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http://www.archive.org/details/mystresetmoralOOcohe

HinLlOTÏlKQUK DU XV' SIKCLE .

TTf

T.

sreciiîr tTvec une miruuuciiun, u<^o j.w^^„, ^ 7 fr. 5o Honoré d'une souscriplion du Ministère de l'Instruction publique NUI. G. DoiTUEPOM". professeur à l'Université de Louvain. La iiltéralure française à la cour des ducs de lîouryjgne. ln-8, 1909. Honoré d'une souscriplion du Ministc.'e de l'instruc-

lion

publique

18

fr.

T.

Ch. PETir-DtrAiLLis, recteur de l'Académie de Grenoble. Documenls nouveaux sur les populaires et le droit de vengeance dans les Pays-Bas au AV' siècle. Lettres de rémission de Philippe le Bon. in-8, 1908 9 fr.
IX.

mœurs

T. \.
T. XI.

Cailleï. Relations de Lron avec
'

le

Maçonnais

et

la

Bresse au

W'

siècle.

in-8

[\ Cmami'ion. La librairie de Charles d'Orléans, 1910. ln-8 et album de 3Z| phototypies 3o fr. Honoré d'une souscription du Ministère de i'instruclion publique SôDERHJELu. La nouvelle française au XV' siècle. Couronné pur l'Académie française. T. XII. 11 fr. 26 Honoré d'une souscription du Ministère de l'Instruction publique, 191 1. ln-8 T. XIII. — P. Champion. La vie de Charles d'Orléans. \n-8 et 16 phototypies. 1911. Couronné par l'Académie française (2^ pri.x Gobert). Honoré d'une souscriplion du Ministère de l'Ins.

— —

1909. 3 fr^ 75

truction publique
T. XIV.


:

{Épuisé).
la veille

sance
T. X>'. T.

Pierre Cringore,

Charles Ollmo.m. La poésie morale, politique et dramatique à 'n\-8, 191 1. Couronné par l'Académie française
1

— Le même. Etude sur la langue de Pierre Gringore, in-8. 191 XM. — Mathilde Laigle. Le Livre des Trois Vertus de Christine de Pisan
et littéraire, in-S el

...
el

de

la

11

Renaisfr. aS
6
fr.

rique
T. XVII.

[Aanches

son milieu histo11 fr. 20

Arni. Ad. Messer. Le Codice aragonese. Etude générale. Publication du manuscrit de Paris. Contribution à l'histoire îles Aragonnais de Naplcs. 1912, in-8. 2 fac-similés et 22 fr. 5o 7 gravures

T. XYIIl.

Léon MiHor. Une grande famille parlementaire aux xiv et xV siècles. Les d'Orgemont. Leur origine, leur fortune, le Boiteux d'Orgeniont. Avec un plan. Couronné par l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres 11 fr. 25

T. XIX. T.

Aa/fmmc, publiées par

Quelques pièces relatives à la vie de Louis F. -M. Guaves

I"',

duc d'Orléans,

el

de Valentine
1

Visconti,
1

fr.

XX

et

XXI.

P.

Champion. François Villon, sa

l'Acatlémie française (Graxu Prix Gohert). truction publique
T. T.

vie et son temps. 2 vol. in-8. Couronné par Honoré d'une souscription du Ministère de l'Ins-

(Épuisé).

XXH

et XXIII.

— Le même. Le Procès de Jeanne d'Arc.
docteur ès-lettres
pensée

Texte

et

dices. 3 forts vol. et fac-similés

traduction. Xotes et appen{Sous presse).

XXIV.

Edmond Vansteemjerghe,

et

Cues{\l\oi-il\(S'A). L'action, la

en théologie. Le Cardinal .\icolas de {Sous presse)^

BIBLIOTHÈQUE DU XV' SIÈCLE

MYSTÈRES ET MORALITÉS
DU

MANUSCRIT

G17

DE CHANTILLY

DU MÊME AUTEUR
Histoire
de.
;

:

la

mise en scène flans

le

Théâtre religieux français du Moyen-Age. Paris, Champion,

1900

un

vol. in-8", pli. (épuisé).
le

Le même ouvrage, traduit en allemand, par
in-8", pi.

