fille, qui est comme moi sous le coup d'un
mandat d'arrêt, peut, pour son salut temporel, passer la nuit
dieux ont soif, Les
CHAPITRE XIV 204
dans la même chambre que moi.
÷ Oui, mon père.
÷ De quel droit m'y opposerais÷je ? Et, pour me croire
offensé de sa présence, suis÷je sûr de valoir mieux qu'elle ?
Il se mit, pour la nuit, dans un vieux fauteuil ruiné, assurant
qu'il y dormirait bien. Athénaïs se coucha sur le matelas.
Brotteaux s'étendit sur la paillasse et souffla la chandelle.
Les heures et les demies sonnaient aux clochers des
églises : il ne dormait point et entendait les souffles mêlés
du religieux et de la fille. La lune, image et témoin de ses
anciennes amours, se leva et envoya dans la mansarde un
rayon d'argent qui éclaira la chevelure blonde, les cils d'or,
le nez fin, la bouche ronde et rouge d'Athénaïs, dormant les
poings fermés.
« voi l à, songea÷t ÷i l, une t erri bl e ennemi e de l a
république ! » quand Athénaïs se réveilla, il faisait jour. Le
religieux était parti. Brotteaux, sous la lucarne, lisant
Lucrèce, s'instruisait, aux leçons de la muse latine, à vivre
sans craintes et sans désirs ; et toutefois il était dévoré de
regrets et d'inquiétudes.
En ouvrant les yeux, Athénaïs vit avec stupeur sur sa tête
les solives d'un grenier. Puis elle se rappela, sourit à son
dieux ont soif, Les
CHAPITRE XIV 205
sauveur et tendit vers lui, pour le caresser, ses jolies petites
mains sales.
Soulevée sur sa couche, elle montra du doigt le fauteuil
délabré où le religieux avait passé la nuit.
÷ Il est parti ? ... il n'est pas allé me dénoncer, dites ?
÷ Non, mon enfant. On ne saurait trouver plus honnête
homme que ce vieux fou.
Athénaïs demanda quelle était la folie de ce bonhomme ;
et, quand Brotteaux lui eut dit que c'était la religion, elle lui
reprocha gravement de parler ainsi, déclara que les hommes
sans religion étaient pis que des bêtes et que, pour elle, elle
priait Dieu souvent, espérant qu' il lui pardonnerait ses
péchés et la recevrait en sa sainte miséricorde.
Puis, remarquant que Brotteaux tenait un livre à la main,
elle crut que c'était un livre de messe et dit : ÷vous voyez
bien que, vous aussi, vous dites vos prières ! Dieu vous
récompensera de ce que vous avez fait pour moi.
Brotteaux lui ayant dit que ce livre n'était pas un livre de
messe, et qu'il avait été écrit avant que l'idée de messer se
fût introduite dans le monde, elle pensa que c'était une clef
des songes. et demanda s'il ne s'y trouvait pas l'explication
d'un rêve extraordinaire qu'elle avait fait. Elle ne savait pas
dieux ont soif, Les
CHAPITRE XIV 206
lire et ne connaissait, par ouï÷dire, que ces deux sortes
d'ouvrages.
Brotteaux lui répondit que ce livre n'expliquait que le
songe de la vie. La belle enfant, trouvant cette réponse
difficile, renonça à la comprendre et se trempa le bout du
nez dans la terrine qui remplaçait pour Brotteaux les
cuvettes d'argent dont il usait autrefois. Puis elle arrangea
ses cheveux devant le miroir à barbe de son hôte, avec un
soin minutieux et grave. Ses bras blancs recourbés sur sa
tête, elle prononçait quelques paroles, à longs intervalles.
÷ Vous, vous avez été riche.
÷ Qu'est÷ce qui te le fait croire ?
÷ Je ne sais pas. Mais vous avez été riche et vous êtes un
aristocrate, j'en suis sûre.
Elle tira de sa poche une petite sainte÷vierge en argent
dans une chapelle ronde d'ivoire, un morceau de sucre, du
fil, des ciseaux, un briquet, deux ou trois étuis et, après avoir
fait le choix de ce qui lui était nécessaire, elle se mit à
raccommoder sa jupe, qui avait été déchirée en plusieurs
endroits.
÷ Pour votre sécurité, mon enfant, mettez ceci à votre
coiffe ! Lui dit Brotteaux, en lui donnant une cocarde
dieux ont soif, Les
CHAPITRE XIV 207
tricolore.
÷ Je le ferai volontiers, monsieur, lui répondit÷elle ; mais
ce sera pour l' amour de vous et non pour l'amour de la
nation.
Quand elle se fut habillée et parée de son mieux, tenant sa
jupe à deux mains, elle fit la révérence comme elle l'avait
appris au village et dit à Brotteaux : ÷monsieur, je suis votre
très humble servante.
Elle était prête à obliger son bienfaiteur de toutes les
manières, mais elle trouvait convenable qu'il ne demandât
rien et qu'elle n'offrît rien : il lui semblait que c'était gentil
de se quitter de la sorte, et selon les bienséances.
Brotteaux lui mit dans la main quelques assignats pour
qu'elle prît le coche de Palaiseau. C'était la moitié de sa
fortune, et, bien qu'il fût connu pour ses prodigalités envers
les femmes, il n'avait encore fait avec aucune un si égal
partage de ses biens.
Elle lui demanda son nom.
÷ Je me nomme Maurice.
Il lui ouvrit à regret la porte de la mansarde : ÷adieu,
Athénaïs.
dieux ont soif, Les
CHAPITRE XIV 208
Elle l'embrassa.
÷Monsieur Mauri ce, quand vous penserez à moi,
appelez÷moi Marthe : c'est le nom de mon baptême, le nom
dont on m'appelait au village... adieu et merci... bien votre
servante, Monsieur Maurice.
dieux ont soif, Les
CHAPITRE XIV 209
CHAPITRE XV
Il fallait vider les prisons qui regorgeaient ; il fallait juger,
juger sans repos ni trêve. Assis contre les murailles tapissées
de faisceaux et de bonnets rouges, comme leurs pareils sur
les fleurs de lis, les juges gardaient la gravité, la tranquillité
terrible de leurs prédécesseurs royaux. L'accusateur public et
ses substituts, épuisés de fatigue, brûlés d' insomnie et
d'eau÷de÷vie, ne secouaient leur accablement que par un
violent effort ; et leur mauvaise santé les rendait tragiques.
Les jurés, divers d'origine et de caractère, les uns instruits,
les autres ignares, lâches ou généreux, doux ou violents,
hypocrites ou sincères, mais qui tous, dans le danger de la
patrie et de la république, sentaient ou feignaient de sentir
les mêmes angoisses, de brûler des mêmes flammes, tous
atroces de vertu ou de peur, ne formaient qu'un seul être,
une seule tête sourde, irritée, une seule âme, une bête
mystique, qui, par l' exercice naturel de ses fonctions,
produisait abondamment la mort. Bienveillants ou cruels par
sensibilité, secoués soudain par un brusque mouvement de
pitié, ils acquittaient avec des larmes un accusé qu'ils
eussent, une heure auparavant , condamné avec des
sarcasmes. à mesure qu'ils avançaient dans leur tâche, ils
suivaient plus impétueusement les impulsions de leur coeur.
CHAPITRE XV 210
Ils jugeaient dans la fièvre et dans la somnolence que leur
donnait l'excès du travail, sous les excitations du dehors et
les ordres du souverain, sous les menaces des sans÷culottes
et des tricoteuses pressés dans les tribunes et dans l'enceinte
publique, d' après des témoignages forcenés, sur des
réqui si toir es f rénéti ques, dans un ai r empest é, qui
appesantissait les cerveaux, faisait bourdonner les oreilles et
battre les tempes et mettait un voile de sang sur les yeux.
Des bruits vagues couraient dans le public sur des jurés
corrompus par l'or des accusés. Mais à ces rumeurs le jury
tout entier répondait par des protestations indignées et des
condamnations impitoyables. Enfin, c'étaient des hommes,
ni pires ni meilleurs que les autres. L'innocence, le plus
souvent, est un bonheur et non pas une vertu : quiconque eût
accepté de se mettre à leur place eût agi comme eux et
accompli d'une âme médiocre ces tâches épouvantables.
Antoinette, tant attendue, vint enfin s'asseoir en robe noire
dans le fauteuil fatal, au milieu d'un tel concert de haine que
seule la certitude de l'issue qu'aurait le jugement en fit
respecter les formes.
Aux questions mortelles l'accusée répondit tantôt avec
l' instinct de la conservation, tantôt avec sa hauteur
accoutumée, et, une fois, grâce à l' infamie d'un de ses
accusateurs, avec la majesté d'une mère.
dieux ont soif, Les
CHAPITRE XV 211
L'outrage et la calomnie seuls étaient permis aux témoins ;
la défense fut glacée d'effroi. Le tribunal, se contraignant à
juger dans les règles, attendait que tout cela fût fini pour
jeter la tête de l'Autrichienne à L'Europe.
Trois jours après l'exécution de Marie÷antoinette, Gamelin
fut appelé auprès du citoyen Fortuné Trubert, qui agonisait à
trente pas du bureau militaire où il avait épuisé sa vie, sur un
lit de sangle, dans la cellule de quelque barnabite expulsé.
Sa tête livide creusait l'oreiller. Ses yeux, qui ne voyaient
déjà plus, tournèrent leurs prunelles vitreuses du côté
d'évarsite ; sa main desséchée saisit la main de l'ami et la
pr essa avec une f orce i nat t endue. I l avai t eu t roi s
vomissements de sang en deux jours. Il essaya de parler ; sa
voix, d'abord voilée et faible comme un murmure, s'enfla,
grossit : ÷Wattignies ! Wattignies ! ... Jourdan a forcé
l'ennemi dans son camp... débloqué Maubeuge... nous avons
repris Marchiennes. ça ira... ça ira...
Et il sourit.
Ce n'était pas des songes de malade ; c'était une vue claire
de la réalité, qui illuminait alors ce cerveau sur lequel
descendaient les ténèbres éternelles. Désormais l'invasion
semblait arrêtée : les généraux, terrorisés, s'apercevaient
qu'ils n'avaient pas mieux à faire que de vaincre. Ce que les
enrôlements volontaires n'avaient point apporté, une armée
dieux ont soif, Les
CHAPITRE XV 212
nombreuse et disciplinée, la réquisition le donnait. Encore
un effort, et la république serait sauvée.
Après une demi÷heure d'anéantissement, le visage de
Fortuné Trubert creusé par la mort, se ranima, ses mains se
soulevèrent.
Il montra du doigt à son ami le seul meuble qu'il y eût dans
la chambre, un petit secrétaire de noyer.
Et, de sa voix haletante et faible, que conduisit un esprit
lucide : ÷mon ami, comme Eudamidas, je te lègue mes
dettes : trois cent vingt livres dont tu trouveras le compte...
dans ce cahier rouge... adieu, Gamelin.
Ne t'endors pas. Veille à la défense de la république. ça ira.
L'ombre de la nuit descendait dans la cellule. On entendit
le mourant pousser un souffle embarrassé, et ses mains qui
grattaient le drap.
à minuit, il prononça des mots sans suite : ÷encore du
salpêtre... faites livrer les fusils...
La santé ? Très bonne... descendez ces cloches...
Il expira à cinq heures du matin.
dieux ont soif, Les
CHAPITRE XV 213
Par ordre de la section, son corps fut exposé dans la nef de
la ci÷devant église des Barnabites, au pied de l'autel de la
patrie, sur un lit de camp, le corps recouvert d'un drapeau
tricolore et le front ceint d'une couronne de chêne.
Douze vieillards vêtus de la toge latine, une palme à la
main, douze jeunes filles, traînant de longs voiles et portant
des fleurs, entouraient le lit funèbre. Aux pieds du mort,
deux enfants tenaient chacun une torche renversée. évariste
reconnut en l'un d'eux la fille de sa concierge, Joséphie, qui,
par sa gravité enfantine et sa beauté charmante, lui rappela
ces génies de l' amour et de la mort, que les Romains
sculptaient sur leurs sarcophages.
Le cortège se rendit au cimetière Saint÷andré÷des÷arts aux
chants de la Marseillaise et du ça ira. en mettant le baiser
d'adieu sur le front de Fortuné Trubert, évariste pleura. Il
pleura sur lui÷même, enviant celui qui se reposait, sa tâche
accomplie.
Rentré chez lui, il reçut l'avis qu'il était nommé membre du
conseil général de la commune. Candidat depuis quatre
mois, il avait été élu sans concurrent, après plusieurs
scrutins, par une trentaine de suffrages. On ne votait plus :
l es secti ons ét ai ent désert es ; ri ches et pauvres ne
cherchaient qu'à se soustraire aux charges publiques. Les
plus grands événements n'excitaient plus ni enthousiasme ni
curiosité ; on ne lisait plus les journaux, évariste doutait si,
dieux ont soif, Les
CHAPITRE XV 214
sur les sept cent mille habitants de la capitale, trois ou quatre
mille seulement avaient encore l'âme républicaine.
Ce jour÷là, les vingt÷et÷un comparurent.
Innocents ou coupables des malheurs et des crimes de la
république, vains, imprudents, ambitieux et légers, à la fois
modérés et violents, faibles dans la terreur comme dans la
clémence, prompts à déclarer la guerre, lents à la conduire,
traînés au tribunal sur l'exemple qu'ils avaient donné, ils
n'étaient pas moins la jeunesse éclatante de la révolution ; ils
en avaient été le charme et la gloire. Ce juge qui va les
interroger avec une partialité savante ; ce blême accusateur,
qui, là, devant sa petite table, prépare leur mort et leur
déshonneur ; ces jurés, qui voudront tout à l'heure étouffer
leur défense ; ce public des tribunes, qui les couvre
d'invectives et de huées, juge, jurés, peuple, ont naguère
applaudi leur éloquence, célébré leurs talents, leurs vertus.
Mais ils ne se souviennent plus.
évariste avait fait jadis son dieu de Vergniaud, son oracle
de Brissot. Il ne se rappelait plus, et, s'il restait dans sa
mémoire quelque vestige de son antique admiration, c'était
pour concevoir que ces monstres avaient séduit les meilleurs
citoyens.
dieux ont soif, Les
CHAPITRE XV 215
En rentrant, après l'audience, dans sa maison, Gamelin
entendit des cris déchirants. C'était la petite Joséphine que sa
mère fouettait pour avoir j oué sur la place avec des
polissons et sali la belle robe blanche qu'on lui avait mise
pour la pompe funèbre du citoyen Trubert.
dieux ont soif, Les
CHAPITRE XV 216
CHAPITRE XVI
Après avoir, durant trois mois, sacrifié chaque jour à la
patrie des victimes illustres ou obscures, évariste eut un
procès à lui ; d'un accusé il fit son accusé.
Depuis qu'il siégeait au tribunal, il épiait avidement, dans
la foule des prévenus qui passaient sous ses yeux, le
séducteur d'élodie, dont il s'était fait, dans son imagination
laborieuse, une idée dont quelques traits étaient précis. Il le
concevait jeune, beau, insolent, et se faisait une certitude
qu'il avait émigré en Angleterre. Il crut le découvrir en un
jeune émigré nommé Maubel, qui, de retour en France et
dénoncé par son hôte, avait été arrêté dans une auberge de
Passy et dont le parquet de Fouquier÷tinville instruisait
l'affaire avec mille autres. On avait saisi sur lui des lettres
que l' accusation considérait comme les preuves d' un
complot ourdi par Maubel et les agents de Pitt, mais qui
n'étaient en fait que des lettres écrites à l'émigré par des
banquiers de Londres chez qui il avait déposé des fonds.
Maubel, qui était jeune et beau, paraissait surtout occupé de
galanteries.
On trouvait dans son carnet trace de relations avec
l'Espagne, alors en guerre avec la France ; ces lettres, à la
CHAPITRE XVI 217
vérité, étaient d'ordre intime, et, si le parquet ne rendit pas
une ordonnance de non÷lieu, ce fut en vertu de ce principe
que la justice ne doit jamais se hâter de relâcher un
prisonnier.
Gamelin eut communication du premier interrogatoire subi
par Maubel en chambre du conseil et il fut frappé du
caractère du jeune ci÷devant, qu'il se figurait conforme à
celui qu' il attribuait à l' homme qui avait abusé de la
confiance d'élodie. Dès lors, enfermé pendant de longues
heures dans le cabinet du greffier, il étudia le dossier avec
ardeur. Ses soupçons s' accrurent étrangement quand il
trouva dans un calepin déjà ancien de l'émigré l'adresse de
l´amour peintre. jointe, il est vrai, à celle du singe vert. du
portrait de la ci÷devant Dauphine et de plusieurs autres
magasins d' estampes et de tableaux. Mais, quand il eut
appris qu'on avait recueilli dans ce même calepin quelques
pétales d'un oeillet rouge, recouverts avec soin d'un papier
de soie, songeant que l'oeillet rouge était la fleur préférée
d'élodie qui la cultivait sur sa fenêtre, la portait dans ses
cheveux, la donnait ÷il le savait÷en témoignage d'amour,
évariste ne douta plus.
Alors, s'étant fait une certitude, il résolut d'interroger
élodie, en lui cachant toutefois les circonstances qui lui
avaient fait découvrir le criminel.
dieux ont soif, Les
CHAPITRE XVI 218
Comme il montait l'escalier de sa maison, il sentit dès les
paliers inférieurs une entêtante odeur de fruit et trouva dans
l'atelier élodie, qui aidait la citoyenne Gamelin à faire de la
confiture de coings. Tandis que la vieille ménagère,
allumant le fourneau, méditait en son esprit les moyens
d'épargner le charbon et la cassonade sans nuire à la qualité
de la confiture, la citoyenne Blaise, sur sa chaise de paille,
ceinte d'un tablier de toile bise, des fruits d'or plein son
giron, pelait les coings et les jetait par quartiers dans une
bassine de cuivre.
Les barbes de sa coiffe étaient rejetées en arrière, ses
mèches noires se tordaient sur son front moite ; il émanait
d'elle un charme domestique et une grâce familière qui
inspiraient les douces pensées et la tranquille volupté.
Elle leva, sans bouger, sur son amant son beau regard d'or
fondu et dit : ÷voyez, évariste, nous travaillons pour vous.
Vous mangerez, tout l'hiver, d' une délicieuse gelée de
coings qui vous affermira l'estomac et vous rendra le coeur
gai.
Mais Gamelin, s'approchant d'elle, lui prononça ce nom à
l'oreille : ÷Jacques Maubel...
à ce moment, le savetier Combalot vint montrer son nez
rouge par la porte entre÷bâillée. Il apportait, avec des
souliers, auxquels il avait remis des talons, la note de ses
dieux ont soif, Les
CHAPITRE XVI 219
ressemelages.
De peur de passer pour un mauvais citoyen, il faisait usage
du nouveau calendrier. La citoyenne Gamelin, qui aimait à
voir clair dans ses comptes, se perdait dans les fructidor et
les vendémiaire.
Elle soupira : ÷Jésus ! Ils veulent tout changer, les jours,
les mois, les saisons, le soleil et la lune ! Seigneur Dieu,
Monsieur Combalot, qu'est÷ce que c'est que cette paire de
galoches du 8 vendémiaire ?
÷ Citoyenne, jetez les yeux sur votre calendrier pour vous
rendre compte.
Elle le décrocha, y jeta les yeux, et, les détournant
aussitôt : ÷il n'a pas l'air chrétien ! Fit÷elle, épouvantée.
÷ Non seulement cela, citoyenne, dit le savetier, mais nous
n'avons plus que trois dimanches au lieu de quatre. Et ce
n' est pas tout : il va falloir changer notre manière de
compter. Il n'y aura plus de liards ni de deniers, tout sera
réglé sur l'eau distillée.
à ces paroles la citoyenne Gamelin, les lèvres tremblantes,
leva les yeux au plafond et soupira : ÷ils en font trop !
dieux ont soif, Les
CHAPITRE XVI 220
Et, tandis qu'elle se lamentait, semblable aux saintes
femmes des calvaires rustiques, un fumeron, allumé en son
absence dans la braise, remplissait l'atelier d'une vapeur
infecte, qui, jointe à l'odeur entêtante des coings rendait l'air
irrespirable.
élodie se plaignit que la gorge lui grattait, et demanda
qu'on ouvrît la fenêtre. Mais, dès que le citoyen savetier eut
pris congé et que la citoyenne Gamelin eut regagné son
fourneau, évariste répéta ce nom à l'oreille de la citoyenne
Blaise : ÷Jacques Maubel.
El l e l e r egar da avec un peu de sur pr i se, et , t r ès
tranquillement, sans cesser de couper un coing en quartiers :
÷eh bien ? ... Jacques Maubel ? ...
÷ C'est lui !
÷ Qui ? Lui ?
÷ Tu lui as donné un oeillet rouge.
Elle déclara ne pas comprendre, et lui demanda qu' il
s'expliquât.
÷ Cet aristocrate ! Cet émigré ! Cet infâme ! ...
dieux ont soif, Les
CHAPITRE XVI 221
Elle haussa les épaules, et nia avec beaucoup de naturel
avoir jamais connu un Jacques Maubel.
Et vraiment elle n'en avait jamais connu.
Elle nia avoir jamais donné d'oeillets rouges à personne
qu'à évariste ; mais peut÷être, sur ce point, n'avait÷elle pas
très bonne mémoire.
Il connaissait mal les femmes, et n'avait pas pénétré bien
profondément le caractère d'élodie ; pourtant il la pensait
très capable de feindre et de tromper un plus habile que lui.
÷ Pourquoi nier ? Dit÷il. Je sais.
Elle affirma de nouveau n'avoir connu aucun Maubel.
Et, ayant fini de peler ses coings, elle demanda de l'eau
parce que ses doigts poissaient.
Gamelin lui apporta une cuvette.
Et, en se lavant les mains, elle renouvela ses dénégations.
Il répéta encore qu'il savait, et, cette fois, elle garda le
silence.
dieux ont soif, Les
CHAPITRE XVI 222
Elle ne voyait pas où tendait la question de son amant et
était à mille lieues de soupçonner que ce Maubel, dont elle
n'avait jamais entendu parler, dût comparaître devant le
tribunal révolutionnaire ; elle ne comprenait rien aux
soupçons dont on l'obsédait, mais elle les savait mal fondés.
C'est pourquoi, n'ayant guère d'espoir de les dissiper, elle
n'en avait guère envie non plus. Elle cessa de se défendre
d'avoir connu un Maubel, préférant laisser le jaloux s'égarer
sur une fausse piste, quand, d' un moment à l' autre, le
moindre incident pouvait le mettre sur la véritable voie. Son
petit clerc d'autrefois, devenu un joli dragon patriote, était
brouillé maintenant avec sa maîtresse aristocrate.
