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LA PROFESSION COMPTABLE AU MAGHREB

(Algérie – Libye - Maroc – Mauritanie – Tunisie)

La problématique consiste à situer l’état de la profession comptable dans


les cinq (5) pays du Maghreb, de relater brièvement les problèmes qui se
posent à chacune d’entre elles mais surtout d’insister sur les besoins
urgents relatifs au développement de cette profession. De là le plan
suivant nous semble approprié pour l’exposé.

I- ETAT DE LA PROFESSION :
1- Historique.
2- Textes fondamentaux régissant chacune des professions.
3- Effectifs.
4- Structuration et organisation

II- LA PROFESSION COMPTABLE SON ENVIRONNEMENT


INSTITUTIONNEL ET ECONOMIQUE :
1- la relation avec les institutions du pays. Le degré
« d’indépendance ».
2- la relation et le rôle au sein de l’économie

III- LES GRANDS PROBLEMES DONT SOUFFRE LA PROFESSION


COMPTABLE AU MAGHREB.
IV- LE PLAN D’ACTION (BESOINS).
1- La mondialisation et Formation
2- Organisation
3- Plan de Financement des actions

CONCLUSION : Il est évident que pour chacun des points ci-dessus


nous dresserons un diagnostic séparé de la profession dans chaque pays
du Maghreb, étant donnée la spécificité de chacune d’entre elles. Ceci
est d’autant plus vrai lorsque nous connaissons la particularité historique
de l’économie de chacun de nos pays, seulement nos besoins et attentes
revêtiront nécessairement une cohésion entre elles.
Le plan ci-dessus ainsi que la problématique ont été élaborés et transmis
aux organisations de chaque pays, avec l’Algérie seuls la Tunisie et la
Lybie nous ont communiqué certaines informations que nous avons
reproduit.
A- LA PROFESSION COMPTABLE EN ALGERIE

I- ETAT DE LA PROFESSION :

I-1- historique

Si nous devons retracer l’histoire de la profession algérienne, nous


situerons son évolution selon les cinq principales étapes suivantes :

• Avant l’indépendance : La profession était rattachée à la


profession de la métropole ( la France ). Phase pour laquelle
nous souhaiterions récupérer ses archives.

• Les lendemains de l’indépendance : durant cette phase de


l’histoire de l’Algérie, comme pour le cas de toutes les
institutions, le flou régnait mais la profession restait toujours
régie par les textes relevant des accords d’Evian et de la loi
fondamentale.

• La période allant de 1971 à 1992 : cette période a vu


l’institution d’un Conseil Supérieur de la Technique Comptable
(C.S.T.C), organe agissant sous la tutelle du Ministère des
Finances.

• La période1992 à 2002 : A l’instar des autres pays, l’Algérie


avait observé l’ère de la création de l’Ordre National des Experts
Comptables des Commissaires aux Comptes et des Comptables
agréés, élu par les professionnels de la comptabilité, ce conseil
National marqua le début de l’exercice libéral de la profession.

• A partir de la fin 2002 : l’institution de la décentralisation et


l’élection de conseils régionaux. Cette période a été marquée par
des turbulences qui ont failli mettre un terme au caractère libéral
de la profession. Ces turbulences dont les causes essentielles ont
été la politisation de l’institution, la juxtaposition des trois
catégories professionnelles et la démarche de la décentralisation.
I-2-Les Textes fondamentaux régissant chacune des Catégories.

La profession comptable en Algérie est régie par divers textes réglementaires et


pour chaque catégories professionnelles, qui peuvent être relatés comme suit :

I-2-1- L’Ordonnance n°71-82 du 29 décembre 1971 portant organisation de


la profession comptable et d’expert comptable

Cette ordonnance, ne concerne que les catégories d’experts comptables et


des comptables agréés.

Par ailleurs, elle a institué un Conseil Supérieur de la Technique


Comptable (CSTC) placé sous la tutelle du Ministère des Finances. Ce
Conseil avait pour objet d’élaborer le Plan Comptable National (PCN) et
d’assurer l’organisation de la profession comptable.

En ce qui concerne la profession de commissaire aux comptes, elle a été


confiée à l’inspection générale des finances, Direction rattachée au
Ministère des Finances.

I-2-2- Ordonnance n°75-25 du 29 avril 1975 portant plan comptable


national

Cette ordonnance a été adoptée dans un environnement économique


administré, à cet effet elle a défini les règles applicables pour
l’établissement et la présentation des comptes sociaux, une nomenclature
des comptes et les règles d’évaluation et de fonctionnement des comptes.

