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15 JUIN 2007

TOUR DE GARDE
ANNONCE LE ROYAUME DE JÉHOVAH

Qu’est-ce qui modèle vos valeurs ?


SOMMAIRE
3 À la dérive dans un monde aux valeurs fluctuantes
4 Arrimés à des valeurs immuables
8 Une année dans " le bon pays "
12 L'entreprise monumentale d'Ernst Gluck
15 Saul — confronté à ses anciens amis et à ses anciens ennemis
18 Imitez-vous Jéhovah lorsque vous prenez soin des autres ?
21 Nous sommes ' faits merveilleusement '
26 Jéhovah accorde du prix à notre obéissance
31 Questions des lecteurs
32 " Connaissez-vous Dieu par son nom ? "
ÉTUDES DE LA TOUR DE GARDE
23-29 JUILLET:
Nous sommes ' faits merveilleusement.'. Page 21. Cantiques : 79, 84.

30JU1LLET-5 AOÛT:
Jéhovah accorde du prix à notre obéissance. Page 26. Cantiques : 2, 207.

La dérive dans un monde aux


VALEURS FLUCTUANTES
La LÉGENDE raconte que, muni d'une lanterne, il errait en plein jour à la recherche — obstinée mais vaine — d'un
homme vertueux. Ce philosophe, qui vécut à Athènes au ive siècle avant notre ère, s'appelait Diogène.

Personne ne peut dire si cette histoire est exacte. Une chose est sûre cependant : si Diogène était en vie aujourd'hui,
sa quête serait plus difficile encore ! Beaucoup, en effet, semblent rejeter l'idée qu'il soit nécessaire d'adhérer à une
quelconque norme morale. Les médias font constamment état de graves entorses à la morale — touchant aussi bien
la vie privée que les domaines de la politique, du travail, du sport, des affaires, etc. De nombreuses valeurs chères
aux générations passées sont désormais bafouées. Les normes établies sont remises en question et souvent écartées.
D'autres valeurs sont respectées, verbalement, mais non dans les faits.

" Le temps où il existait une échelle des valeurs commune est révolu ", déclare Alan Wolfe, sociologue des
religions. Il dresse également ce constat : " Jamais dans l'Histoire, on n'a autant perçu la faillite des traditions et des
institutions pour ce qui est d'offrir une direction morale. " Le Los Angeles Times rapporte les commentaires de
Jonathan Glover à propos des cent dernières années. Pour ce philosophe, l'explosion générale de la violence est en
grande partie imputable au déclin de la religion et des lois morales universelles.

Toutefois, la confusion qui existe aujourd'hui autour des valeurs universelles n'a pas annihilé toute volonté de
trouver un code moral. L'ancien directeur général de l'UNESCO, Federico Mayor, affirmait il y a quelques années :
" Plus que jamais, l'éthique doit être la première, la toute première de nos préoccupations. " Mais l'incapacité du
monde à adopter des valeurs justes ne signifie pas pour autant qu'il n'existe pas de telles valeurs, des valeurs saines
que vous pouvez — et devriez — adopter.
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Certains diront pourtant qu'il n'est pas possible d'obtenir un consensus quant aux normes à établir. ' Or, ajouteront-
ils, si les critères du bien et du mal ne font pas l'unanimité, qui donc pourrait déterminer que telle ou telle valeur est
acceptable ? ' Un tel relativisme est en vogue. Mais, comme vous l'aurez constaté, cet état d'esprit n'a guère
amélioré les mœurs.

L'historien britannique Paul Johnson considère que ce relativisme a contribué à " saper [...] le sens aigu des
responsabilités et du devoir provenant d'un code moral établi et objectivement juste ", qui semblait prévaloir
jusqu'au début du xxe siècle.

Est-il donc possible de trouver un " code moral établi et objectivement juste " ou de vivre selon des " lois morales
universelles " ? Existe-t-il une autorité capable de proposer des valeurs immuables qui soient un gage de stabilité
pour notre vie, et qui nous donnent un espoir pour l'avenir ? L'article suivant répondra à ces questions.

Arrimés à des valeurs immuables


TOUTE société opte pour une forme ou une autre de code moral. N'êtes-vous pas d'avis que l'honnêteté, la bonté, la
compassion ou l'altruisme, par exemple, sont des qualités appréciées partout et qui séduisent la plupart d'entre
nous ?

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Des valeurs certes, mais lesquelles ?

Au premier siècle de notre ère vivait un homme cultivé du nom de Saul. Cet homme évoluait dans trois systèmes de
valeurs différents. Pourtant, il avait constaté que, au-delà des coutumes et des lois complexes propres à ces trois
cultures — juive, grecque et romaine —, les hommes étaient guidés par un sens moral inné, la conscience. Après
être devenu l'apôtre Paul, il écrivit : " Lorsque des gens des nations qui n'ont pas la loi font naturellement les choses
de la loi [" obéissent aux impératifs de leur sens moral ", Parole Vivante], ces gens, bien que n'ayant pas la loi, sont
une loi pour eux-mêmes. Ce sont ceux-là mêmes qui montrent que le contenu de la loi est écrit dans leur cœur,
tandis que leur conscience témoigne avec eux. " — Romains 2:14,15.

Mais notre " sens moral " est-il suffisant lorsqu’il s'agit de déterminer ce qui est bien et ce qui est mal ? Comme
vous l'avez sans doute observé, l'histoire de l'homme est, sous ce rapport, jalonnée d'une multitude d'échecs, tant
individuels que collectifs. Beaucoup en sont d'ailleurs venus à la conclusion que les meilleures valeurs qui soient ne
peuvent émaner que d'une source supérieure. Nombreux sont ceux qui reconnaîtront que le Créateur de l'homme est
le mieux placé pour déterminer des normes intemporelles. Dans Présent et avenir, Cari Jung a écrit : " L'homme qui
n'est pas ancré dans le divin n'est pas en état de résister, par la seule vertu de son opinion personnelle, à la puissance
physique et morale qui émane du monde extérieur*.* Présent et avenir, Cari Gustav Jung, trad. Dr R. Cahen, éd.
Buchet/Chastel, 1996, p. 43.
"
Cette conclusion s'accorde avec ces mots d'un prophète du passé : " À l'homme tiré du sol n'appartient pas sa voie.
Il n'appartient pas à l'homme qui marche de diriger son pas. " (Jérémie 10:23). Quant à notre Créateur, il se présente
ainsi : " Je t'instruis pour ton bien, [je] te conduis dans la voie que tu dois suivre. " — Isaïe 48:17, Segond.

Des valeurs issues d'une source fiable

Les deux citations qui précèdent sont issues du recueil de valeurs morales le plus diffusé qui soit — les Saintes
Écritures. À travers le monde, des millions de personnes, chrétiennes, non chrétiennes, ou même athées, ont
recherché perspicacité et sagesse dans les Écritures. Goethe, célèbre poète allemand, a écrit : " Quant à moi, elle lia
Bible] m'était respectable et chère, car j'étais redevable à elle presque seule de ma formation morale*.* Johann
Wolfgang von Goethe, Souvenirs de ma vie, Poésie et Vérité, livre VII, deuxième partie, trad. P. du Colombier, éd. Aubier, 1941, p.
179. " On attribue cette autre déclaration au dirigeant hindou Mohandas Gandhi : " Par-dessus tout, abreuvez-vous
aux sources jaillissant du Sermon sur la montagne [une partie de l'enseignement de Jésus figurant dans la Bible],
[...] car l'enseignement de ce Sermon est destiné à chacun d'entre nous. "

L'apôtre Paul, cité un peu plus haut, a souligné en ces termes le rôle important des Saintes Écritures pour ce qui est
de fournir des valeurs fiables : " Toute Écriture est inspirée de Dieu et utile pour enseigner. " (2 Timothée 3:16). En
est-il bien ainsi ?

Pourquoi ne pas examiner la question vous-même ? Analysez les principes énumérés à la page suivante. Notez
quelles valeurs bienfaitrices ils préconisent. Réfléchissez à la manière dont ces enseignements peuvent influer sur la
qualité de votre vie et de vos relations avec les autres.

Connaîtrez-vous ces bienfaits ?

Les principes que vous venez de considérer ne constituent qu'un petit aperçu des conseils pratiques contenus dans
la Bible. La Parole de Dieu renferme de multiples mises en garde contre des pensées, des propos ou des actions
nuisibles qui risqueraient d'avoir des conséquences graves sur notre vie. — Proverbes 6:16-19.

Oui, les enseignements de la Bible offrent quelque chose qui fait cruellement défaut à la société humaine : des
conseils permettant d'adhérer aux meilleures normes morales qui soient. Tous ceux qui les acceptent et qui les
appliquent voient s'opérer en eux une transformation sensible. Ils pensent mieux et sont animés de meilleurs
mobiles (Éphésiens 4:23, 24). En découvrant les normes de Dieu enseignées dans la Bible, de nombreuses
personnes sont parvenues à extirper de leurs cœurs le racisme, les préjugés ou la haine (Hébreux 4:12). Les Écritures et
les valeurs qu'elles prônent ont également amené des individus à renoncer à la violence et à l'immoralité ; elles les ont
rendus meilleurs.

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DES VALEURS IMMUABLES


La Règle d'or. " Donc, tout ce que vous voulez que les hommes fassent pour vous, de même vous aussi, vous devez le
faire pour eux ; c'est là, en effet, ce que signifient la Loi et les Prophètes. "-Matthieu 7:12.

Aimer son prochain. " Tu dois aimer ton prochain comme toi-même. " (Matthieu 22:39). " L'amour ne fait pas de mal au
prochain ; l'amour est donc l'accomplissement de la loi. "-Romains 13:10.

Respecter les autres. " Dans l'amour fraternel, ayez une tendre affection les uns pour les autres. Soyez toujours les
premiers à vous honorer les uns les autres. " — Romains 12:10.

Favoriser la paix. " Soyez en paix entre vous. " (Marc 9:50). " Si possible, pour autant que cela dépend de vous, soyez
en paix avec tous les hommes. " (Romains 12:18). " Poursuivons les choses qui favorisent la paix. " — Romains 14:19.

Être disposé à pardonner. " Remets-nous nos dettes, comme nous aussi avons remis à nos débiteurs. " (Matthieu
6:12). " Devenez bons les uns pour les autres, pleins d'une tendre compassion, vous pardonnant volontiers les uns aux
autres. " — Éphésiens 4:32.

Être fidèle. " Ta femme est comme l'eau de ta citerne et celle qui jaillit de ton puits. Bois de cette eau ! Ne laisse pas ta
source couler au dehors et sur la place du marché. Garde-la pour toi seul, ne la partage pas avec des étrangers ! Trouve
ta joie avec la femme choisie dans ta jeunesse [...] Que son corps te remplisse toujours de joie ! Sois toujours fou
d'amour ! Mon enfant, pourquoi aimer la femme d'un autre et embrasser le sein d'une inconnue ? " (Proverbes 5:15-20,
Bible en français courant). " Celui qui est fidèle dans ce qui est tout petit est fidèle aussi dans ce qui est beaucoup, et
celui qui est injuste dans ce qui est tout petit est injuste aussi dans ce qui est beaucoup. " (Luc 16:10). " Ce qu'on
cherche chez les intendants, c'est qu'un homme soit trouvé fidèle. " — 1 Corinthiens 4:2.

