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LA SANTÉ
DES JEUNES
EN BRETAGNE
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2 000 jeunes
répondent
à 84 questions
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PRINCIPAUX CONSTATS
SEPTEMBRE 2003
SOMMAIRE

CONTEXTE CARACTERISTIQUES
SOCIO-DEMOGRAPHIQUES
La consommation excessive d’alcool, la PAGE 4
souffrance psychique et les phénomènes
suicidaires ont été déclarés comme priorités
régionales par la Conférence Régionale de
Santé de 1996, sur la base de données VIE FAMILIALE
PAGE 5
épidémiologiques et d’avis d’experts.
Ces constats concernaient la santé des
jeunes au même titre que celle de ENVIRONNEMENT SCOLAIRE
PAGE 6
l’ensemble des bretons.

Sous l’égide du Comité Régional des


politiques de santé et, pour éclairer la mise
en œuvre des politiques régionales
concernant la souffrance psychique, ACTIVITES EXTRA-SCOLAIRES
le suicide et les addictions (alcool, tabac, PAGE 7
drogue), il est apparu nécessaire de réaliser
une étude plus précise de la santé des
jeunes en les sollicitant directement.
Il s’agissait par ailleurs de disposer de SANTE PHYSIQUE
données suffisamment précises et objectives ET PSYCHIQUE
pour engager les actions de prévention PAGES 8 ET 9
prioritaires et, adresser aux publics
concernés des messages pertinents en TABAC
matière d’éducation pour la santé. PAGES 10 ET 11

La signature en 2001 entre l’Etat et le


Conseil Régional d’un Contrat de Plan Etat
– Région sur l’observation de la santé a
permis d’accélérer la mise en œuvre des
travaux, initiés dès 1999 grâce au soutien
financier de l’Assurance Maladie.

L’enquête réalisée en 2001 a choisi comme ALCOOL


lieu d’observation le milieu scolaire pour des PAGES 12 ET 13
raisons de faisabilité et d’objectifs communs
avec l’académie de Rennes.
De type déclaratif, elle porte sur divers
champs de la santé et interroge les jeunes
sur leurs comportements et leurs opinions. DROGUES ILLICITES
Elle sera réitérée dans le cadre du CPER, PAGES 14 ET 15
avec une périodicité de 4 à 5 ans afin de
mesurer les résultats obtenus et de
réorienter si nécessaire, les mesures mises
en place par les partenaires concernés. FACTEURS DE RISQUE
ET CONSOMMATIONS
PAGE 16
Ce document a pour objectif de mettre
en lumière les principaux constats issus
de l’étude. ATTITUDES DES JEUNES
ET DES PARENTS VIS-A-VIS
Pour compléter cette approche et obtenir des DES CONSOMMATIONS
informations plus précises et détaillées sur les PAGE 17
différents thèmes abordés, nous invitons les
lecteurs intéressés à consulter le rapport
complet sur les sites internet : OPINIONS
DES JEUNES
www.orsb.asso.fr SUR LA SEXUALITE
www.bretagne.sante.gouv.fr PAGES 18 ET 19
www.ac-rennes.fr
METHODOLOGIE technique, 9 en lycée agricole (dont 1
classe en maison familiale) et 12 classes
L’étude réalisée par l’ORS Bretagne en lycée professionnel.
à l’initiative de la Direction Cette enquête de type déclarative s’est
Régionale des Affaires Sanitaires appuyée sur un questionnaire
et Sociales, en partenariat avec le anonyme comportant 84 questions,
Rectorat d’Académie de Rennes, regroupées en 10 thèmes.
a été suivie par un comité de pilotage
rassemblant les différents acteurs
Le taux de participation de 94,4%
concernés au niveau de la région.
Les aspects liés à la mise en œuvre soit 2106 élèves concernés par
pratique : élaboration du l’étude, traduit le bon déroulement de
questionnaire, test, liens avec les l’enquête au sein des 52
établissements, préparation de la établissements tirés au sort.
passation, ont été envisagés dans le Par ailleurs la représentativité de
cadre d’un comité technique restreint. l’échantillon obtenu est satisfaisante:
Dans le mois précédant l’enquête, des une proportion plus forte d’élèves de
réunions départementales ont été quatrième et troisième technologique,
organisées afin de présenter les
liée à la taille des classes et à l’équilibre
modalités pratiques de la mise en
oeuvre, à l’ensemble des référents public/privé et rural/urbain n’a pas de
désignés pour chaque établissement répercution majeure sur les résultats.
d’un même département.
Dans ce contexte, il est parfaitement
L’enquête a été réalisée du 5 au 9 licite d’extrapoler les résultats
novembre 2001 auprès de 52 analysés à l’ensemble des jeunes
établissements tirés au sort : bretons scolarisés.
30 collèges, 12 lycées généraux et
techniques, 6 lycées professionnels
Les résultats de l’enquête Bretagne 2001
et 4 établissements agricoles.
94 classes ont été sélectionnées : ont été comparés, dans la mesure du
47 classes de quatrième et troisième en possible, à ceux issus d’autres enquêtes
collège et pour les classes de première nationales ou à l’enquête réalisée dans
et terminale : 26 en lycée général et les Côtes d’Armor en 1994*.

REPARTITION DES ETABLISSEMENTS SCOLAIRES PARTICIPANT A L’ENQUETE EN BRETAGNE

Collèges Lycées généraux et techniques

Elèves de 4ème et de 3ème Elèves de 1ère et terminale


Moins de 150 élèves Moins de 350 élèves

150 ou plus 350 ou plus

Lycées professionnels et agricoles Zone


Espace à dominante urbaine
Espace à dominante rurale

Elèves de 4ème, 3ème, 1ère et terminale


Moins de 150 élèves
Exploitation : ORS Bretagne
150 ou plus élèves
Source : Rectorat de Rennes, INSEE - INRA 2000

* LISTE DES ENQUETES DE REFERENCE POUR LES COMPARAISONS


• Adolescents : enquête nationale : M. Choquet, S. Ledoux et coll. INSERM U 169, réalisée en 1993
• Les jeunes scolarisés dans les Côtes d’Armor : Enquête sur leur santé et leur comportement
vis-à-vis de l’alcool : I. Tron, ORS Bretagne, réalisée en 1994
• Baromètre santé jeunes 1997 : F. Baudier et coll
• Enquête EHESS-CNRS 1999 : R. Ballion
• ESPAD 99 - France - Tome 1 : M. Choquet, S. Ledoux, C. Hassler
CARACTERISTIQUES
SOCIO-DEMOGRAPHIQUES

La population observée est à Répartition des effectifs par sexe et par âge
A RETENIR prépondérance féminine (53%). 50%

La moyenne d’âge est de 15,8 ans. 45% 44%

17% des jeunes sont majeurs. 40%


Une prédominance
35%
féminine de la 33%

population étudiée. Près de 50% des jeunes sont scolarisés 30% 29%
27%
en collège, 31% en lycée général 25%
et technique, 11% en lycée professionnel 20% 18%
19%

Un âge moyen de près et 9% en établissement agricole. 15%


15% 14%
de 16 ans et 17% de Les garçons sont plus nombreux que 10%
jeunes qui sont majeurs. les filles dans les lycées professionnels 5%
et agricoles, alors que les filles sont plus 0%
nombreuses dans les lycées généraux Garçons Filles

50% d’élèves scolarisés et techniques.


en collège, 31% < 14 ans 14-15 ans 16-17 ans > = 18 ans

en lycée général et
technologique, 11% Répartition des effectifs selon le sexe
en lycée professionnel 56% des jeunes déclarent vivre à la et la filière d’enseignement
et 9% en établissement campagne. Cette proportion varie selon
60%
agricole. le département de résidence, elle apparaît la
plus élevée dans les Côtes-d’Armor (70%). 50%
51%
48%
64% des jeunes sont demi-pensionnaires.
Un taux de chômage 40%
35%
faible (2,8%) chez les Les principales catégories
parents de la tranche socioprofessionnelles (CSP) des parents 30%
26%
d’âge étudiée et une sont les employés (32%) et les professions
forte proportion (87%) intermédiaires (16%). 13% des mères sont
20%

de mères en activité. 11% 12%


au foyer. Le taux de chômage est faible : 10% 7%
10%

2,8% (2% des pères et 3% des mères).