I-2-3- Loi n° 91-08 du 27 avril 1991 relative à la profession d’expert


comptable de commissaire aux comptes et de comptable agrée

Suite au nouveau environnement économique, notamment en matière


d’orientation sur les Entreprise Publique Economique (EPE), et la
nécessite d’en adopter les instruments juridiques et en particulier les lois
relatives à la monnaie et au crédit et au code de commerce, le législateur
algérien à promulgué cette loi qui détermine les conditions et les
modalités d’exercice de la profession d’expert comptable, de commissaire
aux comptes et de comptable agrée, pour les sociétés commerciales.
Toutefois la loi 91-08 se caractérise par rapport à la précédente par les éléments
ci-après :

• L’organisation de la profession est assurée par la création d’un organe


professionnel intitule « Ordre national des experts comptables, des
commissaires aux comptes et comptables agrées », administré par un
conseil, dont le but est de veiller à l’organisation et au bon exercice de la
profession et de défendre l’honneur et l’indépendance de ses membres,
ainsi que la représentation des intérêts de la profession à l’égard des tiers.

• Regroupement au sein de cet organe, de trois corps professionnels, à


savoir les experts comptables, les commissaires aux comptes et les
comptables agrées, qui sont définis au sens de la présente loi comme
suit :

-l’expert comptable

« Toute personne qui, en son propre nom et sous sa responsabilité, fait


habituelle d’organiser, de vérifier, de redresser et d’analyser les
comptabilités et les comptes de toute nature des entreprises et sociétés
commerciales ou de sociétés civiles, dans les cas légalement prescrits par
la loi et qui le chargent de cette mission à titre contractuel d’expertise
et/ou audit...

Il peut être habilite, à exercer la fonction de commissaire aux comptes et à


attester à ce titre de la sincérité et la régularité des comptabilité et des
comptes... » Art 19

Toutefois, l’exercice de cette profession est conditionné, par l’obtention


du titre de l’expert comptable délivré par les institutions d’enseignement
supérieur et de l’inscription au tableau de l’ordre, suivant l’esprit de
l’article 20.

- Le Commissaire aux comptes

est commissaire aux comptes, toute personne qui en son nom propre et
sous sa propre responsabilité, fait profession habituelle d’attester de la
sincérité et de la régularité des comptes de société et des organismes
prévus par la réglementation
L’exercice de cette profession est soumis à certaines conditions telles
que :

* Etre titulaire d’un diplôme d’enseignement supérieur ou des


hautes études commerciales dans les domaines des finances et de la
comptabilité
* Avoir une expérience professionnelle de 10 ans, et un stage
pratique dans le domaine.

- Le Comptable agréé

Est considéré comptable agréé, le professionnel qui, en son nom propre et


sous sa responsabilité, fait profession habituelle de tenir, centraliser,
ouvrir, arrêter et surveiller les comptabilités et les comptes des entreprises
et organismes qui font appel à son service, ainsi l’établissement de toutes
les déclaration fiscales, sociales et administratives relatives aux travaux
comptables.

I-2-4- Décret exécutif n°92-20 du 13 janvier 1992

Fixant la composition et précisant les attributions et les règles de


fonctionnement du conseil de l’ordre national des experts comptables,
commissaires aux comptes et comptables agréés.

Le présent décret fixe la composition du conseil de l’ordre qui est de neuf (9)
membre élus par l’assemblée générale, des professionnels, à concurrence de
trois (03) membre par corps professionnel, et pour une durée de quatre (04)
ans, rééligible à l’expiration du mandat.

I-2-5- Arrêté du 07 novembre 1994 relatif au barème des honoraires des


commissaires aux comptes

Cet arrêté fixe le régime de rémunération applicable aux commissaires aux


comptes dans le cadre des missions courantes prévues par la réglementation,
de ce fait la rémunération est perçue selon un barème.

I-2-6- décret exécutif n°96-136 du 15 avril 1996 portant code de


déontologie de la profession d’expert comptable, commissaire aux
comptes et comptable agréé.

