République du SENEGAL Université Gaston Berger de Saint Louis (UGB

)
Unité de Formation et de Recherche de Sciences Appliquées et de Technologie (UFR SAT) Diplôme d’Ingénieur en Électronique et Télécommunications (DIETEL)
Rapport de Projet de fin d’études Sujet:

CONCEPTION D’UN OUTIL DE DIMENSIONNEMENT BSS D’UN RÉSEAU GPRS

Présenté et soutenu le 31 01 2009 par: Taïb THIAM Sous l’encadrement de: Devant le jury:

Président: M. Diène Ndiaye M. André FAYE (UGB) Membres: M. Amadou S. Maïga et de M. Abdou K. Farota M. Abdourahmane NDIAYE M. André Faye (ORANGE)
Année universitaire 2007/2008

Dédicaces
« Louange à Allah le miséricordieux, Guide de ce qui sont guidés, qui nous a guidés. Nous ne serions pas guidés, si Allah ne nous avait pas guidé »

A ma très chère Mère, Bigué Kébé, A mon très cher Père, Elhadji Yague, A mes très chères belles-mères A mes très chères Sœurs et frères, A mes très chers Amis, A ma très chère grand-mère Fama Dieng, A mes chères tantes et cousines, A mes chers oncles et cousins, A mes camarades de promotion, mon binôme I. Tall A mes amis, voisins et camarades de G, M. L. Ndiaye A mes camarades de villages, A mes camarades de l’Université, A tous mes professeurs et maîtres, A l’ensemble de l’administration pédagogique de l’URF SAT, du DIETEL particulièrement A mon meilleur MamadouThiam, Je dédie ce travail.
Taïb Thiam
II

Je tiens tout d’abord à remercier ma très chère maman pour tous les sacrifices et peines qu’elle a dus endurés sans relâche, ni regrets et qu’aucun effort d’un fils ne pourrait combler, l’amour qu’elle nous porte, nous ses fils. Merci Maman! Ces remerciements vont aussi à l’endroit de mon très cher et honorable père, qui n’a jamais ménagé aucun effort pour la réussite de ses enfants, notre éducation. Votre immense savoir, votre noble sagesse nous a bien guidé et restera une éternelle référence et miroir pour nous, vos enfants. Merci père! Je tiens aussi à remercier tous mes sœurs et frères, tantes et oncles, ma grand-mère, mes amis pour leur soutien et conseils. Je porte mes remerciements à l’endroit de Abdou Thiam qui s’est beaucoup donné pour me trouver ce stage, chose pas facile. Il m’a constamment conseillé et soutenu de près ou de loin, pour la réussite de ce projet. Merci Abdou ! J’insiste pour exprimer toute ma reconnaissance à Mr. Abdourahmane Ndiaye, mon maître de stage. Il m’a bien encadré, guidé et soutenu. Merci Maître ! Elle va aussi à l’endroit de Mr. Etienne Ndong Faye, Mr. Ibrahima Dème, Mr. Abdourahmane Zongo, Mr. Birane Kane, Mr. Mouhamed Salam Diop, Mr. Bocar Kelly, Mr. Amadou Lô, Mr. Daouda Diouf… et tous ceux qui m’ont accueilli à bras ouverts et aidé à Orange. Je tiens aussi à exprimer ma profonde gratitude à Mr. André Faye, d’avoir accepté de m’encadrer malgré le manque de temps et tout. Je ne pourrais finir sans adresser des remerciements à la famille Fall de Mermoz et témoigner de la gratitude en l’endroit de la modeste et gentille personne de Mor Codou Gueye, que je ne pourrais jamais assez remercier pour son soutien et tout... Merci Mor! Je voudrais aussi bien remercier particulièrement Ibrahima Tall et Youssoupha Thiam mes deux binômes de galère. Que notre amitié soit bénie de DIEU éternellement et que les fruits de nos efforts et notre réussite puissent être profitables à notre pays, nos familles et nos parents! Je m’acquitte, enfin, volontiers d’un devoir de remerciement, de gratitude à l’état du Sénégal et à tous mes enseignants pour la qualité de l’enseignement et la ferveur de l’encadrement, le bon suivi qu’ils ont eu à me prodiguer sans relâche durant mes études de l’école coranique à l’université. III

plus précisément. IV . de la Section Physique Appliquée de l’Unité de Formation et Recherche au sein de l’Université Gaston Berger de Saint Louis. ce stage m’a permis d’apprendre beaucoup et de pratiquer le métier d’ingénieur de réseaux. je suis amené à réaliser un projet de fin d’études dans le cadre d’un stage afin de pouvoir obtenir le diplôme sanctionnant ce cycle d’ingénieur. étant donné qu’ils ne disposent pas d’un tel outil.AVANT PROPOS Dans le cadre de ma formation d’ingénieur au niveau du DIETEL (Diplôme d’Ingénieur de conception en Electronique et Télécommunications). Il a été question de concevoir un outil permettant d’automatiser le dimensionnement du soussystème de base du réseau GPRS. il a été effectué au sein du département RAM en collaboration avec les ingénieurs radio et certains ingénieurs du cœur de réseau. Par ailleurs. Et. Ce projet a été réalisé comme il est demandé au sein de la filiale Orange Mobiles du groupe Orange.

Table des matières
Liste des figures .....................................................................................................................VII Glossaire et abréviations........................................................................................................ IX Présentation du groupe SONATEL.....................................................................................XII Répartition du Capital de la SONATEL.............................................................................XII Le Groupe SONATEL et ses filiales ................................................................................. XIII Organigramme du Groupe SONATEL....................................... Erreur ! Signet non défini. Organigramme du département du Réseau d’Accès Mobile RAM................................ XIV INTRODUCTION GENERALE ............................................................................................ 1 Chapitre I : GENERALITES SUR LE GSM ............................................................................. 3 I.1 PRESENTATION DE LA NORME GSM............................................................. 3 I.2 ARCHITECTURE D’UN RESEAU GSM............................................................. 6 I.2.1 Le BSS (Base Station Subsystem) ....................................................................... 7 I.2.2 Le NSS (Network Subsystem) ............................................................................. 8 I.2.3 L’OSS (Operating Subsystem).......................................................................... 11 I.2.3.1 L’OMC-S (Operating Maintenance Center Switch part) ...................... 11 I.2.3.2 L’OMC-R (Operating Maintenance Center Radio part) ....................... 11 I.2.3.3 Le NMC (Network Management Center) ................................................ 12 I.3 Le MS (Mobile Station).......................................................................................... 12 Chapitre II : EVOLUTION DU GSM VERS LE GPRS.......................................................... 13 II.1. INTRODUCTION.................................................................................................. 13 II.2. PRESENTATION DU RESEAU GPRS............................................................... 14 II.3. ARCHITECTURE D’UN RESEAU GPRS ......................................................... 15 II.3.1. Le SGSN (Serving GPRS Support Node)..................................................... 16 II.3.2. Le GGSN (Gateway GPRS Support Node).................................................. 17 II.3.3. Les modules PCU et CCU.............................................................................. 18 II.3.4. Le BG (Border Gateway)............................................................................... 18 II.3.5. Le CGF (Charging Gateway Function)........................................................ 19 II.3.6. Les interfaces du réseau GPRS ..................................................................... 19 II.3.7. La Station Mobile GPRS ............................................................................... 21 II.4. SCHEMAS DE CODAGE ..................................................................................... 23 II.5. PROTOCOLES ET CANAL RADIO GPRS....................................................... 24

V

II.5.1 II.5.2 II.5.3 II.5.4 II.5.7 II.5.8 II.5.9

Pile protocolaire.............................................................................................. 24 La couche SNDCP (SubNetwork Dependent Convergence Protocol)....... 25 La couche LLC (Logical Link Control) ....................................................... 25 La couche RLC (Radio Link Control).......................................................... 26 La Couche Physique....................................................................................... 26 Le Protocol GTP (GPRS Tunnelling Protocol) ........................................... 27 Canal radio GPRS.......................................................................................... 27

II.6. DESCRIPTION FONCTIONNELLE DU GPRS................................................ 30 II.6.1 Schéma fonctionnel du GPRS ....................................................................... 30 II.6.2 Transfert de paquets en GPRS ..................................................................... 31 II.6.3 Etablissement de TBF (Temporary Block Flow)......................................... 32 II.6.4 Gestion de la mobilité..................................................................................... 33 II.6.4.1 Etats GPRS ............................................................................................. 33 II.6.4.2 Contextes GPRS ..................................................................................... 34 II.6.5 Emission de données....................................................................................... 36 II.6.6 Réception de données ..................................................................................... 37 II.7. QoS EN GPRS ........................................................................................................ 37 Chapitre III LE GPRS DANS LE RESEAU ORANGE .......................................................... 39 III.1 ARCHITECTURE DU RESEAU GPRS EXISTANT ........................................ 39 III.1.1 Le SGSN (Serving GPRS Support Node)..................................................... 40 III.1.2 Le CGSN (Combined GPRS Support Node) ............................................... 41 III.1.3 Les MFS (Multi BSS Fast packet Server) .................................................... 41 III.1.4 Les PCU (Packet Controler Unit) ................................................................. 42 III.1.5 Les Interfaces implémentées ......................................................................... 44 III.1.6 Les BSC dans le GPRS................................................................................... 44 III.1.7 Le MPBN (Mobile Packet Backbone Network)........................................... 48 III.1.8 Le MMSC (Multimedia Message Service Center) ...................................... 48 III.1.9 Le Ng HLR...................................................................................................... 48 III.2 OFFRE DE SEVICES GPRS D’ORANGE ......................................................... 49 III.3 LA QoS GPRS DANS LE RESEAU ORANGE .................................................. 49 Chapitre IV : DIMENSIONNEMENT BSS D’UN RESEAU GPRS ...................................... 50 IV.1 PROBLEMATIQUE DU DIMENSIONNEMENT ............................................. 50 IV.2 ANALYSE DE DONNEES POUR LE DIMENSIONNEMENT ....................... 50 IV.3 LES PROCEDURES DE DIMENSIONNEMENT ............................................. 53 IV.3.1 Le dimensionnement des canaux PDCH ...................................................... 53 IV.3.2 Le dimensionnement de l’interface Abis...................................................... 57 IV.3.3 Le dimensionnement de l’interface Ater...................................................... 57 IV.3.4 Le dimensionnement de l’interface Gb ........................................................ 58 IV.3.5 Le dimensionnement des PCU ...................................................................... 60 IV.3.6 Le dimensionnement BSC ............................................................................. 61 IV.4 OUTIL DE DIMENSIONNEMENT BSS D’UN RESEAU GPRS .................... 62 IV.5 APPLICATION ET DESCRIPTION DE L’ODBG ........................................... 71

VI

CONCLUSION GENERALE ............................................................................................... 79 Annexe ..................................................................................................................................... 81 Bibliographie .......................................................................................................................... 84

Liste des tableaux
Tableau 1: récapitulatif des interfaces dans le réseau GPRS ................................................... 19 Tableau 3 : Schémas de codage et débits GPRS ...................................................................... 24 Tableau 4 : comparatif entre les différents types de codage. ................................................... 24 Tableau 5: récapitulatif des canaux logiques GPRS ................................................................ 30 Tableau 8: Subscriber Capacity................................................................................................ 40 Tableau 9: Throughput for GSM.............................................................................................. 41 Tableau 10: Spécifications du PCU6000 de HUAWEI ........................................................... 43 Tableau 11: Capacités du G2 BSC........................................................................................... 45 Tableau 12: BSC Evolution Capacity ...................................................................................... 47 Tableau 13: Récapitulatif des entités du réseau GPRS existant............................................... 48 Tableau 14: En-têtes des protocoles en GPRS ......................................................................... 51 Tableau 15: Taux d’en-têtes en fonction du volume d’information......................................... 52 Tableau 16: Exemple de modèle de trafic en GPRS ................................................................ 52 Tableau 17: Exemple de profil d’abonnés pour le GPRS ........................................................ 52 Tableau 18: débit par type de codage....................................................................................... 53 Tableau 19: débit RLC d’un PDCH par type de codage .......................................................... 54 Tableau 20: Taille des messages de signalisation .................................................................... 59 Tableau 21: profile services offerts par Orange ....................................................................... 63 Tableau 22: profile abonnés GPRS .......................................................................................... 64

Liste des figures
Figure 1: concept cellulaire ........................................................................................................ 4 Figure 2: Architecture d’un réseau GSM ................................................................................... 7 Figure 3: Architecture d’un réseau GPRS................................................................................ 16

VII

.............................. 42 Figure 13: Structure logique du PCU6000 de HUAWEI....................................................... 57 Figure 17: Procédure de dimensionnement des canaux Gb .......... 31 Figure 9: les états d’un terminal GPRS.................... 39 Figure 12: Architecture de la première génération de MFS (A9135 MFS) .................................................................. 77 Figure 36: Interface de mise à jour de site BSC......................................................................................... 76 Figure 33: Résulat du dimensionnement de canaux PDCH .............................................................................................................. 74 Figure 30: Interface de dimensionnement de canaux PDCH ..................................................................................... 29 Figure 8: Schéma fonctionnel du GPRS ............................................................................................................................................................................................................. 28 Figure 7: Structure de la multi trame GPRS ........... 76 Figure 34: Interface de mise à jour du dimensionnement ............................................................................................... 46 Figure 16: Procédure de dimensionnement des canaux PDCH.Figure 4: Pile protocolaire dans le plan de données.......................................................................................................................................... 45 Figure 15: BSC Evolution (A9130 BSC) Architecture........................................... 78 VIII ............... 72 Figure 26: Interface de gestion de la base de données ....................................................... 25 Figure 5 : Construction multi trame GPRS ....................................................................................................... 77 Figure 35: Interface de mise à jour de site BTSE ............................................................. 33 Figure 10: Activation de contexte PDP par le modèle ................................................................................. 61 Figure 19: Schéma de mise à niveau.............................................................. 28 Figure 6: Structure de la trame GPRS....................................................................... 65 Figure 21: Modèle adopté pour le dimensionnement des PCU................... 60 Figure 18: Procédure de dimensionnement des PCU............ 70 Figure 24: icône de l’ODBG ................................... 72 Figure 25: Fenêtre d’accueil ODBG ............................................................... 75 Figure 31: Interface de modélisation du trafic GPRS ... 66 Figure 23 : Schéma relationnel de la base de données.......................................................................... 43 Figure 14: G2 BSC (A 9120 BSC) Architecture.................................. 63 Figure 20: Modèle de dimensionnement des canaux PDCH............ 75 Figure 32: Interface de calcul de la capacité moyenne/PDCH......................... 77 Figure 37: Interface de mise à jour de site MFS ................................................. 724 Figure 29: Interface de dimensionnement.................................................................................................................................................................................................................................................................................... 723 Figure 28: Fenêtre d’affichage de cellule................................................................................................. 39 Figure 11: Architecture du réseau GPRS de la SONATEL .................... 723 Figure 27: Interface d’enregistrement de cellule......... 66 Figure 22: Modèle utilisé pour le dimensionnement de l’interface Gb.......................................................................

. émetteur-récepteur de base BVC : BSSGP Virtual Connection.... base de données d’identité de terminaux FACCH : Fast Associated Control Channel. centre d’authentification AGCH : Access Grant Channel....Figure 38: Interface de mise à jour de site PCU ... canal de transport BCCH : Broadcast Control Channel.............. sous système de base BTS : Base Transciever Station. indicatif du pays CCCH : Common Control Channel.... serveur de nom de domaine externe EIR : Equipment Identity Register........ 78 Glossaire et abréviations AUC : AUthentication Center. connexion virtuelle de la couche BSSGP CC : Country Code... liens de signalisation du trafic GPRS GSM : Global System for Mobile communication.. voie de contrôle de fréquence GGSN : GPRS Gateway Support Node... voie rapide de control associé FCCH : Frequency Control Channel.. canal logique de diffusion BG : Border Gateway. service de transfert de paquets par voies radio GPU : Group Processing Unit.. systèmes de radio communication mobile GTP : GPRS Tunneling Protocol..... GSL : GPRS Signaling Link. canal de contrôle dédié EDGE : Enhanced Data Global Environment... nœud passerelle GPRS GCH : GPRS Channel.. schéma de codage DCCH : Dedicated Control Channel. contrôleur de station de base BSS : Base Sub-System...... fournisseurs d’itinérance GPRS.. canal logique de commande commune CCU : Channel Codec Unit... module de groupe de processeur GRX : GPRS Roaming Exchange... module de gestion des paquets CGSN : Combined GPRS Support Nodes....... canal GPRS GPRS : General Packet Radio Service.. protocole de gestion de tunnel GPRS IX .. voies d’autorisation d’accès BC : Bearer Channel.. passerelle d’entrée BH : Busy Hour BSC : Base Station Controller. environnement de données à débit amélioré E-DNS : External Domain Name Server. nœuds GPRS combinés CN : Core Network... cœur de réseau CS : Coding Scheme...

centre d’opération et de maintenance du sous système radio. centre de commutation de service mobile MSRN : Mobile Station Roaming Number. réseau mobile PSTN : Public Switched Telephone Network. circuit virtuel permanent QoS : Quality of Service. module de gestion de paquets PDCH : Packet Data Channel. gestion de la mobilité MMSC : Multimedia Message Service Center. OMS : Operation and Maintenance Sub system. indicatif du réseau mobile MPBN : Mobile Packet Backbone Network. cœur de réseau du service de transfert paquets MS : Mobile Station. voie de données en paquets multiplexée MM : Mobility Management. réseau local LMT : Local Maintenance Terminal. numéro de terminal mobile itinérant NDC : National Destination Code. réseau téléphonique publique commuté PVC : Permanent Virtual Circuit. base de données de localisation d’abonnés du réseau HON : Handover Number. sous système radioélectrique X . serveur de fonctions de transfert de paquets aux sous systèmes radio MGCH : Multiplexed GPRS Channel. connexion virtuelle de service réseau OMC-R : Operation and Maintenance Center for Radio part. voie de trafic de données en paquets PDP : Packet Data Protocol. contrôle d’accès au média MCC : Mobile Country Code. protocole routé de l’internet ISP : Internet Service Provider. protocole de synchronisation réseau NSVC : Network Service Virtual Connection. terminal de maintenance à proximité MAC : Medium Access Control. indicatif de pays du système mobile MFS : Multi BSS Fast Packet Server. sous système d’opération et de maintenance PCH : Paging Channel. numéro d’abonné mobile MSC : Mobile Service Switching Center. identité internationale d’abonné mobile IP : Internet Protocol. Unité de données en paquets PLMN : Public Land Mobile Network. qualité de service RLC : Radio Link Control. plateforme du service de messagerie d’image et de vidéo MNC : Mobile Network Code. zone de localisation LAN: Local Area Network. numéro de transfert de terminaux par une BTS I-DNS : Internal Domain Name Server. identité internationale du terminal mobile IMSI : International Mobie Subscriber Identity. entité de réseau NTP : Network Time Protocol. indicatif du pays de destination NE : Network Element.HLR : Home Location Register. couche de gestion de lien radio RSS : Radio Sub System. serveur de nom de domaine interne IMEI : International Mobile Equipment Identity. protocole de données en paquets PDU : Packet Data Unit. fournisseur d’accès internet LA : Location Area. voie de recherche PCU : Packet Control Unit. terminal mobile MSISDN : Mobile Station ISDN Number.

émetteur-récepteur UPCH : User Packet Chanel. unité de transcodage TCH : Trafic Channel. zone de routage RACH : Random Access Channel. voie de données utilisateur VLR : Visitors Location Register. sous systèmes de commutation TC : Transcoding Unit. intervalle de temps TRX : Transciever X. réseau d’accès mobile SACCH : Slow Associated Control Channel.RA : Routing Area. service d’authentification d’utilisateur à distance RAN : Radio Access Network. voie d’accès aléatoire RADIUS : Remote Authentication Dial In User Service. système de signalisation n° 7 SSS : Switching Sub System. voie de trafic de parole TMSI : Temporary Mobile Station Identity. voie de synchronisation SGSN : Serving GPRS Support Node. base de données d’abonnés visiteurs du réseau XI . identité temporaire d’abonné TS : Time Slot. voie lente de contrôle associé SCH : Synchronisation Channel. nœud de service de transfert de données en paquets SS7 : Signaling System 7.

