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ELECTROSTATIQUE

BALANCE DE COULOMB 2

ELECTROSCOPES A FEUILLES D'OR 4

APPAREIL POUR PRODUIRE LA "GRÊLE ELECTRIQUE" 6

ELECTROMETRES A QUADRANTS 7

ELECTROMETRE A PLATEAUX 10

CAGE DE FARADAY 12

CYLINDRE DE FARADAY 13

ISOLATEUR DE MASCART 14

MACHINE DE WIMSHURST 15

BOUTEILLE DE LEYDE 18

BATTERIE DE JARRES 19

EXCITATEUR (OU « ECLATEUR ») 21

ECLATEUR DE RIESS 22

TORPILLE ELECTRIQUE 23

PORTRAIT DE FRANKLIN 24

PISTOLET DE VOLTA 25

APPAREILS ETINCELANTS 26

OEUF ELECTRIQUE 27
OBJET : est 1 - 1

BALANCE DE COULOMB
FONCTION

La balance de Coulomb

Sert à étudier l'interaction entre deux charges électriques.

DESCRIPTION ET FONCTIONNEMENT

Un petit bâton horizontal On de matière isolante (gomme laque) est suspendu à l'extrémité inférieure d'un fil de
torsion. Ce bâton porte à l'un de ses bouts un petit conducteur n (boule de sureau, disque de clinquant). On peut tourner d'un
angle mesurable l'extrémité supérieure du fil de torsion à l'aide du disque gradué e et du repère fixe a. La rotation du bâton (et
donc de l'extrémité inférieure du fil de torsion) peut aussi être mesurée à l'aide d'une bande de papier c divisée en 360 degrés,
collée sur la paroi de la cage de verre cylindrique.
Un second conducteur m (petite sphère de cuivre) fixé à l'extrémité inférieure d'une tige verticale isolante i, peut être
placé dans le plan horizontal de rotation du bâton On. La tige i et le conducteur m peuvent être mis en place (ou retirés) par
l'ouverture r, à l'aide d'un bouton isolant. Il importe de bien dessécher l'air contenu dans l'appareil (chaux vive dans un
soucoupe ).
En l'absence de toute charge sur m et sur n on place n à une distance  de m puis on charge m ; n est d'abord
attiré puis (s'il y a contact) repoussé. La torsion du fil permet le calcul de la force de répulsion. L'expérience, répétée pour
diverses valeurs de  permet de vérifier que la force est proportionnelle à 2 .
On peut diviser par 2 la charge de m en mettant celle-ci en contact avec un petite sphère de cuivre isolée, identique,
et vérifier que, pour la même valeur de , la force est divisée par deux ; en répétant cette expérience, on divise encore par
deux et la charge et la force (toujours pour une même valeur de ).
D'où les lois de Coulomb : loi en 2 , proportionnalité de la force à la charge de m et à la charge de n.

HISTOIRE
Charles Auguste de Coulomb né à Angoulême en 1736, mort à Paris en 1806. Entré dans le Génie, il construisit le
fort Bourbon à la Martinique. Ses travaux en physique :
 établit les bases de la théorie de la résistance des matériaux en 1773 ;
 énonce les principes des machines simples et les lois sur le frottement en 1779 (étude du frottement aussi par
Désaguliers) ;
 établit les lois et la théorie de la torsion en 1784 ;
 construit la balance de torsion, et établit les lois qui portent son nom en électricité en 1785 ;
 invente le « plan d'épreuves » montre que les charges se répartissent en surface sur les conducteurs et étudie leur
répartition de 1786 à 1788.
Membre de l'Académie des Sciences en 1781, de l'Institut à sa création en 1785.
Les expériences de Coulomb ont été reprises par sir William Harris (1791-1867)àl ’ai
ded’ unesuspensi onàt or
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laireet ,aussi ,àl ’aided’ unebal ancet rèssensible.Ilconst at ed’i
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ants écarts à la loi. Ces écarts furent expliqués par les
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citédeM del aRi ve).I lpeutmêmear riv erquedeuxconduct eur schar gésdemême
signes’ at tirentàt rèscour t
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eudeser epousser !
Vraie seulement pour des charges ponctuelles irréalisables, mais fondement de toute la théorie électromagnétique,
la loi de Coulomb est indirectement et plus sûrement prouvée par la vérification expérimentale de toutes les conséquences
qu’ onendédui t.
OBJET : est 1 - 2

ELECTROSCOPES A FEUILLES D'OR


(de Volta et de de Saussure... )
FONCTION
Mise en évidence d'une charge électrique et de son signe.

DESCRIPTION ET FONCTIONNEMENT
L'appareil est constitué par un bocal de verre dont l'orifice supérieur est fermé par un bouchon isolant traversé par
une tige de cuivre. L'extrémité supérieure de la tige de cuivre peut être munie, soit d'une boule de cuivre, soit d'un plateau de
cuivre. Le plateau sert, soit à y poser un cylindre de Faraday ou une lame de zinc (étude de l'effet photo électrique), soit à en
approcher un deuxième plateau de cuivre (cas de l'électroscope condensateur, imaginé par Volta en 1781).

A l'extrémité inférieure de la tige on fixe, soit deux pailles (électroscope à pailles), soit deux feuillles d'or
(électroscope à feuilles d'or) qui pendent librement, soumises à leur très faible poids.

Le bocal de verre repose sur un plateau de cuivre qui peut-être relié au sol. Parfois ce plateau de cuivre porte deux
tiges verticales terminées par des boules fixées à leurs extrémités supérieures : proches des feuilles elles servent à
augmenter la sensibilité de l'électroscope. Le conducteur : boule (ou plateau ) - tige - feuilles d'or peut être chargé par contact
ou par influence. Les feuilles d'or qui se repoussent mutuellement et sont attirées par les parois (ou les tiges reliées au sol)
s'écartent d'autant plus qu'elles sont plus chargées (se reporter, pour les expériences, aux traités d'électrostatique).

