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BOUTROY Karine

MEIMARAKIS Georges
TARIEL Grégoire

LE TEMPS DE DECOMPOSITION DE LA MATIERE


ORGANIQUE VEGETALE

Plan :

INTRODUCTION…………………………………………………………………………….1
1. PRESENTATION DES SOLS
1.1. Histoire et description du site de Cessières………………………………………..1
1.2. La tourbière………………………………………………………………………..2
1.2.1 Description et formation………………………………………………….2
1.2.2 Caractéristiques de la tourbière de Cessières…………………………….3
1.2.2.1 Description……………………………………………………..3
1.2.2.2 Coupe pédologique……………………………………………..3
1.3. La chênaie………………………………………………………………………....4
1.3.1 Description……………………………………………………………….4
1.3.2 Coupe pédologique……………………………………………………….4
2. OBSERVATION DES EFFETS DE LA DECOMPOSITION DES MATERIAUX
ORGANIQUES.
2.1. Etude comparative de la décomposition dans deux milieux différents……………5
2.1.1. Etude macroscopique……………………………………………………5
2.1.2. Etude microscopique…………………………………………………….6
2.2. Observation de litières le long d’un transect réalisé dans la chênaie……………...7
2.2.1. Etude macroscopique…………………………………………………….7
2.2.2. Etude microscopique…………………………………………………….7
3. INTERPRETATION DES RESULTATS ET PROPOSITION D’UN MODELE…….7
CONCLUSION……………………………………………………………………………….8
BIBLIOGRAPHIE
INTRODUCTION

Une tourbière est un écosystème particulier composé principalement de plantes adaptées à un


milieu gorgé en eau et dont les débris s'accumulent. La lente décomposition de ces éléments
produit la tourbe, matière contenant jusqu'à 50 % de carbone. L'époque de formation des
tourbières remonte à ± 10.000 ans. [1]
De part ses propriétés asphyxiantes, la tourbière constitue un milieu dit conservateur. En effet,
la matière organique présente ne s’y décompose pas ou très lentement à la différence d’un
milieu tel qu’une chênaie ou la décomposition et le recyclage des matériaux organiques sont
très actifs et donc rapides.
Pour ces raisons, à partir d’une étude réalisée sur le site de Cessières, nous avons décidé
d’étudier en parallèles ces deux milieux afin de dégager les facteurs de la décomposition de la
matière organique au cours du temps.

1. PRESENTATION DES SOLS

1.1. Histoire et description géomorphologique du site de Cessières

L’action érosive d’un cours d’eau durant le quaternaire creuse une dépression qui deviendra
le site de Cessières. Cette zone constitue alors une vallée encaissée de 70 m, surplombée par
la vallée de la montagne de Laniscourt et du mont des vaux (170m). Entre les différents
niveaux, on constate la présence d’imperméables au fond du bassin. Ceux-ci permettent, Il a
11 000 ans (fin du Würm, Tardiglaciaire, fig. 1), l’accumulation de l’eau : le bilan hydrique
positif est aussi dû à l’existence d’un microclimat : Un phénomène d’inversion thermique.
L’air froid et humide coule le long de la questa et s’accumule au fond de la dépression. Les
160 gelées par an ainsi que les sols acides permettent le développement d’une flore boréo-
arctique (fig. 2). La tourbe est fortement concentrée en matériaux organiques, c’est donc un
bon combustible. La tourbière de Cessieres fût exploitée à partir du XVIIIe siècle puis fût
abandonnée. Au XIX, des rigoles de dessèchement sont creusées. Elle a été redécouverte
dans les années 1950. en 1973,la station de recherches de Cessières est crée ( dépendante du
CNRS ). Des zones forestières sont alors arrachées pour rajeunir la tourbière. Aujourd’hui,
elle est propriété des sociétés de chasse locales.

La tourbière

1.2.1 Description et formation

Après la formation du bassin, les plantes pionnières forment un radeau, qui se mue en
marais puis en tourbière. Celle-ci se bombe alors avec la croissance des sphaignes. Le milieu
tourbeux empèche le dégradation des matériaux organiques, ce qui cause leur accumulation.
a. b.

