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ATTENTION :

Prochain bouclage autour du 22 Janvier

Mouffe Maube Montagne

Mensuel satirique, alterlocaliste, libre, indépendant, gratuit et sans pube.
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N° 12

Janvier 2011

Édition Mouffetardienne du « Vantard du Faubourg » Tiré à 1000 exemplaires

Ce numéro de début d'année et de pêche généralisée vous est offert par Patrick Azoulay du El Cervantes, le Bar à tapas du 46 Rue Daubenton Merci 1000 fois pour ce geste Don Qichottesque, agréable à nos esprits et nos panses, les Vantards reconnaissants

SPECTAClES et CONCERTS

SPECTAClES et CONCERTS
René Olivares
René Olivares

AU PiAno VAChE, 8 rue Laplace, Richard et ses complices vous ac- cueilleront à bras ouverts dans cette institution toujours aussi juvénile et accorte. Tous les lundis de janvier :

3,10,17,24,31,

RoDolPhE RAffAlli vit la nuit, essayez de l'aider à trouver le jour. En attendant profitez de son merveilleux son à la guitare Manouche.

Tous les mercredis soirée Gothique avec DJ lionEl aux manettes. inspiré par le cinéma expressionniste allemand, du fantastique et du roman gothique, de sombres jeunes gens, amoureux du théâtre de la nuit jouent à se faire peur, avant de sombrer dans les bras les uns des autresv. SoiRéE MAniC DEPRESSion Tous les jeudis soirs new Wave DJ nASh nous offre l’autre côté de la new Wave (musique des années 80, les Lexomil ne sont pas fournis).

AUx PiPoS 2 rue Polytechnique 75005, chez Alain Gangneux pour les amoureux du vin authentique.

Tous les vendredis soirs JoSé interprète des chansons fran- çaises et sud américaines avec hu- mour et humeur, ce Latin Lover emballera la foule par son charme inépuisable. Soyez aimables avec lui.

DAny Bonny, tous les samedis soirs, rend hommage à la chanson française et nous fait voyager dans le temps, celui où les paroles des chansons avaient encore du sens et flirtaient avec la poésie.

BonJoUR CloViS lE MUSiCoPAThE De temps en temps, il est bon de saluer ses amis, ils se font rares, le temps passe et l'on ne se voit plus. Bref, il faudrait fixer la date du pro- chain enterrement des emmerdes, alors on se voit quand ?

JACqUES SAMMy, rue Descartes, tous les vendredis et les samedis soirs, refait vivre le temps des caba- rets, celui d'Arlette Reinerg, celui de Félix, de petits endroits où ont chanté, Ferrat, Nino Ferrer, Yves Duteil, Co- lette Magny. Jacques Sammy passe au "Doux Rai- sin", à la "Brouette chandelle", au "Cracovie", le repaire des polonais amoureux de la chanson française.

Très Bonne Année aux lecteurs du Vantard
Très Bonne Année
aux lecteurs du Vantard

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Janvier : et si on ralait dès le debut de l'année, ça porte chance !

La marchandisation volontaire de soi et du monde est la fille naturelle de la notion de servitude volontaire face à la tyran- nie. Le « Contr’un » de La Boétie (1576) faisait référence à l’absolutisme, aujourd’hui le pouvoir est anonyme, protéi- forme totalement asservi à la Finance. Comment la Finance a-t-elle pris le pouvoir sur tous les autres pouvoirs ? Comment ce tragique accident a-t-il conduit au conditionnement généra- lisé, à la marchandisation de tous par tous, en éliminant toute autre forme de rapport social, en nous faisant oublier ce qui fonde notre vivre ensemble : la liberté, l’égalité et la fraternité. La question fondamentale que pose La Boétie à son époque, résonne étrangement à nos oreilles. Comment peut-il se faire que « tant d’hommes, tant de bourgs, tant de villes, tant de na- tions endurent quelquefois un tyran seul, qui n’a de puissance que celle qu’ils lui donnent ? ». La réponse est à trouver, dans la cécité, la surdité et la cupidité qui accompagnent les processus de marchandisation, l’ab- sence de toute vision globale, un cadrage serré sur de maigres