L'électroscope de de Saussure (bocal de verre en forme de petite bouteille parallèlipipédique) peut être muni d'une
tige (de 60 cm de hauteur) terminée en pointe ou par une boule et qui prolonge la tige de l'électroscope. Il servit à de Saussure
pour l'étude de l'électricité atmosphérique. Cet accessoire manque à notre collection. A sa base un chapeau protégeait
l'appareil de la pluie.

Electroscope à feuilles d'or Electroscope de Saussure


HISTOIRE
La propriété d'attraction de menus objets par l'ambre jaune (élektron en grec) frotté, était connue dans la haute
antiquité et citée notamment par Thalès de Millet (7e siècle avant Jésus-Christ). L'anglais Gilbert (1544-1603) découvrit que
diverses substances (verre, résine, soufre...) possèdent la même propriété que l'ambre. C'est à Coulomb (1736-1806) que l'on
doit la première étude quantitative des interactions électrostatiques qui sont à la base des électroscopes.
OBJET : est 1 - 3

APPAREIL POUR PRODUIRE LA "GRÊLE


ELECTRIQUE"
(appareil imaginé par Volta)

FONCTION

Appareil pour produire la grêle électrique Explication de la grêle électrique

Réaliser une expérience amusante.

DESCRIPTION ET EXPERIENCE
Un socle métallique B supporte une cloche de verre traversée par une tige soutenant un disque métallique A. A et B
peuvent être reliés aux deux bornes d'une machine électrostatique et constituent les deux armatures d'un condensateur plan.
De petites balles de sureau sont placées sur le plateau B. Une balle se charge négativement au contact de B
(position 1 sur la figure) repoussée par les charges de même signe de B, et attirée par les charges positives de A, elle s'élève
malgré la pesanteur (position.2). Arrivée au contact de A elle perd sa charge négative (électrons) et se charge positivement
(déficit d'élec-trons). Elle est alors attirée par B, repoussée par A, donc précipitée sur B et le cycle recommence. Les balles
s'agitent « frénétiquement » entre les deux plateaux assurant un transfert d'électrons de B vers A et donc un courant électrique
résultant du déplacement de charges négatives de B vers A.

HISTOIRE
Selon Ganot (1862), Volta croyait que les grêlons étaient mus par des nuages électrisés ; et il voulait expliquer
comment des grêlons peuvent atteindre un volume considérable avant de tomber. Même au temps de Ganot, cette théorie
n’ ét
aitplusadmi se.
Volta (1745-1827) : physicien Italien, a aussi construit un électromètre sensible ; Il est surtout connu pour sa pile faite
d'un empilement de disques de cuivre et de zinc alternés et séparés par des disques d'étoffe imbibés d'acide. On lui doit aussi
l' « eudiomètre » qui lui permit de réaliser la synthèse de l'eau. Son nom est à l'origine de celui de l'unité de force
électromotrice ou de potentiel électrique : le volt (voir notice « est 3 - 4 »).
OBJET : est 1 - 4

ELECTROMETRES A QUADRANTS
( de Mascart notamment )
FONCTION
Mesures de différences de potentiel (généralement élevées) ou de charges.

Electromètre à quadrants : schéma Electromètre de Mascart

DESCRIPTION ET FONCTIONNEMENT
1- Principe

AA' est une très mince lame métallique, horizontale, mobile autour de l'axe vertical, (de trace O sur la figure), par
suspension à un fil de torsion. Ce conducteur, que nous appellerons l'aiguille, est repéré par l'angle et forme, avec la paire de
quadrants métalliques BB', portés au même potentiel, un condensateur de capacité C(). Lorsqu'on applique une différence de
potent
ielVent reAA’d’ unepar tetBB’d’autrepar t,l
’ai
guill
eestsoumi seàuncoupl e  donné par la formule
1 2 dC
 V
2 d
dC
Ce couple est équilibré par celui de torsion ' a et, la dérivée étant sensiblement constante, il en résulte une rotation
d
proportionnelle à V² : k V 2

2- Réalisation

Ladescr i
ptionquipr écèdeestcel ledel ’
élect romètredeBr anl yr éper tori
é«est 1 - 4 ». On trouvera une biographie
de Branly dans la notice « eld 3 - 8 ».
Décri
v onsparex empl el ’
électromèt redeMascar t
.Onut i
li
seuneboî tecy lindrique en cuivre coupée en quatre selon
deux diamètres orthogonaux, et dans laquelle tourne l'aiguille. Ces quarts de boite sont séparés par de minces rainures. Cela
peut se représenter en ajoutant sur la figure, une autre paire de quadrants CC' qui se déduisent de BB' par une rotation de 90
degrès dans le plan. Un petit miroir solidaire de l'aiguille permet de suivre la rotation (méthode de Poggendorf). On peut ajouter
un amortisseur pour supprimer ou réduire les oscillations. L'ensemble est placé dans une cage conductrice formant cage de
Faraday.

3- Mesures

Soit V0 le potentiel de l'aiguille, V1 le potentiel de BB', V2 celui de CC'.


