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Ph. : Wafa
Ph. : Wafa

CONFÉRENCE D’ALGER SUR LE PARTENARIAT, LA SÉCURITÉ ET LE DÉVELOPPEMENT

Abdelkader Messahel :

“Participation des 4 pays du champ et de 35 partenaires”

P. 3

7 Choual 1432 - Lundi 5 Septembre 2011 - N°14298 Nouvelle série - www.elmoudjahid.com - ISSN 1111-0287

Nouvelle série - www.elmoudjahid.com - ISSN 1111-0287 LA REVOLUTION PAR LE PEUPLE ET POUR LE PEUPLE

LA REVOLUTION PAR LE PEUPLE ET POUR LE PEUPLE

OUVERTURE DE LA SESSION D’AUTOMNE 2011 AU CONSEIL DE LA NATION ET À L’ASSEMBLÉE POPULAIRE NATIONALE (APN)

Ph. : Nesrine Ph. : Nacéra
Ph. : Nesrine
Ph. : Nacéra

Abdelkader Bensalah :

«La session sera exceptionnelle et inédite»

Abdelaziz Ziari :

«Consacrer des réformes politiques profondes»

AU PROGRAMME, PLUS DE 13 PROJETS DE LOI

En marge de l'ouverture de la session d'automne de l'Assemblée populaire nationale, le Premier ministre, M. Ahmed Ouyahia, s’est prononcé sur plusieurs questions d’actualité nationale et internationale :

RÉCENTS ACTES TERRORISTES : Appel à la vigilance et la mobilisation des citoyens. TRIPARTITE : “Elle se tiendra fin septembre, début octobre”. LIBYE : “Le retour de la sécurité et de la stabilité rétablira des relations "étroites" entre Alger et Tripoli”. ACCUEIL PAR L'ALGÉRIE DE MEMBRES DE LA FAMILLE EL GUEDAFFI : “C’est un cas humanitaire”.

M. OUYAHIA À PROPOS DU CODE DE L’INFORMATION

«PAS DE DISPOSITIONS PRIVATIVES DE LIBERTÉS»

PP. 4-5

LE CNES AUJOURD’HUI À TINDOUF

Une nouvelle approche, plus près des citoyens

Le lancement effectif de la concertation nationale autour du développement local serait un espace de communication et d'écoute, elle se ferait de la base au sommet, selon l'approche voulue expressément par le Président de la République. Cette opération sera lancée aujourd’hui, à Tindouf, lors de la visite du Président du Conseil national économique et social (CNES), Mohamed Seghir Babès.

P. 32

MC Alger

et social (CNES), Mohamed Seghir Babès. P. 32 MC Alger Benchikha : “Le club jouera les

Benchikha :

“Le club jouera les premiers rôles”

P. 32

Benchikha : “Le club jouera les premiers rôles” P. 32 M. CHERIF RAHMANI À PROPOS DU

M. CHERIF RAHMANI À PROPOS DU SCHÉMA NATIONAL D'AMÉNAGEMENT DU TERRITOIRE (SNAT)

Nécessité d'adapter le plan d'action aux aspirations des citoyens

P. 7

M. MOHAMED KEBIR ADDOU :

“TOUS LES BIDONVILLES DE LA CAPITALE SERONT

ÉRADIQUÉS”

P. 6

LA DESIRANTE DE MALIKA MOKEDDEM Le cœur àbonnehauteur LIVRE
LA DESIRANTE
DE MALIKA MOKEDDEM
Le cœur
àbonnehauteur
LIVRE

CULTURE

MOSTRA DE VENISE

Un conte poétique

PP. 16-17

2

2 EL MOUDJAHID Météo 30° à Alger, 45° à Adrar Météo Algérie prévoit aujourd’hui un temps

EL MOUDJAHID

Météo

Météo
Météo
Météo 30° à Alger, 45° à Adrar Météo Algérie prévoit aujourd’hui un temps enso- leillé et

30° à Alger, 45° à Adrar

30° à Alger, 45° à Adrar
Météo Algérie prévoit aujourd’hui un temps enso- leillé et relativement chaud sur les régions du
Météo Algérie prévoit aujourd’hui un temps enso- leillé et relativement chaud sur les régions du

Météo Algérie prévoit aujourd’hui un temps enso- leillé et relativement chaud sur les régions du nord du pays, notamment vers les régions de l'Ouest (Mascara,

Sidi Bel Abbes, Chlef

).

Les vents seront générale-

ment faibles à modérés (10/20 km/h) alors que la mer sera belle à peu agitée.

ment faibles à modérés (10/20 km/h) alors que la mer sera belle à peu agitée. Au sud du pays, le temps sera généralement chaud et ensoleillé et les vents seront faibles à modérés. Les températures (maximales-minimales) prévues aujourd’hui seront comme suit :

Alger (30°- 20°), Annaba (27°-20°), Béchar (36°- 25°), Biskra (39°- 25°), Constantine (26°- 15°), Dja-

Alger (30°- 20°), Annaba (27°-20°), Béchar (36°- 25°), Biskra (39°- 25°), Constantine (26°- 15°), Dja- net (36°- 22°), Djelfa (28°- 12°), Ghardaïa (38°- 22°), Oran (32°-20°), Sétif (25°- 12°), Tamanrasset (36°- 22°), Tlemcen (33°- 16°), Tindouf (42°-24°), El Oued (38°-24°), Adrar (45°-26°), Ouargla (40°- 26°).

Livre de condoléances de l’ambassade de Cuba

L’ambassade de Cuba ouvrira un livre de condoléances suite au décès du Général Julio Casas Regueiro, vice-président du conseil d’Etat, membre du bureau politique du parti communiste de Cuba et ministre de la Défense. Du mardi 6 au jeudi 8 septembre. Lieu : 22, rue Larbi Allik, Hydra. Horaire : 10 h à 12 h – 15 h à 17 h.

Du 6 au 11 septembre

: 10 h à 12 h – 15 h à 17 h. Du 6 au 11

Tlemcen, capitale de la culture islamique 2011

Le programme Tlemcen, capitale de la culture is-

lamique, du 6 au 11 septembre à Tlemcen, se dérou- lera comme suit :

• Journées culturelles de la République d’Indo-

nésie du 7 au 10 septembre au palais de la Culture à El Imama.

• Semaine culturelle des wilayas (Alger, Blida et

Tipasa) du 9 au 12 septembre au palais de la Cul- ture El Imama.

• Pièce théâtrale Les martyrs reviennent cette se-

maine de l’auteur Tahar Ouettar le 7 septembre à la maison de la culture Abdelkader-Alloula.

• Poursuite de l'exposition «Kalât Beni Ham- mad» au musée des Arts et Histoire.

Institut culturel italien

Inscriptions à partir du 5 septembre

L’Institut culturel italien organise la nouvelle ses- sion 2011/2012 des cours de langue italienne d’octo- bre à décembre 2011. Les inscriptions débuteront le 5 septembre du di- manche au jeudi de 9 h à 13 h et de 14 h à 16 h. Journée portes ouvertes – samedi 17 septembre de 11 h à 17 h au 4 bis, Yahia Mazouni – El Biar- Alger. Tél/fax : (021) 925191- 923873 E-mail : amministrazione.iicalgeri@esteri.it

8 e Salon Med – IT

Conférence de presse le 6 septembre

Dans le cadre de la tenue du 8e Salon Med-IT 2011, une conférence de presse se tiendra mardi 6 septembre à 10 h à la bibliothèque du palais de la culture Moufdi-Zakaria, en présence des partenaires officiels de l’événement.

en présence des partenaires officiels de l’événement. Demain à 10 h Conférence-débat sur «l’agronome au

Demain à 10 h

Conférence-débat sur «l’agronome au cœur des défis de la production alimentaire à l’échelle locale et mondiale»

L’Union nationale des agronomes organise, demain, à partir de 10 h, au centre de presse d’ El Moudjahid, une conférence-débat sur le thème « L’agronome au cœur des défis de la production alimentaire à l’échelle locale et mondiale ». Cette rencontre sera animée par les cadres de l’UNA.

Aujourd’hui, à 10 h 30, au siège du centre de presse Algeria-Invest

Hamdi Mohamed Lamine l’invité du forum du centre de presse Algeria-Invest

Le Dr Hamdi Mohamed Lamine, observateur averti de la scène économique et financière, ex-président de l’Ordre national des experts comptables sera l’invité du forum du centre de presse de Algeria-Invest dans sa 8 e édition qui se tiendra aujourd’hui, à 10h30 au siège du centre sis au n°10 rue les Frères Hamza, Dely- Ibrahim (Alger), sis entre le siège de la fédération algérienne de football et l’agence BNP Paribas. Cette rencontre débattra des thèmes liés à cette organisation, ainsi qu’à loi n°10-01 du 29 juin 2011.

Aujourd’hui, à 11 h 30, au siège de l’UGEA

Mise en place d’un bureau provisoire de la CGOEA

Dans le cadre de la relance des activités de la Confédération générale des opérateurs économiques algériens (CGOEA) en vue de la prochaine tripartite, un bureau provisoire de la confédération sera mis en place aujourd’hui à 11h30 au siège de l’UGEA, sis : villa n°28 Quartier Ain-Soltani - les Olivers - Birkhadem/Alger.

Les 7 et 8 septembre, au Palais des nations

Conférence sur la lutte contre le terrorisme

Le Palais des nations du Club des Pins (Alger) abritera les 7 et 8 septembre une conférence de haut niveau sur la lutte contre le terrorisme, la criminalité transnationale organisée et le développement économique.

Du 28 août au 16 septembre

Nass El Khir lance l’opération «un cartable = un sourire»

A la veille de la rentrée scolaire, le groupe « Nass El Khir » lance l’opération « un cartable = un sourire » pour la collecte d’articles scolaires au profit d’enfants démunis. Ceux qui veulent contribuer à rendre le sou- rire à ces enfants qui en ont tant besoin peuvent contac- ter M. Mohamed Raouf Ouamane au 05.60.16.02.06 ou consulter le site :

www.nesselkhiralgerie.org.

besoin peuvent contac- ter M. Mohamed Raouf Ouamane au 05.60.16.02.06 ou consulter le site : www.nesselkhiralgerie.org.

Programme de l’ONCI (1 re semaine de septembre)

L’Office national de la culture et de l’information (ONCI) propose le programme suivant :

• Salle de l’ONCI, El Mouggar les 3, 5, 6, 7, 8, 9, 10, 12, 13 septembre :

projection du film « Invictus » de Clint Eastwood à raison de 3 séances par jour :

14h, 17h, 20h.

• Salle de l’ONCI – Atlas soirée poétique, le 13 septembre, à 15h : Lectures poétiques animées par de jeunes talents. Programme des bibliothèques de l’ONCI

• Bibliothèque Malek Benabi-Hammamet du 10 au 14 septembre exposition de

livres à l’occasion de la rentrée scolaire.

• Bibliothèque Dar El Anis – Ain Benian du 10 au 24 septembre exposition de livres à l’occasion de la rentrée scolaire.

Musée national d’Art moderne

Exposition de six peintres algériens

Le musée national d’Art moderne et contemporain abrite une ex- position de six peintres algériens. Le musée est ouvert du samedi au jeudi, de 12h à 16h et de 22h à 00h (fermé le vendredi).

Sûreté nationale

Lutte : Ouverture des inscriptions le 10 septembre

En prévision du lancement de la saison sportive 2011-2012, la section lutte de

la Sûreté nationale informe l’ensemble des jeunes de 6 à 14 ans (filles et garçons) désirant pratiquer cette discipline, que l’ouverture des inscriptions est prévue à partir du 10 septembre 2011 à 17 h 30, au niveau des salles suivantes :

• Salle OMS Zeghara (Bologhine)

• Salle de lutte Vauban (Hussein Dey)

• Salle du stade Ferhani.

• Salle OMS Semar.

Cet après-midi, à 16 h, à Dar El Imam, El Mohammadia

Rencontre avec les membres de mission nationale du hadj

Rencontre avec les membres de mission nationale du hadj Le ministre des Affaires religieuses et du

Le ministre des Affaires religieuses et du wakf, M. Bouabdellah Ghlamallah, présidera cet après-midi, à 16 h à Dar El Imam, El Mohammadia, la rencontre des membres de mission national du hadj, chargée de l’hébergement des hadjis aux Lieux saints de l’islam. Une délégation indonésienne chargée du hadj assistera à cette rencontre.

Ghlamallah demain à Aïn Témouchent

Bouabdellah Ghlamallah, ministre des Affaires religieuses et du Wakf, effectuera demain une visite de travail et d’inspection dans la wilaya de Aïn Témouchent. Au cours de sa visite, le ministre inspectera plusieurs projets relevant de son secteur.

inspectera plusieurs projets relevant de son secteur. Eradication des bidonvilles et de l’habitat précaire à

Eradication des bidonvilles et de l’habitat précaire à Alger

des bidonvilles et de l’habitat précaire à Alger Une nouvelle opération d’éradication des bidonvilles et

Une nouvelle opération d’éradication des bidonvilles et de l’habitat précaire à Alger ainsi que le démantèlement des sites de chalets et la dédensification des cités populaires aura lieu les 5, 7 et 9 septembre et consiste au relogement de 3.245 familles dans différentes cités et pour lesquelles un dispositif conséquent est prévu. Le 5 septembre : relogement de 1.235 familles des circonscriptions administratives de Sidi M’hamed, Bab El Oued, Zéralda, Hussein-Dey, El Harrach, Dar El Beida, Baraki, Rouiba, Bouzaréah, Bir Mourad Raïs et Draria. Le 7 septembre : relogement de 1.092 familles des circonscriptions administratives de Sidi M’hamed, Bab El Oued, Zéralda, Hussein Dey, Dar El Beida et Rouiba. Le 9 septembre : relogement de 918 familles des circonscriptions administratives concernées de Sidi M’hamed, Bab El Oued, Hussein Dey et Baraki.

Le 13 septembre, à 9 h, au siège d’ALGEX

Journée d’information pour la promotion du « SIAFEL »

A l’occasion de la tenue du 1 er Salon international de la filière fruits et légumes qui se tiendra du 28 au 30 novembre à Biskra, la SARL Licorne communication et ALGEX organisent, le 13 septembre, à 9 h au siège d’ALGEX, une journée d’information pour la promotion du « SIAFEL »

Le 11 septembre, à 18 h 30, à l’hôtel Hilton

HSBC Algeria soutient les champions

HSBC Algeria organise le 11 septembre, à partir de 18 h 30, à l’hôtel Hilton, un cocktail dînatoire pour honorer l’équipe de basketball de l’Itihad Boufarik plusieurs fois championne d’Algérie (handisport).

Nation

3

EL MOUDJAHID

CONFÉRENCE D’ALGER SUR LE PARTENARIAT, LA SÉCURITÉ ET LE DÉVELOPPEMENT

Abdelkader Messahel :

“A un mal commun, une solution commune

100 experts de très haut niveau, issus de 40 pays, sont attendus à la conférence internationale qu’abritera Alger les 7 et 8 septembre prochains. Le ministre a affirmé que l’Algérie possède « une expérience mondialement re- connue dans la lutte contre le terrorisme ».

Ph. : Wafa
Ph. : Wafa

des Participation 4 pays du champ et de 35 partenaires

partenaires

Quatre pays du champ et trente-cinq

le partenariat, la

prendront part à la conférence sur

pays du

sécurité et le développement entre les

partenaires extra-régionaux, prévue à

champ et les

a indiqué hier un com- Affaires étrangères. Il

Alger les 7 et 8 septembre,

des

muniqué du ministère

et du

du Mali, de la Mauritanie

s'agit de l'Algérie,

souligne

Niger pour ce qui est des pays du champ,

Les partenaires extra-régionaux

la même source.

France, le Royaume-

sont les USA, la Russie, la

l'Italie, l'Alle-

Uni, la Chine, le Canada, l'Espagne,

la Turquie, la Suisse, la Suède,

magne, l'Australie,

les Pays-Bas, la Norvège et le Japon. Il s'agit éga-

Danemark, de l'Autriche,

lement de l'Indonésie, du

de la Pologne, des Emirats Arabes Unis, du Qatar

Saoudite. Les Nations unies, l'Union

et de l'Arabie

africaine du développe-

européenne, la Banque

écono-

arabe du développement

ment, la Banque

de

islamique

Banque

la

Afrique,

mique

en

Pro-

le

Banque mondiale,

la

développement,

unies pour le développement,

gramme des Nations

l'Office des Nations unies contre la drogue et le

Seront

aussi part à la conférence.

crime prendront

d'études et

le Centre africain

également représentés,

le Fonds internatio-

de recherche sur le terrorisme,

agricole, le Programme des

nal de développement

Nations unies pour l'environnement, ainsi que le

arabe.

