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9 Choual 1432 - Mercredi 7 Septembre 2011 - N°14300 Nouvelle série - www.elmoudjahid.com - ISSN 1111-0287

Nouvelle série - www.elmoudjahid.com - ISSN 1111-0287 LA REVOLUTION PAR LE PEUPLE ET POUR LE PEUPLE

LA REVOLUTION PAR LE PEUPLE ET POUR LE PEUPLE

DÉVELOPPEMENT ET LUTTE CONTRE LE TERRORISME DANS LA RÉGION DU SAHEL

POUR UNE LARGE ADHÉSION DANIEL BENJAMIN : M. OUYAHIA À PROPOS DES DERNIERS ACTES TERRORISTES
POUR UNE LARGE ADHÉSION
DANIEL BENJAMIN :
M. OUYAHIA
À PROPOS DES DERNIERS
ACTES TERRORISTES
“La conférence
d’Alger est une
occasion unique
qui se tient
au moment
opportun”
“La lutte implacable
aura raison
de la bête
immonde”
PP. 4-5
M. GHLAMALLAH À AÏN TÉMOUCHENT Des biens wakfs au service du développement local P. 3

M. GHLAMALLAH À AÏN TÉMOUCHENT

Des biens wakfs au service du développement local

P. 3

RÉFORMES POLITIQUES

Le MSP salue le contenu du communiqué du dernier Conseil des ministres

le contenu du communiqué du dernier Conseil des ministres Djabballah annonce la création du Front de

Djabballah annonce la création du Front de la justice et du développement

P. 3

FFOOOOTTBBAALL LL

LIGUE 1 PROFESSIONNELLE SAISON 2011-2012

DU SPECTACLE EN PERSPECTIVE

P. 31

DES AGRONOMES AU CENTRE DE PRESSE D’EL MOUDJAHID “L’autosuffisance alimentaire est impossible à réaliser”
DES AGRONOMES AU CENTRE DE PRESSE D’EL MOUDJAHID
“L’autosuffisance
alimentaire
est impossible
à réaliser”
P. 6

8 e SALON INTERNATIONAL SUR LES TECHNOLOGIES DE L’INFORMATION

SALON INTERNATIONAL SUR LES TECHNOLOGIES DE L’INFORMATION 150 exposants attendus P. 6 ENTRETIEN AVEC BHEIDJA RAHAL,

150

exposants

attendus

P. 6

ENTRETIEN AVEC

BHEIDJA RAHAL,

INTERPRETE DU PATRIMOINE MAGHREBO-ANDALOU

“Mon but est que la nouba soit écoutée par tout le monde sans exception”

PP. 15-16 -17

par tout le monde sans exception” PP. 15-16 -17 Quotidien national d’information — 20, rue de

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2 EL MOUDJAHID Météo 30° à Alger, 46° à Adrar Sur les régions Nord, prédominance d'un

EL MOUDJAHID

Météo

Météo 30° à Alger, 46° à Adrar Sur les régions Nord, prédominance d'un temps ensoleillé et

30° à Alger, 46° à Adrar

Sur les régions Nord, prédominance d'un temps ensoleillé et

relativement chaud notamment vers les régions de l'intérieur

(Mascara, Chlef, Bouira

Les vents seront en général modérés (20/40 km/h) variables. La mer sera peu agitée à agitée. Sur les régions sud du pays, le temps sera chaud et ensoleillé. Quant aux vents, ils seront faibles à modérés. Les températures (maximales-minimales) prévues aujourd’hui seront comme suit :

Alger (30°-18°), Annaba (27°-18°), Béchar (38°-25°), Biskra (35°-24°), Constantine (29°-16°), Djanet (36°-24°), Djelfa (32°-16°), Ghardaïa (38°-22°), Oran (31°-20°), Sétif (29°-14°), Tamanrasset (33°-22°), Tlemcen (31°-16°), Tindouf (45°-26°), El Oued (37°-24°), Adrar (46°-27°), Ouargla (40°-

26°).

).

Du 6 au 11 septembre

Ouargla (40°- 26°). ). Du 6 au 11 septembre Tlemcen, capitale de la culture islamique 2011

Tlemcen, capitale de la culture islamique 2011

Le programme Tlemcen, capitale de la culture isla-

mique, du 6 au 11 septembre à Tlemcen, se déroulera comme suit :

• Journées culturelles de la République d’Indonésie

du 7 au 10 septembre au palais de la Culture à El Imama.

• Semaine culturelle des wilayas (Alger, Blida et Ti-

pasa) du 9 au 12 septembre au palais de la Culture El Imama.

• Pièce théâtrale Les martyrs reviennent cette se-

maine de l’auteur Tahar Ouettar, le 7 septembre à la maison de la culture Abdelkader-Alloula.

• Poursuite de l'exposition «Kalât Beni Hammad» au musée des Arts et Histoire.

Institut culturel italien

Les inscriptions ont débuté le 5 septembre

L’Institut culturel italien organise la nouvelle session 2011/2012 des cours de langue italienne d’octobre à dé- cembre 2011. Les inscriptions ont débuté le 5 septembre. Les Journée portes ouvertes sont prévues samedi 17 septembre de 11 h à 17 h au 4 bis, Yahia Mazouni – El Biar-Alger. Tél/fax : (021) 925191- 923873 E-mail : amministrazione.iicalgeri@esteri.it

Alger

Eradication des bidonvilles et de l’habitat précaire

Une nouvelle opération d’éradication des bidonvilles et de l’habitat précaire à Alger ainsi que le démantèlement des sites de

chalets et la dédensification des cités populaires aura lieu les 5, 7 et 9 septembre et consiste au relogement de 3.245 familles dans différentes cités et pour lesquelles un dispositif conséquent est prévu.

• Le 7 septembre : relogement de 1.092 familles des

circonscriptions administratives de Sidi M’hamed, Bab El Oued, Zéralda, Hussein Dey, Dar El Beida et Rouiba.

• Le 9 septembre : relogement de 918 familles des

circonscriptions administratives concernées de Sidi M’hamed, Bab El Oued, Hussein Dey et Baraki.

Musée national d’Art moderne

Exposition de six peintres algériens

Le musée national d’Art moderne et contemporain abrite une exposition de six peintres algériens. Le musée est ouvert du samedi au jeudi, de 12 h à 16 h et de 22 h à 00 h (fermé le vendredi).

Du 28 août au 16 septembre

Nass El Khir lance l’opération «un cartable = un sourire»

A la veille de la ren- trée scolaire, le groupe « Nass El Khir » lance l’opération « un carta- ble = un sourire » pour

la collecte d’articles sco- laires au profit d’enfants démunis. Ceux qui veu- lent contribuer à rendre le sourire à ces enfants qui en ont tant besoin peuvent contacter M. Mohamed Raouf Oua- mane au 05.60.16.02.06 ou consulter le site :

www.nesselkhiralge-

rie.org.

besoin peuvent contacter M. Mohamed Raouf Oua- mane au 05.60.16.02.06 ou consulter le site : www.nesselkhiralge-

Nedjma lance le service Gmail SMS

rie.org. Nedjma lance le service Gmail SMS Nedjma enrichit sa gamme inédite de services et lance

Nedjma enrichit sa gamme inédite de services et lance en exclusivité son nouveau service d’envoi de SMS : Gmail SMS. Ce service innovant, fruit d’un partenariat entre Google et Wataniya telecom Algérie- Nedjma, permet à un client détenteur d’un compte Gmail d’envoyer des SMS gratuitement, à partir de ce compte vers les numéros Nedjma. Après activation des paramètres d’envoi de SMS de son compte Gmail, le client, dispose d’un quota initial de 50 SMS gratuits. Pour chaque SMS reçu, le client bénéficie de (05) cinq autres qui s’ajouteront aux SMS. Aussi, l’utilisateur peut à tout moment désactiver le service d’envoi de SMS en modifiant les paramètres de son copte Gmail. Le service Gmail offre également la possibilité au client de bloquer la réception des SMS sur son mobile. L’envoi des SMS via le compte Gmail et la réception des SMS sur le mobile sont gratuits.

Du 6 au 8 septembre à Alger

Visite de S.E.M. Wang Gang vice-président du comité national de la conférence consultative politique du peuple Chinois à Alger

Sur invitation de M. Mohamed Séghir Babes, président du Conseil national économique et social, et président en exercice de l’association international des conseils économiques et sociaux et institutions Similaires (AICESIS), Son excellence S.E.M. Wang Gang, vice-président du comité national de la conférence consultative politique du peuple Chinois et président du conseil économique et social de Chine, effectue, à la tête d’une importante délégation, une visite de travail et d’amitié en Algérie, et ce du 6 au 8 du mois courant. Au cours de sa visite en Algérie, la délégation officielle du C.E.S de Chine sera reçue en audience par de hauts responsables du gouvernement. Les deux parties procèderont, également, à la signature d’un mémorandum d’entente et de coopération devant constituer le cadre institutionnel consacrant les objectifs de coopération bilatéral liés au domaines identifiés par les deux parties.

Métro d’Alger

Lancement, demain de la phase de la marche à blanc

M. Amar Tou et la délégation qui l’accompagne visiteront le PPC puis ils prendront le métro, tout au long de son trajet allant de la Grande-Poste jusqu’à Haï El Badr (Bachdjerrah), avec des arrêts- visites de quelques stations.

avec des arrêts- visites de quelques stations. Aujourd’hui, à 10h30, à l’académie de la société

Aujourd’hui, à 10h30, à l’académie de la société civile Algérienne

Cérémonie en l’honneur de Hakim Dekar

L’académie de la société civile algérienne organise aujourd’hui, à 10h30, à son siège une cérémonie en l’honneur de l’artiste algérien Hakim Dekar pour son rôle dans le Feuilletant dramatiques arabe (Dhil El Hikaya).

en l’honneur de l’artiste algérien Hakim Dekar pour son rôle dans le Feuilletant dramatiques arabe (Dhil

USMA

dans le Feuilletant dramatiques arabe (Dhil El Hikaya). USMA Ouverture des écoles de football les 13

Ouverture des écoles de football les 13 et 16 septembre

La SSPA – USM Alger informer les parents des jeunes athlètes de la reprise des écoles de football pour la saison 2011-2012, selon le calendrier suivant :

• Mardi 13 septembre, à 12 h 30, pour les athlètes nés en 1999-2000.

• Vendredi 16 septembre ; à 8 h 00, pour les athlètes nés en 2001-2002-2003-

2004.

Belaiz aujourd’hui à Batna

en 2001-2002-2003- 2004. Belaiz aujourd’hui à Batna Le ministre de la Justice et garde des Sceaux

Le ministre de la Justice et garde des Sceaux M. Tayeb Belaiz effectuera aujourd’hui une visite de travail et d’inspection à la cour de justice de Batna. Au cours de sa visite, le ministre inspectera aussi plusieurs projets relevant de son secteur.

Le 13 septembre, à 9 h, au siège d’ALGEX

Journée d’information pour la promotion du «SIAFEL»

A l’occasion de la tenue du 1 er Salon international de la

filière fruits et légumes qui se tiendra du 28 au 30 novembre à Biskra, la SARL Licorne communication et ALGEX organisent, le 13 septembre, à 9 h au siège d’ALGEX, une journée d’information pour la promotion du « SIAFEL »

Cocktail dînatoire en l’honneur l’équipe de basketball de Boufarik

HSBC Algeria soutient les champions

HSBC Algeria organise le 11 septembre, à partir de 18

h 30, à l’hôtel Hilton, un cocktail dînatoire pour honorer

l’équipe de basketball de l’Itihad Boufarik plusieurs fois championne d’Algérie (handisport).

Le 14 septembre, à 10h, au Centre commercial & loisirs de Bab Ezzouar

Une année d’activité et premier bilan

de Bab Ezzouar Une année d’activité et premier bilan La société des centres commerciaux d’Algérie organise

La société des centres commerciaux d’Algérie organise

le 14 septembre à 10 h au Centre commercial & loisirs de

Bab Ezzouar, un point de presse sur le premier bilan après une année d’exploitation du centre commercial & de loisirs de Bab Ezzouar, il sera suivi d’une visite des dernières nouveautés du centre. La rencontre aura lieu en présence de M. Alain Rolland, président de la société des centres commerciaux d’Algérie (SCCA) et du soussigné, directeur du centre commercial & de loisirs de Bab Ezzouar.

Les 10 et 11 septembre, au Boulodrome d’Annaba

Tournoi de pétanque

Dans le cadre de la promotion des activités sportive et de distraction, La direction générale de l’administration

pénitentiaire et de la réinsertion organise

les

septembre au boulodrome d’Annaba un tournoi sportif dans les boules. L'organisation de cet événement sportif en collaboration de la ligue de boule et la direction de la jeunesse des sports ainsi que l’APC de Annaba.

de la jeunesse des sports ainsi que l’APC de Annaba. 10 et 11 Programme de l’ONCI

10

et

11

Programme de l’ONCI (1 re semaine de septembre)

L’Office national de la culture et de l’information (ONCI) propose le programme suivant :

• Salle de l’ONCI, El Mouggar les 3, 5, 6, 7, 8, 9, 10,

12, 13 septembre : projection du film « Invictus » de Clint

Eastwood à raison de 3 séances par jour : 14 h, 17 h, 20 h.

• Salle de l’ONCI – Atlas soirée poétique, le 13

septembre, à 15 h : Lectures poétiques animées par de jeunes talents. Programme des bibliothèques de l’ONCI • Bibliothèque Malek Benabi-Hammamet du 10 au 14

septembre : Exposition de livres à l’occasion de la rentrée scolaire.

• Bibliothèque Dar El Anis – Aïn Benian du 10 au 24

septembre : Exposition de livres à l’occasion de la rentrée scolaire.

Nation

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EL MOUDJAHID

M. GHLAMALLAH À AÏN TÉMOUCHENT

Des biens wakfs au service du développement local

L e ministre des Affaires re- ligieuses et du Wakf, M. Bouabdallah Ghlamallah,

a insisté mardi à Aïn Témou- chent sur l’investissement des biens wakfs au profit des collec- tivités locales. "L'investissement des biens wakfs permet de les rentabiliser au profit du déve- loppement local", a précisé le ministre lors d’un point de presse à l'issue d'une visite de travail dans la wilaya. Le minis- tre a évoqué, dans ce cadre, le cas de deux terrains d’une ving- taine d’hectares situés dans la commune de Sidi Safi et qui ont été octroyés par la wilaya en remplacement d’un terrain wakf exploité pour la réalisation de projets publics. En visitant l’un de ces deux terrains, dit "Blad Houaria", de 10 ha, limitrophe de la côte, M. Ghlamallah a sug- géré d'y réaliser un village tou- ristique. Abordant le fonds zakat , le ministre a fait savoir que les montants collectés cette année sont "en nette augmenta-

tion" par rapport aux exercices précédents, ajoutant que "cet ar- gent contribuera à la redistribu- tion des richesses". La direction du secteur de la wilaya d’Aïn Témouchent a consacré, selon son premier responsable, plus d’un milliard de centimes à la création de 43 entreprises em- ployant 200 travailleurs. Au cours de sa visite, le ministre a

Ph. : Nesrtine
Ph. : Nesrtine

inauguré deux mosquées situées à la nouvelle ville et à la péri- phérie d’Aïn Témouchent, pou- vant accueillir respectivement 3.000 et 1.000 fidèles. La pre- mière, baptisée Hamza-Ibn- Abd-El-Moutalib, a été réalisée pour un montant de 75 millions de dinars, tandis que celle de l’Emir-Abdelkader a coûté 13 millions de DA. M. Ghlamallah a insisté à cette occasion sur la rentabilisa- tion des structures du secteur pour leur autofinancement, rap- pelant dans ce sens que la future grande mosquée d’Alger abri- tera un musée sur l’histoire de l’Algérie. Le ministre a égale-

ment inspecté deux projets de mosquées avant de visiter le centre culturel islamique de la ville qui sera achevé à la fin de septembre, érigé sur trois ni- veaux et abritant une salle de conférences de 230 places, plu- sieurs bureaux et un local tech- nique, pour un coût de 100 millions de DA. "Cette structure accueillera diverses activités culturelles et ne sera pas consa- crée uniquement au secteur des affaires religieuses", a précisé le ministre. "Ce centre de rayonne- ment culturel abritera plusieurs clubs dédiés à l’astronomie, à la poésie, à la calligraphie et au- tres", a-t-il encore indiqué.