Le couple  devient
1 dC
 [(V1 V0 ) 2 (V2 V0 ) 2 ] a
2 d
ou
k[(V1 V0 ) 2 (V2 V0 ) 2 ]

3.a Montage idiostatique :

Une des paires de quadrants (CC' par exemple) est réunie à l'aiguille, elle même portée au potentiel V à mesurer :
V0 = V, V2 = V ;l

autr
epai r
eestr éunieàl acagedepot ent i
elz éro: V1 =0.D’ où
kV 2

3.b Montage hétérostatique :

Onappl i
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elaux ili
aireV’ ,àl ’
aidedepi les,ent
rel
'
aigui
l
leetl
acage: V0 =V’
,lat
ensi
onV
à mesurer est appliquée à CC' (V2 = V)et BB' est réunie à la cage (V1 = 0) d'où :
k (2V' V - V 2 )
On se place dans le cas où V' est de l'ordre de 100 V et V de quelques volts, on a alors sensiblement 2kV' V et
la déviation est alors proportionnelle à V .C'est l'intérêt de la méthode).
On peut aussi réaliser un montage plus symétrique avec :
V1 =- V’,V2 =V’ ,V0 = V d'où 4kV' V .

3.c Mesures de charge :

Si V est le potentiel d'un conducteur isolé portant la charge Q = CV on déduit Q de la mesure précédente :
C
Q= .
4kV'

HISTOIRE
Thomson (sir William 1824-1907) peut-être considéré comme l'inventeur de l'électromètre quelque peu perfectionné
par Mascart. Il fut anobli en 1792 et devint Lord Kelvin (nom d'une petite rivière qui serpente au pied de l'Université de Glasgow
où il enseigna). Il créa, perfectionna et industrialisa de multiples appareils : électromètres mais aussi galvanomètres ( voir
galvanomètre à aimant mobile « eld 5 - 3 »), ampèremètres etc... En thermodynamique, il fit un énoncé du second principe
(après avoir lu « la puissance motrice du feu » de Carnot), il conçut l'existence du « zéro absolu », il découvrit l'effet qui porte
son nom. On lui doit l'utilisation de câbles sous-marins pour la transmission des signaux morse. Lors de son jubilé en 1896 ses
amis lui adressèrent un télégramme de félicitations de Glasgow à Glasgow via Terre-Neuve, Chicago, San Francisco, Los
Angeles, La Nouvelle-Orléans et Washington. Le message mit sept minutes à faire ce périple. Il étudia le magnétisme
terrestre, les phénomènes électriques...Mais il serait trop long d'établir ici une liste exhaustive de tous ses travaux !.
Mascart (Eleuthère Elie Nicolas 1837-1908) ; Entre à l'Ecole normale supérieure en 1858, Docteur es Sciences en
1864, Professeur au Collège de France en 1872 (chaire de Regnault), Directeur du bureau central de météorologie en 1871,
entre à l'Académie des Sciences en 1884. Ses travaux : théorie des courants d'induction, expériences sur l'électricité
atmosphérique, sur le magnétisme terrestre, étude du spectre ultra-violet, etc...
On retrouvera Lord Kelvin et Mascart à propos de P. et M. Curie (« div 5 »).
L'électromètre de Mascart (gravures)
OBJET : est 1 - 5

ELECTROMETRE à PLATEAUX
(
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FONCTION
Mesur
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ou
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unecharge)
.

DESCRIPTION ET FONCTIONNEMENT
1 - Principe.
La force f quis’ exerceent r
el esdeuxar mat uresd’ uncondensat eurpl andecapacitéC aux quelsonappl i
que une
différence de potentiel V et que sépare une distance x a pour expression
f = ½ V² dC/dx avec : C=  0S / x ,
S ét antl’airedel asurfacecommuneauxdeuxar mat ures(régiondechampuni f
or meàl’
int
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eurd’unanneaudegar de).On
équilibre la force f àl’
aidedupoi dsmg d’unemassemar quéem pl acéesurl eplateaud’unebalance.
Lacondi t
iond’équil
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ire:

 1/2
V=(2g/S 
 xm
Le terme entre parenthèses contient des facteurs connus dont la mesure absolue est faite une f oispourt out
es:c’ estune
const anted’ appar eil;(enfaitl’
intensi
tég de la pesanteur varie avec le lieu mais pratiquement pas avec le temps et on sait en
faire une mesure absolue). Finalement, la différence de potentiel V se déduira de deux mesures : m et x .

2 - Réalisation.

L’
armat
ure(oupl
ateau)Aestsuspendueàl ’
extr
émit
édufléaud’unebalance; pour simplifier on a représenté sur la
fi
gur eunesi mpl
ebalancemaisils’
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ions.L’ ar mature supérieure A est
entour éed’ unanneaudegardeG.Pourd’évi
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ond’ unbout onD.

3 - Mesures.

L’
équi
li
bre:f = mg ét anti
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appareilestconst ruitdet ellesor tequel ef léau de la balance ne peut se déplacer
qu’ent redeuxbut éesr approchéesb et b’.Onpr ocèdeai nsi:l ’armat ureB ét antassezbasse( x grand, f faible) on place une
masse marquée m sur le plateau de droite de la balance , mg étant supérieur à f ; le fléau vient alors reposer sur la butée
inférieure b’
.Onr el
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’armatur
eB( x décroît, f croit) et, pour la valeur x cherchéequicor respondàl ’équi
li
bre
instableetqu’ onl i
rasuruneéchel legraduée,lef l
éauqui t
tel abut éeb’et vient reposer sur la butée b. Le potentiel V est
calculé avec ces valeurs m et x ;pui
say antunepr emi èr
ev aleurdeV uncal culd’ err
eur sper metdechoi si
runev aleurdem
mi euxadapt ée,c’est-à-di
requiper metd’obteni
runev al
eurpl uspr éci sedeV.
OBJET : est 2 - 1

CAGE DE FARADAY
FONCTION
Sert à montrer :

 que le champ électrique est nul à l'intérieur d'une cavité creusée dans un conducteur soumis à un potentiel électrique élevé

 que la charge du conducteur n'existe que sur sa surface extérieure et qu'elle crée un champ électrique au voisinage, à
l'extérieur du conducteur.