Quand il rencontrait élodie, dans la rue, il la regardait d'un
oeil qui semblait dire : " allons !
La belle ; je sens bien que je vais vous pardonner de vous
avoir trahie, et que je suis tout près de vous rendre mon
estime. " elle ne fit donc plus effort pour guérir ce qu'elle
appelait les lubies de son ami ; Gamelin garda la conviction
que Jacques Maubel était le corrupteur d'élodie.
Les jours qui suivirent, le tribunal s'occupa sans relâche
d' anéantir le fédéralisme, qui, comme une hydre, avait
menacé de dévorer la liberté. Ce furent des jours chargés ; et
les jurés, épuisés de fatigue, expédièrent le plus rapidement
possible la femme Roland, inspiratrice ou complice des
crimes de la faction brissotine.
dieux ont soif, Les
CHAPITRE XVI 223
Cependant Gamelin passait chaque matin au parquet pour
presser l'affaire Maubel. Des pièces importantes étaient à
Bordeaux : il obtint qu'un commissaire les irait chercher en
poste. Elles arrivèrent enfin.
Le substitut de l'accusateur public les lut, fit la grimace et
dit à évariste : ÷elles ne sont pas fameuses, les pièces ! Il
n'y a rien là dedans ! Des fadaises ! ... s'il était seulement
certain que ce ci÷devant comte De Maubel a émigré ! ...
Enfin Gamelin réussit. Le jeune Maubel reçut son acte
d'accusation et fut traduit devant le tribunal révolutionnaire
le 19 brumaire.
Dès l'ouverture de l'audience, le président montra le visage
sombre et terrible qu'il avait soin de prendre pour conduire
les affaires mal instruites.
Le substitut de l'accusateur se caressait le menton des
barbes de sa plume et affectait la sérénité d'une conscience
pure. Le greffier lut l'acte d'accusation : on n'en avait pas
encore entendu de si creux.
Le président demanda à l' accusé s' il n' avait pas eu
connaissance des lois rendues contre les émigrés.
÷ Je les ai connues et observées, répondit Maubel, et j'ai
quitté la France muni de passeports en règle.
dieux ont soif, Les
CHAPITRE XVI 224
Sur les raisons de son voyage en Angleterre et de son
retour en France, il s'expliqua d'une manière satisfaisante.
Sa figure était agréable, avec un air de franchise et de fierté
qui plaisait. Les femmes des tribunes le regardaient d'un oeil
favorable.
L'accusation prétendait qu'il avait fait un séjour en Espagne
dans le moment où déjà cette nation était en guerre avec la
France : il affirma n' avoir pas quitté Bayonne à cette
époque. Un point seul restait obscur. Parmi les papiers qu'il
avait jetés dans sa cheminée, lors de son arrestation, et dont
on n' avait retrouvé que des brides, on lisait des mots
espagnols et le nom de « Nieves. » Jacques Maubel refusa
de donner à ce suj et les explications qui l ui étaient
demandées. Et, quand le président lui dit que l'intérêt de
l'accusé était de s'expliquer, il répondit qu'on ne doit pas
toujours suivre son intérêt.
Gamelin ne songeait à convaincre Maubel que d'un crime :
par trois fois il pressa le président de demander à l'accusé s'il
pouvai t s' expl i quer sur l ' oei l l et dont i l gar dai t si
précieusement dans son portefeuille les pétales desséchés.
Maubel répondit qu'il ne se croyait pas obligé de répondre
à une question qui n'intéressait pas la justice, puisqu'on
n'avait pas trouvé de billet caché dans cette fleur.
dieux ont soif, Les
CHAPITRE XVI 225
Le j ur y se ret i r a dans l a sal l e des dél i bér at i ons,
favorablement prévenu en faveur de ce jeune homme dont
l'affaire, obscure, semblait surtout cacher des mystères
amoureux. Cette fois, les bons, les purs eux÷mêmes eussent
volontiers acquitté. L'un d'eux, un ci÷devant, qui avait
donné des gages à la révolution, dit : ÷est÷ce sa naissance
qu'on lui reproche ? Moi aussi, j'ai eu le malheur de naître
dans l'aristocratie.
÷ Oui, mais tu en es sorti, répliqua Gamelin, et il y est
resté.
Et il parla avec une telle véhémence contre ce conspirateur,
cet émissaire de Pitt, ce complice de Cobourg, qui était allé
par delà les monts et par delà les mers susciter des ennemis
à la liberté, il demanda si ardemment la condamnation du
traître, qu'il réveilla l'humeur toujours inquiète, la vieille
sévérité des jurés patriotes.
L'un d'eux, cyniquement, lui dit : ÷il est des services qu'on
ne peut se refuser entre collègues.
Le verdict de mort fut rendu à une voix de majorité.
Le condamné entendit sa sentence avec une tranquillité
souriante. Ses regards, qu'il promenait paisiblement sur la
salle, exprimèrent, en rencontrant le visage de Gamelin, un
indicible mépris.
dieux ont soif, Les
CHAPITRE XVI 226
Personne n'applaudit la sentence.
Jacques Maubel, reconduit à la conciergerie, écrivit une
lettre en attendant l'exécution qui devait se faire le soir
même, aux flambeaux : ma chère soeur. le tribunal m´envoie
à l´ échafaud. me donnant la seule joie que je pouvais
ressentir depuis la mort de ma Nieves adorée. Ils m´ont pris
le seul bien qui me restait d´elle. une fleur de grenadier.
qu´ils appelaient. je ne sais pourquoi. un oeillet.
J'aimais les arts : à Paris, dans les temps heureux, j' ai
recueilli des peintures et des gravures qui sont maintenant
en lieu sûr et qu'on te remettra dès qu'il sera possible. Je te
prie, chère soeur, de les garder en mémoire de moi. il se
coupa une mèche de cheveux, la mit dans la lettre, qu'il plia,
et écri vi t l a suscri pt i on : à l a ci t oyenne Cl émence
Dezeimeries. née Maubel.
La Réole. il donna tout ce qu'il avait d'argent sur lui au
porte÷clefs, en le priant de faire parvenir cette lettre,
demanda une bouteille de vin et but à petits coups en
attendant la charrette...
Après souper, Gamelin courut à l´amour peintre et bondit
dans la chambre bleue où chaque nuit l'attendait élodie.
÷ Tu es vengée, lui dit÷il. Jacques Maubel n'est plus. La
charrette qui le conduisait à la mort a passé sous tes fenêtres,
dieux ont soif, Les
CHAPITRE XVI 227
entourée de flambeaux.
Elle comprit : ÷misérable ! C'est toi qui l'as tué, et ce
n'était pas mon amant. Je ne le connaissais pas... je ne l'ai
jamais vu... quel homme était÷ce ? Il était jeune, aimable...
innocent. Et tu l'as tué, misérable ! Misérable !
Elle tomba évanouie. Mais, dans les ombres de cette mort
légère, elle se sentait inondée en même temps d'horreur et de
volupté. Elle se ranima à demi ; ses lourdes paupières
découvraient le blanc de ses yeux, sa gorge se gonflait, ses
mains battantes cherchaient son amant. Elle le pressa dans
ses bras à l'étouffer, lui enfonça les ongles dans la chair et
lui donna, de ses lèvres déchirées, le plus muet, le plus
sourd, le plus long, le plus douloureux et le plus délicieux
des baisers.
Elle l'aimait de toute sa chair, et, plus il lui apparaissait
terrible, cruel, atroce, plus elle le voyait couvert du sang de
ses victimes, plus elle avait faim et soif de lui.
dieux ont soif, Les
CHAPITRE XVI 228
CHAPITRE XVII
Le 24 frimaire, à dix heures du matin, sous un ciel vif et
rose, qui fondait les glaces de la nuit, les citoyens Guénot et
Delourmel, délégués du comité de sûreté générale, se
rendirent aux Barnabites et se firent conduire au comité de
surveillance de la section, dans la salle capitulaire, où se
trouvait pour lors le citoyen Beauvisage, qui fourrait des
bûches dans la cheminée. Mais ils ne le virent point d'abord,
à cause de sa stature brève et ramassée.
De la voix fêlée des bossus, le citoyen Beauvisage pria les
délégués de s'asseoir et se mit tout à leur service.
Guénot lui demanda s'il connaissait un ci÷devant des
Ilettes, demeurant près du pont÷neuf.
÷ C' est, ajouta÷t÷il, un individu que je suis chargé
d'arrêter.
Et il exhiba l'ordre du comité de sûreté générale.
Beauvi sage, ayant quelque temps cherché dans sa
mémoire, répondit qu'il ne connaissait point d'individu
nommé Des Ilettes, que le suspect ainsi désigné pouvait ne
CHAPITRE XVII 229
point habiter la section, certaines parties du muséum, de
l'unité, de Marat÷et÷marseille se trouvant aussi à proximité
du pont÷neuf ; que, s'il habitait la section, ce devait être
sous un nom autre que celui que portait l'ordre du comité ;
que néanmoins on ne tarderait pas à le découvrir.
÷ Ne perdons point de temps ! Dit Guénot. Il fut signalé à
notre vigilance par une lettre d'une de ses complices qui a
été interceptée et remise au comité, il y a déjà quinze jours,
et dont le citoyen Lacroix a pris connaissance hier soir
seulement.
Nous sommes débordés ; les dénonciations nous arrivent
de toutes parts, en telle abondance qu' on ne sait à qui
entendre.
÷ Les dénonciations, répliqua fièrement Beauvisage,
affluent aussi au comité de vigilance de la section.
Les uns apportent leurs révélations par civisme ; les autres,
par l'appât d'un billet de cent sols.
Beaucoup d'enfants dénoncent leurs parents, dont ils
convoitent l'héritage.
÷ Cette lettre, reprit Guénot, émane d'une ci÷devant
Rochemaure, femme galante, chez qui l'on jouait le biribi, et
porte en suscription le nom d'un citoyen Rauline ; mais elle
dieux ont soif, Les
CHAPITRE XVII 230
est réellement adressée à un émigré au service de Pitt. Je l'ai
prise sur moi pour vous en communiquer ce qui concerne
l'individu Des Ilettes.
Il tira la lettre de sa poche.
÷ Elle débute par de longues indications sur les membres
de la convention qu'on pourrait, au dire de cette femme,
gagner par l'offre d'une somme d'argent ou la promesse
d'une haute fonction dans un gouvernement nouveau, plus
stable que celui÷ci.
Ensuite se lit ce passage : je sors de chez M. Des Ilettes.
qui habite. près du pont÷neuf. un grenier où il faut être chat
ou diabl e pour le trouver , il est réduit pour vivre à
fabriquer des polichinelles. Il a du jugement . c´est pourquoi
je vous transmets. monsieur. l´essentiel de sa conversation.
Il ne croit pas que l´état de choses actuel durera longtemps.
Il n´en prévoit pas la fin dans la victoire de la coalition , et
l´événement semble lui donner raison , car vous savez.
monsieur. que depuis quelque temps les nouvelles de la
guerre sont mauvaises. Il croirait plutôt à la révolte des
petites gens et des femmes du peuple. encore profondément
attachées à leur religion. Il estime que l´effroi général que
cause le tribunal révolutionnaire réunira bientôt la france
entière contre les jacobins. « ce tribunal. a÷t÷il dit
plaisamment. qui juge la reine de France et une porteuse de
pain. ressemble à ce Guillaume Shakespeare. si admiré des
dieux ont soif, Les
CHAPITRE XVII 231
Anglais. etc... » il ne croit pas impossible que Robespierre
épouse Madame Royale et se fasse nommer protecteur du
royaume.
Je vous serais reconnaissant, monsieur, de me faire tenir
les sommes qui me sont dues, c'est÷à÷dire mille livres
sterling, par la voie que vous avez coutume d'employer,
mais gardez÷vous bien d´écrire à M. Morhardt . il vient
d´être arrêté. mis en prison. etc., etc.
÷ Le sieur Des Ilettes fabrique des polichinelles, dit
Beauvisage, voilà un indice précieux... bien qu' il y ait
beaucoup de petites industries de ce genre dans la section.
÷ Cela me fait penser, dit Delourmel, que j'ai promis de
rapporter une poupée à ma fille Nathalie, la cadette, qui est
malade d'une fièvre scarlatine. Les taches ont paru hier.
Cette fièvre n'est pas bien à craindre ; mais elle exige des
soins. Et Nathalie, très avancée pour son âge, d' une
intelligence très développée, est d'une santé délicate.
÷ Moi, dit Guénot, je n'ai qu'un garçon. Il joue au cerceau
avec des cercl es de t onneau et f abri que de pet i t es
montgolfières en soufflant dans des sacs.
÷ Bien souvent, fit observer Beauvisage, c'est avec des
objets qui ne sont pas des jouets que les enfants jouent le
mieux. Mon neveu émile, qui est un bambin de sept ans, très
dieux ont soif, Les
CHAPITRE XVII 232
intelligent, s'amuse toute la journée avec de petits carrés de
bois, dont il fait des constructions... en usez÷vous ?
Et Beauvisage tendit sa tabatière ouverte aux deux
délégués.
÷ Maintenant il faut pincer notre gredin, dit Delourmel, qui
portait de longues moustaches et roulait de grands yeux. Je
me sens d' appétit, ce matin, à manger de la fressure
d'aristocrate, arrosée d'un verre de vin blanc.
Beauvisage proposa aux délégués d'aller trouver dans sa
boutique de la place dauphine son collègue Dupont aîné, qui
connaissait sûrement l'individu Des Ilettes.
Ils cheminaient dans l'air vif, suivis de quatre grenadiers de
la section.
÷ Avez÷vous vu jouer le jugement dernier des rois '
demanda Delourmel à ses compagnons ; la pièce mérite
d'être vue. L'auteur y montre tous les rois de l'Europe
réfugiés dans une île déserte, au pied d'un volcan qui les
engloutit. C'est un ouvrage patriotique.
Demourmel avisa, au coin de la rue du harlay, une petite
voiture, brillante comme une chapelle, que poussait une
vieille qui portait par÷dessus sa coiffe un chapeau de toile
cirée.
dieux ont soif, Les
CHAPITRE XVII 233
÷ Qu'est÷ce que vend cette vieille ? Demanda÷t÷il.
La vieille répondit elle÷même : ÷voyez, messieurs, faites
votre choix. Je tiens chapelets et rosaires, croix, images saint
Antoine, saints suaires, mouchoirs de sainte Véronique, ecce
homo. agnus dei. cors et bagues de saint Hubert, et tous
objets de dévotion.
÷ C'est l'arsenal du fanatisme ! S'écria Delourmel.
Et il procéda à l'interrogatoire sommaire de la colporteuse,
qui répondait à toutes les questions : ÷mon fils, il y a
quarante ans que je vends des objets de dévotion.
Un délégué du comité de sûreté générale, avisant un habit
bleu qui passait, lui enjoignit de conduire à la conciergerie
la vieille femme étonnée.
Le citoyen Beauvisage fit observer à Delourmel que c'eût
été plutôt au comi té de surveil lance à arrêter cett e
marchande et à la conduire à la section ; que d'ailleurs on ne
savait plus quelle conduite tenir à l'endroit du ci÷devant
culte, pour agir selon les vues du gouvernement, et s'il fallait
ou tout permettre ou tout interdire.
En approchant de la boutique du menuisier, les délégués et
le commissaire entendirent des clameurs irritées, mêlées aux
grincements de la scie et aux ronflements du rabot. Une
dieux ont soif, Les
CHAPITRE XVII 234
querelle s'était élevée entre le menuisier Dupont aîné et son
voisin le portier Remacle à cause de la citoyenne Remacle,
qu'un attrait invincible ramenait sans cesse au fond de la
menuiserie d'où elle revenait à la loge couverte de copeaux
et de sciure de bois. Le portier offensé donna un coup de
pied à Mouton, le chien du menuisier, au moment même où
sa propre fille, la petite Joséphine, tenait l'animal tendrement
embrassé. Joséphine, indignée, se répandit en imprécations
contre son père ; le menuisier s'écria d'une voix irritée :
÷misérable ! Je te défends de battre mon chien.
÷ Et moi, répliqua le portier en levant son balai, je te
défends de...
Il n'acheva pas : la varlope du menuisier lui avait effleuré
la tête.
Du pl us l oi n qu' i l aperçut l e ci t oyen Beauvi sage
accompagné des délégués, il courut à lui et lui dit : ÷citoyen
commi ssai re, tu es t émoi n que ce scélérat vient de
m'assassiner.
Le citoyen Beauvisage, coiffé du bonnet rouge, insigne de
ses fonctions, étendit ses longs bras dans une attitude
pacificatrice, et, s'adressant au portier et au menuisier :
÷cent sols, dit÷il, à celui de vous qui nous indiquera où se
trouve un suspect, recherché par le comité de sûreté
générale, le ci÷devant Des Ilettes, fabricant de polichinelles.
dieux ont soif, Les
CHAPITRE XVII 235
Tous deux, le portier et le menuisier, désignèrent ensemble
le logis de Brotteaux, ne se disputant plus que pour
l'assignat de cent sols promis au délateur.
Delourmel, Guénot et Beauvisage, suivis des quatre
grenadiers, du portier Remacle, du menuisier Dupont, et
d'une douzaine de petits polissons du quartier, enfilèrent
l'escalier ébranlé sur leurs pas, puis montèrent par l'échelle
de meunier.
Brotteaux, dans son grenier, découpait des pantins tandis
que le père Longuemare, en face de lui, assemblait par des
fils leurs membres épars, et il souriait en voyant ainsi naître
sous ses doigts le rythme et l'harmonie.
Au bruit des crosses sur le palier, le religieux tressaillit de
tous ses membres, non qu'il eût moins de courage que
Brotteaux qui demeurait impassible, mais le respect humain
ne l'avait pas habitué à se composer un maintien. Brotteaux,
aux questions du citoyen Delourmel, comprit d'où venait le
coup et s'aperçut un peu tard qu'on a tort de se confier aux
femmes. Invité à suivre le citoyen commissaire, il prit son
Lucrèce et ses trois chemises.
÷ Le citoyen, dit÷il, montrant le père Languemare, est un
aide que j'ai pris pour fabriquer mes pantins.
Il est domicilié ici.
dieux ont soif, Les
CHAPITRE XVII 236
Mais le religieux, n'ayant pu présenter un certificat de
civisme, fut mis avec Brotteaux en état d'arrestation.
Quand le cortège passa devant la loge du concierge, la
citoyenne Remacle, appuyée sur son balai, regarda son
locataire de l'air de la vertu qui voit le crime aux mains de la
loi. La petite Joséphine, dédaigneuse et belle, retint par son
collier Mouton, qui voulait caresser l'ami qui lui avait donné
du sucre. Une foule de curieux emplissait la place de
Thionville.
Brotteaux, au pied de l'escalier, se rencontra avec une
jeune paysanne qui se disposait à monter les degrés. Elle
portait sous son bras un panier plein d'oeufs et tenait à la
main une galette enveloppée dans un linge. C'était Athénaïs,
qui venait de Pal ai seau présent er à son sauveur un
témoignage de sa reconnaissance. Quand elle s'aperçut que
des magistrats et quatre grenadiers emmenaient « Monsieur
Maurice, » elle demeura stupide, demanda si c'était vrai,
s'approcha du commissaire, et lui dit doucement : ÷vous ne
l'emmenez pas ? Ce n'est pas possible...
Mais vous ne le connaissez pas ! Il est bon comme le bon
Dieu.
Le ci toyen Del ourmel la repoussa et fi t signe aux
grenadiers d'avancer. Alors Athénaïs vomit les plus sales
injures, les invectives les plus obscènes sur les magistrats et
dieux ont soif, Les
CHAPITRE XVII 237
les grenadiers, qui croyaient sentir se vider sur leurs têtes
toutes les cuvettes du palais÷royal et de la rue fromenteau.
Puis, d'une voix qui remplit la place de Thionville tout
entière et fit frémir la foule des curieux, elle cria : ÷vive le
roi ! Vive le roi !
dieux ont soif, Les
CHAPITRE XVII 238
CHAPITRE XVIII
La citoyenne Gamelin aimait le vieux Brotteaux, et le
tenait pour l'homme tout ensemble le plus aimable et le plus
considérable qu'elle eût jamais approché.
Elle ne lui avait pas dit adieu quand on l'avait arrêté, parce
qu'elle eût craint de braver les autorités et que dans son
humble condition elle regardait la lâcheté comme un devoir.
Mais elle en avait reçu un coup dont elle ne se relevait pas.
Elle ne pouvait manger et déplorait qu' elle eût perdu
l'appétit au moment où elle avait enfin de quoi le satisfaire.
Elle admirait encore son fils ; mais elle n'osait plus penser
aux épouvantables tâches qu'il accomplissait et se félicitait
de n'être qu'une femme ignorante pour n'avoir pas à le juger.
La pauvre mère avait retrouvé un vieux chapelet au fond
d'une malle ; elle ne savait pas bien s'en servir, mais elle en
occupait ses doigts tremblants.
Après avoir vécu jusqu'à la vieillesse sans pratiquer sa
religion, elle devenait pieuse : elle priait Dieu, toute la
journée, au coin du feu, pour le salut de son enfant et de ce
CHAPITRE XVIII 239
bon Monsieur Brotteaux.
Souvent élodie l'allait voir : elles n'osaient se regarder et,
l'une près de l'autre, parlaient au hasard de choses sans
intérêt.
Un jour de pluviôse, quand la neige qui tombait à gros
flocons obscurcissait le ciel et étouffait tous les bruits de la
ville, la citoyenne Gamelin, qui était seule au logis, entendit
frapper à la porte. Elle tressaillit : depuis plusieurs mois le
moindre bruit la faisait frissonner. Elle ouvrit la porte. Un
jeune homme de dix÷huit ou vingt ans entra, son chapeau
sur la tête. Il était vêtu d'un carrick vert bouteille, dont les
trois collets lui couvraient la poitrine et la taille. Il portait
des bottes à revers de façon anglaise. Ses cheveux châtains
tombaient en boucles sur ses épaules. Il s'avança au milieu
de l'atelier, comme pour recevoir tout ce que le vitrage
envoyait de lumière à travers la neige, et demeura quelques
instants immobile et silencieux.
Enfin, tandis que la citoyenne Gamelin le regardait
interdite : ÷tu ne reconnais pas ta fille ? ...
La vieille dame joignit les mains : ÷Julie ! ... c'est toi...
est÷il Dieu possible ! ...