existences, l’archipel des solitudes, rendues séduisantes par la tyrannie du point de vue particulier, le spectacle permanent de la force des habitudes et de l’obéissance concomitante. La marchandise sert alors d’étalonnement hiérarchique de la pyramide sociale. Elle porte en elle les valeurs du contrôle so- cial, elle est à la fois marqueur et acteur de ce même contrôle social. Dans cet oxymoron, « servitude volontaire », La Boétie laisse entendre que la liberté consiste à n’être ni maître ni esclave. Personne n’est à l’abri de succomber aux charmes de la marchandise. Il n’y a pas d’êtres supérieurs, censés être plus dignes. Il y a de la dignité en chacun de nous, elle resurgit quand les conditions deviennent intolérables, quand le mépris s’ajoute à la servitude, quand la vulgarité s’étend aux sphères du pouvoir, quand on en a marre de vivre à genoux en bêlant d'admiration. Parce qu'aujourd'hui, la notion d'adhésion a remplacé la notion de domination, nous avons gentiment fait don de notre intimité au pouvoir en échange d'une prétendue sécurité. Souriez, la caméra est visible !

neurocarmen , « l'électron libre» par Bombero Mayor

En rouge et noir, non pas qu’elle soit une dingue de Stendhal, mais c’est toujours dans ces couleurs que vous la croiserez à la Mouffe. La Mouffe, elle connaît bien, depuis le bas de la rue Broca jusqu’à la barrière du haut, celle qui coupe la rue en deux, les autochtones d’un côté, les touristes de l’autre…. Le quartier, elle en est un peu la voisine de cœur et de folie. Derrière ses vestes en cuir, ses converses piquées sans ver- gogne à sa fille, elle est parmi nous tous, la « Bande du Vantard », à l’aise et sans complexe. NeuroCarmen, un peu icône, un peu enfant encore, elle n’aime pas qu’on l’embête, elle n’aime pas les abrutis et elle le fait savoir, mais toujours aimablement… Carmen a fait de longs séjours dans l’espace et le temps, elle a voyagé, loin, vécu plein de choses dont elle ne parle pas trop, et elle est la première à se taper un gorgeon au zinc ou en terrasse. Elle n’a pas vraiment d’âge, elle gesticule, elle bouge, elle connaît bien la vie, elle !

Sainte-anne priez pour nouS

Carmen depuis des années prodigue en effet ses soins à Sainte Anne. Elle en a vu des cas, les dingues, les « guedins » comme elle dit, mais gentiment. Elle est toujours là pour aider l’autre dans la douleur et la folie. Et elle la connaît la souffrance, elle la voit au quotidien, alors de temps en temps faut lâcher la pression. Le faux mariage d’un jour, c’était-elle, souvenez vous ! Elle joue le jeu mais elle n’est pas dupe…On prend du temps aussi, des grands après midi au soleil en terrasse le dimanche à deviser, sur tout et rien. Il faut une solide carapace pour faire son métier, et pas mal de force de caractère aussi. Parfois en terrasse, elle vous coupe la parole et vous dit sans vraiment le désigner : « Tiens un client ! ». Et on se plait à essayer de trouver lequel c’est dans la foule. On se dit qu’on vit entouré de dingues, de paumés, qu’ils soient des « têtes » (c’est son expression) ou plus simplement des gens ordinaires. Tout le monde peut

la boite à conneries

Ce mois-ci, nous avons décidé d'inaugurer un nou- veau service, le message personnel :

À Priscilla. de la part de P.R. : TU ME MANQUES !!!
À

CAGARE !

TOMBÉES DU ZINC :

• Ce chien, c'est toute ma vie, s'il meurt, je meurs, si je meurs, il meurt

C'est

• Au bar, il n'y a pas de mauvaise place.

statistique

• Ceux qui lisent le Monde vivent plus longtemps

R. et à M. de la part de ST JUST. : MA ANDATE A

• Les hommes qui se disent vidés sont simplement creux.

• Jean Paul Sartre, c'est juste un mec qui a fait de longues études, il n'en restera rien dans 50 ans.

• Tout se démocratise ma bonne dame, bientôt ces cons vont voter royaliste.

