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Paul Gautier Un recueil de lettres faussement attribué à Michel Psellos In: Revue des études

Un recueil de lettres faussement attribué à Michel Psellos

In: Revue des études byzantines, tome 35, 1977. pp. 99-106.

Résumé REB 35 1977Francep. 99-106 P. Gautier, Un recueil de lettres faussement attribué à Michel Psellos. — L'auteur présente et édite (sans traduction ni résumé) huit courtes lettres transmises sous le nom de Psellos dans le Vindobonensis philol. gr. 321. De l'analyse de leur contenu et du lemme de la lettre 9 (non éditée et réservée pour une publication ultérieure) il ressort que ce recueil épistolaire lui a été faussement attribué par le copiste.

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Gautier Paul. Un recueil de lettres faussement attribué à Michel Psellos. In: Revue des études byzantines, tome 35, 1977. pp.

99-106.

tome 35, 1977. pp. 99-106. http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/rebyz_0766-5598_1977_num_35_1_2067

UN RECUEIL DE LETTRES FAUSSEMENT ATTRIBUÉ

A MICHEL PSELLOS

Paul GAUTIER

Le Vindobonensis phiîol. gr. 321, manuscrit estimé de la seconde moitié du xnie siècle1, est un ouvrage bien connu des byzantinistes qui s'intéressent aux textes de rhétorique et aux recueils épistolographiques. Il contient, par exemple, outre des opuscules de grammaire et de métrique, des collections épistolaires de grand intérêt : la correspondance de Georges Tornikès récemment éditée2, celles de Procope de Gaza, de Théodore II Laskaris et de Nicéphore Blemmydès. Michel Psellos y est représenté en deux endroits, mais par des textes mineurs : 1) aux folios 309 r~v par trois courtes poésies, dont la première a été éditée par L. Sternbach3 et la troisième par A. Garzya4, la seconde restant inédite; 2) aux folios 51r~v, entre les opuscules de Jean Tzetzès et la suite de la correspondance de Georges Tornikès, le copiste — le lemme paraît bien être de la même main que le texte — a placé sous

1. H. Hunger, Katalog der griechischen Handschriften der österreichischen Nationalb

I. Codices historici. Codices philosophici et philologici, Vienne 1961, p. 409-418.

J. DarrouzèS, Georges et Dèmètrios Tornikès. Lettres et discours, Paris 1970. Les

ibliothek.

2.

observations qu'on y trouve (p. 62-66) sur la manière du copiste et les bévues qu'il commet sont également valables pour les folios 51r-v de notre texte.

3.

L. Sternbach, Analecta byzantina, Ceské Museum filologiëke 6, 1900, p. 318. Son

attribution à Psellos n'est nullement assurée. Cette poésie a été éditée d'autre part par

K. Krumbacher, Mittelgriechische Sprichwörter, Sitzungsberichte d. kön. Akad. d.

Wiss., 1893, p. 266; E. Miller, Manuelis Philae carmina, II, Paris 1857, p. 418 ; Idem, Catalogue des manuscrits grecs de la bibliothèque de VEscorial, Paris 1848, p. 49 ; A. Garzya, Versi e un opuscolo inediti di Michèle Psello, Le Parole e le Idee 4, 1966, p. 23 n. 2.

4. A. Garzya, art. cit., p. 26.

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son nom, en haut du f. 51, un lot de neuf lettres, toutes anépigraphes et la plupart très brèves, où, n'était la suscription susmentionnée, rien ne trahit la manière de Psellos. Qui plus est, quelques singularités poussent à suspecter la justesse de l'attribution. On constate tout d'abord que le copiste lui-même n'était pas très fixé sur l'auteur de la lettre 8, puisque le texte est, de sa main, accosté dans la marge du double lemme : του πατριάρχου, et, immédiatement au-dessous του ύπερτίμου. Cette attribution hésitante est révélatrice de la confusion commise.

Il faut, d'une part, à notre sentiment, lire : τφ πατριάρχη του ύπερτίμου, car le contenu autorise à identifier le destinataire, sans la moindre hésitation, avec un patriarche de Constantinople. D'autre part, si le copiste a inclus cette lettre dans le lot, c'est parce qu'il se figurait qu'en l'absence de prénom et de patronyme le qualificatif « hypertime », qu'il lisait sûrement sur l'exemplaire qu'il copiait, ne pouvait désigner que le premier et le plus illustre porteur de cette dignité. Mais l'identification n'était pas justifiée :

la pièce est bien de la main d'un hypertime, mais ce dernier est Euthyme Malakès, métropolite hypertime de Néopatras, à qui il convient de la

restituer5.

