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CÔTÉ BIODIVERSITÉQUAND DES ASSOCIATIONS LOCALES ALLIENT PRÉSERVATION ET DÉVELOPPEMENT TORTUES MARINES: L ’ E S P

CÔTÉ BIODIVERSITÉ QUAND DES ASSOCIATIONS LOCALES ALLIENT PRÉSERVATION ET DÉVELOPPEMENT TORTUES MARINES: L ’ E S

QUAND DES ASSOCIATIONS LOCALES ALLIENT PRÉSERVATION ET DÉVELOPPEMENT

TORTUES MARINES:

LESPOIR EN MARCHE

TORTUES MARINES: L ’ E S P O I R EN MARCHE Remise à l’eau d’une
Remise à l’eau d’une tortue après baguage, aux îles Barren. © DR HOANI : UN
Remise à l’eau
d’une tortue après
baguage, aux îles Barren.
© DR
HOANI : UN VILLAGE
COMORIEN UNI
DERRIÈRE SES TORTUES
[ page 40 ]
UNIVERS MAORÉ
Numéro 8
Novembre 2007
[ page 40 ] UNIVERS MAORÉ Numéro 8 Novembre 2007 ÎLES BARREN : À LA RECHERCHE

ÎLES BARREN :

À LA RECHERCHE D’UN ÉQUILIBRE DURABLE

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À LA RECHERCHE D’UN ÉQUILIBRE DURABLE [ page suivante ] INITIATIVES Canal du Mozambique Mahajanga Cap
À LA RECHERCHE D’UN ÉQUILIBRE DURABLE [ page suivante ] INITIATIVES Canal du Mozambique Mahajanga Cap
INITIATIVES Canal du Mozambique Mahajanga Cap Amparafaka Cap Mitsinjo Vilanandro Soalala Besalampy Maevatanana
INITIATIVES
Canal du
Mozambique
Mahajanga
Cap Amparafaka
Cap
Mitsinjo
Vilanandro
Soalala
Besalampy
Maevatanana
Morafenobe
Maintirano
NOSY BARREN
Antsalova
ANTANANARIVO
N
Belo Tsiribihina
W E
S
Morondavia
Par
Géraud LEROUX
Muséum d’histoire
naturelle de Genève

coordinateur de terrain Mel : geraud.leroux @freesurf.ch

Site : www.tortuesiles barren.org

Retour à la mer pour cette tortue capturée par l’équipe locale de recherche.

© DR

Sauf mentions contraires, les photographies sont de l’auteur

Jusqu’à présent, aucune étude scientifique ni aucun travail de conservation n’avaient été consacrés aux tortues marines de la région de l’archipel des îles Barren, au Sud-Ouest de Maintirano, à Madagascar, alors même qu’il s’agit d’un site essentiel dans la dynamique reproductive de cette espèce. Un vide qu’a décidé de combler le Muséum d’histoire natu- relle de Genève (Suisse) en coordonnant ce projet de ter- rain (1) financé, en grande partie, par le Réseau universitaire international de Genève (Ruig).

(1) Réseau interdisciplinaire pour une gestion durable de la biodiversité marine : Diagnostic environnemental et
(1) Réseau
interdisciplinaire
pour une gestion
durable de la biodiversité
marine : Diagnostic
environnemental
et social autour
des tortues marines
dans le Sud-Ouest
de l’océan Indien.

