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43u 4à+ 5l Ha tsll:

---
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r,trIEùE
pÉsentéeà

L'UNIVERSITÉDE METZ

par

Franck KIRSCH

en vue de I'obtentiondu titre de

DOCTEUR DE LIUNIVERSITÉ DEMIETZ

Mention : Sciencesdellngénieurn" 7&2


Intitulé : Sciencesîubois

Time

]FA]TNGUtr-]FtUAGtr
DU BCNS

soutenuele 16 Juillet lgNJ, devant la Commissiond'Examen:

hdrJODIN,Ingénieurde Recherche,universitédeMetr
Itq I4$!IMI, Ivlaîtne
de conférence,U.T.C. Compiègne
hdrLEBIETWENU,Professeur,E.N.I. deMetz
IvtrPLWINAGE, Professeur,Universitéde Meu
Mr VÂI trIùTIN Prnfesserrr I Iniversi té dg BOfdeaUX I
B I B L I O T H E A U EU N I V E R S I T A I R ED E M E T Z

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022 236800 I
THÈSE
présentéeà

L'UNIVERSITÉDE METZ

par

Franck KIRSCH

en vue de I'obtentiondu titre de

DOCTEUR DE L'UNIVERSITÉ DE METZ

Mention: Sciences deI'Ingénieurno7&2


Intitulé: Sciencesdu bois

Titre

FAITNGUtr-FN"UAGtr
EU BOIS

soutenuele 16 Juillet l9!8. devantla Commissiond'Examen:

À{TJODIN,IngénieurdeRecherche, UniversitédeMetz
IvIrL-AKSIMI,Maltredeconférence,
U.T.C. Compiègne : Rapporteur
tvITLEBIENVENU, E.N.I. deMeE
Professeur,
MTPLUVINAGE,Professeur,UniversitédeMeE
Mr VALENTIN, Professeur, UniversitédeBordeauxI : Rapporteur
REMERCIEMENTS

Ce travail a été ftalisé au sein du groupeBois du laboratoire de


Fiabilité Mécaniquede I'Universitéde Metz. Je tiens à remercierMonsieurle
ProfesseurGuy PLUVINAGE pour m'avoir accueilli dansson Laboratoireet
pour sonaideet soutienmoralet également scientifique.

J'exprime ma profonde gratitude à Monsieur Philippe JODIN,


Ingénieurde Recherche,
pour les encouragements prodiguéstout au long de cette
étudeet poursonaidepourles orientatonsscientifiques
et techniques.

Je remerciechaleureusement
MonsieurLAKSIMI de I'Universitéde
Technologie de compiègne et Monsieur le ProfesseurVaLENTIN de
I'Universitéde BordeauxI d'avoiracceptéd'êtreles rapporteurs
de cett€thèse.

Que le membre du jury, Monsieur le hofesseur Michel


LEBIENVEITIU de l'École Nationale d'Ingénieursde Metz, qui m'ont fait
lhonneurdejuger ce travail,soientici remerciés.

Merci aussi aux membres du l^aboratoire qui ont su entretenir une


communication sanslaquelle rien n'estpossible.

Que tous mes amis et collègues soient assurésde mon amitié et de


I'estime queje leurs porte.

Mes remerciementsvont aussi tout particulièrement à I'ensemble du


personneltechnique et administratif du l-aboratoire de Fiabilité Mécanique et de
I'Université de Metz. Leur conbibution a été essentielledans la réalisation de ce
travail. Qu'il me soit donné ici de leur exprimer ma reconnaissancepour leur
sollicitude et leur efficacité.

2
Sommaire

Chapitre I : Étude bibliographique

I-1) Introduction

I-2) Le bois massif

I-2-1) Généralités

l-2-l-l\ Introduction
l-2-l-2) Structure anatomique du matériau bois
I-2-1-3) Directions du bois
l-2- l-4\ Couchesd taccroissement
I-2-1-S) Variabilité de la structure bois

I-2-2) Propriétés du bois

l-2-2-l) Généralités
l-2-2-2) Eau présentedans le bois et humidité
l-2-2-3) Retrait et gonflement du bois
l-2-2-4) Masse volumique et densité

I-2-3) Comportement mécaniquedu bois

I-2-3-1) Élasticité linéaire des matériaux anisotropes


l-2-3-2) Élasticité linéaire des matériaux orthotropes
I-2-3-3) Les grandeurs techniquesdu bois
l-2-3-4') Propriétés mécaniquesdu bois dans les différentes
directions

I-3) Le fluage

I-3-l) Définition du fluage

I-3-2) Fonction de fluage

r - 3 - 3 - l )Modèle de Maxwell
r.3-3-2)Modèle de Kelvin-Voigt
r-3-3-3)Modèle linéaire standard
r-3-3.4)Modèle de Burger
r-3-3-s)Modèle de Kelvin-Voigt généralisé
r.3.3-6)Modèle de Maxwell généralisé
r-3-3-7)Modèles empiriques

3
Sommaire

I-4) Étude du fluage en fatigue

I-4-1) Types de cycles envisageables

I-4-2) Cyclagesà charge constante

I-5) Effets de I'environnement sur les effets mécaniquesdu bois

I-5-l) Introduction

I-5-2) Humidité dans Ie bois

I-5-2-f) Importance de I'humidité


l-5-2-2) Effets de I'humidité sur le comportement rhéologique

I-5-3) Relations Températures / Bois

I-5-3-1) Effets de la température


I-5-3-2) Niveau de température
I-5-3-3) Interaction température-humidité

I-6)Endommagement

I-6-l)Processusde la rupture

I-6- 1- 1) Définition du dommage


l-6-l-2) Définition de I'endommagement
I-6-1-3) Remarque

I-6-2) Méthodesd'évaluation

I-5-2-l) Méthodes quantifiant les dégâts


l-6-2-1-l) Mesure des longueursde fissures
l-6-2-1-2) Mesure de rayons de cavités
l-6-2-2) Méthodes mesurant l'évolution d'une propriété
l-6-2-2-l) Évolution de I'amplitude de déformation plastique
l-6-2-2-2) Évolution du module de YOUNG
l-6-2-2-3) Évolution de la résistanceélectrique du matériau
l-6-2-2-4)Évolution de la densité
l-6-2-3) Remarque

I-6-3) Loi de comportement du dommageou de I'endommagement

I-6-3-l) Loi linéaire de Miner et Palmgren


I-6-3-2) Loi non linéaire
I-6-3-2.1) Loi de Chaboche
1.6-3-2-2)Loi de Raguet
I-6-3-2-3) Loi de Corten.Dolan
l-6-3-2-4) Loi de Henry et Gatts
l-6-3-2-5) Loi de Bui-Quoc
l-6-3-2-6) Loi non linéaire en "forme de S "

4
Sorwnaire

I-6-4) Couplageélasticité et endommagement

I-6-4-1) Théorie de Katchânovet Rabotnov


l-6-4-2) Théorie de Lemaitre et Chaboche

I-6.5) Couplageniveau de contrainte et endommagement

I-6-5-l) Modèle de Barrett et Foschi


I-6-5-2) Modèle de Barret et Foschi associéau modèleKelvin-Voigt

I-7) Conclusion

Chapitre II : Étude expérimentale


II-1) Introduction

IJ-2) Protocole e*périmental

II-3) Eprouvettes

II-4) Enceinte climatique

II-4-l) Descriptionde I'appareil

II-5) Le montaged'essai

II-5-l) Caractéristiquesgénéralesdu montaged'essai


II-5-2) Caractéristiquesgéométriquesdu montaged'essai
II-6) Le bois

II-6-l) Caractéristiquesde l'épicéa

II-6-2) ApJrovisionnement

II-7) Humidité

II-7-l) Généralités

II-7-2) Domained'application

II-7-3) Détermination de I'humidité d'une éprouvette


II-7-3-1) Appareillage utilisé
ll-7 -3-2) Mode opératoire
II-7-3-3) Expressiondes résultats

II-7-4) Résultsts
ll-7-4-t) Cycle de séchage
ll-7-4-2> Humidité du lot d'éprouvettes
Sonvnaire

II-E) Masse volumique et densité

II-8-l) Généralités

II-8-2) Domained'application

II-8-3) Principe

II-8-4) Appareillage utilisé

II-8-S) Mode opératoire

II-8-6) Expressiondes résultats


II-E-6-l) Massevolumique du bois à I'humidité H
II-8-6-2) Remarque

II-8-7) Résultats
II-E.7-l) Remarque
ll-S-7-2) Masse iolumique à I'humidité H

II-9) Module d'élasticité longitudinal E ou module d'Young


II-9-1) Généralités

II-9-2) Calcul du module d'Young


II-9-3) Résultats

II-o-4) comparaison des résultats ayec ceux de la littérature

II-10) Les essaisde fluage


II-10-1) Rappel des conditions d'essais
II-10-2) Principe d'un essaisde fluage

II-10-3) Exemple pour l'éprouvette I

II- l0-4) Récapitulation des résultats

II-11) Les essaisde fatigue-fluage


II-11-l) Principe d'un essaisde fatigue'fluage

II-11-2) Exemple Pour l'éprouvette 4

II- 11-4) RécaPitulation des résultats

II-11-5) Remarques

6
Sommaire

II-12) Les essaisde fatigue


II-12-l) Principe d'un essaisde fatigue

II-12-2) Résultats
If-12-3) Fssaisde fatigue avec un matériau endommagé

II-12.3-1) Introduction
ll-12-3-2) Essai de fatigue avec I cycle de fl_uageprécédent
II-12-3-3) Essai de fatigue avec2 cycles de fluage précédent
ll-12-3-4) Essai de fatigue avec 3 cycles de 4uage précédent
II-12-3-5) Essaide fatigue avec 4 cyclesde fluage précédent
ll-12-3-6) Essai de fatigue avec 5 cycles de fluage précédent
ll-12-3-7) Récapitulation des résultats
II.l 2 -3 -8 ) C o n cl u si o n

I I - 1 3 ) C o n cl u si o n

Chapitre 3 : Modélisation du comportement et de ltendommagement

3-l) Introduction

3-2) Modélisation du comportement

3-2-1) Modélisation du comportement en fluage

3-2-1-f) Choix du modèle rhéologique utilisé


3-2-l-2) Étude de l'éProuvette I
3-2-1-3) Récapitulation des résultats
3-2-l-4\ Conclusions sur le modèle proposé

3-2-2) Modélisation du comportement en fatigue'fluage

3-2-2-l) Introduction
3-2-2-2) Choix du modèle rhéologique utilisé
3-2-2-3) Étude de l'éprouvette I
3-2-2-4)Récapitutatiôn des résultats pour-le calcul de K
3-2-2-5)Evolution des paramètres du modèle de Burger au cours
d e s cycl e s
3-2-2-6) Conclusions sur le modèle proposé

3-2-3) Cas de la fatigue

DréslableÊ
3-2-5) Conclusion générale sur la modélisation du comportement
Sommaire

3-3) Modélisation de I'endommagement

3.3-1) Recherche d'un paramètre d'endommagement pour la


modélisation de I'endommagement de lluage

3-3-2) Modélisation de I'endommagement en fluage

3-3-2-1) Recherche d'une fonction d'endommagement


3-3-2-2) Étude de l'éprouvette 1 :
3-3-2-3) Récapitulation des résultats
3-3-2-4) Conclusions sur le modèle proposé

3-3-3) Modélisation de I'endommagement en fatigue-fluage

3-3-3-l) Recherche d'une fonction d'endommagement


3-3-3-2) Étude de l'éprouvette I
3-3-3-3) Récapitulation des résultats :
3-3-3-4) Conclusions sur le modèle proposé :

3-3-3-1) Introduction
3-3.3-2) Recherche de la loi d'endommagement de fatigue avec tr 2,
3, 4 et 5 cycles de fluage préalable
3-3-3-3) Identification des coefficients de la loi d'endommagement
de fatigue
3-3-3-4) Recherche de la loi d'endommagement de fatigue-fluage
préalable
3-3-3-5) Endommagement total subit par le matériau lors des essais
de fatigues âvec quatre cycles de fatigue-fluage préalables
3-3-3-6) Conclusions sur le modèle proposé :

3-3-5) Recherche de la loi d'interaction entre I'endommagement de


fatigue et celui de fatigue-fluage

3-3-5-l) Introduction
3-3-5-2) Recherche de la loi d'interaction entre I'endommagement
de fluage et celui de fatigue-fluage

3-3-6) Discussion

3-3-7) Conclusion générale sur la modélisation de ltendomrnagement

CONCLUSION

ANNEXES

RÉFÉRENCES

8
Introduction

INTRODUCTION

L'ensemble de ce travail a pour objectif de déterminer le comportement


mécaniquedu matériau bois lorsque celui-ci est soumis à des efforts de fatigue-fluage.
Nous allons donc nous intéresserà l'évolution de la déformation d'une éprouvette au
cours de plusieurs cycles de charge et de décharge.Nous allons aussi nous demander
comment s'endommagele matériau en fatigue fluage. Nous allons pour cela essayerde
comparer le comportement du matériau en fatigue fluage par rapport à son
comportementen fatigue pure et en fluage pur. Nous pouvonsaussi nous interroger s'il
y a un effet mémoire du chargementet si tel est le cas où se loge cet effet mémoire.

Toutes les constructions, notamment dans le bâtiment, sont soumises à des


efforts de fluage et parfois ceux-ci sont combinés à des efforts de fatigue.
Indépendamment,ces deux types d'efforts ont été étudiés sous de nombreux aspects
mais il existe peu de références lorsque l'on approche ce problème de manière
simultanée.

L'on souhaitevérifier si la responsabilitéde la rupture est due au fluage, à la


fatigue ou alors si elle est due à une combinaisondes deux phénomènes.

Pour ce faire, nous essayeronsde déterminer un modèle d'endommagementà


partir d'essaisde flexion quatrepoints en fluage, fatigue et fatigue-fluage.

L'ensemble de ce travail se décompose en trois parties distinctes mars


complémentaires.

[,e premier chapitre présenûel'étude bibliographique.

l,e deuxièmechapitre nous exposele protocole expérimentaladoptéet décrit les


différentes étapesdes expériencesmenéesà partir de la fabrication des éprouvetteset
présenteles résultatsobtenuslors des essais.

I-e troisième chapitre s'attache à I'exploitation des donnéesobtenues lors des


essaiset à leur traitementaboutissantà une loi de comportementen fatigue-fluage.

Enfin, une conclusion générale effectue la synthèsedes remarqueset résultats


obtenuslors desdifférentes expériences.
Clapitre I : EtudebibliograPhique

Chapitre I : Étude bibliographique

I-l) Introduction
Nous commençonscette étude bibliographiquepar une présentation
globale du matériau bois (les généralités,les propriétés du bois, son
ôomportement mécanique...). Nousnousintéresserorylarla suiteal-phénomène
pouvantinfluen-cer
de flïage du bois ainsi qu'auxparamètres ce phénomène,et
finalemèntnousmontreronsquélquesrésultatsobtenusen fatiguefluage.

I-2) Le bois massif


I-2-1) Généralités

I-2-1-1) Introduction

Pour avoir une compréhensiondu comportementmécaqiquedu-matériau


bois, il faut connaîtrecertainesdonnéesde base,quant à I'anatomieet aux
propriétésphysico-chimiques de la matièreligneuse,en considérantà I'occasion
irneinærprétation mécaniquedecertainespropriétés.

I-2-1-2) Structure anatomiquedu matériau bois[ll

D'une manièreschématique, un arbrcsur pied secomposede trois parties


principales
- bien (voir
distinctes figure 1-l) :
- le houppier: brancheset feuillages
- le tronC:tige (partieutiliséeen construction)
- la paÉe: la soucheet les racines

Figure I-1 : Parties composantun arbre surpied-

10
ChnpitreI : Etudc bibliographique

[æ bois est le matériauqui constitueI'essentieldu tronc, desbrancheset


desracines.Il remplitdansl'arbre desfonctionsbienprécisestellesque:
- la fonctionde conductionde la sèvebruteascendante desracinesvers le
houppier,
- la fonctionde soutiende I'arbre(résistance
mécaniquedela tige),
- les fonctions de stockage, de restitution, d'élaboration et de
transformation chimiquedessubstances.

Ces différentesfonctionssont assurées par différentescellulesissuespar


division de I'assisegénératricelibéro ligneusequi enveloppeI'ensembledes
formationsligneusesde I'arbre.Certainescellulessontprésentescheztoutesles
espècesligneusesalors que d'autres ne sont présentesque chez certaines
espèces.
Pourles mécaniciens, la fonctionde soutien(de résistancemécanique)est
la plusimportante.Elle estréaliséeparles cellulessuivantes:
- les trachéideslongitudinalesdu boisfinal, aussiappeléboisd'été,dansle
casdesrésineux[2],
- des éléments longitudinaux de type 'îbre" : fibres libriformes
simpliciponctuées etlou fibres-trachéidesetlou trachéideset les vaisseauxpour
les feuillus[2].

[æ tableau ci-après regroupeles caractéristiques dimensionnellesdes


cellulesassurantla fonctionde soutiendansle casdesrésineuxet dansle casdes
feuillus.

Résineux(trachéftler Fcuitrue {fibres


Volume (7o) =lN 50à60
Lonqeur (mm) 1àE 2.5 maxi
Epaisseure (rm) 25 ù75 20à40
Epaisseur paroi (zm) 2à7 1àll

Tableau I-I : Camdértûiques dimensionnellesdescelhiles assuranûle soutienil.e


I'arbrepJ

Une cellule est constituéede I'extérieurvers I'intérieur de trois parois


distinctes(voir figure l-2) :
- unecoucheintercellulairequi soudela celluleà sesvoisines,
- uneparoi primaire,
- uneparoisecondaire forméedetrois couchesSl, 52 et 53.

Iæsconstituants chimiquesdescellulessontprincipalement
de la cellulose,
et de la lignine.
deshémicelluloses

11
Clwpitre I : Etudcbibliographique

Figure 1-2 : Représenlationschémotiqueiles ditférenlescouchesformantla paroi


cellulairef3]

I'21'3) Trirectionsdu boi"

Le développementdu bois s'opère dans trois directions de I'espace


dansun repèrecylindrique(L,R,T).
nomméesrespectivement

[,es trois directionslongitudinde(L), radiale(R) et tangentielle(I) sont


les directions d'anisotropiedu bois pour un grand nombre de propriétés
mécaniques, physiqueset technologiques.

t2
Clwpitre I : Etudebibliographique

Figure 7-3 : Croissancedu matériau boisfuns LcsdirectionsL, R et T.

I-2-1-4) Couchesdtaccroissement[4]

Læ bois est constituépar la superpositionde couchesannuellesqui, en


sectiontransversale sousforme de cernesdont on peut
de la tige, apparaissent
mesurer, en directionradiale,la largeurd'acctoissement.

Dernièrescouches
annuelles

Figure 14 : Couchesd'accroissementannuellcs.

On peutdistinguerdansun cerneun bois initial (bois de printemps)et un


boisfinal (boisd'été).
Clnpitre I : Etudebibliographique

Bois Final

Bois Initial

Figure I-S : Bois initial et boisJinaL

la distinctionentrele bois initial et le bois final estparfoishès nette : ce


sont des bois hétérogènes,mais parfois très difficile : ce sont des bois
homogènes.
Au point de vue microscopique, I'organisationdescellulesdansun cerne
est schématisée sur la figure 1-6dansle casdesconifères(en particuliersapinet
épicéa).On peut r€marquerla différencesignificativede largeurdestrachéides
dansla directionR à I'intérieurd'un mêmecerne[4].

Bois peudense: BoisEèsdense:


cellulesà paroimince cellulesà paroi
épaisse

Une année:un cerne

Figure 74 : Évoltttion de la morphotogicdes sectionsRT ile cellulcs au courc de It


croissanceannuelle darc la directionR

I-11-5f VariabiHté de la shucfirre bois


la structurenormaledu bois varieen fonction
Pourla plupartdesessences,
desparamètressuivants:

t4
ChnpitreI : Etudebibliographiquc

- lesconditionsde station: altitude,latitude,ensoleillement, pentedu sol ...


- les haitementsappliquésauxpeuplements : en particulierles éclaircies.

Il peutdoncy avoir,dansla structuredu bois,desvariations:


- dela largeurd'accroissement qui estsouventfonctionde I'espace,
- de la régularitéde la largeurd'accroissement(régularitéde la largeurde
cernes)commelesannéesde sécheresse parexemple,
- dansla structurede la couched'accroissement.

I-2-2 ) Propriétés du bois

I-121) Généralités

Le bois est un matériauhétérogènecar il y a présencede couches


éventuellement
d'accroissement, de zonesde bois final et initial très différentes,
de singularitéstellesquelesnoeuds.
de rayonsligneux,etc...et la présence
D'auEepart,le boisestun matériauanisotropeavecun sensradial,un sens
axial et uDsenstangentiel.Iæspropriétésphysiqueset mécaniquesvarientdonc
suivantle sensoù ellessontétudiéesou testées.
Enfin, le bois est un matériauporeux et hygroscopique. Du fait de sa
porosité,la densitédu bois diffère,à un degréd'humiditédonné,de celle de la
matièreligneusequi le constitue.

I-2-?2) Eau présentedans le bois et humidité[5]

L'humidité (ou degréd'humidité) d'un bois est la quantitéd'eau qu'il


renferme,expriméeenVodesonpoidsà l'état anhydre.
L'eau qu'il contientesten équilibredepressionavecI'environnement
et se
présentesoustroisformes:
- eaudecompositionauseindesstructuresmoléculaires,
- eaud'imprégnationdesmembranes cellulaires,
- eaulibre dansles videsdescellulesqui circuleparcapillarité.

L'humiditéH expriméeetTo estdéfiniepar la relation:


ilH-fi0 *
H= loo
IIlg (r-1)
avec: H : humiditédu boisen 7o
mH: massehumide
mo: masseanhydre

Lhumidité du bois tend à s'Quilibrer avec I'humidité relative (HR) de


I'air. [a figure 1-11 nousmontreune hystérèsede désorptionet d'absorptionà
une températuredonnéed'une part, et la position relative des isothermesde
désorptiônà?5"C et 100oCd'autre part.lâ pressionextérieureest la pression
afrnosphérique. (voir figure l-7)

l5
Clnpitre I : Etudcbibliographique

HVo
Æ

30

20 désorption

10

0
% humidité relative

Figure I-7 : Exempled'isothermede sorptionpour un bois[6]

I-e point de saturationdes fibres (PFS) e$ létat qui correspondÈ la


d'eausur les paroisdes celluleset au momentou I'eau
saturation-d'absorption
libre commenceà apparaître. [æspropriétésmécaniques dépendentfortementdu
taux d'humiditédu bois (entreOVoet le PFS).Iætableaul-2 ci-dessousdonnela
qualilicationdesboisenfonctionde certainstauxd'humiditécaractéristiques.

Hrmidité (tt) Qualification


H>3Wo Vert
30>H>23 Mi-sec
22>H> t8 sec
Commercialement
17>H>13 Secà l'ù
H< 13 Desséché
H=0 Anhvdre

Tùl.eau 1-2 : Qualifuation dcs boisenfonction d'cI'eurhumiàité.

I-à2-3) Rehait et gonflementdu bois

Pour les taux d'humidité inférieursau P.S.F.,au couls d'une désorption


(séchage),ou au coursd'une absorption(reprised'humidité),une éprouvettede
bois subit des variations dimensionnelles, respectivementun retrait ou un
gonflement,qui n'interviennentqu'entre l'état saturéet l'état anhydre.Nous
pouvonsainsi définir certainsparamètrescaractéristiques.
* I ^ retraitvolunique ou rétractabilitéR :
C'est la variationde volumeen%oentrel'état saturéetl'état anhydre.
g=vi=vo*1oo
Vs (r-2)
Vs : Volumedel'échantillonsaturéd'eau
Vs: Volumedel'échantillonà l'état anhydre.

16
ChapitreI : Etudebibliographique

* I ^ coefficient de rétractabilité ou coefficient dé retrait volumique ag:


Ce coeffîcient permet de caractériserles variations de volume au voisinage
d'une humidité H. Il est expriméenVol%o deH.
vsvo
ot =
vo*H (r-3)
Cette définition du coefficient de retrait volumique sous-enûend I'idée
d'une évolutionlinéairedu volume en fonctionde H, entreles étatsanhydre et
satuÉ.

I-e retrait du bois estfortementanisotrope.En effet, I'expériencemontrela


relationd'ordresuivantepourtouteslesessences :
ctT>cR>>ctl-
cr1 : coefficientde retraittangentiel
crg : coefficientde retraitradial
aL: coefficientde retraitlongitudinal.

L'anisotropie du retrait préfigure les spécificités du comportement


mécaniquedu matériaubois.

I-2-2.4) lTilassevolumique et densité

La densité(ou encoreInassevolumique)est un paramètrephysiquequi


vise à préciserla quantitémassiquede matière ligneusecontenuedens un
volumedonnédebois.
Ia massevolumiqueà I'humidité H notée PU ou p d'une éprouvetteà
I'humiditéH actuelleest:
o"=H (r4)
Mg : massede l'éprouveteà I'humiditéH.
Vg: volumedel'éprouvetteà I'humiditéH.
la massevolumiqueà l'état anhydrenotéepg d'uneéprouvetûe est:
Mo
Po= vo
(r-t
M6: masseanhydre.
V6: volumeanhydre.
t 'infradensitépi d'uneéprouveÉe estdonnéepar:
Mo
Pt= v.
(I-6)
V. : volumesaturé.
[æs déIinitions précédentessont suffisantesporr déduire les différentes
grandeursutiliséesdansla littératureavecla formule depassagesuivante:
MH tvlo(l+fD - (1+H)
=
Ps=Ç = lo,1...o"rD
vo(l.o#) o_7)
Il est communémentacceptéque la massevolumique de la matière
diæsoitde I'ordrede : p*=l,J d"n3.
ligneuseproprement

t7
ChapitreI : EtudcbibliograPhiqw

Itssences ll4sssevolumique Coellicient de Loemcient de


anhydre po en retrait tangentiel retrait radiâl ull en
er/cm3 uT en %l7o ilell %l% ùeH
[)sfl6rnissenga 0.26 o.n 0,07
Peuplier 0,40 o.4 0,14
apln o.Æ o,37 0.19
)ouglas 0.48 033 0.19
Pin 0,52 o3z 0.19
Limba 0,55 0.n o,2r
IIêtre 0,58 038 o,22
Chêne 0.63 o,43 0.18
Frêne 0,8 0,24 o.15
Amarante 0,8 o25 0.2r
0,&5 03r o.l9
l.l I oAe 0.28
T,?8 0.45 o,x

de divenesessences
TablcauL-i : Caractérûstiques [7]

I-2-3) Comportement mécaniquedu bois [8]

I-es caractères différé ainsique


marquésd'anisotropieet de comportement
les nombreuxmécanismés mécaniqggdu
de rupturefônt que le comportement
matériaubois est très complexé.En se limitant à des domainesde validité
particuliers,on distinguedeuxmodèlesde loi de comportement:
comportementélastiqueanisotrope,
- comportement viscoélastique.

I-?,.3-l) Élssticité linéaire desmatériauxanisotropes

Un matériauanisotropeest un matériaudont les propriétésmécaniques


sontfonctiondela directionsuivantlaquelleellessontétudiées.
La loi de comportementélastiqued'unmatériauanisotropeest donnéepour
un référentielorthogonalà trois direètions(L,23) par lesrelationssuivantes:

o,i=Ciin' ts ou eii= SiÈt'os âvecij,k,l € ll,2'31 G-8)


€iû du tenseurde déformation
représenteles composantes
okl du tenseurde contrainte
représenteles composantes
Ctjt t représente du tenseurde rigidité
les composantes
Sijtt représenteles composantes tenseurde complaisance
du

L-asymérie destenseursdesdéformations[(e13= sji) ==> (Sijkl = SjikD]


et la symétriedu tenseurdes contraintes[(okl = o11ç)-> (Sijkl = Sjilpl
permettentde simplifier considérablement les tenseurs.L'utilisation d'une

1t
ChapitreI : Etudebibliographique

notation matricielle en procédantà une confiaction d'indice permet de simplifier


encorecette écriture.

I-2-3-2) É,lasticitélinéaire desmatériaux orthotropes


L'orthotropie est un cas particulier de I'anisotropie,à savoir .qu'elle
les
comportetrois flans de symétrie(ou d'orthotropie)qui sontperpendiculaires
unsparrapportauxautres(voirfigure 1-8 ci-dessous).

Figure I{; Les troisplans de symétrùeou iltorthotropie.

Cestrois plans d'orthotropienous pennettentde simplifier l'écriture des


matricesde rigidité et de complaisance.I-es relations sont maintenantles
suivanteslorsque les axes d'orthotropiecorncidentavec les axes du repère
d'espace.

l'ql [c'' cn Crs 0 0 0 I [t'l


lo2l lc, Czz C æ 0 0
!o.! lc' c'tzG r 0 0 (r-e)
l'-l-Io o
tjlill
0 Cqq 0

i;:li33
00 Css
00 0

Ie'l ls,, srz srs 00 0 1[o,1


!trl ls' szzszs00 Q Ilorl
! e'l ls' sgzsrr 00 6 l ls',1
lv,l-loo
tl,t i0
o
0 0
S+a 0
0 Sss u
eIl";l
I lo'l
LY.lLo o o 00 Sool1ou1 (r-10)

l9
Chapitre I : Etude bibliographique

Remarque:
\4=2eo \5=2eo \ 6 = 2 eo (r-r1)
[æs matrices de rigidité et de complaisancesont toutes les deux
et nousavonslesrelations
symétriques suivantes :

CI2=CZ1 ; C?S=ClZ ; Cl3 = C31 et 0-12)


S 1 2 = S 2 t ; S 2 3 = S g 2; S t 3 = S 3 1 (r-13)

I-2-3-3) r.esgrandeurstechniquesdu bois

Pour repérer la structurelocale du bois, on utilise généralemeltln


référentiel(LRD dont les axescoihcidentavec les directionslongitudlnales
(L), radiales(R) et tangentielles(T) du bois. Il est plus facile de I'examinerà
I'aidede troiscoupes(voir la figure l-9 ci-après):
- Coupetransversale perpendiculaire à l'axedu tronc
Tr. : boisde bout
- Couperadialedansun planpassantpar la moelle
Râ. : bois surmaille,ou surquartier
- Coupetangentielledansun planexcentréet parallèleà I'axedu tronc
Tg. : boissurdosse

Figure 1-9: Les troisplans ile référence[IJ

Avec le référentielR, T, L, la matricedu tenseurde complaisance pour le


boiss'exprimeà partir desconstantes techniques de la façonsuivanæ[10].