LE HADJ ENTRE 34 ET 35 JOURS CETTE ANNÉE

“Pas d’incidence financière sur le coût global”,

selon le ministre

L’ institut de formation Dar El- Imam, de Mohammadia, a abrité, lundi dernier en fin

d’après-midi, une journée d’étude sur

les préparatifs du pèlerinage aux lieux saints de l’islam, concernant l’héber- gement des pèlerins, en présence du

D r Bouabdallah Ghlamallah, ministre

des Affaires religieuses et du Wakf, de

M. Cheikh Berbera, DG de l’Office

national du hadj et de la omra, de

hauts cadres du ministère et d’une dé- légation indonésienne conduite par

M. Zine El-Abidine Souti, représen-

tant de l’Organisme national du hadj. Première d’une série de rencontres avec les 700 membres de la mission nationale du hadj, chargés de l’enca- drement de nos pèlerins en divers do- maines, cette journée d’étude a permis à l’ensemble des participants, en majorité des représentants d’insti- tutions et d’agences de tourisme et de

voyages, de prendre connaissance des dispositions pratiques cette année pour assurer une meilleure prise en charge des 36.000 pèlerins algériens, en matière d’hébergement. Après une longue présentation de l’expérience indonésienne en matière d’organisation du hadj, le ministre des Affaires religieuses et du Wakf s’est adressé aux membres de la biaâtha (mission nationale du hadj) pour leur rappeler les règles et principes qui ré- gissent la noble mission d’encadre- ment des pèlerins aux lieux saints de l’islam, en insistant particulièrement sur l’importance de l’organisation, le sens des responsabilités et la coordi- nation des efforts de tout un chacun, dans le but de réussir la prochaine campagne du hadj. Dans ce contexte,

D r Bouabdallah Ghlamallah a invité

les participants à tirer les leçons des

expériences passées et à œuvrer en toute complémentarité sur le terrain avec les autres membres de la biaâ- tha , en veillant également à assumer pleinement leurs responsabilités, sans

heurter la susceptibilité des pèlerins, âgés et souffrants pour la plupart.

« En tant que membres de la mission

nationale du hadj, a-t-il rappelé, vous êtes au service des pèlerins, qui ont

constamment besoin de votre aide, dans tous les domaines. » Le ministre devait annoncer à cette occasion que contrairement aux années passées, les pèlerinss algériens disposeront, lors de la prochaine campagne, du trans- port par autobus pour se rendre aux

lieux d’accomplissement des rites du pèlerinage (Minen, Arafat, Mouzda- lifa, etc.). Il s’est ensuite adressé aux membres de l’encadrement religieux ( morchidine ) pour les exhorter à as- surer une bonne prise en charge des pèlerins, au niveau des différents sites du pèlerinage, de veiller à leur garan- tir aide et soutien, car placés sous leur responsabilité. M. Cheikh Berbera a lui pris la pa- role pour rappeler l’importance ac- crue du volet hébergement aux lieux saints. Il a ensuite exhorté les mem- bres de la mission à faire preuve de sérieux et de sens de la discipline dans l’accomplissement de leurs tâches respectives, au service exclusif du hadji et de l’Algérie. Il devait annon- cer la prise de quelques mesures pra- tiques pour aider les pèlerins à accomplir le rite, comme c’est le cas des tenues spécifiques des encadreurs algériens. Sollicité par la presse, en marge de cette rencontre, sur la durée du hadj cette année, le ministre a indiqué qu’un accord préalable a été trouvé avec les autorités saoudiennes pour contenir cette durée entre 34 et 35 jours, en précisant que cette prolon- gation de la période de pèlerinage, due à la saturation des aéroports saou- diens, n’aura aucune incidence sur le coût du hadj, fixé depuis des années à 220.000 DA par personne (frais du

transport aérien non compris). A pro- pos des pèlerins restés coincés dans les aéroports saoudiens, dans le cadre de la omra, D r Ghlamallah a déclaré que nos compatriotes sont à la charge exclusive de la compagnie aérienne Saudia Airlines qui, après les avoir emmenés aux lieux saints de l’islam, doit les ramener au pays, conformé-

ment à la réglementation internatio- nale en vigueur. Mourad A.

Djabballah annonce la création du FJD

A près la création d'En-Nahda et d'El-Islah, Ab-

nouveau parti baptisé le Front de la justice et du

développement (FJD). Troisième du genre pour son fondateur, le FJD s'inscrit dans la lignée islamiste et se veut être fédérateur de ce courant. Et comme il fallait s' y attendre, les membres fondateurs du FJD se recru- tent parmi les anciens d'En-Nahda et d'El-Islah. La création du FJD est, ainsi, un autre parti qui a déposé une demande pour son agrément. L’ancien leader islamiste d’En-Nahda, puis d’El- Islah, Abdallah Djaballah, a annoncé, lors d’un point de presse organisé hier au niveau de son siège à Bir Morad-Raïs, la création d’un nouveau parti politique. Baptisé Front de la justice et du développement (FJD), ce parti a déposé un dossier administratif auprès du mi- nistère de l’Intérieur afin de solliciter son agrément, di- manche dernier. « Notre objectif est de militer en faveur de la reli- gion, de la nation et du pays», a déclaré Djaballah, de- vant un parterre de journalistes. Selon Djaballah, « le FJD entend défendre l'alternance pacifique au pouvoir à travers des élections libres et honnêtes ». Il précise qu’il veillera pour « lutter contre les injustices à tra- vers l'élimination de toutes les formes d'abus et de né- potisme dans les administrations ». Le choix de la dénomination du Front pour la justice et le développement ne peut s'expliquer que par l'idée, selon le cheikh, de se mettre en harmonie avec le temps et coller aux réalités du troisième millénaire. Dans son long discours, le fondateur du FJD affirme que son parti tend « pour des réformes globales et pro- fondes ». Pour ce faire, il lance un appel aux anciens militants, non pour rejoindre le parti, mais « pour col- laborer avec nous pour une sortie de cette situation d’impasse dans laquelle nous nous trouvons », a-t-il dit. S’adressant aux militants de son parti, il étale le mode opératoire basé sur le triptyque influence-dé- ploiement-efficacité.

dellah Djaballah a annoncé, hier, celle d’un

Ph. : Nacera
Ph. : Nacera

Pour rappel, en 1989, Djaballah a créé le mouve- ment En-Nahda, duquel il a été évincé en 1998 par une fraction dominante menée par Lahbib Adami. Ce qui le poussa à créer un autre parti, le mouvement El-Islah d’où il sera de nouveau évincé par Djahid Younsi. Dja- ballah s'est présenté aux élections présidentielles de

1999 et 2004. Sihem Oubraham

RÉFORMES POLITIQUES

Le MSP salue le contenu du communiqué du dernier Conseil des ministres

L e Mouvement de la société pour la paix (MSP) salue le contenu du communiqué du dernier Conseil des minis- tres sur les projets de réformes politiques, appelant à

concrétiser les textes de loi sur le terrain, a indiqué hier un communiqué du Mouvement. Le MSP a exprimé sa satisfac- tion des amendements "essentiels" relatifs aux réformes poli- tiques contenus dans le communiqué du Conseil des ministres qui ont "pris en considération de nombreuses propositions du mouvement et de la classe politique", a indiqué le mouvement au terme de la réunion de son bureau exécutif. Le MSP a, dans ce contexte, appelé à "concrétiser les textes de loi sur le ter- rain avec des normes internationales qui allient la bataille du développement au processus de réformes". Le mouvement a, en outre, appelé le gouvernement à "instaurer un climat démo- cratique pour le dialogue national" afin que la rentrée sociale se déroule dans la sérénité, "avec l'ouverture des canaux d'un dialogue sérieux avec les forces sociales et syndicales sur dif- férents dossiers en suspens, notamment ceux en rapport avec le pouvoir d'achat des catégories vulnérables et pauvres de la so- ciété". Au plan arabe, le mouvement a rejeté "le parti pris fla- grant en faveur de l'entité sioniste du rapport de la commission des Nations unies sur l'attaque de la flottille de la liberté et qui confère un caractère légal au blocus contre Gaza". Le mouve- ment soutient la position turque qui rejette ce rapport appelant les institutions internationales à cesser le traitement sélectif des questions décisives et la politique de deux poids, deux mesures au détriment du droit international et des droits légitimes du peuple palestinien. S'agissant de la crise libyenne, le MSP a appelé le peuple libyen à "tourner la page du passé et à aspirer à un avenir de liberté, de démocratie et d'unité nationale". Elle l'appelle également à "rejeter la domination étrangère pour édi- fier un Etat national qui rassemble tous les enfants du peuple libyen sans exclusive et à faire preuve de tolérance, de coopé- ration, de solidarité et de bon voisinage susceptibles de garan- tir la sécurité et la stabilité de la région, et de contribuer à édifier l'espace maghrébin escompté". Quant à la situation en Syrie, le mouvement a condamné "la répression" qui se pour- suit contre le peuple syrien tout en soutenant "son droit natu- rel à la liberté, à la démocratie et à la paix".

Nation

4

EL MOUDJAHID

DÉVELOPPEMENT ET LUTTE CONTRE LE TERRORISME DANS LA RÉGION DU SAHEL

Pour une large adhésion

L a Conférence d'Alger sur le partenariat, la sécurité et le dé- veloppement entre les pays du

champ du Sahel et les partenaires extra-régionaux représente une op- portunité pour sensibiliser les diffé- rents partenaires à s'impliquer dans les efforts de développement de la ré- gion du Sahel et consolider la straté- gie de la sous-région dans la lutte contre le terrorisme. Il s'agit donc pour les participants à cette conférence, la première du genre, prévue pour les 7 et 8 septem- bre, de créer une « synergie » entre les quatre pays du champ (Algérie, Mauritanie, Mali, Niger) et leurs par- tenaires extra-régionaux sur les plans politique, militaire et sécuritaire. L'exigence de cette « synergie » est aussi justifiée par la nouvelle situa- tion prévalant dans la région du Sahel, induite par la crise libyenne, et qui menace les pays du champ à tra- vers deux phénomènes, à savoir la circulation des armes et le retour massif de personnes dans leurs pays d'origine. Les thèmes retenus pour cette rencontre internationale, impli- quant une recon- naissance de l'effi- cacité des mécanismes mis en œuvre dans la stratégie sous-régionale de lutte contre le terrorisme, s'articulent, ainsi, dans leur premier volet, sur l'accompagnement par les pays par- tenaires des pays du champ dans les domaines de la formation, de la lo-

gistique, et des renseignements. Il s'agit, pour ce qui est du second volet de cette réunion, qui s'articule autour de la question du crime organisé et du trafic de drogue, d'impliquer les dif- férents partenaires dans la lutte contre ces fléaux, d'autant plus que ces crimes transnationaux prennent de l'ampleur dans cette sous-région et intéressent, en premier lieu, l'ensem- ble des membres de la communauté internationale. La conférence traitera, également, du thème du développe- ment socioéconomique dans la ré- gion du Sahel, consolidant, de la sorte, l'approche prônée par les pays du champ depuis la réunion d'Alger de mars 2010, qui confère à ce volet une importance « majeure » pour la stabilité des pays concernés.

L’ALGÉRIE, UN RÔLE PIVOT

Sur cette question précise, l'exem- ple de la route transsaharienne, dont la dernière partie qui traverse l'Algé- rie (Tamanrasset-In-Guezzam, sur une distance de 420 km), a été ache- vée en 2009, sera au menu de cette conférence. L'importance de la ren- contre d'Alger et des thèmes retenus est rehaussée, également, par la par- ticipation exceptionnelle annoncée à cette occasion. Ainsi, outre les quatre pays du champ, 38 délégations repré- sentant le système des Nations unies, les partenaires bilatéraux, notamment

des Nations unies, les partenaires bilatéraux, notamment les cinq pays membres du Conseil de sécurité, les

les cinq pays membres du Conseil de sécurité, les bailleurs de fonds et les organisations régionales prendront part à cette conférence, en plus de l'Union européenne et d'autres puis- sances internationales. Des centres internationaux spé- cialisés participeront à la conférence, notamment le Centre international de lutte contre le terrorisme et le Centre de Genève de lutte contre le trafic de drogue, aux côtés des bailleurs de fonds traditionnels dans la région, à savoir la Banque mondiale, la Banque africaine de développement et la Banque islamique de dévelop- pement. La conférence mettra en exergue, en outre, la place «centrale» qu'oc- cupe l'Algérie dans la lutte contre le terrorisme. Il s'agit d'un constat « fait par tout le monde » et conforté, no- tamment, par son expérience dans cette lutte et sa contribution à la conceptualisation même des straté- gies de lutte contre le terrorisme à tra- vers les organisations internationales. La tenue de cette rencontre avait été décidée lors de la réunion minis- térielle de Bamako, en mars 2011, au cours de laquelle l'accent a été mis sur la coopération entre les pays du Sahel avec leurs partenaires pour « renforcer les capacités d'appropria- tion de la lutte antiterroriste par les quatre pays du champ ».

Daniel Benjamin :

“La conférence d’Alger, une occasion unique qui se tient au moment opportun”

La conférence sur la lutte anti-terroriste qu’abritera Alger

les 7 et 8 septembre « est une occasion unique et se tient au moment opportun », a déclaré hier le coordonnateur pour le contre-terrorisme auprès du département d'Etat américain, M. Daniel Benjamin, dans un entretien accordé à l’APS.

« Cette conférence est une occasion unique et se tient au mo-

ment opportun pour les Etats de la région, avec d'autres pays partenaires et organisations, afin de discuter des aspects clés de la lutte contre la menace terroriste, tout en œuvrant à concevoir de nouvelles et meilleures stratégies pour lutter

contre cette menace », a-t-il souligné. A cet effet, ajoute-t-il,

nous félicitons l'Algérie pour l'organisation de cette confé- rence, et les Etats-Unis se réjouis-

sent d’y pouvoir participer acti- vement. « Dans ce sens, poursuit- il, alors que la délégation des Etats-Unis aura l'occasion de dis- cuter de certains de ses points de vue à cet égard, c’est une occa- sion encore meilleure pour nos of- ficiels d’apprendre des expé- riences des autres pays parte- naires, et en particulier de nos partenaires nord-africains ». Pour le patron du contre-terrorisme du département d’Hillary Clinton, la conférence d’Alger « nous per- mettra de créer et d’adapter col- lectivement des stratégies de lutte contre le terrorisme, qui aideront les pays de la région à faire face à la menace à laquelle ils sont confrontés ». Interrogé au sujet de la crise en Libye et de ses conséquences sur la situation sécuritaire dans la région du Sahel du fait d’une cir-

«

culation incontrôlée d’armes, il a affirmé que les Etats-Unis « prennent au sérieux tous les rap- ports faits au sujet des armes qui tombent entre les mains des terroristes et nous faisons de notre mieux pour enquêter sur tous ces rapports ». Abordant la coopération entre l'Algérie et les Etats-Unis dans la lutte contre le terrorisme, M. Benja- min a réaffirmé que « l'Algérie est un leader essentiel dans les efforts antiterroristes régionaux ». Et d’ajouter : « Notre coopération bilatérale avec le gou- vernement algérien sur la lutte contre le terrorisme est main- tenant plus forte qu'elle ne l'a jamais été ». A ce propos, il a précisé que la coopération antiterroriste entre les Etats-Unis et l’Algérie s’est étendue à travers « les questions de la di- plomatie publique, économique et militaire, et nous coopé- rons également plus étroitement que jamais dans les en- ceintes multilatérales ».

