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ÉCRIVEZ NOUS ENVOYEZ VOS INFOS Pour le mois de juin par e-mail : levantard2@gmail.com ATTENTION
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ATTENTION :

Prochain bouclage autour du 22 mai

ATTENTION : Prochain bouclage autour du 22 mai Mouffe Maube Montagne Mensuel satirique, alterlocaliste,

Mouffe Maube Montagne

Mensuel satirique, alterlocaliste, libre, indépendant, gratuit et sans pube.
Mensuel satirique, alterlocaliste, libre, indépendant, gratuit et sans pube.

Mensuel satirique, alterlocaliste, libre, indépendant, gratuit et sans pube.

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N° 16

Mai 2011

Édition Mouffetardienne du " Vantard du Faubourg " Tiré à 1000 exemplaires.

Ce numéro vous est offert par la générosité sans borne de Madame Rose, la groupie de Joël Boulay, le roi du Macaron à St Nazaire. La plus charmante des infirmières anesthésistes, prompte à réveiller les clients des restaurants qu'elle fréquente assiduement par des saillies dignes de films d'Audiard.

 

lA gAlOChE dU MOIS

  lA gAlOChE dU MOIS Il a encore frappé, notre valeureux french-kisser s'est encore dévoué. N'écoutant

Il a encore frappé, notre valeureux french-kisser s'est encore dévoué. N'écoutant que son courage, il s'est laissé embrasser par Françoise H., cé- lèbre danseuse nue au Crazy Horse. C'est elle qui s'est portée volontaire, elle a séduit le fringant Jean-Marie en lui demandant de fermer les yeux. Comme d'habitude, il n'a rien vu venir.

SPECTAClES ET CONCERTS

Au PiAno VAche, 8 rue Laplace, Si vous voulez boire un verre gratuite- ment au bar, dites que vous jouez au Hockey sur gazon, renseignez vous bien avant, Richard ne se fait pas du- per si facilement. Tous les lundis de mai :

2,9,16,23,30

RodolPhe RAffAlli Guitare jazz manouche teintée de méditerrannée joue les grands standards avec ses com- pères Etienne Lemauf et Ramon Galàn.

Tous les mercredis soirée Gothique avec dJ lionel aux manettes. Inspiré par le cinéma expressionniste allemand, le fantastique et le roman gothique, de sombres jeunes gens, amoureux du théâtre de la nuit jouent à se faire peur, avant de sombrer dans les bras les uns des autres. SoiRée MAnic dePReSSion Tous les jeudis soirs new Wave dJ nASh nous offre l’autre côté de la new Wave (musique des années 80, les Lexomil ne sont pas fournis).

Aux PiPoS 2 rue Polytechnique 75005, chez Alain Gangneux qui accueille régulièrement l'Amiral saxophoniste

Tous les vendredis soirs JoSé interprète, sous l'œil égrillard du Bruno, des chansons françaises et sud américaines avec humour et humeur, ce Latin Lover emballera la foule par son charme inépuisable. Soyez ai- mables avec lui.

dAny Bonny, tous les samedis soirs, rend hommage à la chanson française et nous fait voyager dans le temps, celui où les paroles des chansons avaient encore du sens et flirtaient avec la poésie

loch'neSS TAVeRn, 11 rue de la Montagne Ste Geneviève 75005 tel : 09 51 87 75 84, eric a conçu pour nous le temple du Blues

dans le cinquième. Jam session, scène ouverte les jeudis, à partir de 19h. tous les jeudis jam session 6 et 7 mai : la wild family blues rock

14

mai : papatio soul funk

20

et 21 mai : florent jean gaston

blues pop rock

28

mai : paul solas blues rock

JAcqueS SAMMy, rue descartes tous les vendredis et les same- dis soirs, refait vivre le temps des cabarets.

 
 

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1

Voici Venir l'été de Votre mécontentement.