20
ChapitreI : EtudebibliograPhique

fe'I r* -+ -v o o o 1|.o,1
le, l-ïî- + -T 0 0 gllo,l
le,
lrr- I l-*
-lo -+ * o o ol!o,l
o o * o ollo.l
it:iio o o i0 ;0 eii",i
[v.l ;0 0 0 t'l Lo.l (I-14)
La symétrie du ûenseurde complaisance conduit à l'égalité de certains
coefficients :
Uul _ Unr, Un _ UO uRt u1p
' Er-Er ', e*=nt
Er-En
0-ls)
Le module de YOUNG est dans un essai uniærial le rapport de !a
contraintèimposéeà la déformationrésultante.On remarqueque le module de
YOUNG estI'inversede la complaisance.
n"=*;F,r=,f,'er=*
(r-16)
Le coeflicient de FOISSON représenteun rapport de valeurs absolues
(sansdimensions).I-e premierindicefâit référenceà la contrainte,le deuxième
indice fait Éférence à la déformation transversaleconsidérée,toujours dans
I'hypothèse d'unessaiuniaxial.
S"r Scz Sr s Sr z Szs Slr
unr=-fr ; uru=-s"Ïz; '*=-G ; urn=-Szz; urr=-ss3 unr-=-Ç
;
(I-17)
Le module de cisaillement G est défini comme I'inverse de certaines
complaisances.
c,'=*'co=*'c*r=*
(r-18)

r-2-3-4) Propriétés mécaniquesdu bois dans les différentes directions

Attribuonsla valeur 1 à la valeur minimaledansune direction donnée,


généralement:
-
-T pourle moduled'élasticitéE deYOUNG
- RT pourle moduledecisaillementG
On trouve,enmoyenne,lesrapportsdu tableaula lI2l:

Tableau 14 : Valeun relativesmoyennesdesmodulesil'élasticité et de cisaillement


suivantIa direction de mesure.

2l
Chnpitre I : Etude bibliographique

I-3) Le fluage

I-3-l) Définition du fluage

Le fluage est défini comme l'accroissement de la déformation quand la


contrainte ou la charge appliquée sur une poutre est maintenue constante au
cours du temps.
I-es expériences de fluage, mais aussi de recouvrance, de relaxation,
d'effacement et d'effet de viûesse mettent en évidence le comportement
viscoélastiquedu matériaubois.

I-3-2) Fonction de fluage [91

Afin d'observer le phénomènede fluage, on applique un état de contrainte


d'amplitude 09 à une poutre.On a dansce cas :
o(t)= so. F(t{d (r-1e)
où H(t) désignela fonction échelon d'Heaviside H{ si t<O et H=l si t=0
ou si >O

I-e fluage peut généralementse décomposeren trois stades:


- StadeI (fluage primaire) : la vitessede déformation diminue au cours du
temps,
- StadeII (fluage secondaire): la vitesse de déformation est constanteau
cours du temps,
- StadeIII (fluage tertiaire) : la vitessede déformation s'accélèreau cours
du temps.

L'évolution de la déformation en fonction du tempsest de la forme :


e(t)=qo. J{t,tsoi (r-20)
On dit que Jp est la fonction de fluage croissantepour un instant btsi ts
étant I'origine des temps.

,
_Jt
o0

I
I
Itt
llll
I
to

Figure I-10 : Représentationde lafonction defluage J1,décompositionduJluage en trois

22
ChapitreI : Ende bibliographique

I-3,-3)Modèlesrhéologiqlles pour décrire Ie comportementviscoélastiquedu


bois dans le casdu fluage

On utilise descombinaisonsde ressortset d'amortisseurs


pour représenter
par analogiele comportementviscoélastiquedu bois. Le modèlequi décrit le
comportementpurementvisqueuxd'un matériauest représentépar un simple
amortisseur(voir figure 1-11).Cet amortisseurcontientun fluide parfaitement
visqueux.I-a vitessede déplacementde I'amortisseurest proportionnelleà la
force appliquée:
P=I *d (r-21)
q* est le coefficient de viscositéde l'amortisseur.Quand on applique
brusquement une force P, I'amortisseurse conduit commeun corps rigide et
aucuneextensionse produit; ensuitesi la force est maintenueconstante,un
allongementlinéaireseproduitqui a pourvaleurd1 autempst1 :
tt
dr=P*-;
q
Q-?2)

Figure I-II : Comportementdu solidelinéaire vhqueux.

I-es modèlesrhéologiquespeuventêtre représentés graphiquementsous


forme de diagrammes contrainte-déformation-temps.
[æs équationsde basedes
composants sontles suivantes:
- PourI'amortisseur:
*.
o=ïl .r (r-æ)
en intégrantparrapportà t, si o et q* sontdesconstantes:
t
t=o'
*
q (l-24:)
- Pourle ressort:
o=E.e (r-7s)

23
Clnpitre I : Etudc bibliographique

I-3-3-l) Modèle de lMaxwell

C'est le modèleobtenuen combinanten sérieun ressortet un amortisseur


(voir figure I-12).

rl

Figure 1-12 : Comportemenldu solide deMaxwell

Lnrsqu'onappliqueun échelondecontrainteos, unedéformationélastique


instantanéetel se produit l-es effets du ressort et de I'amortisseur se
On a doncaprèsun tempstl :
superposent.
11= rd * 8y (l-75)
avec : tt: déformation totale,
e"1: déformationélastique,
e" : déformationvisqueuse.
On obtientalorsen termesdevitesses:
'ldoo
€t=€el*8"-;* * *
11 dt
q Ç-n)
Expressiondu fluage: Quandon appliqueuneconhainteconstantedansle
temps, la déformation totale, après apparition d'une déformationinstantanée,
croît linéairementau coursdu temps.On défrnit alorsla complaisance de fluage
J(t) par:

J(e=l-É.('.".*)
(r-28)

24
Chapitre I : Etude bibliographique

I-3-3-2) Modèle de Kelvin-Voigt

Ce modèle est constituéd'un ressort et d'un amortisseurmontés en


parallèle (voir figure l-13). Quand une conhainte os est soudainement
appliquée,I'amortisseurempêcheun allongementinstantané élastiqueet chaque
composantesupporteune partie de la contrainteo. Au cours du temps,le
comportement visqueuxva provoquerunedéformationnon linéaireet croissante
de sorte que la déformaton totale est égale aux défonnationsélastiqueset
visqueuseségales entre elles. Quand la contrainûes'annule, l'énergie de
déformationélastiqueentraînele mouvementde la composante visqueuse.

Figure 1-13 : Repftsentation du modèle de Kelvin-VoigL

Pour ce modèle , la relation donnantla contrainteest :


t.
o=o"l*o"=E*e"r+t1 *t""
e_n)
deoE
af=--e-
ïl ïl
G-30)
câr t1 ; 6el= tv et E et r;* sontaussiindépendants
du temps.

Expressiondu fluage : Pour une contrainteappliquéeconstanteq,


l'équationpeutêtreréarrangée
sousla forme :
FOn
de+ " edt= "dt
,r* q (I-31)
avec Bqt = lk et e=0 quant [d), ea obtient :

,-f Ir-*p<-,r'l] (r-32)


[.a fonction de fluage de ce modèle est donnée par :

2S
Chapitre I : Etude bibliographique

t(q
J(g = - exp(-tlt)] (r-33)
oo u-
"1[l
Elle est beaucoup plus réaliste que la fonction de fluage du modèle de
Maxwell car la déformation tend vers oslB quand le temps augmente
indéfiniment et ce à vitesse décroissante.Ce phénomène s'obsèrve dans de
nombreux solides pour les premiers stadesdu fluâge.

I-3-3-3) Modèle linéaire standard (modèle de Zener)

Ce modèle est constitué d'un modèle de Kelvin-Voigt comportant en série


un ressort.Iæs deux ressortsont pour modules El etE2respectivément

la relation fondamentalepour tout le modèle est:


€ = Êel+ rk (I_34)
L,a déformation totale est Ia somme de la déformation élastique et de la
déformation donnéepar le modèle de Kelvin sr.En outre :
o = 04 = sç (I-35)
la contrainte o est supportée par les deux composantesdu modèle de
Kelvin cornme I'indique la figure 1-18. Iæs déformationsdans ce modèle étanr
identiques,on a:
d€_&"r, dtr._ I *do, dtx
*
A= dr dr dt* dt (I-36)

o=I -+ *rK*Ez=rt
-++Ez*(r-r.,)
U_r,

+=i.( o-Ez*,+o.f;)
(I-38)
On obtient alors par combinaison:
de Ec. I do 1y /
."r\
dr*-*t=Fr*dt*r1t.E/
Tlr\',fG_39)

Ftpression du fluage : Pour une expérience de fluage do/dt=O et e=o


quand t=0, la fonction de fluage est alors égale à :

-(t--rt auæa=iÇz
J(t)=+.fi
il (r40)
I-a déformationen fonction du tempsestdoncégaleà :

t=ter*
tK=i.iIt '-{
l] (I4l)

26
ChnpitreI : Etudebibliographique

q*=*
eK

o= oo

Figure 1-14 : Schématisationet comportemenlmécaniquedu moilèlc linéaire standanl


I-3-3-0 Modèlede Burger

Ce modèleconsisteà mettreen sérieun modèlede Maxwell et un modèle


de Kelvin. Quandon appliquesoudainement une contrainteoo, le ressortqui a
un moduled'élasticitéE1 provoQue une déformationinstantanée e"1.Au coursdu
temps,la déformationvisqueuseet la déformationde Kelvin s'ajoutentà cette
déformation élastique.Quand on retire I'action de os, on provoque une
récupérationinstantanéede la déformatione'1.élastiquesuivied'unerecouvrance
qui s'approchelentementde la déformationinéversibledueà q*r. En résumé,la
partie"Maxwell" gouverneles effetsélastiques,
la rclaxationet les déformations
permanentes visqueuses tandisquela partienKelvinncontrôlela recouvrance. [æ
fluage et les effets de vitesse sont influencéspar les deux parties et la
déformationtotalerésulæde la superpositiondeseffetsdesdeuxcomposants.

27
ChapitreI : Etudebibliographique

Les relations fondamentalessont:


t=€ytt*
(r42)
En outre :
O=Oy=O*
(r43)
Parsuperposition
on obtient:

'=r*oo*i.Ë['-"-{
f]
Ir

rL l- o- o-
tMo,

n;=3
tl,t,

n;=3
E1

o-oo
et comportcment

Lafonction de fluage de ce modèle est donnênpar:

J(o-s(t)=**f 1f- ,,-ll ^un*rt*/


oo
-
E1 ;*E['-".1-"lJ /Ez
nr
045)

2E
ChapitreI : Etudebibliographique

I-3-3-$ Modèlede Burger généralisé

Ce modèle est constitué de modèlesde Kelvin-Voigt en série. Un ressortet


un amortisseurconstituent respectivementles éléments d'enhée et de sortie du
modèle généralisé (voir figure l-16). [æ ressort d'entrée, sous I'action d'une
contrainte os, provoeue une déformatioa iasrentanéee1 = oo / eo ; la série de
Kelvin-Voigt une déformation t2 :
nlo^r
r -îl
Ez=21Ëlt -"xd :ri lll
i-l 'i L L L lI e46)
et I'amortisseurfinal e3= ( t / tl*o ) oo . (147)
Ia déformationtotale e vaut alors : t1- t1 * E2* Ê3 (I4S)

[.a fonction de fluage vaut donc :


"' t oltI
r. r -l
=*.t t -*d-!
r(0= ts6 l*l ^L lll.a
oo fi [",1 ",llJ ,,;
e4s)
[-a fonctiondefluage estdela forme:
Jr(t) - Jo+rp(t)+ t/I*o avecJs = 1 / Eoet
nrl
rf (r)= t rE,[ t t -exp(-ttt)
Ir=r ]
G-50)

La sommedesfonctions de fluage J6 s'écrit:


IJn=Â(t)d.I-nt r<ri<t+dr
0_51)

Â(t) est la fonction "specFede retardn:


*ru"1(t-r*p
rp(t)=f (-tta,))ar-o"
r 4 Q_52)
et

e(t)= rr. ^oi ;/'\dlat*,n.0 oo


{ I -* ) G_s3)

Eo
EN

Figure 1-16: Schémotisationdu modèledeBurger générolisé.


Clnpitre I : Etudebibliographique

I-3-3-O Modèle de lVlaxwell généralisé

Ce modèleest constituépar plusieursmodèlesde Maxwell en parallèle


avec un amortisseuret un ressortcommeélémentsd'entréeet de sortie. I-a
rigiditéE (t) s'écrit:

E(t)= fr+ q o.ô (t)+ Op (t) (r-s)


ô(t) estla fonctionde Drac, Eq estla rigiditédu premierélémentet

n
OR(t) = I Ei exp(-t / ri )
i=l (r-ss)
ti-I*i /Ei (r-s6)

On peutécrire:
1'
OR(r)=J- Hr{") exp(-tlr"'1.dl.nt
0-57)

I-a fonction Hn(t) est appelée spectrede relaxation de sort,eque :

(. I \
o ( t ) = ( n r . ô ( D * J H , ( t ) o t p ( - tti ) . d l - n t + E s
).ton_o,

Figure l-17: Schématisationilu modèledc Maxwell généralisé.

30
Clnpitre I : Etudcbibliographique

I-3-3-î Modèlesempiriques[51

De nombreusesméthodesempiriquesont étÉ utiliséespour décrire le


comportementviscoélastiquedu bois et ptus généralementdes matériaux
composites.Le but recherchéétantde trouverl'équationqui permetde décrirele
mieux possibleles données.I.es différentsparamètresde ceq équationssont
déterminésà I'aidede méthodesgraphiques,deméthodesnumériquesou alorsde
méthodesstatistiques.Iæs équationsles plus communémentutilisées sont
donnéesdansle tableau1-5.

Une représentationparabolique peut en effet illustrer une approche


empiriquedutomportementen fluagedu matériaubois.Cetteéquationestde la
forme:
t=€0+atm (r-se)
ou sg = déformation élastique instantanêneta et m sont des constantesà
déterminer.

Nom Stade de É:quation Conebntes


flusoe décrit
Parabolique pnmarre aJn
t=to*dm
Andrade pnmarre alm
t=t6(1 *"tt'3)r''
L,ogarithmique pnmare e = a+b log (t) ârb

Sinus pnmarreet e = a+b sinh ctm a,b,c,m


hyperbolique secondaire (m=18
sénéralement)
de Lacombe pnmalre € = t0+a tm + btn arbrmrn
secondaireet
tertiaire en
partie
Mc Vetty pnmarre de dro _bt
ârb
- =""
dt dt
Martin-Pao pnmarre arbrcrmrnrp
. =Ë* -'( t - ue-nt)+
coPt
Garololo primarreet
secondaire e=eo+er(1 -"-',).S, m

Polynomiale primaire et arbrcrd, n


r=a+btl/o* ctlo+dt3/o
secondaire

Tablcau l-5 : ÉquatioræileJfuage empirùqueslcs plus ntilisées[5J.

31
ChnpitreI : Etudebibliographique

I-4) Étude du fluage en fatigue

I-4'l) TJUIs de cycles envisageables

Pourétudierle comportement du bois en fatiguefluage,il estnécessaire de


se fixer un type de cyclagedes éprouvetres.Il existedeux grandstypes de
cyclagespossibles: lescyclagesunilatérauxetles cyclagesbilatéraux.
[æs cyclagesunilatérauxsont caractérisés par le fait que pour finir un
cycle,la chargeappliquéeà l'éprouvettedoit revenirà zéroà la fin d'un cycle et
êtreorientéedansle mêmesenslors du cycle suivantet ainside suite(voir figure
1-18).Iæsdéformationsmesurées au coursde cetyped'essaisontdoncdu même
signe(positivesou négatives).

I-es cyclagesbilatérauxsont caractériséspar le fait qu'àla fin d'un demi-


cycle la chargeappliquéeest nulle et est orientéedansle sensopposélors du
demi-cyclesuivant(voir figure 1-19).I-es déformationsmesurées Cu coursd'un
cycle sont donc alternéeq

32
Chnpitre I : Etudc bibliographiqae

I-4-2) Cyclages à charge constante [51

Les réponsesen déformation aux cyclages à charge maximale constante


sont fonction du niveau de charge et de la durée du cycle de charge. I-a figure
1-20 illustre les effets d'un niveau de charge avec de petites déformations lors
du fluage primaire. Le cyclage produit une déformation résiduelle avec une
séquencede fluage et recouvrance. La recouvrance ne peut pas être totale
pendant un cycle de charge de ce type car le cycle suivant recommenceavant
que la recouvrancesoit complète.

Àet

Figure 1-20: Cycbge à chargeconstantepour letluage pùnaire [5J.

Dépendantdesconditionsexpérimentales (température,humidité)et de la
duréede charge,le matériauest aussisoumisau fluageprimaire,secondaire, et
tertiaire.C'estpourquoiles déformations
résiduellesÂe sontfonctiondu type de
fluageet s'exprimentdela manièresuivante[5] :
Âer > Âez> Àeg>.....> Âso pourle fluageprimaire (I-60)
-
Àe1 = Lez Àt3 =......=Àeopourle fluagesecondaire (161)
Âer < Lez< Âer <......<Âeopourle fluagetertiaire (l-62)

On peutnoterqu'il estpossiblelors d'uncycledechargede commencer par


le fluage primaire, de continuer par le fluage secondaireet finalement de
culminerpar le fluagetertiaireet la rupture.Si une telle situationse développe,
plusieurscombinaisons desrelationslistéesci-dessus peuventêtreemployées.

Uapplicationà viæsseconstanted'un chargement peut avoir desréponses


différentes.I-e chargementjusqu'à un niveau de charge constant,le non-
chargement résiduellesÂe qui résultent
d'une partiedu cycleet lesdéformations
d'une vitessede déformationuniforme sont montréessur la figure l-2I. l-e,
comportementcontrainte-déformation dansla zonedu fluage primaire manifeste
un accroissement de la penteet une réductiondesdéformationsrésiduellesau

33
Chapitre I : Etude bibliographique

coursdescycles.(voir figure.r-àL.a).on peutnoterquececi nlestpas[e caspour


touslescomposites chargésjusqu'aufluale tertiaire(ïoir figure t-2r u). D,a'près
cettefiguresi on observelespentesqui n6usdonnenÈ le moiule o'iouTg on;,--

Er < & < E3< .....<En pourle fluageprimaire (I_63)


Er =h, = F =.....=En pourlefluageiecondaire g-6/l)
Er > & > E3> ....> En pourle fluagetertiaire (I_65i

. Si le ftu?ggtertiaireestprésent,unefissurepeutinterveniravantla fin du
cycleà causede la rapiditéde la déformation.

(a) (b)
Figure I'21 : -Relation charge-défomation lorc de cyclage à vitessede d.éformation
constanteiusqutà un niveau de charge constant : (ù Jluagé pimaire, (b) jliuise turtiaire.

rs ne tiennentpascomptedeseffetsdes
-cyclessuccessifs de c[arge-décharge.
Si
lu point de départ,on meCureun module
s les stadesdu fluage,mêmele troisième

El > E2 > E'3> ....>En

Ce moduletangentne correspond
nombreuses ereurs peuvent être
intermédiaires.Ainsi il est plus siml
d'élasticitéet les déformationlÉsidue
cycle pour définir E donneun module
comportementélastique.Commece n'
appliquée,la penterésultanæ inclut des
visqueusedifférées.Ainsi le module
d'essaisestun moduleeffectif.

34
Chapitre I : Etude bibliograPhique

Le niveau de charge et le nombre de cycles de fluage effectués modifient


signifîcativementle comportementdu fluage. Ia figure I-22 montreles effets du
ni-veau de charge et du nombre de cycle sur le comportement_en fluage.
L'augmentation iapide du fluage avec I'augmentationdu niveau de.charge pour
un nbmbre de cycl,esdonnésmêt en valeur l'augmentationnon linéaire du fluage
avec I'augmentationlinéaire de la charge.

8000psi
1 ,4

1,2
7000psi

DFORMATION
DE FLUAGE

5000

4000psi
3000psi

20 Æ 60 80 100

NOMBREDE CYCLES

de cycle sur Lecomportemmtdu


Figure I-22 : EIfeB du niveau de chargeet ilu_-ryqnbre
fluage flI|.

I-5) Effets de I'environnement sur les Propriétés mécaniques du bois

I-5-l) Introduction

[a plupartdesstructuresà basede bois sontutiliséesdansdesconditions


de tempêratïre et d'humidité variables. Ces variations d'humidité et de
températurevont avoir une influence sur le comportementphysique et
mécàniquedu bois.De plus,le développement desmicro-organismes détériorant
le bois èst largementContrôlépar les conditionsambiantes_de températureet
d'humidité relâtive. Il est dont primordial de connaîtreles influencesque
surle comportement
peuventavoir I'humiditéet la température du bois.

35
Chapitre I : Etude bibliographique

Il est bien connu que les variations d'humidité dansle bois vont induire des
changements des dimensions et des propriétés mécaniquegr.Sur une po-utre
soum-iseà de la flexion, par exemple,-unè variation d'humidité a deux effets
principaux :
* des variations dimensionnelles d'ou une variation du moment
quadratiqueI.
* desvariations despropriétésmécaniques.
Les deux effets s'oppôsent (quand H augmente, I augmente mais E
diminue) mais ne se neutralisentpas.

L'influence de I'humidité sur les propriétés mécaniquesdes compositesà


base de bois, en particulier le comportement élastique, a été étudiée sur de
nombreux composites à base de bois. Ce sont surtout les .changcments
d'humidité cycliques qui vont affecter le comportement.mécanique-du bois
lorsque celui-ci ést soumis à une charge constante.[æ bois vert de_charpente
utiliié dans la construction d'une résidencepeut dans certains cas sécherjusqu'à
atteindre une humidité inférieure à 5Vo dans la structure. La déformation qui
résulteest assezdifférente de celle d'un bois de charpenteséchéavant utilisation.
Sous des conditions de charge constante,le bois montre une déformation de
fluage inhabituelle s'il est soumis à des changementscycliques-d'humidité. La
comllexité introduite par les variations simultanéesau cours du temps de la
charge, de la déformation et de I'humidité requiert une attention toute
particulière.

Læsélévationsde températures,comme les élévations d'humidité, peuvent


avoir comme résultatune détériorationrapide du bois. Comme avec beaucoupde
substances,la température du bois est une mesure de l'énereie int-erng.Ce-tte
énergie provient essentiellementde l'énergie_de rotation et de vibration des
atoni'eset molécules.Si la températureest très basse,certainsmodes de vibration
sont inactifs. Si la températureest hès haute,les niveaux d'énergiede.satomes-et
molécules constituant-le bois vont être si élevés que la structure inûernedes
molécules va être modifiée. A haute température, la combustion va prendre
r '-----
place, I'energle oes llarsons cmmlques (ru ours va çue rt'raçuçç çL r.1 ùuuçLurç
! r. l-- L-:- --- 4t-- -^lA^L!^ ^+ l^ alor:irrr^

dégndéeeilune multitude de moléculessimplesav-ecune.prédominange du


mdnoxydede carbone,du dioxyde de carboneet d'eau.C'est pourquoiune
approchée
discussionsur les propriétésdescompositesestconventionnellement
enfonctiondetrois typesdetempératures:
;en dessousdu gel,
2 : Tempéraiureintermédiaire: depuisle gel jusqu'à la température à
laquelle
- commencela décompositionthermique,
3 : Haute température : depuis la décomposition thermiquejusqu'à la
températurede combustion.

L,eseffets de la températureet de I'humidité ne sont pas togjgurs aisément


séparables.En effet, t'équilibre d'lumidité contenue dans le bois dépend de
I'hïmidité relative, le niveau d'humidité absorbé variant alors avec la
température.ta manière dont interviennent la température et I'humidité pour
modifier les propriétés mécaniques dépend du niveau particulier de chacun
d'eux.

36
Chapitre I : Etude bibliographique

I-5-2) Humidité dans le bois tS'l

I-5-2-l) Importance de I'humidité

[a quantité d'humidité absorbéepar le bois est exclusivement gouvernée


par les conditions ambiantes d'humidité relative. Une indication sur la manière
dont sont altéréesles propriétésmécaniquespar I'humidité nous est donnéesur le
diagramme contrainte-déformation de la figure I-?3. On remarque que la
contrainte maximale et le module d'élasticité sont plus élévés lorsque les èssais
sont faits dansun four que lorsqu'il sont effectuéssur du bois vert. On peut noter
que, en général,lespropriétésmécaniquestendentà augmenterquand I'humidité
contenuebaisse.

Containæ(psi)

1500
Bois dans un four

1250

1000

7fl
Boisvert
500

zfl

0 0,05 0,10 0,15 o,20


Déformation (in/in)

Figurel-23:courbeschir:flf
{#î,"y##:#i:i,?::,tfr f :compressionradiate
Si on mesureune propriétémécaniqueparticulièresur un type d'essence
(parexemplele Douglas)à destauxd'humiditédifférentson obtientdescourbes
du type de cellesde la figure t-?A.l-a contraintemaximaleet la contraintede
rupture en compressiondécroissentjusqu'à une humidité contenued'environ
?.O7o.

37
Chapitre I : Etude bibliographique

Pour une humidité plus importante, les propriétésmécaniquesne changent


plus de manière significative. En raison de la courbe obtenue entre zéro et le
point de saturation-desfibres, une fonction exponentiellenégative est choisie
pour représenter la courbe. Au delà du point de saturation des fibres, une
transformationlo garithmiquelinéarise la courbe.

Conbainte(10 3 psi)

16
Conûainte maxi
t4
Contraintede rupture
T2

10

8 \o
or
o' \
6 co r33
c
Qo a
t Cr
4
"'*t: oI.- - t-tr]-l--3- c

30 N 50

Humidité contenue(7o)

Figure I-24 : Relations entre la. contrainte en cornpression et l'humidité dans le cas du
Douglas [13J.

L'intersection des deux courbes (partie exponentielle négative et partie


linéariséepar transformationlogarithmique) est une des méthodespermettantde
déterminer le point de saturation des fibres (voir figure 1-25). [.e point de
saturationdes fibre est fonction de I'espècetestée(voir tableau 1-6).

38
Chnpitre I : Etude bibliagraphique

Moduled'élastici
Modulede cisaillement
l0 3 psi 106 psi

N 4,O

35 3,5

30 3,0

25 2,5

2,O

\ 1,5
-o\- --l1

l,g

Humiditécontenue(7o)
igure 1-25: Relationstype entre lcs et le taux
141.

Espècee Pointde otEr&fion Erpèees Ifoint de ssturation


,des,frbres(70) des libres ('7o)
Frêne blanc ?t+ Pin rouge vl
Tilleul d'Amérique 32 Séquota 22,5
Bouleauiaune n Éoicéade Sitka 24.5
Cèdred'Alaska ?8,5 Épicéa rouqe n
Cèdrerouge 22 Épicéa blanc 30
d'Amérique
Douglas 26 Tek z2
Eucalyptus 30 Chêne blanc 32,5
Saoinrouse 30 Mélèze dAmérioue 28
Acajou z/+ Cisuëd'Amérique 28

Tableau 1-6: Exemplcsde valeur du point de saturation ilesfibres pour dffirentes


espècesfi5l,[16]'flT.
Chapitre I : Etude bibliographique

Le tableau l-7 ci-dessous donne une indication de I'importance de


I'humiditédu bois au moment des essais pour de nombreuses propriétés
mécaniques.

Propriété Chansement 7o
Flexion statique
Contraintemaxi 5
Modulede cisaillement 4
Moduled'élasticité 2
Flexion dynamique
Hauteurde chuûe 0'5
Compression (parallèle au fil du bois)
Contrainte maxi 5
Contrainte de rupture 6
Compression (perpendiculaire au lil du bois)
Contrainte maxi 5.5

Traction (perpendiculaire au lil du bois)


Contrainte de ruoture 1,5

Tableau 1-7 : Augmentation moyenne desproprtûés mécaniques due à une diminution de


IVo de l'hwnid.ité par rapport au point de saturation desfibres fl81.

Ce paragraphe nous permet de comprendre qu'il est fondamental de


connaître le plus précisémentpossible le taux d'humidité des échantillons testés
au cours d'essaissur le bois car en dessousdu point de saturation des fibres, il
existe des différencessignificatives en fonction de I'humidité du bois testé.

I-5-2-2) Effets de I'humidité sur le comportement rhéologique

L'étude des propriétés rhéologiques fait intervenir de nombreux


phénomènes,I'un d'eux étant la dépendancede la contrainte et du déplacement
par rapport au temps. Pour cela, les tests de fluage et de relaxation de la
contrainte sont les plus utilisés pour décrire ce comportementrhéologique et en
particulier les tests de comportement contrainte-déplacementcyclique. Pour le
bois et de nombreux composites à base de bois I'absorption d'humidité en
dessous du point de saturation des fibres a une plus grande influence sur le
fluage et la relaxation de la contrainte que sur la réponseélastiquedu matériau.
La figure 1-26 nous indique que, dans le cas du peuplier, la non-
recouvrance du déplacementqui suit le fluage décroît et que le déplacement
élastique augmente lorsque I'humidité augmente.De plus, la figure 1-27 nous
monhe que la contrainte relaxée sous déplacement constant décroît quand
I'humidité absorbéeaugmente.

40
Chapitre I : Etudc bibliographique

Non-recouvrance
du déplacememt
(1û')

150 Radial

. Tangentiel
r2s

1,00
\
o\
\o
0Js

050

02s

0p0
L2 16 20
(7o)
Humiditécontenue

Figure I-26 : Relation,pour du peuplier, entre la non-recouvrancedu déplacemenlet


l'humidité fl91.

4l
Chapilre I : Etude bibliographique

Contraintede relaxation(psi)

300

zfi

200

150

100

50

0
16 20
Humidité contenue(7o)

Figure 1-27 : ryfet de I'humidité sur In conlrainte de relaxation en cornpressiondans le


senstransversedansI,ecasdu peuplier[19].

l-es deux figures ci-avant nous montrent que le peuplier en particulier, et


en généralle bois est capablede supporterune certainedéformation avant qu'une
fissure apparaisse.Læ déplacementprend la forme d'un déplacementélastique
instantané,retardé ou permanenten fonction de la quantité d'humidité absorbée
et de la contrainteassociéeau déplacement.

42
Chnpitre I : Etude bibliographique

La déformation de fluage montre un comportement inhabituel lorsque


I'humidité change.On peut voir sur la figure l-28 que quel que soit le niveau de
charge,la courbe de fluage enregistréependantI'absorption(6-24Vo)d'humidité
est relativement différente de celle obtenue lors de la désorption (?-46Vo).En
effet, le déplacement est plus important en début d'expérience lors de la
désorption et plus important en fin d'expériencelors de la phase d'absorption.
l-es courbesse croisent aux alentoursde 120 heuresd'essais.

Déplacemenl

oo= 1905 Ps'

20
,-tP
absorption
- - désorption

l5

o;952,5 psi
10
,t;)=

0
60 t20 180 2Q

T (h)

Figure 1-28: Elfet ilu changementd'humidité et du niveau de contrainte sur Lefluage


dansle cas du peuplier [20].

43
Chapitre I : Etude bibliographique

Un des effets les plus frappants de I'humidification et du séchagesur le


fluage est illustré figure l-29. En effet, le fluage du hêtre à humidité constante
avec une humidité de I'air de 93 Vo tend à devenir constant après
approximativement15jours. Des essaisde même nature,effectuésavec le même
niveau de contrainte mais sous un changement cyclique de I'humidité font
augmenterle fluage avec un facteur approchant20. Dans ce cas la rupture a été
obtenue en moins de 30 jours. Un troisième essai du même type avec une
réduction de la contrainte de l/3 et des variations cycliques d'humidité nous
montre que dans ce cas le fluage est plus important que le fluage avec une
humidité de l'air constanteet égaleà93 Vo.

