MONNAIE - version 2.

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Histoire, escroquerie actuelle et solution de remplacement + sites, articles, vidéos, citations et livres
Version 2. 01 - 108 000 signes et 108 liens 1 / Réflexion générale sur le capitalisme et son moyen de manipulation 2 / Histoire 3 / La création monétaire actuelle 4 / La réforme monétaire proposée par Fraternité Citoyenne (Le 100% Money) 5 / Sites 6 / Articles 7 / Vidéos 8 / Citations 9 / Livres

Introduction
Cette publication électronique en copyleft a pour but de contribuer à la réflexion sur le fait monétaire, de faire un petit historique de l’histoire monétaire, d’expliquer le principe de la création monétaire et le fonctionnement du système monétaire mondial pour finalement présenter une solution de remplacement au système actuel, le 100 % Money, adapté à la France et au monde d’aujourd’hui. L’objectif est simplement de vous fournir un document qui fasse le tour de cette question si « capital » et de donner une réponse, qui existe depuis les années 30, pour remplacer l’escroquerie actuellement en vigueur. J’ai repris, en partie, le chapitres 3 de Nouvelle Civilisation 2012 (livre disponible dans toutes les librairies depuis octobre 2008 pour 10 €). Cette publication, que vous pouvez bien évidemment imprimer, n’a véritablement d’intérêt que dans sa version électronique puisse qu’elle comporte de nombreux liens URLs directement accessibles.

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Lorsque j’ai découvert la supercherie bancaire, au début des années 1990, j’ai été révolté et je ne cesse depuis d’essayer, avec d’autres, de faire comprendre cette colossale escroquerie à mes contemporains. Les banquiers nous manipulent depuis trop longtemps et il faut que cela cesse. Comme disait (je ne sais plus qui !) vous pouvez mentir à quelques uns tout le temps et à tout le monde quelques temps mais vous ne pouvez pas mentir à tout le monde tout le temps ! En abandonnant leur droit de produire la monnaie, les peuples se sont mis dans une situation de servage vis à vis des banques. Une gigantesque escroquerie monétaire met en difficulté les finances des états et diminue gravement le niveau de vie des citoyens. Nous sommes trahis par nos experts, économistes et universitaires qui s’accommodent d’un système complexe et obscur aux finalités inavouables. On constate tout d’abord que si la monnaie existe, c’est parce que des humains l’ont créée ! La fonction de créer la monnaie s’appelle la création monétaire, c’est le terme consacré. Un simple jeu d’écriture suffit à créer la monnaie. Posons nous maintenant une question laissée dans l’ombre, mais fondamentale pour toute société humaine : Qui doit créer la monnaie ? Si la monnaie est créée par un organisme public comme la banque de France ou la BCE, la monnaie est propriété publique, la société civile est bénéficiaire directe de l’émission, ce qui est justifié puisque c’est elle qui est à l’origine de toutes les richesses disponibles sur le marché. Si la monnaie est créée par un organisme privé comme une banque commerciale, la monnaie devient propriété des actionnaires, elle est alors prêtée à la société civile qui verse en retour des intérêts considérables aux actionnaires. Comme un défi au bon sens et à la faveur de l’obscurantisme ambiant, c’est ce dernier scénario qui nous est imposé. Pour en finir avec l’escroquerie monétaire il faudrait rendre sa fonction d’émetteur à la banque de France. En abandonnant leur droit de produire la monnaie, les peuples se sont asservis aux banques. L’heure n’est plus de constater et de déplorer, mais de comprendre et d’agir.

1 / Réflexion générale sur le capitalisme et son moyen de manipulation
La monnaie crédit est un outil indispensable pour mobiliser et exploiter l’énergie humaine. L’iniquité, l’injustice, la pauvreté, la corruption et la dévastation de l’environnement naturel et social ont pour origine une cupidité soigneusement camouflée : la création monétaire. L’histoire du capitalisme et son succès est, évidemment, lié à une invention, ou plutôt à une mystification : l’argent crédit. La plupart des gens s’imaginent que notre monnaie est créée par le gouvernement. Ce n’est pas le cas. Certes, l’État imprime la monnaie, il est donc, officiellement et techniquement, le créateur de la monnaie ou monnaie primaire. Cela dit, les banques en prêtant de l’argent « scriptural » sont les créateurs, de fait, des 93 % de la masse monétaire en circulation. La monnaie scripturale est en fait gagée sur la monnaie fiduciaire ou monnaie primaire (monnaie centrale) émise par les banques centrales, comme la monnaie papier était gagée sur l’or. Le rapport de la monnaie papier en circulation et de l’or détenu par la Banque de France, par exemple, a progressivement augmenté au cours du 19e siècle. Un processus de prêt entre banques permet la création ex-nihilo de la monnaie scripturale. Notre monnaie nous est donc prêtée par des cartels bancaires privés. Le pouvoir politique a, au cours des siècles, remis aux banques son devoir de créer l’argent de la nation. Rothschild disait : « si vous permettiez aux banquiers d’émettre l’argent d’une nation, ils ne se soucieraient pas des lois. ». Une élite bancaire internationale détient le pouvoir suprême de création monétaire. Cela lui donne le contrôle – au moyen de l’argent-crédit – des destinées des nations et de l’économie mondiale. En fait, tous nos problèmes viennent de là. C’est parce que l’argent est prêté avec intérêt et avec pour seul objectif de faire des profits que nous observons l’absurdité d’investissement dans des technologies « gadget » alors que des besoins de base ne sont pas satisfaits. Le contrôle de la masse monétaire en circulation et donc la création des crédits nécessaires aux activités bénéfiques est le droit régalien du pouvoir politique issu du débat démocratique. La capacité de battre monnaie sur un territoire et donc la création de la confiance dans l’échange marchand est le 2

premier devoir de tout gouvernement souverain. Pourquoi le gouvernement devrait-il payer de l’intérêt à un système bancaire privé pour l’usage de sa propre monnaie qu’il peut émettre lui-même sans intérêt et sans dette ? Citons Eric Dillies : « Pour reprendre une métaphore chère aux Anciens, la monnaie est à l’économie ce que le sang est au corps humain ; s’il en manque, c’est l’anémie, s’il y en a trop, c’est la congestion mais il ne viendrait à l’idée de personne d’emprunter son propre sang. Alors, il revient à l’État, pour le service du bien commun, d’assurer l’offre à la demande de monnaie pour qu’enfin l’économie soit au service de l’homme ». Le fait que le gouvernement ait abandonné cette fonction aux banques privées est une trahison abominable. Le gouvernement se refuse à lui-même un privilège qu’il a accordé aux banques par la loi, il se fait le serviteur des banquiers et méprise le peuple. L’objectif des banques privées n’est pas d’émettre l’argent en fonction des besoins de la population, mais de faire le plus de profits possibles, et d’amener gouvernements, collectivités locales, entreprises et individus à s’endetter. L’oligarchie financière internationale, gonflés d’arrogance et de certitude sur la validité de leur idéologie sont donc favorables à une banque centrale européenne, car c’est le meilleur moyen, pour eux, d’empêcher tout gouvernement national de recouvrer sa capacité de battre monnaie et de se maintenir au pouvoir. Ce tour de passe-passe, cette escroquerie monumentale du cartel bancaire international doit cesser. Saint-Louis, roi de France, disait que « Le premier devoir d’un roi est de frapper l’argent lorsqu’il en manque pour la bonne vie économique de ses sujets ». La pièce d’or frappée par le souverain local, puis le billet à ordre émis par les Templiers, puis par les Lombards, ont permis l’ouverture des cultures locales, des marchés locaux à la région, à la nation et puis finalement aux échanges internationaux. La fonction sociale de l’aristocratie était de garantir l’ordre et la sécurité sur un territoire donné. Le garant de la confiance dans l’échange était le monarque. Les pièces étaient fabriquées en métaux relativement rares et inoxydables et frappées à l’effigie du roi régnant sur un territoire. La montée en puissance des marchands, à partir du 16e siècle, puis leur prise du pouvoir, à la fin du 18e, s’est traduite par leur prise de contrôle du symbole de l’échange. Le problème de l’instauration d’un intérêt sans souci aucun sur la finalité de l’utilisation du capital est bien connu. L’argent n’est plus produit pour faciliter les échanges de bien et de services et permettre à la production de satisfaire les besoins de consommation mais pour satisfaire les besoins solvables et mercantiles et être prêté à intérêt. Cela débouche sur l’accumulation et la concentration du symbole de confiance, le capitalisme, l’exploitation, la misère qui côtoie le gâchis et toute l’absurdité du monde moderne. L’argent fut inventé au départ pour faciliter les échanges commerciaux de biens et de services. Il développe aujourd’hui des effets pervers et les professionnels de l’argent l’ont récupéré pour le faire travailler à leur profit personnel. Il nous faut donc éduquer ces ignares, renseigner ces niais, leur faire comprendre que nous ne sommes plus dupes et que nous en avons assez d’être exploités. Les professionnels de l’argent vivent comme des parasites au détriment de ceux qui les nourrissent, et si nos ancêtres ont créé l’argent afin de faciliter les échanges de biens et de services, ce n’est pas pour qu’il soit prêté à intérêt. Le coquillage a été remplacé par la pièce de bronze, d’argent et d’or, l’or par le papier valeur et le papier valeur par une monnaie fiduciaire. La valeur de cette monnaie, qu’elle soit électronique ou représentée par des bouts de papier colorés, est uniquement fonction de la confiance que nous voulons bien lui accorder. Depuis que les États ont perdu le droit régalien de battre monnaie en le déléguant aux banques, une part importante de la masse monétaire n’est plus créée pour faciliter le transfert de la production aux consommateurs mais pour être prêtée à intérêt. 3

On privilégie la valeur symbolique de l’argent au détriment de la valeur réelle qu’il est censé représenter. L’intérêt sur l’argent, c’est le plus sûr moyen d’appauvrir les citoyens et la planète entière, mais les « pros » de la finance n’en ont cure puisque c’est leur gagne pain. Lorsque l’on détruit des denrées agricoles pour garder le prix à un prix surfait, cela ne profite ni aux producteurs ni aux consommateurs mais uniquement aux spéculateurs. Quand tout va trop bien, on organise une bonne guerre pour tout détruire et ensuite on prête de l’argent afin de tout reconstruire. Le problème, c’est que l’on est persuadé que cela a toujours été ainsi, que ce sera toujours ainsi et que cela ne peut pas changer. Bien évidemment, c’est faux, il nous suffit simplement de nous mettre d’accord afin d’établir de nouvelles règles du jeu. La logique du fonctionnement du système bancaire international pousse les banquiers à prêter pour n’importe quel projet pourvu qu’il soit source de profit. Le seul souci du banquier c’est de prêter l’argent qu’il crée. En fait, les énormes masses monétaires investies dans des projets absurdes et à l’utilité dérisoire pour le genre humain sont symptomatiques de la stupidité et de l’hypocrisie des règles de fonctionnement de notre société. Ce système à la recherche de toujours plus de profit préfère développer des technologies gadgets, les biotechnologies par exemple, alors que les deux tiers de l’humanité ont des problèmes de nutrition, de santé et d’éducation. Nous investissons de grandes quantités d’énergie humaine pour satisfaire l’avidité insatiable de quelques groupes de personnes. Quelle différence entre le simulacre de la monnaie fiduciaire et le simulacre du simulacre de la fausse monnaie ? Certains ultra-libéraux américains proposent que les monnaies soient privatisées. C’est la généralisation du régime de la fausse monnaie ! Ce que redoute les banquiers centraux et ceux qui sont en charge de la politique économique et monétaire c’est la généralisation des monnaies privées, des systèmes d’échanges locaux. Une fausse monnaie dont on saurait que c’est une fausse monnaie ne serait pas une fausse monnaie. L’escroquerie, la mystification bancaire repose bien sur ce secret de polichinelle, la monnaie fiduciaire n’a aucune réalité autre que la confiance que l’on a en l’émetteur. Le scandale, évidemment, c’est de payer un loyer (un intérêt) sur cette monnaie qui est créé ex-nihilo. Et c’est aussi de cette logique de rendement de l’argent prêté que tous nos problèmes découlent. Que nous ayons besoin d’un symbole qui représente notre mérite accumulé, soit ! Ce symbole, n’a, évidemment, pas besoin d’avoir une contrepartie en métal précieux. Ce qui est important, c’est que cette monnaie soit stable et acceptée par tous. Une monnaie qui ne rapporte aucun intérêt, qui soit étalonnée sur le temps de travail humain standard et qui soit contrôlée par le pouvoir politique. La monnaie unique européenne est l’appropriation de l’émission du symbole d’échange par une caste de technocrates qui prétend détenir la vérité sur « les lois économiques ». Ces lois économiques qui ne sont que la mise en forme de la vision politique des marchands. La monnaie unique européenne ne va qu’asseoir davantage la dictature des transnationales, des financiers. Le mandat confié à la BCE se limite à « contenir l’inflation » en jouant sur les règles bancaires et en permettant l’injection de plus ou moins de monnaie par les banques, sous formes de crédit. La seule richesse d’une société, d’une communauté, outres les richesses naturelles du sol et du sous-sol du territoire où cette communauté est installée, est sa capacité à mobiliser, à organiser le travail, l’activité productrice. La monnaie est un outil extraordinaire pour mobiliser l’énergie humaine. Au cours de l’histoire de l’humanité, comme un âne qui avance avec des coups de bâton ou grâce à une carotte, le travail manuel, l’imagination, le génie a été canalisé, organisé, mobilisé soit par la force, la contrainte soit par la croyance, la foi. Les guerriers vainqueurs font travailler les vaincus, c’est l’esclavage. Certains peuvent promettre une vie au paradis contre la construction d’une cathédrale. Combien de monuments, de temples ont été construit pour des raisons religieuses ? Toutes les sociétés nonoccidentales ou vernaculaires sont organisées sur des valeurs communautaires et spirituelles qui s’opposent aux valeurs matérialistes et individualistes de l’occident. Une des raisons de cette « dérive » de l’occident est du à l’intégrisme catholique de la fin du moyen-âge – l’inquisition. Après une structure sociale collectiviste, hiérarchique et coercitive, le bien être collectif ne pouvait découler que 4