© Gérard Guiot

dans le Sud-Ouest de l’océan Indien. © Gérard Guiot ÎLES BARREN: À LA RECHERCHE D’UN ÉQUILIBRE
dans le Sud-Ouest de l’océan Indien. © Gérard Guiot ÎLES BARREN: À LA RECHERCHE D’UN ÉQUILIBRE
dans le Sud-Ouest de l’océan Indien. © Gérard Guiot ÎLES BARREN: À LA RECHERCHE D’UN ÉQUILIBRE
dans le Sud-Ouest de l’océan Indien. © Gérard Guiot ÎLES BARREN: À LA RECHERCHE D’UN ÉQUILIBRE

ÎLES BARREN: À LA RECHERCHE D’UN ÉQUILIBRE DURABLE

ÎLES BARREN: À LA RECHERCHE D’UN ÉQUILIBRE DURABLE

ÎLES BARREN: À LA RECHERCHE D’UN ÉQUILIBRE DURABLE D an s u n pr e mi

D an s u n pre mi e r te mp s, ce pro jet a s o uh ai

su r l es

t or tues marin es et l eu r éc o systè m e, mai s a uss i s o c iolo g i que su r l es pop u la t ion s don t la v i e est li ée à la pr ése n ce d es t or tues (2) . À par t ir d es r é-

su l t a ts o bte n us, l e pro jet a te n d e propo se r

d es st ra tég i es d e c on se r v a t ion lo c al e s o ute na -

b l e s o c ial e m e n t, éc onomi que m e n t et éc olo g i -

que m e n t. E ll es se t rad u i se n t, d ’u n côté, par la mi se

e n pla ce d ’u n r ése a u œuv ran t po u r la se n s i b i - li s a t ion d es pop u la t ion s lo c al es e n ve r s la b io - di ve r s i marin e et e n par t i cu li e r l es t or tues marin es et, d e l a ut r e, par l e d éve lopp e m e n t d al te rna t i ves d e subst i tut ion à la p êche a ux t or tues. U n e étu d e d e fai s a b ili po u r la c r é a - t ion d ’u n e air e marin e pro tégée dan s la r ég ion d e M ain t irano se ra ég al e m e n t pro ch ain e m e n t e ff ectuée.

ét a b lir u n dia g no st i c b io o g rap h i que

et se s i tue à moin s d e c in q ce n ts kilom èt res d es

côtes afri c ain es.

l ’e n se m b l e

pla ges non am é na gées, pr ése n te n t d es s i tes

d e pr é dil ect ion po u r l es c in q es p èces d e

t or tues marin es qu i fr éque n te n t l e Canal

d u M o z am b i que : t or tue ve r te, im b ri quée,

c ao u ann e, oli vât r e et l uth (lire page suivante).

De fai b l es profond eu r s et d impor t an tes forma -

t ion s c oralli e nn es s on t à l ori g in e d ’u n e v i e

a qu a t i que par t i cu li è r e m e n t foi s onnan te, ar b o - ran t u n e fa u- n e et u n e flor e s in gu li è r e m e n t

ri ches

c on st r uct ion s c oralli e nn es s on t à l ori g in e d es

et p eu c onn ues. C e r t ain es d e ces

d u li tt oral , a vec d es kilom èt r es d e

mai s a uss i

C et ar ch ip e l ,

c a yes
c
a yes

qu i c on st i tue n t l es î l es B arr e n .

par l e pa ssé, ces î l es ai e n t été

pon ctue ll e m e n t ex ploi tées par d es ind ust ri es d e p êche o u d ’ext ra ct ion d e p h o s p h a tes, seu l s

l es p êcheu r s t radi t ionn e l s Vez o ( li tté ral e m e n t “ceux qui pagayent”) fr éque n te n t e n c or e ces

B i e n que

Cinq espèces de tortues

î

l es d u ran t d es c ampa g n es d e p êche po uv an t

marines représentées

 

all e r d e que l ques j o u r s à pl us i eu r s moi s. Le t o u-

SITUÉ AU NORD-OUEST DE MADAGASCAR,

M ain t irano est u n e p et i te v ill e côt i è r e ext r ê m e-

m e n t e n c la vée et qu i jusqu’à pr ése n t s o u ffrai t

for te m e n t d e l a bse n ce o u d e la vétusté d es

infra st r uctu r es ro ut i è r es et por tu air es qu i la

d esse r ve n t. L’ ar ch ip e l d es î l es B arr e n s’éte nd e n t r e

15 et 65 kilom èt res a u Su d -Ouest d e M ain t irano

ri

s m e y est, l u i , t r ès marg inal .

