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COURS DE FRANÇAIS POUR LES ÉTUDIANTS EN ADMINISTRATION PUBLIQUE - PREMIERE ANNÉE-

2005-2006

ARGUMENT

Le cours de français pour les étudiants en administration publique - première année se propose de mettre à la disposition de ceux qui s’en servent les outils nécessaires à l’amélioration de leur français, d’une part, et, d’autre part, de leur fournir les moyens appropriés à leur formation en tant que spécialistes en droit. C’est pourquoi chaque unité comprend deux volets : un texte de spécialité et une section grammaire. Le texte de spécialité octroie à l’étudiant l’accès à des fragments significatifs du point de vue lexical, à même de lui permettre de se constituer un vocabulaire de spécialité, indispensable à sa formation. Le texte devient aussi prétexte : il servira de base à des exercices de communication, simples, mais qui pourront constituer le point de départ d’un débat plus ample. À la fin de son parcours l’étudiant aura constitué, à partir des textes proposés, un micro-dictionnaire de droit qui lui facilitera la consultation des textes de spécialité. La section grammaire est destinée à aider l’étudiant dans ses efforts d’améliorer son français, qu’il s’agisse de la compréhension ou l’expression orale et écrite ; il y trouvera une révision des grands thèmes de la morphologie, traités de manière synthétique, et des exercices simples, susceptibles de lui permettre d’automatiser des connaissances grammaticales fondamentales. Des annexes fournissent des informations destinées à faciliter le travail de l’étudiant (tableaux de conjugaison). Le cours a été élaboré afin de respecter la structure approuvée pour ce cycle, à savoir 6 heures de cours et 26 heures de séminaire (3 heures de cours et 13 heures de séminaire par semestre). Tatiana-Ana Fluieraru

UNITÉ 1

CE QUI EST INDISPENSABLE DE SAVOIR SUR LA FRANCE

La République française est un État de l’Europe occidentale ayant une superficie de 543 965 (soit plus de deux fois la superficie de la Roumanie) et 61 millions d’habitants (104 habitants/km2). La

capitale de la France est Paris ; fête nationale le 14 juillet (célébrations de la prise de la Bastille en 1789). Les frontières maritimes de l’Hexagone sont presque égales aux frontières terrestres. La France est limitée au nord-ouest par la Manche et la mer du Nord, au nord et nord-est par la Belgique, le Luxembourg et l’Allemagne, à l’est par l’Allemagne, la Suisse et l’Italie, au sud par la Méditerranée et l’Espagne et à l’est par l’Océan Atlantique. Elle est reliée à l’Angleterre par le tunnel sous la Manche, entre Calais et Douvres. La France a un relief varié :

- les massifs hercyniens, érodés, transformés en montagnes et plateaux : l’Ardenne, le Massif

armoricain, le Massif central, les Vosges ;

- les chaînes récentes, Jura, Pyrénées, Alpes (Mont Blanc, 4808 m) ;

- les bassins sédimentaires de Paris et d’Aquitaine ;

- des plaines de remblaiement (l’Alsace, le couloir Saônne-Rhône, la plaine du Roussillon, du

Languedoc et du bas Rhône). La France a un climat tempéré océanique. À l’est le climat est tempéré, alors qu’au sud se manifeste l’influence méditerranéenne. La France est traversée par de grands fleuves reliés entre eux par des canaux : la Seine, la Loire, le Rhin, le Rhône, la Garonne. L’histoire de la France est partagée en deux époques dont l’année charnière est septembre 1792 (proclamation de la Ière République) : on appelle traditionnellement la première période l’Ancien Régime. Le territoire de la France actuelle a été habité depuis un million d’années ; au Ve millénaire s’y installe une civilisation mégalithique dont on retrouve encore les traces à l’ouest. Les Grecs colonisent le littoral méditerranéen (Marseille, Antibes, Monaco) et entretiennent des relations commerciales avec les habitants de la région qu’ils appellent Celtes (Gaulois). Les Romains s’emparent de la partie sud de la Gaule en 121 avant J.-C. (Provincia Narbonensis, d’où le nom de Provence) et de la totalité du territoire en 52 av. J.-C. (Jules César). Commence alors un processus complexe de romanisation des Gaulois qui durera jusqu’à l’époque des invasions germaniques (Ve siècle) : la Gaule subit un processus d’urbanisation, un réseau de routes est mis en oeuvre, la culture romaine rayonnent partout. Les peuples germaniques envahissent le territoire de la Gaule romaine : Vandales, Suèves, Burgondes, Wisigoths y fondent des royaumes. Mais l’arrivée des Francs modifie ce tableau :

Clovis réussit à chasser les Wisigoths au-delà des Pyrénées et fonde un royaume franc (481-511). La première dynastie, la dynastie des Mérovingiens (481-751), est mise en place. C’est grâce aux maires du palais que le royaume franc renaît : Charles Martel arrête l’avancée des Sarrasins (Arabes et Berbères) à Poitiers en 731. Son fils deviendra le premier roi d’une nouvelle dynastie, celle des Carolingiens (751-987) dont le plus illustre représentant est Charlemagne, empereur d’Occident (800). Ce sont les disputes entre ses petits-enfants qui modèlent une partie importante de l’Europe : par le traité de Verdun, 843, trois États apparaissent sur les décombres de l’héritage carolingien, la France, l’Allemagne et l’Italie. Car on peut déjà parler de France et de la langue française au milieu du IXe siècle. Les invasions des Hongrois, des Sarrasins et des Normands provoquent une nouvelle période d’anarchie. Dans

ces conditions les ducs de Paris ont le rôle à jouer. Un de leurs descendants, Hugues Capet, est élu roi et fonde une nouvelle dynastie, la dynastie capétienne (975-1792)1. La France connaît un 1 1

développement économique et culturel au cours du XII-e-XIII-e siècle ; son unité doit beaucoup à l’action de Philippe Auguste, qui se nomme roi de France. Avant lui le nom de “France” était réservé surtout au domaine royal (Île-de-France, autour de Paris) ; Philippe Auguste (1180-1223) confisque les possessions françaises des Plantagenêt, devenus rois d’Angleterre (sauf la Guyenne). Ses successeurs continueront l’oeuvre d’agrandissement du territoire du royaume, en rattachant au royaume le Languedoc (1271), plus tard l’Orléanais, 1498, la Bretagne, 1532, le Bourbonnais, l’Auvergne, la Marche, 1527, la Navarre, 1598, l’Artois, le Roussillon, la Franche- Comté, le Hainaut, Strasbourg, XVIIe siècle. La Guerre de Cent ans (1337-1457) menace l’unité et la survie même de la France et se transforme en une véritable guerre civile qui oppose le clan des Armagnacs, favorable au roi de France, et celui des Bourguignons, favorable aux Anglais. Jeanne d’Arc et l’action décidée de Charles VII détermineront un tournant décisif de la guerre et du devenir de la France. L’unification de la loi, des institutions et de la langue (ordonnance de Villers-Cotterêts, 1539, qui impose l’emploi du français dans tout les actes de justice ; l’état civil est créé) entreprise par François Ier (1515-1547) contribue de manière décisive au façonnement du nouvel État. La France affirme son désir de devenir une puissance européenne (guerres d’Italie - 1494-1559), mais aussi mondiale : François Ier fonde le port du Havre (pour faciliter la circulation vers l’Ouest) et encourage les expéditions de Jacques Cartier, le “découvreur du Canada”, 1534 (Terre-Neuve et l’Ouest ; fondateur du Mont-Royal - Montréal). Le contact avec l’Italie permet un nouvel essor culturel : le XVIe siècle est le siècle de la Renaissance qui inaugure le faste en architecture, peinture, sculpture, littérature. Il est aussi le siècle des guerres de religions (1562-1598), des guerres civiles qui opposent catholiques et protestants. Cette époque particulièrement violente se clôt par l’Édit de Nantes, 1598 2 , qui permet le culte protestant en France et rétablit la paix avec l’Espagne. Grâce à la politique du cardinal de Richelieu la France s’affirme de nouveau comme une grande puissance européenne (Guerre de Trente ans). L’absolutisme royal, inauguré par François Ier, trouve son expression la plus complète avec Louis XIV, le Roi Soleil. La France, par sa force et sa culture, est une grande puissance européenne. Son élite imposera quelques principes démocratiques que la Révolution française (1789-1799) s’efforcera de mettre en place. La Déclaration des droits de l’homme et du citoyen, 1793, l’abolition des privilèges, la Constitution de 1791, la réorganisation juridique, financière (apparition du franc), administrative (création des départements), le tricolore français - en voilà quelques-uns des actes de cette révolution qui dévora ses enfants. C’est à cette même révolution que nous devons le mètre et le kilo. La Convention, le Directoire et le Consulat couvrent la période de la Première République(1791-1804), à laquelle met fin le premier empire, celui de Napoléon Ier (1804-1815). Son rêve d’unifier l’Europe sous un seul gouvernement prend fin 1814. La Restauration des Bourbons sur le trône de France (1815-1848) est marquée par de nombreuses émeutes qui culminent avec la Révolution de 1848 quand est proclamée de nouveau la République. Mais le président de la Deuxième République, Louis-Napoléon Bonaparte, préfère imiter son illustre oncle et procède à un coup d’État (2 décembre 1851, journée symbolique, celui du sacre de Napoléon Ier 3 ). Le 2 décembre 1852 il restaure l’empire (Second Empire 1852-1870). Malgré l’illégitimité du pouvoir de Napoléon III (L.-N. Bonaparte) et le régime autoritaire qu’il a

1 Les Capétiens directs (987-1328) ; les Valois (1328-1498) ; Valois-Orléans (1498-1515) ; les Valois-Angoulême (1515-1589) ; les Bourbons (1589-1830). 2 Révocation de l’édit de Nantes sous Louis XIV, 1685, suivie par des révoltes et l’émigrations des huguenots (protestants français).

3 Celui-ci avait donné le coup d’État du 18 Brumaire an VIII – 9 nov. 1799, devenant premier consul.

institué, la France connaît une époque de prospérité et d’expansion (guerres de Crimée, d’Italie 4 , campagnes en Algérie jusqu’en 1857, conquête de Cochinchine, 1867, expédition malheureuse au Mexique) à laquelle la guerre franco-prussienne va mettre un terme. La Roumanie doit beaucoup à cet empereur qui mena une politique extérieure très active, s’opposant parfois aux décisions de la Grande-Bretagne, de l’Autriche et de la Prusse. Paris doit à Napoléon III la percée des grands boulevards et la réorganisation de la ville, entreprise par le baron Haussmann. La Commune de Paris, 1871, dont la répression fut atroce, tenta de faire entendre les idéaux des ouvriers - c’est à cette occasion que fut arboré pour la première fois le drapeau rouge et qu’Eugène Pottier écrivit l’Internationale. Dans ces conditions la France signe un traité désastreux avec l’Allemagne (traité de Francfort) : elle cédait l’Alsace et une partie de la Lorraine. La Troisième République fut proclamée en 1875 : c’est l’époque des lois sur l’éducation (enseignement primaire obligatoire, gratuit, laïc), sur la liberté de la presse et sur la liberté de réunion (Jules Ferry), de l’expansion coloniale (protectorat sur la Tunisie, occupation de Madagascar), sur la séparation de l’Église et de l’État, 1905. Avant la première guerre mondiale (1914-1918), la France traverse la Belle Époque : Paris était devenue la capitale mondiale des arts et le restera encore pour longtemps (l’école de Paris regroupant notamment les peintres venus travailler en France après 1918). La France est du côté des vainqueurs de la Première Guerre Mondiale, elle récupère l’Alsace-Lorraine, mais à un coût extrêmement haut en victimes humaines. Après une émeute fascisante (février 1934), le gouvernement du Front populaire semble réorienter la politique française. Mais l’époque est extrêmement trouble et le gouvernement Daladier ne sait pas s’opposer à l’ascension d’Hitler. La France déclare la guerre à l’Allemagne le 3 septembre 1939, après l’invasion de la Pologne. Elle sera à son tour envahie et conquise en juin 1940 : la France est divisée en deux, le nord étant intégré à l’Allemagne, le sud, dit libre, étant présidé par le maréchal Pétain (le gouvernement de Vichy). L’action des Alliés et les efforts internes (le maquis – la Résistance française) conduiront à la libération de la France (débarquement de Normandie, juin 1944). Le général de Gaulle restaure la république à Alger le 3 juin 1944. C’est sous la IVe République (1946-54) que commence la reconstruction du pays et la réconciliation franco-allemande, indispensable à l’unité de l’Europe de l’après-guerre. Commence aussi la décolonisation : la France doit renoncer à la plupart de ses colonies (Indochine, 1946-54 ; Algérie, 1954-62). Dans ces conditions, le général de Gaulle est une fois de plus appelé à gouverner le pays, selon une nouvelle constitution - c’est la Ve république (oct. 1958 jusqu’à présent). Les révoltes de 1968 ébranlent la position du chef de l’État qui, suite au référendum de 1969 est contraint à démissionner. Georges Pompidou lui succède, ensuite Valéry Giscard d’Estaing. En 1981 le socialiste François Mitterrand s’empare du pouvoir. En 1986 la France vit la première cohabitation (président de gauche, Assemblée nationale de droite - premier ministre Jacques Chirac). Après un deuxième mandat de Fr. Mitterrand, J. Chirac devient président de la République (deux mandats successifs – depuis 1995). Les principaux partis politiques sont le R.P.R. (Rassemblement pour la République, fondé par J. Chirac en 1976 5 ), l’U.D.F. (Union pour la démocratie française, créé en 1978 pour soutenir le président Giscard d’Estaing), la Démocratie libérale, le Parti socialiste, le Parti écologiste. La Constitution de 1958 consacrait l’existence de la Communauté française qui réunissait la France et ses anciennes colonies - elle cesse d’exister en 1960 quand les États africains accédèrent à l’indépendance. La France est une république à caractère présidentiel et parlementaire : le chef de l’État, élu au suffrage universel, possède des pouvoirs étendus (organisations de référendums, dissolution de l’Assemblée nationale, politique extérieure, droit de grâce ; il nomme le premier ministre, il est chef des armées, chef de l’exécutif ).

