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Interactions

> Chimie : La réaction chimique

Séquence 1 – SP12

5
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Physique > Interactions C h a p i t r e 1 > L e

Physique > Interactions

Chapitre 1

>

Les différentes interactions

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9

Chapitre 2

>

Interactions fondamentales

10
10

Chapitre 3

>

Forces sexerçant sur un solide

12
12
 

Résumé

Exercices

Chimie > La réaction chimique

Chapitre 1

>

Utilité et danger des réactions chimiques

22
22

Chapitre 2

>

Mole et masse molaire

23
23

Chapitre 3

>

Équation dune réaction chimique

24
24

Chapitre 4

>

Avancement dune réaction

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Résumé

Exercices

Sommaire séquence 1 – SP12

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Physique

Objectifs

Savoir calculer la valeur d’une force gravitationnelle. Connaître les particules élémentaires constituant le noyau. Connaître l’existence de forces électriques et savoir les calculer. Savoir qu’entre les nucléons s’exerce une interaction appelée interaction forte. Connaître la condition d’équilibre d’un corps soumis à deux forces. Savoir identifier les différentes forces agissant sur un solide.

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Séquence 1 – SP12

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Les différentes interactions
Les différentes interactions

Observons un ballon en mouvement : on constate une déviation de sa trajectoire lorsqu’il rencontre un obstacle et il est naturel de dire que cette déviation est due à l’action de l’obstacle sur le ballon. Cette action exercée par un corps sur un autre est encore appelée « force » ou « interaction » et on la modélise par un vecteur c’est-à-dire par une grandeur possédant une direction, un sens et une valeur (ou norme du vecteur).

Il existe plusieurs types d’interactions possibles entre deux corps. Certaines sont appelées interactions fondamentales car elles s’exercent même entre des corps extrêmement petits tels que des particules élémentaires (protons, neutrons ou électrons par exemple).

Comme interaction fondamentale, nous étudierons l’interaction gravitationnelle, l’interaction élec- trostatique et l’interaction forte.

Nous étudierons également des forces macroscopiques s’exerçant sur un solide. Le terme « macroscopique » qualifie des forces s’exerçant sur des objets à notre échelle (qu’on peut voir à l’œil nu) et qui contiennent donc un nombre extrêmement grand de particules.

C’est ainsi par exemple que lorsqu’un ballon en mouvement rencontre un poteau, la force exercée par le poteau sur le ballon est une force macroscopique s’exerçant sur le ballon. Même si l’on est con- vaincu que cette force résulte d’un très grand nombre d’interactions entre les atomes du ballon et ceux du poteau, on sait bien qu’il serait impossible de détailler chacune de ces interactions et l’on parle globalement de la force exercée par le poteau sur le ballon.

De même, lorsqu’on parle de l’action gravitationnelle exercée par le Soleil sur la Terre, on ne cherche pas à détailler chaque interaction entre une particule du Soleil et une particule de la Terre !

L’interaction gravitationnelle est ainsi une interaction fondamentale puisqu’elle peut s’exercer entre deux particules élémentaires, mais elle doit être considérée comme une force « macroscopique » lorsqu’on considère la force de gravitation s’exerçant entre deux objets comprenant un très grand nombre de particules.

Séquence 1 – SP12

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Interactions fondamentales
Interactions fondamentales

Les particules élémentairesInteractions fondamentales La matière est constituée d’atomes, chaque atome contient un noyau autour duquel se trouve

La matière est constituée d’atomes, chaque atome contient un noyau autour duquel se trouve le nuage d’électrons.

Les particules du noyau sont appelées nucléons, il en existe deux sortes : les protons chargés positive- ment et les neutrons qui ne portent pas de charge électrique.

La masse d’un proton et la masse d’un neutron sont pratiquement égales.

Les électrons se trouvent autour du noyau, chacun porte une charge négative qui compense exacte- ment celle d’un proton. Comme dans un atome, le nombre d’électrons est égal au nombre de protons du noyau (ce nombre est appelé nombre de charge), l’atome est globalement électriquement neutre.

La masse d’un électron est beaucoup plus faible que celle d’un proton ou d’un neutron (environ deux mille fois plus faible).

Particules élémentaires

Nom

Masse (en kg)

Charge (en C)

Proton

1,67

10

27

+

1,6

10

19

Neutron

1,67

10

27

 

0

Electron

9,1

10 31

1,6

 

10

19

Si le noyau d’un atome contient Z protons et N neutrons, il y a Z électrons autour du noyau.

Z est appelé nombre de charge ou numéro atomique.

Le nombre total de nucléons est appelé nombre de masse, on le note M ou A.

Un noyau X dont Z est le nombre de charge et A le nombre de masse s’écrit :

A

Z

X

Activité 1

À l’aide des valeurs numériques indiquées dans le tableau ci-dessus, calculer la masse et la charge

électrique du noyau de lithium :

7

3

Li ainsi que la charge et la masse de l’atome correspondant.

Interaction gravitationnelleainsi que la charge et la masse de l’atome correspondant. sont situées à une distance d

sont situées à une distance d l’une

de l’autre, elles s’attirent par l’effet de la loi de gravitation universelle. Les deux forces gravitationnel-

les exercées par chacune des deux particules sur l’autre ont même direction, sont de sens opposés mais ont même valeur.

Lorsque deux particules, l’une de masse m et l’autre de masse

m,

La valeur de cette force est donnée par la loi de Newton :

F

=

F

=

G

mm

----------

d 2

Dans cette relation, G est une constante appelée constante de gravitation universelle, elle vaut envi-

ron

6,67

10 11

dans le système international d’unités (noté S.I. en abrégé).

10
10

Séquence 1 – SP12

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La même relation s’applique pour deux objets macroscopiques, lorsque ces deux objets peuvent être

assimilés à des boules dont les centres respectifs sont en O et l’autre.

mm

----------

d 2 astres de masses respectives m et

Ainsi la relation

permet de calculer la valeur de la force d’attraction entre deux

situés à une distance d l’un de

O

F

=

F

=

G

m

dont les centres sont situés à une distance d l’un de l’autre.

C’est cette force gravitationnelle qui régit l’univers à l’échelle astronomique, elle permet d’expliquer le mouvement des planètes autour des étoiles et de calculer la force d’attraction entre les galaxies.

Activité 2

Sachant que la constante de gravitation universelle vaut

la force de gravitation s’exerçant entre deux boules de même masse égale à 1 gramme dont les cen- tres sont situés à 20 cm l’un de l’autre.