Les Vezo et les tortues marines:

Les Vezo et les tortues marines:

une tradition ancestrale

Les Vezo et les tortues marines: une tradition ancestrale

ORIGINAIRE DU SUD-OUEST DE MADAGASCAR

(e n t r e l es fl euves O nila hy et M an g ok y) et s o u- ve n t c on s id é r é c omm e se mi - nomad e marin (3) , ce p eu pl e d e p êcheu r s t radi t ionn e l s s’est, a u

CÔTÉ BIODIVERSITÉe p êcheu r s t radi t ionn e l s s’est, a u INITIATIVES

radi t ionn e l s s’est, a u CÔTÉ BIODIVERSITÉ INITIATIVES Retour de pêche de

INITIATIVES

Retour de pêche de l’équipe de recherche. Après baguage, les tortues seront relâchées sans aucun
Retour de pêche
de l’équipe de recherche.
Après baguage, les
tortues seront relâchées
sans aucun dommage.
© DR

LA LÉGISLATION

MALGACHE

Les premières lois nationales relatives à la protection des tor- tues marines à Mada- gascar sont apparues dès 1923. Dès lors, un arrêté stipule l’interdiction de cap- ture des femelles ni- difiantes ayant un diamètre de carapace inférieur à 50 centi- mètres (décret du 23 mai 1923). Un deuxième dé- cret (24 octobre 1932) déclare “Réserves de ponte de tortues ma- rines” Nosy Anambo (Antsiranana), Nosy Iranja (Nosy Be), Chestesterfield (Mo- rondava), Nosy Trozo- na et Nosy Ve (Toliara) et Europa (France). Les lois de 1980 (décret du 25 février 1980) et de 1988 (Convention interna- tionale sur le com- merce des espèces menacées de la faune et flore sauvages, Cites) prohibent l’exportation des spé- cimens empaillés et la chasse des espèces de tortues marines.

Dans cette partie de Madagascar, les îles, avec leurs kilomètres de plages non aménagées, présentent des sites de prédilection pour les cinq espèces de tortues marines qui fréquentent le Canal du Mozambique.

© DR

Bande littorale et îlots Maintirano Découvre à marée basse Hauts fonds Ligne de sonde des
Bande littorale et îlots
Maintirano
Découvre à marée basse
Hauts fonds
Ligne de sonde des 20 mètres
Ligne de sonde des 100 mètres
0
5
10 km
Nosy Mavony
Nosy
Barren
Nosy Maroantaly
Nosy Androtra
Nosy Dondosy
Nosy Andrano
N
W
E
Nosy Manghily
Nosy Lava
S

(2) Un documentaire de 52 minutes, diffusé

sur RFO (émission

Archipels) et intitulé “Les tortues de Barren”, a été réalisé par Jacques

Mathou sur ce projet.

Mathou sur ce projet.
Mathou sur ce projet.

(3) Lire, dans Univers

Maoré n°4, l’article de Stéphane Ciccione

(Kelonia) et Valérie Lilette

sur les usages et

perception des tortues dans la culture des îles du sud-ouest

de l’océan Indien.

de l’océan Indien.
de l’océan Indien.
Repérage Caye Îlot de sable corallien.
Repérage
Caye
Îlot de sable corallien.
Indien. Repérage Caye Îlot de sable corallien. Cette tortue luth, capturée au filet accidentellement au
Cette tortue luth, capturée au filet accidentellement au cours de la nuit, sera débitée au
Cette tortue luth,
capturée au filet
accidentellement
au cours de la nuit, sera
débitée au petit matin,
en présence de toutes
les familles de pêcheurs.
© DR