Les élections approchent, les sondages se multiplient, la bêtise populiste se répand avec ses classiques boucs émissaires. Nous, au village, aussi l'on a de bien belles élections. On ne parle pas politique dans les bistros, on évite, ça pourrait dégénérer. De toutes façons, que pourrait-on y dire ? Convaincre est un mot qui com- mence aussi mal qu'il finit. Cependant, il y a certaines choses qu'on ne peut laisser dire, le racisme est un délit et non pas une opinion, contrairement à ce que pensent ceux qui méprisent les "Droits-de-l'hommisme" ou la "bien-pensance". Ces petits esprits, en quête de notoriété à peu de frais, tentent de faire bouger la norme sociale. Au nom de la dénon- ciation, de l'indignation, les vannes ont lâché, ce n'est plus grave de tenir des propos douteux, de dire des choses ouvertement racistes, d'avoir un discours anti-pauvres, ce n'est plus grave d'être cynique, sans humour, ce n'est plus grave de "dire la Vérité". L'indignation de Stéphane Hessel a fait des petits, mais ce sont des bâtards. Mais de quelle vérité au juste s'agit-il ? De la leur, leur vision du monde étriquée, entre Français de souche, entre Français d'origine, entre Français-Français riches. Et voilà, le grand mot est lâché :

l'identité des riches. Si l'on est pauvre, et qui plus est d'origine étran-

gère, il faudrait presque s'excuser d'exister, il faudrait dire pardon, monsieur le Français, il faudrait descendre du trottoir pour laisser le passage, il faudrait baisser les yeux, et pourquoi pas aussi cirer des chaussures en chantant des gospels ou du blues. Ces petits messieurs vont trop loin, nous pouvons juste leur rappeler gentiment que ce type de citoyenneté à deux vitesses n'a existé que dans les régimes totalitaires, du temps de Vichy, du temps des colonies, du temps des Nazis. Mais ils n'ont plus honte de ce passé, ils ne veulent plus se sentir "humiliés", ils sont prêts à les justifier, à les revendiquer : qui la veulerie, qui la compromission, qui la collaboration avec l'ennemi Nazi. A tous ces nostalgiques d'un temps passé, de grandeur illusoire, je dirai en somme ceci : tous ces dealers de haine finiront étouffés par leur propre vomi, celui de la fascination pour le mal, de la ségrégation, de la ghettoïsation, de l'ostracisme, de l'exclusion, de l'apartheid. La dislocation de leurs certitudes est inéluctable. La rupture de tout ce qui fait lien dans la société est leur but ultime. La seule classe dangereuse dans ce pays, ce sont les riches qui échappent à l'impôt grâce aux paradis fiscaux : le temps de la Ré- sistance a commencé, en attendant celui du partage.

Violette, "la seule fleur qui n'est pas à vendre "par Paul Maltese Violette
Violette, "la seule fleur qui n'est pas à vendre "par Paul Maltese
Violette

Violette est une résistante, elle porte les couleurs de la Mouffe bien haut dans le ciel de la rue Monge où elle tient boutique de fleurs au numéro 78. Mlle a dans les yeux mille histoires jamais narrées. Mille rencontres rangées comme des livres sur les étagères encombrées de sa boutique. Sa bibliothèque à elle, c'est la vie. N'en déplaise aux bobos omniscients du Vème, pour qui fleurs rime avec grande distribution, Violette, elle, échappe aux enseignes d'abattage floral. Ni Trussot ni Monffot, sa boutique à elle s'appelle au Pot de Fer Fleuri. Rue Monge, juste avant la place du même nom, Violette pose simplement ses fleurs sur le trottoir comme d'autres étalent leur bêtise à la face du monde. Excusez Violette, mais son truc à elle, depuis 53 ans qu'elle hante le quartier, c'est la simplicité quasi biblique des fleurs.

mais

pour aimer les coquelicots faut être idiot

Etonnante commerçante qui compte plus d'amis que de clients, cette drôle de femme qui plante d'instinct ses yeux dans les vôtres, est née, cela ne s'invente pas, un premier mai, en Dordogne, dans un champ de muguet et de violettes. D'où son prénom !

"Ma mère aurait aussi pu m'appeler Muguette, mais bon … c'est mieux comme ça" lâche t-elle pour la centième fois dans un sourire qui ne laisse aucun doute sur la fraîcheur de ses sentiments. A 17 ans, elle quitte sa Dordogne natale pour Paris. "Je suis montée dans le train avec des chansons plein la tête et une blanche colombe sur mon épaule" se souvient-elle aujourd'hui. Ni regrets ni remords, elle atterrit alors place Victor Hugo, dans le XVIème arrondissement où elle apprend le métier de fleuriste. Mais les horaires chrétiens des beaux quartiers et l'autorité de ses patrons ne corres- pondent pas aux rêves de cette toute jeune femmes qui s'imagine alors chanteuse, poète, saltimbanque, mais surtout pas fonctionnaire soumise pour clients friqués. "J'ai trouvé ce petit local dans le Vème arrondissement qui était alors l'un des moins chers de Paris et je m'y suis installée". Et comme Violette ne fait pas les choses