Fonds monétaire

Clair et précis, Abdelka- der Messahel, ministre des Affaires maghrébines et afri- caines, a affirmé que «l’Al- gérie a partiellement fermé ses frontières avec la Libye en assurant un contrôle her- métique». Il s’agit là d’une déclara- tion lourde de sens expli- quée «par l’absence d’un minimum de sécurité en terre libyenne». S'exprimant hier lors d'une conférence de presse à la veille de la tenue d'une conférence importante à Alger sur le partenariat, la sécurité et le développement entre les pays du Sahel et les partenaires extrarégionaux, le ministre explique qu’au

T errorisme et crime or- ganisé sont les deux phénomènes majeurs

qui menacent plusieurs pays dont l’Algérie, le Mali, la Mauritanie et le Niger. A ce mal commun, Abdelkader Messahel, ministre délégué chargé des Affaires maghré- bines et africaines, préconise «une solution commune». S’exprimant hier lors d’une conférence de presse tenue au nouveau siège du département des Affaires

étrangères, il a appelé à « har- moniser nos positions », à

« avoir les mêmes repères en

termes d’analyse et la même volonté de travailler ensem- ble pour éradiquer cette me- nace permanente». Tout au long de ce rendez- vous avec la presse qui pré- cède la conférence interna-

tionale d’Alger prévue les 7 et 8 septembre prochains, M. Messahel n’a pas cessé de rappeler la nécessité de

« créer un partenariat entre

les quatre pays et les parte- naires extrarégionaux, qui re- pose sur la formation, le besoin d’équipements et aussi le besoin de la circula-

tion de l’information». Pour cette conférence, précise l’orateur, 100 experts de très haut niveau, issus de 40 pays, sont attendus. Une réunion plénière, une autre à huis clos et trois autres ate- liers sont au programme. C’est durant la réunion mi- nistérielle de Bamako tenue

le 20 mai dernier «qui a per- mis d'asseoir une coopération convergente et exemplaire aux niveaux politique, mili- taire, du renseignement et du développement régional», que l’Algérie a été choisie pour présider la première réu- nion du genre qui soit consa- crée au partenariat dans la région du Sahel dans les do- maines de la sécurité et du développement. L'objectif de la conférence internationale d'Alger est d' « organiser le partenariat à travers, entre au- tres, la création de synergies

entre les partenaires des pays de la région », précise le mi- nistre. Les deux prochaines réunions auront lieu respecti- vement à Nouakchott et Nia- mey. Si le choix s’est porté sur l’Algérie, c’est sans nul doute une façon de lui recon- naitre son rôle « central » dans la lutte contre le terro-

contre le terrorisme) qu'ils veulent partager et trouvent en notre pays un partenaire sérieux dans cette lutte ». Outre le cas de l’Algérie, le conférencier trouve «effi- cace la stratégie sous-régio- nale de lutte contre le terrorisme, faisant que les groupes terroristes d'Al Qaïda dans le Maghreb isla- mique(AQMI) éprouvent des difficultés à se déployer dans la région». S’agissant de la coopéra- tion internationale, Messahel fait savoir qu'un Forum mon- dial de lutte contre le terro- risme, composé de 35 pays dont l'Algérie, est en train de se mettre en place. Plus explicite, il souligne que «cee forum qui tiendra sa première réunion le 21 sep- tembre à New York, re- groupe des pays ayant des capacités et des expériences à même de contribuer à l'éradi- cation du fléau du terro- risme ». Interrogé sur les difficul- tés rencontrées par les experts des Nations unies pour défi- nir « le terrorisme », le mi- nistre, tout en reconnaissant ce constat, précise que cela « ne les avait pas empêché d'avoir une architecture mon- diale de lutte contre ce fléau». Au terrorisme et au crime organisé s’ajoute un autre phénomène : l’inquié- tante circulation des armes de guerre.

Fouad Irnatene

risme. Dans ce contexte,

M. Messahel affirme que notre pays possède « une ex- périence mondialement re- connue » dans cette lutte, et sa contribution à la concep- tualisation même des straté- gies de lutte contre le terrorisme à travers les orga- nisations internationales. Il souligne que « nous sommes un pays situé dans une région où il y a effectivement une menace. Il est évident que nos partenaires s'intéressent beaucoup à l'Algérie et à son expérience (dans la lutte

A PROPOS DE LA LIBYE

“L’Algérie a partiellement fermé ses frontières avec ce pays”

Le ministre explique qu’au début de la crise, « on voulait impliquer l’Algérie et faire d’elle une question de politique interlibyenne mais on a su résister ».

début de la crise, « on vou- lait impliquer l’Algérie et faire d’elle une question de politique interlibyenne». Peine perdue car « notre pays, qui campe sur sa posi- tion neutre, a su résister ». Cette neutralité « nous don- nera raison car on a vu juste ». M. Messahel a en outre précisé que des émis- saires ont demandé à l’Algé- rie du pétrole, des armes et de l’argent. Catégorique, notre inter- locuteur souligne : « A tous, on a dit non». Quant à la nouvelle Libye de l’après- Kadhafi qui commence à se construire, l’orateur juge in- téressant que le pays « ré-

ponde aux standards univer- sels de gouvernance, et le CNT entre dans ce plan et cette logique. C’est un grand acquis». L’autre constat qui laisse M. Messahel optimiste quant aux lendemains de la Libye est la priorité donnée à l’aspect sécuritaire qui est « une question vitale ». En dépit de cet opti- misme, le ministre reconnaît qu’une nouvelle situation dans la région du Sahel a été créée par la crise libyenne, du fait de la circulation des armes et du retour massif de personnes dans leurs pays d'origine. “Ces pays n’ont pas les

moyens financiers pour contenir cette foule», ajoute notre vis-à-vis. Cette crise peut avoir, reconnaît-il, des répercussions sur la sous-ré- gion. Il a expliqué, dans ce cadre, que la conférence d’Alger prévue les 7 et 8 septembre permettra aux pays du champ (Algérie, Mali, Mauritanie, Niger), lors de la réunion de leurs ministres des Affaires étran- gères à la veille de la confé- rence, «de se partager les informations sur la circula- tion des armes et de la ma- nière dont nous pouvons y faire face ».

F. I.

Nation

4

EL MOUDJAHID

OUVERTURE DE LA SESSION D’AUTOMNE 2011 AU CONSEIL DE LA NATION ET À L’ASSEMBLÉE POPULAIRE NATIONALE (APN)

Au programme, plus de 13 projets de loi

La session d’automne 2011 du Parlement algérien dans ses deux chambres s’est ouverte hier matin lors de deux cérémonies officielles et solennelles en présence des présidents du Conseil de la nation, Abdel-

Abdelkader Bensalah : «La session sera exceptionnelle et inédite»

Ph. : Nesrine
Ph. : Nesrine

L a session d'automne 2011 du Conseil de la nation dont les travaux se sont déroulés lors d’une séance plénière,

présidée par Abdelkader Bensalah, prési- dent, en présence du président de l'Assem- blée populaire nationale (APN), Abdelaziz Ziari, du Premier ministre, Ahmed Ouya- hia et des membres du gouvernement. Dans son allocution d’ouverture de cette session qu’il a qualifiée de cruciale, tant elle annonce la rentrée sociale et la reprise de l’activité des différents secteurs de la vie na- tionale, après les périodes de congé et des festivités de l’Aïd El Fitr, le président du Conseil de la nation, Abdelkader Bensalah, a évoqué les rencontres préparant le dia- logue social et l’examen de la situation des travailleurs et du pouvoir d’achat des ci- toyens au sein de la tripartite, prévue à la fin de ce mois ou au début d’octobre. Il a, à ce titre, mis l’accent sur la poursuite de l’exé- cution du programme quinquennal 2010- 2014, renouvelé son espoir de voir la tripartite couronnée de succès et de solu- tions aux problèmes posés, tout en mettant l’accent sur le dialogue constructif afin d’éviter les situations de blocage. Abdelka- der Bensalah a indiqué qu’au plan législatif, les plénières seront chargées et les parle- mentaires devront s’atteler à leurs missions avec abnégation, considérant les impératifs et les objectifs de la session qui, faut-il le rappeler, consacre la concrétisation des ré- formes politiques globales et radicales ini- tiées par le Chef de l’Etat, et qui devront aboutir selon l’agenda établi dans les délais impartis. Le président du Sénat qui a passé en

revue les étapes du processus d’établisse- ment du programme des réformes politiques et témoigné de l’engagement des parte- naires de l’échiquier politique national, étant le coordinateur de l’organe chargé des consultations nationales avec les partis po- litiques, les personnalités nationales, les or- ganisations et le mouvement associatif de la société civile, a mis en lumière les aspects de priorité des projets de loi qui ouvriront les plénières de cette session. Ce sont en tout treize projets de loi que les parlementaires auront à examiner, à dé- battre, à adopter afin d’enrichir la législa- tion algérienne et de lui garantir les bases de l’édifice institutionnel de l’Etat de droit dans le cadre de la réalisation des objectifs du programme national. A ce niveau le pré- sident du Conseil de la nation et à propos de l’impulsion du développement local, a évo- qué le projet de loi entrant dans le vaste pro- gramme des réformes politiques globales initiées par le Président de la République pour hisser les objectifs du développement aux ambitions des Algériens dans un envi- ronnement en changement. Les projets de loi en question se rapportent au code de wi- laya, au régime électoral, à l’élargissement de la représentation des femmes dans les as- semblées élues, aux partis politiques, aux associations, aux incompatibilités avec le mandat parlementaire, la loi sur l’informa- tion, ou encore le projet de loi de finances de 2012 ainsi que d’autres textes de loi en prévision, tels ceux des douanes, de lutte et de prévention contre les violences dans les stades.

Houria A.

kader Bensalah, de l’Assemblée populaire nationale, Abdelaziz Ziari, du Premier ministre Ahmed Ouyahia, et des membres du gouvernement ainsi que de la présidente du Conseil d’Etat, Fella Henni.

Abdelaziz Ziari : «Consacrer des réformes politiques profondes»

Ph. : Nacera
Ph. : Nacera

L a session d’automne 2011 de l’As- semblée populaire nationale s’est ou- verte hier matin, lors d’une séance

plénière, présidée par Abdelaziz Ziari, en présence du président du Conseil de la na- tion, Abdelkader Bensalah, du Premier mi- nistre, Ahmed Ouyahia, ainsi que de membres du gouvernement. Dans son allocution, le président de l'APN, Abdelaziz Ziari, a rappelé que la ses- sion d’automne qui s’inscrit dans un contexte particulier et une dynamique de renouveau exceptionnelle, permettra aux élus, au plan national et local, de s’engager dans la réali- sation des réformes politiques initiées par le Président de la République dont le principe participe de l’Etat de droit dans sa pleine ac- ception comme réalité qu’aspirent à vivre les citoyens et qui leur est chère. Le président de l’APN a en outre souligné l’intérêt que re- quiert cette session tant elle vise à renforcer l'exercice des libertés individuelles et col- lectives, à enraciner la culture du pluralisme politique et celle des pratiques démocra- tiques avec tout ce qui peut en naître comme forme de progrès. Abdelaziz Ziari a par ailleurs assuré que l'Assemblée est résolue à représenter de façon exemplaire les électeurs au sein des instances concernées et à assumer ses préro- gatives législatives historiques, à travers l'in- tégralité des textes qu'elle aura à respecter l’ordre du jour de la session selon l'échéan- cier politique défini par le Président de la Ré- publique. Le président de l’APN qui a déclaré que les projets de loi qui seront soumis durant cette session sont fondamentaux et impor- tants, considérant les thèmes contenus qui sont en rapport direct avec l’édification de l’Etat de droit, affirmant dans le même cadre

que l’Assemblée sera au rendez-vous pour rendre effectives les réformes politiques ini- tiées dans la démarche du Président de la Ré- publique, Abdelaziz Bouteflika. Il a rappelé aux députés l’impérative nécessité de contri- buer à l’examen des projets de loi, citant entre autres textes la loi sur le régime électo- ral, qualifiée de clef de voûte de tout l’espace démocratique national tant elle garantit les normes évoluées de la démocratie, celle re- lative à l’élargissement de la représentation des femmes dans les Assemblées élues ou celle sur les partis politiques, prise en tant qu’instrument de réhabilitation des partis en tant que moyens politiques de l’exercice dé- mocratique, organisant la diversité politique et consolidant le pluralisme. Il y a lieu de citer le projet de loi de fi- nances 2012, le projet de loi de règlement budgétaire pour l'année 2009, ainsi que d’au- tres projets de loi relevant du domaine insti- tutionnel et politique du pays dont la finalité est de consolider l’édifice d’un Etat de droit, de démocratie et de diversité d’expression et de pluralité politique. Toujours au titre des réformes politiques, et dans le souci de renforcer le processus dé- mocratique, le président de l’Assemblée a exhorté les députés à s’acquitter de leurs mis- sions et à assumer leur responsabilité consi- dérant l’importance du contexte et les objectifs reposant sur les échéances du ca- lendrier de cette session. Les deux cérémonies qui annoncent la rentrée politique et sociale nationale, inter- venant après la fête de l’Aïd, se sont dérou- lées dans une ambiance de retrouvailles entre les parlementaires des deux chambres, ceux de l’exécutif et des gens des différents mé- dias.

H. A.

M. OUYAHIA À PROPOS DU CODE DE L’INFORMATION

«Pas de dispositions privatives de libertés»

«Pas de dispositions privatives de libertés» A u plan protocolaire, c’est l’ouverture, tomne du

A u plan protocolaire, c’est l’ouverture,

tomne du Parlement qui donne le

coup d’envoi de la rentrée sociale et poli- tique. C’est aussi l’occasion pour le gouver- nement de faire sa première sortie médiatique, avant que chaque ministre ne vaque à ses charges et autres obligations. Mais comme à l’accoutumée, cette sortie est aussi une opportunité pour « faire parler » les membres du gouvernement. Le Premier ministre est de ce fait la personnalité la plus sollicitée. Hier encore, en marge de l’ouver- ture de la session parlementaire. M. Ouya- hia s’est donné quelques indications sur des sujets dont l’importance n’est pas à rappeler. La première a trait à la tenue de la tripartite (gouvernement-syndicat-patronat). Ainsi, alors que son ministre du Travail avait an- noncé qu’elle se tiendrait avant fin septem- bre, M. Ouyahia déclare que ce rendez-vous pourrait être tenu à défaut de fin septembre,

intervenue hier, de la session d’au-

début octobre. Il ne soufflera mot sur l’exis- tence de divergences sur l’un des dossiers qui seront examinés à cette occasion. Tous les dossiers seront discutés, a-t-il, précisé. Le deuxième sujet sur lequel il s’est laissé aller à faire quelques « confidences » est celui du code de l’information. Jusqu’à hier, peu d’informations avaient circulé. La seule cer- titude est celle avancée par le Président de la République qui avait annoncé à l’issue du Conseil des ministres tenu au mois d’août que l’examen de la nouvelle mouture était programmé durant le prochain Conseil des ministres qui doit se tenir en ce mois de sep- tembre. D’aucuns avaient estimé que cette déprogrammation était une invitation claire en vue de la révision de la première copie qui avait été élaborée. Le Premier ministre, qui a été chargé de ce travail, a ainsi qualifié hier les nouvelles dispositions contenues dans l’avant-projet d’ « avancées impor- tantes ». « L'avant-projet de loi sur l'infor-

mation ne comporte aucune disposition pri- vative de libertés ». Une déclaration qui ne manquera pas de rassurer la corporation. Et en direction de ceux qui réclament l’ouver- ture de l’audiovisuel, il a laissé entendre que cette mouture y fera référence puisque « pour la première fois, nous aurons une lé- gislation qui parlera de l'ouverture des mé- dias lourds », a-t-il annoncé. La presse écrite n’est pas en reste de nouveautés puisque M. Ouyahia, a précisé que « l'agrément de la presse écrite ne relèvera plus ni de la justice, ni de l'administration mais de l'autorité su- périeure de la presse écrite ». Pour ce qui est du dossier libyen, le Premier ministre, qui a rappelé que la position exprimée par le chef de la diplomatie a été faite « au nom de la République », souhaite un retour rapide de la sécurité et de la stabilité dans ce pays, ce qui ne manquera pas de favoriser le rétablis- sement des relations entre les deux pays. Nadia Kerraz

Nation

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EL MOUDJAHID

M. Bensalah : « Les réformes en Algérie se déroulent conformémentàunelogiquepertinente»

L es réformes annoncées le

15 avril dernier par le Pré-

sident de la République se

déroulent selon une logique perti- nente et un agenda précis annoncé en son temps, a affirmé le prési- dent du Conseil de la nation M. Abdelkader Bensalah. Les ré- formes sont "exécutées selon les délais impartis et les étapes pro- grammées déjà annoncées, à com- mencer par les consultations jusqu'à l'élaboration des projets de textes et leur présentation au Par- lement", a indiqué M. Bensalah dans son allocution d'ouverture de la session d'automne du Conseil de la nation. "La réforme est une opération importante qui nécessite des conditions adéquates. Il convient d'en exécuter les étapes de manière précise et dans des dé- lais fixés, autrement dit sans pré- cipitation et sans atermoiement qui influe sur le déroulement" du processus, a ajouté M. Bensalah. Pour le président du Conseil de la nation, "l'engagement d'exécuter cette vision a conféré à cette opé- ration la crédibilité, la pertinence de vue et l'affirmation de la vo- lonté sincère de réaliser les ré- formes". Il aurait été possible, a-t-il dit, de "promulguer tous les projets de loi sur les réformes conformément aux dispositions en vigueur, mais le Président de la République a voulu associer les partis politiques, les personnalités

Ph. Nesrine
Ph. Nesrine

nationales et les composantes de la société civile à ce travail". Les avis partagés par la majorité de- vraient être adoptés ou inclus dans les projets de textes de loi prévus sur la réforme, a encore précisé M. Bensalah. Dans le même ordre d'idées, le président du Conseil de la nation a noté que "ces enrichissements se poursuivront indéniablement lors de la présentation des projets de loi au Parlement qui assumera la

mission d’affirmer la volonté de concrétiser les réformes et d'ap- profondir leur contenu si néces- saire". Après avoir évoqué la coïncidence de l'ouverture de la session avec la rentrée sociale, M. Bensalah a émis le vœu de voir la prochaine tripartite apporter les solutions adéquates aux questions posées dans le monde du travail et sur le front social. Il a exprimé l'espoir de voir les revendications soulevées par certaines parties

dans de nombreux secteurs socio- économiques, demeurer dans leur cadre et réglées par le dialogue loin de toute tension qui pourrait déboucher sur une impasse dont la victime est souvent le citoyen. Le président du Conseil de la nation a appelé les parlementaires à contribuer à faire aboutir ces ré- formes, saluant la mission colos- sale du gouvernement qui s'attelle à l'élaboration de projets de lois.

« L'attentat terroriste contre l'Académie mili- taire de Cherchell n'en- travera pas la marche de l'Algérie »

Le président du Conseil de

la nation, M. Abdelkader Ben-

salah, a affirmé, hier, que les attentats terroristes perpétrés contre l'Académie militaire in- terarmes de Cherchell et un commissariat de police à Tizi Ouzou "ne réussiront pas à en-

traver la marche de l'Algérie ni

à influer le cours de ses orien- tations". "Immunisée par l'ex- périence douloureuse qu'elle a vécue, l'Algérie redouble de détermination à chaque fois qu'un obstacle se pose, pour

aller de l'avant sur la voie du développement et de l'édifica- tion d'un Etat démocratique moderne et d'une société sécu- risée." Après avoir salué les forces de l'Armée nationale po- pulaire (ANP) et les différents corps de sécurité, M. Bensalah

a affirmé que ces derniers ne

laisseront pas "impunis les au- teurs de ces actes criminels qu'ils poursuivront jusqu'à leur élimination de manière défini- tive et l'élimination de tous ceux qui ne sont pas retournés dans le droit chemin".