UNIVERS MAORÉ

de toutes les familles de pêcheurs. © DR UNIVERS MAORÉ Numéro 8 Novembre 2007 35 34

Numéro 8

les familles de pêcheurs. © DR UNIVERS MAORÉ Numéro 8 Novembre 2007 35 34 UNIVERS MAORÉ

Novembre 2007

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UNIVERS MAORÉ

Numéro 8de toutes les familles de pêcheurs. © DR UNIVERS MAORÉ Numéro 8 Novembre 2007 35 34

les familles de pêcheurs. © DR UNIVERS MAORÉ Numéro 8 Novembre 2007 35 34 UNIVERS MAORÉ

Novembre 2007

ÎLES BARREN: À LA RECHERCHE D’UN ÉQUILIBRE DURABLE

Tortue de Ridley

CÔTÉ BIODIVERSITÉDURABLE T o r t u e d e R i d l e y ©

r t u e d e R i d l e y CÔTÉ BIODIVERSITÉ © Stéphane
© Stéphane CICCIONE Kelonia Tortue imbriquée Tortue caret
©
Stéphane CICCIONE
Kelonia
Tortue imbriquée
Tortue caret

1Chelonia mydas

2fano z a t o , fano om by (omby = œuf)

3

la pl us c omm u n e dan s la r ég ion , t r ès appr éc i ée po u r s a g rai sse et ses œu f s, don c la pl us p êchée m e na cée d ’ext in ct ion

4

5*** 6c arni v or e dan s s a jeu n esse ( p et i ts in ve r téb r és, œu f s d e poi ss on , etc.) p u i s he r b i v or e 7t o utes l es e a ux d é pa ss an t 20°

8o u i (plus grande fréquence de nids)

9100 ( ma x. 200 ?)

10

80 c m à 130 c m / 160 à 250 k g

(jusqu’à 400 kg)

© Michel CLÉMENT Naturalistes Tortue luth
©
Michel CLÉMENT
Naturalistes
Tortue luth

1Caretta caretta

2

3moin s appr éc i ée c ar la ch air est for te m e n t odoran te

m e na cée d ’ext in ct ion ** prin c ipal e m e n t c arni v or e

4

5

6

7la pl us r é pand ue apr ès la t or tue

fano apom b o

8

ve r te (elle supporte des eaux relativement froides)

non , mai s su r l e li tt oral

9100 ( ma x 160) 10115 c m / 160 k g

oral 9 • 100 ( ma x 160) 10 • 115 c m / 160 k
© Stéphane CICCIONE Tortue olivâtre
© Stéphane CICCIONE
Tortue olivâtre

Kelonia

1Eretmochelys imbricata bissa

2

3

fano h ara seu l e es p èce

fai t lo c al e m e n t et

l o bjet d ’u n c omm e r ce

don t la c arapa ce

pon ctue ll e m e n t

d ’ext in ct ion

4g ra ve m e n t m e na cée

5

6

7

** omni v or e la pl u par t d es r ég ion s t ropi c al es d u mond e o u i 50 à 200 90 c m / 60 à 120 k g

8

9

10

© Tony CROCETTA Tortue verte Tortue franche
©
Tony CROCETTA
Tortue verte
Tortue franche

1Dermochelys coriacea

ron t o , v alo z oro

3pl us rar e que l es qu a t r e a ut r es es p èces dan s la r ég ion

2

fano

4

5

(cette espèce peut être si grande qu’elle détruit les filets des pêcheurs)

m e na cée d ’ext in ct ion *

6omni v or e (méduses principalement)

7dan s la pl u par t d es o an s

d u mond e (supporte des eaux à 5°)

8non

9150

10

1,4 à 2 m / 540 à 950 k g ma x

© Stéphane CICCIONE Kelonia Tortue caouanne
©
Stéphane CICCIONE
Kelonia
Tortue caouanne