G

=

6,67

10

11

S.I.,

calculer la valeur de

Interaction électriqueG = 6 , 67 ⋅ 10 – 11 S.I., calculer la valeur de Lorsque deux

Lorsque deux particules, l’une de charge q et l’autre de charge

de l’autre, elles exercent l’une sur l’autre des forces qui sont attractives lorsque les charges q et qsont de signes contraires mais qui sont répulsives lorsque les deux charges sont de même signe. Les forces électriques exercées par chacune des deux particules sur l’autre ont même direction, sont de

sens opposés mais ont même valeur. En notant

la valeur absolue du produit des deux charges,

sont situées à une distance d l’une

q,

qq′
qq′

la valeur de la force est donnée par la loi de Coulomb :

qq′ F = F′ = k ----------. 2 d
qq′
F
=
F′
=
k
----------.
2
d

raction électrique est à l’origine de la plupart des phénomènes d’observation courante : en effet, elle

permet non seulement d’expliquer tous les phénomènes dits « électriques » tels que la foudre ou le passage du courant dans un circuit mais elle permet aussi d’expliquer le modèle de l’atome et donc de comprendre les réactions chimiques qui se produisent entre les atomes.

Dans cette relation, k est une constante égale à

dans le système international d’unités. L’inte-

9

10 9

Activité 3

international d’unités. L’inte- 9 10 9 Activité 3 Représenter la force électrique exercée par la particule

Représenter la force électrique exercée par la particule de droite sur la particule de gauche et la

F

force électrique F′ exercée par la particule de gauche sur la particule de droite dans
force électrique
F′
exercée par la particule de gauche sur la particule de droite dans les quatre cas ci-
dessous :
+ +
+
+

Interaction forteles quatre cas ci- dessous : + + + – – – – + Nous avons

Nous avons dit précédemment que le noyau contient des protons et des neutrons. Or, le noyau d’un atome est très petit (ses dimensions sont environ cent mille fois plus faibles que celle de l’atome) et les nucléons sont donc très proches les uns des autres ! Comme l’interaction électrostatique qui s’exerce entre deux particules est d’autant plus grande que ces particules sont proches l’une de l’autre, les protons du noyau se repoussent très fortement. La stabilité du noyau ne peut s’expliquer qu’en considérant un autre type d’interaction que l’interaction électrostatique (il ne peut s’agir de l’interaction gravitationnelle négligeable par rapport à l’interaction électrostatique entre deux pro- tons). Cette nouvelle force est appelée interaction forte, elle s’exerce entre toutes les particules du noyau, protons comme neutrons ; il s’agit d’une force attractive qui ne se manifeste qu’entre deux particules extrêmement proches si bien qu’on n’aura pas à tenir compte de l’interaction forte entre des neutrons ou des protons qui ne sont pas réunis au sein d’un même noyau.

Séquence 1 – SP12

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Forces s’exerçant sur un solide
Forces s’exerçant sur un solide

Poids d’un corpsForces s’exerçant sur un solide Tous les objets qui nous entourent sont soumis à l’interaction gravitationnelle

Tous les objets qui nous entourent sont soumis à l’interaction gravitationnelle avec la Terre. Bien entendu, il y a aussi interaction gravitationnelle de tous ces objets les uns avec les autres, mais ces interactions sont tout à fait négligeables par rapport à celle qui s’exerce avec la Terre car la masse de la Terre est très importante. La force gravitationnelle qu’exerce la Terre sur un objet proche est appe- lée poids de l’objet (ceci n’est pas parfaitement rigoureux car dans le poids de l’objet intervient aussi un effet dû à la rotation de la Terre et expliquant en particulier que le poids d’un objet n’est pas exac- tement le même aux pôles qu’à l’équateur, mais nous n’entrerons pas dans ces détails). Le poids P d’un objet de masse m devrait donc s’écrire :

P

=

G

mM T

-----------

d 2

ou

P

=

mG

-------. M T

d

2

Mais, lorsque nous étudions des objets situés au voisinage du sol, le terme

G

M T

-------

d 2

peut être considéré

la masse de la terre et que la

distance d entre l’objet situé au voisinage du sol et le centre de la Terre peut être assimilé au rayon de la

comme constant puisque G est la constante de gravitation universelle,

M T

G

M T

-------

d 2

Terre. Nous noterons g ce terme

Nous représenterons ainsi le poids d’un objet par une force verticale, dirigée vers le bas selon la verti-

cale, de module

pour des solides « simples » se confond avec leur centre géométrique).

et nous l’appliquerons en un point du solide appelé centre de gravité (qui,

et nous l’appellerons intensité (ou valeur) de la pesanteur.

P = mg

Activité 4

et son rayon

situé à proximité du sol (donc situé à une

distance d du centre de la Terre égale à 6 400 km). Calculer le poids de cet objet de deux façons

ainsi que la masse de la Terre

On donne

G

=

6,67

10

11

S.I.

M

T

=

6

10

24

kg

R = 6 400 km.

On considère un objet de masse

m = 1 kg

différentes ; en utilisant la relation :

P

=

G

mM T

-----------

d 2

puis en utilisant la relation

P = mg

avec

g

=

98 , N

kg

1

.

Équilibre d’un solide soumis à deux forcesla relation P = mg avec g = 98 , N ⋅ kg – 1 .

Sur la figure ci-contre on a représenté un solide initiale-

ment immobile (en forme de boule, mais cela n’a pas

d’importance) soumis à deux forces :

mais cela n’a pas d’importance) soumis à deux forces : F 1 et F 2 .

F 1

et F 2 .

C’est seulement dans le cas n o 4 que le solide peut rester en équilibre (c’est-à-dire immobile). En effet dans le cas n o 1, les deux forces qui tirent dans le même sens vont déplacer le solide vers la droite, dans le cas n o 2, les deux forces vont le déplacer en biais (direction indiquée en poin- tillés sur le schéma) et dans le cas n o 3, elles vont le faire tourner (sens de rotation indiqué en pointillés).

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Séquence 1 – SP12

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cas n o 1

cas n o 2

F 1 F 2 F 1 F 2
F 1
F 2
F 1
F 2

Remarque

L’immobilité ne peut être obtenue que si les deux forces sont opposées (même direction, sens oppo- sés et même valeur) et que si elles ont le même sup- port (c’est-à-dire qu’elles sont portées par la même droite). Un exemple en est fourni par le cas n o 4.

nous verrons dans la séquence suivante que cette condition n’est pas suffisante. En effet, pour que le solide reste immo- bile, il faut aussi qu’on ne lui ait pas communiqué initiale- ment de vitesse.

Activité 5

ait pas communiqué initiale- ment de vitesse. Activité 5 cas n o 3 F 1 F
cas n o 3 F 1 F 2 cas n o 4 F 2 F
cas n o 3
F 1
F 2
cas n o 4
F 2
F
1

de

même valeur. Indiquer dans quels cas les solides resteront immobiles (en admettant qu’ils soient ini- tialement immobiles).

