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Source: L'Echo

Source:

L'Echo Domaines d'activité

Thème: Domaines d'activité

Date: 8/09/2011

Date:

08/09/2011

Localisation: Belgique

Thème:

Localisation:

Belgique

Le secteur du nettoyage industriel

met d'autres cordes à son arc

La tendance voit les entreprises actives dans le nettoyage industriel se diversifier et se diriger vers le «facility management».

près avoir fait en 2008 l'acquisi- tion de la société limbourgeoise de

nettoyage de bu-

reaux Actief Cleaning, la so- ciété bruxelloise Iris Cleaning Services, qui fait partie d'Iris

Group, s'apprête à acquérir dans les deux ans deux nouvelles entre-

prises dans

les secteurs de la

maintenance

technique et du gar-

diennage. L'entreprise familiale belge si-

tuée à Evere, active dans 4 activi- tés (le nettoyage industriel, le

traitement anticorrosion,

chèvement d'immeubles, la créa- tion et l'entretien d'espaces verts), veut donc poursuivre sadiversifi- cation.

le para-

offrir à nos

clients des compléments de tra- vaux pour nous positionner, dans

les deux ou trois ans, sur lefacility

service», explique Patrick Jans- sens van der Maelen, administra- teur délégué d'Iris Group. En 2006 déjà, c'est en acquérant une société de jardinage du Bra- bant wallon qu'Iris Group se di- versifiait dans l'entretien d'es- paces verts.

UNE PALETTE INFINIE

La même stratégie est mise en

place par la holding belge XL Group, qui a créé un ensemble de plus de 25 entreprises de services actives dans le nettoyage indus- triellourd, le nettoyage de bu- reaux, le nettoyage de sites après sinistres, les travaux de construc- tion ou encore l'épandage de sel de déneigement sur sites privés.

«Nous voudrions

((XL Group se veut un acteur du

facility management,

explique

Yves Debry, administrateur délé- gué de BCM, l'une des filiales de

XL Group. C'est une tendance de

marché. Le nettoyage classique est un travail àfaible valeur ajoutée.

Mais si on gagne la confiance du

client, lapalette de services est illi- mitée, de lapeinture industrielle au 'pest control~ en passant par les espaces verts ou les distributeurs de papier toilette. Ce sont tous des métiers typiquement locaux, qu'il n'est pas possible de délocaliser».

Cette diversification est due àla tendance croissante des entre- prises européennes à externaliser ce qui ne relève pas de leur core

business. ((Dans les grands pays surtout, le secteur se dirige vers les services associés et lefacility ma- nagement, que les entreprises ex- ternalisent vers d'autres grandes

entreprises, explique Andreas Lill, directeur de la Fédération Euro- péenne du Nettoyage Industriel

(FEN!). Cette tendance est née aux

Etats- Unis il y a 20 ans, et est arri-

vée peu après en Europe, en com- mençant par les Pays-Bas et le Nord de l'Europe. Dans les pays du sud, il reste encore davantage de petites entreprises familiales.»

En Europe, plus de 158.000

entreprises

emploient 3,75 millions de sala-

riés pour un chiffre d'affaires de 62 milliards d'euros. Les entre- prises de plus de 500 employés représentent 1,3 % du nombre d'entreprises mais 50 % du chif- fre d'affaires global.

de

propreté

((Cela reste un marché de petites

et très petites entreprises.

entreprises

employés font 75 % du marché.»

Les

10

de

moins

de

Dans ce contexte, «la tendance,

pour occuper une niche, est de racheter une autre entreprise; ou de collaborer avec d'autres pour répondre ensemble à des appels d'offre d'entreprises qui souhai- tent un service dans plusieurs

pays», conclut Andreas Lill. C'est ce que fait Iris Group:

active uniquement en Belgique, la société a constitué un GEIE réunissant plusieurs entreprises européennes pour répondre à des offres internationales.

LE PRIX LE PLUS BAS ((En Belgique, nous n'avons pas les mêmes moyens que les pays voisins concernant la diversification vers

le facility management, ajoute

Hilde Engels, administrateur dé- légué de ru nion générale belge du nettoyage (UBGN). Si une entre-

prise de nettoyage veut développer

un autre service, elle dpit suivre quand même la commission pari- taire du nettoyage, (jui est chère en Belgique. Les solutions sont donc de racheter une société spécialisée ou de créer une autre entreprise.»

Le nettoyage est un secteur gourmand en main-d'œuvre: le personnel représente 80 % des coûts totaux de ces entreprises.

<Œacompétitivité estfortement basée sur le prix, et donc sur le per- sonnel, reprend Andreas Lil1.Ily a toujours un concurrent pour pro- poser moins cher. Les marchés pu- blics sont basés sur les prix les plus bas. La FENlfait du lobbying pour aller contre cette tendance quifait du tort au secteur.» (Œa concurrence déloyale est un problème majeur. L'idéal serait d'appliquer un prix minimum,

mais

ce n'est légalement pas possi-

ble», regrette Hilde Engels .•

Françoise Antoine