4 Annexion de Nice et de la Savoie, 1864.

5 Continuateur du P.R.F., Rassemblement du peuple français, parti fondé par de Gaulle en 1947.

Le parlement français est constitué de l’Assemblée nationale (élue pour cinq ans au suffrage universel) et du Sénat (élu pour neuf ans et renouvelable tous les trois ans par tiers au suffrage universel). La France a une économie mixte (secteur privé et public) ; elle est la cinquième puissance économique mondiale, la deuxième puissance économique européenne. Elle joue un rôle important dans l’économie mondiale et européenne et s’oppose ouvertement à la politique ultra- libérale des Etats-Unis. La France métropolitaine est formée de 96 départements regroupés en 21 régions et la Collectivité territoriale de la Corse (1964). La France d’outre-mer regroupe les 4 départements d’outre-mer (DOM) : Guadeloupe, Martinique, Guyane française, Réunion, 2 collectivités territoriales : Mayotte et Saint-Pierre et Miquelon, ainsi que les territoires d’outre-mer (TOM) :

Nouvelle-Calédonie, Wallis et Futuna, Polynésie françaises, terres australes et antarctiques. La région est dirigée par un président du conseil régional (les membres du conseil sont élus au suffrage universel) et par un conseil économique, social et régional qui assiste le conseil régional. L’État est représenté par le préfet de région. Le département est dirigé par un président du conseil général ; les membres du conseil général sont élus au suffrage universel lors des élections cantonales. L’État est représenté par le préfet. L’arrondissement est une division territoriale sans personnalité morale, placé sous l’autorité d’un sous-préfet. Le canton est la subdivision d’un arrondissement qui élit un représentant au conseil général. La commune est la plus petite division administrative de France, dirigée par la municipalité (le maire et ses adjoints) et le conseil municipal, organe délibérant, élu pour 6 ans au suffrage universel. REGIONS DE FRANCE Alpes - Pays-de-Savoie Alsace Aquitaine Auvergne Bourgogne Bretagne Centre - Val de Loire Champagne - Ardenne Corse Côte d'Azur Franche-Comté Ile de France Languedoc - Roussillon Limousin Lorraine - Vosges Midi - Pyrénées Picardie - Nord - Pas-de-Calais Normandie Outre-mer Pays de la Loire Poitou-Charentes Provence - Alpes-du-sud Rhône-Alpes

UNITÉ 2

A. TEXTE : FONDEMENTS ET PRINCIPES DE LA JUSTICE

B. GRAMMAIRE : L’ARTICLE DÉFINI, INDÉFINI, PARTITIF ; L’ARTICLE

CONTRACTÉ

A. TEXTE : FONDEMENTS ET PRINCIPES DE LA JUSTICE

Hérité de la Révolution de 1789, le système judiciaire français repose sur des principes et sur un droit écrit, issu pour l’essentiel des lois votées au Parlement par les députés et les sénateurs. Le Code civil, le Code pénal et les autres Codes, ainsi que les textes européens et internationaux sont les outils indispensables des acteurs de la Justice. La justice remplit une mission fondamentale de l’État qu’il ne saurait ni concéder ni aliéner. Nul ne peut se faire justice lui-même. La justice est un service public, elle est rendue au nom du peuple français. Gardienne des libertés individuelles et de l’État de droit, elle veille à l’application de la Loi et garantit le respect des droits de chacun. C’est

à elle seule qu’il appartient de trancher, en toute neutralité, les conflits entre les personnes et de sanctionner les comportements interdits (infractions).Pour lui assurer l’impartialité nécessaire à ses missions, la Constitution affirme son indépendance du pouvoir exécutif (Gouvernement) et du pouvoir législatif (Parlement). Le Conseil constitutionnel veille à ce que les lois soient conformes à la Constitution et aux principes fondamentaux de la République. LES FONDEMENTS DE LA JUSTICE La séparation des pouvoirs Le système français consacre depuis l’époque révolutionnaire le principe de séparation des pouvoirs législatif, exécutif et judiciaire.

- le législateur (l’Assemblée nationale et le Sénat) vote les lois ;

- l’exécutif est chargé de leur exécution ;

- l’institution judiciaire veille à leur application.

Les sources du droit La justice repose sur un droit essentiellement écrit émanant de sources diverses. Sa mission première est d’appliquer les règles de droit au cas qui lui est soumis. Expression de la souveraineté populaire votée par le Parlement (l’Assemblée Nationale et le Sénat), la loi est la principale source du droit, mais non l’unique. LES SOURCES DU DROIT EN FRANCE

- La Constitution de la Ve République du 4 octobre 1958 et son Préambule ;

- La loi votée par les députés et les sénateurs, promulguée par le Président de la République et publiée au journal officiel (J.O.) ;

- Les règlements de l’autorité administrative : décrets, arrêtés ministériels, etc. ;

- Les conventions et traités internationaux ratifiés par la France.

- Le droit communautaire et européen : Conventions, Traités, directives et règlements des instances européennes (Traité sur l’union européenne ou la Convention européenne de sauvegarde des Droits de l’Homme et des Libertés fondamentales du 4 novembre 1950) ;

- La jurisprudence, c’est-à-dire les décisions de justice rendues par les tribunaux et les cours qui appliquent une règle de droit à des situations de faits

- La coutume qui est l’usage général et prolongé d’une règle reconnue comme étant le droit, par exemple, le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes (droit coutumier international).

Source : http://www.justice.gouv.fr/justorg/justorg2.htm

Questions Au nom de qui est rendue la justice ? Quelle est la mission de la justice ? Quel rôle a le Conseil constitutionnel ? Quelles sont les sources du droit ?

B. GRAMMAIRE : L’article défini, indéfini, partitif ; l’article contracté

I. L’article défini Formes :

Genre et nombre

Forme

masculin singulier

le

féminin singulier

la

singulier commençant par une voyelle, h muet

l’

pluriel

les

II. L’article indéfini Formes :

Genre et nombre

Forme

masculin singulier

un

féminin singulier

une

pluriel

des

III. L’article partitif Formes :

Genre et nombre

Forme

masculin singulier

du

féminin singulier

de la

singulier commençant par une voyelle, h muet

de l’

pluriel

des

L’article partitif indique une quantité indéterminée (Je bois du lait) ou une partie prélevée à un ensemble (Je mange du pain). Il précède les noms abstraits (Il a du courage). Les formes du, de la, de l’, des sont remplacées par de (d’) quand :

1. la quantité est précisée (kilo ; verre ; trop ; beaucoup ; peu ; un peu ; assez ; suffisamment ; pas mal ; plus ; moins ; tant ; combien) :

Il boit de la bière. Il boit un verre de bière. Je mange du chocolat. Je mange trop de chocolat.

Remarque : Après la plupart et bien ayant le sens de beaucoup on met du, de la, de l’, des : la plupart des gens ; bien des gens. Faites attention à une situation qui implique la présence de la préposition de et de l’article défini, facile à détecter si vous vous rapportez au roumain :

Vous trouverez beaucoup de livres dans cette bibliothèque. (multe cărţi) Vous trouverez beaucoup des livres recommandés par votre professeur. (multe din cărţile)

2. le contexte est négatif :

Il prend de la soupe. Il ne prend pas de soupe. Pas de café pour moi. Remarque : Dans un contexte négatif l’article indéfini un, une, des sont eux aussi remplacés par de :

J’ai un crayon. Je n’ai pas de crayon.

Dans le cas d’une négation restrictive, qui n’affecte donc pas le nom contenu dans la phrase, il faut employer du, de la, de l’, des :

Il boit du vin. Il ne boit pas de vin. Il ne boit que du vin. Après c’est, ce sont on emploie également du, de la, de l’, des :

C’est du fromage. Ce n’est pas du fromage. C’est un agenda. Ce n’est pas un agenda.

3. l’adjectif précède le nom :

des pommes rouges de belles pommes Remarque : Attention aux noms composés formés d’un adjectif et d’un nom, qui seront précédés de du, de la, de l’, des, vu qu’il ne s’agit pas dans ce cas d’un adjectif précédant un nom, mais d’un ensemble ayant une unité de sens :

des petits pains (chifle) ; de bons mots (cuvinte de spirit) Faites attention à une situation qui implique la présence de la préposition de et de l’article défini, facile à détecter si vous vous rapportez au roumain :

Je voudrais manger de bon poisson. (nişte peşte bun) Je voudrais manger du bon poisson acheté par Marie. (din peştele) IV. L’ARTICLE CONTRACTE Le français n’a pas de déclinaison, comme le roumain, par exemple. Ce sont les prépositions ou la position du nom qui rendent compte du cas (de la fonction) du mot :

Mon ami est intelligent. sujet J’aime mon ami. complément direct (accusatif) Mon ami, les temps ont changé. vocatif Je donne ce livre à mon ami. compl. indirect (datif) Je te parle de mon ami. compl. indirect (accusatif avec préposition) Les amis de mon ami sont mes amis. complément du nom (génitif) Comme on peut le voir, c’est la préposition de qui réalise le génitif et la préposition à qui réalise le datif. Si le nom est précédé d’un article indéfini, d’un adjectif possessif (mon, ton, etc.), d’un adjectif démonstratif (ce, cette, etc.), de certains adjectifs indéfinis (tous, chaque, etc.), de certains numéraux (deux, vingt, etc.) ou bien s’il s’agit d’un nom propre il faut tout simplement employer de ou à pour obtenir le génitif ou respectivement le datif :

le cahier d’un élève ; les livres de mon collègue ; le stylo de cet étudiant ; Je le donne à un élève, à mon collègue, à cet étudiant. Par contre, quand le nom est accompagné de l’article défini, une contraction de celui-ci et de la préposition peut intervenir :

de + l’article défini Genre et nombre Article contracté Exemple Masculin de + le > du le livre du garçon

Féminin de la

singulier en voyelle de l’ le livre de l’étudiant pluriel de + les > des le livre des étudiants

à + l’article défini Genre et nombre Article contracté Exemple

Masculin à + le > au Je donne le livre au garçon.

Féminin

singulier en voyelle à l’

pluriel à + les > aux Je donne le livre aux étudiants Cette contraction se produit non seulement au génitif ou au datif, mais toutes les fois où de et à se combinent avec l’article défini pour le masculin singulier et pour le pluriel (le, les) :

Je viens de Vienne. Je viens du supermarché. Je viens de la gare. Je viens de l’université. Je viens des halles. Je vais à Vienne. Je vais au supermarché. Je vais à la gare. Je vais à l’université. Je vais aux halles. Remarque : Les noms de personnes (noms propres, tels que Victor, les Dumas, etc., mais aussi des noms communs, tels que la mère, le notaire, etc.) sont précédés de chez quand ils indiquent le lieu (la en roumain) :

Je suis chez mon frère. (lieu) / Je parle à mon frère. (datif) Je viens de chez le docteur. (lieu) / Je m’adresse au docteur. (datif)

le livre de la fille

à la

Je donne le livre à la fille. Je donne le livre à l’étudiant.

EXERCICES

1. Complétez avec les articles convenables :

… soir je me couche tard. Je reste longtemps devant ……. ordinateur et navigue sur …. net.

jour changer de programme et me

coucher à …

Je vais acheter ……. pommes, ………

cerises. Achète aussi … jus.

matin …

il m’arrive d’être fatigué. Je devrai …

heure raisonnable.

botte …

farine, ……… beurre et peut-être …

kilo …

persil, …. morceau …

veau, ……. fromage et …

Il te faut combien …

Tu as acheté trop …… huile et pas assez …

beurre pour …… tarte ?

café. Il faut aussi acheter …… café, disons

livre …

café et …… sucre. Combien …

sucre ?

2.

Ajoutez une quantité devant chaque nom et formez de petites phrases avec ces

syntagmes:

lecture (un peu) confiture yaourt pâtes pain légumes fleurs sel vinaigre thé lait eau minérale Je fais un peu de lecture à ma fille.

3. Mettez à la forme négative les phrases ci-dessous :

Il a du courage. Nous avons acheté de la confiture. Je mange du rôti. Ils font du sport. Vous faites du ski ? Tu manges du chocolat. Elle a de la confiance dans ses amis. Vous écoutez de la musique. J’ai pris déjà du café. Ce film a du succès. Ce sont des initiatives à suivre. J’ai un frère. Nous avons une voiture. Il a un ordinateur. C’est un bon exemple. Vous avez des projets intéressants. Je veux un C.D. Il a fait une erreur.

4. Complétez avec l’article partitif convenable :

Il y a …… belles images dans cet album. Vous avez ……. bonnes raisons à ce qu’il me

semble. Il a acheté ……

cadeaux pour mon anniversaire. J’achète ……. petits pains. Tu t’es acheté ……. beaux

souliers. Tu peux trouver …… bons livres dans cette librairie. Dans cette région il y a

beaux paysages. Je ne connais que …… braves gens. Cherche-moi de petits oignons.

petits pois. Je veux ……

grands raisins. J’ai reçu ………

……

5.

Complétez correctement les phrases (de, du, de la, de l’, des/de chez ; à, au, à la, à

l’, aux/chez) :

Ce sont les affaires (de) Jacques. ma soeur docteur étudiants avocat notaire juges avocate cet avocat son ami ami de Marie journalistes directeur femme de Victor secrétaire professeurs directrice maire instituteur La lettre, je la donne (à) Jacques. ma soeur docteur étudiants avocat notaire juges avocate cet avocat son ami ami de Marie journalistes directeur femme de Victor secrétaire professeurs directrice maire instituteur

6. Même exercice :

préposition de (du, de la, de l’, des)/de chez

Je rentre

Bucarest.

Il rentre

l’agence

de voyage.

Vous venez

Japon.

chambre.

Il sort Tu viens

notaire.

Nous rentrons

bureau.

Ils reviennent

Opéra.

Vous êtes sortis

épicerie.

Il revient

Etats-Unis.

Je reviens

le

banquier.

Ils rentrent

aéroport.

Vous venez

la

piscine.

Ils reviennent ………. Sinaia.

Nous rentrons ………… exposition. préposition à (au, à la, à l’, aux) / chez

Je vais

Bucarest.

Il va

l’agence

de voyage.

Vous vous rendez Il va

gare.

Japon.

Tu vas

notaire.

Nous allons

bureau.

Ils vont

Opéra.

Les légumes sont frais

épicerie.

Il va

États-Unis.

Je vais

le

banquier.

Ils vont

aéroport.

Vous nagez

la

piscine.

Ils aiment skier ………. Sinaia. Nous rejoignons nos amis … exposition.

