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Comment calculer votre impôt sur

le revenu au titre de l’année 2006

Les règles d’arrondissement Qu’est-ce que le revenu fiscal ?


Le montant du revenu imposable et de l’impôt brut sont Le contribuable remplit une seule déclaration pour l’ensem-
arrondis à l’euro le plus proche, les fractions d’euro infé- ble des ressources familiales.
rieures à 0,50 étant négligées et celles de 0,50 et plus étant Par contribuable, on entend :
comptées pour 1 euro. - l’homme ou la femme, célibataire, veuf(ve) ou divorcé(e) ;
Il en est de même des divers éléments qui viennent modi- - le ménage pour les personnes mariées. Les époux sont, quel
fier le montant de la cotisation d’impôt (décote, crédit que soit leur régime matrimonial, soumis à une imposition
d’impôt ou avoirs fiscaux, réduction d’impôt). commune pour leurs bénéfices et leurs revenus propres, ainsi
que ceux de leurs enfants à charge ;
Pour calculer votre impôt 2006, il faut avant tout déterminer - les personnes vivant maritalement sont imposées séparé-
votre revenu brut global, c’est-à-dire le total des revenus de ment. Si elles ont des enfants, ces derniers sont alors indif-
toutes catégories que vous et les membres de votre foyer fis- féremment à la charge de l’un ou de l’autre ; l’un des
cal avez perçus. conjoints restant imposable comme célibataire.
Ce total est ensuite, éventuellement, augmenté de la reprise de - les partenaires d’un pacte civil de solidarité (PACS) font
déductions fiscales obtenues antérieurement, puis il est dimi- l’objet d’une imposition commune dès la conclusion du
nué des déficits des années précédentes. pacte.

Traitements et salaires
Pour pouvoir calculer le montant de votre impôt, vous devez
au préalable déterminer votre revenu net imposable.

1. Vous devez déclarer :


• vos salaires,
• vos indemnités, primes et gratifications, sauf si elles font
l’objet d’une exonération expresse (tickets restaurant) ou
présentent le caractère de dommages et intérêts,
• les sommes versées en application d’un contrat d’intéresse-
ment, sauf si ces sommes sont affectées à un plan d’épar-
gne,
• les prestations sociales en espèces versées en cas de maladie,
accident ou maternité,
• les avantages en nature :
- Quel que soit le montant de la rémunération, l’avantage en
nature nourriture est évalué forfaitairement.
- Lorsqu’il porte sur la mise à disposition d’un véhicule ou
d’un logement ou, sur la part d’utilisation privée d’ou-
tils issus de nouvelles technologies de l’information et
de la communication mis à disposition pour un usage
professionnel, l’avantage en nature peut être évalué for-
faitairement ou sur option de l’employeur à sa valeur réelle
et ce, quel que soit le montant de la rémunération.

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ACTUALITÉ DOSSIER EXPRESSION SYNDICAT SOCIÉTÉ


Avantages en nature exonérés En revanche, le montant de l’indemnité légale ou conven-
• Sont notamment exonérés : tionnelle est exonéré en totalité, même lorsqu’il excède six
- Le matériel informatique. fois le plafond annuel de Sécurité sociale.
Est exonéré l’avantage résultant de l’attribution ou de la
mise à disposition gratuite, ou à prix réduit, par l’entre-
La limite de six fois le plafond annuel de Sécurité
prise au bénéfice de ses salariés de matériels informatiques
sociale se substitue à la limite antérieure, fixée à la
moitié de la première tranche du tarif de l’impôt de
neufs, de logiciels et de la fourniture gratuite des presta-
solidarité sur la fortune (ISF) (366 000 € pour 2005).
tions de services directement liées à leur utilisation ; l’exo-
nération s’applique dans la limite globale de 1 525 € par
2. Les indemnités de licenciement ou de départ volontaire
salarié.
pour motif économique versées dans le cadre d’un plan
- La participation de l’employeur à l’acquisition de titres
de sauvegarde de l’emploi demeurent exonérées en tota-
restaurant dans la limite pour 2006 de 4,89 € par titre.
lité, de même que celles versées en cas de licenciement
- L’abondement versé par l’entreprise dans le cadre d’un
irrégulier ou abusif.
ou de plusieurs PERCO.
- L’aide financière versée par l’entreprise ou le CE pour faci-
• Indemnités de mise à la retraite
liter l’accès des salariés à certains services, dans la limite de
Les indemnités de mise à la retraite sont désormais exoné-
1 830 € par bénéficiaire. rées à hauteur des trois montants suivants :
a) montant de l’indemnité de mise à la retraite prévue par
la convention collective de branche, par l’accord profes-
• en principe (sauf exception – voir ci-dessous) toute indem- sionnel ou interprofessionnel ou, à défaut, par la loi ;
nité versée à l’occasion de la rupture du contrat de travail : b) deux fois le montant de la rémunération annuelle brute
licenciement, démission, retraite, indemnités compensatrices perçue par le salarié au cours de l’année civile précédant
de préavis et de congés payés, la rupture de son contrat de travail ;
• les allocations de chômage dans leur totalité, c) 50 % du montant de l’indemnité.
• les pensions de retraite ou de vieillesse d’une manière géné- La fraction exonérée résultant de l’application de l’une ou
rale (voir Spécial impôt sur le webCadre). l’autre de ces deux limites ne peut pas excéder cinq fois le
plafond annuel de Sécurité sociale en vigueur à la date de
versement des indemnités (soit 155 340 euros pour les
Indemnités de rupture du contrat de travail indemnités versées en 2006 au titre d’une rupture du contrat
• Sont exonérées : de travail notifiée à compter du 1er janvier 2006).
- Les indemnités versées à l’occasion du départ volontaire
en retraite (ou en préretraite) dans la limite de 3 050 €, En revanche, le montant de l’indemnité légale ou conven-
- les indemnités de licenciement ou de départ volontaire ver- tionnelle est exonéré en totalité même lorsqu’il excède
sées dans le cadre d’un plan de sauvegarde pour l’emploi, cinq fois le plafond annuel de Sécurité sociale.
- les indemnités versées au titre du licenciement abusif ou La limite de cinq fois le plafond annuel de Sécurité
irrégulier. sociale se substitue à la limite antérieure, fixée au
quart de la première tranche du tarif de l’ISF, (soit
• Autres indemnités de licenciement 183 000 € pour 2005).
1. Les indemnités de licenciement versées en dehors d’un
plan de sauvegarde de l’emploi sont désormais exonérées Les indemnités de départ à la retraite versées en dehors
dans la limite du plus élevé des trois montants suivants : d’un plan de sauvegarde pour l’emploi demeurent exoné-
rées dans la limite de 3 050 €.
a) montant prévu par la convention collective de branche,
par l’accord professionnel, interprofessionnel ou à défaut,
par la loi ;
b) deux fois le montant de la rémunération annuelle brute 2. Sont exonérés :
perçue par le salarié au cours de l’année civile précédant • les allocations spéciales destinées à couvrir les frais d’em-
la rupture ; ploi (allocations forfaitaires, journalistes et assimilés, élus
c) 50 % du montant de l’indemnité. locaux, assistants familiaux),
• les prestations familiales,
La fraction exonérée résultant de l’application de l’une ou • certaines allocations, indemnités, gratifications ou subven-
de l’autre de ces deux dernières limites ne peut toutefois pas tions de caractère social,
excéder six fois le plafond annuel de Sécurité sociale en • les salaires versés aux apprentis dans la limite du montant
vigueur au moment du versement des indemnités (soit annuel du SMIC, soit 15 051 A,
186 408 euros pour les indemnités versées en 2006 au titre • Les salaires versés aux enfants de moins de 22 ans au 1er jan-
d’une rupture du contrat de travail notifiée à compter du vier 2006 en rémunération de l’activité qu’ils exercent pen-
1er janvier 2006). dant les congés scolaires ou universitaires dans la limite de