1Lepidochelys olivacea

2

3-

4

5**

6 omni v or e (carnivore mais se nourrit régulièrement de végétaux)

fano ts akoi

m e na cée d ’ext in ct ion

7• r é par t i t ion mondial e 8• 9• mai s moin
7• r é par t i t ion
mondial e
8•
9•
mai s moin s large que
ce ll e d es a ut r es t or tues
non , mai s su r l e li tt oral
30 à 170
10•
75 à 120 c m / 45 k g
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UNIVERS MAORÉ
Numéro 8

marin es

Novembre 2007

INITIATIVES

fil d es d éce nni es, ét a b li su r u n e g rand e par t i e

d e la fran ge li tt oral e d e l ’Ouest d e M ada g a sc ar,

jusqu’ a u N ord d e M a h a j an g a . De m é moire Vez o , la p êche à la t or tue marin e, ain s i que la r éc ol te

d es œu f s, on t t o uj o u r s été pra t i quées. Se lon la

t

à

p

e ll e ét ai t

s

s

m

oi t par t a gée e n famill e s oi t a vec l es a ut r es

radi t ion , la t or tue ét ai t d est in ée exc l us i ve m e n t

la c on s omma t ion p e r s onn e ll e et il fallai t r es-

ecte r pl us i eu r s pro d és c o utu mi e r s lor s d e

a c on s omma t ion . Su i v an t s a t aill e,

e m b r es d u v illa ge.

C e p e ndan t, d e p u i s pl us i eu r s ann ées, e ll e

po uv an t

s’ a r e r t r ès l uc ra t if . De prim e a b ord , u n e es-

t

m

es p èces c onfond ues, p eut êt r e c ompri se e n t r e

300 et 500 s p éc im e n s ch a que ann ée (s i l on

est à l ori g in e d ’u n c omm e r ce

lo c al

ima t ion d u nom b re d e t or tues ad u l tes c on s om -

ées a ux al e n t o u r s d e M ain t irano , t o utes

t i e n t c omp te d es jeu n es s p éc im e n s, ce ch iffr e

po u rrai t ai m e n t do ub l e r ).

marin es ét an t e n c or e nom -

b r euses dan s la r ég ion , l alarm e n a pa s e n c or e été donn ée a u ni ve a u lo c al . P l us i eu r s fa cteu r s just ifi e n t ce p e ndan t u n e in te r ve n t ion u rge n te

u n e pr ess ion d é mo g rap h i que d e pl us e n

us é l evée ( l es Vez o on t d es famill es t r ès

arr ête n t l ’éc ol e

s o uve n t e n t r e 12 et 15 an s po u r s’ adonn e r à la p êche) ;

u n a tt rai t a cc r u po u r d es g ain s rapid es a u

Les t or tues

pl

:

nom b r euses o ù l es e nfan ts

d

la r éh a b ili t a t ion a ctue ll e d e la ro ute r e lian t An t ananari v o à M ain t irano et, a vec e ll e, l e

d

d

ét rim e n t d es c o utu m es et d es t radi t ion s

;

ése n c la ve m e n t gé o g rap h i que pro g r ess if

e la r ég ion .

Méthodologie : une démarche

Méthodologie : une démarche

participative privilégiée

Méthodologie : une démarche participative privilégiée

LA MÉTHODOLOGIE RETENUE POUR CE PROJET

privilégiée L A MÉTHODOLOGIE RETENUE POUR CE PROJET Tortues vertes "saines" Tortues vertes touchées par

Tortues vertesprivilégiée L A MÉTHODOLOGIE RETENUE POUR CE PROJET "saines" Tortues vertes touchées par

"saines"

Tortues vertes

touchées parCE PROJET Tortues vertes "saines" Tortues vertes fibropapillomonas Tortues imbriquées Tortues olivâtres

fibropapillomonas

Tortues imbriquéesTortues vertes touchées par fibropapillomonas Tortues olivâtres Tortues caouannes Tortues luth Recaptures