« Pour l'avenir, je suis très optimiste quant à notre colla-

boration et les progrès que nous pouvons faire », souligne M. Benjamin. Questionné sur le problème de paiement de rançons par certains pays pour la libération des otages enle- vés par les terroristes, le coordonnateur américain de lutte contre le terrorisme au département d’Etat souligne que « les Etats-Unis partagent également les graves inquiétudes de l’Algérie concernant les enlèvements contre rançon par des terroristes ». Les Etats-Unis « abhorrent de tels actes, con- damnent sans équivoque l'impunité pour les preneurs

d'otages, et soutiennent fermement les efforts pour mettre fin à la pratique du paiement de rançons puisque ces paiements appuient directement les terro-

ristes, comme indiqué dans la ré- solution 1904 du Conseil de sécurité de l’ONU », a-t-il dit. En conséquence, insiste-t-il, les Etats-Unis « sont fermement en- gagés à poursuivre les discus- sions sur cette question au niveau international, y compris à l'ONU tel que le Comité 1267 des Na- tions unies ». Pour M. Benjamin, les Etats- Unis « pensent que ce problème est d'une importance cruciale dans notre lutte commune contre les terroristes et leur accès aux sources de financement et nous allons continuer à nous engager dans des efforts constructifs pour mettre fin à ces pratiques ». Al- lant plus loin dans ses explica- tions sur cette question, le patron du contre-terrorisme au départe- ment d’Etat souligne encore que « le paiement de la rançon ren- force le cycle des prises d'otages,

finance le terrorisme, renforce et encourage les groupes ter- roristes ». Pour cette raison, insiste-t-il, « les Etats-Unis ne font aucune concession aux terroristes, et cherchent à les pri- ver des avantages de toute concession en employant des me- sures financières et en traduisant les preneurs d'otages devant la justice ». Sur ce point, il considère que « quand une poli- tique de non-concession est clairement établie et respectée, les citoyens sont moins ciblés ».

« Dans une prise d’otages, nous travaillons à récupérer

en sécurité les otages tout en évitant des concessions, et ce, en utilisant un ensemble d’actions de gestion de crise », a-t- il dit, ajoutant que les Etats-Unis « encouragent souvent les meilleures pratiques de gestion de crise avec les autres pays ainsi que des organisations privées et, dans certains cas, four- nissent une assistance ».

et, dans certains cas, four- nissent une assistance ». Favoriser une approche globale La forte participation

Favoriser une approche globale

La forte participation à la conférence d’Alger sur la lutte contre le terrorisme où on a remarqué la présence de responsables d’Etats de l’Europe, d’Afrique et d’autres régions, de représentants d’organisations internationales dont celles de l’ONU témoigne de la prise de conscience de la communauté internationale face au danger représenté par l’implantation du terrorisme dans la région du Sahel, devenue au fil des ans, aux yeux des terroristes, une aire de développement inexpugnable. Les kidnappings de tou- ristes et l’argent des rançons engrangé n’ont fait que ren- forcer les capacités de nuisance des réseaux terroristes. Certes, les pays de la région ne sont pas restés passifs face à la détérioration de la situation sécuritaire dans cette vaste zone englobant une partie de leur territoire et dont les populations ont tissé à travers l’histoire des liens so- lides d’entraide et de solidarité. Plusieurs rencontres re- groupant de hauts responsables militaires des pays de la région ont eu lieu à l’initiative de l’Algérie dans l’objectif de coordonner la lutte contre le terrorisme et le bandi- tisme. Les pays du champ (Algérie, Mali, Niger, Maurita- nie) ont certes bénéficié de l’aide apportée par les Etats voisins, notamment d’Europe, sensibles au danger du ter- rorisme qui a fait des victimes parmi leurs ressortissants. Mais force est de constater qu’une nouvelle situation s’est créée dont il y a lieu de prendre la mesure du danger avec les événements en Libye qui ont facilité la circulation de grandes quantités d’armes dont une partie a dû atterrir entre les mains des groupuscules terroristes, et les réseaux du banditisme. Plus vite la paix et l’ordre seront restaurés en Libye moins la menace de voir se renforcer ces fléaux se feront sentir. La concertation multilatérale sur la problé- matique de la lutte contre le terrorisme a été couronnée par la mise en place d’institutions comme le Centre afri- cain spécialisé dans la stratégie de lutte contre le terro- risme dont le siège est à Alger, de même que l’instrumentation juridique est en train de s’étoffer à l’exemple de la proposition faite par l’Algérie de crimina- liser le paiement de rançons, les lois concernant le finan- cement du terrorisme. La dotation en technologies et équipements adéquats doit aller de pair avec la coopéra- tion dans le domaine du renseignement. La rencontre d’Alger sera certainement mise à profit pour apprécier la disponibilité des partenaires à apporter la contribution souhaitable pour répondre aux besoins. L’approche défendue par l’Algérie en matière de lutte contre le terrorisme, qui, au demeurant, ne soulève pas de critique au plan de la vision où il s’agit de prendre en considération les causes à l’origine du mal, préconise de donner toute son importance au développement écono- mique dans la région du Sahel de sorte à éliminer la pau- vreté et à couper l’herbe sous le pied des réseaux terroristes pour lesquels les populations réduites à la mi- sère constituent des proies faciles. L’Algérie qui prêche d’exemples avec les projets comme la transsaharienne, es- père que cette dynamique inspirera des initiatives soute- nues par des moyens à la hauteur. M. BRAHIM

Nation

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EL MOUDJAHID

M. OUYAHIA À PROPOS DES DERNIERS ACTES TERRORISTES

La lutte implacable aura raison de la bête immonde

S’ exprimant sur plusieurs questions d’actualité à l’occasion de l’ouver- ture de la session d’automne de

l’Assemblée populaire nationale (APN), le Premier ministre, M. Ahmed Ouyahia, évo- quant les récents actes terroristes, a appelé les citoyens et les forces de sécurité à redou- bler de vigilance pour déjouer les plans dia- boliques de la bête immonde, occupée à semer la mort comme lors de l’odieux at- tentat perpétré par des kamikazes qui a ciblé l’Académie militaire interarmes de Cher- chell. La collaboration entre les citoyens et les services de sécurité pour se prémunir du fléau du terrorisme est une réalité, et grâce aux informations fournies en temps oppor- tun sur les agissements des terroristes il a été possible de faire échec à leurs plans crimi- nels et à sauver des vies humaines. En faisant reparler d’elle, la bête im- monde, par des ignobles actes perpétrés, n’a fait que souder davantage les liens entre les citoyens et les forces de sécurité, tous en- semble déterminés à rester mobilisés dans la lutte contre le fléau. Les réactions à l’intérieur du pays et à l’étranger, après les lâches attentats commis sont on ne peut plus clairs sur la condamna- tion unanime et le rejet sans appel du terro- risme. Le moment choisi par les hordes terroristes pour signer leur crime, le mois sacré du Ramadhan où tout un peuple com- munie dans la piété et la solidarité, renseigne sur les desseins odieux des forces du mal. Le contexte global d’évolution de la société re- vigorée par l’élan d’espoir né de la nouvelle étape ouverte par l’initiative du Président de la République d’approfondir les réformes politiques et économiques est révélateur des intentions des commanditaires de ces crimes. Les acquis et réalisations sur la voie de la stabilité, de la démocratie et du développe- ment vont être confortés à la faveur de la dy- namique des réformes politiques et économiques ouverte par le discours à la na- tion du Président de la République du 15 avril dernier. A cet effort tendant à asseoir l’Etat de droit et à répondre aux attentes des citoyens sur le plan de l’emploi, du logement, de l’éducation, etc., participent aujourd’hui l’ensemble des forces vives de la nation convaincues d’avance que le pays est sur la

de la nation convaincues d’avance que le pays est sur la bonne voie. Le peuple algérien

bonne voie. Le peuple algérien qui a fait son choix en rejetant la violence et le terrorisme lors du référendum sur la charte de la paix et de la réconciliation ne peut être ébranlé dans ses convictions par ceux qui tentent de semer le doute. Sérieusement diminués par les coups de boutoir qui leur sont portés chaque jour par les forces de sécurité, les résidus du terrorisme ont perdu la partie, quant à faire illusion qu’ils sont porteurs d’un quelconque projet idéologique et leur véritable nature

celle d’être des agents du crime et du racket ne fait aucun doute. Un tel fléau devenu un danger planétaire a amené toute la commu- nauté internationale à coopérer et à se soli- dariser pour une riposte énergique qui aboutit à son élimination définitive. La conférence internationale d’Alger sur la lutte contre le terrorisme est significative de cette volonté des forces de la paix de venir à bout des forces du mal.

M. B.

M. Messahel s'entretient avec le général major Robin Vincent Searby

avec le général major Robin Vincent Searby Le ministre délégué chargé des Af- faires maghrébines

Le ministre délégué chargé des Af- faires maghrébines et africaines, M. Abdelkader Messahel, s'est entretenu hier à Alger avec le conseiller du Pre- mier Ministre britannique pour le contre-terrorisme en Afrique du Nord et au Sahel, le général major Robin Vincent Searby. Les entretiens entre les deux responsables, élargis aux membres des deux délégations, ont porté sur la conférence dédiée au partenariat, à la sécurité et au déve- loppement entre les pays du champ (Algérie-Mali-Mauritanie-Niger) et les partenaires extrarégionaux et la coopération bilatérale dans la lutte antiterroriste. Le général major Robin Vincent Searby conduit la dé- légation de son pays qui prendra part à la conférence internationale, pré- vue mercredi et jeudi à Alger. Il avait déclaré récemment que l'Algérie a un rôle pivot et représente un partenaire clé pour le Royaume-Uni dans la lutte contre le terrorisme. Outre les quatre pays du champ, 38 délégations repré- sentant le système des Nations unies, les partenaires bilatéraux, notam- ment les cinq pays membres du Conseil de sécurité, les bailleurs de fonds et les organisations régionales prendront part à cette conférence.

ASSOCIATION NATIONALE DES ANCIENS CONDAMNÉS À MORT (1954-62 ) :

Deux ou trois vérités

D ans une lettre ouverte à M. Guil- laume Denoix de Saint Marc, direc- teur général de l’association

française des victimes du terrorisme qui chapeaute l’organisation du VII e Congrès international des victimes du terrorisme fixé aux 15, 16 et 17 septembre courant à Paris, le président de l’Association nationale des anciens condamnés à mort, Mostefa Bou- dina, n’a pas tardé à réagir en rappelant cer- taines vérités à son homologue d’outre-mer qu’il s’apprêtait pourtant à « féliciter pour cette initiative », voire même « reconnaître ce rassemblement comme un grand événe- ment dans la lutte des peuples contre le ter- rorisme, comme a été hier cette même lutte des peuples contre le colonialisme ». Avant de se raviser considérant qu’il a de bonnes raisons de revenir sur sa décision. Car hélas, poursuit le président de l’Association na- tionale des anciens condamnés à mort, du- rant la guerre d’Algérie « les orientations, la qualité des participants et autres invités outre des objectifs inavoués ont tôt fait d’alerter notre vigilance ». Pas question évi- demment de réveiller de vieux démons mais beaucoup plus de remettre les pendules, celles de l’histoire s’entend, à l’heure. Ainsi et parmi les « graves anomalies » dûment identifiées par l’auteur de la lettre, on re-

tiendra en substance : une définition « bien européenne » du terrorisme rejetée pourtant par l’ensemble de la communauté interna- tionale, pour rappel puisqu’il faut encore une fois « rafraîchir les mémoires », une énième « remise en cause », le rappel du

« subtil amalgame » pour donner un autre

quitus aux Etats colonialistes qui remettent sur la table tous les anciens ingrédients sup- posés porteurs de la lutte antiterroriste his-

toire de « masquer les véritables desseins »

Or, il y a encore une fois

comme « des relents de falsification et de

mystification » qui ne font plus recette

l’auteur de la lettre ouverte de fustiger la culture de l’oubli qui a fait l’impasse sur

« le fameux article 04 de la loi de février

2005 » réhabilitant toute honte bue « le co- lonialisme, ses crimes et ses méfaits, » alors même et nul n’est censé l’ignorer que ce fléau a été « irrémédiablement condamné par l’histoire et l’humanité entière, comme le furent avant lui, l’esclavage et le féoda- lisme qui ont sévi des siècle durant » Poursuivant sur sa lancée de patriote d’où sourde et éclate la révolte, M. Boudina s’en prend aux « nostalgiques de l’Algérie fran- çaise » qu’il invite et exhorte « une bonne fois pour toute » à réaliser que « ce n’est pas l’Algérie qui a occupé la France mais plutôt

et tutti quanti

Et

cette dernière par la force ». Parole d’un an- cien rescapé de la sinistre guillotine et de trois bonnes années à croupir dans le cou- loir de la mort de la prison de Fort-Mont- Luc à Lyon. Et comme sa cellule jouxtait alors pratiquement celle de Jean Moulin, il sait faire la part des choses en reconnaissant à ce « grand résistant à l’occupation alle- mande » un patriotisme jamais démenti. Tout en se posant cette terrible question en guise de réponse du berger à la ber- gère « était-il aussi un terroriste ? » Bien sûr et afin que les choses soient claires pour tout le monde, le président de l’Association auteur de la mise au point réaffirme « condamner vigoureusement tous ceux qui considèrent les combattants pour la libéra- tion de notre pays comme des terroristes » Dans la longue litanie des remontrances adressées à qui de droit, M. Boudina n’omet pas de revenir sur cette invitation à témoi- gner « d’une seule victime civile de l’atten- tat du Milk-Bar » reléguant, de fait, au rang d’accessoire « les représentants des 45.000 victimes des massacres du 8 Mai 45, compte non tenu de tous les autres guilloti- nés ». Et comme pour être sûr de n’oublier personne dans cet inventaire macabre, l’au- teur de la lettre aurait tant apprécié que les témoins vivants des « massacres de Sabra

et Chatila soient invités » au même titre que les autres. Autre interrogation de taille à l’actif du responsable de l’association na- tionale des anciens condamnés à mort « y a-t-il vraiment consensus autour de ce congrès » ? Et les victimes de l’OAS « qui s’en soucie aujourd’hui » ? s’indigne-t-il dans cette missive. Pour toutes ces raisons, estime M. Boudina, « cet événement qui se donne une dimension internationale est loin d’être rassembleur » considérant, au surplus qu’il va même « à l’encontre de tous les ef- forts déployés par notre pays et beaucoup d’autres pour renforcer la solidarité agis- sante des peuples dans la lutte contre le ter- rorisme ». Et s’il est inutile d’en rajouter, il n’en demeure pas moins au-delà de « toutes ces manœuvres et provocations qui revien- nent de manière cyclique et à l’approche de chaque échéance électorale en France » que la part des choses n’échappe point à M. Boudina qui relève non sans à propos « nous appelons aussi tous les Fran- çaises et Français désireux d’établir une vé- ritable coopération d’égal à égal entre nos deux peuples et nos deux Etats de se pro- noncer contre cet extrémisme qui se déve- loppe en France contre les Algériens

particulièrement

A. Z.

»

Nation

6

EL MOUDJAHID

Des agronomes au centre de presse d’El Moudjahid

«L’autosuffisance

alimentaire

estimpossible

àréaliser»