La CSP des parents influence 0%
AGRI CLG LGT PRO

statistiquement le type d’établissement


fréquenté par le jeune : les enfants Garçons Filles
d’agriculteurs exploitants sont plus
nombreux dans les établissements agricoles Catégories socio-professionnelles
des parents déclarées par les jeunes
et les enfants d’ouvriers en établissement
professionnel. 45%
41%
40%

26% des jeunes scolarisés sont 35%

boursiers. Des différences existent 30%

selon la CSP des parents et leur situation 25%


matrimoniale: la part d’élèves boursiers 20%
22%
18%
est plus importante chez les jeunes dont 15%
17% 17%
16% 15%
15%
les parents sont sans activité ou
9%
agriculteurs-exploitants et près de la moitié 10%
7%
6% 7%
5%
des jeunes vivant dans une famille 5% 3% 2%
1%
monoparentale sont boursiers. 0%
Employé

Retraité
Artisan
Commerçant

Ouvrier
Prof.
intermédiaire

sans activité
Cadre
Prof. intell
Agriculteur
Exploitant

Autre

Père Mère

PAGE 4 LA SANTÉ DES JEUNES EN BRETAGNE - PRINCIPAUX RÉSULTATS


VIE FAMILIALE

78% des jeunes vivent chez leurs deux Répartition des jeunes selon le nombre
SI parents. 17% ont des parents divorcés ou d’enfants par famille
séparés. Les trois-quarts des jeunes vivent 40%
37% 38%

dans des familles de 2 ou 3 enfants. 35%


Plus de 3 enfants sur 4
Cette proportion est proche de celle
vivent en famille avec 30%

leurs deux parents. observée en 1994 dans les Côtes-d’Armor


et est supérieure à celle notée au niveau 25%

national en 1993 dans l’enquête INSERM. 20%

Près de 2 enfants sur 3 15%


ont une image positive 63% des jeunes considèrent que 11%
10%
de l’ambiance familiale. l’ambiance familiale est bonne. 6%
7%

Peu de variations sont observées selon l’âge. 5%

Les filles sont par contre plus nombreuses 0%


CEPENDANT que les garçons à considérer l’ambiance
1 enfant 2 enfants 3 enfants 4 enfants 5 enfants et +

familiale comme “tendue“ ou ”à fuir”


(14% versus 9%).
Un jeune sur huit
considère l’ambiance L’ambiance familiale jugée
Les trois-quarts des jeunes considèrent par les jeunes selon le sexe
familiale tendue ou à que leurs parents ”s’occupent d’eux
fuir. 70%
comme ils le souhaitent”. En revanche, 66%
62%
les mères apparaissent pour certains comme 60%

Un jeune sur dix se sent trop présentes et les pères comme trop
50%
incompris de son père, autoritaires ou indifférents.
l’incompréhension de la Les filles sont proportionnellement plus 40%

mère étant davantage nombreuses que les garçons à se sentir


30%
ressentie par les filles “incomprises de leur mère”. 24% 25%
que par les garçons. Les rapports avec le père varient en fonction 20%

de l’âge : l’autorité paternelle est davantage 10%


11%
7%
ressentie entre 14 et 15 ans. 3% 3%
Les mères apparaissent 0%
comme trop présentes Bonne Moyenne Tendue A fuir

pour près d’un jeune sur


dix, et plus particulière- Garçons Filles

ment chez les garçons.

A SIGNALER Jeunes déclarant que leur père


fait preuve de trop d’autorité, selon l’âge
12%
Les filles sont plus
10%
nombreuses que les 10%
garçons à évoquer une
perception négative de 8%
7%
l’ambiance familiale.
6%
6%
5%
4%

2%

0%
< 14 ans 14-15 ans 16-17 ans > = 18 ans

LA SANTÉ DES JEUNES EN BRETAGNE - PRINCIPAUX RÉSULTATS PAGE 5


ENVIRONNEMENT SCOLAIRE

61% des jeunes déclarent aimer l’école. Le goût pour l’école


SI Cette proportion est inférieure à celle selon le type d’établissement fréquenté
observée dans les enquêtes nationales 100%
5%
14% 13%
La majorité des élèves aime (80% versus 60%). 90% 20%
l’école et l’absentéisme Le goût pour l’école est plus marqué 80% 27%
scolaire est peu marqué. 27%
chez les filles que chez les garçons, 70% 34% 24%
chez les moins de 14 ans, et chez les élèves 60%

CEPENDANT de l’enseignement général et technique. 50%

40% 48% 57%


45%
Plus de la moitié des jeunes considèrent 30% 48%
La proportion de jeunes
aimant l’école en Bretagne leurs résultats scolaires comme 20%

est plus faible comparative- satisfaisants. Pour 39%, ils leur causent 10%
12% 11% 11%
ment aux autres régions et du souci. 0%
4%
AGRI CLG LGT PRO
au niveau national. La satisfaction scolaire diminue avec l’âge,
et les soucis liés à l’école concernent
Pour 4 jeunes sur 10, les Aime Aime Aime pas Aime pas
résultats scolaires sont un davantage les élèves de l’enseignement beaucoup un peu beaucoup du tout

souci. général et technique que les autres.


Les résultats scolaires en fonction
de l’absentéisme
L’indifférence face aux Près de 80% des jeunes déclarent n’avoir
résultats scolaires va de pair jamais “séché les cours”. Les garçons sont
90%

avec un absentéisme plus 80%


80%
77%
important. proportionnellement plus nombreux que les
filles à déclarer des retards. Les filles sont 70%

La moitié des jeunes dé- plus souvent absentes une journée ou plus. 60% 59%

clare avoir subi au moins L’absentéisme scolaire augmente avec 50%


une agression à l’école ou l’âge et varie selon le type d’établissement.
dans son environnement 40%

immédiat, un jeune sur dix Les élèves de collège et d’établissement 30%


“souvent” ou “très souvent”. agricole sont moins concernés. 23%
20% 18%
L’absentéisme scolaire concerne également 13% 14%
8% 9%
davantage les jeunes qui se déclarent 10%

A SIGNALER indifférents face à leurs résultats scolaires. 0%


Pas Absent(e) Absent(e)
d'absentéisme 1 fois plusieurs fois

Les élèves des établisse- La moitié des jeunes déclare avoir subi au
ments professionnels (1 sur moins une agression* dans l’établissement Tes résultats
te satisfont
Tes résultats te
causent du souci
Tes résultats te
laissent indifférent(e)
5 n’aime pas du tout l’école) ou dans son environnement immédiat.
sont moins satisfaits de Les agressions subies
En terme de fréquence, ce sont 10% des
l’école que les élèves des selon le type d’établissement
jeunes qui déclarent avoir subi une
lycées d’enseignement 70%
général et technique, agression “souvent” ou “très souvent”.
phénomène inverse à celui Les menaces verbales (35%), les vols 60% 57%
59%

mis en évidence par (24%) et les agressions physiques (15%)