• Quand on vit dans le cinquième, si on n'est pas prof de philo, on n'est rien.

• Un bistro calme, c'est l'antichambre de l'hôpital ou du cimetière.

• Si vous nous enlevez les moyens de vivre, vous nous enlevez la vie, con !

• Tiens hier, j'ai fait un lavement

j'ai pensé à vous.

NeuroCarmen
NeuroCarmen

franchir la barrière (non, pas celle de la Mouffe…), ça vous fait réfléchir ce petit jeu là ! Carmen ne dit rien, déontologie oblige bien sûr, et nous on reste sur notre faim. Mettre un visage sur la folie ordinaire quand même, elle est frustrante notre Carmen… Maintenant elle part le plus souvent possible au Portugal, elle y a des attaches et la plage est tout près. Le soleil après tout en octobre, faudrait pas s’en priver. Alors elle prend des billets d’avion à l’avance pour une poignée d’euros et hop, en maillot de bain pour 3 jours ! Elle a

raison, c’est pas de la fuite, mais de l’ailleurs. Il faut bien échapper au quartier de temps en temps, toujours

les mêmes têtes, à la fin dit-elle

pas, parfois on ne la voit pas pendant 3 semaines, puis on reçoit un texto et on va s’en jeter un comme si on s’était quittés la veille. Et là, elle parle, et parfois elle vous sort des brèves incroyables, comme celle-ci : « Je suis contre le mariage, je divorce mardi. ». Il y a là tout son humour en une ligne, son humour froid, noir bien sûr, réaliste. Un jour un homme lui a dit : « Car- men, c’est quelqu’un qu’on n'a pas ». C’était bien vu. NeuroCarmen électron libre, y’a du vrai là-dedans.

Quand elle ne part

-

Charmant !

• Moi qui ne suis rien, comment veux-tu que j'aie un avis sur quelque chose.

• Pour tuer le temps, j'écoute la météo à la radio.

• A force de se faire avoir, il a une crampe à l'œil.

• Lorena Bobitt a castré son mari en 1993 même fait de la prison ferme ?

• Qu'est-ce tu fais en ce moment ?

- Je bosse dans un magazine de la branchitude concep- tuelle

Elle a quand

- Ah ouaaaaaaais ? Et c'est quoi la cible ??

- Les Bran-Brans

- ??? Les branleurs branchés quoi !!!

• La naissance précède toujours l'existence, les philo- sophes n'ont rien inventé.

• Tant que dieu existera, je lui résisterai.

• Vendredi, c'est le jour des vieux, on les aère avant de les rentrer pour le week end.

• Les postillons sont les embruns du cœur.

• La Science Fiction, c'est une écriture de mythomanes sectaires.

• Elle lui a souri avec des yeux de chambre à coucher.

SPECTAClES et CONCERTS (suite

)

 

CAfé lE VERRE à PiED, 118 bis rue Mouffetard 75005

01

43 31 15 72

ExPoSiTion Magique Circus Présentation du livre pop up de Gé- rard lo Monaco publié par hélium, (rue de l'arbalète), du mardi 4 au dimanche 30 janvier. Vernissage le mardi 11 janvier de 18 à 21h.

MUSiqUE les mercredis de 19 h. à 21 h. mercredi 12 et 26 Janvier, le lé- gendaire groupe 20 CEnTS & ThE GoUG'S oRChESTRA avec Vincent, Grégoire, Antoine et d'autre amis, et toujours, la Ma- riefloue, on y peut rien, c'est un tropisme incontrôlable.

l'ATEliER ChRiSTinE ViRMAUx

12

rue des Patriarches

75005 Paris tel :01 40 56 08 48 Exposition de René olivares vernissage le 10 janvier notre ami surréaliste exposera son travail pictural jusqu'au 30 janvier.

