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Aïd El Fitr : La Nuit du Doute c’est ce soir

Aïd El Fitr : La Nuit du Doute c’est ce soir 29 Ramadhan 1432 - Lundi

29 Ramadhan 1432 - Lundi 29 Août 2011 - N°14293 Nouvelle série - www.elmoudjahid.com - ISSN 1111-0287

Nouvelle série - www.elmoudjahid.com - ISSN 1111-0287 LA REVOLUTION PAR LE PEUPLE ET POUR LE PEUPLE

LA REVOLUTION PAR LE PEUPLE ET POUR LE PEUPLE

ISSN 1111-0287 LA REVOLUTION PAR LE PEUPLE ET POUR LE PEUPLE CONSEIL DES MINISTRES Démocratie et
CONSEIL DES MINISTRES Démocratie et transparence Le Président Bouteflika : ““JJ''eessppèèrree qquuee
CONSEIL DES MINISTRES
Démocratie
et transparence
Le Président Bouteflika : ““JJ''eessppèèrree qquuee
ttoouutt cceellaa mmeettttrraa fifinn aauu ddoouuttee ssuurr llaa
ttrraannssppaarreennccee ddeess pprroocchhaaiinneess éélleeccttiioonnss,, oouu
ssuurr llaa ppoossssiibbiilliittéé dd''uunnee aalltteerrnnaannccee aauu
ppoouuvvooiirr ppaarr llaa vvooiiee ddeess uurrnneess,, cchhaaqquuee ffooiiss
qquuee llee ppeeuuppllee ssoouuvveerraaiinn llee ddéécciiddeerraa ””
PP. 4-5
Ph. : A. Yacef

SESSION D’AUTOMNE DU PARLEMENT LE 4 SEPTEMBRE

Débat autour de projets de loi régissant leprocessusdémocratique

ATTENTAT TERRORISTE CONTRE L'ACADÉMIE MILITAIRE DE CHERCHELL

L’UEcondamne“fermement”

WILLIAM HAGUE, MINISTRE BRITANNIQUE DES AE : La session d'automne du Parlement, dont les travaux
WILLIAM HAGUE,
MINISTRE BRITANNIQUE DES AE :
La session d'automne du Parlement, dont les travaux débuteront le
4 septembre prochain, revêt un caractère particulier, car intervenant
«Le Royaume-Uni
se tient fermement
au côté de l’Algérie»
EL MOUDJAHID
Ramadhan
quelques mois avant la fin du mandat législatif actuel et au regard de la
liste de projets de loi "régissant le processus démocratique" à débattre
P. 3
dans l'hémicycle de cette institution.
P. 3
Ibn Baddiss : « Jee
l’islam
vviss ppoouurr l’Algérie et
Par Mohamed
Koursi
silisées
écrit
Malek
Bennabi
dans
pr
des
idées
dans
le
monde
».
la
fois
Homme
politique,
faqih,
homme
de :
Ibn
Badis
avait
une
passion
l’Algéri
A
sciences,
la
connaissance
univer-
langue
et
po
selle
à Abdelhamid les je était
Ben
Badis
aura
été
l’un
verser
monde
dans
une
spiritualité
des
plus
grands
précurseurs
du
réfor-
l’islam.
C’est
Intellectuel
au
strict
du
t
DJÂFFAR GACEM INVITÉ
DU FORUM D’EL MOUDJAHID
miste
l’instar
du
Abduh
Ses
armes
sont
le
verbe
la
plume.
il
les
met
SALLE IBN ZEYDOUN
en
Il
est
l’Auteur
d’une
triade
célèbre
service
et
cause
éternelle.
La
«l’Islam
est
religion,
la
langue
arabe
est
notre
gogie
sera
au
centre
de
sa
langue,
l’Algérie
est
à de cheikh patrie». l’Islam
de
conscientisation
d’éducation.
à Le foi orateur la 1934, génér Ben
1917,
un
public
mos
« Abdelhamid Egypte ».
Ibn
naît
la
fin
de
l’année
1889
Constantine
lignée
dont
les
racines
Sidi
Qammoûch,
de
ville
natale
un
plongent
dans
Sanhadja
,
ceux-là
qui
ont
noyau
proches
des
du
soi
enrichi
l’histoire
de
avec
les
zirides,
dy-
arabe
et
en
français
pour
suiva
nastie
fondée
par
Bologhine
Ziride.
Son
au
moment
vit
les
heu
père,
Mohamed
Mostefa
était
à Conseil déjà mouvement Mohmmed personnalité
une
poli-
d’une
guerre
la
première,
meurtri
il savants Avec histoire de parlera ce pour d’un
tique
puisqu’il
du
Supérieur
de
son
les
et
sciences
Algérien.
été
conviées
les
il à champs et
de
bataille.
Bad
A
13
ans
Ibn
Badis
apprend
le
Coran
et
vers
visionnaire
envoie
il d’une sa dispense l’Université cours techniques
Tunis
un
pr
1908
s’initie
aux
théologiques
et
aux
mier
groupe
d'étudiants
et l’arabe musulman algériens, adultes. méthode Mili,
colon
sciences
sociales
dans
célèbre
université
Zeitouna
tonnerre
la
conscience
de
nombreux
vertébrale
la avril où Moubarak l’exprimer sur idéal l’enseignement totale,
de
libre.
En
Ec
: une les Fin et plus écoles. future
de
Tunis.
Et
il l’occasion membre l’Algérie signé Badis sciences ? notre d’une
du
pèlerinage
qu’il
même
la dans à ceux il
gagnés
par
l’anesthésie
Chihab
l’existence
de
70
Mais
l
à moins coloniale.
: ouvre du Il
effectua
aux
. lieux ses notre c’est
saints
de
qu’il
s’impliqua
religion,
patrie
étaient
indissociables
première
filles
en
Sidi
Bou
d’une
définitive
idées
réformistes.
De
re-
ses
yeux
….
monde
musulman
émerge
maza
.
el
celui
qui
deviendr
Vibrant
tour,
il façon à algérien musulmane un Cet conscience
sa
était
mûre,
affûtée
depuis
siècle
sans
plus
tard
théoriciens
de
l’Association
de
à chéance le lier fois post-Almohade à La riens, un
à dernier,
de Sa toute- cava- algé- l’ère fos-
» dispense 16 l’un école Algériens,
« sens pratique avec
contre
de
premiers
combats
:
le
code
de
l’in-
retrouver
encore
son
assiette.
Comme
un
Oulémas
montre
par
la
que
digénat.
la n’eut aux Je
la dernier. 1919 L’année de dernières dans fondamental cours d’enseigne
Toute
sa
vie
de
cesse
de
lutter
par
le
qui
a
perdu
le l’étrier
et
parvient
pas
encore
l’éducation
de
femme
est
le
canal
par
verbe
et
la
plume
contre
toutes
les
tentatives
de
dé-
reprendre,
ne nouvel
équilibre.
dé- a à
transite
la des un religieux renaissance de de où l’humanité
algérienne.
Ibn
Badis
personnalisation
à Beni ouvert politique l’Algérien.
de
séculaire,
qui
la l’avait le son
condamné
l’inertie,
meurt
le
1940.
reste
comme
l’un
des
Pourquoi
vis
vis
pour
l’Algérie
et
l’is-
l’apathie,
« culture l’impuissance, cherche
la
colonisation,
grands
siècle
M.
K.
lam
éditorial
sa
main
fait
l’effet
d’
conservé
néanmoins
ses
valeurs
plus
ou
«Le cinéma
algérien
a besoin
de vrais
scénaristes»
a
presse
adieu
a
L
soires et si précaires
donc
veaux, évolue
vaches, et picas
et
QAHWA FI GOUBLI
puis m’empêcher
de so
plomb.
consoler en
hommage
me disan
Cette presse artisa-
ses
reusement que je me s
nale a donc
vécu produisant
pionniers
et
ses
chantres.
Ses
De Amar
Zentar
relevé très vite de ce
stars pour
têtes d’affiche
et ses
PP. 11 - 12 - 13
choc qui m’a reconfigu
Et puis
la techno-
sphère
droit
et
l
parler moderne.
de Combien
irruption dans
gauche. A moins que ce
logie fait brutalement
les rédactions et la
photocomposi-
Ce
rément le synapse.
amadhan
tion bouleversant
signes ?
lez tout
de même
pas c
ainsi tout l’héri-
tage ancien.
que
suis
au
bout de
mes
A telle enseigne
Hadith
pas vu venir
tous ceux qui n’ont
ces chambardements
ont été
quasiment laissés sur le carreau
Et
Et je n’en
s’en faut.
voudrai pour preuve - si besoin est - que les
17
16
EL MOUDJAHID
EL MOUDJAHID
Hadith du Prophète
Muhammad
(que la paix et le salut
HISTOIRE
d'Allah soient sur lui)
à El-Hadj
Le
Messager
d’Allah
(que
la
paix
et
le
salut
d'Allah
soient
sur
lui)
a
dit
:
«Souhaitez-vous
savoir qui
d’entre
vous est le meilleur
et qui est le pire
? Le meilleur
d’entre
vous est celui
en qui nous
espérons le bien et de qui nous ne
redoutons pas le mal et le pire d’entre vous est celui en qui
nous n’espérons
pas le bien
et de qui
nous redoutons
le mal.»
apporté par Tirm idhy et authentifié
R
par A lbâny.
FATAWI
Zakat al-fitr
aum ônes sont destinées : aux pauvres et aux nécessiteux, à ceux qui sont chargés de les recueillir
captifs, à ceux qui sont chargés de dettes, à la lutte dans le chem in de D ieu et au voyageur.
D ieu a dit : “L es
et de les
répartir, à ceux dont les cœ urs sont à rallier,
sait et il est juste.
au rachat des
Tel est l'ordre
de
D ieu. D ieu
Il y a donc huit catégories de personnes/objets ayant droit à la zakât”
:
MOHAMED
Coran : Sourate
9, Verset 60
bon
économique
et
car,
L’
institution
de
ou
aumône-impôt
comme
le
un
grand
savant
religieux
purificatrice
de
la
rupture
du
jeûne,
une
égyptien
moderne,
I'essentiel
étant
de
four-
institution
socio-religieuse
ancienne
que
nir
plus
l'ordinaire
des
la
socié-
celle
jeûne
du
mois
ramadân
II
de
l'Hégire),
musulmane
L'on
imagine
mal,
sûr,
la
dont,
au
demeurant,
elle
partie
intégrante.
mobilisation,
travers
tout
un
pays
comme
Abd
Allâh
ibn
'Abbâs
dit:
Zakât
al-fitr
été
pres-
I’Algérie,
le
Maroc
ou
le
Nigeria,
par
crite
purifier
le
jeûneur
ce
qu'il
pu
exemple.
d'une
quantité
de
céréales
l'on
s'at-
comme
paroles
vaines
propos
vilains
tache
la
lettre
traditions
rapportées,
celles-
PATRIMOINE
et
pour
permettre
aux
d'avoir
a (voir ce et aura quelque de de de de ! et à
ci
doivent
l’état
brut
et
non
pas
manger.
Pour
qui
s'en
prière
l'Aïd],
en
en
semoule
!!!)
ou
d’autres
den-
deux revers
elle
une
aumône
purificatrice
agréée
par
Dieu,
et
Les
à des pauvres possiblités dans sens a traditionnellement officiellement la de à
rées,
attestées
pour
et
usage,
pour
s'en
acquitte
après
la
prière,
sera
une
aumô-
équivalant
un
disons
1,8
kg,
comme
le
ne
comme
toutes
les
autres
aumônes
(rapporté
Abû
de la médaille
TAHAR
fixe
le
ministère
à algérien est alors et Dieu
des
Dâwûd
et
Ibn
Madjah).
Affaires
religieuses
de
blé,
d’orge,
de
maïs
Les
hadîths
rapportés
ce
thème
ont
évoqué
diffé-
(il
aussi
à le ». procurées des de qu'au la extension des des
assimilation
de
la
rents
types
de
provisions
de
(aqwât)
que
l'on
ntre
et
Tlemcen
rien
ne
dissocie
les
deux
liste
denrées,
donc
dérogation
lettre
!)
à
donne
pour
s’acquitter
cette
zakâh
à sèches, les Tout qui particulière. la
E
revers
la
I.Les
deux
villes
ont
multiplier
nombre
27
millions
d’habi-
savoir
dattes,
orge,
fromage,
raisins
secs,
aqit
de
grandit
dans
moule
Arabo
Andalous
tants,
plus,
qui
représente
la
démogra-
pâte
fromage
cuite
conservable),
figues
d'après
pour
se
retrouver
dans
un
Maghreb
aux
accents
fol-
Cheikh Yusuf
phie
l'Algérie
et
qui
devrait
donner
l'idjtihâd
des
fuqahâ'
mâlikites
d'Afrique
du
et
lement
similaires
les
aux
autres.
Dans
son
nou-
Par Al-Qaradawi
quelque
chose
comme
cinquante-quatre
d'Andalousie,
etc.,
raison
d'un
sâ'
(mesure
équivalant
vel
habillage
ville
de
Islamique,
mille
tonnes
desdites
denrées
alimen-
2,5
kg
ou,
suivant
une
autre
estimation
a savants métrologie concerne [de du (espèce foi compris
la
Tlemcen
se
sa
consoeur
dans
un
clonage
taires
Soyons
intelligents
raisonnables.
musulmane
légale,
moins
de
2
kg),
que
le
musul-
artisanale
par
ct
similitudes
mémoire,
signalons
ici
que
lorsque
les
man
adulte
est
tenu
de
pour
lui-même,
sa
senteur
tanné,
le
kaftan
Tlemçani
et
Fassi
de Le la rinçage
bouche
fuqahâ'
surent
et
en
femme,
pour
chacun
de
enfants
mineurs
(y
le
remarquablement
travaillé
par
mains
expertes
les
figues
étaient
séchées
et
emmagasinées
font
figure
trophées
glanés
travers
les
diffé-
nouveau-né
qui
vient
avant
l'aube
jour
de
comme
provisions
de
bouche,
suivant
un
procé-
rentes
dynasties
communes
ayant
marqué
des
deux
l'Aïd),
toutes
à mois, de personnes durs, acquitte au temps peu (laghw) de a
les
dont
la
charge
(père,
y chaque un farine Pour Une pour millénaire cette
autochtones
berbères,
sici-
villes.
Aujourd'hui,
grande
par
sa
noblesse
dans
mère,
: de domesticité, pour
etc.).
fuqahâ'
s'accordenl
sur
le
et le lavage du nez
liens
et
autres,
ils
n'hésitèrent
pas
les
inclure
l’art
de
les
plus
beaux
fleurons
de
la
culture,
EL-FERGANI
caractère
obligatoire
petite
aumône-impôt
et
Tlemcen
nous
retrace
son
idyllique
parcours.
Sous
dans
les
catégories
des
produits
agricoles
sou-
affirment
que
celui
qui
à avant al-fitr, bouche ei acquitte ramadân « permis les la d'un
s'en
pas,
alors
qu'il
en
les
feux
à
son
intronisation
mis
zakat
biens
. pauvres est et en partant, ordre
et,
comptè-
possède
les
rnoyens,
se
péché
et
en
comme
de
la
islamique,
la
ville
rent
liste
« Maghrib ce la (La denrées
des
qui
pouvaient
ser-
Question :
redevable
durant
toute
sa
Abou
Mediene
El
Ghouti
nous
révèle
ses
plus
beaux
vir
payer
zakât
al-fitr,
dont
sujet
nous
Des gens
affirment que le rinçage de la
Pour
ce
qui
se
rapporte
temps
délais
de
son
LA ZAKAT EL-FITR FIXÉE
atours.
Sa
chantée
par
les
plus
grands
occupe
spécifiquement
ici
bouche
(madmadah)
et
le
lavage
du
nez
acquittement,
il
est,
d'après
la
Tradition
hadîth
d'lbn
liers
de
la
Haouzi,
nous
entraîne
dans
attitude
pareille
« fort
judicieuse,
(istinshâq) pendant les ablutions peut com-
'Abbâs
cité
plus
haut),
préférable
de
la
zakât
al-fitr
à 100
DA par pers onne
arcanes
vieille
pour
nous
faire
humer
équitable
et
la
plus
haute
intelligence.
promettre la validité du jeûne. Dans quelle
avant
d'aller
accomplir
de
l'Aid—chose
était
effluves
d'une
tradition
qui
ne
tarit
pas
d’éloges.
mesure cette opinion
L'inverse
de
plus
pure
plus
flam-
est-elle correcte ?
aisément
faisable
du
du
Prophète,
parce
que
les
Tlemcen,
comme
son
l'indique,
tient
sa
Zakat
El-Fitr est fixée cette année à
100 DA pour
chaque personne, indique
un communiqué du ministère
boyante
qualité
idiosyncrasique
dont
gens
se
connaissaient
bien
entre
eux
et
pouvaient
de
ce
tion
de
de
la
Maghrébine
de
des
Affaires
religieuses et des wakfs précisant que cette somme équivaut à la valeur de 2 kg
s'honore
de semoule, soit
avec
la
plus
grande
emphase
le
mal-
a sera D'autre de en pour qui identifier du
fait
les
nécessiteux
du
corps
très
riche
de
ses
vénères
Maitre
un
“Sa'a” (une mesure) de nourriture
des Algériens.
heureux
des
grossiers
littéralistes
qui
Réponse
:
social
de
la
communauté
musulmane—mais
cela
n’est
remontant
à événement lsmaiel ses de Abdelkader Youcef Maroc. de
El
Jilani,
fondateur
de
la
A
cet effet, le m inistère des A ffaires religieuses
“a chargé les im am s
des m osquées de procéder, en collabo-
accordent
il ou bêtise, religieux, bétail la I'Egypte, être souligne 000) par relève à à âme énormément
plus
d'intérêt
à
l'ombre
à excella la El leurs reine nom Kadiria, même culture l'ordre
point
toujours
simple
pas
plus
que
cela
ne
grande
à générer capital d'un du capital Mendaci, la confrérie de
El
elle
détient
une
pan
La
madmadah
et
l'istinshâq
dans
les
ablu-
ration
avec les comités de mosquées, à la
collecte de Zakat El-Fitr à compter du 15
e
jour du mois du Ramadhan
qu'à
proie
elle-même.
demain
les
peuples
importante
dans
mémoire
collective
P. 21
tions
sont
considérées
:
soit
comme
des
sun-
fut
d’ailleurs
assez
tôt
dès
que
cité
prlt
des
en
vue de la distribuer aux nécessiteux recensés par les commissions du Fonds de
la Zakat un ou deux jours
nordiques
vivant
essentiellement
poissons
Tlemcenis
continue
perpétuer
le
célèbre
pèleri-
nah
[*]
selon
l'école
juridique
des
trois
Imâms
proportions
et
adopta
et structures à ce musulman que de jours, aux
très
différentes
avant
l'Aïd El Fitr”.
conservés
embrassaient
l'islâm
et
se
soumet-
nage
vers
de
la
«
sainte
protectrice»
Abû
Hanîfah,
Mâlik
et
Ash-Shâfi`î,
soit
beaucoup
plus
complexes
celles
Médine
et
de
La
Zakat El-Fitr est “obligatoire pour tous les musulmans aussi
bien les riches que les pauvres qui doivent
taient
ses
obligations
théologiques
et
rituelles,
pauvres
Lalla
Setti.
Zenatas,
Senhadja
se
sont
suc-
comme
deux
actes
obligatoires
selon
l'école
toute
la
péninsule
Arabique
l'ère
de
la
Révélation
et
du
eux-mêmes et pour les personnes à leur charge”, rappelle le ministère.
faire
don de cette Zakat pour
dont
jeûne
de
ramadân;
ils
paieraient
leur
cédés
dans
logique
de
gestion
des
arts
P. 12
de
l'Imâm
Ahmad
qui
les
a
considérés
comme
califat
primitif
orthodoxe.
Considérant
genre
diffi-
! voire le la (54 al-fitr à là
dans
cette
enfin
les
princes
merenides
zâkat
en
poisson
ou
espèces,
suivant
une
partie
du
lavage
du
visage
qui
est
prescrit.
cultés,
les
fuqahâ'
ont
donc
aux
gens
de
s'en
qui,
sous
le au beauté marqué patrimoine réplique capitale. et qui dont métiers. Fès et de un rappelle payante, La à la de cuir Tlemcen substitut une tous de poésie sanctuaire domination
la
de
Abou
Hamou,
a sur monde de Les vie. prière libérale cette
les
de
chacun,
car
Dieu
n'impose
Et
qu'ils
soient
des
sunnah
ou
des
actes
acquitter
de
manière
plus
pour
ce
et
Hamou,
Mereni
que
Tlemcen
connu
que
dont
elle
capable
obligatoires,
il
convient
de
ne
pas
les
délaisser
temps
de
remise
aux
bénéficiaires:
un
ou
deux
jours
avant
son
magnitique
lustre
à mille civilisationnel s'occuper marques. évolutive Said consacré en Mendaci successive
de
capital
du
à (sourate Cela de les plus plus
al-Baqarah
à de de Vache), par Si
II,
verset
28).
à due, n'y suivant faire pauvres un
dans
les
ablutions,
que
ce
soit
pendant
le
la
fin
ramadân,
certains
avis,
mi-ramadân,
Maghreb.
ville
encore
l'exclusivité
du
dit,
faut
enfin
noter
que
à le bénéficiaires Andalousie, de (si de la bien les social,
les
jeûne
ou
voire
dès
le
début
du
suivant
d'autres,
et
l'on
signa-
mode
Haouzi
à le C'est médaille. l'entremise n'est ses poésie à puisque ville culture El de détient uns
par
de
ses
cheikhs
aumône
sont,
par
de
préférence,
que Tout Si
le
à musulman
et partie observer
lera
qu'il
s'en
est
même
trouvé
parmi
qui
Said
El
Ben
Sahla,
et
El
Triki
qui
sont
allés
parmi
les
parents,
les
voisins
les
pendant
Ramadhan,
c'est
ne
les
faire
autorisaient
de
le
cela,
bien
donner
pairs
a aider une devient les Maghrébins culture
proches,
et
ainsi
suite.
reste
le »
pleinement-
exagération-
il
le
sûr,
en
réponse
aux
contraintes
d'ordre
divers
qui
pour-
C'est
dans
Maghreb
pleine
ébullition
culturel-
savant.
ferait
lorsqu'il
jeûne
pas.
rapporté
raient
empêcher
l’ndividu
s'acquitter
de
le
avec
l'apparition
du
mouvement
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Lundi 29 Août 2011
Ph. : Nesrine
Ph. : Billal
2 EL MOUDJAHID
2
EL MOUDJAHID