Être honnête. " Puis-je être moralement pur avec des balances fausses et avec un sac aux poids trompeurs ? " (Mika
6:11). " Nous avons la conviction d'avoir une conscience droite, étant donné que nous voulons nous conduire d'une
manière droite en toutes choses. " — Hébreux 13:18.
Être digne de confiance et juste. " Haïssez ce qui est mauvais et aimez ce qui est bon, et, dans la porte, ménagez une
place à la justice. " (Amos 5:15). " Dites-vous la vérité l'un à l'autre. Avec vérité et jugement de paix, jugez dans vos
portes. " (Zakaria 8:16). " Maintenant que vous avez rejeté le mensonge, dites la vérité chacun à son prochain. " —
Éphésiens 4:25.

Être sérieux et travailleur. " As-tu vu un homme habile dans son travail ? C'est devant les rois qu'il se placera.
" (Proverbes 22:29). " Vaquez à vos occupations sans flâner. " (Romains 12:11). " Tout ce que vous faites, travaillez-y de
toute votre âme, comme pour Jéhovah et non pour les hommes. " — Colossiens 3:23.

Être doux, compatissant et bon. " Revêtez-vous des tendres affections de la compassion, ainsi que de bonté,
d'humilité, de douceur et de patience. " — Colossiens 3:12.

Vaincre le mal par le bien. " Continuez d'aimer vos ennemis et de prier pour ceux qui vous persécutent. " (Matthieu
5:44). " Ne te laisse pas vaincre par le mal, mais continue à vaincre le mal par le bien. " — Romains 12:21.

Donner à Dieu le meilleur de soi-même. " ' Tu dois aimer Jéhovah ton Dieu de tout ton cœur, et de toute ton âme, et de
toute ta pensée. ' C'est là le plus grand et le premier commandement. " - Matthieu 22:37, 38.

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Les valeurs proposées par la Bible ont effectivement aidé des millions d'humains à rompre avec des habitudes et des
pratiques profondément enracinées qui ont ruiné la vie de bien d'autres personnes (1 Corinthiens 6:9-11). Les
enseignements de la Bible leur ont permis d'opérer des changements — ils n'ont pas seulement renoncé à de mauvaises
habitudes, ils ont aussi corrigé leurs cœurs et leurs attentes, transformant ainsi la vie de leur famille tout entière. Même si
le monde se dégrade toujours, partout sur la terre des gens continuent à changer pour devenir meilleurs. Et cela ne va pas
s'arrêter. En effet, comme le dit haïe, " l'herbe verte s'est desséchée, la fleur s'est flétrie, mais la parole de notre Dieu,
elle, durera pour des temps indéfinis ". — Isaïe 40:8.

Connaîtrez-vous personnellement les bienfaits qu'apporté " la parole de notre Dieu " ? Les Témoins de Jéhovah seront
heureux de vous montrer comment faire vôtres les valeurs de la Bible. En vivant en harmonie avec ces valeurs, on
obtient dès à présent l'approbation de Dieu, ainsi que la perspective d'une vie durable, régie par des principes immuables,
les principes divins.
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Une année dans " LE BON PAYS "


EN 1908, le site de la ville biblique de Guézer, qui s'étend en direction de la plaine côtière située à l'ouest de Jérusalem,
fut le théâtre d'une découverte remarquable : une tablette de calcaire datant, selon les estimations, du x° siècle avant
notre ère. Y figure en hébreu archaïque ce que l'on pense être une version simplifiée d'une année agricole et de ses
diverses étapes. Cette tablette a fini par être appelée " Calendrier de Guézer ".
La tablette porte une signature : Abiya. Bien que cet avis ne fasse pas l'unanimité, nombre d'archéologues pensent qu'il
s'agit d'un exercice d'écolier rédigé en vers*. Que diriez-vous d'observer la succession des saisons à travers les yeux d'un
jeune garçon qui vivait à l'époque ? Cela vous rappellera sans doute certains événements bibliques.

Deux mois de récolte

L'auteur de ce calendrier ancestral mentionne en premier la récolte. Bien qu'elle figure en tête de liste, vous comprendrez
sans peine que les Israélites la considéraient comme le couronnement de l'année agricole. Le mois d'Éthanim (plus tard
appelé Tishri) correspond dans notre calendrier à septembre/octobre. Le gros de la moisson étant terminé, il s'agissait
d'une période particulièrement festive, que le jeune Abiya devait sans doute apprécier. Imaginez l'excitation qu'il devait
ressentir au moment d'aider son père à fabriquer la hutte qui deviendrait leur résidence pendant une semaine, sept jours
durant lesquels ils remercieraient chaleureusement Jéhovah pour la fertilité de leurs champs ! — Deutéronome 16:13-15.
À ce moment-là, le temps était presque venu pour la famille d'Abiya de gauler les oliviers. Travail sans doute trop
physique pour le jeune garçon, mais qui devait être amusant à observer (Deutéronome 24:20).
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Les olives ramassées étaient probablement portées au moulin le plus proche pour produire de l'huile. À moins qu'on ne
recourût à une méthode plus simple, qui consistait à mettre les olives éventrées dans de l'eau et à recueillir l'huile flottant
à la surface. En tout cas, le précieux liquide n'avait pas seulement une valeur alimentaire : on s'en servait aussi comme
d'un combustible pour les lampes, et pour soigner les bleus et les blessures du genre de ceux qu'un jeune comme Abiya
pouvait se faire en jouant.
Deux mois de semailles

Quelle agréable sensation de fraîcheur Abiya devait ressentir lors des premières ondées, au début de la saison des pluies !
Son père lui avait probablement expliqué toute l'importance des précipitations pour les cultures (Deutéronome 11:14). Le
sol, calciné par des mois de soleil, redevenait alors meuble, prêt à être labouré. Le laboureur de l'Antiquité maniait avec
dextérité une charrue en bois, tractée par un animal et parfois renforcée d'une extrémité en métal. Toute la difficulté
consistait à tracer des sillons droits. La terre étant précieuse, les agriculteurs Israélites exploitaient jusqu’au moindre
lopin, même s'il se trouvait à flanc de colline. Mais dans ce cas, l'utilisation d'un outillage à main était parfois la seule
option.

Le sol une fois labouré, le blé et l'orge pouvaient être semés. D'ailleurs, dans le Calendrier de Guézer, après les deux
mois de récolte, il est question de deux mois consacrés à ces semailles. Le semeur portait souvent le grain dans un pli
de son vêtement et le répandait d'un ample geste du bras.

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Deux mois de semailles tardives

" Le bon pays " ne cessait jamais de donner ses produits (Deutéronome 3:25). En décembre, les précipitations
atteignant leur maximum, le pays retrouvait sa verdure. C'était l'époque des semailles tardives de légumineuses —
pois, pois chiches, etc. — et autres légumes (Amos 7:1, 2). Sur sa tablette, Abiya en parle comme de la " végétation
printanière " ou, suivant une autre traduction, des " dernières plantations ", une période où l'on mijotait des plats
délicieux avec les nombreux légumes récoltés.

Lorsque la douceur venait mettre un terme à la saison " froide ", l'amandier, annonciateur du printemps, s'habillait de
fleurs blanches et rosés. C'était d'ailleurs le cas au moindre signe de réchauffement, parfois même dès janvier. — Jérémie
1:11,12.

Un mois de fauchage du lin

Abiya mentionne ensuite le lin. Cela vous rappelle-t-il quelque chose ? Un épisode biblique survenu des siècles avant
les jours d'Abiya, sur le versant est des collines de Judée... Dans la ville de Jéricho, Rahah cacha sur son toit deux
espions " parmi des tiges de lin étalées par rangées " pour sécher (Josué 2:6). Le lin tenait une place importante
dans la vie des Israélites. Pour qu'il libère ses fibres, on devait d'abord mettre ses tiges à rouir. Le rouissage se
faisait lentement sous l'action de la rosée, ou plus rapidement si le lin était placé dans un bassin ou dans un cours
d'eau. Une fois séparées, les fibres de lin servaient à produire du tissu, qu'on utilisait pour fabriquer des voiles, des
tentes ou des vêtements. Le lin servait également à faire des mèches pour les lampes.

Certains contestent l'idée que du lin ait pu être cultivé dans la région de Guézer, où l'eau était relativement peu
abondante. D'autres objectent qu'il n'était cultivé que plus tard dans l'année. C'est pourquoi l'on a également émis
l'idée que, dans le Calendrier de Guézer, le mot " lin " serait synonyme d' " herbe " à fourrage.
Un mois de moisson des orges

Chaque année, à l'approche de l'équinoxe de printemps, Abiya voyait verdir les épis d'orge, céréale dont il
mentionne la récolte après celle du lin dans son calendrier. En hébreu, le mois correspondant est Abib, mot qui
signifie " épis verts ", peut-être en référence au stade où les épis sont mûrs, mais encore tendres. Jéhovah avait
donné cet ordre ; " Qu'on observe le mois d'Abib, et tu devras célébrer la Pâque pour Jéhovah. " (Deutéronome
16:1). Abib (plus tard appelé Nisan) correspond à une période à cheval sur mars et avril. Le moment où l'orge
mûrit a peut-être contribué à fixer le début de ce mois. Aujourd'hui encore, les Juifs karaïtes se fondent sur ce
mûrissement pour fixer le début de leur nouvelle année. Quoi qu'il en soit, le 16e jour d'Abib, il fallait "
balancer " les prémices de l'orge devant Jéhovah. — Lévitique 23:10,11.
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L'orge occupait une place de choix dans l'alimentation de la plupart des Israélites. Les pauvres, notamment, le
substituaient souvent au blé, plus cher, pour fabriquer du pain. — Ezékiel 4:12.

Un mois de moisson et de mesurage

Revenons à Abiya. Voilà qu'un beau matin, il voit les nuages épais se dissiper : la pluie ne tombera plus de
sitôt. La végétation du bon pays sera désormais tributaire de la rosée (Genèse 27:28 ; Zekaria 8:12). Les
agriculteurs Israélites savaient que de nombreux produits cultivés, récoltés au cours des mois les plus
ensoleillés de l'année, avaient besoin d'une combinaison adéquate de vents jusqu'à la Pentecôte. Le vent du
nord, froid et humide, contribuait à la croissance des céréales, mais nuisait aux arbres fruitiers une fois que ces
derniers avaient fleuri. Le vent du sud, chaud et sec, favorisait la floraison et la pollinisation. — Proverbes
25:23 ; Chant de Salomon 4:16.

Jéhovah, le Maître des éléments, a mis en place un système écologique d'une remarquable précision. Du temps
d'Abiya, Israël était vraiment " un pays de blé, d'orge et de vignes, de figues et de grenades, un pays d'olives
riches en huile et un pays de miel ". (Deutéronome 8:8.) Peut-être le grand-père d'Abiya lui avait-il raconté
l'extraordinaire période d'abondance qu'avait connue le règne du sage roi Salomon. C'était une preuve
indiscutable de la bénédiction de Jéhovah. — 1 Rois 4:20.