AViS DE REChERChE

   
 
   
 
 

Si vous voyez cet homme à l'étrange cravate, (je crois que c'est du fro- mage qu'il y a dessus), saluez-le de notre part. il nous manque beau- coup. Il s'appelle Alain Boulay et il a été notre compagnon de zinc et de terrasse pendant longtemps quand il tenait le fromager voisin des Pa- pillons, rue Mouffetard. Il a même poussé la gentillesse jusqu'à finan- cer un numéro du Vantard. C'est pas parce que tu es soit-disant parti

bosser ailleurs qu'il faut te retirer du

monde. Reviens

Reviens boire un

verre avec nous, ils sont tous de- venus fous en cette nouvelle année où plus rien ne circule. "Paris à Noël sous la neige, je ne l'avais jamais vu de mon vivant !", c'est que ça vous bouleverse des habitudes, la vitesse disparait, on retrouve les charmes des détours, on croit aller à Marseille on se retrouve à Montauban, on va en Lorraine on voit des loups par- tout, je vous le dis, c'est fou.

PUB, BAR À BIÈRES ET À MUSIQUE

loCh'nESS TAVERn,

 

11

rue de la Montagne Ste Gene-

viève 75005 tel : 09 51 87 75 84, Eric a conçu pour nous le temple du

Blues dans le cinquième. Les jeudis,

à

partir de 19h, allez chanter : I went

down to St James infirmary

Parce

qu'il va vous soigner l'Eric, les blues- men peuvent s'accrocher au zinc, il y en aura pour tout le monde. Concerts tous les vendredis et les samedis.

A dECOUVRIR : lE CERVANTES

 

Un restaurant où l'on trouve les plus beaux mecs du cinquième. C'est à n'y rien comprendre, ce bar à tapas, ses viandes généreuses et sa fa- meuse tortilla ont attiré les plus beaux spécimen de la gent masculine du quar-

tier. Alors, bien entendu, on y trouve aussi de très jolies jeunes filles. Bref, ce bar est devenu un lieu de séduction où la musique joue un rôle essentiel. Patrick, le boss, vous reçoit avec bienveillance, quand il y a de la place, et en fonction de son humeur et des gens qui s'y trouvent, il fabrique la bande son qui convient. Parfois, des chanteurs transforment le lieu en cabaret. On y rencontre alors des gens surprenants qui ont plein d'histoires

raconter. Le tout pour des prix très rai- sonnables. Poussez le rideau transparent de la micro péninsule ibérique et profi- tez du charme latino, entre sevillana et tango. Adentro !. El Cervantes, 46 rue Daubenton

à

27/12/10

11:44

SPECTAClES et CONCERTS Mlle fD redéfinit le glossaire des faits divers. Mlle FD, ayant relu

SPECTAClES et CONCERTS

Mlle fD redéfinit le glossaire des faits divers. Mlle FD, ayant relu 1984 d'Orwell s'est
Mlle fD redéfinit le
glossaire des faits
divers. Mlle FD, ayant
relu 1984 d'Orwell
s'est dit qu'il fallait in-
venter la novlangue des
faits divers.
Premièrement, à chaque faits
divers, on ne donne l'origine des per-
sonnes impliquées que lorsqu'elles
sont de pays étrangers, le maghrébin,
le polonais, l'albanais, le rom, le ma-
nouche, le gitan, le belge sont souvent
cités. Il faudra donc reformuler les
faits divers, par exemple on dira :
Mme Michu, d'origine auvergnate s'est
battue avec Mme Schmidt d'origine
alsacienne à coups de poireaux au
marché Monge, le policier venu les
séparer M. Benzaama, était d'origine
maghrébine. Ça change tout.
Pour prolonger cet effort de néo-politi-
quement correct, il faudra dorénavant
adopter une nouvelle terminologie.
On ne dira plus prostituée ou pute
mais : technicienne de surfaces éro-
gènes.
On ne dira plus maquereau mais :
entrepreneur indépendant, paysagiste
des trottoirs.
On ne dira plus voleur à la tire
mais : allergique à la propriété sta-
tique.
On ne dira plus assassin mais : mili-
tant de l'écologie par le fait, tendance
euthanasie, nettoyeur de scories en
tous genres.
On ne dira plus politicien véreux
mais : technicien des effets spéciaux
sociaux, trompe l'œil, enfumage, ven-
triloquie (voix de son maître), mor-
phing idéologique.
On ne dira plus ouvrier mais : chargé
de mission auprès de la production.
On ne dira plus flic ou policier mais :
chargé de la communication nationale.
On ne dira plus patron mais : guide
de la sainte croissance, prophète du
marché, intouchable visionnaire.
On ne dira plus première dame
mais : meuble italien, lecteur de mp3
intégré.
On ne dira plus présidence mais :
Berlusconisme rampant
On ne dira plus chômeur mais :
squatteur sans vergogne des bas-cô-
tés de l'autoroute du progrès.
N'oubliez pas que chaque mois, Mlle
FD est en charge de l’imaginaire col-
lectif, à travers la gestion des Faits
Divers, et ne fait que réaliser les rêves
de ses voisins.