UNITÉ 3

A. TEXTE : LES PRINCIPES DE LA JUSTICE (I)

B. GRAMMAIRE : LE NOM - le genre

A. TEXTE : LES PRINCIPES DE LA JUSTICE

L’accès au droit et à la justice L’accès au droit

“Nul n’est censé ignorer la loi”. Cet ancien adage ne signifie pas que chacun d’entre nous

a l’obligation de connaître toutes les règles de droit qui régissent la vie sociale, tant elles sont nombreuses et souvent complexes. Seuls les professionnels de la justice et du droit qui maîtrisent le langage juridique en ont véritablement la connaissance et la maîtrise technique. En revanche, on ne peut pas ignorer l’existence de la Loi, qui édicte des interdits et reconnaît aux individus des droits et leur impose des obligations. Pour permettre à tous d’être en mesure de mieux connaître ses droits et ses obligations, les faire valoir et les exécuter, a été créé un dispositif d’aide : l’aide à l’accès au droit (loi du 10 juillet 1991, complétée par la loi du 18 décembre 1998). L’aide à l’accès au droit consiste à offrir à quiconque en a besoin divers services dans des lieux accessibles (tribunaux, maisons de justice et du droit, mairies, antennes de quartier, centres d’action sociale, mairies, écoles, hôpitaux, centres d’hébergement d’urgence, etc.) :

- information sur les droits et les obligations des personnes ;

- orientation vers les organismes, services ou professionnels chargés d’assurer ou de

faciliter l’exercice des droits et l’exécution des obligations (services sociaux, caisses d’allocations familiales, assedics 6 , associations, etc.) ;

- aide pour accomplir les démarches nécessaires ;

- assistance par un professionnel habilité (avocat, notaire, huissier de justice) au cours de procédures devant les administrations et certaines commissions, comme la commission de surendettement ;

- consultations juridiques et assistance juridique pour la rédaction ou la conclusion

d’actes par des professionnels habilités. Toute personne, quels que soient sa nationalité, son âge, son sexe, sa culture, son niveau et son lieu de vie, etc., doit pouvoir, en dehors de tout procès, connaître ses droits et ses obligations, et les moyens de les faire valoir ou de les exécuter. Pour faciliter l’accès à ces services, la loi a institué les conseils départementaux de l’accès au droit (CDAD - article 54 de la loi du 10 juillet 1991, modifiée par la loi du 18 décembre 1998). Présidé par le président du tribunal de grande instance du chef lieu du département, chaque CDAD définit une politique d’accès au droit dans son département, pilote et cordonne les actions en matière d’accès au droit : mise en place de lieux et de permanences d’accueil, d’information et de consultation juridique, diffusion de brochures d’information, mise en place d’accueil et de renseignement par téléphone, etc.

6 Association pour l’emploi dans l’industrie et le commerce, organisme paritaire patronat-syndicats, créé en 1958, qui assure aux travailleurs sans emploi une indemnisation complémentaire de l’aide public.

Le CDAD est une instance qui regroupe divers partenaires : le préfet du département, le conseil général, des représentants des professions juridiques et judiciaires (avocats, avoués, notaires, huissiers de justice), l’association départementale des maires et une association qui participe à l’accès au droit (par exemple association d’aide aux victimes, association de consommateurs, association familiales, etc.).

L’accès à la justice pour tous Toute personne, quels que soient sa nationalité, son âge, son sexe, sa culture, son niveau ou son lieu de vie, a le droit :

- d’accéder à la justice ;

- de faire entendre sa cause et de faire examiner son affaire par un juge indépendant et impartial ;

- d’être jugée selon les mêmes règles de droit et de procédure, applicables à tous ;

- de s’exprimer dans sa langue et si nécessaire, d’être assistée d’un traducteur ou d’un interprète en langage de signes ;

- de se faire assister ou/et représenter par le défenseur de son choix.

Ces principes essentiels figurent dans des textes fondamentaux : la déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789, la Convention européenne des droits de l’homme et des libertés fondamentales de 1950 et dans plusieurs Codes, qui réglementent la procédure devant les juridictions françaises. La gratuité de la justice L’un des grands principes de la justice en France est la gratuité : les magistrats ne sont pas rémunérés par les justiciables mais par l’Etat. Mais cela ne signifie pas que le justiciable n’aura rien à débourser dans le cadre d’un procès, qui peut entraîner des frais plus ou moins importants, selon l’affaire à juger, sa nature et sa complexité. Ces frais correspondent aux frais de procédure et aux honoraires des professions libérales de la justice, les “auxiliaires de justice” : avocat, huissier de justice, expert judiciaire, etc. En principe, chaque personne, prenant part à un procès, supporte ses propres frais de justice. Cependant, la loi prévoit que le gagnant du procès peut obtenir le remboursement par son adversaire de certains frais qu’il a dû engager (comme les frais de procédure dus aux avocats). Pour permettre aux personnes sans ressources ou ayant des ressources modestes d’engager un procès, de se défendre devant la justice ou de faire face à des frais dans le cadre d’une transaction amiable en dehors d’un procès, la loi a créé une aide financière, “l’aide juridictionnelle” prise en charge par l’État. Cette aide, versée directement au professionnel, couvre la totalité ou une partie des frais d’un procès ou d’une transaction selon les revenus de l’intéressé : honoraires d’avocat, d’huissier de justice, d’expert judiciaire, etc. Dans chaque tribunal de grande instance, à la Cour de cassation et au Conseil d’État, un bureau de l’aide juridictionnelle reçoit, examine les demandes d’admission à l’aide juridictionnelle et vérifie que l’intéressé remplit les conditions prévues par la loi pour en bénéficier. Pour bénéficier de l’aide juridictionnelle totale ou partielle, la loi prévoit que peuvent en bénéficier les personnes ayant des ressources plafonnées à certains montants, réévalués chaque année. En 2000, près de 700 000 personnes ont pu bénéficier de l’aide juridictionnelle.

Source : http://www.justice.gouv.fr/justorg/justorg2.htm

Questions En quoi consiste l’aide à l’accès au droit ? Que signifie CDAD ? Quels sont les grands principes de la justice présentés ci-dessus ? En quoi consiste l’aide juridictionnelle ?

B. GRAMMAIRE : LE NOM - le genre

En français il y a deux genres, le masculin et le féminin. D’habitude c’est le féminin qui est le terme marqué (le féminin est tiré du masculin à l’aide d’un suffixe : directeur directrice). Tous les noms ne présentent pas de formants pour les deux genres (les noms désignant des non-animés, mais aussi noms d’animaux : un éléphant ; une fourmi ; noms de professions, etc.). Il n’y a pas de superposition parfaite entre le sexe naturel et le genre grammatical. Plusieurs situations se présentent :

1. une seule forme employée au masculin et au féminin, la distinction étant opérée par un prédéterminant (article, adjectif possessif ou démonstratif, etc.) ou par l’accord d’un adjectif, d’un participe passé :

un enfant, une enfant ; ce locataire, cette locataire ; une artiste douée ; notre nouveau partenaire ; la Belge qui est arrivée hier

2. deux formants différents pour les deux genres :

le roi, la reine ; le mari, la femme

3. un nom masculin renvoyant indifféremment à un référent masculin ou féminin - c’est

le cas, par exemple, des personnes qui exercent certains métiers ou certaines fonctions :

ambassadeur, conseiller, juge, magistrat, maire, notaire, procureur de la République, professeur, successeur, témoin, etc. Monsieur Dumas est un bon juge. Madame Durant est un juge compétent. J’aviserai le ministre de l’Intérieur. Je m’adresserai à Madame le ministre. Remarque : Procureur avec le féminin procureuse signifie “celui, celle qui a reçu pouvoir d’agir pour un autre”. On entend de plus en plus souvent des formules comme : Madame la ministre ; Mon amie est une bonne professeure.

La forme la colonelle, longtemps employée pour désigner la femme d’un colonel, renvoie à présent à une femme remplissant cette fonction, comme ambassadrice.

4. un nom féminin renvoyant à un référent masculin : une recrue, une sentinelle, une

ordonnance ; Remarque : Même situation avec une intention péjorative dans un cas comme une crapule, une brute, une canaille, etc. La plupart du temps, pour les animés, le nom présente une forme masculine et une forme féminine dérivée du masculin par l’addition d’un -e :

féminin = masculin + -e ami, amie ; Roumain, Roumaine ;

Cas particuliers :

- noms masculins en -en, -on : redoublent la consonne avant le -e :

pharmacien, pharmacienne ; baron, baronne ;

- noms masculins en -el, -eau : présentent -elle au féminin :

Marcel, Marcelle ; jumeau, jumelle ;

- noms masculins en -at, -et, -ot : redoublent la consonne au féminin :

chat, chatte ; cadet, cadette ; sot, sotte ; Remarque : Pas de redoublement de la consonne pour avocat, avocate ; candidat, candidate, idiot, idiote, etc.

- noms masculins en -er, -ier : prennent è au féminin :

boucher, bouchère ; épicier, épicière ;

- noms masculins en -eur : ont -euse au féminin :

danseur, danseuse ; Remarque : Demandeur (celui qui formule une demande en justice) a le féminin

défenderesse (à la différence du mot employé communément dont le féminin est demandeuse : par exemple une demandeuse d’emploi) et défendeur (pârât), défenderesse.

- noms masculins en -teur : ont -trice au féminin :

acteur, actrice ;

Remarque : Si le nom provient d’un verbe ayant en –t, le suffixe féminin est –teuse : un flatteur (du vb. flatter), une flatteuse.

- noms masculins en -f : ont -ve au féminin :

veuf, veuve ;

- noms masculins en -x : ont -se au féminin :

époux, épouse ;

- noms masculins en -c : ont -que au féminin :

Turc, Turque. Remarque : Grec fait au féminin Grecque. De nombreux noms féminins sont formés à partir du masculin à l’aide du suffixe –esse :

dieu, déesse ; prince, princesse ; maître, maîtresse ; hôte, hôtesse ; nègre, négresse, etc. Le genre sert à différencier deux noms ayant la même forme, due parfois au hasard :

un livre, une livre (liră sterlină ; livră – 500 g) ; un moule (tipar, formă), une moule (moluscă, scoică) ; un tour (mişcare de rotaţie;strung), une tour (turn); un aide (adjunct, persoană care ajută), une aide (ajutor) ; un garde (paznic), une garde (pază) ; un greffe (grefa unui tribunal), une greffe (grefă) ; un guide (ghid, persoană sau carte), une guide (dârlog, frâu) ; un interligne (spaţiu între rânduri), une interligne (termen tipografic) ; un manoeuvre (salahor), une manoeuvre (manevră) ; un mémoire (memoriu), une mémoire (memorie) ; un merci (mulţumire, mulţumesc), à la merci de (la discreţia), un combat sans merci (o luptă fără cruţare, pe viaţă şi pe moarte) ; un parallèle (paralelă geografică, comparaţie), une parallèle (paralelă în matematică) ; un solde (sold), une solde (soldă) ; un vapeur (vapor cu aburi), une vapeur (abur) ; un voile (velă, pânză de corabie), une voile (l), etc.

EXERCICES 1. Donnez le féminin des noms suivants :

masculin féminin masculin féminin masculin féminin un auteur un copain un ministre un avocat un témoin un locataire un juge un invité un procureur

un propriétaire un pensionnaire un touriste un célibataire un collègue un adversaire

2. Formulez des phrases avec les noms masculins et féminins de l’exercice précédent,

selon le modèle :

Marc est un brillant avocat. Marie est une bonne avocate.

3. Donnez le féminin des noms suivants :

un admirateur Gabriel un consolateur un inventeur un gardien un sot un directeur un demandeur un paysan un persécuteur un époux un Turc un menteur un cadet un prince un voleur un marchand un maître un acheteur un défendeur un visiteur

4. Donnez le féminin des noms suivants aussi :

un neveu un beau-fils un roi un grand-père un petit-fils un empereur

un mari un oncle un beau-frère

5. Mettez en roumain en faisant attention au genre des noms :

Tu as déposé ton mémoire de fin d’études. Son aide m’a toujours été précieuse. Essayez d’établir un parallèle entre ces deux auteurs. Le gagnant du Tour de France est attendu devant cette tour. La livre a encore baissé. Le garde du corps est toujours aux aguets. As-tu cherché cette minute au greffe ? Il faut ménager un interligne à la fin de chaque passage important. Il vous a adressé un grand merci pour votre attitude. Il ne faut jamais être à la merci de qui que ce soit. Il a déjà touché sa solde. Vérifiez le solde pour le mois de février. Le voile a été enfin levé sur cette affaire extrêmement confuse.

6. Retenez les noms suivants dont le genre est différent en français et en roumain : un

problème ; un thème ; un télégramme ; un chrysanthème ; une danse ; une chanson ; une interview ; une affiche, une annonce ; un anniversaire ; une tribu ; un fantôme ; un parafe ; un parapluie ; une équivoque ; une étude.

Employez-les dans de petites phrases selon le modèle :

J’ai reçu un télégramme. Le chrysanthème est ma fleur préférée.

UNITÉ 4 A. TEXTES : LES PRINCIPES DE LA JUSTICE (II)

B. GRAMMAIRE : LE NOM - LE NOMBRE

A. TEXTE : LES PRINCIPES DE LA JUSTICE (II)

L’indépendance et la neutralité du juge Ce sont des garanties essentiellement pour le justiciable. Elles lui assurent que le juge, lorsqu’il prend une décision, appliquera la règle de droit sans se laisser influencer par des pressions extérieures, et notamment par des pressions politiques, ou par ses propres opinions ou préjugés. Le principe de l’indépendance de l’autorité judiciaire figure dans la Constitution de la Ve République du 4 octobre 1958. La loi organique relative au statut des magistrats réaffirme ce principe : “Le président de la République est garant de l’indépendance de l’autorité judiciaire. Il est assisté par le Conseil supérieur de la Magistrature.” (extrait de l’art. 64 de la Constitution du 4 oct. 1958) La fixité et la permanence de la justice Depuis 1789, les tribunaux et les cours - les “juridictions” - sont fixes et permanents. La justice est permanente Le service de la justice est assuré de façon continue, y compris les jours fériés et les dimanches pour une intervention en cas d’urgence. Un juge de l’urgence, le juge des référés, peut être saisi à tout moment, au besoin à son domicile. En matière pénale, les magistrats doivent assurer une permanence pour permettre le jugement rapide de certaines infractions. La justice est fixe Les tribunaux et les cours sont établis en un lieu fixe où le justiciable peut s’adresser. Cependant, les magistrats peuvent aussi être amenés à se déplacer hors des palais de justice. Ainsi, le juge d’instance peut tenir des “audiences foraines”, c’est-à-dire en dehors des communes du ressort du tribunal dont il dépend. Le ressort d’un tribunal ou d’une cour définit l’étendue de sa compétence géographique et de sa compétence à traiter telle ou telle affaire.

