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M me TOUMI, MM. OULD ABBÈS, MOUSSA, HARRAOUBIA

Devant le Conseil de la nation

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16-17 Dhou El Qi’da 1432 - Vendredi 14 - Samedi 15 Octobre 2011 - N°14332 Nouvelle série - www.elmoudjahid.com - ISSN 1111-0287

Nouvelle série - www.elmoudjahid.com - ISSN 1111-0287 LA REVOLUTION PAR LE PEUPLE ET POUR LE PEUPLE

LA REVOLUTION PAR LE PEUPLE ET POUR LE PEUPLE

M. SELLAL À ORAN

Inauguration de l’Ecole demanagement des ressourceseneau

P. 5

de l’Ecole demanagement des ressourceseneau P. 5 NOUREDDINE MOUSSA S’ENTRETIENT AVEC LE DG DU GROUPE KIPCO

NOUREDDINE MOUSSA S’ENTRETIENT AVEC LE DG DU GROUPE KIPCO

Examen des possibilités de coopération dans le domaine de l’habitat

P. 7

PRÉSENTATION DU PROJET DE LOI SUR LA REPRÉSENTATION DES FEMMES

Plus de 110 interventions

P. 3

LA MINISTRE DÉLÉGUÉE CHARGÉE DE LA FAMILLE ET DE LA CONDITION FÉMININE :

«La participation actuelle des femmes en politique est très insuffisante»

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LE SNTE ET LE CLA DÉCIDENT LA SUSPENSION DE LA GRÈVE

Reprise des cours demain

P. 6

RÉÉCHELONNEMENT DES DETTES DES ENTREPRISES

Près de 180 dossiers en cours de traitement

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17 Octobre 1961
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ALI HAROUNPRÉSENTE DES DOCUMENTS
INÉDITS SUR LES MANIFESTATIONS
DU 17 OCTOBRE 1961
AU FORUM D’EL MOUDJAHID
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Le fonds
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remisauxArchives
nationales
P. 9
Le PS demande une reconnaissance officielle par la France
P. 9
Ph. T. Rouabah
2 EL MOUDJAHID
2
EL MOUDJAHID
Météo 24° à Alger 34° à Adrar Sur les régions Nord, des nuageux passagers avec
Météo
24° à Alger
34° à Adrar
Sur les régions Nord, des nuageux passagers avec quelques
pluies la matinée vers les régions Centre. Ces pluies seront ora-
geuses et plus fréquentes vers les régions Est, excepté les régions
de l'Ouest où l'on notera un temps dégagé à peu nuageux. Les vents
seront d'Est à Nord-Est 20/40 km/h avec une mer belle à peu agitée.
Sur les régions sud du pays, le temps sera voilé accompagné de
quelques orages de l'Extrême Sud vers le Hoggar/Tassili.
Ailleurs, temps généralement dégagé. Les vents seront de 20/30
km/h.
Les températures (maximales-minimales) prévues aujourd’hui se-
ront comme suit :
Alger (24- 14°), Annaba (21°-14°), Béchar (28°- 14°), Biskra (26°-
16°), Constantine (21°- 10°), Djanet (28°- 16°), Djelfa (22°- 8°), Ghar-
daïa (27°- 16°), Oran (26°-16°), Sétif (20°- 9°), Tamanrasset (28°-
16°), Tlemcen (26°- 10°).Tindouf (34°-18°), El-Oued (30°-14°), Adrar
(34°-17°), Ouargla (30°- 15°).

Demain, à 11h, à la salle Dar El Djazaïr, palais des Expositions

Conférence de presse sur les Salons EXPOFINANCES et SIELEC 2011

Une conférence de presse sera donnée par les organisateurs du Salon des banques, assurances et produits financiers EXPOFINANCES 2011, et du Salon des industries électriques, électroniques et de l’életro- ménager (SIELEC 2011), demain à 11h, à la salle Dar El-Djazaïr du pa- lais des Expositions.

Demain, à 14h, au café littéraire de l’Union des écrivains algériens

Conférence médiatique sur le livre de l’écrivain Mohamed Baghdade

L’édition Dar El-Hikma organise une conférence médiatique à l’occa- sion de la sortie de livre Haraket El Ilame Takhafi Fi Eldjazair, de l’écri- vain Mohamed Baghdade, demain à 14h, au café littéraire, au siège de l’Union des écrivains algériens.

Etablissement Arts et Culture, les 15, 16 et 17 octobre

Une mémoire pour ne pas oublier le 17 Octobre 1961

L’Etablissement Arts et Culture de la wilaya d’Alger organise un pro- gramme de conférences et d’animation artistique pour la commémora-

tion de la Journée de l’émigration algérienne en France coïncidant cette année le 17 octobre 2011.

• Aujourd’hui, à 15h, au centre des loisirs scientifiques, une confé-

rence de M. Ali Agouni portant sur le parcours historique de Messali Hadj.

• Demain, à 20h, à la salle des fêtes du Bois des Cars de Dély Ibra-

him. À l’occasion de cet événement historique, soirée de variétés animée avec le chanteur Omar Mamache, accompagné de son groupe musical.

• Lundi 17 octobre, à 15h, au centre des loisirs scientifiques : confé-

rence portant sur un témoignage vivant d’un acteur de la tragédie du 17

Octobre 1961 et membre de la Fédération du FLN en France.

Octobre 1961 et membre de la Fédération du FLN en France. Aujourd’hui, à 10h, au cinéma

Aujourd’hui, à 10h, au cinéma Hoggar de Draâ Ben Khedda

Meeting populaire du PT

M me Louisa Hanoune, secrétaire géné- rale du Parti des travailleurs, animera un meeting populaire aujourd’hui, à 10h, au ci- néma Hoggar, à Drâa Ben Khedda, wilaya de Tizi Ouzou.

Aujourd’hui, à 10h

Le premier secrétaire du FFS invité de l’émission «100% politique»

du FFS invité de l’émission «100% politique» L’émission politique « 100% politique » de Radio

L’émission politique « 100% politique » de Radio Algérie Internationale reçoit au- jourd’hui, de 10h à 11h, le premier secré- taire du Front des forces socialistes, M. Karim Tabou. Le débat portera sur les ré- formes politiques engagées actuellement en débat à l’APN, les prochaines échéances électorales et d’autres ques- tions d’actualité nationale et internationale.

Aujourd’hui à Batna

2 e Marathon international de Medghacen

L’Association des amis de Medghacen, en partenariat avec la direction de la jeunesse et des sports et la ligne d’athlétisme de la wilaya de Batna, organise aujourd’hui le 2 e Marathon international de Medghacen. Le ma- rathon démarrera du complexe sportif de la ville de Batna vers le tom- beau de Medghacen.

de la ville de Batna vers le tom- beau de Medghacen. Ce matin à 10 h

Ce matin à 10 h

Conférence débat sur les acquis et les préoccupations de la femme rurale

Le Centre de presse d’El Moudjahid abritera ce matin, à 10 heures, une conférence débat intitulée « Acquis et préoccupations de la femme rurale ». Cette rencontre, marquant la célébration de la Journée mondiale de la femme rurale, sera animée par M me Saïda Benhabyles, présidente du Mouvement fé- minin algérien de solidarité avec la famille rurale.

Demain, à 10h

Conférence débat sur le don d’organes

A l’occasion de la Journée mondiale du don d’organes et de la greffe, pro- mulguée en 2005 par l’OMS, le forum d’El Moudjahid organise, demain à 10h, une conférence-débat sur le don d’organes. La rencontre sera animée par les professeurs Rayane et Benabadji.

Demain, à 10h, au siège de la délégation de l’UE

Conférence de presse de l’exposition de photographies «Alger : regards croisés»

Dans le cadre de ses activités culturelles, la délégation de l’Union européenne en Algérie organise une exposition de photographies intitulée “Alger : regards croi- sés”, le 18 octobre, à 18h, au palais des Raïs (Bastion 23) sur le thème du patri- moine culturel et architectural algérois. En prévision de cet évènement, une conférence de presse sera organisée demain, à 10h, au siège de la délégation.

Demain à Béjaïa

Conférence de presse de l’ambassadeur de France

Conférence de presse de l’ambassadeur de France A l’invitation de M. Omar Alilat, député et vice-pré-

A l’invitation de M. Omar Alilat, député et vice-pré- sident du groupe d’amitié France-Algérie à l’Assem- blée populaire nationale, M. Xavier Driencourt, ambassadeur de France, effectuera une visite à Bé- jaïa demain. A l’issue de cette visite, l’ambassadeur donnera un point de presse le même jour à 14h45, à l’hôtel Chréa de Béjaïa.

Les 16 et 17 octobre, au complexe le Grand Bleu Chenoua

Séminaire national sur «L’ADS, entre vécu, enjeux et défis»

L’Agence de développement social (ADS) organise, sous l’égide du D r Saïd Bar- kat, ministre de la Solidarité nationale et de la Famille, les 16 et 17 octobre, au com- plexe le Grand Bleu Chenoua (Tipasa), un séminaire national sur le thème « L’ADS, entre vécu, enjeux et défis ». En marge du séminaire, une exposition-vente sera or- ganisée au profit des associations bénéficiaires des projets d’appui au développe- ment local au nord-est de l’Algérie (PADSEL-NEA), du projet ONG II et du micro-crédit de l’ANGEM.

Cet après-midi, à 16h, au café littéraire Mohamed Boudia

Conférence-débat autour du livre de Mohamed Messaoudi

La fondation Casbah organise, cet après-midi à 16h, au café littéraire Mohamed Boudia, une conférence débat autour de la présentation de l’auteur le D r Rachid Messaoudi de son livre, le Chaâbi dans la langue de Voltaire, animée par Belkacem Babaci et Abdelhakim Meziani, respectivement président et vice-président de la fon- dation Casbah.

Demain, à 10h, au CRSS

« Le rôle des ressources humaines dans la stratégie du développement administratif en Algérie »

Le Centre de recherche stratégique et sécuritaire (CRSS) organise demain, à 10h, à son siège sis lot n°14, cité Zidek, Ben Aknoun – Alger, une conférence débat sur «Le rôle des ressources humaines dans la stratégie du développement admi- nistratif en Algérie », animée par le D r Amar Bouhouch.

Nedjma

Premier anniversaire du challenge Noudjoum El Wilayate

Le challenge « Noudjoum El Wilayate Eté 2011 », lancé par Nedjma en direction de son réseau de distribution du 1 er août au 30 septembre 2011, a pris fin avec une cérémonie grandiose organisée jeudi 13 octobre, au grand hôtel Mercure à Alger, pour la remise de prix aux points de vente (PDV) et co-distributeurs partenaires lau- réats. Cette cérémonie marque également le premier anniversaire du challenge « Noud- joum El Wilayate », lequel, tout au long de l’année, a récompensé dans ses diffé- rentes éditions, Hivers, Printemps, Automne et Eté, les partenaires du large réseau de distribution de Nedjma.

Aujourd’hui, à 10h, à la salle multisports de Bouira

2 e conférence populaire de l’académie de la société civile

L’académie de la société civile algérienne organise aujourd’hui, à 10h, à la salle multisports de Bouira, la deuxième conférence populaire de la wilaya de Bouira sur « La jeunesse et les problématiques de l’intégration politique en Algérie ».

Youcef

Yousfi

à Sétif

Le ministre de l’Energie et des Mines, M. Youcef Yousfi, effectuera demain une visite de travail dans la wilaya de Sétif. Le ministre visitera, no- tamment, les mines de Zine de Kherzat et Chaâbet, dans

la commune d’Aïn Azel, et il procédera à la mise en ser- vice de projets de raccordement de plusieurs localités de la wilaya au réseau de gaz naturel.

Demain, à 17 h 30, au palais de la Culture

de gaz naturel. Demain, à 17 h 30, au palais de la Culture Journées culturelles russes

Journées

culturelles

russes

La ministre de la Culture M me Khalida Toumi présidera, de- main à 17 h 30, au pa- lais de la Culture Moufdi-Zakaria, l’ou- verture des Journées culturelles russes.

l’ou- verture des Journées culturelles russes. Demain à Ouargla Lancement de la saison professionnelle

Demain à Ouargla

Lancement de la saison professionnelle

Demain à Ouargla Lancement de la saison professionnelle 2011-2012 Le ministre de la Forma- tion et

2011-2012

Le ministre de la Forma- tion et de l’Enseignement professionnels présidera de- main la cérémonie de lance- ment de la saison professionnelle 2011-2012

des nouveaux stagiaires pro- fessionnels de la wilaya d’Ouargla.

Benmeradi à Médéa

Le ministre de l’Industrie, de la Petite et moyenne en- treprise et de la Promotion de l’investissement M. Mohamed Benmeradi, effectuera, de- main, une visite de travail dans la wilaya de Médéa, où il procédera, à 9h30, au siège de la wilaya, à l’ouverture de la rencontre régionale sur les « Guichets uniques décentra- lisés », avant de se rendre dans la zone industrielle de Médéa.

», avant de se rendre dans la zone industrielle de Médéa. Demain, à 9h Célébration de

Demain, à 9h

Célébration de la Journée mondiale de l’alimentation

A l’occasion de la célébration de la Jour- née mondiale de l’ali- mentation, le ministère de la Pêche et des Ressources halieu- tiques prendra part, dans le cadre de la commission nationale multisectorielle chargée de la préparation de la manifestation, aux tra- vaux de la journée scientifique qui se tien- dra demain, à 9h, à Aïn Benian, au siège de la direction de la pêche et des ressources halieutiques de la wilaya d’Alger.

et des ressources halieutiques de la wilaya d’Alger. Demain, à 10h, au Théâtre régional de Tizi

Demain, à 10h, au Théâtre régional de Tizi Ouzou

Présélection des troupes théâtrales des wilayas

Dans le cadre de la 10 e édition des « Jour- nées théâtrales d’expression amazigh », or- ganisées par l’association culturelle Amzegoun N’Djardjer d’Aït Bouadou, en col- laboration avec la direction de la culture et le Théâtre régional Kateb-Yacine de Tizi Ouzou, et ce du 4 au 9 novembre, le comité d’organi- sation arrête demain comme journée de pré- sélection des troupes théâtrales des wilayas de Tizi Ouzou et de Boumerdès. La présélection aura lieu au niveau du Théâtre régional de Tizi Ouzou, à partir de

10h.

Nation

3

EL MOUDJAHID

N ation 3 EL MOUDJAHID PRÉSENTATION DU PROJET DE LOI SUR LAREPRÉSENTATION DES FEMMES Plus de
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PRÉSENTATION DU PROJET DE LOI SUR LAREPRÉSENTATION DES FEMMES

Plus de 110 interventions

L’Assemblée populaire nationale a poursuivi avant-hier, jeudi, ses travaux lors d’une séance plénière présidée par Abdelaziz Ziari, président, consacrée à l’examen du projet de la loi organique fixant les modalités d'élargissement de la représentation des femmes aux assemblées élues, en présence du ministre de la Justice, garde des Sceaux, Tayeb Belaïz, et du ministre des Relations avec le Parlement, Mahmoud Khedri.