Présentation du groupe SONATEL Créé en 1985 par la fusion de deux entités chargées de la gestion des télécommunications: l'Office des Postes et Télécommunications (OPT) et Télé Sénégal. le groupe SONATEL est l’opérateur historique des télécommunications au Sénégal. En 1997. qui possède aujourd'hui 42.33 % de son capital. France Télécoms. Répartition du Capital de la SONATEL Le Groupe SONATEL SA est un opérateur qui globalise plusieurs domaines dans le monde des télécommunications notamment dans: XII . elle devient une société anonyme au capital de cinquante milliards de FCFA divisé en dix millions d’actions en s’alliant à un partenaire stratégique.

SA comprend six autres filiales : Sonatel Business solutions Sonatel mobile Sonatel Multimédia Sonatel Orange mali Orange Conakry Orange Bissau Le Groupe SONATEL et ses filiales La SONATEL est introduite à la bourse régionale depuis 1998. Le groupe SONATEL. • les services de données. • les services Internet. XIII . Elle est le premier opérateur de télécommunications Ouest Africain à travers la bourse. La SONATEL est devenue un opérateur sous régional.• la téléphonie fixe. en Guinée Bissau et en Guinée Conakry. • la téléphonie mobile. une croissance tirée principalement de la téléphonie mobile. Elle est présente au Mali. La SONATEL a fait un chiffre d’affaire de cinq cents milliards de f Cfa l’année passée.

XIV . de nous approcher des ingénieurs radio afin de bien mener le travail escompté. Organigramme du département du Réseau d’Accès Mobile RAM • Division Déploiement: Cette division composée de sept membres. alors il a fallu à chaque fois que besoin était. dont la marque commerciale Alizé est devenue Orange depuis les réformes de 2006. RAM. BTS plus le MFS pour le GPRS) sur l’ensemble du réseau de la Sonatel Mobiles au Sénégal. Le stage s’est déroulé précisément au Département du Réseau d’Accès Mobile. • La santé. Par ailleurs. est chargée de l’aménagement du BSS (BSC. TC. du fait que le sujet de mon projet porte plus sur l’ingénierie des réseaux. • La culture. dans la division déploiement dont le chef est lui-même mon maître de stage.Dans une volonté de valorisation de l’expression humaine. Les principaux axes de la politique sociale de cette fondation sont: • L'éducation. la SONATEL participe aussi au développement social et culturel du Sénégal à travers une politique sociale et cela grâce à la fondation SONATEL créée depuis janvier 2002. Mon stage s’est déroulé au sein de la SONATEL Mobiles.

Cette division est dirigée par un chef de service assisté de deux collaborateurs. Elle définit également les programmes partant des prévisions. réalise le découpage des zones de LAC (Location Area Code) tout en faisant attention aux axes routiers. • Division Qualité de service et Optimisation radio: Cette division s’occupe du suivi de la qualité de service c'est-à-dire le suivi des indicateurs de performance du réseau. • Division Architecture et Prévision réseau: Cette division s’occupe de l’estimation du trafic sur les années à venir afin de calculer le nombre de sites à ajouter. l’ingénierie des sites et réalise le design du réseau. Elle gère aussi la couverture du réseau. La division est dirigée par un chef de service qui travaille en collaboration avec sept autres collaborateurs organisés en chef de projet. Elle définit des plans d’action pour améliorer la QoS. fait la remodélisation des BSC. audit et optimisation des installations. XV .Elle veille aussi à l’amélioration de la qualité des prestations en s’appuyant sur une politique qualité. Elle est dirigée par un chef de service assisté par des chefs de projet ingénieurs radio.

les systèmes de télécommunications mobiles ne cessent d’évoluer afin de rendre leur exploitation plus flexible et moins onéreuse. par les augmentations considérables des utilisateurs de la téléphonie mobile ainsi que le développement rapide de l’Internet poussant ces utilisateurs à devenir de plus en plus exigeants en terme de qualité de services offerts et encore demandeurs de services innovants à un coût plus acceptable. Depuis leur développement. l’évolution continue des services offerts et la croissance rapide du nombre d’abonnés nécessitent une mise à jour permanente des ressources du réseau afin de répondre aux exigences de la norme ainsi qu’aux obligations régies par l’agence de régulation des télécommunications de chaque pays. les techniques utilisées dans le processus de dimensionnement varient d’un type de réseau à un autre ainsi que d’un opérateur à un autre d’autant plus que les paramètres mis en jeu sont variables. en plus des mutations liées à la libéralisation des télécommunications. Dans le cycle de vie d’un réseau cellulaire. Par ailleurs. 1 . Ces systèmes ont connu leur premier grand essor avec la mise au point de la norme GSM appelé réseau de deuxième génération. l’étape de dimensionnement des équipements et interfaces permet de déterminer la quantité et la qualité des ressources à déployer afin d’absorber le flux de trafic généré par les utilisateurs pour l’ensemble des services offerts. Ce qui fait qu’aujourd’hui. il n’existe que des solutions de dimensionnement propriétaires généralement proposées par les fournisseurs d’équipements. Toutefois.INTRODUCTION GENERALE Les télécommunications d’entreprise constituent un secteur dynamique dans lequel la technologie et les standards imposent des mutations très rapides. Cette évolution est en réalité conditionnée. C’est dans cette optique que la norme GPRS a été conçue pour répondre aux problèmes de débits et de commodité liés à la transmission de données avec la commutation de paquets dans les réseaux GSM initialement conçus pour transmettre la voix adaptée à la commutation de circuit. qui se voit désormais cantonné dans un rôle de modèle de référence mondiale pour les générations suivantes de réseaux mobiles.

Dans ce document. 2 . le réseau en question est celui de la SONATEL MOBILES.Dans ce projet. toutefois l’outil devrait pouvoir évoluer afin de permettre d’effectuer le dimensionnement de l’ensemble du réseau de données. le quatrième chapitre étudie le modèle proposé. Après avoir présenté la théorie du dimensionnement. nous présentons dans le premier chapitre le réseau GSM puisqu’il est repris dans la conception du GPRS. Le troisième chapitre présente l’intégration du réseau GPRS dans le réseau GSM de la SONATEL MOBILES. nous nous proposons de concevoir un outil d’aide au dimensionnement du BSS d’un réseau GPRS et. Nous nous limitons seulement au dimensionnement du sous-système radio étant donné qu’il présente plus de complexité. Une application pour le réseau GPRS d’ORANGE MOBILE sera effectuée en fin de ce chapitre. Nous parlons des évolutions du GPRS vers les réseaux de troisième génération dans notre conclusion. Le second chapitre est consacré à l’étude de l’évolution du réseau GSM vers le réseau GPRS avec une présentation approfondie et détaillée de la norme GPRS.

Institut européen des normes de télécommunications en français) sur la gamme de fréquences des 900 Mhz et présente une autre variante utilisant la gamme des 1800 Mhz appelée Digital Communication System (DCS) qui va permettre de compenser l’insuffisance des ressources radio avec l’arrivée de nouveaux opérateurs. Elle a été mise au point par l’ETSI (European Telecommunications Standards Institute. les méthodes d’accès. . date à laquelle elle a été établie par le CEPT (Conférence des Administrations Européenne des Postes et Télécommunications). La compatibilité d’accès à n’importe quel utilisateur dans n’importe quel pays exploitant le système GSM ainsi que la localisation automatique des mobiles sous la couverture globale de l’ensemble du réseau sont à assurer tout en permettant une grande variété de terminaux mobiles. Par ailleurs le défi d’obtenir une bonne efficacité spectrale et des coûts permettant d’assurer le succès du service est l’un des objectifs majeurs du GSM parmi tant d’autres.le concept cellulaire Le concept de cellule est introduit comme une solution alternative à la contrainte de la limitation de la ressource radio et à celle liée à la puissance d’émission des stations mobiles. Son origine remonte à l’année 1982. Ces deux systèmes ne diffèrent qu’au niveau du déploiement. En effet les réseaux de première génération possédaient des cellules de grande taille (environ 50 km de rayon) au centre desquelles se situait une station de base et les fréquences étaient allouées statiquement aux utilisateurs. Les objectifs du GSM reprennent et prolongent ceux des précédents systèmes de téléphonie mobile.1 PRESENTATION DE LA NORME GSM Le réseau GSM (Global System for Mobile communication ou historiquement Groupe Spécial Mobile) est la première norme de téléphonie cellulaire de seconde génération. Avant de présenter l’architecture du réseau GSM.Chapitre I : GENERALITES SUR LE GSM I. En effet ils visent à offrir un vaste éventail de services de télécommunications spécifiques en tenant compte de la mobilité des usagers et compatibles avec ceux des réseaux fixes. De plus deux cellules 3 . il serait intéressant de comprendre certains concepts. parmi lesquels : le concept cellulaire. la notion de mobilité. notions et principes caractéristiques des réseaux mobiles.

D :distance de réutilisation Figure 1: concept cellulaire . car c’est la forme régulière qui ressemble le plus au cercle et que l’on peut juxtaposer sans laisser de zones vides. Le principe consiste en la division du territoire à couvrir en un certains nombre de cellules desservies par un relais radioélectrique de faible puissance. Par ailleurs ce système nécessitait toujours des stations mobiles de puissance d’émission importante (environ 8W) et donc des appareils mobiles de taille et de poids conséquents. ce qui est communément appelé fonction de gestion de 4 . donc il faut savoir dans quelle cellule se trouve-t-il . Puisque le nombre de fréquences accordées au système GSM est restreint. La taille des cellules varie des centaines de mètre à des dizaines de kilomètre et elles sont théoriquement de forme hexagonale. l’opérateur est obligé de réutiliser les mêmes fréquences mais sur des cellules suffisamment éloignées de telle sorte que deux communications utilisant la même fréquence ne se brouillent pas. notamment en zone urbaine où de nombreux obstacles empêchent la propagation linéaire. En effet pour établir une communication il faut d’abord situer l’abonné. C’est pour résoudre ces problèmes qu’est apparu le concept de cellule. émettant à des fréquences différentes de celles utilisées sur les cellules voisines. Toutefois la réalité du terrain est bien différente. Ces cellules doivent être contiguës sur la surface couverte. Cette mobilité des abonnés dans un réseau cellulaire doit être gérée à deux niveaux.la mobilité dans le réseau GSM La première des fonctions d’un réseau radio-mobile est de permettre la mobilité des usagers.adjacentes ne peuvent utiliser les mêmes fréquences afin d’éviter les interférences.

la cellule la plus judicieuse à laquelle affecter la communication. Chaque porteuse est séparée par un écart de 200 KHz pour minimiser l’interférence inter symboles. Le principe repose sur : • • Les mesures faites par le terminal mobile et transmises au BSC courant . La définition des canaux dépend de la méthode d’accès multiple appliquée. Cette largeur de bande doit être utilisée au mieux.localisation. TDMA. Ainsi les 25 MHz (attribués aux canaux descendants ou aux canaux montants).les méthodes d’accès Les communications utilisent la bande de fréquence de largeur limitée allouée au système mobile. en fréquence ou en temps. Un basculement effectué par le mobile sur réception d'une commande émise par le BSC. Dans le GSM. lorsque l’abonné passe d’une cellule à une autre il doit y avoir continuité de la communication . des accords de ‘roaming’ doivent être passés entre les opérateurs de ces différents pays. le MSC détermine. Le GSM combine les deux pour limiter les inconvénients. en fonction des charges de trafic. sont divisés en 125 porteuses. L’efficacité de ces méthodes diffère suivant leur utilisation et le système pris en considération. . Par ailleurs. Si plusieurs cellules sont éligibles. où 2 fois 25 MHz de bande ont été allouées. La largeur des canaux étant 5 . ce qui se fait par un transfert intercellulaire communément appelé ‘handover’. Les deux parties correspondent au sens montant (uplink en anglais) et au sens descendant (downlink en anglais) de la liaison. le ‘handover’ s'effectue avec coupure de la communication (imperceptible pour l'utilisateur). Pour que les communications d’un abonné étranger puissent être traitées et aboutissent lorsque sa mobilité s’étend à plusieurs pays. La décision prise par le BSC d'effectuer un ‘handover’ après identification d'une ou plusieurs cellules utilisables. Les deux méthodes présentent des avantages et des inconvénients. Le GSM en utilise deux : FDMA. Ces canaux sont attribués à la demande des mobiles pour permettre l’échange d’information entre le mobile et le réseau. • • La réservation d'un deuxième canal de trafic entre la nouvelle BTS et le mobile . de façon à écouler le maximum de communications. Accès Multiples à Répartition dans les Fréquences AMRF Le GSM opère dans la bande des 900 MHz.

I. Accès Multiples à Répartition dans le Temps AMRT Cette technique de multiplexage est plus connue sous le nom de TDMA (Time Division Multiple Access) et il permet de partager entre différents utilisateurs une bande de fréquence donnée.de 200 KHz. une même porteuse est divisée en intervalles de temps (IT) appelés slots de durée fixée à Tslot = (75/130) ms = 0. Un slot accueille un élément de signal radioélectrique appelé ‘burst’.2 ARCHITECTURE D’UN RESEAU GSM Le premier rôle d’un réseau de radiotéléphonie est de permettre des communications à travers une liaison radio entre les abonnées mobiles d’une part et entre ces derniers et ceux du RTC caractérisées par un accès très spécifique. qui seront répartis entre les différents opérateurs d’un pays. Ainsi.5769 ms. l’architecture d’un réseau GSM peut être divisée en trois sous-systèmes: le sous-système radio contenant la station de base et son contrôleur le sous-système réseau ou d’interconnexion de réseau le sous système opérationnel ou d’exploitation et de maintenance Il faudra noter que la station mobile et le sous-système radio peuvent être regroupés en un sous-système appelé sous-système radioélectrique. L’essentiel des entités constituant le réseau GSM sont présentées dans la figure représentant l’architecture du réseau : 6 . les slots sont regroupés par paquets de 8. télécommande par exemple). Le système alloue une fréquence à la station mobile. C’est un système de radiotéléphonie numérique flexible et évolutif composé d’entités fonctionnelles regroupées en sous-systèmes définis par la norme. on obtient 124 canaux duplex (la porteuse restante est utilisée à d’autres fins. Chaque utilisateur utilise alors un slot de la trame TDMA pour transmettre ses informations.

selon la distance qui sépare la BTS du mobile. C’est une antenne située en haut des immeubles ou au bord de routes. servant à l’algorithme de ‘handover’.2. indépendamment des abonnés.BSS HLR NSS RTC EIR AUC Um Sémaphore GMSC MSC/VLR Abis M BTS BSC Ater TC A Figure2: Architecture d’un réseau GSM I. Elle permet le dialogue avec le mobile sur l’interface Air (aussi appelée interface radio ou interface Um). Ses principales fonctions sont : le contrôle de la couche physique (couche 1 de l’interface radio) : transmission de la parole et des données avec les opérations de chiffrement et de déchiffrement. de leur identité ou de leur communication. 7 . Le calcul du ‘Timing Advance’ (avance de temps) pour la synchronisation temporelle. transmission discontinue. On distingue dans le BSS : la station de base BTS (Base Transceiver Station) La BTS est un point d’accès au réseau GSM des abonnés.1 Le BSS (Base Station Subsystem) Le sous-système radio ou sous-système de station de base a pour premier rôle de relier les stations mobiles à la partie commutation du réseau GSM. ordre de contrôle de puissance et de ‘handover’… le contrôle des sauts de fréquences (frequency hopping en anglais) la mesure des interférences sur les canaux non alloués à des communications (idles channels en anglais). La mesure sur la liaison montante (uplink). Sa fonction principale est la gestion de l’attribution des ressources radio.

il adapte le débit de la partie radio égal à 16 kbit/s au débit 64 kbit/s déchiffrable par le MSC. La plupart des fonctions intelligentes de BSS sont implémentées à son niveau. l’interface avec la BTS est appelée interface Abis.2. Ainsi un transcodeur doit être capable d’allouer à chaque IT de parole sur l’interface Ater quatre IT sur l’interface A. on y retrouve les fonctions de gestion de la mobilité. Situé entre ces deux entités. notamment les fonctions de gestion des ressources radioélectriques : l’allocation des canaux de trafic et de signalisation dans les cellules la gestion de la configuration des canaux la commande de connexion vers les mobiles en relation avec le MSC paging vers un mobile appelé le traitement des mesures et la décision de ‘handover’ intra BSC. de la sécurité et de la confidentialité qui sont implémentées dans la norme GSM.2 Le NSS (Network Subsystem) Il assure principalement les fonctions de commutation et de routage. le TCE peut être physiquement distinct du BSC et situé près du MSC. C’est donc lui qui permet l’accès au réseau public RTCP ou RNIS. En effet. Pour des raisons de planifications de réseaux (économie en systèmes 2 Mbit/s). La détection des messages de ‘handover access’ (HO ACCESS) le contrôleur de station de base BSC (Base Station Controller) Il assure le contrôle d’une ou de plusieurs BTS. Le NSS comprend : 8 . I.- La détection des demandes d’accès reçues sur le canal de contrôle commun (RACH). En plus des fonctions indispensables de commutation. le BSC est un nœud intelligent capable de gérer plusieurs BTS et de dialoguer avec le MSC via l’interface A. Les éléments du NSS prennent en charge toutes les fonctions de contrôle et d’analyse d’informations contenues dans les bases de données nécessaires à l’établissement de connexion. le transcodeur TC Les TC assurent l’adaptation des diverses vitesses de transmission entre les BSC et les MSC pour chaque voie de trafic.