Météo

Météo 34° à Alger 46° à Adrar Sur les régions Nord, temps partiellement voilé et assez

34° à Alger 46° à Adrar

Sur les régions Nord, temps partiellement voilé et assez chaud notamment vers les régions de l'in- térieur ou l'on notera localement le développement d'une activité pluvio-orageuse en cours d'après- midi/soirée. Les vents seront en général faibles à modérés (20/40 km/h) de secteur est à nord-est. La mer sera généralement peu agitée. Sur les régions sud du pays, temps généralement chaud et ensoleillé avec tendance orageuse en soi- rée sur les massifs de l'atlas Saharien et du Hog- gar/Tassili. Les vents seront faibles à modérés. Les températures (maximales-minimales) pré- vues aujourd’hui seront comme suit :

Alger (34°-22°), Annaba (30°-20°), Béchar (40°- 26°), Biskra (38°-28°), Constantine (34°-18°), Dja- net (40°-26°), Djelfa (34°-18°), Ghardaïa (40°- 27°), Oran (34°-24°), Sétif (32°-16°), Tamanrasset (34°- 22°), Tlemcen (36°-20°), Tindouf (44°-27°), El Oued (39°-26°), Adrar (46°-26°), Ouargla (43°-27°).

Parlement : Ouverture de la session d’automne le 4 sep- tembre

La session d’automne du Parlement dans ses deux chambres - le Conseil de la nation et l’Assem- blée populaire nationale(APN) - s’ouvrira le 4 sep- tembre. Les travaux débuteront à l’Assemblée populaire nationale à 10 h et se poursuivront au Conseil de la nation à 11 h.

Aïd el Fitr

Les deux journées chômées et payées

Les deux journées de l'Aïd el Fitr seront chômées et payées pour l'ensemble des personnels des institutions et administrations publiques, y compris les personnels payés à l'heure ou à la journée, indique la di- rection générale de la Fonction publique dans un communiqué. Toute- fois, les personnels exerçant en travail posté sont tenus d'assurer la continuité du service, précise la même source.

NAFTAL

Les stations-service seront ouvertes

Fidèle à ses traditions de société de service public, la société natio- nale de commercialisation et de distribution de produits pétroliers Naf- tal, informe que durant les fêtes de l’Aïd El Fitr, et à l’instar des autres jours, la distribution des carburants sera assurée sur l’ensemble de son réseau stations-service de jour comme de nuit et à travers tout le terri- toire national.

ETUSA

Transport vers les cimetières assuré

Un programme de dessertes spéciales est prévu vers les cimetières de la capitale à l'occasion de l’Aïd el Fitr, a indiqué hier l'Etablissement public de transport urbain et suburbain d'Alger (ETUSA) dans un com- muniqué. Ces dessertes concernent la place du 1 er -Mai vers les cime- tières d'El Alia, Garidi, Berrouillah et El Madania et la place des Martyrs vers les cimetières d'El Alia, El Kettar (côtés haut et bas), Aïn El Benian et Bouzaréah, précise la même source. Il s'agit également de Chevalley vers les cimetières de Beni Messous, et Dely Brahim et de Bachdjerrah vers les cimetières de Garidi par Ben Omar et de Sidi Re- zine vers Baraki, ainsi que d'El Harrach vers les cimetières d'El Alia par Sidi Tayeb.

CNES

Babès reçoit l’ambassadeur d’Afrique du Sud

M. Mohamed Seghir Babès président du Conseil national économique et social a reçu hier

M. Joseph Kotane, ambassadeur d’Afrique du Sud.

Cette audience a permis au M. Babès et à l’am- bassadeur d’évoquer les relations historiques qui lient les deux peuples. Les deux parties ont égale- ment passé en revue les relations bilatérales entre les deux pays dans divers volets. Il se sont plus par- ticulièrement attachés à considérer les voies et moyens de les renforcer en prenant appui sur les institutions à caractère consultatif que sont le CNES d’Algérie et le NEDLAC d’Afrique du Sud, avec la perspective de construire une coopération exem-

plaire. Sous cet intitulé, il a été abordé la question de la réactivation de la création d’une association d’amitié entre les deux peuples amis, propre à élar- gir le champ de la coopération bilatérale à toutes les forces vives et autres parties prenantes des deux pays. Par ailleurs, et partageant la conviction qu’il y a à développer un partenariat économique davan- tage dynamique, les deux parties ont convenu d’en- courager la mise en place d’un conseil d’affaires et de nature à rapprocher les opérateurs des deux pays. Il a été considéré, eu égard à la particularité des deux pays, hautement souhaitable, de viser l’objec- tif d’un jumelage entre des villes des deux pays.

En présence de Said Barkat

Circoncision collective de 30 enfants à Alger

M. Saïd Barkat, ministre de la Solidarité natio- nale, a présidé samedi une cérémonie de circonci-

sion collective de 30 enfants de la wilaya d'Alger, à la maison des Arts et de la Musique de la commune de Kouba. Cette initiative, organisée par la direc- tion des activités sociales de la wilaya d'Alger, a touché 5.000 enfants des Centres d'enfance assistée et des enfants des familles nécessiteuses, a indiqué

M. Barkat. A cette occasion, des associations ont

procédé à la distribution des cadeaux aux enfants et des sommes d'argent à leurs familles.

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Nation

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EL MOUDJAHID

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M. ZIARI :

«Une vigilance accrue de tout le peuple»

L président de l'Assemblée populaire nationale (APN),

M. Abdelaziz Ziari, a condamné hier l'attentat perpétré vendredi soir contre le mess des officiers de l'Académie

militaire interarmes de Cherchell, selon un communiqué de l'APN rendu public. "Suite au lâche attentat qui a visé le mess des officiers de l'Académie militaire interarmes de Cherchell et qui a causé la mort de plusieurs membres de l'armée et de civils, le président de l'APN, et au nom de tous les membres de l'As- semblée, tout en s'inclinant à la mémoire des victimes de cet ignoble acte terroriste, condamne ce lâche attentat ainsi que les actes terroristes perpétrés dans certaines régions du pays, et dont l'objectif est de porter atteinte à l'option démocratique dans laquelle s'est engagé le pays, dans une tentative de perturber le processus de réformes démocratiques en cours", souligne le communiqué. "Cet ignoble acte terroriste souligne l'importance d'une vigilance accrue de tout le peuple et de ses représentants élus pour mettre en échec toute tentative de déstabilisation du pays et d'un retour de l'insécurité au moment où le peuple algérien œuvre à travers les ins- titutions de l'Etat à asseoir la sécurité et la quiétude et à reprendre le processus d'édification en vue de réali- ser une prospérité globale et l'essor de la nation", ajoute la même source.

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et l'essor de la nation", ajoute la même source. e UGTA : «Soutien à l’ANP» L'

UGTA : «Soutien à l’ANP»

ajoute la même source. e UGTA : «Soutien à l’ANP» L' Union générale des travailleurs algériens

L' Union générale des travailleurs algériens (UGTA) condamne "énergiquement" l'acte terroriste, a indi-

qué hier un communiqué de l'organisation syndicale.

“ L'UGTA exprime sa vive émotion après cet acte barbare qui

a provoqué la perte de nombreuses vies humaines et fait plu-

sieurs blessés ”, ajoute la même source. La Centrale syndicale

a par ailleurs exprimé “ sa conviction que cet acte de terreur cri- minelle perpétré pendant le mois sacré de Ramadhan n'altérera pas la détermination de l'Algérie et de toutes les forces vives dans leur marche vers une société de paix, de justice sociale et de prospérité.” L'UGTA, a exprimé son soutien à « l'Armée nationale populaire dans sa lutte contre le terrorisme criminel et destructeur et dans sa détermination de défendre les valeurs républicaines », conclut le communiqué.

ATTENTAT TERRORISTE CONTRE L'ACADÉMIE MILITAIRE DE CHERCHELL

L’UE condamne “fermement"

L’ Union européenne (UE)

a condamné "ferme-

ment" l'attentat perpétré

vendredi soir contre l'Académie militaire interarmes de Cherchell. La Haute représentante de l'UE pour les Affaires étrangères et la politique de sécurité, Catherine Ashton, et le commissaire euro- péen à l'Elargissement et à la Poli- tique européenne de voisinage, Stefan Füle, ont "condamné fer- mement", dans un communiqué commun, cet "acte de terreur" et exprimé leur "solidarité au peuple algérien et, en particulier, aux amis et aux familles des victimes". "La violence sera vaincue et ne réussira pas à arrêter l'Algérie sur son chemin des réformes", ont-ils affirmé, assurant que "l'UE est prête à développer davantage sa coopération avec l'Algérie pour

davantage sa coopération avec l'Algérie pour soutenir le programme de ré- forme." Dix-huit personnes

soutenir le programme de ré- forme." Dix-huit personnes ont été tuées et 26 autres blessées dans un attentat terroriste perpétré ven- dredi, une dizaine de minutes

après la rupture du jeûne, contre le "mess extérieur" de l'Académie militaire interarmes de Cherchell. Le ministère de la Défense natio- nale a souligné que ce crime ter- roriste "démontre une nouvelle fois que les groupuscules terro- ristes tentent à travers cet acte ab- ject d'atteindre des objectifs médiatiques afin de desserrer l'étau qui leur est imposé sur le ter- rain par les forces combinées de sécurité qui ont réalisé des résul- tats remarquables, notamment du- rant les dernières semaines." Le Haut commandement de l'Armée nationale populaire, "tout en s'in- clinant à la mémoire des chouhada ayant péri dans cet acte ignoble", a réitéré sa "détermination à mettre hors d'état de nuire ces bandes cri- minelles et assurer la paix et la quiétude dans l'ensemble du pays".

WILLIAM HAGUE, MINISTRE BRITANNIQUE DES AE :

«Le Royaume-Uni se tient fermement au côté de l'Algérie»

L Royaume-Uni a condamné l'attentat perpé-

tré vendredi dernier contre l'Académie mili- taire interarmes de Cherchell, dans un

communiqué diffusé par le Foreign Office. "J'ai été choqué d'entendre parler de l'attaque terroriste contre

l'Académie militaire algérienne à Cherchell le 26 août, dans laquelle beaucoup ont été tués et blessés", a affirmé le ministre britannique des Affaires étran- gères, William Hague, dans ce communiqué. "Je condamne cette attaque brutale et impitoyable", a souligné M. Hague qui a relevé que le timing de l'at- tentat terroriste, juste après la rupture du jeûne, dé- montre que "ces terroristes n'ont absolument aucun respect pour la vie humaine ni pour le Ramadhan". Le chef de la diplomatie britannique a assuré que le

e

Le chef de la diplomatie britannique a assuré que le e Royaume-Uni se tient "fermement au

Royaume-Uni se tient "fermement au côté de l'Algé- rie" dans la lutte contre le terrorisme et adresse ses plus sincères condoléances aux familles des victimes de l'attaque, au gouvernement et au peuple algériens.

SESSION D'AUTOMNE DU PARLEMENT

Débat autour de projets de loi régissant le processusdémocratique

La session d'automne du Parlement, dont les travaux débuteront le 4 septembre prochain, revêt un caractère particulier, car intervenant quelques mois avant la fin du mandat législatif actuel et au regard de la liste de projets de loi "régissant le processus démocratique" à débattre dans l'hémicycle de cette institution.

d é battre dans l'h é micycle de cette institution . C ette session, indiquent des

C ette session, indiquent des

sources proches de l'As-

semblée populaire natio-

nale (APN), sera marquée par un grand débat qui laissera son em- preinte sur la scène politique où "tout un chacun est concerné par l'élaboration de textes adaptés aux impératifs nés de l'évolution socio-économique et politique que connaît le pays" et qui implique "l'approfondissement des ré- formes dans tous les domaines". Ainsi, l'ordre du jour de la pro- chaine session comporte des pro- jets de lois "décisifs" tels les projets de lois organiques relatifs au régime électoral et aux partis politiques, les projets de codes de wilaya et de l'information dont les contours ont été définis par le Pré- sident de la République, M. Abde- laziz Bouteflika, dans son discours à la nation le 15 avril dernier. Le Président Bouteflika avait annoncé, à l'occasion, des ré- formes politiques comptant la ré- vision des principales législations du pays dans le courant de l'année qui sera sanctionnée, après des lé- gislatives en 2012, par un amen- dement "profond" de la Constitution. Ces textes de lois ont d'ores et déjà été au cœur des acti- vités de l'Instance de consultations sur les réformes politiques qui s'était réunie avec la plupart des partis politiques, des personnalités nationales et des organisations de la société civile. L'exécutif a été chargé d'élaborer les textes de lois sur la base des opinions et propo- sitions recueillies lors de cette consultation clôturée en juin der- nier. Entre autres textes qui susci- tent un état d'expectative sur la scène politique, figurent les pro- jets de loi électorale et des partis qui n'ont pas cessé de faire l'objet de revendications d'amendement

de manière à "ancrer le processus démocratique". Selon les mêmes sources parlementaires, il est at- tendu que ces deux projets soient présentés sous forme de "textes fixant et renouvelant les bases consacrant la transparence du pro- cessus électoral à même de lui conférer davantage de crédibilité". Concernant le projet de loi orga-

nique relatif à l'information, le mi- nistre de la Communication, M. Nacer Mehal, avait affirmé que ce dernier garantira au journaliste l'accès à la source de l'informa- tion, outre la dépénalisation du délit de presse, hormis certains cas, à travers l'annulation de dis- positions privatives de liberté du journaliste avec maintien d'amendes. S'agissant du projet du code de wilaya, il s'inscrit avec celui de la commune, adopté lors de la pré- cédente session de printemps, dans un contexte social et écono- mique marqué par la volonté des autorités publiques à "élargir les prérogatives des assemblées élues et à éclaircir leurs relations avec l'administration", a indiqué ré- cemment le ministre de l'Intérieur et des Collectivité locales, M. Daho Ould Kablia, lors d'une réu- nion d'évaluation restreinte consa- crée à son secteur dans le cadre des auditions annuelles que dirige le Président de la République. Ou- tres ces textes de loi, la session d'automne examinera d'autres pro- jets, notamment un projet de loi organique, définissant les modali- tés d'élargissement de la représen- tation de la femme au sein des assemblées élues, un autre projet de loi organique, définissant les cas d'incompatibilité avec le man- dat parlementaire et un projet de loi relatif aux associations. A l'or- dre du jour également, le projet de loi de finances pour 2012, le pro- jet de loi portant règlement bud- gétaire 2009 et celui amendant et complétant l'ordonnance n° 76-80, du 23 octobre 1976, portant code maritime. Le projet de loi relatif à la prévention et à la lutte contre la violence dans les établissements sportifs, celui relatif à la poste et aux communications, ainsi que le projet de loi amendant et complé- tant la loi n° 07-97, promulguée le 21 juillet 1979, portant code des douanes et le projet de loi portant organisation de la profession d'avocat, figurent aussi parmi les points débattus. D'autres projets en cours d'élaboration au niveau de certains secteurs ministériels sont également prévus.

4

4 N ation EL MOUDJAHID COMMUNIQUÉ DU CONSEIL DES MINISTRES Démocratie et transparence Le Pr é
4 N ation EL MOUDJAHID COMMUNIQUÉ DU CONSEIL DES MINISTRES Démocratie et transparence Le Pr é
4 N ation EL MOUDJAHID COMMUNIQUÉ DU CONSEIL DES MINISTRES Démocratie et transparence Le Pr é
4 N ation EL MOUDJAHID COMMUNIQUÉ DU CONSEIL DES MINISTRES Démocratie et transparence Le Pr é

Nation

EL MOUDJAHID

COMMUNIQUÉ DU CONSEIL DES MINISTRES

Démocratie et transparence

Le Président Bouteflika : « Le peuple algérien a su instaurer son propre système politique plura- liste, qu'il a sauvegardé malgré une tragédie nationale doulou- reuse. Il a su par la suite restau- rer la paix et relancer le développement dont nul ne peut contester la réalité, ni occulter les lacunes qui persistent. »

Le Conseil des ministres a tenu hier une réu- nion sous la présidence de M. Abdelaziz Bou- teflika, Président de la République, à l'issue de laquelle il a rendu public le communiqué sui- vant :

“ Le Président de la République, M. Abdela- ziz Bouteflika, a présidé ce jour, dimanche 28 Ramadhan 1432 correspondant au 28 août 2011, une réunion du Conseil des ministres. Cette réu- nion a été essentiellement consacrée à l'examen de projets de loi découlant du programme de ré- formes politiques annoncées par le Chef de l'Etat le 15 avril dernier, programme qui a été l'objet d'une large consultation des personnalités nationales, des partis et des associations, initiée par le Chef de l'Etat. Le Conseil des ministres a d'abord examiné et approuvé un projet de loi or- ganique relative au régime électoral. Ce texte a pris en charge une large demande exprimée lors des consultations politiques pour que les élec- tions, qui seront organisées par l'administration, soient supervisées par l'autorité judiciaire et sur- veillées par les partis et les listes indépendantes qui y prendront part. A ce titre, le projet de loi propose la mise en place d'une commission de supervision des élections qui opérera lors de chaque scrutin, depuis la convocation du corps électoral jusqu'à la proclamation des résultats et leur validation définitive. Les ressources et moyens nécessaires seront mis à sa disposition pour un bon accomplissement de sa mission. Composée de magistrats, désignés par le Chef de l'Etat, cette commission aura pour mission de superviser le scrutin au niveau central et des wilayas, et d'assurer ainsi le respect des dispo- sitions de la loi électorale. La supervision des scrutins par les magistrats s'affirme également à travers la révision des listes électorales sous l'autorité de commissions présidées par des ma- gistrats. Elle se manifeste aussi à travers la com- mission électorale de wilaya composée de magistrats. Les propositions des participants à la consultation politique se trouvent également reflétées par le projet de loi dans la mise en place d'une commission indépendante de sur- veillance des élections. Cette commission sera composée de représentants des partis prenant part au scrutin et de représentants des listes in- dépendantes. Elle élira son président et dé- ploiera ses démembrements au niveau des wilayas et communes. Les pouvoirs publics mettront à la disposition de la commission de surveillance à sa demande, des fonctionnaires compétents en matière électorale. La commis- sion disposera d'un budget propre sur fonds pu- blics pour accomplir sa mission, les représentants des partis et des listes indépen- dantes engagés dans le scrutin siègeront au sein des différents niveaux de cette commission, à titre bénévole.