÷ Mais oui, c'est moi ! Embrasse÷moi, maman.
dieux ont soif, Les
CHAPITRE XVIII 240
La citoyenne veuve Gamelin serra sa fille dans ses bras et
mit une larme sur le collet du carrick. Puis elle reprit avec
un accent d'inquiétude : ÷toi, à Paris ! ...
÷ Ah ! Maman, que n'y suis÷je venue seule ! ... moi, on
ne me reconnaîtra pas dans cet habit.
En effet, le carrick dissimulait ses formes et elle ne
paraissait pas différente de beaucoup de très jeunes hommes
qui, comme elle, portaient les cheveux longs, partagés en
deux masses. Les traits de son visage, fins et charmants,
mais hâlés, creusés par la fatigue, endurcis par les soucis,
avaient une expression audacieuse et mâle. Elle était mince,
avait les jambes longues et droites, ses gestes étaient aisés ;
seule sa voix claire eût pu la trahir.
Sa mère lui demanda si elle avait faim. Elle répondit
qu'elle mangerait volontiers, et, quand on lui eut servi du
pain, du vin et du jambon, elle se mit à manger, un coude
sur la table, belle et gloutonne comme Cérès dans la cabane
de la vieille Baubô.
Puis, le verre encore sur ses lèvres : ÷maman, sais÷tu
quand mon frère rentrera ? Je suis venue lui parler.
La bonne mère regarda sa fille avec embarras et ne
répondit rien.
dieux ont soif, Les
CHAPITRE XVIII 241
÷ Il faut que je le voie. Mon mari a été arrêté ce matin et
conduit au Luxembourg.
Elle donnait ce nom de « mari » à Fortuné De Chassagne,
ci÷devant noble et officier dans le régiment de Bouillé. Il
l'avait aimée quand elle était ouvrière de modes rue des
Lombards, enlevée et emmenée en Angleterre, où il avait
émigré après le 10 août. C' était son amant ; mais elle
trouvait plus décent de le nommer son époux, devant sa
mère.
Et elle se disait que la misère les avait bien mariés et que
c'était un sacrement que le malheur.
Ils avaient plus d'une fois passé la nuit tous deux sur un
banc, dans les parcs de Londres, et ramassé des morceaux de
pain sous les tables des tavernes, à Piccadilly.
Sa mère ne répondait point et la regardait d'un oeil morne.
÷ Tu ne m'entends donc pas, maman ? Le temps presse, il
faut que je voie évariste tout de suite : lui seul peut sauver
Fortuné.
÷Julie, répondit la mère, il vaut mieux que tu ne parles pas
à ton frère.
÷ Comment ? Que dis÷tu, ma mère ?
dieux ont soif, Les
CHAPITRE XVIII 242
÷ Je dis qu'il vaut mieux que tu ne parles pas à ton frère de
Monsieur De Chassagne.
÷ Maman, il le faut bien, pourtant !
÷ Mon enfant, évariste ne pardonne pas à Monsieur De
Chassagne de t'avoir enlevée. Tu sais avec quelle colère il
parlait de lui, quels noms il lui donnait.
÷ Oui, il l'appelait corrupteur, fit Julie avec un petit rire
sifflant, en haussant les épaules.
÷ Mon enfant, il était mortellement offensé. évariste a pris
sur lui de ne plus parler de Monsieur De Chassagne. Et voilà
deux ans qu'il n'a soufflé mot de lui ni de toi. Mais ses
sentiments n' ont pas changé ; tu le connais : il ne vous
pardonne pas.
÷ Mai s, maman, puisque Fortuné m' a épousée. . . à
Londres...
La pauvre mère leva les yeux et les bras : ÷il suffit que
Fortuné soit un aristocrate, un émigré, pour qu'évariste le
traite comme un ennemi.
÷ Enfin, réponds, maman. Penses÷tu que, si je lui demande
de faire auprès de l'accusateur public et du comité de sûreté
générale les démarches nécessaires pour sauver Fortuné, il
dieux ont soif, Les
CHAPITRE XVIII 243
n'y consentira pas ? ...
Mais, maman, ce serait un monstre, s'il refusait !
÷ Mon enfant, ton frère est un honnête homme et un bon
fils. Mais ne lui demande pas, oh ! Ne lui demande pas de
s'intéresser à Monsieur De Chassagne...
écoute÷moi, Julie. Il ne me confie point ses pensées et,
sans doute, je ne serais pas capable de les comprendre...
mais il est juge ; il a des principes ; il agit d' après sa
conscience. Ne lui demande rien, Julie.
÷ Je vois que tu le connais maintenant. Tu sais qu'il est
froid, insensible, que c'est un méchant, qu'il n'a que de
l'ambition, de la vanité. Et tu l'as toujours préféré à moi.
Quand nous vivions tous les trois ensemble, tu me le
proposais pour modèle.
Sa démarche compassée et sa parole grave t'imposaient : tu
lui découvrais toutes les vertus. Et moi, tu me désapprouvais
toujours, tu m' attribuais tous les vices, parce que j'étais
franche, et que je grimpais aux arbres.
Tu n'as jamais pu me souffrir. Tu n'aimais que lui.
Tiens ! Je le hais, ton évariste : c'est un hypocrite.
dieux ont soif, Les
CHAPITRE XVIII 244
÷ Tais÷toi, Julie : j'ai été une bonne mère pour toi comme
pour lui. Je t'ai fait apprendre un état.
Il n'a pas dépendu de moi que tu ne restes une honnête fille
et que tu ne te maries selon ta condition. Je t'ai aimée
tendrement et je t'aime encore. Je te pardonne et je t'aime.
Mais ne dis pas de mal d'évariste. C'est un bon fils. Il a
toujours eu soin de moi. Quand tu m'as quittée, mon enfant,
quand tu as abandonné ton état, ton magasin, pour aller
vivre avec Monsieur De Chassagne, que serais÷je devenue
sans lui ? Je serais morte de misère et de faim.
÷ Ne parles pas ainsi, maman : tu sais bien que nous
t'aurions entourée de soins, Fortuné et moi, si tu ne t'étais
pas détournée de nous, excitée par évariste. Laisse÷moi
tranquille ! Il est incapable d'une bonne action ; c'est pour
me rendre odieuse à tes yeux qu'il a affecté de prendre soin
de toi.
Lui ! T' aimer ? ... est÷ce qu' il est capable d' aimer
quelqu'un ? Il n'a ni coeur ni esprit. Il n'a aucun talent,
aucun. Pour peindre, il faut une nature plus tendre que la
sienne.
Elle promena ses regards sur les toiles de l'atelier, qu'elle
retrouvait telles qu'elle les avait quittées.
dieux ont soif, Les
CHAPITRE XVIII 245
÷ La voilà, son âme ! Il l'a mise sur ses toiles, froide et
sombre. Son Oreste, son Oreste, l' oeil bête, la bouche
mauvaise et qui a l'air d'un empalé, c'est lui tout entier...
enfin, maman, tu ne comprends donc rien ? Je ne peux pas
laisser Fortuné en prison. Tu les connais, les jacobins, les
patriotes, toute la séquelle d'évariste. Ils le feront mourir.
Maman, ma chère maman, ma petite maman, je ne veux pas
qu'on me le tue. Je l'aime !
Je l'aime ! Il a été si bon pour moi, et nous avons été si
malheureux ensemble ! Tiens, ce carrick, c'est un habit à
lui. Je n'avais plus de chemise. Un ami de Fortuné m'a prêté
une veste et j'ai été garçon limonadier à Douvres, pendant
qu'il travaillait chez un coiffeur. Nous savions bien que,
revenir en France, c'était risquer notre vie ; mais on nous a
demandé si nous voulions aller à Paris, pour y accomplir
une mission importante... nous avons consenti ; nous aurions
accepté une mission pour le diable. On nous a payé notre
voyage et donné une lettre de change pour un banquier de
Paris. Nous avons trouvé les bureaux fermés : ce banquier
est en prison et va être guillotiné. Nous n'avions pas un
rouge liard. Toutes les personnes à qui nous étions affiliés et
à qui nous pouvions nous adresser sont en fuit e ou
emprisonnées. Pas une porte où frapper. Nous couchions
dans une écurie de la rue de la femme÷sans÷tête. Un
décrotteur charitable, qui y dormait sur la paille avec nous,
prêta à mon amant une de ses boîtes, une brosse et un pot de
cirage aux trois quarts vide. Fortuné, pendant quinze jours, a
dieux ont soif, Les
CHAPITRE XVIII 246
gagné sa vie et la mienne à cirer des souliers sur la place de
grève. Mais lundi un membre de la commune mit le pied sur
la boîte et lui fit cirer ses bottes. C'est un ancien boucher à
qui Fortuné a donné autrefois un coup de pied dans le
derrière pour avoir vendu de la viande à faux poids.
Quand Fortuné releva la tête pour réclamer ses deux sous,
le coquin le reconnut, l'appela aristocrate et le menaça de le
faire arrêter. La foule s'amassa ; elle se composait de braves
gens et de quelques scélérats qui criaient : « à mort
l'émigré ! » et appelaient les gendarmes.
à ce moment, j'apportais la soupe à Fortuné.
Je l'ai vu conduire à la section, et enfermer dans l'église
Saint÷Jean. J'ai voulu l'embrasser : on me repoussa. J'ai
passé la nuit comme un chien sur une marche de l'église...
on l'a conduit, ce matin...
Julie ne put achever ; les sanglots l'étouffaient.
Elle jeta son chapeau sur le plancher et se mit à genoux aux
pieds de sa mère : ÷on l'a conduit, ce matin, dans la prison
du Luxembourg. Maman, maman, aide÷moi à le sauver ; aie
pitié de ta fille !
Tout en pleurs, elle écarta son carrick et, pour se mieux
faire reconnaître amante et fille, découvrit sa poitrine ; et,
dieux ont soif, Les
CHAPITRE XVIII 247
prenant les mains de sa mère, elle les pressa sur ses seins
palpitants.
÷ Ma fille chérie, ma Julie, ma Julie ! Soupira la veuve
Gamelin.
Et elle colla son visage humide de larmes sur les joues de
la jeune femme.
Durant quelques instants, elles gardèrent le silence.
La pauvre mère cherchait dans son esprit le moyen d'aider
sa fille et Julie épiait le regard de ces yeux noyés de pleurs.
« peut÷être, songeait la mère d'évariste, peut÷être, si je
lui parle, se laissera÷t÷il fléchir. Il est bon, il est tendre. Si
la politique ne l' avait pas endurci, s'il n' avait pas subi
l'influence des Jacobins, il n'aurait point eu de ces sévérités
qui m'effraient, parce que je ne les comprends pas. »
Elle prit dans ses deux mains la tête de Julie : ÷écoute, ma
fille. Je parlerai à évariste. Je le préparerai à te voir, à
t'entendre. Ta vue pourrait l'irriter et je craindrais le premier
mouvement...
Et puis, je le connais : cet habit le choquerait ; il est sévère
sur tout ce qui touche aux moeurs, aux convenances.
Moi÷même, j' ai été un peu surprise de voir ma Julie en
dieux ont soif, Les
CHAPITRE XVIII 248
garçon.
÷ Ah ! Maman, l'émigration et les affreux désordres du
royaume ont rendu ces travestissements bien communs. On
les prend pour exercer un métier, pour n'être point reconnu,
pour faire concorder un passeport ou un certificat emprunté.
J'ai vu à Londres le petit Girey habillé en fille et qui avait
l'air d'une très jolie fille ; et tu conviendras, maman, que ce
travestissement est plus scabreux que le mien.
÷ Ma pauvre enfant, tu n'as pas besoin de te justifier à mes
yeux, ni de cela ni d'autre chose. Je suis ta mère : tu seras
toujours innocente pour moi.
Je parlerai à évariste, je dirai...
Elle s'interrompit. Elle sentait ce qu'était son fils ; elle le
sentait, mais elle ne voulait pas le croire, elle ne voulait pas
le savoir.
÷ Il est bon. Il fera pour moi... pour toi ce que je lui
demanderai.
Et les deux femmes, infiniment lasses, se turent.
Julie s'endormit la tête sur les genoux où elle avait reposé
enfant. Cependant , son chapelet à la main, l a mère
douloureuse pleurait sur les maux qu'elle sentait venir
dieux ont soif, Les
CHAPITRE XVIII 249
silencieusement, dans le calme de ce jour de neige où tout se
taisait, les pas, les roues, le ciel.
Tout à coup, avec une finesse d'ouïe que l'inquiétude avait
aiguisée, elle entendit son fils qui montait l'escalier.
÷évariste ! ... dit÷elle. Cache÷toi.
Et elle poussa sa fille dans sa chambre.
÷ Comment allez÷vous aujourd'hui, ma bonne mère ?
évariste accrocha son chapeau au portemanteau, changea
son habit bleu contre une veste de travail et s'assit devant
son chevalet. Depuis quelques jours il esquissait au fusain
une victoire déposant une couronne sur le front d'un soldat
mort pour la patrie. Il eût traité ce sujet avec enthousiasme,
mais le tribunal dévorait toutes ses journées, prenait toute
son âme, et sa main déshabituée du dessin se faisait lourde
et paresseuse.
Il fredonna le ça ira. ÷tu chantes, mon enfant, dit la
citoyenne Gamelin ; tu as le coeur gai.
÷ Nous devons nous réjouir, ma mère : il y a de bonnes
nouvelles. La Vendée est écrasée, les Autrichiens défaits ;
l ' armée du Rhi n a forcé l es l i gnes de Lautern et de
Wissembourg. Le j our est proche où l a r épubl i que
dieux ont soif, Les
CHAPITRE XVIII 250
triomphante montrera sa clémence. Pourquoi faut÷il que
l' audace des conspirateurs grandisse à mesure que la
république croît en force et que les traîtres s'étudient à
frapper dans l'ombre la patrie, alors qu'elle foudroie les
ennemis qui l'attaquent à découvert ?
La citoyenne Gamelin, en tricotant un bas, observait son
fils par÷dessus ses lunettes.
÷Berzélius, ton vieux modèle, est venu réclamer les dix
livres que tu lui devais : je les lui ai remises.
La petite Joséphine a eu mal au ventre pour avoir mangé
trop de confitures, que le menuisier lui avait données. Je lui
ai fait de la tisane... Desmahis est venu te voir ; il a regretté
de ne pas te trouver. Il voudrait graver un sujet de ta
composition. Il te trouve un grand talent. Ce brave garçon a
regardé tes esquisses et les a admirées.
÷ Quand la paix sera rétablie et la conspiration étouffée, dit
le peintre, je reprendrai mon Oreste.
Je n'ai pas l'habitude de me flatter ; mais il y a là une tête
digne de David.
Il traça d'une ligne majestueuse le bras de sa victoire.
dieux ont soif, Les
CHAPITRE XVIII 251
÷ Elle tend des palmes, dit÷il. Mais il serait plus beau que
ses bras eux÷mêmes fussent des palmes.
֎variste !
÷ Maman ? ...
÷ J'ai reçu des nouvelles... devine de qui...
÷ Je ne sais pas...
÷ De Julie... de ta soeur... elle n'est pas heureuse.
÷ Ce serait un scandale qu'elle le fût.
÷ Ne parle pas ainsi, mon enfant : elle est ta soeur.
Julie n'est pas mauvaise ; elle a de bons sentiments, que le
malheur a nourris. Elle t'aime. Je puis t'assurer, évariste,
qu'elle aspire à une vie laborieuse, exemplaire, et ne songe
qu' à se rapprocher des siens. Rien n'empêche que tu la
revoies. Elle a épousé Fortuné Chassagne.
÷ Elle nous a écrit ?
÷ Non.
÷ Comment avez÷vous de ses nouvelles, ma mère ?
dieux ont soif, Les
CHAPITRE XVIII 252
÷ Ce n'est pas par une lettre, mon enfant ; c'est...
Il se leva et l'interrompit d'une voix terrible : ÷taisez÷vous,
ma mère ! Ne me dites pas qu'ils sont tous deux rentrés en
France... puisqu'ils doivent périr,
Que du moins ce ne soit pas par moi. Pour eux, pour vous,
pour moi, faites que j'ignore qu'ils sont à Paris.. ne me
forcez pas à le savoir ; sans quoi...
÷ Que veux÷tu dire, mon enfant ? Tu voudrais, tu
oserais ? ...
÷ Ma mère, écoutez÷moi : si je savais que ma soeur Julie
est dans cette chambre... (et il montra du doigt la porte
close), j' irais tout de suite la dénoncer au comité de
vigilance de la section.
La pauvre mère, blanche comme sa coiffe, laissa tomber
son tricot de ses mains tremblantes et soupira, d'une voix
plus faible que le plus faible murmure : « je ne voulais pas
le croire, mais je le vois bien : c'est un monstre... » aussi
pâle qu'elle, l'écume aux lèvres, évariste s'enfuit et courut
chercher auprès d'élodie l'oubli, le sommeil, l'avant÷goût
délicieux du néant.
dieux ont soif, Les
CHAPITRE XVIII 253
CHAPITRE XIX
Pendant que le père Longuemare et la fille Athénaïs étaient
interrogés à la section, Brotteaux fut conduit entre deux
gendarmes au Luxembourg, où le portier refusa de le
recevoir, alléguant qu'il n'avait plus de place. Le vieux
traitant fut mené ensuite à la conciergerie et introduit au
greffe, pièce assez petite, partagée en deux par une cloison
vitrée. Pendant que le greffier inscrivait son nom sur les
registres d'écrou, Brotteaux vit à travers les carreaux deux
hommes qui, chacun sur un mauvais matelas, gardaient une
immobilité de mort et, l'oeil fixe, semblaient ne rien voir.
Des assiettes, des bouteilles des restes de pain et de viande
couvraient le sol autour d'eux. C'étaient des condamnés à
mort qui attendaient la charrette.
Le ci÷devant Des Ilettes fut conduit dans un cachot où, à la
lueur d'une lanterne, il entrevit deux figures étendues, l'une
farouche, mutilée, hideuse, l'autre gracieuse et douce. Ces
deux prisonniers lui offrirent un peu de leur paille pourrie et
pleine de vermine, pour qu'il ne couchât pas sur la terre
souillée d'excréments. Brotteaux se laissa choir sur un banc,
dans l'ombre puante, et demeura la tête contre le mur, muet,
immobile.
CHAPITRE XIX 254
Sa douleur était telle qu'il se serait brisé la tête contre le
mur, s'il en avait eu la force. Il ne pouvait respirer. Ses yeux
se voilèrent ; un long bruit, tranquille comme le silence,
envahit ses oreilles, il sentit tout son être baigner dans un
néant délicieux. Durant une incomparable seconde, tout lui
fut harmonie, clarté sereine, parfum, douceur. Puis il cessa
d'être.
Quand il revint à lui, la première pensée qui s'empara de
son esprit fut de regretter son évanouissement et, philosophe
jusque dans la stupeur du désespoir, il songea qu'il lui avait
fallu descendre dans un cul de basse÷fosse, en attendant la
guillotine, pour éprouver la sensation de volupté la plus vive
que ses sens eussent jamais goûtée.
Il s'essayait à perdre de nouveau le sentiment, mais sans y
réussir, et, peu à peu, au contraire, il sentait l'air infect du
cachot apporter à ses poumons, avec la chaleur de la vie, la
conscience de son intolérable misère.
Cependant ses deux compagnons tenaient son silence pour
une cruelle injure. Brotteaux, qui était sociable, essaya de
satisfaire leur curiosité ; mais, quand ils apprirent qu'il était
ce que l'on appelait « un politique, » un de ceux dont le
crime léger était de parole ou de pensée, ils n'éprouvèrent
pour lui ni estime ni sympathie. Les faits reprochés à ces
deux prisonniers avaient plus de solidité : le plus vieux était
un assassin, l'autre avait fabriqué de faux assignats. Ils
dieux ont soif, Les
CHAPITRE XIX 255
s'accommodaient tous deux de leur état et y trouvaient
même quelques satisfactions. Brotteaux se prit à songer
soudain qu'au÷dessus de sa tête tout était mouvement, bruit,
lumière et vie, et que les jolies marchandes du palais
souriaient derrière leur étalage de parfumerie, de mercerie,
au passant heureux et libre, et cette idée accrut son
désespoir.
La nuit vint, inaperçue dans l'ombre et le silence du cachot,
mais lourde pourtant et lugubre. Une jambe étendue sur son
banc et le dos contre la muraille, Brotteaux s'assoupit. Et il
se vit assis au pied d' un hêtre touffu, où chantaient les
oiseaux ; le soleil couchant couvrait la rivière de flammes
liquides et le bord des nuées était teint de pourpre.
La nuit se passa. Une fièvre ardente le dévorait et il buvait
avidement, à même sa cruche, une eau qui augmentait son
mal.
Le lendemain, le geôlier, qui apporta la soupe, promit à
Brotteaux de le mettre à la pistole, moyennant finance, dès
qu'il aurait de la place, ce qui ne tarderait guère. En effet, le
surlendemain, il invita le vieux traitant à sortir de son
cachot.
à chaque marche qu'il montait, Brotteaux sentait rentrer en
lui la force et la vie, et, quand sur le carreau rouge d'une
chambre il vit se dresser un lit de sangle recouvert d'une
dieux ont soif, Les
CHAPITRE XIX 256
méchante couverture de laine, il pleura de joie. Le lit doré
où se becquetaient des colombes, qu'il avait jadis fait faire
pour la plus jolie des danseuses de l'opéra, ne lui avait pas
paru si agréable ni promis de telles délices.
Ce lit de sangle était dans une grande salle, assez propre,
qui en contenait dix÷sept autres, séparés par de hautes
pl anches. La compagni e qui habi t ai t l à, composée
d'ex÷nobles, de marchands, de banquiers, d'artisans, ne
déplut pas au vieux publicain, qui s'accommodait de toutes
sortes de personnes. Il observa que ces hommes, privés
comme lui de tout plaisir et exposés à périr par la main du
bourreau, montraient de la gaîté et un goût vif pour la
plaisanterie. Peu disposé à admirer les hommes, il attribuait
la bonne humeur de ses compagnons à la légèreté de leur
esprit, qui les empêchait de considérer attentivement leur
situation. Et il se confirmait dans cette idée en observant que
les plus intelligents d'entre eux étaient profondément tristes.