à moitié

y est toujours. La colombe, elle, n'a pas

survécu aux rêves de pureté de Violette. Au bout de quelques semaines à Paris son plumage avait viré au gris, façon pigeon, alors, comme à l'époque une réclame clamait sur toutes les radios qu' Omo lavait plus blanc, elle finit par avouer : "j'ai essayé la potion magique sur

ma colombe qui y a laissé la totalité de ses plumes". Bon, à cette époque là, notre Violette n'avait que 17 ans. L'âge de tous les rêves ! Mais près de soixante ans plus tard, pas sûr que notre fleuriste préférée ne referait pas

elle

la même erreur. Celle qui s'en va chaque matin à Rungis dans sa vieille Ford, sur laquelle est arrimée une voiture de « oui oui » et qui laisse un vieux tricycle en plastique stationné devant son commerce pour que les enfants la reconnaissent, n'a rien perdu de sa candeur. Le sourire en coin, elle vous raconte encore l'histoire de ce client qui lui a commandé un énorme bouquet pour la femme qu'il aimait et qui, après lui avoir réglé la note lui a dit dans un souffle : "c'est pour vous!". D'autres clients n'ont pas non plus oublié qu'ils ont acheté, chez elle, les premières fleurs offertes à celles qui, depuis, sont devenues leurs épouses. "Ceux-là, confesse Violette dans un dernier sourire malicieux, reviennent me voir régulièrement et m'offrent des cho- colats que j'adore, des parfums qui m'envoûtent ou des bas que je ne mets plus !"

où battait son cœur.

Son commerce ferme entre une heure et deux heures du matin en fonction des rencontres. La gardienne des clés et des confidences des gens du quartier tient salon sur le trottoir. Si vous passez le soir, vous entendrez de beaux discours sur l'amour, les joies comme les cha- grins, les coups de foudre comme les lentes construc- tions, l'impatience, la rage, mais aussi les rires. Quand nous étions là, pour l'interviewer, la jeune femme qui est venue s'asseoir près de nous pour écou- ter du flamenco, a fini par nous dire qu'elle sortait de chez le médecin et qu'elle était enceinte. Son visage était étincelant de bonheur et Violette souriait, de ce sourire ardent qui ne la quitte jamais. On pouvait presque entendre Mouloudji en fermant les yeux :

" Là où battait son coeur Le soleil, gentiment Faisait vivre une fleur Comme un petit coquelicot, mon âme.

la boîte à conneries

Blague :

• Je ne résiste pas au plaisir de vous conter l'histoire que Jen- zhino m'a relatée. Depuis qu'il est devenu notre envoyé spécial à Marseille, il en rapporte de bonnes. C'est un mec qui va voir le médecin, son ami, pour lui faire commenter les résultats de son analyse sanguine. Le mé- decin le regarde avec cet air qu'ils ont tous pour annoncer les catastrophes et lâche un long soupir en forme de : "pu- taiiiiiiiiiiiiiiiiing", t'es mal barré toi !"

- Quoi je suis mal barré ?, répond notre malade.

- Ben tu vas mourir, té

- Comment ça je vais mourir ?

- Je te dis que tu vas mourir, t'as vu tes résultats, tu as explosé tous les records

- Ah bon, comme ça, je vais mourir, et il y a pas de médica- ments, de traitements, de remèdes de bonne femme ?

- Non, je vois pas

Le médecin réfléchit longuement et au bout d'un moment finit par dire :

- Je vois bien un truc

- Quoi les bains de boue ? Et ça va me guérir ça ?

-Non, dit le médecin, mais comme ça tu t'habitueras terre. TOMBÉES DU ZINC :

• Et toi, c'est quoi ton style de nana ?

- Bah, au point où j'en suis

• Je suis nul en goût.

• Pour être star aujourd'hui, il faut d'abord être quelconque.

• Si les riches se sentent seuls, ils n'ont qu'à adopter un pauvre.

• Ce flic est tellement con qu'il a mis un aveugle en garde à vue.

à la

Les

bains de boue.

Vivante.

• Les puissants sont ceux qui boivent dans les verres où nous nageons.