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deux fois le montant mensuel du SMIC soit 2 509 A, • Les cotisations aux régimes obligatoires complémentai-
• les aides de l’entreprise au retour des travailleurs immigrés, res et supplémentaires.
• les aides aux chômeurs créateurs d’entreprises, Sont déductibles de la rémunération brute dans certaines condi-
tions :
- les cotisations ou primes aux organismes de prévoyance
• Journalistes et assimilés
complémentaire auxquels le salarié est affilié à titre obliga-
Les journalistes et assimilés peuvent considérer que la frac-
toire. Ces primes ou cotisations ne sont pas déductibles lors-
tion de leur rémunération correspondant aux 7 650 pre-
que les garanties portant sur le remboursement ou l’indem-
miers euros constitue des allocations pour frais d’emploi nisation de frais de maladie, maternité ou accident couvrent
exonérées de toute imposition. Ces sommes sont en revan- la participation forfaitaire des salariés (1 A) aux actes
che imposables si le salarié opte pour la déduction de ses médicaux ;
frais réels. - les cotisations ou primes versées aux régimes de retraite
supplémentaires auxquelles le salarié est affilié à titre
Vous devez, pour obtenir votre salaire net imposable, obligatoire ;
retrancher du montant obtenu l’ensemble des charges liées - les cotisations versées, à titre obligatoire, au régime de pré-
à votre situation professionnelle. voyance des joueurs professionnels de football institué par
la charte du football professionnel.

• La CSG et la CRDS
Les charges déductibles Les revenus d’activité (salaires et revenus non salariaux, reve-
• Les cotisations aux régimes de base. Sont déductibles pour nus provenant de l’épargne salariale) sont assujettis à la CSG
l’imposition des revenus de l’année 2006 : au taux de 7,5 %, soit 5,1 % déductibles et 2,4 % non déductibles.
- les cotisations de Sécurité sociale ;
Les revenus de remplacement (pensions de retraite et d’inva-
- les cotisations d’assurance vieillesse versées en exercice de
lidité et allocations de préretraite) sont soumis à la CSG au
certaines facultés de rachat ;
taux réduit de 6,6 % dont 4,2 % de CSG déductibles et 2,4 %
- les cotisations aux régimes de retraite complémentaire et au non déductibles.
régime de retraite additionnel obligatoire de la fonction
publique ; Les autres revenus de remplacement sont possibles au taux
- les cotisations versées pour les personnes impatriées ayant pris réduit de 6,2 % (taux pouvant être ramené à 3,8 % dans cer-
leurs fonctions en France à compter du 1er janvier 2006. tains cas) dont 3,8 % déductibles et 2,4 % non déductibles.