Ce décret fixe les règles d’éthique professionnelle applicables aux membres


de l’ordre national, notamment en matière des obligations et des droits du
professionnel ainsi les cas d’incompatibilités et actes publicitaires.
I-2-7- décret exécutif n°96-318 du 25 septembre 1996 portant création et
organisation du Conseil National de la Comptabilité (CNC)

Il s’agit de la création d’un organe consultatif auprès du ministère chargé des


finances à caractère interministériel et interprofessionnel ayant pour mission
la coordination et la synthèse dans le domaine de la recherche et de la
normalisation comptable et des applications y afférentes.

la représentation de la profession au sein de cet organe est de six (6)


membres désignés par la Conseil de l’Ordre National.

I-2-8- décret exécutif n°96-431 du 30 novembre 1996 portant désignation de


commissaire aux comptes

Ce décret fixe les modalités de désignation du ou des commissaires aux


comptes auprès des établissements publics à caractère industriel et
commercial, des centre de recherche et de développement, des organismes
des assurances sociales, des offices publics à caractère commercial et des
entreprises publiques non autonomes.

I-2-9- Décret exécutif n°97-457 du 1er décembre 1997 portant application de


l’article 11 de la loi n°91-08 du 27 avril 1991 relative à la profession
d’expert comptable, de commissaire aux comptes et de comptable
agréé.

Ce décret a pour objet de fixer les modalités d’application de la


publication par l’ordre des critères d’appréciation des titres et diplômes
ouvrant l’accès à l’exercice de la profession.

I-2-10- décret n°97-458 du 1er décembre 1997 modifiant et complétant le


décret exécutif n°92-20 du 13 janvier 1992 fixant la composition et
précisant les attributions et les règles de fonctionnement du Conseil
de l’Ordre National.

La modification dans ce décret, se rapporte au rajout d’un représentant des


pouvoirs publics, au sein du conseil. Il est désigné par le Ministre chargé
des finances. Ce texte précise également les conditions de éligibilité du
conseil à l’expiration du mandat.
I-2-11- Arrêté du 28 mars 1998 portant modalités de publication des
critère d’appréciation des titres et diplômes ouvrant accès à la
profession d’expert comptable, de commissaire aux comptes et de
comptables agrée.

Il est créé sous l’égide du conseil de l’ordre national une commission ad


hoc chargée de définir les critères d’appréciation des titres et diplômes
ainsi que les conditions d’expérience professionnelle dans les domaines
comptables et financiers ouvrant droit à l’exercice de la profession.

I-2-12- Décision du 24 mars 1999 portant approbation des titres et


diplômes ainsi que des conditions d’expérience professionnelle
ouvrant accès à l’exercice de la profession.

En application de la proposition de la commission ad hoc prévue par


l’arrête du 28 mars 1998 cité ci-dessus, la pressente décision a pour objet
l’approbation des critères d’appréciation des titres et diplômes ainsi que
les conditions d’expérience professionnelle dans les domaines comptable
et financier ouvrant droit à l’exercice de la profession d’expert-comptable,
de commissaire aux comptes et de comptable agrée.

I-2-13- Décret exécutif n°01-351 du 10 novembre 2001 portant application de


la proposition prévue par la loi de finance pour 2001 relatif aux
modalités de contrôle de l’utilisation des subventions de l’état ou des
collectivités locales aux associations.

Ce décret vient d’instaurer le contrôle légal, à l’ensemble des associations


bénéficiants des subventions de l’Etat ou des Collectivités Locales.

I-2-14- Décret exécutif n°01-421 du 20 décembre 2001, modifiant et


complétant le décret exécutif n°92-20 du 13 janvier 1992

Le présent décret a pour objet de modifier et compléter la composition du


conseil de l’ordre, qui a été ramené à (13) membres et prévoit
l’installation des conseils régionaux, et leur règlement intérieur adopté par
le congrès national.

I-2-15- Décision n°103/SPM/94 relative aux diligences professionnelles


du commissaire aux comptes.
I-3-Les Effectifs.

La profession algérienne, connaît une croissance rapide dans ses effectifs


en raison du développement qui connaît le secteur privé mais surtout par la
disponibilité au niveau des toutes les universités et instituts repartis sur le
territoire national, des filières financières et comptables.

Avec un nombre dépassant les Onze mille 11000 professionnels, Les


effectifs estimés se repartissent comme suit :

Catégorie Professionnels Professionnels Stagiaires Total


professionnelle agréés agréés
installés non installés

Experts comptables 800 200 1 000


Commissaires aux comptes 2 500 1 000 3 500
Comptables agréés
1 800 200 2 000
Stagiaires finalistes
2 150 2 150
Stagiaires en cours
2 675 2 675

TOTAUX 5 100 1 400 4 825 11 325

I-4- Organisation et Structuration de la profession

Au sens de la réglementation évoquée précédemment la profession comptable


algérienne est une profession libérale puisque dirigée par des professionnels
membres de l’ordre élus par leur pairs.