Il prend en charge l’établissement des communications vers les abonnés dans la norme GSM. consultés et supprimés par l’opérateur du système. Il contient aussi des informations sur la localisation du mobile qui sont mises à jour régulièrement par la procédure de "location updating" de telle sorte que lorsqu’un appel est destiné à un mobile. La fonction SCI (Subscriber Controlled Input. le numéro de l’abonné (IMSI). etc. De plus il participe à la fourniture des différents services aux abonnés tels que la téléphonie. Gateway MSC) sont placés en périphérie du réseau d’un opérateur de manière à assurer l’interopérabilité entre réseaux d’opérateurs. les services souscrits. les services supplémentaires et les services de messagerie. En effet. 9 . entrée abonné) permet d’entrer à distance certaines données supplémentaires concernant par exemple les services supplémentaires. l’implantation de la fonction de commutation n’est pas suffisante .le centre de commutation MSC (Mobile Switching Center) C’est la partie centrale du NSS. Des MSC servant de passerelle (GMSC. Du fait de la mobilité. L’enregistreur de localisation pour visiteurs VLR (Visitor Location Register) Le VLR est une base de données où sont stockées les informations relatives à une région particulière. le VLR est la base de données dans laquelle le MSC peut trouver les données relatives à un abonné situé dans une aire de service. Les informations nécessaires sont diffusées depuis le soussystème opération et maintenance (OMS) par le biais d’un centre de personnalisation d’identification des abonnés (PCS) utilisant un terminal local. le MSC gère la mobilité et les fréquences et enregistre la localisation des abonnés visiteurs (bases de données VLR). le réseau puisse acheminer l’appel vers le MSC desservant la cellule où se trouve le mobile. L’enregistreur de localisation nominal HLR (Home Location Register) Le HLR est une base de données contenant toutes les informations relatives à un abonné d’un PLMN : le type d’abonnement. la clé d’authentification Ki (cette clé n’est connue d’un seul HLR et d’une seule carte SIM). Un HLR dessert plusieurs MSC. les données sont copiées du HLR dans le VLR. Les articles de la base de données peuvent être créés. À chaque fois qu’un abonné se localise dans cette aire de service.

le HLR transmet au VLR les informations relatives aux prérogatives de cet abonné. Ce numéro est utilisé pour établir la connexion. numéro de station mobile itinérante). L’EIR peut être organisé sur la base des zones du réseau. SRES) qui seront utilisés par le VLR pour l’authentification et par la BTS pour le chiffrement. .. La zone de service d’un VLR couvre une ou plusieurs zones de localisation. L’AUC peut générer en plus de la clé d’authentification ki qu’il contient. Les fonctions dépendant de l’EIR assurent l’identification des téléphones. Lors de l’établissement d’un appel.. En réponse. Tant que la MS reste dans une même zone de localisation. un jeu de paramètres d’authentification est généré pour chaque abonné mobile avant que l’abonné en question puisse accéder au réseau. pour un appel entrant. Avant exécution d’un contrôle. dés que cette requête lui est adressée par la MSC/GMSC par l’intermédiaire du HLR. Dans le réseau GSM900. en association avec un ou plusieurs MSC. le triplet (kc. En effet. Le centre d’authentification remplit cette fonction de protection des communications. En effet le MSC interroge l'EIR pour. vérifier le type de poste [est-il approuvé]. le VLR délivre le MSRN (Mobile Station Roaming Number. par exemple. statistiques. un jeu de paramètres est transmis au VLR et un nouveau jeu de paramètres est généré. le VLR est toujours associé physiquement au MSC. Il mémorise pour chaque abonné une clé secrète utilisée pour authentifier les demandes de services et chiffrer les communications. il n’est pas nécessaire de proposer la mise à jour de VLR ou de HLR. l’opérateur doit pouvoir s’assurer qu’il ne s’agit pas d’un intrus. 10 . Le sigle MSC/VLR est utilisé pour exprimer cette collocation physique. du numéro constructeur FAC et du numéro de série) des téléphones mobiles autorisés dans une zone de service donnée. Le centre d’authentification AUC (Authentication Center) Lorsqu’un abonné passe une communication. Lorsqu’un abonné mobile est enregistré dans le MSC. dans l’AUC. cette information est transmise au HLR. L’enregistreur de l’identité des équipements EIR (Equipment Identity Register) L’EIR est une base de données qui contient des informations relatives aux types d’équipement ainsi que tous les codes d’identité d’équipement (constitué du type d’équipement TAC. RAND.Le VLR appartient logiquement au MSC. vérifier si le poste n'a pas été volé [liste noire].

des consoles de visualisation. C’est la fonction dont l’implémentation est laissée avec plus de liberté dans la norme GSM.2 L’OMC-R (Operating Maintenance Center Radio part) Le centre d’exploitation et de maintenance radio OMC-R assure la centralisation de l'exploitation et la maintenance des sous systèmes radio BSS . des tableaux d’alarmes. De ce fait il est localisé en lieu spécifique. VLR et HLR qu’il gère .3.2. le paramétrage du transfert intercellulaire et du contrôle de puissance… la configuration des équipements du réseau. Ce sous-système comprend deux entités fonctionnelles relatives au sous-système réseau (NSS) et au sous système-radio (BSS) administrés par un système centralisé.2.2.3. I. c'est-à-dire la configuration du plan de fréquence. sont soit locaux soit distants . à travers les BSC.1 L’OMC-S (Operating Maintenance Center Switch part) Le centre d’exploitation et maintenance du sous système réseau OMC-S assure les fonctions de supervision. Enfin l’OMC-M (OMC-Maintenance) ou NMC (Network Management Center) contrôle l’OMC-S et l’OMC-R. l'entité fonctionnelle OMC-S bénéficie d’une interface homme machine assurant les communications entre les périphériques d’entrée/sortie et le système. la reconfiguration éventuelle des équipements… 11 . I. La supervision du réseau intervient à de nombreux niveaux : détection de pannes mise en service de sites modification de paramétrage réalisation de statistiques. des micro-ordinateurs. dans l’OMC (Operation and Maintenance Center) on distingue l’OMC-S (OMC-System) qui est relié au sous-système NSS à travers les MSC et l’OMC-R (OMC-Radio) qui est relié à toutes les entités du BSS. l'OMC-S et le NSS (aussi bien que l'OMC-R et le BSS) communiquent au travers d’un réseau de transport de données de type X25. De ce fait. de détection et de correction d’anomalies des MSC. Ces périphériques qui peuvent être des imprimantes.I. En effet.3 L’OSS (Operating Subsystem) L’OSS assure la gestion et la supervision du réseau. c'est-à-dire le téléchargement de leurs logiciels. L'OMC-R assure pour le sous système radio : le pilotage du réseau.

I. Outre les fonctionnalités traditionnellement implantées dans les mobiles. conversion analogique/numérique de la parole : *codage et décodage des signaux numériques *entrelacement *chiffrement et déchiffrement *saut de fréquence multiplexage : insertion et prélèvement des bursts de la communication sur les trames TDMA 12 .3 Le MS (Mobile Station) Le terme station mobile désigne un équipement terminal muni d’une carte SIM qui permet d’accéder au service de communication d’un PLMN (Public Land Mobile Network).3. Chaque terminal est muni d’une identité particulière : IMEI (International Mobile Equipment Identity) stocker côté réseau dans le registre EIR. I.- l'observation du trafic et de la qualité de service.2. cependant chaque cellule radio du réseau gère un niveau maximal de puissance auquel il autorise le MS à émettre. la surveillance et la détection des défauts. permettant le contrôle de puissance et le ‘handover’. La norme définit pour les terminaux plusieurs classes suivant leur puissance maximale d’émission . donnant lieu à des comptes-rendus d’événements traduits si nécessaire en alarmes et présentés au personnel d’exploitation. la station mobile assure les fonctions suivantes : protection des abonnements par réponse à la procédure d’authentification mesures des signaux reçus de la cellule serveuse et des cellules voisines.3 Le NMC (Network Management Center) Le centre de gestion réseau NMC regroupe les deux centres d’exploitation et de maintenance (OMC-S et OMC-R) pour une gestion globale du réseau.

4 Kbits/s a de quoi décourager fortement les envies de l’utilisateur. Par ailleurs. la ressource allouée à celleci est monopolisée pour cette connexion.6 kbits/s. A cela s’ajoute d’autres limitations qui rendent cette norme male adaptée au trafic de données et parmi ces contraintes nous pouvons citer : le mode de facturation supporté par la norme GSM est une facturation à la durée : elle est relativement élevée et incompatible avec le mode de consultation d’Internet qui. En effet le transport de données sur le réseau GSM n’autorise qu’au mieux des débits de 9. Comme nous l’avons déjà vu. peu gourmands en bande passante. les débits offerts par la norme GSM sont insuffisants et interdisent toute utilisation multimédia comme le streaming de fichier audio. le mode de connexion du standard GSM est un mode connecté par commutation de circuit. le plus souvent. y compris pendant les temps morts de lecture des informations et ceci compromet l’optimisation des ressources. 13 . Si ces débits permettent d’utiliser des services WAP basiques. ce qui fait qu’à l’avènement des réseaux mobiles de deuxième génération. En effet la plupart du temps.1. ils ne permettent pas un véritable service d’accès à Internet. C’est pourquoi un certains nombre de normes et de protocoles ont été conçus à la fois pour contourner le problème de monopolisation des ressources radio. passer d’une application web sur son micro-ordinateur connecté à Internet avec un débit d’environ 768 Kbits/s à une application WAP avec un débit de 14. le temps passé à consulter les informations est généralement largement supérieur à celui nécessaire à effectuer la requête et recevoir la réponse du serveur. et donc par la même occasion résoudre le problème de la surfacturation (la facturation à la durée) et pour permettre également des débits résolument plus importants. la voix restant transmise en mode circuit (utilisé en GSM).Chapitre II : EVOLUTION DU GSM VERS LE GPRS II. à la mesure de ce que nous connaissons sur les réseaux informatiques. cela signifie qu’une fois la communication établie. le transfert des données sur des périphériques mobiles n’était que théorique. s’effectue en mode non connecté. INTRODUCTION Les réseaux de télécommunications modernes font le plus souvent appel à la transmission des données en mode paquet. lorsque l’on consulte un service Internet.

tous les opérateurs qui disposent d’une licence GSM peuvent faire évoluer leur réseau vers le GPRS. après avoir expliqué la notion de commutation de paquet d’une manière détaillée. Pour les modifications effectuées au niveau du sous-système radio du réseau GPRS. La commutation de paquet La technique de transport des données utilisée par GPRS pour le transport de données s’appelle la commutation de paquets. Il s’agit bien sûr du SGSN (Serving GPRS Support Node) et du GGSN (Gateway GPRS Support Node) que nous allons présenter de manière plus détaillée dans la suite du document. Dans ce cas. nous allons présenter l’architecture d’un réseau GPRS avec l’étude des nouvelles entités spécifiques à la norme GPRS qui nécessiteront une présentation plus approfondie.C’est ainsi qu’ont vu le jour des technologies comme le GPRS (General Packet Radio Service). le canal est inaccessible aux autres utilisateurs du réseau. 14 . nous pouvons noter l’intégration du PCU au niveau du BSC d’une part et la mise à jour logicielle effectuée au niveau de la BTS. constituant ainsi l’ensemble de la téléphonie mobile de deuxième génération. le canal de données est partagé entre les utilisateurs. PRESENTATION DU RESEAU GPRS Le GPRS est une technologie orientée paquets destinée à fonctionner sur des réseaux GSM fonctionnant eux en commutation de circuits. Le principal avantage de ce type de commutation réside dans le fait que les ressources radio ne sont utilisées que lorsque les utilisateurs émettent ou reçoivent des données.2. Mais pour la commutation de paquet. Dans ce qui suit. L’architecture générale de ce dernier reprend avec quelques modifications celle du sous-système radio du GSM mais introduit une nouvelle couche dans le sous-système réseau qui se chargera principalement de la commutation des paquets et généralement de la gestion du trafic de données dans le réseau. Alors que. et d’autre part d’envisager d’autres modes de facturation pour l’usager (facturation par volume et non plus par durée de connexion). Il peut donc être installé sans aucune licence supplémentaire. et EDGE (Enhanced Data for Global Evolution). Il ne constitue pas à lui seul un réseau mobile mais une couche supplémentaire rajoutée à un réseau GSM existant. Ce qui permet d’une part d’optimiser l’utilisation des ressources radio. HSCSD (High Speed Circuit Switched Data). II. dans la commutation de circuit un canal de données est dédié à l’utilisateur d’une façon permanente.

mais partagé entre un certain nombre d’utilisateurs. En effet le canal de transmission n’est jamais affecté à un utilisateur unique. À la destination. On retrouve le HLR et le VLR comme base de données gérant l’abonnement. le reste du temps il est disponible. toutefois le SGSN gère une ou plusieurs antennes pour constituer une ‘Routing Area’ et il a un rôle similaire à celui du BSC dans le GSM tandis que le GGSN a un rôle de routage plus interne voir sert de passerelles vers d’autres réseaux. 2. les ressources sont partagées. Comme nous l’avons déjà dit. 15 . PAD (Packet Assembly Disassembly) divise les données en des paquets de taille fixe . 3. Comme exemple de protocole de commutation de paquet on cite X25 et IP. ARCHITECTURE D’UN RESEAU GPRS Le réseau GPRS a repris les grandes lignes du réseau GSM. En mode virtuel. PAD ajoute l’enveloppe pour le paquet (header et footer) qui donne des informations concernant l’origine.Pour la commutation de paquet. Les paquets seront transmis et peuvent prendre des routes différentes et arrivent à leur destination en un ordre différent de celui de l’origine . 4. deux nouvelles entités ont été introduites dans l’architecture en l’occurrence le SGSN et le GGSN qui ont le rôle d’un routeur au niveau des paquets IP. la destination et l’ordre pour le réassemblage. Le schéma suivant présente l’architecture physique et fonctionnelle d’un réseau GPRS avec la représentation des déférentes interfaces. GPRS utilise pour sa part le mode de circuit virtuel. PAD lit l’enveloppe et rassemble les données dans leur ordre initial . la localisation et l’accès aux services de l’abonné. On retrouve aussi les entités gérant les messages courts ou SMS (SMS GMSC et SMS IWMSC).3. Le système de commutation de paquet suit la procédure suivante : 1. Chaque utilisateur en dispose lorsqu’il en a besoin et uniquement dans ce cas. II.

Le SGSN est relié au sous-système radio GSM et peut être connecté à plusieurs BSC.1. la prise en charge de l’enregistrement des stations mobiles au réseau GPRS (attachement). 16 . idle). Il est généralement présent dans le site d’un MSC. le chiffrement de la voix radio. le contrôle de l’état du mobile (standby. une station mobile doit mettre à jour sa zone de localisation à chaque changement de zone de routage. En effet. c’est-à-dire les tuyaux qui permettent le transfert de données. ready. Le SGSN (Serving GPRS Support Node) L’entité SGSN est le premier nœud du sous ensemble réseau GPRS et il a le rôle d’un routeur et la gestion des PDP contextes. Le SGSN a comme fonction : • • • • • l’authentification des stations mobiles GPRS.3. la prise en charge de la gestion de la mobilité des stations mobiles.Figure 3: Architecture d’un réseau GPRS II.

3. le MSC. un GGSN a pour rôle : • • l’interfaçage aux réseaux externes de type IP ou X. Egalement. le relais des paquets aux stations mobiles à travers un SGSN. avec d’autres routeurs IP constituent le réseau fédérateur 17 . Il faut noter que les paquets ne sont pas délivrés à la station mobile si celle-ci n’a pas activé un contexte PDP. le GGSN.25 même si en pratique seule l’interface vers des réseaux IP est mise en œuvre. Il est à noter que SGSN et GGSN. il décapsule des paquets provenant du SGSN.• l’établissement. comme expliqué avant a le rôle d’un routeur interne connectant le réseau GPRS et un réseau externe de commutation par paquets (IP ou X. le Charging Gateway et d’autres entités optionnelles. • • • le relais des paquets de données de la station mobile au réseau de données ou du réseau à la station mobile. • • • GPRS. En résumé. le maintient et la libération des contextes PDP. II. le choix du GGSN qui permet d’accéder aux services de données demandés par l’utilisateur. le filtrage du trafic usager.25) et sert de passerelle entre les SGSN du réseau GPRS et ces autres réseaux de données. lui. Il faut noter aussi que le SGSN s’interface à d’autres entités du réseau tels que le HLR. Le GGSN (Gateway GPRS Support Node) Le GGSN.2. Les GGSN sont généralement localisés dans les mêmes sites que les MSC et existent en un nombre assez petit par opérateur. En effet. le routage des paquets émis par la station mobile à la destination appropriée. le SMSC. la gestion des données de facturation. les paquets de données émis par le mobile et les envoie au réseau externe correspondant. le GGSN permet d’acheminer les paquets provenant des réseaux de données externes vers le SGSN du mobile destinataire. la collecte des données de taxation de l’interface air. qui correspondent à des sessions de données permettant aux stations mobiles d’émettre et de recevoir des données.

Packet Contrôle Unit) rajoutée par une mise à jour matérielle et logicielle dans les BSC. on parle de ‘backbone’ inter-PLMN. au niveau des BTS. il doit au minimum mettre en œuvre des procédures de sécurité afin de protéger le réseau intra-PLMN contre des attaques extérieures et la fonctionnalité de sécurité est déterminée sur la base d’accord de ‘roaming’ entre les deux opérateurs. l’unité de contrôle de paquets (PCU. S’il s’agit d’un réseau IP appartenant à l’opérateur on parle de ‘backbone’ intra-PLMN et s’il s’agit d’un réseau qui connecte les GSN de différents opérateurs de réseau GPRS.II. des éventuels routeurs IP reliant les SGSN et GGSN et les liaisons entre équipements. correction d’erreur et acquittement. donc l’ensemble des entités SGSN. il faut leur rajouter des modules complémentaires accompagnés de logiciels au niveau des équipements composants le soussystèmes radio de l’architecture GSM. Parmi ces modules nous avons l’entité responsable du partage des ressources et de la retransmission des données erronées (segmentation des trames. cette entité permet de gérer l’échéancier de transmission et l’acquittement des burst sur les canaux de données. Néanmoins. Par ailleurs une autre mise à jour s’effectue au niveau des stations de bases. En effet. 18 . Cependant. GGSN.3. Il est appelé ‘backbone’ GPRS le réseau fédérateur GPRS.3. Le BG (Border Gateway) Cette entité n’apparaît pas dans le schéma de l’architecture du fait que son intégration dans le réseau s’effectue dans le cadre de l’interconnexion de ‘backbones’ GPRS. D’une manière plus explicite. gestion des files d’attente).3. le déploiement d’une infrastructure GPRS dans les réseaux d’accès réutilise les infrastructures existantes et les systèmes existants au niveau de l’architecture GSM. on rajoute les modules Channel Codec Unit (CCU) dont le rôle se limite à la gestion des envois d’informations vers le commutateur de service SGSN. Ainsi deux ‘backbones’ GPRS peuvent être connectés en utilisant des Border Gateway dont les fonctions ne sont pas spécifiées par les recommandations de la norme.4. II. Sa fonction est comparable à celle du GGSN. Les modules PCU et CCU Comme décrit dans les parties introductives supérieures.

Nous avons récapitulé l’ensemble de ces interfaces dans le tableau suivant en spécifiant pour chacune d’entre elle sa position dans le réseau.3.5. Le CGF (Charging Gateway Function) Le Charging Gateway Function est une passerelle de taxation permettant d’effectuer le transfert des informations de taxation du SGSN et du GGSN au système de facturation. II. le Billing System (BS). le(s) protocole(s) mis en œuvre ainsi que sa fonction: Interface Um Abis Gb Gc Gd Gf Gi Gn Gp Gr Gs Ga Situation MS – BTS BTS – BSC BSC – SGSN GGSN – HLR SGSN – SMS-GMSC SGSN – SMS-IWMSC SGSN – EIR GGSN – PDN SGSN – SGSN SGSN – GGSN BG – BG SGSN – HLR SGSN – MSC/VLR GSN – CG (IP)/SS7 SS7 SS7 IP IP IP IP SS7 SS7 (IP)/SS7 Protocole(s) Rôle(s) Interface radio Divers Support du trafic GPRS et de la signalisation entre le BSS et le backbone GPRS Interrogation du HLR (activation d’un contexte dans le cas de données) Gestion des SMS Contrôle de l’identité du terminal Transfert de données Gestion des déplacements Activation de contexte PDP Transfert de données Liaison entre opérateurs Gestion de la localisation Coordination de l’itinérance entre GSM et GPRS Envoie de données statistiques et de facturation Tableau 1: Récapitulatif des interfaces dans le réseau GPRS 19 . un certain nombre d’interfaces a été défini et normalisé dans la norme GPRS.3. Les interfaces du réseau GPRS Pour assurer le fonctionnement entre SGSN et GGSN ainsi que l’interconnexion avec les entités du réseau GSM.II.6. L’entité CGF peut être implantée de façon centralisée ou de manière distribuée en étant intégrée aux nœuds SGSN et GGSN.