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ACTUALITÉ DOSSIER EXPRESSION SYNDICAT SOCIÉTÉ


Le taux de la CRDS est de 0,5 % ; elle n’est pas déductible au Frais de trajet du domicile au lieu de travail
titre de l’impôt sur le revenu. Si vous optez pour la déduction de vos frais réels, vous pou-
vez prendre en compte les frais de déplacement que vous
• Les frais professionnels supportez pour vous rendre de votre domicile à votre lieu
Les frais inhérents à la formation ou à l’emploi sont déducti- de travail (et en revenir), sous réserve que la distance n’ex-
bles du salaire, soit d’une manière forfaitaire (- 10 % du salaire cède pas 40 km.
brut imposable), soit pour leur montant réel. La déduction En cas de dépassement, vous devez fournir un justificatif
forfaire de 10 % pour frais professionnels ne peut excéder prouvant que l’éloignement de votre domicile ne résulte pas
13 328 A avec un minimum de 396 A ou de 869 A pour les de votre seule convenance.
chômeurs de longue durée.
Si vous êtes propriétaire du véhicule utilisé, vous pouvez
• L’abattement de 20 % utiliser les barèmes kilométriques.
Compte tenu du nouveau barème d’imposition, l’abatte- Si vous utilisez un véhicule de location, vous ne pouvez pas
ment de 20 % cesse de s’appliquer à partir des revenus les utiliser mais vous pouvez déduire les frais de carburant
de 2006. à l’aide des barèmes spécifiques.

Barème kilométrique applicable aux voitures (barème 2006 - année 2005) (en euros)
Le barême 2007 figure dans le spécial impôt sur le webCadre : www.cfecgc.org
Puissance fiscale Jusqu’à 5 000 km De 5 001 à 20 000 km Au-delà de 20 000 km
3 CV d × 0,352 (d × 0,212) + 700 d × 0,247
4 CV d × 0,425 (d × 0,239) + 935 d × 0,286
5 CV d × 0,468 (d × 0,261) + 1 038 d × 0,313
6 CV d × 0,489 (d × 0,275) + 1 075 d × 0,329
7 CV d × 0,511 (d × 0,291) + 1 100 d × 0,346
8 CV d × 0,540 (d × 0,308) + 1 160 d × 0,366
9 CV d × 0,554 (d × 0,320) + 1 175 d × 0,379
10 CV d × 0,583 (d × 0,343) + 1 200 d × 0,403
11 CV d × 0,594 (d × 0,356) + 1 195 d × 0,416
12 CV d × 0,624 (d × 0,373) + 1 258 d × 0,436
13 CV et plus d × 0,635 (d × 0,387) + 1 240 d × 0,449
(d) représente la distance parcourue

Pensions et rentes viagées


• Abattement de 10 % sur les pensions et les retraites. • Pensions alimentaires
Pour 2006, l’abattement de 10 % ne peut ni être inférieure à À partir de l’imposition des revenus de 2006, les pensions
352 A par personne, ni excéder, pour la totalité des pensions et alimentaires versées en exécution d’une décision de justice
retraites perçues par les membres d’un même foyer fiscal devenue définitive avant le 1er janvier 2006 sont majorées de
3 446 A. 1,25 pour le calcul de l’impôt.

Les revenus des valeurs et capitaux mobiliers


• Produits des actions et parts sociales - de l’abattement unique annuel dont le montant est fixé à par-
Qu’ils soient de source française ou étrangère, les dividendes tir de 2006 à 3 050 A pour les couples soumis à l’imposition
que vous avez perçus doivent généralement être compris dans commune et à 1 525 A pour les célibataires veufs ou divorcés.
le revenu global soumis à l’impôt sur le revenu après applica- Par ailleurs, ils ouvrent droit à un crédit d’impôt de 50 % cal-
tion à partir de l’imposition des revenus 2006 : culé sur le montant perçu et plafonné à 115 A (contribuables
- d’un abattement de 40 % seuls) ou 230 A (couples soumis à imposition commune).

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Les revenus exonérés dans le PEA qui pourraient bénéficier de
l’abattement de 40 % s’ils étaient soumis à l’impôt ouvrent
droit à ce crédit d’impôt.

• Produits des obligations


1. Le prélèvement forfaitaire est susceptible de s’appliquer
aux produits de placements à revenu fixe de toute nature,
son taux pouvant toutefois varier selon la nature de ces pla-
cements. Son application présente en principe un caractère
facultatif pour le bénéficiaire, qui dispose à cet effet d’un
droit d’option.

2. Cependant, certains revenus peuvent être soumis au pré-


lèvement libératoire de l’impôt d’office (bons du trésor sur
formule) ou obligatoirement (voir Spécial impôt sur le
webCadre).

3. Les produits des obligations, non placés sous le régime du


prélèvement libératoire doivent être déclarés pour leur mon-
tant brut.

• Autres revenus
Ces revenus sont généralement soumis soit à l’impôt selon le
barème progressif, soit sur option au prélèvement libératoire
de l’impôt sur le revenu. Nouvelles mesures applicables en 2006
Certains revenus sont exonérés de l’impôt sur le revenu en Sauf option pour le prélèvement libératoire, sont imposables
vertu d’une décision législative (revenus provenant de cer- à l’impôt sur le revenu les intérêts annuels courus.
tains livrets). - à partir du 1er janvier 2006, sur les Plans d’épargne logement
lorsque à cette date le plan a plus de douze ans (PEL ouverts
Produits des bons et contrats de capitalisation à compter du 1er avril 1992) ou est échu (PEL ouverts avant le
S’ils sont imposés au barème progressif de l’IR, les produits 1er avril 1992) ;
acquis ou constatés depuis 1998 sur des bons et contrats de - à compter de la date du 12 e anniversaire ou de la date
capitalisation, d’une durée d’au moins huit ans souscrits depuis d’échéance du plan, lorsque le plan n’a pas douze ans.
le 26 septembre 1997 ou correspondant aux versements effec-
tués depuis cette date sur des contrats en cours bénéficient Sont exonérés d’impôt sur le revenu les intérêts des prêts fami-
d’un abattement annuel de 4 600 A (personnes seules) ou de liaux d’une durée de dix ans maximum, consentis entre le 1er
9 200 A (couples). janvier 2006 et le 31 décembre 2007 à un descendant direct
pour l’achat de sa résidence principale. Cette exonération est
S’ils sont imposés, sur option du contribuable, au prélève- limitée aux intérêts correspondant à un montant de prêt pla-
ment libératoire de 7,5 %, l’abattement est restitué sous forme fonné à 50 000 A ; ce plafond est applicable aux prêts consen-
d’un crédit d’impôt. tis par un même prêteur à un même emprunteur.