de l’addition des intérêts individuels et égoïstes. Ainsi est né le postulat de base du capitalisme affirmé par Adam Smith dans la richesse des nations en 1776. Durant les « 30 glorieuses » selon Fourastié (l’économiste de service des années 50 à OECE) ou les « 30 désastreuses » selon René Dumont (l’initiateur du mouvement écologiste en France), la forte croissance de l’après guerre a nourri les espoirs les plus ambitieux d’un progrès et d’une croissance infinis. Pourtant, dès les années 50, des voix s’élevaient pour mettre en garde contre un retour aux crises cycliques de surproduction. Entre 1950 et 1973, le taux de croissance sera de 4,3% dans l’ensemble des pays de l’OCDE soit une production multiplié par 3 en 25 ans. Ensuite commence les 30 médiocres (1974-2003). Le revirement libéral commencera avec la nomination de P.Volcker en 1979 à la tête de la Reserve Federal qui marque l’arrivée des monétaristes à la tête de cette institution. La véritable rupture d’avec les pratiques d’inspirations Keynésienne date du sommet des chefs d’Etats à Tokyo en juillet 1979. Les 2 piliers de cette rupture néo-libérale sont le contrôle de la croissance de la masse monétaire et la réduction des dépenses publiques. La politique budgétaire devient par principe, monétariste oblige, subordonnée à la politique monétaire. Les années 80 sont marquées par la totale liberté de mouvement des capitaux entre les pays, ce qui entraîne une spéculation effrénée et des taux de changes aux mouvements erratiques. D’énormes masses monétaires sont en quête d’un bon taux d’intérêt ou d’un bon cours de la devise d’un pays. Ce sera aussi le temps de nombreuses « innovations » en termes de produits et de techniques financières. Du Traité de Maastricht découle le « Pacte de stabilité et de croissance ». C’est un ensemble d’engagements et de mesures visant à discipliner les politiques budgétaires des États membres de l’U.E. afin d’en assurer la compatibilité avec la politique monétaire unique qui a été mise en oeuvre à partir du démarrage effectif de l’union économique et monétaire le 1er janvier 1999. Formellement, ce Pacte est constitué d’une résolution du Conseil européens (chefs d’états) adoptée lors du sommet d’Amsterdam des 16 et 17 juin 1997 et de 2 règlements du conseil des ministres des États membres. Ces textes font suite à certaines dispositions du Traité d’Union Européenne signé à Maastricht le 7 février 1992. Ces restrictions à la libre conduite des politiques budgétaires ont été, évidemment, des conditions obligatoires pour le passage à la monnaie unique. La logique et les fondements juridiques du Pacte sont liés, bien entendu, au choix de la construction d’une Europe libérale avec un marché et une monnaie. L’abandon de la souveraineté nationale en matière monétaire sans transfert aux États membres de possibilité d’agir sur la politique budgétaire est devenue logique puisque, selon les règles du jeu de l’économie de marché, le pilotage s’effectue par la manipulation d’instruments monétaires et budgétaires de façon harmonieuse. Une telle image idyllique de « policy mix » est depuis longtemps dépassée par la « vision supérieure » des technocrates libéraux qui considèrent que si l’État n’a pas la maîtrise de sa monnaie, il doit quand même lui rester la possibilité d’agir sur son budget. Les « Mandarin-technocrateslibéraux- européens » se sont dit qu’il fallait bien laisser un os à ronger à l’État ! Sinon que lui serait-il resté ? Mais il ne fallait quand même pas trop lui en laisser ! C’est pourquoi on s’appliqua à limiter la marge de manœuvre par ces « fameux » critères ou ces règles d’or du traité, en particulier par les articles 104, 104A,104B et l’article 104C qui stipule que les États membres évitent les déficits publics excessifs – pas plus de 3% pour le rapport entre le déficit public et le PIB et pas plus de 60% pour le rapport entre la dette publique et le PIB. Certains technocrates ont la conviction que le développement économique – encore lui ! – doit s’appuyer sur une monnaie stable laquelle ne se conçoit pas en dehors de finances publiques équilibrées. Rappelons que selon l’idéologie de marché, dans le cas d’économies cloisonnées par des monnaies différentes, l’État peut recourir au déficit budgétaire pour relancer la croissance. Mais il subit les effets de sa politique de mauvais élève en termes de taux d’intérêt et de taux de change. Pourquoi est-on prisonnier de la croissance ? Pour maintenir la confiance dans notre monnaie fiduciaire (ce qui est un pléonasme puisque fiduciaire veut dire confiance ! ). Les autres nations évaluent notre monnaie selon notre « dynamisme » économique. Nous sommes dans l’obligation 5

d’avoir une « croissance forte » pour que les cambistes des grandes banques du monde entier ne vendent pas les Euros qu’ils détiennent ! Mais aussi et surtout, la croissance est obligatoire pour que les entreprises et les États puissent continuer à payer les intérêts. Car comme la bulle de la dette est plus importante que la masse monétaire (l’argent des intérêts ne peut pas être créé par de l’argent dette !), il faut que tout les agents économiques (États, collectivités locales, entreprises, individus) empruntent toujours davantage pour que le système perdure grâce au décalage temporelle (l’argent que vous empruntez aujourd’hui sera remboursé sur 10 ou 20 ans). S’il n’y a plus de croissance, tout s’écroule comme un château de cartes ! Nous sommes prisonniers par la spirale de la dette. Mais revenons au 16e siècle. Avec l’arrivée des galions d’or en provenance du nouveau monde, une nouvelle super-structure est apparue. Le Capitalisme est né de la conjonction de différents facteurs. L’afflux de métaux précieux ; l’invention de l’imprimerie ; la réforme protestante et son corollaire la rédemption par le travail ; et, plus tard, au siècle des lumières, la croyance au bonheur qui découle du progrès et son instrument la technoscience. Les guerriers, les nobles font la guerre pour s’approprier de nouveaux territoires et faire main basse sur le trésor du vaincu. Ils s’empressent de dépenser leur or auprès des artisans pour acquérir des biens manufacturés et lorsqu’il n’en possèdent plus, l’emprunte ou le vole pour refaire la guerre ou le dilapider à nouveau. Le travail est totalement indigne pour un aristocrate, le guerrier fait la guerre et l’artisan, le serf, le paysan travaille ! Petit à petit l’artisan devient bourgeois fait du commerce, construit et thésaurise. L’or est immobilisé dans le coffre du bourgeois qui devient banquier. La grande innovation bourgeoise sera d’imprimer du papier valeur gagé sur l’or. Il peut dorénavant mobiliser le travail du non-bourgeois – ceux qui n’ont d’autre richesse que leur force de travail. Cette innovation est la clé du capitalisme et elle est en faite une mystification. Cette escroquerie monumentale à permis une mobilisation sans précédent dans l’histoire de l’humanité de l’énergie humaine. Il est indispensable d’augmenter le volume de la monnaie dans une nation dont l’économie se développe. Dans l’Europe du 16e siècle les échanges s’y multiplient, l’augmentation des moyens de paiement devient aussi nécessaire que celle des moyens de transport. Les variations fréquentes et inattendues des quantités d’or en circulation n’ont jamais été en rapport avec les besoins des moyens de paiement du pays. La monnaie fiduciaire fut une innovation indispensable à l’expansion des échanges. C’est au courant du 17e siècle, alors que les routes anglaises étant peu sures, les voyageurs craignaient d’emporter leurs pièces d’or en voyage ; ils avaient pris l’habitude de les confier aux orfèvres de la cité de Londres qui leur en délivraient des reçus appelés goldsmith notes. Un orfèvre, remarquant le rôle que jouaient les reçus, eut l’idée de fabriquer des fictifs pour s’en servir ou les prêter à intérêts. Si le porteur d’un faux reçu réclamait ses pièces d’or, rien n’était plus facile que de lui donner satisfaction en puisant parmi celles que les autres clients laissaient en dépôt. Son exemple fut suivi par les autres orfèvres, puis par les banquiers de Hambourg, d’Italie, de Hollande. Or, ces reçus fictifs rendaient d’éminents services dans tous les pays qui manquaient de moyens de paiement. Une banque, vers 1650, constatant elle aussi que ses clients retiraient rarement leurs espèces, décida de créer le premier reçu au porteur à remettre à un déposant. Le billet de banque était né. À l’origine, le billet de banque n’était donc qu’un simple certificat de dépôt, une créance sur une certaine quantité d’or qui lui servait de gage. Le billet de banque devenait une monnaie dont l’économie avait besoin, une rallonge de la monnaie or. Cependant les troubles et les guerres ébranlaient la confiance du public dans la solidité des banques. Leurs billets étaient si nombreux et si divers que les paniques éclataient quand trop de porteurs en réclamaient simultanément le remboursement. Les créer devenant une opération périlleuse si tous les banquiers s’y livraient à la fois, quelques-uns prétendirent en avoir le monopole, ce qui exigeait l’intervention de la puissance publique. L'ORIGINE DE LA MONNAIE par André Orléan http://www.parisschoolofeconomics.com/orlean-andre/depot/publi/origin1.pdf 737 maîtres du monde contrôlent 80 % de la valeur des entreprises mondiales http://www.bastamag.net/article1719.html The network of global corporate control 6

http://arxiv.org/PS_cache/arxiv/pdf/1107/1107.5728v1.pdf

2 / Histoire
Les hommes ont inventé la monnaie en raison des avantages qu’elle procure à la vie collective. Les premières monnaie sont des monnaies marchandises : coquillages (le cauri - Cypraea moneta - est une des premières monnaies de l’humanité, c’est un coquillage de 1 à 2 cm de long. On retrouve des traces de son utilisation en Chine dès la dynastie Shang -1600-1046 av. J.-C.. Répandus par les marins arabes et européens dès le 10e siècle, ces coquillages étaient utilisés comme monnaie dans une grande partie de l'Afrique), sel (de là le mot salaire), briques de thé, têtes de bétail (pécuniaire vient du latin pecus qui veut dire troupeau ; Roupie vient du sanscrit rupa qui veut dire tête de bétail)... puis les métaux précieux ont détrôné toutes les autres monnaies marchandises (les premières monnaies or ou argent pur sont apparu vers 550 avant J.C.). Puis l’or élimina définitivement le bronze et l’argent. Un jour est venu l’idée de fondre les métaux en petits lingots uniformes et de même poids, c’est l’apparition de la pièce de monnaie, un petit lingot dont le poids et le titre sont garantis par l’État et certifiés par l’intégrité des empreintes qui recouvrent sa surface. Battre monnaie est un droit régalien, comme faire la guerre, signer la paix ou rendre la justice. La monnaie est le véhicule des échanges entre les hommes, elle est le moyen de paiement dont dispose la population d’un pays. L’État lui confère cours légal et pouvoir libératoire, ce qui signifie que nous sommes tous obligés d’accepter la monnaie nationale en règlement d’une dette. Le système grec tire son originalité et sa force du fait qu’il a su allier le libre usage de la monnaie à l’affirmation du rôle du pouvoir politique, lequel se réservait le monopole de sa création et jouait un rôle de garant. Le mot monnaie vient du temple de Junon Moneta ou Junon l’avertisseuse, femme de Jupiter, déesse des phénomènes célestes, déesse protectrice de Rome. Ce temple était l’endroit ou l’on battait monnaie dans la Rome Antique. Solidus aureus créé par Constantin 1er en 330 a été le dollar du moyen âge jusqu’au 13e siècle. Il disparaîtra vers 1250 lors que Gènes et Florence frapperont le florin qui était une monnaie d’or. Le franc de 1360 valait 3,88 gr d’or fin au titre de 24 carats (soit au 09/09/11 ; 3,88 gr X 42.5 € = 165 € ). Jean II, dit le bon, tenta d’unifier la monnaie du royaume de France par l’ordonnance du 5 décembre 1360. Le franc pesait 0,360 gr d’or au temps de Louis XIV et 0,290 gr d’or en 1914. Une monnaie marchandise est une monnaie qui à une valeur en soi, comme une tête de bétail ou la monnaie métallique d’or ou d’argent. À ne pas confondre avec la monnaie métallique d’aujourd’hui en métal vil qui est, bien entendu, comme tous les jolis papiers colorés en circulation, une monnaie fiduciaire. Pour obtenir une monnaie frelatée on met un peu de cuivre dans l’or, un peu d’étain dans l’argent et un peu de plomb dans les deux !