Aussitôt après le terme " moisson " figure sur le calendrier un mot auquel certains attribuent le sens de "
mesurage ". Faut-il y voir une allusion à la mesure des récoltes en vue d'en donner une partie au propriétaire
du champ et aux ouvriers, ou encore d'en prélever une partie pour payer l'impôt ? À moins qu'il ne faille
traduire le mot par " festivité ", comme le prétendent d'autres spécialistes, auquel cas on pourrait y voir une
allusion à la fête des Semaines, qui tombait au mois de Sivân (mai/juin). — Exode 34:22.

Deux mois d'émondage


Abiya note ensuite deux mois consacrés à la vigne. Se pourrait-il qu'il ait participé à l'effeuillage des vignes,
pour permettre aux rayons du soleil d'atteindre les raisins (Isaïe 18:5) ? Venait ensuite le moment de
vendanger, événement excitant pour un jeune de l'époque.

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Quel délice que ces premiers raisins mûrs ! Abiya avait très certainement entendu parler des 12 espions envoyés par
Moïse en Terre promise. Ils étaient partis à l'époque des premiers fruits mûrs pour voir à quoi ressemblait le bon
pays. Une grappe de raisins qu'ils avaient trouvée était si lourde qu'il avait fallu deux hommes pour la porter ! —
Nombres 13:20, 23.

Un mois de fruits d'été


La dernière ligne du calendrier d'Abiya mentionne les fruits d'été. Au Proche-Orient, jadis, l'été était la partie de
l'année agricole consacrée aux fruits. Après l'époque d'Abiya, Jéhovah utilisa l'expression " une corbeille de fruits
d'été " pour illustrer le fait que ' la fin était venue pour son peuple Israël '. Il y avait en effet en hébreu un jeu de
mots entre " fruits d'été " et " fin ", jeu de mots qui aurait dû faire comprendre à l'Israël infidèle que sa fin
approchait et que le jugement de Jéhovah était mérité (Amos 8:2). Au nombre des fruits d'été auxquels songeait
Abiya figuraient inévitablement les figues. Avec les figues d'été, on faisait des gâteaux, et même des cataplasmes
pour les furoncles. - 2 Rois 20:7.

L'intérêt du calendrier de Guézer


Le jeune Abiya se trouvait probablement en contact direct avec la vie agricole du pays. La culture et l'élevage
étaient des activités répandues chez les Israélites de l'époque. Même si le monde agricole ne vous est pas familier,
les indications fournies par la tablette de Guézer vous aideront sûrement à faire revivre le récit biblique, et à mieux
le comprendre.

L'entreprise monumentale d'Emst Gluck


IL Y A de cela plus de trois siècles, Ernst Gluck s'est chargé d'une tâche à laquelle peu d'hommes à travers l'Histoire
ont osé s'atteler : il a décidé de traduire la Bible dans une langue qu'il ne connaissait pas.

Gluck naquit vers 1654 dans la petite ville de Wettin, près de Halle, en Allemagne. Son père était pasteur luthérien.
L'atmosphère pieuse dans laquelle baignait le jeune Ernst fit naître en lui des aspirations spirituelles. Après avoir
achevé ses études de théologie en Allemagne, à l'âge de 21 ans, il partit s'installer dans ce qui est aujourd'hui la
Lettonie. À cette époque, la plupart des habitants de ces contrées avaient peu d'instruction. 11 n'existait que de rares
livres dans leur langue. Gluck écrivit : " Lorsque, jeune homme, je suis arrivé dans ce pays, la première anomalie
que j'ai constatée, c'est que l'Église de Lettonie ne disposait pas de la Bible [...] C'est ce qui m'a amené à m'engager
devant Dieu à étudier la langue jusqu'à la maîtriser à fond. " Gluck était déterminé à fournir aux Lettons la Bible
dans leur langue.

Préparatifs en vue de la traduction


La région où Gluck s'était installé portait alors le nom de Livonie et se trouvait sous domination suédoise. Le
représentant du roi de Suède s'appelait Johannes Fischer. Cet homme poursuivait deux objectifs : améliorer le
niveau d'instruction de la population, et gagner de l'argent. Gluck lui parla de son projet de traduction de la Bible en
letton. Fischer possédait une imprimerie à Riga, la capitale. En imprimant la Bible en letton, il pourrait contribuer à
l'instruction du peuple... et, avec un peu de chance, en tirer un joli bénéfice. Il demanda donc au roi Charles XI de
Suède l'autorisation de faire traduire la Bible, et il l'obtint — en même temps que le financement du projet. Une
ordonnance royale, datée du 31 août 1681, donna officiellement le coup d'envoi aux travaux.

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Dans l'intervalle, Gluck se préparait. Avec ses origines allemandes, il aurait pu se contenter d'utiliser la traduction
de Martin Luther pour produire la Bible en letton. Mais il voulait obtenir le meilleur résultat possible et, pour lui,
cela exigeait de travailler à partir des langues originales, l'hébreu et le grec. N'ayant qu'une connaissance limitée de
ces langues, il retourna en Allemagne, à Hambourg, pour les étudier. Jânis Reiters, un pasteur de Livonie, l'aida,
semble-t-il, dans son apprentissage du letton ainsi que du grec biblique.

Années de labeur — années d'attente

En 1680, après avoir terminé ses études linguistiques, Gluck rejoignit la Lettonie, où il commença son pastorat.
Rapidement, il s'attela à son travail de traduction. En 1683, il se vit attribuer une paroisse plus large, celle
d'Alûksne, dont le nom en vint à être étroitement associé au projet de traduction.

À l'époque, la langue n'offrait pas un vocabulaire suffisamment étendu pour traduire tous les concepts et
expressions bibliques. Gluck employa donc certains vocables allemands. Mais il fit tout son possible pour que la
Parole de Dieu soit disponible en letton, et les spécialistes reconnaissent que sa traduction est d'une grande qualité.
Il créa même certains mots, dont beaucoup sont encore largement utilisés aujourd'hui en Lettonie. Parmi eux
figurent les mots pour " exemple ", " banquet ", " géant ", " espionner " ou " témoigner ".

La correspondance que Johannes Fischer entretenait régulièrement avec le roi de Suède au sujet de l'avancée des
travaux révèle que, vers 1683, Gluck avait terminé la traduction des Écritures grecques chrétiennes. Il acheva la
traduction de la Bible dans son intégralité vers 1689. Cette entreprise monumentale avait duré tout juste huit
années*. * À titre de comparaison, en 1611, la Version autorisée (ou Bible du roi Jacques) en anglais fut le fruit d'un travail de sept
années, mené par 47 spécialistes. Il fallut attendre longtemps avant la publication de l'ouvrage. Mais, en 1694, Gluck
atteignait enfin son objectif. La diffusion de la Bible en letton venait en effet d'être autorisée par le gouvernement.
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Certains historiens ont mis en doute le fait que Gluck ait été le seul auteur de sa traduction. Il est certain qu'il consulta ta
traduction de Luther et qu'il utilisa certaines portions de la Bible qui avaient déjà été traduites en letton à son époque.
Mais ces apports ne constituent qu'une petite partie de son ouvrage. Y aurait-il eu d'autres traducteurs à ses côtés ? Gluck
avait un assistant. Des correcteurs et des réviseurs travaillèrent sur son texte. Mais, selon toute apparence, aucun de ces
intervenants ne contribua directement à la traduction, qui semble bien avoir été effectuée par le seul Ernst Gluck.

L'œuvre de Gluck a contribué largement au développement de la langue écrite en Lettonie, mais, plus important encore,
elle a enfin permis aux habitants du pays de lire la Parole de Dieu dans leur langue et de faire leurs les enseignements
vitaux qu'elle contient. Ils n'ont d'ailleurs pas oublié ce qu'Ernst Gluck a fait pour eux ! À Alûksne, depuis plus de trois
siècles, les Lettons prennent grand soin de deux chênes nommés Glika owli, c'est-à-dire " Les Témoins de Jéhovah
enseignent la Bible dans la ville où Click a réalisé sa traduction. chênes de Gluck ". Ce sont ceux qu'avait plantés le
traducteur pour marquer la parution de la Bible en letton. La ville possède en outre un petit musée où l'on trouve
différentes versions de la Bible, parmi lesquelles un exemplaire de la première édition de la traduction de Gluck. Les
armoiries d'Alûksne arborent une bible et une date : 1689 — l'année où Gluck achevait son œuvre.

Il ne s'arrête pas là !

Peu de temps après son arrivée en Lettonie, Gluck s'était mis à étudier le russe. En 1699,11 écrivait qu'il était en train de
réaliser un nouveau projet : traduire la Bible dans cette langue. Par une lettre datée de 1702, on apprend qu'il avait
commencé la révision de sa traduction en letton. Malheureusement, le contexte avait changé, et les conditions n'étaient
plus favorables à la traduction de la Bible. Après avoir connu une longue période de paix, la Lettonie devint un champ de
bataille. En 1702, l'armée russe écrasa les Suédois et prit Alûksne. Gluck fut déporté en Russie avec sa famille*. Dans la
confusion qui s'ensuivit, il perdit les manuscrits de sa nouvelle version de la Bible en letton et de la traduction en russe. Il
mourut à Moscou en 1705.

La disparition de ces versions lettone et russe fut une perte énorme. Il n'en reste pas moins que tous ceux qui lisent la
Bible en letton tirent, aujourd'hui encore, profit de la traduction d'origine de Gluck.

Mais Ernst Gluck n'a pas été le seul à s'être lancé dans la tâche immense qui consiste à traduire la bible dans une langue
vernaculaire. Grâce à de nombreux autres traducteurs, presque tous les groupes linguistiques disposent de la Parole de
Dieu et peuvent ainsi puiser dans les eaux, si précieuses, de la vérité. En effet, la Bible est aujourd'hui disponible en plus
de 2000 langues. Assurément, Jéhovah continue à se faire connaître aux humains, où qu'ils se trouvent.

14 LA TOUR DE CARDE • 15 JUIN 2007

SAUL
CONFRONTÉ À SES ANCIENS AMIS ET À SES ANCIENS ENNEMIS
C’EST sans doute avec une certaine appréhension que Saul (bientôt connu comme l'apôtre Paul) est retourné à
Jérusalem pour la première fois depuis sa conversion au christianisme*" Saul est mieux connu aujourd'hui sous le nom de l'apô-
tre Paul. Néanmoins, dans la plupart des versets de la Bible qui sont cités dans cet article, c'est par son nom juif, Saul, qu'il est appelé. — Acte, 13:9.
. Lorsque, trois ans plus tôt, il avait quitté la ville, il ' respirait menace et meurtre ' contre les disciples de Jésus et
s'apprêtait à remplir son mandat : arrêter à Damas tous les chrétiens qu'il pourrait trouver. — Actes 9:1, 2 ; Calâtes
1:18.