Déplacement(en multiple
du déplacementinitial)
30

bhage
umidificatrol - - -
Qo/^ Ât}rrrmiÂi 3 mlqfirra\
Rupturede iprouvette
25

20 '.-l

15
n
.,l
2fl
3 E r la charge m:

10 '
f\-l 1/8de la cha le mæ0
ftft( /z /'. n /, ll ir
5

r r\-(
,'.(& i../ i..J '.. 1...f
'..J J "..' i...1 i.J
-s
w g e à 9 3 V od rela ve 3/8 de la r rargemaxi
fhumidité
0510 152025
Temps(iours)

Figure 1-29 : Effets de cyclcsd'humid,itésur leJhnge enflexion dansle casdu hêtre [21].

44
Chapitre I : Etude bibliographique

Le déplacement en cisaillement mesuré sur de fines éprouvettes de


Mahogany africain (acajou) subissantdes cycles d'humidité montre une réponse
similaire (voir ligure 1-30). L'inlluence des cycles d'humidité et du niveau de
chargesur le déplacementen fluage est décrit par les courbesde la figure l-31.
La divergencede ces courbespour les hauts niveaux de contrainteindique que le
matériauest prochede la fissuration.

Déplacement(in)
90 7od'humidité relativr
0,3
30 7od'humidité relativr
ri
\-
-'
ir/

,/
-/.---v

0,1 Fluageà75 Vod'humiditérelativr

Figure I-30 : Effet descyclesd'humiditésurlefluage dansle casdeftnes éprouvefres


de
M ahoganyafrtcain (acajou) [2I ].

4S
Chapitre I : Etude bibliographique

Déplacement(cm)

)Cyclen'5

'Cycle
no 4

Figuret-31: Bvotution
o" *olffiT#::i#f;rirÉii:'" ducvctcd'humidification

46
Chapitre I : Etude bibliographique

I-5-3) RelationsTemtrÉratures/ Bois

I-5-3-1) Effets de la température

Une augmentationde la températurea deux effets internes sur le bois :


- un changementtransitoire des niveaux d'énergieinterne,
- une réorganisationpermanentede la structure.

Il faut noter qu'il est très difficile de distinguer ces deux effets à causede la
grande variabilité des propriétésmécaniquesdu bois tant que la températureest
celle des conditions normales d'utilisation. Néanmoins, il est admis que les
propriétésélastiqueset la contrainte de rupture diminuent lorsque la température
augmente.

On peut noter une similitude entre les effets de la températureet ceux de


I'absorption d'humidité sur les propriétésdu bois. Les effets de la températureet
du changementde I'humidité du bois sont fréquemmentdramatiques.Ils sont de
plus très difficiles à prédire et très complexes à analyser. [æs effets de la
températuresur les propriétésmécaniquesétant très importants,il faut examiner:
- Iæs effets d'unetempératureélevéecontinue,
- Les effets de la températuresur I'humidité d'équilibre contenue,
Les effets combinésde I'humidité et de la température.

I-5-3-2) Niveau de température

L'in{luence de la température sur les propriétés mécaniques du bois est


généralementconnue pour les changementsnotables des paramètresélastiques,
de la contrainte, du fluage, des propriétés de la contrainte de relaxation ou de
plusieurs combinaisons de celles-ci. L'effet général de la température sur la
relation contrainte-déplacementest illustré sur la figure l-32. La pente des
courbesdécroît lorsque la températureaugmente: le module d'élasticité va donc
dans ce cas chuter et la contrainte maximale va faire de même. On peut voir
aussi sur la figure 1-33 qu'une augmentationde la températureaccélèrele fluage
à tous les stadeset donc que la déformation augmentejusqu'à fissuration.

47
Chapitre I : Ehrde bibliographique

Contrainte

Augmentation
de la
température

ment

Figure 1-32 : Représentation schématique de l'effet de la tempéralure su,r la courbe


contrainte-déplacement pour le bois [22].

Déplacement

Augmentation
de la
température

Figure I-33 : Représentationschématiquede l'effet de Ia températuresur letluage du


bois [22].

I.a figure 1-34 montre la façon dont diminue le module d'élasticité lorsque
la températureaugmente.La courbe suggèreque I'effet de la températuresur le
module d'élasticité peut être décrit par I'utilisation d'une simple relation linéaire
de pente cr.

48
Chnpitre I : Etude bibliographique

On obtient alors une relation entre les deux variables qui prend la forme
généralesuivante:
Y'= Y ( 1+ cr (t'-t) ) (I-66)
avec : -
Y' propriété mécaniqueà la températuret'
Y - propriété mécaniqueà la températuret
cr = coefficient d'effet thermique (voir tableau 1-8).
Læ coefficient de c est négatif car lorsque la températureaugmente,les
propriétésmécaniquesdiminuent.

Module d'élasticité[(kgicmz .

16000F

15000
J PTU CE
o
14000

13000

12000
o
.e! o
11000 ../ tJ't
o\o\e
10000 o
\.
r.).-
I O è'*O\
e o
9000
o
\
o
8000

7000
-60 40 -n 20 4 60 80

T rature(oC)

Figure I-34 : Relation entreE2 et la températurepour ileux espèces[23J,

49
Chnpitre I : Etudc bibliographique

Espèce Température Humidité (I (tO: I"C)


'oc 'ïo
gEL ûEn ,([Er clGm crGLr tlGnr
Frêne 20à60 15 :1.5
Hêtre 20 à 100 sec -o,79 t.6 l.u
N.Américain 20à80 vert -10
N.Américain 20à80 15 -9
lJouleau 20 à 100 sec -1.5 -0,87
Chêne 20 à 100 sec -o,73 -25 -2,7 -l-6 1.6
Peuplier 20 à 100 sec -05 1.5
bplcea 2 0à û 15 -)
De Sitka 20 à 100 sec -1.8 -2 -2.1
Pin -15à 50 L2 4,5

Tablcau I-8 : Cofficients d'effets thermiquespour lespararnètresélastiquesilu bois[24].

l-5-3-3) Interactions température-humidité

La figure 1-35 reflète I'influence de la température et de I'humidité


contenue sur le module d'élasticité du chêne rouge dans la direction radiale.
L'intersection des courbes figure l-35-a indique la réduction du point de
saturationdesfibres avec I'augmentationde la température[25].

50
Chapitre I : Etude bibliographique

Moduled'élasticité
ft (ld nsi.
280
2Q

200

160

r20
80

t6 20 24 28
Humidité contenue(Vo)
2ffi
2q

200

160

r20
80
q

100 120 tÆ 160 180


T ('F)

Figure 1-35: Elfets combinésde la températureet de l'humidité sur Ep dans Ic casdu


chênerouge : a) humi.dité,b) température[25J.

51
Chapitre I : Etude bibliographique

[.a figure l-36 nous fait remarquer que la dépendancede la température


par rapport au module d'élasticité tend, à une humidité contenue donnéè,a être
non linéaire lorsque I'on approchedu point de saturationdes fibres [26].

Module d'élasticitérelatif E
,-

20Vo

8Vo
OVo

1,0 ---------- 07od'humidi

IZVo

20 Q

(t)
Température

Figure 1-36: Interaction humidité contenue-température


sur E1[26J.

I-6)Endommagement

I-6-l)Processus de la rupture

Nous allons définir de façon précise les termes de dommage et


d'endommagementqui ne veulent pas dire la même chose. Pour ce faire, nous
étudions le processusde rupture d'une éprouvetteen traction (voir la figure l-37
de la page suivante)qui se décomposeen 4 phasesbien distinctes :

52
Chnpitre I : Etude bibliographique

Phase n"l : le matériau est sain et aucune contrainte ne lui est appliqué
donco=0etD=0.

Phaseno2 : on applique au matériau une contrainte o qui reste inférieure à


o, qui correspondà la contrainte du seuil de plasticité. Cela signifie que si on
supprime cette contrainte o, le matériaureprendsa forme initiale donc D = 0.

Phase no3 : on applique maintenant au matériau une contrainte o


supérieure à or. Si on supprime cette contrainte o, le matériau ne peut plus
reprendresa forme initiale, il a subi une dégradationdonc D * 0.

Phaseno4 : on applique une contrainte o équivalente à la contrainte de


rupture critique o" : c'est la rupture définitive du matériaudonc D = 1.

Phasenol Phase no2 Phase no3 Phase no4

-+ -+ +
ïttl
Matériausain Rupture
O) Os
o=0 O( Os O=Oc
D=0 D=0 D*0 D= I

Figure 1-37 : Processusde la rupture.

Iæ matériau subit un dommage etlou un endommagementà partir de la


phaseno3jusqu'àla phasen"4.

I-6.1-l) Définition du dommege

[æ ærme de dommage est associéétymologiquementà la notion de dégât


comme les trous ou le délaminage par exemple. Ces dégâts peuvent être de
nature microscopique(défauts ponctuels,linéaires ou plans) ou macroscopiques
comme les fissures dans le cas de chargementmécanique.Ainsi le dommage
d'un matériau est déIîni par les modifications irréversiblesde sa structureinterne.

53
Chapitre I : Etude bibliographique

I-6- 1-2) Définition de I'endommagement

L'endommagementd'un matériau est défini par les modifications de ses


propriétés comme la perte de rigidité, la diminution de la durée de vie ou des
déformations de fluage sous l'effet de sollicitations cycliques ou de fatgue par
exemple.

I-6-1-3) Remarque

Les mécanismes d'endommagement du matériau composite rendent


difficile la description de la détériorationgénérale,d'autantplus qu'ils jouent des
rôles qui sont plus ou moins importants dans les différents composites. [æs
modes d'endommagementdu matériau sont étroitementliés à leur mise en forme
ou à leurs modes de sollicitations qui jouent un rôle fondamentalt29l.
Afîn de déterminer avec exactitude le comportement mécanique des
matériaux, il est indispensable d'évaluer quantitativement I'amorçage et la
progressionde I'endommagement.Les mécanismesde dégradationsont souvent
très divers et difficilement dissociables,par conséquentla méthodologie d'essai
devra être rigoureuse[30].

I-6-2) Méthodes d'évaluation

I-es différentes méthodes utilisées pour évaluer un dommage ou un


endommagement (terme désignant généralement la résultante de toutes les
altérations subies par le matériau) suscitent bien des controverses,et diffèrent
donc suivant les auteurs.La définition desdégâtsest à considérer.
Plusieurs méthodes sont actuellement utilisées pour suivre l'évolution et
mieux comprendre I'endommagementdes matériaux compositesmais peu sont
encoreutiliséespour les matériaux compositesà basede bois.
Iæs méthodes sont classées en 2 catégories, d'une part celles qui
s'intéressentà la quantilication des dégâts et d'autre part celles qui examinent
l'évolution d'une propriété du matériau consécutiveà I'introduction de ces dégâts.
Aussi pour relier I'influence de I'un ou plusieurs d'entre eux notés Y à
I'altération d'une propriété notée X, on déIinit une fonction d'endommagement
D{ qui relie Y à X soit de façon directe, soit par I'intermédiaire d'une autre
fonction indicatrice en terme de dégâtsi ou de propriété i suivant la relation
ci-après:
v
Di= f0'x) (r-67)
I-6-2-1) Méthodes quantifiant les dégâts

Pour expliciter cette notion abstraite,nous citerons quelques exemples de


fonction d'endommagementde propriétésmécaniquesprisesà partir de dégâtsse
produisantlors de sollicitations mécaniquesdans des matériauxmétalliques.

I-6-2-l-l) Mesure des longueurs de fissures

Pineau et lævaillant t3l] mesurent I'endommagement à partir des


longueurs de fissures, ils considèrent la fonction d'endommagementdans les
matériaux métalliques comme étant le rapport entre la longueur endommagéede
joints de grains et la longueur moyennedesjoints de grains.
Par conséquent,la fonction d'endommagementpeut se définir ainsi :

54
Chapitre I : Etude bibliographique

Longuanrde fissurescumulées
nI=ni,i'J[iil"
-= f0,F)
r\J t P/ -=
Longueurmoyenneaujoint de grain (r-68)

I-6-2-l-2) Mesure de rayons de cavités

Mc Clintock [32] mesureI'endommagementà partir des rayons de cavités.


Selon lui, la fonction d'endommagementdépend du rapport de l'évolution du
rayon de cavité R et de son rayon initial fu, cavité qui se forme autour des
inclusions lors de la déformation plastique €p.
Dans ce cas,la fonction d'endommagementpeut se définir ainsi :

- o:ï"'
DI= D#jlfj"'onprastiq* =f(t, 't = r(*)
G6e)

I-6-2-2) Méthodes mesurant l'évolution d'une propriété

L,a fonction d'endommagement peut aussi être définie à partir de


I'altération d'unepropriété.

I-6-2-2-l) Évolution de I'amplitude de déformation plastique

Chaboche[34] étudie l'évolution de I'amplitude de la déformation plastique


Âen au cours du cyclage mécanique et il considère que les dégâts apparus
correspondentà l'évolution des microfi ssures.

pt".tiq*- ol;'"n"
oI= oË,'î'S,":iîf,' = f(microfissure
(r-70)

Àeno repr6ente lanplinrde de ddormation plastique au cycle stabilié

ÀeO. repr6ente larpliurde de ddormation plætique au nht cyde sabilisé


m" rçréænte une con$ante du rnatâiau utilisé

I-6-2-2-2) Évolution du module de YOUNG

Dutailly [35] définit la fonction d'endommagementà partir du module de


YOUNG, il considèrel'évolution de l'élasticité du matériau au cours de cyclage
charge-déchargepar la mesuredu module de YOUNG.

=dî,d= E -- E
DI=D:i:lii:lfrilH: dérasticité E E, (I-21)
le moduled'élasticitélors de la rupture
E,représente
E représentele moduled'élasticitélors du premierchargement
le moduled'élasticitéaprèschaquedécharge
E'représente

55
Chapitre I : Etude bibliographique

Sous I'effet des sollicitations cycliques, la structuredu matériau évolue en


fonction du nombre de cycles. Cette évolution s'accompagnede changements
structurauxdu matériau. Pour le cas du bois, il s'agit de I'arrachementdes fibres
puis directement de la rupture du matériau ou tout simplement dans le cas
d'assemblages collés d'uneruptureadhésive.

I-6-â2-3) Évolution de la résistanpeéIectrique du matériau

Raguet [36] mesurela variation de résistanced'un corps liée aux défauts


dans le matériau. Ces défauts peuvent être ponctuels, linéaires ou plans. Cette
méthodeest principalement utilisée pour le suivi de la propagationde fissure.

nI=off,fii"=*ft (r-72)
Ro représentela résistancedu matériauvierge
RN représentela résistancedu matériau au cycle N
RNR représentela résistancedu matériau à rupture

I-6-2-2-4) Évolution de la densité

Jalinier [37] mesurela variation de la densité.I^a méthodeconsisteà peser


alternativementun échantillon de référenceet l'échantillon à analyser,dans I'air
puis dans un liquide. La fonction d'endommagement sera constituée par
l'évolution de densité produite par les cavités qui naissentdans le matériau au
cours du cyclage mecanique.
-
-nI=
^ -oï"ite'
èp - {r {o
dr_do (r-73)
do représentela densitévolumique au cycle initial
d1 représentela densitévolumique au cycle i
dr représentela densitévolumique lors de la rupture

I-6-2-3) Remarque

Une fonction d'endommagementne sera correctement définie que si la


nature desdégâtspris en compte et la propriété indicatrice sont précisées[38].

I-6-3) Loi de comportement du dommage ou de lrendommrgement

Une manière classique de traduire l'évolution de la fonction


d'endommagement est d'introduire,commepropriétéindicatrice,l'évolutionde la
loi de comportement.
Celle-ci peut être de 2 sortes: - linéaire,
- non linéaire.

56
Chapitre I : Etude bibliographique

I-6-3-1) Loi linéaire de Miner et Pahngren

Miner et Palmgren [39] avaient supposéque le dommage noté D est une


fonction linéaire (voir la figure 1-38) de la fraction de vie p selon la relation
suivante:
o(o$= - cr. dN et p=ft=(o$,
e_74)
avec : C1 est une constante
/\À
{ D x / = 0 p o u rN = 0
/\À
qDxr=l pourN=Nn
Pour un niveau de sollicitation donné :
N1 représentele nombre de cycles effectués
Np représentele nombre de cycles à rupture

Figure 1-38 : Évolution de Ia loi linéaire de Miner et Palmgren.

I-6-3-2) Loi non linéaire

I-6-3-2-l) Loi de Chaboche

chaboche [34] propose une loi d'endommagementnon linéaire (voir la


figure -1-39)-baséesur la mesure de I'amplitude dè la déformation plastique au
cours du cyclage mécaniqueselonla relation suivante:

AeOorcpr*ente I'anpliude de dfformationplætiqueau cycle stabiliÉ

ÂeO, rcpr6enteI'anpliurdede ddormationplastque n*" cyde $abilisé


"r,
m" rcpÉænteune con$antedu nratériauutilisé

57
Chapitre I : Etude bibliographique

Figure 1-39 : Évohrlion de Ia loi non linéaire de Chaboche.

I-6-3-2-2) Loi de Raguet

Raguet [36] traduit la fonction d'endommagementnon linéaire (voir la


Iigure l4O de la page suivante)selonla loi suivante :

h Xi-Xo
=
" xR- xo (r_76)
avec : X6 et Xi représentela propriété aa cycle initial et au cycle noi
Xp représentela propriété à rupture

Figure 140 : Évolutionde laloi non EnéairedeRaguet.

I-6-3-2-3)Loi de Corten-Dolan
non linéaire
Corten-Dolan[4O] proposeune fonction d'endommagement
pourla fatigue(voir la figure 141) selonla loi suivante
:

DÏ=Cz.N" auecC2 et a = constanûes G:n)

Pour un niveaude contrainteo, : (O$, = Czr.N"


Pour un niveaude contrainEoz t (O$r=Czz.N"

58
Chapitre I : Etude bibliographique

Czt ol
[æ rapport des niveaux de contrainte nous OOnne i n =-
\'22
o2

Figure 141 : Évolution de Ia loi non linéaire de Coften-Dolan.

I-6-3-2-4)Loi de Henry et Gatts

Henry et Gatts[41] proposentuneloi d'évolutiondu dommagenon linéaire


pourla fatigue(voir la figure 142) selonla formulesuivante:

o-oo
DI=--E-- y=
âve,c
rJ.(r-p) od
Y 0-78)

avec: o : la contrainteappliquée
<16: la contrainteen limite d'endurance

I
I
ï

Figure 142 : Évohttion ile la loi non linéaire ile Henry et Gafts.

59
Chapitre I : hude bibliographique

I-6-3-2-$ Loi de Bui-Ouoc

Bui-Quoc [42] proposeune loi d'évolution du dommagenon linéaire (voir


la figure 1-43ci-dessous)selonla formule suivante:

Di=+ yu=*',r=9
avec
v-(vrvJ'l "u oc
o.(r
r - \ - rPj
'L
y-l J (r-7e)
avec: o : lacontrainteappliquée
04 : la contrainte en limite d'endurance
R'r: Résistanceultime cyclique

Figure 143 : Évohttion ile la loi non linéaire de Bui-Quoc.

I-6-3-2-6) Loi non linéaire en "forme de S"

Pluvinage et Raguet [43] proposentune loi d'évolution du dommagenon


linéaire en "forme de S" (voir la figure l-44) selon la formule suivanûe:

f.-f
D= =t =o
1r- lo
avec:
fo représentela flèche pour le matériauvierge
f* représentela flèche lors de la rupture
{ représentela flèche aprèsN cycles de déformation.

60
Chnpitre I : Etude bibliographique

Figure 144 : Évohttion de Ia loi non linéaire enforme de S.

I-6-4) Couplage élasticité et endommagement

L'endommagement dans les matériaux composites apparaît dès les


premiers cycles, et se manifeste progressivementtout au long du cyclage, par
une évolution des caractéristiquesmécaniques.

Il est introduit sous la forme d'une variable D, liée à la réduction de la


surfacerésistantà la sollicitation.

I-6-41) Théorie de Katchanov et Rabotnov

L'approche géométriquede Katchanov [44] est baséesur le concept de la


contrainté-effective.L'utilisation de la notion de contrainte effective rePosesur
I'hypothèse suivante : les relations de comportement élastique, plastique, 9u
vidcbélastiquedu matériau endommagés'écriventsous la même forme que celle
d'un matériau vierge en remplaçant les contraintes nominales on par les
contrainteseffectives ô.

Ces dernières, introduites initialement par Rabotnov t45l sont les


contraintes qui, appliquées
- à un élément de volume non endommagé,
provoqueraient uné délormation égale à celle produite par la contrainte
apparenteo appliquéeà l'élément de volume endommagé.

Élément de volume É,Iémentde volume


Si So
du matériauendommagé du matériauvierge

o
-o
o =-v dt" , t)=o
l -D*
r hr

...,,,
e(t)=P1o
e
e(t)= (o, ...,t)

Figure 145 : ThéortedeKalchanov.

6l
Chnpitre I : Etude bibliographique

L'évolutiondu dommagee$ donnéealorspr: DIfo,r)=G,o,O)


0-80)

I-a contrainteeffectives'exprime par : o"=#i


G_gt)

oe est supérieureà o pour un matériauendommagé


D = 0 conespondà l'état non endommagéou matériauvierge
D = 1 correspondà l'état d'endommagementmaximal ou rupture

I-6-4-2) Théorie de Lemaitre et Chaboche

l.emaitre et Chaboche 146] proposent ensuite de remplacer la contrainte


appliquée o, dans les lois de comportementdu matériaunon endommagé,par la
contrainteeffective o"
La déformation élastiqueen traction d'un matériau avec endommagement
s'écrit :

o. o (r E" E-Ee
t " = E'=A _D-E=E; d'oùD = ,I -Ë=t'
(r-82)
F* représentele module d'élasticitépour un état endommagé

La mesure de I'endommagementpeut ainsi être obtenue par comparaison


du module d'élasticitéF* avecle module de Young initial E.
La variable destinée à mesurer l'état d'endommagementdu matériau au
cours de I'essai, est donc la variation relative du module d'élasticité suivant la
direction de sollicitation.
De ce fait, la raideur des éprouvettesest mesuréeà intervalles déterminés
tout au long des essais.La mesuredesmodules est toujours réalisée.

I.6-5) Couplage niveau de contrainte et endommagement

I-6-5-1) Modèle de Barrett et Foschi t47.481

De tous les modèles d'endommagement, seule l'évolution


d'endommagementnon linéaire et les fonctions cumulatives non linéaires sont
retenues.Quelques travaux expérimentaux proviennent des modèles proposant
I'existence d'un niveau de seuil de contrainte og qui n'accumule pas
d'endommagement.

L'expressiondu modèle de Barrett et Foschi est la suivante:

62
Chopitre I : Etude bibliographique

dD t ., - \b
= od + I.txo si o(t) > oo
Ë ".to(t) (I_83)
dD
= u sl o(t) < oo
dt o_&+)

avec :
a, b, À.sont des paramètresconstants,
o0 représentele seuil de contrainte.

Ce modèle est relativement simple à utiliser et à ajuster.

f' r rb
IXt) = exp(À.t). I a.[o(t) - od * exp(-À.t)dt
Jo (r-8s)

I-6-5-2) Modèle de Barret et Foschi associéau modèle Kelvin-Voigt

Le modèle de Barrett et Foschi ne permet pas de prendre en compte la


viscositédu bois souschargementcyclique.Aussi le modèle de Kelvin-Voigt a
été associéau modèle de Barrett et Foschi [49].

[.e modèle de Kelvin-Voigt est composé d'un ressort et d'un amortisseur


monté en parallèle.

Un solide parfaitementélastiqueobéit à la loi de Hooke tel que :

o = E.r pour le ressort (I_g6)

Un liquide visqueux obéit à la loi de Newton tel que :


,o
tr = - pourl'amortisseur
ït û_87)

63
Clnpitre I : Etude bibliographique

og9 = f.
K

odt)

"=f

Figure 146 : Mod,àle de Kelvin-Voigt.

Seule la partie élastique du modèle rhéologique est supposéêtre affectée


par le dommage[49].

Dans le modèle d'endommagement,o(t) est remplacée par la contrainte


ôD(t) commele montrela figure 146.

En choisissant,os = 0, I'expressiondu modèle de Barrett et Foschi devient


la suivante:

= *(lilti)b+ À.qo
* (r-8ay

ôo(t) estfonctionduraPPort =
" fl

Comme o0 = 0, le nombre de paramètresdu modèlen'est pas augmenté.

[æs lois d'endommagement proposent bien souvent des expressions


complexes avec beaucoupde paramètres.Certaineslois ont été rappelées.Pour
notre.part, nous allons tenter de définir une loi d'endommagementsimple avec
un mrnrmum de paramètres.

I-7) Conclusion

[æ bois est un matériaudont la modélisationorthotropeest largement


mécaniqueen utilisationcommebois
vérifiée pour expliciter le comportement
massifou mêmesousformedelamellé-collé.

64
Chnpilre I : Etude bibliographique

Dans le cas d'une expériencede fluage, mais ausi de recouvrance ou de


relaxation, on met en évidencele comportementviscoélastiquedu matériau bois.
Il est possiblede décrire le fluage par une "fonction de fluàge". Cette "fonction
de fluage" prend des formes différentes. Il existe différents modèles
rhéologiques(Modèle de Maxwell, de Burger, de Kelvin-Voigt...) permettantde
décrire le comportementviscolélastiquedu bois. Ces modèlei utilisent toujours
des combinaisonsde ressortset d'amortisseurspour décrirele fluage du bois-.

Si nous étudions le comportement du bois en fatigue fluage, on peut


imaginer des essaisà cyclage unilatéral ou bilatéral à charge constante.Dans le
cas_d'essaisà cyclage unilatéral, le niveau de chargeinflue significativement sur
le fluage et on remarque une augmentation non linéaire du fluage avec une
augmentationlinéaire de la charge.

L'environnement humidité-température a une grande influence sur le


_cgmportement mécaniquedu bois et en particulier dansle cas d'essaisde fluage.
Il est donc absolumentnécessairede bien maîtriser ces deux paramètreslors des
essais.En effet, des cycles 4e séchageet d'humidification sur des éprouvettes
soumisesau fluage peuvent faire augmenterles déplacementsd'un facfeur 2O par
rapport à un essaiidentique à humidité constanteet contrôlée.

Enfin, les lois d'endommagementproposentbien souvent des expressions


complexes avec beaucoupde paramètres.Certaineslois ont été rappelées.Pour
notre.part, nous allons tenter de définir une loi d'endommagementsimple avec
un minimum de paramètres.

65
CHAPITRE II

ÉTUDE EXPÉRIMENTALE
Chapitre II : Etude expérimentalc

ChapitreII : Étude expérimentale

II-l) Introduction

L'étude bibliographiquenous a montré I'importancedu niveau de chargede


l'éprouvette, de la températureet de I'humidité du milieu environnant et de la
durée des cycles de charge et de déchargede l'éprouvette pour la réponse au
fluage.

læ but de ces essaisest de déterminer le comportementen fatigue-fluage


du matériau bois (épicéa coîlmun). Nous allons plus particulièrement nous
intéresserà l'évolution de la déformation d'une éprouvetteau cours de plusieurs
cycles de chargeet de décharge.

Le fluage est généré à I'aide d'un montage de flexion quatre points. Les
mesuresde la déformation, relevéesà intervalles de temps réguliers, sont prises
par des comparateurs.

L'ensemble des essaisse déroulent à I'intérieur d'une enceinte climatique


réguléeen températureet en humidité.

II-2) Protocole expérimental

Pour étudier le comportement du matériau bois en fatigue fluage, il est


nécessairede maîtriser les quatreparamètressuivants:
- le niveau de charge,
- les duréesrespectivesdes périodesde chargeet de décharge,
- I'humidité ambiante,
- la températureambiante.

Pour effectuer les essaisde fatigue fluage, nous allons utiliser un montage
de flexion quatre points. Ce type d'essai étant relativement long, le montage
d'essainous pennet d'effectuersimultanémentsix essais.

Afin de maîtriser parfaitementI'humidité et la température,les essaissont


réalisésdans une enceinteclimatique dont la chambreest Égulée en humidité et
en ûempérature.Ceci implique que les dimensions du montage d'essai doivent
êhe suffisammentréduitespour entrer à I'intérieur de I'enceinte.

Les essais se déroulant dans une enceinte climatique dont le fond est
relativement fragile, le poids total du montageen chargedoit être le plus faible
possible.Ceci nous oblige donc à utiliser deséprouvettesde taille réduite.

L'étude bibliographique nous a montré qu'une humidité importante est très


pénalisante pour le matériau bois en termes de résistance.Nous avons donc
choisi d'effectuer les essaisavec une humidité relative de I'air de 95Vo.Nous
avons fixé la températured'essaià 20"C afin de protéger le matériel de mesure

66
Chapitre II : Etude expérimentale

(comparateurs). I-a température et I'humidité de lrenceinte climatique sont


relevéesrégulièrement.

Afin d'écourter au maximum la durée des essaisde fatigue fluage, nous


avonschoisi d'imposerun niveau de charge élevê.Il se situe à%J%ode la charge
de rupture théoriquecalculée.

I-a première série d'essais(6 éprouvettes)nous a permis de déterminer la


duréedeJcycles de chargeet de déchargedes éprouvettes.Cette durée s'étenddu
début de I'expérienceau début du fluage secondaire.

La mesure de la déformation de fluage s'effectueà I'aide de comparateurs


et à intervalles de temps réguliers (simultanément avec les relevés de
températureet d'humidité).

II-3) Eprouvettes

Les éprouvettes utilisées ont été taillées dans des poutres couramment
-construction.
utilisées en Nous nous soûlmesapprovisionnéchez un fabricant de
charpente.L'essence utilisée est de l'épicéacoûrmun'

Les éprouvettessont paraléllipipédiqueset ont les dimensionssuivantes:


- largeur: 2,0mm
- longueur: 380 mm
- Hauteur:3mm

Figure 2-I : Caradért$iques ilimensionnelles des éprouvettes.

Les éprouvettessont tailléesdansle senslongitudinal.

II-4) Enceinte climatique

II-4-l) Description de I'appareil

et le montaged'essaisontplacésdansll chambrelegU9"
Les éprouvettes
en tempéràtureet en humidité d'une enceinte climatique, représentée
schématiquementsur la figure 2-2 ci-dessous.C'est une étuve de marque
CLIMATS, de typeTMH 300.
Cetappareilpermetd'obtenirunetempérature entre-50oC
de I'air-c9-mprise
et +150oCè[ uneliumiditérelativecompriseentre5 et 100 7o,uniquement dans
la gammede température 0oC-100oC.

67
ChapitreII : Etudeexpérimentale

ÀMlaehinerio

Figure 2-2 : Schéma de l'enceinte climatique.

Cette enceinte climatique permet de maintenir une humidité relative de


I'air et une températureconstantelors des essais.

