Baroque Littérature

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Le baroque litteraire a une incertitude conceptuelle les points de vue thematique, structurel et rhetorique etablissent un jeu entre l'allegorie et l'identite et la dualite, l'etre et le voir, dans la perspective de l'illusion et la strategie du miroir, sous le signe de l'hypertrophie stylistique, de l'hyperbole, Par la, le baroque acquiert, pour notre modernite, une pertinence : evidence et autonomie du signe, liberte du geste, aptitude a inventer, la totalite d'une rhetorique.Des adeptes europeenes on peut citer : Marino, Gongora, Andreas Gryphius et les euphuistes anglais.

Musique : L'application du terme « baroque » au
phénomène musical est le résultat d'une osmose mal

Voc baroque : L'ornement. On fait couramment appel de nos jours à l'expression musique baroque. L'illusion. avec tous les jeux nouveaux de couleur et de dynamique. Il remplit les mêmes fonctions dans l'ordre musical. pour retrouver le mot juste des contemporains. . L'ornement est aussi le principe même d'une forme musicale partout répandue pendant le temps baroque : la variation.définie entre l'étude des arts plastiques et celle de la musique. Essai de definition : La contradiction acceptée se reflète dans le style de la musique baroque sous différents aspects. L'ornement mélodique est indissoluble de la ligne dont il est l'« agrément ». est partout sensible dans l'architecture du baroque. Voisinage constant de l'ancienne polyphonie et de la nouvelle monodie accompagnée. cet ensemble de figurations musicales évoquant un sentiment ou un phénomène naturel. se retrouve dans tous les procédés de musique « allusive » plutôt que descriptive. c'est-à-dire opposition et réunion en même temps d'un soliste (ou d'un groupe soliste) et d'un ensemble. Permanence de l'esprit concertant. compris non plus seulement comme une fantaisie décorative gratuite mais comme partie intégrante d'un ensemble de lignes à partir desquelles il se développe. dont l'effet est partout recherché par le baroque. issus des madrigalismes.

aussi bien en présence de la musique qu'en regard des autres arts. accompagné de son double religieux. trop souvent évoqué. doit ici s'effacer devant l'identification d'un style.Une fois encore l'illusion passe à un plan beaucoup plus général en s'incarnant dans un genre musical : l'opéra. à propos de Couperin et de Mozart. et c'est à la lumière de son acception baroque que l'on doit réduire ce faux problème de l'opéra dans l'église. encore aujourd'hui. La mise en scène religieuse. L’art : . Le jugement de valeur. l'oratorio. de Bach ou de Haydn. compris comme le miroir de l'homme même. se retrouve également dans l'ordre musical. parfaite illustration de la représentation de la vie intérieure dans l'ensemble des manifestations baroques. lorsqu'on les confronte au message religieux. Elle affecte dans son entier la musique d'église du temps baroque.

aux environs de 1600. l'Église romaine. l'Espagne et certains pays germaniques. C'est dans les pays catholiques que l'art baroque s'est le mieux développé. Le réalisme et la vraisemblance que les artistes baroques prêtent à leurs représentations du ciel et des saints concourent à cette pédagogie esthétique. tout particulièrement dans les dernières années de la Contre-Réforme. Elle va opposer des représentations sacrées grandioses et pathétiques à la prohibition des images prônée par les ministres du culte réformé.Le terme baroque désigne une forme d'art. Pour s'opposer à la progression du protestantisme. après le concile de Trente (qui s'achève en 1563). Dans les sociétés plus progressistes de l'Europe du Nord. Associé aux régimes autoritaires liés à l'Église. il ne se développe que dans . l'Italie. et s'engage dans une intense activité missionnaire. qui s'épanouit entre la fin de la Renaissance et le retour au classicisme. en particulier dans les pays gagnés par la Réforme.. tout comme les cadres pompeux dans lesquels les placent les architectes. réaffirme ses doctrines traditionnelles. née en Italie. le baroque s'épanouit particulièrement dans les États traditionalistes. et dans la première moitié du XVIIIe s. Dominant l'art et l'architecture de l'Europe au XVIIe s. Le baroque propose un style à la fois très structuré (il joue abondamment de la symétrie) et très dynamique (il insère ses formes dans un puissant mouvement de volutes et de spirales). son influence se poursuit en Amérique latine jusqu'à l'aube du XIXe s.