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Puis les spécialistes arrivent : les changeurs pèsent et comparent les lingots avec du métal qu’ils savent pur. On essaye plusieurs formes et finalement, le disque marqué sur les 2 faces va s’imposer. Au départ, l’émission des pièces est libre. N’importe qui peut fabriquer et « battre » des pièces. Mais rapidement, cette activité passe au pouvoir politique. La monnaie se trouve donc parrainée de royale façon. L’authenticité, le « bon aloi » des pièces est garantie par le roi, l’empereur. Aux 6, 7, 8 e siècle, on bat monnaie dans plus de 800 villes. Le Roi de France a la sienne, l’Église aussi. Sous le règne de St-Louis, on compte 80 fabricants de monnaie. Les armées coûtent cher en or et argent. Ce sont des armées de mercenaires. En 1490, la quantité de métal d’argent disponible en Europe est d’à peu près 3000 tonnes et la quantité d’or de 90 tonnes. C’est tout ce dont dispose l’Europe pour assurer ses échanges, son commerce et la politique de conquête de ses rois. La première motivation des expéditions vers le futur continent américain, à la fin du 15e siècle c’est : l’OR ! Au Moyen Age le prêteur, l’orfèvre et le marchand commencent à satisfaire différents besoins. 1) prêter aux seigneurs l’argent et l’or lorsque les caisses de ceux-ci sont vides ; ils obtiennent, en échange, des privilèges. 2) satisfaire le besoin de sécurité lors des voyages des marchands, afin d’éviter les bandits de grands chemins. De là, l’introduction du billet à ordre. On dépose son or chez l’orfèvre qui donne en échange un billet à ordre ré-échangeable à destination chez un confrère orfèvre contre de l’or. Les marchands vont se déplacer avec des papiers : les lettres de change. L’or reste dans les coffres. Le changeur de monnaie, l’orfèvre, le spécialiste qui sait reconnaître les bonnes pièces des mauvaises se transforme en banquier, c’est un commerçant un peu particulier, c’est un commerçant de monnaie ! Il sert d’intermédiaire entre ceux qui ont de l’or et ceux qui ont besoin de crédit. L’or ne bouge pratiquement pas du coffre, bien qu’il puisse changer de mains grâce à la circulation des reçus émis par le banquier. Celui-ci peut donc le prêter pour peu de temps en pratiquant l’escompte des lettres de change. Ce faisant il prête de l’or qui ne lui appartient pas et que les propriétaires peuvent lui réclamer à tout moment. Mais il prête pour peu de temps et l’expérience montre qu’il peut sans risque se dessaisir momentanément d’une partie de l’or qui lui est confié. Cet or sera rapatrié dans les coffres de la banque à l’échéance des lettres de change que le banquier a achetées. Une partie de l’or en dépôt chez lui est ainsi constamment prêtée à l’extérieur, mais comme les déposants ne viennent jamais réclamer tous en même temps leur or, tout ce passe très bien. Le banquier fait l’intermédiaire entre ceux qui ont actuellement de la monnaie et ceux qui en ont besoin tout de suite. Il a rendu possible la généralisation du crédit. Pour compenser le manque de monnaie métallique, les billets à ordre s’utilisent de plus en plus comme moyen de paiement. Ainsi, de l’or « dort » sur les étagères – banks – des orfèvres qui ont l’idée d’en prêter une partie contre rémunération. Une même quantité d’or, dont ils ne sont pas propriétaire, sert donc plusieurs fois. Ils deviennent « banquiers » (stockages des valeurs sur des banks). En 1630 Charles 1er réquisitionne 200 000 livres de pièces et de lingots déposés par les particuliers dans la tour de Londres. À compter de cette date, ceux qui possèdent de l’or jugeront plus prudent de le confier aux orfèvres londoniens. Le premier à avoir eu l’idée du papier-monnaie est un suédois : Johan Palmstruch c’était à Amsterdam en 1656. Il a eu le « mérite » d’avoir le premier pris conscience de cette possibilité de mettre en circulation de la monnaie-papier au delà d’une couverture or à 100 %, d’offrir aux commerçants, qui viennent lui vendre des lettres de change, des billets que l’on peut échanger à tout moment contre de l’or. Un bout de papier contre un autre bout de papier ! C’est l’invention de la monnaie-papier. En 1694 c’est la création de la première banque centrale, la « Banque d’Angleterre » c’est simplement une charte accordée a un regroupement de banquiers. Guillaume III d’Angleterre était à court d’argent et dans l’impossibilité de lever des impôts. Il reçut donc, en 1694, la visite d’un groupe de banquiers, conduits par M. William Paterson, qui lui proposèrent une petite combinaison. Ils créeraient une 8

banque au capital de 1 200 000 livres-or qu’ils prêteraient au roi à 8 % d’intérêts. En contrepartie, sa majesté autoriserait leur banque à émettre, seule, des billets de banque dans la cité de Londres, pour une somme équivalente qu’elle utiliserait pour son propre compte. Le roi ayant accepté, la banque s’appela la Banque d’Angleterre. Ses fondateurs venaient d’acquérir le monopole de fabriquer de la monnaie légale. Les plus grandes réformes monétaires naissent de circonstances imprévues... Sir Robert Peel, plus d’un siècle après, fit décider par le Parlement que les 279 banques du Royaume-Uni qui émettaient encore des billets ne seraient pas remplacées quand elles disparaîtraient. Le monopole de la Banque d’Angleterre s’étendit à tout le pays. Créée en 1694, elle fut nationalisée en 1946. La France imita l’Angleterre. L’expérience malheureuse de Law avait pourtant prouvé que la masse des billets de banque peut être supérieure à la couverture métallique. L’erreur de Law fut d’en émettre plus que les besoins de l’économie ( http://www.scripophilie.com/temoignages/john_law.htm ). Au 18e et 19e siècles la monnaie métallique cède progressivement la place à la monnaie scripturale fondée sur la confiance d’être remboursé en or à première demande. C’est le début de l’ère de « l’étalon or ». La Banque de France est créée en 1800, c’est une société par action au capital de 30 millions de francs, dont une partie est souscrite par le Premier Consul et plusieurs membres de son entourage. Bonaparte autorisa la Banque de France pour quinze ans le droit d’émettre des billets à Paris et dans les villes où elle ouvrirait des succursales. Ce monopole fut renouvelé jusqu’en 1945, année où elle fut nationalisée. Son privilège n’est devenu exclusif qu’après la révolution de 1848 à la suite de la crise qui ébranla les banques départementales et les obligea de fusionner avec la Banque de France et donc de ne plus émettre elles-mêmes de billet. La Banque de France n’a jamais été tenue de conserver un rapport entre le montant de ses billets et son encaisse-or. Cette émission de billets, libre à l’origine, fut limitée à partir de 1870 à un maximum fixé par la loi : le plafond. Mais si l’émission de billets menaçait de crever le plafond, on avait soin de le surélever au préalable. La monnaie-marchandise terminera son existence le 5 août 1914. Le 5 août 1914 va avoir lieu la plus grande révolution monétaire de tout les temps selon Jacques Duboin (http://economiedistributive.free.fr/article.php3?id_article=38 ), soit trois jours après la déclaration de la Grande guerre. Comme des milliers de gens voulaient retirer l’or qu’ils avaient déposé dans les banques à la place des billets qu’ils détenaient, le gouvernement français de l’époque a décrété le moratoire des dépôts et le « cours forcé » des billets de banques. Les nations belligérantes et les pays neutres suivirent l’exemple. Les belligérants ont ainsi eu les moyens d’orchestrer une des plus grands boucheries de l’histoire. Les « spécialistes économiques » de l’époque prédisaient une fin rapide des hostilités faute d’or dans les coffres ! La nouvelle monnaie purement fiduciaire à donc permis de construire beaucoup de canons et d’enrichir quelques profiteurs. C’est la première fois que l’on décrète le cours forcé du billet de banque. Contre un billet usagé, la BdF ne donne qu’un billet tout neuf. Le plafond d’émission de la BdF passe de 6,8 milliards à 12 et l’avance immédiate au trésor de 2,9 milliard et portée à 27 en 1918. Sur ses billets, la Banque de France avait inscrit la promesse de les rembourser en or. Le cours forcé des billets, décrété le 5 août, la dispensait de tenir ses engagements. Le billet de banque n’étant plus convertible en or, il cessa d’être une monnaiemarchandise pour devenir une monnaie-papier sans valeur intrinsèque. Avant le 5 août 1914, le billet était la photo du lingot d’or dont on était propriétaire. Après le 5 août, la dureté des temps avait obligé la Banque de France à tirer beaucoup d’épreuves du cliché pour en distribuer davantage... En fait, c’est le 20 septembre 1790 que sera pratiqué le cours forcé (des assignats gagés sur les biens nationaux ) pour la première fois dans l’histoire de France. Après avoir fait fonctionner la planche à billet à plein régime et provoqué une très forte inflation, le Directoire stoppa cette aventure en février 1796.

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L’étalon or ou monométalisme au sens strict se résume à 1878 à 1914 pour le Franc dit germinal (date de définition légale : le 17 germinal an XI, soit le 7 avril 1803 a été défini comme un Franc 4,5 g d’argent titrant 1000/1000e soit des pièces de 5g à 90% d’argent et le reste de métal vil). En France, les prix ont été multipliés par six entre 1914 et 1926, tandis qu’ils étaient restés à peu près stables de 1820 à 1914. Histoire de la monnaie depuis la 1er Guerre mondiale. Les Rothschild et les Rockefeller, pour ne nommer que ceux-là, aident en sous-main Alexander Hamilton, qui leur devait son poste de ministre des finances des États-Unis, à fonder la « First National Bank of the United States », première banque centrale américaine. Elle deviendra en 1913 la « Federal Reserve Bank » – actuelle banque centrale – sous contrôle des plus grands banquiers NewYorkais. L’Europe s’embrase et s’épuise dans ses guerres, tandis que la nation de l’Oncle Sam se transforme en machine à produire pour les pays du champ de bataille et attire à elle tout l’or du monde, en se faisant payer en métal jaune. La Federal Reserve qui détenait en 1913, 15 % des réserves d’or mondiales, en contrôle 30 % en 1920 et 75 % en 1944. Lors de la conférence de Gênes (1922), les Etats-Unis choisissent de conserver l’étalon-or. Le dollar repose sur l’or, la livre britannique sur le dollar, et les autres monnaies européennes sur le livre. En 1931, le Royaume-Uni abandonne le système de monnaie convertible en or pour pouvoir augmenter sa masse monétaire. À partir de 1934 on pouvait se procurer de l’or à la Réserve fédérale au taux fixe de 35 $ contre une once d’or. Lors des accords de Bretton Woods signés le 22 juillet 1944 la délégation des États-Unis, conduite par Dexter White fait triompher son plan contre celui de Keynes. C’est le « gold exchange standard » – système de change or – qui s’impose. Le roi « or » est mort, vive le roi « échange or » ! Concrètement cela veut dire que seul le dollar américain est reconnu comme « valant autant que l’or » ce qui lui vaudra le privilège de porter jusqu’en 1971, la mention « as good as gold ». Dans ce système, la monnaie américaine devient « La » monnaie de réserve internationale, l’or n’étant plus que la valeur de réserve de dernière instance. La parité est fixée à 35 dollars l’once, tandis que toutes les autres monnaies s’apprécient, elles, par rapport au dollar. En 1947, à la Havane, c’est la signature des accords du GATT pour un abaissement des barrières douanières. Le plan Marshall de 1947 à 1952, c’est 21 Milliard de $ de dons et 6 de prêt aux pays européens. Pendant les 30 glorieuses une bonne partie de l’or américain va retourner vers les nations renaissantes qui, grâce au redémarrage de leur économie et aux investissements américains, ont du dollar à échanger. La planche à dollars tourne à fond. Pensez donc, il en faut du dollar dans le monde quand on est la devise du commerce international. Et tandis que la quantité de dollars augmente, le stock d’or lui, qui en garantit la valeur, diminue. Cette déconnexion de la monnaie par rapport à l’or physique est compréhensible compte tenu de l’explosion du commerce mondial et de la spéculation financière, si l’on sait que « seulement » 35 000 tonnes d’or dorment dans les coffres des Banques Centrales mondiales, ce qui représente « seulement » 1488 milliards d’€ (septembre 11) soit l’équivalent des échanges mondiaux spéculatifs journaliers, ou un peu plus que deux fois le budget annuel mondial de la publicité. Entre 1960 et 1965 les USA perdent la moitié de leur stock d’or. En 1968 pour contrer la spéculation sur l’or, le gouvernement US annonce qu’il ne cédera plus de l’or au taux de 35 $/once qu’aux gouvernements, tandis que, pour les particuliers, le prix de l’or sera déterminé par le marché. Au début des années 70, la situation n’est plus tenable d’autant plus que l’Amérique, enlisée dans sa guerre au Vietnam, perd de son aura. C’est ce qui conduira le président Nixon, le 15 août 1971 à décréter la suppression de la garantie or du dollar, la convertibilité du $ en or est suspendue. Mais le dollar, même non garanti par l’or, reste la monnaie de réserve et la communauté internationale, qui a constitué au fil des ans des réserves dans cette devise, essentielle aux échanges, ne peut crier au scandale et le bouder sans s’appauvrir elle-même et risquer une crise majeure. 10