Connolly'S CoRnER 12 rue Mirbel Dimanche 2 janvier John G. MATThEWS 19h. Guitare violon chant, Blues, Folk, Blue Grass, country. Venez nombreux, c'est un ami, il joue aussi du violon.

Dimanche 9 Janvier :

Up ya Boya devenu fAolAn. Une musique envoûtante, des arrangements à couper le souffle, une voix venue du ciel, des petits français qui décidément possèdent beaucoup d'atouts pour faire chier les ayatollah du Folk Traditonnel, façon gardiens du temple embaumés. BénéDiCTE lECRoART au chant CélinE RiVAUD au violon. PhiliPPE hUnSinGER bouzoukiste parfois bougon BAPTiSTE RiVAUD à la flûte. Que du bonheur sur ta Guinness.

Dimanche 16 Janvier, olD TiME BlUEGRASS avec VinCEnT BlAin Guitarev violon chant, Blues, Folk, Blue Grass, country.

Dimanche 23 janvier 19h. EMMAnUEl DElAhAyE (irish bouzou- ki et mandoline), et MiChEl Skio- TAkiS (flute et Uillean pipes) le duo élastique auquel se joignent régulière- ment un bodhran (tambour sur cadre joué avec un stick, un violon et un accordéon

Ģa c’eSt Le cinquième
Ģa c’eSt Le cinquième

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mon Quartier par le Professeur Larue.

3. Observatoire ethologique

Dans mon quartier, il y a un observatoire qui est sur- veillé en permanence par deux étoiles, le sol est un emmenthal plein de trous, un peu comme le cerveau de ses habitants. Certaines rues ne servent que pour faire pisser les chiens ou tourner des films.

Dans mon quartier, tout est bruit, tout s’ébruite, tout s’effrite comme les fragments d’une mince pellicule so- nore qui recouvre toute chose, c’est le temps qui passe.

Mon quartier offre la particularité d’avoir un zoo que l’exilé chilien, décorateur de théâtre, a surnommé l’ambassade des animaux qui donnent des audiences dans leur cage. Dans mon quartier, les librairies ressemblent à des cavernes d’Ali Baba peuplées d’étranges personnages sortis d’« Un songe d’une nuit d’été ».

Dans mon quartier, ni Bresson, ni Doisneau n'ont pris de photos, ou alors, on n'est pas au courant, la seule ma- nière d’y survivre est d’incarner le temps, les horloges indiquent la direction des bistros avec leurs aiguilles.

VISCUM AlBUM, AMEN ! Par Claude Bureaux,

Jardinier en chef du Jardin des Plantes On nomme souvent plantes parasites, des végétaux comme le lierre, les mousses ou les lichens, qui n'en sont pas à propre- ment parler. Ceux-ci se servent souvent de leur hôte comme tuteur, comme appui ou en cas de décomposition partielle, de substrat. Ces plantes accompagnent souvent les végétaux supports vers leur déclin, comme de gentils fossoyeurs. Sous nos climats, les vraies plantes parasites, qui vivent réellement aux dépens d'une autre plante, sont surtout les orobanches et le gui. Ce sont des curiosités botaniques mais certainement pas des plantes dangereuses. Le gui, diffusé grâce aux oi- seaux, se rencontre sur de nombreux arbres. Celui du chêne était très recherché par les anciens celtes qui lui conféraient des vertus pharmaceutiques et des pouvoirs magiques. Cette plante, toujours verte en hiver, était considérée par les druides, avec le sapin et le houx, comme le symbole de l'immortalité et du renouveau. Au gui l'an neuf ! Revanche des cultes païens sur les monothéismes : la boule de gui, traditionnellment suspendue au dessus du seuil de la maison ou de la table familiale est le lieu de prédilec- tion, des embrassades, des effusions, des promesses pour la nouvelle année, mais attention ! les petites boules blanches du gui sont toxiques.