Ph. Bilal
Ph. Bilal

« N ourrir le monde », c’est l’une des principales mis- sions de l’ingénieur agronome. C’est aussi la quin- tessence même du V e congrès mondial des

agronomes, prévu au mois de septembre 2012 au Québec. Et comme l’agronome contribue quotidiennement à façonner la production agricole durable et à nourrir le monde par son rôle de conseiller agricole, de vulgarisateur, de scientifique, d’acteur de premier plan dans la mise en marche, la transformation et la dis- tribution des aliments et les politiques agricoles l’intitulé choisi pour cette rencontre, qui coïncide avec l’année mondiale de l’agronome, se veut un rappel sur le rôle de ce maillon fort dans

le monde agricole. Et c’est donc « l’agronome au cœur des grands défis de la production alimentaire à l’échelle locale et mondiale », qui constituera le vif du sujet de ce cinquième congrès qui verra la participation de l’Algérie représentée par l’UNA (l’Union na- tionale des agronomes). Et justement pour annoncer leur parti- cipation les représentants de l’UNA ont animé, hier, au centre de presse d’El Moudjahid une conférence-débat, la première d’une longue série. Dans son intervention M. Nouad Mohamed Amo- krane, consultant et membre de l’UNA, est revenu sur les pro- blématiques qui seront abordées lors de congrès. Aussi, le conférencier a expliqué que les participants auront à répondre à plusieurs interrogations. On citera entre autres « La planète peut-elle nourrir tous ses habitants ? », ou encore « Quelles sont les responsabilités de l’industrie agroalimentaire face à ce défi ? ou encore « De- vrions-nous remettre en cause nos modes de vie ? » Parce que 2012 c’est demain, comme l’a souligné M. Nouad. Les mem- bres de l’UNA comptent entamer une réflexion et soumettre di- vers sujet à débat pour partir au Québec avec des propositions concrètes. Parmi les sujets qui font l’actualité mondiale les OGM (organismes génétiquement modifiés). Faut-il les tolérer pour faire face au spectre de la famine. Déjà le thème a suscité un grand débat au centre de presse d’El Moudjahid. Il est de no- toriété publique que les OGM sont interdits dans notre pays, mais il n’en demeure pas moins que le contrôle nécessite un équipement sophistiqué et d’aucuns restent convaincus que nous en consommons sans nous rendre compte. L’économiste Serrai se dit entièrement opposé à cette idée, car dit-il les conséquences sur la santé sont très graves. Pour Ali Feraoun, nos voisins tunisiens ont opté pour leur utilisation et n’ont détecté aucune complication chez les consommateurs. Mais le débat reste tout de même ouvert. Et qu’en est-il des produits chimiques utilisés dans l’agriculture M. Nouad se veut rassurant puisqu’il dit, on est très loin des normes internationales car on en utilise très peu. Autre point abordé lors de la conférence, la politique agricole appliquée en Algérie. Pour l’UNA, l’autosuffisance alimentaire est impossi- ble. C’est pourquoi il faut opter pour la coopération régionale et une agriculture industrielle. Pour M. Nouad, les différentes

crises alimentaires enregistrées dans le monde n’ont pas été res- senties par le citoyen algérien, car les prix de la semoule, le lait et les légumes secs sont subventionnés par l’Etat. Car il existe

chez nous un amortisseur appelé

Nora Chergui

pétrole.

8 E SALON INTERNATIONAL SUR LES TECHNOLOGIES DE L’INFORMATION

150 exposants attendus

Plus de 50 conférences et ate- liers seront organisés sur trois jours (du 26 au 28 septembre au Palais de la culture) et devraient susciter un vif intérêt de la part du public.

U n concours des meil- leures applications mo- biles algériennes, le

« Trophée Med-IT », sera orga-

nisé lors du 8 e Salon internatio- nal sur les technologies de l’information. C’est ce qu’a dé- claré hier à Alger le directeur gé- néral de Xcom Algérie, M. Karim Cherfaoui, lors d’une conférence de presse organisée à l’occasion de la tenue de cette manifestation. Le responsable a fait savoir que cette récompense a pour but de faire émerger les développeurs algériens dans ce domaine et leur permettre de se faire connaître auprès d'un large

public de professionnels. M. Karim Cherfaoui a indi- qué que « l'événement, qui se tient dans l'un des plus beaux sites d'Alger, à savoir le palais de la Culture, accueille cette année plus de 5.000 visiteurs professionnels et 150 exposants

». Près de 70% de ces partici- pants sont les principaux acteurs algériens du secteur des techno- logies de l'information tandis que les 30% restants sont des entre- prises étrangères de plusieurs pays, à savoir la Belgique, la France, l’Inde, les Emirats Arabes Unis, les Etats-Unis d’Amérique et le Canada repré- sentant les plus grandes multina-

tionales dont le leader du secteur,

« Rim BlackBerry.» Aussi un chapiteau « Pôle conseil», accueillant les chefs d'entreprise et les responsables de département pour présenter leurs projets, un «Village sécu- rité», accueillant les meilleurs

éditeurs en la matière et un «Vil- lage Start-up», dédié aux jeunes activant dans le Cyberparc de Sidi Abdellah, seront installés dans le patio du palais de la Cul- ture. La représentante du ministère de la Poste et des Technologies de l’Information et de la Com- munication, Mme Houria Atif, a déclaré que « le but du parrai- nage de ce Salon est de permettre aux entreprises algériennes de nouer des partenariats entre les entreprises algériennes et étran- gères.»

De son côté, le responsable du développement Samsung, spon- sor officiel de ce salon, M. Hi- chem Abdoun, a expliqué que l’utilisation des Smartphones est de 55 % à l’échelle mondiale avec 180 millions d’appareils vendus dans le monde, et la de- mande « ne fait que croître », selon lui. Aussi a-t-il été décidé de faire des applications mobiles le thème majeur des Trophées de l’édition 2011. Pour sa part, le directeur exé- cutif d’Ernst & Young Advisory Algérie, M. Phetsamone Ras- phone, a souligné que ce Salon est une occasion pour les diffé- rents participants de partager leurs expériences dans les do-

maines des technologies et de l’information, « notamment en ce qui concerne les applications mobiles, un domaine en plein essor.» Organisé depuis l’année 2004, MED-IT est un salon pro- fessionnel dédié aux technolo- gies de l'information réservé aux décideurs IT. Véritable carrefour d'échanges entre professionnels du secteur IT, le Salon Med-IT est un rendez-vous très apprécié par les décideurs qui profitent de cette opportunité pour s'informer sur les grandes tendances du marché, découvrir de nouveaux matériels et solutions IT, rencon- trer des experts, ainsi que des clients du secteur public et privé. Grâce à sa dimension interna- tionale, ce Salon est aussi l'occa- sion de nouer des partenariats stratégiques avec des entreprises étrangères. Au-delà des outils et des solutions présentés, Med-IT s'affirme aussi comme une plate- forme de réflexion sur l'actualité et l'évolution des TIC. Plus de 50 conférences et ateliers seront or- ganisés sur trois jours. Des acti- vités qui suscitent un vif intérêt d’année en année de la part d’un public averti. Wassila Benhamed

Programme du 8 e Salon international des technologies de l’information

L e MED-IT convie le public à des manifestations de haute technologie, puisque le 26 septembre à 18h00, Dassault Sys- tème, l’un des premiers éditeurs mondiaux de solutions 3D,

propose au large public de découvrir le mystère de la grande pyra- mide égyptienne de Kheops. Une énigme enfin élucidée grâce à la 3D en temps réel. Cet événement sera une illustration de l’étendue et de la diversité des usagers que Dassault Système envisage de révé- ler grâce aux technologies «3D par tous» Le mardi 27 septembre, à la même heure, une démonstration réa- lisée par Cisco Système et son partenaire WMC permettra de dé-

couvrir les avantages de la vidéo pour collaborer ensemble à distance

et aussi essayer une variété de terminaux de vidéocommunication.

Le troisième jour, le 28 septembre, les participants et les invités pourront assister à la cérémonie officielle de remise des trophées Med-It et pourront ainsi découvrir les meilleures applications mo- biles algériennes.

W. B.

EDUCATION NATIONALE

Les cantines scolaires au niveau de toutes les écoles du Sud

L e ministre de l'Education nationale, M. Boubekeur Benbouzid, a affirmé que le taux de couverture en matière

de cantines scolaires passera à 100 % à compter de la rentrée scolaire 2011-2012 dans les wilayas du sud du pays. Il a été décidé d'augmenter à 100 % le ratio alimentaire au profit des élèves des wi- layas du Sud, au regard des conditions "ex- ceptionnelles" qui caractérisent leur scolarisation, a souligné M. Benbouzid lors d'une rencontre avec les responsables char- gés du secteur du livre scolaire en prévision de la rentrée scolaire prévue pour dimanche prochain. L'enveloppe affectée à la restauration sco- laire est passée cette année à 220 millions de dinars, ce qui traduit "la volonté de l'Etat de réunir toutes les conditions nécessaires à une meilleure scolarisation", a-t-il ajouté. Le ministre a également indiqué que "3.100.000 élèves bénéficieront cette année de la restauration scolaire en plus de 750.000 autres demi-pensionnaires".

CARAVANES HUMANITAIRES VERS LE NORD DU NIGER ET DU MALI

CRA : «Pour une vie décente»

L e Croissant-Rouge algérien (CRA) s’ap- prête à organiser,

dans les prochains jours, deux caravanes humani- taires vers le nord du Mali et du Niger, a-t-on appris de son président, hier à Taman- rasset. Ces deux caravanes humanitaires, constituées chacune de 30 tonnes de denrées alimentaires (se- moule, sucre, thé et autres) et d’effets vestimentaires,

sont initiées par le CRA, en signe de solidarité avec les populations de ces régions voisines des frontières sud de l’Algérie, affectées par la sécheresse, a précisé M. Hadj Hamou Ben Zeguir. L’initiative traduit, ex- plique-t-il, le respect du CRA de ses engagements

internationaux en ce qui concerne les principes hu- manitaires prônés par le Co- mité international des Croix et Croissants-Rouges, et vise à "atténuer les risques de dégradation davantage des conditions humanitaires dans cette partie de l’Afrique et contribuer, au- tant que faire se peut, à la consécration des droits uni- versels de l’homme à une vie décente". Ce type d’ini- tiatives témoigne, par ail-

du

degré

leurs,

d’imprégnation du peuple algérien du sens humani- taire et de la volonté des bé- névoles du CRA, à chaque fois que l’occasion leur est offerte, "d’accomplir des actions de bienfaisance", a souligné M. Ben Zeguir.

Economie

7

EL MOUDJAHID

RÉÉCHELONNEMENT DES DETTES DES ENTREPRISES

Un critère, la viabilité des entreprises

La recommandation a été retenue lors du Conseil des ministres du 22 février et adoptée par la tripartite du 28 mai derniers.

L es modalités et condi- tions de traitement des dettes des entreprises al-

gériennes en difficulté, notam- ment les PME, ainsi confrontés

à des contraintes lorsqu’il s’agit

d’investissements nouveaux, ont été définies à travers une note émanant de l’Association des banques et établissements financiers (ABEF), selon une information rapportée par un confrère. La décision qui relève

d’une instruction du chef de l’Etat consacrée dans un com- muniqué du Conseil des minis- tres du 22 février dernier s’adresse particulièrement aux entreprises de production de biens et de services lourdement endettées et qui, par consé- quent, éprouvent des difficultés

à rembourser leurs dettes. Les entités économiques concernées par ce dispositif doivent, toutefois, être viables et répondre à certains critères exigés par les banques confor- mément aux règles pruden- tielles qui régissent leur fonctionnement. Parmi les conditions arrêtées pour préten- dre au rééchelonnement de la dette, figure, entre autres, la non- distribution des divi- dendes pendant la période de rééchelonnement fixée à 10 ans. De même que le taux de rééchelonnement appliqué aux dettes éligibles ne doit pas dé-

appliqué aux dettes éligibles ne doit pas dé- passer 6,5%. En outre, l’entre- prise qui doit

passer 6,5%. En outre, l’entre-

prise qui doit formuler une de- mande dans ce sens avant le 31 décembre 2011 est dans l’obligation de donner l’enga- gement de ne pas investir sans accord préalable de la banque. Le rééchelonnement des dettes des petites et moyennes entre- prises (PME), annoncé lors de la dernière tripartite, se fera «au cas par cas et situation par si- tuation», avec un différé de trois ans durant lesquels le Tré- sor public prendra en charge les intérêts, a précisé récemment le délégué général de l’Associa- tion des banques et établisse- ments financiers (ABEF).

La banque créancière procé- dera, pour sa part, à l’annula- tion des agios réservés à l’entreprise bénéficiaire du ré- échelonnement. M. Benkhalfa

avait indiqué, dans le même contexte, que « les banques pré- servent le taux d’intérêt de 5,5% qu’elles appliquent pour les crédits à l’investissement et le Trésor public prendra en charge une bonification de 2% sur cet intérêt applicable aux crédits bancaires d’investisse- ment destinés aux PME ». Aussi, les banques sont invi- tées à accorder un différé sur les crédits aux PME consacrés

à l’investissement, soit trois ans

pour les crédits à moyen et long terme (5 à 7 ans) et cinq ans sur les crédits à long terme (plus de 7 ans). M. Abderrahmane Ben- khalfa avait ajouté que la mise en œuvre de cette opération dé- coulera de la publication des textes d’application qui en dé- termineront les aspects opéra- tionnels. Dans le même contexte, il révèle que le montant des cré- dits bancaires accordés à toutes les entreprises confondues avoisinait les 900 milliards de dinars. Il ya lieu de rappeler que le Conseil des ministres du 22 fé- vrier dernier inclut une série de mesures au profit de l’entre- prise, à savoir la facilitation de l'importation des intrants et des équipements par les entreprises de production, la prise de me- sures incitatives spécifiques pour le développement et le confortement des PME du BTPH, l'allègement des procé- dures fiscales et le traitement des dettes fiscales, le traitement des dettes des PME au niveau des banques, l'amélioration de l'accès des PME au finance- ment, ainsi que l'allègement de son coût, une simplification du dispositif public d'appui à la mise à niveau des PME, et un soutien public accru aux expor- tations hors hydrocarbures. D. Akila

EMPLOI DES JEUNES

L’argent en levier

“A juillet 2011, les banques

ont financé plus de 17.000 pro-

jets”, indique le directeur géné-

ral de l’emploi au ministère du

Travail et de la Sécurité sociale, M. Zaïdi Foudil, qui s’expri- mait sur les ondes de la Chaîne

III de la radio nationale. Le fi-

nancement de ces projets a per- mis la création de plus de

39.000 postes d’emplois dura-

bles, ce qui prouve non seule- ment que les banques répondent beaucoup mieux et dans des délais très raisonna-

bles, mais aussi la fiabilité des dispositifs. “Les dossiers qui ont l’aval de l'ANSEJ et de la CNAC obtiennent sans pro- blème le financement du pro- jet”, a-t-il affirmé. S’agissant de l’année 2010, il rappelle que pas moins de

30.000 projets ont été financés.