D ans son exposé des motifs du projet de loi pour le- quel plus de 100 députés

ont été inscrits à son débat, le mi-

nistre de la Justice, garde des Sceaux, a indiqué que ce texte s'inscrit dans le cadre des ré-

formes politiques en application de l'article 31 bis de la Constitu- tion, révisée de 2008, en vue de promouvoir les droits politiques de la femme en augmentant ses chances d'accès à la représenta- tion dans les assemblées élues. Il

a précisé que l’objet visé est de

permettre à lever les obstacles à l’accès de la femme dans la vie

politique, d’inciter les partis poli- tiques à inclure dans leurs listes une certaine proportion de candi- dates. Le projet en question propose

le recours au système obligatoire

de quotas lors de l’établissement des listes électorales et dans les sièges obtenus par chaque liste avec un pourcentage allant du 1/3

à 30% du nombre total des can-

didats de la liste, qu'elle soit in- dépendante ou présentée par un parti politique, en lice aux élec- tions de l'APN, des APW et APC des communes chefs-lieux de daïra, ainsi que des communes dont la population est supérieure

à 20.000 habitants. Pour encourager les partis po- litiques à œuvrer dans le sens des objectifs tracés dans le projet, il est fait état de la possibilité d'ac- corder aux partis politiques des

Prochaine conférence de l’UNFA

Prochaine conférence de l’UNFA

Prochaine conférence de l’UNFA

La secrétaire générale de l'Union nationale des femmes al- gériennes (UNFA), M me Nouria Hafsi, a annoncé jeudi dernier à Alger la tenue prochaine d'une conférence nationale sur l'élar- gissement de la représentativité de la femme au sein des assem- blées élues, à laquelle tous les partis politiques seront conviés. "Cette conférence nationale, pré- vue début novembre prochain, sera consacrée à l'examen des mécanismes de coordination avec les partis politiques pour renforcer leurs listes électorales par des femmes membres de l'UNFA", a souligné M me Hafsi lors d'une rencontre nationale consacrée à l'examen des ques- tions politiques de l'heure en présence des secrétaires de wi- laya de l'Union.

en présence des secrétaires de wi- laya de l'Union. aides financières spécifiques de l'Etat, calculées

aides financières spécifiques de l'Etat, calculées par rapport au nombre de leurs candidates élues. La commission des affaires juridiques, administratives et des libertés de l'APN, a de son côté

introduit deux amendements, dont celui de ramener la propor- tion de femmes exigée dans une liste de 30 % à 20 %, un impéra- tif devant évoluer progressive- ment avec la réalité sociale et les traditions et spécificités des ré- gions du pays. L’examen du projet de loi or- ganique a été très animé et a sou- levé diverses sensibilités et interrogations au sein de la so- ciété, des plus équitables aux plus extrêmes et au sein des mêmes formations politiques, il a fait éclater les différences. Au FLN, seules les femmes et quelques dé- putés sont pour le maintien du taux à 30%, rejoignant les dépu- tés du RND qui restent favora- bles au projet initial. Au FNA, au

PT et au MSP, où les deux ten- dances s’opposent mais ne se neutralisent pas puisque ceux du Mouvement pour le changement plaident pour un meilleur accès des femmes selon les compé- tences et les mérites, les interro- gations dépassent le bon sens et poussent la logique à user du même quota dans les autres struc- tures et institutions de la Répu- blique, alors que ceux du MSP s’interrogent sur le fait d’imposer la participation des femmes dans la vie politique, au lieu d’agir sur les facteurs pouvant intégrer pro- gressivement la femme dans sa société. Entre ces positions tranchées, certains intervenants laissent s’exprimer leurs émotions et les craintes d’une concurrence dé- loyale, surtout venant d’un réser- voir électoral où les voix des femmes sont en majorité, mettant aux oubliettes les droits des femmes et la particularité de cette

autre moitié de la société, un complément si cher pour les oc- casions, sonne comme une peur des femmes dans la vie politique. D’autres privilégient l’accompa- gnement de la promotion des femmes par d’autres moyens qui lui permettent d’évoluer en har- monie avec ses différentes charges, familiales, sociales et professionnelles. Enfin d’autres vont plus loin en proposant car- rément de retirer le texte en ques- tion et de légiférer en ordonnance contre la sclérose des mentalités et les legs de l’histoire coloniale. Plus de 80 intervenants se sont succédé jeudi se plaçant entre aller progressivement vers l’équi- libre de la représentation ou car- rément au taux du quota indiqué en attendant d’autres situations lors de la poursuite de l’examen du texte de loi, dimanche matin et les réponses du ministre. Houria Akram

APN

Poursuite des travaux demain

L'Assemblée populaire nationale (APN) pour- suivra, demain dimanche, ses travaux en séance plénière qui sera consacrée durant la matinée à la poursuite du débat sur le projet de loi organique définissant les modalités d'élargissement de la re- présentativité de la femme dans les assemblées élues, a indiqué jeudi un communiqué de l'Assem- blée. La séance de l'après-midi, ajoute le communi- qué, sera consacrée à la présentation et au débat du

rapport annuel du gouverneur de la Banque d'Al- gérie. Après le parachèvement du débat et les ré- ponses du gouverneur de la Banque aux questions des députés durant la séance de lundi prochain, souligne le communiqué, l'APN reprendra à partir du mardi 18 octobre jusqu'au 23 octobre les séances plénières qui seront consacrées à l'examen du projet de loi de finances 2012 ainsi qu'aux ré- ponses du ministre des Finances aux questions des députés.

ACTIVITÉ DES PARTIS

Le mouvement des redresseurs du FLN soutient les réformes profondes

L e coordinateur général du mouvement national de redressement et d'authen- ticité, une aile dissidente au sein du

parti du Front de libération nationale, Salah Goudjil, a affirmé avant-hier le soutien de son mouvement aux réformes profondes ini- tiées par le Président de la République en vue de l'ancrage de la pratique démocratique. Intervenant lors d'une conférence natio- nale du mouvement, le conférencier a précisé

que le peuple algérien fondait de grands es- poirs sur cette initiative dont la mise en œuvre est à même de consacrer la pratique

démocratique à la faveur de l'Etat de droit tout en garantissant la promotion des droits et libertés individuelles et collectives, met- tant l’accent sur la nécessité d’accorder la priorité à la révision de la Constitution. Concernant les principes généraux, le mouvement souligne l'impérative séparation des pouvoirs et la nécessité de consolider et de promouvoir les libertés individuelles et collectives, affirmant que le peuple demeure la source du pouvoir. Le principe d'alternance et la définition des prérogatives des différents pouvoirs, le

système politique, le mandat présidentiel ou les fonctions de président de la République et de chef du gouvernement ont constitué des sujets abordés lors de la rencontre. En plus des positions de ses éléments à l’Assemblée, le mouvement national de re- dressement et d'authenticité s’est prononcé sur les projets de lois entrant dans le cadre du programme des réformes politiques en ap- portant des propositions légèrement en op- position à celles défendues par les députés du parti.

Houria A.

LUTTE CONTRE LA DÉSERTIFICATION

L'APN prend part à une table ronde en République de Corée

L'Assemblée populaire nationale (APN), représentée par le député Mohamed Nadir Hmimid en sa qualité de représentant du Par- lement algérien dans la Convention des Na- tions unies sur la lutte contre la désertification (CNULCD), a pris part, jeudi dernier, à la 9 e session de la table ronde des- tinée aux parlementaires de la Convention, dont les travaux se sont poursuivis jusqu'à hier à Changwon en République de Corée. L'ordre du jour de cette table ronde comprend plusieurs thèmes notamment "la mise en place de la stratégie décennale de la CNULCD, quel rôle pour les parlemen- taires ?" et "Garantir un développement du- rable au niveau international grâce à une gestion durale des terres" outre "l'adoption de la déclaration des parlementaires".

7 e FORUM DU CONSEIL DE L'EUROPE POUR L'AVENIR DE LA DÉMOCRATIE

Un représentant de l’APN à Chypre

L'Assemblée populaire nationale (APN), représentée par le député Tachrift Abdelma- lek, prend part aux travaux du 7 e Forum du Conseil de l'Europe pour l'avenir de la dé- mocratie, dont les travaux ont débuté jeudi dernier à Limassol (Chypre), a indiqué l'APN dans un communiqué. Les travaux de ce forum de deux jours ont débuté par l'organi- sation de deux tables rondes sur des ques-

tions ayant trait notamment à la démocratie,

à la crise économique et à la cohésion so-

ciale, précise la même source. Les deux ta- bles rondes ont été suivies d'une première série de séances de travail consacrées à plu- sieurs thèmes, notamment comment "pro- mouvoir et permettre un large engagement démocratique" et "favoriser le dialogue ci- vique et la solidarité sociale pour le bien-être de tous", lit-on dans le communiqué. La deuxième série de séances de travail est arti- culée autour de deux thèmes : "Créer et amé- liorer les processus permettant la participation de tous les membres de la so- ciété" et "Créer et améliorer les structures permettant d'évoluer vers des sociétés démo- cratiques durales et cohésives", ajoute la même source.

125 e ASSEMBLÉE DE L'UIP

Une délégation parlementaire algérienne à Berne

Une délégation de l'Assemblée populaire nationale (APN) et du Conseil de la nation, présidée par M. Abdelkader Bensalah, prési- dent du conseil, prendra part demain à Berne (Suisse) aux travaux de la 125 e Assemblée de l'Union interparlementaire (UIP). Les parti- cipants à cette session qui se poursuivra jusqu'au 19 octobre, débattront de plusieurs thèmes dont la "Promotion et pratique de la bonne gouvernance comme moyen de favo- riser la paix et la sécurité : tirer des ensei- gnements des événements récents au Moyen-Orient et en Afrique du Nord", a in- diqué un communiqué du Conseil. "Redistri- buer non seulement les richesses mais aussi le pouvoir : qui fixe les agendas internatio- naux ?" et "L'accès à la santé, un droit fon- damental : quel rôle les parlements peuvent-ils jouer pour garantir la santé aux femmes et aux enfants ?", figurent également

à l'ordre du jour de cette session, ajoute la

même source. D'autres points seront débat- tus par les participants dont "Les crises éco- nomiques qui touchent les marchés financiers et leurs répercussions sur l'économie mon-

diale" et "Droit des peuples au développe- ment et nécessité de les accompagner, notamment les pays pauvres". Les groupes parlementaires régionaux tiendront égale- ment des réunions de coordination et de concertation en marge de cette session, in- dique encore le communiqué.

Vendredi 14 - Samedi 15 Octobre 2011

Nation

4

EL MOUDJAHID

N ation 4 EL MOUDJAHID 4 ministres devant le Conseil de la nation M m e
N ation 4 EL MOUDJAHID 4 ministres devant le Conseil de la nation M m e
N ation 4 EL MOUDJAHID 4 ministres devant le Conseil de la nation M m e
N ation 4 EL MOUDJAHID 4 ministres devant le Conseil de la nation M m e
N ation 4 EL MOUDJAHID 4 ministres devant le Conseil de la nation M m e
N ation 4 EL MOUDJAHID 4 ministres devant le Conseil de la nation M m e

4 ministres devant le Conseil de la nation

M me TOUMI À PROPOS DE LA PROTECTION DE LA CASBAH D'ALGER :

« Le dossier bientôt programmé par le gouvernement »

L e Premier ministère œuvre à la programmation du dossier de la protection de La Casbah

d'Alger pour les prochaines réunions

du gouvernement, a affirmé jeudi

M me Khalida Toumi, ministre de la

Culture. En réponse à une question

orale au Conseil de la nation sur la protection de La Casbah d'Alger,

M me Toumi a indiqué qu'"après la

programmation par le Premier mi- nistère du dossier de la protection de La Casbah, le plan permanent de sauvegarde et de la protection de La Casbah, adopté par l'Assemblée po- pulaire de la wilaya d'Alger (APW), sera examiné".

La Casbah d'Alger, classée patri- moine mondiale depuis le début des années 1990, a été choisie comme premier secteur sauvegardé en Algé- rie, a souligné M me Toumi. Le plan permanent de la protection de La Casbah, élaboré par l'Office national

de gestion et d'exploitation des biens culturels protégés en Algérie, a été accueilli favorablement par la com- mission du patrimoine mondial qui

a salué le sérieux de l'étude et des

travaux d'urgence entrepris sur le terrain. 390 maisons de La Casbah ont été renforcées par des piliers en bois pour les protéger de l'effondre- ment. La loi de finances complé- mentaire de 2010 a consacré une enveloppe de 908.000.000 DA pour les travaux d'urgence de 350 autres maisons. Les premiers travaux de ré- habilitation pour les cinq prochaines

M. OULD ABBÈS ET LA PRISE EN CHARGE DE NOS PÈLERINS :

années (2010-2014) concerneront "776 bâtisses qui seront réhabilitées selon le degré de leur dégradation et les propriétaires de terrains situés au secteur de La Casbah seront indem-

nisés", a indiqué la ministre. Les membres de l'Assemblée populaire de la wilaya d'Alger (APW) ont adopté en avril dernier à la majorité

le projet de plan permanent de sau- vegarde et de mise en valeur du sec- teur sauvegardé de La Casbah d'Alger et appelé à la création d'une instance au niveau de la wilaya pour son application. Concernant la Souika de Constantine, la ministre a indiqué que cette dernière compte également parmi les secteurs proté-

gés en Algérie au même titre que La Casbah d'Alger, ajoutant qu'une "étude est en cours de réalisation pour sa réhabilitation". Une enve- loppe a été allouée pour sa réhabili- tation en attendant l'achèvement de l'étude, ainsi que le plan qui compte tous les sites archéologiques et pro- tégés à Constantine, a ajouté M me Toumi.

Classification de 400 monuments et sites culturels

Environ 400 monuments et sites culturels ont été classés depuis 1999, outre la création de 13 secteurs pro- tégés et de 3 nouveaux parcs, a af-

firmé la ministre de la Culture. M me Toumi a indiqué que "depuis 1999, environ 400 monuments et sites cul- turels ont été classés et 13 secteurs protégés et 3 nouveaux parcs créés, notamment l'Atlas saharien, Tidikert et Tindouf", outre les parcs du M'zab, du Tassili et de l'Ahaggar qui existaient bien avant la promulgation de la loi 98-04 portant préservation du patrimoine culturel, ainsi que ses textes d'application. M me Toumi a souligné dans ce sens que toutes ces classifications n'existaient pas aupa- ravant, car jusqu'à la promulgation de ce texte de loi, l'Algérie s'est tou- jours basée sur le décret de 1967, un héritage de l'occupant français. La

loi 98-04 à permis d'élaborer "des plans pour protéger les secteurs pro- tégés, les sites archéologiques, ainsi que l'adoption de règles juridiques définissant les normes et les condi- tions de rénovation". A une question sur les biens pro-

tégés dans la wilaya de Béjaïa, la mi- nistre de la Culture a affirmé que "12 sites et monuments protégés, figu- rant dans la liste des biens culturels, ont été classés au niveau de cette wi- laya depuis 2007, qui a permis d'augmenter leur nombre à 21". Elle

a rappelé que "5 autres sites seront

classés dès la finalisation de leurs

études" qui sont prises en charge par

la commission déléguée. Concernant

les travaux de rénovation à Béjaïa, la ministre a expliqué que cette der- nière a bénéficier de 9 projets de ré- novation, dont 4 sont toujours en phase de travaux. En ce qui concerne la classification de Bordj Moussa, la ministre a expliqué que ce dernier est un bien de la com- mune, et le ministère a déposé une

demande pour un transfert de pro- priété afin de procéder à sa rénova- tion et à sa classification. Elle a indiqué que 7 autres projets bénéfi- cieront de travaux de rénovation et seront classés dans le cadre du plan quinquennal 2010-2014, notam- ment Bir Salem, Pont de Toudja et la rénovation du mausolée d'Akbou, outre la réalisation d'un musée ar- chéologique à Béjaïa.

Ph : Wafa
Ph : Wafa

M. NOUREDDINE MOUSSA AU SUJET DE L’ÉLABORATION DES LISTES DES BÉNÉFICIAIRES DE LOGEMENT :

"Dans la transparence et l'équité"

L' élaboration des listes de bénéficiaires de logement obéit à

et l'équité", a souligné jeudi à Alger le ministre de l'Habitat

et de l'Urbanisme, M. Noureddine Moussa. Intervenant lors d'une séance plénière du Conseil de la nation consacrée aux questions orales, M. Moussa a indiqué que "l'élaboration des listes des bénéfi- ciaires de logement obéit à un encadrement rigoureux et ne se fait pas, comme pensent certains, de manière anarchique". Dans le même contexte, M. Moussa a ajouté que les autorités dûment habilitées à désigner les bénéficiaires, notamment de logements sociaux-locatifs et de logements publics aidés, "veille à leur distribution dans le cadre de la transparence et de l'équité", précisant que tout postulant au lo- gement qui se sent lésé après l'affichage des listes a le droit d'intro- duire un recours. A une question sur les critères de distribution des programmes de l'habitat et de l'aménagement du territoire, le minis- tre a souligné que les autorités publiques "veillent à satisfaire les be- soins de chaque commune en matière de logements et d'aménagement urbain", tout en prenant en compte "la disponibilité des assiettes fon- cières et des besoins supplémentaires dictés par l'expansion démo- graphique". Selon les données avancées par M. Moussa, “les besoins des wi- layas en matière de logement s'élèvent à 1.115.000 unités, alors que le volume des programmes de wilayas approuvés par les autorités pu- bliques est de 1,2 million d'unités. Le programme restant du dernier quinquennat destiné au secteur est de 800.000 logements, tous types confondus, à travers le territoire national, a indiqué le ministre, ajou- tant que le programme global de logements (plan quinquennal 2010- 2014) comprend 2 millions d'unités, auxquelles a été ajouté, sur décision du Président de la République, un quota de 450.000 unités". Le ministre a précisé que ce quota englobe 200.000 logements so- ciaux-locatifs, 200.000 logements ruraux et 50.000 logements pro- motionnels aidés destinés à la catégorie des jeunes, soulignant que le "méga" projet arrêté par le secteur au titre du plan quinquennal 2010- 2014 comprend 2.450.000 unités, dont 1 million de logements so- ciaux-locatifs, 900.000 logements ruraux et 550.000 logements promotionnels aidés. Par ailleurs, le ministre a rappelé que les pro- grammes d'aménagement du territoire à travers les différentes régions du pays ont été dotés d'un budget global de 250 milliards de dinars. Concernant le problème du foncier, le ministre a déclaré que les pou- voirs publics œuvraient actuellement à "trouver une solution à la pro- blématique du foncier" à laquelle sont confrontés les professionnels de la construction à l'horizon 2014 de 2.450.000 logements toutes for- mules confondues. Le ministre a souligné que "le gouvernement se penche actuellement sur le règlement du problème du foncier", indi- quant que "plusieurs décrets ont été promulgués en faveur de ce sec- teur pour l'identification des assiettes foncières au profit des directions de l'habitat à travers le pays".

des "conditions rigoureuses" et se fait dans "la transparence

M. HARRAOUBIA ET LA RÉALISATION DE

PROJETS DE RECHERCHE SCIENTIFIQUE :

« 2.577 projets validés sur 4.023 proposés »

Le ministre de l'Enseignement supérieur et de la Re- cherche scientifique, M. Rachid Harraoubia, a pour sa part annoncé le lancement prochain d'un appel d'offres national pour la réalisation de projets dans les domaines de l'industrie et des services sélectionnés parmi les pro- jets de recherche validés par son secteur. Le ministre a indiqué que cette démarche "permettra de renforcer la relation entre la recherche scientifique et le secteur in- dustriel national". Le secteur de la recherche scienti- fique avait validé 2.577 projets sur les 4.023 proposés, ce qui est à même de lui donner une nouvelle impulsion au niveau national et international. Une enveloppe de 30 milliards de dinars a été consacrée pour la réalisation d'une cinquantaine d'organismes de recherche, a ajouté M. Harraoubia. Sachant que le secteur compte plus de 41.000 enseignants chercheurs dont 8.000 de haut ni- veau. Pour sa part, M. Kamel Belkheir, membre du Conseil de la nation, a soulevé la problématique d'in- compatibilité entre les possibilités offertes par le secteur de l'enseignement supérieur et la direction de la fonc- tion publique dans certaines spécialités universitaires dont les diplômés peinent à trouver des emplois, telle la spécialité d'ingénieur d'Etat en alimentation et en tech- nologies agricoles. A ce propos, le ministre a répondu qu'une nomenclature englobe toutes les spécialités assu- rées par les établissements de l'enseignement supérieur, telle la spécialité citée, et ce en vertu d'une décision mi- nistérielle en date de mars 2011. Le ministre a égale- ment indiqué que l'intégration de l'université dans son environnement, qui constitue l'un des principaux objec- tifs de la réforme, se concrétisera à travers "l'améliora- tion de la qualité de l'enseignement de manière à contribuer à la valorisation des diplômes universitaires nationaux aussi bien au plan national et international, outre l'adoption de nouvels offres de formation". Cepen- dant, a-t-il ajouté, "certaines spécialités souffrent d'un mauvais encadrement, à l'instar de l'informatique et des langues", indiquant que toutes ces lacunes peuvent être rattrapées à travers "l'adoption d'un plan de formation des formateurs, l'application du programme des congés scientifiques au profit des enseignants et des maîtres de conférences catégorie A". "Les bourses de formation à l'étranger ont été doublées au profit de l'ensemble du corps enseignant, outre la promulgation du statut de l'étudiant en cycle de doctorat qui permet à cette catégo- rie d'encadrer certaines activités pédagogiques", a-t-il conclu.