SPECTAClES et CONCERTS (suite

)

cAfé le VeRRe à Pied, 118 bis rue Mouffetard 75005 01 43 31 15 72 exPoSiTion PhoToS:

Exposition photos par Gérard Gateau, de magnifiques insectes, de tout, tout, tout près. Du Mardi 10 au dimache 29 mai.

de tout, tout, tout près. Du Mardi 10 au dimache 29 mai. Bien enTendu, en TouTe

Bien enTendu, en TouTe lo- Gique, PendAnT lA PAnne de Wc, le BAR n'A SeRVi qu'à BoiRe eT PluS à MAnGeR !

MuSique :

Les mercredis 11 et 25 mai, de 19h30 à 23h, le légendaire groupe 20 cents and the Goug's orches- tra avec Vincent, Grégoire et Jean- Marc. Attention hAPPy houR de 20h à 22h !

leS BoucheRS SonT SyMPAS

hAPPy houR de 20h à 22h ! leS BoucheRS SonT SyMPAS Dans la Rue Mouffetard, les

Dans la Rue Mouffetard, les bou- chers font des volutes en forme de gigot ou d'entrecôte pour amuser les enfants.

hommes à chapeaux, hommes à bécots

amuser les enfants. hommes à chapeaux, hommes à bécots Dans la Rue Mouffetard, en face de

Dans la Rue Mouffetard, en face de la boulangerie, les hommes s'embrassent comme du bon pain.

lA Vielle nouS déclARe :

en face de la boulangerie, les hommes s'embrassent comme du bon pain. lA Vielle nouS déclARe

26/04/11

22:47

RÉVOlUTION dE PAlAIS communes libres de Mouffetard, Montagne Ste Geneviève et Mau- bert, Un nouveau

RÉVOlUTION dE PAlAIS

communes libres de Mouffetard, Montagne Ste Geneviève et Mau- bert, Un nouveau gouvernement vient d'être
communes libres de Mouffetard,
Montagne Ste Geneviève et Mau-
bert, Un nouveau gouvernement vient
d'être nommé, tous les ministres sont
sans portefeuille (tous les dons au Van-
tard sont les bienvenus)
clizia : Ministre de la Mémoire. (Sponso-
risée par IBM)
chiara : Ministre de L'Horizon. (Conseillée
par le pdt Gérard des Colombophiles as-
sociés)
carmen : Ministre de la Folie. (Financée
par les laboratoires Viazac)
Jean Marie : Ministre du Cœur. (Financé
par closer, Voici, Gala et les commères
associées)
Jean Michel : Ministre des Augures. (fi-
nancé par le lobby de la boucherie, tripes
et intestins réunis)
Zelda : Ministre du Développement de
la Cuisine Anglaise. (Seul portefeuille
subventionné par H.M. Queen of England)
Serge le Belge : Ministre de l'Humour
Décadent. (Alimenté et financé par lui-
même)
Babette : Ministre des Fleurs. (Financée
par les ruches du Jardin des Plantes)
Joseph Stokober : Ministre du Redres-
sement. (De tous les redressements)
claude du VAP : Ministre de l'Art Bistro-
tier. (Financé par tous les piss artists qui
fréquentent son zinc)
Marifloue : Ministre des Jujubes et des
Jarnicotons. (Sans financement)
Anna Maria : Ministre de l'Oisiveté, de
la Flanerie et de l'Errance. (Panier percé)
Mimi : Ministre de la Dolce Vita. (Main
trouée)
Paul : Ministre de la Rumeur Positive.
Alix : Ministre des Tambours. (Deux mi-
nistères jumelés pour la propagation des
bonnes nouvelles)
Patrick : Ministre de l'Origine du Monde.
(Financement direct sur le bitume)
Garance : Ministre des Légumes Rares et
des Fruits Interdits.
Zou : Ministre des Festivités.
Santina : Ministre de la Volupté.
clara : Ministre de la Voix Publique.
eric W. : Ministre des Manuscrits et des
Envois. (ex ministère des petites lettres
égarées ou purloined)
claude Bureaux : Ministre des Petites
Pommes et des Grandes Tiges.
Marc & Philippe delacourcelle : Mi-
nistre des Victuailles et des Vignes du
Seigneur et alentour. (Financé par les
Baffreurs Associés)
Jeanzhino : Ministre de l'Exotisme.
Margarita : Ministre du Poisson Volant.
Prince Roro : Ministre plénipotentiaire de
l'Oubli et du Néant.