Les Accords de Washington, le 18 décembre 1971, entérinent la décision du Président Nixon. « L’étalon dollar » est né ! Donnant une monnaie qu’il leur suffit d’émettre, garantie par elle-même ou tout comme : les Bons du trésor de la Réserve Fédérale. Dorénavant, contre un dollar usagé, la Réserve fédérale ne donne plus qu’un dollar bien propre. À partir du 12 février 1973, c’est l’abandon des changes fixes ou quasi fixe (+/- 1% par rapport au $ qui était déjà passé à +/- 2,25% depuis 1971) des monnaies, le cours de toutes les monnaies est dorénavant fixé par l’offre et la demande sur le marché des changes. Entre 1971 et 1973, l’once d’or passe de 35 à 42 $. Le FMI rend une partie de leur or aux pays qui en avaient déposé et vend le reste. L’or n’a plus de valeur monétaire. En avril 1972, après plusieurs années d’études et de débats, intervient la première tentative des pays européens pour créer une solidarité monétaire entre eux, c’est le « serpent monétaire » européen, mécanisme collectif de contrôle des marges de fluctuations autour de parités fixes. Le nouveau système monétaire international a été défini lors des accords de la Jamaïque en janvier 1976 ; ils ont modifié les statuts du FMI en prenant le contre-pied des principales règles issues des accords de Bretton Woods. Dans ces statuts rénovés du FMI, figure qu’il est interdit de fixer la parité de sa monnaie en or, ce qui était précisément obligatoire auparavant. Depuis cette date, plus aucune monnaie sur cette terre n’est reliée à une équivalence matérielle quelconque. L’argent n’est plus qu’une virtualité qui n’a d’autre valeur que la confiance qu’on lui accorde, répondant à la seule logique de l’offre et de la demande. La demande est conséquence du taux d’intérêt relatif par rapport aux autres devises et de la confiance envers la valeur relative de la monnaie et donc de l’activité économique du pays. Les conseils européens de Brême (7/07/78) et de Bruxelles (5/12/78) donnent au SME quatre objectifs principaux. Promouvoir une plus grande stabilité monétaire ; stabilisation des taux de change. Progresser vers une plus grande convergence des performances économiques, grâce à une coordination des politiques économiques. Exercer un effet stabilisateur sur l’économie mondiale en préfigurant un nouveau dispositif de changes stables. Créer un embryon de monnaie commune, l’écu, comme premier pas vers l’intégration monétaire. Accords de Bretton Woods http://fr.wikipedia.org/wiki/Accords_de_Bretton_Woods L’effondrement du système de Bretton-Woods (1965-1971) http://perso.univ-rennes1.fr/denis.delgay-troise/RMI/Cours/RMI413.pdf 15 août 1971 : Dématérialisation totale de la monnaie. Le président américain Richard Nixon, conseillé par George Shultz (qui sera plus tard le mentor des administrations Bush père et fils), supprime la libre-convertibilité du dollar en or. Ce découplage sera suivi de mesures de dérégulation des marchés permettant des spéculations de plus en plus énormes. 3 janvier 1973 : loi Pompidou-Giscard d’Estaing par laquelle la Banque de France abandonne son rôle de service public. Article 25 : « Le Trésor public ne peut plus présenter de ses propres effets à l’escompte de la Banque de France. » Dès lors, sous prétexte de lutte anti-inflationniste, le recours au crédit productif public est interdit. Loi n°73-7 du 3 janvier 1973 sur la Banque de France : http://fr.wikipedia.org/wiki/Loi_n%C2%B073-7_du_3_janvier_1973_sur_la_Banque_de_France Mars 1973 : régime des changes internationaux flottants. Il n’y a plus de contrepartie métallique à la monnaie émise, seulement de la dette. Les spéculateurs peuvent s’en donner à cœur joie avec des produits financiers dérivés, en particulier sur les taux de change entre monnaies (on parie plusieurs fois sa mise, avec un effet de levier, moyennant des informations obtenues sur les pressions politiques exercées sur telle ou telle devise d’Etat). 11

Les 7 et 8 janvier 1976. les Accords de la Jamaïque. Réuni à Kingston, le Comité intérimaire du Fonds monétaire international (FMI) décide de mettre un terme définitif au système monétaire de parités fixes mais ajustables. http://fr.wikipedia.org/wiki/Accords_de_la_Jama%C3%AFque http://www.loretlargent.info/non-classe/laccord-de-la-jamaique-demonetisation-de-lor/2537/ Le texte de l’accord http://www.cvce.eu/viewer/-/content/82b02bbb-a152-47d0-a74e-49d5cb3299b7/8662ac6a-4fd2-4517ada5-db1c8613a1ee/fr 1987 : Alan Greenspan combat l’effondrement des bourses mondiales par l’émission pratiquement illimitée de monnaie-crédit en faveur des marchés. 1992 : Traité de Maastricht. Prélude à un euro découplé de l’autorité des Etats. Abdication de fait des souverainetés nationales par privation des moyens de les exercer. Son article 104, § 1, « interdit en effet à la BCE et aux banques centrales des Etats membres, si après dénommées "banques centrales nationales", d’accorder des découverts ou tout autre type de crédit aux institutions ou organes de la Communauté, aux administrations centrales, aux autorités régionales ou locales, aux autres autorités publiques, aux autres organismes ou entreprises publics des Etats membres ; l’acquisition directe, auprès d’eux, par la BCE, ou les banques centrales nationales, des instruments de leur dette est également interdite. » 4 août 1993 : loi Mitterrand-Balladur donnant son indépendance à la Banque de France. Son article 3 lui interdit d’autoriser des découverts ou d’accorder tout autre type de crédit au Trésor public ou à tout autre organisme ou entreprise publique, de même que l’acquisition de titres de leur dette. 12 mai 1998 : loi Chirac-Jospin, intégrant la Banque de France au Système européen de banques centrales (SEBC) et à la BCE. Le Traité de Maastricht prévoyant déjà que « l’objectif principal du SEBC est de maintenir la stabilité des prix ». 1999 : vote aux Etats-Unis du Gramm-Leach-Bliley Act, qui annule le Glass-Steagall Act voté sous la présidence Roosevelt. Désormais, il n’y a plus de séparation aux Etats-Unis entre banques de dépôt et banques d’affaires, et les banques sont autorisées à fusionner avec des sociétés d’assurance. Chute de la « muraille de feu » prudentielle. L’Europe, elle aussi, déréglemente. Mai 2005 : rejet par le peuple français du Traité constitutionnel européen qui, dans son article III-181, aurait « constitutionnalisé » l’article 104, § 1 du Traité de Maastricht. 2007-2008 : le Traité de Lisbonne reprend (article 123 du Traité sur le fonctionnement de l’Union européenne) l’article 104, §1 du Traité de Maastricht. L’objectif est bel et bien d’abandonner la création monétaire aux banques privées, dans un contexte de mondialisation financière sans limites. Histoire des monnaies de France et du franc Les premières monnaies de papier en France : http://sceco.univ-poitiers.fr/hfranc/premierpapierF.htm Les billets de monnaie : http://sceco.univ-poitiers.fr/hfranc/billetmonnaie.htm Les tentatives de stabilisation : http://sceco.univ-poitiers.fr/hfranc/TentaStab.htm Le système de Law : http://sceco.univ-poitiers.fr/hfranc/systLaw.htm Les assignats : http://sceco.univ-poitiers.fr/hfranc/assignats.htm Le retour du franc : http://sceco.univ-poitiers.fr/hfranc/retourF.htm Le franc germinal : http://sceco.univ-poitiers.fr/hfranc/Germinal.htm La création de la Banque de France : http://sceco.univ-poitiers.fr/hfranc/creationBF.htm La première guerre mondiale : http://sceco.univ-poitiers.fr/hfranc/PremGM.htm La seconde guerre mondiale : http://sceco.univ-poitiers.fr/hfranc/SecondGM.htm La Libération : http://sceco.univ-poitiers.fr/hfranc/Lib%E9ration.htm La zone franc : http://sceco.univ-poitiers.fr/hfranc/zonefranc.htm Le franc dégradé des années 1950 : http://sceco.univ-poitiers.fr/hfranc/annees50.htm Le nouveau franc : http://sceco.univ-poitiers.fr/hfranc/nouveauFr.htm Le passage à l'euro : http://sceco.univ-poitiers.fr/hfranc/passageeuro.htm Monnaie & histoire Fiches Wikipédia 12

http://fr.wikipedia.org/wiki/Monnaie http://fr.wikipedia.org/wiki/Histoire_de_la_monnaie

3 / La création monétaire actuelle
Qui crée « l'argent » ? Les instituts d’émission : les banques centrales ont le monopole de l’émission de monnaie dite fiduciaire (pièces et billets) ». Cependant, si l’on prend l’ensemble de la création monétaire, c’est-à-dire M3 (les billets et pièces, plus toute la monnaie scripturale et électronique, les dépôts à vue, autres dépôts négociables et instruments divers négociables), l’on s’aperçoit que les banques commerciales privées créent 93% de la masse monétaire totale. Elles le font par le biais du crédit. Et, contrairement à ce que croient la plupart des gens, elles ne prêtent pas ce qu’elles détiennent en dépôt, elles créent de la monnaie ex nihilo, à partir de rien, même si cette création a lieu « sous garanties ». Les crédits précèdent ainsi les dépôts, car c’est avec la monnaie obtenue par crédit que l’on peut faire des opérations, procéder à des versements et que l’on peut déposer. Prétendre voir la dette comme une chose en soi, impliquant une contrainte objective, relève soit de l’ignorance, soit de la tromperie. La vraie question est en effet qui a le pouvoir de créer la monnaie-crédit et pour en faire quoi ? Il est aujourd’hui clair que ce pouvoir appartient aux banques commerciales privées, selon la loi des Etats et des traités européens, et que l’Etat et tous les acteurs économiques également bien évidemment, doivent leur emprunter (s’endetter auprès d’elles). Quand l’Etat doit construire des routes, des hôpitaux ou des crèches, il doit emprunter aux acteurs privés, qui créent, eux, la monnaie à partir de rien, et payer un intérêt, au lieu de pouvoir lui-même créer l’argent dont il a besoin sans verser d’intérêt à quiconque. Il s’agit là d’un choix politique qui n’a rien à voir avec l’intérêt général. Car depuis 1973, le pouvoir de ces acteurs privés (banques, sociétés d’assurance) leur a permis de dépouiller les Etats par l’accumulation des intérêts sur les intérêts (intérêts composés). Au profit de qui ? Des réseaux du 13

capital financier mondialisé dont les centres d’opérations sont la City et Wall Street. Tout l’argent soustrait aux Etats ou produit à partir de rien sert aux spéculations financières internationales. Ceux qui spéculent ont ainsi d’abord extrait des fonds (ils appellent eux-mêmes cela « cash extraction ») de la bourse, puis du secteur immobilier et maintenant des produits agricoles et des matières premières, au détriment des producteurs et des consommateurs. Malheureusement les candidats socialistes jouent le rôle d’idiots utiles en clamant à tous vents que nous devons limiter les dépenses publiques et rembourser la dette sans en contester l’origine ni la fonction. Rembourser, mais au profit de qui ? Petite histoire : L'île des naufragés. http://www.michaeljournal.org/ilenauf.htm L'Île des naufragés fut l'un des premiers écrits par Louis Even, et demeure l'un des plus populaires pour faire comprendre la création de l'argent, publiée pour la première fois en 1940 dans le magazine Vers demain. Une image vaut mille mot ! http://michaeljournal.org/juvdm/caricatures-cs/miniatures.html MECANISMES DE LA CREATION MONETAIRE http://attac78sud.free.fr/public/PDF/ECN2_jocelyn_PETIT.pdf Monnaie et crédit : 5) La création monétaire http://www.m-lasserre.com/educpop/dossiermonnaie/5lacreationmonetaire.htm La création monétaire pour les nuls. Extraits de « Économie monétaire et financière ». https://monnaie.wikispaces.com/Cr%C3%A9ation+mon%C3%A9taire A gauche, les piles de livres des économistes ayant écrit sur la création monétaire par les banques privées (+ de 70 ouvrages). A droite les 2 livres des 2 "économistes" (Paul Jorion qui s'est inspiré d' Helmuth Creutz) qui considèrent que les banques commerciales ne créent pas de monnaie. Fiche Wikipédia http://fr.wikipedia.org/wiki/Cr%C3%A9ation_mon%C3%A9taire Les banquiers vous diront qu'ils ne créent pas de monnaie ... pourquoi ? https://monnaie.wikispaces.com/Les+banquiers+vous+diront... M0, M1, M2 et M3 M0 : Monnaie centrale ou de base qui contient la monnaie centrale scripturale (c'est la monnaie des banques commerciales, tous les billets émis par la Banque Centrale ne sont pas physiquement imprimés) et la monnaie fiduciaire (les billets et les pièces). Il y a en Banque Centrale des « comptes de billets » en quelque sorte, comptes détenus essentiellement par des banques commerciales et par des trésors publics. On parle à ce sujet de « monnaie scripturale centrale ». Ainsi il existe une « monnaie centrale » constituée des billets existants et des comptes en monnaie scripturale centrale. Donc la monnaie bancaire signifie la monnaie centrale ( encore appelée « monnaie de base »). Ensuite vient la monnaie des agents économiques soit, principalement, les comptes de dépôt à vue et, secondairement, les espèces sorties des banques ; c'est la monnaie de l'économie. Les agrégats M2, M3 ne font sens que pour leur partie hors M1, c'est à dire pour celle qui correspond à de l'épargne plus ou moins rapidement transformable en monnaie ( la quasi-monnaie). La circulation de la monnaie bancaire est gérée par les banques commerciales; la circulation de la monnaie centrale est gérée par les banques centrales. Mais rappelons que, tant la monnaie centrale ( agrégat M0), que la monnaie bancaire ( agrégat M1), sont d'authentiques monnaies dans la mesure où elles sont directement échangeables contre n'importe quelles réalités de même valeur ; la première est le signifiant de la seconde qui en est le signifié.