« 100 candidats au hadj 2011 écartés pour des raisons de santé »

De son côté, le ministre de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière, M. Djamel Ould Abbès, a affirmé de- vant les sénateurs que 100 personnes parmi les candidats au hadj 2011 ont été écartées pour des raisons de santé. M. Ould Abbès a nié l'existence de personnes souffrant de troubles mentaux dans les rangs des pèlerins, précisant que 100 candi- dats avaient été écartés pour des raisons de santé. Au total, 120 personnes parmi les 800 composant les membres de la mission représentent l'équipe médicale qui comprend plu- sieurs spécialités, a ajouté le ministre. La mission médicale a assuré durant la saison précédente du hadj, quelque 49.000 consultations, procédé à l'hospitalisation de 143 parmi les pè-

lerins, dont 560 avaient été admis en soins intensifs, a affirmé

le ministre qui a ajoute que les maladies respiratoires ont oc-

cupé la première place des maladies enregistrées au cours des consultations suivies des infections ORL et puis des maladies

cardiaques. En réponse à une question d'un autre député

concernant la wilaya de Djelfa qui n'a pas bénéficié, selon lui, de programmes sanitaires, le ministre a indiqué que cette wi- laya bénéficiera prochainement de 1.829 nouveaux lits dans

le cadre de la nouvelle carte sanitaire et de deux hôpitaux

dont les travaux sont achevés concernant le premier et sont à 90% pour le deuxième. Il a rappelé par ailleurs que cette wi- laya a bénéficié de deux hôpitaux spécialisés, 37 polycli- niques, 14 maternités, 99 salles de soins qui seront transformées en polycliniques, deux centres de dialyse et un centre de désintoxication. La capacité d'accueil de la wilaya est estimée à 1.343 lits, a-t-il indiqué. Au sujet des malades cancéreux, le ministre a affirmé jeudi à Alger que 1.000 ma- lades atteints du cancer effectuaient quotidiennement leur ra- diothérapie à travers les centres spécialisés du pays. Le ministre a confirmé que le service de radiothérapie du Centre anticancéreux Pierre et Marie Curie (CPMC) d'Alger "n'a pas été fermé", expliquant que le retard accusé dans la program- mation de nouveau rendez-vous est dû au changement des ap- pareils vétustes mis en service depuis plus de 20 ans par d'autres plus modernes. Concernant les informations publiées par certains quotidiens, selon lesquelles "le service de radio- thérapie du CPMC a été fermé", le ministre a affirmé qu'"elles sont infondées", soulignant qu'il sera procédé à la programmation de nouveaux malades, nécessitant une radio- thérapie, avant la fin du mois en cours, et ce dès l'achèvement de l'installation du nouveau matériel. Par ailleurs, il a rappelé que 57 nouveaux accélérateurs pour les traitements par radio- thérapie seront acquis durant les deux prochaines années, qui seront répartis sur 13 centres anticancéreux, pour assurer une bonne prise en charge à travers le territoire national.

Nation

5

EL MOUDJAHID

N ation 5 EL MOUDJAHID JOURNÉE MONDIALE DE L'ALIMENTATION M, Rachid Benaïssa :   M. SELLAL
N ation 5 EL MOUDJAHID JOURNÉE MONDIALE DE L'ALIMENTATION M, Rachid Benaïssa :   M. SELLAL
N ation 5 EL MOUDJAHID JOURNÉE MONDIALE DE L'ALIMENTATION M, Rachid Benaïssa :   M. SELLAL
N ation 5 EL MOUDJAHID JOURNÉE MONDIALE DE L'ALIMENTATION M, Rachid Benaïssa :   M. SELLAL
N ation 5 EL MOUDJAHID JOURNÉE MONDIALE DE L'ALIMENTATION M, Rachid Benaïssa :   M. SELLAL
N ation 5 EL MOUDJAHID JOURNÉE MONDIALE DE L'ALIMENTATION M, Rachid Benaïssa :   M. SELLAL

JOURNÉE MONDIALE DE L'ALIMENTATION

M, Rachid Benaïssa :

 

M. SELLAL À ORAN

 
 

Inauguration de l’Ecole de management des ressources en eau

« La sécurité alimentaire passe par l'exploitation des potentialités agricoles nationales »

L'Ecole supérieure de management des ressources en eau a été inau- gurée ce jeudi en présence du ministre des Ressources en eau, M. Ab- delmalek Sellal. Réalisé dans le cadre d'un partenariat algéro-espagnol, cet établissement formera des spécialistes dans le domaine en question au moment où l’Algérie commence à récolter les fruits d’une décennie d’intenses investissements dans le secteur de l’hydraulique. L’eau, den-

rée précieuse, menacée de rareté en permanence, nécessite une techno- logie et une maîtrise dans tous les segments de sa production et distri- bution. Sans nul doute, cette école basée à Oran sera un dispositif essentiel dans cette politique qui fait de la mobilisation, la production, la distribution et la tarification un secteur stratégique de l’Etat M. K.

 

De la rareté à la gestion de la disponibilité

L a journée technique sur « les avancées de la gestion délé- guée de l’eau en Algérie », or-

ganisée par le ministère des Ressources en eau s’est déroulée ce jeudi à Oran, présidée par M. Ab- delmalek Sellal, ministre des Res- sources en eau, en présence du ministre de l’Aménagement du ter- ritoire et de l’Environnement, Che- rif Rahmani, du secré- taire général du ministère de l’Intérieur ainsi que du président du Congrès mondial de l’eau, Loïc Fauchon, de l’ambassa- drice d’Autriche, des walis où cette gestion déléguée est appliquée (Alger, Oran et Cons-tantine), des

directeurs généraux des trois entre- prises de gestion de l’eau dans ces wilayas, de nombreux experts et élus des deux chambres.

2000 les capacités étaient de 90 MILLIONS DE M3, aujourd’hui les volumes traités sont de 600 000 m 3 . L’eau existe. Elle est produite, stockée, traitée, acheminée partout,

triche. Rappelons qu’une entreprise autrichienne gère la station d’épura- tion d’El Kerma. Des élus des

triche. Rappelons qu’une entreprise autrichienne gère la station d’épura- tion d’El Kerma. Des élus des deux chambres, le président du Fonds mondial de l’eau et de plusieurs ex- perts. L’objectif est de passer au scanner cette expérience qui semble probante et qui consiste à céder en « sous-traitance » la gestion de l’eau à des entreprises spécialisées dans ce domaine.« Mais il ne suffit pas de produire de l’eau ou d’investir mais il faut impérativement gérer la dis-

nistre en rappelant que la distribu- tion de l'eau en continu (H/24) est une réalité dans quasiment tous les quartiers de la capitale… Ceci sans augmenter les volumes mais en in- tervenant directement sur le réseau, en éliminant les fuites et déperdi- tions. Un exemple irréfutable, véri- fiable à Hussein Dey, a-t-il dit, et qui montre la nécessité de faire appel « sans tabou » au privé (y compris étranger) pour bénéficier de son sa- voir-faire. Aussi le contrat de gestion de cette entreprise a-t-il été recon- duit pour cinq années supplémen- taires en lui ajoutant la gestion de l'ensemble des communes de la wi- laya de Tipasa et des systèmes de production et d'adduction (Tak- sebt/Alger et Isser/Keddara) pour le même coût environ que le premier contrat, a ajouté le ministre. La fac- ture serait de l’ordre de 105 millions d’euros, selon une source interne à Suez. Dans ce schéma que condense M. Cherif Rahmani par l’expression des « trois P » Partenariat-Public- Privé, l’Etat reste le patron et en cas de défaillance de l’opérateur, il peut mettre fin à l’association comme ce fut le cas à Annaba où l'opérateur al- lemand Gelssen-Wasser n’a pas pu satisfaire à l’ensemble des clauses du cahier des charges. Pour rappel, Suez Environne- ment (France) gère Alger et Tipaza, Agbar l’espagnole (détenue à 75% par Suez) Oran, tandis que Constan- tine est gérée par la Marseillaise des eaux.

M. Koursi

Toutes les potentialités que recèle l'Algérie pour améliorer le niveau de la sécurité alimentaire du pays doi- vent être exploitées, alors que la conjoncture actuelle est marquée par un fort renchérissement des produits agricoles sur les marchés internatio- naux, a estimé jeudi à Alger M. Ra- chid Benaïssa, ministre de l'Agri- culture et du Développement rural. Intervenant à l'occasion de la célé-

bration de la Journée mondiale de l'Alimentation, le ministre a souligné que l'Algérie avait « tiré les ensei- gnements » des différentes crises ali- mentaires mondiales, notamment celles de 2007 et 2008, et a recentré ses moyens et sa politique agricole.

Ces crises nous interpellent pour li-

«

y

compris vers le plus grand

consommateur (l’agriculture). Se pose alors l’impératif de sa gestion pour mieux la préserver et par voie

de

conséquence l’assurer à tous, à

un

prix fixé par l’Etat et soutenu par

les

caisses du Trésor public (le prix

au

mètre cube est facturé aux mé-

nages trois fois moins cher que son prix de production) Une disponibilité régulière, per- manente de l’eau pour chaque ci- toyen, qu’il habite au Nord ou au Sud, à l’Est ou à l’Ouest, en ville ou à la campagne, dans un hameau per- ché sur une montagne ou un ksar aux portes du désert, l’eau est un droit pour tous. La stratégie nationale de l’eau repose sur des investissements lourds à coups de milliards de dol-

lars (25 milliards de dollars en 10 ans), sur la réalisation de barrages,

 

En 2001, le gouvernement algé-

rien, mis face à un pays confronté à

une sécheresse cyclique sévère, qui a frappé de nombreuses régions, a sé- rieusement envisagé l’importation

l’eau, a révélé ce jeudi à Oran

M. Abdelmalek Sellal, ministre des

de

bérer toutes les forces et les initiatives que recèle l'Algérie pour améliorer notre niveau de sécurité alimen- taire », a indiqué le ministre. Le lan-

la rénovation ou l’extension des réseaux. Elle ne vise en fin de

compte qu’un seul objectif : l’accès

sur

cement de la politique du renouveau

agricole et rural en février 2009 est venu en réponse à ces crises à travers la mise en place de programmes de développement et de valorisation des potentialités des terres agricoles, ainsi que la mise en synergie des acteurs de la sphère de production et ceux de l'industrie agroalimentaire. « Le sec- teur devient de plus en plus attractif, mais nous souhaitons plus d'efforts techniques », estime le ministre. M. Benaïssa a rappelé les différentes mesures prises par les pouvoirs pu- blics pour sécuriser les agriculteurs, notamment en vue d'élargir la base productive. Il a ainsi cité les mesures de facilitation qui ont touché le fon- cier, le financement de plans de pro- duction et la régulation à travers l'instauration d'un système de stockage des produits de large consommation. « Les images des émeutes de la faim survenues dans le monde en 2008, à cause de l'envolée spectaculaire des prix alimentaires ont démontré que le marché mondial ne peut pas à lui seul réguler les prix des produits », a-t-il dit. « Il s'est avéré que les pays notamment en dé- veloppement devraient mettre en place des systèmes de régulation et de stockage et repenser les actions de développement des productions vi- vrières pour augmenter la production et atténuer la hausse des prix sur le marché international », a-t-il ajouté. La célébration de la Journée mon- diale de l'alimentation « est un mo- ment de solidarité avec ces populations. Nous devons avoir une pensée pour eux », a souligné M. Be- naïssa, rappelant que l'Algérie avait

réagi selon ses moyens par des ac- tions de solidarité ».

«

Ressources en eau, en marge des travaux sur la gestion déléguée de l’eau pour évaluer cette expérience dans les trois villes où elle est en vi- gueur : Alger, Oran et Constantine… « Aujourd'hui, nous distribuons, quotidiennement, 150 litres d'eau potable pour chaque Algérien à tra- vers un réseau public auquel 93% de la population est raccordée. En termes de qualité, l'eau distribuée dans toute l'Algérie est potable et sa composition physico-chimique est

conforme aux normes édictées en la matière par l'Organisation mondiale

de la santé (OMS)

A Oran comme

l’eau pour les ménages à un prix

soutenu et fixé exclusivement par l’Etat, seul propriétaire du réseau de distribution, même si, dans un souci d’efficacité, la puissance publique délègue la gestion de l’eau à des en- treprises privées nationales ou étran- gères. Voilà la quintessence du message délivré par le ministre des Ressources en eau, M. Abdelmalek Sellal, ce jeudi à Oran, à l’occasion d’une journée technique consacrée a

de

tribution de l’eau qui exige une technologie et un savoir-faire », a

souligné

M. Sellal. « Il y a

quelques années nous réfléchissions au moyen de régler la sécheresse. Aujourd’hui on parle de gestion », a souligné M.Cherif Rahmani. La ges- tion déléguée a donné des résultats :

à Alger le contrat est « gagnant-ga- gnant pour l’entreprise déléguée et pour les ménages », a estimé le mi-

l’examen des bilans de gestion délé- guée dans les trois plus grandes mé- tropoles du pays : Oran, Alger et Constantine. Le ministre a rappelé les fonda- mentaux de cette politique de l’eau

 

BON À SAVOIR…

partout ailleurs dans le pays », a-t-il affirmé. Que s’est-il passé entre- temps ? L’Etat a tout simplement in-

68 barrages sont actuellement en exploitation. Ils cumulent une capacité de stockage de 7,4 milliards de mètres cubes. Actuellement, 15 nouveaux ou- vrages sont en cours de réalisation dans 15 wilayas. A terme, le parc natio- nal des ressources en eau comptera 83 ouvrages et aura une capacité globale de 9,1 milliards de mètres cubes. A la fin du quinquennal 13 grandes stations de dessalement d'eau de mer produiront quotidiennement 2,26 millions de mètres cubes d'eau potable. A ce jour, cinq stations sont en exploitation à Arzew, Alger, Skikda, Ain Témouchent et Tlemcen, soit 10% des besoins en eau potable du pays. Le Beni Haroun est le plus grand barrage d'Algérie. Il constitue le cœur du complexe hydraulique qui porte le même nom et qui est destiné à couvrir la totalité des besoins en eau potable d'une population de 5 millions d'habitants répartis sur le territoire de six wilayas, ainsi que l'irriga- tion de 40.000 hectares de terres agricoles. En plus du barrage de Beni Ha- roun, le complexe comporte quatre autres ouvrages : Boussiaba dans la wilaya

de Jijel, Oued El Athmania à Mila, Ourkis à Oum El Bouaghi et Koudiat Me- daouar à Batna. Le système de transfert Mostaganem/Arzew/Oran se com- pose de deux barrages interconnectés (Cheliff et Kerrada), de conduites de transfert, d'une grande station de traitement (Sidi Lahdjel) et d'ouvrages de stockage. Il doit fournir annuellement 100 millions de mètres cubes d'eau po- table aux habitants situés sur son axe de transfert. Ce système de transfert a été mis en service en juillet 2010. Le transfert In Salah-Tamanrasset ache- mine quotidiennement 100.000 mètres cubes d'eau potable le long d'une conduite double de 750 km en plein Sahara. Il s’agit d’une première pièce d’une stratégie hydraulique pour interconnecter le Nord et le Sud. Il est en- visagé le transfert de 600 millions de m 3 d'eau potable de l'albien nord (El

Goléa/Messaâd) au profit des populations de Djelfa, Bou Saâda, du sud de M'Sila et Tiaret.