50%
l’INSERM en 1993. sont les agressions les plus fréquemment 44% 45%
43%
citées par les jeunes. Elles concernent 40% 37%
Parmi les jeunes ayant subi 34%
des agressions à la fois au globalement davantage les garçons que les 30%
sein de l’établissement et filles, et les plus jeunes. Dans ces situations
dans son environnement les premiers recours des jeunes sont les 20%

immédiat, plus d’1 sur 10 parents et les amis. 8% 8%


déclarent ne demander 10%
4% 4% 4% 5%
3%
aucune aide à qui que * Les jeunes ont été interrogés sur les agressions subies dans 0%
1%

ce soit. leur établissement scolaire ou dans son environnement AGRI CLG LGT PRO
immédiat : les vols, les menaces verbales, les agressions
physiques, les propos racistes, le racket et autres violences.
Jamais Quelquefois Souvent Très souvent

PAGE 6 LA SANTÉ DES JEUNES EN BRETAGNE - PRINCIPAUX RÉSULTATS


ACTIVITÉS EXTRA-SCOLAIRES

Les jeunes déclarent une grande diversité Les activités extra-scolaires selon l’âge
SI d’activités. Les sorties entre copains et le 100%
sport sont les activités les plus pratiquées 90% 19%
23% 26%
par les jeunes quel que soit le sexe. 80%
31%
Une grande diversité 13%
Cependant, la pratique sportive diminue 8% 3%
d’activités est observée. 70%
avec l’âge alors que les sorties avec les 60% 14% 19%
27%
copains augmentent. 50% 34%

La pratique du sport est 40%


très répandue (68% des 68% des jeunes pratiquent une activité 30%
35%
52%
jeunes). sportive depuis un an et 54% sont 20% 35%
42%
inscrits dans un club ou une association. 10% 19%
La pratique sportive intéresse les filles
0%
CEPENDANT comme les garçons mais diminue avec l’âge. < 14 ans 14-15 ans 16-17 ans > = 18 ans

Elle concerne davantage les élèves de


collège et de lycée d’enseignement général Sortie
entre copains
Sport Jeux sur
ordinateurs
Autres
/vidéo
La pratique sportive et technique que les élèves d’établissement
diminue avec l’âge. agricole ou professionnel. La pratique du sport régulièrement
depuis 1 an selon le sexe et l’âge
Le dopage dans la pratique sportive
A SIGNALER touche une minorité de jeunes (2%).
80% 76%

67%
Parmi les jeunes pratiquant la compétition 70%
62% 64%

sportive, 4% ont consommé des produits 60%


Le dopage dans dopants. 48%
52%

la pratique sportive De l’avis de l’ensemble des jeunes,


50%
48%
touche une minorité
le dopage “apparaît comme une drogue”, 40%
de jeunes, mais plus 27%
particulièrement “dangereuse pour la santé”, 30%

ceux pratiquant “correspondant à une tricherie” et “devant 20%

la compétition. être sanctionnée” mais qui “aide à gagner


10%
une compétition sportive”. Ceux qui
déclarent en avoir utilisé, bien que 0%
< 14 ans 14-15 ans 16-17 ans > = 18 ans
conscients des aspects négatifs, Garçons Filles
apparaissent plus permissifs.
L’opinion des jeunes sur les
13% des jeunes exercent un travail produits dopants
rémunéré en dehors de l’école. Ceci est 100%

plus fréquent chez les élèves les plus âgés 90%


90%

(25% des 18 ans et plus déclarent exercer 80%


73%
un travail rémunéré versus 5% des moins 70%
de 14 ans) et fréquentant l’enseignement 60% 56%
professionnel (21%) ou agricole (25%). 50%
44%
40%

30% 27%

20%
10%
10%

0%
Le dopage Il y a des Le dopage
est médicaments aide à
dangereux sans danger gagner
pour que l'on peut une
la santé utiliser pour compétition
le sport sportive

D'accord Pas d'accord

LA SANTÉ DES JEUNES EN BRETAGNE - PRINCIPAUX RÉSULTATS PAGE 7


SANTE PHYSIQUE ET PSYCHIQUE

L’estimation de l’IMC (Indice de Masse L’indice de masse corporelle (IMC)


SI Corporelle) calculé à partir des déclarations selon le sexe
de poids et de taille des jeunes interrrogés
86% des jeunes se sentent fait apparaître un surpoids pour 6,5%
heureux. des jeunes et une obésité pour moins
43% des jeunes se déclarent de 1%.
optimistes face à l’avenir. Surpoids et obésité sont plus importants
chez les garçons que chez les filles
L’obésité semble quasi et chez les plus jeunes, plus
inexistante. particulièrement chez les 14-15 ans.
Parallèlement, la perception que les
CEPENDANT jeunes ont de leur corps diffère : 19%
se trouvent plutôt gros et 1,5% très gros.
Le pessimisme face à l’avenir Cette perception ne varie pas avec l’âge
augmente avec l’âge et il est mais avec le sexe : les filles sont plus
plus important pour les nombreuses que les garçons
lycéens de l’enseignement à se trouver plutôt grosses ou très grosses.
agricole et professionnel.
Par ailleurs, 16% des jeunes de poids La perception du corps selon l’IMC
Près d’un adolescent sur dix “normal ou maigres” se trouvent trop gros,
a fait une tentative de suicide et 35% des jeunes en surpoids ou obèses
au cours de sa vie. se trouvent bien.
14% des jeunes déclarent ne pas se
Alors que seuls 7,5% des
jeunes sont objectivement sentir heureux actuellement, les filles
en surpoids ou obèses, 20% davantage que les garçons. Ce sentiment
se considèrent “trop gras”, augmente avec l’âge.
notamment les filles. L’optimisme face à l’avenir concerne
43% de jeunes, proportion plus importante
L’adolescence des filles
apparaît plus douloureuse que dans les Côtes-d’Armor en 1994.
que celle des garçons : Ce sentiment varie avec le sexe et l’âge,
• des manifestations somatiques et est moins marqué chez les élèves de
plus nombreuses,
• une perception corporelle plutôt l’enseignement agricole et professionnel.
négative,
• une consommation médicamen-
teuse plus importante,
• un sentiment de dépressivité plus 4% (81) des jeunes déclarent avoir
fort,
• des tentatives de suicide plus consommé des médicaments pour dormir,
L’optimisme face à l’avenir,
nombreuses. 8% (156) des médicaments contre la selon l’âge et le sexe
nervosité et 6% (120) des médicaments
A SIGNALER contre l’angoisse.

Les consommations de médicaments


Les troubles liés au sommeil
concernent davantage les sont plus importantes chez les filles,
lycéens de l’enseignement chez les élèves plus âgés (très faible avant
général et technique. 16 ans, la consommation augmente dès
cet âge pour atteindre son maximum
Chez les jeunes ayant fait chez les 18 ans et plus : 7% à 15%
plusieurs tentatives de suicide :
• Elles sont passées inaperçues selon les médicaments), et dans les lycées
dans la moitié des cas. (quelle que soit la filière).
• seul 1 jeune sur 5 a été ou est suivi
par un professionnel de santé.