I-e volume de matériau hygroscopiqueprésent dans I'enceinte étant faible


par rapport aux dimensionsde celle-ci, les performancesdécritesavec I'enceinte
vide sont maintenuesavec I'introduction des éprouvettes.

II-$ Le montage d'esssi

II-5-l) Caractéristiques générales du montage d'essai

On remarquesur la figure 2-3 que les appuis sont cylindriques de rayon 30


mm et mobiles autour d'un axe perpendiculaire au plan de flexion de façon à
limiter les déformations du bois sous ces appuis et éviter d'inhoduire une
composantede traction qui fausseraitles résultats.

[æ dispositif de mesure de la flèche est solidaire du dispositif de


chargement.La mesurede la flèche est prise au milieu des appuis centraux sur le
68
Chapitre II : Eîude expérimentale

dessus de l'éprouvette. Cette mesure est réalisee par un comparateur dont


l'étalonnage a éte vérifié. læs états de surface de l'éprouvette et des appuis
cylindriquessont tels que le glissementde l'un sur I'autreest aisé.

Le dispositif de chargement est guidé par deux txes situés sous


l'éprouvettealin d'éviter tout risque de basculementde celui-ci et afin de centrer
correctementce dispositif par rapport aux appuisextérieurs.

Enfin, le dispositif de chargement peut être suspendu à une traverse


supérieurefixe par rapport au bâti du montage par I'intermédiaire de câbles.La
hauteurest réglable grâceà un ensemblevis écrou.

Vis de réglage

Appuis
Eprouvette

Montagede
charge

Pigesde centragedu montagede charge Bati du


montage

Figure 2-3 : Schémapartiel ilu monlaged'essai.

69
Chapitre II : Etadc expérirnentale

II-5-2) Caractéristiquesgéométriquesdu montaged'essai

La figure 24 montre les caractéristiquesgéométriquesdu montage d'essai.

Eprouvet

Zone de mesure
de la flèchge
180 mm
P o i n td ' a p p u i
extérleur
360 mm

Figure 24 : Schémadescaractéristiquesgéométriquesilu montaged'essais.

II-ô Le bois

II-6-l) Caractéristiquesde l'épicéa


L'essenceque nous utiliseronspour la réalisationdes éprouvettesest
l'épicéa.Cetteessenceest trèsutiliséedansla construction,car elle possèdede
bonnescaractéristiques.L'épicéaou "PicéaAbies" estcaractérisé par unemasse
volumiquehomogènedanstoutela hauteur de I'arbre (entre0,4O et 0,50 g/cm3à
un taux d'humidité de l}Vo). Ce bois sèche facilement et rapidement, sans
tendanceparticulièreà sefendreet à se déformer, de plusil se travaillebien.
Commeautrescaractéristiques, on peutnoterquesonaptitudeestbonneau
clouage,vissageet collage.Qui plus est,il est assezrésistantaux acideset aux
bases.Ce bois est apte à toutessortesd'usagessuivantla grosseuret la qualité
des grumesce qui offre un éventaild'utilisationstrès nombreusesallant des
poteauxauxparquetsjusquenaturellement au boisdecharpente.

II-6-2) Approvisionnement

L'épicéanousa étéfourni par la SociétéWEISROCKsituéeà Slulcy-sur_


Meurtheâans les Vosges.Cetteentrepriseest spécialiséædansla fabricationde
charpentesen bois lamellé-collé.Notre lot d'épicéaétart constituépg des
planèhesde dimensions: 3 m de longueur, 75 mm de largeur et 25 mm
d'épaisseur.

70
ChapitreII : Etudcexpérimentalc

II-î Humidité

II-7-1) Généralités

Le bois sur pied contient une certainequantité d'eauqui pour partie circule
et est nécessaireà son fonctionnement physiologique. Le bois mort, abattu,
transformé, retient une certaine quantité d'eau qui correspond à un état
d'équilibre avec les conditions climatiques (température et humidité de
I'atmosphèreenvironnante).Læbois est un matériau hygroscopique.

II-7-2) Domaine d'application

I-es conditions généralespour la détermination de I'humidité du bois en


vue notammentd'essaisphysiqueset mécaniquessont décritesdans la norme NF
B 51-004.

II-7-3) Détermination de l'humidité d'une éprouvette

On détermine,par pesée,la diminution de massed'une éprouvetteou d'un


lot d'éprouvettesaprèsdessiccationet on calcule en pourcentagele rapport entre
la diminution de masse constatée et la masse de l'éprouvette ou du lot
d'éprouvettesanhydre.
Le procédéde mesurele plus classiqueconsisteen une double peséeavant
et aprèsle séchagede l'éprouvetteen génêralà Z heuresd'intervalle.

II-7-3- l) Appareillage utilisé

Une balancepréciseà 0,01 g permettantde peserà 0,57oprès.


Une étuve de marque CLIMATS, de type TMH 300, ventilée permettant
de maintenirla températureà 103oC!.2"C.
Un dessiccateurcontenantune matière absorbante(chlorue de calcium ou
anhydride phosphorique par exemple) assurant la dessiccation de I'air ; ce
dessiccateurest déjà incorporé à l'étuve.

II-7-3-2) Mode oÉratoire

Dans notre cas, les essais de fluage, de fatigue et de fatigue-fluage


s'effectuent dans une enceinteclimatique dont I'air est maintenu à une humidité
constantede 95Vo.Il nous faut donc connaître quel sera exactementI'humidité
des éprouvetteslors des essais.
I-es éprouvettessont taillées à une longueur de 400 mm puis recoupéesà la
longueur de 380 mm. Iæ morceaurestantétant utilisé pour effectuer les mesures
du taux d'humidité des éprouvetteslors des essais.
Nous avons placé des échantillons dans cette enceinteclimatique pendant
une durée d'une semaineà une températureconstantede 20"C et une humidité
constante de I'air de 95Vo. Ceci nous permet de stabiliser I'humidité de ces

7l
Chapitre II : Etude expérimentale

échantillons,humidité identiqueà celle des essaisen fluage, fatigue et fatgue-


fluage.
Du fait de la méthode, I'humidité obtenue est celle de l'éprouvette au
moment de la première pesée.On effectue cette peséeimmédiatement après le
prélèvement.On pèsel'éprouvetteà0,5Vode sa massem.
On déshydratel'éprouvettedans l'étuve jusqu'à masseconsûante.La masse
de l'éprouvette est considéréecomme constantelorsque la perte de masseentre
deux peséessuccessiveseffectuéesà 4 heuresdïntervalle est inférieure ou égale
à0,5Vode la massede l'éprouvette.
On pèsel'éprouvetteanhydre àO,5Vode sa masseaprèsson refroidissement
dans le dessiccateur(mo). Cette peséedoit être effectuéerapidementafin d'éviær
une reprised'humidité supérieureàO,l7o.

II-7-3-3) Expression des résultats

On calcule I'humidité H de chaqueéprouvette exprimée en pourcentageà


l'aide la formule suivante :

mH-mo x
11= loo
IIrg (r-1)
où mg est la masse,en grafllmes,de l'éprouvetteavant dessiccation.
m0 est la masse,en grarnmes,de l'éprouvetteanhydre.
On indiquele résultatà 0,17oprès.

Remarque:
L'humidité du lot d'éprouvettes est égale à la moyenne arithmétique
arrondie à O,lVodes résultatsobtenussur chaqueéprouvette.

Ên
IH'
i=1
H-_
(rr-2)

II-7-4) Résultats

II-7-4.1) Cyclede séchage

La perteen eaud'unéchantillonn'estpasrégulièrecommenouspouvonsle
constatersurla figure 2-5.
Ainsi, la masse de l'échantillon décroît très rapidementdurant les
premièresheuresde séchage(de 0 à 8 heures),ensuitela perte en eau est
régulièremaisfaible, car à ce moment-là,il ne restequeFès peu d'eaudansle
bois.

72
Chapitre II : Etude experimentale

Cycle de séchage de l'échantillon n"lO

r,4

A 1,3
h0
Ë
It
v
IJ 1,2
Ë
Ë
F
E l,l

I
048t2r620ù+28 32
Temps de séchage (en heunes)

Figure 2-5 : Cyclc dc séchaged'un échantillon-

II-7-4,2) Humidité du lot d'éprouvettes

L'humidité du lot d'éprouvettes(ici 25 planches)est égale à la moyenne


arithmétiquearrondie à0,lVo des résultatsobtenussur chaqueéprouvette.
Les résultats détaillés se trouvent en annexe 1 et le récapitulatif des
résultatsdansle tableau2-1.
Dans notre cas: HVo= ?3.95 Vo.

MasseHumide MasseAnhydre Humidité


à 0 Heure à 24 Heures
(eng) (eng) ( e n % o)
Minimum L,26 l,o2 23,1O
Maximum 1,63 lJt 7A,n
Etendue o,37 o,29 l,Æ
1,36 ,I0
Ecart-type o,w 0,06 030
c.v. 5Vo 5Vo lVo

Tablcau2-I : Tabl.eaurécapitulatif pour la déterminationdu taux d'humidité.

73
Chnpitre II : Etude expérimentale

II-8) Masse volumique et densité

II-8-1) Généralités

L'usage veut que I'on appelle "densité" la grandeur qui est en réalité,la
"massevolumique", mesuréeen unités de massepar unité de volume ; la densité
étant,théoriquement,sansunité.
Cette remarqueest importanûepour bien interpréterla littérature.
La densité est le rapport de la masse volumique d'un corps sur la masse
volumique de I'eauqui est de 1000 kg/m3 soit 1 g/cm3.

Â^_^iat_massevolumiqued'un corps
ûensrie
massevolumiquede I'eau (rr-3)

II-8-2) Domsine d'application

Les conditions généralespour la déterminationde la massevolumique du


bois en vues notamment d'essaisphysiques et mécaniquessont décrites dans la
nonne NF B 51-005.

II-8-3) hincipe

On détermine la masse par unité de volume d'une éprouvette ou d'un lot


d'éprouvettes.

II-E-4) Appareillageutilisé

Il s'agitdu mêmeappareillage décritauparagraphe


II-7-3-1.
Nous avonsutilisé un micromètreà lecturedigitalepermettantd'effectuer
desmesuresau micronprès.
En principe,il auraitfallu un voluménomètreà mercure(commele stipule
la normeNF B 51-005)permettantde déterminerle volumeà t 0,003cm3près.

[-t-$ Mode opératoire

Nousutiliseronsles résultatsobtenuslors de la mesuredu degrédhumidité


pourdéterminerla massevolumiquedu boismvH à I'humiditéH7o.

II-8-ô Expressiondesrésultats

II-E-5-1) Massevolumique du bois à ilhumidité H

On calculerala massevolumiquedu bois mvn à I'humiditéH au moment


deI'essaipourchaqueéprouvetteà I'aidede la formulesuivante:
74
Chapitre II : Etude experimentale

mg
IIlVH =îr
YH (II4)

où mg est la masse, en grammes, de l'éprouvette à I'humidité H.


Vg est le volume, en cm3, de l'éprouvette à I'humidité H.
On indiquele résultatà 0,005g/cm3prÈs.

II-8-6-2) Rernarque

La masse volumique du lot d'éprouvettes est égale à la moyenne


arithmétiquearrondie à 0,005 glc 3 des résultatsobtenussur chaqueéprouvette.

FN

I*t'*tt
Ê1
mvg=--
GI_sy

II-8-î Résultats
Nous allons déterminerla massevolumique des éprouvettesque nous
utiliseronslorsdesessais.

II-8-7-1)Remarque

En général,la massevolumiquepour l'épicéaest de 0,4 à 0,5 g/cm3(ou


tonne/m3)pour un taux d'humiditéde l5%oce qui signifiequ'il y a 4OOà 500 kg
de boissecpour I m3 de bois.
Par cômparaison,on peut noter que la massevolumiquede I'acierest de
7,8 -glcm3eLde2,4g/cm3pourle béton.
L,a massevofumiquene peut être définie que pour un taux d'humidité
constant(dansnotrecasà 23,95Vo).Qli plusest,dansunemêmeespèceet dans
un mêmearbre,lamassevolumiquevarie.

II-8-7-2) Massevolumiqueà I'humidité H

Cetteétudeva nous permettrede connaîtrele degréde dispersionde la


massevolumiqueau seindu lot d'éprouvettes.
Pourcefaire, nousutilisonslês échantillonsprélevéspourla mesuredu
tauxd'humidité.
prélevésaubout dechaqueéprouvette
d'échantillons
Il s'agissait
L,esiésultae détaillésse trouvent en annexe I et le récapitulatifdes
résultatsdansle tableat2-2.

7S
Chapitre II : Etade expérimenlale

L.ongueur I-argeur Epaisseur Vol ume MasseHumidt

L b e V à 0 Heure
(enmm) (enmm) (en mm) (encm3) (eng)
Mlnlmum 47,O0 19,70 2,n 2,78 1,26 o,4r
Maximum 51,00 21,00 3,10 3,15 1,63 0,55
Etendue 4,00 1,30 o,20 o,3'7 0,38 0,13
48.88 20,10 2,99 2,94 r37
Ecart-type l,7J o,z9 0,06 0,09 0,08 0,o30
U.V. 2To lVo 2Vo 3Vo 57o 6AVo

Tablcau 2-2 : Tabl.eau récapitulatif pour la d,étermination de la masse volumique.

II-9) Module d'élasticité longitudinal E ou module d'Young

II-9-l) Généralités

On déterminele module d'élasticitélongitudinal ou module de YOUNG, noté E,


à I'aide de l'essai de flexion 4 points. Cet essaide flexion statique4 points est un essai
non destructif.
Nous avons utilisé un essai de flexion 4 points similaire à celui préconisépar la
nofine NF B 51-008 avec les éprouvetûessansdéfaut utiliséespour les essaisde fluage,
- et fatigue-fluage.
fati gue
De plus, nous utilisonsle mêmemontagede flexion que celui pour les
autresessàisainsiquele mêmedispositifde mesurage dela flèche.

II-9-2) Calcul du module d'Young

Selonla nonne NF B 51-008Ie module d'élasticitélongitudinalE est donnépar


la formule suivante:

g*6*13*p
0r6)

P: chargedeflexion moyenneappliquéeau coursdestrois cycles,


I : distanceentrelespointsd'appuicylindrique( 360 mm ),
a : distanceentre les axes des têtesde chargement(l8O mm ),
m : distanceentre les points d'appui cylindriques du dispositif de mesuragede la
flèche( 180mm ),
b : largeurde l'éprouvette(=20mm),
h : hauteurde l'éprouvette(=3 mm),
F : flèche de l'éprouvettedansla zonede flexion pure égaleà la moyennedes
différencesentrelesflèchesmaximaleset minimalesrelevéesau coursdestrois cycles.
Chapitre II : Etude expérimentale

II-o-3) Résultats

L'ensembledes résultatsse trouve dans le tableau2-3 pour les résultats


récapitulatifset en annexeI pourles résultatsdétaillés.

[-argeur tlauteur uharge Flèche Humidité Module d'élasticitéE


b h P F HVo
(enmm) (en mm) (enN) (enmm) (enVo) (en MPa) (en MPa)
Mrilmum 19,70 z,glJ 5,00 r,27 ?3,1o 9500 10800
Maximum 21,00 3,10 5,00 2,31 ?4,50 14500 16300
Etendue 130 o,20 0,00 l,u 1,4{J 5000 5500
20,10 2,99 5,00 l,7l ?3,95
trcarttype o,29 U,06 0,00 0,26 030 1353.017 15t4.LW
C.V. I A V o 2 7 o Wo l5,2Vo 0,1vo Il,l Vo ll9Vo

Tableau2-3 : Tableau récapitulatif pour la détermination du module d'Young.

II-9-4) ComFaraison des résultats avec ceux de la littérature

En faisant un parallèle entre les résultatsissus des essaisqui ont été menés et
ceux qu'on trouve dans la littérature, on peut dire que sauf quelques exceptions, on
remarqueI'existenced'une hès bonne cohérenceentre ces valeurs.
Il faut évidemment tenir compte de la variabilité naturelle qui peut avoir lieu
chez une mêmeessence.

Ces résultatsconcernantun bois secayant un taux d'humidité compris entre 12 et


lSVo et avec une masse volumique comprise entre 0,4O et 0,45 g/cm3 sont résumés
dansle tableat2-4.

La valeur du module d'élasticité E prise en compte pour nos essaisest une valeur
calculée à I'aide de la formule suivanûe

ny(nu") = EL (rrr") - [t - 0,01*(" - tr)] [7],carlesrésultats


sonten
réalité obtenusavec une humidité HVo moyennedu bois de 23,95Vo.

Taux Masse Module


Epicéa d'humidité volumique d'élasticité
HGnVo\ Mvn (en g/cm3) E (en MPa)
Nosessais T2 o,Æ 13680
C.T.B.A.I47l 15 o,45 tzffi
GÔTZTÆ1 t2 o,43 11000
BODIGt5I L2 0.41 9150
KOLLIVIANNI49l t2 oAr 13730
szucst50l 12 o.4 13442

Tablcau24 : Présmtation comparativedesrésullals.


77
Chapitre
II : Etudeeryérinentale

II-10) Les essais de fluage

[.es essaissont réalisésavec5 éprouvettes.

II-10-l) Rappel des conditions d'essais

Lesessaisdoiventse déroulerdansdesconditionsconstantes
d'humiditéet
detempératuequi sontles suivantes:
- humidité
deI'air :HVo=957o,
- ûempérature
deI'air : t= 2.0"C.
Læséprouvettes ont lesdimensions
suivanûes
:
-longueur:L=380mm,
- largeur:I = 20 mm,
-hauteur:h=3mm.

la chargeappliquéeaucoursdesessaisestconstante
et égaleà 20 N.

II-10-2) Principe d'un essais de fluage

On effectueles essaisde fluage avec un montagede flexion quatre points.


lnrs des essaisde fluage,^onghqrgeles éprouvettesde manièreconstanteâ partir
dutempsh.etonmesurel'évolutiondelaflècheentreles pointsde chargejuôqu'à
ce qu'il y ait rupture de l'éprouvette.
On réalise5 essaisidentiques.

to

Figure 2-6 : Prtncipe de chargement lors d,un essaisdefluage.

78
Clnpitre II : Etudeexpérimentalz

II-10-3) Exemplepour l'éprouvette I

Essai de fluage de l'éprouvette nol

t2

l0

Ê 8
E
trt
6
Ë
IJ
,ll
E 4
È
a

0
400 600 800 1000 1200
Temps (h)

Figure2'7 : Evotution
*rlilol,Xf pourt'éprouvette
I
:J{f:;:'ii"li:."*r'

[-a figure 2-7 relaive au fluage de l'éprouvette 1 présenteune courbe


classiquedefluage.En effet,les troisstadesdu fluagesontnettement
marqués:
- Iæ fluageprimaire(I) est situéentreles tempst = 0 et t = 72 h. Lâ flèche
évoluerapidement de5 mm à7,29 mm.
- [æfluagesecondaire
(II) estsituéentrelestempst ='72 h et t = 1078h. Lâ
flècheévoluefuntement
de7,E mm à 732 nn.
- tæfluagetertiaire(III) estsituéentreles tempst = lO78h et t = I lgti h. Iâ
flècheévoluerapidernent de7,32 mm à 1l3A mm. C'est à ce momentque se
produitla rupture.

79
Chnpitre II : Etude e@rimentalc

II-10-4) Récapitulationdes résultats

N Durée Durée dr Durée du Durée FIèche F'lèche fIêcne


totale de fluage fluage du initiale ùu palier à
l 'e ssa i primairr fluag+ r ||Pfrrr
tertieire
(h ) (h) (h) {h) , (mm) (mm) (mm)
I 1198 72 1006 rzo 5 7,32 11,38
2 1438 72 1198 168 5,58 7,9 I1,96
3 1318 72 r126 120 4,75 7,O7 lo,7-t
4 t270 72 1078 t20 4,5 6,82 10,88
5 1390 72 T?Æ 72 4,3 6,62 10,68
MoYenne 1322,EO 72 1 1 3 0 , E 0 r20 4,83 7 rl5 11,13
Ecart-type ysrlu 0 y5, lu 5Jr94 u15u 0r50 0,54
CV 7Vo 0 87o 28 Vo l0 Vo 7Vo 5Vo

Tableau 2-5 : Récapitulation des résultats des essaisdefluage.

II-11) Les essaisde fatigue-fluage

Lesessaissontréaliséssurun totalde 10éprouvettes.


I-esconditionsd'essaissontidentiquesà cellesdesessaisdefluage.

II-11-l) Principe d'un essaisde fatigue-fluage

Nous effectuonsles essaisde fatigue-fluageavec un montage de flexion


quatrepoints.

Lors de cesessais,nous chargeonsles éprouvettesà partir du temps to avec


une chargede 2ON et on mesurel'évolution de la flèche entreles points de charge
pendant une durée de 72 h. Nous avons choisi une durée de 72 h car ceci
correspondà la partiedu fluage primaire. Nous déchargeonsensuitel'éprouvette.
L'éprouvette est alors libre de toute charge pendantla mêmedurée de 72 h et nous
mesuronsl'évolution de la flèche ente les points de chargependantcettepériode.
Iæ cycle est alors terminé.

Nous recommençonsce type de cyclejusqu'à rupture.

On peut voir sur la figure 2-8le schémade principe d'un essaisde fatigue-
fluage.

80
ChapineII : Etadeexpérfutentale

P o= 2 o N

to t t2

12h 72h

1 cycle(I4h)

Figure 2-8 : Principe de chargement lors d'un essaisdefatigue-f'luage.

II-11-2) Exemplepour l'éprouvette 4

Evolution de la flèche en fonction du temps


pour l'éprouvette I

L6
t4
t2
Ê
H 10
v
8

Èt 6
,ll
E
È 4
,,

Figure 2-9 : Evolution de laflèche enfonction du tempspouî l'éprouvette I


lors d'un essaisile fatigue-fluage.

81
Chapilre II : Etude expérinantale

On remarque sur la figure 2-9 que la flèche maximale augmentelors des


premierscycles de charge-décharge (3 ou 4 suivant les éprouvettes).Les cycles
stivants se_reproduisentde manièreidentique pendant8 ou 9 cycles de chârge-
déchargeafin de former une sortede palier. Enlin il y a une augmentationsensible
delaflèche lors des derniers cycles de charge-décharge et cecijusqu'à qu'il y ait
rupture.

II-11-3) Récapitulation des résultats

Flèche F'lèche rln 'Durée dea


:iirr*irùË:r essris {h)
:i.';..-'(mmÏt:t.',;,, ,
1 IE '7,32
3,75 15,05 z;94
2 t6 5,5 13,22 15,04 ?302
3 16 5 1,74 13,56 2302
4 l6 l19 12,6 14,5 2302
5 3 5,5 13,48 430
6 l6 4,85 1o,27 lz,6 ?3U2
7 L6 5,3 12,48 14,3 2302
E l6 5,3 12,91 14,77 2302
9 16 '1,53
3,96 9,35 23V2
lo t6 4,56 12,26 14,16 2302
Moyenne l1r9ll 4,E6 11 , 1 5 lJ,6U 2134
lrcart-type 4 r2 3 ur6l 2,27 l17l 601,76
cv 2E Vo 13 Vo 2O Vo 12 To 28 Vo

Tableau 2-6 : Récapitulation des résultats des essaisd.efatigue-fluage.

II-11-4) Remarques

Lléplouvette_no5s'est rompue lors de la mise en charge du quatrièmecycle de


charge-décharge.Cette rupture est due à une fissure crée lors de-la fabrication de
l'éprouvette pendant le rabotage. Cette fissure se trouvait dans la partie tendue de
l'éprouvettelors de I'essai et n'avait pas été détectée.

la moyenne,l'écart-typeet le coefficientde variationCV sont calculéssur un total


de_9 éprouvette_s
pour la flèche maximaledu palier car nous n'avons pas de valeurs pour
l'éprouvetteno5.

D'une manièreplus générale,toutes les autreséprouvettesse sont rompues


quelquesinstantsaprèsla miseen chargelors du derniercycle.

82
ChapitreII : Etudeexpérirnentale

II-L2) Les essaisde fatigue

Lesessaissontréaliséssur un totalde 10éprouvettes.

à cellesdesessaisdefluage.
Lesconditionsd'essaissontidentiques

II-12-1) Principe d'un essaisde fatigue

Nous effectuons les essais de fatigue sans temps de maintien avec un


montage de flexion quatre points. [,ors des essais de fatigue, on charge
l'éprouvette(20 N) au temps Ç. Après un laps de temps tl (environ 5 secondes)
correspondantau temps nécessaireà relever la valeur de la flèche indiquée par le
comparateur,on mesure la flèche f et I'on déchargel'éprouvette. Il suffit ensuite
de recommencerI'opération autantde fois qu'on le souhaite.

to t
1

Figure 2-10: Principe de chargementlors d'un essaisdefluage.

II-12-2) Résultats

Ia figure2-l I représenteI'essaidefatiguede l'éprouvettenol. On remarquequ'il


y a aucuneaugmentation de la flèchemaximaleet de la flècherésiduellelors des 30
cyclesdefatigueréalisés.

83
ChapitreII : Etudeexpérimentale

Essai de fatigue : Eprouvette I

)
4,5
.Ê 4
É 3,5
Ê 3
2,5
,Ë 2
IJ
.ll
- 1,5
h I
0,5
o
50 100 150
Tem ps ( s)

Figure 2-11 : Essai de fatigue pour l'éprouvette I.

l,ors des essais de fatigue sans temps de maintien en flexion quatre points, on
constateque lors des 30 premierscyclesI'amplitude de la déformationreste cônstanteet
que les flèchesma:rimaleset résiduellesne varient pas. Nous nous sommeslimités à une
tre,ntainede cycles car au delà, il n'y avait aucun intérêt à poursuivre les mesures car
nous avons constatéque lors des essaisde fatigue-fluagele nombre maximum de cycles
avantrupture étaitde 18.

II-12-3) Essais de fatigue avec un matériau endommagé

II- l2-3-l) Introduction

Au vu des essaisréalisésen fatigue-fluage,il sembleque la fatigue joue un


rôle dansI'endommagementtotal du matériau.Nous nous sommesdonc demandé
si la fatigue n'intervenait pas dans les cas ou le matériau est endommagé
pÉalablementpar du fluage.
Nous avons donc réalisé des essais aven L,2,3,4 ou 5 cycles de fluage
précédantun essaide fatiguepur.

Iæ principedecesessaisestle suivant.Nous réalisonsdesessaisde fatigue


avæ1,2,3,4ou 5 cyclesde fluageprÉalables commeon peutle voir sur la figure
2-12 avecun total de trois éprouvettespour chaquenombrede cyclespréalable
différent.

84
Chapitre II : Emde expérirnentde

n cyclesde fluage n cyclesde fatigue

Nb cycles

Figure 2-12 : Principe d'un essa.isde fatigue a.vecI,213,4 ou 5 cycles de


f'l,uage préalables.

Les mesuressont réaliséesde la manièresuivante.On relèvela flèche initiale


du premier cycle de fluage ainsi que les flèchesmaximalesde tous les cycles de
fluâge, puis toutesles flèchesmaximalesdes cyclesde fatigue.

Evolution de la flèche maximale avec lr2r3r4 et 5 cycles de


fluages préalables

t2
FT

H 10
E f max moyenneI cycle
préalable(mm)
Ë 8 f max moyenne2 cycles
H préalables(mm)
Ê 6 +f max moyenne3 cycles
Q préalables(mm)
t
IJ
rll 4 --a-f max moyenne4 cycles
T
tr préalables(mm)
) f mæcmoyenne5 cycles
préalables(mm)

0
10 20
Nb de cycles

Figure 2-13 : Evolution de la f'lèche maximale avec 7121314ou 5 cycles de


fluage préalables.

85
Chapitre II : Etude expérirnentale

II- 12-3-3) Observation des courbes obtenues

Avec un cyclede fluage préalable

On remarqueque lors des 22 premierscycles de fatigue pure, rien ne se


passe.Il y a ensuiteévolutionde la flèchemaxi lors des 5 cyclessuivantsjusqu'à
rupture de l'éprouvette qui intervient en moyenne lors du chargementdu 29'ene
cycle.

Avec deux cyclesde fluage préalables

On remarqueque lors des 17 premierscycles de fatigue pure, rien ne se


passe.Il y a ensuiteévolutionde la flèche maxi lors des 5 cyclessuivantsjusqu'à
rupture de l'éprouvette qui intervient en moyennelors du chargementdu zsteme
cycle.

Avec trois cyclesde fluage préalables

On remarqueque lors des 13 premierscycles de fatigue pure, rien ne se


passe.II y a ensuiteévolutionde la flèche maxi lors des 5 cycles suivantsjusqu'à
rupture de l'éprouvette qui intervient en moyenne lors du chargementdu zZtene
cycle.

Avec quatrec)'clesde fluage préalables

On remarqueque lors des 8 premierscycles de fatigue pure, rien ne se


passe.Il y a ensuiteévolutionde la flèche maxi lors des 5 cycles suivantsjusqu.'à
rupture de l'éprouvettequi intervient en moyennelors du chargementdu 18'*
cycle.

Avec cinq c]'clesde fluage préalables

On remarqueque lors des 7 premiers cycles de fatigue pure, rien ne se


passe.Il y a ensuiteévolutionde la flèchemaxi lors des 5 cyclessuivantsjusqu'à
rupture de l'éprouvettequi intervient en moyennelors du chargementdu l8'eme
cycle.

On remarqueaussi que la rupture intervientaprèsle même nombre de cycles


de fluage que lors des essaisavecquatrecyclesde fluageprécédents.Il n'est donc
pas nécessaire d'effectuerd'autresessaisavecdescyclesde fluage précédentsplus
nombreuxcar cecireviendraità faire des essaisde fatigue-fluage.

86
Chapitre II : Etude expérinantale

II- l2-3-4) Récapitulation des résultats

Nb cycles de fluage Nb cycles de fatigue o ù Nb cycles de fatigue


préslables rien ne se Dasse effectuésavant rupture
I 22 28
2 t7 24
3 l3 2l
4 I l7
7 t7
t
s

Tableau 2-7 : Récapitulation des résultats des essais de fatigue avec un ou


plusieurs cycles de fluage préalables.

I I - 1 2 - 3 - 5 )C o n c l u s i o n

On a réalisécesessaisafin de metheen évidencele rôle de la fatiguelors des


essais de fatigue-fluage.On peut constaterque la résistanceà la fatigue est
fonction du nombrede cyclesde fluagepréalables.
En effet plus le nombre de cycles de fluage préalablesaugmente,plus le
nombrede cyclesde fatigueavantrupturediminue.
Si le nombre de cyclesde fluage préalablesest supérieurà 4le nombre de
cyclesen fatigueavantrupturene diminueplus et resteégalà l7 .

II- 13) Conclusion

Cetteétudea étéréaliséeen vue de modéliserle comportementet I'endommagementdu


matériaubois en fatigue-fluage.Pour cela nousavonsréalisétrois typesd'essais:
* desessaisde fluage,
* desessaisde fatigue,
* des essaisde fatigue fluage.