SPECTAClES et CONCERTS

connolly'S coRneR 12 rue Mirbel dimanche 8 mai John G. MAT- TheWS 19h. Guitare violon chant, Blues, Folk, Blue- grass, Country. Venez nombreux, c'est un ami, il joue aussi du violon.

dimanche 15 mai :

up ya Boya devenu fAolAn. Une musique envoûtante, des arrangements à couper le souffle, une voix venue du ciel, des petits Français qui décidément possèdent beaucoup d'atouts pour faire chier les ayatollah du Folk Traditionnel, façon gardiens du temple embaumés. BénédicTe lecRoART au chant céline RiVAud au violon. PhiliPPe hunSinGeR bouzoukiste parfois bougon BAPTiSTe RiVAud à la flûte. Que du bonheur sur ta Guinness.

dimanche 22 mai, old TiMe Blue- GRASS avec VincenT BlAin Guitare, violon chant, Blues, Folk, Blue- grass, country.

dimanche 29 mai 19h. eMMAnuel delAhAye (irish bouzou- ki et mandoline), et Michel Skio- TAkiS (flute et Uillean pipes) le duo élastique auquel se joignent régulière- ment un bodhran (tambour sur cadre joué avec un stick), un violon et un accordéon

la preuve en est enfin apportée :

l'Amiral a toujours joué du Saxo

Ģa c’est le cinquième Ģa c’est le cinquième !
Ģa c’est le cinquième
Ģa c’est le cinquième !

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mon QUartier par le Professeur Larue

11. les Externautes

Dans mon quartier, les choses auraient pu être diffé- rentes, tout peut arriver. Par exemple, on a inventé l’Externet, on sort dehors au hasard, dans un réseau de lieux qu’on appelle la grande toile de la vie et on fait la rencontre d’amis Externautes avec qui l’on échange des paroles, des images, de la musique, des objets, le tout en "live " 3D giga débit s’il vous plaît. Pas de panne de livebox, de l'optique, du flux, de l'intense, de la vibra- tion comme dans les années soixante.

Dans mon quartier, la seule personne qu’on connaisse qui travaille aux impôts vient à nos fêtes remplie de bagouzes et de piercings, elle expie en gothique.

Dans mon quartier, les cataphiles et les gothiques se donnent des rendez-vous secrets dans des lieux impro- bables pour des "performances", sans doute ce qu'on appelait avant un impromptu.

Dans mon quartier, les jeunes aiment le foot, l'honneur

est sauf

même à six groupes de rock différents.

enfin, certains barmen appartiennent quand

AUX lIlAS, lA SÈVE MONTE par Claude Bureaux,

dit Ludovicien l'Égalité, Maître Jardinier

Bureaux, dit Ludovicien l'Égalité, Maître Jardinier Le lilas, fleur printanière, fait partie du patrimoine
Bureaux, dit Ludovicien l'Égalité, Maître Jardinier Le lilas, fleur printanière, fait partie du patrimoine

Le lilas, fleur printanière, fait partie du patrimoine horticole de l'Ile de France. Pendant des années, les maraîchers de l'ancienne ceinture verte ont fourni, dès la belle saison, aux halles de paris, ces bouquets parfumés que l'on retrouvait sur les étals des marchandes des quatre saisons, et parfois offerts par les petites bouquetières à la sortie des spectacles. La ceinture verte est devenue ceinture rouge et la com- mune des Lilas, dans le 9-3, a vu disparaître ses jardiniers chassés par le béton. Les artistes peintres et couturiers ont défini une couleur lilas. Cependant, il est souvent diffi- cile de déterminer et de préciser le coloris de cette fleur, surtout dans certaines tonalités, car il varie du début à la fin de son épanouissement. Les jardiniers ont sélectionné depuis plus d'un siècle plusieurs centaines de variétés, allant du blanc le plus pur au violet presque noir. Spectaculaire, élégant, doté d'un parfum enchanteur, le lilas est la fleur qui invite à décou- vrir l'amour. On l'offre toujours à son premier "coup de foudre" (à condition qu'il ait lieu d'avril à juin : amou- reux, à vos calendriers pour le top départ !). Mais en Iran, avant les Ayatollahs, on offrait une branche de lilas pour signifier en douceur la fin d'une tendre relation. Quant à nos amis anglo-saxons, ils considèrent qu'introduire du lilas blanc dans une maison porte malheur. J'ai toujours, pour ma part, conseillé à nos concitoyens, de le cultiver aussi bien en jardinet que sur un balcon. Le lilas prospère en toute bonne terre, même calcaire, et il n'est pas gourmand en eau et en engrais. Il supporte même un léger ombrage. La floraison abondante et délicieusement parfumée enchantera nos petits matins, elle combattre les odeurs pas toujours agréables des poubelles et des fast foods.