PAGE 8 LA SANTÉ DES JEUNES EN BRETAGNE - PRINCIPAUX RÉSULTATS


Les troubles du sommeil sont plus fréquents chez les filles Jeunes déclarant avoir pensé au suicide
que chez les garçons et varient peu par rapport aux assez ou très souvent selon l’âge et le sexe
précédentes enquêtes. 14%

Ils augmentent avec l’âge et concernent davantage les élèves 12%


12%
des lycées généraux et techniques.
10% 9%
61% des jeunes déclarent qu’il leur est arrivé de se sentir 8%
8% 9%
déprimé au cours des 12 derniers mois. Ils étaient 44% au 7%
niveau national selon l’enquête INSERM 1993. 6% 7%

22% (14% “rarement” et 8% “assez ou très souvent”) 6%

des jeunes déclarent avoir pensé au suicide au cours 4%

des 12 derniers mois. Ils étaient 23% au niveau national 2%


selon l’enquête INSERM 1993.
La dépressivité* est plus importante chez les filles que chez les 0%
< 14 ans 14-15 ans 16-17 ans > = 18 ans
garçons, elle augmente avec l’âge et concerne une proportion Garçons Filles
plus importante d’élèves de lycées que de collèges.

Près de 9% des jeunes ont déjà fait au moins une tentative


de suicide au cours de leur vie. Cette proportion a augmenté Jeunes déclarant avoir fait 1 ou plusieurs
par rapport à l’enquête INSERM de 1993 (6,5%) et à l’enquête tentatives de suicide selon l’âge et le sexe
des Côtes-d’Armor de 1994 (7%). 14% 13%
Les tentatives de suicide sont proportionnellement
plus nombreuses chez les filles que chez les garçons 12% 11%
et dans la tranche d’âge des 14-15 ans. 10% 10%
10%

Parmi les élèves ayant fait plusieurs tentatives de suicide 8% 7%


(2% des jeunes), près de la moitié déclare que personne ne
6% 5%
s’en est rendu compte. Un sur cinq a été ou est pris en 6%
charge par un médecin ou un psychologue. 4% 5%

* Les jeunes ont été interrogés sur plusieurs items. S’il leur est arrivé de : 2%
- se sentir seul,
- se sentir déprimé, 0%
- se sentir désespéré face à l’avenir, < 14 ans 14-15 ans 16-17 ans > = 18 ans
- penser au suicide.
Garçons Filles

LA SANTÉ DES JEUNES EN BRETAGNE - PRINCIPAUX RÉSULTATS PAGE 9


TABAC

L’expérimentation du tabac : L’expérimentation du tabac selon l’âge


SI 42% des moins de 14 ans, 67% des 14-15 100%

ans, 78% des 16-17 ans et 89% des 18 ans 90%


89%

La majorité des élèves est et plus ont expérimenté le tabac au cours 80% 78%
non-fumeur (62%). de leur vie. 70% 67%

Les jeunes sont conscients L’âge moyen à l’expérimentation est de 60%

de la dangerosité du tabac 12,8 ans pour les garçons et 13,1 ans 50%
sur la santé. pour les filles. Il est légèrement inférieur 40%
42%

à celui observé dans l’enquête INSERM de 30%


1993 : 13,1 ans pour les garçons et
CEPENDANT 20%
13,5 ans pour les filles. 10%

L’expérimentation est 27% des jeunes fument chaque jour :


0%
< 14 ans 14-15 ans 16-17 ans > = 18 ans
précoce : 12,9 ans.
29% des filles et 26% des garçons. 62%
Un adolescent sur trois des jeunes sont considérés comme
fume tous les jours. non-fumeurs parce qu’ils n’ont jamais fumé Le statut tabagique déclaré
(30%), ont arrêté (8%) ou ont essayé sans par les garçons selon l’âge
Le tabagisme et l’impor- devenir fumeurs (22%). 100% 3%
tance de la consommation
augmentent avec l’âge. La proportion de fumeurs quotidiens est 90%
9% 20%

supérieure en Bretagne à celle observée 80%


32%

La proportion de fumeurs dans les enquêtes nationales 70%


14%
55%
quotidiens est plus (INSERM 93 : 15% et Baromètre 97 : 24%). 60% 12%
importante en Bretagne Elle est identique à celle observée dans les
comparativement aux autres 50%
88%
enquêtes. Côtes-d’Armor en 1994. 40% 8%
66%
30% 55%
Les fumeurs émettent des Le tabagisme augmente avec l’âge : 20% 36%
opinions permissives envers la proportion de fumeurs réguliers passe 10%
le produit et ses risques. de 4% chez les moins de 14 ans à 22% 0%
entre 14 et 15 ans, 32% entre 16 et 17 ans < 14 ans 14-15 ans 16-17 ans > = 18 ans

A SIGNALER et 54% au-delà de 18 ans.


non fumeurs fumeurs
fumeurs occasionnels quotidiens

Un lien est observé entre le Il varie également avec le type


type d’établissement d’établissement fréquenté : les élèves
fréquenté et la d’établissements professionnels (53%) Le statut tabagique déclaré
consommation de tabac : et agricoles (48%) sont plus nombreux à par les filles selon l’âge
davantage de fumeurs être fumeurs quotidiens que ceux des lycées
quotidiens sont observés 100%
5%
dans les lycées d’enseignement général et technique (34%) 90% 9%
24%
d’enseignement et des collèges (13%). 80%
32%

professionnel et agricole. 70% 11% 53%


L’âge moyen d’installation de la 11%
Le délai de passage de consommation quotidienne est de
60%

l’expérimentation à 50%
l’installation dans la 14,3 ans. Elle survient un peu plus d’un an 85% 9%
40%
consommation quotidienne après la première expérimentation. 65%
30% 57%
s’est fortement réduit.
20% 37%

10%

0%
< 14 ans 14-15 ans 16-17 ans > = 18 ans

non fumeurs fumeurs


fumeurs occasionnels quotidiens

PAGE 10 LA SANTÉ DES JEUNES EN BRETAGNE - PRINCIPAUX RÉSULTATS


Plus l’âge augmente, plus le nombre de cigarettes La consommation moyenne (nombre
consommées par jour est important. de cigarettes) journalière des fumeurs
quotidiens selon le type d’établissement
Cependant la consommation globale apparaît inférieure
aux constats de l’enquête INSERM 93, dans laquelle 58% des 12
11 11
fumeurs quotidiens consommaient plus de 10 cigarettes/jour, 10
pour 42% dans la présente étude. 9

Les élèves de l’enseignement agricole et professionnel


présentent des consommations (en nombre de cigarettes) 6
5
plus importantes que dans les autres types d’établissements.
4

Les opinions des jeunes vis-à-vis du tabagisme varient 2


fortement selon qu’ils sont fumeurs ou non.
Si globalement près de 90% des jeunes considèrent que 0
AGRI CLG LGT PRO
les fumeurs sont dépendants du tabac comme d’une drogue,
plus leur tabagisme est important et moins la nécessité Les opinions des jeunes
d’informer des risques leur apparaît nécessaire. selon leur statut tabagique
De même les jeunes qui fument sont moins nombreux 90%
à considérer que le tabagisme peut entraîner une dépendance. 83%
80%
Ils sont également moins favorables à une augmentation 74%
70%
des taxes sur le tabac, à davantage de sanctions ou à une 60%
interdiction du tabac dans les établissements scolaires. 60%

50%

En revanche les idées liées aux relations entre tabagisme et vie 40%
40%

sociale diffèrent peu entre fumeurs et non fumeurs, ainsi 30% 26%
les 3/4 des jeunes ne considèrent pas que “fumer permet d’être 20% 17%
plus à l’aise dans un groupe”, “que l’on est moins bien accepté
10%
quand on est fumeur” ou qu’”il existe une guerre entre
0%
fumeurs et non fumeurs”. non fumeurs fumeurs
fumeurs occasionnels quotidiens

Les risques pour la santé liés à la consommation de tabac


sont minimisés par l’ensemble des jeunes : ils ne sont D'accord Pas d'accord

perçus qu’à partir d’une consommation supérieure ou égale à «Il faudrait davantage sanctionner»
un ou deux paquets par jour. 90%
83%
80%
70%
70% 66%