Il faut tout d’abord noter que les interfaces Um et Abis étaient déjà présentent dans le réseau GSM et puisqu’elles interviennent dans l’architecture fonctionnelle du réseau GPRS. L’interface Gc est utilisée par le GGSN pour interroger le HLR et identifier ainsi l’adresse IP du SGSN auquel la station mobile est rattachée et cela dans le cadre de l’activation d’un contexte PDP initié par le GGSN. Interface de base dans le réseau ‘backbone’ GPRS. Connectant le PLMN avec des réseaux de données externes par le biais du GGSN. le maintien et la libération de tunnels et le transfert des données d’usager entre SGSN et GGSN. L’interface Gf est définie entre le SGSN et l’EIR et permet de vérifier l’authenticité de l’équipement mobile auprès de l’EIR. Interface entre le réseau cœur et le réseau d’accès radio. L’interface Gp connecte un GSN à d’autres GSNs de différents PLMNs. 20 . Permettant de connecter un SGSN à un HLR. il est impératif de les citer pour une meilleure approche fonctionnelle et une bonne compréhension du traitement des données par le réseau GPRS. D’une manière explicite. l’interface Gr est utilisée par le SGSN pour contacter le HLR afin d’obtenir des données de souscription d’usagers GPRS.25 sont supportées. L’interface Gd située entre le SGSN et le SMSC permet d’assurer la livraison de SMS d’un usager GPRS. en outre elle assure la gestion des déplacements entre SGSNs. l’établissement. retenons que : l’interface Um est l’interface radio du réseau d’accès mobile et elle permet une gestion indépendante des ressources ‘uplink’ et ‘downlink’ d’une part et le partage des ressources radio entre GSM et GPRS ainsi que le multiplexage des transmissions. L’attachement ou la mise à jour de localisation combinée GSM et GPRS se fait via l’interface Gs située entre le SGSN et le MSC/VLR. Il faut noter que dans le standard GPRS. Elle intervient notamment dans le cadre du ‘roaming’ concernant un abonné GPRS pour le transfert de ses données. l’interface Gn est utilisée entre les entités GSN. l’interface Gb connecte le SGSN et le BSS (Base Station Subsystème) et il s’agit là d’un service de transport Frame Relay sur lequel s’appuient les protocoles de signalisation GPRS. les interfaces aux réseaux IP (Ipv4 et Ipv6) et X. l’interface Gi permet d’assurer le transfert de données.

avec deux systèmes de notations : il existe à la fois des classes « lettres » et des classes « chiffres ». Par ailleurs le mobile a deux comportements possibles : Mobile GPRS classe CC : il s’enregistre au réseau GSM et ne peut accéder qu’aux services de commutation de circuit. Ils requièrent au minimum un IT dans le sens montant et un IT dans le sens descendant. Mobile GPRS classe CG : il s’enregistre au réseau GPRS permettant l’accès aux services GPRS uniquement. Un mobile GPRS classe B requiert au minimum un IT dans le sens montant et un IT dans le sens descendant.3. vu que les débits augmentent. les besoins en modulation/démodulation et en codage/décodage du canal augmentent également. Il dispose d’un mode de veille double qui scrute les appels classiques et les demandes de service GPRS mais qui ne peut activer qu’un seul type de service. La Station Mobile GPRS Le GPRS implique un changement au niveau utilisateur.7. En effet si un utilisateur désire bénéficier des types de services de ce réseau. Ainsi. En réalité. Le modèle professionnel ou industriel appelé classe C est constituée des terminaux mobiles destinés à faire du trafic de données exclusivement. tout comme il a fallu effectuer des modifications sur le réseau pour l’intégration du GPRS. le haut de gamme appelé classe A compatible voix et données simultanément. des classes de terminaux ont été définies pour répondre aux besoins de la norme GPRS.Une autre interface optionnelle est l’interface Ga. Un troisième modèle existe. L’usager mobile peut alors 21 . elle a pour rôle de connecter un GSN à une entité CGF servant dans le transfert de tickets de taxation. Le mobile peut en fait se rattacher simultanément aux réseaux GSM (IMSI-Attach) et GPRS (GPRS-Attach). Dans la pratique. II. Classes lettres : le modèle de base appelé classe B : les terminaux mobiles appartenant à cette classe sont prévus pour la voix et les données en mode non simultané. soit en mode GPRS (peut initier des sessions de données). un mobile GPRS de classe B peut s’enregistrer auprès d’un MSC/VLR et d’un SGSN simultanément. l’usager doit positionner son mobile soit en mode GSM (terminal GSM ordinaire). Par conséquent un nouveau type de terminal est nécessaire.

Le mobile classe A GPRS doit disposer au minimum de deux ITs dans le sens montant et de deux ITs dans le sens descendant. leur développement n’a pas été si simple et rapide du fait que la puissance de calcul qu’il demande présente une forte incidence sur son coût de production et le rendait dissuasif.disposer en même temps d’un service GPRS. elles dépendent du matériel et permettent de déterminer le nombre maximum d’ITs que la station mobile peut utiliser dans le sens montant d’une part et dans le sens descendant d’autre part. Par exemple si la classe est 9. 3 et 2 ITs au plus peuvent être alloués à la station mobile dans les sens descendant et montant. des ITs supplémentaires peuvent être allouées aux terminaux mobiles de classe A. la vitesse de transmission augmente grâce à l’agrégation de canaux. les classes multislotes renseignent sur le nombre total d’ITs pouvant être utilisés simultanément dans les sens montant et descendant. Par ailleurs. avec au total un maximum de 5 ITs. Ceci étant. Classes chiffres Comme nous l’avons énoncé précédemment. Les classes chiffres sont aussi appelées classes multislotes. de classe B et de classe CG. afin d’améliorer la vitesse de transfert pour le trafic GPRS. Concernant l’allocation des ITs aux mobiles GPRS. Le tableau suivant récapitule un ensemble de classes multislotes : classe 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 Rx 1 2 2 3 2 3 3 4 3 4 4 4 Tx 1 1 2 1 2 2 3 1 2 2 3 4 Somme 2 3 3 4 4 4 5 5 5 5 5 5 Tableau 2 : Classes Multislotes 22 . respectivement.

Rx : Nombre maximum d’ITs dans le sens descendant que la station mobile peut utiliser par trame radio GSM appelée trame TDMA (Time Division Multiple Acces).1 kbit/s soit huit fois 21. II. SCHEMAS DE CODAGE Afin d’acheminer le trafic GPRS. il faudra noter ou constater que sur le marché de téléphonie.05 kbit/s (en CS-1) à 21. Contrairement à la norme GSM qui n’utilise qu’un seul time slot par trame TDMA pour transporter les données.4 kbit/s (en CS-4). pareil pour ceux de classe A extrêmement onéreux. Somme : Nombre total d’ITs dans les sens montant et descendant que la station mobile peut utiliser simultanément à un instant donné par trame TDMA. on peut atteindre en théorie. Tx : Nombre maximum d’ITs dans le sens montant que la station mobile peut utiliser par trame TDMA. un débit maximal de 172. Il apparaît parfois des notations du type X+X sur les boîtes ou notices avec le premier terme qui correspond à Rx et le deuxième à Tx. de nouveaux schémas de codage (CS. Ainsi. En fait GPRS utilise la même technique de multiplexage que dans le GSM pour la transmission des données au niveau de l’interface Air en l’occurrence le TDMA dont la trame est constituée d’une séquence de 8 intervalles de temps chacun appelé slot ou encore time slot (IT). Dans la mesure où le terminal mobile est capable d’utiliser pour une communication. Ainsi ils sont partagés entre les utilisateurs. 8 ITs. plusieurs ITs de chaque trame radio GSM et ce dans les deux sens (montant et descendant). la norme GPRS prévoit d’en utiliser plusieurs pouvant aller jusqu’au maximum de la trame. Coding Scheme en anglais) ont été définis et normalisés.4. la plupart de ces terminaux sont de classes B4 ou B6 et il y a peu de chance de rencontrer des terminaux de classe C hormis quelques modems (idéals pour des ordinateurs ou des assistants personnels). Il y en a quatre et à chacun d’entre eux correspond un débit donné (voir tableau 3). un mobile de classe 3 et un autre de classe 5 sont tous les deux notés 2+2. Ce slot est en fait un canal capable de transporter de la voix ou des données. De ce fait.40 kbit/s en utilisant le codage CS-4. Ce débit maximal correspond à l’utilisation de tous les slots sans corrections d’erreur autant dire que 23 . après avoir vu les différentes classes de terminaux. La norme prévoit de faire passer dans chaque IT réservé à une session GPRS un débit de données variant de 9. mais le premier ne peut utiliser que 3 canaux simultanément quand le deuxième peut profiter des 4.

cela restera un débit théorique et non un débit qu’obtiendra l’utilisateur. En effet, l’efficacité des différents schémas de codage est inversement proportionnelle à leur résistance aux erreurs. Les codages CS-3 et CS-4 permettent d’atteindre d’excellents débits par IT, mais sont difficilement utilisables car ils nécessitent des conditions de communication excellentes entre le terminal et les stations de base, ce qui est rarement le cas. Par ailleurs, il est aussi peu probable que le nombre d’ITs utilisés pour communiquer atteigne 8 ; au fait les terminaux actuels supportent 3 à 4 ITs. De plus, cela reviendrait à allouer entièrement une trame radio à un seul utilisateur, ce qui n’est pas forcément souhaité par l’opérateur. Enfin, si on considère non pas le débit théorique mais le débit utile, donc réellement dédié au transport des données utilisateur, il est égal au débit théorique auquel on retranche le débit induit par les en-têtes des couches protocolaires. Par exemple, pour une communication en CS-2 le débit utile n’est que de 12 kbit/s pour un débit théorique de 13.4 kbit/s. Dans le tableau3, il est présenté les différents schémas de codage avec leur débit nominal et leur débit utile. Codage Débit Nominal/time slot Débit utile/Time Slot CS1 CS2 CS3 CS4 9.05 kbit/s 13.4 kbit/s 15.6 kbit/s 21.4 kbit/s 8 kbit/s 12 kbit/s 14.4 kbit/s 20 kbit/s

Tableau 3 : Schémas de codage et débits GPRS CS1 1 slot 9.05 kbit/s CS2 13.4 kbit/s CS3 15.6 kbit/s CS4 21.4 kbit/s

8 slots 72.4 kbit/s 107.2 kbit/s 124.8 kbit/s 171.2 kbit/s Tableau 4 : comparatif entre les différents types de codage.

II.5.

PROTOCOLES ET CANAL RADIO GPRS

II.5.1 Pile protocolaire Pour mieux comprendre le fonctionnement du GPRS, nous allons nous intéresser à son architecture fonctionnelle. Pour cela nous présentons tout d’abord l’architecture protocolaire

24

définie par un ensemble de couches avec des niveaux et des positions différentes au niveau des entités constituant l’architecture physique et logicielle du réseau GPRS. La figure4 présente une pile protocolaire de la norme GPRS dans le plan de données ; au fait, il faut faire la distinction entre le plan de transmission (données) et le plan de signalisation, leurs différences se situent au niveau du sommet de leur pile protocolaire. Le plan de signalisation permet d’assurer la gestion de la mobilité tandis que le plan de transmission sert à transférer l’ensemble des données utilisateurs.

Figure 4: Pile protocolaire dans le plan de données

II.5.2

La couche SNDCP (SubNetwork Dependent Convergence Protocol)

Ce protocole se charge du transport transparent des unités de la couche de protocole réseau utilisé par l’application (IP ou X.25), par conséquent un changement de protocole de couche réseau n’induit pas le changement de toutes les couches de protocoles GPRS, mais seulement du SNDCP. Il gère aussi la compression et décompression des en-têtes, de façon à augmenter l’efficacité des canaux mais aussi la compression et décompression des données usager. SNDCP assure aussi le respect de la séquence des messages, la segmentation ainsi que la reconstitution des données afin de fournir des blocs de données de taille acceptable pour le protocole LLC.

II.5.3 La couche LLC (Logical Link Control) Son premier rôle est de fiabiliser et sécuriser le lien logique entre la MS et le SGSN. Le protocole LLC se charge aussi du transport des paquets de données utilisateur (PDU SNDCP) ou la signalisation entre le terminal mobile et le SGSN. Afin de permettre l’introduction de nouvelles solutions radio pour le GPRS avec un minimum de changements, celui-ci doit être indépendant des protocoles sous-jacents à l’interface radio. Entre autres fonctions, il réalise

25

des fonctions de chiffrement, de contrôle de flux et de séquence tout en permettant de faire une distinction de qualité de services entre les différents types d’utilisateurs. Le protocole LLC fonctionne en mode acquitté et non acquitté. En mode acquitté, il assure la détection et la correction des erreurs de transmission et les signale uniquement en mode non acquitté.

II.5.4

La couche RLC (Radio Link Control)

Le protocole RLC permet de fiabiliser et de contrôler le lien radio entre la MS et le BSS. C’est l’interface permettant de transmettre les LLC PDU entre les couches LLC et MAC en faisant la segmentation et le réassemblage des paquets PDU en blocs RLC/MAC. Comme le protocole LLC, il fonctionne en mode acquitté et en mode non acquitté et ceci selon la qualité de services demandée. Ainsi, il détecte les paquets RLC erronés, retransmet ces paquets dans le cas du mode acquitté.

II.5.5

La couche MAC (Medium Access Control)

Le protocole MAC se charge lui du contrôle de l’accès aux canaux radio et permet aux terminaux mobiles de partager le médium commun de transmission en réalisant les différents canaux logiques nécessaires pour le partage du médium. En effet, il assure l’arbitrage entre les terminaux mobiles qui tentent d’accéder simultanément au médium commun de transmission pour un trafic initié par le terminal mobile. Il fournit aussi le multiplexage des données, c’està-dire le multiplexage temporel TDMA qui permet d’utiliser plusieurs time slots dans une trame TDMA. Par ailleurs, le protocole MAC permet à un terminal mobile d’utiliser plusieurs canaux physiques (PDCH) en parallèle et contrôle les débits de ‘download’ et ‘upload’.

II.5.6

Les couches NS (Network Service) et BSSGP (BSS GPRS Protocol)

Le rôle du protocole NS est de transporter les PDU BSSGP. Le protocole BSSGP transporte lui, les informations liées au routage et à la qualité de service entre le BSS et le SGSN et en même temps il matérialise la QoS demandée par le terminal mobile et celle autorisée par le SGSN. Il assure le relais des trames LLC mais sans garantie d’intégrité et ne fait pas de correction d’erreur. Ce protocole indique toujours la cellule courante.

II.5.7

La Couche Physique

La couche physique se subdivise en deux sous-couches qui sont la RFL (Physical Radio Frequency Layer) et la PLL (Physical Link Layer).

26

II. Ainsi. et détecte la congestion sur le canal. 2 time slots ‘idle’ à utiliser pour information de type BSIC et des mesures des interférences pour le contrôle de puissance.La RFL constitue la couche la plus basse de la pile protocolaire et est responsable de la modulation et démodulation. Canaux physiques GPRS Le partage des ressources radio entre le trafic voix et le trafic de données se fait avec l’allocation de TS initialement destinés au trafic GSM. on transmet un bloc de 456 bits (4*114 /burst) sur quatre slots durant quatre trames TDMA consécutives. contrôle la puissance de transmission. 52 trames sont regroupées pour constituer une multitrame. En effet. rappelons qu’une trame TDMA est constituée de 8 time slots. En pratique. II. La PLL.8 Le Protocol GTP (GPRS Tunnelling Protocol) Il utilise soit TCP. Comme les canaux radio définis dans la norme GSM. Les blocs sont numérotés de B0 à B11 et la durée d’une multitrame est 240 ms. soit UDP. surveille et évalue la qualité du signal radio. dont 2 time slots sont réservés pour le contrôle de TA (Timing Advance). ceux définis en GPRS sont de types physiques et logiques et sont purement spécifiques au réseau GPRS. Via un PDCH. C’est le modem du terminal mobile. en fonction de la QoS définie dans les contextes PDP afin de créer un tunnel pour y transmettre les paquets entre le SGSN et le GGSN via l’interface Gn.9 Canal radio GPRS Les réseaux GSM et GPRS utilisent les mêmes ressources radio pour véhiculer leur trafic. appartenant au même TRX et ayant la même configuration de fréquence constituent un PDCH group. les times slots pouvant être utilisés comme des PDCH. transporte les paquets RLC/MAC. Les 48 time slots restants sont subdivisés en 12 blocs radio chacun contenant 4 time slots qui sont pris dans 4 trames successives.5. quant à elle : • • • • • • • fait le lien entre la couche MAC et le modem. gère la batterie. un seul canal physique PDCH (Packet Data Channel) est assigné à un TS. réalise le codage canal. 27 .5. a.

Les messages RLC-MAC de contrôle de l’avance en temps. soit 4 PDCH sur 4 trames successives. Un bloc radio peut transporter un bloc RLC-MAC de données ou de signalisation.Pour une multitrame donnée. Ils sont transmis dans 4 slots répartis sur deux multi trames (slots des trames 12 et 38. ou PTCCH. Ce fonctionnement est illustré à la figure5. indépendamment du bloc RLC-MAC transporté par le bloc précédent. les trames 25 et 51 sont ‘idle’ et les trames 12 et 38 sont utilisées pour le PTCCH pour le calcul du TA. L’organisation d’une multitrame est illustrée dans la figure5: Figure 5 : Construction multi trame GPRS Contrairement au GSM. pour une numérotation des trames de 0 à 51). Un bloc RLC-MAC se transmet donc exactement dans un bloc de la multi trame GPRS. Figure 6: Structure de la trame GPRS 28 . l’unité élémentaire allouée en GPRS est un bloc. soit 4 slots GSM. Cette unité correspond à la taille des blocs RLC-MAC. subissent un traitement particulier.

L’existence du PCCCH est indiquée au niveau du BCCH. Canaux logiques GPRS Au-dessus des canaux physiques. d’un mobile multislot plusieurs PDTCH vont être 29 . PPCH. message de diffusion.Figure 7: Structure de la multi trame GPRS b. PTCH (Packet Trafic Channel) : il est utilisé pour la transmission des données et la signalisation associée. Ces derniers permettent de séparer les différents types d’information transmise : signalisation. Lorsqu’ il est alloué il supporte les canaux suivants: PRACH. se trouvent les canaux logiques. et PAGCH. S’il n’est pas alloué. PACCH (Packet Associated Control Channel) : utilisé pour la signalisation PTCCH (Packet Timing advance Control Channel): est utilisé pour la transmission des informations sur le TA (bidirectionnel). Ces canaux sont ainsi séparés en canaux de trafic et canaux de contrôle : PCCCH (Packet Common Control Channel) : il n’est pas alloué en permanence dans une cellule. synchronisation. etc. données. le CCCH va être utilisé pour l’initialisation d’un transfert de paquet. PBCCH (Packet Broadcast Control Channel) : permet le ‘broadcast’ des informations générales utilisées par la station mobile pour accéder au réseau de transmission de données. Le PTCH supporte les canaux suivants : PDTCH (Packet Data Trafic Channel): c’est un canal dédié pour le transfert de données et il est alloué temporairement à un seul ou à un groupe de mobile. Dans le cas générés simultanément.

son architecture détaillée. DESCRIPTION FONCTIONNELLE DU GPRS Après avoir présenté les caractéristiques de la norme GPRS.Tableau 5: récapitulatif des canaux logiques GPRS II. II. nous pouvons maintenant nous intéresser au fonctionnement même du GPRS.6. Dans ce qui suit.1 Schéma fonctionnel du GPRS Ce schéma présente l’architecture du GPRS en soulignant l’importance du réseau IP comme support du réseau GPRS. 30 . les passerelles de taxation et les serveurs de noms essentiels pour les traductions d’adresses. la pile protocolaire.6. il sera question de présenter le fonctionnement général d’un réseau GPRS en insistant sur l’échange et le traitement de données. c’est-à-dire avec le système de taxation. Le réseau GPRS est inséré dans son environnement.

31 . lorsqu’un utilisateur désire transmettre des paquets vers un réseau de données en mode paquet. indispensable en cas d’itinérance de l’utilisateur. La notion de PDP est associée à la notion de contexte au niveau de la mobilité d’un utilisateur GPRS. via les borders gateways qui relient le réseau GPRS à tout réseau de données par paquet externe (réseau GPRS ou autre). nous allons introduire quelques notions importantes sur la gestion de la mobilité dans le GPRS.Figure 8: Schéma fonctionnel du GPRS Ce schéma introduit également le principe de fonctionnement d’un réseau GPRS avec un autre réseau GPRS.6. Ainsi. II. le réseau GPRS est interconnecté à un autre réseau à commutation par paquet.2 Transfert de paquets en GPRS Lors d’une communication. Avant de voir les mécanismes de transmission en mode paquet. il utilise le protocole PDP (Packet Data Protocol).