Les solides ci-dessous sont tous soumis à une force

F

verticale vers le haut et à une autre force

F

F F F' F' cas n o 2 cas n o 3
F
F
F'
F'
cas n o 2
cas n o 3

Tension d’un fil

F F F' F' cas n o 4 cas n o 5
F
F
F'
F'
cas n o 4
cas n o 5
La figure ci-contre représente un objet suspendu à un fil. Cet objet est évidemment soumis
La figure ci-contre représente un objet suspendu à un fil.
Cet objet est évidemment soumis à son poids
P
(qui le « tire » vers le bas). S’il reste
en équilibre, c’est qu’une force doit compenser en le « tirant » vers le haut. Cette
T
force exercée par le fil sur l’objet est appelée tension du fil et notée
T
.
L’équilibre n’est possible que si le poids de l’objet et la tension du fil ont la même
valeur. (ces deux forces doivent aussi avoir le même support matérialisé ici par le fil
vertical).
P
Remarque
Cette tension
T manifeste la tendance du fil, étiré par la charge qu’il soutient, à reprendre sa longueur initiale. Cette

même tendance se manifeste à l’autre extrémité du fil par une force

celle de

T

appelée aussi tension et de même valeur que

celle de T ′ appelée aussi tension et de même valeur que et T ′ T
celle de T ′ appelée aussi tension et de même valeur que et T ′ T
celle de T ′ appelée aussi tension et de même valeur que et T ′ T

et

T

T

mais de sens opposé : les deux forces

T

agissent dans le sens du raccourcissement du fil.

Si nous avions mis un ressort à la place du fil, nous aurions cons- taté un allongement du ressort (allongement noté x sur le schéma). Nous admettrons que, pour les ressorts usuels, à spires

non jointives, la valeur de la tension est proportionnelle à l’allon- gement du ressort. On calcule donc la tension d’un ressort par une

relation de la forme :

Dans cette relation, K est une caractéristique du ressort appelée raideur du ressort.

T = Kx

.

ressort "à vide" (sans surcharge) x T P Séquence 1 – SP12 13
ressort "à vide"
(sans surcharge)
x
T
P
Séquence 1 – SP12
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Activité 6

En quelle unité s’exprime la raideur d’un ressort dans le système international ?

Activité 7

Calculer la raideur d’un ressort qui s’allonge de 2 cm lorsqu’on suspend à son extrémité libre une

masse de 100 g en un lieu où l’intensité de la pesanteur vaut

g

=

98 , N

kg

1

.

Réaction d’un plande la pesanteur vaut g = 98 , N ⋅ kg – 1 . La figure

La figure ci-contre représente un objet posé sur un plan. Cet objet est

La figure ci-contre représente un objet posé sur un plan. Cet objet est
 
R
R

soumis à son poids

P

(qui le « tire » vers le bas). S’il reste en équili-

 

bre, c’est là aussi qu’une force doit compenser en le « poussant » vers le haut et cette force est verticale puisqu’elle doit avoir la même direc- tion que le poids (mais elle doit être de sens contraire, donc vers le

   
   

haut).

Schéma 1

Cette force exercée par le plan sur l’objet est appelée réaction du plan

et on la note R.
et on la note
R.

R qui est

verticale est perpendiculaire au plan (ou ce qui est synonyme, normale au plan) et on parle alors de réaction normale. En revanche, dans le

Si le plan est horizontal comme sur le schéma 1, la réaction

le plan est horizontal comme sur le schéma 1, la réaction R (toujours verticale pour annuler

R (toujours verticale pour annuler les effets du

poids et permettre l’équilibre) n’est plus perpendiculaire au plan. On

traduit cela parfois en disant que la réaction

réaction normale

perpendiculaire au plan et en une réaction tan-

R se décompose en une

schéma 2, la réaction

tan- R se décompose en une schéma 2, la réaction R N gentielle R T (appelée
tan- R se décompose en une schéma 2, la réaction R N gentielle R T (appelée

R N

tan- R se décompose en une schéma 2, la réaction R N gentielle R T (appelée

gentielle

R T

(appelée aussi force de frottement

f

) parallèle au plan.

R R N R T Schéma 2
R
R N
R T
Schéma 2

Le poids du solide n’a pas été représenté pour ne pas sur- charger les schémas.

Bilan des forces s’exerçant sur un solideété représenté pour ne pas sur- charger les schémas. Lorsqu’on cherche à faire le bilan des

Lorsqu’on cherche à faire le bilan des forces s’exerçant sur un solide situé au voisinage du sol de la Terre, il convient de commencer par mentionner le poids pour être sûr de ne pas l’oublier. Il faut regar- der ensuite si le solide est soumis à des forces à distance (telles que des forces électrostatiques si le solide porte une charge) puis dénombrer les forces de contact exercées par les objets en contact avec le solide étudié : si le solide est suspendu à un fil, on tiendra compte de la force exercée par le fil sur

le solide (notée tension

T du fil) et si le solide repose sur un plan, on tiendra compte de la force exer-

cée par le plan sur le solide (notée réaction

force exer- cée par le plan sur le solide (notée réaction R du plan). 14 Séquence
force exer- cée par le plan sur le solide (notée réaction R du plan). 14 Séquence

R du plan).

14
14

Séquence 1 – SP12

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ésumé
ésumé

La valeur de l’interaction gravitationnelle entre deux objets de masses respectives m et

rées par une distance d se calcule par la formule de Newton :

F

=

G

mm

----------.

2

d

m

sépa-

La valeur de l’interaction électrique entre deux particules de charges électriques respectives q et q

séparées par une distance d se calcule par la formule de Coulomb : F

= k

qq′ ----------. 2 d
qq′
----------.
2
d

Nous utilisons ces relations dans le système international d’unités dans lequel les masses sont exprimées en kilo- gramme (kg), les charges en Coulomb (C), les distances en mètre (m) et les forces en newton (N).

Le noyau d’un atome contient des protons et des neutrons : le nombre de protons est appelé nom- bre de charge, le nombre total de nucléons (protons et neutrons) est appelé nombre de masse.

Dans le noyau, des forces électriques répulsives s’exercent entre les protons, la stabilité du noyau est due à l’interaction forte, force attractive entre toutes les particules du noyau.

Un solide, initialement immobile, et soumis à deux forces reste en équilibre si ces deux forces ont même support et si elles sont opposées (mêmes directions, sens opposés, mêmes valeurs).