60%

50%

40%
34%
30%
30%

20% 18%

10%

0%
non fumeurs fumeurs
fumeurs occasionnels quotidiens

D'accord Pas d'accord

«On devrait interdire de fumer


dans les établissements scolaires»

LA SANTÉ DES JEUNES EN BRETAGNE - PRINCIPAUX RÉSULTATS PAGE 11


ALCOOL

Le type de consommation : La fréquence de la consommation


SI 34% des jeunes consomment peu ou pas d’alcool déclarée selon l’âge
d’alcool, 40% consomment de l’alcool de 100%
11%
1/3 des jeunes consomme temps en temps et 27% consomment de 90% 20%
peu ou pas d’alcool. l’alcool une fois par semaine et plus 80%
34%
31% 44%

9 jeunes sur 10 considèrent (consommation régulière). 70%

l’alcool comme mauvais Cette consommation régulière varie selon le 60% 39%
pour la santé et pouvant sexe et l’âge : elle concerne 33% des 50%
entraîner une dépendance. garçons et 20% des filles, et plus l’âge
45%
40%
39%
La presque totalité des augmente, plus la part des consommateurs 30% 59%

jeunes considère que réguliers est importante : 44% des 18 ans 20% 40%
l’alcool peut être cause et plus, versus 11% des moins de 14 ans. 10% 21% 17%
d’accidents.
La consommation d’alcool est variable selon 0%
< 14 ans 14-15 ans 16-17 ans > = 18 ans
le type d’établissement : ce sont les élèves
d’établissements agricoles qui regroupent la
CEPENDANT plus grande part de consommateurs
Consomme
peu ou pas
Consomme
de temps
Consomme
une fois/semaine
en temps et +
réguliers (55% des jeunes en filière agricole
L’alcoolisation des jeunes versus 34% en LGT, 35% en lycée
bretons reste supérieure à professionnel et 15% en collège). Les ivresses déclarées au cours
celle relevée au niveau des 12 derniers mois selon l’âge et le sexe
national en 1993.
La bière et le cidre sont les boissons les plus 90%
La proportion de jeunes régulièrement consommées par les jeunes. 80%
79%
consommateurs occasionnels Les garçons déclarent une consommation 67%
d’alcool est supérieure à 70%
celle observée dans de bière, cidre et alcools forts plus régulière
60%
l’enquête INSERM de 1993. que les filles : 22% des garçons 59%
58%
consomment de la bière une fois par 50%

La proportion des semaine et plus, versus 8% des filles. 40%


consommateurs réguliers 30%
d’alcool est 2 fois Les élèves d’établissements agricoles sont 30%

supérieure à celle relevée des consommateurs plus réguliers d’apéritifs 20% 27%
13%
par l’enquête INSERM 1993 et de bière que les autres élèves :
et ceci à chaque âge. • 22% consomment des apéritifs une fois
10%
10%
0%
Un jeune sur quatre a par semaine et plus, pour 10% en LEP < 14 ans 14-15 ans 16-17 ans > = 18 ans

connu une ivresse au cours et 9% en LGT. Garçons Filles

des 30 derniers jours, 1 sur • 36% consomment de la bière une fois par
2 chez les 18 ans et plus. semaine et plus, pour 21% en LEP et LGT.
Les ivresses déclarées au cours
Les jeunes ont tendance à des 30 derniers jours selon l’âge et le sexe
minimiser leur consom- Les ivresses :
mation d’alcool notamment 43% des jeunes ont connu au moins une 70% 65%
pour la bière et le cidre. ivresse dans l’année, les filles comme les
60%
garçons. 26% des jeunes ont connu au moins
Les élèves des lycées 49%
d’enseignement agricole une ivresse au cours des 30 derniers jours. 50%

sont proportionnellement Ces prévalences sont supérieures à celles


40%
plus nombreux à être des observées dans l’enquête ESPAD 99 qui se 35% 35%

consommateurs réguliers situent respectivement à 36% et 18%. 30%


d’alcool.
Les 2/3 des jeunes ont connu leur première 16%
20%
Les consommateurs d’alcool ivresse entre 13 et 16 ans : les garçons
émettent des opinions plus expérimentent l’ivresse plus précocément que 10% 7%
permissives envers le produit les filles. À 18 ans et plus, 65% des 3%
11%

et ses risques. 0%
garçons ont connu au moins une ivresse < 14 ans 14-15 ans 16-17 ans > = 18 ans

au cours des 30 derniers jours. Garçons Filles

PAGE 12 LA SANTÉ DES JEUNES EN BRETAGNE - PRINCIPAUX RÉSULTATS


L’alcoolisation régulière (alcool+ivresses), franchit un niveau L’alcoolisation (consommation régulière
important entre 14-15 ans et 16-17 ans avec respectivement d’alcool + ivresses) des jeunes
selon les tranches d’âge
16% et 40% de jeunes concernés. 90%
78%
Les données observées sur l’alcoolisation des jeunes 80% 75%

bretons se situent à des niveaux supérieurs à ceux observés 70%

dans l’enquête INSERM 93, quels que soient le sexe et l’âge 60% 56% 54%
des répondants. 50%
Entre 16 et 17 ans, la proportion de consommateurs
réguliers est de 47% chez les garçons pour 24% au niveau 40%
40%
44%

national et chez les filles de 33% versus 11%. 30%

20% 15% 16%


L’enquête ESCAPAD 2000-2001 confirme chez les jeunes de 10% 4% 3%
17-18 ans des prévalences, dans l’expérimentation de 8%
10%
l’ivresse, plus élevées en Bretagne que dans le reste de la France. 0%
< 14 ans 14-15 ans 16-17 ans > = 18 ans
Alcool > Alcool > Alcool jamais
1 fois/semaine 1 fois/semaine et ivresses
Les opinions des jeunes vis-à -vis de la consommation et/ou 3 ivresses et moins/ou jamais
et + dans l'année 1 ou 2 ivresses dans l'année
de boissons alcoolisées varient peu selon le sexe et l’âge. dans l'année

Elles sont par contre fortement liées aux habitudes Les opinions des jeunes
de consommation. selon leur type de consommation
90%

90% des jeunes, consommateurs ou non, considèrent 80%


l’alcool comme “mauvais pour la santé et pouvant entraîner 70%
la dépendance” et 97% l’identifent comme “la cause de
nombreux accidents”. 60%

50%

En revanche, les consommateurs réguliers : 40% 79%


• sont moins favorables à l’augmentation des sanctions 30%
68% 64%
• revendiquent la liberté de chacun
• ont une image moins négative de l’ivresse 20%
32%
36%

• minimisent les risques liés aux ivresses hebdomadaires. 10% 21%

0%
Consommateur Consommateur Non
régulier occasionnel Consommateur

D'accord Pas d'accord

«L’alcool est une affaire personnelle,


chacun étant libre de faire ce qu’il veut»
100%

90% 86%
80% 77%

70%

60%

50% 47%

40%
30%
30%

20% 18%
14%
8% 10%
10%
2% 3% 3% 1%
0%
Consommateur Consommateur Non
régulier occasionnel Consommateur

Pas de Un léger Un risque Un grand


risque risque modéré risque
«Les risques liés à des ivresses répétées
tous les week-ends»

LA SANTÉ DES JEUNES EN BRETAGNE - PRINCIPAUX RÉSULTATS PAGE 13


DROGUES ILLICITES

48% des jeunes se sont vus proposer de Lieux où les jeunes déclarent
SI la drogue gratuitement ou à la vente. s’être fait proposer de la drogue
Ce taux est comparable à celui observé
La consommation de dans le baromètre santé jeunes de 1997.
drogue autre que le Pour la moitié d’entre eux, cela s’est passé Chez
des copains
51%
cannabis est faible. “chez des copains”, pour 28% des jeunes
9 jeunes sur 10 ne “dans la rue” et pour 21% “au collège ou Dans
la rue
28%

consomment pas au lycée”. Les autres lieux sont beaucoup


régulièrement de cannabis. moins fréquemment cités. Au collège,
au lycée
21%

Le cannabis est la drogue la plus fréquem-


Le sentiment de risque ment proposée : il est cité par 90% des Autres 11%
pour la santé est très jeunes puis viennent l’ecstasy (par 15%)
lieux

présent chez près


de 9 jeunes sur 10. et la cocaïne ou le crack (par 10%). Les 0% 10% 20% 30% 40% 50% 60%

autres types de drogues sont peu évoqués.