! les petites boules blanches du gui sont toxiques. le zinc solitaire par Hervé Le Zinc
! les petites boules blanches du gui sont toxiques. le zinc solitaire par Hervé Le Zinc
! les petites boules blanches du gui sont toxiques. le zinc solitaire par Hervé Le Zinc

le zinc solitaire par Hervé

Le Zinc inspire nos lecteurs, voici un texte envoyé au Vantard par un lecteur et illustré par la photo à gauche. Croyez moi, je ne suis pas un zinc ordinaire. J’aime être seul, j’aime le calme. J’aime l’entre-deux, le moment où tout s’arrête, dans l’après midi, quand les repas sont avalés, quand les cafés et les pousse-café sont bus, j’aime ce moment de calme et de solitude. C’est un moment de nostalgie plus que de repos. Ils sont déjà loin les petits déj’, ils sont finis les calembours du matin, les prévisions du temps qu’il va faire aujourd’hui, finies les « brèves de comptoir », passés les commentaires du journal qui gît sur mon zinc, terminés les plaisanteries d’apéro, la lecture à voix haute de l’ardoise qui annonce le plat du jour ; terminée l’heure du repas : Enfin seul ! Là, c’est moi qui goûte le temps qui passe. Mais pas longtemps. Reviennent les assoiffés en mal d’un demi « sans faux col », d’un blanc sec ou de tant de choses qui rince le gosier, puis viennent les précoces de l’apéro du soir, ceux qui traînent avant de rentrer au logis. Mais ce que je préfère ce sont les rendez vous de copains après le boulot, ces réunions d’amitiés qui se ressoudent devant tant de boissons variées, cela va du pastis frais l’été au vin chaud au plus rude de l’hiver. Et le ton monte progressivement, avec l’affluence. Vivement le soir et son dernier coup de lavette, demain sera un autre jour, un jour de zinc ordinaire, avec ma petite pause à moi bien sûr. Merci patron, salut l’artiste et à demain.

4. le B.d.R.

Dans mon quartier, rien n’est droit, les immeubles

sont mal foutus, on dirait que l’architecte s’est servi d’un objectif grand angle « fish eye » pour réaliser les plans. La seule manière de voir la petite place d’aplomb est de regarder son reflet sur le pavillon d’un hélicon bien astiqué, une anamorphose rectifiée. Les jours de fanfare, Clovis, l’Amiral et M. le Maire de la place Larue forment un joli tableau. Dans mon quartier, si trois enfants jouent avec leur ombre projetée contre un mur, il y a toujours un crétin qui va parler de la caverne de Platon, un autre de la naissance de la photographie et un troisième de la sainte trinité, rien n’est simple. Dans mon quartier, quand on fait la somme des injonctions de départ, l’empilage des désignations et des surnoms, le cercle des révocations, la spirale des invocations, on se dit qu’heureusement qu’il n’y

a pas de tribunal. Mais on y trouve un bistro qu’on

appelle le B.D.R., le bureau des rumeurs, de là partent la plupart des surnoms des protagonistes locaux et toutes les remarques vaches ou désobligeantes sur les travers des uns et surtout des autres.

l'AMOUR dU VIN, Par Marc delacourcelle du Pré Verre, 8 Rue Thénard 75005 Paris

Marc delacourcelle du Pré Verre, 8 Rue Thénard 75005 Paris François Barmès Buecher Il est bon