Tous ces essaisont été réalisésen flexion 4 points à I'aide d'un montagepermettant
d'exécutersix essaissimultanément.Afin de minimiser la durée de ces essais,nous avons
choisi des conditions d'essai les plus penalisantespossible pour le matériau. Ceci nous a
conduit à réaliser ces essais dans une enceinte climatique régulée en humidité et en
température.L'humidité moyenne mesuréedes éprouvettesau cours des essais étant de
23,95 Vo.

Nous avonsde plus réaliséles mesuresde module d'Young (module d'élasticité)et de


densitédu bois. [æ module d'élasticitémoyen à 12 7o est de 13680 MPa et à 23,95 7o de
12080MPa. [-a densité à 23 ,95 Voest quant à elle de 0,465 g/..t.

Les résultatsdes essaisde fluage sont tout à fait classiquesavec les trois stadesdu
fluagetrès bien marqués.[-aduréemoyenned'un essaiest de 1322h.

87
Chapitre II : Etude expérimentale

On remarquelors des essaisde fatigue-fluageréalisésque la courbe se divise en trois


parties:
* lÀ première partie est constituée des trois ou quatre premiers cycles de
charge-décharge. On constatelors de ces cyclesune augmentatiohde la flèche maiimale de
chaquecycleainsique de la flècherésiduelle.
*c[â secondepartieest constituéedes huit ou neuf cyclesde charge-décharge suivants.
Ici il y a stabilisationde l'évolution de la flèche.
* [â troisièmepartieest constituéedesdernierscyclesde charge-décharge et il y a une
!q$u" augmentationde la flèchemaximaleet de la flèche résiduelleét cecijusqu'à la rupture
de l'éprouvette.
La duréemoyenned'un essaide fatigue-fluageest2l34 heures.

Lors desessaisde fatigueréalisésil n'y a aucuneévolution de la flèche maximalesur


chaquecycle.

Lors desessaisde fatigueavec un matériauendommagépar un ou plusieurscycles de


{lu1Be,on rema1gueque le nombre de cyclesavantrupfure eit fonction du nombre dê cycles
de fluage préalables.

Toutes ces conclusionsnous amènentà penser qu'il existe un endommagementde


fluage 4 t, un endommagementdg laqigue-fluageD*. L'endommagementde fatigue Q est
apparemment nul au vu des essaisde fatiguepure. Néanmoins,d'aprèsles essaisréalisésàvec
d-escycles de fluagepréalables,il sembleraitque celui-ciexistemais il ne peut être déærminéà
I'aidedesessaisde fatigueseuls.

Nous all_onspour la suitenous attacherà la modélisationdu comportementdu matériau


en fluage, en fatigue et en fatigue-fluage ainsi qu'à la modélisation de l'évolution des
dommagesq, Q et Dr".

8t
Chapitre III : Modélisation du comporternentet de I'endommflSement

Chapitre 3 : Modélisation du comportement et de I'endommagement

l_ l) Introduction

Le but de ce chapitre est de modéliser le comportementdu matériau bois et de


déterminerune loi d'évblution de I'endommagementde celui-ci.La méthodologieque
nousappliqueronsserala suivante.

Nous allons tout d'abord modéliser le comportementdu bois en fluage et en


fatigue-fluage.

Par la suite, nous allons définir l'endommagementet modéliserson évolution


dans le cas du fluage et dans le cas de la fatigue-fluage.Nous en déduironsensuite
I'endommagementâe fatigue, car celui-ci ne peut être déterminéavec les essais
effectués.

3-2) Modélisation du comportement

3-2-l) Modélisation du comporteqent en fluage

Pour modéliserle fluage,il existe,commenous I'avonsvu dansla bibliographie,


de nombreux modèlesrhéologiqueset de nombreux modèlesempiriques.Les parties
des courbei de fluage sont,dansnotre cas,le fluage primaire et le
les plus intéressantes
fluage secondaire.En effet, lors des essaisde fatigue-fluage,on reproduit sur chaque
cycË de chargele fluage primaire et éventuellementune toutg petttg.partiedu fluage
sécondaire.Il nousfaut donc choisir un modèlerhéologiquequi modélisecorrectement
cesdeux parties.

3-2-1-f) Choix du modèle rhéologique utilisé

Nous avons choisi de modéliserle comportementdu bois en fluage avec un


modèle de BURGER (voir figure 3-1) car après plusieursessaisde modèles
rhéologique,c'est celui qui est à la fois le plus simpleet qui donneles résultats
les meilleurs.
Ce modèleest composéd'un modèlede Maxwell et un modèlede Kelvin.
l-a partie "Maxwell" gouverne les effets élastiques, la relaxation et les
déformationsperrnanentesvisqueusestandis que la partie "Kelvin" contrôle la
recouvrance.Le fluage et les effets de vitessesont influencéspar les deux parties
et la déformation totale résulte de la superposition des effets des deux
composants.

[,a fonction de fluage de ce modèle est donnéepar :

J (t) =
e(t)
o0
=
1
E1
1
*
.+['-*{f]**"=;4,
Ir 0r-1)
Il nous faut déterminer pour chaque éprouvette les quatre paramètres
suivants: 8,, Fr, rl*, et t.

89
Chapitre III : ModéIisation du comportemenl et de l'endommagement

O:O0

Figure 3-I : Modèle de Burger.

Ona:
- tv"r : déformationdonnéepar le modèlede Maxwell
- t- déformationdonnéepar le modèlede Kelvin-Voigt
j

t k : vitessede déformationdonnéepar le modèlede Kelvin-Voigt

- t tUtV : vitessede déformationdonnéepar le modèlede Maxwell

3-2-l-2) Étude de l'éprouvette I

Pour expliquer notre étude,nous allons examinertrès précisémentI'essai


qui correspondl'éprouvettel.

Sur la figure 3-2 est montréle graphereprésentantl'évolution de la flèche


f en millimètres dansla zone de mesureen fonction du tempst en heure.

On remarque sur la figure 3-2 que les trois stadesdu fluage sont très
marqués.

90
Chapitre III : Modélisation du comportementet de I'en^dommngemenl

Le tempsécouléentre le début de I'essaiet la ruptureest de ll9t3 heures.


Le_flqageprimairea une duréede72 heures,le fluage sècondairede 1006heures
et le fluage tertiairede 120 heures.

La valeur de la flèche est relevée toutes les 24 heureset inscrite dans un


fichier de points

Essaisde fluage de l'éprouvette nol


t2

l0

A
8
H
; 6
f,
IJ
,ll
E 4
h
,)

Temps (h)

Figure 3-2 : Evolution d.elaflèche enfonction du temps.

La fonction de fluage est :J(t) = e(t) / oo avec :


* e(t) représentela déformation,
* oo représentela contrainteinitiale.

r(t)='=** t.+-[t-*1-!ll (Mpa-r; (ilr-2)


'*']l LJz !F
o L \ t,lJ
Ir
Lors des essais,on mesurel'évolution de la flèche maximale en fonction
du temps. On ne connaît pas e(t). On doit donc exprimer J(t) en fonction de la
flèche maximale(mm).

En flexion quatrepoints la flèche est donnéepar l'équation suivante:

(IIr-3)

9t
Chapitre III : ModéIisaîion du comporten ent et de l'endomnngemenl

(rrr4)
b : largeurde l'éprouvette
h : hauteurde l'éprouvette

I-esvaleursde a et I sont donnéessur la figure 3-3.


PP

a=90nrm l=l80mm a=90mm

l, = 360 mm

Figure 3-3 : Dimensions du montage utilcs pourle calculde latlèche enflcrtonqualre


points.

1
J(Ù=Eil
(rr-s)
donc
P*a*12
I(t)-gil*E(t) =
(rrr6)
donc

f(Q=K*J(t) (III-7)

avec
P*a*12
(rIr-8)

(rrr-e)

92
Chapilre III : Modélisation du comportementet de |endommûgemenl

r(t;= K*t .5.ft -*il-!)l


5.
E1 tr'2 '\
,l L
nl (m-10)

r(t;=+.+.
L.['*{iJl (ru-11)
Les coefficients du modèle de Burger sont finalement obtenus de la
manièresuivante:

Er=K*al (1il-12)
Ez= K *^z (Iil_13)
*
Tlr = K *br
IIII-14)
r = c2
GII_15)
*
rlz=a*Ez
GII_16)
Pour déterminerles coefficientsa,, b,, \etc, de ce modèlenous utilisons
la méthode bi-logarithmiquetsOl.n s'agit dè mininriser la valeur S (voir la
relation III-17) qui représentela somme des écarts au carré entre les valeurs
logarithmiques_relevées expérimentalement et les valeurs logarithmiques
calculéesavecle modèle.
n
S = I (t g fi""p-t,og fi,J
i=l (rII-17)

Nous résolvonsce systèmeen utilisantle solveurd'Excel 5.0.

Rqmarque : Nous ne modélisons que le fluage primaire et le fluage


secondairecar aucundes modèlesrhéologiquesexistantne perrnetdansnotre cas
de modéliserde façon satisfaisantele fluage tertiaire.

Le tableau3-1 regroupeles caractéristiquesgéométriquesde l'éprouvette I


et les caractéristiquesgéométriquesdu montagede flexion quatre pôints utilisé
nécessairesau calcul du coefficient K. La valeur de P notée dans lê tableau3-l
est c_ellequi se trouve sur chaqueappui. [a chargetotale appliquéeest en fait de
20 N.

b (mm) h (mm) I (mm") P (N) l(mm) a (mm) K (N/mn)


20 3,1 49,65 l0 180 90 73411

Tablcau 3-I : Détermination des caractéristiques nécessairesau calcul des coefficients du


modèle de Burger pour l'éprouvefre I.

Le tableauS-2 nous présenteles valeursdu modèle calculéeset les valeurs


que llon obtient pour modéliser le comportementdu bois en fluage avec un
modèlede Burger.

93
Chapitre III : ModéIisation du comportementet de I'endommagement

a, (mm) 0,200041 E. (MPà) 14685


a" (mm) 0,430339 E, (MPa) 31591
b' (h) 622665662r q'r flldPt.h) 4,57E+14
c, (h) 18,658 r (h) 18,658
cr* \(h.mm) 8,029347 n-, (MPfl.h) 589445

Tableau 3-2 : Détermination des cofficients du modèlc de Burger pour l'éprouvette 7.

On peut voir sur la figure 3-4 les résultatsobtenuspar cette méthodepour


l'éprouvette 1. On remarqueque le fluage primaire et secondairesont très bien
modélisés alors que le modèle utilisé ne permet pas de modéliser le fluage
tertiaire.

Essais de fluage de l'éprouvette noL


L2

10

F 8
E -f (mm)
E
fll
Èr
6
J(t) calculé
F 4
È
2

0
400 600 800 1000 1200
Temps (h)

Figure 3-4 : Fonction defluage J@ obtenue avec le modèle d,eBurger.

3-2-1-3) Récapitulation des résultats

Le tableau 3-3 regroupe les caractéristiquesgéométriquesde toutes les


éprouvetteset les caractéristiquesgéométriquesdu montage de flexion quatre
au calcul du coefficient K.
points utilisé nécessaires

94
Chapitre III : Modélisation du comportemenl et de l'endommagement

epl ep2 ep3 ep4 ep5


b (mm) 20 20,4 20 20,r 20
h (mm) 3,,1 2,9 3 3 3
I (mm') 49,65 41,46 45 45,22 4S
l(mm) 180 180 r80 180 180
a (mm) 90 90 90 90 90
P (N) 10 10 10 l0 l0
KN/mm) 73411 87913 81000 E0597 81000

Tableau 3-3 : Détermination des caractéristiques nécessairesau calcul des cofficients du


modèIc de Burger.

Le tableau3-4présenteles valeursdu modèlecalculées.

a, (mm) a, (mm) b, (h) c, (h) c, * &, (h.mm)


epl 0.200041 0.430339 622665662r 18,6E5 8,029347
eo2 o,179253 0.430362 6226232579 1E.637 9.020E07
ep3 0,210569 0,430398 6226236225 18.655 E,029220
etr4 o.222263 0,430404 622ffi567tr 18,663 0,032834
-
eDr o,z3fti0l 0,430470 6226656872 18.658 8.031979

Tableau 34 : Tableau récapitulatif des voleurs du modèle calculé.

Le tableau 3-5 présenteles valeurs que I'on obtient pour modéliser le


comportementdu bois en fluage avec un modèle de Burger et le tableau3-6
récapituleles résultatsobtenus.

E, (MPa) E, (MPa) q', (MPa.h) r (h) q'" (MPa.h)


epl 14685 31591 4,57E+14 18,658 5E9445
ep2 15758 37834 5,47E+14 1E.637 705135
ep3 u056 34E62 5.04E+14 18.655 650366
ep4 17913 34689 5,01E+14 18,663 647422
ep5 1E840 3486E 5.04E+14 18.658 650590

Tableau 3-S : Résuhats complcts obtenuspour les valeurc du modèle de Burger.

E, (MPa) E, (MPa) q', (MPa.h) r (h) q'" (MPa.h)


Minimum 14685 3159r 4,57E+14 18.637 589445
If{aximum 18840 37834 5,47E+14 18.663 705t35
Etendue 4155 6242 9,02E+13 0.026 I 15689
Movenne 16E50 34769 5.03E+14 1E.654 648592
Ecart-ttme 1659 2208 3,19E+13 0.01 40938
C.Y. 9'8 Vo 6,3 Vo 6,3 Vo O,ts 70 6,3 70

Tablcau 34 : Tableau récapitulatif des valeurc du modèle de Burger.

95
Chapitre III : Modélisation du comportementet de l'endomntagement

3-2-t-4) Conclusions sur le modèle proposé

Le modèle fhéologiquede Burger que nous proposonspour modéliserle


comportement du bois en fluage s'adapte correctement aux courbes
expérimentalesque nous avonsobtenuespour le fluage primaire et pour le fluage
secondaire.

Par contre,le fluage tertiairen'est pas représentéavec ce modèle.Il semble


en effet qu'aucun modèle rhéologiquesimple ne pennettede modéliseren même
tempsles trois partiesdu fluage.

3-2-2) Modélisation du comportement en fatigue-fluage

3-2-2-l) Introduction

Le but de cettepartie est de modéliserle comportementdu bois en fatigue-


fluage.
Comme nous I'avons vu précédemment,lors des essaisde fatigue-fluage
chaquecycle est composédu fluage primaire et du débutdu fluage secondaire.
Il n'est pas possiblede trouver dans la littératureun modèle qui donne des
résultatssatisfaisantsur I'ensemble de la courbe. Nous devons donc modéliser
séparémentchaquecycle de charge-décharge.

3-2-2-2) Choix du modèle rhéologique utilisé

Chaque cycle de charge-déchargeest composé de fluage primaire et du


débutdu fluage secondaire.[,ors de l'étude du fluage seul, le modèlede Burger
utilisé nous permettaitd'obtenir de bons résultatssur les deux premièresparties
du fluage. Nous avons donc décidéd'utiliser ce même modèle pour modéliser
chaquecycle de la courbe.

3-2-2-3) Étude de l'éprouvette I

Pour expliquer notre étude,nous allons examinertrès précisémentun essai


qui correspondà une éprouvette: l'éprouvette 1.

On peut voir sur la figure 3-5 la courbe flèche (en mm) en fonction du
temps(en h) que l'on obtient.

96
Chapitre III : Modélisation du comportementel de l'endommagenenl

Evolution de Ia flèche en fonction du temps pour


l'éprouvette I

l6

l4

12
^
H t0
v
H
|l 8
E
IJ
,ll 6
É
tr
4

0
1000 1500
Temps (h)

Figure 3-5 .' Evolution de la flèche enfonction du temps en fatigue-fluage bans le casd.e
l'éprouvette I.

On constatesur la figure 3-5 qu'il y u, lors des trois premiers cycles, une
augmentationsensiblesde la flèche maximale,de la flèche initiale et de la flèche
résiduelle sur chaque cycle. Lors des neuf cycles suivant, ces paramètres
n'évoluentpaset, ensuite,une nouvelleaugmentationconduità la rupture.

Le cycle 2 est représentésur la figure 3-6. Tous les cycles de charge-


déchargeont une allure identiqueexceptéle cycle où seproduit la rupture.

97
Chapitre III : Modélisation du comportementet de l'endommagement

Cycle 2 de charge-décharge de l'éprouvette I

 4
É
É
IJ
fl 3
f,
tt
,ll
-
h )

Figure 3-6 : Cycle n"2 de charge-déchargede l'éprouvette I enfatigue-fluage.

Toutesles duréesen chargeet horschargesontde72 heures.

I-a méthodologiepour déterminerles paramètresdu modèle de Burger est


la mêmeque celle utiliséepour l'étude du fluage.

On rappelleque la fonction de fluage est :J{t) = e(t) / oo avec :


* e(t) représentela déformation,
* oo représentela contrainteinitiale.

J(t)=+.t *+.ft *il !il (MPa-r;


rJl * LJZ Til L \
I r (III-18)

Le tableau3-'l regroupeles caractéristiquesgéométriquesde l'éprouvette I


et les caractéristiquesgéométriquesdu montagede flexion quatre points utilisé
nécessaires au calcul du coefficient K.

b (mm) h (mm) I (mm') PN) I(mm) a (mm) K (N/mm)


19,9 3 u,77 10 180 90 E1407

Tablcau 3-7 : Détermination des caractéristiques nécessairesau calcul des cofficients du


modèle de Burger pour l'éprouvette 7.

98
Chapitre III : ModéIisation du comportemÊnlet de I'erulonmngemenl

Le tableau3-8 présenteles valeursdu modèlecalculéesavecle solveursur


chaquecycle de charge-déchargepour l'éprouvetteno1.

No cycle a, (mm) a, (mm) b' (h) cr (h) cr*4 (h.mrn)


I 0,2700/6,31 I,L67T'74 16345,9%8 13373v733 15,336t6786
,
a 0,25004856 0,507%202 5537,M5338 É.n2972s 7,75808W72
3 o,?3535269 0,317781 zffi,517æ5 16,9368066 5,382195405
4 o,?3370031 0,31882208 26247,.Æ98 16,814f/279 5,3ffi683425
3
t
0.23370031 0,31882208 26247,2Æ913 16,8r4o.279 5.3ffiæ342s
6 0,23370031 0,31882208 262t1'7,2Æ9tj 16,8t$n9 5,3ffi83425
7 o,?337003r 0.31882208 26247.2Æ98 16.8rÆ279 s360æ3425
I o,2337003r 0,31882208 262/+7,2M98 16,8r4p/279 5,3ûffi425
9 o,2337003r 0,31882208 26717,2Æ98 16,814Fl279 53ffi8342s
10 o,?3370031 0,31882208 26247,2Æ913 16,814p/279 5,360683425
1l o.?3370031 0,31882208 26247,7Æ9î3 16,81N279 53ææ342s
t2 0,2257864l 0.31883853 26247.247 16.8107813 5.35992Æ09
l3 o,2t372517 0,31911855 26?43,11Q69 16,7æ2509 5,357M2?43
t4 0,19t3&1981 o.3læ27y 26243,1Æ69 16,ffi59?7+3 5,358191458
15 0,18185872 0,31884333 26243.r4CI69 1 6 , 7 9 9 5 w 5,3ffi3æ98
t6 o,16396915 0,31885016 26243,1Æ69 t6,7939539 5,354754899
t7 o,10978932 031887194 26243,1N69 16,7739763 5,348150474
l8 0.0&385662 0,00223257 26243.L40,69 7378.41227 16,47148448

Tableau3-8 .' Valeur des cofficients calculés pour l'éprouvette I.

Le tableau3-9 présenteles valeursque I'on obtient sur chaquefYgle pour


modéliserle comportèmentdu bois en fatigue-fluageavec un modèlede Burger.

99
Chapitre III : ModéIisation du comportementet de l'endommagemenl

21983.6694 93350.86381330675708 13.3739733 t24847r,956 0.99237547


20355.7I17 41351.6821450:154444,615,n2w25 63t563,I 033 0,99960714
,3 19159,364425869,6093 215607988.6 16,9368066 438148.5"707o,999196:É-
t9024,8496 259y,3606 2t36710558 16,8r4c279 436397,3141 0,999?314
19024,8496 259y,3606 2136710558 16,8rÆ2',79436397.34É10,9992914
t9024.8/;96 259y,3606 2136710558 16.8t402',79 43639'73441 o,99g2gt4
19024,8496 259y,3606 2136710558 16.8rÆ279 436397.34tr,10.9992814
.S' 19024,8r'96 259y,3606 2t36710558 16,8140279 4363W,3141 o,99928t4
9 19024.8l96 259y,3606 2136710558 16,814c.2794363W,3141 o,9992914
190?/+.8r'962 59y,3606 2t367t0558 16,8140279 436397.3141 0.9992814
19024,8l96 259v.3606 21367rO558 16.8t4n/279 436397.3441 a.9992814
t2 18380,602425955.69952136710560 16,8107813436335.5{/5 0,99929152
1$ 17398.7323 25978,49512136376277 16.7882509 436133,4924 0,99928229
16187,7737259y,8045 213637627716,80592/+3436t94,4805 o,9992817
148M.5796 25956,09032136376277 16.799586/ 43605r,59190,99928192
13348,2909 25956.ffi3 213637627716,7939539 435914.72050,99928211
17 8937.62294 25958,41952136376277 16,773W63 4354;25,9r39 0,9992827
18' 6826.5r9rr r8r.74318221363762777378.41227 r3N976,r23 0.97861003

Tableau 3-9 : Cofficients duModèIe de Burger sur chaque cyclepour l'éprouvette 1.

Modélisation du cycle 2 de l'éprouvette I par un


modèle de Burger

rqr

H
H
\J -f ep1 (mm)
{l
Ê --n--J(t) calculé
IJ
rll
Â
E

Temps (h)

Figure 3-7 : Modélisation du cycle2 de l'éprouvette I par un modèle de Burger.

100
Clnpitre III : Modélisation du comportementet de I'endommagement

La figure 3-7 montre les résultats que I'on obtient sur un cycle de
chargedéchargeen utilisant un modèlede Burger. On a, pour le cycle no2, un
coefficient de corrélation suppérieurà 0,99 entre les mesuresexpérimentalesde
la flèche et les valeursde la flèche calculéesavecle modèlede Burger proposé.

On remarquedansle tableau3-10 QU€,pour tous les cycles,le coefficient


de corrélationeit supérieurà 0,99 entre les mesuresexpérimentalesde la flèche
et les valeursde la flèchecalculéesavecle modèlede Burgerproposé.

3-2-2-4) Récapihrlation des résultats pour Ie calcul de K

[æ tableau 3- I I regroupe les caractéristiquesgéométriquesde toutes les


éprouvetteset les caractéristiquesgéométriquesdu montage de flexion quatre
pointsutilisé nécessairesau calcul du coefficientK.

NO b (mm) h (mm) I (mm) a (mm) I(mm) K(N/mm)


I 19,9 3 M,77 90 180 814o7
,
ta 20 2,9 N,& 90 180 89671
3 19,9 3,1 49,q 90 180 737W
4 20,5 3 Æ,125 90 180 79024
;
t 19,9 ?,e n,4 90 180 90122
6 20 2,9 n.æ 90 180 8967r
7 19,9 3 4,77 90 180 8t407
E 20,5 3 6,12 90 180 79024
9 19,9 3 M,77 90 180 8tû7
r0 19,7 2,95 42,14 90 180 8e|86
Minimum 1917 2r9 40,44 90 r80 737E0
Maximum 20rs 3'1 49,40 90 1E0 90r22
Etendue 0'8 o12 9,95 0 0 16341
Moyenne 20ro2 zrns 43,98 90 lE0 ffi200
Ecart-type 0126 0,063 2r95 0 0 5534
c,v. lr3 vo 2,1vo 617 Vo OVo 0Vo 67o

Tableau 3-10 : Caradért$iques géométriquesdu montage et des éprouvettes.

Les tableauxprésentantles valeursdu modèle calculéesavec le solveur sur


chaquecycle de charge-décharge pour les éprouvetten"l à 10 et les tableaux
noui présentantles valeurs que I'on obtient sur chaquecycle pour modéliser le
comportementdu bois en fatigue-fluage avec un modèle de Burger se trouvent
en annexe2.

101
Chapitre III : ModéIisation du comportementet de I'endommagement

3-2-2-5) Evolution des paramètres du modèle de Burger au cours des cycles

[æs figures 3-8, 3-9, 3-10, 3-11 et 3-12 représententl'évolution des


paramètresdu modèle de Burger pour l'éprouvettenol au cours des cycles de
fatigue-fluage.Cette évolution est similaire pour toutesles autreséprouvettes.

EVOLUTION DE ET

25000

20000

fb

È 15000
E
v,
-+El (N/mm2)
f 10000
H

5000

Figure 3-8.' Evolution du paramètre E, de l'éprouvette nol au courr des cycles de


fatigue-fluage.

EVOLUTION DE E2

100000
90000
80000
A 70000

È 60000 -.+-82 (N/mm2)
E
IJ
50000
t\l 40000
FI 30000
20000
10000
0

Figure 3-9 : Evolution du paramètre E, de l'éprouvette n"7 au cours des cyclcs de


fatigue-fluage.

r02
Chopitre III : Modélisation du comporrementet de I'endommagernenl

EVOLUTION DE NU*l

2500000000
^r
E 2000000000
ci --+nu*l(MPa.h)
È r500000000
E
v
É 1000000000
È
E 500000000
0
51015
N" CYCLE

Figure 3-10: Evolution du paramètre Tl', d, l'éprouvette nol au cours des cyclesde
fatigue-fluage.

l8
t6
t4
/rr 12
f,ro
E8
'r-
6
4
2
0

Figure 3-11 : Evolution du paramètre tde l'éprouvefre no[ ou courr des cycles
fatigue-fluage.

103
Chapitre III : Modélisation du comportementeI de I'erulommagemenl

EVOLUTION DE NU*2

1400000
1200000 =Fnu*2(MPa.h)
/lr
E 1000000
Ë
Ê 800000
E
Iu,
600000
l\t
È 400000
FT
200000

o
l0 15
N'CYCLE

Figure 3-12 : Evolution du pararnètre Tl, dt l'éprouvette n"7 au coure des eyclesde
fatigue-fluage.

Variations de E, :

[-es variationsde E, au cours des cyclesde fatigue-fluagese découpenten


trois parties:
- lors destrois ou quatrepremierscycles,il y a une diminutionde E,,
- lors deshuit ou-neufcyclessuivant,il n'y a pasde variationde E,,'
- enlin, lors des dernierscyclesil y a diminutibn de E,.

Variations de B, :

. Il y a !.ne diminution rapide de E, lors des deux ou trois premiers cycles


Puil une stabilisationà un niveauconstantjusqu'au derniercycle ou la valeurde
E devient très petite par rapportaux valeursobtenueslors dei cycles précédents.

Variations de TJ,:

Après une période de trois ou quatre cycles que I'on pourrait comparer à
une période de mise en place, les valeursd"
4, sont constantesau cours des
cyclesde fatigue-fluage.

Variations de 4, :

Il y a une diminution rapide d"


4-r lors des deux ou trois premierscycles
quis une stabilisationà un niveauconstantjusqu'au derniercycle ou la valeurde
E - devient très grande par rapport aux valeurs obtenues lors des cycles
précédents.

104
Chapitre III : Modélisation du comportementet de I'endommagemen

Variations de t :

Il y a une augmen[ationde r lors des deux ou trois premiers cycles puis


une stabilisationà un niveauconstantjusqu'au derniercycle.

3-2-2-6) Conclusions sur le modèle proposé

Le modèle rhéologique de Burger que nous proposons permet de


modéliserconvenablement le comportementdu bois sur chaquecycle de fatigue-
fluage. l-es coefficients que I'on obtient sont spécifiquesde chaquecycle de
fatigue{luage et varient façon différenteau cours descycles.
de

3-2-3) Cas de la fatigue

Dansle casde la fatigue,il suffit d'appliquerun modèleélastiquesimple.

3_-2-4)Cas des essaisde fatigue avec L, 2, 3, 4 et 5 cycles de fluage préalables

Le but de cette partie est de décrire le comportementdu bois en fatigue


avec1,2,3,4 et 5 cyclesde fluagepréalables.

La figure 3-13 montrel'évolution de la flèche maximalelors des essaisde


fatigue avec L,2,3,4 et 5 cyclesde fluagepréalables. Les valeursdes flèches
maximales des cycles préalablesn'apparaissentpas sur ce graphe.La flèche
maximale représentéesur la figure 3-13 est la flèche moyenneobtenueen faisant
trois essaisdifférents.

Evolution de la flèche maximale en fatigue après tr2r314


o u 5 cycles de fluage préalables
[ 4, 0 0
f max moyenne1 cycle
12,00 (mm)
préalable
f max moyenne2
10,00 (mm)
cyclespréalables
H
F 8, 0 0
f max moyenne3
(mm)
cyclespréalables
EIJ
rll
E
6,0 0
f max moyenne4
(mm)
cyclespréalables
H f max moyenne5
4,00 cyclespréalables
(mm)

2, O O

0, 0 0
10 20
Nombre de cycles de fatigue

Figure 3-13 : Evolution de laflèche maximale lors des essaisdefatigue avec 1,2, 3,4 et 5
cycles defluage préalables.

105
Chapitre III : ModéIisation du comportenent et de l'endommagement

La figure 3-14 représentel'évolution du nombre de cycles à rupture en


fatigueen fonction du nombrede cyclesde fluagepréalables.

Remarque: Lorsque le nombre de cycle préalableest nul, on est dans le


cas d'un essaisde fatigue pure et, d'après les essaiseffectués,le nombre de
cyclesà ruptureest supérieurà 30.

Evolution du nombre de cycles à rupture en fatigue en fonction


du nombre de cycles defluage préalables

30
It
Ë
tF 25
F
FI

20

l5
+-Nombre de cycle
à rupture après
fluage
l0

E
o
z
0l ,, 345
Nombre de cycles de fluage préalables

Figure 3-14 : Evolution du nombre de cyclesà rupture enfatigue enfonction du nombre


de cycles deJlwge préalables.

On remarque sur la figure 3-14 qu'au dessusde quatre cycles de fluage


préalables,il y a stabilisationdu nombrede cyclesà ruptureen fatigue seule.

3-2-5) Conclusion générale sur la modéIisation du comportement

On utilise pour le fluage et la fatigue-fluageun modèle de Burger pour


modéliserle comportementdu bois.

Dans le cas du fluage, ce modèle ne nous permet pas de modéliser le


comportementlors du fluage tertiairemais il nous permetde modélisertout à fait
correctementle comportementlors du fluage primaire et du fluage secondaire.

Dans le cas de la fatigue-fluage,le problèmeest plus compliquépuisqu'il


faut déterminer les coefficients du modèle sur chaque cycle. Néanmoins, Ies
coefficientscalculéssur chaquecycle reproduisentfidèlement le comportement
du bois.

106
Chapitre III : Modélisation du comporlernentet de l'endomrnagemenl

Dans le cas de la fatigueun modèleélastiquesimple suffit pour modéliser


le comportementen fatigue pure.