Une fois devenu lui-même chrétien, Saul a hardiment déclaré sa foi dans le Messie ressuscité. En conséquence de
quoi, les Juifs de Damas ont voulu le tuer (Actes 9:19-25). Saul pouvait-il réellement s'attendre à un meilleur
accueil de la part de ses anciens amis juifs de Jérusalem ? En réalité, son principal souci était ailleurs : il voulait
rencontrer les disciples de Jésus sur place... ce qui n'allait pas être simple.

" En arrivant à Jérusalem, il tâcha de se joindre aux disciples ; mais tous avaient peur de lui, parce qu'ils ne
croyaient pas qu'il fût un disciple. " (Actes 9:26). Réaction prévisible !

LA TOUR DE CARDE • 15JUIN2007 15

L'homme dont ils se souvenaient était un persécuteur impitoyable. Et si sa profession de foi n'était qu'une ruse
pour infiltrer la congrégation ? Les chrétiens de Jérusalem préféraient donc se tenir à distance respectueuse.
L'un d'eux cependant est venu en aide à Saul La Bible raconte que Barrabas a conduit l'ancien persécuteur "
aux apôtres " — se référant probablement à Pierre (Céphas) et à Jacques, le frère du Seigneur — et leur a
décrit la conversion de Saul et sa prédication à Damas (Actes 9:27 ; Calâtes 1:18, 19). On ignore ce qui a
amené Barrabas à faire confiance à Saul. Les deux hommes s'étaient-ils déjà rencontrés, ce qui aurait poussé
Barrabas à s'intéresser à Saul, à le sonder ? Se serait-il alors convaincu de la sincérité de l'homme ? À moins
qu’il n'ait été mis au courant de la volte-face M,' Saul par des chrétiens de Damas ? Quoi qu'il en soit, Barrabas
a levé les soupçons qui pesaient sur Saul. C'est ainsi que celui-ci a pu rester avec l'apôtre Pierre pendant 15
jours.

Quinze jours avec l'apôtre Pierre

Saul avait reçu sa mission directement de Jésus et, comme il l’a écrit aux Galates, il n'avait nul besoin de
l'accord des humains (Galates 1:11, 12). Mais il était sans aucun doute conscient de l'importance d'en savoir
davantage sur le ministère de Jésus.

LA TOUR DE CARDE • 15JUIN2007 16

Son séjour aux côtés de Pierre allait lui donner amplement l'occasion de le faire (Luc 24:12 ; 1 Corinthiens
15:3-8). Il aurait une multitude de questions à poser à Pierre et à Jacques qui, à leur tour, pourraient
l'interroger sur la vision et la mission qu'il avait reçues.

Sauvé des mains de ses anciens amis

Avant de devenir celui qu'on appellera le premier martyr chrétien, Etienne avait discuté avec " ceux de la
synagogue dite des Affranchis, parmi les Cyrénéens et les Alexandrins, et parmi ceux de Cilicie et d'Asie ".
Saul, à son tour, " discutait avec les Juifs parlant grec ", ou " les hellénistes ", leur donnant témoignage avec
hardiesse. Leur réaction ? Ils ont voulu le tuer. — Actes 6:9 ; 9:28, 29, note.

Saul souhaitait, naturellement, expliquer son changement radical de position et tenter d'éclairer ses anciens
amis à propos du Messie. Mais ces " Juifs parlant grec " se sont montrés haineux, voyant en lui un traître.
Saul a-t-il pris la mesure du danger qu'il courait ? Le récit biblique rapporte qu'il était dans le temple, en train
de prier, quand il est ' tombé en extase ' et a vu Jésus qui lui disait : " Hâte-toi et sors vite de Jérusalem, parce
qu'ils n'accepteront pas ton témoignage à mon sujet. " Ce à quoi Saul a répondu : " Seigneur, ils savent bien,
eux, que c'est moi qui emprisonnais et flagellais, de synagogue en synagogue, ceux qui croient à toi ; et quand
on répandait le sang d'Étienne ton témoin, moi aussi je me tenais là, j'approuvais. " — Actes 22:17-20.

Certains voient en cette réponse de Saul l'indication qu'il mesurait le danger. D'autres y voient plutôt une
manière de dire : ' J'étais un persécuteur comme eux, et ils le savent. Ce n'est pas possible que ma conversion
les laisse indifférents. Peut-être seront-ils réceptifs. ' Jésus savait cependant que les Juifs n'accepteraient pas le
témoignage d'un " apostat ". Il a donc déclaré à Saul : " Va, parce que moi je t'enverrai vers des nations au loin.
" — Actes 22:21, 22.

Informés du danger, les compagnons chrétiens de Saul l'ont conduit en hâte jusqu'au port de Césarée. De là, il
a entrepris un voyage de 500 kilomètres à destination de Tarse, sa ville natale (Actes 9:30). Il ne reverrait pas
Jérusalem avant plusieurs années.

Ce départ précipité a sans doute protégé la congrégation chrétienne. La présence de l'ancien persécuteur
rendait la situation explosive. Après son départ, " la congrégation dans toute la Judée, la Galilée et la Samarie
entra dans une période de paix, et elle se bâtissait ; et comme elle marchait dans la crainte de Jéhovah et dans
la consolation de l'esprit saint, elle continuait à se multiplier ". — Actes 9:31.
Des leçons de prudence

Comme au 1er siècle, des situations qui réclament de la prudence peuvent se présenter aujourd'hui. Certes, il
n'y a pas lieu de se méfier outre mesure des personnes que nous ne connaissons pas. N'oublions pas cependant
qu'il est arrivé que des individus sans scrupules tentent de tromper le peuple de Jéhovah, soit pour en tirer un
profit personnel, soit dans le but de porter atteinte à la congrégation. Usons donc de discernement, de manière
à ne pas être trompés par des imposteurs. - Proverbes 3:27 ; 2 Timothée 3:13.

L'attitude de Saul en rapport avec la prédication à Jérusalem nous enseigne une autre leçon de prudence.
Prêcher dans certains quartiers, ou à certaines personnes, y compris parfois à d'anciens amis, peut s'avérer
dangereux — physiquement, spirituellement, et même moralement. Certaines précautions s'imposent, comme
choisir avec soin le moment et le lieu. — Proverbes 22:3 ; Matthieu 10:16.

Nous pouvons avoir confiance que la bonne nouvelle du Royaume sera prêchée avant que n'arrive la fin de ce
système méchant. Suivons donc le bel exemple de Saul qui ' parla hardiment au nom du Seigneur ', autant à
ses anciens amis qu'à ses anciens ennemis ! — Actes 9:28.
LA TOUR DE CARDE • 15 JUIN 2007 17

Imitez-vous Jéhovah lorsque vous prenez soin des autres ?


REJETEZ sur [Dieu] toute votre inquiétude, X\ parce qu'il se soucie de vous. " (1 Pierre 5:7). Quelle chaleureuse
invitation ! Jéhovah Dieu se préoccupe de chaque membre de son peuple, personnellement. Nous pouvons nous sentir en
sécurité dans ses bras rassurants.

Cet intérêt plein d'amour pour autrui, il nous faut, nous aussi, le cultiver et le manifester. Du fait de notre imperfection,
nous devons cependant éviter certains pièges. Mais arrêtons-nous au préalable sur quelques-unes des façons dont
Jéhovah prend soin de son peuple.

Le psalmiste David recourt à l'exemple d'un berger pour dépeindre les marques d'attention de Dieu : " Jéhovah est mon
Berger. Je ne manquerai de rien. Dans des prés où l'herbe abonde, il me fait coucher ; il me conduit près de lieux de repos
qui sont bien arrosés. il ranime mon âme. [...| Même si je marche dans la vallée de l'ombre profonde, je ne crains aucun
mal, car tu es avec moi. " — Psaume 23:1-4.

Étant lui-même berger, David savait ce que s'occuper d'un troupeau impliquait. Le berger protège ses moutons des
prédateurs — lions, loups et ours, par exemple. Il empêche le troupeau de se disperser. Si pourtant un animal s'égare, il
part à sa recherche. Il porte sur son sein les agneaux épuisés. Il prend soin des bêtes malades ou blessées. Tous les jours,
il abreuve ses moutons. Tout cela ne signifie pas pour autant qu'il surveille le moindre de leurs mouvements. Les bêtes
sont libres, mais elles sont protégées. C'est de cette façon que Jéhovah prend soin de son peuple. L'apôtre Pierre explique
: ' Vous êtes préservés par la puissance de Dieu. ' Ici, être " préservés " a le sens littéral d'être " tenus sous bonne garde ".
(1 Pierre 1:5, note.) Motivé par un profond intérêt, Jéhovah veille constamment sur nous, toujours disposé à nous prêter
main-forte chaque fois que nous le lui demandons. Néanmoins, Jéhovah nous a dotés du libre arbitre : il n'intervient donc
pas dans chacune de nos actions ou de nos décisions. Comment pouvons-nous l'imiter sous ce rapport ?

À l'égard de nos enfants " Les fils sont un héritage de Jéhovah. " Par conséquent, les parents devraient protéger leurs
enfants, et prendre soin d'eux (Psaume 127:3). Dans certains cas, les parents devront d'abord inciter leurs enfants à
exprimer ce qu'ils pensent et ce qu'ils ressentent. Ils veilleront à en tenir compte ensuite. Des parents qui, ignorant
complètement la volonté de leurs enfants, tenteraient de contrôler le moindre de leurs mouvements, ressembleraient à des
bergers qui, pour surveiller leurs animaux, les tiendraient en laisse ! Aucun berger n'agirait de la sorte avec son troupeau.
Jéhovah ne le fait pas davantage avec nous.

18 LA TOUR DE GARDE * 15 JUIN 2007

Mariko* * Par souci d'anonymat, certains prénoms ont été changés. reconnaît : " Pendant des années, je me suis contentée
de dire à mes enfants : ' Tu devrais faire ceci ' ou ' Tu ne devrais pas faire cela. ' Je pensais remplir mon rôle de
mère. Je ne leur faisais pas de compliments. Je n'avais pas non plus de véritable communication avec eux. " Sa fille
passait de longues heures au téléphone avec ses amis, mais ses conversations avec sa mère, en revanche, étaient de
courte durée. " Et puis, j'ai compris ce qui faisait la différence, poursuit Mariko. Quand elle était au téléphone, ma
fille manifestait sa compréhension à ses amis par des expressions du style : ' Je suis tout à fait d'accord ', ' Je ressens
la même chose ', etc. J'ai commencé à faire comme elle, pour l'encourager à me livrer ses sentiments. Bien vite, nos
conversations se sont prolongées et sont devenues plus agréables. " Voilà qui souligne l'importance d'une bonne
communication — synonyme, normalement, de dialogue, et non de monologue.

Si les parents doivent chercher à connaître les sentiments et les souhaits de leurs enfants, de leur côté, ces derniers
doivent comprendre que l'attention que leurs parents leur témoignent est une protection. La Bible exhorte les
enfants à obéir à leurs parents, puis elle en donne la raison : " Pour que tout aille bien pour toi et que tu demeures
longtemps sur la terre. " (Ephésiens 6:1, 3). Les enfants qui sont profondément convaincus des bienfaits de la
soumission trouvent plus facile d'obéir.