L’appel et le double degré de juridiction Ce sont des principes essentiels de la procédure judiciaire et une garantie d’équité pour les justiciables : le droit de contester une décision de justice devant une nouvelle juridiction. Toute personne dont l’affaire a déjà été jugée en premier ressort peut demander, si elle n’est pas d’accord avec la décision rendue, que son affaire soit réexaminée. Le recours, appelé “appel” s’exerce devant une juridiction de degré supérieur : la cour d’appel, à l’exception des recours contre les décisions rendues par une cour d’assises (crimes) soumis à une nouvelle cour d’assises. En tout état de cause, un même tribunal ne peut pas réexaminer une même affaire : c’est le principe de “l’autorité de la chose jugée”. Cependant, la loi prévoit des cas dans lesquels il n’est pas possible de faire appel, lorsqu’un jugement est rendu en “premier et dernier ressort”, pour des litiges où l’intérêt

en jeu est de faible importance (par exemple, concernant les décisions du tribunal d’instance portant sur des demandes d’un montant inférieur ou égale à 3 800 euros). L’appel est un recours contre un premier jugement rendu “en premier instance ou premier ressort”. Il permet le réexamen d’une affaire en fait et en droit. La personne qui fait appel est “l’appelant”, celle contre laquelle l’appel est formé est “l’intimé”. Le contrôle de l’application du droit Lorsqu’une personne, partie à un procès, n’est pas satisfaite de la décision rendue par une cour ou un tribunal statuant en “dernier ressort”, la loi prévoit qu’elle peut exercer un ultime recours, appelé pourvoi en cassation. Ce recours permet de faire vérifier que le droit a été correctement appliqué. Il s’exerce devant la Cour de cassation pour les affaires judiciaires et devant le Conseil d’Etat pour les affaires administratives. L’examen d’un dossier par l’une ou l’autre de ces juridictions “suprêmes” n’est pas un nouveau procès. La Cour de cassation et le Conseil d’État ne constituent pas un troisième degré de juridiction : leur rôle est de dire si la décision de justice a été prise dans des conditions conformes aux règles de droit. Ces juridictions assurent ainsi l’interprétation uniforme des règles de droit par les cours et tribunaux. La publicité des décisions de justice La justice est rendue au nom du peuple français. Elle est publique. Ce principe, consacré par la Convention européenne des droits de l’homme et des libertés fondamentales, inséré dans les Codes de la procédure judiciaire française, permet à tout citoyen de pouvoir vérifier dans quelles conditions les décisions de justice sont rendues. Il signifie que les débats ont lieu publiquement et que la décision de justice est rendue en présence du public. Ainsi, les portes des salles d’audience doivent en principe rester ouvertes et accessibles à tous. L’interdiction de l’accès du public aux audiences, sous réserve de la sécurité et du déroulement serein des débats, serait une cause d’annulation du procès. Cependant, la loi prévoit que dans certains cas ou pour certaines affaires, le public ne peut pas accéder aux audiences. L’audience se tient alors à huis clos dans la salle d’audience, toutes portes fermées, ou en chambre du conseil. Le président du tribunal ou de la cour peut ordonner le huis clos pour protéger les personnes (par exemple, les mineurs), leur vie privée (par exemple dans les affaires de divorce), ou pour éviter des troubles à l’ordre public, ou préserver des secrets d’Etat. Mais même dans ces cas, la décision de justice est toujours rendue en audience publique. La loi prévoit qu’à certains moments de la procédure judiciaire ou pour certaines affaires, le secret est maintenu :

- dans les affaires pénales, lors de l’instruction, pour préserver la présomption d’innocence et pour les nécessités de l’enquête (art. 11 du Code de procédure pénale) ;

- pour assurer le respect de la vie privée des personnes, notamment dans les affaires de

familles ;

- pour les affaires de mineurs ;

- lors des délibérations d’un tribunal ou d’une cour pour éviter des pressions sur les juges

ou les jurés. La motivation des décisions de justice Les juges ont l’obligation de motiver leur décision, c’est-à-dire d’expliquer les raisons de fait et de droit qui les ont conduits à rendre cette décision. Ce principe est une garantie

essentielle pour le justiciable. En cas de désaccord avec les motifs de la décision, le justiciable peut alors s’appuyer dessus pour la contester et exercer le cas échéant un recours. Le droit à un procès équitable Toute personne a droit d’être jugée par un juge indépendant et impartial, dans le cadre d’un procès équitable. Le juge prendra sa décision en application du droit, après avoir entendu chacune des personnes concernées, dans le respect des règles de la procédure. À ce principe fondamental, sont attachés les principes du “contradictoire” et du respect des

droits de la défense, comme principes d’égalité et de loyauté entre les adversaires dans le cadre d’un procès.

• Dans le cadre d’un procès civil

Le juge ne tranche un litige qu’après une libre discussion des prétentions et arguments de

chacun des adversaires. Ainsi, chaque “partie” a la possibilité de faire valoir son point de vue, connaître et discuter les arguments et les preuves de son adversaire, échanger avec lui les éléments et les pièces de son dossier, tout au long de la procédure. Le juge veille au respect de ce principe et s’assure que les parties se communiquent entre elles les pièces de leur dossier. Il doit également soumettre à la discussion les arguments soulevés lors des débats. Selon ce même principe, les décisions de justice sont rendues de manière contradictoire, c’est-à-dire en présence des parties ou/et des personnes habilitées à les représenter. Toute personne ayant un intérêt à défendre doit pouvoir être présente ou valablement représentée lors du procès (par exemple, par un avocat). L’absence d’une personne, partie à un procès, dûment convoquée ou de son représentant, lui ouvre la possibilité d’un recours contre la décision rendue en son absence ou celle de son représentant.

• Dans le cadre d’un procès pénal

La justice pénale fonctionne sur le principe constitutionnel selon lequel la loi détermine la gravité des infractions commises et les peines applicables à leurs auteurs. Ce principe signifie que nul ne peut être poursuivi ou condamné pour des faits qui ne sont pas prévus, réprimés et punis d’une peine déterminée par la loi. Dans le cadre d’une procédure pénale, l’expression “droits de la défense” désigne l’ensemble des droits reconnus aux personnes poursuivies ou soupçonnées d’une infraction, à toutes les étapes de la procédure judiciaire : pendant l’enquête de police, l’instruction, le procès, et après le jugement dans le cadre de l’exécution des peines. Ces droits sont notamment le droit au respect de la présomption d’innocence, le droit à un avocat dès le début de la procédure, le droit à un procès équitable dans le cadre de débats contradictoires, le droit d’exercer des recours, etc. Ainsi, une décision de condamnation ne peut se fonder que sur des preuves recherchées et produites dans le respect de la loi, et contradictoirement discutées. Tout témoignage doit donner lieu à un procès verbal d’audition pour pouvoir être confronté et discuté. L’autorité judiciaire veille au respect et à la garantie de ces droits.

Source : http://www.justice.gouv.fr/justorg/justorg2.htm

QUESTIONS Comment s’appelle le juge de l’urgence ? Quelle est la différence entre un appel et un pourvoi en cassation ?

Énumérez les situations dans lesquelles le public ne peut pas accéder aux audiences. Quels sont les droits à la défense ? Quels sont les principes de la justice mentionnés ci-dessus ?

B. GRAMMAIRE : LE NOM - le nombre Il y a deux nombres en français, le singulier et le pluriel, qui est le terme marqué, d’habitude par l’addition d’un -s, plus rarement d’un –x :

un exemple, des exemples ; un lieu, des lieux

Le singulier signale l’existence d’un seul objet, alors que le pluriel implique au moins deux objets. L’opposition singulier/pluriel, normalement impliquant l’opposition objet A/plusieurs objets A, peut renvoyer à des situations particulières :

1. seul le singulier existe s’il s’agit de :

noms abstraits : le courage ; noms de matières : l’argent ; certains noms issus d’infinitifs, d’adjectifs : le devenir, le vrai. Remarque : Le pluriel de tels noms acquiert des significations particulières :

- des manifestations concrètes d’une qualité : ses bontés envers moi (ses gestes de générosité) ;

- des objets faits d’un matériel : les cuivres (les objets en cuivre) ;

- des qualités d’un produit : des tabacs (différents sortes de tabac).

2. seul le pluriel existe dans le cas de certains noms de cérémonies, sommes d’argent,

etc. :

les fiançailles, les funérailles, les pourparlers, etc. ; les arrérages (arierata), les arrhes (avansul), les dépens (cheltuielile de judecata), les frais (cheltuielile), les honoraires (onorariile), etc. ; les environs, les alentours, les annales, les archives, les moeurs, les agissements, les prémices, etc.

3. singulier = objet A ; pluriel = objet B :

assise (bază, temelie) ; assises (şedinţă la curtea cu juri) ; affaire (afacere, chestiune) ; affaires (lucruri personale) ; ciseau (daltă) ; ciseaux (foarfecă) ; effet (efect) ; effets (obiecte personale) ;

émolument (activele ce revin prin succesiune) ; émoluments (salariul înalţilor functionari), gage (garanţie, gaj) ; gages (simbrie, plata unui servitor) ; lumière (lumină) ; lumières (cunoştinţe) ; menotte (mânuţă) ; menottes (tuşe) ; vacance (post neocupat) ; vacances (vacanţă), etc.

4. dans le cas des objets bipartites, le singulier = objet A ; pluriel = objet A ou plusieurs

objets A:

pantalon/pantalons ; moustache/moustaches

5. les noms collectifs sont au singulier, même si leur contenu indique un pluriel :

le bétail ; la classe (les élèves d’une classe).

La formation du pluriel La plupart des noms forment le pluriel par l’addition d’un –s. Notons les cas particuliers :

- les noms en s, x, z restent invariables :

temps, noix, gaz

- les noms en -al ont -aux au pluriel :

tribunal, tribunaux

Remarque : Les mots suivants ont -s au pluriel : festival, bal, cérémonial, carnaval, récital, régal. Idéal fait idéaux ou idéals.

- les noms en -ail ont -aux au pluriel :

travail, travaux ; bail, baux

Remarque : Les mots suivants ont -s au pluriel : éventail, rail, chandail.

- les noms en - au, - eau ont -x au pluriel :

tuyau, tuyaux ; chapeau, chapeaux

- les noms en - eu ont -x au pluriel :

jeu, jeux ; voeu, voeux Remarque : Les mots suivants ont -s au pluriel : pneu, bleu.

- sept noms en - ou, dont genou, bijou, ont -x au pluriel ;

- quelques noms présentent un pluriel irrégulier :

oeil, yeux ; ciel, cieux, etc. Le pluriel des noms composés Si le composé est écrit en un seul mot, il suit la règle générale du pluriel :

un passeport, des passeports Remarque : Notons les pluriels : Monsieur, Messieurs ; Madame, Mesdames ; Mademoiselle, Mesdemoiselles. Dans le cas d’un composé détaché il faut analyser les éléments, car seuls les noms et les

adjectifs prennent la marque du pluriel, les adverbes, les verbes, les prépositions restant invariables.

- nom + nom apposé ou coordonné au premier - les deux éléments varient :

idée(s)-force(s) ; avocat(s)-conseil(s) ;

- nom + nom subordonné - seul le nom régissant varie :

arc(s)-en-ciel ; clin(s)-d’oeil ;

- nom + adjectif - les deux éléments varient :

sourd(s)-muet(s) ; coffre(s)-fort(s) ;

- verbe, adverbe ou préposition + nom - seul le nom peut varier si le sens le permet :

coupe-papier(s) ; haut-parleur(s) ; avant-scène(s)

- d’autres types de composés - restent invariables ;

des on-dit ; des ouï-dire. Le pluriel des emprunts La plupart des emprunts se sont francisés et suivent les règles de formation du pluriel du français. Certains noms d’origine étrangère restent invariables ou subissent les transformations du pluriel propres à leur langue d’origine. Restent invariables les mots latins ave, credo, Gloria, Magnificat, miserere, pater, requiem, Te Deum, duplicata (de duplicata littera, lettre doublée), addenda, errata, etc. Les mots latins en -um font le pluriel en -a, sans que le pluriel en -s soit exclu : maximum,

maxima (maximums) ; minimum ; optimum ; sanatorium, symposium. Media représente un pluriel. Les mots d’origine italienne en -e ou en -o ont le pluriel en -i (carbonaro, carbonari) ou en -s (impresario, scénario, tempo) ; il y en a qui sont employés uniquement au pluriel :

confetti, graffiti, macaroni, spaghetti, etc. Les mots d’origine anglaise en deux consonnes ont -es au pluriel (flash, flashes ; miss, misses) ; les mots en -y ont -ies au pluriel (lady, ladies), alors que ceux en -man prennent - men au pluriel (barman, barmen ; sportsman, sportsmen).

EXERCICES

1. Mettez au pluriel les noms suivants :

le pneu le vitrail le carnaval le rail le tribunal l’oeil le métal le chapeau le festival le tuyau le jeu le nez le travail la voix le chandail le gars le bail le crucifix

2. Mettez au pluriel également les noms suivants :

un policeman un errata un agenda un minimum un dandy une lady un duplicata un gentleman une miss un match

3. Mettez au pluriel les noms composés suivants :

un bateau-mouche un sans-coeur un coupe-papier un ouvre-boîte un compte-gouttes un avocat-conseil un arc-en-ciel un porte-parole un coffre-fort un pourboire un gratte-ciel une arrière-boutique

4. Donnez le singulier des mots suivants :

les préliminaires les chevaux les coraux les bois

les journaux les annales les généraux les éditoriaux les prix les aveux les animaux les porte-avions les succès les rivaux les yeux les baux

les remords les legs 5. Utilisez correctement les mots suivants : assise, affaire, effet, émolument, gage, lumière, menotte, vacance. Faites les transformations nécessaires.

On lui a passé la menotte. Quel effet a pu produire sur lui l’annonce de cette nouvelle ! Dis-lui de ranger son effet dans le placard ! Il faut consolider l’assise de cette maison. L’affaire sera portée devant la cour d’assise. Il oublie toujours son affaire. Il a déposé son gage comme preuve de sa bonne foi. Il faut se méfier de lui, c’est un tueur à gage. Il n’y a pas suffisamment de lumière pour que je puisse lire. Je ne comprends rien à ce texte, j’ai besoin de votre lumière. Encore une vacance au Ministère des Affaires Étrangères. Quand partez-vous en vacance ? Quel est le montant de votre émolument ? Les appointements attachés à un emploi s’appellent un émolument.