3-3) Modélisation de I'endommagement

3-3-l) Reeherchedtun pAramètre d'endomnagement pour la modélisation de


I'endommagement de fluage

On chercheune variable traduisantles effets de l'endommagement.Cette


variable doit être accessible expérimentalement.On dispose des variables
suivantes:
- la flèche instantanée,
- la flèche maximale,
- la flècherésiduelle,
- le nombrede cycles.

I-a flèche instantanéeest choisie parce que c'est elle qui contient le plus
d'informations.

3-3-2) Modélisation de I'endommagement en.fluage

3-3-2-1) Recherche d'une fonction d'endommagement

I-e dommageen fluage D" est défini de la manièresuivante:


fi-fo
D .- = F . ,
r, fo (Iil-19)

avec f,: flèche à rupture,


fo : flèche initiale,
{ : flèche à l'instant i.
Le tempst est normalisé.On vérifie aisémentque :
D" = 0 pour t = 0 et D" = I pour t = 1.

A présent,nous allons déterminer la loi d'endommagement.Toutes les


courbesôbtenuesen traçant D" en fonction du temps t norrnaliséont la même
allureen "forme de S" (voir figure 3-8).

L'équation nonnaliséedu dommageD" en fonction du tempst pour ce type


de courbeestde la forme suivante [51]:

b
DJo=a**
(rrr_20)
Pour déterminerles coefficients a, b et c de ce modèle nous utilisons la
méthodebi-logarithmique.Nous minimisonsla valeur S (voir la relation III-21)
qui représentela somme des écarts au carré entre les valeurs logarithmiques

107
Chapitre III : Modélisation du comportementet de l'endommagenrcnt

relevées expérimentalementet les valeurs logarithmiquescalculées avec le


modèle.
n
S- I(t g D c . , pt g D c , J
i=' (ilI-21)

Nous résolvonsce systèmeen utilisant le solveurd'Excel 5.0. On pose la


condition suivante: S doit être minimisé donc aussiprochede 0 que possibleet
le logiciel détermineautomatiquementles paramètresa, b, et c.

3-3-2-2) Etude de l'éprouvette I :

Pour expliquer notre étude, nous allons examinerI'essai qui correspondà


l'éprouvette1.

Lafigure 3-15 représente l'évolution du dommageD" en fonction du temps


t normalisécalculéà l'aide de la formule III-20.

Evolution du dommage Dc en fonction du temps t normalisé

0,9
0,8

0, 7
0, 6
Èt
Ê 0, 5
0, 4
0, 3

o,2
0,1
0

Figure 3-15 : Evolution du dommageD" enfonction du temps t normalisé.

On résout à I'aide du solveur. On obtient les valeurs suivantes pour


l'éprouvetteI : a{,42; b=0,14; c=36,76.

108
Chapitre III : ModéIisation ùt comportementet de I'endommagement

Dommage de fluage

0,8

0,6 -Dc e pI
$
Ê Dc epl calc
0,4

o)

Figure 3-16 : Comparaisonpourl'éprouvette nol du dommageD,calculé et expérimental


enfonction du temps t.

3-3-2-3) Récapitulation des résultats

Le tableau3- 11 récapituleles résultatsde la déterminationdes coefficients


testéesen fluage.
a, b et c pour toutesles éprouvettes

No éprouvette a b c
L o,42 0,14 36,76
2 o,4l 0,13 41,41
O,M 0,13 4r,48
4 0,41 o,r4 37,08
t
t o,4r 0,r2 45,06
Minimum 0,41 0,12 36,76
Maxirnum 0,44 0,14 45,06
Etendue 0,03 0,02 8,29
Movenne t.42 0,13 40,36
Ecart.tme 0,01 0,007 3,46
c.v. 2,3 Vo 5,3 %o 8,5 Vo

Tableau 3-11: Détermination des cofficients a, b, c pourles éprouvettesno 7 à 5.

La figure 3-I7 montre le graphedu dommageobtenuà l'aide de la


fonctionD. (t) = a * J- $il-22)
1- t"
aveca = O,42etb = 0,13et c = 40,36.

109
Chapitre III : Modélisation du cornportementet de I'endommagement

Dommage Dc moyen

I
0,9 -Dc calculé moyen
0,8 Dc epS
o, 7 -f)s ep4
0,6 Dc ep3
ET Dc epl
0, 5
Ê
0, 4 Dc ep2
0,3
o,2
0,1
0

Figure 3-17 : Fonction de dommageD"rnoyen.

On constateque I'adaptation entre le modèle et I'expériencen'est pas


parfaite. Toutefois, les points particuliers (endommagernentinitial, fin du palier
èt rupture de l'éprouvette) sont assezbien modélisés.Pour cette raison et parce
que le nombre de paramètresest limité, on conserverace modèle.

3-3-2-4) Conclusions sur le modèle proposé

La loi d'évolution du dommag€D. en fonction du temps t est de la forme


fb
Dç"\(,t ) : â * - (rrr-23)
1- t-
avec a = O,42
b = 0,13
c - 4O,36.

Toutes les courbes de dommage obtenuesaprèsdépouillementdes essais


ont approximativementla même "forme en S". L'équation caractéristiqueque
nous proposonss'adapte correctementaux résultatsexpérimentaux.

n apparaîtraitque l'éprouvette s'endommagede façon significative très


peu de temps après la mise en charge. Ceci colrespond à la durée du fluage
primaire. En effet,40 Vodtt dommageest atteint après I0 7odu temps en charge.

110
Chapitre III : Modélisatiort du,comportementet de l'endommagemcnt

3-3-3) Modélisation de I'endommagement en fatigue-fluage

3-3-3-1) Recherche d'une fonction d'endomrnagement

Le paramètrephysique de I'endoflrmagement est comme dans le cas du


fluage la flèche. Dans le cas de la fatigue-fluage,I'applicationde la chargeest
cyclique. Il n'est donc pas possible de modéliser toute la courbe de fatigue-
fluage. On doit choisir des points spécifiquesde celle-ci.On a choisi les points
contenantle plus d'informationssur I'endommagement du cycle. On a choisi les
valeursde la flèche maximalesur chaquecycle.

Le dommageen fatigue-fluageD" est défini de la manièresuivante:

fmax,i-f6
Df.= rr r
r-ro $n-Zy')

avec f, : flèche à rupture,


fo : flèche initiale,
fmax, : flèchemaximaledu cycle i.

3-3-3-2) Etude de I'éprouvette 1

Pour expliquer notre étude,nous allons examinerI'essai qui correspondà


l'éprouvette1.

L,a figure 3-18 représentel'évolution de la flèche maximale sur chaque


cycle en fonction du nombre de cycle. C'est ce type de courbe que I'on doit
modéliser.

Evolution de la flèche maximale

l6

t4

Et2
;,0
EB +fmax epl (mm)
Ëgl6
'94
h
2
0

Figure 3-18 : Evolution ile laflèche maximalc enfonction du nombre de cyclepour


l'éprouvette I.

lll
Chapitre III : ModéIisation du comporlementel de l'endommogemenl

A présent,on détermine la loi d'endommagement.Toutes les courbes


obtenuesen traçantDr. en fonction du temps t normaliséont la même allure en
"formede S" (voir figure3-19).

L'équation norrnaliséedu dommage D," en fonction du temps t pour ce


type de courbeest,commedansle casdu fluage,de la forme suivante [51]:

tb
nrJO=a*
I - r" GII-25)
La figure 3-19 représentel'évolution du dommage Dr" en fonction du
tempst normalisécalculéà I'aide de la formule III-25.
Le temps t normaliséest calculéde la manièresuivante:
N
f-- _
Nr (tII-26)
avec
N : nombrede cycles effectués,
N,: nombrede cyclesà rupture.

Evolution du dommage Dfc en fonction du temps


t normalisé

I
0,9
0 ,8
o,1
0 ,6
.f --t-Dfc ep I
0 ,5
Ê
0 ,4
0 ,3
o.2
0,1
0

Figure 3-19 : Evolution du dommage Dr, en lonction du temps t normalisé.

On obtient les valeurs des paramètres du modèle suivantes pour


l'éprouvetteI : a=0,55; b=0,15 ; c=20.

tt2
Chapitre III : ModéIisationdu comportementet de I'endommagement

Dommage de fatigue-fluage

1
0,9
0,8
o,'7
0,6
Dfc ep I
0,5 --_**-Dfc epl calc
0,4
o?
0,2
0,1
o

Figure 3-20 : Comparaisonpour I'éprouvette nol du dornmageDocalculé et expérimental


enfonction du temps t.

3-3-3-3) Récapitulation des résultats :

Le tableau3-12 récapituleles résultatsde la déterminationdes coefficients


a, b et c pour toutesles éprouvettestestéesen fatigue-fluage.

N" éprouvette a b c
I 0,55 0,15 20
2 0,89 0,19 94,35
3 0,8 o,l7 59,61
4 0,85 0,18 æ,38
5 o,94 0,5 239,73
6 0,77 o,I7 53,29
7 0,84 0,r7 43,78
I 0,85 0,17 33,55
I o,67 0,15 37,72
IO 0,82 0,18 65,42
Minimun 0,55 0,15 20,00
lVIaximum 0,94 0,50 239,73
Etèndue 0,38 0,35 2L9,72
Moyenne 0,E0 0,20 71,18
Ecart-fi4rc 0,11 0,10 62,70
c.v. 13,7S Vo 50 Vo 88,08 Vo

Tableau 3-12 : Détermination des cofficients a, b, c pour les éprouvettesno 7 à 10.

113
Chapitre III : Modélisation du comporrementet de I'endommagemcnt

On obtient une fonction moyenned'endommagementqui est la suivante:

Dr"(t):0,80-s. ur-n)

Dommage Dfc moyen

I -Dfc ep I
0 ,9 Dfc epz
0,8 Dfc ep3
o,7 _Dfc ep4
0 ,6 -Dfc ep6
TJ -Dfc
ï.{ 0 , 5 ep7
Ê -Dfc
0,4 ep8
-Dfc ep9
0,3
---Dfcep10
o,2
Dfc moven
0,1
0

Figure 3-21 : Fonction de dornmageDy"rno!ên.

3-3-3-4) Conclusions sur le modèle proposé :

La loi d'évolution du dommag€Dr" en fonction du temps t est de la forme


fb
D r " ( t )â: * l T (rrr-28)

avec a = 0.80
U = O,ZO
c =71,18.

D'aprèsDinkel [52] :
- l-a valeur a de la loi d'évolution du dommagetraduit la valeur du palier
de la courbe moyenne. En effet plus le coefficient a augmente,plus le palier
horizontal se décalevers le haut.
- La valeur b de la loi de comportementtraduit la pente initiale de la
courbemoyenne.En effet plus le coefficient b augmente,plus la penteinitiale du
début de courbeest importante.
- La valeur c de la loi de comportementtraduit vitessede détériorationde
l'éprouvette à la fin des essais.En effet plus le coefficient c augmente,plus la
courbese décalevers la droite.

On constateque les valeurde C.V. sont trèsélevéespour b et c. Ceci est du


au fait que toutes lés éprouvettesont été prises en comptepour la détermination

rt4
Chapitre III : Modélisation du comportemenl eî de I'endommagement

des valeurs moyennesdu modèle.En effet, l'éprouvetten"5 casseaprès trois


cycleset son comportementest très différent de celui des autreséprouvettes.Si
I'on ne tient pas comptede cetteéprouvette,les valeursde C.V. pour b et c sont
beaucoupmoins élevéescomme I'on peut s'en rendre compte dans le tableau
3-r3.
n b c
Minimum 0,55 0,15 20
lVlaxinunn 0,89 0,19 94,35
0.33 0,04 '/4,34
l$tendue
Moyenne 0,78 o,I7 5?,,Æ
Ecart-tyue 0.106 0,013 21,85
'7,43
c,v. 13.537o To 41,65%o

Tableau 3-13 : Récapitulatif des résullats des valeurs des cofficients a, b et c du modèle
sans I'éprouvette n"5.

fr^--^-^:-^- ^-a-^ ntD- -^l^--l A ^-.^^ J^.-.^^ l^^


\,ul|'rPalaltDt tl ttll,tt t-rtL çaalt-ulË itYtt- |,uuftD Içs
éprouvettes et Dfc calculé avec l'éprouvette noS enlevée

0,8
-Dfc moyen
.u corrigé
0,6
E Dfc moyen

0,4

0,2

Figure 3-22 : DiJférence entre lafonction de dommageDr"calculée avec toutes les


éprouvetteset lafonction de dommageDp corrigée (éfrouvette noî enlevée).

D'après la figure 3-22, on constatequ'il y a peu de différenceentre les


deux courbesmoyennesobtenuesen tenantcompteou non de l'éprouvetteno5
pour le calcul de le fonction de dommagede fatigue-fluage.On garderadonc les
valeursmoyennescalculéesavectoutesles éprouvettes.

Toutes les courbesde dommageobtenuesaprèsdépouillementdes essais


ont approximativementla même"forme en S".

l15
chnpitre III : Modélisation du comportementet de I'endommagement

Il apparaîtqug l'éprouvettes'endommagede façon signifîcativelors des


trois ou quatrepremierscyclesde mise en charge.Par lâ suite] les éprouvettesne
s'eldommagentplu-sou quasiment_ plus lors dès huit ou neuf cyclËssuivantset
gnlin .il V a un endommagementlïhal lors des quatre ou cinq derniers cycles
jusqu'à rupturedeséprouvettes.

3-3-3-l) Introduction

Comme nous I'avons vu dans l'étude expérimentale,il n'y a pas de


variation de la flèche maximale mesuréeen fatigùe pure sur les trente piemiers
cycles.L'endommagementde fatigue D, devraitâonô à priori être nul.
Or, il apparaît,à la vue des essai'sde fatigue réaûséssur des éprouvettes
lYagt subi.un.dommageavec.des cycles de fàtigue-fluagepréalablès,que la
flèche maximalemesuréeen fatigue évolueau couÀ descyàtes.On va doni dans
un premier tempsmodélisercet endommagement.
Par la suite, on modéliseraI'endommagementde fatigue-fluage subi par
matériau afin d'obtenir I'endommagementto-talsubit par lé matériàu pour ce
typed'essais.

3-3'3-2) Recherche de la loi d'endommagement de fatigue avec lr 213, 4 et S


cycles de fluage préalable

nmagement est comrne dans le cas du


ue avec l, 2,3, 4 et 5 cyclesde fluage
cyclique. Il n'est donc pas possibleée
n doit choisir des points spécifïquesde
ontenant le plus d'informations sur
;i les valeurs de la flèche maximale sur
chaquecycle.

L'endommagementde ,{atigue avec l, 2, 3, 4 et 5 cycles de fluage


préalablesest défini de la manièresuivante:

(rrr-2e)
avec :
-
P, (i) : endommagement de fatiguedu cycle i,
- f,"* (i) : flèche maxi du cycle i,
- f,o (0) : flèche maxi du cycle 0,
- f,"* (r) : flèche maxi à rupture.

- I-a {gutt 3-23 représenteI'endommagement


de fatigueavec 1,2,3, 4 et 5
cyclesde fluage préalables.

lt6
Chapitre III : ModéIisation du comportemcnt et de I'endomnagement

Endommagement de fatigue en fonction du nombre


de cyles
I
0 ,9 _Df 1 cycle
0 ,8 préalable
o,1 Df 2 cycles
préalables
0,6
br -Df 3 cycles
Ê 0 ,5 préalables
o,4 -Df 4 cycles
0,3 préalables
o,2 _Df 5 cycles
0,1 préalables
0
10 20
Nombre de cycles

Figure i-23 : Endomrnagernentdefatigue avec 1,2, 314 et 5 cycles detluage préalables


enfonction du nombre de cycles.

La.figure 3 ,M l9p.résentel'évolution du dommageD, en fonction du temps


t normalisécalculéà I'aide de la formule III-30.
I-e tempst normaliséest calculéde la manièresuivante:
N
-Nr
f -

(rrr-30)
avec
N : nombre de cycles effectués,
N,: nombre de cycles à rupture.

tt7
Chapitre III : Modêlisation du comportementet de I'endommagement

Endommagement de fatigue en fonction nombre de


cycles de fluage préalables

I
-Df I cycle
0,9
préalable
0,8
--Df 2 cycles
0 ,7 préalables
0,6 _Df 3 cycles
0,5 préalables
0 ,4 -Df 4 cycles
0 ,3 préalables
0 .2 -Df 5 cycles
0,1
préalables
0

Figure 3-24 : Endommagementdefatigue alec 7,21 3,4 et 5 cyclesdeflaage préalables


en fonction du temps.

3-3-3-3) Identification des coeffïcients de la loi d'endommagement de


fatigue

On peut,d'aprèsChaboche[34], modéliser les courbesde la figure 3-24 à

(rrr-3
1)
avec :
- fmax(O): flèche maximaleinitiale,
- fmax(i) : flèche maximaledu cycle i,
- m : constanteà déterminer.

I 0,180892526 0,987476997
,,
z 0,150859206 0,987541174
3 0,1t623794 0,987607424
4 0,118741261 0,98666816
)
t 0,116998664 0.986403199

Tabl.eau3-14 : Tableau récapitulatif des valeurs da modèle defatigue avec 7,2, 3, 4 et 5


cycles defluage préalables.

La figure 3-25 représenteI'endommagementde fatigue avec l, 2, 3, 4 et 5


cycles de fluages préalables.On remarque sur cette figure que la fin de

118
Chapitre III : Modélisation du comportementet de I'endommagement

I'endommagementn'est pas très bien modélisé. On gardera néanmoins ce


modèle car il modélisecorrectementle début de I'endommagementde fatigue.
Cet en effet cettepartie de-la courbe qui est la plus intéressantecar elle permet
de détecterà.part{r de quel moment le matériaus'endommage.La partiè de la
courbela moins bien modéliséecorrespondaux deux ou trois dernieiscyclesde
fatigue.

Endommagement de fatigue avec t, 2, 3, 4 et 5 cycles de


fluage préalables

I
0,9
-Df I cycle préalable
0,8 -Df calc 1 cycle
0,7 Df 2 cycles préalables
0,6 Df calc 2 cycles
lFl 3 cycles préalables
Ê 0,5 -Df calc 3 cycles
0,4 -Df 4 cycles préalables
-Df calc 4 cycles
0,3 -Df 5 cycles préalables
0,2 -Df calc 5 cvcles
0,1
0

Figure 3-25 : Modélisation de l'endommagementdefatigue avec1,2,3,4 et 5 cyclesde


fluage préalables enfonction du temps,

3-3-3-4) Recherche de la loi d'endommagement de fatigue-fluage préalable

Comme on lla vu préalablement,au dessus de quatre cycles de


fatigue{luage préalables,il y a stabilisationdu nombre de cycles à rupture en
fatigue seule.Pour cette raison, on ne modéliseraque I'endommagemèntavec
quatrecyclesde fatigue-fluage.

Le paramètrephysiquede I'endommagementest la flèche. Dans le cas de


la flgigue;fluage-,
.l'applicatio.nde la charge est cyclique. Il n'est donc pas
possible de modéliser toute la courbe de fatigue-fluagè.On doit choisir des
Pg.irys spécifiques_de celle-ci. On a choisi les points contenant le plus
d'informations sur I'endommagementdu cycle. On à choisi les valeurs dè la
flèche maximale sur chaquecycle.

La figure 3-26 représentel'évolution de la flèche maximale au cours des


quatrecycles de fatigue-fluageeffectués.

119
chapitre III : Modelisation du comporrement et de l'endommagement

Evolution de Ia flèche maximale

t2

l0

8
H O f max moyenne

EIJ
,ll
6 4 cycles
préalables
(mm)
E 4
tr
2

0
r23
Nombre de cycles

Figure 3-26 : Evolution de lnflèclre maximalc au cours des quatre cyclcs de


fatigue-fluage etfe ctués.

L'endommagementde fatigue-fluageest délîni de la manièresuivante:

DL (4 cycles) ='m f**(i) - finitial"

(Irr-32)
avec :
- (i), : eggqmmaggmentde fatigue-fluage pour 4 cycles,
-
- P" (i) : flèche maxi du cycle i,
{,*,
- fru"" : flèche initiale,
- f.o (cycle 4) : flèche maxi lors du cycle 4.

figur.e 3-27 représentel'évolution du dommage Dr. en fonction du


nombrede cycles.

120
chapitre III : Modélisalion du comportementet de I'endommagernent

Evolution de Dfc en fonction du nombre de


cycles

I
0 ,9
0 ,8
o,7
0 ,6
Ë 0 ,5
Ê
0 ,4
0,3
o.2
0,1
0
r23
Nombre de cycles

Figure 3'27 : Evolution du dommage defatigue-fluage enfonction du nombre de cycles.

l-^ figu{9 ?-ry r9p1{ente l'évolution du dommage Dr" en fonction du


tempst normalisécalculéà I'aide de la formule III-33.
Le tempst normaliséest calculé de la manièresuivante:
*' -_[ N
(rrr-33)
avec : - N : nombrede cycles effectués,
- N, I nombrede cycles à rupture.

Dfc pour 4 cycles

I
0 ,9
0 .8
o,'l
0 ,6
Ë 0,5
Ê
0,4
0 ,3
o,2
0,1
0

Figure 3-28 : Evolution de l'eù e


fati gue-flu age elfe ctiiés.

t2l
Chapitre III : ModéIisation du comportemcnt et de I'endommagement

On utilise corlme équation du dommage Dr" en fonction du temps t la


mêmeéquationque celle utiliséepour modéliserles essaisde fatigue-fluage:
fb
P f J O= a * ;
(rrr-34)
La méthodede calculdescoefficientsa, b et c estidentiqueà celle utilisée
précédemment.
On obtientles valeurssuivantes:
- a- L,WO,
- b - 0,799,
- c - 52,456.

Le coefficient de corrélationentreDfc et Dfc calculéest de 0,995.

La figure 3-29 représenteI'endommagementde fatigue-fluagesubi par le


matériaulors des quatrepremierscycles.

Dfc pour 4 cycles

1,2

0,8 -Dfc
TJ
IH
Dfc calc
0,6
Ê
o ,4

0,2

Figure 3-29 : Modélisation de l'endommagement defatigue-fluage pour les quatre cycles


effectués.

3-3-3-5) Endommagement total subit par le matériau lors des essaisde


fatigues avec quatre cycles de fatigue-fluage préalables

L'endommagementtotal du matériauest défini de la manièresuivante:


f*rr(i) _ fini,i"t"
r\ ,.\ =
u1e1a1\u
r**1t)- 1,nur, (III-3,
avec:
- D bt"r(i) : endommagementtotal du cycle i,
- f",o (i) : flèche maxi du cycle i,
- fi,,iri"r"(0)
: flèche initiale,
- f,"o (r) : flèche maxi à rupture.

122
chapitre III : Modélisation du comporternentet de I'endomrnûgemenl

L'endommagementtotal du maté
premièrepartie est due à I'endommager
cycles de fatigue-fluage. La deuxième
par te matériaulors des cyclesde fatigu
celui causépar les quatrecyclesde fatig

L'endommagementtotal subi par le matériau est donc de la forme


suivante:

Dtotal= a * DL (t=4 cycles) + b * Dr(b4 cycles)


(rrr-36)
avec:
- le pourcentagede I'endommagementen fatigue-fluagepar
I Leprésentant
rapportà I'endommagement total,
-q. représentantle pourcentagede I'endommagementen fatigue par
rapportà I'endommagementtotal.

[-e tableau3-15 donne les valeursde la flèche maximalemoyennesur les


ltoit éprouvettestestées lors des essais de fatigue avec quatie cycles de
{atigue{lYage préalables. ainsi que le pourcentaged'endommagementen
fonctiondu nombrede cycles.

N"cycle t max nroyenne 4 cycles Type de cycle Pourcentage


préalables (rnm) dtendomnagement
(Vol
0 4r27 flèche initiale 31,55
I 6r99 fatigue-fluage 51,66
2 8,82 fatigue-fluage 65,lg
3 lorTI fatigue-fluage 79r15
4 ll,7 | fatigue-fluage 86,54
F
s ll,7 | fatigue 86,54
6 ll,7 | fatigue 86,54
7 ll,7 | fatigue 86,54
I llrTl fatigue 86,54
9 ll,7 | fatigue 86,54
10 llrT I fatigue 86,54
l1 ll,7 | fatigue 86,54
t2 llrT I fatigue 86,54
13 11,E6 fatigue E7,65
r4 12rll fatigue t9,50
l5 12146 fatigue 92,09
l6 12,93 fatigue 95,56
t7 13,53 fatigue 100
Tablcau 3'15 :,Valeurs d-e
QIIèche maximale moy-ennee-tpourcentage d'endommagement
v
Pour les essaisdefatigue avec quatre cyclcs defaiigue-flua{e préalables.

t23
Chapitre III : Modélisation du comportementet de I'endommagement

?'après le tableau3-15 I'endommagementde fatigue-fluagereprésente


86,54 7o de I'endommagementtotal et I'endommagementde fatigue représente
13,56Vode I'endommagement total.

On a donc :
- a - 0,8654,
- b = 0,1356.

Le coef{icient de corrélationentrele dommagetotal du modèle (calculé) et


celui issu de l'étude expérimentaleest de 0,W7.

La figure 3-30 représenteI'endofirmagementsubit par le matériaulors des


essaisde fatigue avec quatre cycles de fatigue-fluagepréalablesen fonction du
nombrede cycles.

Dommage tatal lors des essaisde fatigue ayec


quatres cycles de fatigue-fluage préalables

1,2

E 00 ,, 86 -D total calculé
F --D total
Ê o ,4

o,2
0
51015
Nombre de cycles

Figure 3-30 : Endomma.gementlorc des essaisdefatigue avec quatre cycles defatigue-


tluage préalables enfonction du nombre de cycles.

La {gut" 3-31 représenteI'endommagementsubi par le matériaulors des


essaisde fatigue avec quatrecycles de fatigue-fluagepréalablesen fonction du
tempst normalisé.

Le tempst normaliséest calculé de la manièresuivante:


*'-_ N
[ Grr-37)
avec
N : nombrede cycleseffectués,
N,: nombrede cyclesà rupture.

r24
Chapitre III : Modélisation du comportementet de I'endommagement

Dommage total lors des essaisde fatigue avec


quatre cycles de fatigue-fluage préalables

t,2
I

Fl 0,8
E -D total calculé
F 0,6
_D total
Ê 0 ,4

o,2

Figure 3-31 : Endomrnagement lors des essaisdefatigue avec quatre cyclesdefatigue-


Jluage préalables en fonction du temps t normalisé.

3-3-3-6) Conclusions sur le modèle proposé :

L'endommagemel! d" fatigue avec 1, 2, 3, 4 et 5 cycles de fluage


préalablespeut êtremodéliséd'aprèst34l à I'aide de l'équationsuivante:

(rrr-38)
[.e coefficient de corrélation entre D.. et D, du modèle varie de 0,986 à
0,987suivantle type d'essaisréalisé(1 à 5 cyclesde fluage préalables).
Le coefficientm du modèlevarie de 0,150 à 0,180 suivantle type d'essais
réalisé(l à 5 cyclesde fluage préalables).

Au dessusde quatrecyclesde fatigue-fluagepréalables,il y a stabilisation


du nombrede cyclesà ruptureen fatigueseule.Pour cetteraison,on ne modélise
que l'endommagementavec quatrecyclesde fatigue-fluage.

On utilise comm€ éqyation du dommage Dr" en fonction du temps t la


mêmeéquationque celle utiliséepour modéliserles-êssais
de fatigue-fluage:
b
nrJO=a* t
1 - r" (III-39)
On obtientlesvaleurssuivantes :
- a = 1,070,
* b = 0,799,
- c = 52,4ffi.
Le coefficientdecorrélationentreDfc et Dfc calculéestde0,995.

125
Chnpitre III : Modélisaîion du comportententet de I'endommagemenî

L'endommagementtotal du maté

L'endommagement total subi par le matériau est donc de la forme


suivante:
D,o,"l= a * D;"(t=4cycles)+ b * Dr(>+cycles)
GII4O)
avec:
- le pourcentagede I'endommagementen fatigue-fluagepar
I -r-eprçsentant
rapport à I'endommagementtotal,
-
-b.. représentantle pourcentagede I'endommagementen fatigue par
rapport à I'endommagementiotal.

L'endommagement de fatigue-fluage représente ffi,y To de


I'endommagementtotal et I'endommâgement-de
fatigue représente13,56Vode
I' endommagement total.
On a donc :
- a - 0,8654,
- b - 0,1356.

Le coefficient de corrélationentrele dommagetotal du modèle (calculé) et


celui issu de l'étude expérimentaleest de 0,W7.

L'endommagementtotal est représentécomme de le cas des essais de


fatigue-fluageet de fluage par une "co^urbe
en S".

3-3-5-l) Introduction

Comme nous I'avons vu dans I


variation de la flèche maximale mesurér
cycles.L'endommagementde fatigueD,
Par contre, au vu des essâis dé
endommagées par un ou plusieurscycles
On peut donc pensèrque le dômm
de fluage c'est à dire que :
Dr= f(DJ
(Irr-41)
3'3'5'2) Recherche de la loi d'interaction entre I'endommagement de fluage
et celui de fatigue-fluage

Ona:

D1"(t) = 0,80 * lo'to


t't*
I -t7 (rrr42)

t26
chnpitre III : Modélisation du comportementet de I'endommagement

(rrr43)
Ié par quatrecyclesde fluage on a :

(rrr44)
^ .La -figutt 3-32 représentel'évolution de Df (4 cycles), Dc et Dfc en
fonction du tempst normalisé.

Evolution de Df (4 cycles), Dc et Dfc

1,2

I
-Df 4 cycles
préalables
ll 0,8
h0 _Dc
f,
H 0, 6
F -Dfc
Ê
Ê o, 4

o,2

Figure 3'32 : Evolution de Df @ cycles),Dc et Dfc enfonction du temps t normalisé.

L'interactionentreI'endommagementde fluageet de fatiguepeut,a priori,


être de deux sortes: additive ou multiplicative.

Si I'endommagement
est multiplicatif on a :
Df"= D" *kDr(4cycles)
(rrr-4s)
, . Cette .hypothèsene peut^pas êtrg réalisée car le dommage de fatigue
D,(+ cycles)estnul lorsquet < 05 ce qui n'est pasle caspour Dr".-

Si I'endommagement est additif on a :


Dr.= ffi * D" + n * Dr(4 cycles)
(rrr46)
on identifie les coeflîcientsm et n à I'aide du solveur par la méthode
bi{ogarithmiquet501.
On obtientm - I,7ffiïet n = 0,W24.
Le coefficient de corrélation entre Dr" et Dr" calculéà I'aide de la formule
(III-46) estde 0,993.

127
Chapitre III : Modeli.sation du comportemenîet de l'endommngement

La figure3-33 représentel'évolution de Dr" calculéà I'aide de la formule


(III-46) en fonction du temps.

Evolution de Dc, Df (4 cycles), Dfc

1,4

1,2 -Df 4 cycles


1 préalables
It _Dc
ht
E 0,8
H
E Dfc
Ë 0,6
Ê
o,4 -Dfc calc
0.2

Figure 3-33 : Evolution de Dpcalculé dans l'hypothèse d'un endomma.gernent


additif.