À l'égard des membres du troupeau de Jéhovah

L'attention pleine d'amour de Jéhovah est manifeste au sein de la congrégation chrétienne. En tant que Chef de la
congrégation, Jésus Christ dirige les anciens pour qu'ils s'occupent du troupeau (Jean 21:15-17). Le mot grec pour
surveillant est apparenté à un verbe qui signifie " veiller soigneusement ". Pierre montre ce que cela implique
lorsqu'il donne l'instruction suivante aux anciens : " Faites paître le troupeau de Dieu qui vous est confié, non par
contrainte, mais de bon gré ; ni par amour d'un gain malhonnête, mais avec ardeur ; ni en personnes qui
commandent en maîtres ceux qui sont l'héritage de Dieu, mais en devenant des exemples pour le troupeau. " — 1
Pierre 5:2, 3.

Oui, les anciens jouent un rôle semblable à celui des bergers. Ils doivent prendre soin de ceux qui sont souffrants
sur le plan spirituel et les aider à se rétablir et à mener une vie droite.
19 LA TOUR DE GARDE * 15 JUIN 2007

Ils ont la responsabilité d'organiser les activités de la congrégation, de prendre des dispositions relatives aux
réunions et de veiller au maintien de l'ordre. — 1 Corinthiens 14:33.

Néanmoins, les paroles de Pierre rapportées ci-dessus attirent notre attention sur un danger — celui qui consisterait
pour des anciens à ' commander en maîtres ' la congrégation. C'est la tendance que développerait un ancien s'il
établissait des règles inutiles. Il se pourrait que, pénétré de sa responsabilité de protéger le troupeau, un ancien aille
trop loin. Citons un cas, survenu en Asie. Convaincus que cela favoriserait la paix dans leur congrégation, des
anciens ont défini la façon dont il convenait d'accueillir les autres à la Salle du Royaume — allant même jusqu'à
préciser qui devait s'exprimer le premier. Malgré les bons mobiles qui les animaient, peut-on dire que ces anciens
imitaient la manière dont Jéhovah prend soin de son peuple ? Sous ce rapport, notez quel état d'esprit l'apôtre Paul
laisse transparaître dans ses propos : " Non que nous dominions sur votre foi, mais nous sommes des compagnons
de travail pour votre joie, car c'est par votre foi que vous êtes debout. " (2 Corinthiens 1:24). Jéhovah fait confiance
à son peuple.

En plus de veiller à ne pas établir de règles dénuées de fondement biblique, les anciens attentionnés montrent leur
intérêt sincère en ne divulguant pas d'informations personnelles. Ils tiennent compte de cet avertissement divin : "
Ne révèle pas les propos confidentiels d'un autre. " - Proverbes 25:9.

Comparant la congrégation des chrétiens oints au corps humain, l'apôtre Paul déclare : " Dieu a composé le corps
[...] afin qu'il n'y ait pas de division dans le corps, mais que ses membres aient un égal souci les uns des autres. " (1
Corinthiens 12:12, 24-26). L'expression grecque rendue par ' avoir un égal souci les uns des autres ' emporte l'idée
de ' s'inquiéter ' les uns pour les autres. Les membres de la congrégation chrétienne devraient avoir un vif intérêt les
uns pour les autres. — Philippiens 2:4.

Mais comment les vrais chrétiens peuvent-ils montrer qu'ils ' s'inquiètent ' les uns pour les autres ? Ils peuvent le
faire en priant en faveur de leurs compagnons et en offrant une aide pratique à ceux qui en ont besoin. Cela peut
avoir pour effet de révéler ce qu'il y a de bon chez ceux qui bénéficient de ces marques d'intérêt. Citons l'exemple
de Tadataka, qui a été l'objet d'une telle attention pleine d'amour. Lorsqu'il s'est fait baptiser, à l'âge de 17 ans, il
était le seul de sa famille à servir Jéhovah. Il raconte : " Des frères et sœurs de la congrégation m'invitaient souvent
chez eux, pour un repas, ou simplement à venir passer un moment. Presque tous les matins, avant d'aller en cours,
je m'arrêtais chez cette famille pour examiner le texte du jour. Ils me donnaient de bons conseils pour affronter les
problèmes à l'école et nous priions ensemble. C'est eux qui m'ont appris à aimer donner. " Aujourd'hui, Tadataka
met en pratique ce qu'il a appris en se dépensant dans un Béthel des Témoins de Jéhovah.

À propos de l'intérêt pour autrui, l'apôtre Paul signale une autre dérive possible. Il fait allusion à certaines femmes
devenues " bavardes et se mêlant des affaires des autres, parlant de choses dont elles ne devraient pas parler ". (1
Timothée 5:13.) S'il est juste de nous intéresser aux autres, nous devons veiller à ne pas aller jusqu'à nous ingérer
dans leurs affaires. ' Parler de choses dont nous ne devrions pas parler ', en nous permettant des critiques par
exemple, peut révéler de notre part un tel intérêt, qui serait excessif.

D'un chrétien à l'autre, ne l'oublions pas, les choix peuvent varier, qu'il s'agisse de la façon de mener sa vie, d'opter
pour tel ou tel régime alimentaire ou de préférer tel divertissement à tel autre (dans la mesure où il est sain,
naturellement). À l'intérieur des limites établies par les principes bibliques, chacun de nous est libre de décider ce
qu'il fera. Paul a exhorté ainsi les chrétiens de Rome : " Ne nous jugeons [...] plus les uns les autres [...].
Poursuivons les choses qui favorisent la paix et celles qui sont constructives, les uns pour les autres. " (Romains
14:13, 19). Notre intérêt sincère pour les autres membres de la congrégation devrait se manifester, non par notre
ingérence dans leurs affaires, mais par notre empressement à les aider. Quand nous prenons soin les uns des autres
de la sorte, l'amour et l'unité règnent, tant au sein de la famille qu'au sein de la congrégation.

20 LA TOUR DE CARDE • 15 JUIN 2007

Page 21
NOUS SOMMES ' FAITS MERVEILLEUSEMENT
" D'une si redoutable manière, je suis fait si merveilleusement. " - PSAUME 139:14.
LA NATURE regorge littéralement de merveilles. Comment sont-elles venues à l'existence ? Certains pensent pouvoir
répondre à cette question sans pour autant envisager l'intervention d'un Créateur intelligent. D'autres estiment qu'exclure
arbitrairement l'idée d'un Créateur restreint notre capacité à comprendre la nature. Selon eux, les créatures terrestres sont
trop complexes, trop variées et, pourrait-on ajouter, trop merveilleuses pour être nées du hasard. Pour beaucoup de gens,
au nombre desquels figurent des scientifiques, les faits attestent que l'univers a eu un Concepteur sage, puissant et
bienveillant*.
1. Pourquoi beaucoup de gens sensés attribuent-ils à Dieu la paternité des merveilles de la terre ?

2
David, roi de l'Israël antique, était convaincu qu'il y avait un Concepteur, qui mérite d'être loué pour ses œuvres
extraordinaires. Bien qu'il vécût longtemps avant notre ère scientifique, il discernait qu'il était entouré d'œuvres
remarquables de Dieu. Il lui suffisait de réfléchir à sa propre constitution pour se sentir profondément impressionné par
la puissance créatrice de Dieu. " Je te louerai de ce que, d'une si redoutable manière, je suis fait si merveilleusement, a-t-
il écrit. Tes œuvres sont prodigieuses, et mon âme le sait parfaitement. " — Psaume 139:14.
2. Qu'est-ce qui poussait David à louer Jéhovah ?

3
David avait acquis cette solide conviction en réfléchissant profondément. De nos jours, les programmes scolaires et les
médias expliquent l'origine de l'homme à grand renfort de théories athées. Si nous voulons avoir une foi semblable à
celle de David, nous devons nous aussi réfléchir profondément. Nous ne pouvons nous permettre de laisser d'autres
personnes penser à notre place, surtout en ce qui concerne des questions aussi fondamentales que l'existence d'un
Créateur.

4
De plus, l'étude des œuvres de Jéhovah renforce la reconnaissance que nous éprouvons à son égard et nous donne
confiance en ses promesses d'avenir. Nous ne pourrons alors qu'être gagnés par l'envie de mieux le connaître et de le
servir. Examinons donc la confirmation que la science moderne a apportée à la conclusion de David, selon laquelle nous
sommes ' faits merveilleusement '.
3, 4. Pourquoi est-il important que chacun de nous réfléchisse attentivement aux œuvres de Jéhovah ?
Notre croissance physique extraordinaire
5
" Toi, tu as produit mes reins ; tu m'abritais dam le ventre de ma mère. " (Psaume 139:13). Chacun de nous a entamé
son existence dans le ventre de sa mère sous la forme d'une cellule unique, plus petite que le point qui termine cette
phrase. Cette cellule microscopique était extrêmement complexe — un vrai laboratoire de chimie en miniature ! Elle
s'est développée rapidement. À peine aviez-vous passé deux mois dans l'utérus maternel que déjà vos principaux
organes étaient formés. Vos reins, par exemple. À la naissance, vos reins étaient prêts à filtrer votre sang, autrement
dit à chasser les toxines et l'excès d'eau tout en retenant les substances utiles. Vos deux reins, s'ils fonctionnent
correctement, filtrent l'eau de votre sang — environ cinq litres chez l'adulte — toutes les 45 minutes !

6
Vos reins contribuent aussi à réguler les minéraux contenus dans votre sang, ainsi que l'acidité et la pression de ce
dernier. Ils assument bien d'autres fonctions essentielles, telles que la conversion de la vitamine D en une forme
active nécessaire au bon développement des os et la production d'érythropoïétine, une hormone qui stimule la
production de globules rouges dans les os. Nul ne s'étonnera que les reins aient été surnommés " les grands
chimistes du corps "*.* Voir aussi " Les reins : des filtres essentiels à la vie ", dans le numéro de Réveillez-vous ! du 8 août 1997
5, 6. a) Sous quelle forme chacun de nous a-t-il commencé sa vie ?
b) Quel rôle les reins jouent-ils ?

7
" Mes os ne t'ont pas été cachés lorsque j'ai été fait dans le secret, lorsque j'ai été tissé dans les parties les
plus basses de la terre. " (Psaume 139:15). La toute première cellule s'est divisée, et les nouvelles cellules ont
fait de même. Bientôt, ces cellules ont commencé à se spécialiser — se différencier — pour devenir des cellules
nerveuses, musculaires, des cellules de la peau, etc. Des cellules du même type se sont regroupées pour former des
tissus, puis des organes. Par exemple, au cours de la troisième semaine qui a suivi votre conception, votre squelette
a commencé à prendre forme. Alors que vous n'aviez que sept semaines et que vous ne mesuriez que 2,5 cm de
long, ce qui allait devenir vos 206 os d'adulte était déjà en place, même si l'ossification n'avait pas encore eu lieu.
7, 8. a) Décrivez les premières étapes du développement d'un fœtus,
b) En quel sens un fœtus est-il " tissé dans les parties les plus basses de la terre " ?