M. K.

vesti 25 milliards de dollars pour matérialiser sur le sol une politique de l’eau grâce à des barrages, des stations de dessalement, des trans- ferts, des retenues d’eau, une réno- vation et extension du réseau de distribution… Dans les années soixante il n’y avait que 14 petits barrages, en 2000, moins d’une cinquantaine et, au- jourd’hui, 68 avec une capacité d’un peu moins de huit milliards de m 3 .

autres barrages sont en cours et

15

qui

a à son actif des réalisations im-

pressionnantes dont les retombées

sur

le quotidien de population sont

évidentes. Le transfert de l’eau de Ain Salah à Tamanrasset sur une dis- tance de 750 kilomètres reste à ce jour l’entreprise la plus audacieuse,

jamais tentée dans aucun autre pays pour ramener de l’eau aux popula- tions d’Ain Salah et deTamanrasset dans des conditions géographiques

climatiques extrêmes. Seule la

et

seront lancés d’ici à 2014 pour arri-

Chine, au vu de l’immensité de son territoire, est actuellement sur un projet susceptible de rivaliser avec cette réalisation. Devant une assistance nom- breuse composée notamment des walis d’Alger et de Constantine (en plus du wali hôte), des premiers res- ponsables des trois sociétés qui gè- rent l’eau dans les villes en question (SEAL d'Alger, SEOR d'Oran et SEACO de Constantine) on a noté la présence de l’ambassadrice d’Au-

ver à 93 barrages et mobiliser 9 MILLIARDS DE M3. En parallèle cinq stations de dessalement sont en exploitation à Arzew, Alger, Skikda, Ain Témouchent et Tlem-cen… D’autres sont en cours (la plus grande du bassin méditerranéen du côté d’Arzew). En tout 13 stations pour un volume journalier de 2,26 millions de mètres cubes d'eau pota-

ble. Les eaux usées sont également intégrées dans cette stratégie. En

LE SYSTÈME DE REMISE DE PEINE ET LA RÉINSERTION SOCIALE

3 504 prisonniers inscrits en huit ans à l’université

L es prisons, le taux de réussite à l’exa- men du BAC n’a jamais baissé en des- sous des 32%, selon Mokhtar Felioune,

directeur de l’Administration pénitentiaire. La réforme de la justice qui s’apprête à boucler sa 11 e année, en tant que chantier prioritaire du Président de la République, a connu des avan- cées notables, à différentes étapes de son exé- cution. Cette réforme a été menée sur plusieurs fronts, notamment celui de la réforme péniten- tiaire. Chiffres à l’appui, Mokhtar Felioune a, dans un bilan exhaustif transmis à notre rédac- tion, fait savoir qu’en huit ans, «3 504 prison-

niers sont inscrits à l’université». En effet, comme le montre le bilan, le nombre de pri- sonniers est passé de 47 en 2003 à 753 durant l’année en cours. Le taux de réussite à l’exa- men du BAC, quant à lui, n’a jamais baissé en dessous des 32%, selon la même source. De- puis quelques années, Tayeb Belaiz, ministre

de la Justice, Garde des Sceaux, a voulu passer

à la vitesse de croisière et enregistrer de meil-

leurs scores. Sollicitée par nos soins pour plus de détails, Fatma-Zohra Benbraham, avocate

à la Cour d’Alger, qualifie de « très apprécia-

ble » ce saut à la fois qualitatif et quantitatif enregistré par les établissements pénitentiaires algériens. Elle souligne également l’impor- tance du système de « remise de peine » qui a

permis à de nombreux détenus d’« accéder à l’enseignement ». L’avantage de ces études est triple. Selon notre interlocutrice, les prisonniers inscrits dans l’enseignement supérieur bénéficient d’une semi-liberté, d’une réduction de peine et peuvent être en contact avec des milliers d’étu- diants. Sur sa lancée, M e Benbraham propose de commuer les peines de mort et les peines à per- pétuité. Elle explique que cela permettrait de « décharger les prisons », de « redonner l’es-

poir aux citoyens qui ont gaffé une fois dans leur vie ». Il s’agit notamment, appuie-t-elle, de « récupérer des intellectuels car rien n’in- dique qu’ils ne seront pas positifs dans la so- ciété d’autant plus que parmi eux, certains ont été victimes d’erreurs judiciaires». Dans le bilan de l’Administration péniten- tiaire, il est mentionné que durant la période précitée, 76 780 autres prisonniers ont suivi des cours par correspondance. Un autre chif- fre probant qui démontre qu’à cœur vaillant, comme le dit l’adage, rien d’impossible. « Cet enseignement a rendu plusieurs services », ré- sume M e Benbraham. Encouragés par les moyens disponibles au sein des établissements dans lesquels ils sont emprisonnés, ces ci- toyens de tous âges veulent, vaille que vaille, s’instruire, accéder aux études supérieures pour retrouver une meilleure place dans la so- ciété. Le passé douloureux, ils veulent le ban- nir.

Ne pouvant décrocher leur BAC, «113 812 prisonniers se tournent vers la formation pro- fessionnelle », ajoute le bilan parvenu à notre rédaction. Rappelons que dans de récentes déclara- tions faites à Tébessa, M. Tayeb Belaïz a af- firmé que 5 521 détenus libérés ont été insérés dans le monde du travail durant ces deux der- nières années, à travers les services mis en place à cet effet. Rappelons d’autre part que le bureau du PNUD (Programme des Nations unies pour le développement) en Algérie a affiché depuis 2003 son soutien pour les efforts nationaux vi- sant à renforcer le processus de réinsertion des détenus dans le but ultime d’augmenter les chances de réinsertion sociale de chaque dé- tenu sortant et d’éradiquer le phénomène de la

récidive. Fouad Irnatene

Nation

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EL MOUDJAHID

N ation 6 EL MOUDJAHID LE SNTE ET LE CLA DÉCIDENT LA SUSPENSION DE LA GRÈVE
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N ation 6 EL MOUDJAHID LE SNTE ET LE CLA DÉCIDENT LA SUSPENSION DE LA GRÈVE
N ation 6 EL MOUDJAHID LE SNTE ET LE CLA DÉCIDENT LA SUSPENSION DE LA GRÈVE
N ation 6 EL MOUDJAHID LE SNTE ET LE CLA DÉCIDENT LA SUSPENSION DE LA GRÈVE
N ation 6 EL MOUDJAHID LE SNTE ET LE CLA DÉCIDENT LA SUSPENSION DE LA GRÈVE

LE SNTE ET LE CLA DÉCIDENT LA SUSPENSION DE LA GRÈVE

Reprise des cours demain

La grève des travailleurs de l’éducation nationale à laquelle ont fait appel plusieurs syndicats du secteur touche à sa fin.

L ors de leur conseil national, tenu jeudi dernier à l’Institut national de formation des ca-

dres de l’éducation à El-Harrach, les membres du Syndicat national des travailleurs de l’éducation (SNTE) « ont décidé de geler leurs actions de protestation », a notamment annoncé M. Abdelkrim Boudjenah, secrétaire général du SNTE, lors d’une confé- rence de presse animée, hier matin, à l’école primaire Aissat Idir à la place du Premier Mai. Les membres du Conseil national du SNTE ont ap- pelé, à l’unanimité, l’ensemble des travailleurs grévistes à reprendre le travail dimanche prochain, soit de- main. Le SNTE vient de rejoindre le CLA qui a décidé, mercredi dernier, de suspendre sa grève reconductible pour la reprendre au mois de novem- bre si les revendications exprimées ne sont pas prises en charge par la tu- telle. Ce syndicat a précisé que la sus- pension de la grève vise à « éviter l’écueil de la revendication de la cen- tralisation des œuvres sociales.» Les syndicalistes du CLA pré- voient cependant « la reprise du mouvement de grève au mois de no- vembre dans le cas où les revendica- tions n’auraient pas reçu de réponse.» Le CLA réclame, avant l’expira- tion du délai accordé à la tutelle, le versement de la totalité des rappels sur les indemnités en une seule tranche, et la prise en considération des propositions du CLA concernant la révision du statut particulier et la retraite à 100%, après 25 ans de ser- vice. Aussi ce syndicat, qui n’a tou- jours pas obtenu l’agrément, demande l’organisation des élections à la base sur la gestion des œuvres sociales, en intégrant sa proposition portant sur la décentralisation au ni- veau de chaque établissement ou l’octroi d’un 13 e mois de salaire. Pour ce qui est des autres syndicats grévistes à savoir l’UNPEF, le CNA- PEST, le SNAPEST, la décision sera connue aujourd’hui sur la reprise des cours ou la poursuite de la grève. Le coordinateur national du Syn- dicat national autonome des ensei- gnants du secondaire, M. Meziane Meriane, a indiqué que le bureau na- tional de son syndicat "prendra sa dé- cision finale quant au maintien ou non de la grève demain (ce samedi, ndlr) lors d'une réunion extraordi-

naire". M. Meriane s'est félicité du bon déroulement de la rencontre qu'il

a eue jeudi avec les responsables du

ministère de l'Education nationale. De son côté, le représentant de l'Union nationale des professeurs de l'éducation et de la formation (UNPEF), M. Hamadache Ali, a af- firmé que le procès-verbal commun avec le ministère de l'Education "n'a pas encore été signé, mais la ten- dance va vers la suspension de la grève en début de semaine" avec la

tenue de la réunion d'urgence du conseil national du syndicat qui est le seul habilité à décider de la sus- pension ou non de la grève après consultation des bases des travail- leurs au niveau des différentes wi- layas. Les responsables du SNTE motivent essentiellement leur déci- sion de reprendre le travail afin de

« sauver l’année scolaire en cours.

Dès le départ nous avons décidé d’une grève limitée de quatre jours. Cela ne veut pas dire que nous n’al- lons revenir sur nos revendications socioprofessionnelles. Mais actuelle- ment il est impératif de faire une halte afin d’évaluer notre mouve- ment de grève et observer ce qui sera appliqué réellement sur le terrain», annonce M Boudjenah qui précise que le dialogue reste ouvert, notam- ment en ce qui concerne la révision

du statut particulier, le versement des rappels fixé par la tutelle au mois de mai 2012, alors que la base exige

le versement de la totalité des primes

et non pas par tranche, l’octroi de la prime du Sud et les vacances sco- laires au niveau de ces wilayas connues pour leurs conditions clima- tiques très difficiles, le règlement du problème des corps communs en les affiliant au secteur, afin de bénéficier de certaines augmentations sala- riales. « Nos revendications portent essentiellement sur la médecine du travail, la retraite anticipée et le dé- blocage de l’argent des œuvres so- ciales », explique M. Boudjenah. Le SNTE réclame aussi la révision du statut particulier des travailleurs de l’éducation, la titularisation des contractuels, sans distinction, la re- classification des adjoints de l’édu- cation et l’affiliation des corps communs au secteur de l’éducation nationale. Un délai est donnée par ce syndicat au ministère de la tutelle jusqu’au 15 décembre prochain pour trancher d’une manière définitive sur ces questions. S. SOFI

ELLE EXIGE LE DÉPART DU SG DE LA FÉDÉRATION

La Coordination nationale des douanes appelle à une grève les 18 et 19 octobre

Dans un communiqué rendu public, des employés de l’institution doua- nière, qui se revendiquent de la Coordination nationale des douanes, an- noncent deux jours de débrayage pour les 18 et 19 octobre prochains. De part leur mouvement, les rédacteurs du communiqué disent dénon- cer, non un quelconque litige avec la direction, mais plutôt les agissements du secrétaire général de la fédération nationale des douanes «discrédité» mais « qui continue à sévir contre les travailleurs afin de se maintenir à son poste syndical ». Le mis en cause est accusé d’être derrière la dégradation de la situation au sein de l’institution et la coordination menace d’entrer dans une grève illimitée si les revendications soulevées ne sont pas satisfaites. De son côté, le secrétaire général de la fédération se défend et dénie à la coordination toute existence légale. Il explique que le mouvement de débrayage annoncé coïncide avec la tenue, le 18 octobre, d’une réunion de la commission exécutive, laquelle doit approuver des mesures discipli- naires prises à l’encontre des membres de cette même coordination. Ne reconnaissant à la coordination «aucune représentativité auprès des travailleurs des douanes», le SG qualifie ses membres de groupe de syn- dicalistes désirant mettre en place une structure parallèle. Pour le responsable syndical, qui dément, par ailleurs, l’existence d’un quelconque vote de défiance à son encontre, le mouvement de grève an- noncé est voué à l’échec au vu, explique-t-il, des acquis des travailleurs des douanes, notamment le statut particulier et le régime indemnitaire. Hamida B.

LA MINISTRE DÉLÉGUÉE CHARGÉE DE LA FAMILLE ET DE LA CONDITION FÉMININE

«La participation actuelle des femmes en politique est très insuffisante»

Pour M me Nouara Djaafar : « La participation de la femme doit être considérée comme un enjeu majeur de la citoyenneté et de la consolidation de la démocratie. »

«L e quotas de participa- tion de la femme al- gérienne dans la vie

politique est très insuffisant », a estimé jeudi dernier à Alger, la ministre déléguée chargée de la Famille et de la Condition fémi- nine, Nouara Saâdia Djaafar, lors d’une journée d’étude sur la par- ticipation politique de la femme en Algérie. M me Djaafar a expliqué que l’introduction de quotas pour les

femmes permet une meilleure vi-

sion de la politique et elle permet d’envisager un accroissement substantiel de la représentation des femmes. La ministre admet la faible présence de la femme sur la scène politique, notamment au sein des assemblées élues (trois femmes seulement sont prési- dentes d’APC à travers tout le territoire national et 30 députées parmi 389 élus. Dans ce sens, elle a lancé un appel à la femme algérienne à

travailler davantage et à mieux s’organiser dans des cadres qui lui permettent d’accéder aux as- semblées élues, en prévision des prochaines échéances électorales de 2012. Pour M me Djaafar, la partici- pation de la femme algérienne dans l’action politique est indis- pensable. « J’aimerais que le Parlement adopte le projet de loi organique fixant les modalités d’élargissement de la représenta- tivité de la femme au sein des as- semblées élues, car l’expérience des femmes est nécessaire dans la vie politique », a-t-elle indi- qué. Cette loi permettra de renfor- cer le rôle de la femme en tant que partenaire efficace dans les efforts de développement, ce qui contribuera à promouvoir la dé- mocratie et renforcer les fonde- ments de la gouvernance basée sur l’égalité et la justice. Evoquant l’importance du projet qui permettra à la femme de s’impliquer davantage dans la société et la décision politique, la ministre a déploré le fait que les partis politiques « minimisent » l’incompétence de la femme al- gérienne dans la pratique de l’ac- tion politique. « Les femmes sont tout aussi

de l’ac- tion politique. « Les femmes sont tout aussi qualifiées que les hommes, mais leurs

qualifiées que les hommes, mais leurs compétences ne sont pas prises en considération, voire discréditées par le système, car il est à domination masculine », a- t-elle expliqué. Elle a fait savoir que « la participation de la femme doit être considérée comme un enjeu majeur de la ci- toyenneté et de la consolidation de la démocratie. » M me Djaafar n’a pas manqué de saluer le projet de loi qui émane de la volonté du Président de la République d’assurer une plus large représentativité de la femme algérienne sur le plan po- litique. « La femme algérienne qui a démontré sa compétence dans différents domaines, doit aujourd’hui arracher ses droits et consacrer le principe d’égalité entre les deux sexes, comme prévu par la Constitution et les lois», déclare-t-elle. Elle a, dans ce sens, souligné la nécessaire prise de conscience par la femme de son rôle et sa place au sein de la société, appelant cette dernière à arracher ses droits face « à l'égoïsme masculin » de diffé- rents partis. La ministre souhaite que l’année 2012 soit le début d’une intégration efficiente de la femme algérienne dans le do- maine politique, lui permettant ainsi d’affirmer son aptitude à s’engager dans l’action politique. Pour leur part, les partici- pantes à cette journée d'étude ont

souligné leur attachement au quota de 30% des listes des as- semblées élues, tel que prévu par le projet de loi organique fixant les modalités d'élargissement de la représentativité de la femme au sein des assemblées élues au lieu de la proposition émise par la Commission des affaires juri- diques et administratives et des libertés portant réduction de ce taux à 20%. La majorité des participantes ont refusé en bloc cet amende- ment qui s'oppose, selon elles, avec l'article 31 bis de la Consti- tution, indiquant que cet amen- dement « va à l’encontre de la volonté politique telle que préco- nisée par le Président de la Ré- publique lui-même ».