3-3-0 Discussion

Barrett et Foschi proposent un modèle d'endommagementde fluage


cycliquecommeon I'a vu dansl'étude bibliographiquede laforme suivante:

- oJo + À.D(0 si <r(t)


= u.(o(O > oo
* (rrr47)
S=o sio(t)(oo
(rrr-48)
avec:
â, b, À sont des paramètresconstants,
06 représentele seuil de contrainteen dessousduquel il n'y a pas
d'endommagement.
En intégrant(III-47)le modèleest relativementsimpleà utiliser et à ajuster
et s'écrit sousla forme :

'
f , 'b
Xt) = exp(},.t). I a.(o(t)- oo,| * exp(-}..t)dt
Jo (rrl-4e)

128
Chapitre III : Modélisation du comportementet de I'endommagement

On peut considérerque oo=0. On a alors dansce cas :


1t
D(t)= exp(À.
ù I exp(-À.Odt
J o ".(o(t))b* (ril-so)
Si on tracela courbeD(t) proposéepar Barrett et Foschi,celle-ci est de la
"forme d'une exponentielle"commeon peut le voir sur la figure 3-34.

Comparaison entre Ie modèle de Barret et Foschi


et notre modèle

iu -D Barret-Foschi
h0
H
H
-D

Ê
Ê

Temps

Figure 3-34 : Comparaison de l'évolution du dommage entre Ie modèle de Banet et


Foschi et notre modèle

Il est évidentque le modèlede Barretet Foschine peut pas êtreutilisé pour


déterminerl'endomm.ageTentpour le type d'essaisque noui faisonset què les
résultatsobtenusà I'aide de notre modèlesont beaucoupplus satisfaisants.

Toutesles courbesobtenuesen traçantD en fonction du tempst normalisé


"
et Dr" en fonction du tempst normaliséont la même allure en "formè de S".

_ Ia'équationdu dommageD en fonction du temps t pour ce type de courbe


est de la forme suivante:

'o
D(t)="*
l-t' (rIr-s1)
Cette équation caractéristique s'adapte correctement aux résultats
expérimenûaux.

t29
Chapitre III : Modélisation du comportement el de l'endommagemcnl

I^ fonction D" (t) = 0,42- t t, -o nous permet de définir


r -t
I'endommagement de fluage.
Il apparaîtque l'éprouvette s'endommagede façon signifïcativetrès peu de
temps aprèsla mise en charge.Ceci correspondà la duréedu fluage primaire. En
effet, 4OVodu dommageest atteint aprèslO 7odu tempsen charge.

- t
l-a fonction D,. (t) = 0,80 t ,li,,u nous permet de représenter
l- t
I' endommagementde fati gue-fluage.
Il apparaîtque l'éprouvette s'endommagede façon significative lors des
trois ou quatrepremierscycles de mise en charge.Par la suite, les éprouvettesne
s'endommagentplus ou quasimentplus lors des huit ou neuf cycles suivantset
enfin il y a un endommagementfinal lors des quatre ou cinq derniers cycles
jusqu'à rupturedeséprouvettes.

L'endommagementde fatigue est une fonction de l'endommagementde


fluage car il n'a lieu que lorsquele matériauest préalablementendommagépar
descyclesde fluage.
(r
[a fonction Dr 0- I - t =Ttr :rmet de représenter
\ ./'u,
I'endommagementde fatigue lorsque le matériau a été endommagépar quatre
cyclesde fluage.

L'interaction entre les endommagementD., Dr. et Dr (4 cycles) est


additive.Il est de la forme suivante: Dr=m* p,+n* Dt(kycles) avec
m=l,]ffietn=O,WU.

r30
ilg.É'i-:i+.'.
Conclusion

CONCLUSION

L'endommagementdu matériau bois en fatigue-fluageest un point très


particulieret n'a étéque très peu étudié.Cetteétudè a essayé
- de définir une loi
d-'endommagementen fatigue-fluage et I'interaction qui existe entre
I'endommagementde fatigue et celui de fluage à partir d'essaisde fluage, de
fatigue, de fatigue avec un matériau préalablementehdommagépar des cycles de
fluage et par desessaisde fatigue-fluage.

Après avoir mesuréles caractéristiques physiqueset mécaniquesdu bois,


nous nous sommes attachéà étudier l'évolution du comportementdu bois en
fatigue,en fluage et en fatigue-fluage.Ceci nousa permisàe mettreen évidence
plusieurspointsimportants.

l-e comportement du bois en fluage est tout à fait similaire au


ggmportement attendu et largement vérifié dans la littérature malgré les
dimensionsparticulièresemployéespour les éprouvettestestéeset les conlditions
extrêmesd'humidité des essais.On distingueparfaitementles trois stadesdu
fluagequi sonttrèsmarqués.

I-e-comportementdu bois en fatigue est tel que sur le nombre de cyclesqui


nous intéressent,il n'y pas d'évolution de la flèche maximale.Par contre,celie-
ci varie si I'on fait des essais similaires avec un matériau ayant subi des
détériorationspar un ou plusieurscyclesde fluage.

En fatigue-fluage,on distinguetrois zonesqui définissentle comportement


du bois.
Zong t : I-ors des trois ou quatre premiers cycles, on observe une
augmentationrapidede la flèchemaximale.
Zone 2 : Lors des neuf ou dix cycles suivants,on observeune stabilisation
de la flèche maximale.
Zone 3 : Lors des quatreou cinq dernierscycles,on observeà nouveauune
augmentation-dela flèche maximale et ceci jusqu'à rupturedu matériauqui a
toujourslieu dansla phasede mise en chargedu dernierèycle.
I-a durée de mise en charge de chaque cycle de fluage correspondà la
duréedu fluage primaire qui est dansnotre casde 72 heures.

Dans le cas du fluage on a modélisé le comportementdu bois avec un


modèlede Burger.Lafonctionde fluagede ce modèleestdonnéepar:

ç.(t)11rF'*
J(o=-'= I*lt-*JJll avec+
o0 El * Ez L E2
\rf
Tlr

Dans le cas des essaisde fatigue-fluageon modélise chaque cycle de


charge-décharge
de manièreindépendanteavec le même modèlede Burgèr.

I-a deuxièrne partie du travail effectué consiste à modéliser


ljendommqgementque subit le matériauet à définir commentles dommagesde
fluage, de fatigue et de fatigue-fluageinteragissententreeux.

r3l
Conclusion

Toutes les courbes obtenuesen traçant le dommage de fluage D" en


fonction du temps t normalisé et le dommagede fatigue-fluageD," en fonclion
du tempst normaliséont la mêmeallureen "forme de S".

I 'équation du dommageD en fonction du tempst pour ce type de courbe


est de la forme suivante:
b
t
[)(t)=a*
1-t'

IÂ '
fonction D" (t) -0,42--* nous permet de définir
L -t*'*
I'endommagement de fluage.
Il apparaîtraitque l'éprouvette s'endommagede façon signifïcative très
peu de temps après la mise en charge. Ceci correspondà la durée du fluage
primaire.En effet,ÆVo du dommageestatteintaprèslOVo du tempsen charge.

- titolre
La fonction D" (t) = 0,80 , nous permet de défînir
1- t
I'endommagement
de fatigue-fluage.

L'endommagementde fatigue est une fonction de I'endommagementde


fluage car if n'a lieu que lorsque le matériauest préalablementendommagé par
des cyclesde fluage.
(r
La fonctionDr 0= | - | g+4tr
\ /,o*
I'endommagementde fatigue lorsque le matériau a été endommagépar quatre
cyclesde fluage.

L'interactionentreles endommagement
D", Dr" et D, (4 cycles)est additif.
Il estde la forme suivante: Dr,=m* p, +n* Dr(kycles) avecm = 1,7ffi
et n = 0,W24.

t32
Annexes

PLAN DES ANNEXES

ANNFVE NOI :

Humidité, Densité, Module d'Young

ANNT'XE NO2 :

Valeurs du modèlede Burger sur chaquecycle en fatigue-fluagepour les éprouvettes1 à 10

ANNF'VE No3 s

Uste de I'ensemble des figures

aNNEXF, No4 :

Liste de I'ensembledestableaux

133
Annexen"I : Humidité, Densité,Module d'Young

Résultats complets pour la détermination du taux d'humidité

Echantillon MasseHumide MasseAnhydre Humidité


NO à 0 Heure àU Heures
(eng) (eng) (en%o)
I 1,34 1,08 24,W
? 1,37 1,10 24,1O
3 1,35 1,09 24,ffi
4 1,33 l,o7 23,90
5 1,36 1 ,l 0 24,OO
6 1,39 l,l2 24,30
7 1,34 1,08 24.OO
8 r,29 1,05 23,10
9 1 , 3I 1,06 23,70
10 1,35 l,o9 24,1O
ll r,39 l,l2 24,W
12 1,43 l,l5 24,1O
13 1 , 3I 1,06 23,80
t4 1,56 r,26 24,20
l5 1,26 r,o2 23,lO
l6 1,35 1,09 24,1O
t7 1,63 l,3l 24,50
l8 r,34 1,08 23,90
t9 r,32 1,07 23,80
20 1,34 1,08 24,00
2l 1,35 1,09 24,OO
22 1,37 1,10 24,1O
23 1,36 l,l0 23,90
2/+ 1,36 1,10 24,O0
25 1,35 1,09 24,O0

MasseHumide MasseAnhydn Humidité


à 0 Heure àU Heures
(eng) (eng) (en%o)
Minimun 1,26 r,o2 23,rO
Maximum 1,63 l,3l 24.50
Etendue 0,37 0,29 T,N

Ecat+ype 0,07 0,06 0,30


C.V. 5Vo 5Vo lTo

134
Annexen"l : Humidité, Densité,Module d'Young

Résultats complets pour la détermination de la densité

Echantillon [.ongeur largeur Epaisseur Volume MasseHumide


N" L b e V à 0 Heure
(en mm) (en mm) (en mm) (encm3) (en g)
I 48.00 20,00 3,10 2,98 1,34 0,450
2 47,OO 20,40 2,90 2,78 1,37 0,491
3 48,00 20,00 3,00 2,88 1,35 o,Æ9
4 50.00 20,10 3,00 3,02 r,33 0,m
5 47.OO 20,00 3,00 2,82 1,36 0,4u
6 50,00 19,90 3,00 2,99 r,39 o,m
7 50,00 20,00 2,90 2,90 r,34 o,Æ2
8 5l,oo 19,90 3,10 3,15 r,29 o,,4ll
9 E,O0 20.50 3,00 2,95 l,3l o,444
l0 49,00 19,90 2,90 2,83 1,35 0,478
50,00 20,00 2,90 2,,9{) 1,39 o,479
L2 47,OO 19,90 3,00 2,81 1,43 0,509
l3 [8,OO 20,fl 3,00 2,95 1,31 0,45
L4 49,00 19,90 3,00 2,93 1,56 0,535
l5 50,00 19,-lo 2,95 2,91 1,26 0,432
16 51,00 20,00 3,05 3,11 1,35 o,435
t7 48,00 20,fr 3,O4 2,99 1,63 o,y5
18 49,00 19,80 3,00 2,91 1,34 0,450
19 51,O0 20,50 2,95 3,08 1,32 0,429
20 48.00 20,00 3,00 2,88 r,34 o,Æ5
2l 48.00 20.00 3,00 2,88 1,35 o,Æ9
22 49,00 2l,oo 2,90 2,98 r,3'7 0,457
23 50,00 19,95 2,95 2,94 r,36 0,63
24 [7,00 20,00 3,10 2,91 1,36 0,468
25 49,00 19,95 3,10 3,03 1,35 o,Æ
[-ongeur l^argeur Epaisseur Volume MasseHumide
L b e V à 0 Heure
(enmm) (en mm) (en mm) (encm3) (en g)
Minimum 17,00 19,70 2,90 2,78 1,26 0,41
Maximum 51.00 21,00 3,10 3 ,1 5 1,63 0,55
Etendue 4,00 1,30 o,20 o,37 0,38 0,13
48,88 20,10 2,99 2,94 1,37
Ecart-type r,27 o,29 0,06 0,09 0,08 0,030
C.V. 37o I7o 2Vo 37o 5Vo 6,4 Vo

135
Arurcxen"I : Humidité, Densité,Module d'Young

Résultats complets pour la détermination du module d'young E

Echantillon [^argeur Hauteur Charge Flèche Humidité Module d'élasticitéE


N' b h P F HVo
(en mm) (en mm) (enN) (en mm) (en To) (en MPa (en MPa)
CI 20,00 3,10 5 l,4l 24,00 13000 14700
C2 20.40 2,90 ) 2,31 24,10 9500 10800
C3 20,00 3,00 5 1,58 24.W 12800 14500
C4 20,10 3,00 5 r,49 23,90 13500 15300
C5 20,00 3,00 5 1,59 24,00 t27W r4400
FCI 19,90 3,00 ) l,7l 24,30 I 1900 13500
FCz 20,00 2,90 5 1,87 24,0O 12000 13600
FC3 19,90 3,10 5 1,27 23,10 14500 16300
FC4 20,50 3,00 5 1,51 23,70 13100 14800
FC5 19,90 2,90 5 1,73 24,10 13000 t47to
FC6 20,00 2,90 5 l,u 24,00 t22to 13800
FC7 19,90 3,00 5 1,58 24,10 12e00 14600
FC8 20.50 3,00 5 1,47 23,80 13400 15100
FC9 19,90 3,00 5 1,75 24,20 r 1600 13200
FClO 19,70 2,95 5 2,16 23,1O 10000 I 1200
FI 20,00 3,05 ) 1,89 24,IO 10200 11600
F2 20,50 3,M ) 1,94 24,50 9800 I 1200
F3 19,80 3,00 5 L,69 23,9Q 12100 13700
F4 20,50 2,95 5 1,57 23,80 13200 14900
F5 20,00 3,00 5 1,62 24,00 LzfrO r4200
F6 20,00 3,00 5 1,56 24,00 13000 t4loo
F"7 21,00 2,90 5 2,16 24,10 99m I 1200
F8 19,95 2,95 ) 2,lI 23,90 10100 l1400
F9 20,00 3,10 5 |,41 24,00 13000 r4700
Fl0 19,95 3,10 5 1,50 24,00 12300 13900

Largeur Hauteur Charge Flèche Humidité Module d'élasticitéE


b h P F HVo
(en mm) (en mm) (enN) (en mm) (en Vo) (en MPa) (en MPa)
Minimum 19,70 7,90 5,00 1,27 23,10 9500 10800
Maximum 21,00 3,10 5,00 2,31 24.50 14500 16300
Etendue 1,30 o,20 0,00 r,o4 1,40 5000 5500
20,l0 2,99 5,00 r,7l 23,95
hcart{ype o,29 0,06 0,00 0,26 0,30 1353,01î15r4,I99
C.V. r,4 vo 2Vo OVo 15,2To lVo ll,l 70 lVo
né1osd'éprouvettes
s numéros d'éorouvettesdont
dont l'indice
l'indi cofilmencepar :
- C : ont servi pour les essaisde fluage,
- FC : ont servi pour les essaisde fatigue-fluage,
- F : ont sen,i pour les essaisde fatigue.

136
Annexen"2 :Valeurs dunndèle de Burgerenfatigue-fluage
sur cha4uecyclepour leséprouvettes
I à IO

Eprouvette nol

No cycle al(mm) a2(mm) brG) c2(h) c2*a2(h.mm)


I o,2700/6'31 t.rÆ7174 16345.9%8 13.3739733 15,33616786
2 0.25004856 o.fl796202 5537.U5338 15.2729725 /,'l5tjtJBy)7z
3 o,?3535269 o.317781 zffi.s17885 16.9368066 s.382t9ffi5
4 o,2337W31 0,3188220826V17.24,6,% 16,814o/279 5.36M83425
5 o.2$7m'31 0.3188220826y+7,?Æ9[3 16,81Æ279 s.3ffi6æ425
6 o.2337W31 0,31882208z6v+7,?Æ9f3 16,8140/279 s3æ6a3425
7 o.2337W31 03188220826U7,246,9[3 t6,814279 5,3ffi425
8 o,233700310,3188220826V+7.246,9f3 L6.at$279 5.3ffi425
9 o.23370031o,3188220826V17.?Æ9f3 16,8IÆn9 s3ffiæ425
10 o.2337N37 0,31882208'26247.2ÆW3 16,81Æn9 5,3ffiæ425
ll o.2337003r 031882208 26V17,?Æ9f3 t6.8t$n9 53ffiæ425
t2 o.225786/r oJ1883853 26y+7.247 16,8107813 5,35W2Ææ
13 o,2t372517 0,3191185526243,t40,69 16.7æ2fi9 5,35it4427æ
t4 0,19t3&JAl o,3tæz7y 26243,1406,9 16,8059V+3 5358191458
l5 0,18185872 0,318&133326?43,14o,69 16,79958& 5.3ffi3æ98
t6 u,1o.59o/Vt5 0,31885016'z6tA5,t4DÔ/9 16,7939539 s3v7ffieg
17 o.1w78932 0,31887191 26243,14069 16,773W63 5,34815A4Z4
18 0.08385662 o,æ223252 267r'.3,t4CI,697378.4r2n 16,47748448
b(mm) h(mm) I (mmn4) P(N) a(mm) l'(mm) K(N/mm)
19,9 3 4,'r75 l0 90 180 El4O7,O4
N" cycle El (N/mm2) E2 (N/mm2) nu*l(MPa.h tau (h) nu*2(MPa.h)
1 2t9æ,6r,94 93350,9639 13306757æ 13,3739733 t't48471.956
2 20355.71r7 4r35I.6821 454n54444,6 15,2729725 63r563.1033
3 t9159.3644 25î369.û93 2tffi79æ.6 16,9368066 4381Æ,5707
4 IX)VI,8/;96 259y.36CI,6 2136710558 16,814p/n9 4363y7.3441
5 1902/t.u% 2s9vsffi 2136710558, 16,8140.279 $$n34r
6 tx)vt.8r'l96 259y.3ffi 2t36710558, 16.8rÆ279 4363y73441
7 1902/+.u% zseysffi 2136710558. 16,8l$n9 436397.34É.1
E r90u.8r';96259y.3ffi 2136710558 16.814p/279 $63n34r'.r
9 tw24.8/;96 259y,3ffi6 21367tO558 16,81Æ279 436397344.1
l0 1902r'.,8/,96259y3æ6 2t367t05fi 16,8140/279 $$n34r
ll 1902/+,U% 259y3ffi 21367tos58 rc.8rry279 43639734r'.r
t2 tæ80.6024 25955,69p5 21367tO 16,8107813 436335,875
13 t739î3,7323 259784951 2136376217 16,78825cB 436133,4yU
t4 t6t87,7737 259y,W5 2136376277 t6,w59243 436194,M5
t5 148/0/.,5i7% 259%.0903 2t36376277 16,79958& 43@51.5819
t6 t33Æ,2909 259X,ffi3 2t3637627:7 t6,7y39539 43J)14,-7205
t7 8937,62294 25958,4195 2136376277 16,773n63 435/,25.9139
IE 6826,51911 181,743182 2t363762n 7378.4t2n t3Æ976,123

t37
Annexen"2 : Valeursdu rnodèlede Burgerenfatigue-Jluage
sur chaquecyclepour leséprouveilesI à l0

Eprouvettenoz

N" cycle al(mm) a2(rnm) b1(h) c2(h) c2*a2(h.mm)


I 0.t84254235 o,ffi723079 1508.218665 20.57377856 13,59357031
, o.170994445 o,22579192874n.976942t7,66757613 3.989196083
3 0,14296336/.o,t55711974 Æt,9qJt49 2I,47267ffit 3.34354.5/07
4 0.13899071 0.155718161)085720,808 2t.Æ805113 3,342%y5
5 0,13899071 0,155718161 ru8s720.80821.46805113 3,34296y5
6 u,tsu,ll I t l 0,155718161
)085720,808 zt.Ææ5t13 334296y5
7 0.13899071 0,155718161)085720,909 2r.ffio5113 3,342%y5
t 0.1389907r o.155718161)085720.808 21.Æ805113 33429654'5
I 0,13899071 0,155718161 ru85720,808 21.Æffi5t13 334296y5
10 u.lJU!ru./l 0,155718161 ,085720,809 2r.Æaosll3 3.34296y5
tl 0,13899071 0.155718161)085720,809 zl,4É,aast13.3.34296y5
t2 o.t36155221o,t55723l24 )0457Æ.721 2r.Æ1w7523,342115?31
13 o,t31675931 o,15573W '{J85762,9æ 2r,4y79793 3,341165675
t4 0,125878161u,t55 tqIll )æ577I,495 2t.4É.5270o6 333!490865
l5 0.118850728 o,1557sVl )085776.898 2I,433t9953 3,3382722æ
t6 o.ttw4367 o,1557ffi ,0E579O,612 zt,4ræ7559 3,336346/.19

b(mm) h(mm) I (mma4) P(N) a(mm) l(mm) K(N/mm)


20 2,9 q,ffi33333 l0 90 180 89671,57

N'cycle Ef (N/mm2) E2 (N/mm2) nu*l(MPa.h) tau (h) nu*2(MPa.h)


I 16522,36716 592Æ,07794 t3524340,5 20,57377K 1218956,86
2 rs3333050520u7,1174 259f35718r',5 t't,ffiit5t6l 357717.M
3 12819.74974l3%2,93T13 4322æ14,95 2I,4726?Sl 2V962O,9769
4 1763.5156I t3%3.49251 8,1473lE+ll 2L,Ææ5ll 298768,9712
5 r2Æ3.5156l 13963,492518,1473LE+ll 2t,46,80511 29ç1168,9712
6 t2Æ3.51fir L39ti3,4yl5l 8.1473lE+lI 21,45ffi511 29s7æ.y712
7 t2Æ3.5tfi1 13963,4E251aJ473lE+ll 21,45æ5ll 2W7æ,y712
8 t?Æ3,5Ifi1 13963,492518,1473LE+II 2t,45W5lI 2W78,9712
9 r?Æ3.51X1 t3963,49251 8.1473lE+lI 2t,468o.5ll 2W78,9712
l0 r2Æ3.st56rt3963,49251 8.1473IE+1121,4690511 2W7æ,WL2
ll t7Æ3,sl56l l3%3,49251 E,1473lE+l1 2l,ffisll 2W768,y7L2
t2 tzzw,z57K t39ti3,gJ75 8.14733E+ll 21,4Æ1907529%92,7353
l3 ttæ7,59793 1396/',59X7 8,14735E+ll 21,4y7n9 299@7.58'26
t4 ltztrt,69?Â9 r3%5,Æ96É,8 .14735E+1121,452701 299498.2684
t5 to657.53174 139{5r.,56,275
8,147368+ll 2t.4331995 29938.1262
t6 9D48.4932M t3967,WU 8,147368+ll zL,4tw7fi 299175,4323

l3E
sur chaquecyclepour leséprouvettes
Annexen"2 : Valeursdu modèlede Burgerenfatigue-fluage I à 10

Eprouvette no3

No cycle al(mm) a2(mm) b1(h) c2(h) c2*a2(h.mm.


I o.2033034 0.47648588 22W532447 17.M39r06 8,12tl8n5
, u,tw' t'Æ'24 o,27223m231894,77390118,3499767 4.9940.5913r
3 o,t58.3EZ2-tEo,20w71 492.20249Æ23335031W 4.47433t373
4 oJ5rM3622 o.1733W792 164.6651488 53.|'Z3UZtrit 5,'743r7&5r
t o.t5lu36?2 o.t733W792 w457rc.259 33.1230266it 5.743r2u5r
6 o.t51o/.3622o,173397792 9085710.25933.123026675.743t28r'.51
7 o,1510/'3622 o.1733977929æ57tO.2s933.t2302667 5.7431?g5l
E o.151043622o.1733977v2 w857tO,259 33,T?302667 5,7431?f/'5l
I oJ5tu3622 o.t733877W 90E57to,25933.123O76É|t 5.7$r?fr';sl
lo o,r5tw3622 o,r733W'7929æ57tO.259 33.1?3026675.743r28r'51
ll o,t5t043622 o,173387792 9085710.25933.1?3026675.743t28r''51
t2 o.t476WOr7o,173385.2029085738,t32 55.1'Z4tJ 145t 5,-t4325-t4X
13 o.t4?437272 o,t'73383473xJ85752.fi133.r2572ffi 5.74345t8r''1
t4 o.t3x73,ago,17337n3790E576t.12633.t27W2W 5.743719071
l5 o.Ln5391329o,17337491 9085766.68 55,lJLË9(,t4ù 5; t#thJtqz
l6 o.t18/'73275 o.17336944590E5770.39333,134203855,744458522

b(mm) h(mm) I (mm^4) P(N) a(mm) l'(mm) K(N/mm)


19,9 3,1 49.4o.34oæ3 l0 90 180 73780,33

No cycle Er (N/mm2) E2 (N/mm2) nu*1(MPa.h tau (h) nu*2(MPa.h


I L4999.79324 35155.7a7æ 16235É,052.4 r7,0r''39lÛ6599183.5811
2 13898,5789320æ5.222t8 3nn052.5 18,349977 3ffi3.3y
3 træ5,4975r 15411,583&+ 363tM.79 23.33fl3r9 359629.4
4 ll14r',M9 1 2 7 9 2 . f f i 3 |zl4 n9,B J5.I'l5U'26 t 4?3'/?;9,y391
5 I14.U9 r2'792,6t936,7O34TE+ll 33,t230267 423729,9391
'J'3,r'Z3Q76t
6 tr4.M9 12792,ffi93 6.7O347E+Il 4ZJ-t'29.9J91
7 ttt4r''.u9 12792.&93 6.7O347E+Il J5,I'Z5UZ6I tz5r29,y391
E rtt4.4..u9 T2792.6093 6.7O3478+ll 33,1230267 473729.9391
9 llt4,y'.,M9 r2792.æ93 6.7O347E+ll 33,t?30267 4ZJ'|Z9,9J9I
l0 tlt4É,u9 rn92.ffi3 6,7Q347E+ll 3'3,|'ZJUZUt +25t'29,y391
11 ttt4r''.u9 127y2,60p36.7O3478+ll 33,1230267 423729,9391
t2 ILIJYl.I55JO |n92.49203 6,7O3498+ll 33,1?Æ74 423739,4573
l3 loffi,6%2 rzffi 4)3't53;t9t59
lny2,?ffi9[3 6,7035E+113'3,1:z5
t4 10010,00601t2792.Ot499 6.70358+l I J5,L'Ztv I'Zl 4?3773,5t53
15 94tt).9JlZ5 12791,6ffi5 6,70351E+1133,13089054)3799,0485
l6 87Æ,99.7908 tngL.25%5 6.70351E+11 33.1342038 42342,4.W22

139
sur chaquecyck pour leséprouvettes
Annexen"2 : Valeursdu modèlede Burgerenfatigue-fhrage I à 10

Eprouvette no4

N" cycle al(mm) a2(mm) b1(h) c2(h) c2*a2(h.mm)


I 0.2051361320.+lËw495'z r686.00ftt71 17.7Ææ87 7,61æ226É,2
t 0,1780800270.230101901570.W3s9722.269M765 5.I?Q46UI
3 0.1576756740.tffi7737 424.3799009 ?A.v3W3Vt 3,828909318
4 0.1483305990.1560371059045713,æ7 24.5t97t701 3,82582942
5 0.148330599 0.156037105 9æ5713.&7 24.5187r70r3.82582%22
6 0,1483305990.156037105 9æ5713,97 usrwL70l 3,8258.29622
7 0,1483305990.15603710s 9 tJË.5lI'3.et4l vt.stwt70l 3.425429{5.22
E 0,1483305990.156037105 90857t3,æ'7 24.5197170r3,82fi29622
9 0,1483305y' 0.156037105 9085713.æ74,51871701 3.125829622
t0 0,14S30599 0.156037105 n857r3.æ7 24,518717013,82fi29622
ll 0,1483305990.15603710s9 UU.5llj.ffit ?A,srWr70l 3.42fi2%ZZ
t2 o.r45lo2x7 0.1560457V 9085756.50771,51192086 3,82498tffi
l3 o,L4{IJ3(VZ 0.1ffi362 9085756.fl1 24.495a3435 3,822y26"t7
t4 o.1334947950,1560866289{J857æ,922 u,476%644 3.42;0527r47
l5 o,t2fi7n6rc 0.1561t4447 9o/85770,271 u,4531ffis 3,81749012
t6 0,ll6El6E59 0.1538r'.75/,9085773.Æ 25.15187688 3.86955438

b(mm) h(mm) I (mmr{) P(N) a(mm) l'(mm) K(N/mm)


zo,5 3 6,125 10 90 180 7nAae

No cycle El(N/mm2) E2 (N/mm2) nuxl(MPa.h tau (h) nux2(MPa.h)


t 16210.7s77a33901,38062 r332358f36,2l'7,'l4rffil 6At440,6201
2 r472,6552 18183,6242 4ffinI8,4 22.2694,577 4M940.4421
3 t?Æo,223W 12324.4rc3 33536362,9 u.y3w3z 302577,2242
4 L I 7 2 I . 7 3 5 t l t2330,73708 t,L'twJE+tl v+.5ra7n 302i33,853
5 I t'zt, t55t I t2330,73708 7,17993E+lL 2/+.519717 302333,853
6 Ir72r.735rrr?330,73708 7 .179938+It 24.5147r7 30æ33.8s3
7 t1721.73511 t7330.737æ 7,I79938+ll ?A,srW17 302333,453
E tt72t.735tI L'255U,'t5tW 7,I19938+ll u5t87t7 302333,853
9 rr72l335rl t2330,737æ 7,17993E+ll u.5tg7L7 302333,853
l0 t172I,7351112330,73708l,llwJE+ll u.5rg7t7 30æ.33,853
ll L - t z I , ' H 5 r l 12330,737æ l,l t995ts+rl vl,slg717 302333,853
t2 11466,64IE6 12331.423t77,179968+Il yl,5lt92w 30226,W9
t3 11065,858112332,891æ 7,179968+ll u,49ffi4 3V2tM,456p
t4 105/;9,3418112334.6flfi 7,1-7997E+ll 2/1,4769ffi 30L914,E7E'2
15 992'7,09256. 12336,&18!)8 7,L79U78+ll a\453rffi 30t674,829
l6 9?31,38101412t57.7æ027,1798E+lI 25j5t9769 305789.r7v

t4ilt
sur chaquecyclepour leséprouvettes
Anncxen"2 : Valeursdu modèlede Burgerenfatigue-fluage I à l0

Eprouvette nos

NO a1(mm) a2(mm) b1(h) c2(h) c2*a2(h.mm)


cYcle
I 0.18206J864 0,556837893 6169t3,t2734 t2,99293446 7,2349582Æ
2 0.155062868 0,2489158 132434,/'.rn r5.6rr4nr 3.æ59?r'.789
3 0.1333672930.1613687119tJ85729,496 16.98727251 2.74t214271

b(mm) h(mm) I (mmn{) P(N) a(mm) I(mm) K(N/mm)