Il s'aperçut bientôt que, pour la plupart, ils puisaient dans le
vin et l'eau÷de÷vie une gaîté qui prenait à sa source un
caractère violent et parfois un peu fou. Ils n'avaient pas tous
du courage ; mais tous en montraient. Brotteaux n'en était
pas surpris : il savait que les hommes avouent volontiers la
cruauté, la colère, l'avarice même, mais jamais la lâcheté,
parce que cet aveu les mettrait, chez les sauvages et même
dans une société polie, en un danger mortel. C'est pourquoi,
songeait÷il, tous les peuples sont des peuples de héros et
dieux ont soif, Les
CHAPITRE XIX 257
toutes les armées ne sont composées que de braves.
Plus encore que le vin et l'eau÷de÷vie, le bruit des armes et
des clés, le grincement des serrures, l'appel des sentinelles,
le trépignement des citoyens à la porte du tribunal enivraient
les prisonniers, leur inspiraient la mélancolie, le délire ou la
fureur. Il y en avait qui se coupaient la gorge avec un rasoir
ou se jetaient par une fenêtre.
Brotteaux logeait depuis trois jours à la pistole, quand il
apprit , par le port e÷cl efs, que l e père Longuemare
croupissait sur la paille pourrie, dans la vermine, avec les
voleurs et les assassins. Il le fit recevoir à la pistole, dans la
chambre qu' il habitait et où un lit était devenu vacant.
S'étant engagé à payer pour le religieux, le vieux publicain,
qui n'avait pas sur lui un grand trésor, s'ingénia à faire des
portraits à un écu l'un. Il se procura, par l'intermédiaire d'un
geôlier, de petits cadres noirs pour y mettre de menus
travaux en cheveux qu'il exécutait assez adroitement. Et ces
ouvrages furent très recherchés dans une réunion d'hommes
qui songeaient à laisser des souvenirs.
Le père Longuemare tenait hauts son coeur et son esprit.
En attendant d'être traduit devant le tribunal révolutionnaire,
il préparait sa défense.
Se promettait d'exposer à ses juges les désordres et les
scandal es causés à l ' épouse de Jésus÷chr i st par l a
dieux ont soif, Les
CHAPITRE XIX 258
constitution civile du clergé ; il entreprenait de peindre la
fille aînée de l'église faisant au pape une guerre sacrilège ; le
clergé français dépouillé, violenté, odieusement soumis à
des laïques ; les réguliers, véritable milice du Christ, spoliés
et dispersés. Il citait saint Grégoire Le Grand et saint Irénée,
produisait des articles nombreux de droit canon et des
paragraphes entiers des décrétales.
Toute la journée, il griffonnait sur ses genoux, au pied de
son lit, trempant des tronçons de plumes usées jusqu'aux
barbes dans l' encre, dans la suie, dans le marc de café,
couvrant d'une illisible écriture papiers à chandelle, papiers
d'emballage, journaux, gardes de livres, vieilles lettres,
vieilles factures, cartes à jouer, et songeant à y employer sa
chemise après l'avoir passée à l'amidon. Il entassait feuille
sur feuille, et, montrant l'indéchiffrable barbouillage, il
disait : ÷quand je paraîtrai devant mes juges, je les inonderai
de lumière.
Et, un jour, jetant un regard satisfait sur sa défense sans
cesse accrue et pensant à ces magistrats qu'il brûlait de
confondre, il s'écria : ÷je ne voudrais pas être à leur place !
Les prisonniers que le sort avait réunis dans ce cachot
étaient ou royalistes ou fédéralistes ; il s'y trouvait même un
jacobin ; ils différaient entre eux d'opinion sur la manière de
conduire les affaires de l'état, mais aucun d'eux ne gardait le
moindre reste de croyances chrétiennes. Les feuillants, les
dieux ont soif, Les
CHAPITRE XIX 259
constitutionnels, les girondins trouvaient, comme Brotteaux,
le bon Dieu fort mauvais pour eux÷mêmes et excellent pour
le peuple. Les jacobins installaient à la place de Jéhovah un
di eu j acobi n, pour f ai r e descendr e de pl us haut l e
jacobinisme sur le monde ; mais, comme ils ne pouvaient
concevoir ni les uns ni les autres qu'on fût assez absurde
pour croire à aucune religion révélée, voyant que le père
Longuemare ne manquait pas d'esprit, ils le prenaient pour
un fourbe. Afin, sans doute, de se préparer au martyre, il
confessait sa foi en toute rencontre, et, plus il montrait de
sincérité, plus il semblait un imposteur.
En vain, Brotteaux se portait garant de la bonne foi du
religieux ; Brotteaux passait lui÷même pour ne croire qu'une
partie de ce qu'il disait. Ses idées étaient trop singulières
pour ne pas paraître affectées, et ne contentaient personne
entièrement.
Il parlait de Jean÷jacques comme d'un plat coquin.
Par contre, il mettait Voltaire au rang des hommes divins,
sans toutefois l'égaler à l'aimable Helvétius, à Diderot, au
baron d'Holbach. à son sens, le plus grand génie du siècle
était Boulanger.
Il estimait beaucoup l'astronome Lalande et Dupuis, auteur
d'un mémoire sur l´origine des constellations. les hommes
d'esprit de la chambrée faisaient au pauvre barnabite mille
dieux ont soif, Les
CHAPITRE XIX 260
plaisanteries dont il ne s'apercevait jamais : sa candeur
déjouait tous les pièges.
Pour écarter les soucis qui les rongeaient et échapper aux
tourments de l'oisiveté, les prisonniers jouaient aux dames,
aux cartes et au trictrac. Il n'était permis d'avoir aucun
instrument de musique. Après souper, on chantait, on
récitait des vers. la pucelle de Voltaire mettait un peu de
gaîté au coeur de ces malheureux, qui ne se lassaient pas
d'en entendre les bons endroits. Mais, ne pouvant se distraire
de la pensée affreuse plantée au milieu de leur coeur, ils
essayaient parfois d'en faire un amusement et, dans la
chambre des dix÷huit lits, avant de s'endormir, ils jouaient
au tribunal révolutionnaire. Les rôles étaient distribués selon
les goûts et les aptitudes. Les uns représentaient les juges et
l'accusateur ; d'autres, les accusés ou les témoins ; d'autres le
bourreau et ses valets. Les procès finissaient invariablement
par l'exécution des condamnés, qu'on étendait sur un lit, le
cou sous une planche. La scène était transportée ensuite
dans les enfers. Les plus agiles de la troupe, enveloppés
dans des draps, faisaient des spectres. Et un jeune avocat de
Bordeaux, nommé Dubosc, petit, noir, borgne, bossu,
bancal, le diable boiteux en personne, venait, tout encorné,
tirer le père Longuemare, par les pieds, hors de son lit, lui
annonçant qu'il était condamné aux flammes éternelles et
damné sans rémission pour avoir fait du créateur de l'univers
un être envieux, sot et méchant, un ennemi de la joie et de
l'amour.
dieux ont soif, Les
CHAPITRE XIX 261
÷ Ah ! Ah ! Ah ! Criait horriblement ce diable, tu as
enseigné, vieux bonze, que Dieu se plaît à voir ses créatures
languir dans la pénitence et s'abstenir de ses dons les plus
chers. Imposteur, hypocrite, cafard, assieds÷toi sur des clous
et mange des coquilles d'oeufs pour l'éternité !
Le père Longuemare se contentait de répondre que, dans ce
discours, le philosophe perçait sous le diable et que le
moindre démon de l'enfer eût dit moins de sottises, étant un
peu frotté de théologie et certes moins ignorant qu' un
encyclopédiste.
Mais, quand l'avocat girondin l'appelait capucin, il se
fâchait tout rouge et disait qu' un homme incapable de
distinguer un barnabite d'un franciscain ne saurait pas voir
une mouche dans du lait.
Le tribunal révolutionnaire vidait les prisons, que les
comités remplissaient sans relâche : en trois mois la
chambre des dix÷huit fut à moitié renouvelée. Le père
Longuemare perdit son diablotin. L'avocat Dubosc, traduit
comme fédéraliste et pour avoir conspiré contre l'unité de la
république. Au sortir du tribunal, il repassa, comme tous les
autres condamnés, par un corridor qui traversait la prison et
donnait sur la chambre qu'il avait animée trois mois de sa
gaîté. En faisant ses adieux à ses compagnons, il garda le
ton léger et l'air joyeux qui lui étaient habituels.
dieux ont soif, Les
CHAPITRE XIX 262
÷ Excusez÷moi, monsieur, dit÷il au père Longuemare, de
vous avoir tiré par les pieds dans votre lit. Je n'y reviendrai
plus.
Et, se tournant vers le vieux Brotteaux : ÷adieu, je vous
précède dans le néant. Je livre volontiers à la nature les
éléments qui me composent, en souhaitant qu'elle en fasse, à
l'avenir, un meilleur usage, car il faut reconnaître qu'elle
m'avait fort mal réussi.
Et il descendit au greffe, laissant Brotteaux affligé et le
père Longuemare tremblant et vert comme la feuille, plus
mort que vif de voir l'impie rire au bord de l'abîme.
Quand germinal ramena les jours clairs, Brotteaux, qui
était voluptueux, descendit plusieurs fois par jour dans la
cour qui donnait sur le quartier des femmes, près de la
fontaine où les captives venaient, le matin, laver leur linge.
Une grille séparait les deux quartiers ; mais les barreaux n'en
étaient pas assez rapprochés pour empêcher les mains de se
joindre et les bouches de s'unir.
Sous la nuit indulgente, des couples s'y pressaient.
Alors Brotteaux, discrètement, se réfugiait dans l'escalier
et, assis sur une marche, tirait de la poche de sa redingote
puce son petit Lucrèce, et lisait, à la lueur d'une lanterne,
quelques maximes sévèrement consolatrices : « sic ubi non
dieux ont soif, Les
CHAPITRE XIX 263
erimus... quand nous aurons cessé de vivre, rien ne pourra
nous émouvoir, non pas même le ciel, la terre et la mer
confondant leurs débris... » mais, tout en jouissant de sa
haute sagesse, Brotteaux enviait au barnabite cette folie qui
lui cachait l'univers.
La terreur, de mois en mois, grandissait. Chaque nuit, les
geôliers ivres, accompagnés de leurs chiens de garde,
allaient de cachot en cachot, portant des actes d'accusation,
hurlant des noms qu' ils estropiaient, réveillaient les
pr i s onni er s et pour vi ngt vi ct i mes dés i gnées en
épouvantaient deux cents.
Dans ces corridors, pleins d'ombres sanglantes, passaient
chaque jour, sans une plainte, vingt, trente, cinquante
condamnés, vieillards, femmes, adolescents, et si divers de
condition, de caractère, de sentiment, qu'on se demandait
s'ils n'avaient pas été tirés au sort.
Et l'on jouait aux cartes, on buvait du vin de Bourgogne, on
faisait des projets, on avait des rendez÷vous, la nuit, à la
grille. La société, presque entièrement renouvelée, était
maintenant composée en grande partie d' « exagérés » et d'
« enragés. » t outefois la chambre des dix÷huit lits
demeurait encore le séjour de l'élégance et du bon ton : hors
deux détenus qu'on y avait mis, récemment transférés du
Luxembourg à la conciergerie, et qu'on suspectait d'être des
« moutons, » c'est÷à÷dire des espions, les citoyens Navette
dieux ont soif, Les
CHAPITRE XIX 264
et Bellier, il ne s'y trouvait que d'honnêtes gens, qui se
témoignaient une confiance réciproque. On y célébrait, la
coupe à la main, les victoires de la république.
Il s'y rencontrait plusieurs poètes, comme il s'en voit dans
toute réunion d'hommes oisifs. Les plus habiles d'entre eux
composaient des odes sur les triomphes de l'armée du Rhin
et les récitaient avec emphase. Ils étaient bruyamment
applaudis.
Brotteaux seul louait mollement les vainqueurs et leurs
chantres.
÷ C'est, depuis Homère, une étrange manie des poètes,
dit÷il un jour, que de célébrer les militaires. La guerre n'est
point un art, et le hasard décide seul du sort des batailles. De
deux généraux en présence, tous deux stupides, il faut
né c e s s a i r e me nt que l ' un d' e ux s oi t vi c t or i e ux.
Attendez÷vous à ce qu'un jour un de ces porteurs d'épée que
vous divinisez vous avale tous comme la grue de la fable
avale les grenouilles. C'est alors qu'il sera vraiment dieu !
Car les dieux se connaissent à l'appétit.
Brotteaux n'avait jamais été touché par la gloire des armes.
Il ne se réjouissait nullement des triomphes de la république,
qu'il avait prévus.
dieux ont soif, Les
CHAPITRE XIX 265
Il n'aimait point le nouveau régime qu'affermissait la
victoire. Il était mécontent. On l'eût été à moins.
Un matin, on annonça que les commissaires du comité de
sûreté générale feraient des perquisitions chez les détenus,
qu'on saisirait assignats, objets d'or et d'argent, couteaux,
ciseaux, que de telles recherches avaient été faites au
Luxembourg et qu'on avait enlevé lettres, papiers, livres.
Chacun s'ingénia alors à trouver quelque cachette où mettre
ce qu'il avait de plus précieux. Le père Longuemare porta,
par brassées, sa défense dans une gouttière, Brotteaux coula
son Lucrèce dans les cendres de la cheminée.
Quand l es commissaires, ayant au cou des rubans
tricolores, vinrent opérer leurs saisies, ils ne trouvèrent
guère que ce qu'on avait jugé convenable de leur laisser.
Après leur départ, le père Longuemare courut à sa gouttière
et recueillit de sa défense ce que l'eau et le vent en avaient
laissé.
Brotteaux retira de la cheminée son Lucrèce tout noir de
suie.
« jouissons de l'heure présente, songea÷t÷il, car j'augure à
certains signes que le temps nous est désormais étroitement
mesuré. » par une douce nuit de prairial, tandis qu'au÷dessus
du préau la lune montrait dans le ciel pâli ses deux cornes
dieux ont soif, Les
CHAPITRE XIX 266
d'argent, le vieux traitant, qui, à sa coutume, lisait Lucrèce
sur un degré de l' escalier de pierre, entendit une voix
l'appeler, une voix de femme, une voix délicieuse qu'il ne
reconnaissait pas. Il descendit dans la cour et vit derrière la
grille une forme qu'il ne reconnaissait pas plus que la voix et
qui lui rappelait, par ses contours indistincts et charmants,
toutes les femmes qu'il avait aimées. Le ciel la baignait
d'azur et d'argent.
Brotteaux reconnut soudain la jolie comédienne de la rue
feydeau, Rose Thévenin.
÷ Vous ici, mon enfant ! La joie de vous y voir m'est
cruelle. Depuis quand et pourquoi êtes÷vous ici ?
÷ Depuis hier.
Et elle ajouta très bas : ÷j'ai été dénoncée comme royaliste.
On m'accuse d'avoir conspiré pour délivrer la reine. Comme
je vous savais ici, j'ai tout de suite cherché à vous voir.
écoutez÷moi, mon ami... car vous voulez bien que je vous
donne ce nom ? ... je connais des gens en place ; j'ai, je le
sais, des sympathies jusque dans le comité de salut public.
Je ferai agir mes amis : ils me délivreront, et je vous
délivrerai à mon tour.
dieux ont soif, Les
CHAPITRE XIX 267
Mais Brotteaux, d'une voix qui se fit pressante : ÷par tout
ce que vous avez de cher, mon enfant, n'en faites rien !
N' écrivez pas, ne sollicitez pas ; ne demandez rien à
personne, je vous en conjure, faites÷vous oublier.
Comme elle ne semblait pas pénétrée de ce qu'il disait, il se
fit plus suppliant encore : ÷gardez le silence, Rose,
faites÷vous oublier : là est le salut. Tout ce que vos amis
tenteraient ne ferait que hâter votre perte. Gagnez du temps.
Il en faut peu, très peu, j'espère pour vous sauver...
Surtout n'essayez pas d'émouvoir les juges, les jurés, un
Gamelin. Ce ne sont pas des hommes, ce sont des choses :
on ne s'explique pas avec les choses.
Faites÷vous oublier. Si vous suivez mon conseil, mon
amie, je mourrai heureux de vous avoir sauvé la vie.
Elle répondit : ÷je vous obéirai... ne parlez pas de mourir.
Il haussa les épaules : ÷ma vie est finie, mon enfant. Vivez
et soyez heureuse.
El l e l ui pr i t l es mai ns et l es mi t s ur s on s ei n :
÷écoutez÷moi, mon ami... je ne vous ai vu qu'un jour et
pourtant vous ne m'êtes point indifférent. Et si ce que je vais
vous dire peut vous rattacher à la vie, croyez÷le : je serai
pour vous... tout ce que vous voudrez que je sois.
dieux ont soif, Les
CHAPITRE XIX 268
Et ils se donnèrent un baiser sur la bouche à travers la
grille.
dieux ont soif, Les
CHAPITRE XIX 269
CHAPITRE XX
évariste Gamelin, pendant une longue audience du tribunal,
à son banc, dans l'air chaud, ferme les yeux et pense : " les
méchants, en forçant Marat à se cacher dans les trous, en
avaient fait un oiseau de nuit, l'oiseau de Minerve, dont
l'oeil perçait les conspirateurs dans les ténèbres où ils se
dissimulaient. Maintenant, c' est un regard bleu, froid,
tranquille, qui pénètre les ennemis de l'état et dénonce les
traîtres avec une subtilité inconnue même à l'ami du peuple,
endormi pour toujours dans le jardin des Cordeliers. Le
nouveau sauveur, aussi zélé et plus perspicace que le
premier, voit ce que personne n'avait vu et son doigt levé
répand la terreur. Il distingue les nuances délicates,
imperceptibles, qui séparent le mal du bien, le vice de la
vertu, que sans lui on eût confondues, au dommage de la
patrie et de la liberté ; il trace devant lui la ligne mince,
inflexible, en dehors de laquelle il n'est, à gauche et à droite,
qu'erreur, crime et scélératesse. L'incorruptible enseigne
comment on sert l'étranger par exagération et par faiblesse,
en persécutant les cultes au nom de la raison, et en résistant
au nom de la religion aux lois de la république. Non moins
que les scélérats qui immolèrent Le Peltier et Marat, ceux
qui leur décernent des honneurs divins pour compromettre
leur mémoire servent l' étranger. Agent de l' étranger,
CHAPITRE XX 270
qui conque r ej et t e l es i dées d' or dr e, de s a ges s e,
d'opportunité ; agent de l'étranger, quiconque outrage les
moeurs, offense la vertu, et, dans le dérèglement de son
coeur, nie Dieu. Les prêtres fanatiques méritent la mort ;
mais il y a une manière contre÷révolutionnaire de combattre
le fanatisme ; il y a des abjurations criminelles. Modéré, on
perd la république ; violent, on la perd.
« oh ! Redoutables devoirs du juge, dictés par le plus
sage des hommes ! Ce ne sont pl us seul ement l es
aristocrates, les fédéralistes, les scélérats de la faction
d' Orléans, les ennemis déclarés de la patrie qu' il faut
frapper. Le conspirateur, l'agent de l'étranger est un Protée,
il prend toutes les formes. Il revêt l'apparence d'un patriote,
d' un révolutionnaire, d' un ennemi des rois ; il affecte
l'audace d'un coeur qui ne bat que pour la liberté ; il enfle la
voix et fait trembler les ennemis de la république : c'est
Danton ; sa violence cache mal son odieux modérantisme et
sa corruption apparaît enfin. Le conspirateur, l'agent de
l'étranger, c'est ce bègue éloquent qui mit à son chapeau la
première cocarde des révolutionnaires, c'est ce pamphlétaire
qui , dans son ci vi sme i roni que et cr uel , s' appel ai t
lui÷même » le procureur de la lanterne, " c'est Camille
Desmoulins : il s' est décelé en défendant les généraux
traîtres et en réclamant les mesures criminelles d' une
clémence intempestive. C'est Philippeaux, c'est Hérault, c'est
le méprisable Lacroix. Le conspirateur, l'agent de l'étranger,
c' est ce père Duchesne qui avilit la liberté par sa basse
dieux ont soif, Les
CHAPITRE XX 271
démagogie et de qui les immondes calomnies rendirent
Antoinette elle÷même intéressante.
C' est Chaumette, qu' on vit pourtant doux, populaire,
modéré, bonhomme et vertueux dans l'administration de la
commune, mais il était athée ! Les conspirateurs, les agents
de l'étranger, ce sont tous ces sans÷culottes en bonnet rouge,
en carmagnole, en sabots, qui ont follement renchéri de
patriotisme sur les jacobins. Le conspirateur, l'agent de
l' étranger, c' est Anacharsis Cloots, l' orateur du genre
humain, condamné à mort par toutes les monarchies du
monde ; mais on devait tout craindre de lui : il étai t
Prussien.
« maintenant, violents et modérés, tous ces méchants,
tous ces traîtres, Danton, Desmoulins, Hébert, Chaumette,
ont péri sous la hache. La république est sauvée ; un concert
de louanges monte de tous les comités et de toutes les
assemblées populaires vers Maximilien et la montagne. Les
bons citoyens s'écrient : » dignes représentants d'un peuple
libre, c'est en vain que les enfants des Titans ont levé leur
tête altière : montagne bienfaisante, Sinaï protecteur, de ton
sein bouillonnant est sortie la foudre salutaire... « » en ce
concert, le tribunal a sa part de louanges.
Qu'il est doux d'être vertueux et combien la reconnaissance
publique est chère au coeur du juge intègre !
dieux ont soif, Les
CHAPITRE XX 272
" cependant , pour un coeur pat r i ot e, quel suj et
d'étonnement et quelles causes d'inquiétude ! Quoi !
Pour trahir la cause populaire, ce n'était donc pas assez de
Mirabeau, de La Fayette, de Bailly, de Piéton, de Brissot ?
Il y fallait encore ceux qui ont dénoncé ces traîtres ! Quoi !
Tous les hommes qui ont fait la révolution ne l'ont faite que
pour la perdre ! Ces grands auteurs des grandes journées
préparaient avec Pitt et Cobourg la royauté d'Orléans ou la
tutelle de Louis Xvii !
Quoi ! Danton, c'était Monk ! Quoi ! Chaumette et les
hébertistes, plus perfides que des fédéralistes qu'ils ont
poussés sous le couteau, avaient conj uré la ruine de
l'empire ! Mais, parmi ceux qui précipitent à la mort les
perfides Danton et les perfides Chaumette, l'oeil bleu de
Robespierre n' en découvrira÷t÷il pas demain de plus
perfides encore ? Où s'arrêtera l'exécrable enchaînement
des traîtres trahis et la perspicacité de l'incorruptible ? ... "
dieux ont soif, Les
CHAPITRE XX 273
CHAPITRE XXI
Cependant Julie Gamelin, vêtue de son carrick vert
bouteille, allait tous les jours dans le jardin du Luxembourg
et là, sur un banc, au bout d'une allée, attendait le moment
où son amant paraîtrait à une des lucarnes du palais. Ils se
faisaient des signes et échangeaient leurs pensées dans un
langage muet qu'ils avaient imaginé. Elle savait par ce
moyen que le prisonnier occupait une assez bonne chambre,
jouissait d' une agréable compagnie, avait besoin d' une
couverture et d' une bouillotte et aimait tendrement sa
maîtresse.