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Cependant, les euros comptabilisés sur les comptes d'épargne ne sont pas directement échangeables contre des biens réels ; ils ne sont pas de la monnaie stricto sensu ; ils ne sont pas dans M1. Un compte d'épargne signifie le droit de son titulaire à obtenir, dans des conditions prédéfinies, des euros utilisables comme moyen de paiement. On le qualifie de « quasi-monnaie ». Une épargne en obligations, en action , signifie aussi une certaine capacité à obtenir ( par vente de ces titres ) des euros-monnaie ( de M1) mais de manière de moins en moins définie et aisée. On s'élève ainsi dans la pyramide de la richesse mais en s'éloignant de plus en plus des encaisses réellement monétaires qui en sont la base. Que dire des produits dérivés qui constituent d'énormes flux quasi-monétaires mais ne sont que des signes financiers se référant en définitive à la monnaie bancaire et, au travers de celle-ci, à la monnaie centrale et à ses contre-parties. Schéma ici : http://jegu.jean.pagesperso-orange.fr/sousihom.html Les articles de loi qui nous gouvernent https://monnaie.wikispaces.com/Les+articles+qui+nous+gouvernent Ratio Cooke, ratio McDonough, Bâle II, Bâle III Les banquiers se font leurs règles tranquillement dans leur coin, sans se presser et sans consulter personne ! Les accords de Bâle ont pour objectif de recommander aux banques de structurer leur bilan d'une certaine façon. Le ratio à respecter, appelé ratio McDonough (anciennement ratio Cooke) ne fait pas directement force de loi mais est transcrit par les autorités de régulation dans les réglementations locales. En Europe c'est la communauté européenne qui se charge de faire appliquer les recommandations du comité de Bâle, via la CAD (Capital Adequacy Directive). Pour désigner ce ratio on parle indifféremment de ratio de solvabilité ou d'adéquation des fonds propres. Au-delà de l'approche "mécanique" du calcul des fonds propres, le comité de Bâle a souhaité définir plus précisément les conditions de fonctionnement adéquates du marché bancaire. C'est pourquoi l'accord de Bâle II repose sur 3 "piliers" : 1/ Les exigences en fonds propres ; 2/ Le processus de surveillance prudentielle ; 3/ La discipline de marché Bâle I : http://fr.wikipedia.org/wiki/B%C3%A2le_I Bâle II (totalement entré en application dans l'Union à partir du 1er janvier 2007) http://fr.wikipedia.org/wiki/B%C3%A2le_II Bâle III (publiés le 16 décembre 2010, en cours de réalisation …) http://fr.wikipedia.org/wiki/B%C3%A2le_III Stabilité financière et nouvel accord de Bâle http://www.banque-france.fr/archipel/publications/bdf_rsf/etudes_bdf_rsf/bdf_rsf_03_etu_1.pdf

4 / La réforme monétaire proposée par Fraternité Citoyenne (Le 100% Money)
Fraternité Citoyenne ( http://www.fraternitecitoyenne.org ) soutient globalement la proposition Allais dite 100 % Money. Cette réforme correspond à un système bancaire à réserves pleine, au contraire du système bancaire actuel dit "à réserves fractionnaires". Notre proposition est basé sur l’œuvre d’Irving Fisher (http://www.wikiberal.org/wiki/Irving_Fisher ), les modifications de Maurice Allais (notre seul prix Nobel d’économie, http://fr.wikipedia.org/wiki/Maurice_Allais), de James Robertson ( http://fr.wikipedia.org/wiki/James_Robertson ) et les adaptations par le groupe monnaie (https://groups.google.com/group/monnaie2?hl=fr ) dont font partie, entre autres, André-Jacques Holbecq, Philippe Derudder, Brieuc Le Fèvre, Etienne Chouard et Marc Jutier. Deux problèmes sont liés: 1 - malgré les possibilités d'action de la Banque Centrale sur le refinancement et sur les taux d'intérêts de la monnaie émise par les banques commerciales, la quantité de monnaie en circulation lui échappe, ce qui implique l'inflation des actifs et les bulles. 2 l'interdiction faite au niveau de la Banque de France en 1973 et ensuite confirmée en 1992 par le Traité 15

de Maastricht (Article 104) de financer directement notre propre économie, coûte à la population presque 1 milliard d'euros par semaine pour les seuls intérêts, sous forme d'un transfert vers les plus riches, détenteurs des obligations d'État. Au niveau de la zone euro: 1 - Pour tout ce qui concerne le financement des projets collectifs de l'eurozone - et en particulier pour financer la mutation qu'exige le défi écologique ainsi que le virage technologique pour pallier l'épuisement de certaines ressources naturelles; pour financer la recherche, un enseignement ainsi qu'un système de santé de qualité gratuits et, en général, pour tout ce qui sera considéré démocratiquement comme nécessaire pour l'amélioration collective de la qualité de la vie de façon durable - la Banque Centrale Européenne (BCE) et /ou la Banque de France (BdF) doit être contrainte à une émission monétaire centrale, éventuellement sans échéance et sans intérêts. 2 - Les critères de Maastricht doivent être revus et permettre de soumettre au débat démocratique, par exemple, les propositions suivantes: a) les budgets des États doivent être équilibrés en "fonctionnement" et "amortissements" par la fiscalité. b) les États et collectivités publiques peuvent faire financer les investissements d'utilité collective par un appel à émission monétaire sans intérêt de la BCE et/ou de la BdF. c) les besoins d'investissements de l'eurozone liés aux objectifs décrits en (1) doivent également pouvoir être financés par émission monétaire sans intérêt de la BCE. Les statuts et la mission de la Banque Centrale Européenne doivent être revus en conséquence. Au niveau national : A défaut de faire aboutir ce projet au niveau européen, l'État doit pouvoir opérer une reprise du droit collectif (national) d'émettre la monnaie, éventuellement par émission d'une monnaie nationale, complémentaire à l'euro, quitte à se mettre en dissidence à l'égard de l'UE, non par anti européanisme mais pour se donner la possibilité de devenir un modèle d'inspiration des autres Nations. Une réforme monétaire nationale menant à la nationalisation réelle des monnaies nationales, par 1) la nationalisation des banques centrales et le transfert aux banques centrales nationalisées du pouvoir de création de la totalité de la monnaie ; et 2) l'interdiction aux banques commerciales, de créer de la monnaie scripturale – de la même façon que la contrefaçon des billets de banque est interdite et passible de sanctions pénales. Une réforme monétaire internationale pour créer une réelle monnaie internationale libre de dette, 1) émise par une nouvelle autorité monétaire internationale parfaitement transparente et sous contrôle public (p.ex.: émanation de l'ONU) plutôt que privée (p.ex.: consortium financier ou bancaire). 2) établissant une base plus efficace, plus stable, et plus équitable pour les échanges internationaux dans l'économie globale, 3) co-existante avec les monnaies nationales et l'euro, 4) mais sans s'appuyer sur aucune monnaie nationale ou internationale existante. Ces deux réformes créeront de l'argent libre de dette, et non de l'argent-dette, comme c'est le cas actuellement. La réforme nationale transférera la fonction de création monétaire des mains des intérêts particuliers (les banques) à une autorité monétaire nationale (la banque centrale) pour servir l'intérêt public. La réforme internationale transférera l'unité internationale de compte d'un intérêt national particulier (des E-U qui créent les dollars) à une monnaie vraiment internationale émise par une autorité au service de l'intérêt global. Ces réformes sont non seulement justes à long terme, mais les actions prises maintenant contre la crise actuelle seront encore plus efficaces si elles ont aussi le but de préparer ces réformes. 16

Explications - Le grand nombre de kracks bancaires ces 20 dernières années un peu partout dans le monde ont fait toujours plus de mal à toutes les victimes qu'aux dirigeants bancaires, régulateurs et politiciens qui en sont responsables. - Comme toujours, les réponses gouvernementales se concentrent uniquement sur les symptômes, et non sur les causes fondamentales - La façon dont la monnaie est créée et mise en circulation, par qui, et comment (sous forme de dette ou libre de dette, dans telle devise ou telle autre) est à la base du fonctionnement d'un système financier. - Les façons dont la monnaie est créée aujourd'hui pour les économies nationales et l'économie internationale mènent inévitablement à des booms et des kracks fréquents et extrêmement destructeurs. Même en période normale, ces façons aboutissent à un système monétaire qui incite presque tout le monde à faire de l'argent de façon très nuisible à la société, à l'environnement, et à l'économie. - La majorité de la population serait bénéficiaire d'une réforme monétaire. Beaucoup d’ONG devraient donc la soutenir, en particulier celles qui s'occupent des questions sociales (la pauvreté, l’assistance sociale, l'injustice sociale, la santé, les droits de l'homme, etc.), des questions écologiques (changement climatique, énergie, eau, alimentation et agriculture, etc.); des problèmes relatifs aux pays en voie de développement; des questions générales, économiques et publiques (l'avenir de la planète, le développement économique local, l'investissement, le commerce et la consommation éthiques, la responsabilité sociale des entreprises, etc.) - Les propositions nationales et internationales de ce document ont des aspects en commun. Les deux créeront de la monnaie libre de dette, et non plus à partir de dette comme maintenant. La réforme nationale en confiera la responsabilité à une autorité monétaire nationale ( la banque centrale), avec une mission de bien public, et l'ôtera des mains du privé (le système bancaire).La réforme internationale transférera le pouvoir actuellement au service des intérêts particuliers d'une nation (les E-U qui créent les dollars) à une réelle autorité monétaire internationale au service de l’intérêt global et non pas au service d’un petit groupe de pays en compétition pour fournir des monnaies de « réserve ». - Il est également très important d’encourager la réforme monétaire sous forme de développement décentralisé à l’intérieur des nations. Il s’agira de répandre encore plus les monnaies complémentaires des communautés et des régions comme le Time Dollars, les SELs, le Chiemgauers et d’autres qui existent déjà dans beaucoup de pays. Ils peuvent fournir une base pour de nouvelles institutions comme des banques locales, associations coopératives d’épargne et de crédit, et fonds d’investissement, ce qui mènera à plus d'indépendance locale, sociale et économique. Ces développements souhaitables à long terme pourraient aussi fournir une réponse domestique partielle aux crises telles que la présente. - Les monnaies communautaires décentralisées n’ont pas besoin d’être coordonnées à un niveau international. Cependant, on doit accepter que, si le système monétaire national et international continue de fonctionner comme à présent, cela crée une dépendance trop grande de la population quant à la quantité de monnaie disponible pour la vie de tous les jours, ce qui justifie le recours à des monnaies complémentaires décentralisées pour compenser. Il est donc important de demander au G20 de se concentrer sur des réformes du système monétaire prédominant, national et international, simples et facilement compréhensibles, comme celles proposées ci-dessus. De même qu'elles auront pour conséquence de supprimer pour nous tous les effets nocifs du système actuel, ces réformes ouvriront la voie à des moyens décentralisés pour la vie financière et économique dans l’avenir. Une Réforme monétaire nationale - La réforme monétaire sera sans doute modulable pour s'adapter à la situation politique et économique spécifique de chaque pays ou groupe de pays. En général, moins de 5 % de l'argent est émis sous forme de pièces et billets par les Banques Centrale. Les banques commerciales créent les 95% restants, 17