TERRORISME, CRISE LIBYENNE, LOI DE L’INFORMATION…

Les explications d’Ahmed Ouyahia

En marge de l'ouverture de la session d'automne de l'Assemblée populaire natio- nale, le Premier ministre, M. Ahmed Ouya- hia, s’est prononcé sur plusieurs questions d’actualité nationale et internationale :

Récents actes terroristes : appel à la vigilance et à la mobilisation des citoyens

Le Premier ministre, M. Ahmed Ouya- hia, a appelé hier à Alger à la vigilance et à la mobilisation les citoyens et les forces de sécurité pour faire face aux actes terroristes, notamment ceux perpétrés ces dernières se- maines par des kamikazes. "Les actes terroristes, que nous avons vécus ces dernières semaines, témoignent d'une nette progression de la destruction du terrorisme, notamment ceux commis par des kamikazes", a indiqué M. Ouyahia. "Devant une situation pareille, la seule défense et la plus solide est la vigilance de tous, citoyens et forces de sécurité", a-t-il

dit. Le Premier ministre a saisi cette occa- sion pour se recueillir, "au nom du gouver- nement, à la mémoire des martyrs du devoir et saluer le courage et la détermination des différents services de sécurité, à leur tête l'Armée nationale populaire (ANP)". Des attentat terroristes avaient été com- mis ces dernières semaines, dont le dernier a ciblé l'Académie militaire interarmes de Cherchell, faisant 18 morts et 26 blessés.

Tripartite : « Elle se tiendra fin septembre, début octobre »

La tripartite (gouvernement-syndicat- patronat) se tiendra fin septembre-début oc- tobre, a indiqué hier le Premier ministre, M. Ahmed Ouyahia. "La tripartite se tiendra fin septembre

Ahmed Ouyahia. "La tripartite se tiendra fin septembre début octobre pour discuter de tous les dos-

début octobre pour discuter de tous les dos- siers", a précisé M. Ouyahia. Le ministre du Travail, de l'Emploi et de la Sécurité sociale, M. Tayeb Louh, a indi- qué récemment que la tripartite abordera des dossiers sociaux et que le gouvernement était en concertation avec ses partenaires so- ciaux afin d'arrêter l'ordre du jour de cette réunion. La dernière tripartite s'était tenue le 28 mai 2011 et avait été consacrée à l'examen des moyens de développer l'économie et de promouvoir l'entreprise.

Libye : « Le retour de la sécurité et de la stabilité rétablira des rela- tions étroites entre Alger et Tripoli »

Le Premier ministre, M. Ahmed Ouya- hia, a estimé que le retour "rapide" de la sé- curité et de la stabilité en Libye favorisera le rétablissement des relations "étroites" entre l'Algérie et ce pays. "Le retour de la sécurité et de la stabilité

en Libye, que nous souhaitons rapide dans ce pays frère, permettra le retour à nos rela- tions fortes et solides, et favorisera la construction de l'édifice maghrébin", a dé- claré M. Ouyahia. M. Ouyahia a réaffirmé la position de l'Algérie vis-à-vis de la crise libyenne, rap- pelant les récentes déclarations du chef de la diplomatie algérienne, M. Mourad Medelci, qui s'était exprimé, a-t-il dit, sur la position de l'Algérie "au nom de la République". L'Algérie et la Libye "sont liées par des re- lations de fraternité et de bon voisinage", a ajouté le Premier ministre.

Accueil par l'Algérie de membres de la famille El-Guedaffi : « C’est un cas humanitaire »

L'accueil par l'Algérie de membres de la famille El-Guedaffi est un cas humani- taire et entre dans le cadre du traitement par l'Algérie d'autres cas humanitaires, a dé- claré hier à Alger le Premier ministre, M. Ahmed Ouyahia.

Les membres de la famille El-Gue- daffi, présents en Algérie, sont "sous la responsabilité des Algériens", a indi- qué M. Ouyahia, ajoutant que "les Li- byens eux-mêmes l'ont affirmé et nous ont demandé de les considérer comme des Algériens". L'Algérie, a-t-il poursuivi, "a une histoire, des traditions et une civilisa- tion, et la Libye, pays frère, a un peu- ple avec une histoire ancestrale, un peuple voisin avec qui nous partageons un passé glorieux et un avenir ra- dieux", précisant qu'"il existe des cas humanitaires que l'Algérie a traités". Le Premier ministre s'est interrogé sur le motif ayant suscité le tollé qui a suivi cette affaire (l'accueil par l'Algé- rie de membres de la famille El-Gue-

daffi), rappelant que "des responsables d'autres pays" ont déjà été accueillis sans susciter tout ce tapage médiatique. M. Ouyahia a rappelé que des membres de la famille du défunt président Saddam Hus- sein ont été accueillis par d'autres pays, sans soulever un tel tollé, tout comme l'accueil du président tunisien déchu "en personne" et de sa famille qui n'a pas provoqué "cette tempête". Le ministère des Affaires étrangères avait annoncé lundi dernier (29 août) que des membres de la famille de Maâmmar El- Guedaffi avaient pénétré dans le territoire algérien. Il s'agit de l'épouse de Maâmmar El-

Guedaffi, Safia, de sa fille Aïcha et de ses fils Hannibal et Mohamed, accompagnés de leurs enfants qui sont entrés en Algérie à travers la frontière algéro-tunisienne. L'Algérie en a informé le secrétaire gé- néral des Nations unies, le président du Conseil de sécurité et le président du Conseil exécutif du Conseil national de transition libyen (CNT), M. Mahmoud Dji- bril.

Nation

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EL MOUDJAHID

MOUSSA BENHAMADI, À PROPOS DU MANQUE DE LIQUIDITÉS DANS LES BUREAUX DE POSTE

“Le problème est réglé’’

Les billets de 2000 DA sont disponibles dans les banques.

«L e problème de

liquidités

dans les bu-

reaux de poste a été résolu dans sa globalité », c’est

ce qu’a indiqué hier, le ministre de la Poste et des Technologies de l'infor- mation et de la communi- cation, M. Moussa Benhamadi. Le ministre qui s’ex- primait en marge de la cé-

rémonie de l’ouverture de la session parlementaire d’automne 2011 de l’As- semblée populaire natio- nale, a souligné toutefois, qu’il reste encore quelques cas isolés de manque d’argent au ni- veau de certaines agences, comme à Ouargla par exemple et qui sont suivis de près par le ministère :

« Nous sommes en train

de vérifier l’origine de cette pénurie, assez peu commune du reste, et de procéder à son règlement dans les plus brefs dé- lais », a-t-il affirmé. Il a ajouté dans ce sens que toutes les régions où il y un manque de liquidités sont sous haute surveil- lance. En ce qui concerne la perturbation enregistrée dans les bureaux de poste ces derniers jours, en par- ticulier à la veille de l’Aïd, le ministre a fait sa- voir que « celle-ci est due au long week-end où plu- sieurs banques étaient

Ph : Nesrine
Ph : Nesrine

fermées. Par conséquent il

y a un épuisement des

stocks au niveau des postes », explique-t-il, fai- sant référence par là, au

mécontentement exprimé par des centaines d’usa- gers au niveau de la capi- tale. Il dira dans ce contexte que « les ci- toyens doivent compren- dre que cette pénurie de billets de banque est pas- sagère et arrive surtout dans les périodes des fêtes. » Néanmoins, M. Ben- hamadi tiendra à rassurer

les

citoyens sur le fait que

ce

problème sera résolu,

« prochainement, de ma- nière définitive». A une question rela-

tive au manque des billets

de 2.000 DA, le ministre

signalera le fait que « ces

derniers sont disponibles

au niveau des banques » et que la problématique se situe à un autre niveau :

« Le problème, si on peut

parler de problème, est d’ordre culturel : les ci- toyens ont pris l’habitude

de garder d’importantes sommes d’argent chez

eux (c’est le cas des billets de 2000 dinars), comme une valeur refuge face aux difficultés et aux crises ». Abondant en ce sens, le ministre a souligné que,

« l’Algérie est le seul pays où les citoyens stockent

leur argent chez eux et

non

les

banques ». Par consé- quent, selon lui, « ces bil-

lets qui sortent des banques, n’y rentrent pas, du fait que ces derniers sont nouveaux et surtout

dans

d’une certaine valeur ». Allant loin dans ses expli- cations, le ministre a qua- lifié ce comportement de rétrograde. « On dirait que les citoyens algériens ont perdu confiance en leurs banques, ce qui n’est pas normal », a-t-il déploré. Par ailleurs, et pour ce qui concerne le projet d’introduction de la norme de téléphone 3G (Internet de troisième gé- nération), le ministre a réi- téré les propos selon lesquels, « le cahier des charges sera finalisé et ac- cessible d’ici la fin de la deuxième semaine de ce mois de septembre, ce qui permettra aux opérateurs de soumissionner pour cette licence ».

Dans ce sillage il a pré- cisé que « trois opérateurs seront en lice de ce nou- veau projet », soit ceux qui sont déjà présents sur le marché algérien. Enfin, et pour ce qui est de la vague de pertur- bation de réseaux Internet, enregistrée dans plusieurs régions du pays, Benha- madi l’a attribuée à l’opé-

ration de rénovation du réseau initiée par l’opéra- teur historique : « Ce pro- blème sera résolu, ceci d’autant qu’Algérie télé- com est en train de réno- ver et de consolider ce réseau avec des moyens moderne ». Makhlouf Ait Ziane

RENTRÉE SCOLAIRE 2011-2012

Des nouveautés, et des horaires allégés

D imanche prochain, 8 millions d’élèves rejoindront les bancs d’écoles. Cette année, la rentrée scolaire aura la grande particularité de l’allégement du volume horaire.

Annoncée en mai dernier par le ministre de l’Education natio- nale, M. Boubekeur Benbouzid, la décision de réduction du vo- lume horaire dans les établissements scolaires concernera dans une première étape le cycle primaire. Elle sera de trois heures pour les première, deuxième et troisième années et deux heures pour les quatrième et cinquième années. Avec cette nouvelle mesure, le volume horaire passera de 30 à 25, voire 24 heures par semaine, selon le niveau de l’élève, qui sera désormais libre dès les premières heures de l’après-midi, la journée étant ré- partie de 8 h à 11 h et de 13 h à 14 h 30. Cette année, les élèves seront donc libres à partir de 14 h 30,

à la grande satisfaction des enfants et de leurs parents qui auront

et le temps et la latitude d’initier leurs bambins à des activités extrascolaires. La décision, pour rappel, a été prise en réponse aux do- léances de certains partenaires sociaux de la tutelle y compris les

parents d’élèves, à propos de la charge des programmes sco- laires. Approché hier, près d’un point de vente de l’ONPS, un pa- rent d’élève qui ne connaissait pas encore la nouvelle, semblait réjouit de l’apprendre. « Je ne savais pas que les horaires seront allégés. Pour une bonne nouvelle, cela en est vraiment une.

Comme cela, au moins, en ayant plus de repos, les élèves pour- ront mieux assimiler et auront un meilleur rendement», nous lancera-t-il, d’un air content. Ce père de famille était venu ache- ter des livres scolaires pour ses enfants. Il faut savoir, à ce pro- pos, que le nombre des manuels scolaires de cette année avoisine les 60 millions pour un coût global de 10,7 milliards de dinars. Le préscolaire et le primaire accaparent la part de lion avec 30 445 850 manuels. Viennent ensuite le moyen et le secondaire avec respectivement 19 582 628 et 9 036 020 de livres. Signa- lons que 5 nouveaux titres seront édités cette année au profit des élèves de la deuxième année moyenne qui disposeront d’un nouveau livre de français et des collégiens inscrits en première et quatrième année moyennes ayant opté pour l’enseignement de tamazight. Aussi la révision des programmes de la première année secondaire gestion-économie et celui de la deuxième année secondaire (comptabilité), a nécessité la conception de nouveaux ouvrages. Outre les établissements scolaires, ces ma- nuels seront disponibles au niveau des 4 points de vente de l’Of- fice National des Publications Scolaires (ONPS) à Alger, en l’occurrence Zirout Youcef, Larbi Ben M’hidi, Belouizdad et Meissonnier, en plus des cinq autres répartis à travers le terri- toire national. Par ailleurs, pas moins une centaine de libraires privés agréés sont chargés de la vente de ces livres. L’opération

a commencée à la mi-avril de l’année en cours. Soraya G.

M. MOHAMED KEBIR ADDOU :

“ Tous les bidonvilles de la capitale seront éradiqués ”

10.000 constructions précaires, démolies depuis 2004.

«Q uelque 50.000 familles vivent encore dans des bidonvilles, et c’est vers elles qu’est dirigée notre priorité. » C’est ce qu’a déclaré hier, le

wali d'Alger, lors d’une conférence de presse concernant l'opération de relogement de 3.245 familles.

Le wali d’Alger, qui n’est pas à sa première déclaration de ce genre, a expliqué que « la wilaya qui a déjà procédé à la démolition de 10.000 constructions illicites depuis 2004, procédera progressivement aux relogements des fa- milles et que la wilaya est tributaire dans l’attribution de logement.» M. Addou indique que le relogement des familles est un programme de la wilaya d’Alger, en exécutant les décisions du Président de la République et que 245.000 demandes de logement, toutes formules confondues, sont inscrites dans la capitale. Il est à signaler que près de 110.000 demandes de logement toute formule confondue sont enregistrés au niveau de la wilaya d’Alger. S’agissant des émeutes de Diar Echems dans la com- mune d’El Madania, le wali d'Alger, M. Mohamed Kebir Addou a qualifié la grogne des habitants d’ «impatience».

« Je comprends cette impatience mais je ne comprends pas

la manière dont cette impatience est manifestée. Il faut faire

preuve de sagesse et que chaque citoyen doit attendre son tour», déclare-t-il. 412 familles de cette cité ont été relo- gées aujourd’hui à Birtouta. Quant au sort de la cité de Diar Echams une fois les habitants relogés, le wali a indiqué que le cas de la cité sera réexaminée. Sur une question concernant les logements non occupés et les gens qui ont bénéficié de plus d’un logement, le wali d’Alger a expliqué que « des enquêtes sont faites réguliè- rement, a partir desquelles des dépôts de plaintes sont dé- posés auprès de la justice afin que l’Etat récupère les logements non occupés et les distribue aux plus nécessi- teux.» 68.000 logements sont inscrits entre 2010 et 2014,

Ph : Billal
Ph : Billal

dont 20.000 logements, toutes formules confondues, seront distribués d’ici janvier 2012 et 3.000 logements sont desti- nés à la commission de distribution de logement. Il a entre autres souligné qu’aujourd’hui la wilaya procède à la der- nière opération de relogement des familles habitant la cité Diar El Kaf. De son côté, le directeur de l'Habitat de la wilaya d'Al- ger, M. Mohamed Ismaïl, a souligné que quelque 1.235 fa- milles occupant des chalets ou des habitations précaires à Alger seront relogées aujourd’hui. Cette opération, pre- mière du genre depuis le début de l'année et la 25 e depuis le lancement l'année passée par la wilaya d'Alger des opéra- tions de relogement, concerne 123 familles de la cité des chalets Mimouni, 291 familles de la cité des chalets Draa El-Guendoul, 191 familles de la cité des chalets Bouraada, 25 familles à Bentalha, 399 familles de Diar Ech-Chems (El-Madania) et 206 familles de Djenane Hassan. Les cités de Birtouta, des Eucalyptus, Baraki, Haouch Megnouch, Gué de Constantine, Douéra et Beni Messous

accueilleront ces familles. Par ailleurs, ce mois de septem- bre verra le relogement en trois étapes (5, 7 et 9 du mois) de 3.245 familles des différents quartiers vulnérables de la capitale. 17 quartiers au total au niveau de la capitale sont concer- nés par l'opération de relogement, a indiqué le responsable précisant que les familles relogées seront accueillies par 30 cités. 15 d'entre elles ont une capacité d'accueil de plus de 80 logements comme Hammamet, Ain Benian, Zeralda, Souidania, Douéra, Birtouta, Tessala Merdja et Baraki (3 quartiers), Gué de Constantine, Aïn Malha, Draria, Bordj el Bahri et Beni Messous. 9.900 agents, 9.000 camions et 70 autobus ont été mo- bilisés pour faciliter le transfert de ces familles vers leurs nouveaux logements. 5.150 places pédagogiques ont été dégagées au profit des enfants de ces familles, dont 4.200 au niveau de la di- rection de l'éducation d'Alger-Ouest, 500 à Alger-Est et 450 au niveau de la direction de l'éducation d'Alger-Centre. Dans le cadre du plan quinquennal 2010-2014, Alger bénéficiera 60.000 logements, dont 40.000 logements so- ciaux, 20.000 logements promotionnels aidés, a rappelé M. Smail ajoutant que la période allant de septembre 2011 à juin 2012 verra la distribution de 20.000 logements dont 15.000 à caractère social et 5.000 de type social-participa- tif.

Wassila Benhamed

Affaire Bois des Pins

Personne ne pourra empêcher la volonté de l’Etat de construire le parking. L’autorité et la force reviendront à la loi, voire à l’Etat. Tous les terrains qui seront dégagés dorénavant seront destinés pour l’utilité publique et non aux projets privés qui servent une minorité de la société. W. B.