Loin de tout conflit entre la femme et l'homme, ledit projet de loi, tel que défini par le Conseil des ministres « est sus- ceptible d'aboutir à une associa- tion et une complémentarité entre les citoyens pour une Algérie forte et capable de relever les défis », soulignent les partici- pantes. De son côté, la coordonnatrice du Programme des Nations unies pour les femmes, M me Imène Hayef, a indiqué que le nombre de femmes détentrices de di- plômes supérieurs en Algérie était égal à celui des hommes, 830.000 selon des statistiques da- tées de 2008, d’où la nécessité de garantir l’égalité des chances. Elle a mis en exergue les ef- forts déployés par cet organisme onusien dans le domaine de la promotion du rôle politique de la femme, notamment après la créa- tion, en 2010, d’une instance spé- ciale pour l’égalité entre les deux sexes et la participation politique de l’élément féminin. M me Imène Hayef a salué la décision politique relative à la soumission au Parlement d’une loi organique fixant les modalités d’élargissement de la représenta- tivité de la femme au sein des as- semblées élues. Wassila Benhamed

L’Algérieoccupela117 e place au classement mondial relatif à la représentation de la femme au parlement

L’éminente avocate et expert en droit, M me Zoubida Assoul, a déclaré dans son intervention intitulée « La citoyenneté de la femme entre la théorie et la pratique » que l’Algérie occupe actuellement la 117 e place (parmi les vingt dernières) dans le classement mondial relatif à la représentation de la femme au parlement. Qualifiant l’opinion des partis politique «d’égoïsme masculin», l’oratrice a souligné qu’« il est temps pour la femme algérienne qu’elle prenne conscience du rôle important qu’elle peut jouer dans le changement de la donne politique.» Elle a fait savoir qu’« en dépit du fait que la législation algé- rienne ne prévoit aucune discrimination entre l’homme et la femme en matière de droits et de devoirs, la participation de la femme se dégrade d’année en année.»

W. B.

Nation

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EL MOUDJAHID

N ation 7 EL MOUDJAHID ENTRETIENS ALGÉRO-CANADIENS À ALGER La coopération dans le domaine des transports
N ation 7 EL MOUDJAHID ENTRETIENS ALGÉRO-CANADIENS À ALGER La coopération dans le domaine des transports
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N ation 7 EL MOUDJAHID ENTRETIENS ALGÉRO-CANADIENS À ALGER La coopération dans le domaine des transports
N ation 7 EL MOUDJAHID ENTRETIENS ALGÉRO-CANADIENS À ALGER La coopération dans le domaine des transports
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ENTRETIENS ALGÉRO-CANADIENS À ALGER

La coopération dans le domaine des transports au menu

ENTRETIEN NOUREDDINE MOUSSA AVEC LE DG DU GROUPE « KIPCO »

Examen des possibilités de coopération dans le domaine de l’habitat

L e ministre des Trans- ports, M. Amar Tou, a reçu jeudi dernier à

Alger l'ambassadeur du Ca- nada en Algérie, M me Gene- viève des Rivières, a indiqué un communiqué du ministère. L'entretien a porté sur les rela- tions bilatérales et les perspec- tives du renforcement de la coopération entre les deux pays dans le secteur des transports, précise la même source. Lors de cet entretien, l'ambassadeur du Canada a souligné l'excel- lence de ces relations, comme en témoigne l'accord aérien mis en œuvre depuis l'été 2011, puis elle a mis l'accent sur "la volonté forte des entreprises canadiennes de travailler très étroitement avec les entreprises (algériennes) relevant du sec- teur des transports". "Nous sommes intéressés par les défis et les priorités du programme quinquennal de développement et nous souhaitons vivement accompagner les entreprises al- gériennes du secteur pour leur apporter l'expérience et le sa- voir-faire" a-t-elle indiqué, tout en insistant sur "l'enthousiasme des entreprises canadiennes dé- sireuses de travailler en Algé- rie", ajoute le communiqué du

ministère. M me Geneviève des Rivières a également abordé la question du partenariat, rele- vant que "l'inquiétude des en-

partenariat, rele- vant que "l'inquiétude des en- treprises canadiennes" quant aux contraintes induites

treprises canadiennes" quant aux contraintes induites par les conditions de création des so- ciétés mixtes. Le ministre a mis en exergue de son côté la volonté de consolider l'infra- structure de base, à l'image de l'imposant programme de dé- veloppement du chemin de fer, la réalisation du métro d'Alger et des tramways au profit de nombreuses villes. Il a ainsi souligné que le recours indis- pensable au partenariat qui per- met de ''bénéficier de l'expérience et du savoir-faire des entreprises étrangères'' as- sure, à celles-ci, la maîtrise du management des projets, et par là même ''l'assurance et la cer- titude'' d'agir dans de bonnes conditions.''

L e ministre de l'Habitat et de l'Urbanisme, M. Noured- dine Moussa a reçu, mer-

credi dernier à Alger, le directeur général de "Kuwait Projects Com- pany" (KIPCO), M. Tarek Moha- med Abdessalam, avec qui il a examiné les possibilités de la par- ticipation de son groupe à la réali- sation de projets d'habitat en Algérie. M. Abdessalam a ex- primé le vœu de voir son groupe participer à la réalisation de pro- grammes d'investissements pu- blics, notamment dans le domaine de l'habitat et la production de ma- tériaux de construction, indique un communiqué du ministère de l'Ha-

bitat et de l'Urbanisme. M. Moussa a salué, dans ce sens, "l'in- térêt qu'accorde le groupe KIPCO au secteur de l'habitat et de l'urba- nisme" et il a, à cette occasion, in- vité le groupe à se rapprocher de la SGP-Injaz pour examiner les différents moyens de coopération et d'investissement avec les entre- prises publiques algériennes, no- tamment en matière de développement de nouveaux pro- cédés de construction pour la réa- lisation de logements. Les deux parties ont convenu "de poursui- vre les contacts entre les opéra- teurs jusqu'à la concrétisation des opérations sur le terrain".

la concrétisation des opérations sur le terrain". M. FAYÇAL HAMAD AL AYAR, VICE-PRÉSIDENT DU CONSEIL

M. FAYÇAL HAMAD AL AYAR, VICE-PRÉSIDENT DU CONSEIL D’ADMINISTRATION DE KIPCO

«Arab Gulf Bank-Algérie élargit son activité à travers toute le territoire»

Ph. Nesrine
Ph. Nesrine

L e vice-président du conseil

d'administration de la so-

ciété "Kuwait Projects

Company" (KIPCO), M. Fayçal Hamad Al Ayar a annoncé, jeudi dernier à Alger, un projet d'élargis- sement de l'activité de "Arab Gulf Bank-Algeria" à travers toute l'Al- gérie. Dans une déclaration à la

presse peu avant le départ de la dé- légation de la KIPCO conduite par Cheikh Hamad Sabah Al Ahmad Sabah, M. Al Ayar s'est félicité de l'investissement réalisé par le

groupe dans le secteur bancaire en Algérie, mettant en exergue les ser- vices qu'offre cette institution ban- caire qui compte 30 filiales à travers le territoire national. Dans ce cadre, il a indiqué qu'une délé- gation d'experts en médicaments effectuera une visite durant les deux prochaines semaines pour dis- cuter d'un projet de partenariat entre les deux parties en matière d'industrie des médicaments. Les discussions entre la délégation et les responsables algériens ont porté sur les moyens de développer la coopération dans les secteurs fi- nancier, industriel, immobilier et de l'information, a-t-il précisé. Dans ce sens, M. Al Ayar a mis l'accent sur l'intérêt que porte la KIPCO à l'in- vestissement dans le secteur de l'as- surance des biens, des personnes du logement et des petites industries en Algérie. Il a également précisé que la société approuve l'appui des petits projets à travers les fonds, vu que ce genre de projets ouvre la voie à un plus grand nombre de postes d'emplois. La KIPCO a mo- bilisé des équipes techniques spé-

cialisées dans différents domaines pour débattre des mécanismes et voies de réalisation de ces projets "dans les plus brefs délais", a-t-il ajouté. Il a, dans ce cadre, salué "les facilitations" accordées par le gou- vernement au groupe pour déve- lopper les investissements en Algérie qui, a-t-il dit, dispose d'un marché d'investissement "attractif". Il a également salué l'audience que le Président de la République, M. Abdelaziz Bouteflika, a accordée mercredi à la délégation de la KIPCO. "Le Président de la Répu- blique, qui entretient des relations fraternelles avec l'émir du Koweït, Cheikh Sabah Al-Ahmad Al-Jaber Al-Sabah, nous a accordé toutes les facilitations pour développer les in- vestissements du groupe en Algé- rie, étant convaincu des relations qui lient les peuples algérien et ko- weïtien", a précisé M. Al Ayar. Le président du Conseil d'administra- tion de la société (KIPCO), Cheikh Hamad Sabah Al Ahmad Sabah est arrivé, mardi dernier à Alger, à la tête d'une délégation pour une vi- site de travail qui a duré trois jours.

ITU TELECOM WORD 2011

L'Algérie présente à Genève

L’ Algérie participera pour la première fois au ITU Te-

lecom World 2011, un évènement mondial consacré

aux Technologies de l'information et de la communi-

cation (TIC) qui se tiendra du 24 au 27 octobre à Genève, a in- diqué jeudi dernier un communiqué du ministère de la Poste et des TIC. Le pavillon Algérie mettra en exergue les grands pro- jets réalisés, ainsi que les chantiers lancés dans le domaine de- puis la dernière décennie, précise-t-on de même source. La délégation algérienne, qui sera présidé par le ministre de la Poste et des TIC, M. Moussa Benhamadi, regroupe les diffé- rents acteurs du secteur, notamment les opérateurs en télé- communications, l'Agence spatiale algérienne, les équipementiers et les start-up de Sidi Abdallah. ITU Telecom Word 2011 sera marqué par la présences de 234 pavillons des pays et des acteurs technologiques dans le monde des TIC qui exposeront leur expériences, solutions et dernières innovations.

LOUH A LA 12 e RÉUNION RÉGIONALE AFRICAINE DE L'OIT

11 Etats africains appelés à ratifier l'amendement de 1986

FINANCEMENT DE MICRO-ENTREPRISES EN ALGÉRIE

M. Hague, ministre britannique des AE :

«La Grande-Bretagne encourage le dispositif de soutien à l’emploi de jeunes»

L e ministre du Travail,

de l'Emploi et de la

jeunes» L e ministre du Travail, de l'Emploi et de la cet instrument juridique vise à

cet instrument juridique vise à "assurer une meilleure re- présentation de l'Afrique". "La ratification de l'amende- ment de 1986 de l'OIT per- mettra une plus grande démocratisation de cette ins-

titution", a-t-il souligné. S'agissant du volet relatif à l'économie, M. Louh a insisté sur "la mise en place d'un fonds de régulation de re- cettes issues de l'exportation des hydrocarbures afin, a-t-il dit, de prémunir l'économie nationale des effets des fluc- tuations des cours du pé- trole". "La mise en place d'un fonds de régulation de re- cettes issues de l'exportation des hydrocarbures permettra ainsi d'assurer la poursuite des programmes de dévelop- pement", a-t-il préconisé. M. Louh a insisté, par ailleurs, sur l'adoption et la mise en place d'un plan d'action pour la promotion de l'emploi et la lutte contre le chômage.

Sécurité sociale, M.

Tayeb Louh, a lancé un appel depuis Sandton, en Afrique du Sud, aux 11 Etats africains

qui n'ont pas encore ratifié l'amendement de la Constitu- tion de l'OIT (Organisation internationale de travail) de 1986 à procéder à la ratifica- tion de cet instrument juri- dique. Intervenant au 2 e jour de la 12 e réunion régionale africaine de l'OIT, M. Louh, en réaction au rapport du di- recteur du BIT (Bureau inter- national du travail), a mis l'accent sur l'importance que revêt la ratification de l'amendement de la Constitu- tion de l'OIT en assurant que

L e ministre britan- nique des AE, Wil- liam Hague, a

souligné jeudi dernier de- vant la Chambre des com- munes l’appui de la Grande-Bretagne au disposi- tif de soutien à l'emploi de jeunes et le financement de micro-entreprises en Algé- rie. ''En Algérie, nous ap- puyons un système de prêts pour les jeunes entrepre- neurs dans le cadre de la promotion de l’emploi'', a affirmé M. Hague dans une déclaration consacrée à la situation dans la région du Moyen-Orient et de l'Afrique du Nord (Mena). Evoquant l’initiative lancée en

du Nord (Mena). Evoquant l’initiative lancée en partenariat avec l’Algé- rie pour la promotion de

partenariat avec l’Algé- rie pour la promotion de l’emploi des jeunes, M. Hague a souligné que la Grande-Bretagne veut ''assurer une politique de voisinage euro- péenne “révisée” avec une offre ambitieuse d'intégration beaucoup plus profonde au plan économique et commer- cial''. ''Le G8 a promis 38 milliards de dollars pour la région, nous voulons voir la politique transformée en actions, afin que l'ensemble de l'Europe et le G8 puissent apporter le change- ment'', a-t-il affirmé.

Economie

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EL MOUDJAHID

E conomie 8 EL MOUDJAHID RÉÉCHELONNEMENT DES DETTES DES ENTREPRISES Près de 180 dossiers en cours
E conomie 8 EL MOUDJAHID RÉÉCHELONNEMENT DES DETTES DES ENTREPRISES Près de 180 dossiers en cours
E conomie 8 EL MOUDJAHID RÉÉCHELONNEMENT DES DETTES DES ENTREPRISES Près de 180 dossiers en cours
E conomie 8 EL MOUDJAHID RÉÉCHELONNEMENT DES DETTES DES ENTREPRISES Près de 180 dossiers en cours
E conomie 8 EL MOUDJAHID RÉÉCHELONNEMENT DES DETTES DES ENTREPRISES Près de 180 dossiers en cours
E conomie 8 EL MOUDJAHID RÉÉCHELONNEMENT DES DETTES DES ENTREPRISES Près de 180 dossiers en cours

RÉÉCHELONNEMENT DES DETTES DES ENTREPRISES

Près de 180 dossiers en cours de traitement

Dans le cadre de la mise en œuvre des mesures issues de la tripartite de mai dernier à propos du rééchelonnement des dettes des entreprises en difficulté financière, soit 200 milliards de dinars de dettes, une réunion a regroupé, mardi dernier, les représentants du patronat et les responsables des banques.

des contraintes financières», dira M. Benkhalfa. Dans le même ordre d’idées, il dira la nécessité pour les PME d’amé- liorer la qualité du management, de dé- velopper la performance et la qualité des produits et diminuer le coût. « Les banques perdent dans l’immédiat mais vont gagner, à moyen et long terme, avec des entreprises réhabilitées grâce à ce mécanisme exceptionnel mis pour la pre- mière fois au profit des entreprises pri- vées», notera l’intervenant. A propos de l’endettement des entreprises, il indi- quera que le montant a été arrêté au 30 avril 2011. «Le recensement des entre- prises endettées a été fait et ces dernières sont libres ou pas d’adhérer au disposi- tif», a-t-il affirmé précisant que le recen- sement s’étale au 31 décembre 2011. Et de préciser que «durant deux ou trois ans, grâce à ce dispositif, les entreprises qui disposent d’un plan de charges mais qui

ELECTRICITÉ ET GAZ

Hausse de 7,41% des créances de 11 communes d’Alger en 2010

Les créances de la direc- tion de distribution de l'élec- tricité et du gaz de Gué de Constantine (direction d'Al- ger), qui alimente 11 com- munes d'Alger, s'élèvent à 1,66 milliard de dinars, soit une hausse de 7,41% par rapport à l'année 2009, a in- diqué jeudi dernier à Alger le directeur de cette entre- prise, M. Loucif Lakehal. Le plus gros de ces créances est détenu par les APC avec un montant de plus de 335 millions de di- nars. Les taux les plus élevés sont enregistrés au niveau des communes de Draria (90,85%), Baba Hassan (73,42%), et Baraki (58,11%), a précisé M. La- kehal lors d'une conférence de presse consacrée à la pré- sentation du bilan de l'acti- vité 2010 de cette direction, qui dépend de la société de distribution de l'électricité et du gaz d'Alger. Ce problème des dettes détenues auprès des APC "pèse lourdement sur l'entreprise" et continue à lui faire subir des "pertes énormes", a-t-il déploré. In- terrogé sur les coupures d'électricité, enregistrés l'été dernier, le même responsa- ble a souligné qu'elles "sont dues à des agressions de ré- seaux". Quelque 355 agressions sur le réseau d'électricité ont été enregistrées au cours de l'année 2010. Sur ce total,

255 ont été enregistrées sur

le réseau moyenne tension et

100 sur le réseau basse ten-

sion, a-t-il précisé. Ces agressions ont causé un pré- judice pour 22.200 abonnés, dont le temps de coupure a duré entre 3 mn et 6 heures et un manque à gagner de 52,2 millions de dinars, a-t-il ajouté. Le réseau gaz a quant à lui subi 316 agressions, touchant plus de 7.646 abon- nés. Le raccordement de la clientèle nouvelle (RCN) en électricité a atteint en 2010 133.635 km, avec la création

de 145 postes de distribu- tion, alors que le raccorde- ment en gaz a totalisé 19.427 km avec la réalisa- tion de 3 postes clientèle. D'importants projets sont envisagés à moyen terme dans cinq communes, selon M. Lakehal, Draria, Baba Hassen, Khracia, Saoula et Birtouta avec un investisse- ment de 726,5 millions de dinars ''en fonds propres'' de l'entreprise. La direction de Gué de Constantine, ratta- chée à la société de distribu- tion de l'électricité et du gaz d'Alger, dessert les com- munes de Sidi-Moussa, Ouled Chebel, Birtouta, Bir- khadem, Baraki, Aïn Naâja, Saoula, Baba Hassen, Dra- ria, El Achour et Khraicia. Elle compte 142.958 abon- nés en électricité et 76.736 en gaz.