Tortues olivâtresvertes touchées par fibropapillomonas Tortues imbriquées Tortues caouannes Tortues luth Recaptures Tortues venues

Tortues caouannespar fibropapillomonas Tortues imbriquées Tortues olivâtres Tortues luth Recaptures Tortues venues pondre in te rdi

Tortues luthTortues imbriquées Tortues olivâtres Tortues caouannes Recaptures Tortues venues pondre in te rdi sc iplinair

RecapturesTortues olivâtres Tortues caouannes Tortues luth Tortues venues pondre in te rdi sc iplinair e po

Tortues

venues pondreolivâtres Tortues caouannes Tortues luth Recaptures Tortues in te rdi sc iplinair e po u r

in te rdi sc iplinair e po u r la c on se r v a t ion d es t or - tues marin es dan s la r ég ion d e M ain t irano c om - b in e u n e appro che sc i e n t ifi que in te rdi sc iplinaire sc i e n ces na tu r e ll es et sc i e n ces hu main es-

LES PARTENAIRES DU PROJET

Le pro jet D ia g no st i c e n v ironn e m e n t al et

s o c ial a ut o u r d es t or tues marin es dan s l e

Su d -Ouest d e l o an I ndi e n (Des a t), finan

ma j ori t air e m e n t par l e Rése a u u ni ve r s i t air e

in te rna t ional d e Ge n ève (Ru i g), a ss o c i e l e

Museu m d ’h i st oir e na tu r e ll e d e Ge n ève (c oor - dina teu r d u pro jet), a u World w id e f u nd for na -

tu re (WWF) d e M ada g a sc ar et West indian o ce an

pro g ram offi ce, à l ’I n st i tut fran ç ai s d e reche rche po u r l ’ex ploi t a t ion d e la m e r (I fr e m e r ), à l ’U nion

in te rna t ional e po u r la c on se r v a t ion d e la na tu r e

(IU C N), a u C e n t r e d ’étu d es et d e d éc o uve r tes

d es t or tues marin es d e L a Réu nion ( C EDTM)

ain s i que l ’I n st i tut u ni ve r s i t air e d ’étu d es et d e

d

éve lopp e m e n t à Ge n ève. Des in st i tut ion s mal -

g

a ches s on t ég al e m e n t r e pr ése n tées te l s

l ’I n st i tut h ali eut i que et d es sc i e n ces marin es d e

l ’U ni ve r s i d e Toliara et la F a cu l d es l ett r es et sc i e n ces hu main es d e l ’U ni ve r s i d An t a -

nanari v o . Les par te nair es lo c a ux s on t c on st i -

tués d es a ut ori tés lo c al es, r ég ional es (che f d e

r ég ion ) et na t ional es ( diff é r e n ts mini stè r es

c on ce rn és), d es a ss o c ia t ion s d e p êcheu r s, d e

l Am e ri c an p e a ce c orp s et d e s o c i étés pri vées.

C e par te naria t v i se à propo se r u n e st ra tég i e

d e c on se r v a t ion s o ute na b l e s o c ial e m e n t et éc o -

lo

g i que m e n t qu i se t rad u ira par d es a ct ion s d e

te

rrain et po u rra se r v ir d e mod è l e po u r d a ut res

pro jets d e pro tect ion d e la b iodi ve r s i marin e.