Nation

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EL MOUDJAHID

M. CHERIF RAHMANI À PROPOS DU SCHÉMA NATIONAL D'AMÉNAGEMENT DU TERRITOIRE (SNAT)

Nécessité d'adapter le plan d'action aux aspirations des citoyens

le plan d'action aux aspirations des citoyens L e ministre de l'Aménagement du ter- ritoire et

L e ministre de l'Aménagement du ter- ritoire et de l'Environnement, M. Che- rif Rahmani, a affirmé hier à Alger la

nécessité d'adapter le plan d'action du Schéma national d'aménagement du terri- toire (SNAT) aux aspirations des citoyens pour les prochaines années. Le SNAT re- quiert un travail de proximité conformément aux besoins des citoyens, a déclaré le minis- tre dans son allocution à la cérémonie d'ins- tallation du comité de rédaction du rapport annuel d'évaluation du SNAT. L'objectif de ce comité chargé du suivi de "ce travail tita- nesque", qui nécessite une inspection et une révision, est de rattraper et de corriger les er- reurs afin de garantir des résultats meilleurs pour ce projet en l'adaptant aux nouvelles données. Pour M. Rahmani, les missions de ce co- mité sont l'occasion d'évaluer le bilan de l'année en cours et d'élaborer un plan d'ac-

tion nouveau à la lumière des nouveautés de cette année. Le rapport final de ce comité qui regroupe les représentants sectoriels cen- traux, les représentants des collectivités lo- cales, des chercheurs, des universitaires et des cadres sera remis au gouvernement, à l'Assemblée populaire nationale (APN), au Conseil de la nation en décembre prochain. Le SNAT vise à garantir, pour les vingt pro- chaines années, un équilibre social, une per- formance économique, une protection et un soutien écologique dans le cadre du déve- loppement durable. Le SNAT est également un document d'orientation et un cadre de référence néces- sitant la contribution de tous les responsa- bles nationaux et locaux qui doivent réfléchir à travailler de manière coordonnée et harmonieuse et selon une vision globale pour réaliser le développement durable du territoire.

PP

UU BB

L’AGENCE NATIONALE DES BARRAGES ET TRANSFERTS

Deux autres barrages prévus à Relizane et Mascara

Deux autres barrages prévus à Relizane et Mascara Le ministre des Ressources en eau a souligné

Le ministre des Ressources en eau a souligné récemment que les réserves de l'Algérie lui permettent de faire face à au moins deux années de séche- resse.

L’ Agence nationale des barrages et transferts (ANBT) vient de lan- cer deux appels d'offres natio-

naux et internationaux restreints pour l'élaboration de l'étude et des plans d'exé- cution, et le suivi des travaux de réalisa- tion de deux barrages, l’un à Relizane, d'une capacité totale de 83 millions de m 3 , et l’autre à Mascara d'une capacité de 7 millions de m 3 . Seuls les bureaux d’études, dont le profil répond à un cer- tain nombre de conditions, sont admis à soumissionner. Les conditions précisent que ceux-ci doivent avoir une expérience minimale de 15 ans dans le domaine. Aussi ils devaient avoir élaboré au moins une étude d’exécution ou d’assistance technique au cours des 10 dernières an- nées et avoir suivi des travaux de réalisa- tion d’un projet de barrage de tout type. La construction du premier barrage serait dans la région de Djidiouia dans la wilaya de Relizane. Notons que l'Algérie dispose

de 64 barrages d'une capacité totale de quelque 7 milliards de m 3 . A préciser que ministre des Ressources en eau avait an- noncé dernièrement, lors d’une réunion restreinte d’évaluation consacrée à ce sec- teur et présidée par le président de la Ré- publique, M. Abdelaziz Bouteflika, que 13 nouveaux barrages sont en cours de réali- sation et que le lancement de deux autres ouvrages interviendrait au cours des pro-

chains mois. Pour rappel, le Président de la République, Abdelaziz Bouteflika, a ap- pelé, lors d'une réunion restreinte consa- crée à l'évaluation du secteur des ressources en eau le 10 août dernier, à la poursuite des efforts de mobilisation des ressources en eau en veillant au respect des normes de qualité et des délais de réa- lisations des projets hydrauliques. Par ail- leurs le Chef de l'Etat a relevé lors de cette réunion les progrès indéniables enregis- trés par le pays en matière de consolida- tion de la mobilisation de la ressource en eau, en réponse aux besoins de la popula- tion dans ce domaine. Évoquant la mo- dernisation et l'extension des réseaux d'eau potable et d'assainissement, le Chef de l'Etat avait insisté sur le fait que les ré- sultats probants dans ce domaine doivent également profiter aux populations isolées et vivant en milieu rural. Rappelant que l'eau est un bien de la collectivité natio- nale et une source précieuse qu'il faut sa- voir préserver, le Président de la République a attesté que la gestion de l'eau est un service public et cela le restera quels que soient les choix opérés pour ses modes d'exploitation et de gouvernance. De son côté le ministre des Ressources en eau, M. Abdelmalek Sellal, a souligné, le 11 août dernier, que les réserves en eau de l'Algérie lui permettent de faire face à au moins à deux années de sécheresse. Enfin, le gouvernement a adopté une nouvelle stratégie pour assurer l'alimenta- tion en eau potable (AEP) de toutes les ré- gions du pays en période de sécheresse et éviter toute crise en la matière à travers la réalisation de grands barrages qui s'appa- rentent à des réservoirs régionaux. Sihem Oubraham

LUTTE CONTRE LA DÉSERTIFICATION

Atelier de formation des points focaux aujourd’hui et demain à Alger

L e programme de la réunion régio- nale africaine sur la lutte contre la désertification, qui se tiendra cette

semaine à Alger, débutera aujourd’hui au niveau des experts à travers un atelier de formation destiné aux points focaux des pays africains. Cet atelier de formation "portera sur l'alignement des programmes (des pays africains) de lutte contre la dé- sertification et sur la stratégie de la Convention des Nations unies sur la lutte

contre la désertification (UNCCD)", a in- diqué le responsable chargé de la lutte contre la désertification au ministère de l'Agriculture et du Développement rural, M. Abdelkader Khelifa. L'atelier se tient dans le cadre des préparatifs de la réunion régionale africaine préparatoire à la 10 e Conférence internationale sur la lutte contre la désertification, prévue en octo- bre 2011 en Corée du Sud. Cette rencontre, durant laquelle sera présenté le programme de l'Algérie sur la lutte contre la désertification, sera enca-

drée par des experts des Nations unies, a précisé le même responsable. L'Algérie a été désignée par les Nations unies, pays pilote et qui va servir de modèle aux pays africains en matière de lutte contre la dé- sertification. Un atelier de formation des négociateurs, encadré par des experts des Nations unies et de l'Union africaine, se tiendra également durant cette semaine à Alger, a indiqué M. Khelifa. La réunion régionale africaine prévue cette semaine à Alger regroupera les points focaux en charge de la lutte contre la désertification dans les pays africains, les représentants des sous-régions africaines, des institu- tions internationales et régionales des Na- tions unies et celles de l'Union africaine ainsi que des représentants de la société civile africaine. L'objectif de cette réunion est de sta- tuer sur une position africaine commune sur la lutte contre la désertification en pré- vision de la conférence prévue en Corée du Sud.

Economie

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EL MOUDJAHID

COURS DES MATIÈRES PREMIÈRES

Volatilité dans l’air

Les cours des matières premières sur les principaux marchés mondiaux ont fait montre de volatilité la semaine dernière, peinant à se trouver une direction dans un environnement macroéconomique relativement fragile, avec des indicateurs mitigés sur la reprise mondiale.

avec des indicateurs mitigés sur la reprise mondiale. L es prix du pétrole ont fini la

L es prix du pétrole ont fini la semaine en hausse, portés par les craintes sur la santé de l'économie aux Etats-Unis,

premier consommateur mondial de brut. Le baril de Brent de la mer du Nord pour livrai- son en octobre s'échangeait à 113,26 dollars sur l'Inter continental Exchange (ICE) de Londres contre 111,13 dollars une semaine plus tôt. Sur le New York Mercantile Ex- change, le baril de "light sweet crude"

(WTI) pour la même échéance montait à 87,20 dollars 84,95 dollars sept jours plus

tôt. Les prix des matières premières alimen- taires ont connu des évolutions contrastées cette semaine, les cours du sucre fléchis- saient à la perspective de récoltes excéden- taires alors que le café atteignait un pic depuis près de quatre mois à New York. Les cours du sucre sont repartis à la baisse en fin de semaine après la publication de chiffres peu favorables à l'offre par l'Organisation in- ternationale du sucre. Sur le Liffe de Lon- dres, la tonne de sucre blanc pour livraison en octobre valait 752,30 livres sterling ven- dredi contre 780,60 livres vendredi d'avant. Sur le NYBoT-ICE américain, la livre de sucre brut pour livraison en octobre cotait 28,95 cents, contre 29,70 cents une semaine plus tôt. Sur le Liffe de Londres, la tonne de robusta pour livraison en novembre a en re-

vanche fléchi et valait 2.274 dollars vendredi contre 2.395 dollars le vendredi précédent. Sur le NYBoT-ICE à New York, la livre d'arabica pour livraison en décembre cotait 288 cents contre 279 cents la semaine précé- dente. Les cours du cacao ont encore légèrement monté cette semaine, toujours soutenus par un contexte global de craintes sur l'offre à moyen terme, la saison 2011-2012 s'annon- çant sous des auspices moins favorables que celle qui vient de s’achever. Sur le Liffe de Londres, la tonne de cacao pour livraison en décembre valait 1.955 livres vendredi contre 1.930 livres la semaine précédente. Sur le NYBoT-ICE américain, le contrat pour li- vraison en décembre valait 3.094 dollars la tonne contre 3.058 dollars sept jours aupara- vant. Les prix du blé, du maïs et du soja ont évolué en ordre dispersé cette semaine à Chi- cago, subissant des prises de bénéfices après avoir été dopés par les inquiétudes persis- tantes qui entourent le niveau de la produc- tion américaine. Le boisseau de blé à échéance décembre a reculé à 7,7550 dollars, contre 7,97 dollars une semaine auparavant. Le boisseau de maïs (environ 25 kg) pour livraison en dé- cembre a fini vendredi à 7,60 dollars, contre 7,67 dollars une semaine plus tôt sur le Chi- cago Board of Trade. Le contrat de soja pour

livraison en novembre est monté à 14,42 dol- lars, contre 14,2350 dollars. L'or a de nou- veau brillé cette semaine, le prix de l'once bondissant de 5% et approchant à nouveau le seuil des 1.900 dollars. Sur le London Bul- lion Market, l'once d'or a terminé vendredi à 1.875,25 dollars contre 1.788 une semaine auparavant. L’argent, souvent considéré comme une alternative moins onéreuse à l'or, a accom- pagné le métal jaune dans sa progression.

L'once de métal gris a terminé vendredi à 42,50 dollars l'once contre 41,06 dollars sept jours auparavant. Les prix des métaux in- dustriels échangés sur le London Metal Ex- change (LME) ont poursuivi leur progression cette semaine, dans un marché prudent, scrutant les signaux contradictoires sur la vigueur de la reprise économique aux Etats-Unis. Sur le LME, la tonne de cuivre pour li- vraison dans trois mois s'échangeait à 9.025 dollars vendredi contre 9.006 dollars la tonne le vendredi précédent, l'aluminium valait

2.427 dollars la tonne contre 2.369 dollars,

le plomb valait 2.478 dollars la tonne contre

2.428 dollars, l'étain valait 23.870 dollars la

tonne contre 23.700 dollars, le nickel valait 21.348 dollars la tonne contre 21.230 dollars

et le zinc valait 2.182 dollars la tonne contre

2.227 dollars.

FONDS DE SOUTIEN À L’INVESTISSEMENT POUR L’EMPLOI (FSIE)

OBJECTIF

Dépasser les dix mille actionnaires

Créé en 2004 sur la base d’une concertation entre les pouvoirs publics et le partenaire social, le Fonds de soutien à l’investissement pour l’em- ploi (FSIE) est conçu comme étant un instrument devant contribuer à la mo- bilisation des travailleurs autour de cet objectif qui consiste à stimuler l’épargne solidaire appelée à être mise au service de la création et du main- tien de l’emploi dans nos entreprises. Le Fonds qui s’inscrit initialement dans le processus de modernisation du système financier national intervient dans un créneau d’activité jusque-là peu connu en Algérie, celui du capital- risque qui permet de suggérer des fi- nancements accessibles aux entreprises. En outre, le FSIE propose des interventions sous diverses formes notamment dans le cadre de la forma- tion économique et financière des tra- vailleurs, l’analyse des plans d’affaires, les services techniques en appui aux entreprises. Aussi, le Fonds est investi d’un rôle social d’autant plus qu’il aura à contribuer à la pro- motion de la pratique de l’épargne en lui assignant un objectif économique, celui de créer et de sauvegarder des emplois. Le Conseil d’administration du Fonds qui a tenu sa première réu- nion de l’année 2011, en février, a re- tenu dans son plan d’action deux principaux objectifs à savoir, la pro- motion du Fonds auprès des opéra- teurs économiques, des travailleurs et du grand public ainsi que l’accroisse- ment du nombre d’actionnaires du Fonds qui devrait passer à plus de 10.000 à la fin 2011. Le FSIE est fon- damentalement « une approche nou- velle basée sur l’effort individuel et la volonté collective des travailleurs et des citoyens de contribuer à bâtir une économie » qui prenne en compte les aspects sociaux du développement, a ouvert le champ des souscriptions à ses actions au grand public dans ce souci d’élargir l’assiette de son épargne et, par ricochet, consolider son intervention auprès des PME dans le cadre des missions qui lui sont dé- volues. Les souscripteurs au FSIE bé- néficieront, pour rappel, d'une bonification de 20 DA pour chaque action de 200 DA acquise, ce qui per- mettra d’améliorer un tant soit peu les retraites des souscripteurs. D. Akila

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Lundi 5 Septembre 2011

Monde

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EL MOUDJAHID

RAPPORT ONUSIEN SUR LE RAID ISRAÉLIEN CONTRE UNE FLOTTILLE À GAZA

L’OCI et la Ligue arabe dénoncent

L'Organisation de la coopération islamique (OCI) a dénoncé hier le rapport de l'ONU sur le raid israélien sanglant contre une flottille internationale qui tentait de briser le blocus de Gaza en mai 2010, le jugeant "inacceptable".

C e rapport qui "blanchit Israël de l'attaque de la flottille humanitaire"

est "inacceptable", a souligné, dans un communiqué, le secré- taire général de l'OCI, Ekme- leddin Ihsanoglu, estimant que les auteurs du rapport n'avaient "pas adopté une position objec- tive ni impartiale". M. Ihsano- glu a rappelé que "le blocus israélien de Gaza est une puni- tion collective injustifiée". Is- raël devrait être "contraint de lever cet embargo et tenu res-

Ramciel,

nouvelle

capitale

pays, pour Ramciel.

changement de capi-

le

Soudan du Sud

Le gouvernement du Soudan du Sud a annoncé hier sa décision de chan- ger de capitale, en renon- çant à Juba pour Ramciel, une localité située dans le centre du pays. Dans une déclaration à la presse, le secrétaire général du gou- vernement, Abdon Agaw, a affirmé que "le Conseil des ministres a décidé que la capitale serait transfé- rée de Juba", dans le sud

du

Prise vendredi, cette déci- sion doit encore être ap- prouvée par le Parlement.

Ce

tale ne devrait pas conduire à des change- ments immédiats, et le déménagement pourrait

prendre des années. Le refus des autorités d'Equatoria centrale, l'Etat dont Juba est la ca- pitale, de fournir les ter-

rains dont

gouvernement a besoin pour agrandir la ville a in- flué sur cette décision, selon M. Agaw.

ponsable de tous les actes illé- gaux", a-t-il ajouté. Le rapport d'enquête commandité par l'ONU, rendu public jeudi, considère que l'armée israé- lienne, qui a tué neuf passagers turcs d'un bateau d'une flottille de militants pro-palestiniens en route pour la bande de Gaza, avait eu recours à une force "excessive et déraisonnable". Mais le document onusien a jugé "légal" le blocus naval im- posé par Israël contre l'enclave palestinienne. Les Palestiniens

ont dénoncé ce document, le qualifiant de "mauvais et néga- tif". Le président turc Abdullah Gül a, lui aussi, fustigé ce rap- port en proclamant qu'il était "nul et non avenu". Pour sa part, le SG de la Ligue arabe, Nabil al-Arabi, a dénoncé hier le rapport de l'ONU, appelant les pays arabes à soutenir la po- sition d'Ankara qui veut saisir la Cour internationale de jus- tice (CIJ) de La Haye. "Je suis étonné qu'un tel rapport ait été publié par l'ONU", a déclaré

M. Nabil al-Arabi, lors d'une conférence de presse. La com- mission d'enquête "n'a pas exa- miné si le blocus de Gaza était légitime ou pas, mais a axé son travail sur le droit maritime in- ternational", a-t-il relevé. M. al-Arabi a ajouté qu'il s'était entretenu avec le chef de la di- plomatie turque Ahmet Davu- toglu, et a "appelé tous les pays arabes à soutenir la démarche turque" visant à saisir la CIJ de La Haye.

SITUATION EN LIBYE

Les rebelles entrent dans la ville de Bani Walid

EN LIBYE Les rebelles entrent dans la ville de Bani Walid Les rebelles sont partis à

Les rebelles sont partis à l'at- taque de Bani Walid, ville fidèle au leader libyen en fuite Mouammar El-Gueddafi, a af- firmé samedi soir un porte-pa- role local du Conseil national de transition (CNT), issu de la ré- bellion libyenne. "On entre dans Bani Walid, et nous allons com- battre", a déclaré Mahmoud Ab- delaziz, porte-parole du CNT au poste de Chichan, où les re- belles se sont regroupés à envi- ron 70 km au nord de Bani

Walid. Quelques heures plus tôt, M. Abdelaziz avait assuré que la ville allait tomber "dans quelques heures". "Aujourd'hui, dans la nuit, ou demain matin, dans quelques heures, nous al- lons récupérer Bani Walid ( Des gens là-bas ont demandé plus de temps, mais nous n'avons plus de patience", a-t-il dit. L'après-midi, Abdelrazzak Naduri, numéro 2 du conseil mi- litaire de Tarhouna, à environ 80 km au nord de Bani Walid, avait

donné jusqu'à dimanche matin 10H00 (08H00 GMT) aux habi- tants de la ville pour se rendre. A Benghazi, le président du CNT, Moustapha Abdeljalil, avait pourtant répété samedi après-midi que l'ultimatum lancé aux pro-El-Gueddafi pour qu'ils déposent les armes était prolongé jusqu'au 10 septembre pour donner une chance aux né- gociations, "à Syrte, Bani Walid, Jeffra et Sebha".

YÉMEN

L'opposition appelle à de nouvelles manifestations

L'opposition yéménite a appelé à de nouvelles manifestations hier contre le ré- gime yéménite dans la capitale Sanaa, où les forces de sécurité et l'armée se sont dé- ployées en masse, ont rapporté des médias. Selon ces sources, tous les accès ont été fer- més depuis samedi après-midi au trafic rou- tier dans la capitale par les forces de sécurité et l'armée qui ont renforcé leur pré- sence dans la ville. Samedi, l'opposition a appelé à intensifier les manifestations de contestation du régime du président Ali Ab- dallah Saleh, en convalescence en Arabie saoudite, après avoir été blessé dans une at- taque sur le palais présidentiel à Sanaa, le 3 juin dernier.