Dans la lettre 5 l'auteur fait allusion à son frère qui est très peiné par les propos tenus à son encontre par le destinataire du billet. Or, nous avons de bonnes raisons de penser que Michel Psellos n'avait pas de frère : dans

ses deux sœurs, et

l'éloge

funèbre de sa

mère il ne

fait mention que de

nulle part ailleurs on ne trouve la moindre allusion à l'existence d'un frère. Nous avons nous-même, il est vrai, édité une lettre d'un archevêque de Bulgarie (Théophylacte) au frère de Psellos défunt6, mais le lemme de ce billet de consolation a toute chance d'être erroné. La lettre 9, dernière de la collection, est adressée à un sébaste qui a pris l'habit monastique et s'est retiré dans le monastère de la petite île de Plati, au sud-est de Constantinople. Comme le seul sébaste attesté du vivant de Psellos est le neveu du patriarche Michel Cérulaire, le grand drongaire Constantin, et que nous ne possédons à son sujet aucun renseignement

5. C'est la lettre 4 de la correspondance de ce prélat, éditée par K. Bonis, Ενθυμίου

τοϋ Μαλάκη τα σφζόμενα, Athènes 1937, p. 45, d'après le Berolinensis gr. 76 {Philipp. 1480). Il semble que le texte transmis par notre témoin, que ne connaissait pas l'éditeur, est meilleur que celui du manuscrit de Berlin. La bévue du copiste est d'autant plus sur prenante que les premiers folios du Vindobonensis 321 conservent deux discours du même Malakès, mais il est vrai que son titre d'hypertime ne figure pas dans les lemmes. Cf. ΘεoL·γίa 19, 1941-1948, p. 524-558 (K. Bonis).

6.

P. Gautier, Monodie inédite de Michel Psellos sur le basileus Andronic Doucas,

REB 24, 1966, p. 169.

UN RECUEIL DE LETTRES FAUSSEMENT ATTRIBUÉ À MICHEL PSELLOS 101

concernant son éventuelle retraite dans un monastère, l'attribution de cette

lettre à Psellos paraissait déjà très suspecte. Tout doute à cet égard est main

tenant

levé. En étudiant, en vue de sa publication, la correspondance

inédite d'un moine anonyme de la première moitié du xne siècle (Athos Pantocrator 120), nous avons eu l'heureuse surprise de constater que cette lettre anépigraphe, mais attribuée par notre copiste à Psellos, figurait dans la collection athonite (n° 17) avec le lemme suivant : Τω σεβαστφ κυρφ Κωνσταντίνω τφ υΐω του Παλαιολόγου μονάσαντι. Quoi qu'il en soit de l'identification de ce sébaste, jamais encore attesté, il est bien évident que la lettre ne peut avoir Psellos pour auteur, sans compter que du vivant de celui-ci il n'y eut pas d'autre sébaste que Constantin le neveu de Cérulaire7. La fausse attribution des lettres 5, 8 et 9 ne laisse pas de jeter la suspicion sur celle des autres. La troisième lettre mentionne un certain Hèlias qui pourrait être ce moine paillard, goinfre et importun, dont Psellos stigmatise sur le mode humoristique l'humeur vagabonde et contre lequel il met en garde plusieurs de ses correspondants, tout en les invitant à le recevoir, s'ils tiennent à goûter quelques moments de détente8. Si d'aventure il s'agissait de ce moine de mœurs douteuses, on admettrait assez volontiers que la lettre 1, dont le contenu est égrillard et réellement exceptionnel chez Psellos, lui soit adressée. Nous remarquons en effet que dans la lettre 97 de Kurtz-Drexl il écrit au juge de l'Opsikion que, s'en revenant par mer de Trigleia, petit port de la Bithynie, en compagnie du moine Hèlias, il ne fut pas peu surpris d'entendre ce joyeux drille parler en expert des lupanars et des cabarets de la capitale, citer les noms des prostituées qui y exerçaient et s'étendre sur leur habileté professionnelle, exposé qui provo quaitl'hilarité des rameurs et d'une partie des passagers. Or, l'auteur de la lettre 1 évoque précisément avec une pointe d'ironie des conversations de cette nature et rappelle que son correspondant lui dressait le catalogue des prostituées les plus célèbres de la Corinthe de jadis. D'autre part, plusieurs allusions triviales de la même lettre s'accorderaient bien avec le langage scabreux de ce joyeux caloyer, qui au dire de Psellos ne connaissait comme lieux de séjour que son monastère et les lupanars, et qui se donnait à Dieu pendant le jour et à Satan pendant la nuit9. Mais comme il n'a apparemment