Les plus values de cession de valeurs mobilières

• Seuil d’imposition L’imposition des plus-values est établie uniformément au taux


Les plus-values ne sont imposables que si le montant annuel de base de 16 % auquel s’ajoutent les prélèvements sociaux.
des cessions excède 15 000 A.
Dans le cadre des options sur actions, les plus-values réa-
En cas de dépassement du seuil d’imposition, c’est la totalité lisées sont taxées à 16 % ou à 30 % si le bénéficiaire exerce
des plus-values concernées qui est imposable. son activité dans la société depuis moins de trois ans à la
date de la cession.

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ACTUALITÉ DOSSIER EXPRESSION SYNDICAT SOCIÉTÉ


La déclaration des revenus fonciers

Attention ! La déclaration des revenus fonciers s’effectue quatre premières années puis de 2 % pour chacune des
en remplissant l’imprimé no 2044 qui permet de détermi- vingt années suivantes. Cette option est irrévocable.
ner le revenu net imposable, puis en reportant le montant L’amortissement est calculé sur le prix d’acquisition du loge-
de ce revenu sur la déclaration d’ensemble (imprimé 2042). ment majoré des frais afférents à cette acquisition.
Attention ! Il n’y a plus de déduction forfaitaire à compter
de 2006.
Le régime micro-foncier Les déficits fonciers sont imputables sur le revenu global
dans la limite de 15 300 €.
Sauf option pour le régime d’imposition de droit commun, le
régime simplifié d’imposition des revenus fonciers devient
applicable de plein droit aux propriétaires d’immeubles don- Amortissement « Besson »
nés en location dès lors que leurs revenus fonciers ne dépas- Pour les logements neufs :
sent pas 15 000 A. Les propriétaires de logements acquis neufs ou assimilés
du 1er janvier 1999 au 2 avril 2003 ont pu opter pour un
Il leur suffit de reporter sur leur déclaration d’ensemble des régime d’amortissement s’ils se sont engagés à louer le
revenus le montant des loyers encaissés pour leur montant logement sous conditions de loyer et de ressources du loca-
brut : ils seront imposés après déduction d’un abattement for- taire (à titre d’habitation principale du locataire); le taux
faitaire de 30 %. d’amortissement est fixé à 8 % pendant les cinq premières
années et à 2,5 % du prix d’acquisition pendant les quatre
Les bailleurs ont toutefois la possibilité d’opter pour le régime années suivantes. Sous certaines conditions, le contribuable
réel d’imposition. L’option est irrévocable pendant trois ans. peut continuer à déduire par période de trois ans et dans la
limite de six ans un amortissement au taux de 2,5 %.
Les bailleurs y auront intérêt si leurs charges réelles sont supé- Le contribuable peut bénéficier du régime de l’amortisse-
rieures pour la durée de l’option au montant de l’abattement ment « Besson » pour les logements donnés en location
de 30 %. sous condition de loyer et de ressources à l’un de ses ascen-
dants ou descendants. Cet assouplissement est réservé aux
seuls logements acquis neufs et assimilés depuis le 9 octo-
Le régime réel d’imposition bre 2002.
Le déficit foncier reportable sur les revenus globaux est
Il faut déterminer le revenu brut composé essentiellement des
plafonné à 10 700 €.
loyers et en déduire l’ensemble des charges.
Le taux de la déduction forfaitaire sur les revenus locatifs
(c’est-à-dire l’abattement que les bailleurs pratiquent sur
Déduction forfaitaire
leurs loyers) est supprimé à partir de 2006.
- Pour les immeubles donnés en location, la déduction forfai- Le loyer et les ressources du locataire sont plafonnés.
taire de 14 % qui couvrait l’amortissement et les frais de
gestion et d’assurance est supprimée. Les taux de la déduc- Pour les logements anciens :
tion forfaitaire Besson-ancien et Lieneman sont ramenés res- L’amortissement n’est pas applicable. L’avantage fiscal prend
pectivement à 26 % (au lieu de 40 %) ou à 46 % ( au lieu la forme d’une majoration du taux de la déduction
de 60 %) ; forfaitaire applicable sur les revenus fonciers.
Le logement doit être loué pendant six ans minimum
- En contrepartie, sont déductibles pour leur montant réel, comme résidence principale. Le loyer et les ressources du
l’ensemble des primes d’assurance ; locataire sont plafonnés.