SOMALIE

La réconciliation nationale objet d'une conférence à Mogadiscio

Une conférence réunissant des respon- sables somaliens devait s'ouvrir hier dans la capitale Mogadiscio pour discuter de la ré- conciliation nationale et de l'avenir du gou- vernement somalien de transition (TFG), ont rapporté des médias. Organisée sous l'égide des Nations unies, cette réunion, pré- vue jusqu'à mardi, doit aborder notamment la fin du gouvernement de transition soma- lien, qui s'est montré incapable de ressou- der un pays en état de guerre civile depuis 20 ans, selon l'ONU. La conférence doit réunir des membres du TFG et des respon- sables de la région autoproclamée auto- nome du Puntland et d'autres territoires semi-autonomes, alors que le Somaliland, auto-proclamé indépendant en 1991, ne sera pas représenté de même pour les insurgés shebab.

ÉLECTION PRÉSIDENTIELLE AU CAMEROUN

Paul Biya officiellement candidat

Le président sortant du Cameroun, Paul Biya, a présenté hier sa candidature à l'élec- tion présidentielle pour un nouveau mandat de 7 ans. Le secrétaire général du comité central du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC), René Emma- nuel Sadi, a été chargé de transmettre le dossier de candidature du président sortant à la commission électorale camerounaise (ELECAM), le 4 septembre, date limite de dépôt des dossiers des candidatures.

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actions de bénévolat

et nombreuses à sinvestir dans des

pour obtenir

hors tout concours

Ils sont de plus en plus nombreux

notamment tout au long du mois sacré. Par conviction et

le fameux bonus moral

quelques bonnes grâces supplémentaires,

uniquement

Société

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EL MOUDJAHID

BÉNÉVOLES

I ls ne sont vraiment pas du genre

à frimer. Encore moins à rouler

les mécaniques. Qui sont-ils

donc tous ces travailleurs de l’om- bre, ces citoyens anonymes qui donnent un peu de leur temps et beaucoup de leur éner- gie à leur prochain en difficulté ? Car s’il est bien vrai qu’on ne saurait décréter tout de go que les pouvoirs publics ne font rien pour améliorer l’ordinaire de toutes ces pe-

tites gens force est pourtant d’admettre qu’il

y a mieux à faire. Heureusement que le bé-

névolat qui a tendance à s’installer dans la

durée tout en ralliant de plus en plus d’adeptes au demeurant s’investit donc avec

force conviction, qui plus est, dans la né- cessaire solidarité sociale qui s’exprime sous différentes facettes. C’est le cas de Naima un beau brin de fille, étudiante de son état et plutôt à l’aise statutairement parlant qui confie avec toute l’humilité qui sied en pareille circonstance son engagement tout le Ramadhan durant au service de cette frange de la population arrivant à peine à joindre les deux bouts

« avant je me contentais un peu comme tout

le monde de glisser une petite pièce à quelque âme en détresse apparente. Jusqu’au jour où une amie d’enfance m’ap- prit qu’il y avait mieux à faire en l’espèce.

Et comme nous étions alors à la veille du mois sacré me voilà donc à retrousser les manches dans un des restos du cœur de la capitale pour tenter de conférer à ma vie

Depuis, j’attends avec im-

quelque sens

patience le retour de sidna Ramadhan pour

retrouver tous mes potes et faire œuvre utile

si vous me permettez l’expression

» Mais

Un chien sème la terreur à Djarmouna

D’intenses recherches sont engagées par les habitants de la localité de Djarmouna, (wilaya de Bejaia) pour retrouver un chien errant, auteurs de plu- sieurs attaques sur des per- sonnes, dont l’une sur un enfant de 3 ans, mordu au vi- sage et sur plusieurs parties du corps, a-t-on appris des villa- geois. L’enfant, admis au service des soins intensifs de l’hôpital de Kherrata, a été complète- ment défiguré mais ses jours ne sont pas en danger, a-t-on pré- cisé. Les attaques de ce chien, dont on ignore les raisons, ont débuté avant la fête de l’Aïd, et fait au moins sept victimes dé- clarées, celles-ci ayant toutes transité par le service des ur- gences de l’hôpital où 5 s’y trouvent encore en observation, a-t-on indiqué. Une grande émotion et peur ont depuis envahi la région, in- dique-t-on. Cet état s’est amplifié avec l’annonce de l’existence d’un second chien de même acabit dans la région proche d’Ad- jiouane, à cheval entre les wi- layas de Béjaia et Sétif et qui a fait, selon les mêmes sources, au moins deux victimes.

a fait, selon les mêmes sources, au moins deux victimes. la pulpeuse Naima ne voulait pas

la pulpeuse Naima ne voulait pas s’arrêter là. A son tour elle fait passer le message dans son entourage immédiat et périphé- rique. Tout le monde certes n’ara pas été convaincu pour une raison ou pour une autre plus ou moins crédible mais comme Naima n’est pas du genre donneuse de le- çons elle connaît donc ses limites et ne fran- chit jamais cet espèce d’escalier interdit. Pourtant et au jour d’aujourd’hui encore à chaque fois qu’une opportunité se présente,

elle ne se prive pas d’en instruire les tiers. Issue d’un milieu plutôt aisé elle a vécu longtemps en « autarcie », dans son petit confort qui la tenait un peu loin tout de même d’une réalité par endroits pas vrai- ment jolie à voir ni à décrire Ce qui la chagrine par contre, la met lit- téralement hors d’elle et la révolte pour tout dire c’est lorsqu’on « utilise les enfants comme appât » au vu et au su de tout le

D’ailleurs et selon certaines

indiscrétions, il existerait même certains

monde en sus

« encadreurs » pour enseigner à ces pauvres mômes « l’art de pleurer à chaudes larmes». Du véritable théâtre de rue en somme pour faire « grandeur nature » et au final ambitionner de « rapporter gros ». On aura tout vu ou peut-être pas tout à

revenons à l’ordre du jour

fait encore

après cette nécessaire digression. Autre per- sonnage aux allures de Donjuan à renforcer les rangs des bénévoles à temps partiel : Ya- cine ouvrier qualifié qui sait d’où il vient, et partant où il va, a pris goût au phénomène depuis déjà une bonne dizaine d’années

« au départ ce n’était pas du tout évident car

il me fallait d’abord rembourser mon em- prunt à la banque pour voir plus clair. Ensuite et une fois ma dette honorée mon sang n’a fait qu’un tour. D’autant plus que je ne suis pas du genre à renier mes ori-

gines » pour ne rien vous cacher. Et mine de rien mon bail avec le bénévolat remonte à belle lurette et ce n’est pas demain la

veille que j’y renoncerai

Or et le hasard faisant bien les choses,Yacine m’apprendra entre deux gor- gées de qahwa fi goubli de rigueur puisque nous partageons les mêmes valeurs qu’il a

« convolé en justes noces » et cerise sur le

gâteau réussi à « sensibiliser sa toute nou- velle promise au bénévolat ».

C’est ce qui s’appelle si l’on ose s’ex-

primer ainsi ne pas faire les choses à moi-

Et tant qu’il y aura des bénévoles de la

tié

trempe de Naima et Yacine les ressorts so- ciaux sont appelés à carburer à plein ré- gime, ce qui n’est pas de trop les choses

étant ce qu’elles sont

A. Zentar

Mais

»

TRANSPORT APRÈS L’AÏD

Une reprise au forceps

Les transporteurs ne semblent pas être remis de l’inertie qu’ils se sont imposée, du- rant les deux jours de l’Aïd El Fitr. Le syn- drome de la fête, en effet persiste et signe et le début de semaine, censé annoncer un re- tour à la normale tarde à venir avec toutes ses répercutions sur le vécu des citoyens. Des perturbations ont caractérisé, en fait, cette activité trop souvent, livrée au bon vouloir de ces transporteurs qui ont préféré, comme à l’accoutumée, en pareille circons- tance, déserter les stations de bus. Les jours de l’Aïd, extensibles évidem- ment, deviennent ainsi synonymes de cal- vaire pour l’usager du transport en commun, qui se voit contraint d’opter pour le taxi ou à défaut, le clandestin pour vaquer à ses préoccupations. Les habitués de ce mode de transport en voient des vertes et des pas mûres pour ef- fectuer leurs déplacements, notamment au niveau de certaines localités où les déten- teurs de lignes boudent les usagers, à travers le recours à un pont qui s’allonge, en fonc- tion de leur agenda et de leur sautes d’hu- meur. Les stations de bus, il faut le dire, en ce début de semaine, ont été prises d’assaut, dès les premières heures du matin. Et les bus se font tellement rares que l’ar- rivée de quel qu’engin soit-il provoque une anarchie indescriptible mais aussi des com- portements pour le moins inacceptables pour « garantir » sa place si l’on ne veut pas com- mencer mal ou plutôt rater sa journée. Le problème de transport, à vrai dire, revient chaque année, d’où l’urgence aujourd’hui, de réorganiser ce secteur stratégique pour lui permettre de jouer son rôle, d’autant plus

pour lui permettre de jouer son rôle, d’autant plus que l’ouverture de l’activité du transport aux

que l’ouverture de l’activité du transport aux opérateurs privés, vers les années 90 répon- dait au seul souci de satisfaire la demande exprimée par les usagers. La question du confort et du bien être de l’usager restent pour leur part, un vœu pieux qui n’est pas prêt de voir le jour de sitôt. Sinon comment expliquer l’éclipse de l’Aïd qui s’étalera quelques jours après avec un parc de trans- port en commun qui avoisine les sept mille bus et 12.000 taxis qui circulent à Alger et qui arrivent à peine à couvrir les besoins de la population et à assurer un service pu- blic à peu près correct pour les usagers qui

s’accordent, en fait, à dire que ces opérateurs notamment, ceux du secteur privé obéissent à une seule loi, celle de la jungle. Au- jourd’hui, l’on est tenté de se demander si ces mêmes opérateurs sont soumis à des ca- hiers des charges qui fixent noir sur blanc les obligations et les missions car le constat est là pour confirmer ce fossé entre la rhé- torique et la réalité. Une réorganisation du transport privé est plus qu’une nécessité d’autant plus, que le secteur privé prédomine sur le marché du transport routier de voya- geurs avec 85 % d’offres de service. Samia D.

Société

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EL MOUDJAHID

SELON DES SCIENTIFIQUES FINLANDAIS

L'accroissement de cas de narcolepsie lié au vaccin contre la grippe A(H1N1)

L e lien entre le vac-

cin Pandemrix

contre le virus de

L e lien entre le vac- cin Pandemrix contre le virus de qué de narcolepsie chez

qué de narcolepsie chez les en- fants en dessous de 4 ans, ni chez les jeunes au-delà de 19 ans. En Finlande, 79 enfants âgés de 4 à 9 ans ont souffert de narcolepsie à la suite du vaccin contre la grippe A(H1N1), soit un taux de 6 sur 100 000. « L'agence européenne des médicaments recommande d'utiliser le Pandemrix pour les sujets de moins de 20 ans uniquement dans les cas où des vaccins contre la grippe saisonnière sont indisponibles et uniquement si l'individu risque de développer des com- plications », selon le THL. L'étude publiée jeudi der- nier, confirme une première

annonce des chercheurs fin-

landais en janvier sur le lien entre le Pandemrix et la narco- lepsie. La pandémie de 2009-2010 a causé 44 morts en Finlande et le THL s'accorde avec l'Agence européenne des mé- dicaments pour dire que mal-

très

gré

malencontreux » de narcolep- sie, le Pandemrix fait plus de

bien que de mal. « Selon nos données, nous

estimons que le vaccin contre la grippe A(H1N1) a évité

40.000 infections durant la sai-

son 2009-2010 et encore

40.000 lors de la saison 2010-

2011 », souligne le THL. APS

des

cas

«

la grippe A(H1N1) et l'ac- croissement de cas de nar- colepsie chez les enfants a été confirmé jeudi dernier, par des scientifiques fin- landais. « Les groupes de tra- vail nationaux sur la nar- colepsie confirment ( ) que le vaccin Pandemrix, distribué au cours de l'hi- ver 2009-2010, était bien un facteur de l'accroisse- ment des cas de narcolep- sie dans la population des 4-19 ans », annonce l'Ins- titut finlandais de la santé

et du bien-être (THL) dans un communiqué. Dans cette classe d'âge, les patients à qui l'on a injecté le Pandemrix étaient 12,7 fois plus enclins à la narcolepsie

que ceux qui n'ont pas reçu l'injection, souligne l'étude selon laquelle, toutefois, les sujets ayant développé la nar- colepsie avaient des prédispo- sitions génétiques. La narcolepsie est un trou- ble du sommeil caractérisé par une somnolence excessive au cours de la journée, avec des accès de sommeil incontrôla- bles. Elle peut s'accompagner de pertes soudaines du tonus musculaire (cataplexie). Les chercheurs finlandais ont, en outre, relevé que le Pandemrix n'avait pas provo-

RECUL DE L’ENVENIMATION PAR LE SCORPION À NAÂMA

403 cas constatés depuis le début de l’année

À NAÂMA 403 cas constatés depuis le début de l’année U n recul des cas d'envenimation

U n recul des cas d'envenimation par le scorpion a été enregistré au

cours de cette année dans la wilaya de Naâma grâce à la sensibili-

sation de la population, l’amélioration des conditions d'hygiène et

l'aménagement des quartiers, a-t-on indiqué à la Direction de la santé, de la population et de la réforme hospitalière (DSPRH). Quatre cent trois cas d'envenimation par le scorpion ont été signalés de- puis le début de 2011 jusqu'à la fin août à travers les différentes communes de la wilaya, contre 512 cas enregistrés à la même période de l’année pré- cédente, a-t-on précisé. La région a connu une baisse dans les cas d'envenimation, mais aussi de mortalité dues aux piqûres de scorpion, à savoir neuf cas en 2010 contre deux cas au courant de cette année, a-t-on signalé à la direction de la Santé. Ces résultats "positifs" sont attribués principalement, selon la DSPRH, aux campagnes préventives contre les dangers des piqûres de scorpions, menées en direction de la population locale. Les campagnes périodiques de collecte de scorpions ont contribué aussi à la réduction des cas d’enve- nimation, a estimé le responsable du service prévention au niveau de la DSPRH qui a fait état de 447 scorpions capturés, depuis le début de l'an- née 2011 jusqu'à la fin du mois d'août. Au début de chaque saison estivale, les services du secteur de la santé s'emploient à la mise en place, au niveau des unités de réanimation des éta- blissements publics hospitaliers, de petites unités équipées en personnel médical et matériel nécessaires pour la prise en charge des victimes d'en- venimation. Dans l'objectif d'optimiser les résultats de lutte contre l'envenimation par les scorpions, la DSPRH a, durant cet été, intensifié ses campagnes de sensibilisation à travers les ondes de la radio locale et grâce à l'organisation de journées portes ouvertes sur les dangers de morsure de cet insecte et les mesures préventives à prendre notamment à l'intérieur des habitations. Plus de 62% des cas de piqûres de scorpions sont relevés à l'intérieur des habi- tations et plus de 68 % des victimes sont des enfants, selon un bilan du sec- teur de la santé de Naâma.

FEUX DE FORÊT

600 hectares détruits le 2 septembre

R ien que pour le 2 septembre, l’on compte, selon les statistiques de la Protection civile, 600 hectares de

forêts partis en fumée suite au déclenche- ment de 40 incendies et dont les wilayas les plus touchées sont Skikda et Jijel. La pre- mière a vu la destruction de plus de 292 ha et la seconde a vu 187 ha de superficies par- courus par les flammes, aidées il est vrai par un vent très fort. Au total, une dizaine de wilayas sont concernées par les incen- dies, à, l’instar de Bejaia (44 ha), El Tarf (27 ha), Souk-Ahras (25 ha) ou encore Tizi Ouzou (17) ha et autres Chlef, Constantine et Guelma. Durant la même journée de ven- dredi, l’on a enregistré également une quin-

zaine de feux de maquis qui ont détruit 318 ha et quelque 7.395 arbres fruitiers brûlés,

ainsi que 4.295 bottes de foin perdus. Il est

à rappeler que les incendies ont atteint leur

paroxysme les 1 er et 2 septembre qui ont vu 124 foyers d’incendies se déclencher dans 6 wilayas du pays. Les dégâts sont consi- dérables dans la mesure et l’on relève 6 per- sonnes asphyxiées à Skikda et Bejaia, dont un agent de la Protection civile. Un citoyen

a été victime de brûlures légères suite à son

intervention pour circonscrire le feu au vil-

lage El Mizab (Bejaia). En outre, on compte des dizaines de fa- milles qui ont été évacuées et hébergées provisoirement dans des écoles après que leurs habitations eurent été la proie aux

après que leurs habitations eurent été la proie aux flammes, certaines d’ailleurs ont été dé- truites.

flammes, certaines d’ailleurs ont été dé- truites. Il convient de rappeler toutefois que selon le bilan de la direction générale des forêts établi du 1 er juin au 27 août, la su- perficie parcourue par les flammes s’élève à 5.533 ha, dont plus de 3.655 ha en feux de forêt et 1.877 de feux de maquis. Les statistiques de la DGF indiquent que la ré- gion centre du pays est la plus touchée par le fléau en question, puisqu’on compte plus de 3.085 ha affectés entre forêts et maquis, soit 56% du total des superficies parcourues par les flammes, contre 2.061 ha à l’Est du

La DGF peut mieux faire en matière de communication A la direction générale des forêts,
La DGF peut
mieux faire
en matière de
communication
A
la direction générale des forêts, on semble
fonctionner en mode ralenti. Et pour cause, l’on se
soucie
peu du côté de la DGF d’actualiser les don-
nées et la situation des incendies. Explications, alors
que de nombreuses régions du pays, notamment à
l’Est sont en proie depuis 5 jours à de terribles
flammes qui ont causé d’importants dégâts, l’on est,
au niveau de cette institution, incapable d’établir un
bilan exhaustif sur les dégâts causés par ces incen-
dies. Car en guise de données, la DGF n’a pas fait
mieux que d’établir la situation allant du 1 er juin
au 27 août. « Si vous voulez un nouveau ta-
bleau récapitulatif des derniers incendies,
veuillez rappeler mardi prochain », en-
tend-on au bout de fil…
S. A. M.
S. A. M.
», en- tend-on au bout de fil… S. A. M. S. A. M. pays (37%), alors

pays (37%), alors que l’Ouest du pays semble épargné, avec 386 ha, soit 7% de la surface. Cependant, et avec les derniers foyers d’incendies qui se sont dé- clenchés au début de ce mois de septembre dans l’Est du pays, plus

particulièrement Jijel et Skikda, il est fort à parier que la balance sera ren- versée et les dégâts dans cette région se- ront sans doute plus importants qu’au centre du pays.