7. P. Gautier, La curieuse ascendance de Jean Tzetzès, REB 28, 1970, p. 209, 213-214.
8.

Juge de l'Opsikion), 8 (Au sébastophore Nicéphore), 93 (Au même ?) ; K. Sathas, MB, V, Paris 1876, nos 153-154 (anépigraphes).

E. Kurtz-F. Drexl, Michaelis Pselli scripta minora, II, Milan 1941, nos 97-98 (Au

9. E. Kurtz-F. Drexl, op. cit., n° 98.

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pas reçu de lettres de Psellos, on peut présumer que l'Hèlias de la lettre 3 et le destinataire de la lettre 1 ont toutes chances d'être d'autres personnes. Enfin, rien dans les autres billets ne trahit la manière de Psellos. Compte tenu que les lettres 5, 8 et 9 (celle-ci non éditée ici) ne sont pas de Psellos, on se gardera de lui attribuer les autres. Il est à supposer que le copiste les a toutes mises sous son nom au vu du lemme de la lettre 8 :

constatant que celle-ci avait pour auteur un hypertime, il aura placé tout le lot sous le nom du plus célèbre porteur de cette dignité, l'hypertime Michel Psellos.

Έπιστολαι του Ψελλού

1

Θάμιζε προς ημάς, θαυμασιώτατε* έλεύσοντοα γάρ ήμέραι, δτε δή σου και τους λόγους ζητήσωμεν και την θέαν ίδεΐν ποθησωμεν και των έθών εις έ*φεσιν έ'λθωμεν και απέραντα πάντα τα του πόθου γενήσεται, της

έκδημίας ημάς μή συναπτούσης τους διεστώτας. Τις άρα παραμυθήση με 5 λυπούμενον ; Τίς με τοις παρακλητικούς ψυχαγωγήσειε λόγοις ποθεινοΐς ; Τίς κατά του δεινός ε£πη, υπέρ δέ του δεινός άπολογήσεται ; Τ£ς περί των μαινάδων φήση και διαφοράς τούτων καταριθμήσειε και ονόματα, τίς

ή Λαίς,

λέγων, ή Λέαινα, ή Σινώπη,

ή

Πυρρίνη, ή

Σκιώνη1 ;

Τίς δι'

άπορίαν του πρωκτού τας κόμας τίλλεται2, και τίς πολλά χρήματα δούς 10 άπήλλακται του δεσμού και τάλλα δσα οί της κάτω μοίρας και πράττειν

και λέγειν είώθασιν άπαντες ; Τίς του βασιλέως το ράμφος τοις οδοΰσι κατακεντήσειεν ή μάλλον πηλοποιήσειε ; Τίς άπαν ύπαλείψαι τούτου το

V => Vindobonensis philol. gr. 321, f. 51r-v

1. 3 έλθομεν V

6 δεινός2 : δέοντος V

10 άπήλακται V

1. Il y a lieu de croire que l'auteur a emprunté cette liste de cinq noms à la Souda,

qui les énumère à peu près dans le même ordre sous l'article Έταΐραι Κορίνθιο« (Adler, I, p. 433). Il en manque un seul, Κυρήνη, de prononciation quasi identique au quatrième ; le copiste a pu l'omettre par inadvertance. Rappelons que le moine Hèlias, ami de Psellos (voir supra), connaissait les noms de toutes les prostituées de Constantinople. Cf. E. Kurtz-F. Drexl, op. cit., II, n° 97, p. 1264.