Le tableau ci-contre recense les caractéristiques des cinq espèces présentes dans la région de Maintirano et les observations effectuées in situ. Elles sont déclinées comme suit :

1N om sc i e n t ifi que 2E n dial ecte Vez o lo c al

3Re mar ques gé n é ral es 4St a tut d e c on se r v a t ion (source UICN) 5I n r êt po u r l es p êcheu r s lo c a ux 6Rég im e alim e n t air e

7

8P r ése n ce d e nid s dan s l es Î l es

H a b i t a t

9N om b r e mo ye n d ’œu f s par nid 10Me n su ra t ion ( lon gueu r d e la do ss i è r e) et poid s mo ye n

gueu r d e la do ss i è r e) et poid s mo ye
gueu r d e la do ss i è r e) et poid s mo ye
gueu r d e la do ss i è r e) et poid s mo ye
mai s a v an t t o ut u n e d é marche
mai s a v an t t o ut u n e
d é marche par t i c ipa t i ve
a vec

l es pop u la t ion s lo c al es c on ce rn ées. D an s u n

es pri t d e c olla b ora t ion g lo b al e, l e pro jet di s- po se d e pl us d ’u n e do uz ain e d e par te naria ts

a vec d es in st i tuts na t iona ux et in te rna t iona ux, ain s i qu’ a vec d es s o c i étés pri vées et d es a s-

s o c ia t ion s qu i appor te n t l eu r s o ut i e n e n fon c- t ion d e l eu r s po ss i b ili tés. Su r l e te rrain , cette pr e mi è r e ann ée et d e mi

d ’ex i ste n ce d u pro jet a , a v an t t o ut, été c on s a -

à la c oll ecte d e donn ées et à la se n s i b ili -

c r ée

s a t ion , u n e n se m b l e d e donn ées non seu l e m e n t b io o g rap h i ques su r l es c in q es p èces d e t or -

tues marin es et l eu r éc o systè m e, mai s a uss i s o c iolo g i ques su r l es pop u la t ion s qu i v i ve n t a u

Repérage Démarche participative
Repérage
Démarche
participative

Méthode permettant d’associer tous les acteurs concernés.

DES TORTUES VERTES ATTEINTES DE FIBROPAPILLOMONAS Excepté le braconnage, un des facteurs les plus inquiétants

DES TORTUES VERTES

DES TORTUES VERTES ATTEINTES DE FIBROPAPILLOMONAS
ATTEINTES DE FIBROPAPILLOMONAS

ATTEINTES DE FIBROPAPILLOMONAS

Excepté le braconnage, un des facteurs les plus inquiétants relevé dans la région reste le taux élevé de tortues touchées par le virus “fi- bropapillomonas”. Détectée sur près de 90 tortues vertes étudiées, cette maladie, peu observée jusqu’à présent, provoque des tumeurs pouvant atteindre la taille d’une balle de tennis sur les parties molles. Souvent, le stade avancé de cette maladie provoque de telles

tuméfactions autour des yeux que les tortues ont un champ de vision extrêmement réduit, voire nul. Parfois, des larves viennent même se nicher dans ces tumeurs… Plus étonnant : toutes les tor- tues malades ont été pêchées au- tour de Nosy Maroantaly. Sur plus de trois cents tortues vertes captu- rées autour de cette île, un peu moins de 30 % d’entre elles étaient atteints par cette maladie et aucun spécimen malade autour des au- tres îles qui, pourtant, se trouvent à une douzaine de kilomètres !

Autour de Nosy Maroantaly, de nombreuses tortues souffrent d’un virus pouvant conduire jusqu’à la mort.
Autour de
Nosy Maroantaly,
de nombreuses tortues
souffrent d’un virus
pouvant conduire
jusqu’à la mort.
© DR
© DR
© DR

UNIVERS MAORÉ

tortues souffrent d’un virus pouvant conduire jusqu’à la mort. © DR UNIVERS MAORÉ Numéro 8 Novembre

Numéro 8

Novembre 2007de nombreuses tortues souffrent d’un virus pouvant conduire jusqu’à la mort. © DR UNIVERS MAORÉ Numéro

37
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ÎLES BARREN: À LA RECHERCHE D’UN ÉQUILIBRE DURABLE

CÔTÉ BIODIVERSITÉÎLES BARREN: À LA RECHERCHE D’UN ÉQUILIBRE DURABLE L’équipe de recherche, après éclosion, examine le

LA RECHERCHE D’UN ÉQUILIBRE DURABLE CÔTÉ BIODIVERSITÉ L’équipe de recherche, après éclosion, examine le
LA RECHERCHE D’UN ÉQUILIBRE DURABLE CÔTÉ BIODIVERSITÉ L’équipe de recherche, après éclosion, examine le

L’équipe de recherche, après éclosion, examine le pourcentage d’œufs éclos, mort-nés et non-fécondés.