- Les frais de gestion courante sont déductibles dans la limite Le cas où la déduction forfaitaire est portée
de 20 A par local. à 46 % (déduction Lieneman) :
Pour les baux conclus, reconduits ou renouvelés à compter du
Régimes particuliers 1er janvier 2002, le taux de la déduction forfaitaire est porté
à 46 % à partir de 2006 (applicable après déduction des
Amortissement « Périssol » charges réelles) pour les revenus des trois premières années
Les propriétaires de logements neufs ou assimilés situés en de location de logements répondant à certaines normes
France, acquis entre le premier janvier 1996 et le 31 août d’habitabilité et qui sont loués, par des personnes physiques
1999 et qu’ils se sont engagés à louer nus pendant neuf ou des sociétés non soumises à l’impôt sur les sociétés, à des
ans, ont pu opter pour le régime de la déduction de leurs personnes aux revenus très modestes. Cette mesure s’appli-
revenus fonciers d’un amortissement au taux de 10 % les que aux baux conclus, reconduits ou renouvelés à compter

14 EM 141 - février 2007


du 1er janvier 2002 pour les logements neufs comme pour Régime Borloo-neuf
les anciens. Le loyer et les ressources du locataire ne doivent Les propriétaires :
pas excéder certains plafonds. - de logements neufs ou en l’état futur d’achèvement acquis
à compter du 1er septembre 2006 ;
- de logements qu’ils ont fait construire et qui font l’objet,
Dispositif Robien à compter du 1er septembre 2006 d’une déclaration d’ou-
Ce dispositif remplace l’amortissement Besson. verture de chantier ;
L’option pour ce régime d’amortissement au taux de 8 % - de locaux affectés à un autre usage que l’habitation et
pour les cinq premières années peut être exercée pour les transformés en logements acquis à compter du 1er sep-
logements suivants : tembre 2006 ;
- logements acquis neufs et assimilés à compter du 1er jan- - de logements qui ne satisfont pas aux conditions de
vier 2003 ; décence et qui font l’objet de réhabilitation, acquis à
- logements acquis en l’état futur d’achèvement depuis le compter du 1er septembre 2006 ;
3 avril 2003 ou avant le 3 avril 2003 et achevés à compter peuvent opter pour ce régime d’amortissement et bénéfi-
du 1er janvier 2003 ; cier d’un double avantage fiscal : le premier est une déduc-
- logements anciens acquis à compter du 3 avril 2003 et qui tion spécifique de 30 % des revenus bruts fonciers appli-
font l’objet de travaux de réhabilitation. cable pendant toute la durée de l’engagement de la
L’option est subordonnée à l’engagement du contribuable location. Le second consiste en une déduction de 6 % du
de louer le logement à usage de résidence principale du prix d’acquisition pendant les sept premières années, et de
locataire sous condition de loyer (les plafonds de loyer sont 4 % de ce prix pour les deux années suivantes.
fixés par décret). Le propriétaire peut par période de trois ans et pendant
Le déficit foncier provenant des autres charges s’impute six années supplémentaires au plus, continuer de bénéficier
sur le revenu d’ensemble du contribuable dans la limite de d’une déduction de l’amortissement égale à 2,5 % en cas de
10 700 € par an. poursuite, de reconduction ou de renouvellement du bail.
Le plafond annuel d’imputation du déficit foncier sur le
revenu global est de 10 700 €.
Nouveaux régimes de faveur
Pour les investissements réalisés à partir de 2006, les contri- Le bénéfice de l’avantage est réservé à la location à usage
buables peuvent bénéficier du régime d’amortissement Robien d’habitation principale du locataire pendant neuf ans sous
recentré et opter pour le régime Borloo neuf. conditions de loyer fixées par décret et sous conditions de
ressources du locataire.

Amortissement Robien – recentré


Les propriétaires :
- de logements neufs ou en l’état futur d’achèvement acquis
Plus-values immobilières des particuliers
à compter du 1er septembre 2006 ; Les plus-values de cession à titre onéreux d’immeubles réa-
- de logements qu’ils ont fait construire et qui font l’objet, lisés à compter du 1er janvier 2004 sont exonérées lorsque la
à compter du 1er septembre 2006 d’une déclaration d’ou- cession a pour objet un bien (immeuble, partie d’immeuble
verture de chantier ; ou droits immobiliers) qui constitue la résidence principale
- de locaux affectés à un autre usage que l’habitation et du cédant au jour de la cession.
transformés en logements acquis à compter du 1er sep-
tembre 2006 ; La plus ou moins-value brute est calculée sur la différence
- de logements qui ne satisfont pas aux conditions de entre le prix de cession et le prix d’acquisition par le cédant.
décence et qui font l’objet de réhabilitation, acquis à Sur le montant de la plus-value brute, il est pratiqué un abat-
compter du 1er septembre 2006 ; tement de 10 % pour chaque année de détention au-delà de
peuvent opter pour ce régime d’amortissement et bénéfi- la cinquième. Pour les cessions réalisées à compter de 2004,
cier d’une déduction de 6 % du prix d’acquisition pendant ce mécanisme permet donc l’exonération automatique des
les 7 premières années, et de 4 % de ce prix pour les deux plus-values à l’expiration d’un délai de quinze ans (au lieu de
années suivantes. vingt-deux ans pour les cessions réalisées jusqu’au 31 décem-
L’engagement et par conséquent l’avantage fiscal ne peu- bre 2003).
vent être prorogés au-delà de neuf ans.
Le plafond annuel d’imputation du déficit foncier sur le En dernier lieu, un abattement fixe de 1 000 A est opéré sur la
revenu global est de 10 700 €. plus-value brute après abattement pour la durée de détention.

Le bénéfice de l’avantage est réservé à la location à usage Les plus-values immobilières sont soumises à l’impôt sur le
d’habitation principale du locataire pendant neuf ans sous revenu au taux proportionnel et forfaitaire de 16 %. Ce prélè-
conditions de loyer fixées par décret. vement est à la charge du cédant.