D'

C.

Bauer. Leipzig,

W.

Klinkhardt, 1907,

Rabelais

cl le

Théâtre (ex'lrait de

l.i

Revue des Etudes Rabelaisiennes). Paris, Champion, 1911

;

un

vol. in-S", pli. (épuisé).
siècle.

Ecrivains français en Hollande dans la première moitié du XVII'^

Paris,

Champion, 1920;

un

vol. in-8", pli.

En préparation
Le
livre de scène

:

du Mystère de

la Pas.szon joué

à

Mons

en

l.")01.

Ecrivains français en Hollande dans la seconde moitié du

XVI I^

siècle.

1UBL10T11K(JI'K

DU XV SIHCLK

MYSTÈRES ET MORALITÉS
DU

MANUSCRIT
n nLiKs

(WT DE
i>oru
\.\

CHANTILLY

puemikhr fois

ET
PKECi;i)i;s

n vyE ktude lixghstique et littéb vire

PAR

Gustave
ciiviii;!';

COHEN
NivEnsiTÉ nr sriusiiorRo

nOCTELIl is-LETTBES
i)E

coiRS A

l'i

PARIS
LIBRAIRIK ANCIENNE
5.

EDOUARD CHAMPION

QUAI MALAQLAIS, Ô

1920

J(7N 1

5.

1955

Tirage limité
à 500 exemplaires numérotés.

Exemplaire

N^ (>0

Droits

(le

reproduction, dadaptation

et

de traduction réservés pour tous pays.

Copyright 1921, par Gustave Cohen

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1

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T

Hommage

de respccliieuse admiration et de sincère
U. C.

graliludc.

INTHODIJCTION

Comme,

j'étudiais à Chantilly,
le

dans

la riche

l)il)liothè(iiie

du Musée Condé,

les

manuscrits intéressant

théâtre du moyen-à^e, l'aimable et érudit conservateur,

M. Maçon, m'ai)porta un jour un nxince registre de format allongé, tel qu'en avaient entre les mains les « meneurs de jeu » pendant la représentation de leur pièce. C'était
le

manuscrit G17, que

le

catalogue descriptif analyse à peu près

comme

suit

^

:

017
N'o 1386. In-fo.

Cinq jeux.
(0,20 sur 0,10) cart. Papier
;

Agenda
«

x\^

siècle.

2<S

ff.

cursivc et gothique

(plusieurs mains)
classe des

deux fdigranes

:

licorne et pot. Recueil de cinq mystères de la

Jeux ». \^ C'est le jeux de la Nativité Jhesucrist... 485 vers personnages :... Fin EXPLICIT PER MANUS BOURLET. 2» Fragment d'un autre jeu de la Nativité, où figurent la Vierge, Saint Joseph,
;
:

etc.

3° C'est Li

JEUX DES jeux a

VII

PECHiÉ MORTEiL ET DES

VII

VERTUS... cuvirou 2.550 vers.
voici la conclusion
«

Personnages... 40 C'est unc
...

vi

personage. Pièce de 400 vers dont
le

:

La même

formule, avec de légères variantes, termine aussi

jeu de la Nativité

»,

que nous avons décrit plus haut N^ 1. Ici, nous avons en plus le vers qui donne le nom de Bonverier, sans doute l'auteur. 5" Cm coMENciiE LE JEUX DE PELERINAGE HUMAINE. 1.260 vcrs. Persoiiuages ... A la fin, et de la même écriture que la pièce, la signature « Suer Katherine Bourlet La première pièce est aussi suivie du nom de Bourlet. Sc/'ur Catherine était certainement religieuse et ce volume a probablement servi pour des repréF.enlations dans un couvent de femmes. Le tout est inédit. Acheté chez Boone à Londres en novembre 1860.
:

>;.