UNITÉ 5

A. TEXTE : L’ORDRE JUDICIAIRE (I)

B. GRAMMAIRE : L’ADJECTIF QUALIFICATIF - la formation du féminin et du pluriel ; la place de l’adjectif qualificatif

A. TEXTE : L’ORDRE JUDICIAIRE (I)

Une première catégorie de juridictions règle les litiges entre les personnes et sanctionne les atteintes contre les personnes, les biens et la société. Lorsqu’elles sont chargées de juger les personnes soupçonnées d’une infraction (conduite sans permis, vol, meurtre, etc.), ce sont les juridictions pénales ou répressives. Celles qui n’infligent pas de peines mais tranchent un conflit (loyer, divorce, consommation, héritage, etc.) sont les juridictions civiles. Enfin, certaines affaires sont examinées par des tribunaux spécialisés : un salarié conteste un licenciement qu’il estime abusif ; il peut saisir le conseil de prud’hommes. LA COUR D’APPEL : JURIDICTION DE SECOND DEGRÉ Compétence : le réexamen des affaires déjà jugées une première fois La cour d’appel réexamine les affaires déjà jugées en premier degré (1er ressort ou 1 ère instance) en matière civile, commerciale, sociale ou pénale. Elle réexamine les décisions du tribunal d’instance (pour les affaires dont le montant de la demande de justice est supérieur à 4 000 euros ou que la somme est déterminée) ; du tribunal de grande instance ; du tribunal de commerce ; du conseil de prud’hommes (affaires d’un montant supérieur à 4 000 euros) ; du tribunal paritaire des baux ruraux ; du tribunal des affaires de sécurité sociale ; du tribunal de police s’agissant des contraventions de 5ème classe ; du tribunal correctionnel ; du juge d’instruction (la cour d’appel se réunit alors en chambre de l’instruction). Exception : les appels des décisions des cours d’assises sont jugés par une autre cour d’assises (loi du 15 juin 2000 renforçant la présomption d’innocence et les droits des victimes, complétée par une loi du 4 mars 2002). La cour d’appel exerce son contrôle en droit et en fait sur les jugements qui lui sont soumis. Elle peut soit confirmer la décision rendue par les premiers juges, soit l’infirmer (c’est-à-dire l’annuler, la réformer) en tout ou en partie. Dans cette dernière hypothèse, elle tranche à nouveau le débat au fond. Les arrêts rendus par les cours d’appel peuvent être frappés d’un pourvoi en cassation formé devant la Cour de cassation. Composition : Une cour d’appel est composée uniquement de magistrats professionnels :

un premier président, des présidents de chambre et des conseillers. Chaque cour comprend des chambres spécialisées (en matière civile, sociale, commerciale et pénale) composées chacune de trois magistrats professionnels : un président de chambre et deux conseillers. Toutefois, pour les affaires qui doivent être portées en audience solennelle (par exemple, sur renvoi de la Cour de Cassation), les arrêts sont rendus par cinq magistrats. Le Ministère Public 7 est représenté aux audiences de la cour d’appel par un magistrat professionnel, le procureur général ou l’un de ses avocats généraux ou substituts généraux.

7 Parchet en roumain

Il y a 35 cours d’appel sur le territoire français, (dont 5 en outre-mer, et 2 tribunaux supérieurs d’appel). Chaque cour est compétente sur plusieurs départements (2 à 4 en moyenne). Elles sont le plus souvent implantées dans les anciens “parlements”, juridictions sous l’ancien régime.

Juridictions civiles Juridictions spécialisées Juridictions pénales

TRIBUNAL DE GRANDE INSTANCE

Litiges de plus de 10000 euros (divorce, autorité parentale, succession, filiation, immobilier, etc.)

CONSEIL DE PRUD’HOMMES

Litiges entre salariés ou apprentis et employeurs portant sur le respect des contrats de travail ou d’apprentissage.

Cour d’assises

Crimes (infractions les plus graves) passibles de la réclusion jusqu’à la perpétuité.

TRIBUNAL D’INSTANCE

Litiges de moins de 10000 euros et litiges de crédit à la consommation, état civil.

TRIBUNAL DES AFFAIRES DE SÉCURITÉ SOCIALE

Litiges entre les organismes de sécurité sociale et les personnes assujetties

TRIBUNAL

Délits passibles d’emprisonnement jusqu’à 10 ans et d’autres peines (amendes, peines complémentaires, travail d’intérêt général).

CORRECTIONNEL

JUGE DE PROXIMITÉ *

Petits litiges jusqu’à 4000 euros (consommation, conflit de voisinage, injonctions de payer et de faire, etc.).

TRIBUNAL DE COMMERCE

Litiges entre commerçants ou sociétés commerciales

TRIBUNAL DE POLICE

Contraventions de cinquième classe passible d’amendes. Il statue à un unique et siège au tribunal d’instance.

TRIBUNAL PARITAIRE DES BAUX RURAUX

Litiges entre propriétaires et exploitants de terre ou de bâtiments agricoles.

JUGE DE PROXIMITÉ*

En matière pénale, les juges de proximité sont compétents pour les quatre premières classes d’infraction

Juridictions pour mineurs

JUGE DES ENFANTS

• Prend des mesures de protection à l’égard des mineurs en danger • Juge les infractions commises par des mineurs

TRIBUNAL POUR ENFANTS

Délits commis par les mineurs et crimes commis par les mineurs de moins de 16 ans

COUR D’ASSISES POUR MINEURS

Crimes commis par des mineurs de plus de 16 ans.

(*) Loi d’orientation et de programmation pour la justice ; Projet de loi organique relatif aux juges de proximité

Appel

COUR D’APPEL : Lorsqu’une ou plusieurs personnes ne sont pas satisfaites du premier jugement, elles peuvent faire appel. La Cour d’appel réexamine alors l’affaire. Depuis le 1er janvier 2001, les verdicts des cours d’assises peuvent faire l’objet d’un appel devant une nouvelle cour d’assises composée de 3 juges professionnels et de 12 jurés. Contrôle (Pourvoi) COUR DE CASSATION : Cette Cour ne rejuge pas l’affaire mais elle vérifie si les lois ont été correctement appliquées par les tribunaux et les cours d’appel. Elle est située à Paris. Source : http://www.justice.gouv.fr/justorg/justorg2.htm

Questions Quels sont les tribunaux spécialisés ? Quelle en est la situation en Roumanie ? Quelle est la compétence d’une cour d’appel ? Quelle est composition d’une cour d’appel ?

B. GRAMMAIRE : L’ADJECTIF QUALIFICATIF - la formation du féminin et du pluriel ; la place de l’adjectif qualificatif I. Formation du féminin des adjectifs Comme pour le nom, on forme le féminin par l’addition d’un -e à la forme masculine de l’adjectif : joli, jolie Remarque : Les adjectifs en -e ont la même forme au masculin et au féminin : honnête, jaune. L’addition d’un -e entraîne des changements plus ou moins importants dans la

prononciation, dont la dénasalisation des voyelles nasales (fin, fine ; brun, brune ; bon, bonne ; plein, pleine) ou la sonorisation de la consonne muette (gris, grise ; galant, galante). D’autres transformations se produisent, affectant aussi bien la prononciation que l’écriture :

- les adjectifs en -c conservent le son [k] par la graphie -que :

caduc, caduque (grec, grecque) ou bien prennent -che :

blanc, blanche ; sec, sèche, franc, franche.

- les adjectifs en -f prennent -ve :

actif, active ; bref, brève

- les adjectifs en -g ont -gue au féminin :

long, longue

- les adjectifs en -gu ont -guë au féminin :

aigu, aiguë

- les adjectifs en -ul, -el, -eil redoublent la consonne :

nul, nulle ; cruel, cruelle ; pareil, pareille

- les adjectifs en -ien et -on redoublent la consonne au féminin :

autrichien, autrichienne ; bon, bonne

- les adjectifs en -in ont -gne au féminin :

bénin, bénigne

- les adjectifs en -er prennent l’accent grave sur le -e :

amer, amère ; premier, première

- les adjectifs en -eur ont -euse au féminin :

frondeur, frondeuse

Remarque : Les adjectifs provenant de comparatifs latins comme inférieur, supérieur, ultérieur, postérieur, antérieur, intérieur, extérieur, majeur, mineur, meilleur prennent un -e au féminin : inférieure.

- les adjectifs en -teur ont -trice au féminin :

tuteur, tutrice

- les adjectifs en -teur provenant de verbes en -t- ont -teuse au féminin :

porteur, porteuse (du verbe porter)

- certains adjectifs en -s ont -sse au féminin :

gris, grise, mais bas, basse ; gros, grosse ; épais, épaisse ; gras, grasse ; las, lasse ; exprès, expresse Remarque : Le féminin de tiers est tierce ; frais fait fraîche au féminin.

- les adjectifs en -t redoublent la consonne au féminin :

net, nette Remarque : Les adjectifs suivants ont è au féminin : complet, complète ; concret,

concrète ; discret, discrète ; inquiet, inquiète ; secret, secrète. - les adjectifs en -ot suffixe de dérivation d’un autre adjectif et sot redoublent la consonne au féminin :

maigre maigriot, maigriotte ; sot, sotte

- les adjectifs en -eux ont -euse au féminin :

heureux, heureuse Certains adjectifs présentent un féminin irrégulier : doux, douce ; faux, fausse ; favori, favorite ; jaloux, jalouse ; roux, rousse ; vainqueur, victorieuse ; vengeur, vengeresse. Notons aussi le cas des adjectifs à trois formes (au singulier) :

singulier pluriel

masc.+consonne(h aspiré) masc.+voyelle(h muet) féminin masculin féminin

beau bel

belle beaux

belles

nouveau nouvel

nouvelle nouveaux nouvelles

fou

fol

folle fous

folles

mou mol

molle mous

molles

vieux

vieil

vieille vieux

vieilles

un beau plaidoyer ; un bel exemple ; une belle plaidoirie, mais de beaux plaidoyers ; de beaux exemples, de belles plaidoiries ; un nouveau juge ; un nouvel avocat ; une nouvelle procédure mais de nouveaux plaidoyers ; de nouveaux exemples, de nouvelles plaidoiries. II. La formation du pluriel Le pluriel de l’adjectif, comme celui du nom, est marqué par un -s ou un –x :

intéressant, intéressants ; nouveau, nouveaux Voilà les principales règles de formation du pluriel :

- les adjectifs en -s, -x, -z sont invariables au pluriel :

un chapeau gris ; des chapeaux gris ; un argument faux ; des arguments faux ;

- les adjectifs en -al ont -aux au pluriel :

un geste amical, des gestes amicaux

Remarque : Les adjectifs suivants prennent -s au pluriel : banal, banals ; fatal ; final ; naval.

- les adjectifs en -eau prennent -x au pluriel :

un beau livre ; de beaux livres ; Bleu fait bleus ; hébreu fait hébreux au pluriel. Demi, plein et nu sont invariables lorsqu’ils sont placés devant le nom :

une demi-heure ; trois heures et demie ; il va nu-pieds ; il va les pieds nus ; il a de papiers plein les tiroirs ; il a les tiroirs pleins de papiers. III. La place de l’adjectif qualificatif L’adjectif qualificatif se place normalement après le nom, sauf si une intention emphatique n’en requiert pas la présence avant le nom :

un marché énorme ; une énorme bêtise Certains adjectifs se placent obligatoirement avant le nom ; il s’agit d’adjectifs courts et très usuels comme beau, bon, grand, gros, joli, long, mauvais, petit, vieux. Enfin, des adjectifs qui se placent normalement après le nom peuvent se placer avant lui s’ils sont pris au sens figuré :

un lit dur ; une dure épreuve ; une orange amère ; d’amers reproches ; un homme maigre ; une maigre consolation ou s’ils changent de sens :

un palais ancien (vechi) ; mon ancien directeur (fost); un homme brave (curajos) ; un brave homme (cumsecade) ; une chambre basse (jos) ; une basse vengeance (josnic) ; une boisson chaude (cald) ; un chaud partisan (înflăcărat) ; de l’or fin (pur) ; un fin connaisseur (rafinat), le fin fond de l’affaire (adevărat) ; une fille pauvre (sărac) ; mon pauvre ami (biet, sărman) ; une chambre propre (curat) ; mon propre intérêt (propriu) ; un terrain vague (loc viran), une proposition vague (imprecis) ; une vague impression (aparent), etc.

EXERCICES 1. Mettez les adjectifs suivants au féminin :

délicat discret peureux muet jaloux italien concret personnel bref délicieux franc naïf public léger long neuf épais caduc ambigu gros

2.

Mettez les adjectifs suivants au féminin :

protecteur meilleur interrogateur persécuteur antérieur distributeur détenteur flatteur créateur vainqueur menteur vengeur corrupteur majeur malin hospitalier

3. Complétez avec le masculin des adjectifs suivants :

douce franche sèche expressive publique étrangère salvatrice honnête juive contiguë bénigne plaintive expresse fausse

4. Mettez les adjectifs suivants au pluriel:

joyeux nouveau jumeau anglais jovial agréable général social final gros beau faux paresseux gentille

5. Accordez les adjectifs avec les noms qu’ils déterminent :

beau - appartement beau - ville beau - quartier beau - appartements beau - quartier nouveau - texte nouveau - article nouveau - loi nouveau – alinéas nouveau - codes nouveau - normes

6. Même exercice :

Mes (vieux) amies m’attendent. Tous mes (ancien) collaborateurs sont présents. Voilà les (meilleur) photos que j’ai prisescette été. C’est une attitude (audacieux).

Ce sont des réponses (impertinent). Arrêtez avec ces manières (infantile). Concentrez-vous sur les problèmes (essentiel). C’est déjà une affaire (public). Quelle doit être la qualité (maître) d’un juge ? Il me parlait d’une voix (faible). Voilà la (premier) chose qu’il faut faire.

7. Placez correctement l’adjectif par rapport au nom qu’il détermine:

(ancien) C’est un …………… ministre …………… (brave) Tu peux avoir confiance en lui, c’est un …………… homme …………… (prochain) On en reparlera la … …… fois ……….

(prochain) Je le verrais la … ……

(sale) C’est vraiment une ………. histoire ………. (sale) Lave-toi, tu as les …………. mains ………. (nombreux) Il a une …………… famille …………. à entretenir.

(nombreux) De …………… familles …………. attendent une réponse favorable. (joli) C’est une ………… fille ………… (joli) C’est un ………… coup de pub ………… (propre) C’est son ………… point de vue ………… (propre) Il faut toujours avoir les ………… mains ………… (certain) C’est une ………… affaire …………

(certain) Une ………… audace …………

(vif) J’aime les ………… couleurs ………… (vif) Il nourrit une ………… sympathie …………

semaine … ……….

peut vous aider.

à votre égard.

UNITÉ 6

A. TEXTE : L’ORDRE JUDICIAIRE (II)

B. GRAMMAIRE : LES PRONOMS PERSONNELS ; LE NEUTRE

A. TEXTE : L’ORDRE JUDICIAIRE (II)

LA COUR DE CASSATION Compétence :

C’est la plus haute juridiction de l’ordre judiciaire. Elle siège à Paris et exerce sa compétence sur l’ensemble du territoire français. Sa fonction est de vérifier la conformité

des décisions des tribunaux et des cours aux règles de droit. Elle est saisie sur recours, “le pourvoi en cassation”, exercé par une personne qui a fait l’objet d’une décision de justice ou par le ministère public. Lorsque la Cour estime que la décision attaquée n’a pas été prise conformément aux règles de droit, elle “casse” la décision. L’affaire est alors renvoyée devant une juridiction pour y être rejugée. Dans le cas contraire, elle rejette le “pourvoi”, ce qui équivaut à confirmer la décision contestée. Composition Elle est divisée en chambres, chacune composée de magistrats professionnels du siège, un président et des conseillers :

- 3 chambres civiles ;

- une chambre commerciale ;

- une chambre sociale ;

- une chambre criminelle.