DESCRIPTION ET FONCTIONNEMENT
Ressemblant à une cage à oiseaux, la cage de Faraday est faite d'un grillage dont les orifices permettent de voir
l'intérieur tout en étant suffisamment étroits pour que la cage se comporte comme une enveloppe conductrice continue.
Des petites boules de « moelle de sureau » sont suspendues à des fils conducteurs accrochés aux parois de la cage,
les unes à l'extérieur, les autres à l'intérieur.
Lorsque la cage, reliée à une machine électrostatique, est portée à un potentiel élevé, on voit les boules de sureau
externes s'écarter fortement de la cage témoignant ainsi d'un fort
champ électrique extérieur alors que les boules internes pendent au
Applications modernes : bout des fils de suspension, qui restent verticaux, prouvant ainsi
écrans protecteurs des circuits électroniques, que le champ électrique interne est nul ou très faible. Les
protection contre la foudre (paratonnerre à cage de propriétés des conducteurs creux sont aussi utilisées dans le
Faraday), conducteurs creux des générateurs cylindre de Faraday.
électriques de Van de Graaf.

HISTOIRE
Michaël Faraday (1791-1867) chimiste et physicien anglais, suivit les cours de Davy qui le fit nommer aide-
préparateur (1813) et l'emmèna en voyage avec lui en France et en Italie.
Dans les années 1820-1822, il fit de très importantes découvertes relatives aux propriétés magnétiques des
courants, il montra la réversibilité de la roue de Barlow.
Ilr éal
i
sel al iquéfactiondudi ox y
dedecar bone,duchl oreetdel ’
hémi ox
yded’
azot
een1823.
Il découvre le benzène en 1824. En 1813, il découvre le phénomène d'induction électromagnétique.
Il énonce les lois quantitatives des lois de l'électrolyse (1833-1834).
Il étudie l'influence des diélectriques en électrostatique, découvre la polarisation rotatoire magnétique, et le
diamagnétisme en 1845 (notice « eld 3 - 1 »).
OBJET : est 2 - 2

CYLINDRE DE FARADAY

FONCTION
Expériences diverses d'électrostatique ; mesure de charges.

DESCRIPTION ET FONCTIONNEMENT
C'est un cylindre creux, en métal (laiton...), ouvert à son extrémité supérieure, de hauteur assez nettement
supérieure à son diamètre. Il peut être posé sur le plateau d'un électroscope (notice « est 1 - 2 »), ou relié à un électromètre.
Lorsqu'une charge q, portée par exemple, par un petit conducteur tenu par un manche isolant, est introduit à l'intérieur du
cylindre, à une distance de l'ouverture supérieure au diamètre, il apparaît une charge égale sur la surface extérieure du cylindre
(ou du conducteur formé par le cylindre et les conducteurs qui lui sont reliés) et ce, indépendamment de la position du petit
conducteur. Une charge, - q est répartie sur la face intérieure du cylindre. Si le petit conducteur vient au contact de la surface
interne, cette charge - q est neutralisée par la charge q que porte le petit conducteur, lequel peut être retiré sans charge.
Si l'on répète n fois l'opération on apporte une charge nq sur la surface externe du cylindre ; cette charge peut être
mesurée par un électromètre. De même si des particules chargées pénètrent dans le cylindre elles y totalisent leurs charges :
ce sont par exemple les électrons qui constituent les rayons cathodiques dans l'expérience de Jean Perrin (voir notice « eln
2 »), ce peut être aussi des particules ou produites par un corps radioactif.

HISTOIRE
L'anglais Michaël Faraday (1791-1867) était le fils d'un pauvre maréchal-ferrand. Apprenti-relieur, il achetait, sur ses
maigres économies, des livres et réalisait des expériences avec les appareils qu'il bricolait. Il fut remarqué par un client qui le
mit en relation avec Humphry Davy qui le prit comme assistant en 1813 ; il l'emmena en voyage avec lui, en France, en Suisse,
en Italie, en Allemagne, en Autriche. L'oeuvre de Faraday est immense ; elle est résumée dans la notice « est 2 - 1 »
consacrée à la « cage de Faraday ». Il fit la théorie de l'électrisation par influence qui est à la base des machines électriques
de Holtz (1836-1913), de Wimshurst et de Van de Graaf (1935).
Ses écrits ont paru, à partir de 1831 dans les « transactions philosophiques » sous le titre de « recherches
expérimentales sur l'électricité ». Ils ont été réunis en trois volumes parus en 1839, 1844 et 1855.
OBJET : est 2 - 3

ISOLATEUR DE MASCART
FONCTION
Introduire une très grande résistance (idéalement infinie) entre un conducteur et le sol.

DESCRIPTION ET FONCTIONNEMENT
A l'époque de Mascart on utilisait essentiellement le verre comme isolant. Mais celui-ci se couvre d'une très mince
couche d'eau, d'origine atmosphérique, et devient superficiellement conducteur. On réduisait cet inconvénient par vernissage.
La solution de Mascart consiste à plonger la colonne de verre isolante dans de l'acide sulfurique concentré qui est un
déshydratant énergique.

HISTOIRE
Eleuthère Mascart (1837 - 1908) est entré à l'Ecole Normale Supérieure en 1858 , il passe son doctorat es sciences
en 1864 ; est nommé Directeur du bureau central de météorologie en 1871, professeur au collège de France (chaire de
Regnault) en 1872 ; il entre à l'Académie des Sciences en 1884.

Travaux en électricité (voir électromètre à quadrants de Mascart (Objet « est 1 - 4 »), magnétisme, spectre ultra-
violet.... a tenté de mettre en évidence « le vent d'éther ».