Bourlet, des pièces jouées dans un couvent de femmes, des mvstères de la Nativité, il n'en fallait pas plus pour éveiller la curiosité, mais c'est en
lisant le texte ([ue celle-ci s'accrut.
1. Chantillif. Le Cabinet des I.inres. Manuscrils. T. II. Belles- Leltrea. Paris, Pion, 1900, in-|o, p. 308. Je ne reproduis ici de la notice que les données essentielles, en supprimant les ('numérations de personnages. Petit de .lulleville, dans Les Mystères (Paris, Ilachelle, 188U, 2 vol. in-8"), répertoire le plus complet que nous ayons, ne mentionne pas notre texte.

Sœur Catherine

B

1888. une naïveté. Doutrepont. La démonstration était faite sur les deux premières Nativités. J. de Hemricourt. à cause du traitement du suffixe « -ellum ». de Hemricourt. des noms de (v. cité désormais ici. Extrait du t. 542 t. Romania. 209 t. Il conviendra de les étudier. s'évoque facilement par la présence de ses chefs-d'œuvre. Maurice Wilmotte ^ et j'y trouvai la confirmation La réunion de impression qu'accentua la lecture de VEtiide linguistique sur Jacques de Hemricourt et son époque par M. L'histoire se porte ici garante des méthodes de la philologie. ijreiis sergant. une fraîcheur pareille à celle des miniatures d'un Fouquet. « Lowangne » est la 1. etc. G. littéraires. dans les lignes remarquablement inégales de ces Noëls dramatiques. forme liégeoise ancienne de Louvain c'est celle qu'on trouve dans Jacques de Hemricourt (mort le 18 décembre 1403) ^ Ce n'est pas tout. aboutit. XIX. chacun à leur tour.VI. section i). Je me reportai aux savantes Etudes de dialectologie wallonne de M.I MYSTÈRES ET MORALITES DU MANUSCRIT 6l7 DE CHANTILLY Tout d'abord. de cette première dans Bas. plus précisément. : gique. qu'on attribue trop souvent à tort aux œuvres du moyenâge. et de s'cfïorcer. Sœur Catherine Bourlet elle-même n'est plus une inconnue pour nous (voir plus loin. linguistiques. tout récemment. poursuivie dans les archives liégeoises. sinon de les résoudre. 514-515) : Partout cognoist on bien m'ensengne d'Ir(e)lande iusque à Lowangne. 73. Lowaingc. à Bruge et à Gant. 2. . l'attention était appelée par des formes qui n'avaient rien de commun avec la langue de Charles d'Orléans ou de Villon. dont le souvenir. XI-VI des Mémoires couronnés et autres Mémoires publiés par l'Académie royale de Bel. à l'identification de ces sœurs devant qui se jouèrent nos pièces et qui sont les Dames blanches de Huy. après avoir parlé des : Thiois et Avalois qui ont bien observé ses ajoute 492-3) En Flandre ai(e) ie maint(e) à Ypre. XVIII. t. 1891. des infinitifs en « -eir ». à Chantilly. Toutefois le texte soulève bien des problèmes. lois. des graphies comm. XVII. J. p. 1890. paléographiques. ch. lieu qui tous nous ramenaient vers « les Pays». ces phénomènes devait nécessairement faire penser à une origine wallonne et même. une longue enquête. il y avait. (agneau) et « beal ». Georges Doutrepont ^. G. à une origine liégeoise de nos textes. 18S9. et plus loin (v. Lo- vangne. décelant une diphtongaison en « -ci » de !'« a « libre et tonique latin. p. du moins de les éclairer. . p. Celui-ci a successivement les formes Lowang. Doutrepont. car. 3. p. dès l'abord aussi. Mais ce texte oiïrait autre chose encore qu'un intérêt littéraire. En effet Glouterniie (gloutonnerie). comme on le verra plus loin. rythmiques. III. reprédes formes comme « aingneal )> sentant un « 1 » mouillé. 28. historiques. à la première conjugaison. lorsque je trouvai. .e « Ih ». la Moralité qui suit.