Elle n'était pas seule à épier un visage aimé dans ce palais
changé en prison. Une jeune mère près d' elle tenait ses
regards attachés sur une fenêtre close et, dès qu'elle voyait la
fenêtre s'ouvrir, elle élevait son petit enfant dans ses bras,
au÷dessus de sa tête. Une vieille dame, voilée de dentelle, se
tenait de longues heures immobile sur un pliant, espérant en
vain apercevoir un moment son fils qui, pour ne pas
s'attendrir, jouait au palet dans la cour de la prison, jusqu'à
ce qu'on eût fermé le jardin.
Durant ces longues stations sous le ciel gris ou bleu, un
homme d'un âge mûr, assez gros, très propre, se tenait sur un
CHAPITRE XXI 274
banc voisin, jouant avec sa tabatière et ses breloques, et
dépliant un journal qu'il ne lisait jamais. Il était vêtu, à la
vieille mode bourgeoise, d'un tricorne à galon d'or, d'un
habit zinzolin et d'un gilet bleu, brodé d'argent. Il avait l'air
honnête ; il était musicien, à en juger par la flûte dont un
bout dépassait sa poche. Pas un moment il ne quittait des
yeux le faux jeune garçon, il ne cessait de lui sourire et, le
voyant se lever, il se levait lui÷même et le suivait de loin.
Julie, dans sa misère et dans sa solitude, se sentait touchée
de la sympathie discrète que lui montrait ce bon homme.
Un jour, comme elle sortait du jardin, la pluie commençant
à tomber, le bon homme s'approcha d'elle et ouvrant son
vaste parapluie rouge, lui demanda la permission de l'en
abriter. Elle lui répondit doucement, de sa voix claire,
qu'elle y consentait.
Mais, au son de cette voix et averti, peut֐tre, par une
subtile odeur de femme, il s' éloigna vivement, laissant
exposée à la pluie d'orage la jeune femme, qui comprit et,
malgré ses soucis, ne put s'empêcher de sourire.
Julie logeait dans une mansarde de la rue du cherche÷midi
et se faisait passer pour un commis drapier qui cherchait un
emploi : la citoyenne veuve Gamelin, persuadée enfin que sa
fille ne courait nulle part de si grand danger que près d'elle,
l'avait éloignée de la place de Thionville et de la section du
pont÷neuf, et l'entretenait de vivres et de linge autant qu'elle
dieux ont soif, Les
CHAPITRE XXI 275
pouvai t . Jul i e f ai sai t un peu de cui si ne, al l ai t au
Luxembourg voir son cher amant et rentrait dans son taudis ;
la monotonie de ce manège berçait ses chagrins et, comme
elle était jeune et robuste, elle dormait toute la nuit d'un
profond sommeil. D' un caractère hardi, habituée aux
aventures et excitée, peut÷être, par l'habit qu'elle portait, elle
allait quelquefois, la nuit, chez un limonadier de la rue du
four, à l'enseigne de la croix rouge. que fréquentaient des
gens de toutes sortes et des femmes galantes. Elle y lisait les
gazettes et jouait au trictrac avec quelque courtaud de
boutique ou quelque militaire, qui lui fumait sa pipe au nez.
Là, on buvait, on jouait, on faisait l'amour et les rixes étaient
fréquentes. Un soir, un buveur, au bruit d'une chevauchée
sur le pavé du carrefour, souleva le rideau et, reconnaissant
le commandant en chef de la garde nationale, le citoyen
Hanriot, qui passait au galop avec son état÷major, murmura
entre ses dents : ÷voilà la bourrique à Robespierre !
à ce mot, Julie poussa un grand éclat de rire.
Mais un patriote à moustaches releva vertement le propos :
÷celui qui parle ainsi, s'écria÷t÷il, est un f...
Aristocrate, que j'aurais plaisir à voir éternuer dans le
panier à Samson. Sachez que le général Hanriot est un bon
pat r i ot e qui saur a déf endr e, au besoi n, Par i s et l a
convention. C'est cela que les royalistes ne lui pardonnent
point.
dieux ont soif, Les
CHAPITRE XXI 276
Et le patriote à moustaches, dévisageant Julie qui ne cessait
pas de rire : ÷toi, blanc÷bec, prends garde que je ne t'envoie
mon pied dans le derrière, pour t'apprendre à respecter les
patriotes.
Cependant des voix s'élevaient : ÷Hanriot est un ivrogne et
un imbécile !
÷Hanriot est un bon jacobin ! Vive Hanriot !
Deux partis se formèrent . On s' aborda, les poings
s' abattirent sur les chapeaux défoncés, les tables se
renversèrent, les verres volèrent en éclats, les quinquets
s'éteignirent, les femmes poussèrent des cris aigus. Assaillie
par plusieurs patriotes, Julie s'arma d'une banquette, fut
terrassée, griffa, mordit ses agresseurs. De son carrick
ouvert et de son jabot déchiré sa poitrine haletante sortait.
Une patrouille accourut au bruit, et la jeune aristocrate
s'échappa entre les jambes des gendarmes.
Chaque jour, les charrettes étaient pleines de condamnés.
÷ Je ne peux pourtant pas laisser mourir mon amant !
Disait Julie à sa mère.
Elle résolut de solliciter, de faire des démarches, d'aller
dans les comités, dans les bureaux, chez des représentants,
dieux ont soif, Les
CHAPITRE XXI 277
chez des magistrats, partout où il faudrait. Elle n'avait point
de robe. Sa mère emprunta une robe rayée, un fichu, une
coiffe de dentelle à la citoyenne Blaise, et Julie, vêtue en
femme et en patriote, se rendit chez le juge Renaudin, dans
une humide et sombre maison de la rue Mazarine.
Elle monta en tremblant l'escalier de bois et de carreau et
fut reçue par le juge dans son cabinet misérable, meublé
d'une table de sapin et de deux chaises de paille. Le papier
de tenture pendait en lambeaux. Renaudin, les cheveux noirs
et collés, l'oeil sombre, les babines retroussées et le menton
saillant, lui fit signe de parler et l'écouta en silence.
Elle lui dit qu'elle était la soeur du citoyen Chassagne,
prisonnier au Luxembourg, lui exposa le plus habilement
qu'elle put les circonstances dans lesquelles il avait été
arrêté, le représenta innocent et malheureux, se montra
pressante.
Il demeura insensible et dur.
Suppliante, à ses pieds, elle pleura.
Dès qu'il vit des larmes, son visage changea : ses prunelles,
d' un noir rougeâtre, s' enflammèrent, et ses énormes
mâchoires bleues remuèrent comme pour ramener la salive
dans sa gorge sèche.
dieux ont soif, Les
CHAPITRE XXI 278
÷ Citoyenne, on fera le nécessaire. Ne vous inquiétez pas.
Et, ouvrant une porte, il poussa la solliciteuse dans un petit
salon rose, où il y avait des trumeaux peints, des groupes de
biscuit, un cartel et des candélabres dorés, des bergères, un
canapé de tapisserie décoré d'une pastorale de Boucher.
Julie était prête à tout pour sauver son amant.
Renaudin fut brutal et rapide. Quand elle se leva, rajustant
la belle robe de la citoyenne élodie, elle rencontra le regard
cruel et moqueur de cet homme ; elle sentit aussitôt qu'elle
avait fait un sacrifice inutile.
÷ Vous m'avez promis la liberté de mon frère, dit÷elle.
Il ricana.
÷ Je t' ai dit, ci toyenne, qu' on ferait le nécessaire,
c'est÷à÷dire qu'on appliquerait la loi, rien de plus, rien de
moins. Je t' ai dit de ne point t' inquiéter, et pourquoi
t'inquiéterais÷tu ? Le tribunal révolutionnaire est toujours
juste.
Elle pensa se jeter sur lui, le mordre, lui arracher les yeux.
Mai s, sent ant qu' el le achèverai t de perdr e Fort uné
Chassagne, elle s'enfuit et courut enlever dans sa mansarde
la robe souillée d'élodie.
dieux ont soif, Les
CHAPITRE XXI 279
Et là, seule, elle hurla, toute la nuit, de rage et de douleur.
dieux ont soif, Les
CHAPITRE XXI 280
CHAPITRE XXII
Une montagne s'est élevée subitement dans le jardin des
Tuileries. Le ciel est sans nuages. Maximilien marche
devant ses collègues en habit bleu, en culotte jaune, ayant à
la main un bouquet d'épis, de bleuets et de coquelicots. Il
gravit la montagne et annonce le dieu de Jean÷jacques à la
république attendrie. ô pureté ! ô douceur ! ô foi ! ô
simplicité antique ! ô larmes de pitié ! ô rosée féconde ! ô
clémence ! ô fraternité humaine !
En vain l' athéisme dresse encore sa face hideuse :
Maximilien saisit une torche ; les flammes dévorent le
monstre et la sagesse apparaît, d'une main montrant le ciel,
de l'autre tenant une couronne d'étoiles.
Sur l'estrade dressée contre le palais des Tuileries, évariste,
au milieu de la foule émue, verse de douces larmes et rend
grâces à Dieu. Il voit s'ouvrir une ère de félicité.
Il soupire : ÷enfin nous serons heureux, purs, innocents, si
les scélérats le permettent.
Hélas ! Les scélérats ne l'ont pas permis. Il faut encore des
supplices ; il faut encore verser des flots de sang impur.
CHAPITRE XXII 281
Trois jours après la fête de la nouvelle alliance et la
réconciliation du ciel et de la terre, la convention promulgue
la loi de prairial qui supprime, avec une sorte de bonhomie
terrible, toutes les formes traditionnelles de la loi, tout ce qui
a été conçu depuis le temps des Romains équitables pour la
sauvegarde de l'innocence soupçonnée. Plus d'instructions,
plus d'interrogatoires, plus de témoins, plus de défenseurs :
l'amour de la patrie supplée à tout. L'accusé, qui porte
renfermé en lui son crime ou son innocence, passe muet
devant le juré patriote. Et c'est dans ce temps qu'il faut
discerner sa cause parfois difficile, souvent chargée et
obscurci e. Comment j uger mai ntenant ? Comment
reconnaître en un instant l'honnête homme et le scélérat, le
patriote et l'ennemi de la patrie ? ...
Après un moment de trouble, Gamelin comprit ses
nouveaux devoirs et s'accommoda à ses nouvelles fonctions.
Il reconnaissait dans l'abréviation de la procédure les vrais
caractères de cette justice salutaire et terrible dont les
ministres n'étaient point des chats÷fourrés pesant à loisir le
pour et le contre dans leurs gothiques balances, mais des
sans÷culottes jugeant par illumination patriotique et voyant
tout dans un éclair. Alors que les garanties, les précautions
eussent tout perdu, les mouvements d' un coeur droi t
sauvaient tout. Il fallait suivre les impulsions de la nature,
cette bonne mère, qui ne se trompe jamais ; il fallait juger
avec le coeur, et Gamelin faisait des invocations aux mânes
de Jean÷jacques : ÷homme vertueux, inspire÷moi, avec
dieux ont soif, Les
CHAPITRE XXII 282
l'amour des hommes, l'ardeur de les régénérer !
Ses collègues, pour la plupart, sentaient comme lui.
C'étaient surtout des simples ; et, quand les formes furent
simplifiées, ils se trouvèrent à leur aise.
La justice abrégée les contentait. Rien, dans sa marche
accélérée, ne les troublait plus. Ils s'enquéraient seulement
des opinions des accusés, ne concevant pas qu'on pût sans
méchanceté penser autrement qu'eux. Comme ils croyaient
posséder la vérité, la sagesse, le souverain bi en, ils
attribuaient à leurs adversaires l'erreur et le mal. Ils se
sentaient forts : ils voyaient Dieu.
Ils voyaient Dieu, ces jurés du tribunal révolutionnaire.
L'être suprême, reconnu par Maximilien, les inondait de ses
flammes. Ils aimaient, ils croyaient.
Le fauteuil de l'accusé avait été remplacé par une vaste
estrade pouvant contenir cinquante individus : on ne
procédait plus que par fournées. L' accusateur public
réunissait dans une même affaire et inculpait comme
complices des gens qui souvent, au tribunal, se rencontraient
pour la première fois. Le tribunal jugea avec les facilités
terribles de la loi de prairial ces prétendues conspirations
des prisons qui, succédant aux proscriptions des dantonistes
et de la commune, s'y rattachaient par les artifices d'une
dieux ont soif, Les
CHAPITRE XXII 283
pensée subtile. Pour qu'on y reconnût en effet les deux
caractères essentiels d'un complot fomenté avec l'or de
l'étranger contre la république, la modération intempestive et
l'exagération calculée, pour qu'on y vît encore le crime
dantoniste et le crime hébertiste, on y avait mis deux têtes
opposées, deux têtes de femmes, la veuve de Camille, cette
aimable Lucile, et la veuve de l'hébertiste Momoro, déesse
d' un jour et joyeuse commère. Toutes deux avaient été
renfermées par symétrie dans la même prison, où elles
avaient pleuré ensemble sur le même banc de pierre ; toutes
deux avaient, par symétrie, monté sur l'échafaud. Symbole
trop ingénieux, chef÷d'oeuvre d'équilibre imaginé sans
doute par une âme de procureur et dont on faisait honneur à
Maximilien. On rapportait à ce représentant du peuple tous
l e s é v é n e me n t s h e u r e u x o u ma l h e u r e u x q u i
s'accomplissaient dans la république, les lois, les moeurs, le
cours des saisons, les récoltes, les maladies. Injustice
méritée, car cet homme, menu, propret, chétif, à face de
chat, était puissant sur le peuple...
Le tribunal expédiait, ce jour÷là, une partie de la grande
conspiration des prisons, une trentaine de conspirateurs du
Luxembourg, captifs très soumis, mais royalistes ou
fédéralistes très prononcés.
L'accusation reposait tout entière sur le témoignage d'un
seul délateur. Les jurés ne savaient pas un mot de l'affaire ;
ils ignoraient jusqu'aux noms des conspirateurs. Gamelin, en
dieux ont soif, Les
CHAPITRE XXII 284
jetant les yeux sur le banc des accusés, reconnut parmi eux
Fortuné Chassagne. L' amant de Julie, amaigri par une
longue captivité, pâle, les traits durcis par la lumière crue
qui baignait la salle, gardait encore quelque grâce et quelque
fierté. Ses regards rencontrèrent ceux de Gamelin et se
chargèrent de mépris.
Gamelin, possédé d'une fureur tranquille, se leva, demanda
la parole, et, les yeux fixés sur le buste de Brutus l'ancien,
qui dominait le tribunal : ÷citoyen président, dit÷il, bien
qu'il puisse exister entre un des accusés et moi des liens qui,
s'ils étaient déclarés, seraient des liens d'alliance, je déclare
ne me point récuser. Les deux Brutus ne se récusèrent pas
quand, pour le salut de la république ou la cause de la
liberté, il leur fallut condamner un fils, frapper un père
adoptif.
Il se rassit.
÷ Voilà un beau scélérat, murmura Chassagne entre ses
dents.
Le public restait froid, soit qu'il fût enfin las des caractères
sublimes, soit que Gamelin eût triomphé trop facilement des
sentiments naturels.
÷ Citoyen Gamelin, dit le président, aux termes de la loi,
toute récusation doit être formulée par écrit, dans les
dieux ont soif, Les
CHAPITRE XXII 285
vingt÷quatre heures avant l'ouverture des débats. Au reste,
tu n'as pas lieu de te récuser : un juré patriote est au÷dessus
des passions.
Chaque accusé fut interrogé pendant trois ou quatre
minutes. Le réquisitoire conclut à la peine de mort pour
tous. Les jurés la votèrent d'une parole, d'un signe de tête et
par acclamation. Quand ce fut le tour de Gamelin d'opiner :
÷tous les accusés sont convaincus, dit÷il, et la loi est
formelle.
Tandis qu' il descendait l' escalier du palais, un jeune
homme, vêtu d'un carrick vert bouteille et qui semblait âgé
de dix÷sept ou dix÷huit ans, l' arrêta brusquement au
passage. Il portait un chapeau rond, rejeté en arrière, et dont
les bords faisaient à sa belle tête pâle une auréole noire.
Dressé devant le juré, il lui cria, terrible de colère et de
désespoir : ÷scélérat ! Monstre ! Assassin ! Frappe÷moi,
lâche !
Je suis une femme ! Fais÷moi arrêter, fais÷moi guillotiner,
Caïn ! Je suis ta soeur.
Et Julie lui cracha au visage.
La foule des tricoteuses et des sans÷culottes se relâchait
alors de sa vigilance révolutionnaire ; son ardeur civique
était bien attiédie : il n'y eut autour de Gamelin et de son
dieux ont soif, Les
CHAPITRE XXII 286
agresseur que des mouvements incertains et confus. Julie
fendit l'attroupement et disparut dans le crépuscule.
dieux ont soif, Les
CHAPITRE XXII 287
CHAPITRE XXIII
évariste Gamelin était las et ne pouvait se reposer ; vingt
fois dans la nuit, il se réveillait en sursaut d'un sommeil
plein de cauchemars. C'était seulement dans la chambre
bleue, entre les bras d'élodie, qu'il pouvait dormir quelques
heures.
Il parlait et criait en dormant et la réveillait ; mais elle ne
pouvait comprendre ses paroles.
Un matin, après une nuit où il avait vu les Euménides, il se
réveilla brisé d'épouvante et faible comme un enfant. L'aube
traversait les rideaux de la chambre de ses flèches livides.
Les cheveux d'évariste, mêlés sur son front, lui couvraient
les yeux d'un voile noir : élodie, au chevet du lit, écartait
doucement les mèches farouches. Elle le regardait, cette
fois, avec une tendresse de soeur et, de son mouchoir,
essuyait la sueur glacée sur le front du malheureux. Alors il
se rappela cette belle scène de l' Oreste d'Euripide, dont il
avait ébauché un tableau qui, s'il avait pu l'achever, aurait
été son chef÷d'oeuvre : la scène où la malheureuse électre
essuie l'écume qui souille la bouche de son frère. Et il
croyait entendre aussi élodie dire d'une voix douce : «
écoute÷moi, mon frère chéri, pendant que les furies te
CHAPITRE XXIII 288
laissent maître de ta raison... » et il songeait : « et pourtant,
je ne suis point parricide. Au contraire, c'est par piété filiale
que j'ai versé le sang impur des ennemis de ma patrie. »
dieux ont soif, Les
CHAPITRE XXIII 289
CHAPITRE XXIV
On n'en finissait pas avec la conspiration des prisons.
Quarante÷neuf accusés remplissaient les gradins. Maurice
Brotteaux occupait la droite du plus haut degré, la place
d'honneur. Il était vêtu de sa redingote puce, qu'il avait
soigneusement brossée la veille, et reprisée à l'endroit de la
poche que le petit Lucrèce, à la longue, avait usée.
à son côté, la femme Rochemaure, peinte, fardée, éclatante,
horrible. On avait placé le père Longuemare entre elle et la
fille Athénaïs, qui avait retrouvé, aux madelonnettes, la
fraîcheur de l'adolescence.
Les gendarmes entassaient sur les gradins des gens que
ceux÷ci ne connaissaient pas, et qui, peut÷être, ne se
connaissaient pas entre eux, tous complices cependant,
parlementaires, journaliers, ci÷devant nobles, bourgeois et
bourgeoises. La citoyenne Rochemaure aperçut Gamelin au
banc des jurés.
Bien qu'il n'eût pas répondu à ses lettres pressantes, à ses
messages répétés, elle espéra en lui, lui envoya un regard
suppliant et s'efforça d'être pour lui belle et touchante. Mais
le regard froid du jeune magistrat lui ôta toute illusion.
CHAPITRE XXIV 290
Le greffier lut l'acte d'accusation qui, bref sur chacun des
accusés, était long à cause de leur nombre. Il exposait à
grands traits le complot ourdi dans les prisons pour noyer la
république dans le sang des représentants de la nation et du
peuple de Paris, et, faisant la part de chacun, il disait : ÷l'un
des plus pernicieux auteurs de cette abominable conjuration
est le nommé Brotteaux, ci÷devant Des Ilettes, receveur des
finances sous le tyran. Cet individu, qui se faisait remarquer,
même au temps de la tyrannie, par sa conduite dissolue, est
une preuve certaine que le libertinage et les mauvaises
moeurs sont les plus grands ennemis de la liberté et du
bonheur des peuples : en effet, après avoir dilapidé les
finances publiques et épuisé en débauches une notable partie
de la substance du peuple, cet individu s'associa avec son
anci enne concubi ne, l a f emme Rochemaur e, pour
correspondre avec les émigrés et informer traîtreusement la
fact i on de l ' ét ranger de l ' ét at de nos f i nances, des
mouvements de nos troupes, des fluctuations de l'opinion.
" Brotteaux qui, à cette période de sa méprisable existence,
vivait en concubinage avec une prostituée qu' il avait
ramassée dans la boue de la rue fromenteau, la fille
Athénaïs, la gagna facilement à ses desseins et l'employa à
fomenter la contre÷révolution par des cris impudents et des
excitations indécentes.
« quelques propos de cet homme néfaste vous indiqueront
clairement ses idées abjectes et son but pernicieux. Parlant
dieux ont soif, Les
CHAPITRE XXIV 291
du tribunal patriotique, appelé aujourd'hui à le châtier, il
disait insolemment : » le tribunal révolutionnaire ressemble
à une pièce de Guillaume Shakespeare, qui mêle aux scènes
les plus sanglantes les bouffonneries les plus triviales. «
sans cesse il préconisait l'athéisme, comme le moyen le plus
sûr d'avilir le peuple et de le rejeter dans l'immoralité. Dans
la prison de la conciergerie, où il était détenu, il déplorait à
l'égal des pires calamités les victoires de nos vaillantes
armées, et s'efforçait de jeter la suspicion sur les généraux
les plus patriotes en leur prêtant des desseins liberticides. »
attendez÷vous, disait÷il dans un langage atroce, que la
plume hésite à reproduire, attendez÷vous à ce que, un jour,
un de ces porteurs d'épée, à qui vous devez votre salut, vous
avale tous comme la grue de la fable avala les grenouilles. «
et l'acte d'accusation poursuivait de la sorte : » la femme
Rochemaure, ci÷devant noble, concubine de Brotteaux, n'est
pas moins coupable que lui.