Des outils de supervision des élections

Outre ce double mécanisme de supervision et de surveillance des élections, les partis et les listes indépendantes prenant part au scrutin dis- poseront d'autres moyens de garanties de la transparence de l'élection à travers :

- l'obligation pour l'administration compé-

tente d'expliciter dûment tout rejet d'une liste de

candidats ou d'une candidature sur une liste,

avec possibilité pour le parti ou les indépendants concernés de faire recours de cette mesure au- près de la juridiction territorialement compé- tente ;

- la remise d'une copie de la liste électorale

Ph. A. Yacef
Ph. A. Yacef

de la wilaya au représentant de chaque liste de

partis ou d'indépendants avec, le cas échéant, la possibilité pour ces derniers de faire recours sur son contenu ;

- la présence de représentants des candidats à

raison de cinq par bureau de vote, choisis le cas échéant par un tirage au sort qui sera effectué par les mécanismes de supervision et de sur- veillance ;

- l'usage des urnes transparentes et de l'encre

indélébile pour garantir davantage la transpa- rence du processus de vote, alors que la dispo- sition des bulletins des listes concurrentes sera faite sur la base d'un tirage au sort effectué par

la commission de surveillance ;

- et la remise sur le champ, à chaque repré-

sentant de liste engagée dans l'élection, d'une copie du procès-verbal de dépouillement au ni- veau du bureau de vote, du procès-verbal de collationnement des résultats sous la présidence d'un magistrat au niveau de la commune, ainsi que du procès-verbal des résultats collationnés au niveau de la wilaya, par une commission de magistrats. Ces copies des différents procès-ver- baux sont de nature à conforter tout recours que présenterait une liste engagée dans l'élection au- près des instances légalement habilitées, à sa- voir le Conseil constitutionnel pour les élections présidentielles et les élections législatives d'une part, et la commission électorale de wilaya com- posée de magistrats, pour les résultats des élec- tions locales, d'autre part. Par ailleurs, le projet de loi apporte d'autres améliorations au régime électoral à travers la ré-

duction de l'âge exigible pour le candidat au Conseil de la nation, l'interdiction pour un can- didat sur une liste électorale de rejoindre une autre formation politique une fois élu, l'obliga- tion par le membre du gouvernement candidat à une élection de démissionner de sa fonction, ainsi que la réduction du nombre de signatures d'électeurs exigibles du candidat aux élections présidentielles. En plus de ces dispositions confortant la transparence des scrutins, le projet de loi organique propose d'autres dispositions à même de garantir la sérénité et l'équité de la campagne électorale, en confiant à la commis- sion indépendante de surveillance des élections la responsabilité de procéder aux tirages au sort pour la répartition des temps de passage des candidats à travers les médias audiovisuels et pour la répartition des salles publiques destinées aux meetings de campagne. Enfin, outre les sanctions concernant toute violation des dispo- sitions de la législation relative au régime élec- toral, le projet de loi propose des sanctions réprimant toute tentative de corruption des élec- teurs ou de fraude électorale sous quelque forme que ce soit. Ces sanctions seront aggravées, chaque fois que l'auteur du délit serait un agent public.

La représentation féminine

Le Conseil des ministres a ensuite examiné et

adopté un projet de loi organique fixant les mo- dalités d'élargissement de la représentation des

femmes au sein des assemblées élues. Ce projet découle de l'article 31 bis de la Constitution en- joignant à l'Etat de promouvoir la place des femmes dans les assemblées élues. Il reflète aussi une synthèse des avis exprimés par les participants à la consultation sur les réformes politiques. Le projet de loi organique dispose notamment que :

- toute liste de candidats aux élections légis-

latives, aux élections à l'assemblée populaire de wilaya, et aux élections aux assemblées popu- laires communales, des communes de plus de

20.000 habitants, doit comporter une proportion de candidates qui ne saurait être inférieure à son tiers. Le non-respect de cette disposition entraî- nera le rejet de la liste concernée ;

- à l'issue du dépouillement du scrutin, les

sièges seront répartis en fonction du nombre de

voix obtenues par chaque liste, le tiers des sièges étant réservé aux candidates, selon leur classement nominatif sur la liste concernée ;

- dans le cas où une liste obtient deux sièges

seulement, ces derniers seront répartis entre les

deux sexes, selon le classement nominatif des candidats ;

- en outre, dans les cas prévus par la législa-

tion relative aux élections, à la commune et à la

wilaya, tout remplacement d'un élu qui n'achè- verait pas son mandat, se fera par un candidat

du même sexe de la liste présentée lors du scru- tin concerné ;

- enfin, au-delà des dispositions qui précè-

dent, le projet de loi organique énonce la possi- bilité pour l'Etat d'encourager les partis politiques à promouvoir davantage la place des femmes au sein des assemblées élues, par le moyen d'une aide financière spécifique, au pro- rata de leurs candidates élues aux différentes as- semblées. Le Conseil des ministres a poursuivi ses travaux par l'examen et l'approbation d'un projet de loi organique fixant les incompatibili- tés avec le mandat parlementaire. Ce texte dé- coule des dispositions de l'article 103 de la Constitution qui énonce, notamment que le ré- gime des inéligibilités et des incompatibilités des parlementaires sera fixé par une loi orga- nique. Il vise à conforter l'indépendance des par- lementaires ainsi que leur entière disponibilité pour accomplir leur mission législative et de contrôle. Il a, en outre, pris en considération les propositions des participants à la consultation

politique. Parmi les incompatibilités avec le mandat parlementaire, le projet de loi organique énonce les fonctions au sein du gouvernement, du Conseil constitutionnel, des administrations et des entreprises publiques, tout autre mandat électif ainsi que la profession de magistrat.

Participation citoyenne

Le texte vise également l'exercice de fonc- tion, d'emploi ou de mandat au sein d'une en- treprise ou de groupement économique,

l'activité commerciale, les professions libérales, ainsi que toute fonction ou emploi conférés par un Etat étranger ou une organisation internatio- nale. Des exceptions sont prévues à ces incom- patibilités pour l'enseignement universitaire et la pratique de la médecine dans le secteur pu- blic, ainsi que l'exercice temporaire d'une mis- sion pour le compte de l'Etat. Par ailleurs, ce projet de loi organique propose des dispositions selon lesquelles l'élu au Parlement est, le cas échéant, tenu de se mettre en conformité en cas d'incompatibilité avec son mandat, ou à défaut

il se verrait déchu de son mandat parlementaire.

Enfin, le texte propose son entrée en vigueur

aux prochaines élections parlementaires, selon le calendrier propre à chacune des deux Cham- bres. Le Conseil des ministres a enfin examiné

et approuvé un projet de loi relative à la wilaya.

Ce projet de loi qui a pris en considération les propositions émanant de la majorité des parti-

cipants à la consultation politique, propose une refonte substantielle de la législation en vigueur, pour conforter la décentralisation et la partici- pation de la population au développement local,

à travers ses élus. A ce titre, le texte confirme la wilaya comme espace de soutien au développe- ment local et à l'action propres aux communes.

Il précise également le partage des missions et

des ressources entre l'Etat, la wilaya et la com- mune. Il conforte aussi la wilaya dans son rôle de coordination de l'action gouvernementale au niveau local. Le projet de loi renforce les attri- butions de l'assemblée populaire de wilaya, no- tamment dans le domaine du développement

économique, y compris les initiatives destinées

à attirer les investisseurs et à encourager la créa- tion d'entreprises sources d'emplois. Par ail- leurs, la volonté de rehausser le rôle et les responsabilités de l'assemblée populaire de wi- laya, a conduit à la limitation des délibérations nécessitant une approbation du wali à celles re- latives au budget, aux aliénations, aux acquisi- tions ou échanges de patrimoine immobilier, aux dons et legs provenant de l'étranger, ainsi qu'aux conventions de jumelage. Enfin, toute divergence entre l'assemblée et l'exécutif de la wilaya sera désormais soumise à la décision souveraine du tribunal administratif. Intervenant

à l'issue de l'approbation des projets de lois ins-

crits à l'ordre du jour du Conseil des ministres, le Président Abdelaziz Bouteflika a exprimé sa satisfaction quant au respect du calendrier qu'il

a fixé pour la conduite des réformes politiques

annoncées le 15 avril dernier et clarifiées lors du Conseil des ministres du 2 mai 2011. Les projets de lois examinés ce jour seront inces- samment déposés sur le bureau de l'Assemblée populaire nationale, aux fins d'examen au cours de la prochaine session parlementaire d'au- tomne. Quant aux projets de lois organiques re- latives à l'information et aux partis politiques ainsi que la loi relative aux associations, ils se- ront approuvés par le Conseil des ministres au

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EL MOUDJAHID

EL MOUDJAHID N ation 5 COMMUNIQUÉ DU CONSEIL DES MINISTRES ●●● cours du mois prochain. "Cet
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Nation

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COMMUNIQUÉ DU CONSEIL DES MINISTRES

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cours du mois prochain. "Cet attachement au calendrier politique ainsi qu'à la prise en charge des propositions émises par la majorité des participants à la consultation, marquera aussi les prochaines étapes des réformes poli- tiques que j'ai initiées, y compris le projet de révision de la Constitution qui aboutira devant le Parlement dès la tenue des prochaines élections législatives", a déclaré le Président de la République. Le Chef de l'Etat a également relevé que la teneur des différents projets de lois que vient d'approuver le Conseil des ministres, traduit la volonté des Algériennes et des Algériens de faire progresser da- vantage le système politique démocratique et pluraliste qu'ils ont institué voilà deux décennies, et qui est une réa- lité dans les assemblées élues, sur la scène politique et au niveau du mouvement associatif. "Les dispositions pro- posées dans le projet de loi organique relative au régime électoral permettront à l'avenir, à tout observateur natio- nal ou étranger, de témoigner de l'importance du dispo- sitif de supervision et de surveillance des scrutins avec la participation active des candidats aux élections. J'es- père que tout cela mettra fin au doute sur la transparence des prochaines élections, ou sur la possibilité d'une alter- nance au pouvoir par la voie des urnes, chaque fois que le peuple souverain le décidera", a relevé le Chef de l'Etat. Saluant les avancées introduites par le projet de loi relative à la wilaya en ce qui concerne la politique natio- nale de décentralisation et une plus grande responsabili- sation des élus locaux, le Chef de l'Etat a rappelé que cela vient compléter la loi sur la commune promulguée le mois dernier. Il a également invité le gouvernement et les administrations locales à ne ménager aucun concours au Conseil national économique et social qui a été mandaté pour animer un large débat avec les représentants de la population et les élus locaux, de sorte à aboutir, avant la fin de cette année, à des assises nationales sur la gouver- nance du développement local. "Les conclusions et les recommandations de ces assises seront intégrées dans le programme national de réformes, et le gouvernement sera alors comptable de leur mise en œuvre", a déclaré le Pré- sident Abdelaziz Bouteflika. Par ailleurs, le Président de la République a considéré que l'élaboration du projet de loi sur la promotion de la place des femmes dans les as- semblées élues s'inscrit en droite ligne avec les disposi- tions de la Constitution garantissant l'égalité des droits entre les citoyens et les citoyennes. Elle couronne les ef- forts investis pour assurer l'égalité des genres dans les do- maines de l'éducation, de l'enseignement, de l'emploi et de l'accès à d'importantes responsabilités publiques. "Une plus grande présence des femmes au sein du Parlement et des assemblées locales élues confortera la représentati- vité de ces différentes instances et sera le gage d'un consensus plus large autour des décisions que prendront ces assemblées, dans le respect des valeurs nationales", a ajouté le Chef de l'Etat.

L’Algérie, partie prenante des mutations

Concluant ses remarques sur les réformes politiques mises en chantier par notre pays, le Président Abdelaziz Bouteflika a déclaré que l'Algérie est partie prenante aux différentes mutations en cours marquant la communauté internationale, y compris la Nation arabe. "Chaque peu- ple forge souverainement sa propre expérience nationale. En ce qui le concerne, le peuple algérien a su instaurer son propre système politique pluraliste, qu'il a sauvegardé malgré une tragédie nationale douloureuse. Il a su par la suite restaurer la paix et relancer le développement dont nul ne peut contester la réalité, ni occulter les lacunes qui persistent. "C'est sur ce socle solide que notre pays pour- suit sa bataille du développement, dans le domaine de l'emploi, notamment pour ses jeunes, de la justice sociale et de la solidarité nationale qui participent de ses prin- cipes fondateurs et de l'émergence véritable d'une éco- nomie diversifiée gage d'un bien-être durable. Cette bataille du développement sera désormais confortée par les réformes politiques que l'Algérie a souverainement décidées et qui seront concrétisées au cours des prochains mois, comme j'en renouvelle solennellement l'engage- ment", a conclu le Président de la République. Le Conseil des ministres a par la suite examiné et adopté un décret présidentiel autorisant la participation de l'Algérie à la 6 e augmentation générale du capital de la Banque africaine de développement. Le Conseil a également adopté un dé- cret présidentiel portant approbation d'un contrat de re- cherche et d'exploitation des hydrocarbures sur le périmètre de Rhoude El Fares II, conclu entre la Sona- trach et l'Agence nationale de valorisation des ressources en hydrocarbures (ALNAFT). Le Conseil des ministres a, par ailleurs, poursuivi ses travaux par l'examen et l'ap- probation d'un projet de marché public conformément aux dispositions pertinentes du Code des marchés pu- blics. Ce marché concerne le secteur des ressources en eau. Le Conseil a enfin adopté des décisions individuelles de nominations et de fins de fonctions à des emplois su- périeurs de l'Etat. Le Président Abdelaziz Bouteflika a clos la réunion du Conseil des ministres en formulant ses vœux de bonheur et de prospérité au peuple algérien et à tous les musulmans de par le monde, à l'occasion de la proche célébration de l'Aïd El Fitr.”

LE PRÉSIDENT BOUTEFLIKA :

« Les projets de loi approuvés traduisent la volonté de faire progresser la démocratie »

L e Président de la République, M. Abdelaziz Bouteflika, a souligné, hier, que la teneur des différents

projets de loi approuvés par le Conseil des ministres traduit la volonté des Algériens de faire progresser davantage le système politique démocratique et pluraliste qu'ils ont institué voilà deux décennies. "La te- neur des différents projets de loi que vient

d'approuver le Conseil des ministres, tra- duit la volonté des Algériennes et des Al- gériens de faire progresser davantage le système politique démocratique et plura- liste qu'ils ont institué voilà deux décen- nies, et qui est une réalité dans les assemblées élues, sur la scène politique et au niveau du mouvement associatif", a af- firmé le Chef de l'Etat. Le Président Bou- teflika a déclaré que les dispositions proposées dans le projet de loi organique relative au régime électoral permettront, à l'avenir, à tout observateur national ou étranger, de témoigner de l'importance du

dispositif de supervision et de surveillance des scrutins avec la participation active des candidats aux élections. "J'espère que tout cela mettra fin au doute sur la transparence des prochaines élections, ou sur la possibi- lité d'une alternance au pouvoir par la voie des urnes, chaque fois que le peuple sou- verain le décidera", a relevé le Chef de l'Etat. Saluant les avancées introduites par le projet de loi relative à la wilaya en ce qui concerne la politique nationale de dé- centralisation et une plus grande responsa- bilisation des élus locaux, le Président Bouteflika a rappelé que cela vient com- pléter la loi sur la commune promulguée le mois dernier. Il a également invité le gou- vernement et les administrations locales à ne ménager aucun concours au Conseil na- tional économique et social qui a été man- daté pour animer un large débat avec les représentants de la population et les élus locaux, de sorte à aboutir, avant la fin de cette année, à des assises nationales sur la gouvernance du développement local. "Les

conclusions et les recommandations de ces assises seront intégrées dans le programme national de réformes, et le gouvernement sera alors comptable de leur mise en œuvre", a précisé le Président de la Répu- blique. Par ailleurs, le Chef de l'Etat a considéré que l'élaboration du projet de loi sur la promotion de la place des femmes dans les assemblées élues s'inscrit en droite ligne avec les dispositions de la Constitu- tion garantissant l'égalité des droits entre les citoyens et les citoyennes. "Elle cou- ronne les efforts investis pour assurer l'éga- lité des genres dans les domaines de l'éducation, de l'enseignement, de l'emploi et de l'accès à d'importantes responsabilités publiques". "Une plus grande présence des femmes au sein du Parlement et des as- semblées locales élues confortera la repré- sentativité de ces différentes instances et sera le gage d'un consensus plus large au- tour des décisions que prendront ces as- semblées, dans le respect des valeurs nationales", a-t-il ajouté.

Les priorités de l’heure

E n décidant de retenir pour examen et

nistres qu’il a présidé hier, quatre

projets de textes législatifs (loi organique re-

lative au régime électoral ; loi organique fixant les modalités d’élargissement de la représentation des femmes au sein des as- semblées élues ; loi organique fixant les in- compatibilités avec le mandat parlementaire et la loi relative à la wilaya), sur l’ensemble des projets de loi sur lesquels le gouverne- ment a planché ces dernières semaines, le Président de la République a clairement fait comprendre qu’il ne compte pas agir dans la précipitation et qu’il s’en tiendra, à ce qu’il estime être, la priorité de l’heure. Et présentement, elle se situe forcément dans la préparation des prochaines échéances électorales qui doivent se tenir dès l’entame de l’année 2012. Mais cela ne signifie nul- lement que le Chef de l’Etat se désintéresse des autres projets. Preuve en est, il tiendra à rappeler que les « projets de lois organiques relatives à l’information et aux partis poli- tiques ainsi que la loi relative aux associa- tions, seront approuvés par le Conseil des ministres au cours du mois prochain". Un laps de temps que le gouvernement mettra à profit pour peaufiner les copies qui seront

approbation, lors du Conseil des mi-

présentées au mois de septembre. En fait, en agissant de la sorte, M. Bouteflika veut se donner le temps nécessaire pour examiner minutieusement tous les projets des textes de loi concernés par la révision législative qu’il s’est engagé à faire dans son discours du 15 avril dernier. "Cet attachement au ca- lendrier politique ainsi qu’à la prise en charge des propositions émises par la majo- rité des participants à la consultation, mar- quera aussi les prochaines étapes des réformes politiques que j’ai initiées, y com- pris le projet de révision de la Constitution qui aboutira devant le Parlement dès la

tenue des prochaines élections législatives",

a tenu à préciser le Président Bouteflika.

Partant, il serait faux de croire qu’une vel- léité de remise en cause de l’engagement pris devant la nation a été ou est envisagée.

De quoi donc rassurer tous les acteurs poli- tiques et particulièrement ceux qui ont ex- primé ces dernières semaines quelques appréhensions du fait de ce qu’il ont inter- prété comme une lenteur voulue dans la mise en œuvre des réformes politiques an- noncées par le Chef de l’Etat. Bien au contraire « la teneur des différents projets de loi que vient d’approuver le Conseil des ministres, traduit la volonté des Algériennes

et des Algériens de faire progresser davan- tage le système politique démocratique et pluraliste qu’ils ont institué voilà deux dé- cennies, et qui est une réalité dans les as- semblées élues, sur la scène politique et au niveau du mouvement associatif », affirme M. Bouteflika. Le Chef de l’Etat vient de donner un nouveau gage quant à l’existence d’une réelle volonté, la sienne notamment, de conduire le pays vers une nouvelle ère politique. Ainsi, commentant la teneur des projets de loi examinés et approuvés il dira qu’elle (la teneur) " traduit la volonté des Algériennes et des Algériens de faire pro- gresser davantage le système politique dé-

mocratique et pluraliste qu’ils ont institué voilà deux décennies, et qui est une réalité dans les assemblées élues, sur la scène po- litique et au niveau du mouvement associa-

tif". Anticipant sur une éventuelle réaction des éternels insatisfaits, il ajoutera en leur direction : “ J’espère que tout cela mettra fin au doute sur la transparence des pro- chaines élections, ou sur la possibilité d’une alternance au pouvoir par la voie des urnes, chaque fois que le peuple souverain le déci- dera.”