Par ailleurs. même si on peut se retrouver avec plusieurs TFI par mobile du fait que ce dernier peut avoir plusieurs TBF ouverts simultanément. 32 . Donc. Une grande flexibilité est ainsi offerte à l’opérateur. Le mobile scrute alors les PDCH associés descendants qui contiennent les USF et attend sa valeur. Il existe néanmoins en GPRS une allocation statique. lors de l’établissement du TBF. le réseau alloue au mobile une liste de PDCH ainsi qu’un numéro USF (Uplink Status Flag). Pour identifier le destinataire des blocs transmis. mais il convient de distinguer les TFI uplink et les TFI downlink. l’entête RLC-MAC de chaque bloc contient le TFI du destinataire. L’intérêt d’une telle allocation dynamique réside principalement dans l’optimisation de l’utilisation de la ressource radio du fait du multiplexage statique des besoins des différents utilisateurs. qui peut tenir compte de différents niveaux de priorité.3 Etablissement de TBF (Temporary Block Flow) Un Temporary Block Flow représente un flux de données unidirectionnel entre une station mobile et le réseau. On parle de TBF uplink dans le cas d’une transmission du mobile vers le réseau et s’il s’agit d’une liaison réseau vers mobile.6. une transmission bidirectionnelle nécessitera l’établissement de deux TBF. Lorsque l’USF pointe sur sa valeur. L’allocation des blocs montants peut s’effectuer avec plus ou moins de finesse. Les TFI sont codés sur 5 bits. 7 au maximum puisque les USF sont codés sur 3 bits. pour laquelle le réseau indique au mobile. Le réseau identifie les TBF en leur associant des TFI (Temporary Flow Identity). l’un dans le sens montant et l’autre dans le sens descendant. qui permettent de partager un même canal physique entre plusieurs utilisateurs.II. lors de l’ouverture d’un TBF montant. une même valeur de TFI pouvant identifier deux TBF. un dans chaque sens. Cette information est indispensable sur la voie descendante puisque tous les mobiles guettent des paquets qui leurs seraient transmis sur tous les PDCH qui leur ont été assignés. on parle de TBF downlink. la liste exhaustive des PDCH à utiliser. par bloc radio ou par groupes de quatre blocs. la clé de l’allocation dynamique des ressources réside dans ces USF. Chaque bloc RLC-MAC descendant contient un USF désignant l’utilisateur autorisé à transmettre dans le prochain bloc radio montant associé. Celui-ci peut être considéré comme un identifiant temporaire d’un mobile. le mobile sait que le prochain PDCH montant associé lui est dédié. En GPRS. Une transmission de données débute toujours par l’établissement de TBF qui sera fermé quand l’émetteur n’aura plus de données en mémoire à transmettre. une valeur étant réservée au canal PRACH.

Un paging ne s’effectue que lorsque le transfert de données se termine. La figure 9 nous montre comment le terminal passe d’un état à l’autre et donne les transitions possibles entre les différents états du mobile : Figure 9: les états d’un terminal GPRS Voyons d’une manière plus détaillée le déroulement de ces transitions : Etat idle : le mobile n’est pas attaché au réseau GPRS et il n’est pas connu par les différents nœuds GPRS.4 Gestion de la mobilité Pour une meilleure compression des mécanismes de transmission d’informations.6. 33 . II.1 Etats GPRS Une station mobile GPRS peut être dans l’un des trois états suivants : IDLE : le terminal est en veille.4. Ainsi le paging n’est pas possible. L’échange de LLC PDU entre MS et SGSN est nécessaire pour exécuter la procédure de GPRS attach. READY : le terminal émet ou reçoit des communications. Lorsque la MS fait une procédure de GPRS attach elle entre dans l’état READY pour demander l’accès au réseau. Lorsqu’il expire le mobile passe à l’état standby. cellule). inactif. il convient d’expliquer certaines notions liées à l’itinérance d’un utilisateur.II. STANDBY : le terminal est dans un état intermédiaire dans lequel il est prêt à émettre et recevoir des données. Etat ready: le mobile entre dans l’état ready lorsqu’il envoie un LLC PDU au SGSN. A l’état ready le mobile peut transmettre/recevoir des PDU au/du réseau. La localisation du mobile est connue par le SGSN (RA.6. Cet état est contrôlé par une horloge appelée par ‘ready timer’ (40s). Ainsi un contexte PDP peut être établi.

Génération de la clef chiffrée. La localisation du MS est connue La communication entre MS et SGSN est sécurisée. En effet. Il informe le SGSN de tout changement de RA (des informations sur le changement de cellule au niveau du même RA n’est pas nécessaire). La localisation du MS est connue par le SGSN (RA). contexte PDP (Packet Data Protocol). Cette notion est différente par rapport au GSM puisqu’on parle de RA (Routing Area) qui est un sous ensemble de LA. les contextes introduits dans GPRS sont liés à l’ensemble des informations caractéristiques d’un abonné relativement à : • sa mobilité. • ses données. II. ainsi un paging est possible mais pas transfert de données. la localisation du mobile est possible par le réseau. expiration du ‘ready timer’ et ‘SGSN detach’.6. En effet.2 Contextes GPRS Toujours.Etat standby : le mobile passe à l’état standby soit suite à l’expiration du ‘ready timer’ soit avec forçage de la part du SGSN avant l’expiration du temps. Le retour à l’état ‘idle’ se fait par le ‘GPRS detach’. le MS est dans l’état READY et peut activer un contexte PDP.4. Demande du profil de l’abonné au HLR. Il peut arriver que le réseau décide de détacher le MS pour les raisons suivantes : ‘HLR detach’. suite à un attachement GPRS. La fonction du GPRS attach est similaire à celle de IMSI attach : • • • • • • • Authentification du MS (il n’y a pas d’authentification à chaque établissement de TBF). En effet. Contexte MM Le contexte MM contient tous les paramètres liés à la gestion de la mobilité. dans le cadre de la gestion des données et de la mobilité de l’utilisateur la notion de contexte a été définie. Le mobile est toujours attaché au réseau. la fonction de détachement permet au mobile d’informer le réseau qu’il veut faire un ‘GPRS detach’ c’est-à-dire qu’il ne sera plus visible par le réseau de paquet de données PDN. au terminal mobile et à la sécurité : 34 . Après l’exécution de l’attachement. contexte MM (Mobility Management). Allocation de TLLI. Une RA ne peut appartenir qu’à une seule LA.

Le contexte PDP est lié aux données et regroupe des informations de routage vers le GGSN qui seront utilisées par le terminal mobile. le SGSN et le GGSN. Chaque contexte PDP existe indépendamment dans l’un des états PDP (INACTIF ou ACTIF). Un contexte PDP doit être créé afin que l’abonné puisse émettre ou recevoir des données. L’état PDP indique si l’adresse PDP est activée pour le transfert de données ou non. l’état de la mobilité de l’abonné : IDLE. 35 . Chaque adresse PDP est décrite par un contexte PDP dans le terminal mobile. Il contient les paramètres de la gestion de session.• • • l’IMSI (International Mobile Subscriber Identity) et le P-TMSI (Packet Temporary Mobile Station Identity). Elle montre les différentes phases au cours de l’établissement d’un contexte PDP. comme l’adresse réseau PDP à utiliser et des informations pour le routage vers le GGSN. qui est l’adresse du SGSN servant le terminal mobile actuellement. (1) Le MS envoie la demande d’activation au SGSN. Il est ainsi composé d’un ensemble d’informations qui permettent de caractériser l’émission et la réception des données GPRS. Figure 10: Activation de contexte PDP par le mobile La figure présente l’activation d’un contexte PDP initié par le mobile. On lui associe un contexte et une adresse. Un contexte PDP peut être activé par le mobile ou le réseau. STANDBY. qui permettent d’identifier l’abonné. l’identifiant du SGSN. définis relativement à l’adresse PDP allouée à l’utilisateur et que celui-ci utilise pour cette session GPRS. Contexte PDP Le protocole PDP est spécifique aux données paquet. READY.

(3) Le SGSN informe le GGSN d’un nouveau type et d’adresse de PDP. qui est le canal logique sur lequel sont diffusées de façon périodique des informations système) de la cellule afin de déterminer si un canal GPRS est présent (terminal en état IDLE) le terminal mobile effectue un GPRS Attach (procédure permettant de déclarer le mobile sur le réseau GPRS et établi un lien logique entre lui et le SGSN) afin d’établir un contexte GPRS avec le SGSN. (6)Le SGSN informe le MS que de l’activation est acceptée. Lorsque le contexte PDP est activé : • • • le SGSN aura un tunnel logique bidirectionnel avec le MS et le SGSN. La location du MS est connue au niveau du SGSN. la transmission des données est possible. le terminal reçoit des informations concernant le canal alloué sur le BCCH et passe à l’état STANDBY. L’établissement de la liaison montante : le terminal mobile doit récupérer le BCCH (Broadcast Control CHannel. le GGSN aura une adresse PDP active et désignée pour le MS. II.5 Emission de données Imaginons qu’un utilisateur GPRS désire envoyer des paquets de données à un utilisateur situé sur le réseau Internet. 36 . après négociation de ces paramètres avec la station de base.6. le terminal passe à l’état READY en transmettant sur la liaison montant au SGSN un message identifiant le canal courant. le SGSN la charge de la réservation du canal (les time slots) et de l’établissement de la liaison. Voici un descriptif des étapes à réaliser pour cette situation. en précisant son identité ainsi que la qualité de service désirée. un accusé de réception positif est envoyé par la station de base si l’ensemble des données a été bien reçu. et ceci dans l’ordre chronologique. (4)-(5) Le GGSN crée un contexte ensuite accuse la réception pour le SGSN. Un échange de paquets commence : les données sont transmises dans les time slots réservés.(2) Le SGSN vérifie les informations du MS.

de protocoles de signalisation et d’informations d’adresses. le SGSN encapsule les données à l’aide du protocole GTP et les envois au GGSN.6 Réception de données Imaginons qu’un utilisateur doit recevoir des paquets de données IP d’un réseau de données. Le paquet est acheminé du SGSN via la MSC à la station de base une fois que la route a été établie. du point de vue performance de réseaux. II. Par ailleurs. QoS EN GPRS La notion de Qualité de Service veut rendre compte. Les paquets venant du réseau de données externe sont acheminés jusqu’au GGSN du réseau GPRS. . et ceci dans l’ordre chronologique. le SGSN demande au MSC de réaliser un paging GPRS dans la zone de routage du terminal. Ensuite : le GGSN effectue les conversions de formats de données. Elle est définie par la recommandation E-800 de l’UIT (Union Internationale des Télécommunications) comme étant « l’effet global produit par la qualité de fonctionnement d’un service qui détermine le degré de satisfaction de l’usager d’un service ». dans un format encapsulé.6.7. le GGSN achemine le paquet. Ce transfert se termine par un message d’accusé de réception de la part du SGSN qui peut être positif ou négatif. si le terminal mobile est en état STANDBY. le GGSN vérifie s’il possède un contexte GPRS pour ce terminal mobile : . l’UIT définit la 37 . le terminal mobile répond au paging en précisant la cellule dans laquelle il est situé.les données sont désencapsulées et envoyées au SGSN. Voici un descriptif des étapes à réaliser pour cette situation. Le paquet est alors envoyé via le réseau de données externe jusqu’au destinataire. et l’adresse et le protocole sont vérifiés afin que la bonne route soit sélectionnée. et se met dans le mode ACTIF. de façon chiffrée. le trafic paquet sera rejeté.si le terminal mobile est dans l’état IDLE. le paquet est désencapsulé. du niveau de performance que l’utilisateur attend du réseau.si le terminal mobile est dans l’état STANDBY ou ACTIF. vers le SGSN (utilisation du GTP). II.

l’accès au service. bien que la solution adoptée par le réseau pour rendre le service doit rester transparente à l’utilisateur. Elles sont évaluées par les indicateurs clés de performance KPI (Key Performance Indicator). qu’on spécifie par sa moyenne. et pourra même être perdu. Nous avons les indicateurs de trafic. Ces blocs ne possèdent aucune ressource en propre (comme dans le cas du circuit). sa vérification sont des tendances modernes . l’information des sources est fragmentée en blocs élémentaires qui voyagent dans le réseau indépendamment les uns des autres.circuit ou paquet. 38 . Ainsi. Dans un réseau offrant le service de commutation de paquets. la transmission de données peut être réalisée suivant différents profil et il est possible de réserver des ressources avant toute transmission de paquets. les indicateurs de QoS et les indicateurs de disponibilité des ressources regroupés en classes d’indicateurs comportant l’accès au réseau. Les paquets d’une connexion se retrouvent en compétition avec d’autres pour accéder aux mémoires ou aux lignes de transmission. Généralement. l’intégrité du service et le maintien du service. Une définition complète se référera souvent au mode de transport de l’information . du point de vu opérateur d’une façon objective à travers l’analyse des indicateurs de qualité de service suivant certains critères. du point de vue consommateur qui permet de déterminer la réussite ou l’échec du service et d’autre part.c’est à dire que l’apparition des mécanismes de la « dérégulation » leur donne une importance croissante. Ainsi le service a-t-il des exigences de temps de réponse. elle est évaluée d’une part. Il en résulte un critère supplémentaire de Qualité de Service. sa mesure. par exemple si une des mémoires qu’il doit traverser est saturée. ou de façon plus précise par un quantile. En effet le profil de Qos associé à chaque contexte PDP et négocié à l’ouverture de session regroupe un ensemble de paramètres définissant la qualité de service. lié au sort individuel de chaque paquet. qui subira un retard variable. etc.QoS comme « l’aptitude d’un réseau ou d’un élément de réseau à assurer des fonctions liées à des communications entre usagers ». ce qui permet aux opérateurs de facturer les services GPRS selon le profil de QoS souscrit par l’abonné. La notion de QoS. la QoS est mesurée par la probabilité de perte de paquet et par le délai. Une étude plus détaillée de la notion de QoS GPRS avec le détail des KPI GPRS sera présentée dans la partie annexe. Le GPRS supporte différents niveaux de qualité de service. La signification précise de la notion de Qualité de Service dépend évidemment du service envisagé. quelle est sa sensibilité aux erreurs de transmission. Et dans la pratique.

les équipements proviennent de trois équipementiers. Ces équipements sont généralement des nœuds de réseau et présentent des caractéristiques variant d’un fournisseur d’équipement de réseau de télécommunications à l’autre. Ericsson et Huawei. Figure 11: Architecture du réseau GPRS de la SONATEL 39 .Chapitre III LE GPRS DANS LE RESEAU ORANGE III. Alcatel.1 ARCHITECTURE DU RESEAU GPRS EXISTANT Comme nous l’avons déjà spécifié dans la partie présentation et étude théorique d’un réseau GPRS. Le réseau GPRS d’Orange est basé sur une plateforme multiutilisateur . ce qui s’effectue par la mise en place d’un nouveau sous-système de réseau qui se chargera du traitement et du routage des paquets à travers le réseau. Nous présentons de manière résumée dans le schéma suivant l’architecture du réseau en indiquant leur emplacement vis-à-vis des sites majeurs de l’entreprise. l’intégration des services offerts par la norme GPRS nécessite l’installation de nouveaux équipements spécifiques à la norme.

000 MkIV 375/xx MkIV 375/xx MkIV 500/xx 500. Dans ce tableau les débits sont calculés en termes de paquets transportés.000.III. R7. estimées en terme de SAU (Simultaneously Attached Users) et de contextes PDP (Packet Data Protocol).000 1.1 Le SGSN (Serving GPRS Support Node) L’équipement SGSN du réseau GPRS d’Orange est une solution proposée par Ericsson.000 MkIV 650/xx MkIV 650/xx MkIV 1000/xx 1. Etant donné que l’accès au SGSN peut être dédié soit au GSM.000 Avec : D = Dual Access.200.000 MkIV 250/xx MkIV 250/xx MkIV 375/xx 375.000 MkIV 500/xx MkIV 500/xx MkIV 650/xx 650. concernant les débits (throughput en anglais) nous ne présenterons que ceux du GSM.1.000 600. soit au WCDMA ou partagé entre ces deux systèmes avec une allocation dynamique. G = GSM et W = WCDMA Cependant.000 MkIV 1000/xx MkIV 1000/xx Tableau 8: Subscriber Capacity 450. 40 . Le tableau 9 résume les différents débits obtenus en fonction du type de produit et du type de transport Gb (on peut avoir du Gb sur Frame Relay ou du Gb sur IP). utilisé par l’UMTS).000 780. varient en fonction du type de produit et de la configuration choisie.0 MKIV. Le tableau suivant permet de s’en convaincre. Son intégration est destinée aussi bien au Global System for Mobile communication qu’au système Wideband Code Division Multiple Access (WCDMA.000 MkIV 250/xx 250. Access Mode Product Package D G W D G W D G W D G W D G W SAU PDP Contexts 300. ses capacités.

Le principe est que la fonction PCU. Le GGSN consiste en un M20 Internet Router logé dans un cabinet. ils sont localisés sur: Technopôle.0 MkIV puisque le CGSN n’est rien d’autre qu’un cabinet où se trouve des modules et équipement ayant séparément les fonctionnalités d’un SGSN et d’un GGSN. le CGSN est aussi une solution d’Ericsson. Et pour le SGSN. Nous ne rentrerons pas dans les détails des caractéristiques du GGSN étant donné que nous étudions uniquement la partie BSS du réseau GPRS. Thiès et RP.1. R4.Product Package MkIV 250/xx MkIV 375/xx MkIV 500/xx MkIV 650/xx MkIV 1000/xx Gb Transport Type Gb over Frame Gb over IP Gb over Frame Gb over IP Gb over Frame Gb over IP Gb over Frame Gb over IP Gb over Frame Gb over IP Throughput @ 300 bytes/paquet 10 kpps (25 Mbps) 13 kpps (32 Mbps) 21 kpps (50 Mbps) 27 kpps (65 Mbps) 42 kpps (100 Mbps) 54 kpps (130 Mbps) 42 kpps (100 Mbps) 54 kpps (130 Mbps) 83 kpps (200 Mbps) 117 kpps (280 Mbps) Throughput @ 1450 bytes/paquet 2. si la capacité totale est atteinte. généralement assurée par un module intégré dans le BSC est gérée par le MFS 41 . III. III.5 kpps (55 Mbps) 5 kpps (65 Mbps) 9 kpps (110 Mbps) 11 kpps (130 Mbps) 19 kpps (220 Mbps) 11 kpps (130 Mbps) 19 kpps (220 Mbps) 30 kpps (350 Mbps) 43 kpps (500 Mbps) Tableau 9: Throughput for GSM Les capacités indiquées ne doivent pas être utilisées entièrement. cette alarme est aussi déclenchée lorsque l’équipement est chargé à plus de 85% de la capacité limite. Retenons juste que. dans cette partie nous nous contenterons tout simplement de décrire le GGSN R4. Il y en a quatre dans le réseau. ses caractéristiques et capacités vont être déterminées par le choix de la configuration physique.5 kpps (32 Mbps) 3. En effet.2 Le CGSN (Combined GPRS Support Node) Comme le SGSN. une alarme est déclenchée déclarant une surcharge.1. Médina. Il est basé sur le Juniper M20 Internet Router.0 MKIV qui combine les fonctionnalités d’un SGSN et d’un GGSN.3 Les MFS (Multi BSS Fast packet Server) Le MFS (Multi BSS Fast Packet Server) est un équipement intégrant la fonction PCU et les MFS présents dans le réseau sont une solution de la plateforme Alcatel. De ce fait.