Cette tourbière, située à 130 km de Paris, à


une surface de 230 ha. Elle se situe à la limite
géologique des plateaux tertiaires au sud et
des plaines crayeuses au Nord. Il s’agit d’une
tourbière dîte acide, ou le pH est aux environs
de 4.
Figure 1 : Schéma de la formation du site. a. état du
site à -10000 ans. b. La tourbière de nos jours

Figure 2 :
Schéma de la
disposition
géomorphologiq
ue du site.
1, 2, 3
emplacement des
prélèvements
numérotés 1,2, 3
par la suite.

Figure 3 :
Situation pédologique de la tourbière.
On peut définir une tourbière comme étant une zone humide colonisée par la
végétation. Le sol des tourbières est très caractéristique (fig. 3). En effet celui-ci est constitué
d’une eau stagnante ou peu mobile qui constitue un milieu asphyxiant. Les micro-organismes
(comme les bactéries ou les champignons) ainsi privés d’oxygène réalisent difficilement la
décomposition et le recyclage de la matière organique. Dans ces conditions dites
d’anaérobiose, la litière végétale se minéralise lentement et partiellement. On assiste alors à
une accumulation de la matière organique peu ou pas décomposée que l’on appelle la tourbe
(contenant 30 à 60% de matière organique). La tourbe constitue alors une véritable roche
fossile issue de la dégradation incomplète des débris végétaux dans un milieu saturé en eau.
Elle peut s’accumuler sur plusieurs mètres d’épaisseur au rythme moyen de 0,2 à 1 mm par an
et les dépôts de tourbe généralement observés ont une épaisseur comprise entre 50 cm et 5 à
10 m.

Les végétaux édificateurs de la tourbe sont essentiellement des Bryophytes (sphaignes


notamment) et Spermaphytes. Une tourbière est active tant que se poursuivent les processus
d'élaboration et d'accumulation de la tourbe à partir de ces végétaux (processus de
turbification ou turfigenèse). Si ces processus cessent, la tourbière devient inactive.[ ]

On distingue alors plusieurs type de tourbières qui se caractérisent aussi bien selon le pH du
milieu, selon la topographie, selon l’origine de l’eau ou encore selon le type de végétation
présente. Cependant, il est possible de classer les tourbières en deux catégories principales :
les tourbières neutro-alcalines, topogènes, ( c'est-à-dire que l’eau est piégée dans des
dépressions ou cuvettes) plates, à Mousses pleurocarpes (mousses dont le sporophyte est
placé sur le coté de la tige généralement ramifiée) et les tourbières oligotrophes (milieu
pauvre), (qualifie un milieu où la concentration en éléments nutritifs est faible) ombrogènes,
(se dit si l’eau est d’origine atmosphérique c'est-à-dire pluie, brouillard ou neige) bombée à
sphaignes Sphagnum palustre, Sphagnum fimbriatum, Sphagnum subnitens.

1.2.2 Caractéristique de la tourbière de Cessières

1.2.2.1 Description

Le cas de la tourbière de Cessières constitue un cas rare. Il s’agit d’une tourbière


bombée, de pente alimentée par une nappe oligotrophe acide. Autrement dit, à Cessières, on
observe une pluviosité inférieure à l’évapotranspiration mais, le fond de vallée est alimenté
grâce à des eaux de ruissellement alors dépourvues de sels calcaires. Cette particularité
permet le maintien d’une tourbière oligotrophe en fond de vallée. On dit que la tourbière de
Cessières est une tourbière oligotrophe topogène. Les caractéristques de cette tourbière sont
une porosité totale de 95%, une teneur en air de 30%, un pH de 4, un rapport C/N de 50
environ et une densité apparente de 0.1.

1.2.2.2 Coupe pédologique

Les sphaignes vivent au-dessus du niveau moyen de l’eau dans la tourbière (fig. 5). La
tourbière se renouvelle par croissance des sphaignes sur celles des niveaux inférieurs. Il y a
tassement des sphaignes mortes en dessous et un peu de dégradation. Au-dessus du niveau de
l’eau, le milieu étant moins asphyxiant (moins d’eau et présence de gaz comme l’oxygène), il
y a un peu de dégradation de la matière organique.
Dans la tourbière, grâce à la présence d’une grande quantité d’eau, la température y est plus
fraîche. L’eau qui s’évapore pompe de la chaleur. En hiver il fait plus froid. La tourbière gèle
difficilement à cause de son inertie thermique.

Observer la dégradation de la matière organique dans une tourbière permet de vérifier qu’elle
est bien active. En effet étant asphyxiante, la dégradation doit y être très faible.