L es parties concernées devaient se concerter sur la question de l’ap- plication de ces décisions. L’opé-

ration concerne, a déclaré jeudi le délégué de l’Association des banques et établissements financiers (ABEF), l’en- semble des entreprises qui sont en diffi- culté financière mais qui ont encore une viabilité commerciale et économique et qui ne sont pas menacées de faillite. M. Abderrahmane Benkhalfa précisera que les banques convoqueront les clients un à un et que les pouvoirs publics ont exigé une accélération de l’opération. L’invité de la rédaction a indiqué dans ce sens qu’entre 170 à 180 dossiers sont en cours de traitement et que certaines entreprises ont déjà signé la convention de rééche- lonnement issue des négociations. «Nous pensons que cette opération va concerner des milliers de PME privées qui vont pouvoir rebondir grâce à l’atténuation

sont handicapées par les dettes et les coûts ne vont rien payer, étant donné que c’est le Trésor public qui le fera à leur place». Aussi, «en diminuant les coûts de 15 à 20 %, ces entreprises en difficulté vont avoir de nouvelles marges. Par conséquent, «des milliers d’emplois vont être sauvés» ajoutera-t-il. M. Abderrah- mane Benkhalfa a expliqué, par ailleurs, que les entreprises créées dans le cadre des dispositifs CNAC et ANSEJ ne sont pas concernées par le dispositif ayant bé- néficié du financement aidé. « On ne peut pas faire cumuler les soutiens », a-t-il noté. A propos de l’effacement des inté- rêts, il a estimé que le processus s’éche- lonne de 50 à 100 %. Le délégué général de l’ABEF a souligné à ce titre, que les banques ont pris leurs dispositions pour que l’effacement des dettes n’affecte pas leur sécurité financière. D. Akila

SELON L’ABEF

3.800 milliards de dinars de financements en 2011

L es financements accordés par les banques algériennes devraient atteindre quelque 3.800 milliards de dinars en 2011, a annoncé jeudi dernier le délégué général de

l'Association des banques et établissements financiers (ABEF), M. Aderrahmane Benkhalfa. "Le volume de financements et de crédits accordés (par les banques) qui a augmenté de 17% entre 2009-2010 et de 18% en 2011, devrait atteindre 3.800 milliards de dinars début 2012, tous financements confondus", a indiqué jeudi M. Ben- khalfa sur les ondes de la Radio nationale. Pour les crédits octroyés aux ménages, ils sont en pro- gression, autour de 200 milliards, répartis sur 12 produits, no- tamment en crédits immobiliers et ce, en fonction du rythme de l'offre, dira le même responsable, ajoutant que pour l'ins- tant le crédit à la consommation se limite à l'immobilier. Concernant la réhabilitation des PME en difficulté, M. Benkhalfa a précisé qu'il existe près de 180 dossiers en cours de traitement en vue de bénéficier du mécanisme de ré- échelonnement décidé par la tripartite. Quelque 170 à 180 dossiers d'entreprises postulant au ré- échelonnement sont actuellement en cours de traitement dont certaines en ont déjà bénéficié. Pour lui, "c'est un segment important du tissu d'entreprises qui pourra rebondir grâce à l'allègement de la contrainte fi- nancière, avec comme objectif l'amélioration du manage- ment, le développement des performances et la diminution des coûts partagés entre les pouvoirs publics, les banques et

les entreprises". Ce dispositif est destiné à des entreprises en difficulté financière mais qui sont commercialement viables avec encore des perspectives de développement, explique-t- il, précisant que l'opération de recensement de ces entreprises sera clôturée en décembre prochain. Les entreprises PME asphyxiées par le poids de l'endette- ment pourront, grâce à un recouvrement de leurs charges par le Trésor pour une durée d'une à deux années et une diminu- tion des coûts des crédits bancaires, rebondir et améliorer la qualité de leurs produits. Concernant le coût des intérêts bancaires appliqués aux PME, considérés comme élevés, M. Benkhalfa rappellera que ''l'Algérie est l'un des rares pays où les crédits (taux d'intérêt) sont inférieurs à l'inflation", et que le rééchelonnement s'opé- rera sur un taux pivot autour de 6,5 %, avec une bonification de 2% pour les investissements. S'agissant de la création de banques spécialisées, notam- ment pour le financement de l'investissement, le responsable de l'ABEF a souligné que les banques algériennes ne peu- vent opérer dans un seul secteur car le "risque encouru est trop important" en cas de crise dans ce secteur. Il dira encore, que "les métiers de financement des inves- tissements et de capital investissement font actuellement l'ob- jet de financement, de formation et d'organisation dans les banques, avec aussi pour objet le développement de la mis- sion conseil aux entreprises.

2 e SALON DES INDUSTRIES ÉLECTRIQUES ET DE L'ÉLECTROMÉNAGER

Une vitrine de la production nationale

Le Salon des Industries électriques, électroniques et de l'électroménager (SIE- LEC 2011) tiendra sa deuxième édition du 19 au 25 octobre à Alger, indique un communiqué de la Société algérienne des foires et expo- sitions (SAFEX). Le SIE- LEC 2011 se veut une

plate-forme incontournable et un référentiel à l'échelle nationale pour les profes- sionnels désirant promouvoir leurs produits et services sur un marché local en pleine croissance, précise la SAFEX. Désormais un des Salons phares pour le quatrième tri- mestre de l'année, ce rendez- vous vise essentiellement à contribuer aux efforts dé- ployés par les pouvoirs pu- blics pour la promotion de la production nationale et le dé- veloppement des relations de partenariat à la fois entre opérateurs publics et privés nationaux. Il vise également à l'établissement de relations d'affaires et d'entrepreneuriat soutenues entre les produc- teurs nationaux et étrangers, et à permettre aux exposants et aux visiteurs de mieux s'informer sur les opportuni- tés d'investissements, de par- tenariat et de coopération qu'offrent la nouvelle poli- tique gouvernementale en matière notamment de re- lance industrielle et de déve- loppement du secteur des PME/PMI, ajoute encore le communiqué. Les organisateurs de ce rendez-vous précisent que le SIELEC se déroulera au même moment que plusieurs autres Salons professionnels, ce qui favorisera davantage les opportunités d'affaires, et apportera, selon eux, "la preuve, si nécessaire, que l'entreprise algérienne est ca- pable de relever les objectifs d'aujourd'hui et de demain".

SALON INTERNATIONAL DE L'INDUSTRIE DU PLASTIQUE ET DU CAOUTCHOUC EXPOPLAST 2011

Un secteur en expansion

Ph : Billal
Ph : Billal

années 1970 a investi dans la produc- tion de la matière première, parce que celle-ci est boursière. C'est-à-dire qu’elle se vend dans les marchés mondiaux. Donc nous devons pro- duire en qualité et en quantité ». Insistant sur le savoir-faire de l'entrepreneur algérien dans ce do- maine, selon lui, la plasturgie déve- loppe une forte plus value, offre d'énormes opportunités d'emplois et constitue une filière à fort taux d'in- tégration industrielle. Par ailleurs, il

a noté que la capacité actuelle de pro- duction nationale du plastique se situe au niveau de 110.000 tonnes par an. La suppression du monopole des en- treprises d’Etat a changé l’organisa- tion du secteur, notamment en matière d’approvisionnement en po- lymères, entraînant la création de plu- sieurs sociétés importatrices et des bureaux de liaison des grands groupes chimiques producteurs de

polymère. Makhlouf Ait Ziane

• La capacité actuelle de production nationale du plastique est de 110.000 tonnes/an.

L a 5 e édition du Salon Interna- tional de l'Industrie du Plas- tique et du Caoutchouc

"EXPOPLAST 2011" et la 1 re édition du Salon International de la Canali- sation, Tubes et de la Tuyauterie "PI- PEXPO 2011, a ouvert jeudi dernier ses portes jusqu’au 16 octobre. Pas moins de 38 entreprises ont pris part au rendez-vous, dont des groupes étrangers représentant 8 pays (Japon, Chine, France, Italie, Espagne, Alle- magne, Turquie et Maroc). Ce ren- dez-vous annuel, destiné à l'ensemble des professionnels de l'industrie de la plasturgie, du caoutchouc et du tube est placé sous le thème cette année de "L'avenir de l'industrie du tube en Al- gérie et la plasturgie : Enjeux et pers- pective." Ce Salon représente un carrefour d'échanges entre opérateurs du sec- teur, réunis pour prendre connais- sance notamment des nouvelles

technologies en matière de plasturgie et produits dérivés. Il s'assigne égale- ment comme objectif pour la sensi- bilisation et l'orientation des jeunes diplômés au chômage vers l'ANSEJ pour concrétiser des projets dans le domaine de la plasturgie et dans d'au- tres filières industrielles. S’exprimant en marge de l’inauguration du Salon, Saïd Irzi, general manager, a souligné qu’ils ont « impliqué pour cet évène- ment des entreprises de formation et de recherche dont l'Institut algérien du pétrole (IAP) et même des orga- nismes comme le réseau des entre- prises maghrébines et la Chambre algérienne de commerce et d'industrie (CACI) ». De son côté, le commis- saire général du Salon, M. Naoum Benamar, a indiqué qu’il y a « une réalité de l’industrie de la transfor- mation du plastique en Algérie. C’est- à-dire qu’il y a le savoir-faire algérien et nous sommes capables d’être lea- der dans la région ». « Les entreprises algériennes produisent aujourd’hui des produits spécifiques, citant comme exemple les tubes du gaz et de l'électricité », a-t-il relevé. Avant d’ajouter, que « l’Algérie depuis les

Forum

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EL MOUDJAHID

F orum 9 EL MOUDJAHID ALI HAROUN PRÉSENTE DES DOCUMENTS INÉDITS SUR LES MANIFESTATIONS DU 17
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ALI HAROUN PRÉSENTE DES DOCUMENTS INÉDITS SUR LES MANIFESTATIONS DU 17 OCTOBRE 1961 AU FORUM D’EL MOUDJAHID

Le fonds documentaire sera remis aux Archives nationales

Un fonds documentaire appartenant à M. Ali Haroun, ancien dirigeant de la Fédération FLN de France, sera incessamment remis aux Archives nationales.

C e lot d’archives comprenant 117 témoignages et 106 rapports ma- nuscrits sur les manifestations du

17 Octobre 1961 à Paris permettra aux chercheurs et historiens d’évoquer cette journée tragique sur la base de faits re- latés par des Algériens établis en France qui ont participé à cette manifestation pacifique, ainsi que des comptes rendus des responsables de ce qu’on appelait la “septième wilaya”. L’annonce a été faite jeudi au Forum d’El Moudjahid par maî- tre Ali Haroun qui a, par la même occa- sion, animé une conférence sur cette journée que la France veut porter dispa- rue. Mais il faut dire qu’un travail co- lossal a été réalisé à titre gracieux par Media Marketing. Ce travail, comme l’a souligné son premier responsable M. Youcef Aggoun, est en fait un pré-archi- vage. Il a consisté en la numérisation de ces archives pour les préserver des aléas du temps. Aussi, une sélection des té- moignages et des rapports , dont certains datant du mois de septembre 1961 qui font état des dépassements de la police de Maurice Papon bien avant le 17 oc- tobre, compilés dans un CD, ont été remis aux représentants de la presse na- tionale.

Des policiers républicains témoignent

Parmi les documents numérisés, on cite la déclaration d’un groupe de poli- ciers républicains datée à Paris le 31 oc- tobre 1961, où on peut lire : « Ce qui s’est passé le 17 octobre et les jours sui- vants contre les manifestants pacifiques, sur lesquels aucune arme n’a été trouvée nous fait un devoir d’apporter notre té- moignage est d'alerter I’opinion pu- blique. Nous ne pouvons taire plus longtemps notre réprobation devant les actes odieux qui risquent de devenir monnaie courante et de rejaillir sur le corps de la Police tout entier. Au- jourd’hui, quoiqu'à des degrés très dif- férents, la presse fait état de révélations, publie des lettres de lecteurs, demande des explications. La révolte gagne les hommes honnêtes de toutes opinions. Dans nos rangs ceux-là sont la grande majorité. Certains en arrivent à douter de la valeur de leur uniforme. Tous les coupables doivent être punis. Le châti- ment doit s'étendre à tous les responsa- bles, ceux qui donnent les ordres, ceux qui feignent de laisser faire, si haut pla- cés soient-ils. Nous nous devons d'in- former. Parmi les milliers d'Algériens emmenés au Parc des Expositions de la Porte de Versailles, des dizaines ont été tués à coups de crosse et de manche de pioche par enfoncement du crâne, éclatement de la rate ou du foie, brisure des membres. Leurs corps furent

Ph. :T. Rouabah
Ph. :T. Rouabah

piétinés sous le regard bienveillant de M. Paris, contrôleur général. D'autres

eurent les doigts arrachés par les mem- bres du service d'ordre, policiers et gen- darmes mobiles, qui s'étaient cyniquement intitulés comité d'accueil ”. D’ailleurs, maître Haroun a tenu à rappeler la "gêne" provoquée par cette déclaration auprès du ministre de l'Inté- rieur français de l'époque, Roger Frey, le patron de la police, Maurice Papon, et le responsable de la police à Paris, qui avaient alors déposé une plainte contre

X.

Sans armes et sans haine

La compilation de documents histo- riques comprend également un dossier établi par le ministère de l’Information du GPRA édité au mois de décembre 1961. Ce rapport compte des articles parus dans les colonnes d’El Moudjahid où sont repris les témoignages de jour- nalistes même les plus conformistes qui ont été unanimes à souligner le caractère pacifique de la manifestation et le zèle des policiers. « Aucun policier n’a été blessé par balle, et la police qui a soi- gneusement fouillé les 12.000 Algériens arrêtés ce soir-là n’a trouvé sur eux au- cune arme, pas un revolver ; pas un cou- teau », ont-il écrit. On peut également trouver des photos illustrant l'étendue du carnage commis par la police de Mau- rice Papon au cœur de la capitale fran- çaise. Le dossier contient le communiqué publié par le cabinet de Papon contenant des décisions discrimi-

natoires et à caractère raciste. En effet, le communiqué instaurait un couvre-feu applicable aux travailleurs algériens. Ces derniers étaient sommés de ne pas circuler dans les rues de Paris et de la banlieue parisienne de 20h30 à 5h30.

Paris 1961 : cela aurait pu être Paris 1941

Il y a aussi parmi ce lot d'archives, un rapport détaillé sur ce qui s'est passé le 17 octobre à Paris, établi par Nicole Rein, membre du collectif des avocats du FLN en France. L’avocate écrit :

« On a parqué à l'époque des Juifs au Vel d'hiv pour les emmener dans les camps de la nuit dans le grand silence, l'indif- férence des Français et de PARIS. En 1961, on torturait sous les ordres de PAPON, Préfet de Police, les Algériens en plein PARIS, au 25 ou 28 de la rue de la Goutte d'Or, Boulevard de la Cha- pelle, au 9 de la rue de Harvey, au 13 de la rue de la Charbonnière. On entendait les cris de ces hommes dans les caves, on en a jeté dans la Seine, on a tiré sur eux en pleine rue. Les Français allaient à leur travail ; les partis politiques, les associations se taisaient, c'était le règne du silence et du racisme (…) Pour tenter de cacher les tortures, on séquestrait ces hommes dans les caves puis on les em- menait au dépôt sous le Palais de Jus- tice, et ce pendant plusieurs jour. Le 21 Février 1961, le frère de l'un de ces tor- turés écrivait au Président de la Com- mission de sauvegarde des droits et

libertés : "Vous n'avez que trois étages à descendre pour constater ces faits".»