Ce chiffre traduit, a-t-il noté,

une augmentation significative

du nombre des projets par rap-

port aux années précédentes. A elle seule, l’ANSEJ enregistre

au niveau du marché du travail

près de 99.000 demandeurs d’emploi, avec une implication

accrue des banques. L’emploi étant le moteur du développement local, il existe,

en

effet, une volonté d’assurer

un

développement équitable de

toutes les régions, en leur of-

frant les mêmes opportunités,

les régions, en leur of- frant les mêmes opportunités, notamment au niveau de l’em- ploi par

notamment au niveau de l’em- ploi par une large décentralisa- tion de la décision. A cela vient s’ajouter la nécessité de garan- tir un développement équilibré de l’ensemble des régions du pays, par une répartition ration- nelle des opportunités d’inves- tissement selon les besoins répertoriés des populations et du potentiel de chaque espace géographique. La décentralisa- tion constitue une importante mesure qui a été déjà introduite au niveau des secteurs de la micro-activité. Et, depuis 2008, un certain nombre de réformes ont été engagées au niveau de l’ANSEJ et de la CNAC (micro-activité). la décentrali- sation de la décision au niveau local en fait partie , ce qui a per-

mis une rapidité dans la concré- tisation des projets. Il faut savoir, a-t-il fait re- marquer, que des efforts et des études ont été réalisés, depuis quelques années déjà, en vue d’identifier les besoins de chaque région, dans le but, à l’évidence, de développer les activités qui répondent le mieux

à leurs besoins. En fait, il faut

également tenir compte de la rentabilité de chaque projet, rien ne sert à se lancer dans des

activités qui ne sont bénéfiques ni aux jeunes promoteurs ni à la région où ils habitent. En plus de cela, il y a des conseillés qui reçoivent et orientent les jeunes vers des créneaux porteurs. “Notre rôle principal est d’accompagner les

jeunes promoteurs”, a-t-il pré- cisé. La tutelle a aussi un rôle d’orientation au plan national. Pour ce qui est de la décision de limiter les projet dans le secteur des transport, saturé, il souligne qu’il n’a pas été gelé, mais dé- cision a été prise d’encourager la diversification des créneaux d’investissement par les jeunes

promoteurs. De là, depuis 2011, d’autres créneaux, tels que le finance- ment des véhicules ateliers, ont été lancés. “Maintenant, libre aux gens de penser ce qu’ils veulent. Pour nous, il est tout à fait clair que nous travaillons pour des objectifs nobles, loin de nous toute idée d’acheter la paix sociale”, a-t-il conclu. Makhlouf Aït Ziane

DÉVELOPPEMENT

LOCAL

Les élus locaux plaident pour plus de prérogatives

La limitation de prérogatives des élus locaux demeure la principale contrainte devant une plus grande contribution de ces derniers à l’effort de développement local, ont souligné lundi à Tindouf ces responsables, appelant les pouvoirs publics à l’ouverture davantage de canaux de dialogue et de communication. Le premier de ces intervenants à prendre la parole lors de cette séance de travail, tenue dans le cadre de la première rencontre de concertation nationale sur le développement local, était le député Mohamed Selmi qui a, d’entrée, critiqué l’Administration et ses lenteurs. Comment peut-on représenter le peuple dans de telles conditions ? s’est-il interrogé, dénonçant l’attitude de certains ministres qui reçoivent les députés en fonction de leur appartenance politique ou régionale. Le même parlementaire a mis en évidence la nécessité d’adapter certains textes législatifs et dispositifs socio- économiques aux spécificités des régions de l’extrême Sud, notamment ceux liés à l’aménagement du territoire, à la promotion immobilière, à l’habitat et à la fiscalité. M. Selmi a, en outre, appelé à l’accélération des procédures relatives à la construction d’une station de dessalement des eaux saumâtres afin de réduire la souffrance de la population en matière d’alimentation en eau potable. De son côté, le président de l’APC de Tindouf, Abdelkader Torki, a appelé à la facilitation des examens et concours nationaux de recrutement au profit des jeunes de cette région qui éprouvent d’énormes difficultés en matière de déplacement et d’hébergement pour passer ces examens. Il a aussi insisté sur la mise en place de mesures incitatives pour la fixation des cadres de la santé et de l’éducation venus d’autres régions en vue de réduire le déficit en matière d’encadrement, ainsi que l’amélioration des services et infrastructures sanitaires. Le président de l’APC d’Oum El-Assel (200 km au nord-est de Tindouf), Ismaïl Benmoussa, a, quant à lui, mis l’accent sur l’urgence de la prise en charge par l’Etat des besoins prioritaires de la population de cette localité enclavée qui ne dispose pas de pharmacie ni d’équipement sanitaire.Al’ouverture de cette séance de travail tenue en fin d’après-midi et consacrée à l’écoute des élus locaux et des représentants de l’administration locale sur l’action publique en matière de développement local, le président du Conseil national économique et social (CNES), Mohamed Seghir Babès, qui présidait les travaux de la session, a souligné les grandes lignes de la feuille de route relative à la concertation nationale sur le développement local déclinée à partir des orientations du Président de la République. La rencontre de concertation nationale sur le développement local, entamée lundi matin à Tindouf, a consacré la totalité de ses travaux durant la matinée et une grande partie dans l’après-midi (plus de six heures au total) à l’écoute des préoccupations, propositions et attentes des représentants des citoyens et du mouvement associatif local. Cette première rencontre, qui a pris fin tard dans la soirée, a, par ailleurs, permis de confronter l’efficacité des outils d’intervention publique en matière de développement local avec les attentes de la population et la réalité des faits. Le CNES s’est vu confier, par le Président de la République, la tâche d’animer la concertation nationale visant à adapter les objectifs du développement local aux attentes de la population.

Mercredi 7 Septembre 2011

Monde

9

EL MOUDJAHID

TENSION ENTRE LA TURQUIE ET ISRAËL

Erdogan veut se rendre à Ghaza

Le Premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan, a accusé hier Israël de se comporter en "en- fant gâté" et exprimé son souhait de se rendre à Ghaza, ce qui de- vrait envenimer davantage les rap- ports entre la Turquie et Israël, deux anciens alliés. M. Erdogan a affirmé devant la presse qu'Israël "s'est toujours comporté comme un enfant gâté", dans une allusion aux reproches qui lui sont faits par la communauté internationale pour son attitude envers les Palesti- niens. Il a aussi indiqué qu'il pour- rait se rendre à Ghaza en marge d'une visite prévue la semaine pro- chaine en Egypte, mais que la dé- cision finale n'avait pas encore été prise. Une telle visite dans la bande de Ghaza, risquerait de por-

TUNISIE

Tour de vis sécuritaire

Le gouvernement tunisien a durci le ton, hier, en annonçant une stricte application de l'état d'ur- gence et en interdisant toute acti- vité syndicale policière, alors que des éruptions de violences se- couent le pays en période de pré- campagne avant l'élection du 23 octobre. "Nous sommes en état d'urgence et le gouvernement va

faire appliquer la loi (

sont pas quatre singes qui vont tout faire échouer maintenant". Dans une allocution au ton très ferme, voire brutal, le Premier ministre de transition, Béji Caïd Essebsi, a an- noncé une série de mesures pour rétablir la "sécurité et la stabilité" dans le pays. "J'ai décidé à partir d'aujourd'hui d'interdire toute acti- vité syndicale des forces de sécu- rité, au vu des dangers que cela représente pour la sécurité du pays", a décrété M. Caïd Essebsi. Cette annonce est intervenue alors que des centaines de policiers ma- nifestaient pour la première fois devant la Kasbah (siège du gou- vernement) pour réclamer les dé- missions du ministre de l'Intérieur, Habib Essid, et du chef d'état- major de l'armée tunisienne, le gé- néral Rachid Ammar. Ils ont

Ce ne

)

accusé le premier d'"ignorer leurs revendications" et le second "d'être derrière les troubles actuels en Tu- nisie dans le but de prendre le pou- voir". M. Caïd Essebsi a qualifié cette manifestation d'"incitation à l'insurrection".

ter un nouveau coup sur les rela- tions entre la Turquie et Israël, en froid depuis plus de deux ans. M. Erdogan a en outre annoncé la "suspension totale" des liens com- merciaux et militaires avec Israël, après l'adoption, la semaine der- nière, de sanctions contre ce pays qui refuse de s'excuser pour la mort de neuf Turcs tués en 2010 au cours d'un raid de l'armée israé- lienne dans les eaux internatio- nales contre une flottille en route vers Ghaza. Cependant, un conseiller de M. Erdogan a tenté de clarifier ces propos : "La sus- pension concerne le commerce bi- latéral dans le domaine de l'industrie d'armement et non le commerce en général", a-t-il dé- claré.

IMPASSE POLITIQUE EN SOMALIE

Adoption d'une feuille

Des responsables somaliens ont adopté hier

à Mogadiscio une feuille de route pour sortir

de l'impasse politique et dessiner la fin d'un gouvernement de transition (TFG) incapable en sept ans de ressouder un pays ravagé par 20 ans de guerre civile, a annoncé le président soma- lien. "Nous nous sommes clairement engagés

à appliquer cette feuille de route, le peuple so-

malien a beaucoup souffert," a affirmé Sharif Cheikh Ahmed. Le document a été signé par le TFG et des représentants du Puntland, territoire autoproclamé autonome, du Galmudug, autre région semi-autonome au centre, ou encore de

la milice pro-gouvernementale Ahlu Sunna wal Jamaa. La ligue arabe, l'Union africaine, l'Au- torité intergouvernementale pour le développe- ment (Igad), qui regroupe six pays d'Afrique de l'Est, et l'Onu ont aussi paraphé le texte. Plus d'une dizaine de tentatives pour mettre fin à l'instabilité politique qui règne dans le pays de- puis le départ, en 1991, du président Mohamed Siad Barré, ont déjà échoué. Cette nouvelle ini- tiative intervient alors que le pays est frappé par une sécheresse dévastatrice qui a déjà fait des dizaines de milliers de morts et menace en- core 750.000 personnes, selon l'ONU.

LIBYE

Reprise des négociations pour la reddition de Bani Walid

Les nouvelles autorités li- byennes ont repris hier les négocia- tions avec des responsables locaux de Bani Walid, l'un des derniers bastions des forces loyales à Mouammar El Guedaffi, après leur échec dimanche, ont indiqué des sources des deux bords. "Nos col- lègues de Bani Walid nous ont ren- contrés et ont été rassurés sur le fait que nous ne voulions pas de blessés et que nous préserverions leurs vies", a déclaré le chef des négocia- teurs des nouvelles autorités, Ab- dullah Kenchil, à la presse à Ouichtata, un village proche de Bani Walid. "Les révolutionnaires et des personnalités de la région de

Bani Walid sont réunis quelque part pour négocier et si Dieu le veut ces négociations seront couronnées de succès", a expliqué le Pré-

seront couronnées de succès", a expliqué le Pré- sident du Conseil national de transition (CNT), Moustapha

sident du Conseil national de transition (CNT), Moustapha Abdeljalil.

COMBATS AVEC DES MEMBRES D'AL-QAÏDA DANS LE SUD DU YÉMEN

4 soldats tués

Quatre soldats yéménites ont été tués hier dans des combats avec des membres présumés du réseau terroriste Al-Qaïda dans le sud du Yémen, a-t-on indiqué de sources militaire et médicale. Ces com- bats à l'arme légère se sont déroulés à en- viron un kilomètre de Zinjibar, chef-lieu de la province d'Abyane, une ville sous le contrôle des éléments d'Al-Qaïda.

ITALIE

Grève générale en protestation contre le plan d'austérité

L'Italie était paralysée hier par une grève générale à l'appel du principal syn- dicat la CGIL, contre le plan d'austérité du gouvernement en débat au Parlement, jugé "profondément inique" pour le plus grand nombre. La grève qui a perturbé les principaux services publics, a été observée dans une centaine de villes italiennes, notamment dans la capitale, Rome, où les transports étaient à l'arrêt pendant 8 heures.

UNESCO

793 millions d'adultes analphabètes

L'Organisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture (Unesco), a indiqué hier que quelque 793 millions d'adultes dans le monde sont analphabètes. Dans un communiqué, l'or- ganisation onusienne a affirmé que "selon des données de l'Institut de statistique de l'Unesco, 793 millions d'adultes sont analphabètes, en majorité des jeunes filles et des femmes".

NIGERIA

Découverte d'un site de fabrication de bombes artisanales près d'Abuja

Un site de fabrication de bombes arti- sanales a été découvert près de la capitale Abuja, ont annoncé mardi les services de renseignement de la police nigériane. Le site a été découvert dans les environs de Suleija (environ 30 km à l'ouest d'Abuja), une ville qui a connu une série d'attaques, dont un attentat à la bombe survenu la veille des élections législatives d'avril qui avait fait au moins 13 morts.

PPUUBB

Société

11

EL MOUDJAHID

Vrais et faux fous !

Par endroits ils font même par- tie du paysage, tant leur présence ne semble déranger personne alors même qu’ils sont porteurs d’un danger au moins potentiel

M ais qui sont-ils donc tous ces exclus de la

société, victimes ici d’un cruel coup du

sort, là d’une maladie mentale héréditaire

ou acquise d’une manière ou d’une autre ? On y re-

cense pêle-mêle des jeunes, des moins jeunes et des personnes disons au crépuscule de la vie et dont les parents ne savent trop quoi en faire. Et s’il est bien vrai que le glissement des valeurs sociales y est pour quelque chose, car entraînant dans son sillage et l’éclatement de la cellule familiale réputée jadis si homogène et si soudée et la perte de repères qui font

pourtant la raison d’être des êtres

ronnement qui ne prête pas toujours à optimisme pour rester poli. Mais dans tous les cas de figure, il

y a problème. Car même juridiquement parlant et si

pour votre malheur vous vous faites agresser par un fou, dûment reconnu tel pourtant, c’est à vous plai- gnant qu’incombe la fameuse charge de la preuve. Autrement dit, ce sera à votre avocat de prouver de- vant le prétoire que votre agresseur souffre effecti- vement de démence, d’où la réunion des trois éléments constitutifs de l’infraction : moral, inten- tionnel et matériel, chose pas évidente du tout, entre

nous soit dit, et pour qui connaît un tant soit peu les dédales et complexités procédurales, compte non tenu à ce niveau de la lenteur de la machine judiciaire

et du déficit en experts dûment agréés près les tribu-

naux territorialement compétents. Quelles sont alors les autres voies de recours ? L’idéal serait à l’évi-

dence de ne pas « tomber » sur ce profil d’agresseurs, autant se faire que peut bien sûr. Or nul n’est à l’abri, au vu de tous ces fous lâchés dans la nature, d’une at- teinte à son intégrité physique par un de ces détra- qués dont le propre justement est de frapper n’importe où et à n’importe quel moment, en vertu de ce que l’on pourrait désigner par la théorie per- manente du risque. Récemment encore, et pas plus loin qu’au sein d’une enceinte hospitalière de la ca- pitale, il m’a été donné d’assister à un spectacle dés- olant : un jeune homme en manque de sa dose habituelle de psychotropes qu’il ne cessait de récla- mer au personnel médical de service, finit par s’ef- fondrer et rouler par terre secoué de spasmes terribles. Avant de reprendre connaissance aidé par des bénévoles qui se sont précipités pour lui prêter assistance. Une fois sa plénitude recouvrée le jeune homme en question a préféré quitter précipitamment les lieux et ne pas demander son reste. Quant au per- sonnel supposé et censé faire tout simplement son boulot, il aura pris tout son temps pour rappliquer.