à partir de rien, par une simple écriture, en portant sur les comptes de dépôt à vue de leurs clients le montant des crédits accordés. - Si la situation actuelle n'était pas la réalité, et que nous repartions de zéro, personne ne proposerait sérieusement que les mêmes entreprises combinent les deux fonctions suivantes qui sont en opposition et conduisent à réduire l'efficacité et la crédibilité des deux: - Emettre 95% de la monnaie de façon efficace et juste pour servir les intérêts de la société entière, et - Se jeter dans la compétition du profit financier maximum dans le commerce du crédit et, pire encore, dans la spéculation sous toutes ses formes. En pratique, les crises de stabilité financière résultent inévitablement du mélange de ces deux fonctions qu'il faut donc séparer, par une simple réforme de base, laquelle consiste à appliquer deux mesures complémentaires: (1) Transférer aux banques centrales nationales la responsabilité de créer, non seulement les billets de banque comme maintenant, mais aussi ce qui représente la plus grande partie de la monnaie, la monnaie scripturale, principalement détenue et transférée par moyens électroniques. (2) Interdire à qui que ce soit d'autre, y compris les banques commerciales, de créer n'importe quel type de monnaie – passible de poursuites judiciaires exactement comme il en est pour un faux monnayeur Ces deux mesures complémentaires correspondent à une nationalisation de l'émission monétaire, mais non pas des banques commerciales. Les banques commerciales pourront retourner à la libre concurrence sur le marché à la recherche de profits, en prêtant et empruntant de l'argent pré-existant. La première mesure, en confiant à un organisme public la responsabilité de l'émission monétaire, permettra de la maintenir dans l'axe de l'intérêt collectif. La deuxième conduira à un marché plus ouvert et compétitif qu'aujourd'hui en matière de prêts et emprunts. En perdant le privilège de pouvoir créer la monnaie qu'elles accordent à un emprunteur (crédit), les banques seront ramenées au même niveau que les autres entreprises du secteur privé à qui on ne fournit pas gratuitement leur matière. Elles seront motivées à fournir davantage de services à leurs clients, plus efficacement que maintenant. De nouveaux acteurs seront également attirés dans l'industrie des services de paiement. Le transfert à la banque centrale de la responsabilité pour la création de toute nouvelle monnaie scripturale fera écho à ce qui s'est passé avec les billets de banque sous le "Bank Charter Act" de 1844. Cette loi a reconnu que les lettres de changes, mises en circulation à l'origine par les banques privées et les marchands, étant devenus des moyens de paiement admis pendant plusieurs siècles, avaient acquis le statut de monnaie. Par conséquent, elle transféra le droit exclusif de les émettre à la Banque d'Angleterre. Ainsi, de la même manière, presque tout le monde aujourd'hui sait que les sommes figurant sur les comptes courants ("dépôts à vue") ne sont plus seulement "du crédit" mais de l'argent disponible immédiatement pour nos achats, exactement comme les billets de banque. La responsabilité de la création de la monnaie scripturale aurait dû être transférée à la banque centrale il y a bien des années. La proposition est qu'une banque centrale, indépendante des consortiums privés dans son fonctionnement, continue à mettre en application les objectifs de la politique monétaire publiés par le gouvernement élu. Mais elle ne le fera plus indirectement, par ajustement des taux d'intérêt sensés influencer la quantité d'argent scriptural créé par les banques sous forme de crédits. Elle décidera ellemême, périodiquement, combien elle doit émettre en plus de la masse monétaire en circulation. Elle créera la monnaie et la transfèrera au titre de revenu public, au gouvernement. Celui-ci le mettra en circulation en le dépensant à des fins d'utilité publique en complément de ses autres recettes, suivant les procédures budgétaires habituelles prévues par la législature démocratique. C'est seulement lors de crises monétaires exceptionnelles, toujours possibles, que la banque centrale aura le pouvoir de décider comment dépenser l'argent qu'elle crée. Elle devrait garder son indépendance opérationnelle, afin de minimiser le risque que des élus du gouvernement ordonnent une émission monétaire disproportionnée 18

aux besoins réels dans un but purement politique, comme par exemple pour aider à gagner une prochaine élection ou pire: dépenses somptuaires, voire dépenses d'agression vis-à-vis des populations intérieures ou étrangères. UNE REFORME MONÉTAIRE INTERNATIONALE - Il s'agit de proposer la création d'une réelle monnaie internationale libre de dette, en coexistence avec les monnaies nationales et régionales (comme l'euro), dans le but de fournir une base plus efficace et plus stable pour les échanges internationaux dans l'économie globale. - La nouvelle monnaie sera émise par une autorité monétaire mondiale. Elle aura une indépendance opérationnelle pour exécuter les objectifs publiés par l'ONU et dépendra de l'ONU. Elle émettra la nouvelle monnaie comme nouvelle source de financement pour couvrir les dépenses de l'ONU relatives à des réalisations d'intérêt collectif comme le maintien de la paix ou la lutte contre le changement climatique par exemple, et éventuellement aussi pour distribuer per capita aux nations membres. - Déjà en 1995 la Commission Indépendante sur la Gouvernance Globale (Independent Commission on Global Governance) précisait que le système monétaire international devrait être plus international et moins dépendant des marchés de capitaux privés. "Les Etats-Unis se sont offert le luxe de pouvoir emprunter dans leur propre monnaie à l'étranger et ont ensuite dévalorisé leurs obligations de remboursement," et " la dépendance du système monétaire international à l'égard des marchés de capitaux privés fait courir le risque d'un effondrement total de confiance dans le système." (ce qui, effectivement, s'est produit à l'automne-hiver 2008/2009, et dont nous souffrons encore). - Depuis, la prédominance du dollar est de plus en plus critiquée. En 2002, le reste du monde payait aux Etats-Unis bien plus de $400 milliards par an pour utiliser le dollar comme devise principale. Un porte-parole du Pentagone l'a justifié comme les honoraires dûs au titre des actions de police entreprises par les Etats-Unis pour le maintien de l'ordre mondial. D'autres critiques disent que les Etats-Unis font payer aux pays les plus pauvres leur surconsommation des ressources globales. Le commerce mondial a été décrit comme "un jeu où seulement les Etats-Unis peuvent produire des dollars, tandis que le reste du monde produit des biens à acheter avec des dollars." - Plus récemment, des menaces relatives à la position du dollar au niveau international ont augmentées. L'Iran a menacé d'utiliser l'euro pour son commerce pétrolier. Le Président de la Russie, Dimitri Medvedev, a annoncé en février 2008 que le rouble deviendra une monnaie régionale de réserve. On a proposé que, si la Chine finit par remplacer les Etats-Unis comme première superpuissance, le yuan remplace le dollar et devienne la devise dominante. - En août 2007 le groupement des pays "BRIC" - le Brésil, la Russie, l'Inde et la Chine - et d'autres pays 'émergeants' ont montré les dents. L'Inde et la Chine ont provoqué l'echec des négociations de 7 ans sur le commerce mondial à Genève, pour protéger leurs populations agricoles. En mai 2008, les ministres de l'Inde et d'autres pays "BRIC" ont exigé un système monétaire international fondé sur le droit et la diplomatie multilatérale dans "un monde plus démocratique, plus équitable et plus stable où les marchés émergeants joueraient un rôle plus grand et où les puissances dominantes seraient contraintes aux mêmes règles que tout le monde." Le 28 janvier 2009, le premier ministre russe Vladimir Poutin a prévenu le Forum Economique Mondial à Davos que le monde ne devrait plus s'appuyer sur le dollar comme la seule monnaie de "réserve" et a insisté sur le fait que le rouble devait devenir une monnaie de réserve en précisant que : "une dépendance excessive à ce qui est essentiellement la seule monnaie de réserve présente un danger pour l'économie globale; il serait donc avantageux d'encourager une procédure objective pour l'émergence de plusieurs monnaies régionales fortes à l'avenir."- Il est donc possible que, si l'on échoue à introduire une monnaie réellement internationale, le chaos monétaire suive le déclin du dollar, venant s'ajouter aux effets de la crise 19

bancaire actuelle. Les peuples du monde et les entreprises mondiales, pourraient finir dans une économie globale qui dépende de l'investissement privé dans une gamme de monnaies de 'réserve' en compétition, y compris le dollar, l'euro, le yen, le yuan, le rouble et la livre. ACTIONS PROPOSEES Les populations des pays du G20 devraient mener des actions urgentes : - pour mobiliser la pression sur leurs gouvernements afin d'inclure la réforme monétaire nationale et internationale dans l'Agenda, et - pour obtenir une médiatisation maximale dans leurs pays des arguments en faveur de ces réformes. De multiples possibilités existent, par exemple écrire: - aux politiciens qui nous représentent dans la législature ;- aux médias de la presse et de la télévision ;- aux ONG qui soutiennent nos soucis de développement, justice sociale, environnement, économie éthique, ou d'autres bonnes causes qui souffrent de l'état actuel du système monétaire ;- à d'autres personnes ayant ces mêmes pouvoirs. Notes (d'après wikipedia) Fractional-reserve banking (système bancaire à réserves fractionnaires) is the banking practice in which banks keep only a fraction of their deposits in reserve (as cash and other highly liquid assets) and lend out the remainder, while maintaining the simultaneous obligation to redeem all these deposits upon demand. Fractional reserve banking necessarily occurs when banks lend out any fraction of the funds received from deposit accounts. This practice is universal in modern banking. By its nature, the practice of fractional reserve banking expands money supply (cash and demand deposits) beyond what it would otherwise be. Because of the prevalence of fractional reserve banking, the broad money supply of most countries is a multiple larger than the amount of base money created by the country's central bank. That multiple (called the money multiplier) is determined by the reserve requirement or other financial ratio requirements imposed by financial regulators. Full-reserve banking (système bancaire à réserves pleines) is a banking practice in which the full amount of each depositor's funds are available in reserve (as cash or other highly liquid assets) when each depositor had the legal right to withdraw them. Full-reserve banking was practiced historically by the Bank of Amsterdam and some other early banks but was displaced by fractional reserve banking after 1800. Proposals for the restoration of full-reserve banking have been made, but are generally ignored or dismissed by mainstream economists, who believe that the costs of such a change would outweigh any benefits. The reserve ratio of all banks operating in such a system would be 100%, making the deposit multiplier equal to one (1xM=M). Pays du G20 (groupe des 20) : le Canada, la France, l’Allemagne, l’Italie, le Japon, le Royaume Uni, les Etats-Unis, la Russie, l’Argentine, l’Australie, le Brésil, la Chine, l’Inde, le Mexique, l’Arabie Saoudite, l'Afrique du Sud, la Corée du Sud, la Turquie, et l’Indonésie ( plus une représentation de l’UE, la Banque Mondiale, et du FMI). Quelques précisions sur la proposition d'Allais (dans "la crise mondiale d'aujourd'hui") résumé complet: http://etienne.chouard.free.fr/Europe/messages_recus/La_crise_mondiale_d_aujourd_hui_Maurice_All ais_1998.pdf Au regard d'une expérience d'au moins deux siècles quant aux désordres de toutes sortes et à la succession sans cesse constatée de périodes d'expansion et de récession, on doit considérer que les deux facteurs majeurs qui les ont considérablement amplifiées, sinon suscitées, sont la création de monnaie et de pouvoir d'achat ex nihilo par le mécanisme du crédit et le financement d'investissements 20

à long terme par des fonds empruntés à court terme. Il pourrait cependant être facilement pallié à ces deux facteurs par une réforme d'ensemble qui permettrait, sinon de mettre fin aux fluctuations conjoncturelles, tout au moins d'en diminuer considérablement l'ampleur. Cette réforme doit s’appuyer sur deux principes tout à fait fondamentaux : 1 - La création monétaire doit relever de l’État et de l’État seul. Toute création monétaire autre que la monnaie de base par la Banque centrale doit être rendue impossible, de manière que disparaissent les « faux droits » résultant actuellement de la création de monnaie bancaire. 2 - Tout financement d’investissement à un terme donné doit être assuré par des emprunts à des termes plus longs, ou tout au moins de même terme. La réforme du mécanisme de crédit doit ainsi rendre impossibles à la fois la création de monnaie ex nihilo et l’emprunt à court terme pour financer des prêts à plus long terme, en ne permettant que des prêts à des échéances plus rapprochées que celle correspondant aux fonds empruntés. Cette double condition implique une modification profonde des structures bancaires et financières reposant sur la dissociation totale des activités bancaires telles qu’elles se constatent aujourd’hui et leur attribution à trois catégories d’établissements distincts et indépendants : 1. des banques de dépôt assurant seulement, à l’exclusion de toute opération de prêt, les encaissements et les paiements, et la garde des dépôts de leurs clients, les frais correspondants étant facturés à ces derniers, et les comptes des clients ne pouvant comporter aucun découvert ; 2. des banques de prêt empruntant à des termes donnés et prêtant les fonds empruntés à des termes plus courts, le montant global des prêts ne pouvant excéder le montant global des fonds empruntés ; 3. des banques d’affaires empruntant directement au public ou aux banques de prêt et investissant les fonds empruntés dans les entreprises · Dans son principe, une telle réforme rendrait impossibles la création monétaire et de pouvoir d’achat ex nihilo par le système bancaire et l’emprunt à court terme pour financer des prêts de terme plus long. Elle ne permettrait que des prêts de maturité plus courts que ceux correspondant aux fonds empruntés. Les banques de prêt et les banques d’affaires serviraient d’intermédiaires entre les épargnants et les emprunteurs. Elles seraient soumises à une obligation impérative : emprunter à long terme pour prêter à plus court terme, à l’inverse de ce qui se passe aujourd’hui. Une telle organisation du système bancaire et financier permettrait la réalisation simultanée de conditions tout à fait fondamentales : 1 - l’impossibilité de toute création monétaire et de pouvoir d’achat en dehors de celle de la monnaie de base par les autorités monétaires ; 2 - la suppression de tout déséquilibre potentiel résultant du financement d’investissements à long terme à partir d’emprunts à court ou à moyen terme ; 3 - l’expansion de la masse monétaire globale, constituée uniquement par la monnaie de base, au taux souhaité par les autorités monétaires ; 4 - une réduction majeure, sinon totale, de l’amplitude des fluctuations conjoncturelles ; 5 - l’attribution à l’État, c’est-à-dire à la collectivité, des gains provenant de la création monétaire, et l’allègement en conséquence des impôts actuels ; 6 - un contrôle aisé par l’opinion publique et par le Parlement de la création monétaire de la création monétaire et de ses implications. http://www.100money.fr Site dédié à l’œuvre d’Irving Fisher : 100% Money. Cet ouvrage demeure largement inconnu à la fois du grand public et des spécialistes. Quasiment introuvable en anglais et jamais traduit en français avant cette traduction par l'auteur du site. Ecrit en 1935, à la sortie de la grande dépression aux Etats21