8
Cet extraordinaire processus de développement s'est déroulé dans l'utérus de votre mère, à l'insu de tous, comme
s'il avait été caché dans les profondeurs de la terre. D'ailleurs, la façon dont nous nous développons relève encore
en grande partie de l'inconnu. Par exemple, qu'est-ce qui a activé certains gènes dans vos cellules pour que
s'enclenche le processus de différenciation ? La science finira peut-être par le découvrir, mais comme David le fait
ensuite remarquer, notre Concepteur—Jéhovah — le sait parfaitement depuis le début.

9
" Tes yeux ont vu mon embryon, et dans ton livre étaient inscrites toutes ses parties, pour ce qui est des jours où
elles furent formées et où il n'y avait pas encore une seule d'entre elles. " (Psaume 139:16). Votre première cellule
contenait le plan de tout votre corps. Ce plan a guidé votre développement durant les neuf mois que vous avez
passés dans l'utérus de votre mère, puis durant les plus de vingt ans qu'a duré votre croissance jusqu'à l'âge adulte.
Pendant tout ce temps, votre corps est passé par de nombreuses étapes, toutes orchestrées à partir des informations
programmées dans la cellule originale.

10
Ne disposant pas du microscope, David ignorait tout des cellules et des gènes. Mais il avait discerné que le
développement de son propre corps témoignait d'un plan préétabli. Peut-être avait-il une vague connaissance de la
manière dont les embryons se développent, ce qui lui permettait de conclure que chaque étape devait correspondre à
un modèle et à un calendrier préexistants. En termes poétiques, il parla de ce modèle comme étant ' inscrit ' dans le "
livre " de Dieu.
9, 10. En quel sens la formation des parties de l'embryon est-elle ' inscrite ' dans le " livre " de Dieu ?
11
Aujourd'hui, on sait que les caractères que vous avez hérités de vos parents et de vos ancêtres — qu'il s'agisse de votre
taille, de votre morphologie faciale, de la couleur de vos yeux et de vos cheveux, ou de milliers d'autres caractéristiques
— sont déterminés par vos gènes. Chacune de vos cellules contient des dizaines de milliers de gènes, et chaque gène fait
partie d'une longue chaîne d'ADN (acide désoxyribonucléique). Les instructions destinées à la construction de votre
corps sont " écrites " dans la structure chimique de votre ADN. Chaque fois que vos cellules se divisent - pour produire
de nouvelles cellules ou pour remplacer les anciennes — votre ADN transmet ces instructions, ce qui vous permet de
rester en vie et de conserver votre physionomie. N'est-ce pas un exemple remarquable de la puissance et de la sagesse de
notre Père céleste ?
11. Qu'est-ce qui détermine nos caractères physiques ?
Notre esprit incomparable
12
Combien donc tes pensées me sont précieuses ! Ô Dieu, combien en est élevée la somme immense ! je voudrais les
compter, elles sont plus nombreuses que les grains de sable. " (Psaume 139:17, 18a). Les animaux aussi sont faits
merveilleusement, et il en est qui possèdent des facultés et des sens supérieurs à ceux des humains. Mais Dieu a doté les
humains de facultés mentales qui surpassent de loin celles de n'importe quel animal. " Autant, sous maints aspects, nous
ressemblons à d'autres espèces, autant nous nous en distinguons par notre capacité à manier le langage et la pensée, fait
remarquer un manuel scolaire. Ce qui nous rend uniques, c'est également notre profonde curiosité à l'égard de nous-
mêmes : Comment sommes-nous constitués ? Comment nous sommes-nous formés ? " Voilà des questions que David se
posait, lui aussi.
12. Qu'est-ce qui distingue particulièrement les humains des animaux ?

13
Mais avant tout, à la différence des animaux, nous seuls avons la faculté de méditer les pensées de Dieu** En Psaume
139:18b, David semble dite que, s'il comptait les pensées de Jéhovah depuis le matin jusqu'au soir, à son réveil, le lendemain, il lui en resterait encore
plus à dénombrer. . Ce don singulier est une des caractéristiques illustrant que nous sommes faits " à l'image de Dieu ".
(Genèse 1:27.) David a fait bon usage de ce don. Il méditait sur les preuves de l'existence de Dieu et sur les qualités
attirantes qu'il percevait dans tout ce qui l'entourait. David disposait en outre des premiers livres des Saintes Ecritures,
qui contenaient des révélations que Dieu avait faites sur lui-même et sur ses œuvres. Ces récits inspirés ont aidé David à
comprendre les pensées, la personnalité et le dessein de Dieu. En méditant sur les Écritures, sur la création et sut la
manière dont Dieu avait agi envers lui, David s'est senti poussé à louer son Auteur.
13. a) Comment David pouvait-il méditer sur les pensées de Dieu ?
b) Comment pouvons-nous suivre l'exemple de David ?

Ce que la foi requiert


14
Plus David examinait la création et les Ecritures, plus il prenait conscience qu'il lui serait à jamais impossible
d'embrasser l'ensemble de la connaissance et des possibilités de Dieu (Psaume 139:6). Cela reste vrai en ce qui nous
concerne. Jamais nous ne comprendrons tout des œuvres de Dieu (Ecclésiaste 3:11 ; 8:17). Mais Dieu a rendu "
manifeste " suffisamment de connaissance dans les Écritures et dans la nature pour qu'à n'importe quelle époque ceux qui
cherchent la vérité puissent acquérir la foi, une foi fondée sur du concret. — Romains 1:19, 20 ; Hébreux 11:1, 3.
14. Pourquoi n'avons-nous pas besoin de tout savoir sur Dieu pour avoir foi en lui ?

15
Avoir la foi, ce n'est pas simplement reconnaître que la vie et l'univers ont dû résulter d'une Intelligence. La foi suppose
que l'on considère Jéhovah Dieu comme une personne en qui l'on peut avoir confiance, une personne qui souhaite que
l'on parvienne à la connaître et à conserver de bonnes relations avec elle (Jacques 4:8). Songeons, par exemple, à la
confiance que l'on peut éprouver à l'égard d'un père bienveillant. Supposons que quelqu'un se montre sceptique et sous-
entende que votre père ne vous aidera pas en cas de problème ; peut-être ne réussirez-vous pas à le convaincre que votre
père est digne de confiance. Cependant, si au fil du temps votre père vous a donné de nombreuses preuves de sa bonté,
vous pourrez être sûr qu'il ne vous laissera pas tomber. De façon similaire, la connaissance que nous avons de Jéhovah
grâce à l'étude des Écritures, à l'observation de la création et aux réponses qu'il a données à nos prières en nous
fournissant de l'aide nous incite à avoir confiance en lui. Cela nous donne envie d'en apprendre toujours plus à son sujet
et de le louer éternellement, par amour désintéressé et fidélité. C'est là le but le plus noble qu'on puisse se fixer. —
Éphésiens 5:1, 2.
15. Montrez par un exemple que la foi et nos relations avec Dieu sont liées.

Cherchons à être guidés par Celui qui nous a faits


16
" Scrute-moi, ô Dieu, et connais mon cœur. Examine-moi, et connais mes pensées troublantes, vois s'il y a en moi
quelque voie douloureuse, et conduis-moi dans la voie des temps indéfinis. " (Psaume 139:23, 24). David savait que
Jéhovah le connaissait déjà parfaitement : rien n'échappait à son Auteur de tout ce qu'il pensait, disait ou faisait (Psaume
139:1-12 ; Hébreux 4:13). David se sentait rassuré à l'idée que Dieu le connaissait aussi intimement, tout comme un
enfant se sent rassuré dans les bras de ses parents. David accordait un grand prix à ces relations étroites avec Jéhovah, et
il s'efforçait de les entretenir en réfléchissant profondément aux œuvres du Créateur et en le priant. D'ailleurs, de
nombreux psaumes de David — y compris le psaume 139 — sont en somme des prières mises en musique. La
méditation et la prière peuvent nous aider, nous aussi, à nous approcher de Jéhovah.
16. Qu'apprenons-nous des relations étroites que David entretenait avec Jéhovah ?
17
Étant faits à l'image de Dieu, nous sommes dotés du libre arbitre. Nous pouvons choisir de faire le bien ou le mal.
Cette liberté entraîne une responsabilité morale. David ne voulait pas être associé aux méchants (Psaume 139:19-22). Il
souhaitait éviter de commettre des erreurs douloureuses. C'est pourquoi, ayant pris conscience de la connaissance
absolue dont Jéhovah dispose, il lui a humblement demandé de l'examiner intérieurement et de le guider sur ia voie qui
mène à la vie. Les normes morales de Dieu s'appliquant à tout le monde, il nous faut nous aussi faire des choix
conformes à sa justice. Jéhovah exhorte chacun de nous à lui obéir. C'est à cette condition que nous avons sa faveur et
que nous obtenons de nombreux bienfaits (Jean 12:50 ; 1 Timothée 4:8). En marchant avec Jéhovah jour après jour, il
nous est plus facile de conserver notre paix intérieure, même face à des problèmes graves. — Philippiens 4:6, 7.
17. a) Pourquoi David voulait-il que Jéhovah examine son cœur ?
b) En quoi la manière dont nous exerçons notre libre arbitre influe-t-elle sur notre vie ?

Suivons notre merveilleux Auteur !


18
Durant sa jeunesse, David était souvent dehors à garder les troupeaux. Tandis que les moutons broutaient, tête baissée,
lui levait !es yeux vers le ciel. Dans l'obscurité du soir, il réfléchissait au caractère grandiose de l'univers et à tout ce que
cela pouvait signifier. " Les deux proclament la gloire de Dieu ; et l'œuvre de ses mains, l'étendue l'annonce, a-t-il écrit.
Un jour après un autre jour fait jaillir le langage, et une nuit après une autre nuit révèle la connaissance. " (Psaume 19:1,
2). David comprenait qu'il lui fallait chercher et suivre Celui qui avait fait toutes choses si merveilleusement. Nous
devons agir de la même façon.
18. Qu'a conclu David en contemplant la création ?

19
David a illustré avant l'heure le conseil que son fils Salomon adresserait plus tard aux jeunes : " Souviens-toi donc de
ton Grand Créateur aux jours de ton adolescence. [...] Crains le vrai Dieu et garde ses commandements. Car c'est là toute
l'obligation de l'homme. " (Ecclésiaste 12:1, 13). David a très tôt discerné qu'il était " fait [...] merveilleusement ". Cette
prise de conscience l'ayant conduit ù agir différemment, il en a retiré de grands bienfaits tout au long de sa vie. Que nous
soyons jeunes ou âgés, si nous louons et servons notre Grand Créateur, notre vie présente et notre vie à venir seront des
plus agréables. À propos de ceux qui restent proches de Jéhovah et qui vivent en accord avec ses justes voies, la Bible
fait cette promesse : " Ils prospéreront encore durant les cheveux gris, ils resteront gras et frais, pour annoncer que
Jéhovah est droit. " (Psaume 92:14, 15). Nous aurons alors l'espérance de goûter pour toujours aux œuvres merveilleuses
de Celui qui nous a faits.
19. Que nous soyons jeunes ou âgés, quelles leçons pouvons-nous tirer de ce que nous sommes ' faits merveilleusement ' ?