Le Ministère Public est représenté par le Procureur Général et des avocats généraux.

LE TRIBUNAL D’INSTANCE : LE JUGE DES PETITS LITIGES CIVILS QUOTIDIENS

Compétence :

- Une compétence générale pour les petits litiges civils

Proche et accessible, le tribunal d’instance traite la plupart des petits litiges civils de la

vie quotidienne. Ce tribunal juge toutes les affaires civiles pour lesquelles la demande porte sur des sommes inférieures ou égales à 10 000 euros : litiges liés aux accidents de la circulation, conflits relatifs au paiement des charges de copropriété, dettes impayées, livraisons non conformes, travaux mal exécutés, demandes de dommages et intérêts ou de remboursement d’un produit ou d’un service.

- Une compétence exclusive pour certains litiges

Il statue sur toute une série d’affaires, quel que soit le montant de la demande. Par exemple : les litiges entre propriétaires et locataires relatifs au logement d’habitation ; paiement des loyers ; résiliation du bail, etc. ; les actions dites “possessoires” visant à faire respecter la possession ou la détention d’un bien comme le respect d’une servitude de passage ; les contestations en matière de funérailles ou relatives aux frais de scolarité ou d’internat ; les litiges relatifs à l’élagage des arbres et des haies et les actions en bornage pour fixer les limites de deux propriétés ; les contestations en matière d’élections politiques (établissement des listes électorales) et d’élections professionnelles au sein des entreprises, etc. Il traite également les litiges relatifs aux crédits à la consommation d’un montant inférieur ou égal à 21 346,86 euros (crédit pour l’acquisition d’une voiture ou d’une cuisine équipée).

Le tribunal d’instance juge des tutelles. À ce titre, il statue sur les demandes d’ouverture d’un régime de protection : des mineurs (gestion et administration des biens d’un mineur, représentation du mineur pour un acte de la vie civile) ; de certains majeurs, qui ont besoin d’être assistés ou représentés pour accomplir des actes de la vie courante ; et les demandes d’émancipation des mineurs âgés de plus de 16 ans. - En matière de nationalité française : certains tribunaux d’instance sont compétents pour recevoir les déclarations d’acquisition de la nationalité française, enregistrer les demandes, vérifier que les conditions légales sont réunies, et délivrer les certificats de nationalité française. Composition : Un tribunal statuant à juge unique LE TRIBUNAL DE GRANDE INSTANCE comprend un ou plusieurs juges professionnels. Compétence : une large compétence en matière civile Ce tribunal tranche les litiges civils opposant des personnes privées (physiques ou morales) qui ne sont pas spécialement attribués par la loi à une autre juridiction civile (tribunal d’instance, prud’hommes), ainsi que les litiges civils qui concernent des demandes supérieures à 10 000 euros. Il partage sa compétence civile avec le tribunal d’instance. Il a une compétence exclusive pour de nombreuses affaires quel que soit le montant de la demande : état des personnes : état civil, filiation, changement de nom, nationalité (revendication, contestation) ; famille (régimes matrimoniaux, divorce, autorité parentale, adoption, pension alimentaire, succession) ; droit immobilier : propriété immobilière, saisie immobilière ; brevets d’invention et droit des marques, etc. En principe, le tribunal de grande instance statue en formation “collégiale”, composé de trois magistrats du siège, juges professionnels, assistés d’un greffier. Pour certaines affaires, le tribunal de grande instance statue à juge unique : le juge aux affaires familiales en matière de conflits familiaux (divorce, autorité parentale, obligation alimentaire) ; le juge de la mise en état (il veille au bon déroulement de la procédure et fait en sorte que les affaires soient en état d’être jugées dans un délai raisonnable) ; le juge de l’exécution (il tranche les difficultés nées de l’exécution des décisions de justice) ; le juge des enfants (il intervient pour protéger les mineurs en danger et les jeunes majeurs). Composition Chaque tribunal de grande instance comprend des magistrats professionnels, président, viceprésidents et juges, ainsi que des greffiers en chef, greffiers, collaborateurs des magistrats et des personnels de greffe. Suivant son importance, un tribunal de grande instance peut comprendre plusieurs “chambres” (Marseille : 11 chambres ; Lyon : 10 chambres ; Paris : 31 chambres). Le président a un rôle majeur en ce qui concerne l’organisation et l’administration interne de la juridiction. Il a également des compétences juridictionnelles propres dans le cadre de procédures rapides, comme la procédure dite de référé, ou dans le cadre de certaines matières, comme la fonction de juge de l’exécution, qu’il peut cependant déléguer. Auprès de chaque tribunal de grande instance, le Ministère Public intervient dans les procédures civiles, obligatoirement dans certains cas, facultativement dans d’autres, pour demander l’application de la loi et veiller au respect des intérêts généraux de la société. Il

est représenté par le procureur de la République et ses substituts, qui forment le Parquet du tribunal de grande instance. LE TRIBUNAL DE COMMERCE Compétence : Le règlement des litiges entre commerçants Le tribunal de commerce tranche, de manière générale, les litiges entre commerçants ou entre commerçants et sociétés commerciales, et ceux qui portent sur les actes de commerce : les litiges entre les entreprises, y compris en droit boursier et financier, en droit communautaire et en droit national en matière de commerce et de concurrence ; les litiges relatifs aux actes de commerce entre toutes les personnes ; les litiges relatifs à une lettre de change ; les litiges opposant des particuliers à des commerçants ou à des sociétés commerciales dans l’exercice de leur commerce ; les contestations entre les associés d’une société commerciale ; les défaillances d’entreprises commerciales et artisanales :

prévention, redressement, liquidation judiciaire. Le greffe du tribunal de commerce assure des fonctions diverses et spécifiques : il conserve les actes et délivre les copies des décisions du tribunal permettant leur exécution, tient le Registre du Commerce et des Sociétés, assure la côte et le paraphe des livres des commerçants et des sociétés commerciales. Le tribunal de commerce statue en premier et dernier ressort (sans possibilité d’appel), ou en premier ressort à charge d’appel, selon l’importance du litige. Composition : un tribunal composé de juges élus Le tribunal de commerce est composé de juges non professionnels, des commerçants bénévoles, élus pour 2 ou 4 ans par d’autres commerçants. Cette juridiction est composée d’un président, un vice-président et un nombre variable de présidents de chambre et de juges consulaires. Le ministère public ou parquet représente les pouvoirs publics devant le tribunal de commerce. Il s’exprime obligatoirement en matière de défaillance d’entreprise (redressement ou liquidation judiciaire) et, dans les autres cas, chaque fois qu’il le souhaite. La formation de jugement doit comporter au moins trois juges élus (dont éventuellement le président). Il existe aujourd’hui 191 tribunaux de commerce.

Source : http://www.justice.gouv.fr/justorg/justorg2.htm

Questions Quelles sont les compétences d’un tribunal d’instance ? Qu’est-ce qu’une action “possessoire” ? Quelles sont les compétences d’un tribunal de grande instance ? Que fait le juge de la mise en état ? Énumérez quelques litiges dont est saisi le tribunal de commerce.

B. GRAMMAIRE : Les pronoms personnels ; le neutre

I. LES PRONOMS PERSONNELS Formes du pronom personnel Formes conjointes Formes disjointes

Formes du pronom personnel

     

Formes disjointes

Formes conjointes Autres fonctions

Sujet

Objet direct Masc. Fém. Masc. Fém.

Non réfléchi Objet indirect Réfléchi Masc. Fém.

Réfléchi

1 re pers. du singulier je

 

me m (moi)*

 

moi

2 e pers. du singulier tu

 

te t (toi)*

 

toi

3 e pers. du singulier il

elle

le

la

lui

se

lui

elle

soi

1 re pers. du pluriel

nous

2 e pers. du pluriel

vous

3 e pers. du pluriel

ils

elles les

leur

se

eux

elles soi

* Ces formes ne sont employées qu’à l’impératif affirmatif (en l’absence du pronom en) :

Donne-le-moi ! / Donne-m’en ! ; Parle-moi !/ Parle-m’en ! I. Le pronom sujet je, tu, etc., s’emploie uniquement en présence du verbe :

Je suis heureux de revoir Marie. Es-tu content ? II. Le pronom complément direct (questions pe cine ? ce ? en roumain) et le pronom complément indirect (question cui ? en roumain) s’emploient eux aussi en présence du verbe qu’ils déterminent. Ils précèdent normalement le verbe sauf à l’impératif affirmatif :

Tu le regardes. Tu lui parles. Regarde-le ! Parle-lui ! Ne le regarde pas ! Ne lui parle pas ! S’il y a deux pronoms complément qui déterminent le même verbe, l’ordre est :

1. C.O.I. + C.O.D., comme en roumain Tu me le donnes. 2. C.O.D. + C.O.I. si les deux pronoms complément sont à la IIIe personne Tu le lui donnes.

3. à l’impératif affirmatif l’ordre est le suivant :

Tu me le donnes. Donne-le-moi ! Vous nous l’offrez. Offrez-le-nous !

III. Les formes conjointes du pronom compléments remplient les fonctions suivantes :

1. sujet, en l’absence du verbe :

- Qui est là ? - Moi. en coordination avec un groupe nominal :

Moi et mes amis (, nous) aimons la musique moderne.

2. sujet d’un infinitif dans une phrase exclamative :

Moi, dire ça !

3. complément précédé d’une préposition :

Il n’est pas chez lui. Vous partez sans eux ? Ce stylo n’est pas à moi. le la les moi

lui

nous

leur ou dans les constructions comparatives :

Il est plus habile que toi.

3. en apostrophe (vocatif) :

Toi, viens là !

4. avec même, seul ou, pour nous et vous, avec autres :

moi-même (eu însumi) ; eux-mêmes (ei însisi) ; Toi seul (tu) peux choisir. Nous autres nous n’obéirons pas à ses ordres.

5. pour annoncer ou reprendre un sujet ou un complément :

Moi, je ne suis pas d’accord./Je ne suis pas d’accord, moi. Lui, il ne faut jamais l’importuner. / Il ne faut jamais l’importuner, lui.

6. dans les constructions présentatives (mise en évidence du sujet : c’est … qui, ce sont …

qui ; mise en évidence du complément : c’est … que) :

Je le lui dirai. C’est moi qui le lui dirai. (sujet) - Qui est là ? - C’est moi. (sujet) Tu es le premier. C’est toi qui es le premier. (sujet) Ils ont tort. Ce sont eux qui ont tort. (sujet)

Je le vois souvent. C’est lui que je vois souvent. (complément direct) Tu lui adresses des reproches. C’est à lui que tu adresses des reproches. (complément indirect)

7. dans la construction ne … que :

Je t’admire. Je n’admire que toi. Je te demande des conseils. Je ne demande qu’à toi des conseils. Remarque : Le pronom complément indirect est toujours précédé de la préposition à dans les situations 6 ou 7 décrites ci-dessus :

Je lui donne les lettres. C’est à lui que je donne les lettres. Je ne donne les lettres qu’à lui.

II. LE NEUTRE Le pronom le peut remplacer :

1. toute une phrase, une idée : J’ai eu tort, je le sais.

Il accompagne des verbes usuels (croire, vouloir, dire, savoir, penser, pouvoir) ; son emploi est obligatoire dans la langue littéraire :

Venez si vous le voulez. (dacă vreţi acest lucru, asta) Venez si vous voulez. (dacă vreţi) Remarque : Le (ou la) fait partie de certaines locutions : l’emporter sur (a învinge, a

ştiga, a ieşi primul), le disputer à quelqu’un (a rivaliza cu cineva), ne le céder en rien à (a nu se lăsa deloc mai prejos), se la couler douce (a se lăfăi, a duce un trai liniştit), l’échapper belle (a scăpa uşor ; a scăpa ca prin urechile acului), etc.

2. un attribut (nume predicative):

Curieuse, je le suis. Des ennemis, nous ne le sommes plus. Je suis son ami et je le reste. Par ailleurs, le neutre accompagne le verbe faire employé à la place d’un autre verbe :

Il ment comme il le fait toujours. Le invariable est employé aussi dans les phrases comparatives (avec ne explétif dans la comparaison d’inégalité) :

Il est plus intelligent que je ne l’aurais cru. Il est aussi habile que je le pensais.

Exercices

1. Mettez en évidence les sujets des phrases ci-dessous selon le modèle :

Je l’ai vu. Moi, je l’ai vu. C’est moi qui l’ai vu. Tu es d’accord avec ma proposition. Il obéit à ses supérieurs. Nous l’aiderons. Elles vont avec eux. Ils t’écouteront. Je n’aime pas qu’on me parle sur ce ton. Vous vous trompez sur son compte. Elle veut vous accompagner.

2. Mettez en évidence les compléments des phrases ci-dessous selon le modèle :

C.O.D. - Je le vois. C’est lui que je vois. C.O.I. - Je lui parle. C’est à lui que je parle.

Il ne m’aime pas. Tu les adores. (ces filles) Je voudrais les rencontrer. (ces avocats) Nous t’invitons à notre fête. Il la remercie. Je vous attends. Je leur demande des comptes. (à tes amis) Il nous présente son ami. Je vous donne rendez-vous. Il lui demande pardon. (à sa fiancée)

3. Répondez par oui, ensuite par non aux questions suivantes :

Comprenez-vous l’explication ? Vois-tu ces voitures-là ? Connais-tu ses amis ? Attendez-vous toujours leur réponse ? Achèteras-tu cet album ? Cherchent-ils encore la solution ?

4. Même exercice ; faites attention à l’accord du participe passé au cas où le C.O.D.

précède le verbe. Exemple : As-tu vu les enfants ? Oui, je les ai vus. Avez-vous compris l’explication ? As-tu vu Victor ?

Avez-vous trouvé vos affaires ? A-t-il entendu leur déclaration ? A-t-il apporté toutes les pièces du dossier ? A-t-il enregistré sa déposition ?

5. Répondez par oui aux questions suivantes :

Peux-tu me donner son adresse ? Vas-tu téléphoner à Victor ? Pouvez-vous appeler Marie ? Vont-ils acheter ces disques ? Allez-vous nous fournir ce renseignement ? Veux-tu lui envoyer cette lettre ? Tu leur lisait le message de Luc ?

6.