Le conseil ainsi élu à pour charge de diriger, protéger, et de fendre les intérêts de
la profession et des professionnels, le représentant des pouvoirs publics au sein
de ce conseil, n'est qu’un simple observateur.

La profession comptable algérienne est organisée :

• Un conseil national qui encadre l’ensemble des conseils régionaux, et qui


est en somme le conseil supérieur. Ce conseil est compose de (13)
membres dont le représentant des pouvoirs publics.
• Quatre (4) conseils régionaux, repartis sur le territoire national en

- Conseil régional CENTRE dont le siège est à ALGER


- Conseil régional SUD dont le siège est à OUARGLA
- Conseil régional EST dont le siège est à ANNABA
- Conseil régional OUEST dont le siège est à ORAN

II - LA PROFESSION COMPTABLE SON ENVIRONNEMENT


INSTITUTIONNEL ET ECONOMIQUE

II-1- La relation avec les institutions du pays et le


degré «d’indépendance».

Au sens de la loi actuelle la profession comptable algérienne dispose d’une


grande autonomie. Au cours de son histoire, elle a fait l’objet de plusieurs
tentatives de récupération par l’administration mais compte tenu de la loi
fondamentale, ces tentatives ont toutes échouées. Les deux tentatives en date
sont :

• l’instauration d’une commission administrative en février 2003.


• Un avant projet de loi mettant la profession sous la tutelle du CNC en
mai 2005.

Ces deux tentatives ont été sapées par l’action énergique des élus, la vigilance
des professionnels et la solidarité de certaines personnalités politiques. En tout
cas une action médiatique d'envergure avait été menée en la circonstance.
Cependant la profession a toujours servi l’économie et offert à l’administration
les meilleurs consultants.

II-2 - La relation et le rôle au sein de l’économie

A chacun des stades de l’histoire économique contemporaine de l’Algérie, la


profession comptable a été sollicitée et a joué ainsi un rôle important,
notamment dans :

• l’assainissement comptable des entreprises publiques dites socialistes


• la participation dans la conception, le développement et la vulgarisation
du Plan Comptable National
• la conception des textes de fonctionnements des entreprises et des
nouveaux fonds de participations, suivants les premières réformes
économiques …
• la création des holdings publics et par conséquent la liquidation des fonds
de participation de l’état.
• La création des Sociétés de Gestion des Participation de l’Etat (SGPà et
par conséquent la liquidation des Holdings Publics.
• La politique de privatisation des Entreprises Publiques économiques
• La conception du nouveau référentiel comptable aux normes
internationales.
• Le contrôle légal des entreprises, établissements publics à caractère
commercial et administratif, associations et des sociétés commerciales.

III - LES GRANDS PROBLEMES DONT SOUFFRE LA PROFESSION


COMPTABLE ALGERIENNE.

L’objectif essentiel de tous nos professionnels, est de s’entendre sur une


conception commune de la profession et être fiers d’appartenir à celle-ci et de
s’identifier à elle.
Malheureusement, nous n’avons pas élaboré un programme continu, pour
promouvoir son image de marque et pour mettre en exergue les potentialités du
professionnel.
La profession comptable en Algérie souffre de quatre (04) problèmes structurels
suivants :

III–1- La Mise à niveau :

Compte tenu de l’existence sur le plan organisationnel des trois catégories


professionnels (expert comptable, commissaire aux comptes et comptable agrée)
au sein d’un seul ordre, les ambitions des professionnels des catégories dite
« basses » (comptable agrée et commissaire aux compte), rendent cette
Institution déstabilisée.

Il est donc impératif de mener une politique d’unification tendant à éliminer les
catégories dite basses et d’entreprendre en conséquence la mise à niveau
nécessaire.
Des actions menées (qui, par ailleurs, ont été toujours de grande envergure) sont
caractérisées par l’absence de continuité et de programmation, afin de pallier à
ces insuffisances.
Une action de mise à niveau des professionnels s’est fixée la stratégie ci-après :
1- Elaboration d’une étude sommaire inventaire de la situation actuelle de
nos cabinets et ce, en se basant, sur un questionnaire annuel ;
2- Préparation d’un programme à court et moyen terme, d’actions de
solidarité et d’assistance aux confrères en difficulté ;
3- Au-delà du code de déontologie, l’engagement d’une réflexion sur les
valeurs fondamentales qui nous guideront dans nos rapports entre
confrères et avec notre profession. Ces valeurs s’articuleront autour des
axes suivants :
- Rapports d’excellence;
- Travail associatif ;
- Partage ...
4- Proposition de la participation de certains membres (à cibler en
fonction de leurs compétences) aux travaux des commissions en
particulier et de l’Ordre en général.