Pouvez-vous expliquer ?
• Comment la façon dont un embryon se développe montre-t-elle que nous sommes ' faits merveilleusement' ?

• Pourquoi devrions-nous méditer sur les pensées de Jéhovah ?

• Quel lien y a-t-il entre notre foi et nos relations avec Jéhovah ?
LA TOUR DE CARDE • 15 JUIN 2007 25

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JÉHOVAH ACCORDE DU PRIX À NOTRE OBÉISSANCE
" Sois sage, mon fils, et réjouis mon cœur. " - PROVERBES 27:11.

UN ESPRIT d'indépendance et de désobéissance imprègne le monde actuel. L'apôtre Paul en dévoile la raison dans
sa lettre aux chrétiens d'Éphèse : " Vous marchiez jadis selon le système de choses de ce monde, selon le chef du
pouvoir de l'air, l'esprit qui opère maintenant dans les fils de la désobéissance. " (Éphésiens 2:1, 2). Satan le Diable,
" le chef du pouvoir de l'air ", a, pour ainsi dire, inoculé au monde entier l'esprit de désobéissance. Il s'y employait
au 1er siècle, et il le fait avec encore plus de rage depuis qu'il a été expulsé du ciel, à l'époque de la Première Guerre
mondiale. - Révélation 12:9.
1. Quel esprit imprègne la société actuelle ?

2
Nous qui sommes chrétiens, nous savons cependant que Jéhovah Dieu mérite que nous Sui obéissions de tout
cœur, parce qu'il est notre Créateur, Celui qui entretient notre vie, le Souverain plein d'amour et notre Libérateur
(Psaume 148:5, 6 ; Actes 4:24 ; Colossiens 1:13 ; Révélation 4:11). Du temps de Moïse, les Israélites savaient que
Jéhovah était leur Sauveur et Celui à qui ils devaient la vie. C'est pourquoi Moïse leur a dit : " II faut que vous ayez
soin de faire exactement comme Jéhovah votre Dieu vous l'a ordonné. " (Deutéronome 5:32). Oui, Jéhovah méritait
leur obéissance. Pourtant, ils n'ont pas tardé à désobéir à leur Souverain.
3
Quelle importance notre obéissance revêt-elle aux yeux du Créateur de l'univers ? Par la bouche du prophète
Samuel, Dieu a un jour dit au roi Saül : " Obéir vaut mieux qu'un sacrifice. " (1 Samuel 15:22, 23). Pourquoi
l'obéissance passe-t-elle en premier ?

2. 3. Quelles raisons avons-nous d'obéir à Jéhovah ?

Pourquoi l'obéissance vaut-elle mieux qu'un sacrifice ?


4
Jéhovah étant le Créateur, tout ce que nous possédons sur le plan matériel lui appartient déjà. Sachant cela, y a-t-il
quelque chose que nous puissions lui offrir ? Oui, et quelque chose de très précieux. De quoi s'agit-il ?
L'exhortation suivante nous le révèle : " Sois sage, mon fils, et réjouis mon cœur, pour que je puisse répondre à
celui qui me provoque. " (Proverbes 27:11). Nous pouvons offrir à Dieu notre obéissance. Bien que nous n'ayons
pas tous la même vie ni les mêmes antécédents, en étant obéissants nous pouvons tous répondre individuellement
à l'accusation malveillante de Satan le Diable, qui a prétendu que les humains ne resteraient pas fidèles à Dieu
en cas d'épreuves. N'est-ce pas un immense honneur ?
4. En quel sens nous est-il possible d'offrir quelque chose à Jéhovah ?

5
Dieu s'intéresse aux décisions que nous prenons. Si nous lui désobéissons, cela ne le laisse pas indifférent.
Au contraire, il s'attriste dès que quelqu'un s'engage dans une mauvaise voie (Psaume 78:40,41). Imaginez
qu'un diabétique néglige de suivre scrupuleusement le régime qui lui a été prescrit pour son bien et qu'il
continue de manger ce qui lui fait du mal. D'après vous, quels seront les sentiments de son médecin traitant ?
Alors, ne soyons pas étonnés que Jéhovah éprouve de la tristesse quand des humains lui désobéissent ; il sait à
quelles conséquences s'exposent ceux qui méprisent les règles de vie qu'il enseigne.
5. Quels sentiments la désobéissance inspire-t-elle au Créateur ? Quel exemple permet de le comprendre ?

6
Qu'est-ce qui nous aidera personnellement à obéir ? Il convient que chacun de nous demande à Dieu " un
cœur obéissant ", comme l'a fait le roi Salomon. Salomon a formulé cette demande afin de pouvoir " discerner
entre le bon et le mauvais " et servir de juge à ses frères Israélites (1 Rois 3:9). Dans un monde où règne
l'esprit de désobéissance, si nous voulons discerner entre le bon et le mauvais, il nous faut " un cœur obéissant
". Pour que nous conservions un tel cœur, Dieu nous a fourni sa Parole, des publications bibliques, les
réunions chrétiennes et des anciens attentifs. Mettons-nous à profit ces dispositions pleines d'amour ?
6. Qu'est-ce qui nous aidera à obéir à Dieu ?

7
Rappelons qu'autrefois Jéhovah a révélé à son peuple que l'obéissance était plus importante encore que les
sacrifices d'animaux (Proverbes 21:3, 27 ; Hoshéa 6:6 ; Matthieu 12:7). Comment pouvait-il affirmer une telle
chose, alors que c'était lui-même qui avait ordonné à son peuple d'offrir ces sacrifices ? En réalité, celui qui
offrait le sacrifice devait analyser ses mobiles. Cherchait-il à plaire à Dieu ? Ou bien s'agissait-il pour lui d'un
simple rite ? Celui qui désire vraiment plaire à Dieu veillera à obéir à tous ses commandements. Dieu n'a nul
besoin de sacrifices d'animaux ; en revanche, notre obéissance est une chose de valeur que nous pouvons lui
offrir.
7. Pourquoi Jéhovah accorde-t-il plus de valeur à l'obéissance qu'aux sacrifices ?

Un exemple à ne pas suivre

8
Ce que la Bible rapporte au sujet du roi Saül montre à quel point l'obéissance est importante. Saül était à ses
débuts un dirigeant humble et modeste, ' petit à ses propres yeux '. Mais, avec le temps, l'orgueil et de mauvais
raisonnements finirent par lui dicter ses décisions (1 Samuel 10:21, 22 ; 15:17). Vint un moment où Saül dut
se préparer à combattre les Philistins. Samuel lui dit d'attendre qu'il vienne offrir des sacrifices à Jéhovah et lui
fournir de plus amples instructions. Or, Samuel ne vint pas aussi rapidement qu'il l'avait annoncé, si bien que
le peuple commença à se disperser. Voyant cela, Saül " offrit l'holocauste ". Ce n'était pas de nature à plaire à
Jéhovah. Quand finalement Samuel arriva, Saul avança comme prétexte le retard du prophète pour excuser sa
désobéissance, disant qu'il s'était " contraint " à offrir l'holocauste afin d' ' adoucir la face de Jéhovah '. Dans
l'esprit du roi, il était plus important d'offrir ce sacrifice que d'obéir aux instructions qu'il avait reçues, c'est-à-
dire d'attendre que Samuel offre le sacrifice. Samuel lui dit alors : " Tu as agi sottement. Tu n'as pas gardé le
commandement de Jéhovah ton Dieu, celui qu'il t'avait commandé. " En désobéissant à Jéhovah, Saül perdit la
royauté. — 1 Samuel 10:8 ; 13:5-13.
8. Pourquoi Dieu n'a-t-il plus voulu de Saul comme roi ?

9
Le roi tira-t-il leçon de cet épisode ? Pas du tout. Plus tard, Jéhovah ordonna à Saül d'exterminer la nation
d'Amaleq, qui avait jadis attaqué Israël sans raison. Saül ne devait pas même épargner les animaux domestiques. Il
obéît dans la mesure où il abattit Amaleq " depuis Havila jusqu'à Shour ". Lorsque Samuel vint à sa rencontre, le roi
était tout joyeux d'avoir remporté la victoire et il lui dit : " Béni es-tu de Jéhovah. J'ai exécuté la parole de Jéhovah.
" Mais, contrairement aux instructions claires qu'ils avaient reçues, Saül et son peuple avaient épargné le roi Agag
et " [le] meilleur du petit bétail, du gros bétail et des bêtes grasses, ainsi que [les béliers et |...j tout ce qui était bon
". Pour justifier sa désobéissance, le roi Saùl déclara : " Le peuple a eu pitié du meilleur du petit bétail et du gros
bétail, afin de sacrifier à Jéhovah ton Dieu. " — 1 Samuel 15:1-15.

9. Comment Saül a-t-il laissé paraître une tendance à la désobéissance envers Dieu ?
10
Samuel dit alors à Saül : " Jéhovah a-t-il autant de plaisir dans les holocaustes et les sacrifices que dans
l'obéissance à la voix de Jéhovah ? Écoute ! Obéir vaut mieux qu'un sacrifice, être attentif vaut mieux que la graisse
des béliers. " (1 Samuel 15:22). Puisque Jéhovah avait estimé que ces animaux devaient être détruits, il ne
convenait pas de les lui offrir en sacrifice.
10. Quelle leçon Saül n'a-t-il pas retenue ?

Soyons obéissants en toutes choses


11
Quel plaisir pour Jéhovah de voir ses fidèles serviteurs demeurer fermes en dépit des persécutions, prêcher le
Royaume à une population souvent indifférente, et assister aux réunions chrétiennes malgré les contraintes que leur
impose le monde du travail ! Il se réjouit de notre obéissance dans ces domaines si importants de notre vie
spirituelle. Les efforts que nous faisons pour l'adorer lui sont précieux, dès lors qu'ils sont motivés par notre amour
pour lui. Peut-être notre dur travail passe-t-il inaperçu aux yeux de nos semblables, mais Dieu remarque ce que
nous lui offrons de tout cœur et il ne l'oublie pas. — Matthieu 6:4.

12
Toutefois, pour plaire entièrement à Dieu, il nous faut être obéissants dans tous les domaines de notre vie. Ne
nous leurrons jamais en nous disant que nous pouvons prendre certaines libertés avec les exigences de Dieu, sous
prétexte que nous lui rendons un culte par ailleurs. Ce serait, par exemple, une erreur de penser que, dans la mesure
où l'on participe régulièrement à certains aspects du culte, on peut commettre impunément l'immoralité ou se livrer
à tout autre péché grave. - Galates 6:7, 8.