Complétez avec les pronoms compléments convenables :

 

Il

sait que j’ai ce livre et veut que je …. …… prête. La lettre pour Georges, je peux ….

envoyer. Mon ami, je vais …. …

présenter. Ce texte, je …. …

enverrai. Je connais

son histoire, inutile de …. …

raconter. Ce livre, veux-tu …… …… passer ?

7. Remettez de l’ordre dans les phrases suivantes ; employez les formes convenables du

pronom ; mettez ensuite la phrase à la forme négative :

Me – en – parle !

Donne – moi – les ! Lui – donnez – lui ! La – lui – adressons ! Le – dites - moi ! Rendez

leur – les ! La – moi – dicte ! Montrez – leur – les ! Parle-m’en ! Ne m’en parle pas !

8.

Traduisez en roumain en faisant attention à la fonction du pronom le neutre :

Votre proposition est sérieuse, je le vois bien. Vous êtes malin, je ne le suis pas. Son partenaire a de bonnes idées, il le reconnaît. Ce projet a autant de succès que je l’imaginais. Notre équipe l’a emporté. Tout cela aurait pu tourner mal, ils l’ont échappé belle.

Depuis qu’il est à la retraite il se la coule douce dans sa maison de campagne.

Il est persévérant lui aussi, il ne le cède pas à son rival.

Tu as tenu ta promesse comme tu le fais toujours. Votre proposition n’est pas brillante. Elle l’est si peu que personne n’y a pas adhéré.

9.

Mettez en français :

E

un om hotărât, se vede.

Eram nehotărât şi mai sunt încă şi acum.

Toţi spun că este mai pricepută decât pare. - Spune-i sa-mi telefoneze. -Îi voi spune. Fără să vrea, i-a făcut o nedreptate.

E curioasă, eu nu sunt.

Dacă eşti sigur că minte, spune-i-o!

E mai puţin hotărât decât credeam.

UNITÉ 7

A. TEXTE : L’ORDRE JUDICIAIRE (III)

B. GRAMMAIRE : LES DÉMONSTRATIFS ; LES POSSESSIFS

A. TEXTE : L’ORDRE JUDICIAIRE (III)

LE CONSEIL DE PRUD’HOMMES Institués en 1806, les conseils de prud’hommes ont été généralisés en 1979. Il en existe aujourd’hui 271. Compétence : le règlement des litiges entre salariés et employeurs (conflits liés aux congés payés, salaires, primes, licenciement individuel, non respect d’une clause de non- concurrence, etc.). Le conseil de prud’hommes règle les litiges individuels qui surviennent entre salariés ou apprentis et employeurs, à l’occasion du contrat de travail ou d’apprentissage, etc. (à l’exception des litiges collectifs, comme l’exercice du droit de grève). Par exemple : les litiges concernant le paiement des salaires et des primes ou l’indemnité de départ d’un salarié, les litiges relatifs aux congés payés, les licenciements individuels, le non-respect d’une clause de non-concurrence ou de la durée légale du préavis de départ par le salarié. Lorsqu’il est saisi d’une affaire, le conseil de prud’hommes tente obligatoirement de concilier les adversaires. En cas d’échec de la conciliation, il rend un jugement. Le conseil de prud’hommes statue tantôt en “premier et dernier ressort” sans possibilité d’appel pour les demandes inférieures ou égales à 4 000 euros, tantôt en premier ressort, à charge d’appel (pour les demandes supérieures à 4 000 euros). L’affaire est alors examinée par la chambre sociale de la cour d’appel. Composition : Un tribunal composé de juges élus Ce tribunal est composé de juges non professionnels élus, les “conseillers prud’homaux”, représentant, en nombre égal et pour moitié, les employeurs et les salariés. Les conseillers employeurs et salariés se prononcent sur une affaire à égalité des voix. Cependant, en cas de partage de voix, le conseil de prud’hommes se réunit à nouveau sous la présidence d’un magistrat du tribunal d’instance, juge départiteur : cette nouvelle audience permet de départager les conseillers. Chaque conseil de prud’hommes est divisé en cinq sections spécialisées dans les principaux secteurs du monde du travail (encadrement, industrie, commerce et services commerciaux, agriculture, activités diverses). Chacune de ces sections comprend au moins un bureau de conciliation et un bureau de jugement. Le bureau de conciliation comprend deux conseillers, un représentant des salariés et un représentant des employeurs. Le bureau de jugement comprend théoriquement deux représentants des salariés, deux représentants des employeurs et un magistrat professionnel qui préside l’audience, lorsqu’il y a départage. Une formation de référé commune au conseil de prud’hommes peut intervenir en cas d’urgence. Le conseil de prud’hommes comprend également un greffe, composé de greffiers et personnels de greffe. LE TRIBUNAL PARITAIRE DES BAUX RURAUX Compétence : le règlement des litiges relatifs à une exploitation agricole Le tribunal paritaire des baux ruraux juge les litiges entre un propriétaire et l’exploitant de terres ou de bâtiments agricoles ; par exemple, un litige portant sur l’existence d’un

bail rural ou sur le montant du loyer du fermage, la durée du louage d’une terre d’exploitation, etc. Selon l’importance du litige, il statue en premier ressort et dernier ressort (sans possibilité d’appel), ou en premier ressort à charge d’appel. Composition : une composition à part Le tribunal paritaire des baux ruraux est composé du juge d’instance qui préside les audiences, et de quatre juges non professionnels élus : deux représentants des propriétaires (bailleurs) et deux représentants des exploitants (preneurs). LE TRIBUNAL DES AFFAIRES DE SÉCURITÉ SOCIALE Compétence : le règlement des litiges relatifs à la sécurité sociale Ce tribunal tranche les litiges entre les assurés sociaux et les caisses de sécurité sociale, après un recours amiable exercé devant la commission de la sécurité sociale. Il est compétent en cas de contestation portant sur l’assujettissement, le calcul et le recouvrement des cotisations et des prestations sociales, le remboursement des frais médicaux, etc. Il statue, selon le cas, en premier ressort (à charge d’appel), ou en premier et dernier ressort (sans possibilité d’appel). Composition : une composition spécifique Ce tribunal est composé de deux juges non professionnels représentant l’un les salariés, l’autre les employeurs ou les travailleurs indépendants, sous la présidence d’un juge du tribunal de grande instance (le président du tribunal ou un juge qu’il délègue). Les juges non professionnels (les assesseurs) sont désignés par le président du tribunal de grande instance, sur proposition des organisations syndicales les plus représentatives LE TRIBUNAL DE POLICE : LE JUGE DES CONTRAVENTIONS Compétence :

Le tribunal de police juge les contraventions, c’est-à-dire les infractions pénales les moins graves (à l’exception des contraventions de 5ème classe commises par un mineur), par exemple le tapage nocturne, la chasse ou la conduite d’un véhicule sans permis, les coups et blessures légers, etc. Ces infractions sont passibles d’amende jusqu’à 1500 euros (3000 euros, en cas de récidive), et de peines privatives ou restrictives de droit (par exemple, la suspension du permis de conduire, l’interdiction de vote ou d’exercer une activité professionnelle, etc.). Pour les contraventions les moins importantes, il existe des procédures simplifiées, écrites et sans audience de jugement (les ordonnances pénales). Ce tribunal statut “en dernier ressort”, sans appel, pour les contraventions des quatre premières classes. Composition : Le tribunal de police siège au tribunal d’instance et statue toujours à juge unique (en principe un juge du tribunal d’instance), assisté d’un greffier. Devant le tribunal d’instance, le ministère public, chargé de requérir l’application de la loi et une peine, est représenté : par le Procureur de la République ou l’un de ses substituts, pour les contraventions de 5ème classe ou par le commissaire de police (contraventions des quatre premières classes), sauf si le procureur décide de représenter le Ministère Public à sa place. Il siège en principe au tribunal d’instance.

Source : http://www.justice.gouv.fr/justorg/justorg2.htm

QUESTIONS Quelle est la compétence du conseil de prud’hommes ? Dans quel cas une affaire est portée devant la chambre sociale de la cour d’appel ? Qu’est-ce qu’un conseiller prud’homal ? et un juge départiteur ? Quelles sont les compétences du tribunal paritaire des baux ruraux ? Quelles sont les compétences du tribunal des affaires de sécurité sociale et du tribunal de police ?

B. GRAMMAIRE : Les démonstratifs ; les possessifs

I. LES DÉMONSTRATIFS

A. Les adjectifs démonstratifs

masculin

féminin

singulier

pluriel

singulier

pluriel

ce + consonne, h aspiré cet + voyelle, h muet

ces

cette

ces

Les adjectifs démonstratifs précèdent le nom :

ce juge ; cet avocat ; cette disposition ; ces policiers ; ces lois. S’il est nécessaire d’indiquer la proximité ou l’éloignement, cela peut se faire à l’aide des particules ci ou de attachés au nom par un trait d’union :

cette indication-ci ; ce jour-là.

B. Les pronoms démonstratifs

Formes simples :

masculin

féminin

Singulier

pluriel

singulier

pluriel

celui (cel)

ceux (cei)

celle (cea)

celles (cele)

Les formes simples du pronom démonstratif s’emploient en présence d’une préposition, d’un pronom relatif ou d’un participe suivi de sa complémentation :

Ton stylo est rouge, celui de mon ami est vert. Ceux qui n’ont pas obtempéré ont été arrêtés. De tous les contrats, celui rédigé par vous me semble le plus favorable. Formes composées :

Les formes composées du pronom démonstratif sont obtenues à l’aide de -ci, marquant le rapprochement, ou de -, marquant l’éloignement. En principe les formes en -ci renvoient à ce qui est le plus proche dans l’espace ou dans le texte (c’est-à-dire l’objet nommé en dernier).

 

masculin

féminin

 

singulier

pluriel

singulier

pluriel

dém. prochains

celui-ci (acesta)

ceux-ci (aceştia)

celle-ci (aceasta)

celles-ci(acestea)

dém. lointains

celui-là (acela)

ceux-là (aceia)

celle-là (aceea)

celles-là (acelea)

Je connais celui-ci, je l’ai vu hier soir. Celle-ci ne parle presque pas ; celle-là, par contre, parle tout le temps. C. Les pronoms démonstratifs à valeur neutre Les pronoms démonstratifs à valeur neutre remplacent non pas un nom, mais une phrase entière, voire un paragraphe. Forme simple : ce Ce signifie cette chose, ces choses :

C’est vrai. C’est mon ami. Ce ne sont là que des détails. Ce peut être faux. Il a tort, ce me semble. Comme les autres formes simples, il peut se combiner avec les pronoms relatifs :

sujet : Je ne comprends pas ce qui t’intéresse. (ce, ceea ce) complément d’objet direct : Dis-moi ce que tu veux. (ce, ceea ce) complément d’objet indirect : Dis-moi ce dont tu as besoin. (de ce) Remarque : Dans la langue parlée on dit plutôt : Dis-moi de quoi tu as besoin. Ce apparaît également dans des expressions comme ce faisant ou sur ce:

Ce faisant, il pourra toujours se disculper. (procedând astfel) Sur ce je vous quitte. (acestea fiind zise) Formes composées : ceci ; cela, ça Ceci indique la proximité, cela, l’éloignement dans le temps ou l’espace :

Vous avez écouté cela, vous pouvez aussi entendre ceci. Ça apparaît comme une variante populaire de cela ; il y a pourtant des cas où il ne peut pas être remplacé par celui-ci :

Je ne veux plus parler de ça (ou de cela). À part ça, tout va bien. (în afara de asta) Voilà votre côtelette, madame. Et avec ça ? (Mai doriţi ceva ?) Ça ne se fait pas ! Ça m’est égal. Ça y est, on peut partir ! (gata ; asta-i tot) Ça va ? C’est ça ! (chiar aşa ; corect) Il ne manque plus que ça ! (asta mai lipsea !), etc.

EXERCICES

1. Complétez avec les adjectifs démonstratifs :

………. individu ne cesse de vous abuser. Il peut vous recevoir …………. semaine. Je ne

agissements. Où as-tu connu ……. homme ? J’attends

…… qu’on me parle de …… cas. Il s’intéresse beaucoup à ………… affaire. Je n’aime pas …… genre de situations. Ce sont ……. gens qui m’ont aidé.

coup de fil depuis un mois. Vous me citez toujours ……. article ! Je n’aime pas

comprends vraiment pas ………

2. Mettez en français :

Această iniţiativă mi se pare îndrăzneaţă. Candidează pentru acest post. Acest argument nu mi se pare raţional. Toate aceste aspecte trebuie aduse în discuţie. Acuzaţiile acestea

nu sunt întemeiate. Nu vă sfătuiesc să faceţi acest demers. Concluziile acestui studiu sunt pertinente. Trebuie să rezolvaţi această problemă altfel. Această staţie de autobuz va fi desfiinţată.

3. Complétez avec formes simples du pronom démonstratif :

De ces deux livres choisissez ………

De ces livres choisissez ………

Mes amies veulent m’aider ; j’appellerai ……… qui habite le plus près de moi.

J’aime ce manteau ; ………. que tu as choisi est trop large. Tu as reçu un colis ; ………. de Marc n’est pas encore arrivé. Tous ………… qui ont acheté leur billet sont priés d’entrer. Cette mélodie me rappelle ………… que chantait ma mère.

Ton livre est abîmé, …………

qui vous intéresse vraiment.

qui vous intéressent vraiment.

de Marie est en bon état.

4. Complétez avec les formes composées du pronom démonstratif :

Le parlement a voté une nouvelle loi ; …………. répond aux demandes de la société.

Voilà les articles dont je vous parlez : prenez …………

Il y a plein de références à ce cas. Choisissez pour l’instant …………

Je connais ton cousin. La voix de

!

!

me rappelle la sienne.

……

5. Complétez avec ce qui (sujet), ce que (complément d’objet direct) :

Dites-moi ……… je peux faire pour vous.

Il ne veut pas dire ………

Je n’ai rien appris de ………. j’avais voulu apprendre.

Il a tort et ne veut pas l’admettre, ………

Il faut lui dire …………

Explique-moi ………. cela veut dire. Il a voulu accuser un innocent, ………… est abominable. Ne le laisse pas faire tout ………. lui passe par la tête.

s’est passé.

tu penses.

me semble encore plus triste.

6. Complétez avec ceci, cela, ça :

Veux-tu m’expliquer …………

s’est bien passé. Je n’aime pas

y est. Je n’ai pas envie de parler de ……… Tout ……… est oublié.

? Finalement ………

………. Bon, ……

J’ai fait ………., j’ai fait ……… Comment ……

Il s’appelle Gabriel. – C’est ………

va ?