Les deux E-MFS présents dans le réseau actuellement sont installés au niveau des sites RP et Thiès. Dans le réseau. nous avons trois PCU fournis par Huaweï dont deux sont localisés au niveau des sites des deux BSC situés à Thiès 42 . en plus des quatre MFS fournis par Alcatel. il existe actuellement deux types de MFS : deux MFS qui sont de la première génération et localisés au niveau des sites Technopôle et Médina .1. III. Au cas où le système évoluerait. les cartes sont automatiquement intégrées. L’Evolium MFS offre 3 types d’interface Gb en option : le Frame Relay (Standard Frame Relay protocol). le point à point direct et une connexion avec des éléments de réseau intermédiaires en cascade comme dans le cas où on passe par un MFS ou des TC. ces MFS ont une possibilité de connexion de 22 BSC. Chaque carte GPU peut traiter un BSC supportant un maximum de 16 liens PCM à 2 Mbit/s.qui concentre donc la fonction de plusieurs PCU. Il a une capacité en termes de PDCH d’un maximum de 5280 traités simultanément. il serait possible de brancher d’autre cartes jusqu’à un maximum de 22 sans besoin d’aucune configuration supplémentaire.4 Les PCU (Packet Controler Unit) Dans le réseau d’Orange. Le schéma suivant représente l’architecture de ce MFS : Figure 12: Architecture de la première génération de MFS (A9135 MFS) deux E-MFS (Evolium MFS) dont la possibilité de connexion est d’un total de 22 BSC. Cette nouvelle solution comporte 11 cartes GPU (GPRS Processing Unit) plus une autre redondante.

93Mbps/8.5k/13.et le troisième au niveau du site du BSC situé à Kaolack. Pb Throughput (App. # Pb Min/Max.5k 16/24Mbps 0.) Min/Max.) Quantités 120/1080 120/1080 100/900 8/72 12/24 5k/46k 1. Gb Throughput (phy.38Mbpsk Tableau 10: Spécifications du PCU6000 de HUAWEI Par ailleurs l’équipement qui est fourni à l’opérateur. Attributs Min/Max. # PDCH (GPRS) Min/Max. on peut se retrouver dans une configuration où deux PCU sont connectés à un seul BSC. Orange. # Act SuPCUriber Min/Max. a une configuration d’un minimum d’un module PCU et d’un maximum de 3 modules PCU. # Cell Min/Max. 43 . Dans la mesure où la capacité d’un BSC en terme de trafic pouvant être écoulée peut être supérieure à celle d’un PCU. # Gb Min/Max. Nous représentons dans la suite la structure logique du PCU6000 de Huawei. # PDCH (EDGE) Min/Max. # Reg SuPCUriber Min/Max. Figure 13: Structure logique du PCU6000 de HUAWEI Le tableau suivant indique les différentes spécifications d’un module PCU6000.

Gr et Gp sont actuellement utilisées. Nous pouvons citer Alcatel et Huawei en guise d’exemple. DXC-30 et sont localisés au niveau des sites MFS de Technopôle.1. Si par exemple à la sortie d’un MFS (vers le SGSN) nous avons les liens GbA et GbB utilisant chacun les ITs 1 à 10 du MIC.5 Les Interfaces implémentées Dans cette partie nous nous intéressons uniquement aux interfaces interconnectant les entités du réseau d’accès et qui sont sollicitées par l’infrastructure GPRS. étant donné que la capacité totale de ces liens n’est pas toujours utilisés. responsables des fonctions spécifiques de l’entité et du groupe de commutateurs (Group Switches en anglais) réalisant la connexion entre les TSU connectés aux BTS et les TSU connectés aux TC ou au MFS. Alcatel propose deux types de BSC.1. 44 . Dans notre schéma nous les avons représentés par blocs et regroupés suivant leur MFS de rattachement. Il faut se rappeler qu’au niveau des interfaces l’interconnexion des différentes entités se fait via des MIC. se référer à la figure13.Le G2 BSC Le G2 BSC ou A9120 BSC se compose de trois TSU (Terminal Sub-Units). Pour les autres interfaces. Le schéma suivant en est une représentation. Les BSC sont fournis par différents équipementiers partenaires d’Orange. 21 au MFS de Thiès. Ainsi 22 BSC sont rattachés au MFS de Technopôle. Les autres interfaces sont optionnelles. des brasseurs sont installés du coté du MFS pour éviter de déployer des capacités non utilisées. .III. Actuellement. Il s’agit des interfaces Ater entre BSC et MFS (ou PCU) et des interfaces Gb entre MFS (ou PCU) et SGSN afin d’assurer la signalisation et la transmission.6 Les BSC dans le GPRS Les BSC sont nombreux dans le réseau et ils sont continuellement déployés suivant l’évolution des besoins. Par ailleurs. le G2 BSC et le BSC Evolution qui est une évolution architecturale du premier. les trois brasseurs installés dans le réseau sont de type RAD. 16 au MFS de Médina et 5 au MFS de RP. Ainsi les spécifications indiquées vont être différentes d’un BSC à l’autre suivant le fournisseur puisqu’il s’agit toujours de solutions propriétaires. ce qui fait un total de 64 BSC provisionnés pour le service GPRS. ces derniers sont encapsulés ou multiplexés sur un lien Gb et cela via un brasseur. III. Au niveau du réseau GPRS Orange les interfaces Gn. Médina et Thiès. Les liens Gb sont déployés par deux (2 liens Gb) entre MFS et SGSN ou entre PCU et SGSN.

. il intègre un CPU virtuel et son architecture matérielle est le suivant : 45 .Le BSC Evolution L’architecture du BSC Evolution ou A9130 BSC réutilise le même software que le G2 BSC. Le tableau suivant présente un résumé des capacités de l’équipement. Tableau 11: Capacités du G2 BSC Il est recommandé de limiter l’utilisation des capacités à 80%.Figure 14: G2 BSC (A 9120 BSC) Architecture Dans la release B9. six possibilités de configuration sont offertes pour ce BSC. Cependant.

Deux de ces cartes sont installées par étagère dont l’une est active et l’autre destinée à la redondance. trois possibilités de configuration sont offertes pour le BSC Evolution. Le tableau suivant résume les capacités de celui-ci.Figure 15: BSC Evolution (A9130 BSC) Architecture La carte CCP (Call Control Processing board) assure toutes les fonctions de télécommunications du BSC exceptée la gestion des ressources de TCH. Dans la release B9. Chaque carte CCP peut gérer un maximum de 200 TRX. AterCS. Elle traite principalement les time slots Abis et décide s’il faut envoyer ceux-ci directement à travers l’étagère LIU (module en charge des connexions E1 physiques. 46 . La carte SSW permet l’échange entre tous les éléments de la plateforme et les équipements externes de types IP/Ethernet. La carte IP est en charge du traitement des fonctions de transmission du BSC. AterPS) ou à travers une des cartes CCP. c'est-à-dire Abis. Il en existe 1 à 5 CCP active par BSC (par étage) et une carte redondante. La carte OMCP (O&M Control Processing board) prend en charge les fonctions O&M du BSC et la gestion des TCH et il en existe 2 par BSC avec une carte redondante.

Le cabinet du BSC présente trois coffrets ayant chacun une capacité de 512 TRX avec 583k BHCA et 3K Erl. GETS (GSM Extended Processing Subrack) GTCS (GSM Transcoder Subrack) et GIMS (GSM Integrated Management System). Ils ont les mêmes fonctionnalités que ceux d’Alcatel. Ils comportent quatre modules: GMPS (GSM Main Processing Subrack). 47 .BSC Evolution (A9130 BSC) Capacity Nb TRX Nb Cell Nb BTS Nb GPU/GP Nb SS7 links Nb CICs Nb CCP shelf Nb TCU Nb DTC CS Nb DTC PS Nb of E1 Nb Abis Nb Ater CS Nb Ater PS Nb of extra Abis TS Erlang traffic On A interface (Erlang) FR DR FR DR FR DR Configuration 200 TRX 200 100 200 100 150 100 6 8 1024 400 TRX 400 200 264 200 255 200 6 16 2068 2 100 80 48 96 20 12 717 1800 600 TRX 600 300 264 264 255 255 6 16 3112 3 150 120 72 176 30 18 717 2600 active In the ATCA 1 50 40 24 96 10 6 717 900 Tableau 12: BSC Evolution Capacity Le BSC fourni par Huawei est nommé BSC6000.

) 16 liens PCM à 2 Mbit/s Référence : PCU6000 PCU Capacité : 120/1080 PDCH 12/24 liens Gb 8/72 liens Pb (Ater) Tableau 13: Récapitulatif des entités du réseau GPRS existant Huawei Alcatel Ericsson Fournisseur 48 .III.8 Le MMSC (Multimedia Message Service Center) Le MMSC (Multimedia Message Service Center) est la plateforme qui fait la réception.000 SAU 1.9 Le Ng HLR Le Ng HLR (Next generation Home Location Register) est une base de données où sont stockés les paramètres de l’ensemble des abonnés y compris ceux ayant souscrits aux services des réseaux de nouvelle génération.1. III. Chacune de ces entités réalise une fonction bien précise par rapport au traitement de données transitant dans le MPBN. et NTP. des SWITCH et d’un ensemble de serveurs I-DNS. du cœur de réseau aux accès radio.000 PDP Référence : A9135 Capacité : 22 BSC E-MFS 11 cartes GPU (min. fournisseur d’accès indirecte à Internet). MKIV Capacité : 1. III.1. Il est constitué par des routeurs JUNIPER M-7. Elle fournit aussi une connectivité à Internet et au GRX (GPRS Roaming eXchange.000.1.0. E-DNS. RADIUS. le stockage et la distribution des MMS au sein du réseau de téléphonie mobile. des FIREWALL NS500.200.) +1 redondant 22 cartes GPU (max.7 Le MPBN (Mobile Packet Backbone Network) Le MPBN (Mobile Packet Backbone Network) est une solution réseau intégrant toutes les fonctionnalités d’une infrastructure IP. Récapitulatif des caractéristiques des équipements du réseau GPRS existant Equipement SGSN 1G MFS MFS Caractéristiques Référence : R7.

grâce à un langage dérivant du HTML. comme troisième objectif. de capacité et des paramètres relatifs à l’indicateur de taux de satisfaction usager appelé MOS (pour Mean Opinion Scoring en anglais). La technologie WAP a pour but de permettre à des terminaux mobiles (les téléphones portables par exemple) d'accéder à des documents circulant par des réseaux sans fil. le WMLScript. efficacité économique. MMS et Internet mobile.3 LA QoS GPRS DANS LE RESEAU ORANGE Les objectifs de l’opérateur. celle-ci étant spécifique à chaque opérateur de téléphonie. en anglais). Il s’agit effectivement des services WAP.…) sont tout d’abord d’offrir un niveau de qualité de service minimum. Enfin. III. on s’intéresse sur la réduction du taux de désabonnement (churn rate en anglais) et l’augmentation des revenus. Pour cela. Le second objectif de l’opérateur est de faire en sorte que les coûts impliqués pour satisfaire le premier objectif garantissent une viabilité économique du réseau. Il se propose de définir la façon par laquelle les terminaux mobiles accèdent à des services Internet. le CSSR Data Radio (Call Setup Success Rate Data Radio. et cela à un niveau au-dessus de la transmission des données.III. Le WAP définit aussi la manière dont les documents doivent être structurés. Par ailleurs un quatrième et récent service appelé blackberry vient s’ajouter à la liste. Les opérations relatives à la qualité de service visent principalement à réduire au minimum les taux de coupures DL (Downlink) et les taux de coupures UL (Uplink) tout en augmentant au maximum l’accessibilité DL et UL. Il s'agit donc de permettre à n'importe quel terminal mobile de pouvoir formater des documents. 49 . le WML (Wireless Markup Language) et un langage de script.2 OFFRE DE SEVICES GPRS D’ORANGE Les services offerts par Orange sont pratiquement les services définis dans les spécifications de la norme GPRS. définis principalement par des critères économiques et financiers (état de la concurrence. voire meilleur que celui de ses concurrents en termes de couverture. C'est pour cela qu'un protocole universel a été mis en place: le WAP (Wireless Application Protocol). il doit suivre de près l’état des réseaux concurrents au niveau de la qualité de service.

les données nécessaires au dimensionnement des ressources du BSS sont généralement [IRC]: 50 .1 PROBLEMATIQUE DU DIMENSIONNEMENT Le dimensionnement est une opération qui intervient au début et pendant le cycle de vie d’un réseau cellulaire. il n’est pas forcément obligatoire de prendre en compte les délais d’attente dans le dimensionnement. Dans le cadre du GPRS. Pour notre étude. Etant donné qu’un réseau GSM/GPRS est constitué d’un sous-système radio. du BSC et des interfaces Gb et Ater. d’un soussystème réseau et d’un sous-système de données.Chapitre IV : DIMENSIONNEMENT BSS D’UN RESEAU GPRS IV. Ainsi. nous pouvons constater ensemble que le dimensionnement va varier d’un opérateur à un autre. Par exemple si les données marketing révèlent que les ressources en termes de canaux radio sont suffisantes pour écouler l’ensemble du trafic généré par les usagers GPRS. chacun pouvant présenter des plateformes de services différentes prenant en compte tel ou tel autre paramètre. Elle permet de déterminer le volume d’équipements. IV. Le dimensionnement du trafic de données dans les réseaux mobiles est un problème complexe du fait d’une part de la multitude de types de trafics et d’autre part de la multitude de contraintes de qualité de service et il met en jeu à la fois des aspects théoriques et pratiques. nous nous intéressons principalement au dimensionnement du sous-système radio et plus précisément du dimensionnement des canaux alloués au trafic de données.2 ANALYSE DE DONNEES POUR LE DIMENSIONNEMENT Pour faire un bon dimensionnement du trafic de données dans un réseau radio mobile il est nécessaire de déterminer le type de trafic et l’ensemble de ses éléments caractéristiques ainsi que les contraintes de qualité qui lui sont adjointes. le dimensionnement varie d’un soussystème à l’autre et ceci apparaît surtout à travers leur diversité fonctionnelle et architecturale. Pour bien mener cette étude il est nécessaire de procéder tout d’abord à l’analyse des données qui interviennent dans le processus de dimensionnement avant de passer à l’étude proprement dite. de logiciels et de capacités nécessaires pour offrir un ensemble de services déterminés avec une qualité prédéfinie. du PCU.

Protocole IP SNDCP LLC BSSGP NS FR (L1) Total Header (octets) 20 4 9 30 4 6 73 Tableau 14: En-têtes des protocoles en GPRS 51 .• • • • • • • • le trafic à écouler évalué en Kbit.74-78]. nous présentons des exemples de données intéressantes dans le cadre du dimensionnement GPRS [PIRC-p. estimé en tenant compte du nombre d’abonnés susceptibles de solliciter les services GPRS les services GPRS à offrir avec le taux de pénétration de chaque service le profil des abonnés le Mean Service Time (temps de service moyen) la distribution des tailles de paquets la durée de lecture entre des appels paquets le volume de trafic SMS le volume de trafic par abonné Dans les tableaux suivants. Cependant il peut arriver dans une procédure de dimensionnement que certaines de ces données ne s’avèrent pas intéressantes du fait qu’elles n’apparaissent pas dans l’expression des opérations permettant de faire le dimensionnement.

3 9.Paquets (octets) 128 256 384 512 768 1024 1280 Overhead (%) 57 28.5 % 2.5 19 14.5 7.7 Tableau 15: Taux d’en-têtes en fonction du volume d’information Classe d’abonnés Services 1 2 3 1 2 3 Taux pénétration 10 % 10 % 5% 2.5 % 5% de Débit cible 20 kbit/s 30 kbit/s 25 kbit/s 10 kbit/s 15 kbit/s 20 kbit/s Usage/abonné/ mois 10 20 12 10 1 6 Volume unitaire (ko) 300 100 40 300 100 20 Classe d’abonnés Affaire Particulier Affaire Particulier Tableau 16: Exemple de modèle de trafic en GPRS Nombre actifs/mois 20 30 de jours Nombre de BH/mois 2 4 Taux de trafic au BH 80 % 80 % Tableau 17: Exemple de profil d’abonnés pour le GPRS 52 .1 5.

le dimensionnement des PDCH consiste à déterminer le nombre de PDCH à configurer au niveau de chaque cellule ou d’une manière globale pour tout le réseau afin de véhiculer convenablement le trafic généré par les abonnés. Le nombre d’IT PDCH peut être donné par la formule suivante [PIRC-p. Et ceci dépend par conséquent du nombre d’abonnés. calculée au niveau applicatif : 53 .05 kb/s 13.IV.3 LES PROCEDURES DE DIMENSIONNEMENT IV.1 Le dimensionnement des canaux PDCH Comme nous l’avons déjà explicité dans la partie concernant l’étude théorique du GPRS. En effet. l’intégration du GPRS dans le réseau GSM se fait avec l’attribution d’une partie des ressources radio au trafic GPRS. Ainsi.3.4 kb/s Rappelons le tableau indiquant les schémas de codage : Schéma de codage CS1 CS2 CS3 CS4 Tableau 18: débit par type de codage Le tableau suivant indique la capacité utile d’un PDCH. des services disponibles et de la qualité de service offerte.75-76]: Nombre de PDCH = Débit IP max imum Capacité IP d ' un PDCH Le débit IP maximum est le débit IP au niveau de l’interface pour un instant donné. au niveau de l’interface Um. La capacité IP d’un PDCH correspond à la capacité moyenne RLC/MAC d’un PDCH et dépend des schémas de codage utilisés. il faudra distinguer d’une part les ITs alloués au trafic voix et d’autre part les ITs réservés au trafic de données.7 kb/s 21.6 kb/s 15. Elle est déterminée grâce à la formule suivante: 4 Capacité moyenne / PDCH = ∑ Pr ob(CSi) × Débit (CSi) i =1 4 Débit par IT 9.