2. Il peut y avoir ici une allusion à Aristophane, Grenouilles, Ali-ATA.

UN RECUEIL DE LETTRES FAUSSEMENT ATTRIBUÉ À MICHEL PSELLOS 103

15

20

πρόσωπον μέλανι και τα έξωθεν θριαμβεύσειε και τα εντός ; Τίς τήν φυσικήν χρείαν εν τοις πεδίλοις τούτου πλήρωση και, τήν χιόνα λιθοβολήσας,

παίση κατ' οφθαλμών ; Τίνος καταψηφίσ' εις κύπελλον τό κώλον ο της

πόλεως Ιπαρχος3, είτα δη και μαλακή έσθήτι περικαλύψη ; 'Αλλ' ώ θεέ θεών, δεΐξον αύτώ τους Κροίσου θησαυρούς, ποια εϊσι τα

Μίδου τάλαντα, <τόν> του Τιμοθέου πλοΰτον4, τον έξαπίνης πλοΰτον ή ταΰθ'

εύρων καΐ τοις εξω χαίρειν άπασι φήσειε και τοις Ινδον συγκαθευδήση πολλά.

2

βλβον Χρεμύλου5, τήν κακοβίαν της απανθρωπιάς Άσίαν6, Ενα δή

Τό θέρος7 εν τη καλάμη φαίνεσθαι παροιμιώδης λόγος φησίν, οι δέ φίλοι πόθεν άν γνωσθεΐεν έτέρωθεν, ή τί παραπεσδν τας γνώμας τούτων έλέγξαι δυνήσεται ; Katpôç αιτήσεως και πραγμάτων πρόπτωσις καΐ μετάπτωσις. 'Αλλ' εγώ νυν ού μόνον σοι τήν έμήν παρέστησα, άλλα και 5 τών άπατηλώς φιλούντων τας γνώμας ώσπερ έξήλεγξα καί, καθάπερ κήρυξ μέγα στεντόρειον βοαν έξασκήσας, πασι δια του γράμματος έγκελεύομαι της αληθούς τε φιλίας άντέχεσθαι καΐ ταύτης, δση δύναμις, περιέχεσθαι. 'Ιδού γάρ σοι καί ή βίβλος άπέσταλται, ήν έπόθεις πάντως καί ήν πυκνώς έζήτεις καί δι' ήν ήμας πολλαΐς ταΐς έκ τών λόγων νιφάσι κατέβαλες. Διέλθε γοΰν μοι

10 ταύτην καί άπαξ καί αδθις καί πολλάκις, ήν βούλοιο, είτα δή καί πέμψον, καί έτέραν άνταποστείλωμεν. Μόνον άεί φιλοπόνει μοι τήν άνάγνωσιν καί γενήσομαί σοι τρόπον έτερον Μάρκελλος, δς μόνος έ'χειν δια χειρός τας

13

insérai

έκτος ante corr. V

15 καταψηφίσεις V || κύπελον V

19 κακοβίαν pro κακόβιον V

17 ποία V

2. 2 παραπεσών V

ποστείλομεν V

3 συνελέγξαι ante

corr. V

6 έξασχήσας V

18 τον

11 άντα-

3. Membre de phrase obscur, dont le texte est peut-être corrompu. C'est Meile Denise

Papachryssanthou, que nous tenons à remercier pour ses suggestions, qui nous a proposé de décomposer le verbe de la ligne 15 (voir apparat).

4. Général athénien, dont la richesse était proverbiale et qui bâtit à Athènes une tour

dédiée à la Fortune. Cf. Souda : Adler, IV, p. 557.

5. Principal personnage du Ploutos d'Aristophane, qui s'enrichit subitement en se mettant à suivre, sur l'ordre d'un oracle, le dieu homonyme.

Le sens de cette péricope, dans laquelle se tapit sans doute quelque citation, nous

échappe complètement.

Le texte suit le précédent sans alinéa ni autre signe de solution de continuité, mais

c'est le début d'une autre lettre ; on ne perçoit en effet aucun rapport de sens entre ce texte et le précédent. D'autre part, le copiste a laissé après πολλά un mot abrégé ou un signe de séparation qui est indéchiffrable sur microfilm. — Sur le proverbe, voir D. K. Karatha-

6.

7.

nasiS, Sprichwörter, Speyer am Rhein 1936, p. 103.

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P. GAUTIER

βίβλους Ίουλιανφ προσέταττε τω κακόφρονι8, τών άλλων εκείνων προτρέψας τήν έπιμέλειαν, πασαν μετακομίζων βίβλον ρητήν τε και άρρητον.