François Barmès Buecher Il est bon à tout faire ce vin-là. Bon, d'accord il est un petit peu doux, légèrement. Normal, c’est ce que l’on appelle un demi-sec. Mais cela ne gêne nullement. Sa palette n’en est que plus large et intéressante. En plus, il a un

accent. Un fort accent. Celui de l’Alsace. Hop là

! Son cépage est rondouillard au goût. Le pinot

gris. Raisin noble par (son) excellence. Quand on

regarde sa couleur, on a déjà envie de l’avaler. Mais une fois dans le gôôôsier, alors là…. Du miel. Enfin pas tout à fait. Juste une douceur enivrante. Dou- cement les gars, on se la coule douce !! Bon. Pour l’apéro, pas de problème. Au contraire même. C’est un bon démarrage pour la fête. Si en plus, vous avez un peu de foie gras, un petit rillon, une tartine de rillette, wow. Pendant le repas, vous pouvez jouer

le poisson avec ou sans crème. Le pied, c’est avec

les champignons. On peut se la faire viande mais plutôt blanche. Allons-y pour les volailles, porc ou veau. ( ne pas oublier le ris, mon péché). Pas de soucis. Quant au fromage, un local bien sûr. Munster … Et enfin, le dessert. Craquer pour une bonne tarte aux abricots ou tatin, que du bonheur. Je vous l’avais dit. On peut tout accompagner avec ce vin et si en plus, il est bon, vous serez proche du paradis. Pour cela, je fais confiance à mon pote François BARMES qui fait ses vins en biodyna- mie et réussit à nous envoûter avec son pinot gris rosenberg 2007. Il fleure bon la noisette un peu grillée, le champignon. C’est une belle balade sa- voureuse pour les repas de fêtes. J’en ai les papilles qui frétillent d’avance. A vos verres. TRYNCH

Chroniques de Zinc par Marifloue Lecompte.

« Je suis le zinc d’un café, objet inanimé d’un monde animé. Impassible témoin de tranches de vie. »

L’atmosphère particulière de mon café me confère souvent les traits d’un temple quelque peu étrange. Je suis le représentant d’une antique tradition, l’il- lustre descendant d’un univers spirituel aux puis- sances mystiques. Je suis l’autel d’un lieu clos où les gens s’approchent et se dévoilent, ne feignant plus. Après plusieurs calices d’un breuvage aux ver- tus magiques, ils me révèlent leurs secrets, des plus simples aux plus inavouables. Leurs histoires ne sont plus que vérité. La bienséance, les convenances ou encore la politesse s’effritent devant mon pouvoir. Je mets à nu quiconque ose franchir le seuil de mon temple et s’abreuver à ma source. J’incarne un autel recueillant confessions, questions et prières. Mes serveurs deviennent les chamanes dont la gestuelle, précise et mécanique, garantit le bon déroulement du rite. Car, immuable est le rituel de ceux qui, chaque jour, viennent communier et boire mon vin. Mon vin, fluide précieux, rend possible l’ouverture des esprits. Aussi, descendant anachronique des lieux de recueillement ancestraux, je me fais le réceptacle des êtres peinés et esseulés. Symbole, à la fois, du soulagement et du dévoilement, j’apporte paix et réconfort. On pourrait imaginer de manière un peu profane, sûrement, que je suis le refuge élu des âmes impies et incroyantes. Alors, pour certains je deviens le soutien amical après une dure journée de travail. Pour d’autres, je remplace volontairement la routine dominicale. Pour d’autres encore, je suis le rendez- vous quotidien, succédant naturellement aux vêpres. Je suis la famille choisie de quelques-uns, un lieu heureux de rencontres et d’échanges. J’aime panser les plaies, soigner les cœurs brisés, en répandant mon baume spiritueux. Ainsi, je touche les lèvres et aguerrit les langues : je revigore mes fidèles. Et si le bruit court que les églises sont en déshérence et que Dieu est mort ; moi j’affirme que mon temple des temps modernes ne désemplit pas. Sa magie ras- semble miraculeusement les foules multipliant, pour eux, la manne de l’esprit et un précieux liquide de vie.

eux, la manne de l’esprit et un précieux liquide de vie. HUMEURS     Je cherche

HUMEURS

 
 