COUPE SUR LA FOSSE ?? + explication

Photo
Sur un carré d’un mètre de coté on délimite trois
zones :
-une zone témoin sans horizons ôtés.
-une zone avec les feuilles de l’année enlevées.
On voit donc les feuilles de l’année précédente.
-une zone où deux horizons sont enlevés. On
observe les feuilles d’il y a deux ans.
On observe une différence de couleur avec la
Figure 5 : Carottage de la tourbière.

1.3 La chênaie
1.3.1 Description
La chênaie se situe sur un sol en pente, autour de la tourbière. Celle-ci est constituée
avant tout de chêne sessile (Quercus sessiliflora), mais aussi de bouleaux et de hêtre.

1.3.2. Coupe Pédologique


On trouve 2 types de sols dans la vallée de Cessières. Les podzols et la tourbe. Les
podzols sont issus de la dégradation et de l’appauvrissement d’anciennes landes. C’est un sol
a profil ABC (horizons distincts) (fig. 4). On y trouve de haut en bas : un humus noté Mor
( constitué d’un horizon A0 épais, subdivisé en L, F, H ), un hoizon A1 ( issus de la
décomposition importante de la matière organique ), puis une formation quaternaire
d’éléments divers ( Cailloutis ), et enfin les sables Thaniens.

OL : Litière
continue avec
feuilles entières puis
fragmentées.
(Feuilles de l’année,
puis des années
précédentes)
A1 : Texture
limoneuse. Noire et
riche en matière
organique des
feuilles des années
précédentes.
A2 : Texture
limoneuse, qelques
cailloux.
Figure 4 : Sol de la chênaie
Bt : Texture limono-
argileuse.

2. OBSERVATION DES RESULTANTES DES PROCESSUS DE DECOMPOSITION.


OBSERVATION DES EFFETS DE LA DEGRADATION DES MATERIEUX
ORGANIQUES.

2.1. Etude comparative de la dégradation dans deux milieux différents.

2.1.1. Etude macroscopique


Nous avons réalisé une étude à la loupe binoculaire (fig. 6,7) afin d’évaluer l’état des
éléments végétaux dans les différents horizons, dans le cas de la chênaie (inutile pour la
tourbière car fragments conservés).
Figure 6 : Feuille de l’horizon OL (×40)
nous observons un début de fragmentation. Celle-ci est due à la
macrofaune. Sans doute plus particulièrement des arthropodes car
nous n’avons pas observé beaucoup de déjections. De plus les
conditions plutôt froides régnant près de la tourbière ne favorisent
pas le développement de ceux-ci. La feuille est encore très brune,
preuve que la dégradation est peu avancée

Figure 7 : Feilles de l’horizon OF (×40)


La fragmentation est un peu plus avancée. La pigmentation est
claire sur une grande partie de la feuille. Les pigments bruns
formés au moment de la sénescence des feuilles ont été digérés. La
lyse des pigments est faite surtout par les champignons
saprophytes.

La première étape consiste à mettre en rapport le temps de décomposition de l matière


organique et à quantifier les effets observés. Nous avons donc soumis des échantillons
végétaux de l’année à différents milieux d’altération. Ces échantillons sont prélevés et
examinés à intervalles réguliers.

Matériel :

-grillages plastiques imputrescibles : un maillage de 1x1mm


un maillage de 5x5mm
-4 sacs étanches (témoin)

Protocole :

- prélever de la végétation des deux milieux étudiés (graminées ubiquistes (molinie), feuilles
de bouleau Betula alba et de chêne Quercus pedunculata).
- les déposer dans deux grillages plastiques à maillages différents ainsi que dans un sac
étanche (témoin)

- enfouir les sacs dans la tourbière : un à un niveau à 10cm (ainsi qu’un sac étanche) et un

autre à 40cm (ainsi qu’un sac étanche)

-faire de même dans la chênaie en enterrant les sacs aux mêmes niveaux que précédemment.
-peser la litière contenue dans les sacs à intervalles réguliers (à préciser)

Figure 7: Schéma de l’expérience (ici sol de chênaie, principe similaire pour la tourbière)

Afin de mettre en rapport les résultats observés avec la réalité pédologique, nous avons
réalisé des observations d’échantillons végétaux dans les différents horizons.

2.1.2. Etude microscopique


On réalise des lames mince dans des échantillons de matériaux organiques dans les différents
horizons et à différents emplacements.