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ACTUALITÉ DOSSIER EXPRESSION SYNDICAT SOCIÉTÉ


Les plus-values réalisées depuis le 2004 donnent lieu à la associés de sociétés immobilières dotées de la transparence
souscription d’une nouvelle déclaration, dont le modèle est fiscale.
établi par l’administration.
Pour les bailleurs BIC ayant clôturé en 2006 un exercice ouvert
Locations consenties à des personnes en 2005, la CRL est due sur les recettes nettes compris dans
défavorisées l’exercice.
Sont exonérés :
• les produits provenant de la location à condition : Déficits fonciers
- que les pièces louées soient la résidence principale du loca- Le déficit foncier (charges supérieures aux revenus) est déduc-
taire, et que le prix de location demeure fixé dans des limites tible du revenu global dans la limite de 10 700 A (15 300 A
raisonnables. pour le régime d’amortissement Périssol) par an, à l’exclu-
sion des intérêts d’emprunt.
Contribution sur les revenus locatifs L’excédent de déficit peut être reporté sur les dix années sui-
À partir de l’imposition des revenus de 2006, cette contri- vantes, à condition que le bien soit loué pendant une durée
bution est supprimée pour les personnes physiques et les minimale de trois ans.

Le revenu net imposable


Le revenu net imposable est obtenu en déduisant du revenu - pertes en capital subies par les créateurs d’entreprises,
brut global, la CSG sur les revenus du patrimoine et certai- - souscription au capital de SOFICA (ces charges ont été trans-
nes charges supportées en 2006, puis les abattements formées en crédit d’impôt à partir de l’imposition des reve-
spéciaux. nus 2006),
- souscription au capital de Sofipêche,
1. CSG déductible - déductions diverses dont certains versements de cotisations
Les contribuables ont été assujettis en 2006 à la CSG au taux de sociales.
8,2 % sur les revenus du patrimoine de 2005. La fraction de la
CSG correspondant au taux de 5,8 % et payée fin 2006 au titre 3. Le revenu net global doit être ensuite
de certains de ces revenus (revenus fonciers, revenus du capi- diminué des abattements spéciaux prévus en
tal, mobiliers…) est déductible du revenu imposable de 2006. faveur de certains contribuables (contribuables âgés de plus
de 65 ans le 31.12.06 ou invalides, parents rattachant à leur
2. Les charges suivantes sont déductibles foyer leurs enfants mariés ou chargés de famille).
(pour plus de renseignements voir Spécial
impôt sur le webCadre) : Vous obtenez alors votre revenu net imposable.
- pensions alimentaires,
- prestations compensatoires en cas de divorce, Quand vous aurez calculé ce revenu net imposable, il convien-
- frais d’accueil d’une personne âgée de plus de 75 ans, dra de déterminer le quotient familial, c’est-à-dire le nombre
- cotisations d’épargne - retraite, de parts auquel vous avez droit.

Calcul du quotient familial


Pour l’imposition des revenus de 2006, vous devez tenir compte
de la situation de famille au 1er janvier 2006. Cependant, en
cas d’augmentation des charges de famille en cours d’année,
il est fait état de la situation au 31 décembre 2006 (voir tableau
« Charges de famille »).

Les enfants en résidence alternée


Les contribuables séparés qui vivent seuls et entretiennent
uniquement des enfants dont la charge est également répar-
tie avec l’autre parent bénéficient d’une majoration de :
• 0,25 part pour un seul enfant
• 0,5 part s’il y a au moins deux enfants.

16 EM 141 - février 2007


Principales situations et charges de famille : nombre de parts
Célibataire ou divorcé (1) Marié ou veuf (2)
Pas d’enfant à charge 1 Pas d’enfant à charge (3) 2
Un enfant à charge
Non titulaire d’une carte d’invalidité 1,5 Non titulaire d’une carte d’invalidité 2,5
Titulaire d’une carte d’invalidité 2 Titulaire d’une carte d’invalidité 3
Deux enfants à charge
Non titulaire d’une carte d’invalidité 2 Non titulaire d’une carte d’invalidité 3
Dont un titulaire d’une carte d’invalidité 2,5 Dont un titulaire d’une carte d’invalidité 3,5
Tous deux titulaires d’une carte d’invalidité 3 Tous deux titulaires d’une carte d’invalidité 4
Trois enfants à charge
Non titulaire d’une carte d’invalidité 3 Non titulaire d’une carte d’invalidité 4
Dont un titulaire d’une carte d’invalidité 3,5 Dont un titulaire d’une carte d’invalidité 4,5
Tous deux titulaires d’une carte d’invalidité 4 Tous deux titulaires d’une carte d’invalidité 5
Tous trois titulaires d’une carte d’invalidité 4,5 Tous trois titulaires d’une carte d’invalidité 5,5
Et ainsi de suite, en augmentant d’une part pour chaque enfant
ou d’une part et demie s’il est titulaire de la carte d’invalidité

(1) Le nombre de parts est augmenté d’une demi-part pour l’imposition des contribuables célibataires ou divorcés qui vivent seuls et supportent effectivement
la charge du ou des enfants.
(2) Le veuf qui a à sa charge un ou plusieurs enfants non issus du mariage avec le conjoint décédé est assimilé à un célibataire ayant à sa charge le même
nombre d’enfants (CGI art. 194). Le veuf dont l’un au moins des enfants à sa charge est issu de l’union avec le conjoint décédé conserve le même
quotient familial que s’il était marié.
(3) Ne concerne, bien entendu, que les contribuables mariés.

