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Chapitre 19 : La gestion de portefeuille

Tous les produits financiers entrent dans la constitution d’un portefeuille que
peuvent posséder des épargnants. Ceux qui s’engagent sur ce terrain doivent savoir
que ce n’est pas exempt de risques car détenir des produits financiers signifie
chercher la rentabilité voir une grande rentabilité mais sans la sécurité. Les chargés
de clientèle vont donc avoir un devoir de conseil. De ce fait, on va promouvoir notre
propre gamme d’OPCVM. Depuis 1984, il y a eu la dématérialisation des titres avec
l’inscription en compte mais il existe plusieurs types de gestion de portefeuille.

I) La gestion individuelle

Dans ce cas, le titulaire du compte titre gère lui-même son portefeuille ;


juridiquement il est le seul décideur. Dans cette gestion individuelle, il y a deux types
de compte :
- le compte de dépôt de titres ordinaires (CTO) pour tous types de valeurs
mobilières
- le PEA (pour les titres éligibles).

Cela nécessite pour le client d’y consacrer beaucoup de temps, de se tenir informer
régulièrement sur ses investissements et sur le marché pour qu’il sache en
permanence les valeurs mobilières qu’il doit conserver, qu’il doit vendre, qu’il doit
prévoir d’acheter. Cette gestion demande des connaissances économiques
importantes.

II) Le mandat de gestion

La démarche du titulaire du portefeuille est différente car il va confier la gestion du


portefeuille à un professionnel d’un établissement financier ou d’une société de
courtage qui va devoir agir au mieux des intérêts de son client. Le titulaire et le
gestionnaire vont définir une stratégie de gestion, ensuite le professionnel agira au
nom de cette stratégie. Les banques proposent plusieurs offres de stratégie de
gestion, en général au nombre de trois :
- stratégie de prudence : elle est équilibrée, « en bon père de famille » et va
complètement exclure l’aspect spéculatif. Cela valorise le capital de portefeuille en
matière d’action et favorise les revenus en matière d’obligation (peu d’actions,
beaucoup d’obligations et quelques OPCVM)
- stratégie dynamique : elle va rechercher une valorisation performante du capital
en introduisant un peu de spéculatif, un pourcentage plus important en action au
détriment du pourcentage de revenus donc obligataire ainsi qu’une enveloppe
d’OPCVM profilées (dit dynamique aussi)
- stratégie offensive : elle va rechercher une valorisation super performante du
capital avec beaucoup de spéculation en privilégiant au maximum les actions, en
écartant la recherche de revenus et les OPCVM et en recourant légèrement au
MATIF et surtout au MONEP.

Les professionnels de la gestion privée ont des obligations en tant que gestionnaire
c’est à dire qu’ils doivent mettre en œuvre tous les moyens possibles pour valoriser
les fonds dans le cadre de l’objectif défini lors de la conclusion du mandat. Ils doivent
informer régulièrement leur client de la performance du portefeuille. Malgré ces
obligations, la gestion du portefeuille n’est pas sans risque donc les professionnels
ont une obligation de moyens mais pas de résultats.
Comme tous les services, il a un coût, il est rémunéré par des frais de gestion
(différents des frais de conservation des titres / frais de garde).
Les intermédiaires financiers en commercialisant ce service ont pour objectif de
répondre aux attentes des clients et de ce fait fidéliser les clients en les rendant les
plus captifs possibles.

III) La gestion au sein d’un club d’investissement

Il se compose de personnes qui vont ensemble décider de constituer et de gérer un


portefeuille de valeurs mobilières avec une optique première de découverte mais
également une optique de perfectionnement de découverte dans le milieu financier
(ce ne sont pas des spécialistes). On peut apparenter ce club à une école de la bourse.
Il est constitué sous le régime de l’indivision volontaire des membres et ce régime va
permettre à un membre de se retirer du club sans entraver le bon fonctionnement du
club mais aussi l’accueil d’un nouveau membre. Il peut accueillir 5 membres
minimum et 20 membres maximum. Il est constitué au départ pour 5 ans
reconductible une fois. Le versement initial est plafonné à 460€ par foyer fiscal. Les
versements en cours sont possibles chaque mois fixé par les statuts du club et ne
peuvent pas être inférieur à 10€ et supérieur à 460€. Les statuts types existent et
prévoient une réunion mensuelle et comme toute association il prévoit la
constitution d’un bureau composé d’un président (qui représente le club), d’un
trésorier (qui tient et suit les comptes) et d’un secrétaire (qui rédige les procès
verbaux des réunions et d’envoyer les convocations…). La réunion sert à décider
entre les membres les investissements qu’ils vont réaliser en valeurs mobilières.
L’administration fiscale a retenu pour tous les clubs d’investissement la transparence
fiscale c’est à dire qu’elle va reporter la charge de l’investissement directement sur
chaque membre du club ; pour les revenus, selon la quote part de chaque adhérent ;
pour les plus-values, elles sont exonérées sauf celles réalisées par un membre sortant
et celles déterminées par la dissolution du club qui vont être taxées au taux habituel.
L’investisseur peut se retirer à tout moment s’il ressent le besoin de liquidités.
Il n’y a pas beaucoup de club d’investissement, c’est la confrontation de personnes
différentes pour prendre des risques calculés. Il y a aussi un aspect ludique mais pas
forcément un aspect spéculatif.