5-Réorganisation des commissions, dans le cadre de la refonte du


règlement intérieur, de manière à les rendre plus efficaces.

6 - La mise à niveau des cabinets par rapport aux technologies de


l’information et des communications.
7 - Souscrire au label de certification international “Web Trust” des sites
de commerce électronique.
8- Développer une norme relative à l’intervention des experts comptables
en matière de certification Web Trust.

III–2- La formation des stagiaires,

Notre profession semble peu attractive aux stagiaires de la filière et cela


surtout lorsqu’ils se retrouvent confrontés au refus de leur prise en charge, il
y a lieu de souligner les insuffisances suivantes :

- L’encadrement des stagiaires. La nombre insuffisant d’experts


comptables susceptibles d’encadrer et d’accueillir dans leur cabinet
les stagiaires, constitue un premier obstacle.

- L’organisation des examens professionnels. Les pouvoirs publics ne


semblent pas être attentifs à l’organisation périodique de l’examen
Final de l’expertise comptable.
Afin de palier à cela nous nous proposons les actions urgentes ci-après :

1 - Lancer une action de formation complémentaire qui permettra de


combler les insuffisances en matière d’encadrement des stagiaires en
multipliant des journées porte ouverte à l’adresse non seulement de
nouveaux bacheliers, licenciés et de nos stagiaires mais aussi à l’adresse
d’autres étudiants de filières scientifique, littéraire ou autres.

2 - La mise en œuvre de la réforme de l’enseignement supérieur de la


comptabilité et du diplôme d’expert comptable en faveur d’une plus
grande ouverture sur les filières non comptables.

3 - Détermination de nouvelles caractéristiques pour les milieux où le


stage devrait être effectué quand le stage est fait hors cabinet. Définir les
exigences de stage de manière à ne pas le focaliser sur les seuls travaux
d’expertise comptable classique et de commissariat aux comptes.

4 - Trouver la formule adaptée pour inciter les pouvoirs publics à


l’organisation périodique des examens professionnels

III–3- La Mondialisation et la formation aux normes internationales :

Notre profession doit dans sa façon d’aborder chaque question, se focaliser dans
un contexte international et y chercher de l’appui.
La mondialisation et la libéralisation de notre profession, sont l’un des
phénomènes économiques les plus importants qui touchent notre corps pour les
années à venir.
Nous devrions définir les stratégies qui nous permettront de faire face à un
environnement économique mondial en pleine mutation.
Cependant, un des objectifs à atteindre, est de s’assurer que les professionnels
Algériens puissent maximiser la compétitivité de nos entreprises sur le marché
mondial pour ce faire la stratégie à suivre se définit de la manière suivante :
1 - Se doter des moyens nécessaires pour affronter la concurrence des
professionnels étrangers dans un contexte d’ouverture;
2 - Adhérer au programme de formation de l’IFAC dans le but de se faire
accréditer par cette institution en tant qu’expert comptable international.
3 - Profiter de la mondialisation pour en faire un vecteur de croissance de
nos cabinets par rapport aux confrères étrangers ;
4 - Encourager l’émergence de coopérations stratégiques entre
professionnels Algériens et étrangers.
5 - Formation des experts comptables aux normes internationales et aux
normes d’audit et de diffusion de l’information sur les évolutions
prévisibles.
6 - Formation des professionnels inscrits au tableau de l’ordre aux
nouvelles techniques de financement et aux mécanismes d’accès au
marché financier.
7 - Mise en place d’un comité de liaison constitué par des professionnels
et des représentants des ministères permettant l’élaboration du projet de
prospectus type et des normes pour les rapports financiers.
8 - Etendre les missions d’assurance à d’autres domaines que celui de
vérification des états financiers (autres informations financières,
informations non financières, systèmes et procédures, direction et gestion
etc.) et ce, dans le but de mieux répondre aux besoins du marché.

III–4- Réhabilitation de la structure de gestion de l’institution.