Nadia Kerraz

A bon entendeur

PROJET DE LOI RELATIVE À LA WILAYA

Pour une bonne gouvernance

L e thème est de notoriété publique. Et

sur la gouvernance est revenu occu-

per le devant de la scène. L’attention, toute particulière, qui lui est accordée par le Pré- sident de la République, M. Abdelaziz Bou- teflika, témoigne, si besoin est, de son importance. Les nouvelles orientations du Chef de l’Etat offrent un cadre de nature à mieux orienter et à renforcer davantage ces dynamiques. Saluant les avancées intro- duites par le projet de loi relative à la wi- laya, en ce qui concerne la politique nationale de décentralisation et une plus grande responsabilisation des élus locaux, le Président de la République a rappelé que cela vient compléter la loi sur la commune promulguée le mois dernier. Il a également invité le gouvernement et les administrations locales à ne ménager aucun concours au Conseil national économique et social (CNES) qui a été mandaté pour animer un large débat avec les représentants de la po- pulation et les élus locaux, de sorte à abou- tir, avant la fin de cette année, à des assises nationales sur la gouvernance du dévelop- pement local. "Les conclusions et les re- commandations de ces assises seront intégrées dans le programme national de ré- formes, et le gouvernement sera alors comp- table de leur mise en œuvre", a précisé le Président de la République. Il est à noter, en

depuis quelque temps déjà, le débat

fait, que dès son indépendance, l’Algérie a entamé un long processus de décentralisa- tion qui a été entretenue et renforcée avec la pratique de la gestion locale. A cet égard, les nouvelles orientations, allant dans ce sens, ont pour objectif de donner une nouvelle im- pulsion à la dynamique de décentralisation, en veillant à ce que la gestion décentralisée, devienne une règle de base dans tous les ser- vices du secteur public, et un instrument in- dispensable de la bonne gouvernance à travers tout le territoire national. Ainsi, ce processus a connu, avec le temps, des avan- cées très importantes au point qu’au- jourd’hui on peut considérer que la décentralisation en Algérie a atteint la phase de maturité. En effet, le rôle des entités dé- centralisées en matière de gestion n’est plus

à démontrer, d’autant plus qu’elles consti-

tuent un cadre de proximité et de vie collec- tive. Ceci dit, la bonne gouvernance peut

être appréhendée selon un grand nombre d’indicateurs, qui incluent, entre autres di- mensions critiques, l’Etat de droit, la lutte

contre la corruption, l’efficacité du secteur

De ce fait, si le système de la gou-

public

vernance en Algérie a été fort dans sa capa- cité à sécuriser, à garantir l’ordre et la stabilité, il n’en demeure pas moins vrai qu’il est faible dans son aptitude à promou- voir le changement. En effet, l’environne-

ment actuel est caractérisé par une

mondialisation galopante, exigeant des mé- canismes garantissant l’allocation la plus ra- tionnelle des ressources. A terme, cette évolution permettra l’émergence, de nou- velles dynamiques de développement local, par l’adoption, d’approches participatives impliquant les populations et les élus locaux dans l’identification des besoins et la mise en œuvre des projets à caractère local.Acela vient s’ajouter le choix stratégique d’agir au niveau local, contre l’exclusion et la pau- vreté, et pour le développement de la ci- toyenneté et le respect des droits humains, en plus des réalisations en matière d’infra- structures et de services sociaux et éducatifs de base. La société civile, au moyen d’une approche participative, aura à identifier les besoins tels qu’ils sont exprimés par les po-

pulations.Aussi pour permettre aux collecti- vités locales, souvent dépourvues de moyens, mais censées jouer un rôle moteur dans ces dynamiques, d’assumer pleinement ce rôle, notamment en milieu rural, des me- sures ont été prises pour renforcer ces moyens et capacités d’action, en particulier dans le domaine des finances, en plus de ren- forcer et qualifier le milieu associatif, en fa- cilitant son ouverture aux autres acteurs sociaux et politico-institutionnels du déve- loppement, et enfin leur apporter un appui à la formation ainsi qu’un appui institutionnel. Farid B.

Nation

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EL MOUDJAHID

N ation 6 EL MOUDJAHID ALGÉRIE TÉLÉCOM 2.000 DÉTENUS PARTICIPENT À LA FINALE DE FORSANE EL-QORAN
N ation 6 EL MOUDJAHID ALGÉRIE TÉLÉCOM 2.000 DÉTENUS PARTICIPENT À LA FINALE DE FORSANE EL-QORAN
N ation 6 EL MOUDJAHID ALGÉRIE TÉLÉCOM 2.000 DÉTENUS PARTICIPENT À LA FINALE DE FORSANE EL-QORAN
N ation 6 EL MOUDJAHID ALGÉRIE TÉLÉCOM 2.000 DÉTENUS PARTICIPENT À LA FINALE DE FORSANE EL-QORAN
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N ation 6 EL MOUDJAHID ALGÉRIE TÉLÉCOM 2.000 DÉTENUS PARTICIPENT À LA FINALE DE FORSANE EL-QORAN

ALGÉRIE TÉLÉCOM

2.000 DÉTENUS PARTICIPENT À LA FINALE DE FORSANE EL-QORAN

Un grand pas vers la réinsertion

La compétition a enregistré plus de 2.000 postulants, des deux sexes, détenus au niveau des 135 établissements péniten- tiaires

L a finale de la troisième édition du concours «les chevaliers du Coran» (Forsane El-Qoran), destinée aux détenus, a été orga- nisée, comme chaque année, par le ministère de la Justice,

conjointement avec le ministère des Affaires religieuses et les Scouts musulmans algériens (SMA). La cérémonie a coincidé avec Leilet El-Kadr, en présence de M. Mokhtar Felioune, directeur de l’administration pénitentiaire et de la réinsertion, du commissaire général des Scouts musulmans algériens (SMA), Noureddine Benbraham, de hauts responsables du ministère des Affaires religieuses, ainsi que ceux du ministère de la Justice. La finale de cette compétition a eu lieu, samedi soir, au niveau de l’éta- blisse pénitentiaire d’El-Harrach. Elle a suscité un engouement sans précédent, au vu du nombre croissant de candidats enregistrés. La compétition a enregistré plus de 2.000 postulants, des deux sexes, dé- tenus au niveau des 135 établissements pénitentiaires du territoire na- tional, dont l’âge varie entre 22 et 63 ans. L’innovation cette année réside dans la formation préliminaire dis- pensée aux candidats les plus brillants. «Nous leur avons appris les règles de récitation et de psalmodie du Coran», précise l’imam qui a prix en charge cette formation. Pour rappel, cette opération entre dans le cadre de la politique de réinsertion sociale, mise en œuvre par le ministère et généralisée à l’ensemble des établissements pénitentiaires algériens. Ce concours permet de dévoiler le côté spirituel du détenu et lui apprendre à se gérer dans le calme. Aussi, la formation vise à l’ame- ner à changer son comportement et de se corriger en conséquence. Selon le directeur de l’administration pénitentiaire et de la réin- sertion, Mokhtar Felioune, «c’est une action complémentaire avec l’action de l’enseignement généralisé, la formation professionnelle ainsi que toutes les autres actions culturelles et même sportives prises en faveur de cette catégorie», précisant que «la récitation du Coran est une action de réinsertion sociale et éducative qui s’ajoute aux autres programmes de réinsertion dans les établissement pénitentiaires». De son côté, le commissaire général des SMA, Noureddine Ben- braham, a tenu à préciser que «la participation des Scouts musulmans, en tant qu’association qui œuvre avec la direction pénitentiaire, vise tout d’abord à renforcer l’animation dans les lieux de détention». Il précise que «la présence des bénévoles scouts, spécialement du- rant le mois de Ramadhan, fait partie du programme organisé par la direction générale des établissements pénitentiaires». Benbraham nous signale que les scouts participent toujours pour l’encadrement et l’animation des activités élaborées en faveur des détenus dans le cadre du programme national de réinsertion. «Nous venons d’ache- ver le camp d’été organisé dans la wilaya de Tipasa pour les mineurs incarcérés», déclare-t-il. Le premier responsable de l’association des scouts algériens a es- timé que ces actions contribueront à assurer la réussite de la réinser- tion des détenus qui ont souhaité adhérer à ce programme. Notons que l’administration pénitentiaire a autorisé à quelques familles de dîner, samedi soir, avec leurs proches détenus. Les pre- miers lauréats du concours ont été félicités par MM. Felioune et Ben- braham qui se sont vus offrir des cadeaux symboliques. Pour ce qui est de la possibilité d’une remise de peine pour les plus méritants, les responsables pénitentiaires ont précisé que pareille décision relevait de la décision de la commission installée à cet effet. «Mais il est sûr que le succès à ce concours joue favorablement dans la balance», nous a-t-on enfin expliqué. Sihem Oubraham

Un nouveau cachet

L’entreprise veut redorer son image altérée et regagner la confiance des usagers.

D ans un message adressé aux travailleurs de l’entre- prise à la double occasion

de la fête de l’Aïd-el-Fitr et de la célébration du 9 e anniversaire du groupe, le nouveau PDG, M. El- Hachemi Belhamdi, a invité l’en- semble des personnels à redoubler d’efforts en vue d’améliorer la qualité de service et de redorer l’image «ternie» d’Algérie Télé- com. «Face à la pression du marché, l’agressivité de la concurrence et l’urgence de la situation, le groupe Algérie Télécom se doit, sans délai, de regagner en confiance et en crédibilité. Et il se doit de met- tre tout en œuvre pour réinstaller, sans tarder, une image forte et va- lorisante et réaffirmer ses valeurs premières où la prise en charge des besoins de sa clientèle consti- tue sa préoccupation cardinale», lit-on dans le message de M. Bel- hamdi. Le PDG fraîchement élu par le conseil d’administration invite l’ensemble des personnels à faire preuve d’un esprit de sacrifice et d’un comportement entrepreneu- rial sans faille pour convaincre et fidéliser la clientèle, et étendre, par la même occasion, les parts de marché pour tous les produits. S’attaquant aux maux qui ron- gent le groupe, il pointe du doigt

aux maux qui ron- gent le groupe, il pointe du doigt en premier lieu la mauvaise

en premier lieu la mauvaise qua- lité des services proposés pour la téléphonie, comme pour l’accès à l’Internet qui «ternissent l’image de marque de l’entreprise». Allant plus loin, il s’attaque également aux structures commer- ciales et techniques qui, à tort ou à raison, manquent de réactivité, ce qui, de son avis, creusent davan- tage le fossé entre Algérie Télé- com et ses clients. «Très altérée et non gérée, car perçue diversement et plutôt fai- blement au niveau de l’entreprise, cette image fait pourtant partie in- tégrante de son patrimoine, au même titre que les infrastructures et les ressources humaines. Et

c’est elle qui renseigne en premier sur la force et la valeur de l’entre- prise», souligne-t-il encore. Face à cette situation d’inertie, M. Belhamdi propose un change- ment radical des réflexes à tous les niveaux. «Il nous faut réfléchir désormais très vite et aboutir à des mesures nous permettant de soi- gner notre accueil et de satisfaire et fidéliser notablement notre clientèle», a-t-il indiqué,en annon- çant l’organisation prochainement d’ateliers et des débats, auxquels prendront part tous les acteurs di- rectement ou indirectement en re- lation avec le client en vue de dégager les actions qui convien- nent le mieux. Sur les nouvelles ambitions de l’entreprise, il dit«dominer nos insuffisances, parfaire nos performances, inno- ver, optimiser nos dépenses, ac- croître nos revenus, protéger nos parts de marché et pérenniser notre entreprise». Des objectifs qu’il estime à la portée d’Algérie Télécom. «Tout en m’engageant à ne ménager aucun effort, je vous demande d’œuvrer, la main dans la main, pour la restauration im- médiate de notre image et ten- dre dans les meilleurs délais vers ces objectifs, largement à notre portée», a-t-il conclu. Hamida B.

PAIEMENT PAR CARTE MAGNÉTIQUE

Lancement du service en octobre

L e service de paiement par

en octobre prochain au ni-

veau des centres de téléphonie, de

la Société nationale de distribution

de l'électricité et du gaz (Sonel-

gaz) et de la Société de distribu- tion de l'eau, pour permettre au citoyen de payer les factures. Le directeur général d'Algérie Poste (AP), M. Mohamed Laïd Mahloul,

a déclaré, hier sur les ondes de la

carte magnétique sera lancé

Chaîne I de la radio nationale, que son secteur préparait actuellement l'aspect technique, en équipant les entreprises concernées par cette opération. Les premières expé-

hensions du citoyen, notamment à l'approche de l'Aïd-el-Fitr et de la rentrée sociale, le DG d'AP a sou- ligné que les bureaux de poste à travers tout le territoire national n'ont pas enregistré de manque de liquidités durant tout le mois de Ramadhan, à la faveur des efforts de la Banque d'Algérie qui a mo- bilisé tous les moyens pour répon- dre à la demande d'AP en matière de liquidités. Durant la période de virements des salaires, quelque 1500.000 retraits sont effectués par jour à travers 8.000 guichets automatiques répartis sur 3.400 bureaux de poste.

CNEP-BANQUE

Le crédit hypothécaire en hausse

riences de ce projet, qui s'inscrit dans le cadre du développement et de l'amélioration des prestations d'AP, ont été positives, a-t-il pré-

cisé, évoquant l'éventualité de la généralisation prochaine de cette prestation aux centres commer- ciaux. Dans ce cadre, M. Mahloul a révélé que le système de retrait électronique sera prochainement généralisé dans les régions ne dis-

posant pas de cette prestation, ajoutant que 700 appareils de re- trait électronique sont répartis à travers tout le territoire national. Evoquant le problème de manque de liquidité qui suscite les appré-

L e crédit hypothécaire aux particuliers semble avoir le vent en poupe, au ni- veau de la Caisse nationale d’épargne et

de prévoyance (CNEP). En effet, tout semble dire, chiffres à l’appui, que la crise du loge- ment est en voie de règlement, puisqu’on en- registre de plus en plus d’acquéreurs, le dispositif du crédit hypothécaire aidant à l’achat du fameux bien tant désiré. Sollicitée sur la question, une responsable au niveau de la cellule de communication de la CNEP indique que pas moins de 11.567 cré- dits ont été octroyés, le premier semestre de l’année en cours. A eux seuls, ces crédits tota- lisent un montant de 19 milliards de DA, soit une hausse de +64% par rapport à la même pé- riode de l’année écoulée. Cette même institution financière a ac- cordé, durant les six premiers mois de l’année en cours, 6.588 crédits bonifiés sur l’ensemble des crédits (qu’ils soient des crédits jeunes ou hypothécaires), pour un montant de 9 milliards de DA, soit une hausse de 4.539% en nombre et plus de 4.237 en termes de montants. Lancés en 2010, les crédits bonifiés ont dépassé, au ni- veau de la CNEP, durant le premier semestre

2011, l’ensemble des crédits bonifiés durant les trois derniers trimestres de 2010, estimés à 6.218 crédits d’un montant total de 7,37 mil- liards de dinars. Alors que durant le deuxième trimestre 2010, seulement 142 crédits à taux bonifiés d’une valeur globale de 209 millions de DA ont été octroyés, à la fin de l’année écoulée, ces crédits ont rebondi pour passer à 6.218. Les crédits bonifiés pour l’accession, classés "meilleur produit" de la CNEP pour 2010, avaient atteint, à eux seuls, 5.319 crédits pour un montant total de 6,51 milliards de DA. Pour rappel, les modalités d’application du décret exécutif du 14 mars 2010 relatif au cré- dit immobilier à taux bonifié de 1 % ou de 3 % ont été arrêtées lors d’une réunion ayant re- groupé les responsables du ministère de l’Ha- bitat, ceux des Finances et l’Association des banques et des établissements financiers (ABEF). La totalité des banques nationales ont lancé ce nouveau produit en avril/mai 2010, un pro- duit qui n’est qu’au profit des clients désirant acquérir un logement neuf ou construire leur propre habitation, faut-il le souligner. Bien évidemment, un ensemble de critères

définissant le type de logements éligibles à la bonification du taux d’intérêts, leur fourchette de prix ainsi que le tarif de référence applica- ble pour la détermination du taux de la bonifi- cation qui sera supportée par le Trésor public ont été mis au point par ces banques. En fait, pour être éligible, la demande de crédit doit porter sur la construction d’un lo- gement collectif promotionnel, réalisé par un promoteur public ou privé, être construit au moins en R+3 et ayant une superficie maxi- male de 100 m². Le prix unitaire au m² ne doit pas dépasser 100.000 dinars et le logement ne doit pas coûter plus de 12 millions de dinars. Les acquéreurs des logements sous la formule de la location-vente ne sont pas concernés par cette formule. Par contre, toutes les autres for- mules d’acquisition des logements peuvent prétendre au taux bonifiés, à condition que les critères de superficie maximale et du prix soient respectés. Même les retraités sont éligi- bles à accéder au crédit bonifié, pour peu qu’ils répondent aux exigences des banques. Le décret exécutif du 14 mars 2010 relatif au crédit immobilier à taux bonifié de 1 % ou de 3 % énonce plusieurs autres critères. Pour la construction d’un logement rural, le bénéfi-

ciaire supporte un taux d’intérêts de 1% par an lorsque ses revenus sont inférieurs ou égaux à six fois le SNMG et de 3% par an lorsque ses revenus oscillent entre six et douze fois le SNMG. Dans le cas de l’acquisition d’un logement promotionnel collectif, le bénéficiaire supporte un taux d’intérêts de 1% par an lorsque ses re- venus sont supérieurs à une fois le SNMG et inférieurs ou égaux à six fois le SNMG, et qu’il supporte un taux d’intérêt de 3% par an lorsque ses revenus sont supérieurs à six fois le SNMG et inférieurs ou égaux à douze fois le SNMG. La durée du remboursement ne doit aucunement dépasser 30 années. Cette durée sera calculée en fonction du montant du crédit, de l’âge de l’acquéreur et de sa capacité de remboursement, tout en sa- chant que les mensualités de remboursement ne peuvent dépasser 30% du salaire. Aussi, une aide financière de 700.000 DA et de 400.000 DA est prévue respectivement au profit des acquéreurs dont le salaire men- suel atteint une à quatre fois le SNMG et à ceux dont le revenu mensuel dépasse de quatre à six fois le SNMG. Soraya G.