Certaines formules typiques du baroque. Le style baroque Origines Le style baroque doit beaucoup à la Renaissance et à sa phase ultime. que l'on nomme maniérisme. les plans ovales et l'utilisation du trompel'œil. joints à des apports en nombre restreint. les tourbillons inverses des élus et des damnés dans la fresque du Jugement dernier. ont d'autre part été souvent employées ici ou là : c'est donc l'emploi systématique d'un certain nombre d'éléments stylistiques préexistants. que Michel-Ange peint pour la chapelle Sixtine de 1536 à 1541. – ARCHITECTURE . qui constitue l'originalité du baroque. réformés ou non. et il use volontiers des ordres architectoniques classiques et de la représentation idéalisée de l'être humain. À titre d'exemple.l'architecture civile : les architectes baroques conçoivent de somptueux palais pour les monarques européens qui. entendent marquer leur puissance par leur magnificence. Le style baroque est également influencé – comme le classicisme – par l'art antique grec et romain. notamment les façades incurvées. figurent un des mouvements caractéristiques du baroque.

-Le Bernin Le Bernin fait un emploi systématique de la ligne courbe et ajoute à la lumière la couleur des matériaux. Tous les arts interviennent. du bronze. agrémenté de côtés en volutes. outre l'ovalisation des espaces et l'emploi de la double courbure – concave sur les côtés. du stuc. les éléments propres au baroque sont les colonnes torses et les frontons spectaculaires. Le fronton baroque présente toutes sortes de variations : brisé en son centre. . toujours dans une note grandiose. savamment orchestrée. convexe au milieu –.En architecture. le contraste des marbres polychromes. et cette féerie est parfaitement organisée. ou incurvé dans son plan vertical. La féerie se précise.

l'œuvre est avant tout un prodigieux travail d'imagination qui cherche constamment à se renouveler. mais intégrés dans une synthèse où tous se plient et se renforcent .non pas chacun à sa place et selon ses propres lois. l'Extase de sainte Thérèse . des modelés réalistes. et souvent la combinaison de plusieurs matériaux. l'utilisation du bronze et des marbres colorés. Le Bernin. à aller toujours plus loin dans la contrainte de la matière – SCULPTURE La sculpture se caractérise par des draperies flottantes.

toutes les fantaisies. le style baroque multiplie les effets d'illusion. associe la perspective au jeu de la lumière et de l'ombre pour obtenir un nouveau type de réalisme. comme les tombeaux et les autels. Il en est de même d'un Vélasquez en Espagne ou d'un Rembrandt en Hollande. Il est bien davantage un art du décor qui englobe toutes les disciplines. – PEINTURE En peinture. et cela d'autant plus facilement que la ductilité du stuc lui permet toutes les contorsions. Tant en peinture qu'en sculpture. et en premier lieu celle du sculpteur. cartouches et trophées. La statuaire tout naturellement participe au faste et au spectacle.Le baroque ne se résume pas seulement à l'architecture. en apparence . depuis les petits dessins à la plume et les esquisses à l'huile jusqu'aux œuvres les plus monumentales. Il subsiste toujours un courant classique et Poussin poursuit son œuvre au-delà des modes. Le problème de la peinture baroque est plus complexe. La sculpture décorative élabore un répertoire de prédilection. où plusieurs disciplines artistiques sont associées dans la recherche de l'effet le plus inattendu et le plus théâtral. formes typiquement baroques dans leur variété infinie. l'expression des émotions est intense et insistante. car les traditions léguées par la Renaissance et le maniérisme restent plus vivaces et apparemment moins empressées à se plier au nouveau système.

Il serait pourtant téméraire de les couper ainsi arbitrairement de leur époque . . une analyse sans préjugé révèle qu'ils ont été touchés eux aussi par cette nouvelle vision du monde et n'ont pu s'en abstraire complètement.insensibles aux impératifs baroques.