Feuille dont Tige et feuille


la de sphaigne
dégradation de l’horizon
du limbe a (1). Pas de
commencée fragmentatio
(OL). n. Les
Dégradation feuilles sont
des vaisseaux liées à la
moins tige.
avancée
Limbe Feuille de
totalement sphaigne de
dégradé. l’horizon (2).
Seuls les Débris
vaisseaux végétaux
persistent encore
(OF) reconnaissab
le bien que
fragmentés.
Matière Matière
organique organique
dégradée et très
fragmentée. fragmentée.
Colonies Les
bactériennes fragments
nombreuses et végétaux ne
très visibles. sont plus
reconnaissab
les.
Figure 8 : Tableau d’étude microscopique des différents horizons des deux milieux (×400)

On détermine aussi les variations de matériaux organiques par des dosages. On utilise deux types
de dosages : le dosage d’azote dit Kjeldahl et un dosage du carbone par combustion totale.

Matériel :
-Machine de dosage automatique (à la fois hotte, colonne de distillation,..)
-Verrerie de laboratoire
-Solution d’acide sulfurique concentré
-Oxyde mercurique rouge
-Solution d’acide Salicylique et de thiosulfate
-Soluton d’acide borique
-K2SO4
-Thiosulfate
-Solution d’acide borique

Protocole :
On minéralise l’azote de l’échantillon à l’aide d’acide sulfurique concentré à chaud en présence
d’acide mercurique rouge et de sels K2SO4 (catalyseurs). On distille et on condense le NH3
gazeux. On réduit les nitrates et nitrites grâce à k’acide Salicylique et au thiosulfate. On rajoute
de la soude pour obtenir un pH de 9.5. On titre ensuite la solution obtenue à l’aide d’acide
borique.

EN COURS ……………..
Enrichissemen en azote atmosphérique : 17 kg azote/ ha / an. Les nitratesparticipent à
l’euphorisation(=Mx. S’enrichiten matière nutritive ) NH4+ et NH3 ds l’eau = processus de
dégradation incomplete de la mat. org

2.2. Observation de litières le long d’un transect réalisé dans la chênaie.

2.1.1. Etude macroscopique


EN COURS

Schéma du transect

2.1.2. Etude microscopique

3. RESULTATS ET LEURS INTERPRETATION : COMPARAISON DES DEUX


MILIEUX ET FIABILITE DU MODELE.
3.2. Interprétation microscopique

Nous observons sur les lames minces l’action de divers décomposeurs (les vers de
terre, les arthropodes, les champignons et les bactéries.) L’action de la microfaune est visible
dès l’horizon (quelques mois après la tombée des feuilles) dans le cas de la chênaie. Pour la
tourbière, nous observons que les tiges feuillées sont entières. Il n’y a aucune trace d’activité
bactérienne ou d’une mésofaune. Le limbe est parfaitement conservé (parois des cellules
visibles). On observe sur les lames suivantes une décomposition très rapide dans le cas de la
chênaie. Rapidement tout le limbe est détruit est seuls les parties ligneuses restent présentes.
Pour la tourbe, les fragments végétaux deviennent difficilement identifiables dans les horizons
suivants, bien que non décomposés. Cela résulte de la compression de ces fragments et de
l’acidité de la tourbière. L’étude des lames minces a permis d’établir une liste des
décomposeurs présents : bactéries (très diverses, ne pouvant faire l’objet d’une liste
exhaustive ici), acariens dont les plus présents sont de l’espèce …………… Vers de terres et
arthropodes (insectes aptérygotes : protoures, diploures…). Le limbe est le premier attaqué.
Nous pouvons donc nous attendre à ce que les premiers éléments recyclés soient ceux présent
en plus grande quantité dans le limbe. C’est cette hypothèse que vient vérifier les dosages
Kjeldahl.

DOSAGES EN COURS, RESULTATS A LA RENTRéE

CONCLUSION

BIBLIOGRAPHIE

SITES INTERNET
[1] ecol.ucl.ac.be/tourbiere/doc/types.html
[2] pole-tourbieres.org
[3] CONNICK F. (1991) et al.
[4] COPIN B. (2000) Mémoire de maîtrise UFR, 67p
[5] Charte départementale pour l’environnement et pour le développement durable de l’Aisne,
projet n°12- Gestion durable du marais de Cessières-montbavin-laniscourt

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