LES POSSESSIFS A. Les adjectifs possessifs

les déterminants possessifs

masculin singulier mon frère, mon honneur

mon

ton

son

notre

votre

leur

féminin singulier devant consonne et h aspiré ma sœur, ma hache

ma

ta

sa

notre

votre

leur

féminin singulier devant voyelle et h muet mon amie, mon horloge, mon hypothèse

mon

ton

son

notre

votre

leur

masculin pluriel mes frères, mes hôtes, mes hommes, mes héros

mes

tes

ses

nos

vos

leurs

féminin pluriel mes sœurs, mes amies, mes horloges, mes haches

mes

tes

ses

nos

vos

leurs

Les adjectifs possessifs s’accordent avec le nom déterminé ; ils varient aussi fonction de la personne et du nombre du nom qui désigne le possesseur :

mon collègue ; mon appartement, ma maison ; mes intérêts Ces formes atones peuvent être renforcées par un pronom personnel tonique :

mon intérêt à moi ; sa décision à lui ; son opinion à elle Les formes toniques de l’adjectif possessif (identiques aux formes du pronom possessif, l’article en moins : mien, tien, etc.) ne sont plus employées, sauf dans quelques expressions ou tours :

Je considère comme vôtre cette invention. Faisons nôtre ce point de vue ! (ne însuşim) Croyez-moi bien vôtre. ou bien Respectueusement vôtre (formules utilisées à la fin d’une lettre)

B. Les pronoms possessifs

les pronoms possessifs

m.s.

f.s.

m.p.

f.p.

le mien

la mienne

les miens

les miennes

le tien

la tienne

les tiens

les tiennes

le sien

la sienne

les siens

les siennes

le nôtre

la nôtre

les nôtres

les nôtres

le vôtre

la vôtre

les vôtres

les vôtres

le leur

la leur

les leurs

les leurs

Les pronoms possessifs indiquent la possession :

Votre appartement est grand, le mien est plus petit. Ils peuvent avoir aussi la valeur d’un nom :

Les miens ne sont pas à la maison. = mes parents, mes proches ; Il a encore fait des siennes. = de mauvais tours ; Pour réussir il faut que chacun y mette du sien. = apporte sa contribution

EXERCICES

1. Complétez avec les formes de l’adjectif possessif ; la personne du possesseur est

indiquée entre parenthèses :

……. parapluie est noir (I, sg). Je n’aime pas …… agissements (III, sg). Je n’aime pas ………. ton (II, pl).

Il s’intéresse beaucoup à ………. projet (III, pl).

……… prises de position sont toujours courageuses (III, pl).

Ils habitent près de ………

J’ai parlé avec ……

village (I, pl).

soeur (II, sg).

……… opinion lui est favorable (II, sg).

Il agit toujours à ……. manière (III, sg).

Mêlez-vous de ……. affaires (II, pl)!

2. Renforcez les adjectifs possessifs employés dans l’exercice précédent sur le modèle:

mon ami à moi.

…. …

parapluie est noir. (I, sg)

…… Je n’aime pas ……

Je n’aime pas

agissements. (III, sg) ton. (II, pl)

….

Il s’intéresse beaucoup à …….…projet. (III, pl)

…….… prises de position sont toujours courageuses. (III, pl)

48

Ils habitent près de ………

J’ai parlé avec …

village. (I, pl)

soeur. (II, sg)

… opinion lui est favorable. (II, sg)

………

Il agit toujours à ………. manière. (III, sg)

Mêlez-vous de …

…. affaires ! (II, pl)

3. Mettez en français :

Afecţiunea ei pentru tine este autentică. Scopul meu este cunoscut.

ne însuşim această viziune în abordarea acestui subiect. Alegerea voastră mi se pare corectă.

E un punct de vedere pe care vreau să mi-l însuşesc.

Ţara noastră va accepta propunerea dvoastră.

Termenii lor nu mi se par acceptabili.

E în biroul lui.

găsiţi în biroul lor.

4. Complétez avec les formes du pronom possessif ; la personne du possesseur est indiquée entre parenthèses :

Gardez cette copie, il a ……

Il va tenir sa promesse comme j’ai tenu ……

Ton métier est aussi intéressant que …………

C’est dans son intérêt, non dans …………

(III, sg)

(I, sg)

(II, sg).

(I, pl)

……… J’ai déjà connu des cas comme …………

Une affaire comme ……

n’est pas sans complications. (II, pl)

(III, pl)

Ce sont ses choix, non pas ……………… (II, pl) Vous pensez à vos projets, nous pensons ………

Notre mission est importante, …………… (III, pl)

Sa maison était près de ……….…

Je connais son numéro, pas ……

(II, sg)

…… (II, pl).

(I, pl)

5. Mettez en français :

A apreciat succesul tău, ca şi pe al meu.

Îţi înţelege preocupările, înţelege-le şi tu pe ale lui. Vor participa la studiul tău, vei participa şi tu la al lor ? Proiectul Mariei este interesant, al vostru de asemenea. Cariera voastră se anunţă promiţătoare, ca şi a noastră. Le accept opinia, dar trebuie ca şi ei să o accepte pe a mea. Ai idei bizare, ale lor mi se par mult mai concrete. Argumentele noastre sunt mai convingătoare decât ale voastre. Iniţiativa lor a fost mai promptă decât a ta.

UNITÉ 8

A. TEXTE: L'ORDRE JUDICIAIRE (IV)

B. GRAMMAIRE : LES PRONOMS RELATIFS ; LA PHRASE INTERROGATIVE

A. TEXTE: L'ORDRE JUDICIAIRE (IV)

LE TRIBUNAL CORRECTIONNEL : LE JUGE DES DÉLITS Compétence Le tribunal correctionnel juge les délits (vol, escroquerie, abus de confiance, les coups et blessures graves, etc.). Il peut prononcer des peines d’emprisonnement jusqu’à 10 ans (20 ans en cas de récidive) ou alternatives à l’emprisonnement (travail d’intérêt général, sursis simple ou avec mise à l’épreuve, etc.), des peines d’amende ou complémentaires, comme l’interdiction d’exercer une activité professionnelle, etc. Les décisions du tribunal correctionnel sont susceptibles d’appel, exercé devant la chambre correctionnelle de la cour d’appel. Composition :

Le tribunal correctionnel, qui est en réalité une chambre du tribunal de grande instance, statue normalement en collégialité assisté d’un greffier : il est composé en principe de trois magistrats professionnels du tribunal de grande instance, dont un préside le tribunal. Cependant, certains délits énumérés dans le code de procédure pénale peuvent être jugés par le tribunal correctionnel statuant à juge unique. En revanche, s’agissant de comparution immédiate, le tribunal correctionnel statue toujours en collégialité, composé de trois juges. Devant le tribunal correctionnel, le ministère public, représenté par le Procureur de la République ou un de ses substituts, est obligatoirement présent. LES JURIDICTIONS D’INSTRUCTION Avant leur examen par les juridictions répressives de jugement, les affaires criminelles et certaines affaires correctionnelles font l’objet d’une instruction, appelée encore information judiciaire. LE JUGE D’INSTRUCTION, JURIDICTION DE PREMIÈRE INSTANCE Statut : C’est un magistrat du siège spécialisé du tribunal de grande instance. Il statue sur une affaire à juge unique, assisté d’un greffier. Compétence Son rôle n’est pas de juger mais de préparer des dossiers pour que les affaires de crimes ou de délits puissent être en état d’être jugées, que les faits, qui font l’objet de poursuites pénales, soient clairement établis, que les auteurs et complices de délit ou de crime puissent être identifiés. Il conduit toutes les recherches en vue de la manifestation de la vérité : des preuves de culpabilité mais aussi d’innocence. On dit qu’il instruit “à charge et à décharge”. Pour cela, il peut entendre toute personne (témoin, victime, suspect, etc.), ordonner des expertises, procéder à des confrontations, à des perquisitions ou à la reconstitution des faits, etc. Le juge d’instruction est saisi par le Procureur de la République, qui décide des poursuites pénales, ou éventuellement, par une victime qui déposerait plainte avec constitution de partie civile notamment à la suite d’un classement de l’affaire par le parquet. Il peut décider de mettre une personne en examen, mais seulement à condition qu’il y ait suffisamment d’indices graves contre elle permettant de penser qu’elle a

participé à l’infraction. Sinon, la personne est entendue comme témoin assisté. La personne mise en examen peut être placée sous contrôle judiciaire. De manière

exceptionnelle, elle peut être placée en détention provisoire mais seulement sur décision du juge des libertés et de la détention, distinct du juge d’instruction, après débat contradictoire et à la condition qu’un contrôle judiciaire paraisse insuffisant. À l’issue de ces investigations :

- si l’auteur des faits reste inconnu ou s’il n’existe pas de charges suffisantes contre la

personne mise en examen, le juge d’instruction rend une ordonnance de non-lieu ;

- si, au contraire, il estime que les faits reprochés à cette personne sont caractérisés, il va rendre une ordonnance renvoyant la personne mise en examen devant la cour d’assises ou le tribunal correctionnel pour être jugée. LA CHAMBRE DE L’INSTRUCTION, JURIDICTION D’APPEL Les décisions du juge d’instruction peuvent faire l’objet d’un recours (appel) devant la chambre de l’instruction. C’est une chambre de la cour d’appel composée d’un président de chambre et de deux conseillers. LA COUR D’ASSISES : LE JUGE DES CRIMES Compétence :

La cour d’assises juge les infractions les plus graves, les crimes, comme le meurtre, le viol, les crimes contre l’humanité, le terrorisme, le vol à main armée, etc. Depuis le 1er janvier 2001, elle examine également les appels contre les décisions rendues par une première cour d’assises. La cour d’assises peut prononcer : des peines de réclusion ou de détention criminelle à perpétuité ou à temps (15 ans au plus, 20 ans au plus, 30 ans au plus), ferme ou avec sursis simple ou sursis avec mise à l’épreuve, etc., ainsi qu’une période de sûreté (obligatoire ou facultative selon la nature du crime) au cours de laquelle le condamné à de la prison ferme ne pourra bénéficier de remise de peines, des peines d’amendes, des peines complémentaires (ex: interdiction d’exercer une activité). Composition : La spécificité de la cour d’assises tient à sa composition : trois magistrats professionnels - un président conseiller de cour d’appel et deux assesseurs -, assistés d’un greffier, et, à leurs côtés, des jurés (neuf en premier ressort, douze en appel), citoyens de plus de vingt-trois ans tirés au sort parmi la population française à partir des listes électorales. Magistrats et jurés assistent aux débats, délibèrent ensemble sur la culpabilité ou l’innocence de l’accusé et, en cas de culpabilité, sur la peine. L’accusation est soutenue par un magistrat du ministère public, avocat général, magistrat membre du Parquet Général de la cour d’appel, ou par un magistrat membre d’un parquet d’un tribunal de grande instance. Certains crimes sont jugés par une cour d’assises spéciale : ceux commis par les mineurs de plus de 16 ans sont jugés par la cour d’assises des mineurs composée d’un président, et de deux assesseurs juges des enfants, et les actes de terrorisme par une cour d’assises spéciale, sans jurés.

Source : http://www.justice.gouv.fr/justorg/justorg2.htm

Questions Quelle est la compétence du juge des délits ? Quel est le rôle du juge d’instruction ? Quelles affaires traite la cour d’assises ?

Quelles est sa composition ?

B. GRAMMAIRE : LES PRONOMS RELATIFS La phrase interrogative

LES PRONOMS RELATIFS Formes simples

Forme

Fonction

Correspondant roumain

qui

Sujet

care

que

complément direct

pe care

dont

complément du nom

al, a, ai, ale căruia, căreia, cărora

complément indirect complément de lieu complément de temps

de(spre) care, din(tre) care unde, în care când, în care

préposition + qui

préposition + quoi complément indirect

complément indirect par ex. cu cine ; la cine, etc.

cu ce ; la ce, etc

Remarque : Après que, complément direct, attention à l’accord du participe passé :

Les articles que tu as cités sont pertinents. Après dont il faut mettre le sujet :

Victor dont je connais les succès est le meilleur candidat. À part les pronoms présentés dans le tableau ci-dessus, il y a aussi des pronoms relatifs composés : quiconque (oricine ; orice om) ; qui que (oricine) ; quoi que (orice) ; qui que ce soit (oricine ar fi) ; quoi que ce soit (orice ar fi) :

Il a voulu éviter un tel ennui comme l’aurait fait quiconque. Qui que tu sois, tu dois respecter les autres. Quoi que tu fasses, il est toujours mécontent. Qui que ce soit, qu’il attende. Je ne parviens pas à apprendre quoi que ce soit de lui. (nimic) Formes composées

 

Masculin

Féminin

Masculin

Féminin

singulier

singulier

pluriel

pluriel

Sujet ou COD (toujours remplacés par qui ou que)sauf dans le langage du droit)

lequel

laquelle

lesquels

lesquelles

Complément avec préposition de Complément avec préposition à

duquel

de laquelle

desquels

desquelles

auquel

à laquelle

auxquels

auxquelles

Remarque : avec les autres prépositions, il n'y a aucun problème. On garde la pré- position et on ajoute les pronoms relatifs suivants :

lequel

laquelle

lesquels

lesquelles

Les formes composées du pronom relatif s’emploient comme :

- sujet surtout dans la langue littéraire ou le langage administratif :

J’ai appelé à la barre le témoin, lequel a rapporté ce qu’il avait vu.

- complément avec préposition :

Mon ami, avec lequel je travaille à ce projet, m’aide énormément. Ces projets, pour lesquels il s’investit beaucoup, sont intéressants. Je vais enfin voir ces pays auxquels je pense depuis longtemps.

Exercices

1. Traduisez en roumain en faisant attention au sens des pronoms relatifs :

C’est une ville dont les rues tortueuses enchantent le visiteur. Quiconque aurait dit la même chose. C’est un détail dont je ne me souviens plus. Qui l’a connu le respecte. C’est une affaire dont tu ne comprends pas les conséquences à long terme. Dites-moi ce dont vous avez besoin. Cet homme dont vous ne connaissez pas la vie est quelqu’un d’exceptionnel. L’hiver où je suis allé à Londres a été rigoureux. C’est un journal dont les rédacteurs sont très scrupuleux. C’est une aventure dont il aurait pu se passer.

2. Mettez qui/que (qu’) :

Les preuves …… ils ont présentées étaient accablantes. La voiture ……. nous a doublés roulait à 100 à l’heure. Les photos ……. il m’a montrées sont très réussies. Voilà une liste de tous les documents ……. nous avons versés au dossier. C’est Marie ……. En était responsable. C’est Marie …… tu es venu chercher ? Il a rangé les papiers ……. il a trouvés sur le bureau. C’est un sujet ……. nous intéresse beaucoup.

3. Complétez avec les formes simples du pronom relatif :

tu ne

connais pas toujours les noms sont pourtant tes collègues. Je travaille à deux cas, …….