pi. dans un cas. une minuscule. portant en particulier il nom même de Bourlet. Mise en Scène dans le Théâtre relif/ieux français du Moyen. l'éminent professeur du Collège de France. mais la forme de est regrettable que. Demonia haut. : EXPLICIT Prr M AN «s KOURLET et la troisième Moralité et dernière pièce du manuscrit (colonne de droite sur notre planche) par les mots : Suer katheri/îc Explicit Si l'on n'avait BOURLET BOURLET. plusieurs employée par le scribe (ou la scribe. commence par 1. Le catalogue. . dont notre fac-similé donne aussi les éléments.Age: Paris. que la première Nativité (colonne de gauche sur notre planche) se termine par les mots ceci est incontestable. le premier cas. dans la miniature de Fouquet. comme l'a déjà dit la notice. p. de I' « I » et du « t » n'exclut pas du tout l'hypothèse d'une même main écrivant dans un module différent. Ici se présente une question des plus difficiles. 80. pas cette signature qui. ^. celle d'un copiste. et plus parle de cursivc est et de gothique. me faisait remarquer . Meillet. On y verra. est sans conteste. les trois Moralités. la deuxième Nativité. in fine) et le « S » de «Saches » (1^^ hgne. on trouvera une concordance parfaite entre le B majuscule de Bourlet (3^ colonne. dans l'autre. au Musée de Chantilly \ ou encore celui qu'a conservé Firmin Uidot dans sa réimpression de On a la Moralilé de Mundus. M. par une majuscule. 2. donl le format allongé et commode est celui du registre que tient entre ses mains le meneur du Jeu de Sainte Apolline. I) et celui de Balthazar (commencement de la 1^^ colonne). Paris. Bien plus. in-S". La cursive . V^ colonne) j'en dirai autant des « E » des deux « Explicit ». 190H. si l'on ose dire) de la deuxième Nativité (colonne médiane de notre planche I) la gothique est usitée par le ou les scribes des autres pièces. d'une troisième. dans Mais sur le l'identité du nom oblige à II un examen plus attentif. 1827. d'une autre (en cursive). mains.CIIAPirHl-: PREMIER ÉTUDE PALÉOGUAPHigUE vu déjà que le maiiuscril ()17 ai)i)arlenaiL à la classe des agendas ou livres de scène. Planche III de mon Histoire de la Chaini)ion. I' « r ». on n'hésiterait pas à déclarer que la première Nativité est d'une main. cité Caro. le « S » majuscule de « Suer » (3® colonne.