Les forces agissant sur un solide sont (outre d’éventuelles forces électriques si le solide est chargé) :

le poids, de valeur

repose sur un plan, on appelle réaction la force exercée par le plan sur le solide, s’il est attaché à un

fil, on appelle tension du fil la force exercée par le fil sur le solide. S’il s’agit, non d’un fil mais d’un ressort de raideur K, la valeur de la tension est proportionnelle à l’allongement x du ressort selon la relation : T = Kx.

et les forces exercées par les autres objets en contact avec ce solide : s’il

P = mg,

Séquence 1 – SP12

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xercices
xercices

Savoir calculer la valeur d’une force gravitationnelle

Exercice 1 Vrai ou faux

Indiquer si les propositions suivantes sont exactes ou non :

a) C’est la même relation mathématique qui permet de calculer la force gravitationnelle s’exerçant

entre la Lune et la Terre et la force gravitationnelle s’exerçant entre deux particules élémentaires.

b) Lorsque la distance entre deux particules double, la force gravitationnelle entre ces deux particules

devient deux fois plus faible.

c) La force gravitationnelle est toujours attractive.

d) Si un objet X a une masse dix fois plus grande qu’un objet Y, la force gravitationnelle exercée par

l’objet X sur l’objet Y est dix fois plus importante que la force gravitationnelle exercée par l’objet Y sur

l’objet X.

Exercice 2 L’influence d’Uranus

La masse de la planète Uranus vaut environ

Au cours de son mouvement, sa dis-

tance minimale à la Terre est d’environ 2 600 millions de kilomètres (on peut considérer que cette dis-

tance est si grande qu’elle est la même en tout point de la Terre). Connaissant la valeur de la

calculer la force gravitationnelle qu’exerce alors

situé sur la Terre. Comparer à la valeur du

poids terrestre de l’individu (valeur de la force exercée par la Terre sur l’individu). On prendra

la planète Uranus sur un individu de masse

constante gravitationnelle :

M

=

9

S.I.,

10

25

kg.

m = 60 kg

G

=

6,67

10

11

g

=

98 N

,

kg

1

.

Exercice 3 Champ de pesanteur terrestre, lunaire et martienne

Donner l’expression littérale de la valeur F de la force de gravitation qu’exerce sur un objet de masse

m une planète de masse M et de rayon R lorsque l’objet est suffisamment proche du sol de la planète

pour qu’on puisse confondre la distance entre l’objet et le centre de la planète avec le rayon R.

Cette valeur F de la force de gravitation exercée par la planète peut être confondue avec le poids

P de l’objet sur cette planète et peut donc l’écrire sous la forme F = P = mg.

En déduire la valeur g de la pesanteur à la surface de la planète.

16
16

Application numérique : calculer la valeur de la pesanteur à la surface de la Terre, de la Lune et de

Mars en utilisant le tableau ci-dessous et connaissant G

=

6,67

10

11

S.I.

 

Terre

Lune

Mars

Rayon R (en km)

 

6 400

1 700

3 400

Masse M (en

10 23 kg

)

60

0,7

6

Séquence 1 – SP12

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Connaître les particules élémentaires constituant le noyau

Exercice 4 L’atome de sodium Na et l’ion

Na +

Pour faire cet exercice, on utilisera les valeurs numériques données dans le cours et concernant les valeurs de la charge et de la masse des particules élémentaires.

On considère l’atome de sodium (de symbole Na) dont le noyau contient 11 protons et 12 neutrons.

Indiquer le nombre de charge de ce noyau et son nombre de masse.

Calculer la masse de ce noyau et sa charge électrique.

Calculer la masse de l’atome correspondant à ce noyau et sa charge électrique.

Cet atome peut perdre un électron pour donner un ion

Na + .

Calculer la masse et la charge d’un

tel ion.

Exercice 5 L’atome de chlore et l’ion chlorure

Pour faire cet exercice, on utilisera les valeurs numériques données dans le cours et concernant les valeurs de la charge et de la masse des particules élémentaires.

On considère l’atome de chlore (de symbole Cl) dont le noyau contient 17 protons et 18 neutrons.

Indiquer le nombre de charge de ce noyau et son nombre de masse.

Calculer la masse de ce noyau et sa charge électrique.

Calculer la masse de l’atome correspondant à ce noyau et sa charge électrique.

Cet atome peut gagner un électron pour donner un ion chlorure charge d’un tel ion.

Cl .

Calculer la masse et la

Connaître l’existence de forces électriques et savoir les calculer

Exercice 6 Forces électriques dans un cristal de chlorure de sodium

Le chlorure de sodium est constitué d’un empilement d’ions

ion

Calculer la valeur de la force électrique s’exerçant entre ces deux ions voisins.

L’ion

tante électrique vaut

Na +

et d’ions

q

=

Cl .

1,6

La distance entre un

10

19

C,

la cons-

Na +

Na +

et l’ion

Cl

le plus proche vaut 282 pm.

q

=

S.I.

16,

10

19

C

porte une charge

9

10

9

et l’ion

Cl

une charge

et un picomètre (pm) vaut 10 12 m.

Exercice 7 Forces électriques et gravitationnelles dans l’atome d’hydrogène

Connaissant

tableau du paragraphe 2.A, calculer la force de gravitation ainsi que la force électrique s’exerçant

entre le noyau d’un atome d’hydrogène constitué d’un seul proton, et un électron situé à

et en utilisant les valeurs numériques du

G

=

6,67

10

11

S.I.

et

k

=

9

10

9

S.I.

0,5

Que peut-on en conclure ?

m

10

10

du noyau.

Séquence 1 – SP12

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Exercice 8 Conducteurs et isolants

Lire attentivement le texte ci-dessous avant de répondre aux questions qui le suivent.

« Comme les électrons, qui portent une charge négative, sont attirés par le noyau qui porte une charge positive avec une force dont la valeur peut être calculée par la relation de Coulomb, on pour- rait s’attendre à ce qu’ils soient toujours retenus près du noyau. Mais la réalité est plus complexe, ne serait-ce qu’à cause de la répulsion qu’exercent les uns sur les autres les différents électrons. C’est ainsi que dans un métal, les électrons quittent aisément leur atome d’origine et circulent à l’intérieur du métal. Les métaux sont donc de bons conducteurs de l’électricité. En revanche, d’autres solides ne se laissent pas ainsi parcourir par des électrons et sont utilisés comme isolant.

Dans un certain nombre de phénomènes d’électrisation, des électrons sont arrachés par frottement :

c’est-à-dire qu’en frottant fortement deux objets l’un contre l’autre (par exemple un bâton de verre frotté sur un drap), on constate que l’un d’entre eux devient chargé négativement en prenant des électrons à l’autre qui devient chargé positivement.

Malheureusement, le corps humain est assez bon conducteur de l’électricité, si bien que vous « ressentez une décharge » lorsque vous touchez un corps chargé car les charges électriques vont tra- verser votre corps pour s’écouler dans le sol et, plus grave, vous risquez l’électrocution si vous entrez accidentellement en contact avec des appareils électriques mal isolés ».

Citer quelques métaux courants ainsi que des corps isolants.

Le texte parle de décharge électrique ressentie en touchant un corps qui a été chargé par frotte-

ment. Donner un exemple.

Pourquoi les risques d’électrocution sont-ils plus grands dans une salle de bains ?