Mariage ou séparation en 2006 - les enfants majeurs âgés de moins de 21 ans,


En cas de mariage en cours d’année, il doit être tenu compte - les enfants majeurs âgés de moins de 25 ans et justifiant
des charges de famille à la date du mariage ou au 31 décem- de la poursuite de leurs études,
bre, selon la situation la plus favorable pour la déclaration - les enfants effectuant leur service national, quel que soit
commune souscrite par les nouveaux époux. leur âge.

En ce qui concerne la déclaration distincte établie par cha- À défaut de ce rattachement, les parents peuvent déduire
cun des conjoints pour la période de l’année précédant le dans une certaine limite les pensions alimentaires qu’ils
mariage, il faut prendre en compte les charges de famille versent à leurs enfants majeurs.
au 1er janvier ou à la date du mariage.
Attention ! Pour faire le choix entre les deux possibilités,
La situation est identique en cas de séparation en cours n’oubliez pas de prendre en compte la majoration des cré-
d’année. dits d’impôt et les abattements de taxe d’habitation aux-
quels vous ouvrent droit pour votre résidence principale les
Enfants à charge enfants rattachés à votre foyer fiscal.
Sont à charge :
- les enfants mineurs,

Calcul de l’impôt
En utilisant le barème ci-dessous, vous obtiendrez votre impôt brut.
Barème
R est le revenu imposable et N le nombre de parts.
Barème pour les revenus de 2006 (1) calcul de l’impôt brut
Tranches (E) Taux (%) Quotient R/N Impôt brut
Jusqu’à 5 614 0 Jusqu’à 5 614 0
De 5 615 à 11 198 5,5 De 5 615 à 11 198 (R × 0,055) - (308,77 × N)
De 11 199 à 24 872 14 De 11 199 à 24 872 (R × 0,14) - (1 260,60 × N)
De 24 873 à 66 679 30 De 24 873 à 66 679 (R × 0,30) - (5 240,12 × N)
Au-delà de 66 679 40 Au-delà de 66 679 (R × 0,40) - (11 908,02 × N)
(1) Barème applicable à 1 part

EM 141 - février 2007 17


ACTUALITÉ DOSSIER EXPRESSION SYNDICAT SOCIÉTÉ


Vous devez éventuellement corriger l’impôt que vous obtien- - Réduction d’impôt pour souscription au capital de
drez pour tenir compte du plafonnement du quotient familial SOFICA (nouveau).
et de la décote.
Dons
Plafonnement du quotient familial :
cas de personnes seules ayant élevé un enfant • Dons aux associations
Les dons au profit des œuvres et organismes d’intérêt géné-
ral ou reconnus d’utilité publique, ainsi que les versements
Les contribuables célibataires, veufs, divorcés ou séparés, qui en faveur des candidats aux élections et les cotisations aux
ont élevé au moins un enfant, bénéficient d’une demi-part partis et groupements politiques ouvrent droit à une réduc-
supplémentaire de quotient familial lorsqu’ils n’ont plus tion d’impôt de 66 %. Les dons sont retenus dans la limite
personne à charge et vivent réellement seuls. de 20 % du revenu imposable du donateur.
Pour l’imposition des revenus de 2006, l’avantage en impôt
procuré par cette demi-part supplémentaire est plafonné à
2 198 € lorsque le dernier enfant est âgé de 25 ans au plus • Dons aux organismes d’aide aux personnes en difficulté
au 31 décembre 2006 (né à partir du 01-01-81). Il est de 844 € Ils ouvrent droit à une réduction d’impôt de 75 % des ver-
sements dans la limite de 479 €.
lorsque le dernier enfant vivant ou décédé du contribuable
Le montant maximal de cette réduction d’impôt au titre
est âgé d’au moins 26 ans au 31-12-05 (né avant 1981).
de 2006 est donc égal à 479 € x 75 % = 359,25 € arrondis
à 359 €.
Réductions d’impôt
Cotisations syndicales
Certaines dépenses payées en 2006 s’imputent à concur-
Les salariés n’ayant pas opté pour la déduction de leurs
rence d’un pourcentage déterminé et dans l’ordre ci-après
frais réels et les retraités bénéficient d’une réduction d’im-
sur l’impôt brut tel que vous l’avez calculé. Certains avan-
pôt égale à 66 % du montant des cotisations versées depuis
tages prennent la forme de crédits d’impôt.
le 1er janvier dans la limite de 1 % des rémunérations per-
çues au titre de l’année d’imposition.
Certains plafonds ou montants ont été modifiés ; pour des ren-
seignements plus détaillés, voir Spécial impôt sur le webCadre.
Attention ! Si vous avez opté pour le régime des frais réels,
votre cotisation est considérée comme frais et est donc
- Dons aux associations d’aide aux personnes en difficulté.
déduite du revenu imposable.
- Cotisations syndicales.
- Emploi d’un salarié à domicile : les sommes versées depuis
le 1er janvier 2006 sont retenues dans la limite : Dépenses liées à la dépendance
. de 12 000 A plus éventuellement 1 500 A par enfant à charge, À partir de l’imposition des revenus de 2006, la réduction
et au titre de chacun des membres du foyer fiscal âgé de d’impôt sur le revenu est calculée :
plus de 65 ans sans que ce plafond excède 15 000 A ; • sur les dépenses liées à la dépendance (intervention rela-
. de 20 000 A lorsque le contribuable ou l’un des membres de tionnelles, animation, aide à la vie quotidienne et
son foyer fiscal ou son ascendant est titulaire de la carte sociale…), et sur les frais d’hébergement (nourriture et
d’invalidité de 3e catégorie ou le complément d’allocation logement),
spéciale. • retenus dans la limite annuelle de 10 000 € par personne
- Prestation compensatoire en matière de divorce. hébergée, quel que soit son âge.
- Souscription de parts de Fonds commun de placement
dans l’innovation (FCPI). Frais de scolarisation des enfants
- Souscription de parts de Fonds d’investissement de proxi-
Vous pouvez bénéficier d’une réduction d’impôt de :
mité.
- 61 € par enfant fréquentant un collège.
- Emprunts contractés pour la reprise d’une PME.
- 153 € par enfant fréquentant un lycée.
- Dépenses dans le secteur forestier.
- 183 € par enfant suivant une formation d’enseignement
- Dépenses liées à la dépendance.
supérieur.
- contrat de rente – survie et d’épargne – handicap.
- Investissements directs dans les DOM-TOM.
Toutefois, chacune de ces limites est divisée par deux pour
- Investissement dans l’immobilier locatif en zone rurale.
chacun des enfants en résidence alternée.
- Frais de tenue de comptabilité.
- Frais de scolarité des enfants à charge.
- Déclaration de revenus par Internet. L’avantage fiscal est Aides aux créateurs et repreneurs d’entreprise
de 20 A. À partir de l’imposition des revenus de 2006, les contribua-
- Dons aux associations et financement de la vie politique. bles qui aident des chômeurs ou des personnes bénéficiant
- Souscription au capital de sociétés non cotées. de minima sociaux à créer ou à reprendre une entreprise
- Investissement outre-mer par l’intermédiaire d’une entre- bénéficient d’une réduction d’impôt :
prise. - de 1 000 €.
- Aide aux créateurs et repreneurs d’entreprise. - ou de 1 400 € lorsque la personne aidée est handicapée.