La retransmission des trames erronées constitue aussi une autre source de dégradation du débit RLC. le rapport entre la capacité RLC/MAC d’un PDCH et la capacité IP selon la formule suivante : Capacité utile / PDCH = (Capacité moyenne / PDCH ) × F Ces débits représentent le débit pour les communications entre la couche LLC et la couche RLC/MAC. nous pouvons déterminer le débit global par cellule en affectant un taux 54 .240 kbit. SNDCP et IP. Ce taux d’erreur est quantifié par le BLER définissant le rapport du nombre de trames erronées sur le nombre des trames reçues. Il s’agit des entêtes LLC.4 kb/s 20 kb/s Tableau 19: débit RLC d’un PDCH par type de codage La prise en compte des entêtes de couche 2 (RLC) se fait par multiplication par un facteur F représentant pour une taille de paquet. il y’a des sources de réduction de débits RLC à ne pas négliger. La taille moyenne est estimée à 0.Schéma de codage CS1 CS2 CS3 CS4 Débit par IT 8 kb/s 12 kb/s 14. Débit RLC réel = Débit RLC × (1 − BLER) Par ailleurs. Etant donné que les informations concernant les indicateurs de performance pour le trafic GPRS ne sont pas toujours disponibles. Ce qui fait qu’il convient d’appliquer un coefficient de réduction D : D= taille moyenne paquet taille moyenne paquet + 0.24 Le débit utile au niveau applicatif est donné par la relation suivante : Débit utile( Du) = Débit réel RLC × D Ainsi nous pouvons calculer le nombre de PDCH avec la relation suivante : Nombre de PDCH = Débit global par cellule Du Détermination du Débit global Le débit global par cellule est toujours calculé au BH (Busy Hour).

soit par BSC ou pour une zone donnée avec le nombre de cellules couvertes par le BSC ou dans la zone. il suffira juste d’appliquer ce coefficient pour calculer le trafic global par cellule pour le service GPRS. Ainsi à chaque fois que les données sur le trafic circuit sont disponibles. Sinon. En effet si les données marketing prévoient d’avoir N utilisateurs dans une cellule donnée. Détermination du trafic élémentaire par abonné Le trafic élémentaire par abonné dépend généralement du profil des abonnés ainsi que des services qu’ils utilisent. ces derniers ne vont pas forcément vouloir tous accéder aux services GPRS en même temps .de pénétration du trafic GPRS dans le réseau GSM. Il faut donc définir une relation permettant de calculer le trafic élémentaire mais pour cela il faut fixer certains paramètres qui définissent la qualité de service comme par exemple la probabilité de satisfaction qu’un opérateur désire offrir à ses abonnés se trouvant dans une cellule ou une zone donnée. ce qui est un paramètre non moins important auquel il faudra tenir compte. Par ailleurs. La probabilité de satisfaction est définie par la fonction F(k). cela dépendra du modèle choisi. Par ailleurs si nous disposons du nombre d’abonnés global. les données relatives au profil d’abonnés permettent de quantifier les taux d’activité et les heures de charge. on peut définir un modèle de trafic pour le réseau GPRS à l’instar de l’exemple présenté cidessus. Et pour chaque taille de paquet. un pourcentage ‘d’overhead’ lui est associé. ainsi on peut considérer que parmi ces N utilisateurs présents dans la cellule. 512 kbytes est la taille moyenne de paquets par défaut pour les calculs de dimensionnement avec donc des entêtes de 14%. Il faudra aussi qu’on puisse estimer le trafic élémentaire par abonné. les données relatives aux services permettent de déterminer la taille moyenne des paquets qu’on peut aussi fixer. paramètres que nous allons noter GP pour la suite de notre étude. Si le trafic global au niveau d’une cellule est fourni alors il suffira juste de le diviser par le nombre d’abonnés par cellule. En effet. En générale. Ces cas que nous venons de spécifier ne vont pas forcément apparaître dans notre méthode de dimensionnement. on pourra également déterminer le nombre d’usagers par cellule en faisant le rapport entre le nombre d’abonnés total et le nombre de cellules concernées. Cette valeur permet en fait de déterminer le nombre d’utilisateurs pouvant être simultanément en service. k (k<N) seulement seront en service simultanément. son expression est : i F (k ) = p N ( X ≤ k ) = ∑ C N × P i × (1 − p) N i =0 k 55 .

nous pouvons déterminer par cette même méthode le nombre d’abonnés simultanément en service correspondant à chaque service et faire la somme pour retrouver l’ensemble des abonnés en service simultanément.Avec. car il y a deux possibilités pour un abonné donné : il est soit en service (ready) ou hors service (idle ou standby). p la probabilité d’avoir un « abonné en service ». F (k ) = ∑ e−λ × λ j j! j =0 k Avec λ le paramètre de la loi de poisson défini par : λ = N× nbr _ usage / mois × taux du trafic aux BHs × ch arg e unitaire Nbr _ jours actifs / mois × nbr _ BHs / jour × Débit cible × 3600 La charge unitaire et le débit cible sont liés spécifiquement aux différents services. Dans la pratique.p) tend vers une loi de Poisson de paramètre Nxp. la loi binomiale de paramètre (N. Puis quand l’opérateur fixe la valeur de F(k) désirée. ce qui pose un problème pour le calcul du débit global si on doit prendre en comptes tous les services. Par ailleurs. Et la probabilité d’avoir k abonnés simultanément en service est p N (k ) : k p N ( k ) = C N p k × (1 − p) N − k Pour N grand et p faible. il sera possible de différencier les taux de satisfaction en fonction des services au gré de l’opérateur. on peut se limiter à déterminer le nombre d’abonnés simultanément en service correspondant au service de plus court temps de service. Puisque le service avec un temps de service faible est plus exigent en terme de ressources. (l’événement considéré est abonné en service et p est sa probabilité de réalisation). Néanmoins. En faisant l’hypothèse d’un nombre élevé d’utilisateurs et une faible probabilité p. on peut écrire : P(k ) = λk k! × e−λ . on pourra déterminer le nombre d’utilisateurs pouvant être simultanément en service qu’on multiplie par le débit cible pour trouver le débit global. Débit global = k × Débit cible 56 . Son expression est : p= volume transmis par abonné à l ' heure ch arg ée débit cible × 3600 L’expression de p est définie en supposant que le nombre d’abonnés simultanément en service suit une loi binomiale. on représente la fonction F(k) en faisant varier k de 0 à N.

IV.2 Le dimensionnement de l’interface Abis L’allocation des ressources sur l’interface Abis dans le système GPRS repose sur une association statique (avec CS-1 et CS-2) entre les ressources de l’interface Air et celles de l’interface Abis.3 Le dimensionnement de l’interface Ater 57 . Figure 16: Procédure de dimensionnement des canaux PDCH IV. il n’est pas nécessaire de rajouter des ressources au niveau de l’interface Abis. Cette approche se justifie par le fait que les débits obtenus au niveau de l’interface Air avec ces deux schémas de codage ne dépassent pas les capacités de transmission d’un canal de l’interface Abis.3. D’autant plus que les techniques de modulation/démodulation ne changent pratiquement pas. Généralement s’il s’agit de l’intégration du GPRS seulement.3. Elle représente la procédure de dimensionnement des canaux PDCH pour laquelle nous avons optée pour notre étude.En fin nous pouvons résumer cette méthode nous permettant de dimensionner les canaux PDCH par la figure 16. soit 16 kbit/s.

il s’agit du nombre de time slots correspondant au trafic de données. la déduction du débit Gb maximal et par la suite la détermination du nombre de time slots Gb en divisant le débit Gb maximal par 64 kbit/s. parmi ces 32 trames. Cependant.4 Le dimensionnement de l’interface Gb Le dimensionnement de l’interface Gb peut s’effectuer en trois étapes : le calcul du débit IP maximal pour chaque BSC. / BSC = Débit global × Nb _ cell Débit Gb maximal Ce débit est plus important que le débit au niveau IP du au fait de l’ajout des entêtes IP.Comme spécifié avant. Débit IP max i. Ainsi en multipliant le débit IP par cellule par le nombre de cellule par BSC (Nb_cell). 30 sont seulement disponibles pour l’utilisateur et ceci pour des raisons de synchronisation et de signalisation. Débit IP maximal par BSC La procédure utilisée pour calculer le débit IP par cellule est la même qui sera utilisée pour déterminer le débit IP maximal par BSC. le nombre d’IT entre ces deux interfaces est égal. nous obtenons le Débit IP maximal par BSC. Il correspond ici à ce qu’on ait appelé débit global. Un lien MIC véhicule 32 trames à 64 Kbit/s de débit . Le calcul du trafic sur l’interface Gb doit également prendre en compte les acquittements et répétitions des couches protocolaires supérieures. Les calculs doivent prendre en compte les overhead des protocoles qui varient de 1% (email) à 60% (Wap). IV. ce qui fait qu’il a un débit total de 2 Mbit/s (32*64 kbit/s). le dimensionnement concernant l’interface Ater consiste en la détermination du nombre de liens nécessaires afin d’interconnecter les PCU et les BSC. le support de transmission utilisé sur l’interface Ater est un lien MIC. en plus des informations de signalisation qui représentent 6% de la taille de l’information à transmettre et des entêtes BSSGP. LLC dont la taille est estimée à 240 bits. c’est donc l’ensemble des ITs PDCH multiplexés simultanément sur l’accès radio.3. Comme conséquence de l’égalité de débit entre l’interface Abis et l’interface Ater. En effet. ces liens Ater vont se charger de véhiculer le trafic de données entre ces entités avec des débits de 16 kbit/s. NS de 58 . On a donc : Nb Liens MIC Ater = (∑ ITAbis) 30 Pour les ITs Abis. SNDCP.

120 sec.). d’une marge de sporadicité (10%). nous allons schématiser le processus de dimensionnement de l’interface Gb : 59 . du débit par usager (20-30 kb/s). Généralement un facteur multiplicatif F2 est défini et utilisé pour mieux approcher le débit Gb maximal. de la taille des paquets GPRS (512 ko).76-77]. le trafic Gb est estimé en b/s en fonction du nombre d’abonnés. du nombre de cellules par BSC. Ainsi.taille 320 bits. du taux de pénétration du GPRS (GP). L’expression permettant de le calculer est la suivante : F2 = (Taille moyenne de paquet (kbits ) + 0. Message IAM Autres messages ISUP MAP GPRS Subscriber data Autres messages GPRS Taille (octets) 60-80 15-25 80-120 150-250 80-120 Tableau 20: Taille des messages de signalisation Comme nous l’avons déjà fait pour le dimensionnement des PDCH.24) × 1.32 Taille moyenne de paquet Débit Gb max imal = Débit IP max imal × F 2 Nombre de time slots Gb Le nombre de time slots Gb nécessaires pour supporter le trafic est donné par la formule suivante : time slots Gb = Débit global au niveau Gb (kbits) 64 L’interface Gb utilise généralement une transmission en FR (Frame Relay) sur des E1.06 + 0. Un tableau récapitulant les messages de signalisation avec leur taille est présenté ci après [PIRC-p. Ce facteur par conséquent est défini comme étant le rapport entre le débit Gb maximal et le débit IP maximal et il est fonction de la taille de paquets. de la durée moyenne de connexion radio (30. etc.

nombre de PCU = Nombre PDCH par BSC Capacité d ' un PCU Le nombre de PDCH par BSC est obtenu en faisant le produit entre le nombre de PDCH par cellule et le nombre de cellule par BSC.3. La capacité d’un PCU est donnée par les caractéristiques de l’équipement fournis par le constructeur. gestion des files d’attente) et il peut être intégré dans l’architecture physique et fonctionnelle par une mise à jour matérielle et logicielle au sein même des BSC ou peut être disposé dans un équipement à part mais localisé au coté des BSC pour des raisons de planification. respectivement. Son dimensionnement doit donc tenir compte de ses fonctionnalités. Ainsi il intègre les interfaces Ater et Gb pour son interconnexion avec le BSC et le SGSN. C’est par exemple le cas des MFS fournis par Alcatel.Figure 17: Procédure de dimensionnement des canaux Gb IV. Il s’agit donc de déterminer l’ensemble des modules PCU nécessaires pour écouler un trafic donné d’un ensemble de PDCH donnés. nous déterminons le nombre de PCU nécessaires. En réalité la capacité des PCU considérée est le nombre maximum de PDCH par PCU c’est-à-dire le maximum de PDCH qu’un PCU peut traiter simultanément.5 Le dimensionnement de PCU Le Packet Control Unit est l’entité responsable du partage des ressources et de la retransmission des données erronées (segmentation des trames. Connaissant ainsi le nombre de PDCH ainsi que la capacité d’un PCU donné. Le dimensionnement sera donc propriétaire car dépendant d’une solution propriétaire de PCU. correction d’erreur et acquittement. 60 .

Figure 18: Procédure de dimensionnement des PCU IV.6 Le dimensionnement de BSC Le BSC est l’une des entités de l’architecture du réseau GSM reprises dans l’architecture du réseau GPRS. Dans le cas où les PCU sont intégrés dans un équipement tel que le MFS d’Alcatel. Cependant si les débits des données dépassent cette capacité. le dimensionnement en entrée reste inchangé généralement.3. plusieurs BSC peuvent être interconnectés à celui-ci optimisant ainsi l’utilisation. les BSC déjà déployés pour le trafic GSM disposent assez de ressources pour interconnecter l’ensemble des PCU. Donnons l’expression permettant de faire les calculs : nombre de BSC = Nombre de PCU Capacité d ' un BSC en PCU 61 . l’exploitation et la gestion du réseau. il faudra des extra time slots au niveau Abis afin de véhiculer l’ensemble du trafic. c’est l’entité qui sera interconnectée avec un ou plusieurs PCU via l’interface Ater et il est relié à la BTS via l’interface Abis. S’il s’agit de l’implémentation du GPRS uniquement avec des probabilités de débits inférieurs à celui de l’interface Abis (16kbit/s) (ceci étant déterminé par les probabilités d’activation des schémas de codage). Et. Généralement.

Il devra être en mesure d’évoluer afin de permettre de faire la planification du réseau résultant du dimensionnement ou même d’intégrer d’autres types de réseau tel que le réseau EGPRS ou EDGE. la méthode choisie est la représentation matricielle. Dans le cas du réseau GPRS. C’est pour cette raison que le modèle va prendre en compte les caractéristiques de l’infrastructure GPRS existante. dans le but d’améliorer la qualité de service offerte à leurs clients de plus en plus exigeants en termes de diversité et de qualité de service. les opérateurs de téléphonies mobiles sont le plus souvent amenés à effectuer des extensions. Donc cet outil sera adapté aux besoins fonctionnels du réseau GPRS de Orange. Objectifs du modèle Le modèle de dimensionnement que nous voulons proposer a comme objectif principal de permettre d’effectuer à chaque fois que nécessaire la mise à jour du dimensionnement du BSS du réseau GPRS de Orange Sénégal. Ainsi chaque entité devra avoir sa propre identité afin qu’elle puisse être située dans le réseau. les ressources additionnelles éventuelles qu’il faudrait pour gérer efficacement les prévisions de trafic de données au niveau de chaque cellule. nous allons utiliser la 62 . Ces opérations vont définir une procédure de dimensionnement visant à faciliter l’intégration de nouvelles ressources dans le réseau tout en évitant de déployer utilement des ressources (excès de ressources). il devra pour cela tenir compte des paramètres qui n’ont pas été utilisés dans le modèle de dimensionnement existant. C’est pourquoi il nous faut nécessairement représenter l’existant et. Afin de pouvoir faire la mise à niveau entre les besoins de ressources et l’infrastructure existante en termes de capacité exploitée et capacité disponible. le but de notre travail est de mettre à la disposition de l’équipe chargée du dimensionnement du réseau GPRS un outil d’aide au dimensionnement BSS. Ainsi. En effet. de n’importe quel réseau en général suit différentes étapes et procédures qui diffèrent d’un opérateur à l’autre. Définition de l’infrastructure existante : Etant donné que notre modèle de dimensionnement va s’appuyer sur l’infrastructure déjà déployée.IV.4 OUTIL DE DIMENSIONNEMENT BSS D’UN RESEAU GPRS Le dimensionnement d’un réseau GPRS. l’intégration de nouveaux services. des mises à jour sur leur réseau avec l’intégration de nouveaux équipements et produits. l’augmentation du taux de pénétration du GPRS dans le réseau GSM impliquent des opérations de dimensionnement s’appuyant sur l’existant.

Le schéma suivant permet de faire l’illustration : Figure 19: Schéma de mise à niveau Spécifications de notre modèle Modélisation du trafic GPRS La modélisation du trafic GPRS consiste à définir un ensemble d’éléments permettant de caractériser le trafic GPRS au niveau du réseau d’accès mobile de la SONATEL.procédure faisant la comparaison entre le besoin et la disponibilité au niveau de chaque entité du BSS. Taux de Débit cible Usage/abonné (Kbit/s) /mois Volume unitaire (ko) Services MMS WAP Internet Mobile Black Berry pénétration (%) Tableau 21: profile services offerts par Orange 63 . Par ailleurs il faut éventuellement répartir les abonnés en deux classes à savoir la classe affaire et la classe particulier. Il s’agit de caractériser les services offerts dans le but de définir la taille moyenne des paquets.

nous allons produire une matrice comportant pour chaque valeur de F(k). en fonction du modèle choisi. Dans l’implémentation du modèle de dimensionnement nous pourrons tenter de rendre le dimensionnement le plus flexible possible en permettant à l’usager de choisir le modèle de trafic qu’il désire utiliser. Alors. En effet. Modèle de dimensionnement des canaux PDCH Nous allons adopter la même démarche que celle présentée dans la partie théorique.Classe d’abonnés Affaire Particulier Nombre actifs/mois de jours Nombre de BH/mois Taux de trafic au BH Tableau 22: profile abonnés GPRS Cette répartition des abonnés et des services est nécessaire si toutefois le processus de Poisson est utilisé pour modéliser les abonnés pouvant être en service simultanément. seulement que pour la probabilité de satisfaction. la valeur de k. un ensemble de paramètres utiles dans le processus de dimensionnement sera généré. Donc ces valeurs peuvent être obtenues par simulation. Et. 64 . l’usager fournira en entrée les valeurs de chaque paramètre. la plupart des caractéristiques définies dans ces modèles interviennent dans la définition de la fonction caractérisant le taux de satisfaction dans le calcul du paramètre λ.

Figure 20: modèle de dimensionnement des canaux PDCH Le nombre d’abonné GSM est fourni par les données marketing. nous pourrons supposer qu’elles présentent les mêmes paramètres concernant les caractéristiques des abonnés. 65 . Modèle de dimensionnement des PCU La procédure de dimensionnement des modules PCU que nous utilisons sera la même que celle présentée précédemment dans la partie de l’étude théorique du dimensionnement. le nombre d’abonnés dans une cellule donnée ne pourra être connu exactement. Nous reprenons effectivement et exactement la même figure. Pour les cellules d’une même zone géographique donnée. néanmoins nous pouvons le fixer approximativement. De toute façon.

Figure 21: modèle adopté pour le dimensionnement des PCU La fiche technique des modules PCU sera représentée par une matrice ou un tableau et comportera l’ensemble des caractéristiques les décrivant et principalement leur capacité en PDCH. Modèle de dimensionnement des interfaces Gb Autant que les PCU. La procédure adoptée est la suivante : Figure 22: Modèle utilisé pour le dimensionnement de l’interface Gb Définition de la base de données: 66 . le dimensionnement de l’interface Gb suit là même procédure que celle présentée plus haut. Donc nous allons utiliser le débit IP global déjà calculé dans la procédure de dimensionnement des canaux PDCH ainsi que le nombre de cellules pour lesquelles le trafic transite par le MFS ou PCU en question.

une base de données contient plusieurs tables et une table est un ensemble d’enregistrements dont chacun contient un nombre déterminé de champ parmi lesquels une clé primaire permet de différencier chaque enregistrement. les MFS et les SGSN. Pour aboutir à un modèle relationnel il faut commencer par recenser les données nécessaires au modèle relationnel (données élémentaires. Dans notre cas. Le modèle relationnel est en fait un modèle d’organisation des données sous forme de relation. Les différentes entités sont : les cellules. il s’agit de définir une table pour chaque entité présente dans le réseau ou au mieux pour les entités prises en compte dans le processus de dimensionnement avec le modèle proposé. Par ailleurs. Les attributs de chaque entité seront aussi les informations ou caractéristiques intervenant dans les calculs de dimensionnement et d’autres qui pourront servir si toutefois on voudrait que l’outil intègre les opérations de planification qui suit le dimensionnement. on regroupe les attributs dans les différentes relations (dans une relation.Nous allons utiliser une base de données relationnelle pour la gestion de l’ensemble des entités du réseau d’accès. les PCU. les clés étrangères qui permettent de lier les relations entre elles ou les clés primaires concaténées. les BTSE qui illustrent un ensemble de cellule qu’il gère et l’équipement BTS. Ainsi on a les différentes tables suivantes: Pour une cellule Attributs Id_cellule Id_BTS Nb_ab Nb_PDCH BLER Tau_satisfact Trafic GPRS Taille des paquets Libellé Identité de la cellule Identité de sa BTSE Nombre d’abonnés GSM Nombre de time slot pour le trafic data Block Error Rate Taux de satisfaction Le trafic de données de la cellule La taille des paquets Types Texte Texte Entier Entier Décimal Décimal Décimal Décimal 67 . sont exclues les données calculées). Enfin. les BSC. il faudra normaliser le modèle en troisième forme normale. Ensuite. sont regroupés les attributs de même nature pour former des ensembles homogènes d’informations) et on recherche les dépendances fonctionnelles qui permet d’identifier les clés primaires de chaque relation.