La consommation de
drogues “dures” est
considérées comme L’expérimentation du cannabis
“un grand risque”. Jeunes déclarant avoir expérimenté
le cannabis au moins une fois,
43% des jeunes ont expérimenté le selon l’âge et le sexe
cannabis au cours de leur vie, ils étaient
CEPENDANT 12% dans l’enquête INSERM de 1993 et 90%

37% dans l’enquête ESPAD de 1999. 80% 76%

La moitié des jeunes s’est L’expérimentation du cannabis est plutôt 70%


68%

vu proposer de la drogue masculine, elle concerne 46% des garçons 60%


gratuitement ou à la vente. et 39% des filles, pour respectivement 15% 57%
61%
50%
La drogue la plus souvent et 9% en 1993 et 41% et 32% en 1999 au
proposée est le cannabis. niveau national. 40%
34%
Elle augmente avec l’âge : de 11% chez les 30%
Près d’un jeune sur trois 26%

fume du cannabis moins de 14 ans, elle atteint 30% entre 14 20%

actuellement, les garçons et 15 ans, puis 62% entre 16 et 17 ans et 10%


13%

davantage que les filles. 67% à partir de 18 ans. 0%


10%

40% des jeunes de 15 ans déclarent avoir < 14 ans 14-15 ans 16-17 ans > = 18 ans

L’expérimentation et la expérimenté le cannabis.


Garçons Filles

consommation de cannabis
ont progressé en Bretagne
et plus particulièrement Ces constats sont vérifiés dans l’enquête
dans les lycées. Elles se ESCAPAD 2000-2001 qui fait apparaître
situent à des niveaux pour les jeunes bretons de 17-18 ans
supérieurs à la moyenne une expérimentation du cannabis pour Les raisons déclarées par les jeunes
qui ont expérimenté le cannabis
nationale. 63% des garçons et 54% des filles ;
les moyennes des autres régions étant 79%
Tu étais curieux(se)
A SIGNALER respectivement de 51% et 42%.
22%
Tu voulais te sentir
euphorique
Elle est également plus importante dans les 9%
La curiosité est la raison Tu voulais oublier

principale de lycées généraux et techniques : 65% des tes problèmes


8%
Tu ne voulais
l’expérimentation du jeunes, pour 58% dans les lycées pas te démarquer
du groupe

cannabis. professionnels, 55% dans les établissements Tu ne te


souviens plus
6%

agricoles et 22% dans les collèges. Tu n'avais rien 5%


Les copains, la rue et l’école d'autre à faire
1%
sont les trois premiers lieux Parmi les raisons évoquées par les jeunes Pour t'amuser

de proposition de drogue. pour cette expérimentation, la curiosité est Autres raisons


1%

évoquée par 79% d’entre eux. 0% 10% 20% 30% 40% 50% 60% 70% 80% 90%

PAGE 14 LA SANTÉ DES JEUNES EN BRETAGNE - PRINCIPAUX RÉSULTATS


La consommation actuelle de cannabis des jeunes Jeunes déclarant consommer actuellement
du cannabis, selon l’âge et le sexe
30% des jeunes déclarent en consommer actuellement. 60%

Ils étaient 23% dans le baromètre en 1997. 52%


57%
Parmi ceux-ci, 10% en consomment au moins une fois par 50%

semaine,11% de temps en temps et 9% exceptionnellement. 40%


46%

Les comparaisons avec les autres enquêtes font 41%

apparaître une progression. En effet, dans l’enquête Ballion 30%


réalisée en 1999 dans les lycées, les résultats propres à 26%

l’Académie de Rennes faisaient état de 39% de lycéens 20%

consommateurs pour 47% dans la présente étude. 18%


10%
5%
4%
La consommation est plutôt le fait des garçons : 34% pour 0%
< 14 ans 14-15 ans 16-17 ans > = 18 ans
28% chez les filles. Ceci est lié à des consommations régulières
Garçons Filles
beaucoup plus fréquentes chez les garçons.

De la même manière que pour les consommations de tabac


et d’alcool, les opinions des jeunes varient selon qu’ils
Les opinions des jeunes
consomment ou non du cannabis. Les consommateurs selon leur type de consommation
sont plus permissifs et minimisent les risques.
100% 4%
8%
La consommation des autres drogues illicites* 90%
28%
16%
16%
Ces consommations sont faibles : 4% des jeunes (85/2106). 80%

Elles sont associées à la consommation de cannabis dans la 70%

plupart des cas et concernent davantage les garçons. 60% 41% 37%

50% 41%

* Colle, solvants, amphétamines, cocaïne, crack, héroïne, ecstasy… 40%

30%

20% 40% 39%


23%

10%
8%
0%
Aucune Cannabis Autres
drogue uniquement consommateurs
de drogues

Pas Un léger Un risque Un grand


de risque risque modéré risque

«Les risques liés à la consommation


occasionnelle de cannabis»

LA SANTÉ DES JEUNES EN BRETAGNE - PRINCIPAUX RÉSULTATS PAGE 15


FACTEURS DE RISQUE DE CONSOMMATION
DE TABAC, ALCOOL ET DROGUES ILLICITES

Les FDR de consommation quotidienne de tabac Facteurs de risques associés


A SIGNALER Le risque est plus élevé chez les fumeurs à la consommation quotidienne de tabac
occasionnels (OR=5,6) ou réguliers (OR=12,5)
Un lien est observé entre de cannabis et chez les consommateurs Consommation de
le type d’établissement réguliers d’alcool (OR=3,2).
cannabis 10 fois et +
Consommation de cannabis
fréquenté et le type Le risque augmente avec l’âge (OR=2,6)
moins de 10 fois
>=18 ans
de produit consommé : entre 14 et 16 ans et (OR=4,6) chez les plus Consommation d'alcool
• le tabac dans les lycées 10 fois et plus
de 18 ans. La fréquentation d’un lycée
professionnels. lycée professionnel

• l’alcool dans les lycées professionnel induit également un risque Avoir fait une ou plusieurs
tentatives de suicide

agricoles supérieur (OR=3). 14-15 ans

• le cannabis dans les lycées A un degré moindre d’autres facteurs de risque Sorties entre copains
généraux et techniques. sont mis en évidence : le fait d’avoir fait une Aucune activité
tentative de suicide (OR=2,8), les sorties entre extrascolaire
0 >0 Facteurs de risque
L’analyse des facteurs de copains (OR=2) et le fait de ne pas pratiquer
risque met en évidence un d’activité extra-scolaire (OR=1,8).
profil de polyconsommateur :
la consommation régulière Les FDR de consommation régulière d’alcool Facteurs protecteurs et facteurs de risque associés
d’un ou deux produits Le risque est plus élevé chez les fumeurs à la consommation régulière d’alcool
(tabac, alcool ou cannabis)
occasionnels (OR=2,6) ou réguliers (OR=5,5)
est un facteur de risque pour Consommation
la consommation du ou des de cannabis et chez les consommateurs de cannabis 10 fois et +
Lycée agricole
autre(s) produit(s). quotidiens de tabac (OR=2,2). Le risque est Agressions physiques
souvent
également plus élevé chez les élèves Consommation de cannabis
moins de 10 fois

fréquentant un établissement agricole Lycée général et technique


Fumeur quotidien
(OR=3,2) ou un lycée d'enseignement Sorties entre copains

général et technique (OR=2,2). Fumeur occasionnel


Aime peu ou pas
D’autres facteurs de risque sont également du tout l'école
Agressions physiques
quelquefois
isolés : le fait d’avoir subi des agressions Campagne

physiques de manière répétée (OR=2,7) Filles


Père au chômage
ou en arrêt maladie
ou non (OR=1,5), les sorties entre copains <0 Facteurs 0 >0 Facteurs
protecteurs de risque
(OR=1,9, la non satisfaction scolaire
(OR=1,7), et la vie à la campagne (OR=1,4).