Savoir qu’entre les nucléons s’exerce une interaction appelée interaction forte

Exercice 9 Le noyau de l’atome d’hélium

On étudie le noyau d’un atome d’hélium contenant deux protons (portant chacun une charge égale à

1,6

10

19

C

) et deux neutrons. La distance entre deux nucléons peut être estimée à

10 15 m.

Connaissant k

Comment peut-on expliquer qu’en dépit de cette force répulsive, le noyau soit stable ?

=

9

10

9

S.I.,

calculer la force électrique entre deux protons de ce noyau.

Exercice 10 Cohésion de la matière

Lire attentivement le texte ci-dessous avant de répondre aux questions qui le suivent.

« À l’échelle astronomique, ce sont les forces gravitationnelles qui expliquent la structure de l’univers. C’est en effet la force gravitationnelle qui explique le mouvement de la Terre autour du Soleil en courbant sans cesse sa trajectoire de façon à ce qu’elle décrive un cercle alors que sans cette force, elle irait en ligne droite se perdre dans l’espace infini.

À l’échelle de l’atome, ce sont les forces électriques qui expliquent la structure de la matière : en effet, les

forces gravitationnelles entre particules sont négligeables par rapport aux forces électriques. Ce sont donc les forces électriques qui permettent d’expliquer les réactions chimiques entre les différents atomes et de comprendre les arrangements entre atomes pour former des solides.

À l’échelle du noyau, c’est l’interaction forte qui explique la stabilité du noyau. Sans elle, les noyaux

seraient dissociés par les forces électriques répulsives entre les protons. Mais l’interaction forte est à

courte portée : elle n’intervient entre les nucléons que lorsqu’ils sont très proches les uns des autres, c’est-

à-dire à des distances correspondant aux dimensions du noyau, donc de l’ordre de

18
18

Séquence 1 – SP12

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10 14 m »

.

Comment peut-on expliquer que seules les forces gravitationnelles interviennent à l’échelle astro-

nomique alors qu’à l’échelle de l’atome les forces électriques sont plus importantes que les forces gra- vitationnelles (entre deux particules chargées).

9

Connaissant les valeurs des constantes

comparer la

force gravitationnelle et la force électrique s’exerçant entre un ion potassium

6,5

situés à une distance d l’un de l’autre. En quoi ce résultat est-il conforme au texte qui

précède ?

de

l’ion iodure

De quelle nature est l’interaction entre ces deux ions dans le cristal : gravitationnelle, électrique ou interaction forte ?

de masse

et de charge

1,6

k

=

10

9

S.I.

et

G

=

6,67

de masse

2,1

10

10

11

S.I.,

25

K +

kg

10

26

kg

10

19

et de charge

C

1,6

10

19

C

et un ion iodure

K +

I

Dans un cristal d’iodure de potassium, chaque ion

I

le plus proche

(

1 pm

=

10

12

m).

se trouve à une distance

d = 350 pm

Connaître la condition d’équilibre d’un corps soumis à deux forces

Exercice 11 Solide soumis à deux forces

Le solide représenté sur la figure ci-contre est soumis à deux

F 1 G A B F D C E
F
1
G
A
B
F
D
C
E
forces et F 2 . F 1
forces
et
F 2 .
F 1

F 1

deux F 1 G A B F D C E forces et F 2 . F

F 2

est représentée sur le schéma, son point

d’application (ou origine) étant en A. Parmi tous les autres points du schéma (B, C, D, E, F, G), quels

sont ceux qui pourraient convenir pour servir de point d’appli-

cation à la force

de façon à ce que le solide initialement

sans mouvement reste immobile (on dit aussi en équilibre).

Préciser la direction, le sens et la valeur de

Seule la force

la direction, le sens et la valeur de Seule la force F 2 . Savoir identifier

F 2 .

Savoir identifier les différentes forces agissant sur un solide

Exercice 12 Sur l’eau, dans l’air, par terre

Le solide que nous étudions est un petit morceau de bois. Il est, bien sûr soumis à son poids mais aussi à une autre force qui lui permet de rester immobile. Il s’agit de savoir quelle est cette autre force dans les trois cas ci-dessous :

Dans un premier temps, il flotte immobile à la surface d’un étang.

Ensuite, il pend immobile au bout du fil d’une canne à pêche (le pêcheur l’a sorti de l’eau et le laisse un moment immobile dans l’air).

Finalement, il se retrouve immobile sur le sol où le pêcheur l’a jeté.

Séquence 1 – SP12

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Exercice 13

Position d’équilibre impliquant un ressort

La figure ci-contre représente un objet de masse

dont l’autre extrémité est attachée à un crochet fixé au plafond.

On étudie ce système dans la position d’équilibre, c’est-à-dire quand le ressort est vertical et que sa longueur ne varie plus.

suspendu à un ressort

M = 100 g

calculer la valeur du

poids de l’objet.

Faire le bilan des forces agissant sur l’objet en précisant la direction, le sens et la

valeur de chaque force.

Calculer l’allongement du ressort sachant que sa raideur vaut K

On étudie à présent le crochet dont la masse est suffisamment faible pour qu’on

néglige son poids. Préciser quelles sont les deux autres forces agissant sur le crochet

Sachant que la valeur de la pesanteur est

g

=

98 , N

kg

1

,

=

20 N

m

1

.

et préciser la direction, le sens et la valeur de chacune de ces deux forces.

Exercice 14

Bilan de forces agissant sur une boule

Dans les trois schémas ci-dessous, on a représenté une boule soumise à trois forces et on demande pour chaque schéma de préciser quelles sont ces trois forces.

Sur chaque schéma, on a représenté l’une de ces trois forces et on demande de compléter chaque

schéma en représentant les deux autres forces (on se contentera de représenter les forces par un vec- teur ayant la direction et le sens voulus sans chercher à connaître la valeur de ces forces).

Schéma n o 1

à connaître la valeur de ces forces). Schéma n o 1 La bille repose sur un

La bille repose sur un plan incliné. Elle est retenue par un fil.

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Séquence 1 – SP12

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Schéma n o 2

1 – SP12 © Cned – Académie en ligne Schéma n o 2 La bille est

La bille est retenue par un fil. Elle est plaquée contre un mur.

Schéma n o 3

bille est retenue par un fil. Elle est plaquée contre un mur. Schéma n o 3

La bille est maintenue par deux fils.

Chimie

Objectifs

Identifier les produits dangereux, utiliser le matériel approprié. Calculer la quantité de matière contenue dans une masse donnée de corps pur. Ajuster les nombres stoechiométriques d’une équation-bilan. Dresser le tableau d’avancement d’une réaction chimique et déterminer le réactif limitant.

