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A 2011 MATH.

I MP

ÉCOLE DES PONTS PARISTECH, SUPAÉRO (ISAE), ENSTA PARISTECH, TÉLÉCOM PARISTECH, MINES PARISTECH, MINES DE SAINT-ÉTIENNE, MINES DE NANCY, TÉLÉCOM BRETAGNE, ENSAE PARISTECH (F ILIÈRE MP), ÉCOLE POLYTECHNIQUE (F ILIÈRE TSI). CONCOURS 2011

PREMIÈRE ÉPREUVE DE MATHÉMATIQUES

Filière MP

(Durée de l’épreuve : 3 heures) L’usage d’ordinateur ou de calculette est interdit.

Sujet mis à la disposition des concours : C YCLE I NTERNATIONAL, ENSTIM, TELECOM INT, TPE-EIVP .

Les candidats sont priés de mentionner de façon apparente sur la première page de la copie : MATHÉMATIQUES I - MP .

L’énoncé de cette épreuve comporte 4 pages de texte.

Si, au cours de l’épreuve, un candidat repère ce qui lui semble être une erreur d’énoncé, il le signale sur sa copie et poursuit sa composition en expliquant les raisons des initiatives qu’il est amené à prendre.

  0 . λr . .) 3) Montrer qu’il existe une matrice inversible P de M n (C) telle que A = P −1 AP soit une matrice définie par blocs de la forme suivante :   λ1 I α1 + N1 0 · · · · · · 0   . . La partie B. Décomposition de Dunford 1) Justifier que l’espace vectoriel Cn est somme directe des espaces F i : Cn = r Fi . . 2 .Critère de diagonalisation de Klarès Soit n un entier naturel non nul et M n (C) l’espace vectoriel des matrices carrées d’ordre n à coefficients complexes.. . On dit que deux matrices U et V de M n (C) commutent si UV = V U . . . • P i le polynôme défini par P i (X ) = (λi − X )αi .   . . . . . le polynôme caractéristique de f i est P i . . La partie C est indépendante des parties précédentes. On note O n la matrice nulle et I n la matrice identité de M n (C). . (On pourra d’abord établir que P i est un polynôme annulateur de f i . .   A = .. .. Dans tout le problème... . . λ2 . r }. . . à l’exception de la question 11). . montrer que pour tout i ∈ {1. Une matrice N de M n (C) est dite nilpotente s’il existe un entier k > 0 pour lequel N k = O n . Le polynôme caractéristique de A est noté P et les valeurs propres complexes distinctes de A sont notées λ1 . c’est-à-dire l’endomorphisme dont la matrice dans la base canonique de Cn est A. r }. est indépendante de la partie A. • F i le sous-espace vectoriel de Cn défini par F i = Ker f − λi IdCn • f i l’endomorphisme de F i obtenu par restriction de f à F i . A. . . . . .. on considère une matrice A de M n (C) et on note f l’endomorphisme de Cn canoniquement associé. ...  . αi . .. i =1 2) En considérant une base de Cn adaptée à la somme directe précédente. c’est-à-dire l’ordre de multiplicité de la racine λi du polynôme P ... 0 0 · · · · · · 0 λr I αr + Nr où Ni ∈ M αi (C) est nilpotente pour tout i ∈ {1. . La trace d’une matrice U de M n (C) est notée tr(U ). r } on note : • αi l’ordre de multiplicité de la valeur propre λi . Pour tout i ∈ {1.