Nation

7

EL MOUDJAHID

N ation 7 EL MOUDJAHID PROGRAMME 2010-2014 D’ENTREPOSAGE FRIGORIFIQUE RÉHABILITATION DE L'OUTIL DE PRODUCTION
N ation 7 EL MOUDJAHID PROGRAMME 2010-2014 D’ENTREPOSAGE FRIGORIFIQUE RÉHABILITATION DE L'OUTIL DE PRODUCTION
N ation 7 EL MOUDJAHID PROGRAMME 2010-2014 D’ENTREPOSAGE FRIGORIFIQUE RÉHABILITATION DE L'OUTIL DE PRODUCTION
N ation 7 EL MOUDJAHID PROGRAMME 2010-2014 D’ENTREPOSAGE FRIGORIFIQUE RÉHABILITATION DE L'OUTIL DE PRODUCTION
N ation 7 EL MOUDJAHID PROGRAMME 2010-2014 D’ENTREPOSAGE FRIGORIFIQUE RÉHABILITATION DE L'OUTIL DE PRODUCTION
N ation 7 EL MOUDJAHID PROGRAMME 2010-2014 D’ENTREPOSAGE FRIGORIFIQUE RÉHABILITATION DE L'OUTIL DE PRODUCTION

PROGRAMME 2010-2014 D’ENTREPOSAGE FRIGORIFIQUE

RÉHABILITATION DE L'OUTIL DE PRODUCTION

Sidi Saïd :

une prio- rité de l’heure

PRODUCTION Sidi Saïd : une prio- rité de l’heure Le développement du tissu in- dustriel national

Le développement du tissu in- dustriel national devrait être très rapidement réhabilité, à la faveur de la relative, mais rassurante, bonne santé économique et fi- nancière du pays. « Il faut abso- lument qu'une partie des devises engrangées par le pays serve à la réhabilitation de l'outil national de production », soutient Abdel- madjid Sidi Saïd, secrétaire géné- ral de l’UGTA. L’opération doit, en l'état actuel des choses, constituer une « prio- rité », précise Sidi Saïd, compte tenu des nombreuses incidences positives qui se répercuteront sur toute l’économie. « La produc- tion nationale est un sujet d'une très grande importance. En la re- mettant en route, nous contri- buons à la création d'emplois ainsi qu'à l'amélioration du pou- voir d'achat des citoyens », a es- timé M. Sidi Saïd, qui intervenait à l'université d'été du Parti des travailleurs (PT). Il est important de rappeler que, le Pré- sident de la République, M. Ab- delaziz Bouteflika, avait, lui-même, à la faveur d'une de ses récentes interventions, mis l'accent sur l'importance de la ré- habilitation de la production na- tionale. « J'ai rendu visite à plusieurs entreprises et je puis dire que nombreuses sont celles

qui sont prêtes à relever le défi »,

a affirmé M. Sidi Saïd, avant

d’ajouter que dans le secteur du

textile, uniquement, pas moins de 400.000 postes d'emploi sont susceptibles d'être créés. S'expri- mant par ailleurs, sur les évène- ments ayant secoué un certain nombre de pays arabes ces der- niers mois, le patron de la Cen- trale syndicale, Madjid Sidi Saïd,

a regretté que « les gendarmes

du monde colonisent de nouveau

des pays » en ayant recours à la

« légitimité internationale » que permet l'ONU, avec comme

« bras militaire » l'OTAN. M.A.Z. / APS

50 entrepôts répartis à travers le pays

Ces entrepôts seront réalisés au niveau des régions potentielles de production n’ayant pas

d’unités de stockage.

L a société de transformation et de conditionnement des viandes a dégagé une enve-

loppe de 14 milliards de dinars pour son programme de dévelop- pement des capacités publiques d’entreposage frigorifique. L’état d’avancement de ce programme d’un million de mètres cubes de chaîne froid, qui s’inscrit dans le cadre du quinquennat 2010-2014, dépasse les 50 %. L’objectif est de renforcer les capacités de stockage. «Actuellement, l’on est à 50 entrepôts répartis à travers le

territoire national pour une capa- cité de 627.500 m 3 », a déclaré hier à El Moudjahid, M. Abdel- wahab Djahid Zefizef, président du directoire du groupe Sotracov, une filiale de la SGP Proda (So- ciété de gestion des participations production animale). Il ajoute que 22 entrepôts sont en cours de la ré- habilitation. Ce sont «150.000 sur 220.000 m 3 qui ont été déjà récep- tionnés», souligne M. Zefizef. Pour notre interlocuteur, la chaîne de stockage est insuffisante et ne correspond pas du tout aux capa- cités de production actuelles. Pour pallier ce manque, la SGP Proda procédera à la création de trois grands complexes de viande. Le cahier des charges est déjà éla- boré et 12 appels d’offres ont été lancés. Auparavant, la société de gestion et de participation avait annoncé la création d’une nou- velle société qui sera chargée du

OMMERCE

d’une nou- velle société qui sera chargée du OMMERCE stockage frigorifique. Cette nou- velle société, qui

stockage frigorifique. Cette nou- velle société, qui fera partie du portefeuille de Proda, absorbera les cinq filiales relevant des groupes Sotracov et Agrofroid. Par ailleurs, il convient de préci- ser que ces entrepôts seront réali- sés au niveau des régions potentielles de production n’ayant pas d’unités de stockage, et ce, afin d’assurer aux agriculteurs le stockage de leur récolte lorsqu’il y a une surproduction. Cette nouvelle stratégie per- mettra de stocker à longueur d’an-

née les différents produits agri- coles et de les mettre sur le mar- ché à des moments étudiés et à des prix accessibles. Rappelons que l’Etat s’est engagé à fournir tous les moyens financiers nécessaires au profit, entre autres, de la SGP Proda, de l’Office algérien Inter- professionnel des Céréales (OAIC) et de l’Office national in- terprofessionnel du lait (ONIL), afin de réaliser des aires de stockage de certains produits qui enregistrent une forte demande, notamment durant certaines pé-

riode de l’année, comme c’est le cas pour le Ramadhan. La BADR Banque a été désignée pour oc- troyer des crédits à ces profes- sionnels avec un taux d’intérêt bonifié pris en charge par le mi- nistère de l’Agriculture et du Dé- veloppement rural. Cette batterie de mesures qui s’inscrit dans le cadre de la politique du renouveau agricole et rural vise à moderniser le secteur et le professionnalisme en ayant une meilleure capacité de stockage à l’avenir. Fouad Irnatene

1.457 locaux commerciaux fermés les vingt premiers jours de Ramadhan

Une nette progression des ré- sultats de contrôle, puisque

92.114 interventions ont été en-

registrées cette année contre

90.104 en 2010 (+2,23 %).

Pour non conformité à la régle- mentation en vigueur ou impro- pres à la consommation, plus de

1.457 locaux commerciaux ont été

fermés durant les vingt premiers jours du mois de Ramadhan par les services de contrôle relevant du ministère du Commerce. Selon le bilan du ministère, les mêmes services ont saisi des produits d'une valeur de plus de 11 millions de dinars et établi 21.410 procès- verbaux. La valeur des transac- tions commerciales sans

facturation a été estimée à 6,6 mil- liards de dinars contre de 2,2 mil- liards de dinars en 2010. En matière de contrôle de la qualité et de répression de la fraude, le bilan fait état de 48.341 interventions ayant permis le constat de 10.097 infractions, l'établissement de

9.840 procès-verbaux de poursuite

judiciaire et la fermeture adminis- trative de 588 locaux commer- ciaux. Les interventions ont également permis aux services concernés de saisir 48.092 tonnes de marchandises non conformes à la réglementation en vigueur ou impropres à la consommation d'une valeur de 10,5 millions de dinars, a ajouté la même source. La nature des infractions enregis- trées concerne notamment de l'ab- sence d'hygiène (4.740 infractions, soit 47 %), de la vente de produits impropres à la consommation (1.063 infractions,

de produits impropres à la consommation (1.063 infractions, soit 10 %), du défaut d'étiquetage (1.102 infractions,

soit 10 %), du défaut d'étiquetage (1.102 infractions, soit 11 %) et de l'absence d'autocontrôle (530 in- fractions, soit 5 %). En matière de contrôle des pratiques commer- ciales, le bilan fait état de 43.773 interventions ayant permis le constat de 12.038 infractions, l'établissement de 11.570 procès- verbaux de poursuite judiciaire, la fermeture administrative de 869 locaux commerciaux et la saisie de marchandises d'une valeur de 571.335,60 dinars algériens. Et pourtant, la loi amendant et complétant la loi n° 04-02 du 23 juin 2004, fixant les règles appli- cables aux pratiques commer- ciales, ainsi que le projet de loi amendant et complétant l'ordon- nance n° 03-03 du 19 juillet 2003, relative à la concurrence, qui ont été publiés dans le dernier numéro

du Journal officiel, sont censés ga- rantir la transparence des pra- tiques commerciales et la protection du marché de toute forme de spéculation. La nouvelle loi fait aussi obligation pour toute vente de biens ou prestation de services effectuée entre les agents économiques, de délivrer une fac- ture. Concernant la nature des in- fractions enregistrées, la même source a cité le défaut d'affichage des prix (6.959 infractions, soit 5 %), la vente sans facturation (1.663 infractions, soit 14 %), l'opposition aux agents de contrôle (713 infractions, soit 14 %), l'exercice sans registre du com- merce (705 infractions, soit 6 %) et l'application de prix illégaux (439 infractions, soit 4 %). Par rapport à la même période de Ramadhan 2010, le bilan a re-

levé une nette progression des ré- sultats globaux de contrôle, puisque 92.114 interventions ont été enregistrées cette année, contre 90.104 en 2010 (+2,23 %). Wassila Benhamed/ APS

BILAN DE LA CAAT EN 2010

Un bénéfice net de 1,411 milliard de dinars

La Compagnie algérienne des assurances (CAAT) a réalisé un bé- néfice net de 1,411 milliard de dinars durant l'exercice 2010, selon le bilan de la compagnie adopté récemment par l'assemblée générale des actionnaires. Le bilan de l'exercice 2010 de cette compagnie pu- blique d'assurances, élaboré selon le nouveau Système comptable fi- nancier (SCF), fait ressortir un total bilan de 37,346 milliards de dinars, selon la même source. La CAAT est une société par actions au capital de 11,490 milliards de dinars.

Société JOUETS POUR ENFANTS

9

EL MOUDJAHID

S ociété JOUETS POUR ENFANTS 9 EL MOUDJAHID Une arme à double tranchant A quelques jours
S ociété JOUETS POUR ENFANTS 9 EL MOUDJAHID Une arme à double tranchant A quelques jours
S ociété JOUETS POUR ENFANTS 9 EL MOUDJAHID Une arme à double tranchant A quelques jours
S ociété JOUETS POUR ENFANTS 9 EL MOUDJAHID Une arme à double tranchant A quelques jours
S ociété JOUETS POUR ENFANTS 9 EL MOUDJAHID Une arme à double tranchant A quelques jours
S ociété JOUETS POUR ENFANTS 9 EL MOUDJAHID Une arme à double tranchant A quelques jours

Une arme à double tranchant

A quelques jours de la célébration de la fête de l’Aïd-el-Fitr, Alger est en ébullition. De jour comme de nuit, les quartiers populaires et les ruelles de la capitale, qui grouillent de monde, sont étouffés par la circulation routière.

E l-Bahdja ne désemplit pas, juste après les repas du f’tour les Algérois envahis-

sent la rue pour faire les achats des

vêtements de l’Aïd dans les maga- sins d’Alger-Centre, d’El-Biar, Ben Aknoun, Bab El-Oued, Be- louizdad et Kouba. Particulière après le f’tour, les rues d’Alger sont marquées par un phénomène nouveau, celui des pe- tits revendeurs de jouets. A El- Biar, surtout le boulevard Ali- Khodja, pas moins d’une trentaine de tables de fortune en carton d’un mètre et demi de largeur sur les- quelles sont étalés une grande quantité d’articles de jouets en plastique et en tissu. Une table particulière a attiré

notre attention, celle du petit Mo- hamed, âgé à peine de 9 ans. Ché- tif, bien coiffée et habillé à la hip-hop, le petit Mohamed, écolier

à l’établissement primaire de la

Baucherey (Oued Koreich) tel un futur «besnassi», prenait les choses en main en négociant les prix de ses articles avec une clien- tèle composée essentiellement de mères de famille qui veulent faire plaisir à leurs petits. «J’ai découvert ce créneau l’année dernière, grâce à un ami de mon quartier qui m’a encou- ragé à me lancer dans ce petit commerce. Et depuis je vends des jouets ici à Saint Raphaël», nous a confié le petit Mohamed concen- tré sur l’installation de sa mar- chandise. A la question d’où le petit se fournissait pour remplir toute sa

d’où le petit se fournissait pour remplir toute sa grande table en carton, il précise qu’il

grande table en carton, il précise qu’il achetait sa marchandise au marché du gros de Boumaâti (El- Harrach) où il dispose d’un éven- tail de choix à des prix raisonna- bles accessibles même aux petits commerçants qui veulent se lancer dans le «bain du commerce».

Sur son étal spécial Ramadhan, l’écolier de 9 ans dispose une mul- titude d’articles en plastique. Il y en a pour tous les goûts et pour les deux sexes. On y trouve exposés des hélicoptères militaires pour 320 DA, des avions de chasse pour 280 DA, des mitrailleuses bi-

colores pour 200 DA, des pistolets (PA) noirs et argentés qu’il cède entre 50 et 250 DA et petits chars électriques pour 250 DA. Il propose à sa clientèle aussi des épées, des répliques en plas- tique blanc de la trilogie la Guerre des étoiles, de George Lucas, des

masques du film d’horreur Scream, de Wes Craven, des jeux de lumières, des poupées et des animaux miniatures colorés. Pour le petit commerçant fan du doyen des clubs algériens le Mouloudia d’Alger (MCA), il nous dit que les produits qui se vendent le mieux sont incontesta- blement tous ceux qui ont trait à la guerre et à la violence. Malheu- reusement, une réalité amère que les parents ne prennent pas en considération. Devant les jouets que propose le petit Mohamed, une mère de famille accompagnée de ses deux enfants lance au ven- deur : «Combien font ces pistolets ? Ces hélicoptères sont électriques ou pas ? Ces PA, vous les vendez avec des billes en guise de muni- tions ou sans Une maman qui a attiré notre attention par son inconscience et son insouciance à travers son geste — certes elle veut faire plai- sir à ses enfants — mais ignore-t- elle qu’elle leur apprend la violence et les armes servant à faire des victimes ? Interrogée sur ses achats, elle refuse de nous ex- pliquer son choix. L’autre danger de ces jouets, ce sont les matières avec lesquelles ils sont fabriqués. Ce sont des jouets de mauvaise qualité, en plastique très inflammable en pro- venance de Chine. Parents, faites le bon choix, n’achetez pas n’im- porte quoi à votre progéniture et essayez d’éviter les produits pro- posés sur les trottoirs. M. MENDACI

Que la fête commence !

Après la fête on se gratte la tête, dit-on. Chez nous, on se la gratte un peu plus souvent : avant, pendant et après

L es signes annonciateurs de l’Aïd es- seghir se disputent la primeure en cette fin d’un long mois de jeûne qui

met à rude épreuve davantage les porte- feuilles que les estomacs. Quand bien même on peut aisément trouver un lien de causalité directe entre porte-monnaie et

bouffe. D’autant plus qu’il est clairement établi que le ventre prsente une facheuse

tendance à monopoliser les débats

cette fois-ci, on parlera davantage de cette frénésie d’achat qui gagne les consomma- teurs à chaque veille, sinon avant-veille de cette fête si chère dans le cœur des musul- mans. Et sans doute de tous les enfants, mais pour d’autres raisons disons plus terre

à terre : se faire tout beau en exhibant des

habits flambant neufs et des jouets dont on n’est pas toujours certain qu’ils aient une vocation purement ludique. Outre une fia- bilité pas toujours vérifiée et des accidents qui laissent des traces sinon des dégâts cor- porels par endroits irréversibles. Et comme les parents ne refusent rien à leurs enfants, surtout en cette circonstance exceptionnelle, ils leur paient quasiment tous leurs caprices en se montrant très peu regardants sur la dé- pense, pourvu qu’un sourire radieux illu- mine le regard de leurs chérubins. Or, et on ne le sait que trop : le bonheur des têtes brunes et blondes n’a pas de prix. Et si papa et maman, bien que ce soit toujours sinon le plus souvent maman qui assume cette éniéme responsabilité, encore faut-il émet- tre de sérieuses réserves sur la fiabilité et la sécurité de ces jouets, une arme à double tranchant pour paraphraser un jeune

Mais

une arme à double tranchant pour paraphraser un jeune Mais confrère qui sait de quoi il

confrère qui sait de quoi il parle puisque dé- péché sur site pour les besoins d’une en- quête sur ce thème et dont vous pourrez lire le compte-rendu ci-contre. Toujours est-il que le bonheur des enfants risque ainsi du fait de la «taiwanisation» à outrance de ces jouets importés de se muer en malheur, alors même qu’ils sont parfaitement inno- cents de tout ce qui se fait, c’est-à-dire un business on ne peut plus juteux, en leur nom. Et ces marchands de deuil sans foi ni loi ne reculent devant rien pour assouvir

leur soif de gain facile et amasser ainsi des fortunes colossales sur le dos du fisc et au détriment d’une population juvénile expo- sée à tous les risques, dont celui de la conta- mination n’est pas des moindres. Pourtant, et théoriquement, tout ce beau monde est censé être soumis à un dispositif réglemen- taire draconien, mais, dans la pratique, il en va autrement. A telle enseigne que la plu- part des fraudeurs, notamment ce qu’il est convenu d’appeler les lampistes, font l’ob- jet par moments de sanctions, tandis que les

gros requins contrairement au menu fretin donc s’arrangent toujours pour échapper aux mailles du filet. Et en attendant qu’on leur mette le grapin dessus à tous ces maf-

fieux impliqués dans ce business des plus lucratifs par tout ce qu’il permet d’engran- ger et récolter comme subsides, ils en pro- fitent au maximum les conteneurs pleins à

craquer faisant foi si besoin est

urge de revoir la législation en vigueur dans

le sens d’un rapport faute sanctions plus équilibré et surtout plus dissuasif concer-

nant les peines encourues par tous ces contrevenants qui ont trouvé là un véritable terrain de prédilection pour amasser for- tunes ou, comme on dit, culgairement faire

Car tant qu’on ne prendra pas

la sage résolution, côté pouvoirs publics s’entend, d’attaquer le mal à la racine, ce

n’est pas demain la veille que ces forbans

abdiqueront. D’autant plus que l’argent de la contrefaçon peut mener à tout à condition

En attendant, ils seront encore

nombreux parmi les parents notamments et autres à se faire arnaquer par tous ces tra- bendistes qui ont pignon sur rue, mais qui ne l’emporteront pas toutefois au paradis si

tant est qu’une telle vermine puisse aspirer

Ni ici-bas, ni lors du ju-

gement dernier puisque ce vol de jour, cette délestation massive de citoyens se fait, cir-

constance aggravante s’il en est, fi la’oua- chir ya ‘adjaba. Tout autre commentaire est superflu sauf à vouloir enfoncer davantage toute cette faune qui a déjà un pied en enfer

A. Zentar

à quelque Eden

d’en sortir

leur beurre

De fait, il

Monde

10

EL MOUDJAHID

M onde 10 EL MOUDJAHID PRÉSIDENTIELLE AU SINGAPOUR L'ex-vice Premier ministre Tony Tan élu avec 35%
M onde 10 EL MOUDJAHID PRÉSIDENTIELLE AU SINGAPOUR L'ex-vice Premier ministre Tony Tan élu avec 35%
M onde 10 EL MOUDJAHID PRÉSIDENTIELLE AU SINGAPOUR L'ex-vice Premier ministre Tony Tan élu avec 35%
M onde 10 EL MOUDJAHID PRÉSIDENTIELLE AU SINGAPOUR L'ex-vice Premier ministre Tony Tan élu avec 35%
M onde 10 EL MOUDJAHID PRÉSIDENTIELLE AU SINGAPOUR L'ex-vice Premier ministre Tony Tan élu avec 35%
M onde 10 EL MOUDJAHID PRÉSIDENTIELLE AU SINGAPOUR L'ex-vice Premier ministre Tony Tan élu avec 35%

PRÉSIDENTIELLE AU SINGAPOUR

L'ex-vice Premier ministre Tony Tan élu avec 35% des voix

L’ ex-vice Premier ministre, Tony Tan, a remporté

l'élection présidentielle de sa- medi dernier à Singapour avec 35% des suffrages, ont annoncé hier des responsables des opéra- tions électorales. M. Tan, 71 ans, banquier de son état, n'a obtenu que 7.269 voix de plus que Tan Cheng Bock, un médecin, son concurrent numéro un, sur un peu plus de deux millions de bul- letins de vote valides.