Séquence 1 – SP12

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Utilité et danger des réactions chimiques
Utilité et danger des réactions
chimiques

Nous connaissons tous l’importance de la chimie dans le monde d’aujourd’hui : non seulement beau-

sont obtenus par synthèse chimi-

que, mais la chimie intervient aussi dans l’alimentation, les médicaments, les colorants, les parfums Parmi l’ensemble des réactions chimiques, le programme de première scientifique privilégie les réac- tions de dosage : il s’agira de mesurer des quantités de produits chimiques contenus dans une solu- tion. Ces techniques de mesure présentent une importance fondamentale, elles sont mises en œuvre dans les laboratoires pour déterminer le taux de nitrate dans l’eau, doser les différents composants d’un médicament, connaître l’alcoolémie d’un conducteur Pour réaliser un dosage, il faut faire réagir l’échantillon à doser avec une solution chimique dont la composition est connue. La manipulation de produits chimiques expose à un certain nombre de ris- ques et il faut toujours veiller à respecter les consignes de sécurité. On trouve, sur l’emballage des produits chimiques dangereux, des dessins, appelés pictogrammes, qui mettent en garde contre ces différents risques :

EMPLACEMENT 1

coup des matériaux qui nous entourent (plastiques, fibres textiles

)

qui nous entourent (plastiques, fibres textiles ) – Le pictogramme représentant une flamme désigne un

– Le pictogramme représentant une flamme désigne un produit facilement inflammable. Un tel produit

doit être manipulé loin de toute flamme.

– Le pictogramme représentant des liquides s’écoulant de deux tubes horizontaux désigne un produit

corrosif (susceptible d’attaquer la peau ou certains matériaux). Il ne faut manipuler un tel produit qu’avec gants et en portant des lunettes.

– Le pictogramme représentant la lettre X désigne un produit nocif ou irritant. Il est recommandé de ne manipuler un tel produit que dans un endroit ventilé, en portant des gants et des lunettes.

– Le pictogramme représentant une tête de mort désigne un produit toxique. Il faut alors éviter tout

contact avec la peau et éviter de respirer les vapeurs. Pour effectuer les réactions de dosage, il est indispensable de disposer au moins du matériel de base

représenté ci-dessous :

au moins du matériel de base représenté ci-dessous : Bécher Verre à pied Ballon Tube à

Bécher

moins du matériel de base représenté ci-dessous : Bécher Verre à pied Ballon Tube à essais
moins du matériel de base représenté ci-dessous : Bécher Verre à pied Ballon Tube à essais

Verre à pied

Ballon

Tube à essais

Erlenmeyer

Pipette jaugée Fiole jaugée
Pipette jaugée
Fiole jaugée

Éprouvette graduée

Verrerie de précision

Burette graduée

La mesure précise des volumes de solution utilisée ne peut se faire qu’avec la verrerie de précision gra- duée ou jaugée (jaugée signifie « qui comporte un ou deux traits permettant de mesurer un volume donné de liquide », graduée signifie « munie d’une échelle de graduations permettant la mesure de différents volumes »). Pour des raisons évidentes de sécurité, les produits chimiques ne doivent pas être aspirés dans la pipette directement à la bouche mais par l’intermédiaire d’une petite poire en caoutchouc appelée propipette.

Activité 1

Rechercher (chez vous ou au supermarché) quel pictogramme figurant sur une dose d’eau de Javel en indique la dangerosité.

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22

Séquence 1 – SP12

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Mole et masse molaire
Mole et masse molaire

La mole, unité de quantité de matièreMole et masse molaire Une mole représente un nombre extrêmement grand d’entités identiques : il y

Une mole représente un nombre extrêmement grand d’entités identiques : il y a, par définition,

entités par mole. Le nombre d’entités identiques par mole est donc extrêmement grand,

il est appelé nombre d’Avogadro : on l’écrit

La quantité de matière représente le nombre de moles contenues dans un échantillon, elle s’exprime en moles (abréviation : mol). On parle ainsi de mole d’ions, ou mole d’atomes, ou moles de molécules.

6,02

10 23

N A

et il vaut :

N A

=

6,02

10

23

mol

1

.

Activité 2

À votre avis, y a-t-il plus ou moins d’une mole de gouttes d’eau dans une piscine ? (une goutte d’eau

a un volume d’environ

0

,

1 cm 3

)

Activité 3

Combien y a-t-il de moles d’atomes de carbone dans une poussière de charbon qui contient un mil- liard de milliards d’atomes de carbone ?

Masse molairecontient un mil- liard de milliards d’atomes de carbone ? On appelle masse molaire atomique d’un

On appelle masse molaire atomique d’un élément chimique la masse d’une mole d’atomes de cet élé-

ment. Les masses molaires atomiques sont exprimées en grammes par mol leurs valeurs en consultant un tableau périodique des éléments.

De même on appelle masse molaire moléculaire la masse d’une moles de molécules identiques. On les

et on se contente souvent, lorsqu’il n’y a pas d’ambiguïté, d’écrire

masse molaire (en « oubliant » l’adjectif moléculaire).

et on trouve

(

g

mol

1

)

exprime également en

g

mol 1

Activité 4

Calculer la masse molaire de l’ammoniac. La formule de la molécule d’ammoniac est

molaire atomique de l’azote vaut

14 g

mol

1

et celle de l’hydrogène

1 g

mol

1

.

NH 3 ,

la masse

Séquence 1 – SP12

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23

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Équation d’une réaction chimique
Équation d’une réaction
chimique

Une réaction chimique est une transformation au cours de laquelle des espèces chimiques initiale- ment présentes, appelées réactifs, disparaissent alors qu’apparaissent d’autres espèces chimiques, appelés produits de la réaction. Réactifs et produits de la réaction contiennent les mêmes atomes, et en nombre égal, mais ils sont combinés différemment les uns avec les autres.

L’équation traduit cette transformation, les réactifs sont placés à gauche et les produits à droite, le sens de la flèche indique le sens de la transformation.

Remarque 1

Remarque 2

Lorsque l’équation d’une réaction chimique est correctement écrite, elle doit vérifier la conservation des atomes de chaque élément.

À

O 2

Cette équation traduit bien la formation de l’oxyde de zinc par combinaison entre des atomes de zinc

titre d’exemple, représentons par une équation la réaction chimique entre le zinc Zn et le dioxygène

qui produit de l’oxyde de zinc ZnO : Zn

+

O

2

ZnO.

et d’oxygène (qui étaient initialement présent dans la molécule de dioxygène

pas considérer que cette équation est correctement écrite car il y a à gauche deux atomes d’oxygène

et il n’y en a qu’un seul à droite !

Il faut donc écrire :

), mais on ne peut

O 2

2Zn

+

O

2

2ZnO.

De cette façon, il y a deux atomes de zinc à droite comme à gauche et deux atomes d’oxygène à droite comme à gauche.

Les nombres figurant dans l’équation correctement écrite sont appelés nombres stoechiométriques. Par exemple, dans l’équation ci-dessus, le nombre stoechiométrique du zinc vaut 2, celui du dioxy- gène vaut 1 et celui de l’oxyde de zinc vaut 2.