Non seulement elle correspondait avec l'étranger et était
stipendiée par Pitt lui÷même, mais, associée à des hommes
corrompus, tels que Jullien (de Toulouse) et Chabot, en
relations avec le ci÷devant baron De Batz, elle inventait, de
concert avec ce scélérat, toutes sortes de machinations pour
faire baisser les actions de la compagnie des Indes, les
acheter à vil prix et en relever le cours par des machinations
opposées aux premières, frustrant ainsi la fortune privée et
l a f or t une publ i que. I ncar cérée à l a bourbe et aux
madelonnettes, elle n' a pas cessé de conspirer dans sa
dieux ont soif, Les
CHAPITRE XXIV 292
prison, d'agioter et de se livrer à des tentatives de corruption
à l'égard des juges et des jurés.
" Louis Longuemare, ex÷noble, ex÷capucin, s'était depuis
longtemps essayé à l'infamie et au crime avant d'accomplir
les actes de trahison dont il a à répondre ici. Vivant dans une
honteuse promiscuité avec la fille Gorcut, dite Athénaïs,
sous le toit même de Brotteaux, il est le complice de cette
fille et de ce ci÷devant noble. Durant sa captivité à la
conciergerie, il n'a pas cessé un seul jour d'écrire des libelles
attentatoires à la liberté et à la paix publiques.
" il est juste de dire, à propos de Marthe Gorcut, dite
Athénaïs, que les filles prostituées sont le plus grand fléau
des moeurs publiques, auxquelles elles insultent, et
l'opprobre de la société qu'elles flétrissent. Mais à quoi bon
s'étendre sur des crimes répugnants, que l'accusée avoue
sans pudeur ? ...
L'accusation passait ensuite en revue les cinquante÷quatre
autres prévenus, que ni Brotteaux, ni le père Longuemare, ni
la citoyenne Rochemaure ne connaissaient, sinon pour en
avoir vu plusieurs dans les prisons, et qui étaient enveloppés
avec les premiers dans « cette conjuration exécrable, dont
les annales des peuples ne fournissent point d'exemple. »
l' accusation concluait à la peine de mort pour tous les
inculpés.
dieux ont soif, Les
CHAPITRE XXIV 293
Brotteaux fut interrogé le premier.
÷ Tu as conspiré ?
÷ Non, je n' ai pas conspiré. Tout est faux dans l'acte
d'accusation que je viens d'entendre.
÷ Tu vois : tu conspires encore en ce moment contre le
tribunal.
Et le président passa à la femme Rochemaure, qui répondit
par des protestations désespérées, des larmes et des arguties.
Le père Longuemare s'en remettait entièrement à la volonté
de Dieu. Il n'avait pas même apporté sa défense écrite.
à toutes les questions qui lui furent posées, il répondit avec
un esprit de renoncement. Toutefois, quand le président le
traita de capucin, le vieil homme en lui se ranima : ÷je ne
suis pas capucin, dit÷il, je suis prêtre et religieux de l'ordre
des barnabites.
÷ C' est la même chose, répliqua le président avec
bonhomie.
Le père Longuemare le regarda, indigné : ÷on ne peut
concevoir d'erreur plus étrange, fit÷il, que de confondre
avec un capucin un religieux de cet ordre des barnabites qui
dieux ont soif, Les
CHAPITRE XXIV 294
tient ses constitutions de l'apôtre saint Paul lui÷même.
Les éclats de rire et les huées éclatèrent dans l'assistance.
Et le père Longuemare, prenant ces moqueries pour des
signes de dénégation, proclamait qu'il mourrait membre de
cet ordre de saint Barnabé, dont il portait l'habit dans son
coeur.
÷ Reconnais÷tu, demanda le président, avoir conspiré avec
la fille Gorcut, dite Athénaïs, qui t'accordait ses méprisables
faveurs ?
à cette question, le père Longuemare leva vers le ciel un
regard douloureux et répondit par un silence qui exprimait la
surprise d'une âme candide et la gravité d'un religieux qui
craint de prononcer de vaines paroles.
÷ Fille Gorcut, demanda le président à la jeune Athénaïs,
reconnais÷tu avoir conspiré avec Brotteaux ?
Elle répondit doucement : ÷Monsieur Brotteaux, à ma
connaissance, n'a fait que du bien. C'est un homme comme
il en faudrait beaucoup et comme il n'y a pas meilleur. Ceux
qui disent le contraire se trompent. C'est tout ce que j'ai à
dire.
dieux ont soif, Les
CHAPITRE XXIV 295
Le président lui demanda si elle reconnaissait avoir vécu
en concubinage avec Brotteaux. Il fallut lui expliquer ce
terme qu'elle n'entendait pas. Mais, dès qu'elle eut compris
de quoi il s'agissait, elle répondit qu'il n'aurait tenu qu'à lui,
mais qu'il ne le lui avait pas demandé.
On rit dans les tribunes et le président menaça la fille
Gorcut de la mettre hors des débats si elle répondait encore
avec un tel cynisme.
Alors elle l'appela cafard, face de carême, cornard, et vomit
sur lui, sur les juges et les jurés des potées d'injures, jusqu'à
ce que les gendarmes l'eussent tirée de son banc et emmenée
hors de la salle.
Le président interrogea ensuite brièvement les autres
accusés, dans l'ordre où ils étaient placés sur les gradins. Un
nommé Navette répondit qu'il n'avait pu conspirer dans une
prison où il n'avait séjourné que quatre jours. Le président
fit cette observation que la réponse était à considérer et qu'il
priait les citoyens jurés d'en tenir compte.
Un certain Bellier répondit de même et le président adressa
en sa faveur la même observation au jury.
On interpréta cette bienveillance du juge comme l'effet
d'une louable équité ou comme un salaire dû à la délation.
dieux ont soif, Les
CHAPITRE XXIV 296
Le substitut de l'accusateur public prit la parole.
Il ne fit qu' amplifier l' acte d' accusation et posa ces
questions : ÷est÷il constant que Maurice Brotteaux, Louise
Rochemaure, Louis Longuemare, Marthe Gorcut, dite
Athénaïs, Eusèbe Rocher, Pierre Guyton÷fabulet, Marceline
Descourtis, etc., etc., ont formé une conjuration dont les
moyens sont : l'assassinat, la famine, la fabrication de faux
assignats et de fausse monnaie, la dépravation de la morale
et de l'esprit public, le soulèvement des prisons ; le but : la
guerre civile, la dissolution de la représentation nationale, le
rétablissement de la royauté ?
Les jurés se retirèrent dans la chambre des délibérations.
Ils se prononcèrent à l'unanimité pour l'affirmative en ce qui
concernait tous les accusés, à l'exception des dénommés
Navette et Bellier, que le président et, après lui, l'accusateur
public avaient mis, en quelque sorte, hors de cause. Gamelin
motiva son verdict en ces termes : ÷la culpabilité des
accusés crève les yeux : leur châtiment importe au salut de
la nation et ils doivent eux÷mêmes souhaiter leur supplice
comme le seul moyen d'expier leurs crimes.
Le président prononça la sentence en l'absence de ceux
qu'elle concernait. Dans ces grandes journées, contrairement
à ce qu'exigeait la loi, on ne rappelait pas les condamnés
pour leur lire leur arrêt, sans doute parce qu'on craignait le
désespoir d'un si grand nombre de personnes. Vaine crainte,
dieux ont soif, Les
CHAPITRE XXIV 297
tant la soumission des victimes était alors grande et
générale ! Le greffier descendit lire le verdict, qui fut
entendu dans ce silence et cette tranquillité qui faisaient
comparer les condamnés de prairial à des arbres mis en
coupe.
La citoyenne Rochemaure se déclara enceinte. Un
chirurgien, qui était en même temps juré, fut commis pour la
visiter. On la porta évanouie dans son cachot.
÷ Ah ! Soupira le père Longuemare, ces juges sont des
hommes bien dignes de pitié : l'état de leur âme est vraiment
déplorable. Ils brouillent tout et confondent un barnabite
avec un franciscain.
L'exécution devait avoir lieu, le jour même, à la « barrière
du trône÷renversé. » les condamnés, la toilette faite, les
cheveux coupés, la chemise échancrée, attendirent le
bourreau, parqués comme un bétail dans la petite salle
séparée du greffe par une cloison vitrée.
à l'arrivée de l'exécuteur et de ses valets, Brotteaux, qui
lisait tranquillement son Lucrèce, mit le signet à la page
commencée, ferma le livre, le fourra dans la poche de sa
redingote et dit au barnabite : ÷mon révérend père, ce dont
j'enrage, c'est que je ne vous persuaderai pas. Nous allons
dormir tous deux notre dernier sommeil, et je ne pourrai pas
vous tirer par la manche et vous réveiller pour vous dire : «
dieux ont soif, Les
CHAPITRE XXIV 298
vous voyez : » vous n' avez pl us ni sent i ment ni
connaissance ; vous êtes inanimé. Ce qui suit la vie est
comme ce qui la précède. " il voulut sourire ; mais une
atroce douleur lui saisit le coeur et les entrailles et il fut près
de défaillir.
Il reprit toutefois : ÷mon père, je vous laisse voir ma
faiblesse. J'aime la vie et ne la quitte point sans regret.
÷ Monsieur, répondit le moine avec douceur, prenez garde
que vous êtes plus brave que moi et que pourtant la mort
vous trouble davantage. Que veut dire cela, sinon que je vois
la lumière, que vous ne voyez pas encore ?
÷ Ce pourrait être aussi, dit Brotteaux, que je regrette la vie
parce que j' en ai mieux joui que vous, qui l'avez rendue
aussi semblable que possible à la mort.
÷ Monsieur, dit le père Longuemare en pâlissant, cette
heure est grave. Que Dieu m'assiste ! Il est certain que nous
mourrons sans secours. Il faut que j' aie jadis reçu les
sacrements avec tiédeur et d'un coeur ingrat, pour que le ciel
me les refuse aujourd'hui que j'en ai un si pressant besoin.
Les charrettes attendaient. On y entassa les condamnés, les
mains liées. La femme Rochemaure, dont la grossesse
n'avait pas été reconnue par le chirurgien, fut hissée dans un
des tombereaux.
dieux ont soif, Les
CHAPITRE XXIV 299
Elle retrouva un peu de son énergie pour observer la foule
des spectateurs, espérant contre toute espérance y rencontrer
des sauveurs. Ses yeux imploraient. L' affluence était
moindre qu'autrefois et les mouvements des esprits moins
violents. Quelques femmes seulement criaient : « à mort ! »
ou rail laient ceux qui all aient mourir. Les hommes
haussaient les épaules, détournaient la tête et se taisaient,
soit par prudence, soit par respect des lois.
Il y eut un frisson dans la foule quand Athénaïs passa le
guichet. Elle avait l'air d'un enfant.
Elle s'inclina devant le religieux : ÷monsieur le curé, lui
dit÷elle, donnez÷moi l'absolution.
Le père Longuemare murmura gravement les paroles
sacramentelles, et dit : ÷ma fille ! Vous êtes tombée dans de
grands désordres ; mais que ne puis÷je présenter au seigneur
un coeur aussi simple que le vôtre !
Elle monta, légère, dans la charrette. Et là, le buste droit, sa
tête d'enfant fièrement dressée, elle s'écria : ÷vive le roi !
Elle fit un petit signe à Brotteaux pour lui montrer qu'il y
avait de la place à côté d'elle. Brotteaux aida le barnabite à
monter et vint se placer entre le religieux et l'innocente fille.
dieux ont soif, Les
CHAPITRE XXIV 300
÷ Monsieur, dit le père Longuemare au philosophe
épicurien, je vous demande une grâce : ce Dieu auquel vous
ne croyez pas encore, priez÷le pour moi.
Il n'est pas sûr que vous ne soyez pas plus près de lui que je
ne le suis moi÷même : un moment en peut décider. Pour que
vous deveniez l'enfant privilégié du seigneur, il ne faut
qu'une seconde.
Monsieur, priez pour moi.
Tandis que les roues tournaient en grinçant sur le pavé
Du long faubourg, le religieux récitait du coeur et des
lèvres les prières des agonisants.
Brotteaux se remémorait les vers du poète de la nature : sic
ubi non erimus... tout lié qu'il était et secoué dans l'infâme
charrette, il gardait une attitude tranquille et comme un
souci de ses aises. à son côté, Athénaïs, fière de mourir ainsi
que la reine de France, jetait sur la foule un regard hautain,
et le vieux traitant, contemplant en connaisseur la gorge
blanche de la jeune femme, regrettait la lumière du jour.
dieux ont soif, Les
CHAPITRE XXIV 301
CHAPITRE XXV
Pendant que les charrettes roulaient, entourées de
gendarmes, vers la place du trône÷renversé, menant à la
mort Brotteaux et ses complices, évariste était assis, pensif,
sur un banc du jardin des Tuileries. Il attendait élodie. Le
sol eil, penchant à l' horizon, criblai t de ses fl èches
enflammées les marronniers touffus. à la grille du jardin, la
renommée, sur son cheval ailé, embouchait sa trompette
éternelle. Les porteurs de journaux criaient la grande
victoire de Fleurus.
« oui, songeait Gamelin, la victoire est à nous. Nous y
avons mis le prix. » il voyait les mauvais généraux traîner
leurs ombres condamnées dans la poussière sanglante de
cette place de la révolution où ils avaient péri. Et il sourit
fièrement, songeant que, sans les sévérités dont il avait eu sa
part, les chevaux autrichiens mordraient aujourd'hui l'écorce
de ces arbres.
Il s' écriait en lui÷même : " terreur salutaire, ô sainte
terreur ! L'année passée, à pareille époque, nous avions
pour défenseurs d'héroïques vaincus en guenilles ; le sol de
la patrie était envahi, les deux tiers des départements en
révolte. Maintenant nos armées bien équipées, bien
CHAPITRE XXV 302
instruites, commandées par d'habiles généraux, prenant
l'offensive, prêtes à porter la liberté par le monde. La paix
règne sur tout le territoire de la république... terreur
salutaire ! ô sainte terreur !
Aimable guillotine ! L'année passée, à pareille époque, la
république était déchirée par les factions ; l' hydre du
fédéralisme menaçait de la dévorer.
Maintenant l'unité jacobine étend sur l'empire sa force et sa
sagesse... « cependant il était sombre. Un pli profond lui
barrait le front ; sa bouche était amère. Il songeait : » nous
disions : vaincre ou mourir. nous nous trompions, c'est
vaincre et mourir qu'il fallait dire. "
Il regardait autour de lui. Les enfants faisaient des tas de
sable. Les citoyennes sur leur chaise de bois, au pied des
arbres, brodaient ou cousaient.
Les passants en habit et culotte d'une élégance étrange,
songeant à leurs affaires ou à leurs plaisirs, regagnaient leur
demeure. Et Gamelin se sentait seul parmi eux : il n'était ni
leur compatriote ni leur contemporain. Que s'était÷il donc
passé ? Comment à l' enthousiasme des belles années
avaient succédé l'indifférence, la fatigue et, peut÷être, le
dégoût ? Visiblement, ces gens÷là ne voulaient plus
entendre parler du tribunal révolutionnaire et se détournaient
de la guillotine.
dieux ont soif, Les
CHAPITRE XXV 303
Devenue trop importune sur la place de la révolution, on
l'avait renvoyée au bout du faubourg Antoine.
Là même, au passage des charrettes, on murmurait.
Quelques voix, dit÷on, avaient crié : « assez ! » assez,
quand il y avait encore des traîtres, des conspirateurs !
Assez, quand il fallait renouveler les comités, épurer la
convention ! Assez, quand des scélérats déshonoraient la
représentation nationale !
Assez, quand on médi t ai t j usque dans l e tr ibunal
révolutionnaire la perte du juste ! Car, chose horrible à
penser et trop véritable ! Fouquier lui÷même ourdissait des
trames, et c' était pour perdre Maximilien qu'il lui avait
immolé pompeusement cinquante÷sept victimes traînées à la
mort dans la chemise rouge des parricides. à quelle pitié
criminelle cédait la France ? Il fallait donc la sauver malgré
elle et, lorsqu' elle criait grâce, se boucher les oreilles et
frapper. Hélas ! Les destins l' avaient résolu : la patrie
maudissait ses sauveurs.
Qu'elle nous maudisse et qu'elle soit sauvée !
" c'est trop peu que d'immoler des victimes obscures, des
aristocrates, des financiers, des publicistes, des poètes, un
Lavoisier, un Roucher, un André Chénier. Il faut frapper ces
scélérats tout÷puissants qui, les mains pleines d' or et
dieux ont soif, Les
CHAPITRE XXV 304
dégouttantes de sang, préparent la ruine de la montagne, les
Fouché, les Tallien, les Rovère, les Carrier, les Bourbon. Il
faut délivrer l'état de tous ses ennemis. Si Hébert avait
triomphé, la convention était renversée, la république roulait
aux abîmes ; si Desmoulins et Danton avaient triomphé, la
convent i on, sans ver t us, l i vr ai t l a républ i que aux
aristocrates, aux agioteurs et aux généraux. Si les Tallien,
l es Fouché, monstres gorgés de sang et de rapi nes,
triomphent, la France se noie dans le crime et l'infamie... tu
dors, Robespierre, tandis que des criminels ivres de fureur et
d'effroi méditent ta mort et les funérailles de la liberté.
Couton, Saint÷just, que tardez÷vous à dénoncer les
complots ?
« quoi ! L'ancien état, le monstre royal assurait son
empire en emprisonnant chaque année quatre cent mille
hommes, en en pendant quinze mille, en en rouant trois
mille, et la république hésiterait encore à sacrifier quelques
cent ai nes de t êt es à sa sûr et é et à sa pui ssance ?
Noyons÷nous dans le sang et sauvons la patrie... » comme il
songeait ainsi, élodie accourut à lui pâle et défaite :
÷évariste, qu'as÷tu à me dire ? Pourquoi ne pas venir à
l´amour peintre dans la chambre bleue ?
Pourquoi m'as÷tu fait venir ici ?
÷ Pour te dire un éternel adieu.
dieux ont soif, Les
CHAPITRE XXV 305
Elle murmura qu' il était insensé, qu' elle ne pouvait
comprendre...
Il l'arrêta d'un très petit geste de la main : ÷élodie, je ne
puis plus accepter ton amour.
÷ Tais÷toi, évariste, tais÷toi !
Elle le pria d'aller plus loin : là, on les observait, on les
écoutait.
Il fit une vingtaine de pas et poursuivit, très calme : ÷j'ai
fait à ma patrie le sacrifice de ma vie et de mon honneur. Je
mourrai infâme, et n'aurai à te léguer, malheureuse, qu'une
mémoire exécrée... nous aimer ?
Est÷ce que l'on peut m'aimer encore ? ... est÷ce que je puis
aimer ?
Elle lui dit qu'il était fou ; qu'elle l'aimait, qu'elle l'aimerait
toujours. Elle fut ardente, sincère ; mais elle sentait aussi
bien que lui, elle sentait mieux que lui qu'il avait raison. Et
elle se débattait contre l'évidence.
Il reprit : ÷je ne me reproche rien. Ce que j'ai fait, je le
ferais encore. Je me suis fait anathème pour la patrie. Je suis
maudit. Je me suis mis hors l'humanité : je n'y rentrerai
jamais. Non ! La grande tâche n'est pas finie. Ah ! La
dieux ont soif, Les
CHAPITRE XXV 306
clémence, le pardon ! ...
Les traîtres pardonnent÷ils ? Les conspirateurs sont÷ils
cléments ? Les scélérats parricides croissent sans cesse en
nombre ; il en sort de dessous terre, il en accourt de toutes
nos frontières : de jeunes hommes, qui eussent mieux péri
dans nos armées, des vieillards, des enfants, des femmes,
avec les masques de l'innocence, de la pureté, de la grâce. Et
quand on les a immolés, on en trouve davantage... tu vois
bien qu'il faut que je renonce à l'amour, à toute joie, à toute
douceur de la vie, à la vie elle÷même.
Il se tut. Faite pour goûter de paisibles jouissances, élodie
depuis plus d'un jour s'effrayait de mêler, sous les baisers
d'un amant tragique, aux impressions voluptueuses des
images sanglantes : elle ne répondit rien. évariste but
comme un calice amer le silence de la jeune femme.
÷ Tu le vois bien, élodie : nous sommes précipités ; notre
oeuvre nous dévore. Nos jours, nos heures sont des années.
J'aurai bientôt vécu un siècle.
Vois ce front ! Est÷il d'un amant ? Aimer ! ...
÷évariste, tu es à moi, je te garde ; je ne te rends pas ta
liberté.
dieux ont soif, Les
CHAPITRE XXV 307
Elle s'exprimait avec l'accent du sacrifice. Il le sentit ; elle
le sentit elle÷même.
÷élodie, pourras÷tu attester, un jour, que je vécus fidèle à
mon devoir, que mon coeur fut droit et mon âme pure, que
je n'eus d'autre passion que le bien public ; que j'étais né
sensible et tendre ?
Diras÷tu : « il fit son devoir ? » mais non ! Tu ne le diras
pas. Et je ne te demande pas de le dire.
Périsse ma mémoire ! Ma gloire est dans mon coeur ; la
honte m'environne. Si tu m'aimas, garde sur mon nom un
éternel silence.
Un enfant de huit ou neuf ans, qui jouait au cerceau, se jeta
en ce moment dans les jambes de Gamelin.
Celui÷ci l'éleva brusquement dans ses bras : ÷enfant ! Tu
grandiras libre, heureux, et tu le devras à l'infâme Gamelin.
Je suis atroce pour que tu sois heureux. Je suis cruel pour
que tu sois bon.
Je suis impitoyable pour que demain tous les Français
s'embrassent en versant des larmes de joie.
Il le pressa contre sa poitrine : ÷petit enfant, quand tu seras
un homme, tu me devras ton bonheur, ton innocence ; et, si
dieux ont soif, Les
CHAPITRE XXV 308
jamais tu entends prononcer mon nom, tu l'exécreras.
Et il posa à terre l'enfant, qui s'alla jeter épouvanté dans les
jupes de sa mère, accourue pour le délivrer.
Cet t e j eune mèr e, qui ét ai t j ol i e et d' une gr âce
aristocratique, dans sa robe de linon blanc, emmena son
petit garçon avec un air de hauteur.