SYRIE

Damas a rejeté le communiqué de la Ligue arabe

D amas a rejeté le communiqué de la Ligue arabe qui a appelé à mettre fin à l'effusion de sang dans ce pays, indique

une note de la délégation syrienne auprès de l'organisation panarabe. Le communiqué pu- blié dans la nuit de samedi à dimanche par la Ligue arabe représente "une violation ( ) claire des principes de la charte de la Ligue et des fondements de l'action arabe conjointe", af- firme la délégation syrienne auprès de la Ligue dans une note adressée au secrétariat général. Les délégués syriens protestent contre le fait que ce communiqué ait été rendu public "bien que la réunion se soit terminée par un accord sur le fait de ne pas publier de communiqué ou faire de déclarations à la presse". La Ligue arabe a tenu samedi soir une réunion extraor- dinaire sur la Syrie et la Libye. Les ministres arabes des Affaires étrangères ont appelé à "mettre fin à l'effusion du sang et à suivre la voie de la raison avant qu'il ne soit trop tard", exprimant leur "inquiétude face aux dévelop- pements graves sur la scène syrienne qui ont fait des milliers de victimes et de blessés". Les

ont fait des milliers de victimes et de blessés". Les ministres arabes des Affaires étrangères ont

ministres arabes des Affaires étrangères ont également chargé le secrétaire général de se rendre à Damas porteur d'"une initiative pour résoudre la crise" en Syrie, sans que la teneur de ce message soit précisée. Mais M. al-Arabi

a indiqué dimanche qu'il attendait toujours l'ac-

cord de la Syrie pour se rendre à Damas. "J'at- tends la réponse du gouvernement syrien", a-t-il dit à des journalistes, en ajoutant être prêt

à se rendre à Damas tout de suite.

INDE

Le militant anti- corruption met fin à 13 jours de grève de la faim

L e militant indien anticorrup- tion Anna Hazare a mis fin

hier à 13 jours de grève de la faim, après avoir obtenu des concessions auprès des parle- mentaires à propos de sa cam- pagne visant à durcir la législation en matière de lutte contre la corruption dans le pays. Selon des médias, M. Hazare a interrompu son jeûne en buvant quelques gorgées de lait de noix et de miel, devant des dizaines de milliers de partisans rassemblés sur une esplanade du centre de la capitale New Delhi. La veille, le militant avait accepté de cesser sa grève de la faim après avoir arraché des concessions auprès des parlementaires.

AFGHANISTAN

11 insurgés abattus et 16 autres arrêtés

SITUATION EN LIBYE

Les rebelles prennent Ben Jawad

L es

rebelles libyens ont pris

hier le contrôle de la loca-

es rebelles libyens ont pris hier le contrôle de la loca- leaders tribaux. Huit jours après

leaders tribaux. Huit jours après le début de l'offensive rebelle sur la capitale, Tripoli était calme hier

matin. Sur le plan militaire, les af- frontements ont cessé dans la ca- pitale, selon des correspondants de

presse. Sur le plan diplomatique, la Ligue arabe a appelé "l'Onu et les pays concernés à débloquer les avoirs et les biens" de la Libye, selon un communiqué publié dans la nuit de samedi à dimanche à l'issue d'une réunion extraordi- naire des ministres des Affaires étrangères de la Ligue. Les minis- tres "appellent le Conseil de sécu- rité et les pays concernés à assumer leurs responsabilités dans ces circonstances difficiles que traverse le peuple libyen en abro- geant la décision de bloquer les fonds, les avoirs et les biens reve- nant à l'Etat libyen", selon le com- muniqué. Ils ont également appelé "l'ONU à permettre au Conseil National de Transition d'occuper le siège de la Libye à l'ONU et dans ses diverses organisations".

lité de Ben Jawad et se

trouvent actuellement à 30 km à l'ouest de Syrte, fief du colonel Maamar el-Guedaffi, a indiqué un chef militaire rebelle cité par des médias. A l'est, "nous avons pris Ben Jawad aujourd'hui", et à l'ouest, "les rebelles de Misrata sont à 30 km de Syrte", a déclaré à la presse Mohammed al-Fortiya, commandant des rebelles de Mis- rata. Par ailleurs, des négociations sont en cours avec les leaders tri- baux de Syrte, à 360 km à l'est de la capitale Tripoli, en vue d'une reddition de la ville, selon diverses sources. "Nous négocions avec les tribus pour que Syrte se rende pa- cifiquement", a confirmé M. al- Fortiya, précisant que les discussions n'impliquaient que les

O nze insurgés ont été tués et 16 autres arrêtés dans des

opérations conjointes menées par les forces de sécurité afghanes et les troupes de l'Otan dans plu- sieurs provinces du pays, a-t-on indiqué hier de source officielle à Kaboul. Selon un communiqué du ministère afghan de l'Inté- rieur, "la police nationale af- ghane, avec l'assistance de l'armée afghane et des forces de la Coalition, a tué 11 insurgés armés et en a capturé 16 autres lors de quatre opérations conjointes menées dans le pays durant les dernières 24 heures". Ces opérations ont été menées à Kaboul et dans les provinces de Kandahar, Helmand et Ghazni.

APRÈS L'ATTENTAT D'ABUJA

L'Onu résolue à lutter contre le terrorisme

ADHÉSION DE LA PALESTINE À L'ONU

Abbas demande à Ashton un soutien de l'UE

L secrétaire générale ad-

jointe de l'Onu a réaffirmé

a

medi soir à Abuja par son chef Ban Ki-moon, M me Asha-Rose Migiro devait rencontrer des sur- vivants et s'entretenir avec le pré- sident nigérian Goodluck Jonathan dans la journée, selon un porte-parole, Martin Dawes. L'at- taque ne fera que "renouveler notre détermination à combattre le terrorisme dans toutes ses ramifi- cations", a déclaré M me Migiro en arrivant à la capitale nigériane. Le responsable de la sécurité des Na- tions unies, Gregory Starr, égale- ment arrivé à Abuja, rencontrait dans la matinée l'équipe de l'Onu au Nigeria. M. Starr doit enquêter sur les conditions de l'attaque, menée par un homme en voiture qui est parvenu à franchir deux portails gardés avant de faire écla- ter ses explosifs en percutant la fa- çade de l'immeuble où travaillaient environ 400 per- sonnes pour de nombreuses agences onusiennes. Le bilan de l'attentat a grimpé à 23 morts et 81 blessés.

L e prési-

dent pa-

lestinien

Mahmoud Abbas a de- mandé samedi à la chef de la di- plomatie de l'UE, Catherine Ashton, à contribuer à ce que l'Europe appuie la de- mande d'adhé- sion d'un Etat de Palestine à l'Onu, a-t-on annoncé de source officielle palestinienne. "Le président Abbas a demandéàM me Ashton d'aider à ce que l'Europe vote pour l'adhésion", a déclaré à la presse le négociateur palestinien Saëb Erakat à l'issue d'une rencontre entre les deux respon- sables à Ramallah. M me Ashton a déclaré pour sa part aux journalistes que sa visite dans les territoires palestiniens avait pour objet de discu- ter de la démarche palestinienne aux Nations unies et d'une reprise des négociations avec Israël. "Nous allons à l'Onu pour demander l'adhé- sion pleine et entière d'un Etat de Palestine. Nous n'irions pas si la com- munauté internationale nous apportait une solution s'appuyant sur la légalité internationale, c'est-à-dire les lignes de 1967 et l'arrêt de la co- lonisation" israélienne, a déclaré auparavant M. Abbas dans un discours public.

a déclaré auparavant M. Abbas dans un discours public. hier la détermination de l'Organisation à lutter

hier la détermination de

l'Organisation à lutter contre le terrorisme après l'attaque de ven- dredi contre son siège dans la ca- pitale nigériane, Abuja, qui a fait au moins 19 morts. Dépêchée sa-

DOUBLE ATTENTAT À BAGHDAD

5 morts et 7 bl

e ss

é

s

Cinq policiers ont été tués et sept autres personnes blessées dans la nuit de samedi à dimanche dans un dou- ble attentat à la bombe survenu dans un quartier de l'est de Baghdad, a annoncé le ministère irakien de l'Intérieur. La double attaque visait une patrouille de police dans le quartier de Ghadir, a précisé le ministère. Ces nouvelles violences interviennent alors que la branche terroriste d'Al-Qaïda en Irak a menacé mi-août de commettre 100 at- taques pour venger l'assassinat d'Ousama Ben Laden par les forces américaines il y a quatre mois au Pakistan. En juillet, les violences avaient fait 259 morts en Irak, selon les statistiques officielles.

Forum

12

EL MOUDJAHID

F orum 12 EL MOUDJAHID DJAFFAR GACEM INVITÉ DU FORUM D’ EL MOUDJAHID «Le cinéma algérien
F orum 12 EL MOUDJAHID DJAFFAR GACEM INVITÉ DU FORUM D’ EL MOUDJAHID «Le cinéma algérien
F orum 12 EL MOUDJAHID DJAFFAR GACEM INVITÉ DU FORUM D’ EL MOUDJAHID «Le cinéma algérien
F orum 12 EL MOUDJAHID DJAFFAR GACEM INVITÉ DU FORUM D’ EL MOUDJAHID «Le cinéma algérien
F orum 12 EL MOUDJAHID DJAFFAR GACEM INVITÉ DU FORUM D’ EL MOUDJAHID «Le cinéma algérien
F orum 12 EL MOUDJAHID DJAFFAR GACEM INVITÉ DU FORUM D’ EL MOUDJAHID «Le cinéma algérien

DJAFFAR GACEM INVITÉ DU FORUM D’EL MOUDJAHID

«Le cinéma algérien a besoin de vrais scénaristes»

Djaffar Gacem qui a réussi la gageure de réunir la famille algérienne autour de la télévision a été samedi soir l’invité du Forum d’El Moudjahid.

Ph : Nesrine
Ph : Nesrine

C e jeune réalisateur qui a

signé la série Nass M'lah

City, le feuilleton Mawid

Maâ El Kadar et le sympathique sitcom Djemaï Family, qui en- tame sa troisième saison, n’est plus à présenter. Derrière le réa- lisateur que d’aucuns surnom- ment le «Richard Gere» du cinéma algérien se cache un scé- nariste de talent. Il contribue à hauteur de 50 % à l’écriture des scénarios des films pas par voca- tion, mais en raison des lacunes contenues dans les scénarios qui lui sont soumis. Pour Djaâfar Gacem, les scénaristes font cruellement défaut. «Le cinéma algérien souffre d'un manque fla- grant de scénaristes», dit-il tout en relevant l'amalgame qui existe

entre les dialoguistes et les scé- naristes dans différentes produc- tions cinématographiques. D’au- tres métiers ont également dis- paru, parce qu’«on ne forme plus pour le cinéma», à l’image du script. A propos de Djemai Fa- mily 3, il dit que cette fois il a opté pour le feuilleton, ce qui en soi est un exercice difficile. Le tournage s’est déroulé à l’exté- rieur du hangar qui fait office de plateau de tournage. Et là égale- ment un autre problème est sou- levé. A l’image de l’absence de studios de tournage et l’argent dépensé pour la location du han- gar. Et même si le téléspectateur algérien a apprécié la troisième saison, il estime que le succès est loin de celui rencontré lors

des deux premières. Du moins, dira-t-il, selon les premiers échos qui lui sont parvenus. La cri- tique, il l’accepte sans com- plexes, car il fait partie de cette trempe de réalisateurs qui veu- lent toujours donner le meilleur pour le public algérien réputé très sévère envers les produc- tions algériennes. Son rêve est de porter Djemai Family au grand écran. Pour permettre aux fa- milles algériennes d’aller au ci- néma. Pour lui, dans notre pays, « on n’a pas de problème de salles, mais un manque de pro- ductions cinématographiques qui intéressent les familles algé- riennes. » Concernant le budget consacré à la production de ce genre de séries en Algérie, le réa-

lisateur a jugé qu'il était insuffi- sant comparativement au budget consacré à ce genre de produc- tion à l'étranger. Dans la tête de Djaafar Gacem germent de grands projets. L’on sait déjà que Djemai Family 3 sera probable- ment la dernière partie de cette production pour laisser place à une autre sitcom en 2013. Son plus grand rêve est de réaliser des films qui parlent des héros de la Révolution de Novembre. La célébration, en 2012 du cin- quantième anniversaire de l’in- dépendance serait une immense opportunité. Pour peu que les pouvoirs publics lui prêtent main-forte.

Nora Chergui

Le sitcom selon Gacem

Invité hier en soirée, juste après taraouih, au forum d’El Moudjahid, qui amorce un nouveau virage au fé-

minin, le réalisateur de la série entre autres faits saillants populiste et non moins populaire « Djemai Family »

a affiché une entière disponibilité à

l’égard d’une assistance fort inté- ressée par le débat en direct sinon du producteur au consommateur avec Gacem. Au départ, ce sont sur- tout les femmes, y compris notre di- rectrice pour la petite histoire, qui ont soumis ce garçon plutôt sympa au feu nourri des questions fort à propos et pertinentes pour tout dire. Surtout celles de la gent féminine qui, par moments, ont mis quelque peu dans l’embarras l’orateur qui s’en tirait tout de même par quelque élégante pirouette. Sans paraître le moins du monde embarrassé ou dé- contenancé pour autant. Et qu’on

soit ou non d’accord sur sa manière de voir, sentir et appréhender la réa- lité cinématographique nationale qui mériterait certainement plus qu’un débat, le personnage est atta- chant et ne laisse pas indifférent. Tout comme il faut lui reconnaître au-delà des joutes verbales d’un soir après le ftour forcément connotées quelque part, et pour cause n’est-ce pas, un certain talent dans l’art, le septième en l’occurrence, de tenter de se dédouaner parfois par rapport

à une réalité où chacun a sa part de

responsabilité qu’on le veuille ou non. Reste à savoir maintenant où commence le populisme et où finit le

populaire dans chaque œuvre qui se veut tel un sitcom grand public.

D’autant plus qu’aujourd’hui les outils de communication modernes autorisent bien des fenêtres et des

Ce que le réalisateur-

producteur lui-même reconnaît vo- lontiers puisqu’il ne s’en prive pas

de ce formidable réseau social aux fins d’asseoir et sa notoriété et celle du produit culturel considéré. Ce qui est de bonne guerre. Pour en re- venir au débat de bonne facture au demeurant le réalisateur aura été interpelé par la suite sur moult re- gistres, en particulier le pourquoi et

le comment du déficit criant en scé-

narios, la nécessité de revoir à la hausse la subvention des pouvoirs publics, nonobstant le crucial volet de la formation qui gagnerait aussi à susciter davantage d’intérêt. Enfin quoi de meilleur qu’un thé maison assorti du fameux qualb louz pour clore une soirée fort enrichissante et qui en appelle nécessairement d’au- tres. Salut Gacem, et sit down

A.Z.

soupapes

Sortir de la culture de l’urgence

D jaâfar Gacem est un réali-

sateur aux dents longues. Il

garde les pieds sur terre, et

le succès et l’estime que lui por- tent les téléspectateurs sont pour lui autant de motivations et de sti-

mulants pour progresser et s’aguerrir afin d’être constamment à la hauteur de la confiance qu’il a su obtenir auprès du public. C’est donc un réalisateur qui se défend de vouloir dormir sur ses lauriers et succomber aux «délices» de la facilité. Il veut scruter de nou- veaux horizons, quitter les limites restreintes des sitcoms quand bien même ils ont établi sa popularité et sa notoriété. Djaâfar Gacem ne fait pas preuve d’ingratitude et ne veut pas cracher dans la soupe, mais il est évident qu’il dévoile une saine ambition à vouloir tenter de nouvelles expériences, mettre la barre plus haut et s’engouffrer

dans les sentiers de la réalisation cinématographique. On le devine bien à l’étroit dans la peau d’un faiseur de sitcoms aussi alertes soient-ils. Il avoue une nette envie de passer à autre chose et de fran- chir le Rubicon. Cette ambition personnelle ne l’a pas éloigné de la réflexion et du regard qu’il porte sur le cinéma algérien et sur la production télévisuelle dans notre pays. Son constat est sévère, mais lucide. C’est celui d’un homme du terrain qui aspire à voir les choses évoluer du bon côté, car on ne progresse pas en restant en- core prisonnier de maladies in- fantiles qui affectent douloureu- sement notre production cinéma- tographique et télévisuelle. Il faut en finir avec les vieilles recettes du passé faites d’improvisation, bannir la culture de l’urgence, tail- ler des croupières au sempiternel

réflexe de l’événementiel, spora- dique et éphémère. Djaâfar Gacem, dans le cadre du débat qu’il a animé au forum El Moud- jahid, revenait constamment sur des idées forces, des maîtres mots, non pas pour s’ériger en donneur de leçons, mais pour participer à une exigence qui tient à cœur à tous les professionnels du métier. Le spectateur algérien, contraire- ment aux idées reçues, est exi- geant, il est en quête de produits de qualité. Il sait séparer le bon grain de l’ivraie. Il faut se hisser à la hauteur de ses aspirations et de ses désirs, semble suggérer Djaâ- far Gacem. Faillir à cette obliga- tion fait courir le risque de voir ce public déserter notre écran. Il y a un challenge à remporter, car la guerre de l’audience et de l’audi- mat n’est pas une vue de l’esprit. Sortir de l’état de crise dans le-

quel se trouve le cinéma algérien suppose des mesures drastiques, une volonté forte de la part des pouvoirs publics, des initiatives concrètes pour redorer le blason terni de notre cinéma national. On ne peut raisonnablement progres- ser sans prendre le taureau par les cornes et traiter des problèmes et des dysfonctionnements qui se dressent constamment en obsta- cles majeurs. Parmi les facteurs incapacitants qui freinent l’élan du cinéma algérien et hypothèquent son essor, Djaâfar Gacem cite l’in- cidence du facteur temps, essentiel à ses yeux pour sortir de la culture de l’urgence, de la précipitation et d’une certaine forme d’improvi- sation, s’atteler à régler le pro- blème de l’écriture des scénarios. Il n’y a pas de scénaristes dignes de ce nom chez nous, et la pénurie ne date pas d’hier. Les bons sujets

ne sont pas toujours disponibles. Loin s’en faut. La question du script demeure pendante. La solution salutaire peut pro- venir de la création d’un village artistique où les professionnels du métier pourraient se rencontrer, échanger des idées, établir des projets, bref travailler. Pour ce faire, il suffit juste que les pou- voirs publics dégagent une assiette foncière. On ne demande pas la lune, déclare le réalisateur. Comme pour ne pas se résigner à la fatalité, Djaâfar Gacem est de la veine de ceux qui ne baissent pas les bras. Il a des rêves et des projets à concrétiser. Il compte réaliser un film sur le martyr colo- nel Lotfi. C’est, indique-t-il, une entreprise qui l’honore et le galva- nise.