Bistoroloji par Barbara Pascarel

Le goût du saké… Dégustant un joli godet de cet excel- lent breuvage transparent aux reflets nacrés, on respire la fragrance des cèdres, la sève du pommier en fleur, la fraîcheur des sources et des pétales de cerisier dansant dans la brise marine… Bon, il faut un certain nombre de godets, je vous l’accorde, puisque le saké ne titre que 15° environ, guère plus qu’un châteauneuf-du-Pape. Rappelons ce truisme que, contrairement aux alcools de riz dont le mérite est de faire apparaître éphèbes ou nanas à poil dans les petits verres des restaus chinois, le saké n’est pas un alcool distillé : c’est une boisson fermentée à base de riz cuit à la vapeur, dont le « bras- sage » est comparé à celui de la bière, mais dont le résultat s’apparente finalement davantage au vin. Non qu’il y ait la moindre ressemblance gustative avec le produit de la vigne, ce qui ne viendrait jamais à l’esprit des subtils œnologues que compte le Japon. La mer- veilleuse nouvelle Romanée-Conti 1935 écrite en 1973 par Kaikô Takeshi nous en dit plus que n’importe quel manga sur l’imaginaire japonais inspiré par « nos » vins (possessif légèrement abusif, en ce qui me concerne, n’ayant jamais possédé ni goûté de romanée-conti, avis à mes fans!). C’est donc en toute connaissance de cause qu’ils savent distinguer dans un saké les nuances de son terroir, et reconnaître ceux dont toutes les étapes de fabrication ont été menées à la perfection. Les crus les plus réputés proviennent de la région située entre Kobé et Osaka, riche en sources thermales de grande qualité, mais on en trouve aussi de délicieux dans la région d’Hiroshima (celui de la brasserie Sempuku par exemple, fondée en 1856 à Kure) — comme quoi on avait tort de s’en faire pour nos côtes-du-tricastin ! De saveur délicate, le saké est aussi très fragile : il ne gagne pas à vieillir et doit être conservé dans la fraîcheur d’une cave, pas plus d’un ou deux ans. Si j’étais au Japon asteure, il y aurait de fortes chances que je tente de me remonter le moral en bonne compa- gnie, autour d’un carafon de saké tiède — surtout là où les frigos sont en rade et l’eau du robinet à point pour le bain-marie — en résistant par l’ivresse et par un humour que trouveront de mauvais goût ceux qui n’aiment pas celui du saké. Un peu de saké pour faire face aux incer- titudes, aux mensonges probables et réconforter ceux qui vont le plus mal.

12. Tu es qui maintenant ?

Dans mon quartier, tout est fragile, les mots n’ont pas la même valeur qu’ailleurs, ils prennent une densité et une acuité à la limite de l’insupportable. L’absence d’un sourire et l’ordre du monde est bouleversé, un sourire de trop et les ennuis commencent. "Pourquoi tu me regardes comme ça, on s’est déjà vus ce matin !". Tout cela est d’une logique implacable, on a la haine facile et la suspicion systématique, ça change pas du boulot. Les gens ont besoin d’habitudes, ça remplace les certitudes d’antan, ils vous en veulent lorsque vous ne respectez pas le trajet ou le rôle qu’ils vous ont impartis. Dans mon quartier, il faut faire attention, parfois les gens s’assoient à votre table, s’installent dans votre vie, boivent dans votre verre sans demander et finissent par croire qu’ils sont vous… Dans mon quartier, on ne dit plus bonjour, on dit :

"Tu es qui maintenant ? Tu en es où ?". Une manière d’apostropher plus impliquante, comme ça les gens répondent quelque chose de différent chaque fois, ça rompt la monotonie.

lE PINEAU d'AUNIS par Marc Delacourcelle du Pré Verre, 8 rue Thénard 75005 Paris

Marc Delacourcelle du Pré Verre, 8 rue Thénard 75005 Paris L’œil au fond du verre vide,