est-ce parce que la religieuse n'a que peu d'expérience du métier de copiste et moins de sûreté de main ? On ne sait. il faudrait les classer . qui aurait achevé la travail main E. ce qui explicjuerait en môme temps la diflerence de qualification. non sans essayer divers types encore. qui aurait écrit les trois Moralités terminant le manuscrit. . mais nous verrons que « Suer katherine » est jeune. est la copie du texte de la partie supérieure du fo 6 recto. l'itard. laissant ensuite la place à A. ou d'une seconde et d'une troisième main. mais on n'arrive pas à rendre compte de l'identité de signature dans l'Explicit de la première Nativité et l'Explicit de la dernière Moralité. . comme celles Je n'irai des vers 99 à 111 et 112 à 121. 3'' édilioii. in-8'". des fragments entiers ou des vers ayant été répétés. ajoutait-il. 1° que le manuscrit sort d'un même atelier. 112 à 121) 4 recto à 5 verso. Il est clair ciu'il n'y a pas dans le dessin. écrit la première Nativité écrit les vers 99 à 111.. Taris. examiner jadis la photographie du manuscrit 617. pas cependant jusqu'à attribuer à la « Suer » la cursive de la deuxième Nativité et les additions de même écriture dans la première. écrit les fos . Par ce tableau. Mais. dans le premier texte. types d'écriture se retrouvant dans des corrections de détail en maint manuscrit n'est pas un manuscrit d'auteur.. Maurice Prou. La moitié supérieure du fo 7 recto. par exemple aux vers 396400. : les trois dernières Moralités . au bas du fo 6 verso et toute la deuxième Nativité la main F. (cf. qui aurait écrit l'addition des vers 396-400. on remarquera d'autres additions. M. Il vaut donc mieux les réduire à deux. dans un second et un troisième module. littéralement. on distingue bien tous ces types ou essais d'écriture. dans d'autres modules. à ma demande. directeur de l'École des Chartes et auteur du classique Manuel de Paléographie \ lequel a bien voulu. 1910. » 1. un même scribe n'a pas toujours la même écriture : peut écrire en des modules différents et alors l'écriture revêt un autre aspect général. les dilTérents . qui aurait le écrit l'addition à cette intercalation (v. fussent d'un même scribe. ou. Si l'on admet qu'il la y a là des écritures dilTérentes. par erreur. il est certain deuxième Nativité en cursive. pi. le tracé des lettres. intercalés dans cette Nativité au 2 verso la la main C. qui multiplie les mains. qui sont. comme suit : la fo main A. qui aurait main B. avec des variantes insignifiantes. de dillerence essen- tielle. 2° la main B. de nouveau. et qu'elle pourrait avoir écrit la première pièce pendanl.X la CHAPITRE I : ÉTUDE PALÉOGRAPHIQUE lettres. 2» que « il car bien souvent. après son noviciat. par exemple au i° 12 verso. riiicertitufle et les variations de l'attaque des parce que la dans la première comme dans troisième colonne. qui aurait . ainsi que . qui seraient lo la main A. m'écrivait qu'il ne lui paraissait pas impossible que les deux colonnes qu'on voit figurer à gauche et à droite de notre planche I. l':st-ce femme a plus de fantaisie. II). qui aurait qu'il écrit la : Quoi endroit en le soit. et la dernière. qui aurait main D. qui aurait écrit la première Nativité et. puis elîaccs. par exemple. celle de Suer Katherine Bourlet. les additions et intercalations successives.

.

j«f^ "^ Jl ti7fn Jf'ile Fac-similé préscnlant. . U- début de la Nativité II.PLANCHE r:r-rr I \ P ^vt^ics mes Sie^i.• ^MkVil.Icrnière Moralité V. -./ Il boe «:i« mô t« ««tMtâ 'Mvt ^<*:«l* ^ÎMi'»«Mw ^«HiiM M »»< c ^*«:*c m^ax^ts trswut- U%1^ / . ^^u^ 4. la fm de la Nativité 1. et la fin de la . «- wc iw 4^ ^«« «i lAi:^«P^ ^ I.^•J^ .p<^Ç«»»*i /H1A*«* p<-^*»**>t « <*»& '*'i^»H»U Ê Oûiwe jHiti» ^jiwyh rfTA.etuiK i»it« tatf «:fp<ivb< . !<Hi'i'" *»»*f-«.wui ft^i* 'y)iUt^.U»f/5 tâ» ^ «y>« « <te j> canne- >.£<V C«|Ç** S^ift-" «A^rH*'*^^'''' .j^^' . en regard. auaf tniBucttrp kki. Aïruno ^ * ' ^ £>«. '«^•.V »n» Met. l «£f- £>ÎÉ>.

Scène pastorale. p.viOôivi lt*.* ^{/ti^ //r-^ 'Z ï'.xt*^i: v*j*»*vc i */. . 617.*^1 •>>CH Fac-similé des folios 2 yo el 3 r° du Ms.FLAXCIll*: Il ^ 'Uv^}^pMbo^ ayf^mùuvm^ fhCirpitimfitftct plcffv 'il li \t^/fç*x*i*. .*i* i#. r ^^tUtf -3 £ é tAv """^^ ^ M F^ iW^ w 'jmiifr mt^kv ^u%) fof^ '^v ^# .

.