18 EM 141 - février 2007


Dernières opérations pour obtenir le total de l’impôt

Après imputation des réductions d’impôt, il convient notamment • Crédit d’impôt pour assurance loyer.
d’ajouter l’impôt proportionnel dû sur les plus values, puis • Déménagement pour reprise d’activité salariée.
d’imputer les crédits d’impôt. Sous certaines conditions, certains contribuables ayant repris
une activité salariée pour une période d’au moins six mois qui
s’achève en 2006 peuvent bénéficier d’un crédit d’impôt de
Impôt sur les plus-values 1 500 A.
• Crédit d’impôt pour jeunes de moins de 26 ans dans cer-
- Plus values sur valeurs mobilières et droits sociaux.
taines conditions.
- Opérations particulières : il s’agit notamment d’opérations
• Prime pour l’emploi.
sur les PEA, PER, stock options.
Elle est attribuée aux personnes physiques dont le domicile
fiscal est situé en France en fonction des revenus d’activité
professionnelle de chacun des membres du foyer fiscal.
Crédit d’impôt
L’impôt obtenu peut être diminué des crédits d’impôt qui don-
nent lieu à un remboursement lorsque leur montant excède Prélèvements sociaux additionnels
celui de l’impôt dû.
Vous devez en outre vous acquitter, sur certains revenus du
• Crédit d’impôt sur les revenus de capitaux mobiliers.
patrimoine de 2006, de la CSG au taux de 8,2 % , de la CRDS
• Deux crédits d’impôt pour l’habitation principale :
- Crédit d’impôt en faveur du développement durable et de 0,5 %, de la contribution additionnelle de 0,3 % qui s’ajoute
des économies d’énergie (augmenté). au prélèvement social de 2 %.
. acquisition de chaudières à basse température ou de chau- Pour l’imposition des revenus de 2006, le total de ces prélè-
dière à condensation, vements est donc de 11 %.
. acquisition de matériaux d’isolation thermique ou d’ap- La fraction de la CSG correspondant au taux de 5,8 % sur les
pareils de régulation du chauffage, revenus de 2006 soumis au barème progressif sera déducti-
. acquisition d’équipement de production d’énergie utili- ble, pour le calcul de l’impôt sur le revenu, du revenu impo-
sant une source d’énergie renouvelable ou de pompes à sable de l’année de son paiement, soit dans la plupart des cas,
chaleur. des revenus de 2007.
- Crédit d’impôt en faveur de l’aide à l’équipement des
personnes (augmenté).
• Crédit d’impôt pour l’acquisition d’un véhicule propre
pour la période 2006-2009. ET QUELQUES DERNIERS CONSEILS…
Il est destiné à encourager les contribuables à investir dans des
véhicules propres (il est étendu et augmenté). • Si vous souscrivez votre déclaration de revenus par Inter-
• Restitution de la taxe additionnelle au droit de bail. net, et seulement dans ce cas, vous êtes dispensé d’adresser
• Crédit d’impôt pour frais de garde des enfants de moins spontanément les reçus établis par les organismes bénéfi-
de 6 ans au 1er janvier 2006 hors du domicile. ciaires.
Il est égal à 50 % des dépenses payées en 2006 retenues dans
le plafond de 2 300 A par enfant à charge. • La déclaration est à déposer mi-mars 2007 à votre centre
• Crédit d’impôt au titre des intérêts des prêts étudiants. des impôts.

ERRATUM
La CFE-CGC
en avance
sur son temps !
(EM 140).
Le Spécial impôt est téléchargeable
à partir du webCadre www.cfecgc.org Mais c’est bien
en 2006
qu’a eu lieu
Anne BERNARD – Service économie le XXXIIIe Congrès
a.bernard@cfecgc.fr confédéral…
Vous trouverez également
le Spécial Impôt sur Internet fin février.

EM 141 - février 2007 19