Bien entendu, la conservation des atomes serait également vérifiée si tous les nombres stoechiométriques étaient

multipliés par le même nombre (par exemple, en les multipliant par deux, on obtiendrait : ).

Mais il faut toujours choisir pour nombres stoechiométriques les nombres entiers les plus petits.

Nous verrons, dans la troisième séquence, des réactions faisant intervenir des ions. Il faudra alors veiller à ce que l’équation écrite vérifie non seulement la conservation des atomes de chaque élément mais aussi la conservation de la charge électrique.

4Zn

+

2O

2

4ZnO

Activité 5

Équilibrer les équations de réaction ci-dessous (c’est-à-dire déterminer les nombres stoechiométriques pour qu’elles soient correctement écrites) :

24
24

a)

Séquence 1 – SP12

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Na

+

O

2

Na

2

O

b)

Al

+

O

2

Al

2

O

3

c)

CH 4 +

O

2

CO

2

+

H

2

O

Avancement d’une réaction
Avancement d’une réaction

Définitions

L’avancement d’une réaction chimique s’exprime en mole (abréviation : mol) et on le note x, il permet de déterminer la quantité de réactifs et de produits présents au cours de la transformation.

x = 0,

a totalement disparu. Ce réactif est appelé réactif limitant, les autres réactifs qui n’ont pas totalement disparu à la fin de la transformation sont appelés réactifs en excès.

Au début de la réaction, l’avancement est nul :

et la réaction s’arrête lorsque l’un des réactifs

Étude d’un exemple

en supposant que le système contienne ini-

tialement 3 moles d’atomes de zinc et 3 moles de molécules de dioxygène, mais pas d’oxyde de zinc. En appelant x l’avancement de la réaction, on dira que lorsqu’il disparaît 2x moles de zinc et x moles de dioxygène, il apparaît 2x moles d’oxyde de zinc.

moles de molécules

de dioxygène et 2x moles d’oxyde de zinc.

C’est donc le zinc qui est le réactif limitant, il s’annule pour

Au cours de la réaction, il y aura donc

Reprenons l’exemple de la réaction :

2Zn

+

O

2

2ZnO

(3 2x)

moles d’atomes de zinc,

x = --

(3 x)

3 alors que la quantité de dioxygène

2

valeur qui n’est jamais atteinte (pour une telle valeur, on trouverait

que la quantité de zinc est négative, ce qui est absurde).

On résume tous ces résultats dans un tableau appelé tableau d’avancement où figurent les quantités des réactifs et des produits (exprimés en mol) à l’état initial, à un instant quelconque au cours de la transformation et à l’état final (on ne peut remplir cette dernière ligne qu’après avoir déterminé quel est le réactif limitant d’où l’on déduit la valeur maximale de x).

ne s’annulerait que pour

x = 3,

2Zn

+

O

2

2ZnO

État initial

3

3

0

Pendant la transformation

3 2x

3 x

2x

État final

(

x

max

= 1,5)

0

1,5

3

Activité 6

Préciser (à partir du tableau d’avancement de la réaction) quel serait le réactif limitant et déterminer la valeur maximale de l’avancement si l’on avait réalisé la réaction précédente avec 6 moles d’atomes de zinc et 2 moles de molécules de dioxygène.

Généralisation

La quantité de matière d’un réactif pendant la transformation s’obtient en retranchant de la quantité initiale le produit de l’avancement x par le nombre stoechiométrique de ce réactif.

La quantité de matière d’un produit de la réaction pendant la transformation s’obtient en ajoutant à la quantité initiale le produit de l’avancement x par le nombre stoechiométrique de ce produit.

Séquence 1 – SP12

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25

© Cned – Académie en ligne

Imaginons le cas général d’une réaction qui s’écrirait : aA + bB cC + dD.

Les réactifs seraient A et B et les produits de la réaction C et D, les nombres stoechiométriques valant respectivement a, b, c, d.

Bien entendu, A ne sert qu’à remplacer le vrai nom de ce réactif (il n’existe d’ailleurs pas de symbole chimique s’écrivant seulement A), nous admettons que cette lettre désigne un atome ou une molécule et de même pour B, C, D.

Le tableau d’avancement s’écrirait alors, en notant initiales :

n 0 (A),

n 0 (B),

n 0 (C)

et

n 0 (D)

les quantités

 

aA

+

bB

cC

+

dD

État initial

n 0 (A)

n 0 (B)

   

n 0 (C)

n 0 (D)

   

Pendant la transformation

n 0 (A) ax

n 0 (B) bx

 

n 0 (C) + cx

n 0 (D) + dx

État final

         

Bien entendu, il n’a pas été possible de remplir la dernière ligne, puisqu’avec ces valeurs littérales, on ne peut savoir lequel des réactifs s’épuisera le premier : pour que la quantité de matière de A soit

n 0 (A)

x = --------------

n 0 (B)

x = -------------

et la réac-

tion s’arrête dès que x atteint la plus petite de ces deux valeurs. Comme nous n’envisageons que des réactions totales, la quantité d’au moins un des réactifs doit être nulle dans l’état final (de telle sorte que la réaction ne puisse pas se poursuivre). Un cas particulier est celui où les deux réactifs A et B viennent à manquer en même temps, ce qui

nulle il faut

et pour que la quantité de matière de B soit nulle, il faut

a

b

n’est possible que si les quantités initiales vérifient l’égalité :

utilisé les réactifs dans les proportions stoechiométriques.

n 0 (A)

-------------- = -------------.

n 0 (B)

a b

On dit alors que l’on a

Activité 7

Quelle quantité de zinc aurait-il fallu utiliser pour que le zinc et le dioxygène réagissant selon la

réaction : soient en proportions stoechiométriques si l’on utilise 3 moles de

2Zn

+

O

2

2ZnO

zinc ? Dresser alors le tableau d’avancement de la réaction.

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26

Séquence 1 – SP12

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ésumé
ésumé

Les pictogrammes dessinés sur l’emballage des produits chimiques appellent l’attention sur le dan- ger qu’ils présentent.

La mesure des volumes de liquides se fait avec de la verrerie de précision (jaugée ou graduée).

La quantité de matière s’exprime en moles (abréviation : mol). Une mole représente un nombre d’entités égal au nombre d’Avogadro.

On appelle masse molaire atomique d’un élément chimique la masse d’une mole d’atomes de cet

et on

élément. Les masses molaires atomiques sont exprimées en grammes par mol trouve leurs valeurs en consultant un tableau périodique des éléments.

On appelle masse molaire moléculaire la masse d’une moles de molécules identiques.

Dans cette rela-

tion, M représente la masse molaire.

La quantité de matière contenue dans un échantillon de masse m vaut :

(

g

mol

1

)

m

n = ----.