Crime d’Etat

En présentant ces archives, M e Ali Haroun a rappelé que ce geste n’est pas le premier, car il avait remis auparavant aux mêmes Archives nationales un lot de 300 kg de documents de la Fédéra- tion de France du FLN. Par la même oc- casion, il est revenu longuement sur ces manifestations qui ont mis au jour le vrai visage du colonialisme. Dans sa confé- rence, qui a suscité l’intérêt des présents, il a qualifié la répression et les exac- tions subies par les Algériens de crime d’Etat, que la France refuse de recon- naître. Pour Ali Haroun, la violente ré- ponse de la police de Papon à un mouvement pacifique est unique dans l’histoire de l’Europe de l’Ouest. 11.500 arrestations dont 500 enfants, 200 morts, le bilan est macabre. A la question d’un journaliste qui s’interrogeait sur l’au- thenticité des documents, Ali Haroun répond que les rapports des militants portent pour preuve des numéros indi- quant leur origine (Nahia, Amala, daïra, wilaya, district et section). En rappelant que tout se faisait dans la clandestinité, l’auteur de la 7 e Wilaya a mis en exergue l’impact de ces manifestations sur le plan international et la détermination de Papon à briser la Fédération FLN de France qui participait à hauteur de 80% au financement du GPRA. Nora Chergui

Le PS demande une reconnaissance officielle par la France

L e Parti socialiste (PS) a demandé hier que la France reconnaisse officiellement les "évènements tra- giques" du 17 Octobre 1961 à Paris, durant lesquels

des centaines d’Algériens ont été tués pour avoir manifesté

pacifiquement contre le couvre-feu discriminatoire qui leur

a été imposé quelques jours auparavant par le préfet

d’alors, Maurice Papon. "Le Parti socialiste demande que

la France reconnaisse officiellement ces événements tra-

giques et facilite l’accès aux archives pour les historiens,

dans un esprit de justice et de vérité", indique un commu- nique du PS, signé par le premier secrétaire du Parti par

intérim, Harlem Désir, et le secrétaire national à la coopé- ration, à la francophonie, à l’aide au développement et aux droits de l’homme, Pouria Amirshahi. Le PS rappelle qu’il y 50 ans, les forces du préfet de police Maurice Papon "ré- primaient avec une brutalité injustifiée et meurtrière une manifestation pacifique d’Algériens défendant le droit à l’égalité et l’indépendance de l’Algérie", ajoutant que le bilan fut "dramatique : plusieurs milliers d’arrestations, plusieurs centaines de morts noyés dans la Seine ou frap- pés à mort". "Cette page sombre de notre histoire a long- temps été ignorée ou masquée. Il est aujourd’hui temps

que notre pays reconnaisse ces faits et que les responsabi- lités dans les violences commises soient établies et recon- nues. Il est temps pour notre pays de rendre hommage à ces victimes et à leur mémoire", indique-t-il. Pour le deuxième parti politique en France, cette reconnaissance "permettra enfin d’avancer réellement vers la pleine ré- conciliation entre les peuples français et algérien, essen- tielle pour bâtir de nouvelles relations tournées vers notre avenir commun".

Dossier

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EL MOUDJAHID

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Une monstruosité menée par l’infâme Maurice Papon

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Correspondance : Nassim AMEUR

s s e e n n 1 1 9 9 4 4 2 2 Correspondance :

L e massacre du 17 octobre 1961 n’est pas un événement tiré du néant. Depuis plusieurs semaines

déjà, les Algériens étaient victimes d’exactions pour le simple fait d’être al- gériens. « L’évidence est là : la jonction que nous redoutions en avril entre les tor- tionnaires d’Alger, et les tortionnaires de M. Papon est réalisée dans les faits. Les méthodes de masse instaurées à Alger par le général Massu et les colonels Godard et Trinquier ont été transplantées à Paris. La Seine charrie des noyés qui évoquent les noyés de la baie d’Alger, les crevettes du colonel Bigeard ». Cette citation est extraite du journal « Vérité liberté Cahier d’information sur la guerre d’Algérie » publié clandestine- ment » à partir de mai 1960. Il publie dès son numéro 13, daté de novembre 1961, un dossier spécial sur le massacre des Al- gériens le 17 octobre 1961. Au lendemain des événements tragiques, les journaux parisiens, risquant la censure ou la saisie, avaient informé sur la gravité de la ré- pression, tels L’Express, France nouvelle, France-Observateur, Témoignage chré-

tien et même le Figaro, malgré les déné- gations du pouvoir. « Vérité-Liberté » va plus loin en dénonçant la barbarie, faisant le parallèle avec des événements encore proches dans la mémoire des Fran-çais :

« Au cœur même de Paris, à la préfecture de police, M. Papon fait tuer cinquante Algériens désarmés. Comme les juifs pendant l’occupation, la comparaison a été faite immédiatement par les Français et par les Algériens et nul doute qu’elle ne soit fondée (…) Les Algériens ont été

traqués comme des bêtes, et la chasse au faciès a remplacé la recherche de la cir- concision ». Ainsi, entre la concentration des Algé- riens dans le Palais des sports par cen- taines en octobre 1961, et la rafle des juifs en juillet 1942, un même homme infâme apparaît : Maurice Papon. Dans les cou- lisses en 1942, préfet de police de Paris depuis 1956, après avoir été préfet de Cons-tantine entre 1956 et 1958. Il n’a ja- mais été poursuivi pour son « organisa- tion contre le FLN » qui a signifié des centaines de victimes algériennes en 1958 et 1962. Maurice Papon avait toujours dit à ses policiers et aux supplétifs harkis : « quoi qu’il arrive, vous êtes couverts ». Lui-même était couvert par son ministre. Plus tard, bien après qu'il ait atteint le sommet de l'Etat en devenant ministre, Papon a été jugé et condamné pour crime contre l’humanité, pas pour le massacre des Algériens, non, mais en raison de son implication dans la déportation des juifs pendant la Seconde Guerre mondiale Dans le journal « Vérité liberté », dont l’histoire reste encore à écrire, signaient des gens comme Pierre Vidal-Naquet, Robert Barrat, Paul Ricoeur, Vercors, Jean-Marie Domenach… et bien d’autres figures de l’humanisme français comme Jean-Paul Sartre ou encore Jacques Pani- jel qui tournera des images du 17 octobre 1961, et dont le film, « Octobre à Paris » restera interdit en France durant des an- nées. Son auteur, décédé en 2010, verra sa carrière de cinéaste largement com- promise. Le film sort enfin cette année dans le cadre du 50 e anniversaire.

Dans un numéro des Temps modernes (saisi à l'imprimerie), l’éditorialiste ac- cuse le préfet de police : « Avec Papon nous n’avons plus que le visage nu de la haine raciste. Du ghetto au couvre-feu, des raids de harkis au lynchage organisé, une logique infernale l’a conduit à ce soir du 17 octobre. Alors, froidement, délibé- rément, il a donné le signal du pogrom, il a couvert la ratonnade : il a lâché ses flics sur les Algériens comme on lâche les chiens dans la curée. Mais du coup, il est allé trop loin et la situation se renverse. Entre ces policiers bottés, casqués, mi- traillette au poing, la matraque levée, hur- lant des injures, et ces hommes droits sous les coups, dont les frères tiennent en échec depuis sept ans la plus puissante armée coloniale des temps modernes, il n’était pas besoin d’hésiter longtemps cette nuit-là, pour savoir qui était vain- queur. Soudain s’étalait en pleine rue, au cœur de la capitale, ce que dissimulait jusqu’alors l’ombre des commissariats et des caves » (in Vérité Liberté n°13). « La manifestation algérienne a été pour beaucoup et même jusque dans la classe ouvrière le révélateur d’un racisme latent », écrit le journal Vérité Liberté qui cite les propos d’un conseiller municipal de Paris qui préconisa « le rembar- quement de tous les Algériens dans des ba-teaux », précisant « quant au pro- blème de couler les bateaux, ce n’est pas du ressort du conseil municipal ». L’élu ne sera pas pour autant inquiété pour un tel appel au meurtre. Nassim AMEUR

 

EDITO

La nuit où Paris n’entendit pas le cri des noyés de la Seine

L e 17 octobre 1961, des milliers d’Algériens, faisant partie de la communauté immigrée en France, ont décidé, à l’appel du Front de libération nationale, de sortir le soir, à

Paris, sous la pluie battante, sans armes, les mains nues, avec femmes et enfants, afin de rappeler à toute la France, qu’ils sont traités sur le territoire de la patrie des droits de l’homme comme des esclaves, dans des ghettos, soumis à un couvre-feu aussi discriminatoire qu’humiliant. La police parisienne confiée à Papon, personnage

connu (et condamné plus tard pour

«

complicité de crimes contre l'humanité »

du fait de son rôle dans la déportation des Juifs français durant la Seconde Guerre mondiale), se livra à un assassinat collectif, froidement, férocement, bestialement. La presse parisienne, pour minimiser la tuerie organisée, parlera de deux morts. Les hautes autorités eux parleront de « bavure ». Le double mensonge sera rattrapé par les historiens qui eux, ont dressé un bilan qui demeure provisoire : plus de 200 morts. Et le général de Gaulle était parfaitement tenu au courant. La thèse tout aussi mensongère d’une « police débordée » est battue en brèche par des historiens français et anglo-

saxons. Il s’agit bel et bien d’une véritable

terreur d’Etat » selon l’expression de Jim House et Neil MacMaster qui ont consacré un ouvrage à la question, il y a cinq ans.

«

Cinquante ans après le drame, devant le verdict de l’histoire et la vérité rétablie par les historiens, qu’attendre encore et quels enseignements tirer ? Jusqu’à quand la France continuera à donner une représentation positive de son histoire coloniale pourtant peu honorable au regard

à

la fois des massacres et des crimes

commis en son nom et de la régression dans laquelle elle a plongé durant des siècles des pays et des peuples ? Jusqu’à quand continuera-t-elle à revendiquer un héritage bien lourd fait d’humiliation, de privation, elle qui se revendique une société de liberté, d'égalité, de fraternité, de laïcité et de progrès social ? Depuis quand une société qui en opprime d’autres en réduisant ses citoyens à l’état d’esclaves, peut-elle se targuer, sans risquer l’opprobre de l’histoire, d’affirmer être la patrie des droits de l’homme et du citoyen ? Dans quelle logique s’inscrit cette détermination à ne pas vouloir reconnaître ses torts historiques sinon celle d’une cécité politique ou d’une grandeur arrogante malvenue ? Au nom de quelle éthique condamner des crimes contre

l’humanité commis en Europe et s’abstenir de le faire, voire nier le fait qu’ils aient lieu quand il s’agit de crimes commis ailleurs, contre d’autres peuples qui pourtant se sont levés pour défendre la dignité humaine et la liberté ? Ce questionnement exige une réponse claire et convaincante d’autant plus que le débat qu’il suggère est toujours d’actualité.

A

défaut, la nuit où Paris a fait la sourde

oreille en n’écoutant pas le cri de détresse des dizaines de suppliciés et des dizaines de noyés de la Seine risque non pas de se répéter mais il a lieu ailleurs, dans d’autres zones géographiques, et cela est inconcevable parce que immoral et criminel. C’est pourquoi la préoccupation algérienne d’aujourd’hui, celle de ne jamais céder à l’amnésie, à l’oubli, à l’occultation, s’inscrit bien dans la logique non pas de la revanche, de la haine et du ressentiment mais celle de la

reconnaissance de la vérité historique et d’un combat de tous les instants contre la

vision coloniale, forcément violente, raciste

et

inhumaine. Ce ne sera pas la

préoccupation d’une génération d’Algériennes et d’Algériens mais le combat de l’Algérie d’hier, d’aujourd’hui et de demain.

 

Ach. C.

Dossier

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EL MOUDJAHID

D ossier 1 1 EL MOUDJAHID TÉMOIGNAGE EXTRAIT DU BULLETIN DE LIAISON DES MÉDECINS DU CONTINGENT,
D ossier 1 1 EL MOUDJAHID TÉMOIGNAGE EXTRAIT DU BULLETIN DE LIAISON DES MÉDECINS DU CONTINGENT,
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D ossier 1 1 EL MOUDJAHID TÉMOIGNAGE EXTRAIT DU BULLETIN DE LIAISON DES MÉDECINS DU CONTINGENT,
D ossier 1 1 EL MOUDJAHID TÉMOIGNAGE EXTRAIT DU BULLETIN DE LIAISON DES MÉDECINS DU CONTINGENT,

TÉMOIGNAGE EXTRAIT DU BULLETIN DE LIAISON DES MÉDECINS DU CONTINGENT, PUBLIÉ PAR VÉRITÉ LIBERTÉ, NOVEMBRE 1961, NUMÉRO 13

Les musulmanes à l’hôpital Sainte-Anne

U n médecin, présent à Sainte-Anne

20 octobre, raconte : La grille

s’ouvre, deux autobus et un car de police entrent dans l’hôpital. Ils sont bondés de femmes et d’enfants qui scandent « Al- gérie algérienne ! ». Les flics ont la mi- traillette au poing. On fait descendre femmes et enfants. Ils étaient deux cent cinquante environ. On les a mis dans la chapelle où nous organisons quelquefois des fêtes pour les malades. Ils s’installent tant bien que mal, il y a un remue-mé- nage sans nom. De partout médecins et infirmiers, stupéfaits, accourent. Dès son arrivée, le directeur de l’hôpital est as- sailli de questions indignées. Il se défend tant bien que mal : il a été prévenu très

à l’heure du déjeuner, le vendredi

tard, il n’a pas pu refuser, on lui avait de- mandé de préparer mille repas, il a dit qu’il ne pouvait pas en préparer plus de quatre cent cinquante, qu’ils seraient bien soignés… Mais nous le pressions de toutes parts. Il est finalement obligé de demander aux flics de sortir de l’enceinte de l’hôpital. Ceux-ci se placent de fac- tion devant la grande porte. Dans la chapelle, les femmes crient toujours. Plusieurs racontent qu’elles n’avaient pas l’intention de manifester, qu’elles ont été ramassées avec leurs en- fants en voulant aller faire les courses pour le déjeuner. Ça ne les empêche pas de crier maintenant avec les autres : « Al- gérie algérienne ! ». Malgré la hâte, malgré l’émotion, on

s’organise. Une femme est en couches (elle a déjà perdu les eaux), un enfant l’accompagne. On les évacue sur la ma- ternité de Saint-Antoine dans une ambu- lance de l’hôpital. Puis c’est le tour d’une autre qui suffoque : elle a un rétrécisse- ment mitral. Elle aussi est accompagnée d’un enfant. Tout à coup, la décision est prise :

nous ne sommes pas des gardiens de pri- son et nous proposons à celles qui le dé- sirent de les faire sortir par la porte qui donne sur la rue. Toutes s’en vont. On apprend qu’un car qui voulait amener une autre cargaison a trouvé la grille de l’hôpital fermée. Personne n’a voulu l’ouvrir ».

Lesnoyés delaSeineet les suppliciésduBois deVincennes

Lesnoyés delaSeineet les suppliciésduBois deVincennes L es manifestations du 17 octobre 1961 cons- tituent un des

L es manifestations du 17 octobre 1961 cons- tituent un des chapitres

les plus douloureux de la lutte de libération du peuple algé- rien. Une page sombre que les pouvoirs politiques et ad- ministratifs français peinent à occulter, à l’étouffer, tentant vainement de la jeter aux ou- bliettes et en conjurer l’atroce réalité des faits tels qu’ils

s’étaient produits. Le verdict de l’histoire est pourtant im- parable et les illusions mal- adroitement entretenues et les mensonges d’Etat sont autant d’aveux d’échec cinglant. Un couvre-feu fabriqué sur la base immonde du délit de

« faciès », montre comment

une manifestation d’Algériens sortis de leurs ghettos insalu- bres pour protester pacifique- ment contre son instauration inique et injuste, donna lieu à une répression sans nom, per- pétrée par les forces de police parisiennes dont la vindicte fut portée jusqu’à l’incandes- cence par un certain préfet de Paris de triste mémoire.C’est un révélateur de la réalité d’un pouvoir colonial impitoyable dans sa démarche, aveugle et incapable de discerner dans ce vaste mouvement d’éman- cipation des Algériens, une union sacrée pour l’indépen- dance. Ce sont des événements

qui ont provoqué un tournant dans l’histoire de la guerre de libération. L’action militante et efficace des patriotes algé- riens sous la bannière de la Fédération de France du FLN, son enracinement au sein de la population émigrée en terri- toire français, les retombées positives de ce fameux

deuxième front ouvert au cœur même de l’Hexagone, démontrent à l’évidence qu’il

y avait péril en la demeure

pour le pouvoir français. Dé- cision fut donc prise de briser coûte que coûte le FLN, ré- duire à néant son combat et faire capoter le processus de négociations entre le GPRA

et le gouvernement français.