Je cherche un homme

Ainsi parlait Diogène de Sinope il y

a

vingt-quatre siècles. Il ne s’agissait

point d’une petite annonce matrimo- niale – pacsimoniale ? – avant l’heure, publiée dans quelque feuille de chou d’Asie Mineure. Chez les cyniques en effet, les relations sexuelles s’accor-

dent au pluriel. Et puis Diogène, c’était pas une pédale. Pas comme Platon. C’est justement contre ce dernier et ses amis pédérastes que Diogène forgea bon nombre de ses apophtegmes. Ainsi lança-t-il à un éphèbe fardé l’interro- geant, « qu'il lui répondrait seulement quand il se serait mis tout nu, et qu'il pourrait voir si son interlocuteur était un homme ou une femme ». Ainsi ar- pentait-il sempiternellement les rues d’Athènes, précédé même en plein jour par sa lanterne, à la recherche d’un spécimen de cette mystérieuse chimère que Platon croit être l’homme. Mais hors de la caverne, point de pâte ; or c’est de pâte qu’est fait l’homme. Nous aussi, il nous arrive de scruter les ruelles à la recherche d’un homme. Ici, nulle considération métaphysique. Le prosaïque nous suffit bien assez. Quand la belle cité se fait avare, quand elle veut nous punir de l’avoir trop peu chérie, elle libère dans ses artères un flot nauséabond de toxine bipédique :

la

peste bourgeoise. Oh ! pas de cette

vieille bourgeoisie pudibonde et chré- tienne, avec son charme séculaire au parfum de scoutisme et d’herbe coupée. Pas de cette bourgeoisie complexée, qui prie Dieu comme pour obtenir

le

pardon de ses terrestres offenses.

Non. La bourgeoisie dont nous parlons est bien plus proprette et médiocre. C’est celle des gandins maniérés et

des greluches peinturlurées. Celle des

«

Carrément ! », des « Nan mais at-

tends ! », celle des « C’est é-vi-dent, quoi ! » ; en bref celle des apoph- tegmes qui se vomissent à l’emporte-

pièce sur un ton doctoral et nonchalant. Cette bourgeoisie, que l’on nomme

à

tort « bohème », envahit périodi-

quement nos rues, contaminant sans vergogne l’atmosphère de la belle cité. Certains osent néanmoins pré-

tendre qu’après tout, aussi vrai qu’« il faut vivre avec son temps », il est de notre impérieux devoir d’évoluer

ô belles âmes darwiniennes ! – et

de laisser derrière nous les « vieilles conceptions de l’humanité », forcé- ment réactionnaires – insulte suprême

ou post-colonialistes, que sais-je…

Allons donc ! des hommes, c e s t i è d e s d e p a n u rg e ? Des hommes, ces choses mues pas la seule prétention au confort ? Des hommes, ces pantins priapiques qui ne bandent que pour la nouveauté

bêtifiante, le cosmopolitisme frivole

et

mondain, la parure de l’exotisme ?

Des hommes, ces bêtes schizophrènes qui exigent la musique sans le bruit, la bohème sans les bohémiens, l’in-

connu sans le danger, la révolte sans

le

péril, la révolution sans le sang ?

La lanterne tremble sous mes doigts frémissants ; la flamme se trouble au son d’une clarinette. Ô Seigneur ! est-ce doncque pécher que d’occire un bobo ? Joseph Stokober

 

l'AnnéE DU VAnTARD : 15€ la collection complète du journal (12 numéros) sera disponible et en vente au Verre à Pied, aux Pipos et

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LE VANTARD™ Édité par LES AMIS DU FAUBOURG, Association loi 1901 37 rue Faidherbe 75011 Paris ISSN 1953-5104 Directeur de la publication : Frederick Rimbert Comité de rédaction : Obscur et protéiforme, parfois invisible Rédac’chef : Prince Roro Rédac' chef adjoint : JiCé Ditroy l'indétrônable fondateur du Vantard Rédacteurs : Barbara Pascarel (dite Retard Chronique), Claude Bu- reaux, Joseph Stokober, Marie Lecompte, Bombero Mayor, Hervé Relecture : Eric Walbecq aux Papillons Dessins : Bridenne (l'ami du faubourg), René Olivares (l'ami chilien) Photos : Prince Roro, Hervé Huet Corrections : absence remarquée Programme : 2011, l'année d'un programmateur des événements au Vantard ? Grizzly : Radio Pizza Inhospitalière. Maquette, mise en pages et reprisage du ti tout cuenti: Alix Nissen Imprimé chez G.P.S. 16 rue Faidherbe 11ème Toutes les contributions sont bénévoles, et généralement tardives, trop tardives

27/12/10

11:44