Il s’agit de doter l’institution centrale et ses démembrements (Régions) en


systèmes informatiques, en outils de gestion, en bibliothèques, en moyens et
éventuellement en infrastructures pour la formation.

Il y a certes des problèmes que nous considérons conjoncturels qui nécessitent


une prise en considération tels que par exemple :
• la confusion par les magistrats Algériens de la mission d’audit et
celle de gestionnaire.
• La territorialité des normes comptables, d'audit et de diligences
professionnelles internationales, avec leur relation notamment de la
Magistrature.
• La traduction des Normes internationales…

IV – LES BESOINS DE LA PROFESSION COMPTABLE ALGERIENNE

Les besoins nécessaires à la réhabilitation de la profession algérienne


peuvent être inscrits en fonction des problème aux quelles, elle est
confrontée. Ainsi les besoins financiers pour les quatre (4) années sont
évalués comme suit :
En Milliers de DA
Désignation 2007 2008 2009 2010 Total

1. Mise à niveau 210.000 230.000 250.000 280.000 970.000

2. Formation stagiaires 150.000 160.000 180.000 200.000 690.000

3. formation aux normes 300.000 330.000 360.000 400.000 1.390.000


internationales

4. Réhabilitation 120.000 130.000 140.000 160.000 550.000


de l’institution

TOTAUX 780.000 850.000 930.000 1.040.000 3.600.000

Le coût global de ces actions exprimé en US $ pour les quatre années est de
45.000.000 US $. Soit en moyenne 10.000.000 US $ par an.

Compte tenu de la spécificité des problèmes qui gravitent autour de la question


de la formation, notre ambition est de se consacrer à la mise sur pied d’un
institut de formation de l’expert comptable. Ce qui nous fera économiser
certaines charges et permettra de perpétuer l’action de formation.

CONCLUSION GENERALE
Les professionnels Algériens, œuvrent à être associés et consultés au sujet des
grands dossiers nationaux afin de créer une position de devenir des conseillers
privilégiés des autorités en matière de politiques et de stratégies économiques du
pays, pour ce faire nous optons pour la stratégie suivante :
1 - Devenir une source d’enrichissement et d’inspiration des débats sur les
grands dossiers qui préoccupent la nation ;
2 - Relancer la participation et la représentation de la profession dans les
différentes commissions de réflexion ;
3 – Mise en place des mécanismes permettant de commenter et d’exprimer
le point de vue de la profession au sujet des grands dossiers de la Nation;
4 - Donner une grande visibilité à la profession à travers la participation à
des dossiers de presse ou des publications par les membres sur les sujets
d’actualité ;
5 - Organiser des journées / congrès / manifestations sur des thèmes
intéressant la politique économique : fiscalité, financement,
investissement, développement du commerce et des échanges, etc.
6 - Entreprendre des actions de soutien aux politiques économiques et
sociales du pays de la manière suivante:
- Appui à l’investissement par la publication de brochures et
prospectus ;
- Création d’une cellule d’aide à l’investisseur afin de résoudre
les situations de blocage auxquelles ils pourraient être
confrontés ;
- Sensibiliser les professionnels à identifier les opportunités
d’investissement sur le territoire National en tant que meilleur choix pour
investir ;
- Participer à l’effort national de mise à niveau des entreprises ;
- La Vulgarisation des nouvelles législations, etc.

Par le passé, la profession comptable algérienne a joué un rôle non


négligeable dans le développement économique et social de l’économie et
des institutions économiques. Contrairement à sa contribution, elle n’a pas
reçu en contrepartie ni l’assistance, ni le concours nécessaire à son
épanouissement et à la protection et la formation des professionnels.

Compte tenu de la spécificité des problèmes qui gravitent le plus souvent


autour de la question de la formation, notre ambition est de se consacrer à
la mise sur pied d’un institut de formation de l’expert comptable. Ce qui
nous fera économiser certaines charges et permettra de perpétuer l’action
de formation. Mais nous rendrons là un très grand et historique service à la
profession algérienne.
B/ LA PROFESSION COMPTABLE EN TUNISIE

Présentation de la profession

L’Ordre des Experts Comptables de Tunisie ( OECT) est un organisme


professionnel créé en 1983 doté de la personnalité civile groupant les
professionnels habilités à exercer la profession d’expert comptable.
L’OECT regroupe à la fois les Experts Comptables et les Commissaires aux
Comptes.
L’OECT compte environ 500 membres experts comptables, 136 sociétés
d’expertise comptable et 607 experts comptables stagiaires.