Pourlapet itehi st oi
re,c’
estMascar
tquir éussitàconv ai
ncrePier r
eCur iedesepr ésenteràl ’Académi edesSci ences
où il fut élu avec une marge étroite de huit voix. Antérieurement Branly avait été préféré à Marie Curie qui refusa de se
présenter (notice « div 6 »).
OBJET : est 2 - 4

MACHINE DE WIMSHURST

FONCTION

Générateur électrique à haute tension (pouvant atteindre 105 volts) transformant une puissance mécanique C  (C
est le couple appliqué à une manivelle,  la vitesse angulaire de rotation) en puissance électrique VI (V est la tension, I
l'intensité de courant débité, de l'ordre de 10-4 ampère) avec un rendement VI / C très faible devant 1).
Quoique réversible, cette machine n'est pas utilisée comme moteur.

Machine de Wimshurt

DESCRIPTION ET FONCTIONNEMENT
Deux plateaux de verre (verni) identiques A et B (diamètre 55 cm) sur lesquels sont collées des bandes de « papier
d'étain », tournant en sens inverse autour d'un même axe, mus par un système de manivelle, et de poulies et courroies. Deux
tiges conductrices aa' et bb' sont disposées diamétralement à l'extérieur des plateaux.

La tige aa' est munie de balais qui frottent en a et a' sur les bords opposés du plateau A pour y déposer les charges
(opposées) qui naissent par influence par le conducteur aa'. De même les balais b et b' frottent sur le plateau et y déposent
des charges.
Les charges portées par les plateaux A et B peuvent être collectées par des pointes voisines de leurs surfaces car
l'air devient conducteur au voisinage des pointes.
Les charges négatives portées par A et par B sont collectées par l'ensemble P de deux peignes et vont charger
l'armature interne M d'un condensateur C qui est aussi l'une des bornes de la machine.
Les charges positives portées par les plateaux A et B sont de même collectées par l'ensemble P' de deux peignes et
vont charger l'armature interne M' d'un condensateur C'. Cette armature est aussi l'autre borne de la machine. Les conducteurs
M et M' sont prolongés par les deux branches d'un éclateur dont les boules S et S' peuvent être plus ou moins rapprochées.
Bien que les plateaux A et B soient de même diamètre, le plateau B caché par A, a été représenté sur la figure avec
un diamètre plus grand que celui de A (pour la commodité du dessin). Le conducteur bb' situé derrière le plateau B a été
représenté en pointillés.
Les charges négatives portées par A et qui s'approchent du conducteur bb' provoquent l'apparition , par influence, de
charges de signe opposé (positives) dans la région b la plus proche et de charges négatives à l'extrémité opposée de b'. Le
balai b cède ses charges positives au plateau B qui les entraîne dans sa rotation de sens antihoraire jusqu'à ce qu'elles soient
reprises par un peigne P' et contribuent à charger M'. De même le balai b' dépose ses charges négatives sur B qui les entraîne
jusqu'au peigne P où elles chargent l'armature M.
Réciproquement les charges positives portées par B s'approchent du conducteur aa', développent par influence des
charges négatives en a , positives en b. Le balai a dépose des charges négatives sur A (ce sont celles qui sont citées au début
de cette explication) ; elles influencent bb' et captées par un peigne P chargent l'armature M. Le balai a' dépose ses charges
positives sur A qui les entraine ; elles influencent bb' et, captées par un peigne P', chargent M'.
Parfois le frottement des balais (a, a', b, b') suffit à créer les premières charges ; ou bien, si l'air n'est pas trop
humide, l'amorçage se fait en mettant en contact les boules de l'éclateur.

Les arrondis "électrostatiques"

Style ou nécessité ?

On remarquera que les parties métalliques présentent une profusion de boules. Il ne s'agit pas d'une forme
particulière de stylique. Aux très hautes tensions, l'existence sur un conducteur d'une trop forte courbure en un point risque de
créer une ionisation de l'air au voisinage de ce point (effet de pointe) et de limiter la tension par écoulement aérien des charges
vers le sol. On remplacera la pyramide hexagonale d'une tête de boulon, par une sphère et la jonction de deux tiges
orthogonales qui présenterait une arête vive sera entourée d'une sphère.
Par contre les feuilles d'étain collées sur le plateau ne seraient pas nécessaires quoique, isolées, elles peuvent
restées chargées ce qui faciliterait l'amorçage.
La plus grande et la plus belle de nos deux machines de Whimshurst est double (quatre plateaux) ce qui est assez
rare.

HISTOIRE

La machine de Ramsden La machine d'Armstrong

Le philosophe Thalès (-600)av aitobser véquel ’


ambr ejaunef rottéatti
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sées av ec de l’
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té.Les pr emières
machines électriques produisent des charges par frottement. En 1671, le bourgmestre de Magdebourg, Otto de Guéricke
(l’
expériment ateurdes«sphères de Magdebourg », « flu 2 - 4 ») ,pr
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equ’ ilfaittournerdel ’
aut re.En1755,Pl antar empl acel asphèredesouf reparundi squedev er
re.JesseRamsden( 1735-
1800), inventeur du théodolite (« mes 1 - 6 ») et de la machine à diviser (« mes 2 -2 »)faitt
ourneràl ’ai
ded’ unemani vell
eun
plateau de verre sur lequel frottent des coussins de cuir bourrés de crin. Les machines de Ramsden eurent une grande vogue
dansl essal onsdel anobl esseoùl ’onsel i
vrai
tàdecurieuses expériences : des galants et galantes « électrisants » montés
sur des tabourets isolants échangeaient des « baisers électriques »! La machine de Ramsden est présente dans de nombreux
laboratoires de lycée ; elle a disparu du lycée Louis le grand.
Lamachi nedeNai rneper metder ecueilli
rl esdeuxv ari
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ect r
icit
é.
Les machines dites « à influence » commencentav ec l
’él
ectrophore de Vol t
a( 1745-1827), la machine de Van
Marum, puis se développent : machine à influence de Holtz (1836-1913), de Wimshurst et plus près de nous : Van de Graaf
(1935).
Ilex iste même une machi ne él ect
ri
que à v
apeur:l a machi ne hydroél
ect ri
que d’ Armst rong basée surune
constatation faite par un chauffeur en 1840 !
OBJET : est 2 - 5

BOUTEILLE DE LEYDE
FONCTION
Ancêtre des condensateurs, elle a contribué à la mise en évidence de la « condensation électrique ».