Malheureusement des histoires de ce

No comment

genre tout le monde en a une à raconter. Sur un autre

registre, il se trouve même de sinistres individus pour ramener des fous d’une wilaya à une autre pour les li- vrer à la rue parfois même pieds et poings liés. Enfin

et pour boucler la boucle, oserait-on dire, bien qu’il

n’ y ait là, fort heureusement du reste, que des cas

isolés, on a même vu de paisibles citoyens payer au prix de leur vie une crise de démence d’un fou qui passait par là

A. Zentar

Outre un envi-

VIEILLISSEMENT DE LA POPULATION

Un phénomène qui se confirme

Le vieillissement de la population est un phénomène qui n’épargne pas l’Algérie. Ce dernier connaît même une évolution notable dans notre pays où le nombre de personnes âgées augmente d’année en année, affectant ainsi le potentiel « juvénile » qui constituait durant la dernière décennie, l’atout incontournable de la société algérienne.

l’atout incontournable de la société algérienne. L’ Algérie compte en fait, 3,5 de la population du

L’ Algérie compte en fait, 3,5

de la population du pays et ce

chiffresont prédestinés à la hausse, dans les années à venir, notamment avec l’amélioration de la couverture so- ciale et du vécu de l’Algérien qui se ré- percutera directement sur son espérance de vie. Il est établi, par les ex- perts, que la baisse de l’indice synthé- tique de fécondité combiné à l’augmentation de l’espérance de vie générera dans les décennies à venir, une

millions de vieux, soit 7,5 %

population du 3 e âge importante en vo- lume. Les spécialistes vont jusqu’à es- timer que l’an 2025 marquera le début de cette situation qui coïncidera avec l’arrivée des générations baby-booms, celles nées durant les années 70, qui se- ront des retraités. Le problème se po-

sera, alors, justement pour les pensions de retraite, puisque la population active sera inférieure, en nombre, par rapport à celle des retraités. Cet état de fait in- duira également est à même de replon- ger la caisse des retraites dans des situations financières difficile, scénario qu’elle avait déjà connu durant la pré- cédente décennie où les déséquilibres financiers ont failli compromettre le système la sécurité sociale de cette frange de la population. Aujourd’hui, la tendance au vieillissement de la po- pulation incite à l’adoption de nouvelles mesures, voire une stratégie pour la prise en charge du 3 e âge désormais un fait, notamment sur le plan sanitaire et social, d’autant plus que la population âgée est sujette à plusieurs maladies de la vieillesse, à l’image du diabète, du

rhumatisme, de l’hypertension et sur- tout de l’Alzheimer. L’intérêt ainsi de créer des établissements de soins géria- triques et des structures de loisirs et de détente pour les vieux s’impose en fait pour permettre à cette population de finir leurs jours dans la dignité. La création de ces structures est à même de soulager cette catégorie très souvent malmenée au niveau des hôpitaux, des bureaux de postes et autres structures qui offrent des images vivantes de leur endurance, voire de l’inhumain. Mêmes spectacles de maltraitance, de mépris se renouvellent quotidiennement dans les moyens de transports, les rues où le 3 e âge est considéré comme une tare et un fardeau pour la famille et toute la société. Certes une avancée considérables est à relever avec la pro- mulgation de la loi relative à la protec- tion des personnes âgées, adoptée en 2010 qui constitue une véritable révo- lution puisqu’elle introduit pour la pre- mière fois des sanctions à l’encontre des descendants qui maltraitent ou en- core qui délaissent leurs parents, tout comme elle rend obligatoire la prise en charge des personnes âgées par les des- cendants notamment ceux en situation vulnérable, allant jusqu’à instaurer une aide de l’Etat pour les descendants qui ne disposent pas de moins financiers pour la prise en charge de leurs parents. Il n’en demeure pas moins pour autant que des efforts restent à faire, pour fa- ciliter la vie à cette catégorie, notam- ment en matière de couverture sociale et de loisirs. En attendant un clin d’œil de la part des pouvoirs publics, les vieux se contentent d’aspirer à des len- demains meilleurs. Samia D.

Haoud El Deyra (Naâma)

Mort suspecte d’oiseaux aquatiques

L a Conservation des forêts de Naâma a fait état lundi de la mort récemment dans des conditions non encore élucidées de 84 tadornes casarcas, une espèce d’oi-

seaux aquatiques nidifiant dans la zone humide du lac de Haoud El-Deyra (classée sur la liste de Ramsar), dans la com- mune de Aïn-Benkhelil (45 km au Sud de la wilaya). Les analyses en laboratoire effectuées sur un échantillon de ces volatiles morts, découverts par hasard jeudi dernier, par un habitant de la localité précitée, et présentant des symp- tômes d’inertie, de saignement du bec et de perte du plumage, ont éliminé l’hypothèse de la grippe aviaire, a précisé le conservateur des forêts. M. Abdelkader Allali a ajouté que "les eaux du lac de Haoud El-Deyra, dont un échantillon a été également ana-

lysé en laboratoire, n’étaient pas polluées", écartant ainsi la thèse qu'elles soient à l’origine du phénomène.

Le conservateur des forêts de la wilaya a ajouté, à ce pro- pos, que "les analyses en cours à l’institut Pasteur d’Alger expliqueront la raison de la mort de ces oiseaux aquatiques". Une cellule de surveillance a été installée localement pour mettre en place un dispositif préventif au niveau du lac de Haoud El-Deyra. Elle est composée d’agents de la Conserva- tion des forêts et du secteur de l’environnement, de vétéri- naires, et de représentants d’associations écologiques, ainsi que d’éléments de la Gendarmerie nationale pour aider dans les investigations. Une zone de contrôle a été délimitée autour du lac et une dizaine d’agents de la Conservation des forêts a été désignée pour sensibiliser les éleveurs à ce problème en les invitant à ne pas toucher à ces oiseaux morts et à interdire la baignade aux enfants jusqu’à ce que la lumière soit faite sur la mort mystérieuse de ces tadornes casarcas.

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Culture

ENTRETIEN AVEC BHEIDJA RAHAL, INTERPRETE DU PATRIMOINE MAGHREBO-ANDALOU

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Ph : Billal

Bheidja Rahal, nous dit d’emblée qu’elle n’est ni diva ni cantatrice et qu’elle aspire uniquement à être une simple interprète d’un patrimoine qu’elle respecte et qu’elle restitue avec brio. On la sent passionnée, volubile et volontiers disponible pour parler de son métier, d’un art qu’elle désire servir avec talent et humilité. Sans phare ni détours, elle a bien voulu aborder dans cet entretien, moult questions avec la conviction d’une artiste qui aspire à perpétuer la tradition et à œuvrer dans les limites de ses possibilités à vulgariser et faire apprécier auprès d’un large public, un genre musical que l’on qualifie à tort d’élitiste ou de citadin.

Quel est le premier objectif de Bheidja Rahel ; faire connaitre la nouba ou être la voix féminine de l’andalou ? Etre la voix féminine de l’andalou non. Ce n’est pas mon but. Etre seule ce n’est pas très intéressant, et je trouve que c’est bien qu’il y ait aussi plu- sieurs voix féminines. Je préfère être la porte-parole ou la repré- sentante de la nouba. C’est cela le plus important pour moi. Au début, quant j’ai commencé mon parcours, je voulais enre- gistrer quelques noubas. Par la suite, je voulais faire découvrir cette musique au public euro- péen et étranger qui ne la connaissait pas. Mais après les six premiers enregistrements je me suis dis, pourquoi ne pas en faire toute une série et continuer dans cette lancée. Alors c’est à partir de là que je me suis dis qu’il faudrait que ma spécialité soit la nouba et c’est pour cela qu’on m’appelle quelques fois « Madame nouba ». Je dois dire qu’en Algérie nous avons des voix féminines dans le chant andalou et le hawzi, mais pour rester juste dans la nouba qui est quand même un domaine assez difficile et qui demande beau- coup de travail, de patience et de rigueur, on n’a pas vraiment beaucoup de spécialistes, alors j’ai préféré me spécialiser dans ce domaine. Ce n’est pas aussi faire dé- couvrir la nouba ? Bien sûr ! Parce que bien avant, il y a 20 ans de cela, on disait l’andalou, le hawzi, l’aa- roubi, j’irai même plus loin, à cette époque, en rentrant chez un disquaire on ne trouvait aucun album de nouba. Pourtant

on avait de grands chanteurs tels que Dahmane Ben Achour, Mo- hamed Khaznadji, Abdelkrim Dali, Ahmed Serri. Nous avions des interprètes et de grands chanteurs, mais aucun n’avait enregistré une nouba pour le commerce. Quand je dis pour « le commerce » c’est vrai- ment mettre ces noubas à la por- tée du grand public. Quand je me balade dans les rues d’Alger ou d’ailleurs, j’aime bien avoir le choix entre un CD de mu- sique kabyle, chaoui, sahraoui et pour quoi pas un CD d’une nouba ? On n’avait pas ce choix il n’y a pas si longtemps. Alors que depuis que j’ai commencé à enregistrer - je le dis sans fausse modestie - que le premier CD disponible chez les disquaires en Algérie c’était la nouba « zi- dane » de Bheidja Rahal. C’est quand même très important. Après cela, il y a eu beaucoup d’interprètes, de chanteurs qui ont fait la même chose. Donc, voila le premier but qui consiste à faire découvrir la nouba et de la mettre plus à la disposition du grand public. Vous avez eu une expé- rience autre que l’interpréta- tion de la nouba, avec l’orchestre symphonique de la ville de Rouen ainsi qu’avec le guitariste espagnol Juan Mar- tin. Parlez- nous de cette expé- rience ? Exactement et c’est une ex- périence qui m’avait permis de sortir du cadre de la nouba. Je suis toujours interprète de la nouba « sanaâ » de l’école d’Al- ger. Cette expérience avec Juan Martin remonte à 2001 et 2002. Nous nous sommes rencontrés à Londres grâce à Abdelkrim

Sekar, nous avons fait un travail en commun. C’était un mariage de deux musiques tradition- nelles entre le flamenco et la mienne. Chacun apporte sa tra- dition, sans dénaturer la nouba ou la musique espagnole. J’ai interprété des morceaux d’une nouba sanaâ et Juan Martin a fait des arrangements. Mais je dois préciser que cela reste du domaine de l’expérience seule- ment. Ce n’est pas un projet en tant que tel. Si l’occasion se pré- sente pour travailler avec un ar- tiste c’est très bien sinon, mon plus grand travail reste la nouba. J’ai enregistré 20 albums et fait beaucoup de concerts en Algérie et à l’étranger, mais je trouve cela insuffisant par rapport à ce qu’on a comme richesse dans ce patrimoine andalou. Mis à part cela, il y a eu d’autres expé- riences aussi. J’ai travaillé avec un quatuor italien, avec un groupe de femmes, une chorale de Marseille et bien d’autres partenaires. J’ai travaillé avec l’orchestre philarmonique de Rouen qui est composé de 170 musiciens, c’est tout de même énorme. Sur des extraits d’une nouba, où le chef d’orchestre a fait des arrangements et nous avons un petit peu « sympho- nisé » cette nouba, mais je ne dirai jamais que c’est cela mon travail. C’est juste une expé- rience. Eux aussi ont découvert peut être, une musique d’ail- leurs. J’ai eu l’occasion d’être invitée par la même ville de Rouen pour donner un concert de musique andalouse avec mon orchestre. Je dirai donc que c’est une manière comme une autre de parler de cette musique, sur- tout en Europe. Je préfère quand

même faire connaitre ma mu- sique dans son authenticité. Sans essayer de l’arranger par ce qu’elle est tellement belle comme elle est. On n’a pas be- soin de l’arranger ou d’intégrer d’autres instruments pour dire qu’elle va plaire ou s’accommo- der avec la nouvelle génération. Je trouve qu’elle est bien comme elle est. Qu’avez-vous tiré de cette expérience ? Je trouve que c’est toujours des échanges très fructueux et intéressants car ce sont des mu- siciens professionnels et cha- cune des deux parties présente sa propre musique. On apprend toujours de cette manière. Je ne peux pas dire que je connais le flamenco comme Juan Martin ou la musique classique euro- péenne comme cet orchestre avec lequel j’ai travaillé mais ça reste des échanges où chacun de nous tire profit et apprend de l’autre. Et si c’était à refaire vous le referiez ? Bien sûr et avec grand plai-

sir. En tant qu’interprète de la nouba qui est un style musical difficile, que pouvez vous nous dire sur ce style ? La nouba est une suite de cinq mouvements, du plus long au plus rapide : l’amssader, btayhi, le derdj, inssiraf et le khlass. Quand il n’y a pas cette suite des cinq mouvements (des rythmes) et s’il en manque un, ce n’est plus une nouba. Je peux vous dire que dans tous mes en- registrements il y a toujours ces cinq mouvements. Quelquefois quand on n’est pas dans les ins- siraffet, on peut, au lieu de faire

un seul inssiraf on peut en faire plusieurs (deux à trois). C’est la même chose pour les khlasset. Mais quand on fait plusieurs khlasset à la fin, cela ne veut pas dire qu’on incite les gens à dan- ser. Pourquoi ? Parce qu’on est dans la mu- sique savante. Elle reste une musique d’écoute, même dans le khlass, cela reste une poésie et une musique à écouter. On a ten- dance à penser, surtout en Eu- rope que tout le monde peut se lever pour danser. Je précise que non. D’ailleurs dans mes concerts les gens savent que la nouba est une musique savante alors on est là pour apprécier et savourer une poésie et une mélodie pré- sentées par un orchestre qui vous donne le meilleur de lui- même. Tout simplement, ce n’est pas de la variété. Est-ce qu’il y a une tech- nique spéciale pour interpré- ter ce style musical ? C’est un style qui est dif- ficile par ce qu’on ne le travaille pas avec des techniques. Notre travail reste toujours brut, et c’est cette particularité qui donne cette singularité à notre musique et c’est ce qui plaît et étonne parfois les professionnels et les artistes européens. En Eu- rope on me dit vous avez une chose particulière que nous n’avons pas, je dis toujours que c’est le travail constant. On n’a pas besoin de vocaliser notre voix. On rentre et on se produit directement sur scène. Mais cela ne veut pas dire que c’est du tra- vail approximatif c’est au contraire, beaucoup de travail. J’entends parfois dire chez cer- tains artistes qu’ils ont une technique vocale. Je peux vous certifier qu’on n’a pas de tech- nique vocale. De plus, il n’y a pas de professionnels qui peu- vent le faire ou apprendre aux jeunes cette technique vocale. On n’a pas été formé pour cela. En parlant des noubas, on remarque qu’on en a perdu la moitié, comment et pourquoi selon vous ? Si on revient à ces 24 noubas et que chacune d’elle corres- pond à une heure précise de la journée, et que douze noubas fu- rent perdues, je peux vous dire que rien n’a été prouvé. Pour l’instant ce que je dis, c’est que c’est une belle légende. Mais tant que ce n’est pas prouvé et qu’il n’y a aucune trace de ces douze noubas égarées, je préfère qu’on s’intéresse à celles qui existent. Bien que vous soyez l’inter- prète de la nouba et que vous essayez de rassembler ce pa- trimoine, le maître de l’anda- lou Ahmed Serri s’est consacré à cela aussi, qu’en pensez-vous ? Je dois vous signaler que je ne me compare pas à Sid Ahmed Serri qui est incontestablement le maître de l’école d’Alger. D’ailleurs moi, ce qui m’étonne toujours, c’est quand j’écoute la radio ou je lis des articles dans les journaux où on parle de maî- tre ou de spécialiste, je dois dire que les maîtres se comptent sur le bout des doigts en Algérie.

(Suite en pages 16-17)

Mercredi 7 Septembre 2011

16 EL MOUDJAHID

Cu

ENTRETIEN AVEC BHEIDJA RAHAL, INTERP

Ph : Billal
Ph : Billal

(Suite de la page 15)

Il faut préciser que nous avons un maître pour l’école d’Alger c’est Sid Ahmed Serri, mais pour les autres, ce sont des interprètes. Le maître, c’est un grand mot, c’est toute une carrière, une vie. Parfois, cette vie ne suffit pas vraiment pour avoir ce titre de maître. Un maître c’est aussi avoir le patrimoine complet. En dehors de Sid Ahmed Serri, personne ne peut se prévaloir d’un tel attribut. Je trouve qu’il a fait un bon travail qui servira à toutes les générations qui viendront après nous. Alors si un maître ne fait pas cela, comment on peut lui donner ce titre ? Un maître doit aussi avoir des disciples à qui il transmet son patrimoine. Sur cette ques-

tion, je ne me comparerais pas à lui. Tout ce que j’ai fait, c’est de veiller à enregistrer un maximum de noubas. Ce que j’ai fait demeure dérisoire par rapport à ce qui exis- te dans ce patrimoine. Ce n’est même pas la moitié de ce qui existe. Mais je continue à travailler quand il y a possibilité d’aller voir des associations qui existent à Alger ou

à l’intérieur du pays, d’être en contact avec

eux, de leur parler, de leur transmettre des choses et de leur dire que je suis toujours

là. Vous avez déjà fait cela ? Oui, j’ai rendu visite aux « rossignols

d’Alger » qui sont à Cheraga. Je suis allée

à Mostaganem où j’ai travaillé avec l’asso-

ciation Ibn Badja, avec la Cordoba d’Alger, les beaux-arts d’Alger, donc dès que l’oc- casion se présente, je leur rends visite pour parler aux jeunes, essayer de leur dire que c’est eux la relève, leur transmettre le dépôt de nos maîtres. On dit que ce style de musique est éli- tiste, qu’en pensez-vous ? Non pas du tout. C’est vrai que le fait de dire que c’est une musique savante, les gens pensent que c’est une musique élitiste qui a un public restreint. Mon but c’est que le public soit de plus en plus nombreux, que la nouba soit écoutée par tout le monde sans exception. Il ne faut pas admettre des

jugements qui tendent à ancrer dans les esprits une telle sentence, que c’est une musique de citadin, de grande ville. C’est une musique nationale, c’est un patrimoine commun qui appartient à tous les Algériens. Je ne vois pas pourquoi on ne crée pas des associations dans le Sud de l’Algérie, à l’Est, à l’Ouest ou même dans des petites villes pour diffuser cette musique chez les enfants, les jeunes pour leur enseigner le patrimoine algérien. Il faut bien qu’on oublie cette histoire de musique élitiste ou

bourgeoise. Je suis personnellement issue d’un milieu modeste. Chaque Algérien doit

et a le droit d’accéder à cette musique.