Unis, ce livre remet purement et simplement en cause les fondements mêmes des systèmes monétaires modernes. Pour Fisher, le constat est claire, ce système irrationnel et vicieux est à la racine de tous les grands phénomènes de booms et de crises. Cela est d’autant plus étonnant qu’Irving Fisher, par sa théorie quantitative de la monnaie et sa théorie de l’intérêt, est souvent considéré comme le SaintPatron des banquiers centraux et des économistes conservateurs. Réforme monétaire, projet politique de très grand ampleur, monument pour la théorie économique, ouvrage convaincant de vulgarisation, l’importance de ce livre est cruciale. Fisher y expose très simplement comment assainir l’incroyable château de carte monétaire reposant sur une pyramide de dette afin de mettre un terme aux immuables cycles destructeurs de boom et dépression. L’actualité de cet ouvrage est frappante. Confrontés à une crise de la dette privée sans précédent, nous ne trouvons pas d’autres solutions que d’asperger le marché de liquidités et d’endetter lourdement nos Etats, ne faisant que repousser l’inévitable processus de désendettement. Or dans notre système monétaire comme dans celui des Etats-Unis des années 30 le corollaire du désendettement, c’est la déflation. Le plan d’Irving Fisher « 100% money » ou plan de réserve intégrale nous présente ce qui pourrait bien être LA solution pour sortir de cette impasse. 100 % Money - La couverture intégrale (version intégrale en français) http://www.100money.fr/wp-content/uploads/2010/07/100money-Irving-Fisher.pdf Présentation du site par Nathanael Faibis (Septembre 2009) Et si notre système monétaire n’avait jamais été mûrement réfléchi ? C’est peut-être en partant de cette question toute simple qu’il faudrait étudier le problème monétaire. L’opinion d’Irving Fisher en 1935, lors de l’écriture de 100% Money 6 ans après le début de la grande dépression, est claire : il n’a jamais été mûrement réfléchi par un quelconque décideur. Le système monétaire ayant cours à cette époque aux Etats-Unis et dans la majeure partie des pays industrialisés ne serait qu’une pure contingence de l’histoire modelée au cours des siècles par l’appât du gain des banquiers. Il serait « le maillon faible » de notre système économique et la cause principale des épisodes récurrents de boom et de dépression dont souffrent les économies capitalistes depuis des siècles. Ce qui est inquiétant, c’est que notre système monétaire n’a en réalité que très peu changé depuis 1935. Il pourrait sembler étonnant de vouloir réfléchir au problème monétaire actuel en étudiant le système monétaire américain des années 30 avec tous ses archaïsmes. Pourtant, dans le fond, en 1935, si l’on excepte les règlements internationaux, il fonctionnait presque de la même façon que le système monétaire américain ou de la zone euro d’aujourd’hui : banque centrale indépendante, taux directeur, opération d’Open Market, réserves fractionnaires, espèce et argent sur compte bancaire, création et destruction de monnaie par les banques. Ce qui est également inquiétant, c’est qu’Irving Fisher est un des économistes les plus célèbres et les plus reconnus de tous les temps. Ses théories sont enseignées dans les facultés d’économie du monde entier, tout particulièrement en ce qui concerne la théorie quantitative de la monnaie et celle du taux d’intérêt. Ses travaux les plus célèbres sont le fondement même de la grande majorité des politiques monétaires en cours actuellement dans le monde entier. Mais ce qui est le plus inquiétant, c’est que le livre qui suit est aujourd’hui, pour des raisons mystérieuses, pratiquement inconnu de la très grande majorité des économistes et même des spécialistes en question monétaire, encore plus de nos hommes politiques. Ainsi, celui qui est considéré par beaucoup comme le père de la pensée monétaire a très clairement écrit et clamé haut et fort que notre système monétaire institutionnel était intrinsèquement mauvais, mais cela est ignoré par presque tout le monde y compris la majeure partie des décideurs au sein des banques centrales. C’est un peu comme si Marx avait écrit un livre vers la fin de sa vie expliquant qu’il faudrait en réalité d’autres institutions pour que le communisme fonctionne bien, mais que presque personne n’ait aujourd’hui connaissance de ce livre. 22

Pour comprendre plus ou moins comment cela est possible, il faut retourner au contexte de l’écriture de ce livre. En 1935, Irving Fisher est un économiste qui a tout vécu, la gloire en devenant l’économiste le plus renommé des Etats-Unis dans les années 10 et 20, écouté à la fois par le grand public et dans les sphères politiques puis le discrédit suite à la crise de 1929 et cette phrase malheureuse « Le prix des actions semble avoir atteint un haut plateau permanent » quelques jours avant le fameux jeudi noir. Ruiné par de mauvais investissements, raillé par le grand public pour n’avoir absolument rien vu venir, Irving Fisher eut le mérite de remettre en cause l’ensemble de ses théories pour essayer de comprendre comment une telle catastrophe avait-elle pu arriver. Peu à peu, il redevint une des figures économiques les plus écoutés et fut par exemple l’un des principaux inspirateurs de la politique de « reflation » du président Roosevelt. En 1932, Irving Fisher émet sa fameuse théorie de la « dette-déflation » qui est relativement revenue sur les devants de la scène depuis le début de la crise financière et économique actuelle. Son analyse est cinglante pour le mouvement néo-classique dont il est aujourd’hui considéré, apparemment à tort, comme l’un des champions : « Dans les faits, il y a presque toujours surproduction ou sousproduction, surconsommation ou sous-consommation, surdépense ou sous-dépense, surépargne ou sous-épargne, surinvestissement ou sous-investissement et sur et sous tout ce que l’on peut bien vouloir. Il est aussi absurde de supposer que, pendant un long laps de temps, les variables économiques puissent rester stables, en équilibre parfait que de supposer qu’il n’y aura plus jamais de vagues sur l’océan Atlantique». A la racine de toutes les crises, il y aurait une cause commune : le surendettement. Or ce surendettement aurait une conséquence très fâcheuse au sein de notre système monétaire. Il serait impossible de voir un processus de désendettement au sein d’une économie de l’ensemble des agents sans voir une destruction des moyens de paiement. Ce processus sera expliqué très clairement dans l’ouvrage qui suit. La destruction des moyens de paiement est, comme nous le verrons, la catastrophe qui a ravagé l’économie américaine au début des années 30 et mis des dizaines de millions de travailleurs au chômage. Ce n’est qu’en 1935, alors que se font sentir les premiers signes de rétablissement, qu’est édité 100% Money. Partant à peu près du même constat que dans sa théorie de la dette-déflation, il y dénonce les errements du système de réserves fractionnaires et propose un nouveau système monétaire qui permettrait à la fois de sortir de la crise et d’éviter de nouveaux cycles destructeurs de booms et de dépressions. La réforme est dans le fond extrêmement simple : les banques devraient avoir l’obligation de garder en réserves l’intégralité des fonds déposés chez elles sur des comptes courant et devraient seulement avoir le droit de prêter l’argent déposé sur compte épargne. Cela permettrait de mettre fin à la création et à la destruction de monnaie par les banques et de faire disparaitre le lien pervers et contingent entre monnaie et crédit. Cette réforme fit l’objet d’un débat important aux Etats-Unis et fut proposée plusieurs fois au Congrès américain à l’instigation d’Irving Fisher et de certains de ses soutiens mais refusée à chaque fois. Peu à peu oublié lors des années de forte croissance d’après guerre, ce projet refit surface lors des années de grande inflation des années 70 grâce au prix Nobel d’économie français Maurice Allais mais sans plus de succès. Cette réforme paraitra étrange à beaucoup, tant il nous semble normal, logique voire naturel que les banques prêtent l’argent qu’on leur dépose sur compte courant. D’autres se demanderont comment un si petit changement pourrait avoir une grande incidence sur le fonctionnement de nos économies. Certains découvriront peut-être en lisant ces lignes que l’argent qu’ils ont déposé en banque a été prêté à d’autres et que la banque n’a l’obligation légale de n’en garder que 2% en réserve auprès de la Banque de France (si vous résidez en France). Et pourtant, si les théories d’Irving Fisher s’avèrent correctes, les bienfaits d’un tel système pour nos économies seraient immenses. Ce livre a été écrit en direction à la fois des hommes politiques de son temps et du grand public. A cet effet, les explications sont aussi simples que possible, Irving Fisher n’hésitant pas à détailler certains mécanismes afin d’être compris par le plus grand nombre. Ce sera surement l’occasion pour nombre d’entre vous de découvrir le fonctionnement on ne peut plus étrange 23

de notre système monétaire. Pour ceux déjà aux faits des questions monétaires, ce sera l’occasion de découvrir l’opinion déconcertante du plus célèbre spécialiste en question monétaire à propos de notre système actuel. Pour tous, ce sera l’occasion de découvrir un plan original pour sortir de la crise et prévenir l’arrivée d’autres crises, un plan allant enfin plus loin que l’exhortation devenue rituelle ces derniers temps à « plus de régulation ». Cet ouvrage a, je pense, comme vertu de donner un éclairage différent à un grand nombre de question que pose la présente crise financière et économique et permettra, je l’espère, au lecteur de faire avancer sa propre réflexion à ce sujet. La crise financière a démontré l’extrême fragilité du système financier mondial. La chute d’une seule banque d’investissement, Lehmann Brothers, faisant presque chavirer l’ensemble du secteur financier. Ainsi, les mauvais investissements d’une banque de taille relativement moyenne peuvent potentiellement détruire notre économie. Une couverture intégrale serait-elle un moyen de mettre fin à l’extrême fragilité du réseau financier mondial ? Les niveaux d’endettement atteints dans la très grande majorité des pays industrialisés en ce qui concerne les ménages, les entreprises, les Etats ou encore le système financier, ont atteint des sommets historiques. En 1981, l’endettement global (prenant en compte tous les acteurs y compris financiers) des Etats-Unis était de 150% du PIB, il est aujourd’hui de 350% du PIB. En France, le constat est identique. L’endettement des agents non financiers est passé de 150% du PIB fin 2000 à près de 190% du PIB en mars 2009. Une des questions de fond de la crise actuelle est se savoir comment sortir de cet état de surendettement sans provoquer une grave déflation. Si les théories d’Irving Fisher énoncées dans ce livre sont correctes, le système de couverture intégrale serait une solution. Nous sortons en réalité d’une période d’inflation extraordinaire. Certes les indices des prix à la consommation sont restés plutôt stables durant les dernières années et l’inflation « officielle » est restée très basse dans la zone euro et dans une moindre mesure aux Etats-Unis. Mais les prix des actifs (immobilier, actions, matières premières…) ont tout simplement explosé. L’évaluation du patrimoine des ménages français par l’Insee a cru de 125% entre 1995 et 2005, soit une véritable croissance à « la chinoise » totalement déconnecté des performances réelles de l’économie tout comme l’était la hausse des cours à Wall Street dans les années 20. Or une analyse économique correcte montre bien que sans une très forte croissance des moyens de paiement, les prix des actifs ne peuvent pas monter simultanément aussi fortement. Ce « boom » des actifs est-il en grande partie dû au pouvoir de création monétaire des banques? L’argent en circulation dans la Zone Euro entre 2000 et 2008 a tout simplement doublé. Ce sont 2000 milliards d’euro qui ont été créés en huit ans si l’on prend en compte seulement les espèces et les comptes courant. Comment a-t-on pu voire doubler en moins de 10 ans la masse monétaire et croire que cela n’aurait aucun impact ? A qui et à quels circuits cet argent a-t-il profité ? Si votre compte en banque n’a pas doublé lors des dix dernières années, vous êtes en droit de vous le demander. C’est une question démocratique de fond qui aujourd’hui est totalement occultée par l’opacité et la complexité apparente de notre système monétaire. Le Japon lutte depuis plus de quinze ans tant bien que mal contre la déflation suite à l’explosion d’immenses bulles spéculatives au début des années 90 laissant ménages et entreprises surendettés. Depuis la crise asiatique de 98, ménages et entreprises liquident leurs dettes à grande vitesse provoquant ainsi de fortes tensions déflationnistes. L’Etat nippon a dû s’endetter hors de toute mesure pour contrer cette déflation. La dette publique japonaise est passée de 60% du PIB environ aux débuts des années 90 à plus de 190% aujourd’hui (en comparaison, l’endettement de l’Etat français était de 65% du PIB en 2007). C’est un exemple à ciel ouvert de dette-déflation combattue par l’endettement de l’Etat. Aujourd’hui ce ressort semble avoir atteint ses limites et l’économie japonaise apparait à bout de souffle pour bien des observateurs. Est-ce notre avenir à court et moyen terme si aucune 24

mesure n’est prise ? Le présent ouvrage démontre magistralement le paradoxe absurde et tragique de notre système monétaire : un désendettement simultané des ménages, des entreprises, des institutions financières et de l’Etat est impossible sans subir une destruction de nos moyens de paiement, une grave déflation et une crise économique majeure. Face à une situation qui paraît à bien des égards sans issue, la réforme de couverture intégrale ouvre de nouvelles perspectives. Redonner le contrôle total de l'émission monétaire à l'Etat ou à une banque centrale indépendante en mettant fin au système de réserves fractionnaires. http://revolution-monetaire.blogspot.com Une « vieille » idée peut-elle sauver l’économie mondiale ? Christian GOMEZ http://monnaie.wikispaces.com/file/view/2v.2v.Gomez.pdf/122039665/2v.2v.Gomez.pdf