3

Άντίγραμμα9. Ού λυπώ τον Ήλίαν έγώ, άλλ' ήμέραι, σεβασμιώτατε, ούκ οΖδα δέ ει κήρυξ έστιν αγαθών τούτων πόρρωθεν ήμεΐς. Άλλα και πάλιν αυτός αγαθός, ότι τη της άγαθότητος πηγή συγκαθέζεται και παρά ταύτη οικεί και τω φίλτρω ταύτη συνήνωται* έχει δέ και παρά σου το

5 αγαθόν, άλλ' ού το πρώτον, αλλά τό άπό τούτου απαύγασμα, και πώς γάρ ούκ απαύγασμα σύ και της πρώτης λαμπρότητος λαμπηδών άστραπτικωτάτη ; Πάντως γαρ οίδας το αίνιγμα και δευτέρου λόγου ετι ούκέτι δεήσομαι. Τί δέ το του ήλιου πολύ τε και άπειρον ; Όρώ γάρ υπέρ τούτου πολυπλασιά- ζοντά σε τον λόγον, ούκ έχω δέ και δπως αυτόν νοήσαιμι.

4

Ή πάντιμος ψυχή και πανάγαθος, που μοι 6 παμφάγος άνήρ, ή, μάλλον είπεϊν, τό άδηφάγον εκείνο και κοιλιόδουλον παπαδόπουλον10 ; Μάλλον δέ που σοι τό καλόν δράμα, τό ποθεινόν συνομίλημα, ή εύμελής γνώμη,

f. 51 ν ή εύπροαίρετος και καλλίστη συνείδησις ; | Άλλ' ύμεϊς μέν ϊσως ημών

5 έπιλελάθεσθε, έγώ δέ σου και του ήθους εκείνου μεμνήσομαι και της άπλότη- τος <καί> επιεικείας και τών άλλων πάντων καλών, ώσπερ οδν και τών εναντίων του αναιδούς εκείνου και προγάστορος αδελφού σου.

3. 2 τούτον V

4. 2 άδδηφάγον V

5 τό1

: του V

|| τό2

3 συνομίλλημα V

:

του V

7 δυνήσομαι ante corr. V

5 έπιλελάθεσθαι V

6 και inserui

8.

Marcellus fut ce magister equitumper Gallias que l'empereur Constance envoya, en

compagnie du questeur Salloustios, aider le césar Julien dans sa campagne contre les Germains en 356, mais, de l'aveu même de Julien, le vrai chef des opérations fut, de par la volonté de l'empereur, le général Marcellus. Cf. Julien, Discours aux Athéniens, 278b

(anonyme). Voir aussi Zosime, ra, 2. Nous n'avons pas retrouvé la source directe de l'au teur, mais celui-ci pourrait avoir été inspiré par une notice de la Soucia (Adler, II, p. 315, sous l'article έξιστάμενος), où il est écrit que Marcellus était le vrai maître des affaires et que Julien n'avait du chef que le nom et l'apparence. Texte reproduit dans Eunape, fragment 8a : C. Müller, Fragmenta historicorum graecorum, IV, Paris 1868, p. 16. Voir aussi RE 14/2, p. 1491, n° 14.

9. Cette lettre n'a aucun rapport avec la précédente. Psellos mentionne une ou deux

personnes du nom d'Hèlias, dont l'une est un moine (cf. E. Kurtz-F. Drexl, op. cit., II, nos 8, 93, 97, 98 ; K. Sathas, MB, V, nos 153-154), mais rien n'autorise à croire qu'il

s'agit ici de ce personnage. L'épithète σεβασμιώτατος suggère que la lettre est adressée

à

à

un prélat, mais il est bon de remarquer que le qualificatif est, à l'occasion, appliqué

des laïcs. Cf. K. Sathas, op. cit., n° 171 (A Iasitès). 10. Le terme est à prendre au sens péjoratif : prêtre insignifiant.

UN RECUEIL DE LETTRES FAUSSEMENT ATTRIBUÉ À MICHEL PSELLOS 105

5

5

5

Μάλλον ό αδελφός ημών άνιαται πολλά κατά σου λόγοις αύτον τιτρώσκον- τος δεινοις καΐ άθεμίτοις, ώσπερ φησί. Τίνες δε ούτοι και ποίου τυγχάνουσι σχήματος, ούκ έπίσταμαι* βοή δε περί τούτων πολλή και κραυγή κατά πασαν ώραν εγείρεται. Και σύ μεν κηρύττη, οδτος δε κατ' εκείνον όδυναται

το πλησίον11. Βλέπε οδν, αδελφέ, μήποτε καθ' ημών το ρεΰμα μετοχετεύης του σκώμματος και γινώμεθα παρανάλωμα και πασι βροτοΐς έπίχαρμα, άλλα κλΐνόν μοι κάτω τδν αυχένα* πρδς ίσχυρότατον γάρ άνταγωνιστήν ό λόγος εστί σοι.