La sale besogne des hommes au calot bleu

Couvert par son ministre de l’Intérieur, Roger Frey, et avec la bénédiction de Michel Debré, chef du gouvernement, Maurice Papon, préfet de Paris, déclencha un vaste sys-

tème répressif, aidé en cela par les exaction atroces des supplétifs algériens, regrou- pés dans la sinistre FPA qui, à coup de sévices corporels, de tortures et de filatures in- dignes, d’équipées sauvages, d’actions punitives, prêtaient main-forte à une armada de policiers mobilisés contre les Algériens. L’histoire aura consigné que les hommes au calot bleu, mitraillette à la ceinture, accomplissaient la sale besogne sans scrupules ni remords. Il était évident que le FLN devait se résoudre à en- treprendre des actions de masse suffisamment fortes et efficaces pour desserrer l’étau qui le prenait à la gorge. Un plan de riposte est mis en place, prévoyant des mani- festations sur trois jours. Le premier jour, les hommes, les femmes et les enfants doivent défiler dans les rues de Paris pacifiquement, à partir de 19 heures. Le deuxième jour, les femmes doivent manifester pour réclamer la libération de

leurs époux qui étaient irré- médiablement voués à l’em- prisonnement. Le troisième

jour, les ouvriers et les com- merçants se devaient d’obser- ver une grève générale en signe de solidarité avec les manifestants. La sauvagerie du pouvoir colonial fut à la mesure des

enjeux qui étaient en cours. Au caractère pacifique des manifestations il fut répondu par des brutalités criminelles. Cette déferlante fut con- damnée par les démocrates français qui ont témoigné de son expression aveugle. Les manifestations du 17 octobre 1961 furent une démonstra- tion administrée par des hommes, des femmes et des enfants qui appartiennent à toutes les catégories sociales de notre communauté émi- grée. C’était une autre expres- sion massive de soutien au GPRA à l’image des manifes- tations du 11 décembre 1960 en Algérie, un plébiscite glané par le GPRA qui fut en- core une fois, légitimé pour négocier avec le gouverne- ment français. Les noyés de la Seine et du canal Saint Denis, les pendus du Bois de Vin- cennes ne se sont pas sacrifiés vainement.

Le sacrifice n’a pas été vain

La détermination du peu- ple renforça ce sacrifice. Moins d’un mois après les manifestations, la Fédération de France du FLN appela à une grève générale des déte- nus. Les établissements péni- tentiaires regorgeaient de patriotes incarcérés dans les geôles après la lutte armée dé-

clenchée en territoire français à partir du mois d’août 1958. Une grève de la faim est dé- crétée en novembre 1961 qui dura 20 jours. Elle fut histo- rique dans la mesure où ses échos parvinrent à l’ONU qui allait voter une résolution fa- vorable aux revendications des détenus algériens en termes de recouvrement de leurs droits et permettre une solution politique au conflit par des négociations avec le GPRA. Il convient de consi- dérer les manifestations d’oc- tobre 1961, les grèves et les actions armées du FLN en France, comme une contribu- tion majeure des combattants de la Fédération de France du FLN pour la défense de la cause nationale. C’est une grande victoire par le fait de la mobilisation de notre émigra- tion et par l’écho recueilli sur le plan international. Il faut rendre grâce aux historiens qui ont travaillé sur ces jour- nées sanglantes comme Jean- Luc Einaudi, Jean-Paul Bru- net ou les Britanniques Jim House et Neil Mac Master pour avoir exhumé des tré- fonds des archives et des in- vestigations minutieuses, une réalité douloureuse et ressor- tir que la répression policière était d’une extrême violence. Doit-on encore évoquer Jean- Luc Einaudi qui, dans un arti- cle paru dans « Le Monde » en date du 20 mai 1998, a écrit : « Je persiste et je signe. En octobre 1961, il y eu à Paris, un massacre perpétré par les forces de l’ordre agis- sant à l’instigation de Mau- rice Papon ». Sans commentaire. M. Bouraïb

Un crime oublié

C ela fait désormais un demi-siècle que l'on occulte un massacre en plein Paris. Ce jour-là des milliers d'hommes, de femmes,

d'enfants manifestaient pacifiquement contre un couvre-feu raciste. Une répression sanglante d'une violence et d'une sauvagerie inouïes se dé- clencha et devait se poursuivre jusqu'au 20 octo- bre. Arrestations massives, noyades, tortures et déportation frapperont aveuglément les Algériens de Paris et de sa banlieue. Pendant trois jours, rafles, matraquages et sé- vices furent la règle. Partout, à la porte de Paris, aux bouches de métro, la police traque l'Arabe avec une férocité sans nom. Papon déclara à l'époque: « La police française a fait ce qu'elle de- vait faire ». L'assassinat de policiers pourrait expliquer la tension qui régnait mais sûrement pas l'abjection de la torture et de l'assassinat. 50 ans après, rien n'explique la coupable amnésie, et le refoulement de la res- ponsabilité de l'Etat sur ce qui reste un véritable crime d'état. Etrange duplicité. Pourquoi ce refus de faire amende honorable? Point de repentance, nous dit-on ? Quelle erreur, quel mépris pour ces pauvres hères battus, humi- liés, dont les corps de certains seront retrouvés plusieurs jours plus tard dans les écluses ! Depuis quand l'aveu des fautes est-il préjudiciable à un pays? Le déshonneur n'est-il pas plutôt dans ce manquement aux responsabilités ? La reconnais- sance par le président Chirac de la faute commise par la France lors des rafles du Vel d'Hiv, a non seulement pansé définitivement une plaie mais a en plus grandi celui qui l'a fait. Il y a 10 ans, pour le quarantième anniversaire, on apposait une plaque commémorative. Aujourd'hui, après cin- quante ans, n'est-il pas temps de vider l'abcès? Ou alors veut-on attendre que les derniers témoins disparaissent? Cela tordrait le cou à cette habi- tude que l'on a pris de faire un éternel aggiorna- mento sur l'histoire de la guerre d'Algérie, et qui sait, on aurait peut-être là un prélude à une indis- pensable réflexion historique sur cette période. Il est plus que temps, car comment espérer construire une relation sereine avec l'Algérie sans mettre à plat les contentieux qu'il faudra de toute manière régler un jour? Combien de temps conti- nuera-t-on à mettre la poussière sous le tapis? Il ne suffira pas d'une commission Kaspi pour en- terrer le problème, ou d'un oukase pour décider que le débat est clos. Au contraire, que l'on ouvre les archives, et laissons travailler les historiens, après viendra le temps des politiques, qu'ils soient de droite ou de gauche. A l'aube de la commémo- ration du cinquantenaire de l'indépendance de l'Algérie, tirons profit de l'année en cours pour

amorcer un processus de réconciliation avec l'Histoire. Pourquoi maintenir cette chape de plomb sur cette journée de disparus ? En cette période où nous allons désigner le futur chef de l'Etat, il serait bienvenu que les can- didats républicains s'engagent à faire toute la vé- rité sur le 17 octobre 1961. Pour tourner cette page tragique, il faut d'abord l'écrire. C'est pour- quoi il est impératif qu'il y ait un libre accès des chercheurs aux archives de la guerre d'Algérie et que cette date soit inscrite dans les manuels sco- laires. Ce que nous attendons, c'est que ce crime d'Etat, raciste et colonialiste, organisé par des fonctionnaires de l'Etat français, soit reconnu of- ficiellement. Nous ne voulons pas culpabiliser l'ensemble du peuple français mais nous voulons empêcher l'oubli et construire une mémoire solidaire qui puisse fonder aujourd'hui une convivialité entre le peuple français et le peuple algérien. Cette commémoration n'est pas pour nous un vague récit d'un passé douloureux, mais un acte de mémoire au présent, indispensable pour construire le vivre ensemble, car l'oubli structure les logiques de revanche et participe à la produc- tion et à la reproduction de discriminations. Nous sommes certains que cette mesure aurait un écho dans la France d'aujourd'hui et favorise- rait le vivre ensemble. On sait combien il reste de ressorts inconscients qui structurent les compor- tements et nourrissent aussi les ressentiments et l'impression qu'ont certains d'être regardés encore com-me des ennemis intérieurs, comme si cette période noire n'était pas finie. Un peu de courage, Monsieur le Président, renouvelons l'historiogra- phie à la lumière de la vérité!

Mouloud Aounit, président d'honneur du MRAP Madjid Si Hocine , médecin et animateur du collectif l'Egalité d'abord!

12 Dossier EL MOUDJAHID
12
Dossier
EL MOUDJAHID

Emission d'un timbre consacré au 50 e anniversaire de la Journée de l'émigration

Algérie Poste procédera lundi 17 octobre 2011 à l'émission d'un timbre-poste à 15 DA consacré au "50 e anniversaire de la Journée de l'émigration", indique jeudi l'entreprise dans un communiqué. La vente an- ticipée aura lieu les lundi 17 et mardi 18 octobre 2011 dans les 48 recettes principales des postes situées aux chefs-lieux de wilaya et les recettes princi- pales d'Alger 1 er -Novembre, Hussein Dey, Ben Aknoun, Chéraga et Rouiba, précise le communiqué. La vente générale est pro- grammée pour le mercredi 19 octobre 2011 dans tous les bu- reaux de poste, ajoute la même source.

L’occultationparlemensonge

poste, ajoute la même source. L’occultationparlemensonge L e mensonge d’Etat, le secret laborieuse- ment

L e mensonge d’Etat, le secret laborieuse- ment dissimulé et la chape de plomb ont longtemps noyé sous leurs effets per-

vers les manifestations du 17 Octobre 1961. Le refus de divulguer la réalité, son étouffement pratiqué durant des décennies par les autorités françaises sont une règle absolue que seules quelques voix courageuses qui ne voulaient pas se rabaisser dans la débâcle ou qui tentaient de s’élever dans la tourmente s’acharnaient à bat- tre en brèche. La mémoire collective française fut gavée de mensonges qui ont complètement

occulté les massacres du 17 Octobre 1961. Rares étaient ceux qui ont osé braver l’in- terdit et crier à la vérité. Il faut rendre grâce, toutefois, à des «justes» qui ont, en leur temps, demandé au pouvoir de

l’époque de s’expliquer sur les faits et d’éclai- rer l’opinion publique sur ce qui venait de se produire. On connaît aujourd’hui la position de Claude Bourdet, ancien résistant français contre le nazisme, fondateur du journal France observateur, qui interpella le préfet de Paris, Maurice Papon, en des termes énergiques qui s’apparentaient à une diatribe. Dans un texte inédit, Claude Bourdet dresse un réquisitoire contre le préfet de Paris. «On parle de 150 corps retirés de la Seine entre Paris et Rouen. C’est vrai ou ce n’est pas vrai ?» se demandait Bourdet. Son allocution est pleine d’interrogations bouleversantes, de questionnements incisifs et de faits douloureux qu’il avait cités publique- ment. Pour l’histoire, Maurice Papon se déroba devant cette interpellation du journaliste et de l’homme politique qu’était Claude Bourdet. Les échappatoires de Papon sont fréquentes. On connaît ses reniements face à Jean Luc Ei- naudi. On sait que Jean-Paul Sartre a réagi et pro- testé, avec une poignée d’intellectuels, au len- demain des événements. Il faut rendre grâce au couple Marcel et Co- lette Péju qui se sont élevés contre le crime en publiant un livre paru aux éditions François Maspero sur les massacres du 17 Octobre

1961.

La «raison d’Etat» est tellement forte que l’historien Gilles Manceron se demande com- ment parler d’un événement essentiel, passé quasi inaperçu chez ses contemporains.

Dans notre article (“Qui se souvient de Jacques Panijel ?”) nous avons évoqué les mul- tiples avanies et l’omerta qui a accompagné ce documentaire durant toute son existence. En fait, il faudra attendre plusieurs décen- nies avant que les langues nese délient en France. En 1992, Jean-Luc Einaudi publie au Seuil la Bataille de Paris, un livre qui donna lieu à un affrontement entre cet historien et Papon qui, dans une tentative désespérée, intenta un procès à Einaudi. La frilosité de l’Etat français — et c’est un euphémisme — à l’égard des événements d’Octobre 1961 est toujours présente. Des voix qui fusent en France réclament que l’on rende justice aux victimes d’octobre. Faut-il encore rappeler qu’aujourd’hui, seule la mairie de Paris, du socialiste Bertrand Delanoë, a reconnu les faits que le regretté Pierre Vidal Naquet a qualifiés de pogrom. Moralité de l’histoire : il est tout à fait clair que la volonté de l’Etat français persiste à ne pas reconnaître les faits. Il a fallu longtemps avant que l’Etat français ne s’impose le devoir de reconnaître les rafles du «Vel d’hiv», allu- sion à la déportation des Juifs de France durant la Seconde Guerre mondiale. Aussi, la probité de Pierre Bourdieu, intel- lectuel français, mérite d’être souligné. «J’ai maintes fois souhaité que la honte d’avoir été témoin impuissant d’une violence d’Etat haineuse et organisée puisse se trans- former en honte collective. Je voudrais aussi que les crimes monstrueux du 17 Octobre 1961, sorte de condensé de toutes les horreurs de la guerre d’Algérie, soient inscrits sur une stèle, en haut lieu dans toutes les villes de France… A titre de mise en garde contre toute rechute dans la barbarie raciste.» M. Bouraïb

LISTE NON EXAUSTIVE DES EVENEMENTS AUTOUR DE L’ANNIVERSAIRE DU 17 OCTOBRE EN FRANCE

• DIMANCHE 16 OCTOBRE :

11 heures : inauguration du boulevard du 17 Oc-

tobre 1961 à Nanterre entre le boulevard des Pro- vinces Françaises et l’avenue Joliot-Curie, près de la préfecture des Hauts-de-Seine.

14h30 : Dévoilement de la plaque commémora- tive à Colombes, au pont de Bezons, côté Île Ma- rante.

16 heures : dans les salons de l’hôtel de ville de

Colombes, lecture à 4 voix de « C’était un 17 octo-

bre », par la Compagnie Parlons-en, suivie d’un débat avec Bernard Gerland, son responsable, Tramor Que- meneur et Gilles Manceron, historiens.

16 heures : représentation de la pièce C’était un

17 octobre. Pièce écrite et mise en scène par Marie- Christine Prati-Belmokhtar, jouée par la compagnie La tête dans les étoiles. Salle Max Jacob, 3, rue de Vienne à Bobigny.

19 heures : avant-première du film de Yasmina

Adi, Ici on noie les Algériens (90 minutes), en pré- sence de la réalisatrice. Court métrage l’Algérie, la

France et nous, réalisé par des jeunes Colombiens, en partenariat avec le centre social et culturel des Fossés-Jean (5€).

• LUNDI 17 OCTOBRE 2011 :

11 heures : pose d’une plaque commémorative

place Marguerite Durand, pont de Clichy (côté As-

nières) à Asnières sur Seine.

11

heures : cérémonie au Pont d’Argenteuil.

11

heures : dépôt de gerbe à la passerelle de la

Fraternité à Aubervilliers (Seine-Saint-Denis). 12h15 : cérémonie de commémoration du cin- quantenaire par le maire de Paris devant la plaque ap- posée sur le pont St Michel, en présence de l’ambassadeur d’Algérie et d’associations. 17h30 : rassemblement en hommage aux mani- festants algériens, « victimes de la répression qui a suivi la marche pacifique du 17 Octobre 1961 ». Es- planade de la Défense, côté Pont de Neuilly, en pré- sence des maires d’Argenteuil, Asnières-sur-Seine, Clichy-la-Garenne, Colombes Gennevilliers et Nan- terre, des élus, des représentants algériens, des asso-

ciations et organisations politiques.

18 heures : rassemblement à Nîmes devant les

grilles de l’ancienne entrée du palais de Justice, bou-

levard de la Libération.

18 heures : rassemblement à Alès, à l’entrée du

Fort Vauban.

18 heures : manifestation organisée par le collec-

tif 17 oct 61-17 oct 2011, 50 e anniversaire. Vérité et justice (départ du cinéma Rex en direction le pont Saint-Michel). 18h30 : pose d’une plaque au pont de Bezons. 18h30 : pose d’une plaque sur le pont de Clichy, à Clichy la Garenne. 18h30 : inauguration de la place du 17 Octo- bre1961, à l’angle de la rue du 19 Mars 1962 et de la rue Henri-Barbusse à Gennevilliers. 18h30 : inauguration de la place du 17 Octobre 1961 au Blanc-Mesnil (Seine-Saint-Denis) et inau- guration d’une plaque en hommage aux victimes à l’angle de la rue Le Coq et de la rue Henri-Barbusse. Suivies à 19 heures d’une création de danse hip-hop, intitulée «Les Disparus», par la compagnie No Mad. 19h30 : rassemblement et commémoration au pont Saint-Michel à Paris, à l’appel du MRAP et de plusieurs organisations. Cérémonies à Saint-Fons (69) et à Grenoble (38).

• JEUDI 20 OCTOBRE :

19 heures : « Interroger le silence ». Conférence

débat avec Jean-Luc Einaudi, historien. Lectures et chants par des comédiens. Agora - 20, rue de Stalingrad à Nanterre (Hauts-de-Seine). Ré- servation : lesoranges.com92@yahoo.fr. 20h30 : la cave à théâtre (58 rue d’Estinne d’Orves à Colombes). Lamento pour Paris, création de Hamma meliani, mise en scène de Myriam Allal (10 et 6 euros).

• VENDREDI 21 OCTOBRE :

20h30 L’indépendance. Lecture par M'Hamed Kaki, comédien, militant de la mémoire, et Philippe Ripoll, écrivain, du texte de lancement d'un projet de "pièce documentaire" sur l'indépendance de l'Algé- rie dans les mémoires nanterriennes et sur la notion d'indépendance aujourd'hui. Suivie d’échanges avec le public. Galerie Villa des Tourelles 9, rue des An- ciennes-Mairies à Nanterre.

le public. Galerie Villa des Tourelles 9, rue des An- ciennes-Mairies à Nanterre. Vendredi 14 -