L’œil au fond du verre vide, l’es- prit embué de réflexions, le sourire au coin des lèvres, l’oreille atten- tive au brouhaha qui l’entoure, le poète s’enivre de la vie foison- nante des bistrots. L’inspiration se gorge de cette promise pas encore cuitée mais elle est là. Il est là, le vers du poète, sur cette bouteille, prête à s’ouvrir à tous. Cette année, ce sera Baude- laire. Il est là « le verre des poètes », dans ce flacon au comptoir, qui se vide chaleureusement au gré de la demande, nombreuse. Car tout le monde se laisse aller à goûter et regoûter ce nectar qui réjouit nos papilles. Il a un sacré caractère ce vin et il en charme plus d’un. Même s’ il ne vient pas d’une région fa- cile, car très au nord (je veux parler du vendômois) il mérite d’être reconnu car nous avons là non seu- lement un grand vin mais aussi un vin rare. Rare parce que provenant d’une vigne préphylloxérique, donc fin 19 ème, franche de pied, ce qui signifie sans porte-greffe. Donc authentique. De plus, vous ferez connaissance avec son monocépage qu’est le pineau d’aunis, gloire d’une époque ancienne où ce raisin ( aussi appelé chenin noir) abondait dans le Val de Loire. De plus en plus de vignerons le replante, le cultive. Emile HEREDIA en est un des maîtres. Dans son « domaine de Montrieux », il bichonne ses si vieilles vignes qui lui donne cette cuvée. Que d’arômes, de poivre surtout, si typique de ce cépage. Il est ample, plein de fruits noirs, d’épices, de force. Quand on le carafe, il gagne encore en vigueur. C’est un festival en bouche. C’est un vin qui a une personnalité peu commune et qui étonne et surprend. Alors , laissez vous faire et goûtez le. Que du naturel bien sûr ! De la vigne au verre. Alors restez naturel et buvons un coup à la santé des poètes ! TRINCH. Domaine de Montrieux, Emile HEREDIA 44 rue de montrieux, 41100 Navel, 02 54 77 75 40

chroniQUes de Zinc

par Marifloue Lecompte

"Je suis le zinc d'un café, objet inanimé, impassible témoin d'un monde en mouvement"

Ce midi est venu déjeuner un groupe de bons vivants. Quatre amis de longue date, qui se sont rencontrés à l’armée ou à la fac. Ils ont fait leur vie, chacun de leur côté, se sont presque mariés, sauf un. Ils ont eu des enfants, travaillent, certains pour leur compte. Mais en passant la porte de mon resto, ils laissent de côté leurs familles, leurs couples parfois bancals, leurs maisons, leurs maîtresses, leurs di- vorces, les impôts et autres tracasseries domestiques. Oui, ils redeviennent de fringants jeunes hommes, amateurs de bonne chère, de bons vins et de bons mets. L’humour va bon train, les souvenirs revien- nent et l’enthousiasme s’empare de mes convives. Le repas commence doucement avec un apéritif. Une bonne bouteille de rouge et une assiette de charcuterie pour se mettre en appétit. Les palais s’échauffent ensuite avec les plats épicés. Les re- trouvailles se poursuivent, entre quelques coups de fourchette, mes fins gourmets commentent le vin et parlent des différents cépages français. Ils reprennent du vin, une seconde bouteille de rouge. Et sa "petite sœur" pour le fromage, histoire de finir le gueuleton en beauté. Entre les tintements de couverts un peu austères de certains employés un peu pressés venus déjeuner, éclatent leurs rires gutturaux et profonds. On sent, dans leurs voix et leurs sourires, qu’ils sont heureux d’être là, de se retrouver entre bons copains. Heureux de s’oublier un peu et de profiter de la vie. Il n’est question de rien aujourd’hui sinon de plaisir. Pour achever ces retrouvailles, ils demandent un petit café calva, une petite grappa, ou une liqueur de vieille prune. Cette pause fugace dans leur vie trépidante leur a permis de suspendre un instant la course effrénée de leur vie. Une stase éphémère dans leur vie d’adultes, sans pression, sans question. Du plaisir à l’état brut