8) En déduire que si A est diagonalisable. l’endomorphisme comm A admet une décomposition de Dunford de la forme comm A = d + n. Pour tous i . Les matrices D et N vérifiant ces conditions constituent la décomposition de Dunford de la matrice A. Calculer conjP −1 ◦ comm A ◦ conjP . . . on note E i . Dans toute la suite du problème. alors A est la matrice nulle.4) En déduire que la matrice A s’écrit sous la forme A = D + N . où les endomorphismes diagonalisable d et nilpotent n commutent : d n = nd . j ∈ {1. Déterminer l’ensemble des valeurs propres de comm A . c’est-à-dire qu’il existe un entier k > 0 pour lequel (comm A )k est l’endomorphisme nul de M n (C). . 6) Soit P une matrice inversible de M n (C). 9) Montrer que si A est nilpotente. on admettra l’unicité de cette décomposition. commB (X ) = B X − X B conjP (X ) = P X P −1 . Commutation et conjugaison Pour toute matrice B et toute matrice inversible P de M n (C). . . sauf celui situé à l’intersection de la i -ème ligne et de la j -ème colonne qui est égal à 1. c’est-à-dire que D et N sont déterminées de façon unique par A. D’après la partie A. . comm A admet E i . . 5) Calculer la décomposition de Dunford de A = 2 1 −1 2 B. 10) Montrer que si A est nilpotente. comm A l’est également. on note commB et conjP les endomorphismes de M n (C) définis par : ∀X ∈ M n (C). montrer que pour tous i . . comm A l’est aussi. Un exemple pour n = 3 :   3 −1 1 0 1 . 7) Si A est une matrice diagonale. n}. 11) Déterminer la décomposition de Dunford de comm A à l’aide de celle de A et conclure. où D est une matrice diagonalisable et N une matrice nilpotente de M n (C) qui commutent. j ∈ {1. j comme vecteur propre. j la matrice de M n (C) dont tous les coefficients sont nuls. 2. Le but de cette partie est de démontrer que A est diagonalisable si et seulement si comm A est diagonalisable. et si comm A est l’endomorphisme nul. n}. 3 .

. . . et soit (ε1 . . . de dimension q. . . Démontrer les implications suivantes : (i) u est diagonalisable =⇒ (ii) Ker u = Ker (u 2 ) =⇒ (iii) Ker u ∩ Im u = {0}. D. e p ). . e q+2 . . . et en déduire la valeur de dim F + dim(F ⊥b ). . b(x. 14) Montrer que F ⊥b est engendré par (e q+1 . on appelle orthogonal de F relativement à b le sous-espace vectoriel de E défini par ∗ F ⊥b = x ∈ E . ϕ2 . . Y ) = tr(X Y ) pour tous X . y ∈ E . . est une forme bilinéaire symétrique non dégénérée. εq ) une base de F . ϕp ) est la base duale). . y) = b(y. on note ϕi la forme linéaire sur E définie par ϕi (x) = b(εi . ϕq ) est une famille libre de E ∗ . 13) Montrer que (ϕ1 . . . On considère une forme bilinéaire symétrique b sur C. . c’est-à-dire une application b : E × E −→ C linéaire par rapport à chacune de ses deux composantes (et non sesquilinéaire par rapport à la deuxième) et telle que b(x. . y) = 0 . . . Critère de Klarès Le but de cette partie est de démontrer que la matrice A est diagonalisable si et seulement si Ker (comm A ) = Ker (comm A )2 . F IN DU PROBLÈME 4 . 15) Montrer que l’application ϕ de M n (C) × M n (C) dans C. ϕ2 . Pour tout i ∈ {1. c’est-à-dire l’espace vectoriel des formes linéaires sur E . 16) Établir l’égalité Ker (comm A ) ⊥ϕ = Im (comm A ). . . 18) Démontrer qu’il existe une matrice X de M n (C) telle que N = comm A (X ). x) pour tous x. Calculer alors comm A+λI n (X ) pour tout λ ∈ C. Formes bilinéaires sur un espace vectoriel complexe Soit p un entier > 0 et E un espace vectoriel de dimension p sur C. Y ∈ M n (C). ε2 . e p ) la base de E antéduale (dont (ϕ1 . 19) Conclure. Si F est un sous-espace vectoriel de E .C. il existe une matrice X de M n (C) telle que A = comm A (X ). Soit D et N les matrices de la décomposition de Dunford de A définies à la question 4). . 17) En déduire que si A est nilpotente. . . . On complète cette famille libre en une base (ϕ1 . q}. ∀y ∈ F. ϕp ) de E ∗ et on note (e 1 . c’est-à-dire que E ⊥b = {0}. définie par la formule ϕ(X . ϕ2 . x). . On note E le dual de E . . On suppose que b est non dégénérée. Soit F un sous-espace vectoriel de E . 12) Soit u un endomorphisme de E . e 2 .