Lundi 5 Septembre 2011

14 Régions EL MOUDJAHID
14
Régions
EL MOUDJAHID

FAITS DIVERS

de Tizi Ouzou

ILLOULA OUMALOU

Chute mortelle d’un jeune homme

Un jeune nouveau bache- lier du village Aït Ali Oum- hand, commune d’Illoula Oumalou, exerçant comme manœuvre dans un chantier, à Bouzeguène, a fait une chute mortelle, durant la nuit de l’Aïd, du haut d’une habita- tion en construction, au mo- ment où il allait verser du béton dans une ceinture, ap- prend-on de source locale. La victime travaillait comme manœuvre en ces moments de vacances scolaires pour engranger quelques dinars en prévision de la future rentrée universitaire. Le jeune hom- me a été enterré jeudi dernier au cimetière de son village en présence d’une foule nom- breuse profondément affec- tée.

B. A.

BOUHINOUNE

Un homme de 36 ans assassiné

Selon la Protection civile, le corps inanimé d’un jeune homme a été découvert mer- credi dernier au village Bou- hinoune, banlieue sud de la ville de Tizi-Ouzou. Portée disparue la veille, la victime répondant aux initiales de O. Kamel, âgée de 36 ans et exerçant comme maçon, a été retrouvée sans vie avec le crâne fracassé par un objet contendant à la lisière d’un oued. Selon certaines sources locales, le jeune O. Kamel aurait été victime d’une agression perpétrée par des délinquants pour des raisons

à déterminer par l’enquête di-

ligentée par les services de sé- curité.

B. A.

TIGZIRT

Mort par noyade

Les éléments de la Protec- tion civile déployés le long des plages de la ville de Tig- zirt ont repêché en mer jeudi

dernier le corps d’un jeune homme âgé de 23 ans qui s’est noyé mortellement au large de la mer, apprend-on de la protection civile. La vic- time avait quitté le domicile familial la veille de son repê- chage en tenue de baignade,

a indiqué notre source, préci-

sant que le jeune homme a été évacuée à la morgue de l’établissement hospitalier de la même ville. Une enquête a été ouverte pour déterminer les causes et circonstances exactes de la mort du malheu- reux.

B. A.

PLUSIEURS INCENDIES RAVAGENT DES MILLIERS D’HECTARESÀTICHY, BOUKHLIFA,AOKAS, SOUKEL-TENINE…

Les villageois ont pu limiter les dégâts

P lusieurs foyers d’incendie

et jeudi derniers à travers

plusieurs localités de la wilaya de Béjaïa, notamment dans les com-

munes du nord-est du chef-lieu de wilaya, Tichy, Boukhlifa, Aokas, Souk El-Tenine, où des milliers d’hectares de forêts, de broussailles et d’arbres fruitiers, particulièrement des oliviers, orangers et figuiers, ont été rava- gés, a-t-on constaté. Attisés par des vents violents, ces incendies, dont l’origine n’est pas encore déterminée, ont progressé d’une manière phénoménale pour ne s’éteindre qu’après avoir englouti tout ce qu’ils trouvaient sur leur passage. Dans les communes de Tichy et de Boukhlifa, les feux ont surpris des villageois qui n’ont rien pu faire d’autre que fuir leurs domiciles menacés par de gigantesques flammes. Les villages de Biyou et d’Ighil Igrane, dans la commune de Boukhlifa, ont été carrément éva- cués de leurs habitants menacés par les feux qui ont pris dans la dense broussaille se trouvant près des habitations traditionnelles. Des pépinières, des serres, des poulaillers, des écuries vidées de leurs occupants quelques minutes après l’arrivée des flammes, des oliviers, figuiers et orangers… ont été détruits par ces incendies qui ont également englouti la forêt de l’historique Djebel El- Hitt où la glorieuse Armée de li- bération nationale avait mené

se sont déclarés mercredi

bération nationale avait mené se sont déclarés mercredi d’héroïques batailles contre l’ar- mée coloniale

d’héroïques batailles contre l’ar- mée coloniale durant la Révolu- tion de Novembre 1954. Au village Mouzaïa (Boukhlifa), les habitants ont veillé jusqu’aux premières heures de la matinée de vendredi pour circonscrire les in- cendies loin des habitations, en s’armant de pelles et de seaux d’eau, dès lors que tous les pom- piers de la wilaya de Béjaïa étaient mobilisés à travers des lo-

calités où les feux faisaient rage. Heureusement, la progression des feux vers les habitations a été stoppée par le déclenchement du vent marin, se réjouissaient les villageois qui craignaient que ces feux n’atteignent leurs maisons. AAokas et Souk El-Tenine, deux villes touristiques, les feux ont également ravagé des centaines d’hectares de broussailles, de fo- rêts et arbres fruitiers, en sus des

poulaillers et autres écuries. Des citoyens, notamment des per- sonnes âgées, ont été évacués vers les structures de santé les plus proches après avoir inhalé des gaz toxiques générés par les feux. Là aussi, des villageois se sont mobilisés avec les moyens du bord pour circonscrire un tant soit peu l’étendue de ces feux ra-

vageurs. Bel. Adrar

TEBESSA

Mise en service d’un centre de contrôle des déchets solides

U n centre de

chets ménagers

solides vient d’être mis en service dans la wilaya de Tébessa, a-t-on appris samedi de la direction de l’environnement. Im- plantée au chef-lieu de wilaya, cette structure est également équipée d’un laboratoire pour les be- soins d’analyse et de me- sure de la pollution dans la wilaya. « Le centre devra aussi fournir des données adé- quates sur les moyens de collecte des matériaux classés dans la catégorie

contrôle des dé-

des déchets ménagers et des sites affectés, en vue d’assurer leur prise en charge », a-t-on indiqué de même source. Cet établissement, géré par la

direction de wilaya de l’environnement, de concert avec les services d’hygiène communaux, est destiné à maîtriser la

gestion des déchets so-

lides, à assurer la protec- tion de l'environnement et à réorganiser les parcs communaux de ramas- sage de déchets ména- gers, a-t-on ajouté à la direction de l’environne- ment de la wilaya. Vingt- huit communes de la wilaya de Tébessa sont actuellement dotées de leurs propres schémas de gestion des déchets ména- gers, conçus dans le cadre du PROGDEM (Programme national de gestion intégrée des dé- chets municipaux) et du PNAE-DD (Plan national d'action pour l'environne- ment et le Développe- ment durable en Algérie), a-t-on souligné. Ces schémas sont d’un « grand apport pour les collectivités locales qui ont été associées à l’étude pour en finir avec la pro- blématique des ordures ménagères », a estimé la même source, faisant

part, dans ce même contexte, de la mise en

service « prochaine » de décharges contrôlées régionales (DCR) à Bir El Ater, Chréa, El-Aoui- net, Morsot et Ouenza. La commune de Tébessa est couverte par le centre d’enfouissement techni- ques (CET) mis en ex- ploitation en 2006 à l’est du chef-lieu de wilaya. Il traite à l’heure actuelle quelque 300 tonnes/jour de déchets urbains so- lides. Les services de la direction de l’environne- ment ont par ailleurs an- noncé que la seconde maison de l’environne- ment de la wilaya de Té- bessa sera implantée dans un jardin public nou- vellement aménagé à Bir El Ater (90 km au sud de Tébessa). La première structure environnemen- tale de la wilaya avait été réceptionnée au début de l’année 2011 au parc fa- milial et des loisirs du chef-lieu de wilaya, rap- pelle-t-on.

AIN TEMOUCHENT

L'effect

if pé

dagogi

que

d u centre uni

versitai

re renforcé

L'encadrement pédagogique du centre uni- versitaire d’Aïn Témouchent (CUAT) sera ren- forcé dès la prochaine rentrée 2011-2012, a indiqué le directeur de l'établissement. Une trentaine d'enseignants seront recrutés dans ce cadre par voie de concours, un examen pro- grammé les 18 et 19 septembre 2011, a précisé M. Abdelmalek Bekkouche. Le renforcement de l'effectif pédagogique permettra de répondre aux besoins induits par l’augmentation progres- sive du nombre d’étudiants, a-t-il expliqué. Au total, 1.004 nouveaux bacheliers feront leur en- trée au CUAT pour entamer leur cursus en Sciences et Technologies (407), en Sciences économiques, de gestion et commerciales (340), en Lettres et Langues étrangères (115) et en Langues et Littérature Arabes (142). Selon la même source, de nouvelles filières de formation verront le jour, notamment en Droit et en Langue anglaise. La rentrée univer- sitaire sera marquée en outre par la réception de structures pédagogiques de 2.000 places et d'hébergement de 1.000 lits, doublant ainsi les capacités d’accueil du CUAT qui sera égale- ment doté d’une bibliothèque de 500 places. Le centre universitaire bénéficiera encore de 4.000 autres places pédagogiques et de 2.000 lits supplémentaires au titre du programme quinquennal 2010-2014. Une fois réalisées, ces infrastructures porteront les capacités du CUAT à 8.000 places pédagogiques et 4.000 lits, a in- diqué le directeur de cet établissement dont l'ouverture remonte au mois d'octobre 2009.

15 EL MOUDJAHID Régions
15
EL MOUDJAHID
Régions

L’AQUAPARC DE BATNA

Une destination privilégiée pour les familles de la région

Ouvert il y a un peu plus de trois ans, le parc d'attractions aquatiques "Lompi Parc Family", situé à une vingtaine de km au nord de Batna, est en passe de devenir une attraction régionale majeure, très prisée par les familles.

I l accueille en effet, lors des "pics" des week-ends d'été, jusqu'à 4.000 visiteurs

venus des wilayas aussi bien du littoral, de l'arrière-pays que du Sud-Est, y compris celles de Ghardaïa et d’El Oued qui ne sont pas "la porte à côté". Hicham Djezzar, surpris en fin d'après-midi en train de siro- ter des rafraîchissements en compagnie de ses deux enfants, d’une petite nièce et d’un neveu au restaurant de l'aquaparc, es- time que ces lieux constituent un "authentique acquis" pour la wi- laya des Aurès. L'accueil, la sé- curité, l'hygiène sont d'un "bon niveau", assure cet émigré de 40 ans établi à Marseille (France) pour qui le vrai plus, "c’est cette ambiance très familiale qui y règne''. Rencontrées au sortir des douches de l’aquaparc qui compte cinq piscines et sept to- boggans, les deux cousines Wafaa (13 ans) et Aïcha (15 ans), habitant respectivement Biskra et Batna lâchent à l'unis- son : ''C'est magnifique, surtout les époustouflantes glissades aquatiques". Ouvert en juin 2008, le "Lompi Parc Family" compte au total 24 jeux et attractions pour enfants et adultes (jeux gonfla- bles, trampolines, tampon- neuses, swing, karts et quads) répartis au milieu d'un cadre na- turel agréable sur un terrain de 22 hectares loué à la commune de Djerma. "Parking, restaurants, pizze- rias, crémeries, espace de prière et toutes sortes de prestations nécessaires sont là pour offrir à nos visiteurs des moments de quiétude et d’évasion'', affirme le jeune directeur adjoint Karim Chaâbna. "L’aquaparc reçoit quotidien- nement entre 800 et 1.000 per- sonnes", ajoute ce cadre qui précise que les week-ends, ce sont plus de 4.000 personnes qui sont accueillies. La pleine saison d'activités s'étire de juin à août, précise Chaâbna avant d’ajouter que « le parc ouvre le reste de l'année du-

que « le parc ouvre le reste de l'année du- rant les week-ends et les va-

rant les week-ends et les va- cances scolaires. Pendant ces périodes, l'essen- tiel des visiteurs viennent en voyages organisés, particulière- ment des wilayas du Sud. "Au printemps dernier, il nous arrivait de recevoir jusqu'à 600 personnes par jour", in- dique le directeur adjoint qui évoque toutefois un recul d'acti- vités durant le mois d'août en raison du ramadhan même si, ajoute-t-il, "le parc est ouvert une heure après le f’tour". Pour pallier le manque de moyens de locomotion desser- vant le site du parc, son admi- nistration a pris, cet été, l’initiative de transporter gratui- tement en aller-retour les habi- tants de la capitale des Aurès. Ce sont au total cinq bus qui assurent, chacun, quatre navettes quotidiennes à partir des grandes cités urbaines "Parc à four- rages", ''1.020 logements", "La gare", "742 logements" et "1.200 logements", précise Chaâbna qui souligne que ce transport gratuit pourrait être étendu l'année prochaine à la ville de Constantine.

Le bonheur des tout-petits vaut tous les sacrifices

"Nous venons de passer qua- tre bonnes heures très agréables au milieu d’un beau paysage de verdure et d'eau ruisselante. Nos enfants s'en sont donnés à cœur joie et nous avons fait l'écono- mie du transport", affirme une dame quinquagénaire, accom- pagnée de sa sœur, de sa belle- sœur et de sept enfants, dont le plus jeune dans une poussette, attendant tous de monter dans le bus de 19 h 00 pour regagner leur domicile à la cité Bouakal. Le même sentiment de gaieté jaillit des yeux étincelants de Abdessamed Sahnoun abordé sur le bateau des pirates. Ce gar- çon de dix ans né à Lyon ((France), ne maîtrisant que quelques mots d’arabe, s'éclate :

"Je suis ici avec mon père, mes deux sœurs et mes deux tantes depuis 10 h 00. J'ai essayé toutes les attractions." Non loin de là, sous une tente d'une quarantaine de mètres car- rés décorée dans le pur style des nomades sahariens, des familles

savourent un moment de repos, assises à même le sol autour de méïdas supportant de vastes pla- teaux traditionnels en cuivre au milieu desquels trônent des théières entourées d'assiettes de cacahuètes. Parmi elles, celle de Nabil, venu de Aïn Kercha (Oum El Bouaghi), nouvelle- ment marié et qui visite pour la première fois ce parc avec sa jeune femme, son frère et sa sœur. "C'est un endroit respecta- ble et familial, même si le ser- vice sous cette tente est quelque peu long'', nous confie-t-il en souriant et en trempant quelques feuilles de menthe verte dans son verre de thé fumant. Les ta- rifs fixés à 200 DA par personne pour le parc et à 800 DA pour l'aquaparc et le parc à la fois sont ''raisonnables'' estiment les gérants de "Lompi Parc Fa- mily’’ même si de l'avis de cer- tains usagers, ils demeurent pour l'aquaparc ''assez élevés pour les bourses modestes". Mais qu’à cela ne tienne, le bonheur des tout-petits, leurs yeux pétillants et leurs rires at- tendrissants valent bien tous les sacrifices.

BOUIRA

Une production de 90 millions de litres de lait attendue en 2011

U ne production de 90 mil-

est attendue cette année

lions de litres de lait cru

dans la wilaya de Bouira, selon le Directeur des services agri- coles (DSA) de la wilaya, Ra- chid Morsli. Cette production, qui était de 58 millions de litres en 2008, est passée à 87 millions de litres en 2010, et devrait atteindre le seuil des 100 millions de litres à l'ho- rizon 2014, a précisé le même responsable. Cette filière s'est modernisée, selon le DSA, « suite à une bat- terie de mesures mises en place afin d’amener les éleveurs à ap- pliquer correctement l'itinéraire technique et mieux valoriser les ressources naturelles, outre les

soutiens de l'Etat par le biais de divers fonds nationaux comme le FNDRA, ou le FNRPA, inci- tant les producteurs à mieux s'in- téresser à l'augmentation de la production ». Ainsi, la mesure incitative de

60.000 DA pour l'acquisition de

chaque nouvelle vache a fait

passer le cheptel bovin de

38.000 têtes en 2008 à 68.000

têtes dont 65.000 vaches lai- tières en 2011, souligne la même source. Le soutien de l'Etat « au lait collecté de 12 DA/litre pour le producteur et à hauteur de 30% pour les équipements destinés à l'activité », a permis d'augmen- ter aussi bien la production que le nombre d'éleveurs qui est passé de 12 en 1990 à 250 en

2011, a ajouté le président de l'Association des producteurs de lait. En matière de croissance, la filière occupe la troisième place derrière les céréales et la pomme de terre avec un taux de 9%, a-t-on expliqué auprès de la DSA. La collecte de lait cru reste toutefois « timide » selon la plu- part des professionnels, avec seulement 4 millions de litres au deuxième trimestre de l'année en cours. Une dizaine de centres sont chargés de collecter la produc- tion, implantés au niveau des bassins laitiers de la wilaya, dont les plus connus sont ceux de Ain Bessam, Haizer, Bouira, Sour El Ghozlane, Lakhdaria, Souk El Khemis, et Birghbalou. Cette ca-

rence est en passe d'être résolue suite à la création d’entreprises spécialisées dans la collecte de

lait par les jeunes chômeurs suite

à l'acquisition des équipements

spécialisés, selon le DSA qui ap- pelle ces entreprises à se dépla- cer vers les montagnes et les zones éparses pour procéder à la

collecte de ce produit. Les éleveurs ont également

fait état de la contrainte de l'ali- ment de bétail, le fourrage vert

et le concentré (VL15), une in-

suffisance sur laquelle la wilaya

a pris le devant en exploitant

déjà 12.000 hectares emblavés en fourrage vert en attente de l'extension prochaine de cette superficie, selon le même res- ponsable.