M. Bouraïb

13 EL MOUDJAHID Régions
13
EL MOUDJAHID
Régions

MASCARA

Un Ramadhan cher et chaud

Le Ramadhan tire à sa fin et la tendance des prix de la mercuriale est à la baisse et semble se normaliser, à la grande joie des ménages.

semble se normaliser , à la grande joie des m é nages . et 7ans et

et 7ans et tout dépend donc de la qualité des habits et de leur pro- venance, ceux de Turquie par exemple coûtent un peu plus cher que ceux fabriqués localement ,un jean nous dira Tayeb m’a couté plus de 2500 DA et une paire de baskets «made in» vaut plus de 6000 DA Ce qui, d’ail- leurs, n’est pas pour déplaire à tout le monde. Les cafés et la place de l’Emir affichent com- plet. Idem pour les crémeries si- tués au bords de ce lieux de

commerce. Abordé, un père de famille accompagné de ses trois gosses nous dira: «Je viens d’acheter des vêtements pour mes enfants. Pour cela, j’ai déboursé pas moins de 20.000 DA. C’est trop, c’est vraiment cher!». Sur le volet culturel, les responsables de la maison de la culture ont, comme de coutume, mis sur pied un programme ramadhanesque. Un programme riche et varié qui a été élaboré pour la circons-

SETIF

Les lauréats du concours de récitation du Coran honorés

« Erayane » de Aïn El Kebira, le chef de l’exécutif, membres de la délégation, parents de récitants et de nombreux autres priants, écouteront avec intérêt un prêche sur l’évé- nement présenté par l’imam de la mosquée qui ne manquera pas de mettre en relief la grande importance de cette nuit sacrée pour les musulmans notamment à travers la révé- lation du Coran au prophète ( QSSSL) Une soirée qui ne sera pas sans revêtir sa traditionnelle dimension de solidarité à l’is- sue des visites et remises de cadeaux et aux 300 enfants lors de leur circoncision au CHU de Sétif, jeunes pensionnaires de la cité de l’enfance ou ceux et celles qui ne trouvent comme dernier refuge à un âge avancé, que dans ces centres d’accueil à l’instar de la mai- son de la solidarité de Sétif ou la joie et la sé- rénité retrouvaient leu juste place durant ces moments forts de « la nuit de la majesté et du prestige. » Des moments forts à l’issue des- quels l’émotion atteindra son paroxysme, comme dans cette cité de l’enfance qui re- groupe 106 enfants de tous âges, scolarisés

TIZI-OUZOU

Des soirées ramadhanesques très animées

Ce mois sacré de Ramadhan qui tire à sa fin aura été le plus animé des ramadhans qu’a connus la ville des genêts depuis deux, voire même trois décennies de cela, de l’avis mêmes des plus anciens habitants de cette ville appelée jadis «village». En effet, cette ville, qui a retrouvé son souffle suite à la délocalisation des anciennes gares et la libération de ses trottoirs des mar- chands à la sauvette, connaît depuis le début de ce mois d’abstinence une très forte am- biance nocturne, alors que durant la journée la vie semble momentanée mise en veille au ni- veau de cette ville, mais aussi à la nouvelle ville où la circulation piétonnière et automo- biles est très fortement réduite. Les chaleurs caniculaires qui sévissaient en ce mois ramadhan ont carrément changé le mode de vie des Tizi-Ouzéens qui, la journée, ne sortent pratiquement que pour des ur- gences, tandis que n’importe quel motif les poussent à sortir en soirée pour ne revenir qu’à des heures très tardives. La canicule qui sévissait ces jours-ci et l’approche de l’Aïd Seghir ont fait exploser les taux de fréquenta- tions nocturnes de la ville de Tizi-Ouzou. Des milliers de personnes prennent d’as- saut les principales artères de la ville des ge- nêts et de la nouvelle ville. Femmes et hommes de différents âges passent leurs soi- rées soit en allant assister aux spectacles qu’animent chaque soir une armada de chan- teurs au niveau de la maison de la culture et stade Oukil-Ramdane, aux pièces théâtrales et autres shows proposés par le théâtre régional Kateb-Yacine qui n’a vraiment pas chômé de- puis le début du mois, soit à se contenter des tours interminables sur les trottoirs pour pren- dre un peu d’air frais et faire de lèche-vitrine à la recherche de belles affaires pour les en- fants. D’autres préfèrent se distraire au niveau du square colonel Mohand-Oulhadj qui a été récemment magnifiquement aménagé. Ce square, seul lieu espace vert disponible dans toute la ville de Tizi-Ouzou où des travaux d’aménagement de l’autre square, à savoir le 1er novembre, se sont éternisés , accueille des centaines de famille qui viennent y passer quelques moments de détente loin du vacarme et des embouteillages humains du centre ville où il faudrait beaucoup de gymnastique pour pouvoir marcher de par le flux important de citoyens. Le parc d’attraction privé «Tama- ghra» implanté à la nouvelle ville est lui aussi prés d’assaut durant ces soirées ramadha- nesques par des parents accompagnant leurs enfants pour profiter des jeux proposés qui sont d’ailleurs loin de satisfaire la forte de- mande exprimée. Même si le prix du billet d’accès est jugé trop élevé par des citoyens (200 DA pour toute personnes âgée de plus de trois ans) et l’insuffisance des jeux proposés par rapport à l’affluence, il n’en demeure pas moins que ce parc est fortement fréquenté en ces soirées. Normal quand on sait qu’il est le seul parc d’attraction en activité dans toute la ville de Tizi-Ouzou qui manque cruellement de ce genre d’infrastructures de loisirs. Le seul jet d’eau du carrefour du centre ville est la seule distraction des enfants dont les parents ne peuvent se permettre le luxe de les emme- ner ailleurs. Des dizaines d’enfants accompagnés de leurs parents s’arrêtent tout près de ce jet d’eau pour se rafraichir un peu et prendre des photos souvenir. Tizi-Ouzou qui a retrouvé durant ce mois ses soirées ramadhanesque d’antan n’a pas abdiqué devant les tentatives des groupes armés de semer la peu et le dés- espoir parmi ses habitants, bien au contraire, les citoyens ont continué à sortir normalement en soirées comme si leur ville n’a à aucun mo- ment était la cible d’un attentat kamikaze. Le flux de citoyens dans les différents artères de la ville et au niveau de tous les quartiers et cités a, au contraire, a monté de plusieurs crans en ces derniers jours du mois de Rama- dhan. Des familles sortent en masse pour se digérer après la rupture du jeûne mais aussi pour acheter des vêtements pour leurs enfants puisque l’Aïd est déjà là.

D urant ces quelques jours

qui restent à jeûner, tous

tance. En cette dernière semaine du mois sacré de Ramadhan, la situation n’est plus ce qu’elle était comme au début. à Mascara à l’instar des autres villes du pays, la flambée des prix avait at- teint des records parfois inimagi- nables, notamment des fruits et légumes et de divers produits ali- mentaires. souks de vêtements et de chaussures qui sont pris d’as- saut juste après la rupture du jeûne. Les mères de familles, contrairement aux années précé- dentes, se chargent de ces achats pour la grande fête de l’Aïd et la tendance des prix dépend de la qualité des vêtements et de leur provenance et il y a vraiment l’embarras du choix dans les ma- gasins, nous dira cette mère de famille qui a déboursé, dit-elle, plus de 6000 DA pour habiller sa fillette de 8 ans tandis que sa cou- sine de palier nous affirme avoir déboursé plus de 3000 DA pour un jean et plus de 5000 DA pour les baskets « made in » de son en- fant âgé à peine de 10 ans Il est clair que la tendance des prix est tributaire de ce que l’on a acheté, c’est-à-dire des produits d’exportation ou ceux fabriqués localement, nous explique ce commerçant qui reçoit quotidien- nement toutes les bourses dans ses trois magasins tenus par ses trois enfants depuis plusieurs an- nées dans cette rue commerçante de Sig

A. Ghomchi

les regards sont braqués

vers les magasins et les souks de vêtements et de chaussures qui sont pris d’assaut juste après la rupture du jeûne. Ici, à Mascara ; tous les magasins regorgent de vêtements et de prêt-à-porter pour enfants, hommes et femmes. Dans ces endroits, il est vrai- ment difficile de se frayer un che- min. Il faut jouer du coude pour pouvoir passer parmi la gente fé- minine Tout le monde s’empresse de fuir leurs habitations pour prendre un peu d’air frais et en- suite pour faire des achats de vê- tements en prévision de la fête de l’Aïd el-fitr. Tous les jours, une affluence déferle vers le centre- ville, Ettahtaha à Mascara et Mdina jdida à Tighennif et Trik Marseille à Mohammadia, no- tamment le quartier commercial appelé communément «Souk Dubai». Un haut lieu de com- merce où tout se vend et s’achète. Les rues et ruelles dans ces quartiers sont bondées de monde et les personnes que nous avons rencontrées sue ces lieux de com- merce trouvent qu’ il est facile de faire habiller une fillette de 8 ans pour la modique somme de 6000 DA alors que ce père de famille nous affirme qu’il a déboursé plus de 20000 DA pour l’achat

des vêtements de ses deux en- fants âgés respectivement de 10

A Sétif, la célébration de la nuit du destin ou Leilet El Gadr, coïncidant avec le 27 ème jour du mois de Ramadhan, a été marquée par de riches programmes dans les nombreuses mosquées de la wilaya et des actions de soli- darité non moins importantes en direction des couches démunies. C’est ainsi que le wali de Sétif, M Abdel- kader Zoukh, accompagné du président de l’APW et de l’ensemble des autorités civiles et militaires de cette wilaya, s’est rendu à la mosquée Ali Ibn Ali Taleb où il a présidé une imposante cérémonie à l’issue de laquelle, il a honoré les lauréats du concours de récita- tion du saint Coran. Pas moins de 12 lauréats des filles et des garçons émanant de toutes les écoles cora- niques et mosquées de la wilaya, les meilleurs des 612 candidats qui ont eu à se présenter à ce concours, se sont vu attribuer l’enveloppe globale de 200 millions de centimes offerte par le wali de Sétif et revêtant la première fois, une telle envergure. Au cours de cette cé- rémonie agrémentée par la formation

mais aussi plus d’une vingtaine de bébés ac- cueillis au niveau de la pouponnière de cet établissement et s’agrippant au doigt d’une main tendue en quête d’affection profonde. Ici de nombreux cadeaux et effets vestimen- taires pour l’Aïd seront remis aux enfants tout comme les pensionnaires de la maison de la solidarité ou du centre de vieillards de Salah-Bey. Non loin de là, au cœur de cette maison de la solidarité les 24 pensionnaires, dont 24 femmes jeunes et moins jeunes ne se- ront pas laissés sur le bord de la route, rece- vant eux aussi, leur part d’affection, des cadeaux et s’entretiendront directement avec le wali sur leurs préoccupations personnelles. Une grande fête qui sera couronnée dans la soirée de dimanche par une imposante cé- rémonie, à l’issue de laquelle seront honorés les 25 lauréats de l’autre concours de récita- tion du Coran organisé par l’APC de Sétif. Pas moins de 163 millions de centimes seront décernés aux 25 meilleurs récitants sur les 310 qui auront pris le départ.

F.Z

CONSTANTINE

La friperie est reine

En cette fin du mois de Ramadhan, marquée par une accumula- tion des dépenses, beaucoup de familles constantinoises, plus que d'habitude, se tournent vers les magasins et les marchés de la fripe- rie pour acheter les habits de l'Aïd pour leurs enfants. Lundi, jour de marché à Aïn Smara, commune limitrophe de Constantine, la chaleur est suffocante mais la ville est grouillante de monde. Du côté des produits maraîchers, l’on s'empresse de faire les emplettes de la dernière semaine de Ramadhan. C’est ensuite le rush vers les commerçants de la friperie. Ce n’est même plus dans des magasins qu’il faut déambuler pour choisir, mais à même des ballots posés par terre (ou sur un support de fortune) où hommes et femmes, jeunes et moins jeunes, s'empressent de fouil- ler au milieu d’une odeur âcre dégagée par les vêtements moisis.

encore des sous-vêtements à moins de 200 DA et bien d’autres ef- fets pratiquement neufs à des prix imbattables. "Est-ce que vous faites des remises sur ce pantalon ?, demande une mère de famille à un vendeur qui réagit sèchement : "non, ma- dame, c’est déjà un prix plus que raisonnable". La tête basse, elle prend la main de son enfant et quitte les lieux. Ce type de scènes est courant en ces lieux qui ne reçoivent plus que ceux dont les moyens sont dérisoires et qui, ne pouvant acheter des habits neufs pour leur progéniture, sont contraints de se rabattre sur ce genre de vêtements déjà portés. "Je ne peux même plus acheter du chiffon chinois", se plaint Nacer, employé dans une entreprise privée, surpris en train de fouiller un gros baluchon gris. "Je touche 15.000 dinars par mois et, entre les dépenses quotidiennes pour la nourriture, les médicaments

D'ailleurs ce "souk" est devenu une destination privilégié pour les

et

les factures des charges fixes, comme l’électricité, le gaz et le loyer,

petites bourses constantinoises qui veulent dénicher une "bonne af-

il

est difficile de se permettre des habits neufs heureusement qu’il y

faire". L’on peut y trouver des pulls, des pantalons, des chemises ou

a

la fripe car j’ai 5 enfants !".

Ramadhan

15

EL MOUDJAHID

R amadhan 15 EL MOUDJAHID Ibn B a d i s : « J e vi
R amadhan 15 EL MOUDJAHID Ibn B a d i s : « J e vi
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Par Mohamed Koursi
A la fois Homme politique, faqih, homme de
sciences, ouvert à la connaissance univer-
selle Abdelhamid Ben Badis aura été l’un
silisées » écrit Malek Bennabi dans « Le problème
des idées dans le monde musulman ».
Ibn Badis avait une passion : l’Algérie, une
langue pour l’exprimer : l’arabe et une foi pour tra-
verser ce monde dans une spiritualité généreuse :
des plus grands précurseurs du mouvement réfor-
miste algérien à l’instar du cheikh Mohmmed Abduh
en Egypte . Il est l’Auteur d’une triade célèbre :
«l’Islam est notre religion, la langue arabe est notre
langue, l’Algérie est notre patrie».
Abdelhamid Ibn Badis naît à la fin de l’année
1889
à Constantine d’une lignée dont les racines
plongent dans les Beni Sanhadja , ceux-là qui ont
enrichi l’histoire de l’Algérie avec les zirides, dy-
nastie musulmane fondée par Bologhine Ziride. Son
père, Mohamed Mostefa était une personnalité poli-
tique puisqu’il était membre du Conseil Supérieur
Algérien.
A 13 ans Ibn Badis apprend le Coran et vers
1908
il s’initie aux sciences théologiques et aux
sciences sociales dans la célèbre université Zeitouna
de Tunis. Et c’est à l’occasion du pèlerinage qu’il
effectua aux lieux saints de l’Islam qu’il s’impliqua
d’une façon définitive aux idées réformistes. De re-
tour, sa conscience politique était déjà mûre, affûtée
contre un de ses premiers combats : le code de l’in-
digénat. Toute sa vie il n’eut de cesse de lutter par le
verbe et la plume contre toutes les tentatives de dé-
personnalisation de l’Algérien.
« Pourquoi je vis ? Je vis pour l’Algérie et l’is-
lam ». Cet éditorial signé de sa main fait l’effet d’
un tonnerre dans la conscience de nombreux algé-
riens, même ceux gagnés par l’anesthésie coloniale.
La religion, la culture la patrie étaient indissociables
à ses yeux …. « le monde musulman émerge de l’ère
post-Almohade depuis le siècle dernier, sans toute-
fois retrouver encore son assiette. Comme un cava-
lier qui a perdu l’étrier et ne parvient pas encore à
le reprendre, il cherche son nouvel équilibre. Sa dé-
chéance séculaire, qui l’avait condamné à l’inertie,
à l’apathie, à l’impuissance, à la colonisation, a
conservé néanmoins ses valeurs plus ou moins fos-
l’islam. C’est un Intellectuel au strict sens du terme.
Ses armes sont le verbe et la plume. il les mettra au
service d’un idéal et d’une cause éternelle. La péda-
gogie sera au centre de sa méthode d’enseignement,
de conscientisation et d’éducation. Fin orateur, dès
1917, il dispense un cours public dans la mosquée
Sidi Qammoûch, de sa ville natale et avec un petit
noyau de proches il dispense des cours du soir en
arabe et en français pour adultes. L’année suivante,
au moment où l’humanité vit les dernières heures
d’une guerre totale, la première, la plus meurtrière
de son histoire où les techniques et les sciences ont
été conviées sur les champs de bataille. Ben Badis,
visionnaire envoie à l’Université de Tunis un pre-
mier groupe d'étudiants algériens, future colonne
vertébrale de l’enseignement libre. En 1934, Ech-
Chihab parlera de l’existence de 70 écoles. Mais la
première école de filles ouvre en 1919 à Sidi Bou-
maza . Avec Moubarak el Mili, celui qui deviendra
plus tard l’un des théoriciens de l’Association des
Oulémas Algériens, il montre par la pratique que
l’éducation de la femme est le canal fondamental par
où transite la renaissance algérienne. Ibn Badis
meurt le 16 avril 1940. Il reste comme l’un des
grands savants religieux du siècle dernier.
M. K.
QAHWA FI GOUBLI De Amar Zentar
QAHWA FI GOUBLI
De Amar Zentar

Combien de signes ?

L a presse évolue et adieu donc veaux, vaches, picas et plomb. Cette presse artisa-

nale a donc vécu produisant ses pionniers et ses chantres. Ses têtes d’affiche et ses stars pour parler moderne. Et puis la techno- logie fait brutalement irruption dans les rédactions et la photocomposi- tion bouleversant ainsi tout l’héri- tage ancien. A telle enseigne que

tous ceux qui n’ont pas vu venir ces chambardements ont été quasiment laissés sur le carreau. Et pas de vitriers en vue pour tenter, au moins, de recoller les mor- ceaux. C’est quand la technologie débarque sans crier gare, elle balaie tout sur son passage tel un ouragan en somme. Ainsi va le monde et on n’ y peut rien. Sauf peut-être essayer de tout mettre en oeuvre pour au moins ne pas décrocher à défaut de s’accrocher pleinement. Car c’est là où tout se joue finalement. Et j’en connais un tout petit bout sur la question pour n’avoir pas vu débouler à temps cette brutale rupture avec l’ancien temps béni pour les uns, maudit pour d’autres, c’est selon que l’on soit d’un côté ou de l’au- tre de la barriére. Enfin rien n’est éternel non plus et Dieu merci qu’il en soit ainsi. Autrement dit, il importe d’être réaliste pour ne pas subir tous ces électrochocs qui imprègnent un parcours sinon toute une vie. Et aujourd’hui, encore lorsque je vois quelques «res- capés» de la vieille école si accrochés à leurs certitudes si déri-

soires et si précaires au fond, je ne puis m’empêcher de sourire et me consoler en me disant : Fort heu- reusement que je me suis remis et relevé très vite de cette onde de choc qui m’a reconfiguré et l’hémi- sphère droit et l’hémisphère gauche. A moins que ce ne soit car- rément le synapse. Ceci étant n’al- lez tout de même pas croire que je suis au bout de mes peines loin

s’en faut. Et je n’en voudrai pour preuve - si besoin est - que les quolibets de ma progéniture qui ne rate presque jamais une occasion de me taquiner sur ce chapitre du déficit cognitif en matière d’informa- tique M’est avis d’ailleurs, que pour rabaisser le caquet une bonne fois pour toute à ces impertinents, je m’inscrirai bien volontiers aux cours accélérés du clavier. Après tout, il n’est jamais trop tard pour bien faire et la culture tout comme l’amour paraît-il n’a pas d’âge Mais que vient - svp - faire donc l’amour dans l’informatique ? Y a qu’à vous donner la peine de surfer sur la toile et vous serez édi- fiés. A moins que vous ne soyez encore en retard d’une bataille. Surtout s’il s’agit de celle qu’il ne faut pas perdre. Help ! Je perds pied les gars ! Quoi ? Il est déjà demain ? Aya saha ftorkoum le reste n’est qu’une question de temps

A.Zentar

16 EL MOUDJAHID FATAWI Par Cheikh Yusuf Al-Qaradawi Le rinçage de la bouche et le
16
EL MOUDJAHID
FATAWI
Par Cheikh Yusuf
Al-Qaradawi
Le rinçage
de la bouche
et le lavage du nez
Question :
Des gens affirment que le rinçage de la
bouche (madmadah) et le lavage du nez (is-
tinshâq) pendant les ablutions peut com-
promettre la validité du jeûne. Dans quelle
mesure cette opinion est-elle correcte ?
Réponse :
La madmadah et l'istinshâq dans les ablu-
tions sont considérées : soit comme des sun-
nah [*] selon l'école juridique des trois Imâms
Abû Hanîfah, Mâlik et Ash-Shâfi`î, soit
comme deux actes obligatoires selon l'école de
l'Imâm Ahmad qui les a considérés comme une
partie du lavage du visage qui est prescrit.
Et qu'ils soient des sunnah ou des actes
obligatoires, il convient de ne pas les délaisser
dans les ablutions, que ce soit pendant le jeûne
ou pas.
Tout ce que le musulman doit observer pen-
dant le Ramadhan, c'est de ne pas les faire plei-
nement- ou avec exagération- comme il le
ferait lorsqu'il ne jeûne pas. Il a été rapporté
dans un hadîth : "Si tu fais l'istinshâq fais-le
pleinement, à moins que tu sois en état de
jeûne" (rapporté par Ash-Shâfi`î, Ahmad, les
quatre, et Al-Bayhaqî).
Si le jeûneur fait la madmadah et l' istinshâq
et que l'eau atteint sa gorge, sans le faire ex-
près et sans excès, son jeûne est valide ; de
même que si la poussière du chemin, ou le ta-
misage de la farine, ou qu'une mouche, attei-
gnent sa gorge : tout cela fait partie de l'erreur
pardonnée à cette communauté - bien que des
Imâms aient eu d'autres opinions sur cela.
Aussi, le rinçage de la bouche hors des
ablutions n'a pas d'impact sur la validité du
jeûne, tant que l'eau n'atteint pas l'estomac.
Zakat Dieu a dit : “ Les aumônes sont destin é es : aux pauvres
Zakat Dieu a dit : “ Les aumônes sont destin é es : aux pauvres
Zakat Dieu a dit : “ Les aumônes sont destin é es : aux pauvres