Pour un BTSE Attributs Id_BTSE Nb_TRX Nb_PDCH Nb_Cell Nbr_ab Trafic Id_BSC Nb_TS_Abis Pour un BSC Attributs Id_BSC Nb_BTS Nb_BTS_u Nb_Cell Nb_Cell_u Nb_PCU Nb_Abis Nb_Ater_PS Id_MFS(PCU) Pour un PCU Attributs Id_PCU Nb_Cell Nb_Cell_u Nb_PDCH Nb_Ater Nb_Gb Libellé Identité du PCU Capacité en cellule du PCU Nombre de cellules gérées par le PCU Capacité du PCU en PDCH Capacité de connexion en Ater Capacité de connexion en Gb Types Texte Entier Entier Entier Entier Entier Libellé Identité du BSC Capacité en BTS du BSC Nombre de BTS gérées par le BSC Capacité en cellule du BSC Nombre de cellules gérées par le BSC Capacité du BSC en PCU Capacité de connexion en Abis Capacité de connexion en Ater dédiée au GPRS Identité du MFS (PCU) de connexion Types Texte Entier Entier Entier Entier Entier Entier Entier Texte Libellé Indentité du BTSE Nombre de TRX du BTSE Nombre de TS dédiés au trafic data Nombre de Cellule de la BTS Nombre d’abonnés GSM gérés par le BTSE Trafic global de la BTSE Identité de son BSC de connexion Le nombre de time slot Abis Types Texte Entier Entier Entier Entier Décimal Texte Entier 68 .

Il est constitué d’un serveur SQL (Structured Query Language). MySQL est un SGBDR facile à mettre en œuvre.Pour un MFS Attributs Id_MFS Nb_BSC Nb_BSC_u Nbr_GPU Nb_PDCH Nbr_Ater Nbr_Gb Libellé Identité du MFS Capacité en BSC du MFS Nombre de BSC connecté au MFS Capacité du MFS en GPU Capacité en PDCH du MFS Capacité de connexion en Ater Capacité de connexion en Gb Types Texte Entier Entier Entier Entier Entier Entier Pour un SGSN Attributs Id_SGSN PP Nb_SAU Nb_PDP IP_Gb FR_Gb Libellé Identité du SGSN Package du produit Capacité en SAU du SGSN Capacité en contextes PDP du SGSN Débit Gb sur IP Débit Gb sur du Frame Relay Types Texte Texte Entier Entier Décimal Décimal Environnement de travail Le principe de notre application est celui d’un modèle client/serveur où le client sera un programme Java et le serveur la base de données qu’on vient de décrire. C'est-à-dire que les clients doivent s’adresser au serveur qui gère. 69 . Donc nous ferons recourt au JDBC (Java Data Base Connectivity) dans l’utilisation de la base de données. populaire et son implémentation est libre. Il fonctionne sur de nombreux systèmes d’exploitation avec une large assistance technique. Présentation de MySQL MySQL est basé sur une architecture client/serveur. contrôle et arbitre les accès aux données. langage de requête sur les bases de données qui utilise le modèle relationnel. Pour implémenter la base de données nous allons utiliser MySQL et les applications implémentant les calculs de dimensionnement seront écrites sous Java. Il est sécurisé et il utilise efficacement la mémoire.

2. Pour nous. Il faut noter que Java a été destinée au départ à la programmation de centraux téléphoniques sous l’appellation de langage ˝oak˝ et c’est la société Sun qui a eu l’idée de le recentrer sur les applications de l’Internet et des réseaux. 70 . il s’agit du premier cas et nous allons nous servir d’Eclipse pour la création de notre interface homme-machine (IHM).Le schéma relationnel de la base de données que l’application implémente est présenté cidessous. Figure 23 : schéma relationnel de la base de données Présentation de Java (JDBC) Apparu en fin 1995 début 1996 et développé par Sun Microsystems. Java 2 est la version stabilisée de java fondée sur la version initiale 1. on a la possibilité de développer des applications qui sont des logiciels classiques s’exécutant directement en code exécutable par le système d’exploitation (code natif) ou de développer des applets qui sont des programmes java insérés dans un document HTML s’exécutant à travers la machine virtuelle de java du navigateur lisant le document HTML. En java. Java s’est très rapidement taillé une place fort importante en particulier dans le domaine de l’Internet et des applications client/serveur. Son point fort qui le démarque des autres est. sa portabilité due à ses bibliothèques de classes indépendantes de la plateforme.2 du JDK. Il a comme objectif principal d’être multi plateformes et d’assurer la sécurité aussi bien pendant le développement que pendant l’utilisation d’un programme java. C’est un langage en permanente évolution. en plus du fait qu’il est algorithmique et orienté objet.

donc ce fichier sera fourni avec l’application.5 APPLICATION ET DESCRIPTION DE L’ODBG Etant donné que les données marketing ne sont pas disponibles. des captures d’écran seront présentées à chaque étape de la simulation.IV. Pour que l’outil fonctionne il faudra disposer d’un serveur MySQL et d’un JVM installés sur la machine où tourne l’application. Considérons une cellule ayant comme caractéristiques : le nombre d’abonnées GSM est de 650 abonnés.sql et une fois ceci fait la base est créée et est utilisable. Un fichier de type SQL (. Le trafic de voix est 7 fois plus important que le trafic GPRS Le taux de blocage est de 3% Le service considéré est caractérisé par : Taux de pénétration Débit cible Usage/abonné/mois Volume unitaire Nom service WAP - 25% 20 kbits 12 300 ko La classe utilisant ce service est caractérisée par : Nbr jours actifs/mois Nbr BH/jour Taux de trafic au BH Classe abonné Particulier - 30 2 80% Le taux de satisfaction fixé par l’opérateur est de 80% La probabilité d’utilisation des CSi est donné par : CSi CS1 CS2 CS3 CS4 Prob(CSi) 10% 45% 30% 15% La taille d’un paquet est estimée à 512 Ko L’ensemble de ces données caractérise le modèle de trafic GPRS au niveau de la cellule. Généralement le JVM est disponible sur l’ensemble des systèmes d’exploitation XP. Pour se faire. Il faudra aussi que la base de données soit crée au niveau du serveur. il suffira juste de lancer sa console et d’exécuter le fichier . Ensuite. L’icône de l’outil est le suivant : 71 . Et le serveur devra être démarré.sql) a été créé et permettra à chaque fois que nécessaire de créer la base pour un nouveau utilisateur. après avoir installé le serveur MySQL. au cas contraire. des erreurs de connexion seront générées. nous définissons un ensemble de données pour une cellule donnée dans le but de présenter une simulation du fonctionnement de l’application dans le cas du dimensionnement des canaux PDCH.

Elle présente un ensemble de boutons pour l’édition et l’affichage de données pour l’ensemble des entités du réseau d’accès. La fenêtre est la suivante : Figure 26 : interface de gestion de la base de données 72 .Figure 24: icône de l’ODBG L’écran d’accueil de l’outil est le suivant : Figure 25 : fenêtre d’accueil ODBG Le bouton "Base de Données Réseau d’Accès" ouvre la fenêtre qui donne accès aux différents éléments de la base.

on peut saisir directement les valeurs et cliquer sur le bouton "Enregistrer". si on a à enregistrer une ou deux cellules. Sinon. surtout pas à la fin. C’est la fenêtre suivante : permet 73 . elles sont remplacées par /N.) et chaque enregistrement se termine par un retour à la ligne sauf la dernière ligne. Le fichier ne doit pas donc comporter de ligne vide.Le bouton "Editer les données d’une cellule" ouvre la fenêtre suivante et permet l’insertion de données de cellules dans la base: Figure 27 : interface d’enregistrement de cellule On a deux possibilités. ceci pour que le serveur puisse les traduire en valeur nulle. Une fois que le fichier est correctement créé et sauvegardé. S’ils y a des données manquantes dans un enregistrement. Le bouton "Charger le fichier" d’effectuer l’enregistrement des données.txt) dont le format est défini comme suit : les champs sont séparés par des point virgule (. on peut les mettre dans un fichier de type point texte (. Le bouton "Afficher les données d’une cellule" permet d’afficher les données saisies. on fournit à l’application le chemin de celui-ci là où il est indiqué URL. s’il s’agit de plusieurs cellules dont il n’est pas raisonnable d’entrer les données cellule par cellule.

On a la même procédure pour les autres entités.Figure 28 : fenêtre d’affiche de cellule L’ensemble des identités des cellules enregistrées dans la base sont disponibles dans le check box. Choisissez la cellule à afficher et cliquez sur le bouton "Afficher ". Le bouton "Effectuer un dimensionnement " conduit à la fenêtre ci-après : Figure 29 : interface de dimensionnement Le bouton "Dimensionnement de canaux PDCH" ouvre la fenêtre suivante : 74 .

on estime la capacité moyenne par PDCH à l’aide du bouton "Pondération des CSi". Ensuite.Figure 30 : interface de dimensionnement de canaux PDCH Il faut valider le choix par le bouton "Valider" après avoir sélectionné l’identité de la cellule à dimensionner dans le check box. Le bouton "Dimensionner" effectue le dimensionnement à la suite de ces deux éditions dont les fenêtres sont présentées ci-après : Figure 31 : interface de modélisation du trafic GPRS 75 . Pour dimensionner. on édite d’abord le modèle de trafic GPRS à l’aide du bouton "Editer le Modèle de Trafic GPRS" qui permet d’estimer le débit global généré dans la cellule à l’heure de pointe.

Figure 32 : interface de calcul de la capacité moyenne/PDCH Figure 33 : résultat du dimensionnement de canaux PDCH Le bouton "Mise à jour du dimensionnement" ouvre la fenêtre suivante : 76 .

les quatre fenêtres suivantes : Figure 35 : interface de mise à jour de site BTSE Figure 36: interface de mise à jour de site BSC 77 . "Mise à jour de site MFS" et "Mise à jour de site PCU" donne.Figure 34 : interface de mise à jour du dimensionnement Les boutons "Mise à jour de site BTS". "Mise à jour de site BSC". respectivement.

le fonctionnement de l’outil. 78 .Figure 37: interface de mise à jour de site MFS Figure 38: interface de mise à jour de site PCU Les boutons "A propos de ODBG". la norme GPRS et quelques indicateurs de performance du réseau GPRS. respectivement. "Présentation du GPRS" et "KPI GPRS" expliquent. Le bouton "Quitter ODBG" ferme l’application et toute autre fenêtre ouverte.

Cela nous montre qu’il faut aussi un bon dimensionnement du trafic de parole pour que le dimensionnement du trafic de données puisse voir son impact dans la gestion des KPI. les plus activés dans le réseau et fournir leur valeur au niveau de la pondération des CS. par contre. minime soit-il. sinon on peut 79 . Ce qui a permis de bien comprendre par la même l’importance du dimensionnement dans l’intégration des ressources. Par ailleurs du fait que le GPRS vient s’ajouter au réseau GSM existant. il a aussi été question de comprendre l’architecture d’un réseau GSM et surtout les caractéristiques et rôles de chacune des entités jouant un rôle important. on pourra tout simplement considérer quatre MCS. Ce dimensionnement ne devrait pas être banalisé car il restera toujours une opération au cœur du cycle de vie d’un réseau cellulaire tel que le GPRS. il permet aussi d’améliorer le modèle de dimensionnement en utilisant l’approximation par la loi de Poisson et cela a l’avantage d’éviter à l’opérateur de déployer inutilement des ressources. donc c’est dans une perspective d’innovation. car s’il faudrait prendre en compte l’EDGE. surtout celles intervenant dans les procédures de calculs de dimensionnement. surtout pour les liens de transmissions MIC qui sont relativement chers. il nous a fallu présenter le GPRS dans toutes ses facettes. l’évolution des paramètres caractérisant ce réseau et la densification dans un tel réseau cellulaire.CONCLUSION GENERALE Afin de bien comprendre le dimensionnement du trafic pour un réseau GPRS. Il peut aussi faire le dimensionnement du service EDGE. très importante et assez complexe du fait qu’il faut dimensionner pour chaque cellule pour un réseau donné. Le principal problème dans tout ce travail est de disposer de données réelles qui devraient provenir des études marketing effectuées au près des usagers du service GPRS. Le recourt aux outils de prédiction pourrait être une bonne alternative pour résoudre ce problème d’insuffisance de données pour alimenter le dimensionnement et par la suite la planification des réseaux cellulaires. ce qui reste souvent assez difficile du fait que les moyens utilisés restent systématiquement inefficaces. En effet il permet tout abord d’automatiser une opération récurrente. Par ailleurs. dans l’élaboration et la prise en charge du trafic de données GPRS au niveau du réseau d’accès. L’outil que nous avons proposé pour effectuer le dimensionnement du BSS d’un réseau GPRS a plusieurs avantages. on n’aura pas besoin de développer encore une application pour effectuer son dimensionnement.

un script au package (fichier jar) déjà obtenu et juste recompiler et recréer l’icône. 80 . Ceci est incontournables car la licence UMTS coûte excessivement chère et elle est souvent vendue aux enchères.bien rajouter une interface. Ainsi l’EDGE rajouté au GPRS reste aujourd’hui une bonne alternative pour les opérateurs n’ayant pas de licence UMTS (la 3G) pour offrir des services de même niveau avec des débits acceptables.

le transfert des données et l’allocation des ressources. Les KPI sont obtenus par combinaison de différents compteurs mesurés au niveau de l’OMC (remontés par les BSC à l’OMC-R) liés à un évènement survenu dans le réseau sur un intervalle de temps précis. l’interface Gb et l’interface Ater.Annexe Présentation de quelques KPI (Key Performance Indicator) GPRS Cette annexe présente quelques clés indicatrices de performance du réseau jugées importantes et qui sont les plus suivies en GSM/GPRS. de coupure. Un exemple de calcul est le suivant : taux de coupure = coupure radio + coupure radio pendant réallocation + coupure int erface Gb problème de transmission + coupure BSS / nombre de TBF établis. La première sous-classe fournit des informations liées à des évènements survenus lors de la phase d’établissement d’un flux de données : Taux de succès et d’échec d’attachement au GPRS (GPRS Attach). Ils sont complétés par les mesures terrains afin d’évaluer la qualité de service du réseau permettant entre autres une analyse détaillée. d’interférence. Les indicateurs de clés de performance KPI jouent un rôle significatif pour la détermination des failles de la QoS ainsi que l’analyse combinée de ces indicateurs est très importante pour le raffinage. Taux d’échec d’allocation de ressources pour flux montant ou descendant Taux de coupure après allocation de flux montant ou descendant Taux de succès et d’activation/désactivation de contextes PDP Activité de flux de données temporaire TBF (ouvert ou fermé) 81 . variée et causale des principaux phénomènes et problèmes rencontrés dans le réseau GPRS. Les mesures sont effectuées sur trois interfaces : l’interface radio. Ils sont subdivisés en trois sous-classes : l’établissement de sessions. la supervision et l’ajustement de la performance du réseau GPRS. Les KPI présentent une gamme d’indicateurs qui couvrent différents aspects de performances du réseau en matière de trafic.

Ceci peut entrainer la dégradation de la qualité de service pour les mobiles éloignés. L_RXLEVEL_XX_H (XX=UL ou DL) : il présente le seuil de seuil de déclenchement de handover sur les deux liens (DL ou UP). l’augmentation de la valeur de RXLEVEL_MIN permet de limiter la zone de service de la cellule et réduit le taux d’arrivée de nouveaux mobiles. Si celle-ci est trop chargée. Il détermine sa zone de service et permet d’ajuster la charge de trafic à l’intérieur de la cellule. présentons quelques paramètres radio cibles intéressants pour l’amélioration de la qualité de service : RXLEVEL_ACCESS_MIN : c’est le seuil minimal d’accès à la cellule.Taux de succès de mise à jour de localisation Taux de succès de mise à jour de zone de routage Durée moyenne d’attachements GPRS Durée moyenne d’activation de contexte PDP Durée moyenne de mise à jour de localisation Durée moyenne de mise à jour de zone de routage Cette liste n’est pas exhaustive. suite à l’affaiblissement du niveau de sang sur ces deux liens. Par contre la diminution de cette valeur conduit à l’élargissement de la zone de service de la cellule permettant l’accès à plus de mobiles. La seconde sous-classe présente des informations correspondantes à des évènements ayant des impactes sur la qualité de service sollicitée par l’utilisateur : Taux de retransmission des blocs RLC et des trames RLC Taux de pertes des blocs RLC Taux de trames LLC rejetées sur expiration : une trame LLC down link qui arrive au BSS est stockée pour une certaine durée au delà de laquelle elle est rejetée Le taux de rejet de paquets Le pourcentage d’utilisation des schémas de codage Débit moyen par PDCH Débit moyen de transfert des données La dernière sous-classe évalue l’allocation des ressources : Taux d’utilisations des canaux PDCH pour le transfert des données Taux de disponibilité des canaux PDCH Nombre moyen de canaux PDCH utilisé en UL et DL A présent. Le RXLEVEL_XX_H permet de déclencher le handover le plus 82 .

L’analyse de la performance et la détection des anomalies sont ainsi faites. Une comparaison entre les indicateurs obtenus et ces paramètres seuils (fixés par l’opérateur) permet de déterminer les seuils d’une qualité de service acceptable. Il maximise la qualité de communication et minimise le taux de handover suite. Contrairement au service voix. il y a ré-sélection d’une nouvelle cellule. L’augmentation de sa valeur entraîne la diminution de la charge de trafic dans les couches microcellulaires et l’augmentation de ces valeurs dans les couches macro-cellulaires. il n’y a pas de procédure de Hand Over en GPRS/Edge.proche de la cellule. la dégradation du lien radio en Downlink. L’augmentation de sa valeur entraîne un retard dans le déclenchement du handover. HO_MARGIN : c’est l’hystérésis permettant d’obtenir un compromis entre le taux de handovers ping-pong et la qualité de service. la détection d’une voisine dont le niveau est meilleure que celui de la cellule serveuse. à l’élévation et à la diminution de sa valeur. la dégradation du niveau de signal reçu en Downlink. la diminution de sa valeur augmente le nombre de handover ping-pong (avec une qualité suffisante). Son augmentation est inversement proportionnelle à celle du nombre d’exécution des handover. respectivement. par contre. RA_RESELECT_HYSTERESIS : évite la ré-sélection de cellules appartenant à des RA différents et réduit le taux de paging infructueux. Sa valeur par défaut est comprise entre 101 et 110 dB. Les critères de ré-sélection sont les suivants : la dégradation du lien radio en Uplink. L_RXLEVEL_CPT_HO : c’est le seuil permettant le changement de couche (de la couche micro-cellulaire vers la couche macro-cellulaire et vice versa). GPRS_TEMPORARY_OFFSET : évite la ré-sélection ping-pong à la frontière de la cellule. 83 . L_RXQUAL_XX_H (XX=UL ou DL) : c’est le paramètre qui spécifie le déclenchement du handover sur qualité en DL ou UL. le critère de congestion de la cellule serveuse. et par la suite une dégradation de la qualité de service (avec un nombre de handover ping-pong faible).

etudionet. Ingénierie des réseaux cellulaires [IRC] Auteur : Sami Tabbane 2.google. collection dirigée par Guy Pujolle a.com (septembre 2008) 4. http://www. ingénierie des réseaux cellulaires.com (septembre 2008) 5. http://www. 84 . http://www. Documentation fournie par le département RAM 6. Livres : Réseaux et Télécoms.Bibliographie : 1.developper. Documentation obtenue auprès des ingénieurs radio d’Ericsson et de Huawei. Pratique de l’ingénierie des réseaux cellulaires [PIRC] du GSM/GPRS à l’UMTS Auteurs : Sami Tabbane Mohamed Tahar Missaoui b.com (septembre 2008) Mots clés : Evolution du réseau GSM au réseau GPRS Dimensionnement de réseaux cellulaires Etude d’un réseau de données de types cellulaires Mémoires en ligne. GPRS Réseaux et Services GPRS Qualité de service dans un réseau GPRS 3.

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