JIJEL

Opération "un écolier, un cartable"

Un appel à la solidarité visant à doter d’un trousseau scolaire chaque écolier démuni a été lancé à Jijel par les initia- teurs d’un radiothon prévu le 13 septem- bre, a-t-on appris samedi des orga- nisateurs. L’initiative, menée par la radio régio- nale de Jijel, avec la collaboration des sections locales du Croissant-Rouge al- gérien (C-RA), des Scouts musulmans algériens (SMA) et de l’Union générale des commerçants et artisans algériens (UGCAA), vise à doter chaque écolier issu d’une famille nécessiteuse d’un trousseau scolaire (cartable, tablier, four- nitures), à l’occasion de la rentrée scolaire

2011-2012.

Des points de dépôt de ces trousseaux seront désignés au niveau des vingt-huit communes de la wilaya afin de permettre aux bienfaiteurs de remettre leurs aides. Des « échos favorables » à cette opé- ration de solidarité commencent à être en- registrés dans toute la région, selon l’un de ses promoteurs, qui a ajouté que des actions de sensibilisation ont été enta- mées pour assurer le succès de ce radio- thon, le premier à être organisé dans la wilaya.

GUELMA

21 blessés dont 3 gravement atteints à la suite du renversement d’un bus

Vingt et une personnes ont été bles- sées, dont trois grièvement, à la suite du renversement samedi après-midi d’un bus de transport suburbain sur la RN 20, à l’entrée de la commune de Belkheir (2 km à l’est de Guelma), apprend-on de la Pro- tection civile. Les victimes ont été évacuées à l’hô- pital Dr Okbi, au chef-lieu de wilaya, où les responsables du service des urgences ont assuré que l’état des blessés ne sus- cite aucune inquiétude. L’autobus, en service sur la ligne 34, à savoir Guelma-Boumahra-Ahmed, s’est renversé avec 35 passagers à son bord, ont précisé les services de la Protection civile. Une violente averse serait à l’origine de cet accident dont les circonstances exactes seront établies à l’issue de l’en- quête ouverte par les services compétents.

TLEMCEN

Fermeture de 29 locaux commerciaux en un mois

Vingt-neuf locaux commerciaux ont fait l'objet d'une décision de fermeture du- rant le mois de Ramadhan à Tlemcen pour infraction à la loi relative à la pro- tection du consommateur, a-t-on appris auprès de la Direction du commerce de la wilaya. Durant la même période, 1.360 procès-verbaux ont été dressés à l’encon- tre des contrevenants à la réglementation, a-t-on indiqué de même source. Au total, 4.600 interventions ont été effectuées au niveau de la wilaya, dont 2.160 relatives à la pratique commerciale (720 PV et 13 locaux fermés), alors que la valeur des marchandises non facturées a été estimée à 24 millions de dinars.

Le service de la qualité et de la ré- pression des fraudes a effectué, de son côté, 2.440 interventions qui se sont sol- dées par la fermeture de 16 locaux com- merciaux et 641 PV pour défaut d'hygiène notamment. Ramadhan ayant coïncidé avec la saison chaude propice à la décla- ration des intoxications, des campagnes de sensibilisation avaient été organisées

au profit des consommateurs pour ren- forcer leur vigilance par rapport aux pro-

duits alimentaires sensibles. Le service de la qualité auprès de la Direction du commerce a également éla- boré un « Guide du consommateur » comportant plusieurs conseils pratiques au profit des citoyens.

Lundi 5 Septembre 2011

16 EL MOUDJAHID

« LA DESIRANTE » DE MALIKA MOKEDDEM

Le cœur à bonne hauteur

Malika Mokeddem nous offre avec « la Désirante » qui vient de paraître (éditions Grasset), un de ses plus beaux romans. Lecture et entretien avec l’auteure.

E crit d’une plume fluide, la Désirante res- semble à un véritable opéra qui met le cœur en vibration permanente, de la pre- mière à la dernière page. C’est l’odyssée d’une femme qui se surpasse pour retrou-

ver l’homme qu’elle aime, bien que tout indique qu’il a disparu en mer. Elle ne peut y croire tant qu’elle ne retrouve pas son cadavre. Léo, c’est lui, Shamsa, c’est elle. Ils se sont connus et aimés autour de la passion de la naviga- tion. Un jour, alors qu’il part solitaire sur la Grande bleue, il ne revient pas. Seul le bateau vogue à la dé-

rive. Pour la police, il a dû tomber et les poissons ont dévoré le corps. Elle n’accepte pas ce sort et va pren- dre la mer pour refaire toutes les étapes que son mari avait faites, essayant de comprendre. Elle qui vient du Sud algérien, du Sahara, comme l’auteure, elle a dompté la mer, ou c’est la mer qui l’a domptée : « Je suis née d’une tombe de sable. La mer est mon dé- sert. Toi mon port d’attache », dit-elle dans des pages qu’elle dédie à son amour disparu, dans des pages où la verve poétique ne désenfle jamais. Elle a si « peur d’en arriver à détester la Méditerranée », si jamais elle ne récupérait l’homme de sa vie. « Je viens de

traverser la zone où tu as disparu. J’aurais aimé pou- voir y hurler à tue-tête, t’appeler, tancer cette mer, l’insulter, la supplier de te rendre», lui écrit-elle dans ces pages qui sont autant de bouteilles verbales je- tées à la mer. De ligne en ligne, on se laisse emporter par la force de cette femme, et on s’émeut jusqu’au bout de sa quête impossible. Un livre qu’on ne quitte pas sans avoir fermé les yeux quelques minutes, pour en sor- tir le cœur à bonne hauteur, au niveau de la mer qui nous berce de son éternité. Nassim AMEUR

ENTRETIEN
ENTRETIEN

«La mer est mon autre désert, un désert assouvi, celui-là»

La Désirante est-il le roman d’une nomade ? Lorsque j’ai commencé à navi- guer, moi, la petite fille de nomades, j’ai eu la sensation de me réappro- prier quelque chose du mode de vie de mes ancêtres. La navigation et l’immigration sont des formes ac- tuelles du nomadisme. Cela dit, le personnage de Shamsa est différent de moi. Même si elle partage mes convictions et mes aspirations. Elle, on l’a bannie du désert, une tempête de sable l’a emportée vers le nord quelques heures après sa naissance. Elle n’a retraversé son Sahara natal que des décennies plus tard en tant que reporter. Shamsa n’est pas no- made. Elle vit dans la blessure de l’enfant abandonnée. Une insondable solitude. C’est en naviguant sur les traces de son compagnon, disparu en mer dans des conditions énigma- tiques, que Shamsa découvre l’im- portance de l’amour et combien la douleur qu’elle ressent est, en quelque sorte, salvatrice. La profon- deur de cette souffrance concrétise enfin la force du lien en dépit de l’ab- sence… Tout ce qui était inconnu à son exil intérieur. Il faut aimer et être aimé pour connaître la déchirure de la perte. Cette révélation pulvérise la carapace de Shamsa alors qu’elle parcourt la mer seule. Aussi, cet entre deux rives devient-il son uni- vers, son espace d’élection. Cepen- dant, la journaliste qu’elle est ne peut ignorer que la Méditerranée est comme beaucoup de mères : elle porte avec bonheur des élus et noie de mille manières les indésirables. Tels les harragas, prêts à tout brûler tant ils sont consumés par le déses- poir et la rage de vivre, avant le dé- part. C’est d’abord leur propre patrie qui les exclut, les contraint à l’exode.

On ne peut donc pas vivre en bord de mer en faisant abstraction de ce qui se vit de l’autre côté ? Evidemment. Mais quand je suis en Algérie, je regarde aussi vers le large en pensant « là-bas » ! J’ai maintenant le privilège d’être chez moi des deux côtés de la mer. Même à faire le tour de la mer, vous restez attachée à une Algérie en creux.

Dans le roman, on n’y vit pas dans cette Algérie, on ne la voit pas, mais elle est présente dans l’absence. C’est important pour vous ? Après une journée d’écriture, je vais marcher sur une plage. Je me dis

d’écriture, je vais marcher sur une plage. Je me dis « je vais coucher le soleil

« je vais coucher le soleil dans la mer ». Je ne peux pas lever les yeux vers le large sans penser « là-bas ». Je ne sais plus quel écrivain a dit « le pays de quelqu’un, c’est son enfance ». Mon enfance, c’est l’Algérie et plus encore le désert. J’y ai vécu des mo- ments exaltants, mais aussi des épreuves, des violences… Ce désert que j’ai longtemps cru haïr, je me suis surprise à en savourer des rémi- niscences en pleine mer. Et j’ai fini par m’abandonner enfin à l’aimer en naviguant, en abordant d’autres immensités, celles de la Méditerranée en femme libre. Au reste, c’est en l’écrivant que je me suis rendu compte à quel point je lui appartenais. Je ne suis pas instal- lée au bord de la mer sans raison. J’ignorais que le besoin de lumière et d’espace m’était aussi vital. Je por- tais à mon insu l’empreinte indélé- bile du désert.

Peut-on penser que l’Algérie ne sera plus du tout présente dans un prochain ouvrage ? Mon premier livre de navigatrice, N’zid, paru en 2001, est le roman d’une amnésique. J’avais tellement envie de perdre la mémoire avec mon héroïne. J’en avais plus qu’as- sez que les journalistes me ramènent sans cesse au contexte algérien, au terrorisme, etc. On oubliait que j’étais d’abord un écrivain. J’étais toujours sommer d’être sociologue, ethnologue, politologue… Par exas- pération, j’ai eu envie d’écarter l’Al- gérie de ma mémoire. N’zid est le

roman d’une femme qui a reçu un coup sur la tête et qui se réveille en pleine mer en ne sachant plus qui elle est. Mais même dans ce livre-là, je n’ai pas pu m’empêcher de flanquer à mon héroïne une mère algérienne !

Donc ce n’est la faute des jour- nalistes qui vous y acculent. Vous y revenez de votre propre gré ? Oui, bien sûr. C’est juste une question d’overdose des mêmes cli- chés. Mes livres appellent ces débats. Écrire reste, pour moi, un acte émi- nemment politique. Peut-être par- viendrai-je à me libérer de l’Algérie lorsqu’elle sera un pays vraiment dé- mocratique. Lorsqu’elle cessera de se muti- ler… Je n’en sais rien. A présent, j’ai vécu davantage en France qu’en Al- gérie. Et il y aurait tant à écrire sur le pays d’adoption. Je suis médecin et j’affronte au quotidien de graves ma- ladies, la dépendance à la dialyse, la mort, sans faire de la médecine le thème principal dans mes textes. Pourtant c’est une activité aussi dé- vorante et passionnante que l’écri- ture. J’attends de ne plus l’exercer pour m’y adonner avec la distance nécessaire.

Une dimension m’a fasciné dans votre livre, c’est l’histoire de Pénélope qui attend patiemment son Ulysse perdu en Méditerranée, une histoire que pour retrouver son aimé, devant une « Ulysse ». Elle n’est plus patiente, elle devient désirante.

Shamsa est tout le contraire de Pénélope. Elle est Ulysse, au fémi- nin. Mais Ulysse sans Ithaque et qui ne peut pas, ne veut pas se résoudre à la perte. Shamsa ne sait pas qui sont ses parents. Elle a été obligée de quitter son pays dans des circons- tances difficiles. Mais par amour, elle se sent capable de retourner la mer pour retrouver son homme.

C’est bien un renversement de l’Odyssée d’Ulysse. J’avais en li- sant votre beau roman en tête l’opéra de Monteverdi, Le retour d’Ulysse, où on voit Ulysse qui cherche à revenir vers sa Pénélope, et celle-ci éplorée, qui pleure son amour. Comme Shamsa… Shamsa ne pleure pas ! Elle doute mais ne cède jamais et reste dési- rante. En tant que journaliste, elle a rencontré des femmes dont le fils ou le mari a disparu dans des conditions troubles et encore les familles de Harragas dont on avait perdu la trace. Elle a traqué l’expression de leur regard sans rien savoir de cette dou- leur. Car l’absence n’était pas incar- née. A l’évidence, son parcours épique sur la mer se double d’une quête intérieure. Elle est heureuse d’avoir à se confronter au manque, d’en sonder les abîmes.

Vous écrivez : « Avant toi j’étais déserte, notre rencontre m’a ren-

due désirante

Cette phrase résume la métamor- phose de Shamsa. S’il fallait n’en choisir qu’une de cet l’ouvrage, ce serait celle-là. Elle illustre la mue de Shamsa au son du ressac.

» Pourquoi ?

La Désirante est aussi un thril- ler abouti. Comment vous est venue l’idée du polar ? J’avais envie d’évoquer les trafics qui gangrènent le Sahel. Les connec- tions entre les milieux mafieux, les intégristes et des éléments véreux de l’armée. L’histoire d’Abdelrazzak el Para, encore opaque, est éminem- ment romanesque. J’avais écrit de longs développements sur le sujet que j’ai réduit au fur et à mesure des relectures. Je n’en ai gardé que la trame. L’intrigue policière pour tenir en haleine et éviter les écueils, si nombreux, du récit amoureux. Propos recueillis par Nassim AMEUR

Culture

REFLET

Le texte, ce talon d’Achille

L e constat est sévère mais il se jus- tifie tant la réalité quotidienne l’impose constamment avec la

force de l’évidence et les arguments du bon sens. Le paradoxe est également surprenant et il a tendance à s’éterniser. On éprouve d’ailleurs beaucoup de peine à le comprendre et encore moins à le justifier. Pourtant, ce ne sont pas les thèmes et les sujets de préoccupation qui manquent. Il y a, jusqu’à preuve du contraire, un terreau suffisamment fer- tile, pour donner du grain à moudre et offrir le luxe à des cohortes de scéna-

ristes, de dialoguistes, de paroliers et au- tres artistes de quoi broder et s’étaler à satiété dans une société qui n’a jamais été avare de sujets de préoccupations

« pluriels » à ceux qui veulent bien sor-

tir des sentiers battus de la routine et de la facilité. Il y a loin de la coupe aux lè- vres et le déficit en matière de textes, de scénarios, de sujets suffisamment ac- crocheurs et pertinents saute aux yeux. La veine s’est-elle tarie ? L’inspiration a-t-elle émigré sous d’autres cieux et choisi de s’exiler ailleurs ? Doit-on décréter péremptoirement que l’imagination ne trouve plus chaus- sure à ses pieds, que la création se ré- duit à la portion congrue, poussant les artistes et les interprètes à se contenter de peu.

Il n’ y a nul besoin de faire un son- dage pour comprendre que la crise d’au- teurs, l’absence de dramaturges compétents pour ne parler que du théâ- tre, annihilent et stérilisent la production théâtrale et constituent un frein à son essor. Le cinéma algérien et la production télévisuelle souffrent des mêmes maux, accusent la même tare. La chanson n’est pas logée à la belle enseigne. Les bons paroliers ne courent pas les rues et il faut les rechercher avec infiniment de patience et d’abnégation si on devait consentir aux impératifs de la qualité. Nombre de chanteurs ont pris goût à ressasser de vieux « tubes », à fredonner sans relâche des succès qui sont aussi vieux que les rues d’Alger. Le temps de l’écriture n’a pas encore sonné. On donne l’impression fâcheuse de vivre sur le legs d’antan en se confi- nant dans des reprises et en fourrageant dans un répertoire archi éculé. Il est vrai qu’avec le cuir d’autrui on peut faire une large courroie. Beaucoup de chanteurs, sous pré- texte de faire revivre le patrimoine, ten- tent vainement de recourir à des recettes qui à la longue, vont les instal- ler dans le mauvais climat du déjà en- tendu. Ils ne sont pas les seuls à blâmer. Ce penchant vers la facilité se propage comme un feu de brousse et les efforts qui sont fournis par des artistes soucieux de faire obédience à la nouveauté, dans ce qu’elle a de ressources foisonnantes et enrichissantes, de rompre avec des ré- flexes inopérants, font souvent l’effet d’un cautère sur une jambe de bois. Le diagnostic est sévère mais il est partagé par nombre d’acteurs de la scène culturelle nationale pour qui, il est grand temps de prendre le taureau par les cornes et beaucoup de gens s’accor- dent à dire que la situation risque de s’enliser dans un marasme qui peut être préjudiciable car tant de vices rédhibi- toires ne peuvent pas être éternellement acceptés par un public que l’on suppose assez averti. Il faut rendre à César ce qui appar- tient à César et la réhabilitation du texte fondé sur l’inspiration, l’innovation et la veine créatrice est une condition sine qua non pour renouer avec les neiges d’antan. Est-ce un vœu pieux ? M. Bouraïb

EL MOUDJAHID

17

MOSTRA DE VENISE

Un conte poétique

Après “Persepolis”, film d’animation, la réalisatrice franco-iranienne Marjane Sa- trapi et son acolyte Vincent Paronnaud expliquent à l’AFP leur travail sur “Poulet aux prunes”, conte poétique avec des acteurs en chair et en os et Histoire d’amour pour l’amour”, en compétition à la Mostra de Venise.

Comment êtes-vous passé de l’animation à un film avec des acteurs ?

M. S. : J’ai beaucoup discuté avec les ac-

teurs, mais quand je les ai dirigés, ça n’a pas du tout été intellectuel. J’ai été très précise

et ils nous ont fait confiance en jouant le jeu à fond. Maria de Medeiros a embrassé par exemple un rôle ingrat avec joie et tous les autres ont fait de même. J’ai choisi ceux que je pensais être les meilleurs. Ils ont tous dit oui et nous avons eu la satisfaction d’avoir fait ce que nous voulions vraiment. V. P. : Nous avions l’ambition de faire quelque chose d’académique dans notre mise en scène, dans son rapport aux vieux films des années 50, aux archétypes, c’était dangereux. Ces acteurs sont tous des gens qui s’intéressent à autre chose et ils nous ont aidés. Il fallait parvenir à faire passer les émotions et trouver les mécanismes pour y arriver.

Comment avez-vous procédé ?

M. S. : Grâce à l’humour qui différencie

notre film d’un mélo habituel, car on croit que quelqu’un peut mourir d’amour et on y va à fond. On n’essaie pas d’y mettre le cy- nisme ou l’ironie qu’il y a de nos jours où les gens sont des produits consommables et les histoires d’amour aussi. Après, il y a la structure de l’histoire. Le personnage prin- cipal meurt au début et on utilise cela pour

prin- cipal meurt au début et on utilise cela pour parler de la vie. Cet homme

parler de la vie. Cet homme décide d’être honnête avec lui-même. Ne venant pas du cinéma (mais de la bande dessinée, ndlr), nous ne nous interdisons rien, ni le bur- lesque, ni le ridicule, ni le kitsch. Nous as- sumons notre naïveté. V. P. : On introduit des passages ridicules, des caricatures, c’est une façon de commu- niquer avec le spectateur. On ne prend pas les gens par les sentiments. On leur dit, al- lons y vraiment !