Les FDR de consommation régulière de cannabis Facteurs protecteurs et facteurs de risque associés
Le risque est plus élevé chez les fumeurs à la consommation régulière de cannabis
occasionnels (OR=2,7) ou quotidiens
(OR=7,4) de tabac et chez les >= 18 ans
16-17 ans
consommateurs réguliers d’alcool (OR=6,6). 14-15 ans
L’âge est également repéré comme un Fumeur quotidien
Consomation d'alcool
facteur de risque dès 14 ans : entre 14 et 15 10 fois et +
Absentéisme scolaire
ans (OR=7,7), 16-17 ans (OR=10,4) régulièrement
Lycée général et technique
et plus de 18 ans (OR=11,1). Fumeur occasionnel
Absentéisme scolaire
D’autre part, les élèves de lycée général et de temps en temps
Perception négative
technique ont 3 fois plus de risque d’être de la vie de famille
Sentiment
de dépressivité faible
consommateurs réguliers de cannabis que les Sortie entre copains
Filles
collégiens. L’absentéisme scolaire (OR=3,6),
<0 Facteurs 0 >0 Facteurs
la perception négative de la vie de famille protecteurs de risque

(OR=1,7), les sorties entre copains (OR=1,5) A chaque odds ratio calculé, est attribué un intervalle de confiance.
sont également des facteurs de risque C’est ce dernier qui est représenté sur les diagrammes suivants sous la
repérés. forme d’une barre horizontale. La valeur de l’odds ratio est représentée
sous la forme d’un trait vertical au sein de l’intervalle de confiance.

PAGE 16 LA SANTÉ DES JEUNES EN BRETAGNE - PRINCIPAUX RÉSULTATS


ATTITUDES DES JEUNES ET DES PARENTS
VIS A VIS DES DIFFERENTES CONSOMMATIONS

La consommation de tabac Jeunes déclarant que leurs parents leur


A SIGNALER Près de la moitié des fumeurs quotidiens sou- interdisent de fumer selon le sexe et l’âge
haite arrêter de fumer. Ce souhait progresse 50%
44%
avec l’âge : 27% des moins de 14 ans à 61% 45%
Pour le tabac des 18 ans et plus sont concernés. Pour 38% 40%

des jeunes (et 51% des 18 ans et plus), leur 35%


La moitié des jeunes consommation de tabac est un problème. 36% 30%
30%
fumeurs souhaite arrêter
et considère sa L’attitude des parents face au tabagisme des 25% 28%
19%
consommation de tabac enfants n’est pas significativement différente 20%

comme problématique. selon le sexe. En revanche, elle diffère avec 15%


16% 9%
l’âge des jeunes. L’interdit parental s’atténue 10%
L’interdit parental au fur et à mesure que les enfants grandissent. 5% 8%
se réduit avec l’âge. L’interdit parental est également 2 fois plus 0%
< 14 ans 14-15 ans 16-17 ans > = 18 ans
fréquent chez les fumeurs occasionnels que
Pour l’alcool chez les fumeurs quotidiens. Les jeunes
Garçons Filles

fumeurs sont un peu plus nombreux que les


Les jeunes ont tendance autres jeunes à avoir un parent qui fume :
à minimiser leur 60% des fumeurs quotidiens, 50% des Jeunes déclarant que leurs parents
consommation d’alcool fumeurs occasionnels et 46% des non fumeurs
leur interdisent de consommer de l’alcool
notamment pour la bière selon le sexe et l’âge
ont au moins l’un des deux parents qui fume.
et le cidre. 30%
28%
La consommation d’alcool
L’attitude des parents La perception des jeunes vis-à-vis de leur 25%

apparaît plus permissive 23%


consommation est sans équivoque : elle ne
que pour le tabac. 20%
leur pose aucun problème. Les jeunes ont 19%

Pour le cannabis tendance à minimiser leur consommation 15%


déclarée d’alcool.
Leur consommation L’attitude des parents semble plus permissive
10%

de cannabis n’est pas que pour le tabac : 43% des consommateurs 8%


5%
considérée comme un réguliers déclarent que leurs parents “sont
problème par les jeunes. d’accord pour qu’ils consomment de l’alcool 0%
3%

< 14 ans 14-15 ans 16-17 ans > = 18 ans


de temps en temps”.
L’attitude des parents Garçons Filles

vis-à-vis du cannabis La consommation de cannabis


est moins permissive que Dans l’ensemble, la consommation de cannabis
pour le tabac et l’alcool. n’est pas considérée comme un problème par
Jeunes déclarant que leurs parents leur
interdisent de consommer du cannabis
les jeunes consommateurs. Parmi eux, 10% des selon le sexe et l’âge
garçons et 12% des filles déclarent souhaiter
90%
arrêter leur consommation. 82%
80%
63% des parents interdisent à leur enfant de 81%
68%
70%
consommer du cannabis. Cependant cette
attitude diminue avec l’âge des jeunes. 60% 64%
48%
L’attitude des parents n’est pas évoquée de la 50%
51%
même façon selon que les jeunes consomment 40% 44%
ou expérimentent le cannabis. Pour les 30%
consommateurs actuels, l’interdit des parents
20%
est moins marqué que dans l’expérimentation
(23% versus 40%). 10%

En revanche la consommation est davantage 0%


< 14 ans 14-15 ans 16-17 ans > = 18 ans
ignorée des parents : 36% versus 27%. Garçons Filles

LA SANTÉ DES JEUNES EN BRETAGNE - PRINCIPAUX RÉSULTATS PAGE 17


OPINIONS DES JEUNES SUR LA SEXUALITE

La grossesse Les opinions des jeunes sur l’IVG


SI 94% des jeunes considèrent qu’avoir un selon le sexe
enfant à leur âge est une situation à éviter, 100%

les filles plus fortement que les garçons. 90%


La moitié des jeunes
se dit parfaitement Les réponses varient peu avec l’âge des 80%
74%
77%
70%
informée sur les moyens répondants. La notion de dangerosité pour 70%

contraceptifs, les filles plus la mère ou pour le bébé est perçue par les 60% 57%

que les garçons. 3/4 des jeunes, davantage par les garçons 50%

que par les filles, et par les plus jeunes par 40%
8 jeunes sur 10 sont
conscients des risques rapport aux plus âgés. 30%

pour la santé de rapports 20%

sexuels non protégés. L’IVG 10%


Ils sont aussi nombreux L’IVG est considérée comme un événement 0%
à considérer que le grave et traumatisant par 77% des jeunes,
Garçons Filles