La bouteille de Leyde

DESCRIPTION
D'une manière générale deux électrodes conductrices - ou armatures - séparées par un isolant constituent un
condensateur.

Le verre mince de la bouteille de Leyde constitue l'isolant. Une feuille d'étain collée sur la paroi extérieure constitue
l'armature externe. L'intérieur de la bouteille est rempli de feuilles d'or ou de cuivre froissées. Une tige de cuivre recourbée en
forme de crochet et terminée par une petite sphère de cuivre, passant à frottement dur dans un bouchon de liège plonge dans
la bouteille entrant en contact avec les feuilles. L'ensemble de la tige et des feuilles d'or (ou de cuivre) constitue l'armature
interne.

HISTOIRE
Extrait de « Electricité » de Pellat (1901)

« La condensation électrique a été découverte par hasard, en 1745, par un évêque de Poméranie, von Kleist 1. Ce
physicien voulait électriser de l'eau contenue dans un flacon de verre, et, à cet effet, il avait plongé dans le liquide une tige
métallique qu'il approcha du pôle isolé d'une machine électrique dont l'autre pôle communiquait avec le sol, en tenant le flacon
à la main. Ayant voulu retirer la tige, il vit une vive étincelle éclater entre sa main et la tige, et reçut une violente secousse.
L'explication du phénomène est simple : la main qui tenait le flacon formait l'une des armatures d'un condensateur, dont le
verre était le diélectrique, et dont l'autre armature était la surface de l'eau qui mouillait le verre en face de la main ; les deux
armatures étaient reliées aux pôles de la machine, l'une par la tige métallique, l'autre par l'intermédiaire du sol. En approchant
sa seconde main de la tige pour retirer celle-ci, l'opérateur fit communiquer par son corps les deux armatures du condensateur
chargé.
Cette expérience resta d'abord ignorée ; l'année suivante, elle fut refaite, encore par hasard et dans des conditions
identiques, au laboratoire du professeur Musschenbroeck, à Leyde, par un de ses élèves, Cuneus. Musschenbroek 2 voulut la
répéter et se servit d'un vase de verre à paroi très minces ; la secousse qu'il reçut ainsi fut si violente, qu'en racontant le fait à
Réaumur, il lui écrivit qu' " il crut que c'en était fait de lui et qu'il ne voudrait pas recommencer pour la couronne de France".
Malgré la frayeur qu'elle avait causée à Mussenbroek, l'expérience devint bientôt à la mode en France, où elle fut
surtout vulgarisée par l' abbé Nollet. On reconnut ainsi que l'on peut diminuer la secousse en diminuant le temps pendant
lequel la tige est en communication avec le pôle isolé de la machine, que l'eau peut être remplacée par un conducteur
quelconque, enfin que la décharge est plus intense avec les verres les plus minces. Bevis substitua à l'eau des feuilles d'or
chiffonnées et colla extérieurement une feuille d'étain. Depuis, on a tapissé intérieurement le verre avec des feuilles d'étain que
l'on met en communication par un moyen quelconque, feuille de clinquant ou fil de métal, avec l'extérieur. Cette disposition, en
augmentant la surface des armatures, augmente la capacité du condensateur. La bouteille de Leyde, telle qu'on l'emploie de
nos jours, était construite. »

1
Kleist (Ewald Jürgen Von) savant allemand (1700-1748)

2
Van Musschenbroek (Petrus 1692-1761) physicien hollandais
OBJET : est 2 - 6

BATTERIE DE JARRES

FONCTION
La batterie de jarres est une forme ancienne de condensateurs associés « en parallèle » (on dit encore « en
surface »). On la chargeait avec une machine électrostatique, puis on utilisait sa décharge dans diverses expériences : torpille
électrique, portrait de Franklin etc...

La batterie de jarres

DESCRIPTION
Une jarre est une bouteille de Leyde dont l'ouverture, plus large, a permis de coller une feuille d'étain sur le paroi
intérieure. La tige qui traverse le bouchon de liège est droite et se termine par une chaîne qui assure le contact avec la feuille

d'étain intérieure (armature interne).


Les jarres, ici en nombre de neuf, sont placées dans une caisse en bois intérieurement revêtue d'une feuille d'étain
laquelle, en contact avec les armatures externes des jarres, les réunit électriquement et constitue l'une des armatures de la
batterie. Les tiges des jarres sont réunies par des barres de cuivre et forment ainsi un conducteur unique : la deuxième
armature de la batterie.
Un électromètre est parfois placé sur une tige de cette seconde armature et permet de connaître l'état de la charge
de la batterie de jarres.

HISTOIRE
Voir notice « est 2 - 5 »
OBJET : est 2 - 7

EXCITATEUR (ou « éclateur »)


FONCTION
Cet objet sert à mettre en communication deux conducteurs, pour charger ou décharger une batterie de jarres par
exemple.