© DR

pro jet n e d ébute, il ét ai t po ss i b l e d e c on s om -

m e r t o us l es j o u r s d e la t or tue marin e chez l es

“bouchers de tortues” à M ain t irano .

Activités

et élargissement du projet

ACTUELLEMENT, APRÈS UN AN ET DEMI DE COL-

l ecte d e donn ées, d ’étu d es et d e se n s i b ili s a t ion ,

la priori r este d e m ett r e e n pla ce d es st ra té-

g i es et d es a ct i v i tés d e c on se r v a t ion e n vue d e

p e rp étue r l e t ra v ail a cc ompli ( d es pro b l è m es ad -

mini st ra t if s et finan c i e r s, a ctue ll e m e n t r és ol us, a v ai e n t ret ard é ces a s p ects d u pro jet) :

ri e l d e c ampin g, d e r ece n se m e n t et d anal yses,

c ar bu ran t, etc.). Du ran t la s ai s on d e pon te ( d e

d éce m b r e à mar s), la su r ve illan ce d es s i tes d e

pon te est e n o ut r e r e nfor cée par la c olla b ora - t ion d ’u n e do uz ain e d e v olon t aires d u Corp s d e

propo se r d es a ct i v i tés d e subst i tut ion à la

p

êche a ux t or tues ;

la

pai x am é ri c ain (4) .

org ani se r d es a te li e r s d e t ra v ail dan s l e do - main e d e la se n s i b ili s a t ion à la pro tect ion d e l’environnement, de lamélioration ou de la mo- difi c a t ion d e ce r t ain es tech ni ques d e p êche ;

Les tortues étudiées

 

et les résultats

 

POUR 2006-2007, PAS MOINS DE 500 TORTUES

 

t ra v aill e r e n c olla b ora t ion a vec l es m é dia s

 

on

t été c ap tu r ées, étu di ées, p u i s re l âchées dan s

r yth m e d es t or tues.

l es e n v iron s d es î l es B arr e n , don t u n e di z ain e

Les t or tues s on t c ap tu r ées à l aid e d ’u n fil et

d

e f e m e ll es ve n ues pondr e. U n e b a se d e don -

à

large

maill e, a u mom e n t o ù e ll es v i e nn e n t se

n

ées ori g inal e a ain s i p u êt r e ét a b li e

po u r u n

no u rrir

su r l e r éc if e n t o u ran t ch a que î l e. C ette

ch iffr e qu i po u rrai t êt r e do ub l é dan s l ann ée à

p êche, m éth odi que et p hys i que, n écess i te pl u-

s i eu r s marin s p êcheu r s chev ronn és et se pra -

t i que u ni que m e n t e n piro gue t radi t ionn e ll e. Le

pro jet e mploi e ain s i qu a t r e marin s p êcheu r s don t t roi s s on t d ori g in e Vez o , t o us a y an t d éjà

t ra v aill é dan s la p êche o u la c omm e r c iali s a t ion

d es t or tues marin es. Apr ès c ap tu r e, l es t or tues

s on t m esu r ées, b a guées, p u i s d es éch an t illon s

pr é l evés po u r anal yse gé n ét i que a v an t r e l âche d es t or tues e n m e r. L a tech ni que e mplo yée est inoff e n s i ve po u r l es anima ux. C h a que ex p é di t ion d u re u n e di z ain e d e j o u r s et n écess i te u n b i v o u a c dan s l es î l es et l e t ran s- por t d e t o ut l