Si on parle de votre expérience dans le domaine de l’écriture. Vous êtes à votre deuxième ouvrage, parlez- nous de cela ? Quand j’ai commencé à enregistrer, au départ, il y a toujours eu un livret pour accompagner le CD pour faire découvrir cette musique surtout en Europe. Après le cinquième album, je me suis dis pourquoi ne pas mettre la traduction en français de la

poésie chantée. Je me suis alors approchée de Saâdane Ben Baba Ali qui est profes-

seur de littérature arabe à Paris III et spé- cialiste du mouwacheh andalou, j’ai fait la proposition de traduire les poèmes que je chante dans mes albums. Il a tout de suite dit oui. C’est de là et à partir du cinquième album, il a commencé

à mettre la traduction des poèmes chantés

en français. Cela a beaucoup plu. Au départ c’était destiné au public français pour leur dire voilà ce qu’on chante et même pour la communauté algérienne qui vit là-bas. C’est un travail d’explication pour essayer de rentrer vraiment dans la

peau du poète et de comprendre correcte- ment chaque poème chanté. Par la suite il y

a eu l’idée du premier livre « a lu la oi l l » édité aux éditions Barzakh. Il était accompagné d’un CD. C’était pour donner plus d’occasion au grand public de découvrir profondément

l’andalou et le monde de la nouba. Il a bien marché. En une année il y a eu rupture de stock. On a pensé à un deuxième « la joi

d

a dalou » édité par l’ANEP, il commence

à bien marcher. On l’avait présenté à la

foire du livre. Les deux livres étaient très

bien acceptés. Quelle est la différence entre le pre- mier ouvrage et le deuxième ?

Le premier était accompagné d’un CD seulement. Mais le second était accompa- gné d’un CD et d’un DVD d’un concert qui

a été donné à l’Institut du monde arabe à

Paris dont le thème coïncide avec celui du

livre. Dans ce deuxième ouvrage il y a plus de 70 poèmes (bilingues) traduits de l’ara- be au français. Il fait le triple du premier. Pourquoi ? Parce qu’on a compris que les gens attendaient une deuxième sortie. On pense déjà à un troisième. On s’est dit comme on

a commencé avec les albums on le fait

aussi pour le livre. A vrai dire je m’occupe de la partie musicale. Je ne peux pas dire que je fais de la littérature. Cette dernière reste du domaine de Saâdane Ben Baba Ali.

da

la

l d u d

a adi

On a fait ce travail en collaboration pour faire quelque chose de bien et essayer de rentrer dans un autre milieu, celui de la lit- térature, et pour bien vulgariser notre tâche, nous avons commencé à donner des confé- rences débats et des rencontres littéraires. Quelle a été la réaction du public ? Très bien. Il y a des gens qui viennent pour assister à ces conférences et pour vous parler de la musique andalouse. Je pense que c’est un bon acquis. Modestement je crois que ce qui a encore attiré plus le public, c’est le fait de pénétrer ce milieu poétique. Quand je reçois des e- mails de jeunes qui me disent : « On n’écoutait que le chaâbi, ou les anciennes chansons françaises, kabyles mais mainte- nant nous apprécions la nouba de Bheidja Rahel », c’est vraiment extraordinaire. C’est un grand acquis pour moi parce que cela me permet de continuer à dire que mon message est passé puisque des jeunes s’intéressent davantage à cette musique, je trouve que c’est parfait. Pourquoi ? Parce que c’est une musique qui n’aime pas la médiocrité, qu’il ne faut pas défor- mer. Si elle est mal interprétée c’est auto- matiquement le rejet. Elle ne plaît pas à l’auditoire. Vous résidez en France depuis 1992, quelles sont les raisons ? C’est arrivé comme cela. Ce n’était pas prémédité. J’ai quand même appris à tra- vailler en professionnel. Je le dis en toute franchise, je pense que si j’étais restée en Algérie je n’aurais jamais entamer une car- rière artistique sur de bonnes bases. Expliquez-nous cela ? Tant que le statut de l’artiste n’existe pas, on ne peut pas vivre de sa musique décemment, car nos tours de chant et nos concerts ne suffisent pas. Donc faire car- rière, c’est faire au moins une cinquantaine de concerts par an pour pouvoir vivre de son art. Je précise que je parle de concerts et non pas de soirées. Parce que la carrière de l’artiste c’est la scène. Vous donnez des cours de musique et de chant andalou à Paris, parlez-nous de cela ? Je donne des cours de musique pour des enfants âgés de plus de douze ans. Actuellement nous avons créé une associa- tion qui s’appelle « rythme harmonie » avec quelques membres, je donne des cours de musique et de chant pour des adultes même que pour les adultes, cela reste un loisir alors que pour les enfants, il s’agit de la relève. La priorité, c’est les enfants.

Quand vous animez des concerts à Paris, quelle est la perception de l’audi- toire étranger ? Quand je donne des concerts en Allemagne ou à Lille ou dans n’importe quel autre endroit d’Europe on me dit :

« Est-ce qu’il y a une communauté magh- rébine dans ces régions ? » Je réponds tou- jours que moi je ne vais pas à la recherche de la communauté algérienne seulement Pour moi cette dernière est à la limite acquise. A l’étranger je veux faire découvrir ma musique à un public qui ne la connaît pas. Si je participe à titre d’exemple à un concert en Espagne on mettra à la fiche, concert de Bheidja Rahel entre parenthèse Algérie, je deviens la représen- tante d’une musique traditionnelle, ou clas- sique algérienne. Je ne suis pas une artiste qui donne un concert. Je vise toujours à faire découvrir cette musique au public étranger et dire aussi, voilà nous aussi on a une musique classique chez nous. Quelle est la différence avec le public algérien ? Je dis l ha doulillah . Parce qu’à chaque fois que je donne un concert à l’étranger, cela a été toujours très bien accueilli. D’ailleurs la première partie du concert est consacrée à une nouba dans dif- férents modes. La deuxième partie, que j’appelle souvent « partie bonus » pour le public, c’est du hawzi et aroubi, en Europe ce qui est particulier à dire c’est qu’à la fin du concert quand je discute avec le public européen on me dit qu’on a une préférence pour la première partie. C’est parce qu’elle reste une musique plus élaborée du point de vue poétique et mélodique aussi. Vous faites toujours vos enregistre- ments à Paris ? Pourquoi pas en Algérie ? Les trois premiers enregistrements ont été faits en France, mais à partir du quatriè- me album j’ai commencé à enregistrer en Algérie. Ce n’est pas une question de finances parce que cela revient pratique- ment au même. Tout simplement parce que l’orchestre que j’ai en Algérie est plus riche. J’ai plus d’informations et j’utilise des instruments comme le Kanoun, le Nay inexistants en France. Je précise que je ne trouve pas un a ou ji , le Fhel de notre école Sanaâ. Il y a des Tunisiens et des Marocains mais ce n’est pas la même chose. De plus le propriétaire du studio où j’enregistre depuis 2001 est aussi un spé- cialiste du domaine. C’est un homme qui connaît bien la musique andalouse. Les enregistrements que j’ai faits en Algérie plaisent beaucoup en Europe. Je dois vous préciser que la priorité reste au public algé-

Mercredi 7 S

lture

EL MOUDJAHID 17

R ETE DU PATRIMOINE MAGHREBO-ANDALOU

“Mon but est que la nouba soit écoutée par tout le monde sans exception”

rien. Dès que l’album sort, j’organise un concert de promotion en collaboration avec l’ONCI. Puis je ressors le même album en Europe. Je récolte toujours le bon accueil des deux côtés. Vous avez enregistré près de 20 albums, cela paraît énorme, qu’est-ce qui vous pousse à vous investir autant dans l’enregistrement du patrimoine ? Tout d’abord l’enregistrement de ce patrimoine national nécessite un travail colossal. On n’a pas le droit à l’erreur ou de faire n’importe quoi. J’essaie de trans- mettre ce patrimoine tel quel, sans rien changer. C’est une grande responsabilité. Ce n’est pas un travail facile, parce qu’il faut d’abord chercher les textes et bien les travailler sans erreur pour ne pas toucher au sens. Il faut authentifier les paroles et la musique. On commence à travailler la nouba en solo pendant plusieurs mois. Puis je rentre à Alger pour la parfaire avec les musiciens puis on entame la partie enregis- trement. Dès que l’enregistrement est prêt, on le présente sur scène. Il n’y a pas beau- coup d’interprètes de noubas car c’est un domaine qui demande beaucoup de travail, de concentration et du temps. Il y a des per- sonnes qui disent qu’il n’y a pas de recon- naissance pour les efforts qu’on fait. Moi je dis que la plus grande reconnaissance vient du public. Parlez-nous de votre dernier album sorti en février 2011 ? C’est la nouba dil, parce qu’il y a eu déjà une première nouba dil, mais les morceaux de musique et de poésie sont complètement différents. Il y a toujours cette suite des cinq mouvements. Elle a été éditée chez « belda ». Il y a toujours la traduction faite par Saad Baba Ali, par exemple le msadare se chante généralement en deux vers moi, j’ai interprété quatre vers. La totalité du poème même si c’est trop long. Je ne le fais pas sur scène c’est juste dans les enregis- trements parce que c’est pour les archives. Alors il est préférable d’interpréter le mor- ceau dans sa totalité. Il y a des morceaux qui ont été rarement interprétés. C’est tou- jours une manière de remettre ces pièces à la portée du grand public et surtout des gens du domaine. Est-ce qu’on peut créer une nouvelle nouba, ou du moins élaborer une compo- sition de type andalou ? Si je parle de mon travail je vous certifie que je n’essaye en aucun cas de créer ou de composer. Je suis dans un patrimoine immatériel qu’il faut conserver. Je suis interprète de ce qui est ancien. Dès qu’on me dit d’essayer d’arranger je réponds tou- jours non. J’ai choisi un seul travail, c’est l’interprétation seulement. Il peut y avoir d’autres personnes qui disent avoir compo- sé une treizième ou 25 e nouba. Ils ont le droit de le faire, mais attention, le plus important est de dire que cela ne fait pas partie du patrimoine qui existe déjà. Ce n’est pas une nouba. C’est une inspiration d’une nouba. Ce patrimoine qui existe, il faut le sauvegarder. On l’enregistre et on le met dans un coffret et on le laisse à part, et dans l’autre part on met les nouvelles créa- tions de musique plus modernes. Comment se fait votre travail de vul- garisation pour chaque album ? Pour l’instant je suis manager de moi- même. Bien sûr l’idéal c’est d’avoir un agent qui fait ce travail. Le plus normal est que l’artiste s’occupe seulement de la scène, pour tout ce qui est partie musicale. Il n’a pas à encombrer son cerveau avec la gestion. Si j’avais un agent qui fait cela, ça me libèrerait l’esprit. Je ne vous cache pas que parfois quand je suis en Algérie, avant de monter sur scène je suis épuisée déjà. Parce que je pense à mettre tout en place.

eptembre 2011

Parce que je pense à mettre tout en place. eptembre 2011 Si j’avais un agent il
Si j’avais un agent il me mettrait un plan- ning, une feuille de route. Pourquoi
Si j’avais un agent il me mettrait un plan-
ning, une feuille de route.
Pourquoi vous ne l’avez pas ?
En premier lieu, je n’ai jamais eu de pro-
position. En second lieu je ne connais pas
vraiment des personnes assez profession-
nelles qui se chargent de cela. Je préfère
avoir un agent algérien car il connaît mieux
le travail en Algérie. Je n’aimerais pas que
mon agent, s’il est Français, traite avec
l’Europe comme en l’Algérie. Je préfère
qu’il traite avec un esprit algérien. Mon
souhait c’est qu’on nous donne assez de
considération. Je n’aime pas qu’en me trai-
te comme une étrangère dès que je suis en
Algérie. Je suis de souche algérienne.
Parlez-nous de l’orchestre qui vous
accompagne depuis longtemps et qui a la
part du lion dans votre réussite ?
Oui, cela fait plusieurs années que je tra-
BREVES
QUESTIONS
ET CONCISES
REPONSES
vaille avec cet orchestre. C’est pour cette
raison qu’il y a autant de complicité. Si j’ai
fait appel à chacun de ces musiciens c’est
qu’ils ont du talent, ils sont compétents,
professionnels. Chacun a sa part de génie.
J’exige la perfection. Je tiens toujours à
leur incruster l’idée qu’il n’y a pas de
vedette. Nous sommes un tout, il faut qu’on
accomplisse un travail de groupe. Le plus
important, c’est que le public sent qu’il y a
un travail continuel entre nous, avant de lui
présenter les concerts. Je ne vous cache pas
qu’il me suffit juste de regarder l’un
d’entre eux pour qu’il comprenne ce que je
veux et ce que je
le monde. Je ne le présente jamais au grand
public, c’est toujours Bheidja Rahel et son
orchestre. J’avoue qu’il m’aide beaucoup,
on travaille ensemble et j’ai besoin aussi
d’un autre soutien, surtout quand c’est la
partie chantée. Il s’occupe de la partie
musicale et moi je me concentre sur le
chant.
Que pouvez-vous dire aux jeunes
talents qui veulent s’investir dans ce
domaine ?
Je leur conseille d’aller étape par étape
sans se précipiter, car la musique andalou-
se classique demande des années de travail
et de patience. Il ne faut pas se dire
qu’après 5, 10 ans qu’on est arrivé et qu’on
peut entamer une carrière professionnelle.
Il faut se donner du temps pour atteindre
le but. Pour l’instant il y a une génération
qui représente cette musique alors leur rôle
c’est de persévérer pour assurer le relais.
Quels sont vos projets, vous êtes sur
un nouveau livre ou un nouvel album ?
Je prépare un troisième livre ainsi qu’un
nouveau enregistrement, le 21 e album pour
le mois de décembre et qui sortira au mois
de février ou mars 2012. Pour les concerts,
ce qui est confirmé actuellement, c’est que
j’ai un concert le 23 mars à l’Institut du
monde arabe à Paris. Entretien recueilli
par Kafia Ait Allouache
demande. Dans
d’autres pays on
m’a souvent dit
de ne pas ramener
mon orchestre
parce qu’ils ont
déjà des musiciens
sur place, je leur
dis que je garde
toujours mes musi-
ciens qui connais-
sent bien ce style,
la nouba.
Votre mari figu-
re aussi parmi les
membres de l’or-
chestre cela vous
apporte-t-il un
plus ?
Oui, mais c’est
pas courant chez tout
BIOGRAPHIE
iq x Née p ue
juillet
1962
Conservatoire
Professeurs
Mohamed
Khaznadji
et
Abderezak
Fakhardji
et Musical l'orchestre Baccalauréat de
en
Sciences
à à d'Alger. (1993). (2006). Musicienne
J inter- revue
au
l’Association
Artistique
et
Culturelle
El-Fakhardjia
L « Création de A prète (1982-1985). (1988). (1974-1981). "Les Sendoussia Zoubir Printemps Sendoussia
Membre
à fondateur
à pour l’Association (1982). de
Musicale
Es-
a professeur du
de
musique
(1986-1992).
Premier
au
d'Alger
avec
l’Association
Musicale
Es-
(1987
et
1988).
Licence
en
l’Université
et d’Alger Prix
de
» sciences Alger. »
naturelles
Alger
(1989-1992).
"El
Beihdja"
Paris
Figure
parmi
f Les
100
personnalités
qui
font
l'Algérie"
(2002,
'E
re
).
Prix
"Mahfoud
Boucebci"
travaux
de
recherche
et :
-Vous êtes biologiste de formation,
vous n’étiez jamais tentée d’exercer ce
métier ?
Non. Dès que j’ai décidé d’entamer la
carrière musicale en 1992 en m’installant en
France, j’ai choisi définitivement la
musique. Je ne pouvais pas faire les deux.
Alors j’ai opté pour la musique qui me pas-
sionne le plus.
-Si vous n’étiez pas chanteuse, qu’est-
ce que vous auriez pu faire ?
Biologiste.
-Si vous avez le choix de refaire votre
vie referiez-vous le même parcours ?
Oui, sans doute
-Votre plat préféré ?
Tout ce qui est bon. J’exige le goût.
-Votre chanteur préféré ?
Il y en a plusieurs.
-Vos loisirs ?
La musique, le théâtre, le cinéma, les
sorties avec les amis(es) et quelquefois le
sport.
-Votre auteur préféré ?
J’aime tout ce qui est bien écrit.
-Votre couleur préférée ?
Le marron, jaune et crème.
-Votre quartier préféré ?
El Biar.
-Votre signe astrologique ?
Cancer.
-L’amitié ?
C’est très important et c’est rare.
-Le mensonge
C’est malhonnête.
-L’amour
C’est le sel de la vie.
-La vie
C’est l’amour.
- La maman
C’est le tout.
-Les voyages
Ça forme la jeunesse.
-Votre dernier mot.
Vive la nouba !
r sauvegarde
patrimoine
musical
andalou
Figure
parmi
). ss Karkachi, en Professeur sein Elle de personnalités
50
qui
font
de l'Algérie" bouger Biologie
(2008,
revue
e une
fait
18
enregistrements
noubas.