DESCRIPTION

L'appareil est formé par deux tiges de laiton, courbées, terminées par des boules de même métal et réunies par une
charnière. Deux manches de verre permettent de faire varier la distance entre les deux boules pour amener chacune d'elles au
contact des conducteurs à relier électriquement.
Le second dessin de la notice « est 2 - 6 »endonneunex empl ed’uti
li
sation.
OBJET : est 3 - 1

ECLATEUR DE RIESS
FONCTION
Permet la réalisation d'étincelles de longueur variable.

DESCRIPTION ET FONCTIONNEMENT
Deux conducteurs, sur colonnes isolantes de verre, sont terminés par des sphères qui se font face. La longueur de
l'étincelle obtenue en appliquant une différence de potentiel suffisante entre les deux conducteurs, permet d'évaluer celle-ci.
Interposé dans un circuit, comprenant une bobine de Ruhmkorff, l'éclateur ne laisse passer que les courants d'induction à la
rupture du courant primaire de la bobine, la force électromotrice d'induction (fem) à la fermeture étant trop faible pour produire
une étincelle entre les sphères suffisamment distantes. Les fem à la rupture et à la fermeture étant de sens contraires,
l'éclateur joue ainsi un rôle « redresseur ». Rappelons aussi qu'interposée dans un circuit comprenant en condensateur,
l'étincelle s'accompagne de l'émission d'ondes électromagnétiques découvertes par Hertz (1857-1894).

HISTOIRE
Pierre Théophile Riess, physicien allemand né et mort à Berlin (1805-1883), fit d'importants travaux en
électrostatique ; il réalisa une machine électrique qui fut appelée « pompe de Riess »
OBJET : est 3 - 2

TORPILLE ELECTRIQUE
FONCTION
Mi
seenév
idencedel

éner
giest
ockéedansune«batterie de jarres » (condensateurs).

La torpille électrique

DESCRIPTION ET EXPERIENCE
Deux tiges de cuivre, isolées, peuvent être réunies entre elles par un petit fil de platine (longueur de 1 à 2 cm ;
diamètredel ’ordredudixièmedemm) .Cest igespeuv entêt
reparai ll
eursr éuniesàunebat t
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edej arrespr éalablement
chargées (« est 2 - 6 »)
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neesti mmer gédansunv er reàpi edcont enantdel ’
eauet lui-même placé dans une
bassine (fig.1).
Ladéchar gedelabat ter i
eestpr ovoquéeàl ’ai
ded’unécl at
eur( «est 2 - 7 »). Le fil de platine est alors vaporisé au
sein d’unl i
quidepeucompr essible; il en résulte une « onde
de choc » qui brise le verre à pied (La bassine sert à
recueil
l
irl ’
eauetl esdébri
sdev er re). L’él ectrofor mage
L’
éner gie él ectri
que stockée dans l a batterie de L’onde de choc ai nsigénér ée dans un l i
qui de
jarres est égale à ½ CV² formule où C est la capacité de la peut servir à appliquer une tôle métallique sur un matrice
batterie (plutôt faible) et V la tension à ses bornes (très dont la forme en creux est complémentaire de la forme en
grandes : quelques kilovolts). relief que prend finalement la tôle. Cette technique est
L’
effet Joul e pr oduit est pr opor tionnel à l a appelée électroformage.
résistance du conducteur ; celle-ci est très faible sauf pour le
fildepl atinequir eçoi tainsilaplusgr andepar tdel ’énergi e
électrique de la batterie.
OBJET : est 3 - 3

PORTRAIT DE FRANKLIN
FONCTION
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DESCRIPTION ET FONCTIONNEMENT
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ton.A l’ai ded’ unécl ateur( «est 2 - 7 »), on décharge une batterie de jarres
(« est 2 - 6 »)àt raverslaf euil
led’ or
.Cel leciestv apor i
séeetl av apeurpr odui tesecondensesurl espar t
iesdégagéesdu
papier, à travers le pochoir, produisant une image brune : le « portrait de Franklin ».

HISTOIRE
Nousnesav onspasquii maginal ’
ex péri
encequenousv enonsdedécr i
remaisnoussav onsquiét aitFr
ankl i
n.
Benjamin Franklin (1706-1790), américain, fut à la fois inventeur et homme politique. Il débute comme apprenti chez
sonf r
èrei mpr i
meuretacqui ertunef ormati
ond’ autodidacte.Al asui ted’ undésaccor davecsonf rèr e,ilparten1723pourNew-
Yorkoùi ldev ientlecompt abled’ unr i
checommer çant .Ilrevient à Philadelphie en 1730 et fonde une imprimerie. Il achète la
« Gazette de Pennsylvanie ».I ldev i
entmaî t
redespost esd’Amér i
queen1753.I li
nventelecal or
ifère.
I
ldécouv rel er ôle des i solant
s ;r emar que ( en 1752)l ’identit
é de l ’él
ectr
icité et de la foudre et invente le
paratonnerre, ce pourquoi il est bien connu.
Homme politique, il représente les intérêts de la Pennsylvanie à Londres de 1757 à 1762. Reçu triomphalement à
Paris,ou,gr âceàBuf fon,ilét aitmembr edel ’académi e,i
lyr encontre Robespierre, Danton et Mirabeau.
Appuy éparLaFay ette,ilvientàboutdesr éti
cencesdeLoui sXVIetdeTur gotetobt i
entl ’envoid’unearmée( 1780)
etd’unef l
otte( 1781)enAmér i
queai nsiqu’
uneai def inancière.
C’
estl ui,quien1787r édigelaconstitution fédérale.
OBJET : est 3 - 4

PISTOLET DE VOLTA
FONCTION

Montre l'action d'une étincelle électrique sur un mélange détonant.