L’Ordre est administré par un Conseil dont le siège est à Tunis au 95 Av Mohamed
V.
Il est placé sous la tutelle du Ministère des Finances.
Le Ministère des Finances est représenté, auprès de l’Ordre, par un Commissaire
du Gouvernement nommé par arrêté.
Il existe un Conseil Régional regroupant les membres de la région du Centre et du
Sud.

L’Ordre a pour mission :

 D’assurer le fonctionnement normal de la profession d’expert comptable,


 D’œuvrer à faire respecter les règles et obligations de la profession,
 De défendre l’honneur et l’indépendance de la profession.

Structure du Conseil

 Le Conseil de L’Ordre comprend dix membres élus par l’assemblée


générale pour une période de trois ans
 Le Conseil de L’Ordre élit parmi ses membres un bureau composé d’un
Président, d’un Secrétaire Général et d’un Trésorier.
 Le Conseil élit parmi ses membres les Présidents des Commissions et
Comités institués au sein de l’Ordre

Composition du Conseil actuelle de l’Ordre :


- Salah DHIBI : Président
- Jamel SASSI : 1er Vice Président
- Abderraouf GHORBEL: 2ème Vice Président
- Taoufik AYADI : 3ème Vice Président
- Sami KARMA : Secrétaire Général
- Nabil ABDELLATIF: Secrétaire Général Adjoint
- Fattouma BEN KHEDHER EP GHARSALLI : Trésorière
- Mohamed Faouzi BEN CHAABANE: Membre
- M’hamed HAMZAOUI : Membre
- Mohamed Salah KEFI : Membre
L’exercice de la profession d’expertise comptable en
Tunisie est régi par des textes juridiques ayant trait
notamment :

 A l’organisation de la profession et les modalités de fonctionnement de


l’Ordre, ( loi 88/108 du 18/8/88 & décret 89/541 du 25/5/89).
 Au Règlement Intérieur de l’Ordre (arrêté du 26/7/91).
 Aux devoirs professionnels, (arrêté du 26/7/91).
 A la révision des comptes des entreprises publiques, (décret 87/529 du
1/4/87).
 Au barème des honoraires (arrêté du 12/10/84).

Les commissions , comités et chambre :

 Chambre de Discipline
 Commission de Contrôle
 Commission de Développement de la Profession
 Commission de la Formation et des Stages
 Commission des Normes
 Commission Juridique
 Commission du Tableau
 Commission de Conciliation & Arbitrage
 Comité d’éthique & Déontologie
 Comité de Sauvegarde de la Profession
 COLTO (Comité de Liaison Tutelle/Ordre)
 COLJO (Comité de Liaison Justice/Ordre)
 COLPMO (Comité de Liaison Premier Ministère/Ordre)

•Chambre de Discipline

Elle est composée de :

- Un Juge désigné par le Ministère de la Justice, Président


- Le Commissaire du Gouvernement représentant le Ministre des Finances,
- Trois membres Titulaires représentants le Ministère des Finances,
- Trois membres de l’Ordre élus au scrutin secret par l’assemblée générale

A pour Rôle essentiel de :

 Sanctionner les infractions à la réglementation professionnelle et au


règlement intérieur de l'Ordre et, en général, toute infraction à l'une
quelconque des règles de l'Ordre.

 Statuer sur les recours relatifs à l'inscription au tableau de l'Ordre ainsi que
ceux émanant du Conseil de l'Ordre, du Ministère des finances, du
commissaire du gouvernement, de la commission de contrôle, d'un
membre de l'Ordre et de tout tiers intéressé.
•Commission de Contrôle

Elle est composée de :

- Trois membres titulaires représentants le Ministre des Finances, dont l’un


assure la Présidence,
- Le Commissaire du Gouvernement représentant le Ministre des Finances,
- Trois membres de l’Ordre élus au scrutin secret par l’assemblée générale
en qualité de titulaire,

A pour Rôle essentiel de :

 Veiller à l'application des obligations d'indépendance et de diligence


professionnelle à la charge des membres de l'Ordre.

•Commission de Développement de la Profession

A pour Rôle essentiel de :

 Identifier les actions pour la promotion et le développement de la


profession et de veiller à leur mise en oeuvre.

•Commission de la Formation et des Stages

A pour Rôle essentiel de :

 Harmoniser les domaines de normalisation,


 Affecter des contrôleurs de stages aux stagiaires,
 Examiner les rapports de stages et de valider les périodes y afférentes,
 Organiser des actions de formation à l'attention des stagiaires.