5 / Sites
Des réserves fractionnaires au 100 % monnaie http://osonsallais.wordpress.com Tout savoir sur la monnaie – le site le plus complet sur cette question. https://monnaie.wikispaces.com Autres sites sur la monnaie, la crise financière et des solutions de remplacement http://www.fauxmonnayeurs.org http://www.chomage-et-monnaie.org http://www.lecolibri.org http://www.bankster.tv Le carcan monétaire dans lequel l'humanité s'est cadenassée sans en avoir réellement pris conscience. http://jegu.jean.pagesperso-orange.fr Banque centrale : http://fr.wikipedia.org/wiki/Banque_centrale 25

La Banque de France : http://www.banque-france.fr La Banque centrale européenne : http://www.ecb.int/ecb/html/index.fr.html The Federal Reserve : http://www.federalreserve.gov Maurice Allais est né le 31 Mai 1911. Ce site a été créé par plusieurs de ses élèves et admirateurs. http://allais.maurice.free.fr/ Compteur de la dette américaine en direct : http://www.usdebtclock.org Sites anglo-saxons MANAGING THE NATIONAL MONEY SUPPLY by JAMES ROBERTSON www.jamesrobertson.com http://www.jamesrobertson.com/book/managingthenationalmoneysupply.pdf The Money Masters explains the history behind the current world depression and the bankers’ goal of world economic control by a very small coterie of private bankers, above all governments. www.themoneymasters.com Open money is a means of exchange freely available to all. Any community, any association - indeed, any body - can have their own money. Open money is synonymous with LETS - an invitation to come inside and play, as in open door and open house; collaboration as in open hand and open for all; attitude as in open mind. The purpose of the open money project is to bring together and organize the people and resources necessary for the development and propagation of open money everywhere. www.openmoney.org Secrets of the Federal Reserve. http://www.usa-the-republic.com/illuminati/Secrets_of_the_Federal_Reserve.html American Monetary Institute. The independent study of monetary history, theory and reform. www.monetary.org www.prosperityuk.com www.monetaryreform.org

… 6 / Articles
Le système bancaire : l’ignorance d’une gigantesque arnaque (loi 3 janvier 73) ! http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/le-systeme-bancaire-l-ignorance-d-100376 La Crise : Scénario pour 2010 http://www.lacrisedesannees2010.com/article-la-crise-scenario-pour-2010-42124131.html 100% money (système monétaire à réserves pleines) http://www.agoravox.fr/actualites/economie/article/100-money-systeme-monetaire-a-70665 Le 123, ça suffit ! http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/le-123-ca-suffit-88997 Il est étrange que si peu de gens connaissent les jongleries grâce auxquelles l’argent prend naissance et disparaît. La plupart des gens voient que leur argent dévalue tous le temps, mais ils ne savent pas que c’est provoqué, avant tout, par le système d’argent lui-même. Pareillement, l’éternelle chasse à la croissance économique et la pression toujours croissante sur la productivité dans les pays industrialisés, sont causées par les principes de ce système. Aimeriez-vous faire un petit tour dans les coulisses ? Bienvenue dans le cirque des jongleurs de l’argent ! 1. Création de l’argent. 2. Inflation permanente. 3. Les banques centrales ont besoin d’inflation. 4. Caprices de la masse d’argent. 5. La guerre contre l’Irak. 6. L’oppression du Tiers Monde. 7. L’arme de la Chine. 8. L’inflation et la croissance économique. 9. Encore plus de croissance ou une société durable ? http://www.europe2020.org/spip.php?article499&lang=fr C’est la CRISE finale ! (Article paru dans NEXUS) http://www.agoravox.fr/actualites/economie/article/c-est-la-crise-finale-89116 26

L’OLIGARCHIE FINANCIÈRE PARASITE L’ÉCONOMIE RÉELLE. Omerta sur les faux monnayeurs des temps modernes. Il ne fait aucun doute qu’il s’agit là d’un moyen dissimulé pour détourner les ressources de la masse des contribuables vers une infime minorité de rentiers. http://www.vigile.net/Omerta-sur-les-faux-monnayeurs-des Game Over ! Abolir les privilèges des banksters ou faire une 3ième Guerre mondiale ? http://www.agoravox.fr/actualites/economie/article/game-over-abolir-les-privileges-98193 « Crise des dettes » ? « Notre hymne à la rigueur », par les experts médiatiques - Mathias Reymond, le 5 septembre 2011 - les médias dominants donnent la parole à des « experts » qui chantent en chœur la même chansonnette. http://www.acrimed.org/article3666.html La crise, matrice de l’avenir - Bernard Teper, le 1 septembre 2011 http://www.gaucherepublicaine.org/respublica/la-crise-matrice-de-lavenir/3502

… 7 / Vidéos
L'Argent Dette de Paul Grignon (Money as Debt - VF) http://vimeo.com/1711304 L'Argent Dette 2 : Promesses Chimériques de Paul Grignon 2010 VF intégral http://vimeo.com/8088058 L'Argent Dette - La révision (2010 FR intégral). Paul Grignon nous livre ici une révision de son célèbre "Money As Debt", qui aura été vues près de 40 Millions de fois, (+ d'un million en France) et traduis en 15 langues, bénévolement la plupart du temps. http://vimeo.com/8116254 L'effondrement financier mondial vu par l'Argentin Adrian Salbuchi http://www.youtube.com/watch?v=sqNjABw0hmE&feature=player_embedded Un décryptage pédagogique et amusant pour comprendre, en plusieurs parties, les dessous de la crise bancaire et financière de 2008... Première partie : l'explication de la création monétaire. http://www.dailymotion.com/video/xfuw5w_crise-2008-1-la-creation-monetaire_news L'argent et les banques 1/3 – histoire de la monnaie aux USA et de la FED. http://www.dailymotion.com/video/xdup46_l-argent-et-les-banques-1-3_news La dette publique - André-Jacques Holbecq http://www.dailymotion.com/video/x8sdq2_la-dette-publique-andre-jacques-hol_webcam http://rimsave.com/?p=692 Quand et comment les orfèvres devinrent banquiers. http://vimeo.com/16107051 Philippe Derudder http://www.dailymotion.com/video/xe6uuk_la-dette-publique-1-7_webcam http://www.dailymotion.com/video/xe7s0k_les-dessous-de-l-argent-1-3_webcam Rigolo ! Inflation et création monétaire http://www.youtube.com/watch?v=j_okiwTG9A8 Le scandale des banques centrales http://www.youtube.com/watch?v=sASp_5Ragsc&feature=related "Le B.A-BA des subprimes", le film (bien expliqué, court et drôle) http://www.dailymotion.com/video/x7opb7_le-b-a-ba-des-subprimes-le-film_news#from=embed

… 8 / Citations
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Le jugement éthique porté sur le mécanisme du crédit bancaire s'est profondément modifié au cours des siècles. (...)A l'origine, le principe du crédit reposait sur une couverture intégrale des dépôts. (...) Ce n'est que vers le 17ième siècle, avec l'apparition des billets de banque, que les banques abandonnèrent progressivement ce principe. Mais ce fut dans le plus grand secret et à l'insu du public . Par essence, la création monétaire ex nihilo que pratiquent les banques est semblable, je n'hésite pas à le dire pour que les gens comprennent bien ce qui est en jeu ici, à la fabrication de monnaie par des faux-monnayeurs, si justement réprimée par la loi. Concrètement elle aboutit aux mêmes résultats. La seule différence est que ceux qui en profitent sont différents "La crise mondiale aujourd'hui", Maurice Allais, Prix Nobel de Sciences Economiques 1988. Ed. Clément Juglar 1999. Les mécanismes actuels du crédit reposent sur des bases en très grande partie irrationnelles, dont l’origine historique est tout à fait empirique, qui n’ont jamais cessé de se révéler très dommageables et qui n’ont jamais été pensés très sérieusement sauf par une minorité d’économistes, et cela aussi bien en France que dans les autres pays d’Europe occidentale et aux Etats-Unis. Maurice Allais soutenant un plan de couverture intégrale dans « L’impôt sur le capital et la réforme monétaire » en 1977. Si tous les prêts bancaires étaient remboursés, il n’y aurait plus ni le moindre centime en dépôt en banque, ni la moindre pièce ou le moindre billet en circulation. […] l’absurdité tragique de notre impuissance est presque incroyable mais c’est bel et bien la réalité. Robert Hemphill, dirigeant de la Federal Reserve Bank d’Atlanta dans les années 30 en préface de la première édition de « 100% Money » de I. Fisher. Comme plusieurs d’entre vous ici le savent bien, le système monétaire contemporain est purement arbitraire, et la fabrication de l’argent dans le monde ne coûte guère plus que le prix de l’encre et du papier. Clifford Hugh Douglas (Newcastle - Upon Tyne, le 9 mars 1937). Le privilège de créer et de produire de la monnaie est le plus opportun dessein d’un gouvernement. Par l’adoption de ces principes, le besoin ressenti depuis longtemps d’uniformiser la monnaie aux besoins sera satisfait. Les assujettis aux taxes seraient libérés des intérêts. L’argent cesserait d’être le maître pour devenir la servante de l’humanité. Abraham Lincoln. Les banques, je les ferme. Les banquiers, je les enferme. Vincent Auriol (alors secrétaire d’état de Léon Blum en 1936). Celui qui contrôle l’argent de la nation contrôle la nation. Je crois que les institutions bancaires sont plus dangereuses pour nos libertés qu’une armée debout. Thomas Jefferson, troisième président des USA de 1801 à 1809. L’histoire relate que les banquiers ont utilisé toutes sortes d’abus, intrigues, supercheries et violences possibles pour obtenir le contrôle des gouvernements en contrôlant l’argent et son émission. James Madison, quatrième président des USA de 1809 à 1817. Quand l’argent d’un gouvernement dépend des banques, ce sont elles et non les chefs du gouvernement qui contrôlent la situation. Napoléon Bonaparte Il est une chance que les gens de la nation ne comprennent pas notre système bancaire et monétaire, parce que si tel était le cas, je crois qu’il y aurait une révolution avant demain matin. Henry Ford. Citations parlées http://www.dailymotion.com/video/xbzjq3_citations-sur-les-banques-ici-et-ma_webcam


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9 / Livres
Antony C. Sutton - Le complot de la réserve fédérale http://aaargh.codoh.info/fran/livres11/AntonyCSfr.pdf DUBOIN Jacques : Pourquoi manquons nous de crédits ?, LEDIS, 1961. La Grande Relève des Hommes par la Machine. Les Editions nouvelles, 1932 CHÉLINI Michel-Pierre : Histoire du franc au XXème siècle, Picard, 2001. HOLBECQ André-Jacques et DERUDDER Philippe : La dette publique, une affaire rentable, Yves Michel, 2008.


Cette publication électronique est en copyleft. Vous pouvez donc diffuser ce document comme bon vous semble et ajouter liens URLs et textes dans votre version revue et augmentée. Par courtoisie pour le travail de l’auteur, merci de ne rien enlever de cette première version. Version 1.01 (septembre11) réalisé par : Marc JUTIER - mjutier@orange.fr - Blog : http://marcjutier.over-blog.fr - Site : http://www.jutier.net Vidéos : http://wn.com/MarcJutier - http://waatp.fr/people/marc-jutier/ Discours prononcé au colloque « Nouveau paradigme pour une nouvelle civilisation » le19-09-2009 à Paris : http://www.dailymotion.com/video/xaphl3__news Livres Nouvelle Civilisation 2012. Table des matières et les 380 liens urls du livre : http://www.jutier.net/contenu/alternet.htm . Fichier pdf (version intégrale) : http://www.fraternitecitoyenne.org/pdf/NC2012.pdf Carnet de route d’un jeune iconoclaste : http://www.dgdiffusion.com/prd_fiche-lg1.php? produitFamille=2&theme=27&rayon=2&univers=&identifiant=5359 Le Guide de l’Écologie Politique : http://www.amazon.fr/guide-l%C3%A9cologie-politiquepropositions-civilisation/dp/2847260552 Articles Agoravox : http://www.agoravox.fr/auteur/marc-jutier-68192 Lepost : http://www.lepost.fr/perso/marc-jutier/ Facebook Page publique : http://www.facebook.com/pages/Marc-JUTIER/135883499757467 Fraternité Citoyenne : http://www.facebook.com/group.php?gid=166710522100 Nouvelle Civilisation 2012 : http://www.facebook.com/pages/Nouvelle-Civilisation2012/142297609119607


--- FIN de la publication électronique ---

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