1919 2,9 Æ,4fi9167 10 90 180 9Ol22,lt

N" Ef (N/mm2) E2 (N/mm2) nu*1(MPa.h) tau (h) nu*2(MPa.h)


cycle
I tffi.53379 5ffi369995
5Alæ,44'7t6 12,9929345 652030,?397
2 t3w4.ffi38 22432.æ553 1,19353E+1115.6Irq27 3flzæ.0295
3 t2019.35t78 t4v2.9007 8.18826E+11 16,9872725 247044,21'74

t4l
sur chaquecyclepour leséprouvenes
Annexen"2 : Valeursdu nndèledeBurgerenfatigue-fluage I à I0

Eprouvette no6

N" cYcle al(rnml a2(rnm) b1(h) c2(h) c2*a2(h.mm)


I o,209763 0,8806867716)39.ÆW36 t5.y743051 t3.69%+rg
2 o.203w4479 ostuz%K t'3z4353,'t96 L6,92507f,Q2 5,?8788L2
3 o,fl7477472 0.209336508 9085736.67619.U263536 4,7537æ
4 0J743A7875 o.20%51532n85724.8s3 19.7ffi8739 4.14a7286'2
5 0.r743W4750.2096515329æ57?4,893 19.7W739 +,t#t?ffiz
6 o.174307475Q,209i0.5t532908.577/,493 19,/Ëuôt'/Jv ,tryt?ffi'z
7 o.t743WA7s o,2w65t532 90/85724,8y319.7ffi739 4.rÆ72K2
E o,1743|0'7875o-20%515329085724.893 19,7W739 4.14st2f362
9 o.t743WWso,209651532w57?4.893 Lg,',lUË6t5l39 4,1Æ77ffi2
t0 0.t743W87s o.209651532w457vL.493 t9, /6Uôtt/Jy \r#t'tffiz
ll oJ743W475 o.2096515329085724',89319.7886,9739 4.1Æ72f362
t2 0,16986&1330.209656051 90E5753,02 19.785æll)8 4,14805168
13 o,1629513?3o.2096É.33r7 y{JË.5t6 /,'/51 19;t.t9LJ.tUZ t,t4Ô/9594t
t4 u,15416.2Ô1to,2096.727æ9085n6,|99 19,77l3&y 4,1455117r
l5 o,t437slM 0.2t%u282 n85782.632 19.76t6?36 4.14370185
t6 o.1323M57 tJ.zu96Lrtyl 9085785,939 19;tJr26V)3 +.I4I5UJUJ

b(rnm) h(mm) I (mm^4) P(N) a(mm) l'(rnm) K(N/mm)


20 2,9 Æ,ffi3333 10 90 180 E9671,57

N" cycle Er (N/mmz) E2 (N/mmz) nu*1(MPa.h tau (h) nu*2(MPah)


I 19720.1066.578n2.fiæ 5/'t5705/6..3 t5.5474305 1227820.52
2 18211.80141 28016,06152 , 1 6/ 5 l E + l 16,925078 474t72,626
3 15950.14031 LW1t.534ol E,l4-7328+ll 19,u263y 372476.705
4 tx30,Æ142 18'99.78267 8.1473lE+lI t9.7ffi874 372023,O22
s tx30.46142 18799,782678.1473tE+ll 19,7886874 3720?3.O22
6 15É.30,46142LUt!/É),.t626t 8,1473lE+11 t9.'/uuôu/4 37ZOB.OZZ
7 1fi30,Æt42 IWY).7426i1 8.1473lE+ll 19.7W74 3720?3,O22
I 1fi30Ær42 18799,782678.1473I8+lI 19.7886a74 372023.O22
9 rx30,46t42 1w99,78.2678.1473IE+l t9;t|'5ffit4 3720?3.O22
l0 156.30.Æt4z Lt5t!r),'té'2ôt 8.14731L,+ll t9.7W74 3720?3,022
ll 1x30,Æt42 19799,782678,1473tE+lI 19.7885974 372023.O22
t2 t5?3236% 18800,187!A8,I4'734E+ll L9; N}tr'Z 371962.32
13 t6t2,totgf3 18800,83946 8.14735E+ll 19;l 1915't 37lWsE
t4 138?4,Qo439 18801,667018,147368+ll 19.771340/5 371734.557
l5 r28903818918f0/2,719438,147368+11t9j616236 371572,2æ
t6 II85T,20389 18803,908398.1473TE+l t9.750?Â99 37rc42.26

t42
Annexen"2 : Valeursdu rnodelede Burgerenfatigue-fluage
sur chaquecyclepour leséprouvettes
I à 10

Eprouvette no7

N" cycle al(mm) a2(mm) br(h) czlh) cZ6aZ(h.mm)


I 0.18978i 0.ffi8ffi794 4772,72M58 14.72n72æ 7.96291171
2 o.17926575o,2Æ80391213243fl.329 17.973316354.43588r''79
3 o.1502:763490.178/'76933 w85734.653 22.v12774% 3.969ulzKr5
4 o,144788942u.lôô425ôôô 9085717,679 25,ffi81421 4,268?3æ5
5 o-1447æ9420,1ffi23ffi w5717.679 25.ffi1421 4,2æ23685
6 o.14É.7æ942 0.1ffi23ffi 9æ5717.67925,ffi1421 4,2æ23685
7 o.t4,r''788942
0Jffiz3ffi 9085717,679 25,ffi8t421 4,26873æ5
E o.144788942u,t6ffi256,66 q)857t-7.679 2 5 , f f i t 4 z r 4.2æ23æ5
9 o.t44788942 o,lffiz3ffi w857r7.67925.ffi8r42r 4.268?3æ5
10 o,144798942 o . 1 f f i 2 3 f f i 9085717.67925,ffi1421 4.2æ23685
1l o.t44798942 o.L@?sffi 908.5717.6792 5 , f f i l 4 z l 4.2ænæ5
tz o,t4t7I7A39o . t f f i ? f 8 ' 2 1 90/85745.U225.6/'30/809 4.26774226
t3 o,r36ffiy73 o.lffi3Bv 9085760,51825,636912% 4.2669Æ
-74
t4 o.130611212U,lffil6't 9085768.919 25,6287t135 4,26
l5 U,IZJUJ!{)ôô u,loô40zv56 90857'75,?3925.61839531 4,2&513W
l6 oJr46[,w2So.1ffi79x8 90/85778,4I125,ffi2ffi79 4.26291058

b(mm) h(mm) I (mm^4) P(N) a(mm) l'(mm) K(N/mm)


19,9 3 4,775 l0 90 180 Et4O7,O4

N" cvcle Er (N/mm2) E2 (N/mm2) nurl(MPa.h tau (h) nuf2(MPa.h)


I 15449.9969t344029.y805 3æ533022.2 14,7227728 ffi237,O34
2 t4593.4%19 2W9r.57477 1.07811E+11 17,yt33163 361112.229
3 12233.5520514529,n797 7.39@'3E+ll 22.?42729 3?3t70,792
4 ll786,æ8r';9 13ffi.O57n 7,3WLE+11 25.ffi8r42 347&.fl8
5 t778F.838r'9 13ffi.057?:7 7,39&lE+17 25,ffi8142 347M.ffi
'7,3964IE+II
6 11786,83849 135/8,05-727 25,ffir42 3474&.5M
7 l17'[36,æ8r';9
t35/3.o57n 7.39(:,4lB+lt 2'5,ffiE142 34'7464,548
8 ll786'æ8r';9 t3ffi.05727 7396/.IE+ll 25.ffi142 347464548
I 11786.83&+913ffi,05727 73%4lB+ll ?5,ffi142 347M,fl8
l0 11786.83&1913ffi,05727 7.396/.lF+ll 25,ffi8142 347464,548
11 It7fl6,æ8/,9 13ffi,o57n 7.39&lE+Il 25.ffi8142 347464.508
t2 11536.3894813548.476887j9ffiE+ll 2'5.6r'.30/al 347424244
13 lrl4l,8l?34 lJ54,g,t'tqrz 73964.5E+ll ?5,636913 347359
t4 lQ63Z,67T5l l5)5U,IUUOJ 7,39ffi8+Ll 25.62g7113 347271,6t8
15 toor7.922591 3551,255897 ,3W8+ll 25,6183953 347t61.43
l6 9329.32t74 13552.@8057.39ffiE+Il 25,6062088 347030,9r1

t43
Annexe n"2 : Valeurs du modèle de Burger enfatigue-fluage sur chaquecycle pour ks éprouvettesI à 10

Eprouvette no8

No cycle al(mm) a2(mm) b1(h) c2(h) c2*a2(h.mm)


I o.t89229 0.5t6w2377 3242.2273115,862190618.20063163
.,
o,1745838 o.228313X5 1324345,881 19, t945 t6.25 4,51937026
3 u,14!r51616 o,155999943908s73233322.v28r9396 3.57679696
4 0.143507101 o,tffi142,97 n8572t.O87 22.9r5388t5 3.57512818
5 o.143fl7101 0,1ffior42979{J8572t,O87 22.9153æ15 3.575n8la
6 o.143507lol o,r56,ot42g79æ572t,W7 22,9I53æ15 3.5751?48
7 U.T4JÏJ /IUI U,ISAJI4ZVI 908572L,W7 22,9153æ15 3.575nf18
I 0.143fl7tOL 0.rffir4297 91J85'lZl,[IEit 22,9153æ15 3,575t?f18
9 0.1435û7101 o.1ffir4297 9æ5721.O9722.91538815 3.57512818
l0 o,t43507lQI o.txot4297908572t.W7 22,9153æ15 3575t28t8
tl 0.143507101 U .LfrUI4Z9I n85721,æ7 22.9t53ær5 3,5't512818
t2 0.1,10485s49 0 ,156021382 9085749,16l 22,W909{3 3,5743Wr3
l3 u,r'JTtzz563o,1560374419æ5763,82622.899t3712 3.573W26
t4 o,t29572436 o,tfiu7zt1 9085771.85822,æ%24% 3,571738æ
l5 o.122t39æ70.1s6065751 9045777.æ5 22,f36ffifl37 3,5É,9{JI309
16 o.tt3æ2626 0,1550166949085781,545'23.t'/.tzt9w 359286518

b(mm) h(mm) I (mmr{) P(N) a(mm) l'(rnm) K(N/mm


20,5 3 6,125 lo 90 180 79024,39

No cvcle Iil (N/mm2) E2 (N/mn2) nu*1(MPa"h) tau (h) nux2(MPa.h


I 14953.7M3440855,007352562t5036.2 15,ffi21906 ffi0/;g,914
, t37W.467æ r804.z,3Æ22
1 ,04'656E+1119;t945t6J 35714p.479
3 ll8soJ0932 r23Tt.W 7.179948+ll 22.v28r94 7f,2654',199
4 It34p,%t12 22.9153882 ?s2522.3U
12328.93471 7,179948+ll
5 1t34o.ffi712 12328,93471t,t ty)4tj+tI 22.9t53æ2 732522,324
6 t\3N.56tt2 12328,9347I7,179948+lI 22.9L53æ2 282522.324
7 1134o.%t1212324.93471 7,179948+ll 22.9t5388,2 282522,3?/+
E Il34p..firr2 r?328.9347r7.l794E+ll 22.9153æ2 282522.32/l
9 tl34o.xt12 123?4.%47r7 ,179948+ll 22.9t53æ2 2825223?/+
l0 I1340..fiIt2 L?328.934717,17994E+ll 22.91538a2282522,3V1
11 tt34o,ffillz t2378,93471 7.17991E+1122,9153æ2 2825223?/
t2 11101.7&183 r?329,4945 t,L'tyfrE+tL 22.9WW8 282457.6
l3 tw2539437 læ30,3685 7,17997F+ll 22,Wt371 .NZJY,799
t4 rcz391AZn 12331,536217,I7998E+I| 22,88'5É,25 ?,8.2214,9t3
t5 %s2.0?3739I2333.00081 7,1-79988+ll 22,ffiru 282039,W
l6 8993.18309 122fl.t9v74 7,|7V)EE+L1 '13.1'/'tz't9
?fts9?3,9f3

tu
I à 10
Annexen"2 : Valeursdu modelede Burgerenfatigue-fluagesur chnquecyclepour leséprouvettes

Eprouvette no9

No cycle al(mm) a2(mm) b1(h) c2(h) c2*a2(h.rnm


I o,zsffill r6ffi.38625
I.IÆffiXj 13.33020986 15,2050&E
n o-237558288o.5468929235359.?fF65s1533479159 7.71349134
3 o,2y+270515 26É'3.O23M 16,95357?39538n768r
0 .317501037
4 o.2227695 o,3ræ277229085760.10s16.811065255,35983363
5 o.22n695 o,3læ27722 9085760.10516"8110652553sW363
6 o,2227695 o3ra27722 9085760.10s16,81106525 5.35983363
7 o.22n69s o,3ræ27722 9085760,10516.811065255,35W363
t o.2227695 o,3læ277229085760.105 16,811065255.35983363
9 o,22n695 o3ræ27722 9085760,10516.811065255,359f33363
10 o.22n695 o.3ræ277229085760,10s1 6.8110652s5.35W363
11 o.222769s o3læ277?'2 9085760.10s16.8110652s5359t33363
l2 o,215%7534o,3tæ29945 9085788,2q1 16.809260165.35929549
t3 o,2My72r6 o,3IW22t9 908ffi2.979 16,804851!)8 5,35792825
l4 0,190883054031ffi95se 908581I, 16.80158032535700847
l5 o.I75l6v)59 0.318&+50679085816,7&t 16.7n59ffi 53554302
t6 0,t58512329 0.3188514319085820,888 16.7922t38 5.3v22r4

b(rnm) h(mm; I (rnrnn4) P(N) a(mm) l'(mm) K(N/mm)


19,9 3 4,775 10 90 180 E1407,04

N" cycle El (N/mm2) E2 (N/mm2) nu*1(MPa.h, tau (h) nutr2(MPa.h


1 2W%.m14392856.81804 1346503805 13.33020W t73780O.A7
, 19338.91s874126/.6fi0/. 436?fF393 L5,3347916 63nU,ffi
3 18257.19767 25&16.818092t67W.6 16,9535724 438195.901
4 1El35,U)452 259y,8t955 7,3W58+lI 16,81106534363?8,165
5 18135,00452259y,81955 7,3W58+1I 16,8110653 4363?8,165
'7,39&5E+Il 16.8110653436328.t6s
6 18135.00452259y,81955
7 18135,00452259y,8t955 73W58+ll r6.81106s3436328,165
I 18135.00452259y,81955 7,396r';5E+ll 16,81106s3436328.t65
9 18135,00452259y,81955 739645E+II 16,8110653436328.t65
10 18135.00452259v.8r9s57,396/.5E+ll 16,8110653436328.t65
tl 18135,00452259y,E1955 7.396/'5E+ll 16,8110653436328,165
t2 17ffi,7138r'. 25955,000557.3964.7E+ll L6,8o92602 436?&,357
l3 16651.5E239 25955,185687.39ffiF+ll 16.804852 436173,O53
t4 15539,2234925955,7æ23 739649E+ll 16,8015803 436W8,rr7
l5 r42û,06702 259X.?3162 7.39&9E+11 16,7975947 43ffi2.2fi
t6 l2904.,orwl 259%.74%5 7.3%58+ll 16.7922134 435971.29
145
I à I0
sur chnquecyclepour leséprouvettes
Annexen"2 :ValeursdumodèledeBurgerenfatigue-fluage

Eprouvettc no10

N" cycle al(mm) a2(mm) br(h) c2(h) c2*a2(h.mm


I o.22M9923 0.4?396"/32 1874.78880317.769264M 7.622M"774
2 0.189551536o.23004,9785ffi.w63274 22,?AW0/}fi 5.1275ffi7
3 o.16r.596745
0.155980814 4?3.3rJ0'7702,24.5É.5rlzw3.83168619
4 o.l%199479 o.rffir226l 5.3687lE+lI ?4.539342163.82U3825
5 o.156t99479 o.rffiot226r5.3687lE+ll 24.539342t6 3.828r'.342s
6 o.txr99479 o.15601226r5 .368718+11 v+.53s342163.82U3825
7 o.156199479o.rffior226l 5.36871E+l124.539342163.828r'.382s
E 0.rft19p,479 oJffir226l 5.36871E+11 24.539342163.428/.3425
9 0.1ffi199479 o.rffir226l 5.36871E+l I 24,539342163.82U3825
10 o.156199479o.tfiol226r 5.3687lE+l I 24.539342163.828r'.3825
1l o.1fir99479 o.tfior226t 5.36&71E+llv+.539342163.4?#342s
t2 o.1526273440.rffi232æ 5,36871E+11 a.53016943 3.82727757
13 o.147023404 o .r%0412695.36871E+lt v4.515255r'33.42539159
L4 0,r3w52r7 0.15606500E 5.3687lE+1124.49534242 3.E22E65Et
15 o.r3t2t%93 oJffi43n 5.36871E+1124.470369063.81968569
t6 0.12rffi37 o.153429149536871E+ll 25.t6746,932 3.A7t4W

No cycle El N/mm2) E2 N/mm2) nu*1(MPa.h tau (h) nu*2(MPa.h.


I I90'O.tZ686/ 37W7,9Æ3 162t432,43.2 r7.76926/! 659203.203
2 16393.58031t9f3%.rt745 47Æ2734,æ 22.289M 443491.652
3 14408.3090813490.na25 36609G8,85 %+565rtZL 331387,74
4 r3fr9.O8n5 t3492.897954.@319E+16 v|.5393422 331106.839
5 13509.0897513,492.497954.&3198+16 vl.5393422 331106,839
6 r3509.0897513492.897954.@3198+16 24.$q3422 331106.839
7 13509.0897513492.49795 4.643198+16 v+.5393422331106,839
I 13509.0897513492.æ7954.6r',3l9E+16?A.5393422 331106.æ9
9 13509.08975r34v2.8v79s4.&3198+16 vt.5393422 331106.839
t0 13509.0897st3492.8v7954.&319F+16 v+.5393422 331106.æ9
11 13509.08q7513492.8v7954.&319E+16 2/1.5393422331106.839
t2 r32W.t4953 134q1.851194.&319E+16 y+.5301694 331006.4s6
13 4.&319E+16 ?/1.51525fi 3308r'.33Æ
12715.48646 t3495.4CI,672
L4 12093.80785t34W.459æ 4.&319F+16 v\.49534V+ 3306v+.9
15 t1348.68445 13499.99'154.&319F+16 u.47W69r 330349.W
l6 10520.5229613304.089054.@319E+16 25.167Æ93 3348FO.253

t6
Annexen"3 : Listedesfigures

LISTE DBS FIGURBS

Liste des figures du chapitre I : Etude bibliographique

Figure l-l : Partiescomposantun arbre sur pied.


FFrè t-Z : Représentationschématiquedes différentescouchesformant la paroi cellulaire.
Figure 1-3 : Crôissancedu matériaubois dansles directionsL, R et T'
Figure 1-4 : Couchesd'accroissementannuelles.
Figure 1-5: Bois initial et bois final.
FÈu"e t6 : Évolution de la morphologie des sectionsRT de cellules au cours de la
croissanceannuelledansla direction R.
Figure l-7 : Exemple d'isotherme de sorption pour un.bois.
Figure l-8 : Les trois plans de symétrieou d'orthotropie.
Figure l-9 : I-es trois plans de référence.
Figure t-t0 : Représentationde la fonction de fluage J1, décompositiondu fluage en trois
stades.
Figure l-11 : Comportementdu solidelinéairevisqueux.
Figure 1-12: Comportementdu solidede Maxwell.
Figure l-13 : Représentation du modèlede Kelvin-Voigt.
Figure t-14: Schématisationet comportementmécaniquedu modèlelinéaire standard.
Figure 1-15: Schématisation et comportementmécanique{u modèlede Burger.
Figure l-16 : Schématisation du modèlede Burger généralisé.
Figure 1-17: Schématisation du modèlede Maxwell généralisé.
Fignrre1-18: Cyclageunilatéral.
Frgure1-19: Cyclagebilatéral.
Figure l-20 : Cyclage à charge constantepour le fluage primaire.
FiÈure l-21 : Rêlatiôn chargè-défomationlors de cycl.age_a vitessede déformation constante
jusqu'à un niveau de chargeconstânt: (a) fluage primaire, (b) fluage tertiaire.
Figure l-22: Effets du niveau de chargeet du nombre de cycle sur le comportementdu
fluage.
Figure 1-23 : CourbesCharge-Déplacementpour du Douglas en compressionradiale avec
vanation d'humidité contenue.
Figure l-Vl; Relationsentre la contrainteen compressionet I'humidité dans le cas du
Douglas.
Figure l-25 : Relationstype entre les propriétésmécaniqueset le taux d'humidité du bois.
Figure l-26 : Relation, pour du peuplier, entre la non-recouvrancedu déplacementet
I'humidité.
Figure I -27 : Effet de I'humidité sur la contraintede relaxation en compressiondansle sens
transversedans le cas du peuplier.
Figure l-28 : Effet du changementd'humidité et du niveau de contraintesur le fluage dans le
cas du peuplier.
Figure 1-29 : Effets dè cycles d'humidité sur le luage en flexion dansle cas du hêtre.
Figure t-SO: Effet des cycles d'humidité sur le fluage dans le cas de fines éprouvettesde
Mahogany africain (acajou).
Figure 1-31 : Evolution du déplacementen fluage en fonction du cycle d'humidification et
du niveau de charge.
Figure 1-32 : Représentationschématiquede I'effet de la températuresur la courbe
contrainte-déplacementpour le bois.
Figure 1-33 : Représentationschématiquede I'effet de la températuresur le fluage du bois
Figure I -34 : Relation entre El et la températurepour deux espèces.
Figure l-35 : Effets combinésde la températureet de I'humidité sur Es dans le casdu chêne
rouge: a) humidité,b) æmpérature.
Figure 1-36 : Interàction humidité contenue-température sur E1.
Figure l-37 : Processus de la rupture.

r47
n"3 : Listedesfigares
Annexe

Liste des figures du chapitre I : Etude bibliographique (suite)

Fisure l-38: É,volutionde la loi linéairede Miner et Palmgren.


Fisure 1-39 : Évolution de la loi non linéairede Chaboche.
Figure l-4O : Évolution de la loi non linéairede Raguet.
Figure 1-41: É,volutionde la loi non linéairede Corten-Dolan.
Fisure 1-42 : É,volutionde la loi non linéaire de Henry et Gatts.
Fisure 1-43 : Évolution de la loi non linéaire de Bui-Quoc.
Figure 1-44 : Évolution de la loi non linéaireen forme de S.
Frgure 1-45 : Théoriede Katchanov.
Figure 146 : Modèle de Kelvin-Voigt.

Liste des frgures du chapitre II : Etude expérimentale

Figure 2-1 : Caractéristiquesdimensionnellesdes éprouvettes.


Figure2-2 z Schémade I'enceinteclimatique.
FiÈure 2-3 : Schémapartiel du montaged'essai.
Figure24: Schémades caractéristiques géométriquesdu montaged'essais.
Figure 2-5 : Cycle de séchaged'un échantillon.
Figure24 : Principede chargementlors d'un essaisde fluage..
Flgiie2-1 : Evolution de la flèche en fonction du temps pour l'éprouvette I lors d'un essais
de fluage.
Figure 2-8 : Principe de chargementlors d'un essaisde fatigue-fluage.
Fiilureh-g : Evolution de la flèche en fonction du temps pour l'éprouvette I lors d'un essais
de fatigue-fluage.
Figure2-10 : Principede chargementlors d'un essaisde fluage.
Figure2-11 : Essaide fatiguepour l'éprouvette1.
Flgwe2-12: Principed'un esÀaisde fatigue avecI,2,3,4 9,u5 cyclesdeÏluage préalables.
Fiilure 2-13 : Evolution de la flèche maximale avecL,23,4 ou 5 cyclesde fluage préalables.

Liste des figures du chapitre III : Modélisation du comportement et de


Itendommagement

Fisure 3-1 : Modèle de Burger.


Figure 3-2 : Evolution de la flèche en fonction du temps.
Figurè l-g : Dimensions du montageutiles pour le calcul de la flèche en flexion quatre
pomts.
Figure 3-4 : Fonction de fluage J(0 obtenueavecle modèle de.Burg:r.
nigu"e 3-5 : Evolution de la llèche en fonction du temps en fatigue-fluagebansle cas de
l'éprouvette1.
Figure 3-6 : Cyclè n"2 de charge-déchargede l'éprouvette I en fatigue--fluage.
Figure 3-7 : Modélisation du cycle2 de l'éprouvette 1 pa-run modèle-deBurger.
iil"e 3-a: Evolution du paramètreE, de l'éprouvettenol au coursdescyclesde
fatigue{luage.
Figure 3-9 : Evolution du paramètreE, de l'éprouvette nol au cours des cycles de
fatigue{luage. .
Figure 3-10 : Evolution du paramètrcfl, de l'éprouvette nol au cours des cycles de
fatigue{luage.

148
Annexen"3 : Listedesfigures

Liste des fligures du chapitre III : Modélisation du comportcment et de


I'endommagement (suite)

Frgure3-11 : Evolution du paramètret de l'éprouvetteno1 au coursdes cyclesde


fatigue{luage.
r
Figure3-12 : Evolution du paramètre
T, de l'éprouvetten"1 au coursdescyclesde
fatiguefluage.
Figure 3-13 : Evolution de la flèche maximalelors desessaisde fatigue avec 1, 2,3,4 et 5
cycles de fluage préalables.
Figure 3-14 : Evolution du nombre de cycles à rupture en fatigue en fonction du nombre de
cycles de fluage préalables.
Fjggge.!|L Evolution du dommageD" en fonction du temps t normalisé.
Figure 3-16 : Comparaisonpour l'éprouvette nol du dommageD" calculé et expérimentalen
fonction du temps t.
Eigrc::tZ. Fonction de dommageD" moyen.
Frgure 3-18 : Evolution de la flèche maximale en fonction du nombre de cycle pour
l'éprouvettel.
Eigug.Llg* Evolution du dommageDr" en fonction du temps t normalisé.
Figure 3-20 : Comparaisonpour l'éprouvette nol du dommageDr" calculé et expérimentalen
fonction du temps t.
Ejjgrg.gzL Fonction de dommage D," moyen.
Figwe3-22: Différence entre la fonctiôn de dommageDr" calculéeavec toutes les
éprouvetteset la fonction de dommageDr" corrigée (éprouvetten"5 enlevée).
Figure 3-23 : Endommagementde fatigue avec l, i,3,4 et5 cyclesôe fluage préalablesen
fonction du nombre de cycles.
Figure3-2d : E-ndommagement de fatigue avec 1, 2,3,4et 5 cyclesde fluage préalablesen
fonction du temps.
Figure 3-25 : Modélisationde I'endommagementde fatigue avec 1, 2,3,4 et 5 cyclesde
fluage préalablesen fonction du temps.
Figure 3-26 : Evolution de la flèche maximale au côurs des quatrescycles de fatigue-fluage
effectués.
Et:urp!4;Evolution du dommagede fatigue-fluageen fonction du nombre de cycles.
Figure 3-28 : Evolution de I'endommagementDr" au cours des quatrescycles des
fati gue{luage effectués.
Figure 3-29 : Mo-délisationde I'endommagementde fatigue-fluagepour les quatrecycles
effectués.
Figure 3-30 : Endommaggmentlors desessaisde fatigue avec quatrecycles de fatigue-
fluage préalablesen fonction du nombre de cyclès.
Figure 3-31 : F{rdommagementlors desessaisde fatigue avèc quatrecycles de fatigue-
fluage préalablesen fonction du temps t normaliié
EigUreIé}. Evolution de Df (4 cycles), Dc et Dfc en fonction du temps t normalisé.
Ejguæ^e=A Evolution de Dr" calculédans I'hypothèsed'un endommagementadditif.
Figure 3-34 : Comparaisonde I'évolution du dommageentre le modèle de Barret et Foschi
et notre modèle

149
Annexe n"4 : lisle des tableaux

LISTB DES TABLEAI.X

Liste des tsbleaux du chapitre I : Etude bibliographique

Tableaul-l : Caractéristiques dimensionnellesdescellulesassurantIe soutiende I'arbre.


Tableaul-2: Qualificationdesbois en fonction de leur humidité.
Tableaul-3 : Caractéristiques de diversesessences.
Tableau14 : Valeursrelativesmoyennesdesmodulesd'élasticitéet de cisaillementsuivant
la directionde mesure.
Tableaul-5 : É,quationsde fluage empiriquesles plus utilisées.
Tableau 1-6 : Exemplesde valeur du point de saturationdesfibres pour différentesespèces.
Tableau 1-7 : Augmentation moyenne des propriétésmécaniquesdue à une diminution de
lVo de I'humidité par rapport au point de saturationdesfibres.
Tableau l-8 : Coefficients d'effets thermiquespour les paramètresélastiquesdu bois.

Liste des tableaux du chapitre II : Etude expérimentale

Tableau 2-l : Tableau récapitulatif pour la déterminationdu taux d'humidité.


Tableau 2-' : Tableau récapitulatif pour la déterminationde la massevolumique.
Tableau 2-3 : Tableau récapitulatif pour la déterminationdu module d'Young.
T ableaa2-4 : Présentation comparativedesrésultats.
Tableau2-5: Récapitulationdesrésultatsdesessaisde fluage.
Tableau2-6: Récapitulationdesrésultatsdes essaisde fatigue-fluage.
Tableau 2-7 : Récapitulationdesrésultatsdes essaisde fatigue avec un ou plusieurs cycles
de fluage préalables.

Liste des tableaux du chapitre III : Modélisation du comportement et de


Itendornmagement

Tableau3-1 : Détermination des caractéristiquesnécessairesau calcul des coefficients du


modèlede Burgerpour l'éprouvette1.
Tableau3-2 : Déterminationdescoefficientsdu modèlede Burger pour l'éprouvetûe1.
Tableau3-3 : Détermination des caractéristiquesnécessairesau calcul des coefficients du
modèle de Burger.
Tableau3-4 : Tableau récapitulatif des valeurs du modèle calculé.
Tableau3-5 : Résultatscompletsobtenuspour les valeursdu modèle de Burger.
Tableau3-6 : Tableau récapitulatif des valeurs du modèle de Burger.
Tableau3-7 : Détermination des caractéristiquesnécessairesau calcul des coefficients du
modèlede Burgerpour l'éprouvettel.
Tableau3-8 : Valeur descoefficientscalculéspour l'éprouvette1.
Tableau3-9 : Coeflicientsdu Modèle de Burger sur chaquecycle pour l'éprouvettel.
Tableau3-10: Caractéristiques géométriquesdu montageet deséprouvettes.
Tableau3-11 : Détermination des coeflicients a, b, c pour les éprouvettesno I à 5.
Tableau3-12: Déterminationdescoefficientsa, b, c pour les éprouvettesno I à 10.
Tableau3-13 : Récapitulatif desrésultatsdes valeurs descoefficients a, b et c du modèle
sansl'éprouvetten"5.
Tableau3-14 : Tableaurécapitulatifdesvaleursdu modèlede fatigueavec 1, 2,3,4 et 5
cycles de fluage préalables.
Tableau3-15: Valeurs de la flèche maximale moyenneet pourcentaged'endommagement
pour les essaisde fatigue avec quatrescycles de fatigue-fluagepréalables.

150
Références

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tsll PLWTNAGE
Publicationprivée

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Thèsede docteuressciences
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