sans pression, sans question. Du plaisir à l’état brut hUMEURS roUscaillons bigorne Leçon d'argot N°7 :
hUMEURS roUscaillons bigorne Leçon d'argot N°7 : Un Bougre A Maxime Jourdan et Paul Todorov,
hUMEURS
roUscaillons
bigorne
Leçon d'argot N°7 : Un Bougre
A Maxime Jourdan et Paul Todorov,
amicalement et humblement.
Ce mois de mai 2011 restera – pour
sûr – dans l’histoire, comme celui
de la première réédition complète de
Mes Cahiers rouges, incomparable
chef d’œuvre de la littérature com-
munaliste. L’auteur n’en est autre
que Maxime Vuillaume, l’un des trois
larrons du Père Duchêne, avec qui
Humbert et Vermersch firent bougre-
ment trembler la racaille versailleuse.
"Bougrement" : c’est bien le mot.
Sous la plume de nos vaillants hé-
bertistes, il frétille comme nul autre.
Causer au peuple avec amour et fran-
chise, cracher avec aplomb sur les
tyrans, c’est tout l’art du Père Du-
chêne. De grandes colères en grandes
joies, il ne sera question que de "jean-
foutre" d’un côté, de "bon bougre"
et de "brave citoyen" de l’autre.
Qui est-il donc, ce bougre ? D'où
vient-il ? Si c’est sous les godillots des
sans-culottes parisiens qu’il connut ses
lettres de noblesse, son étymologie
demeure bien plus lointaine… et bien
moins laudative. Si l’on en suit TLF,
"bougre" est un dérivé de "bulgare"
élaboré aux Xème et XIème Siècles.
En ce temps-là, les pauvres Thraces
subissaient moult procès en hérésie,
conséquence du schisme bogomile –
d’inspiration gnostique – qui provoqua
un fort engouement au sein des les
peuples balkaniques. Un "bougre",
c’était alors un hérétique, mais en-
core un sodomite, un débauché…
Ce n’est évidemment point l’apo-
logie du stupre et de la fornication
qui conduit Vuillaume à vanter les
mérites des "bons bougres des fau-
bourgs", pas plus qu’elle ne motiva
"l’ancien" vénéré, le ci-devant Hébert,
marchand de fourneaux et substi-
tut du procureur de la Commune de
1793, qui – bien au contraire – ai-
mait à se répandre en longues at-
taques à l’endroit du citoyen Capet,
ce "gros cochon" à la moralité dou-
teuse, ce "foutu pourceau qui ne fait
que se saouler" tandis que sa "garce
autrichienne" le cocufie gaiement.
Si donc nos Communeux en go-
guette vantaient les vertus des "bons
bougres" à grands renforts d’épi-
thètes sublimes, c’est sans doute
autant par un retournement de va-
leur opportun que par l’âpre dou-
ceur de cette fusion de phonèmes,
tendres en bouche comme le miel,
doux à l’oreille comme l’amour nu.
Joseph Stokober
RÉVOlUTION dE PAlAIS (SUITE)
Joël Boulay : Ministre de la pâtisserie.
françois : Ministre des "souris addict".
Jean Paul : Ministre de l'hyperbole hé-
téronomique.
frania : Ministre des pique-niques ur-
bains.
Alain des Pipos : Ministre de l'Under-
ground, festival de caves.
Richard du Piano : Ministre de la mau-
vaise humeur feinte.
Gisou : Ministre des croyances.
l'Amiral : Ministre du Saxophone averti
frisoubi : Ministre en exil à Champigny.
OURS :
LE VANTARD™
Édité par LES AMIS DU FAUBOURG, Association loi 1901
37 rue Faidherbe 75011 Paris
ISSN 1953-5104
Directeur de la publication : Frederick Rimbert
Comité de rédaction : Obscur et protéiforme, parfois invisible
Rédac’chef : Prince Roro
Rédac' chef adjoint : JiCé Ditroy l'indétrônable fondateur du Vantard
Rédacteurs : Paul Maltese (enfin!), Barbara Pascarel (dite Retard
Chronique), Claude Bureaux, Joseph Stokober, Marie Lecompte, Marc
Delacourcelle.
Dessins : Bridenne (l'ami du faubourg),
Photos : Prince Roro.
Corrections : La belle Agnès Marty
Programme : Vite un, deux et trois lexomil !
Panda du mois : il est à Arles en train de se la donner veugra (tête de veau
va !).
Maquette, mise en pages et reprisage du ti tout cuenti: Alix Nissen
Imprimé chez G.P.S. 16 rue Faidherbe 11ème
Toutes les contributions sont bénévoles, et généralement tardives, trop
tardives

26/04/11

22:47