Gamelin tourna vers élodie un regard farouche : ÷j' ai
embrassé cet enfant ; peut÷être ferai÷je guillotiner sa mère.
Et il s'éloigna, à grands pas, sous les quinconces.
élodie resta un moment immobile, le regard fixe et baissé.
Puis, tout à coup, elle s'élança sur les pas de son amant, et,
furieuse, échevelée, telle qu' une ménade, elle le saisit
comme pour le déchirer et lui cria d'une voix étranglée de
sang et de larmes : ÷eh bien ! Moi aussi, mon bien÷aimé,
envoie÷moi à la guillotine ; moi aussi, fais÷moi trancher la
tête !
Et, à l'idée du couteau sur sa nuque, toute sa chair se
fondait d'horreur et de volupté.
dieux ont soif, Les
CHAPITRE XXV 309
CHAPITRE XXVI
Tandis que le soleil de thermidor se couchait dans une
pourpre sanglante, évariste errait, sombre et soucieux, par
les j ardi ns marbeuf, devenus propri été national e et
fréquentés des Parisiens oisifs. On y prenait de la limonade
et des glaces ; il y avait des chevaux de bois et des tirs pour
les jeunes patriotes. Sous un arbre, un petit Savoyard en
guenilles, coiffé d' un bonnet noir, faisait danser une
marmotte au son aigre de sa vielle. Un homme, jeune
encore, svelt e, en habi t bl eu, l es cheveux poudrés,
accompagné d'un grand chien, s'arrêta pour écouter cette
musique agreste. évariste reconnut Robespierre.
Il le retrouvait pâli, amaigri, le visage durci et traversé de
plis douloureux. Et il songea : " quelles fatigues, et combien
de souffrances ont laissé leur empreinte sur son front ? Qu'il
est pénible de travailler au bonheur des hommes ! à quoi
songe÷t÷il en ce moment ? Le son de la vielle montagnarde
le distrait÷il du souci des affaires ?
Pense÷t÷il qu'il a fait un pacte avec la mort et que l'heure
est proche de le tenir ? Médite÷t÷il de rentrer en vainqueur
dans ce comité de salut public dont il s'est retiré, las d'y être
tenu en échec, avec Couthon et Saint÷just, par une majorité
CHAPITRE XXVI 310
séditieuse ? Derrière cette face impénétrable quelles
espérances s' agitent ou quelles craintes ? " pourtant
Maximilien sourit à l'enfant, lui fit d'une voix douce, avec
bi envei ll ance, quel ques quest i ons sur l a vall ée, l a
chaumière, les parents que le pauvre petit avait quittés, lui
jeta une petite pièce d'argent et reprit sa promenade. Après
avoir fait quelques pas, il se retourna pour appeler son chien
qui, sentant le rat, montrait les dents à la marmotte hérissée.
÷Brount ! Brount !
Puis il s'enfonça dans les allées sombres.
Gamelin, par respect, ne s'approcha pas du promeneur
solitaire ; mais, contemplant la forme mince qui s'effaçait
dans la nuit, il lui adressa cette oraison mentale : « j'ai vu ta
tristesse, Maximilien ; j'ai compris ta pensée. Ta mélancolie,
ta fatigue et jusqu'à cette expression d'effroi empreinte dans
tes regards, tout en toi dit : » que la terreur s'achève et que la
fraternité commence ! Français, soyez unis, soyez vertueux,
soyez bons. Aimez÷vous les uns les autres... « eh bien ! Je
servirai tes desseins ; pour que tu puisses, dans ta sagesse et
ta bonté, mettre fin aux discordes civiles, éteindre les haines
fratricides, faire du bourreau un jardinier qui ne tranchera
plus que les têtes des choux et des laitues, je préparerai avec
mes collègues du tribunal les voies de la clémence, en
ext ermi nant l es conspi r ateur s et l es t r aî t r es. Nous
redoublerons de vigilance et de sévérité. Aucun coupable ne
dieux ont soif, Les
CHAPITRE XXVI 311
nous échappera. Et quand la tête du dernier des ennemis de
la république sera tombée sous le couteau, tu pourras être
indulgent sans crime et faire régner l'innocence et la vertu
sur la France, ô père de la patrie ! » l'incorruptible était déjà
loin. Deux hommes en chapeau rond et culotte de nankin,
dont l'un, d'aspect farouche, long et maigre, avait un dragon
sur l'oeil et ressemblait à Tallien, le croisèrent au tournant
d'une allée, lui jetèrent un regard oblique et, feignant de ne
point le reconnaître, passèrent. Quand ils furent à une assez
grande distance pour n'être pas entendus, ils murmurèrent à
voix basse : ÷le voilà donc, le roi, le pape, le dieu. Car il est
Dieu. Et Catherine Théot est sa prophétesse.
÷ Dictateur, traître, tyran ! Il est encore des Brutus.
÷ Tremble, scélérat ! La roche Tarpienne est près du
Capitole.
Le chien Brount s'approcha d'eux. Ils se turent et hâtèrent
le pas.
dieux ont soif, Les
CHAPITRE XXVI 312
CHAPITRE XXVII
Tu dors, Robespierre ! L'heure passe, le temps précieux
coule...
Enfin, le 8 thermidor, à la convention, l'incorruptible se
lève et va parler. Soleil du 31 mai, te lèves÷tu une seconde
fois ? Gamelin attend, espère.
Robespierre va donc arracher des bancs qu'ils déshonorent
ces législateurs plus coupables que des fédéralistes, plus
dangereux que Danton... non !
Pas encore. « je ne puis, dit÷il, me résoudre à déchirer
entièrement le voile qui recouvre ce profond mystère
d'iniquité. » et la foudre éparpillée, sans frapper aucun des
conjurés, les effraie tous. On en comptait soixante qui,
depuis quinze jours, n'osaient coucher dans leur lit. Marat
nommai t l es tr aî t res, l ui ; i l l es mont rai t du doi gt .
L'incorruptible hésite, et, dès lors, c'est lui l'accusé...
Le soir, aux Jacobins, on s'étouffe dans la salle, dans les
couloirs, dans la cour.
Ils sont là tous, les amis bruyants et les ennemis muets.
CHAPITRE XXVII 313
Robespierre leur lit ce discours que la convention a entendu
dans un silence affreux et que les j acobins couvrent
d'applaudissements émus.
÷ C'est mon testament de mort, dit l' homme, vous me
verrez boire la ciguë avec calme.
÷ Je la boirai avec toi, répond David.
÷ Tous, tous ! S'écrient les jacobins, qui se séparent sans
rien décider.
évariste, pendant que se préparait la mort du juste, dormit
du sommei l des disciples au j ardin des oliviers. Le
lendemain, il se rendit au tribunal, où deux sections
siégeaient. Celle dont il faisait partie jugeait vingt et un
complices de la conspiration de Lazare. Et, pendant ce
temps, arrivaient les nouvelles : « la convention, après une
séance de six heures, a décrété d'accusation Maximilien
Robespi er r e, Cout hon, Sai nt ÷j ust avec August i n
Robespierre et Lebas, qui ont demandé à partager le sort des
accusés. Les cinq proscrits sont descendus à la barre. » on
apprend que le président de la section qui fonctionne dans la
salle voisine, le citoyen Dumas, a été arrêté sur son siège,
mais que l'audience continue. On entend battre la générale et
sonner le tocsin.
dieux ont soif, Les
CHAPITRE XXVII 314
évariste, à son banc, reçoit de la commune l'ordre de se
rendre à l'hôtel de ville pour siéger au conseil général. Au
son des cloches et des tambours, il rend son verdict avec ses
collègues et court chez lui embrasser sa mère et prendre son
écharpe. La place de Thionville est déserte. La section n'ose
se prononcer ni pour ni contre la convention. On rase les
murs, on se coule dans les allées, on rentre chez soi. à
l'appel du tocsin et de la générale répondent les bruits des
volets qui se rabattent et des serrures qui se ferment. Le
citoyen Dupont aîné s'est caché dans sa boutique ; le portier
Remacle se barricade dans sa loge. La petite Joséphine
retient craintivement Mouton dans ses bras. La citoyenne
veuve Gamelin gémit de la cherté des vivres, cause de tout
le mal. Au pied de l' escalier, évariste rencontre élodie
essoufflée, ses mèches noires collées sur son cou moite.
÷ Je t'ai cherché au tribunal. Tu venais de partir.
Où vas÷tu ?
÷à l'hôtel de ville.
÷ N'y va pas ! Tu te perdrais : Hanriot est arrêté...
Les sections ne marcheront pas. La section des piques, la
section de Robespierre, reste tranquille.
dieux ont soif, Les
CHAPITRE XXVII 315
Je le sais : mon père en fait partie. Si tu vas à l'hôtel de
ville, tu te perds inutilement.
÷ Tu veux que je sois lâche ?
÷ Il est courageux, au contraire, d' êt re fi dèle à la
convention et d'obéir à la loi.
÷ La loi est morte quand les scélérats triomphent.
÷évariste, écoute ton élodie ; écoute ta soeur ; viens
t'asseoir près d'elle, pour qu'elle apaise ton âme irritée.
Il la regarda : jamais elle ne lui avait paru si désirable ;
jamais cette voix n'avait sonné à ses oreilles si voluptueuse
et si persuasive.
÷ Deux pas, deux pas seulement, mon ami !
Elle l'entraîna vers le terre÷plein qui portait le piédestal de
la statue renversée. Des bancs en faisaient le tour, garnis de
promeneurs et de promeneuses. Une marchande de frivolités
offrait des dentelles ; le marchand de tisane portant sur son
dos sa fontaine, agitait sa sonnette ; des fillettes jouaient aux
grâces. Sur la berge, des pêcheurs se tenaient immobiles,
leur ligne à la main. Le temps était orageux, le ciel voilé.
Gamelin, penché sur le parapet, plongeait ses regards sur
l'île pointue comme une proue, écoutait gémir au vent la
dieux ont soif, Les
CHAPITRE XXVII 316
cime des arbres, et sentait entrer dans son âme un désir
infini de paix et de solitude.
Et, comme un écho délicieux de sa pensée, la voix d'élodie
soupira : ÷te souviens÷tu, quand, à la vue des champs, tu
désirais être juge de paix dans un petit village ?
Ce serait le bonheur.
Mais, à travers le bruissement des arbres et la voix de la
femme, il entendait le tocsin, la générale, le fracas lointain
des chevaux et des canons sur le pavé.
à deux pas de lui, un jeune homme, qui causait avec une
citoyenne élégante, dit : ÷connaissez÷vous la nouvelle ? ...
l'opéra est installé rue de la loi.
Cependant on savait : on chuchotait le nom de Robespierre,
mais en tremblant, car on le craignait encore. Et les femmes,
au bruit murmuré de sa chute, dissimulaient un sourire.
évariste Gamelin saisit la main d'élodie et aussitôt la rejeta
brusquement : ÷adieu ! Je t' ai associée à mes destins
affreux, j' ai flétri à jamais ta vie. Adieu. Puisses÷tu
m'oublier !
÷ Surtout, lui dit÷elle, ne rentre pas chez toi cette nuit :
viens à l´amour peintre. ne sonne pas ; jette une pierre
dieux ont soif, Les
CHAPITRE XXVII 317
contre mes volets. J'irai t'ouvrir moi÷même la porte, je te
cacherai dans le grenier.
÷ Tu me reverras triomphant, ou tu ne me reverras plus.
Adieu !
En approchant de l'hôtel de ville, il entendit monter vers le
ciel lourd la rumeur des grands jours. Sur la place de grève,
un tumulte d' armes, un flamboiement d' écharpes et
d' uniformes, les canons d'Hanriot en batterie. Il gravit
l'escalier d'honneur et, en entrant dans la salle du conseil,
signe la feuille de présence. Le conseil général de la
commune, à l'unanimité des 491 membres présents, se
déclare pour les proscrits.
Le maire se fait apporter la table des droits de l'homme, lit
l'article où il est dit : « quand le gouvernement viole les
droits du peuple, l'insurrection est pour le peuple le plus
saint et le plus indispensable des devoirs, » et le premier
magistrat de Paris déclare qu'au coup d'état de la convention
la commune oppose l'insurrection populaire.
Les membres du conseil général font serment de mourir à
leur poste. Deux officiers municipaux sont chargés de se
rendre sur la place de grève et d'inviter le peuple à se joindre
à ses magistrats afin de sauver la patrie et la liberté.
dieux ont soif, Les
CHAPITRE XXVII 318
On se cherche, on échange des nouvelles, on donne des
avis. Parmi ces magistrats, peu d'artisans. La commune
réunie là est telle que l'a faite l'épuration jacobine : des juges
et des jurés du tribunal révolutionnaire, des artistes comme
Beauvallet et Gamelin, des rentiers et des professeurs, des
bourgeois cossus, de gros commerçants, des têtes poudrées,
des ventres à breloques ; peu de sabots, de pantalons, de
carmagnoles, de bonnets rouges.
Ces bourgeois sont nombreux, résolus. Mais, quand on y
songe, c'est à peu près tout ce que Paris compte de vrais
républicains. Debout dans la maison de ville, comme sur le
rocher de la liberté, un océan d'indifférence les environne.
Pourtant des nouvelles favorables arrivent. Toutes les
prisons où les proscrits ont été enfermés ouvrent leurs portes
et rendent leur proie. Augustin Robespierre, venu de la
force, entre le premier à l'hôtel de ville et est acclamé. On
apprend, à huit heures, que Maxi milien, après avoir
longtemps résisté, se rend à la commune. On l'attend, il va
venir, il vient : une acclamation formidable ébranle les
voûtes du vieux palais municipal. Il entre, porté par vingt
bras. Cet homme mince, propret, en habit bleu et culotte
jaune, c'est lui. Il siège, il parle.
à son arrivée, le conseil ordonne que la façade de la maison
commune sera sur÷le÷champ illuminée.
dieux ont soif, Les
CHAPITRE XXVII 319
En lui la république réside. Il parle, il parle d'une voix
grêle, avec élégance. Il parle purement, abondamment. Ceux
qui sont là, qui ont joué leur vie sur sa tête, s'aperçoivent,
épouvantés, que c'est un homme de parole, un homme de
comités, de tribune, incapable d'une résolution prompte et
d'un acte révolutionnaire.
On l'entraîne dans la salle des délibérations.
Maintenant ils sont là tous, ces illustres proscrits : Lebas,
Saint÷just, Couthon. Robespierre parle.
Il est minuit et demie : il parle encore. Cependant Gamelin,
dans la salle du conseil, le front collé à une fenêtre, regarde
d'un oeil anxieux ; il voit fumer les lampions dans la nuit
sombre. Les canons d'Hanriot sont en batterie devant la
maison de ville.
Sur la place toute noire s' agite une foule incertaine,
inquiète. à minuit et demie, des torches débouchent au coin
de la rue de la vannerie, entourant un délégué de la
convention qui, revêtu de ses insignes, déploie un papier et
lit, dans une rouge lueur, le décret de la convention, la mise
hors la loi des membres de la commune insurgée, des
membres du conseil général qui l'assistent et des citoyens
qui répondraient à son appel.
dieux ont soif, Les
CHAPITRE XXVII 320
La mise hors la loi, la mort sans jugement ! La seule idée
en fait pâlir les plus déterminés.
Gamelin sent son front se glacer. Il regarde la foule quitter
à grands pas la place de grève.
Et, quand il tourne la tête, ses yeux voient que la salle, où
les conseillers s'étouffaient tout à l'heure, est presque vide.
Mais ils ont fui en vain : ils avaient signé.
Il est deux heures. L'incorruptible délibère dans la salle
voisine avec la commune et les représentants proscrits.
Gamelin plonge ses regards désespérés sur la place noire. Il
voit, à la clarté des lanternes, les chandelles de bois
s'entre÷choquer sur l'auvent de l'épicier, avec un bruit de
quilles ; les réverbères se balancent et vacillent : un grand
vent s'est élevé. Un instant après, une pluie d'orage tombe :
la place se vide entièrement ; ceux qui n'avait pas chassés le
terrible décret, quelques gouttes d'eau les dispersent. Les
canons d'Hanriot sont abandonnés. Et quand on voit à la
lueur des éclairs déboucher en même temps par la rue
Antoine et par le quai les troupes de la convention, les
abords de la maison commune sont déserts.
Enfin Maximilien s'est décidé à faire appel du décret de la
convention à la section des piques.
dieux ont soif, Les
CHAPITRE XXVII 321
Le conseil général se fait apporter des sabres, des pistolets,
des fusils. Mais un fracas d'armes, de pas et de vitres brisées
emplit la maison. Les troupes de la convention passent
comme une avalanche à travers la salle des délibérations et
s' engouffrent dans la salle du conseil. Un coup de feu
retentit : Gamelin voit Robespierre tomber la mâchoire
fracassée. Lui÷même, il saisit son couteau, le couteau de six
sous qui, un jour de famine, avait coupé du pain pour une
mère indigente, et que, dans la ferme d'Orangis, par un beau
soir, élodie avait gardé sur ses genoux, en tirant les gages ; il
l'ouvre, veut l'enfoncer dans son coeur : la lame rencontre
une côte et se replie sur la virole qui a cédé, et il s'entame
deux doigts. Gamelin tombe ensanglanté. Il est sans
mouvement, mais il souffre d'un froid cruel, et, dans le
tumulte d'une lutte effroyable, foulé aux pieds, il entend
distinctement la voix du jeune dragon Henry qui s'écrie : ÷le
tyran n'est plus ; ses satellites sont brisés.
La révolution va reprendre son cours majestueux et
terrible.
Gamelin s'évanouit.
à sept heures du matin, un chirurgien envoyé par la
conventi on le pansa. La convent ion était pl ei ne de
sollicitude pour les complices de Robespierre : elle ne
voulait pas qu'aucun d'eux échappât à la guillotine. L'artiste
peintre, ex÷juré, ex÷membre du conseil général de la
dieux ont soif, Les
CHAPITRE XXVII 322
commune fut porté sur une civière à la conciergerie.
dieux ont soif, Les
CHAPITRE XXVII 323
CHAPITRE XXVIII
Le 10, Tandis que, Sur le grabat d'un cachot, évariste,
Après un sommeil de fièvre, se réveillait en sursaut dans
une indicible horreur, Paris, en sa grâce et son immensité,
souriait au soleil ; l' espérance renaissait au coeur des
prisonniers ; les marchands ouvraient allégrement leur
boutique, les bourgeois se sentaient plus riches, les jeunes
hommes plus heureux, les femmes plus belles, par la chute
de Robespierre. Seuls, une poignée de jacobins, quelques
prêtres constitutionnels et quelques vieilles femmes
tremblaient de voir l'empire passer aux méchants et aux
corrompus. Une délégation du tribunal révolutionnaire,
composée de l'accusateur public et de deux juges, se rendait
à la convention, pour la féliciter d'avoir arrêté les complots.
L'assemblée décidait que l'échafaud serait dressé de nouveau
sur la place de la révolution. On voulait que les riches, les
élégants, les jolies femmes pussent voir sans se déranger le
supplice de Robespierre, qui aurait lieu le jour même. Le
dictateur et ses complices étaient hors la loi : il suffisait que
leur identité fût constatée par deux officiers municipaux
pour que le tribunal les livrât immédiatement à l'exécuteur.
Mais une di ffi culté surgissait : l es constatations ne
pouvaient être faites dans les formes, la commune étant tout
CHAPITRE XXVIII 324
entière hors la loi. L'assemblée autorisa le tribunal à faire
constater l'identité par des témoins ordinaires.
Les triumvirs furent traînés à la mort, avec leurs principaux
complices, au milieu des cris de joie et de fureur, des
imprécations, des rires, des danses.
Le lendemain, évariste, qui avait repris quelque force et
pouvait presque se tenir sur ses jambes, fut tiré de son
cachot, amené au tribunal et placé sur l'estrade qu'il avait
tant de fois vue chargée d'accusés, où s'étaient assises tour à
tour tant de victimes illustres ou obscures. Elle gémissait
maintenant sous le poids de soixante÷dix individus, la
plupart membres de la commune, et quelques÷uns jurés
comme Gamelin, mis comme lui hors la loi.
Il revit son banc, le dossier sur lequel il avait coutume de
s'appuyer, la place d'où il avait terrorisé des malheureux, la
place où il lui avait fallu subir le regard de Jacques Maubel,
de Fortuné Chassagne, de Maurice Brotteaux, les yeux
suppliants de la citoyenne Rochemaure qui l'avait fait
nommer juré et qu'il en avait récompensée par un verdict de
mort. Il revit, dominant l'estrade où les juges siégeaient sur
trois fauteuils d'acajou, garnis de velours d'Utrecht rouge,
les bustes de Chalier et de Marat et ce buste de Brutus qu'il
avait un jour attesté. Rien n'était changé, ni les haches, les
faisceaux, les bonnets rouges du papier de tenture, ni les
outrages jetés par les tricoteuses des tribunes à ceux qui
dieux ont soif, Les
CHAPITRE XXVIII 325
allaient mourir, ni l' âme de Fouquier÷tinville, têtu,
laborieux, remuant avec zèle ses papiers homicides, et
envoyant, magistrat accompli, ses amis de la veille à
l'échafaud.
Les citoyens Remacle, portier tailleur, et Dupont aîné,
menuisier, place de Thionville, membre du comité de
surveillance de la section du pont÷neuf, reconnurent
Gamelin (évariste), artiste peintre, ex÷juré au tribunal
révolutionnaire, ex÷membre du conseil général de la
commune. Ils témoignaient pour un assignat de cent sols,
aux frais de la section ; mais, parce qu'ils avaient eu des
rapports de voisinage et d' amitié avec le proscrit, ils
éprouvaient de la gêne à rencontrer son regard. Au reste, il
faisait chaud : ils avaient soif et étaient pressés d'aller boire
un verre de vin.
Gamelin fit un effort pour monter dans la charrette : il avait
perdu beaucoup de sang et sa blessure le faisait cruellement
souffrir. Le cocher fouetta sa haridelle et le cortège se mit en
marche au milieu des huées.
Des femmes qui reconnaissaient Gamelin lui criaient : ÷va
donc ! Buveur de sang ! Assassin à dix÷huit francs par
jour ! ... il ne rit plus : voyez comme il est pâle, le lâche !
C'étaient les mêmes femmes qui insultaient naguère les
conspirateurs et les aristocrates, les exagérés et les
dieux ont soif, Les
CHAPITRE XXVIII 326
indulgents envoyés par Gamelin et ses collègues à la
guillotine.