préservatif est nécessaire


à chaque rapport sexuel. davantage par les filles que par les garçons C'est un échec C'est un moyen comme
(82% versus 74%) et par les plus âgés. de la prévention
et de la contraception
un autre pour éviter
d'avoir un enfant
Ils sont nombreux à trouver “heureux que
Les opinions des jeunes sur l’IVG selon l’âge
CEPENDANT l’IVG existe” mais également à la considérer
comme un ”échec de la prévention et de la 100%

contraception”. Ils sont par ailleurs 65% à 90%


82%
79%
Les garçons sont moins considérer que l’IVG est “un moyen comme 80%
74% 72%
70%
sensibilisés que les filles. un autre pour éviter d’avoir un enfant”: les 70% 67%

garçons plus souvent que les filles (74% 60% 58%


55%
Les 2/3 des jeunes versus 57%). Cette opinion diminue 50%
considèrent que l’IVG
est un “moyen comme un fortement avec l’âge : 74% chez les moins 40%

autre pour éviter d’avoir de 14 ans et 55% chez les plus de 18 ans. 30%

un enfant”. 20%
Les MST 10%
77% des jeunes identifient les risques pour 0%
< 14 ans 14-15 ans 16-17 ans > = 18 ans
A SIGNALER la santé liés aux rapports sexuels non
protégés.
C'est un échec C'est un moyen
Cependant, des différences apparaissent : de la prévention
et de la contraception
comme un autre
pour éviter d'avoir
Les élèves d’établissements ◗ selon le sexe : les filles sont plus selon les classes d'âge un enfant

agricoles sont ceux qui se nombreuses que les garçons à exprimer Les opinions des jeunes sur les rapports
déclarent le plus informés sexuels non protégés selon le sexe
sur les moyens contraceptifs, cette opinion (85% versus 69%).
à l’inverse des collégiens et ◗ selon l’âge : les moins de 15 ans sont 90% 85%
des élèves de lycées moins nombreux que leurs aînés à partager 80%
professionnels. cet avis. 69% 69%
70%
65%
◗ selon l’établissement scolaire fréquenté :
Les professionnels de santé 60%
ne sont pas les premiers Les élèves des lycées professionnels sont les
50%
interlocuteurs des jeunes, moins nombreux à considérer les rapports
ils occupent seulement la sexuels non protégés comme un risque pour
40%

3ème place pour le médecin la santé. 30%


derrière les copains et les
parents. Ce n’est qu’après Les risques pour la santé du partenaire sont 20%

18 ans que le médecin évoqués par une proportion de jeunes 10%

apparaît en première inférieure à la précédente : 67%, quels que 0%


Garçons Filles
position. soient le sexe, l’âge ou l’établissement
fréquenté. C'est prendre C'est prendre
des risques des risques pour la santé
pour sa santé de son partenaire

PAGE 18 LA SANTÉ DES JEUNES EN BRETAGNE - PRINCIPAUX RÉSULTATS


La contraception Le niveau d’information déclaré
La moitié des jeunes se déclare parfaitement informée sur par les jeunes, sur les moyens contraceptifs
selon le sexe
les moyens contraceptifs, 42% moyennement informés, 4%
pas du tout informés et 3% déclarent “ne rien y comprendre”. 60%
54%
Les filles apparaissent mieux informées que les garçons,
50% 48%
les élèves plus âgés également.
43%
Ce sont les élèves de l’enseignement agricole qui se déclarent 40%
41%

les mieux informés à l’inverse des élèves de collège ou de lycée


professionnel. 30%

Les préservatifs 20%

83% des jeunes considèrent que le préservatif est nécessaire


10%
à chaque rapport sexuel. 6%
4%
2% 2%
Les filles énoncent plus fréquemment que les garçons la 0%
Garçons Filles
nécessité du préservatif. Cette opinion est également davantage
soulignée par les plus jeunes.
Parfaitement Moyennement Pas N'y
88% des jeunes se considèrent bien informés sur son utilisation, informé informé du tout
informé
comprend
rien
93% déclarent savoir où s’en procurer et 84% déclarent savoir
s’en servir en cas de besoin.
Plus l’âge est élevé, plus les jeunes se considèrent informés sur
le préservatif et son utilisation. Les interlocuteurs des jeunes
pour les questions de sexualité, selon l’âge
Pour évoquer ces différentes questions, les copains ou les 100%
7% 6% 5%
9%
copines sont les premiers interlocuteurs cités par les jeunes 90% 11% 7%
8%
(39%), viennent ensuite les parents (24,5%), ou un médecin 80% 36%
22%
(22%). 70%
14%
20%

L’interlocuteur varie fortement selon l’âge. Pour les plus jeunes, 60%
les parents sont plus fréquemment cités ; après 14 ans ce sont 50% 36% 26%
18%
21%
les copains, surtout entre 16 et 17 ans ; après 18 ans, le recours 40%
au médecin devient plus important.
30%
46%
20% 37% 38%
32%
10%

0%
< 14 ans 14-15 ans 16-17 ans > = 18 ans

copains mère médecin frères Autres


/ copines / père / sœurs

LA SANTÉ DES JEUNES EN BRETAGNE - PRINCIPAUX RÉSULTATS PAGE 19


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COMITE PILOTAGE ENQUETE SANTE JEUNES

DR DOMINIQUE DEUGNIER > DRASS DE BRETAGNE


DR CLAIRE MAITROT > SERVICE MEDICAL ACADEMIQUE
DR ISABELLE TRON > ORS BRETAGNE
M. YANNICK BARBANCON > CONSEIL ECONOMIQUE ET SOCIAL
MME MARINE CHAUVET > URCAM DE BRETAGNE
DR CATHERINE DERRIEN > MEDECINE UNIVERSITAIRE RENNES
MME NICOLE DUPUIS-BELAIR > DRASS DE BRETAGNE
M. DIDIER HUGUENET > RECTORAT D’ACADEMIE
MME JACQUELINE LASSALE > CRAM DE BRETAGNE
MME MONIQUE LATOUCHE > RECTORAT D’ACADEMIE
MME FRANÇOISE MARMION > DIRECTION DES ACTIONS SOCIALES TERRITORIALES RENNES
DR MARIE-FRANÇOISE NICOLAS > MEDECINE UNIVERSITAIRE BREST
MME DANIÈLE PALLEC > CPAM RENNES
M. FRANÇOIS PANNETIER > DIRECTION DIOCESAINE
DR FRANÇOISE QUITTANCON > DDASS DES COTES D’ARMOR
M. JEAN-PIERRE ROUSSEAU > DRAF DE BRETAGNE
DR MICHEL TREGARO > DRJS DE BRETAGNE

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Cette enquête a fait l’objet d’une autorisation
de la Commission Nationale de l’Informatique et des Libertés.

Les résultats de l’enquête ont donné lieu à la publication d’un rapport complet
disponible au téléchargement sur les sites internet suivants :
ORS Bretagne : http: //www.orsb.asso.fr
DRASS de Bretagne : http: //bretagne.sante.gouv.fr
Académie de Rennes : http: //www.ac- rennes.fr

Mise en œuvre par :


l’ORS Bretagne la DRASS de Bretagne le Service médical académique
sous la direction du Dr Isabelle TRON Dr Dominique Deugnier Dr Claire Maîtrot
Ont participé à cette étude :
Léna PENNOGNON
Violaine MAZERY
Dr Delphine PRIMAULT

R E G I O N

BRETAGNE
DIRECTION REGIONALE
DES AFFAIRES SANITAIRES
ET SOCIALES EN BRETAGNE

CONCEPTION : LE JARDIN GRAPHIQUE/VINCENT MENU


RÉALISATION ET IMPRESSION : MÉDIA GRAPHIC