DESCRIPTION ET FONCTIONNEMENT
Le pistolet de Volta est une petite bouteille en métal (laiton) que l'on peut remplir d'un mélange gazeux détonant
(hydrogène et oxygène). La bouteille est fermée par un bouchon de liège. Une électrode munie de deux petites boules (l'une
extérieure, l'autre proche de la paroi intérieure) traverse la paroi à travers un isolant . Tenant la bouteille à la main, on
approche la boule extérieure d'un pôle d'une machine électrostatique. Une étincelle, éclatant entre la boule intérieure et la
paroi, provoque l'explosion du mélange gazeux et l'expulsion violente et sonore du bouchon.
Notre pistolet diffère du pistolet de Volta décrit par certains (Ganot par exemple) sur deux points :
 l'électrode traverse le fond de la bouteille (et non la paroi latérale) ;
 l'orifice bouché est au fond d'un pied qui doit être utilisable comme entonnoir pour le remplissage de la bouteille sur cuve à
eau.

HISTOIRE
Alessandro Volta, physicien italien (1745-1827) fut professeur à l'école royale de Côme puis de 1779 à 1819
professeur à Pavie. Il est fait comte par Bonaparte.
Ses recherches lui font découvrir en 1771 l'électrophore qu'il étudie à l'aide d'un électromètre sensible de son
invention (1781), ce qui le mène à la conception du condensateur (1782).
Ses études, en 1776-1777, des gaz des marais, inflammables, l'avaient amené auparavant à inventer l'eudiomètre et
notre objet : le pistolet de Volta en 1777.
Luigi Galvani (1737-1798) médecin et physicien italien, professeur à l'Université de Bologne avait découveret dès
1780 l'excitation des muscles d'une grenouille au voisinage d'une machine électrique. Il fit, entre autres, l'expérience suivante
: produire la contraction des muscles par contact avec les extrémités d'un arc métallique fait de deux métaux : zinc et cuivre.
Mais Galvani attribuait le phénomène à un « fluide vital » produit par la grenouille et il s'opposa à Volta qui, lui, s'intéressa
plutôt aux métaux dont il réalisa une classification par ordre, dirions-nous aujourd'hui, d'électropositivité. Enfin, réfléchissant
profondement à l'expérience de Galvani, Volta inventa et construisit, en 1800, la fameuse pile qui porte son nom et qui marque
le début de l'électrodynamique.
OBJET : est 3 - 5 a b et c

APPAREILS ETINCELANTS

Appareils étincelants

DESCRIPTION ET EXPERIENCE
De petites lames métalliques, en forme de losanges, sont collées sur une surface de verre et forment un alignement
spiralé. Un petit intervalle est ménagé entre deux losanges. Les extrémités de ces alignements peuvent être reliées à une
machine électrostatique. On obtient alors un alignement d'étincelles de plus bel effet, chacune d'elles se situant entre les deux
sommets de losanges qui se font face (a,b).

VARIANTE (est 3 - 5 c)
Sur l'appareil, une petite bande d'étain collée sur un carreau de verre comporte des coupures. A chaque coupure
correspondra une étincelle. Les étincelles distribuées en lignes et colonnes dessinent la figure voulue. Avec beaucoup
d'imagination, les étincelles jouent le rôle de « pixels » ; on peut y voir la préfiguration d'écrans plats pour télévision ! Avec non
moins d' imagination on peut songer à la « chambre à étincelles » détecteur mis au point par le prix Nobel Q.Charpak.
OBJET : est 3 - 6

OEUF ELECTRIQUE
FONCTION

Observation de la décharge électrique dans l'air raréfié.

DESCRIPTION ET FONCTIONNEMENT
Extrait du « Traité élémentaire de physique « de Ganot (1862 ), page 599.

« On étudie les effets de la pression de l'air, ou plutôt de sa non conductibilité, sur l'éclat de la lumière électrique, au
moyendel 'œufél ectrique.
On nomme ainsi un globe de verre porté sur un pied de cuivre, dans lequel sont deux tiges de laiton terminées en
boule, la tige inférieure est fixe et la tige supérieure glisse à frottement dans une boîte à cuir, de manière à pouvoir être
approchée ou écartée à volonté. Cela posé, le vide étant fait dans le globe, au moyen de la machine pneumatique, sur laquelle
il peut se visser, on fait communiquer la tige supérieure avec une forte machine électrique, et le pied avec le sol. Si l'on charge
alors la machine, on observe d'une boule à l'autre une lumière violacée peu intense et continue, qui est due à la recomposition
du fluide positif de l boule supérieure avec le fluide négatif de la boule inférieure (sic). Si on laisse rentrer l'air peu à peu, à
l'aide d'un robinet adapté au pied de l'appareil, la tension augmente avec la résistance (sic), et la lumière qui redevient blanche
et brillante, n'apparaît plus que sous la forme de l'étincelle ordinaire. »

HISTOIRE
I
lsembl equel ephy sicienangl aisFr ancisHauksbee( décédév er s1713)ai tétél ’
auteurdespr emi èr
esr echerches
sur les décharges électriques dans les gaz raréfiés.
Geissler Henri (1814-1879) mécanicien et physicien allemand se rendit à Bonn en 1854 pour se perfectionner sous la
direction de Plücker. On lui doit les tubes à décharge qui portent son nom. Ces tubes contiennent des gaz raréfiés (0,1 mm de
mercure) ; munis de deux électrodes ils présentent une partie capillaire qui sert de source spectrale. On les alimente avec une
bobine de Ruhmkorff.
Plücker Julius (1801-1808), mathématicien et physicien allemand étudia la décharge électrique dans les gaz raréfiés.
Il découvrit lafluorescence pr odui te parl esr ayonscathodi quesetl edépl acementdecet tef luor escenceparl ’acti
ond’ un
aimant (notices « eln 1 » et « eln 2 »). ses travaux mathématiques sont très importants.