La charrette tourna sur le quai des morfondus, gagna
lentement le pont÷neuf et la rue de la monnaie : on allait à la
place de la révolution, à l'échafaud de Robespierre. Le
cheval boitait ; à tout moment, le cocher lui effleurait du
fouet les oreilles. La foule des spectateurs, joyeuse, animée,
retardait la marche de l' escorte. Le public félicitait les
gendarmes, qui retenaient leurs chevaux. Au coin de la rue
honoré, les insultes redoublèrent. Des jeunes gens, attablés à
l'entresol, dans les salons des traiteurs à la mode, se mirent
aux fenêt res, l eur ser vi et t e à l a mai n, et cri èrent :
÷cannibales, anthropophages, vampires !
La charrette ayant buté dans un tas d'ordures qu'on n'avait
pas enlevées en ces deux jours de troubles, la jeunesse dorée
éclata de joie : ÷le char embourbé ! ... dans la gadoue, les
jacobins !
Gamelin songeait, et il crut comprendre.
« je meurs justement, pensa÷t÷il. Il est juste que nous
recevions ces outrages jetés à la république et dont nous
aurions dû la défendre. Nous avons été faibles ; nous nous
sommes rendus coupables d'indulgence. Nous avons trahi la
république. Nous avons mérité notre sort. Robespierre
lui÷même, le pur, le saint, a péché par douceur, par
dieux ont soif, Les
CHAPITRE XXVIII 327
mansuétude ; ses fautes sont effacées par son martyre. à son
exemple, j'ai trahi la république ; elle périt : il est juste que
je meure avec elle. J'ai épargné le sang : que mon sang
coule ! Que je périsse ! Je l'ai mérité... » tandis qu' il
songeait ainsi, il aperçut l'enseigne de l´amour peintre. et
des torrents d'amertume et de douceur roulèrent en tumulte
dans son coeur.
Le magasin était fermé, les jalousies des trois fenêtres de
l'entresol entièrement rabattues. Quand la charrette passa
devant la fenêtre de gauche, la fenêtre de la chambre bleue,
une main de femme, qui portait à l' annulaire une bague
d'argent, écarta le bord de la jalousie et lança vers Gamelin
un oeillet rouge que ses mains liées ne purent saisir, mais
qu'il adora comme le symbole et l' image de ces lèvres
rouges et parfumées dont s'était rafraîchie sa bouche. Ses
yeux se gonflèrent de larmes et ce fut tout pénétré du
charme de cet adieu qu'il vit se lever sur la place de la
révolution le couteau ensanglanté.
dieux ont soif, Les
CHAPITRE XXVIII 328
CHAPITRE XXIX
La Seine charriait les glaces de nivôse. Les bassins des
Tuileries, les ruisseaux, les fontaines étaient gelés. Le vent
du nord soulevait dans les rues des ondes de frimas. Les
chevaux expiraient par les naseaux une vapeur blanche ; les
citadins regardaient en passant le thermomètre à la porte des
opticiens.
Un commis essuyait la buée sur les vitres de l´amour
peintre et les curieux jetaient un regard sur les estampes à la
mode : Robespierre pressant au÷dessus d'une coupe un
coeur comme un citron, pour en boire le sang, et de grandes
pièces allégoriques telles que la tigrocratie de Robespierre :
ce n'était qu'hydres, serpents, monstres affreux déchaînés sur
la France par le tyran. Et l'on voyait encore : l' horrible
conspiration de Robespierre. l' arrestation de Robespierre.
la mort de Robespierre. ce jour÷là, après le dîner de midi,
Philippe Desmahis entra, son carton sous le bras, à l´amour
peintre et apporta au citoyen Jean Blaise une planche qu'il
venait de graver au pointillé, le suicide de Robespierre. le
burin picaresque du graveur avait fait Robespierre aussi
hideux que possible. Le peuple français n'était pas encore
saoul de tous ces monuments qui consacraient l'opprobre et
l'horreur de cet homme chargé de tous les crimes de la
CHAPITRE XXIX 329
révolution. Pourtant le marchand d'estampes, qui connaissait
le public, avertit Desmahis qu'il lui donnerait désormais des
sujets militaires à graver.
÷ Il va nous falloir des victoires et conquêtes, des sabres,
des panaches, des généraux. Nous sommes partis pour la
gloire. Je sens cela en moi ; mon coeur bat au récit des
exploits de nos vaillantes armées. Et quand j'éprouve un
sentiment, il est rare que tout le monde ne l'éprouve pas en
même temps.
Ce qu'il nous faut, ce sont des guerriers et des femmes,
Mars et Vénus.
÷ Citoyen Blaise, j'ai encore chez moi deux ou trois dessins
de Gamelin, que vous m' avez donnés à graver. Est÷ce
pressé ?
÷ Nullement.
ֈ propos de Gamelin : hier, en passant sur le boulevard du
temple, j' ai vu chez un brocanteur, qui a son échoppe
vis÷à÷vis la maison De Beaumarchais, toutes les toiles de ce
malheureux. Il y avait là son Oreste et électre. la tête de
l'Oreste, qui ressemble à Gamelin, est vraiment belle, je
vous assure...
dieux ont soif, Les
CHAPITRE XXIX 330
La tête et le bras sont superbes... le brocanteur m'a dit qu'il
n'était pas embarrassé de vendre ces toiles à des artistes qui
peindront dessus... ce pauvre Gamelin ! Il aurait eu
peut֐tre un talent de premier ordre, s'il n'avait pas fait de
politique.
÷ Il avait l'âme d'un criminel ! Répliqua le citoyen Blaise.
Je l'ai démasqué, à cette place même, alors que ses instincts
sanguinaires étaient encore contenus. Il ne me l'a jamais
pardonné... ah !
C'était une belle canaille.
÷ Le pauvre garçon ! Il était sincère. Ce sont les fanatiques
qui l'ont perdu.
÷ Vous ne le défendez pas, je pense, Desmahis ! ...
Il n'est pas défendable.
÷ Non, citoyen Blaise, il n'est pas défendable.
Et le citoyen Blaise, tapant sur l'épaule du beau Desmahis :
÷l es t emps sont changés. On peut vous appel er «
Barbaroux, » maintenant que la convention rappelle les
proscrits... j'y songe : Desmahis, gravez÷moi donc un
portrait de Charlotte Corday.
dieux ont soif, Les
CHAPITRE XXIX 331
Une femme grande et bel le, brune, enveloppée de
fourrures, entra dans le magasin et fit au citoyen Blaise un
petit salut intime et discret. C'était Julie Gamelin ; mais elle
ne portait plus ce nom déshonoré : elle se faisait appeler «
la citoyenne veuve Chassagne » et était habillée, sous son
manteau, d'une tunique rouge, en l'honneur des chemises
rouges de la terreur.
Julie avait d'abord senti de l'éloignement pour l'amante
d'évariste : tout ce qui avait touché à son frère lui était
odieux. Mais la citoyenne Blaise, après la mort d'évariste,
avait recueilli la malheureuse mère dans les combles de la
maison de l´amour peintre. Julie s'y était aussi réfugiée ;
puis elle avait retrouvé une place dans la maison de modes
de la rue des Lombards. Ses cheveux courts, « à l a
victime, » son air aristocratique, son deuil lui attiraient les
sympathies de la jeunesse dorée. Jean Blaise, que Rose
Thévenin avait à demi quitté, lui offrit des hommages qu'elle
accepta. Cependant Julie aimait à porter, comme aux jours
tragiques, des vêtements d'homme : elle s'était fait faire un
bel habit de muscadin et allait souvent, un énorme bâton à la
main, souper dans quelque cabaret de Sèvres ou de Meudon
avec une demoiselle de modes. Inconsolable de la mort du
jeune ci÷devant dont elle portait le nom, cette mâle Julie ne
trouvait de réconfort à sa tristesse que dans sa fureur, et,
quand elle rencontrait des jacobins, elle ameutait contre eux
les passants en poussant des cris de mort. Il lui restait peu de
temps à donner à sa mère qui, seule dans sa chambre, disait
dieux ont soif, Les
CHAPITRE XXIX 332
toute la journée son chapelet, trop accablée de la fin tragique
de son fils pour en sentir de la douleur. Rose était devenue
la compagne assidue d'élodie, qui décidément s'accordait
avec ses belles÷mères.
÷ Où est élodie ? Demanda la citoyenne Chassagne.
Jean Blaise fit signe qu'il ne le savait pas. Il ne le savait
jamais : il en faisait une ligne de conduite.
Julie venait la prendre pour aller voir, en sa compagnie, la
Thévenin à Monceaux, où la comédienne habitait une petite
maison avec un jardin anglais.
à la conciergerie, la Thévenin avait connu un gros
fournisseur des armées, le citoyen Montfort. Sortie la
première, à la sollicitation de Jean Blaise, elle obtint
l'élargissement du citoyen Montfort, qui, sitôt libre, fournit
des vivres aux troupes et spécula sur les terrains du quartier
de la pépinière. Les architectes Ledoux, Olivier et Wailly y
construisaient de jolies maisons, et le terrain y avait, en trois
mois, triplé de valeur. Montfort était, depuis la prison du
Luxembourg, l'amant de La Thévenin : il lui donna un petit
hôtel situé près de Tivoli et de la rue du rocher, qui valait
fort cher et ne lui coûtait rien, la vente des lots voisins
l'ayant déjà plusieurs fois remboursé.
dieux ont soif, Les
CHAPITRE XXIX 333
Jean Blaise était galant homme ; il pensait qu' il faut
souffrir ce qu' on ne peut empêcher : il abandonna La
Thévenin à Montfort sans se brouiller avec elle.
élodie, peu de temps après l'arrivée de Julie à l´amour
peintre. descendit toute parée au magasin. Sous son
manteau, malgré la rigueur de la saison, elle était nue dans
sa robe blanche ; son visage avait pâli, sa taille s' était
amincie, ses regards coulaient alanguis et toute sa personne
respirait la volupté.
Les deux femmes allèrent chez la Thévenin qui les
attendait. Desmahis les accompagna : l'actrice le consultait
pour la décoration de son hôtel et il aimait élodie qui était à
ce moment plus qu'à demi résolue à ne pas le laisser souffrir
davantage.
Quand les deux femmes passèrent près de Monceaux, où
étaient enfouis sous un lit de chaux les suppliciés de la place
de la révolution : ÷c'est bon pendant les froids, dit Julie ;
mai s, au pr i nt emps, l es exhal ai sons de cet t e t err e
empoisonneront la moitié de la ville.
La Thévenin reçut ses deux amies dans un salon antique
dont les canapés et les fauteuils étaient dessinés par David.
Des bas÷reliefs romains, copiés en camaïeu, régnaient sur
les murs, au÷dessus de statues, de bustes et de candélabres
peints en bronze. Elle portait une perruque bouclée, d'un
dieux ont soif, Les
CHAPITRE XXIX 334
blond de paille. Les perruques, à cette époque, faisaient
fureur : on en mettait six ou douze ou dix÷huit dans les
corbeilles de mariage. Une robe « à la cyprienne » enfermait
son corps comme un fourreau.
S'étant jeté un manteau sur les épaules, elle mena ses amies
et le graveur dans le jardin, que Ledoux lui dessinait et qui
n'était encore qu'un chaos d'arbres nus et de plâtras. Elle y
montrait toutefois la grotte de Fingal, une chapelle gothique
avec une cloche, un temple, un torrent.
÷ Là, dit÷elle, en désignant un bouquet de sapins, je
voudrais élever un cénotaphe à la mémoire de cet infortuné
Brotteaux Des Ilettes. Je ne lui étais pas indifférente. Il était
aimable. Les monstres l'ont égorgé : je l'ai pleuré. Desmahis,
vous me dessinerez une urne sur une colonne.
Et elle ajouta presque aussitôt : ÷c'est désolant... je voulais
donner un bal cette semaine, mais tous les joueurs de
violons sont retenus trois semaines à l'avance. On danse tous
les soirs chez la citoyenne Tallien.
Après le dîner, la voiture de la Thévenin conduisit les trois
amies et Desmahis au théâtre feydeau.
Tout ce que Paris avait d'élégant y était réuni.
dieux ont soif, Les
CHAPITRE XXIX 335
Les femmes, coiffées à « l'antique » ou « à la victime, » en
robes très ouvertes, pourpres ou blanches et pailletées d'or ;
les hommes portant des collets noirs très hauts et leur
menton disparaissant dans de vastes cravates blanches.
L'affiche annonçait Phèdre et le chien du jardinier. toute la
salle réclama l'hymne cher aux muscadins et à la jeunesse
dorée, le réveil du peuple. le rideau se leva et un petit
homme, gros et court, parut sur la scène : c'était le célèbre
Lays.
Il chanta de sa belle voix de ténor : peuple français, peuple
de frères ! ...
Des applaudissements si formidables éclatèrent que les
cristaux du lustre en tintaient. Puis on entendit quelques
murmures, et la voix d'un citoyen en chapeau rond répondit,
du parterre, par l' hymne des Marseillais . allons, enfants de
la patrie ! ...
Cette voix fut étouffée sous les huées ; des cris retentirent :
ֈ bas les terroristes ! Mort aux jacobins !
Et Lays, rappelé, chanta une seconde fois, l'hymne des
thermidoriens : peuple français, peuple de frères ! ...
Dans toutes les salles de spectacle on voyait le buste de
Marat élevé sur une colonne ou porté sur un socle ; au
dieux ont soif, Les
CHAPITRE XXIX 336
théâtre feydeau, ce buste se dressait sur un piédouche, du
côté « jardin, » contre le cadre de maçonnerie qui fermait la
scène.
Tandis que l' orchestre jouait l'ouverture de Phèdre et
Hippolyte. un jeune muscadin, désignant le buste du bout de
son gourdin, s'écria : ÷à bas Marat !
Toute la salle répéta : ÷à bas Marat ! à bas Marat !
Et des voix éloquentes dominèrent le tumulte : ÷c'est une
honte que ce buste soit encore debout !
÷ L'infâme Marat règne partout, pour notre déshonneur !
Le nombre de ces bustes égale celui des têtes qu'il voulait
couper.
÷ Crapaud venimeux !
÷ Tigre !
÷ Noir serpent !
Soudain un spectateur élégant monte sur le rebord de sa
loge, pousse le buste, le renverse. Et la tête de plâtre tombe
en éclats sur les musiciens, aux applaudissements de la salle,
qui, soulevée, entonne debout le réveil du peuple . peuple
français, peuple de frères ! ...
dieux ont soif, Les
CHAPITRE XXIX 337
Parmi les chanteurs les plus enthousiastes, élodie reconnut
le joli dragon, le petit clerc de procureur, Henry, son
premier amour.
Après la représentation, le beau Desmahis appela un
cabriolet, et reconduisit la citoyenne Blaise à l´amour
peintre. dans la voiture, l'artiste prit la main d'élodie entre
ses mains : ÷vous le croyez, élodie, que je vous aime ?
÷ Je le crois, puisque vous aimez toutes les femmes.
÷ Je les aime en vous.
Elle sourit : ÷j'assumerais une grande charge, malgré les
perruques noires, blondes, rousses qui font fureur, si je me
destinais à être pour vous toutes les sortes de femmes.
֎lodie, je vous jure...
÷ Quoi ! Des serments, citoyen Desmahis ? Ou vous avez
beaucoup de candeur, ou vous m'en supposez trop.
Desmahis ne trouvait rien à répondre, et elle se félicita
comme d'un triomphe de lui avoir ôté tout son esprit.
Au coin de la rue de la loi, ils entendirent des chants et des
cris et virent des ombres s'agiter autour d'un brasier. C'était
une troupe d'élégants, qui, au sortir du théâtre÷français,
dieux ont soif, Les
CHAPITRE XXIX 338
brûlaient un mannequin représentant l'ami du peuple.
Rue honoré, le cocher heurta de son bicorne une effigie
burlesque de Marat, pendue à la lanterne.
Le cocher, mis en joie par cette rencontre, se tourna vers
les bourgeois et leur conta comment, la veille au soir, le
tripier de la rue montorgueil avait barbouillé de sang la tête
de Marat en disant : « c'est ce qu'il aimait, » comment des
petits garçons de dix ans avaient jeté le buste à l'égout, et
avec quel à÷propos les citoyens avaient crié : « voilà son
Panthéon ! » cependant l'on entendait chanter chez tous les
traiteurs et tous les limonadiers : peuple français, peuple de
frères ! ...
Arrivée à l´amour peintre . ÷adieu, fit élodie, en sautant de
cabriolet.
Mais Desmahis la supplia tendrement, et fut si pressant
avec tant de douceur, qu'elle n' eut pas le courage de le
laisser à la porte.
÷ Il est tard, fit÷elle ; vous ne resterez qu'un instant.
Dans la chambre bleue, elle ôta son manteau et parut dans
sa robe blanche à l'antique, pleine et tiède de ses formes.
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CHAPITRE XXIX 339
÷ Vous avez peut÷être froid, dit÷elle. Je vais allumer le
feu : il est tout préparé.
Elle battit le briquet et mit dans le foyer une allumette
enflammée.
Philippe la prit dans ses bras avec cette délicatesse qui
révèle la force, et elle en ressentit une douceur étrange. Et,
comme déjà elle pliait sous les baisers, elle se dégagea :
÷laissez÷moi.
Elle se décoiffa lentement devant la glace de la cheminée ;
puis elle regarda, avec mélancolie, la bague d'argent où la
figure de Marat, toute usée, écrasée, ne se distinguait plus.
Elle la regarda jusqu'à ce que les larmes eussent brouillé sa
vue, l'ôta doucement et la jeta dans les flammes.
Alors, brillante de larmes et de sourire, belle de tendresse
et d'amour, elle se jeta dans les bras de Philippe.
La nuit était avancée déjà quand la citoyenne Blaise ouvrit
à son amant la porte de l'appartement et lui dit tout bas dans
l'ombre : ÷adieu, mon amour... c'est l'heure où mon père
peut rentrer : si tu entends du bruit dans l'escalier, monte
vite à l'étage supérieur et ne descends que quand il n'y aura
plus de danger qu'on te voie. Pour te faire ouvrir la porte de
la rue, frappe trois coups à la fenêtre de la concierge. Adieu,
ma vie ! Adieu, mon âme !
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CHAPITRE XXIX 340
Les derniers tisons brillaient dans l'âtre. élodie laissa
retomber sur l'oreiller sa tête heureuse et lasse.
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CHAPITRE XXIX 341
dieux ont soif, Les
CHAPITRE XXIX 342
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ISBN : 1÷55443÷392÷4
dieux ont soif, Les
Edition Deluxe 344
TabIe des matières
CHAPITRE I......................................................................1
CHAPITRE II.....................................................................8
CHAPITRE III.................................................................25
CHAPITRE IV.................................................................45
CHAPITRE V...................................................................57
CHAPITRE VI.................................................................68
CHAPITRE VII................................................................86
CHAPITRE VIII............................................................103
CHAPITRE IX...............................................................113
CHAPITRE X.................................................................127
CHAPITRE XI...............................................................151
CHAPITRE XII..............................................................168
dieux ont soif, Les
i
TabIe des matières
CHAPITRE XIII............................................................177
CHAPITRE XIV............................................................191
CHAPITRE XV..............................................................210
CHAPITRE XVI............................................................217
CHAPITRE XVII...........................................................229
CHAPITRE XVIII.........................................................239
CHAPITRE XIX............................................................254
CHAPITRE XX..............................................................270
CHAPITRE XXI............................................................274
CHAPITRE XXII...........................................................281
CHAPITRE XXIII.........................................................288
CHAPITRE XXIV..........................................................290
dieux ont soif, Les
ii
TabIe des matières
CHAPITRE XXV...........................................................302
CHAPITRE XXVI..........................................................310
CHAPITRE XXVII........................................................313
CHAPITRE XXVIII......................................................324
CHAPITRE XXIX..........................................................329
Edition Deluxe.................................................................343
dieux ont soif, Les
iii

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HMIY\ SRX WSMJ 0IW 0I GSRWIMP KÅRÅVEP WI JEMX ETTSVXIV HIW WEFVIW HIW TMWXSPIXW HIW JYWMPW 1EMW YR JVEGEW H EVQIW HI TEW IX HI ZMXVIW FVMWÅIW IQTPMX PE QEMWSR 0IW XVSYTIW HI PE GSRZIRXMSR TEWWIRX GSQQI YRI EZEPERGLI ¼ XVEZIVW PE WEPPI HIW HÅPMFÅVEXMSRW IX W IRKSYJJVIRX HERW PE WEPPI HY GSRWIMP 9R GSYT HI JIY VIXIRXMX  +EQIPMR ZSMX 6SFIWTMIVVI XSQFIV PE Q¾GLSMVI JVEGEWWÅI 0YMQÆQI MP WEMWMX WSR GSYXIEY PI GSYXIEY HI WM\ WSYW UYM YR NSYV HI JEQMRI EZEMX GSYTÅ HY TEMR TSYV YRI QÄVI MRHMKIRXI IX UYI HERW PE JIVQI H 3VERKMW TEV YR FIEY WSMV ÅPSHMI EZEMX KEVHÅ WYV WIW KIRSY\ IR XMVERX PIW KEKIW  MP P SYZVI ZIYX P IRJSRGIV HERW WSR GSIYV  PE PEQI VIRGSRXVI YRI GÐXI IX WI VITPMI WYV PE ZMVSPI UYM E GÅHÅ IX MP W IRXEQI HIY\ HSMKXW +EQIPMR XSQFI IRWERKPERXÅ -P IWX WERW QSYZIQIRX QEMW MP WSYJJVI H YR JVSMH GVYIP IX HERW PI XYQYPXI H YRI PYXXI IJJVS]EFPI JSYPÅ EY\ TMIHW MP IRXIRH HMWXMRGXIQIRX PE ZSM\ HY NIYRI HVEKSR .%4-86) <<:- .IRV] UYM W ÅGVMI  PI X]VER R IWX TPYW  WIW WEXIPPMXIW WSRX FVMWÅW 0E VÅZSPYXMSR ZE VITVIRHVI WSR GSYVW QENIWXYIY\ IX XIVVMFPI +EQIPMR W ÅZERSYMX ¼ WITX LIYVIW HY QEXMR YR GLMVYVKMIR IRZS]Å TEV PE GSRZIRXMSR PI TERWE 0E GSRZIRXMSR ÅXEMX TPIMRI HI WSPPMGMXYHI TSYV PIW GSQTPMGIW HI 6SFIWTMIVVI  IPPI RI ZSYPEMX TEW UY EYGYR H IY\ ÅGLETT¾X ¼ PE KYMPPSXMRI 0 EVXMWXI TIMRXVI I\NYVÅ I\QIQFVI HY GSRWIMP KÅRÅVEP HI PE '.

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