M

Lorsque l’équation d’une réaction chimique est correctement écrite, elle doit vérifier la conservation des atomes de chaque élément.

À partir du tableau d’avancement d’une réaction chimique, on peut déterminer le réactif limitant :

c’est le réactif dont la quantité de matière s’annule pour la plus petite valeur de l’avancement x.

Séquence 1 – SP12

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27

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xercices élémentaires
xercices
élémentaires

Les masses molaires atomiques sont à rechercher dans le tableau périodique des éléments de votre manuel de chimie.

Identifier les produits dangereux, utiliser le maté- riel approprié

Exercice 1 Préparation du paracétamol

Le paracétamol est un médicament qui se rapproche de l’aspirine. Pour le fabriquer, on dissout d’abord du para-aminophénol dans de l’acide éthanoïque et on ajoute ensuite de l’anhydride éthanoïque. L’acide éthanoïque et l’anhydride éthanoïque sont tous deux corrosifs et inflammables. Quels pictogrammes doivent figurer sur les flacons contenant de tels produits ? Quelles sont les pré- cautions à prendre ? Le protocole opératoire nécessite qu’on utilise 10 ml d’acide éthanoïque pur (qui est liquide). Quel matériel doit-on utiliser ?

Calculer la quantité de matière contenue dans une masse donnée de corps pur

Exercice 2 Fer et Aluminium

Calculer la quantité d’atomes de fer contenus dans un barreau pesant 1 kilogramme.

Quelle est la masse d’un barreau d’aluminium contenant la même quantité d’atomes que ce bar-

reau de fer ?

Exercice 3 Azote et hydrazine

On considère l’atome d’azote dont le noyau contient 7 protons et 7 neutrons.

a) Calculer la masse de cet atome sachant que la masse d’un nucléon (proton ou neutron) vaut

1,67

10

27

kg

alors que la masse des électrons est négligeable.

)

et vérifier que votre résultat est en accord avec celui qu’on peut lire sur un tableau périodique.

a) À l’aide de votre réponse à la question 1-a et sachant que la masse d’un atome d’hydrogène

est pratiquement la même que celle du proton, calculer la masse d’une molécule d’hydrazine

b) En déduire la masse molaire moléculaire de l’hydrazine et vérifier votre résultat à l’aide d’un

tableau périodique. c) Calculer la masse d’azote contenue dans 1 kg d’hydrazine.

b) En déduire la masse molaire atomique de l’azote (nombre d’Avogadro :

N A

=

6,02

10 23 mol

1

N 2 H 4 .

Exercice 4 Vrai ou faux

À l’aide d’un tableau périodique, indiquer si les propositions suivantes sont exactes ou non :

28
28

Séquence 1 – SP12

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Il y a moins de 5 mol dans 1 kg d’alumine (formule de l’alumine :

Al 2 O 3

).

Le nombre de moles (ou quantité de matière) est identique dans 1 kg de dioxyde de carbone CO 2

et dans 1 kg de propane C 3 H 8 . La quantité de matière contenue dans 1 kg de méthane

est le double de la quantité de

matière contenue dans 1 kg de dioxygène O 2 . Si on mélange, dans un creuset, une mole d’atomes de zinc et une mole d’atomes de soufre, le pourcentage en masse du zinc dans le mélange sera supérieur à 60 %. Dans l’oxyde de zinc ZnO, la masse d’oxygène représente entre 40 % et 60 % de la masse totale.

CH 4

Ajuster les nombres stoechiométriques d’une équation-bilan

Exercice 5 À propos du soufre

Il s’agit dans cet exercice d’équilibrer six équations de réactions impliquant le soufre ou l’un de ses composés. (Équilibrer l’équation signifie ajuster les nombres stoechiométriques pour que l’équation soit correctement écrite).

Al + S

SO 2 +

SO 2 + Mg MgO + S

O

2

Al 2 S 3

SO 3

2 S

+

+

SO 2 +

H

H

2 S

O

Cl

H

2

H

2

O

+

SO 2

2

2

S

S + HCl

H

2

O + S

Dresser le tableau d’avancement d’une réaction chimique et déterminer le réactif limitant

Exercice 6 Synthèse du carbure de calcium

À très haute température, le carbone réagit avec l’oxyde de calcium pour donner du monoxyde de car-

bone et du carbure de calcium selon la réaction : CaO + 3C On fait réagir 1 kg d’oxyde de calcium avec 1 kg de carbone.

CaC

2

+ CO.

Calculer la quantité de matière de chacun des deux réactifs.

Dresser le tableau d’avancement de la réaction et en déduire quel est le réactif limitant.

Calculer la masse de carbure de calcium obtenu.

Exercice 7

Combustion du sodium dans le dichlore

Le sodium métallique Na brûle dans le dichlore gazeux

Cl 2

en donnant du chlorure de sodium NaCl.

Écrire l’équation de cette réaction.

On introduit un têt à combustion contenant 1,7 g de sodium préalablement chauffé dans un flacon

contenant 0,05 mol de dichlore gazeux. La réaction s’arrête-t-elle par manque de sodium ou par man- que de dichlore ?

Calculer la masse de chlorure de sodium obtenue dans les conditions précédentes.

La combustion du sodium dans le dichlore est-elle utilisée industriellement pour fabriquer du chlo-

rure de sodium ?

Séquence 1 – SP12

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Exercice 8 Obtention de cuivre métallique

En chauffant dans un tube à essais une poudre constituée d’un mélange d’oxyde de cuivre CuO (de

couleur noire) et de carbone en poudre (également noir), on observe une incandescence dans le tube à

essais et on observe un dégagement de dioxyde de carbone essais contient un solide rouge qui est du cuivre métallique.

CO 2 .

À la fin de la réaction, le tube à

Écrire l’équation de cette réaction.

Le mélange initial contient

n 1

mol d’oxyde de cuivre et

n 2

mol de carbone.

a) Dresser le tableau d’avancement de la réaction et en déduire quel est le réactif limitant dans le cas

b) Quelle relation doit exister entre triques.

pour que les réactifs soient en proportions stoechiomé-

n 1

=

n

2

.

n 1

et

n 2

Exercice 9 Détermination d’une formule brute

Les hydrocarbures sont des composés chimiques dont les molécules ne contiennent que des atomes de carbone et d’hydrogène. On étudie, dans cet exercice, un hydrocarbure dont la molécule peut être

écrite sous la forme

Écrire l’équation de la réaction de combustion de cet hydrocarbure dans le dioxygène sachant qu’on obtient du dioxyde de carbone et de l’eau.

Déterminer la valeur du coefficient n sachant que la masse de dioxyde de carbone obtenue est égale au triple de la masse initiale d’hydrocarbure brûlée dans un excès de dioxygène.

C n H 8

dans laquelle n est un nombre entier.

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