6

Τδν ευθύς εις άγάπην γενόμενον τέλειον μή ποθήσης, καν ίδης ποτέ· βαθμοί γαρ και τάξεις είσιν αναβάσεων και δροι παραπεπήγασι καθ'

ους καταλύοντες άνθρωποι δρόμου πάλιν άνεχόμεθα. Ό δέ γε μή ούτως, άλλ' ευθύς εις αυτήν άναβεβηκώς τήν άκρώρειαν ταχύ τε πεσεΐται και πρδ του

πτώματος ουδέν τών άρτι βαινόντων επί φιλίαν επάγεται. ΟΙδας που τείνει τουτί τδ αίνιγμα, άλλ' εγώ συγγνώμων, είπερ τις έτερος, ών, ει τδν πόδα τη πρώτη έρύσαντά σε βαθμίδι θεάσομαι, τδ παν αφήσω του παραπτώματος.

7

Τί ού φοιτάς πρδς ήμας, ου"ς ουδείς μεμίσηκε πώποτε, ει μή σύ πάντως έχθρδς ο*ντως υπάρχεις έμός ; Διδ δή σε και τω λευκώ άρτω ψωμίσω και

ποτίσω ίσως άψινθίτην12,

σης κακίας ποίησης ή

τοΰτο πόρον της

άλλ'

άχρι τοΰδε*

μή

γαρ δή

άφιλίας,

ίν' οΰτω φήσαιμι, τω

δέ δεΐνι,

ίνα καν

5 εκείνος άπαξ της εβδομάδος κομίζη μοι τας ύγιείας σου.

Και1 3 τδν αισθητδν ήλιον εις φαϋσιν τοις άνθρώποις και θάλψιν ό δημιουρ-

5. 5 υμών V

6. 2 είσσιν V

7. 2 δυδ V

|| μετοχετεύεις V

|| οΟς :

άς

V

7 κάτω + μοι V

8 λόγος bis V

|| λευκφ όίρτφ : λευκαρωτάτω V

|| ψωμίζω V

3 άψινθίτην :

σαντα V

4 ποιήσεις V

άψή-

8.

11.

12.

τοΰ πατριάρχου in margine ; eadem manus subscripsit τοϋ ύπερτίμου

Le texte est apparemment corrompu.

1 Ps. 73, 16

La première correction «pain blanc» a chance d'être juste, mais nous proposons

la seconde sous toute réserve.

13. Cette lettre ressemble à une lettre d'Euthyme Malakès, métropolite hypertime de

Néopatras, mais le texte que nous éditons diffère par de nombreuses variantes de celui publié par K. Bonis. Voir supra.

106

P. GAUTIER

γος άνήψε, μακαριώτατε δέσποτα, και σέ λαμπρύνας εκείνου φαιδρότερον επί την μεγάλην λυχνίαν απέθετο. ΈπεΙ οδν φιλοτιμότερον εκείνου τας της συμπαθείας ακτίνας εΐωθας έπαφιέναι τοις δεομένοις σου, πρόσειμι 5 και αυτές απορίας τω κρύει περισφιγγόμενος και μικρού κινδυνεύων και αυτήν άποφυσησαι την άναπνοήν. Έπάφες οδν ευμενή τίνα και θερμήν κάμοί την ακτίνα της εύσπλαγχνίας σου, τη συμφύτω σοι συμπαθεία καμπτόμενος, και μη απέλθω των ελπίδων κενός, άνθρωπος έπι μισθω γραφίδα σαλεύων καντεΰθεν του ζην άφορμας παρεχόμενος και μη Ιχων που αλλ'

ή επί τον άπερίκλυστον λιμένα

της συμπαθείας σου. Ει οδν της αυτόχρημα διαμάρτω χρηστότητος, παρά τίνι των άλλων λοιπόν καταφυγών σκεπασθήσομαι ;

10 τας αγκύρας άνάψαι της σωτηρίας μου,

3 Matthieu 5,15

11

περί V