Télévision

24

EL MOUDJAHID

Sélection Mentalist : Oùes-tuKristina? 19:45 Réalisateur: David Barrett. Avec : Simon Baker (Patrick Jane), Robin
Sélection
Mentalist : Oùes-tuKristina?
19:45
Réalisateur: David
Barrett.
Avec : Simon Baker
(Patrick Jane), Robin
Tunney (Teresa Lisbon),
Tim Kang (Kimball Cho),
Owain Yeoman (Wayne
Rigsby), Amanda Ri-
ghetti (Grace Van Pelt).
rivière. Parallèlement, l'ins-
pecteur Molinari, chargé
d'enquêter sur la dispari-
tion de Kristina Frye, de-
mande
à
Jane
La secte Visualize et
son gourou, Bret Stiles, se
retrouvent au cœur d'une
enquête du CBI. En effet,
Celia, une jeune fille,
membre de la secte, est
retrouvée étranglée et son
corps a été jeté dans une
d'authentifier un enregis-
trement qui prouverait que
Kristina est toujours en vie.
Le meurtre de Celia est ra-
pidement élucidé et Bret
Stiles éprouve pour Jane
une sorte de compassion
mêlée de respect. Le gou-
rou, visiblement très in-
fluent dans la région,
parvient à dénicher l'en-
droit où John Le Rouge re-
tient Kristina prisonnière
19:35
19:35

AÏCHA : Lagrandedébrouille

consommatrices, en misant sur la méthode du porte-à- porte. Heureusement, Aïcha peut compter sur le savoir- faire de Ginette, spécialiste de la vente à domicile, seule ca- pable de lui permettre de ren- contrer des centaines de femmes mais à la réputation sulfureuse auprès de son père.

Réalisateur: Yamina Benguigui. Avec : Sofia Essaïdi (Aïcha), Amidou (Monsieur Boua- maza), Biyouna (Biyouna), Shemss Audat (Nedjma), Axel Kie- ner (Patrick).

cœur, Patrick lui a posé un ul- timatum : une rencontre entre sa mère et M me Bouamaza. Sa patronne Albane la charge de réaliser une enquête de satis- faction auprès de leurs

Après avoir déjoué les pièges tendus par Gloria sa collègue pour prendre sa place, Aïcha est plus que ja- mais déterminée à réaliser son rêve : quitter la cité. Côté

à réaliser son rêve : quitter la cité. Côté 22:30 Hors de contrôle Réalisateur: Martin Campbell.
22:30
22:30

Hors

de

contrôle

Réalisateur: Martin Campbell. Avec:Mel Gibson (Thomas Craven), Ray Winstone (Darius Jedburgh), Danny Huston (Jack Bennett), Bojana Novakovic (Emma Craven), Peter Hermann (Sanderman). Thomas Craven est un inspecteur vétéran de la brigade cri- minelle de Boston. Il a élevé seul sa fille de 24 ans. Lorsque celle- ci est retrouvée assassinée sur les marches de sa propre maison, personne n'a de doute : c'est lui qui était visé. Pour découvrir qui a tué sa fille, l'inspecteur Craven va s'aventurer dans les milieux troubles où les affaires côtoient la politique. Il va aussi devoir découvrir les secrets de celle qu'il croyait connaître. Dans cet univers où chaque intérêt est supérieur, où chaque information vaut plusieurs vies, la quête solitaire de Craven va le conduire au-delà de la pire enquête de sa vie, face à ses propres démons

de la pire enquête de sa vie, face à ses propres démons 22:05 Le dernier vo

22:05

Le dernier voyage du juge Feng

à ses propres démons 22:05 Le dernier vo yage du juge Feng Réalisateur: Jie Liu. Avec:Yulai

Réalisateur: Jie Liu. Avec:Yulai Lu (Ah-Luo), Baotian Li (le juge Feng), Yaning Yang (Tante Yang).

Chaque année, le tribunal ambulant du vieux juge Feng et de sa greffière, tante Yang, sillonne les chemins de la province du Yunnan, en Chine. Orné de l'emblème national, symbole de l'autorité de l'État, le tribunal fait escale dans chaque village pour régler les li- tiges entre les paysans. Pour la dernière tournée de tante Yang, qui s'apprête à prendre sa retraite, le jeune Ah-Luo, étudiant tout juste arrivé de la ville, accompagne le duo pour apprendre le métier. Il dé- couvre la Chine rurale et ses traditions ancestrales, et se heurte aux méthodes peu conventionnelles des médiateurs du tribunal.

CAPI TAL 19:45 TERRE :
CAPI
TAL
19:45
TERRE
:

Sept milliardssur Terre:

Quellessolutionspourvivresanspétrole?

Réalisateur: Guy Lagache, Jean-Bernard Schmidt, Emmanuel Leclercq.

14 milliards de litres par jour : voilà le niveau ahurissant de notre consom- mation mondiale de pétrole ! En un peu plus d'un siècle, ce liquide brun et vis- queux est devenu le moteur de notre monde moderne. Transports, chauffage, plastiques, détergents, engrais ou médicaments, le pétrole est partout, dans tous les rouages de notre vie quotidienne. Et avec le progrès économique et techno- logique continu, nous sommes toujours plus nombreux sur terre à vouloir en consommer goulument

Le programme d’aujourd’hui

Canal Algérie

09h30 : sihr el mordjane (08) rediff 10h00 : el bahr el moutawassite

(22)

10h30 : flipper I (09) 1h00 : alwane bladi ''guelma'' rediff 12h00 : journal en français +météo 12h20 : ma waraa el chems (08) 14h00 : general hospital (03) 15h35 : simba et la coupe du monde 16h50 : el djaoualoune (07) 17h15 : ahlem ghoume (04) 17h40 : bin'o bine (22) 18h00 : journal en amazigh 18h20 : sihr el mourdjane 19h00 : journal en français +météo 19h30 : algérie, génies des lieux ''ghardaia II'' 20h00 : journal en arabe 20h45 : mc didine le roi du burguer 21h15 : achouek e'ssalem 23h00: festival timgad 2011 ''na- biha karaoui+ '' 00h00 : journal en arabe

TF1

12:00 Journal 12:40 Petits plats en équilibre 12:55 Julie Lescaut : Secrets d'en- fants 14:40 Père et maire : Nicolas 16:25 Quatre mariages pour une lune de miel 17:15 Secret Story 18:00 Money Drop 19:00 Journal 19:45 Mentalist : Où es-tu Kristina ? 20:30 Mentalist : Carte blanche 21:20 Mentalist : La confiance règne 22:15 Dexter : L'ombre d'un doute 23:10 Dexter : Faire le deuil 00:10 Tueur d'état : L'intouchable

FRANCE 2

12:00 Journal 13:00 Toute une histoire 14:10 Comment ça va bien ! 15:15 Rex : Six minutes d'avance 16:00 Côté match 16:05 Seriez-vous un bon expert ? 16:55 On n'demande qu'à en rire 17:55 N'oubliez pas les paroles 18:45 Et si on changeait le monde 18:55 La minute du chat 19:00 Journal 19:30 Tirage du Loto 19:35 Aïcha : La grande débrouille 21:10 Plein 2 ciné 21:15 Paris en plus grand 21:20 Avant-premières 23:05 Dans quelle éta-gère 23:10 Journal de la nuit 23:25 Des mots de minuit 00:55 Toute une histoire

FRANCE 3

12:35 Edition de l'outre-mer 12:40 Keno 12:45 En course sur France 3 13:05 Inspecteur Derrick : La minute de vérité 14:05 En quête de preuves : Un père en colère 14:55 En quête de preuves : Erreur mortelle 15:45 Culturebox 16:20 Un livre un jour 16:30 Des chiffres et des lettres 17:10 Questions pour un champion 17:50 19/20 18:30 Journal national 19:10 Plus belle la vie 19:35 Histoire immediate : Soirée spéciale 11-Septembre 19:36 11-Septembre, au sommet de l'Etat américain 22:35 Une histoire épique 00:05 Couleurs outremers 00:30 Espace francophone : Mémo- riel, l'actualité du monde francophone

ARTE

18:00 Arte Journal 18:55 Les aventures culinaires de Sarah Wiener en Autriche : A la basse-cour de Basse-Autriche 19:40 Les routes de la terreur :

1993-2001 - Le compte à rebours 21:05 Dog Fight : Les as du ciel de la Première Guerre mondiale 21:55 Le dessous des cartes : Sur- population : une fausse question 22:05 Le dernier voyage du juge Feng 23:50 L'usage du monde : Il nous faut du bonheur 00:35 24 City

M6

15:15 Drop Dead Diva : Au placard 16:35 Un dîner presque parfait 17:40 100 % mag 18:45 Le 19 45 19:05 Scènes de ménages 19:45 Capital Terre : Sept milliards sur Terre : Quelles solutions pour vivre sans pétrole 21:40 Capital Terre : Sept milliards sur Terre : J'achète, je jette : comment consommer sans piller la planète ? 23:30 Capital Terre : Sept milliards sur Terre : Comment tous se nourrir sans détruire la planète ?

CANAL +

13:00 Adam 14:35 Surprises 14:40 Les nouveaux explorateurs :

Le Chili avec Julien Malland 15:40 L'abominable vérité 17:15 Têtes à claques : Le ski 17:18 Une minute avant 17:25 Mon oncle Charlie : L'art d'accommoder les sauces 17:45 Le JT 18:10 Le grand journal 19:05 Le petit journal 19:30 Le grand journal, la suite 19:50 Passe le périph' d'abord ! 21:30 Hors de contrôle 23:55 Platane : La fois où il a voulu faire un film sérieux

FRANCE 5

12:35 Le magazine de la santé 13:30 Allô, docteurs 14:05 Un refuge pour les orangs-ou- tans : Des petits à soigner 14:35 Sale temps pour la planète ! :

Mozambique, mieux vaut prévenir que guérir 15:35 Superstructures animales 16:30 C à dire ?! 16:45 C dans l'air

TV5

11:30 T'es pas la seule ! : Chez toi, c'est chez moi 12:30 Le journal de la RTBF 13:00 Un flic 14:30 Flash info 14:45 Les grand15:00 TV5 monde, le journal 15:30 Questions pour un champion 16:00 Flash info 16:05 Shanti, au coeur de l'Inde :

Delhi 17:40 T'es pas la seule ! : Mon dieu qu'ai-je fait ? 18:05 En pays de : Le Clos Saint Ange - Bretagne, Vildé Guingalan 18:30 Tout le monde veut prendre sa place 19:30 Le journal de France 2 20:00 Frank Riva : Les loups 21:50 TV5 monde, le journal 22:00 Le journal de la TSR 22:30 Ce jour-là : 15 décembre 1960. Ce jour-là, Baudouin épouse Fabiola 23:40 Polar

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Détente

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EL MOUDJAHID

Page animée par Mourad Bouchemla
Page animée par Mourad Bouchemla
Mots CROISES
Mots CROISES

Mots CROISES

Mots CROISES Nº 2890

Nº 2890

Mots CROISES Nº 2890
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 I II III IV V
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Définitions

HORIZONTALEMENT I- Sous-préfecture - Musicale ou d’ouvreture. II- Poète français - Pluie torrentielle. III- Aussi beau-derrière un comptoir. IV- On le rencontrera sûrement. V- Issu - Magnétiser. VI- Tête d’animal - Fin de verbe. VII- Genre musical - Débute l’espoir. VIII- Mangeuse d’enfants. IX- Ville d’Algérie - Direction. X- Vieille chance - Irritant.

VERTICALEMENT 1- Se sauver - Interjection. 2- Poinçon à cuir - Muni pour voler 3- Mille-pattes - En hausses - Donne le choix . 4- En rade - Rapace. 5- Juge neutre. 6- Fruit sec - Ex-Etat. 7- Fin rayon - Voyelle double. 8- Recouvrir un mur de bois ou de stuc. 9- Eplucher l’œuf - Direction. 10- Flétrir - Pots de Labo.

SOLUTION DES MOTS CROISES

 
 

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Mots FLECHES Nº 2890 SAGEMENT DE LA FICTION ARRIVÉE EN VIE COULE DE SOURCE SINGE
Mots FLECHES
Nº 2890
SAGEMENT
DE LA FICTION
ARRIVÉE
EN VIE
COULE DE SOURCE
SINGE
SERA À LA MUNICIPALITÉ
HOMMES DE FOI
FUT LE GUIDE
L’UNIQUE
LUMIÈREBLAFARDÉ
AVECUNEGRANDE
VERBALE
DÉBORDE
SUR LA RIVE
RÉSISTANCE
EN MARCHE
GARDIEND’UNEVIE
OUTIL DE CONCASSAGE
EN SERBE
A LE CŒUR
CHAMBOULÉ
COUPE EN BOIS
BOISAMÉRICAIN
FRÈRE DE CAIËN
RONGEURS
DANS LE BEURRE
CONCURRENT
REDOUTABLE
OFFICIALISER
PRÉFIXE
POUTRE
NIDD’ESPIONS
BITUME
PETITBAGAGE
GRANDEFRUITE
AU FRONT
EN REPOS
FORME DE POUVOIR
RENDRE LA DIGNITÉ
RAISINSECANGLAIS
EREINTANT

Grille

Grille Décapiter Gargotier Soumettre Tabellion Trinquette Capituler Sertisseur Syndiquer

Décapiter

Gargotier

Soumettre

Tabellion

Trinquette

Capituler

Sertisseur

Syndiquer

Turlupiner

Demi-solde

Extorqueur

Ennuyeux

Catafalque

Babeure

Cordialité

Apostasie

Solubilité

Dirigeant

Inapprécié

Béatifier

Statique

Basse-cour

Ci-dessous

Intenter

Moraliste

Pastèque

Démanger

Rotatives

Mollusque

Religieux

Nº 2889

Démanger Rotatives Mollusque Religieux Nº 2889 H E C N A R P R O G

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