11, 12. a) Comment Jéhovah considère-t-il les efforts que nous faisons pour lui rendre un culte qu'il agrée ?
b) Comment pourrait-on se leurrer en pensant faire la volonté de Dieu alors qu'on lui désobéit ?
13
Nous pouvons donc nous interroger : ' Est-ce que j'obéis à Jéhovah dans mes activités de tous les jours,
même dans des domaines qui peuvent me sembler d'ordre privé ? ' Jésus a dit : " Celui qui est fidèle dans ce
qui est tout petit est fidèle aussi dans ce qui est beaucoup, et celui qui est injuste dans ce qui est tout petit est
injuste aussi dans ce qui est beaucoup. " (Luc 16:10). ' Marchons-nous dans l'intégrité de notre cœur ', même '
à l'intérieur de notre maison ', là où personne ne nous voit (Psaume 101:2) ? En effet, notre intégrité peut être
mise à l'épreuve même chez nous. Dans de nombreux pays où l'ordinateur fait désormais partie intégrante de
la maison, il suffit de quelques clics de souris pour avoir accès à des images obscènes. Il y a quelques années,
on ne pouvait voir ce genre d'images qu'à condition de s'aventurer dans des lieux proposant des
divertissements immoraux. Prendrons-nous à cœur ces paroles de Jésus : " Tout homme qui continue à
regarder une femme de manière à éprouver une passion pour elle a déjà commis l'adultère avec elle dans son
cœur. " Refuserons-nous de jeter ne serait-ce qu'un coup d'œil à des images immorales (Matthieu 5:28 ; Job
31:1, 9, 10 ; Psaume 119:37 ; Proverbes 6:24, 25 ; Éphésiens 5:3-5) ? Que dire des programmes télévisés axés
sur la violence ? Partageons-nous le point de vue de notre Dieu, dont l'âme ' hait vraiment quiconque aime la
violence ' ? (Psaume 11:5.) Que dire encore de l'abus d'alcool au foyer ? La Bible condamne l'état d'ivresse,
mais elle met aussi les chrétiens en garde contre le fait de s'adonner à " beaucoup de vin ". - Tite 2:3 ; Luc
21:34, 35 ; 1 Timothée 3:3, note.
13. Comment notre obéissance à Jéhovah pourrait-elle être éprouvée dans notre vie privée ?

14
Autre domaine dans lequel il nous faut être vigilant : les questions d'argent. Nous engagerions-nous par
exemple dans un projet d'enrichissement rapide quasi frauduleux ? Sommes-nous tentés de recourir à des
moyens illégaux pour éviter de payer trop d'impôts ? Ou, au contraire, obéissons-nous consciencieusement au
commandement de ' rendre à tous ce qui leur est dû : à qui exige l'impôt, l'impôt ' ? - Romains 13:7.
Une obéissance motivée par l'amour.
14. De quelles façons montrons-nous que nous obéissons à Dieu en ce qui concerne les questions d'argent ?

15
L'obéissance aux préceptes divins procure des bénédictions. Par exemple, en nous abstenant de faire usage
de tabac, en menant une vie morale et en respectant le caractère sacré du sang, nous éviterons
vraisemblablement de contracter certaines maladies. Par ailleurs, en vivant en harmonie avec la vérité biblique
dans d'autres domaines de notre vie, nous améliorerons certainement notre situation sur les plans économique,
relationnel et familial (Isaïe 48:17). Tout bienfait concret de cette nature peut être à bon droit considéré
comme une bénédiction qui prouve la valeur pratique des lois de Dieu. Cependant, la raison principale pour
laquelle nous obéissons à Jéhovah, c'est que nous l'aimons. Nous ne servons pas Dieu pour des raisons
égoïstes (Job 1:9-11 ; 2:4, 5). Dieu nous a donné la liberté de choisir à qui nous souhaitons obéir. Si nous
choisissons de lui obéir, c'est parce que nous voulons lui plaire et parce que nous cherchons à faire ce qui est
juste. — Romains 6:16, 17 ; 1 Jean 5:3.
15. Pourquoi obéissons-nous aux commandements de Jéhovah?

16
Pour ce qui est d'obéir à Jéhovah par amour, Jésus a laissé un exemple parfait (Jean 8:28, 29). Quand il était
sur la terre, il a " appris l'obéissance de par les choses qu'il a subies ". (Hébreux 5:8, 9.) En quel sens ? Il " s'est
humilié lui-même et est devenu obéissant jusqu'à la mort, oui la mort sur un poteau de supplice ". (Philippiens
2:7, 8.) Jésus s'était déjà montré obéissant au ciel, mais son obéissance fut éprouvée encore plus sur la terre.
Nous pouvons être sûrs qu'il a toutes les qualités pour servir de Grand Prêtre autant à ses frères spirituels qu'au
reste des humains qui ont foi. — Hébreux 4:15 ; 1 Jean 2:1, 2.
17
Qu'en est-il de nous ? Nous pouvons imiter Jésus en faisant de l'obéissance à Dieu notre priorité (1 Pierre 2:21).
Quand notre amour pour Dieu nous pousse à faire ce qu'il demande, même lorsqu'on nous incite à agir autrement
ou que nous sommes tentés de désobéir, nous en éprouvons de la satisfaction (Romains 7:18-20). Soyons, par
exemple, disposés à obéir aux instructions de ceux qui assument la direction du culte pur, même s'ils sont
imparfaits (Hébreux 13:17). Notre obéissance aux commandements divins dans le cadre de notre vie privée est
précieuse aux yeux de Jéhovah.
16. 17. a) Comment Jésus s'est-il montré obéissant à Dieu par amour pour lui ?
b) Comment pouvons-nous imiter Jésus ?

18
Aujourd'hui, obéir à Jéhovah, ce peut être endurer la persécution afin de conserver notre intégrité (Actes 5:29).
Notre obéissance au commandement que Jéhovah nous a donné de prêcher et d'enseigner exige aussi que nous
endurions jusqu'à la fin de ce système de choses (Matthieu 24:13, 14 ; 28:19, 20). Il nous faut de l'endurance pour
continuer de nous réunir avec nos frères, alors que peut-être les pressions du monde nous pèsent. Notre Dieu plein
d'amour sait parfaitement quels efforts nous faisons pour être obéissants dans ces domaines. Pour être totalement
obéissants, cependant, nous devons combattre notre chair imparfaite et nous détourner de ce qui est mauvais, en
apprenant à aimer ce qui est bon. — Romains 12:9.
19
Quand nous servons Jéhovah par amour et d'un cœur reconnaissant, " il devient [pour nous] celui qui récompense
ceux qui le cherchent réellement ". (Hébreux 11:6.) Il est nécessaire et souhaitable de faire des sacrifices, mais c'est
une obéissance totale motivée par l'amour qui plaît le plus à Jéhovah. — Proverbes 3:1,2.
18, 19. Que nous vaut notre obéissance à Dieu ?
Que répondriez-vous ?
• Pourquoi peut-on dire que nous avons quelque chose à offrir à Jéhovah ?
• Quelles erreurs Saul a-t-il commises ?
• Comment pouvez-vous montrer que, pour vous, l'obéissance est préférable au sacrifice ?
• Qu'est-ce qui vous incite à obéir à Jéhovah ?
30 LA TOUR DE GARDE • 15 JUIN 2007

Questions des lecteurs


Le serpent qui a parlé à Eve possédait-il des pattes ?

Comme le rapporte Genèse 3:14, c'est en ces termes que Jéhovah Dieu s'est adressé au serpent qui avait trompé Eve dans le
jardin d'Éden : " Parce que tu as fait cette chose, tu es le maudit parmi tous les animaux domestiques et parmi toutes les bêtes
sauvages des champs. Sur ton ventre tu iras et c'est de la poussière que tu mangeras tous les [ours de ta vie. " La Bible ne dit
pas expressément que l'animal qui a servi à tenter Eve a été privé de ses pattes. Bien que la formulation de Genèse 3:14 ait pu
amener certaines personnes à le penser, il n'y a pas lieu d'affirmer qu'avant cette malédiction les serpents possédaient des
pattes. Pourquoi cela ?

Avant toutes choses, parce que l'objet réel de la condamnation de Jéhovah était Satan, l'esprit invisible qui avait profité d'un
animal insignifiant. La Bible présente Satan comme " le père du mensonge " et " le serpent originel ". Ces deux expressions font
apparemment référence au stratagème de Satan qui a agi comme un ventriloque lorsqu'il a utilisé un animal visible, un serpent,
pour inciter Eve à désobéir au commandement de Dieu. — Jean 8:44 ; Révélation 20:2.

Par ailleurs, les serpents ont été créés par Dieu et, selon toute apparence, Adam leur a donné leur nom avant que Satan ne
trompe Eve. Incapable de raisonner, le serpent qui a parlé à Eve n'avait pas conscience d'être manipulé par Satan et il ne
pouvait pas comprendre le jugement prononcé par Dieu contre les protagonistes désobéissants. Il n'était donc en rien
responsable des événements.

Mais alors, pourquoi Dieu a-t-il parlé de l'abaissement physique du serpent ? D'une part, le comportement du serpent qui, dans
son environnement naturel, rampe sur le ventre et dont la tangue, toujours en mouvement, semble vouloir lécher la poussière,
évoque avec justesse la déchéance de Satan. Alors qu'il jouissait auparavant d'une position élevée parmi les anges de Dieu, il a
été relégué dans une condition d'abaissement que la Bible nomme le Tartare. — 2 Pierre 2:4.

D'autre part, tout comme un serpent est en mesure de mordre un homme au talon, Satan, dans son état d'abaissement, allait '
meurtrir le talon ' de la " semence " de Dieu (Genèse 3:15). La partie principale de cette semence se révéla être Jésus Christ,
qui fut temporairement victime des agents de Satan. Mais la tête du serpent symbolique sera, en son temps, écrasée
définitivement par Christ et ses compagnons oints ressuscites (Romains 16:20). La malédiction de Dieu à ('encontre du serpent
— l'animal visible — figurait donc à juste titre l'état d'abaissement et la destruction finale que subirait le " serpent originel "
invisible, Satan le Diable.

LATOUR DE GARDE • 15 JUIN 2007 31

Connaissez-vous Dieu par son nom ?


CETTE question, qui figurait sur la couverture du périodique Réveillez-vous ! du 22 janvier 2004, a suscité l'intérêt
d'une femme vivant dans le sud-ouest de l'Asie centrale. Elle a écrit plus tard aux éditeurs : " Dès le début, votre
périodique m'a intéressée, et m'a aidée à m'attacher à des valeurs vraies. |e vois désormais la vie sous un jour
plus positif. Je parle à tout le monde de notre Dieu et de la paix que nous apporte ta connaissance. "

En maints endroits — en fait " jusque dans la région la plus lointaine de la terre " — des personnes découvrent le
nom divin, Jéhovah (Actes 1:8). En turkmène, par exemple, il se dit Yehowa, et on le retrouve dans la traduction
turkmène des Saintes Écritures. Psaume 8:1 déclare " Jéhovah notre Seigneur, que ton nom est majestueux
dans toute la terre ! "

Désireuse d'en apprendre davantage sur Jéhovah Dieu, la femme mentionnée plus haut a réclamé la brochure Le
nom divin qui demeure à jamais. Vous pouvez également obtenir un exemplaire de cette brochure de 32 pages en
vous adressant à un Témoin de Jéhovah.

www.watchtower.org