Zakat

Dieu a dit : Les aumônes sont destinées : aux pauvres et aux nécessiteux, à ceux qui s au rachat des captifs, à ceux qui sont chargés de dettes, à la lutte dans le chemi Il y a donc huit catégories de personn

L’ institution de zakât al-fitr, ou aumône-impôt purificatrice de la rupture du jeûne, est une ins- titution socio-religieuse aussi ancienne que

celle du jeûne du mois de ramadân (an II de l'Hégire), dont, au demeurant, elle est partie intégrante. Abd Allâh ibn 'Abbâs a dit: « Zakât al-fitr a été pres- crite pour purifier le jeûneur de ce qu'il aura pu proférer comme paroles vaines (laghw) ei propos vilains (rafath), et pour permettre aux pauvres d'avoir quelque chose à manger. Pour qui s'en acquitte avant la prière [de l'Aïd], elle sera une aumône purificatrice agréée par Dieu, et pour qui s'en acquitte après la prière, elle sera une aumône comme toutes les autres aumônes » (rapporté par Abû Dâwûd et Ibn Madjah). Les hadîths rapportés sur ce thème ont évoqué diffé- rents types de provisions de bouche (aqwât) que l'on donne pour s’acquitter de cette zakâh particulière. à savoir :

dattes, orge, fromage, raisins secs, aqit (espèce de pâte de fromage cuite conservable), figues sèches, d'après l'idjti- hâd des fuqahâ' mâlikites d'Afrique du Nord et d'Anda- lousie, etc., à raison d'un sâ' (mesure équivalant à 2,5 kg ou, suivant une autre estimation de la métrologie musul- mane légale, un peu moins de 2 kg), que le musulman adulte est tenu de fournir pour lui-même, pour sa femme, pour chacun de ses enfants mineurs (y compris le nou- veau-né qui vient au monde avant l'aube du jour de l'Aïd), pour toutes les personnes dont il a la charge (père, mère, domesticité, etc.). Les fuqahâ' s'accordenl sur le caractère obligatoire de cette petite aumône-impôt et affirment que celui qui ne s'en acquitte pas, alors qu'il en possède les rnoyens, se charge d'un péché et en demeure redevable du- rant toute sa vie. Pour ce qui se rapporte aux temps et délais de son ac- quittement, il est, d'après la Tradition (voir hadîth d'lbn 'Abbâs cité plus haut), préférable de payer la zakât al-fitr avant d'aller accomplir la prière de l'Aid—chose qui était aisément faisable du temps du Prophète, parce que les gens se connaissaient bien entre eux et pouvaient de ce fait identifier les pauvres et les nécessiteux du corps social de la communauté musulmane—mais cela n’est point tou- jours simple de nos jours, pas plus que cela ne le fut d’ail- leurs assez tôt dès que la cité musulmane prlt des proportions et adopta des structures très différentes et beaucoup plus complexes que celles de Médine et de toute la péninsule Arabique à l'ère de la Révélation et du califat primitif orthodoxe. Considérant ce genre de difficultés, les fuqahâ' ont donc permis aux gens de s'en acquitter de ma- nière plus libérale pour ce qui concerne le temps de remise aux bénéficiaires: un ou deux jours avant la fin de rama- dân, suivant certains avis, à la mi-ramadân, voire dès le début du mois, suivant d'autres, et l'on signalera qu'il s'en est même trouvé parmi les savants qui autorisaient de le faire avant ramadân ! Tout cela, bien sûr, en réponse aux contraintes d'ordre divers qui pourraient empêcher l’ndi- vidu musulman de s'acquitter de cette aumône. Comme à son habitude, ce haut principe de l'islâm qu'est l'idjtihâd, ou effort de réflexion personnelle, a tenu à s'attacher ici à ce que l’essentiel, I'objectif (maqsad) social et religieux ait largement le pas sur les détails formalitaires et acces- soires, ce qui, bien entendu, n'est pas pour plaire à une cer- taine catégorie de pseudo-salafistes aux esprits durs, bornés et tout à fait dénués de la vraie et saine culture de l'islâm, qui témoigne du dynamisme théologique puissant et éclairé de la foi et de la pratique musulmanes authen- tiques. D'autre part, il n'y a absolument aucun mal — cela est même parfois préférable !— à s'acquitter de la zakât al- fitr en une valeur d'argent au moins équivalente à la quan- tité de nourriture due, comme cela est le moyen le plus

pratique et le plus aisé dans les villes et agglomérations urbaines modernes, pour des raisons de commodités, de

plus pratique et le plus aisé dans les villes et agglomérations urbaines modernes, pour des raisons

Lundi 29 A

Hadith 17 EL MOUDJAHID Hadith du Prophète Muhammad (que la paix et le salut d'Allah
Hadith
17
EL MOUDJAHID
Hadith du Prophète Muhammad
(que la paix et le salut d'Allah soient sur lui)
HISTOIRE
Le Messager d’Allah (que la paix et le salut d'Allah soient
sur lui) a dit : «Souhaitez-vous savoir qui d’entre vous est le
meilleur et qui est le pire ? Le meilleur d’entre vous est celui
en qui nous espérons le bien et de qui nous ne redoutons pas
le mal et le pire d’entre vous est celui en qui nous n’espérons
pas le bien et de qui nous redoutons le mal.»
Rapporté par Tirmidhy et authentifié par Albâny.
al-fitr
i sont chargés de les recueillir et de les répartir, à ceux dont les cœurs sont à rallier,
min de Dieu et au voyageur. Tel est l'ordre de Dieu. Dieu sait et il est juste.
nes/objets ayant droit à la zakât” :
Coran : Sourate 9, Verset 60
bon sens religieux, économique et social, car,
comme le souligne un grand savant religieux
égyptien moderne, « I'essentiel étant de fournir
un plus à l'ordinaire des pauvres de la société
musulmane ». L'on imagine mal, bien sûr, la mo-
bilisation, à travers tout un pays comme I’Algé-
rie, I'Egypte, le Maroc ou le Nigeria, par
exemple. d'une quantité de céréales (si l'on s'at-
tache à la lettre des traditions rapportées, celles-
ci
doivent être procurées à l’état brut et non pas
en
farine ou en semoule !!!) ou d’autres denrées,
traditionnellement attestées pour et usage, équi-
valant à un sâ — disons 1,8 kg, comme le fixe
officiellement le ministère algérien des Affaires
religieuses — de blé, d’orge, de maïs (il y a là
aussi extension par assimilation de la liste des
denrées, donc dérogation à la lettre !) à multi-
PATRIMOINE
Les deux revers
de la médaille
E ntre Fès et Tlemcen rien ne dissocie les deux
revers de la médaille. I.Les deux villes ont
plier par le nombre de 27 millions d’habitants,
voire plus, qui représente la démographie de
l'Algérie et qui devrait alors donner quelque
chose comme cinquante-quatre mille (54 000)
tonnes desdites denrées alimentaires ! Soyons
intelligents et raisonnables.
Pour mémoire, signalons ici que lorsque les
fuqahâ' surent qu'au Maghrib et en Andalousie,
les figues étaient séchées et emmagasinées
comme provisions de bouche, suivant un pro-
cédé millénaire des autochtones berbères, sici-
liens et autres, ils n'hésitèrent pas à les inclure
dans les catégories des produits agricoles sou-
mis à la zakat des biens et, partant, les comptè-
rent dans la liste des denrées qui pouvaient servir
pour payer la zakât al-fitr, dont le sujet nous oc-
cupe spécifiquement ici .
Une attitude pareille est fort judicieuse, équi-
table et de la plus haute intelligence. L'inverse
relève de la plus pure et plus flamboyante bêtise,
qualité idiosyncrasique dont s'honore avec la
plus grande emphase le malheureux bétail des
grossiers littéralistes qui accordent énormément
plus d'intérêt à l'ombre qu'à la proie elle-même.
grandit dans le même moule Arabo Andalous
Si demain les peuples nordiques vivant essen-
tiellement de poissons conservés embrassaient
l'islâm et se soumettaient à ses obligations théo-
logiques et rituelles, dont le jeûne de ramadân;
ils paieraient leur zâkat al-fitr en poisson ou en
espèces, suivant les possiblités de chacun, car
« Dieu n'impose à chaque âme que ce dont elle
est capable » (sourate al-Baqarah (La Vache), II,
verset 28). Cela dit, il faut enfin noter que les
bénéficiaires de cette aumône sont, par ordre de
préférence, les pauvres parmi les parents, les
voisins les plus proches, et ainsi de suite. Dieu
reste le plus savant.
LA ZAKAT EL-FITR FIXÉE
à 100 DA par
personne
Zakat El-Fitr
est
fixée cette
année à 100 DA
pour chaque personne,
indique un communiqué du ministère des
Affaires
religieuses et des wakfs précisant que cette somme équivaut à la valeur de 2 kg
de semoule, soit un
“Sa'a” (une mesure)
de nourriture des Algériens.
A cet effet,
“a chargé les imams
des
en collabora-
mosquées de procéder,
le ministère des Affaires religieuses
pour se retrouver dans un Maghreb aux accents fol-
lement similaires les uns aux autres. Dans son nouvel
habillage de ville reine de la culture Islamique, Tlem-
cen se substitut à sa consoeur dans un clonage arti-
sanale marqué par mille ct une similitudes La senteur
du cuir tanné, le kaftan Tlemçani et Fassi remarqua-
blement travaillé par les mains expertes font figure
de trophées glanés a travers les différentes dynasties
communes ayant marqué des deux villes. Au-
jourd'hui, grande par sa noblesse dans l’art de gé-
nérer les plus beaux fleurons de la culture, Tlemcen
nous retrace son idyllique parcours. Sous les feux
d'un événement consacré à son intronisation comme
capital de la culture islamique, la ville de Abou Me-
diene El Ghouti nous révèle ses plus beaux atours. Sa
beauté chantée par les plus grands chevaliers de la
poésie Haouzi, nous entraîne dans les arcanes de la
vieille ville pour nous faire humer les effluves d'une
tradition qui ne tarit pas d’éloges. Tlemcen, comme
son nom l'indique, tient sa réputation de capital de la
culture Maghrébine de par son très riche patrimoine
de ses vénères Maitre Souffi, remontant à Abdelka-
der El Jilani, fondateur de la grande confrérie El Ka-
diria, elle détient une pan importante dans la
mémoire collective des Tlemcenis qui continue à per-
pétuer le célèbre pèlerinage vers le sanctuaire de la «
sainte protectrice» des pauvres Lalla Setti. Zenatas,
Senhadja se sont succédés dans une logique évolutive
de gestion des arts dans cette capitale. C'est enfin les
princes merenides qui, sous la domination successive
de Abou Hamou, et Hamou, et Youcef El Mereni que
Tlemcen a connu son magnitique lustre civilisationnel
de capital du Maghreb. La ville détient encore l'ex-
clusivité du mode Haouzi par l'entremise de ses
cheikhs Sidi Said El Mendaci, Ben Sahla, et El Triki
qui sont allés donner la réplique à leurs pairs Ma-
ghrébins de Fès. C'est dans un Maghreb en pleine
ébullition culturelle avec l'apparition du mouvement
mystique de abderrahmane El Medjdoub, et Cheikh
Hadi Ben Aissa que Tlemcen excella dans le dévelop-
pement des arts et métiers. Sidi Said El Mendaci, fut
l'un des pionnier de la poésie lyrique, son disciple Ab-
delkader El Masmoudi , devient maître du Melhoun
au Maroc. El Mendaci fut chargé dés lors par Mou-
lay lsmaiel de s'occuper du patrimoine culturel prés
de la cour. Cette reconnaissance n'en fut pas moins
payante, puisque Tlemcen fut encore une fois appelée
à la rescousse pour aider sa sœur jumelle Fès à re-
trouver ses marques. Aujourd'hui, l'histoire nous
de mosquées, à la
collecte de Zakat El-Fitr à compter du 15
e jour du mois du
Ramadhan en
tion avec les comités
rappelle à l'ordre sur une feuille de route culturelle
vue de la distribuer
l'Aïd El Fitr”.
La Zakat El-Fitr
du Fonds de
avant
la Zakat un ou deux jours
aux nécessiteux recensés par les commissions
est “obligatoire pour tous les musulmans aussi bien les riches que les pauvres qui doivent faire
don de cette
Zakat pour
à leur charge”,
rappelle le ministère.
eux-mêmes et pour les personnes
dont le passage obligé est celui d'une ville qui mérite
tous les égards. Son statut de capital de la culture Is-
lamique n'est que mérite eu égard à sa grandeur et
ses hommes de culture qui font la une.
Mohamed Bentaleb

Août 2011

Cuisine

19

EL MOUDJAHID

C uisine 19 EL MOUDJAHID L a C u i s i n e BOQALA MAMANI
C uisine 19 EL MOUDJAHID L a C u i s i n e BOQALA MAMANI
C uisine 19 EL MOUDJAHID L a C u i s i n e BOQALA MAMANI
C uisine 19 EL MOUDJAHID L a C u i s i n e BOQALA MAMANI
C uisine 19 EL MOUDJAHID L a C u i s i n e BOQALA MAMANI
C uisine 19 EL MOUDJAHID L a C u i s i n e BOQALA MAMANI
L a C u i s i n e BOQALA MAMANI -Youm eldjmâa bket âyni
L a
C
u i s i n e
BOQALA
MAMANI
-Youm eldjmâa bket âyni bedemâa
Netleb men sidi rabi el mensour
Tekhredjli badr el boudour
Ida seknet lekbour nekri jebana
Asbar ya kelbi kima sbert ana.
d e
RECETTES
Aujourd’hui vendredi, mes yeux étaient en larmes
Je prie Dieu le Miséricordieux
qu’Il fasse sortir la plus belle
Si elle habite les tombes, je louerai un cimetière
Patiente mon cœur comme j’ai patienté.
GATEAUX DE L’AID
Rochers à la noix de coco
Tcharek au miel
INGRÉDIENTS:
pour environ une ving-
taine
- 100 gr de sucre en
poudre
- 100 gr de noix de
coco râpé
- 2 Blancs d'œuf
- 1 pincée de Sel
- 1/2 càc d'extrait de
vanille
Préparation:
* Préchauffer le four à
200°
PREPARATION :
petits tas de préparation et façonner en
forme de pyramide.
INGRÉDIENTS :
* Dans un saladier réunir la noix de coco
et le sucre.
* Enfourner pour 5 mn environ. Surveiller,
-(1mesure = 250 ml)
Pour la farce :
car les rochers seront prêts lorsque les
3 mesures de farine
2
mesures d'amandes moulues.
* Ajouter les blancs d'œufs et mélanger
bords seront dorés.
1 mesure de margarine .
2
c à s de sucre glace
1 c à s de sucre glace.
2
c à s de margarine fondue.
rapidement l'ensemble avec l'extrait de va-
* Sortir du four, attendre un peu avant de
1 œuf entier
eau de fleur d'oranger.
nille et la pincée de sel.
les décoller et laisser refroidir complète-
1 c à c levure chimique
* Sur du papier sulfurisé poser sur une
ment sur sur grille .
1/2 verre a thé d'eau de fleur d'oranger.
1 c a s d'extrait de vanille ou zeste de citron
miel
grille ou la plaque du four, disposer des
1 c à c extrait de vanille
eau nécessaire.
eau de fleur d'oranger
PREPARATION :
Les Mbessess
Mettre la farine tamisée dans une terrine , faire
une fontaine, ajouter le sucre, la levure, la vanille,
l'oeuf et la margarine .
Frottez bien la pâte entre les mains, arroser d'eau
de fleur d'oranger et verser peu a peu l'eau en pé-
trissant en même temps jusqu'à obtenir une pâte
molle.
Former des boules, couvrir du papier alimentaire
et laisser reposer.
Pendant ce temps préparer la farce avec les in-
grédients donnés
Former des petit boudins de 1/2 cm sur 4 cm, les
déposer sur un plat saupoudrer de sucre glace .
Sur un plan de travail fariné, abaisser la pâte sur
une épaisseur de 1 mm environ.
Couper des carrées de 8 cm dans chaque carré.
Couper plusieurs lanières a l'aide d'une roulette,
poser un boudin de farce sur l'un des 4 coin, rou-
ler et donner la forme d'un croissant
Disposer les gâteaux sur une plaque et faire cuire
au four moyen (180 degrés ) 20 minutes. Les gâ-
teaux doivent prendre une couleur dorée .
Retirez du feu et laisser tiédir puis les tremper
dans du miel tiède aromatisé d'eau de fleur
d'oranger et ensuite parsemer d'amandes
concassées.
ASTUCE
Un badigeon au
jaune d’œuf
Le jaune d’œuf qui sert à badigeon-
ner les pâtisseries peut être dilué
dans un peu de lait ou de crème. Pour
obtenir un doré plus intense, ajoutez
une pincée de sucre ; pour un beau
brillant, quelques gouttes d’huile, et,
pour un brun doré, un peu de miel.
AROMATES ET EPICES
INGRÉDIENTS :
- 2 càs de sucre en poudre
- 4 càs d'eau de fleur d'oranger
- 600 g de semoule moyenne
Le miel
- environ 180 ml d'eau tiède
- 2 pincées de sel fin
- un bain d'huile pour la friture
- 6 càs d'huile de table
- environ 250g de miel chaud mas pas bouil-
- 100 g de beurre fondu et tiède (surtout pas
chaud)
lant
PREPARATION :
Dans un grand saladier, mélanger la
semoule tamisée avec le sel, l'huile et
le beurre fondu et bien sabler entre les
doigts pour obtenir un mélange bien ho-
mogène.
Ajouter le sucre, l'eau de fleur d'oran-
ger puis l'eau tiède, peu à peu, jusqu'à
obtention d'une pâte maléable qui se
ramasse en boule.
Etaler la boule de pâte à la main et dé-
couper les formes choisies à l'aide d'un
emporte pièce.
Faire frire les Mbessess à feu moyen
pour qu'ils aient le temps de cuire à l'in-
térieur et retirer du feu lorsqu'ils obtien-
nent une belle couleur dorée.
Tremper les Mbessess aussitôt dans du
miel puis les mettre à égoutter dans
une passoire ou les mettre à égoutter
après la cuisson dans une passoire si
vous préférez des Mbessess natures.
En plus d'être savoureux, le miel est doté de
milles vertus pour notre santé. Contre le rhume,
la fatigue, les problèmes digestifs : découvrez
tous les bienfaits de ce produit naturel.
Parmi les innombrables usages thérapeutiques
du miel, l'une des principales reste ses
propriétés antiseptiques et antibiotiques.
Certaines caractéristiques du miel lui confèrent
un pouvoir antibactérien important. Sa viscosité,
par exemple, limite la dissolution de l'oxygène,
assurant ainsi une meilleure oxygénation des
tissus. D'autre part, sa faible concentration en
protéines empêche les bactéries de croître
correctement. Le miel a longtemps été utilisé en
tant que cicatrisant

Culture

21

EL MOUDJAHID

C ulture 21 EL MOUDJAHID SOIRÉE JUBILÉ EN L’HONNEUR DU GRAND MAITRE À LA SALLE IBN
C ulture 21 EL MOUDJAHID SOIRÉE JUBILÉ EN L’HONNEUR DU GRAND MAITRE À LA SALLE IBN
C ulture 21 EL MOUDJAHID SOIRÉE JUBILÉ EN L’HONNEUR DU GRAND MAITRE À LA SALLE IBN
C ulture 21 EL MOUDJAHID SOIRÉE JUBILÉ EN L’HONNEUR DU GRAND MAITRE À LA SALLE IBN
C ulture 21 EL MOUDJAHID SOIRÉE JUBILÉ EN L’HONNEUR DU GRAND MAITRE À LA SALLE IBN