On pense à “La rose pourpre du Caire” de

Woody Allen, où l’acteur traverse l’écran pour rejoindre le rêve, qu’en pensez-vous

?

M. S. : Ça s’est passé réellement comme ça sur le tournage. On était dans un décor fac- tice (les studios Babelsberg de Berlin, ndlr). Mathieu Amalric sort de la maison et va

fumer dans le jardin. Les vigiles le font sor- tir. Mais lui, il est dans un jardin et pas dans un décor. Tous les acteurs se sont pris au jeu dans le monde imaginaire que nous avions créé. Pourtant ce film est hyper réel car l’homme qui montre son amour le montre sans mascarade. Aujourd’hui, si j’avais un slogan politique, ce serait l’art pour l’art ou l’amour pour l’amour, car c’est ça qui fait la différence. C’est pour cela qu’on voulait faire ce film. Quand je vois un tableau de Monnet ça me donne foi en l’humanité. V. P. : Mais ce n’est pas un film dirigiste car la vie c’est le chaos aussi. D’un point de vue philosophique, plusieurs existences sont proposées au personnage principal (Nasser Ali, musicien, alias Mathieu Amalric, ndlr) qui refuse de briser la roue du destin. Nas- ser Ali est antipathique au début et on lui donne une sorte de rédemption.

LE CINÉMA AFRICAIN À L'HONNEUR

Festival du film de femmes de Salé (Maroc)

L e cinéma africain sera à l'honneur de la 5 e édition du Festi- val international du film de femmes de Salé (ville jumelle de Rabat) avec la projection de 12 films représentant le Bénin,

le Cameroun, la Côte d'Ivoire, le Mali, le Burkina Faso, la Mauri- tanie, le Sénégal, le Tchad, le Togo et la RD Congo, a-t-on indi- qué samedi auprès des organisateurs. Le festival qui se tiendra du 19 au 24 septembre verra égale- ment la projection de films représentant la Slovénie, le Vietnam, les Etats-Unis, l'Australie, l'Egypte, la France, la Suisse, l'Autriche, le Maroc (pays hôte) et le Burkina Faso en qualité d’invité spécial, précise-t-on. Le long-métrage français "La source des femmes" de Radu Mi- haileanu dans lequel participe la comédienne algérienne Biyouna, ouvrira le bal de cette manifestation cinématographique annuelle, en présence de l'équipe du film.

Le jury de cette édition sera composé de sept femmes de diffé- rents horizons et présidé par l'artiste et écrivaine canadienne Louise Poral. Outre le Grand prix (Cierge d'or), le Festival décernera plu- sieurs autres récompenses, dont les prix du jury, du meilleur scé- nario et de meilleure interprétation féminine et masculine. La programmation de cette édition a été axée sur l'inégalité glo- bale des statuts homme/femme et sur le courage des femmes qui prennent le risque de l'émancipation par la création. Le Festival du cinéma féminin de Salé est l’un des quatre ren- dez-vous annuels du cinéma au Maroc, avec le festival du film de Marrakech, le festival du court-métrage méditerranéen de Tanger et le festival du film méditerranéen de Tétouan. Il se veut un regard croisé de femmes et d'hommes sur des ques- tions relatives aux conditions de la femme à partir d'une approche cinématographique.

Réhabilitation de la salle de cinéma "Afrique" de Mostaganem

L es travaux de réhabilitation de la salle de ci- néma "Afrique" seront achevés "avant la fin septembre courant", a-t-on appris auprès de

la Direction de la culture de la wilaya de Mostaga- nem. La réhabilitation de cette salle de cinéma, d'une capacité de 700 places, s'inscrit dans le cadre d'un programme englobant plusieurs infrastructures cul- turelles de la wilaya, a-t-on précisé de même source. L'opération de rénovation a pour objectif "d'amé- liorer les conditions d'accueil au niveau de ces éta- blissements conformément à leur vocation de structure culturelle de proximité", a-t-on souligné. L'aménagement effectué à la salle "Afrique" a

permis la mise en place d'équipements neufs, no- tamment les sièges, le revêtement mural et le plan- cher, l'éclairage et la climatisation, pour un coût global de 45 millions de dinars. Le cinéma "Afrique" (ex-Ciné Monde) qui était fermé depuis plus de vingt ans, faisait partie des plus spacieuses salles de projection de la région ouest du pays, disposant de trois étages et d'espaces réservés aux familles. La wilaya de Mostaganem dispose d'autres salles de cinéma qui relèvent pour la plupart de la gestion privée, à l'instar du "Rex", "Colisée", "Alhambra" et "Lux", fermées depuis presque deux décennies faute d'animation, selon la même source.

Hollywood lorgne le marché chinois

Des grandes compagnies d'Hollywood s'associent à des sociétés chinoises afin de poser un pied en Chine, marché du ci- néma à la plus forte croissance mondiale, mais les restrictions commerciales et la censure restent d'importants obstacles à surmonter. La Chine des salles obscures reste de fait un marché très peu ouvert aux œuvres étrangères. Les recettes du box-office ont bondi de 64% en 2010 en Chine à 1,5 milliard de dollars tandis qu'aux Etats-Unis elles baissaient de 5,7% à leur plus faible ni- veau en 13 ans — 10,5 milliards de dol- lars — en raison de la crise économique. Mais la Chine protège son industrie ciné- matographique en limitant à 20 par an, un chiffre dérisoire, le nombre de films étrangers distribués sur son territoire. L'Organisation mondiale du commerce (OMC) appelle d'ailleurs à une ouverture du marché chinois. "La Chine a perdu son procès à l'OMC et

est censée permettre aux entreprises étrangères d'opérer dans la distribution" en Chine, explique Steve Dickinson, un juriste qui a des clients dans l'industrie ci- nématographique et travaille en Chine depuis 1991. "Mais la loi n'a pas changé — c'est juste dans les tuyaux et ce qui est certain c'est que tout reste encore soumis à l'approba- tion de Pékin", a-t-il déclaré à l'AFP. Les cinéastes étrangers peuvent contourner ces restrictions à l'importation en travail- lant avec un partenaire chinois pour faire

des films avec des

des talents locaux. Ces dernières se- maines, deux grands noms d'Hollywood — Relativity Media, qui a produit "The Social Network" et Legendary Entertain-

ment, qui a sorti "Inception", ont an- noncé des accords pour réaliser des films destinés au marché chinois. Les films d'Hollywood sont en moyenne

deux fois plus rentables que les

tions locales chinoises. Mais les coproductions cinématogra- phiques, où les étrangers apportent leur expertise, sont de plus en plus lucratives :

elles représentent 32% des recettes au box-office des films en langue chinoise dans la première moitié de 2011, selon la société de conseil Artisan Gateway. Legendary et son partenaire chinois, Huayi Brothers Media, ont annoncé leur projet de réaliser un film intitulé "La Grande Muraille", et ont engagé Edward Zwick du "Dernier Samouraï", pour le faire. Certains connaisseurs de la Chine

jugent cependant que la censure officielle bloque l'originalité nécessaire à la réalisa- tion de grands films et que des étrangers pourraient s'en trouver désarçonnés. "Malgré la croissance de plus de 60%, faire des films ici n'est pas aussi facile que cela, semble explique Peter Shiao, qui dirige les rencontres annuelles du US- China Film Summit. "Les studios ont tendance à considérer la Chine comme un marché sur lequel ils aimeraient vendre et ils envisagent les co- productions de façon ponctuelle, pas comme une stratégie de long terme", ajoute-t-il. Les sceptiques aussi doutent des perspec-

tives d'exporter de Chine des longs

trages tournés en coproduction. Peu de films tournés en chinois ont remporté un succès à l'étranger, à l'exception de quelques rares exceptions comme Tigre et dragon, du réalisateur Ang Lee. "Les nouveaux partenariats vont bénéfi- cier à court terme aux compagnies chi- noises mais beaucoup d'entre elles n'ont pas le niveau de leurs associés d'Holly- wood", estime Bai Qiang, responsable de la société de production 3-D China. "Leur capacité à écrire des scénarios qui plairont en-dehors de la Chine est très li- mitée", a-t-il souligné.

investissements et

produc-

mé-

Télévision

24 SSeélleéccttiioonn
24
SSeélleéccttiioonn
19:40
19:40

Réalisateur: Jean-

Pierre Melville.

Avec:Jean-Paul

Belmondo (Michel

Maudet), Charles

Vanel (Dieudonné

Ferchaux), Mi-

chèle Mercier

(Lou), Malvina

Silberberg (Lina),

André Certes

(Émile Ferchaux).

EL MOUDJAHID

Le programme d’aujourd’hui

TF1

08:20 Alice Nevers, le juge est une femme : Mort en salle 10:05 Secret Story 11:00 Les 12 Coups de Midi ! 11:50 Petits plats en équilibre 12:00 Journal 12:40 Petits plats en équilibre 12:55 Les feux de l'amour 13:50 Le combat d'une femme 15:35 Les frères Scott : Batailles d'ego 16:25 Quatre mariages pour une lune de miel 17:15 Secret Story 18:00 Money Drop 19:00 Journal 19:35 C'est ma Terre 19:45 Camping Paradis : Ça dé- coiffe au camping 21:30 New York, unité spéciale :

Mademoiselle Parfaite 23:50 New York, unité spéciale :

La loi du Talion 00:35 Championnat du monde FIA des voitures de tourisme

FRANCE 2

10:30 Les Z'Amours 11:00 Tout le monde veut prendre sa place 12:00 Journal 12:52 Consomag 13:00 Toute une histoire 14:10 Comment ça va bien ! 15:15 Rex : Combats clandestins 16:10 Seriez-vous un bon expert ? 16:50 CD'aujourd'hui 16:55 On n'demande qu'à en rire 17:55 N'oubliez pas les paroles 18:55 La minute du chat 19:00 Journal 19:35 Castle : Présumé coupable 20:15 D'art d'art : La Liberté gui- dant le peuple, d'Eugène Delacroix 20:20 Castle : Mort par prédiction 21:00 Castle : Des fleurs pour ta tombe 21:45 Mots croisés 23:10 Journal de la nuit 23:30 Zahia Ziouani, une chef d'or- chestre entre Paris et Alger 00:20 Toute une histoire

FRANCE 3

08:50 Des histoires et des vies 09:50 Midi en France : A Cassis 11:00 Journal régional 11:25 Journal national 12:00 13h avec vous 12:45 En course sur France 3 13:05 Inspecteur Derrick : L'im- prudence 14:05 En quête de preuves : Les gladiateurs 14:55 En quête de preuves : Le secret de Francisca 15:50 Slam 16:20 Un livre un jour 16:30 Des chiffres et des lettres 17:10 Questions pour un cham- pion 17:50 19/20 18:00 Journal régional 18:18 Edition locale 18:30 Journal national 19:00 Tout le sport 19:10 Plus belle la vie 19:35 50 ans de télévision 21:35 Soir 3 22:00 Rendez-vous chez Lacan 22:50 Léon Degrelle, le fils pré- fèré d'Hitler 00:25 Tout le sport 00:30 Soir 3

ARTE

18:00 Arte Journal 18:30 Globalmag 18:55 Les aventures culinaires de Sarah Wiener en Autriche : Les sœurs viennoises 19:40 L'aîné des Ferchaux 21:25 Cecilia Bartoli - Maria Mali- bran : L'histoire d'une passion 22:15 Jekyll et Hyde : L'autre nous 23:10 Philipp 23:55 21 grammes

M6

12:45 Dangereuse obsession 14:40 Meurtres en haute société : Les coulisses du pouvoir 16:35 Un dîner presque parfait 17:40 100 % mag 18:45 Le 19 45 19:05 Scènes de ménages 19:45 L'amour est dans le pré 21:35 Nouveau look pour une nouvelle vie : Spécial mariage 22:50 Nouveau look pour une nouvelle vie 00:15 Prison Break : Association de malfaiteurs

CANAL +

14:30 Mad Men : Relations pu- bliques 15:20 Hors de contrôle 17:15 Têtes à claques : Superbol 17:20 Mon oncle Charlie : Problème de communication 17:45 Le JT 18:10 Le grand journal 19:05 Le petit journal 19:35 Le grand journal, la suite . 19:50 Platane : La fois où il a eu un accident 20:25 Platane : La fois où il a voulu faire un film sérieux 21:00 Platane : La fois où il a eu l'idée de faire La Môme 2.0 next ge- neration 21:30 Islam, antéchrist et jambon-beurre 22:35 L'œil de Links : Spécial 11- Septembre 23:05 L'illusionniste 00:20 Le baltringue

FRANCE 5

11:00 Zouzous 13:30 Allô, docteurs 14:05 Un refuge pour les orangs-ou- tans : Une seconde chance 14:40 Un film, une histoire : Gla- diator 15:30 Fourchette et sac à dos : Des- tination Berlin 16:30 C à dire ?! 16:45 C dans l'air

TV5

12:30 Le journal de la RTBF 13:00 Des racines et des ailes :

Chefs-d'œuvre à restaurer, les se- crets des maîtres 14:45 Flash info 15:00 TV5 monde, le journal 15:30 Questions pour un champion 16:05 39/40 la guerre des images :

La drôle de guerre 17:00 TV5 monde, le journal 17:30 L'invité 17:40 T'es pas la seule ! : Le coucou 18:05 Les escapades de Petitrenaud :

Avignon 18:30 Tout le monde veut prendre sa place 19:30 Le journal de France 2 20:00 Judex 21:40 TV5 monde, le journal 21:50 Le journal de la TSR 22:20 L'homme à la tête de chou 23:40 TV5 monde, le journal - Afrique 00:00 La messe allemande de la schubertiade

L’aînédesFerchaux

La messe allemande de la schubertiade L’aînédesFerchaux Le jeune boxeur Michel Maudet, 25 ans, renonce à

Le jeune boxeur Michel Maudet, 25 ans, renonce à sa carrière et de- vient le secrétaire, chauffeur et garde du corps de Dieudonné Ferchaux, vieux monsieur de 70 ans, qu'un scandale oblige à quitter Paris pour les Etats-Unis. En Afrique, trente ans auparavant, Ferchaux a tué trois noirs. La prescription ne jouant pas, il doit abandonner la direction de sa banque. Michel décide de quitter son amie Lina et de suivre Ferchaux avec le projet secret de le dépouiller de sa fortune et de l'abandonner

ZahiaZiouani, 23:30 une chef d’orchestre entre Paris et Alger Réalisateur: Valérie Brégaint. La benjamine des
ZahiaZiouani,
23:30
une chef d’orchestre entre Paris et Alger
Réalisateur: Valérie Brégaint.
La benjamine des chefs françaises veut élargir les frontières de la musique
classique. Un portrait en mouvement (perpétuel). Née en France de parents algé-
riens et mélomanes, Zahia Ziouani, 32 ans, dirige le conservatoire de Stains, en
région parisienne, où elle a créé aussi, il y a un peu plus de dix ans, l'Orchestre
symphonique Divertimento, avec de jeunes musiciens du département - dont sa
sœur jumelle Fettouma, violoncelliste de talent. Elle est également, depuis trois
ans, chef invitée de l'Orchestre national d'Alger, qui se partage sous sa baguette
entre répertoire occidental classique et musique arabo-andalouse
19:50
19:50

Platane:

Lafois oùil aeuunaccident

Réalisateur: Eric Judor. Avec : Eric Judor (Eric), Jean-Baptiste Shelmer- dine (Logan), Arnaud Henriet (Arnaud), Hafid F. Be- namar (Flex), Toinette Laquière (Lana).

Après sa «rencontre» avec un platane et un an de coma, Éric découvre que Ramzy ne l'a pas at- tendu pour tourner «HP», la suite de «H». Dépité, il décide d'abandonner la comédie et de révolutionner le cinéma d'auteur en réalisant un film profond, avec du sens, de l'émotion

réalisant un film profond, avec du sens, de l'émotion 00:15 PrisonBreak: Association de malfaiteurs Réalisateur:

00:15

un film profond, avec du sens, de l'émotion 00:15 PrisonBreak: Association de malfaiteurs Réalisateur: Bobby

PrisonBreak:

Association de malfaiteurs

Réalisateur: Bobby Roth. Avec:Wentworth Miller (Michael Scofield), Do- minic Purcell (Lincoln Burrows), William Fichtner (Agent Alexander Mahone), Sarah Wayne Callies (Dr Sara Tancredi), Amaury Nolasco (Fernando Sucre).

Michael, Lincoln et Nika tombent sous la coupe de Bellick et de son associé, déterminés à exhumer le magot de Westmoreland et à toucher la rançon promise. Mais les choses ne se passent pas comme chacun l'avait prévu. Pendant ce temps, le FBI possède davantage d'informations sur les plans de Scofield. L'agent Kellerman piste l'infirmière Tancredi et Abruzzi, sorti de prison et pourtant de retour dans sa famille, ne peut s'empêcher d'assouvir sa vengeance à ses risques et périls

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Détente

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EL MOUDJAHID

Page animée par Mourad Bouchemla
Page animée par Mourad Bouchemla
Mots CROISES
Mots CROISES

Mots CROISES

Mots CROISES Nº 2888

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Mots CROISES Nº 2888
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Définitions

HORIZONTALEMENT I- Rappelle au théâtre - Arbre. II- Voleur. III- Bruit sec - Images saintes. IV- Roue à gorge - Pénétra. V- Dans une idée - Outil de labour. VI- Tel une mûle - Courant Rapide. VII- Assassinera. VIII- Une révolution - Corps étranger. IX- Lustrée - Lisière. X- Tremblotter.

VERTICALEMENT 1- Ce qu’on poursuit - Neuf. 2- Chamois - Marier 3- Lèche - En berne - Note . 4- En soirée - Hébétées. 5- Rebelle en tête - Recouverts d’étain. 6- Tranchant . 7- Retirons - A enfoncer. 8- Mettre à l’abri du besoin - Le beau. 9- Changer - La première. 10- Une copie - Répétition.

SOLUTION DES MOTS CROISES

 

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