•Commission des Normes

A pour Rôle essentiel de :

 Identifier les domaines de normalisation,


 Préparer des projets de normes,
 Entreprendre des Actions afin de promouvoir l'application des normes.

•Commission Juridique

A pour Rôle essentiel de :


 Donner un avis juridique sur des situations nécessitant l'interprétation
des textes réglementaires.

•Commission du Tableau

A pour Rôle essentiel de :

 Vérifier si les conditions pour l'inscription au tableau de l'Ordre des


experts comptables sont remplies conformément aux dispositions
réglementaires,

 Statuer sur les demandes d'inscription, de suspension et de radiation et


de les soumettre à l'approbation du conseil,

 Arrêter annuellement le tableau de l'Ordre et de le proposer au conseil


pour approbation

Représentations de L’Ordre

•A l’échelle Nationale :

Notre profession est représentée notamment :

 Au Conseil Économique et Social


 Au Conseil National de l’investissement extérieur et de la
coopération internationale
 Au Conseil National de la coopération technique
 Au Conseil National de la Comptabilité
 Aux Conseils Scientifiques des Universités de gestion de Tunis
 A la Commission consultative auprès du Ministère des Finances
 Au Centre de Conciliation et d’Arbitrage
 Au Conseil du Marché Financier

•A l’échelle Internationale :

 L’Ordre des Experts Comptables de Tunisie est en fait représenté au sein


de maintes organisations internationales dont notamment :
 The International Federation of Accountants (IFAC),
 La Fédération Internationale des Experts Comptables Francophones
(FIDEF),
 The International Accounting Standards Board (IASB),
 L’Union Générale des Experts et Réviseurs Arabes (UGERA),
 Le Groupe Intergouvernemental des Nations Unies.
 La fédération méditerranéenne des experts comptables
C/ LA PROFESSION COMPTABLE EN LYBIE

L’organisation de la profession en Libye est assurée par un organe professionnel crée en 1973
intitulé « syndicat général des comptables et auditeurs libyens », doté de la personnalité civile
groupant les professionnels habilités à exercer la profession d’expert comptable.

Le syndicat regroupe à la fois les experts comptables et les auditeurs

Le syndicat est administré par un conseil dont le siège est à tripoli.

Mission su syndicat :

• Assurer le fonctionnement normal de la profession d’expert comptable


• Œuvrer à faire respecter les règles et obligations de la profession
• Défendre l’honneur et indépendance de la profession

Structure du conseil :

• Le conseil du syndicat comprend huit membres élus par l’assemblée générale pour
une période d’une année renouvelable trois ans
• Le conseil du syndicat élit parmi ses membres un bureau composé d’un président,
d’un secrétaire général et d’un trésorier.
• Le conseil élit parmi ses membres les présidents des commissions et comités institués
au sein du syndicat.

L’exercice de la profession d’expertise comptable en Libye est régie par les textes
juridiques ayant trait notamment :

• L’organisation de la profession comptable en Libye est régie par la loi 116/73 du


18/08/88 et décret 89/541 du 25/05/89.

L’organisation de la profession comptable en libye


Le conseil a précédé à l’examen du projet de texte relatif à l’organisation de la profession de
comptable. le conseil a communiqué à la tutelle ses observations au sujet de ce projet dont les
principales ont touché :

• Le niveau du diplôme requis pour l’inscription qui doit se limiter à la maîtrise en


sciences comptables, commerciales, financière ou de gestion
• Le stage professionnel de 02 ans qui doit être effectué soit auprès d’un membre de
l’association des comptables
• La nécessite d’appliquer le barème des honoraires aux commissariats aux comptes
réalisés par les membres de l’association des comptables
• Les mesures transitoires qui doivent prévoir l’organisation des comptables
• Les mesures transitoires qui doivent prévoir l’organisation d’un coucous, pour ceux
qui n’ont pas de diplôme et moins de 10 ans d’expérience et ceux qui ont un diplôme
en comptabilité mais qui ont une expérience inférieure à 05 ans

La commission des normes professionnalise

La commission des normes a signé un accord cadre avec des chercheurs professionnels pour
la réalisation des travaux de recherche en matière de normalisation comptable et d’audit. ces
recherches constitueront la cheville ouvrière de la commission et conduiront pour son compte
et sous sa supervision, les travaux de réflexion, de recherche et de vulgarisation liés aux
différents domaines d’intervention de la profession.