(jui sert également à rempla« pre ». qui est sans doute une alTri(piée. 'A. en les séparant par une double barre verticale.()(. parce que. la . Les abréviations sont nombreuses et assez constantes ^ pour « er ». trait de séparation rythmique. le « n » ou le « m ». tiaduile par doau Miélot) don! 1 partie a ètè écrite à Bruxelles en 152 et la deuxième à ». Il ia|)pelle au contraire l'écriture de la Nativité par hupielle s'ouxi'c notre ms. C.'id du inèiiK-. M. et des folios 4. licorne (folios! et 5). en est même du ms. Toute lettre ou mot entre parenthèses doivent être omis ]>our le mètre. . De .'}. M'appartient également raccentuation. C'est à la même j)ériode (pie Les d'un liligranes.iUlialsehelT. au milieu ou à la fin du mot. : <' inaïuiscrit de l l. 18'.Matlon. dès qu'on était en présence d'un ie ». 190. à première vue.ETUDI-: OiiaiiL à la Pelles PAi. « re ». 90^). été résolues ici en italicjue. AutiT rapprochoiiu'iit Cf. où l'écart est de 22 à 23 mm.)2.5. li)('7 du même. . car on met en général deux vers sur une lii^ne. dont je ne puis reproduire le titre pour des rai1. ici. F sommé trèfle (folio 2tS) les ne nous apprennent rien de décisif. Xoles praU'/urs sur le jxtpier.aphe moderne. (Àud n'est pas sans importance dans un texte dialectal. «< L'arbre i«enealoj^i(iue des Mielote daté de KiiJ. . It^s pontuseaux ou (ils perpendiculaires aux verj^eures. La ponctuation m'api)artient entièrement. alors que d'innombrables exemples permettent d'induire qu'il a prononcé « vos ». el son grand ()uvrafj. 231) (eompilation de Jean d'Udine. des folios 1. : 2. (pioicpie l'écriture en soit plus belle'.K AiMiigun xi dalc k's tk' ers i-criluics. Du même. 2. pot (folio 24). Toutes ces abréviations ont . liriquel. Pélrofiiad. Seule la barre double. a été reproduite pour la deuxième Nativité. Aucune « y ». «par » régularité dans l'emploi de ». et du « v » qui est souvent bilabial. laté de 1451.') de Jean Miélot. 1899. il faut prononcer « i ». qu'on ne peut transcrire que par « vus ». soit pour la prosodie. tirage à i)art du Bibli(n. 4 vol. ou accent aigu indiquant r « e » final tonique. sons typograpliiques. ou « ur » ^ pour « us » « per ».'i. cWc nous laiuriu' a la sccoiidr moilir INliélol du du la w^ siècle. sont représentés par un « p ». par exemple. 1 en 1 Ki. 5. parce ([u'elle peut être utile au métricien. ([ue j'ai réduite au minimum deux points sur 1' « y » ou 1' « u » ne formant pas diphtongue.e en russe. soit pour le sens. ()17. « : . manuseriL i)remière ce rappidU'Ml i\c brouillons de Jean à la IVd)liolliè(|uc lioyalo de Hruxelles. in-S". Genève. (folios 13 et 11). n"' 1 et 2. 11 est donc toujours facile de distinguer ce qui est du scribe et ce qui est de l'éditeur moderne. 111-4". on l'écait est de 27 à 28 mm. dont la queue est traversée d'une barre verticale « p » surmonté du trait horizontal. n" 927(S-i)28() i-t lll'i. daté de l'année 1455. de telle sorte que le lecteur. Le pai)ier est encore rare et cher. eelle l. Elude sur les ftlinranes l. Encore a-t-il fallu s'abstenir.Je les ai respectés ici parce que les distinguer eût été préjuger de la valeur phonétique du «j ». Toute lettre ou mot entre crochets ont été ajoutés par moi. par un cer. (ienève. Valrur des /iUf/runcs du j)apier. 7. où le scribe écrit par exemple « v*^ ». nous ramènent. (i. main ^.a cursivc Il noire deuxième Nativité èvo(|ue. Les plus anciennes licorne:i sont de 131)8 et plus récentes de 1507 « i u » et « v ». Dans de même manuscrit.i. Les filigranes. Sit/iii/iralian ])aléo(ir(ij)liique des filif/ranes. peut distinguer ce qui est interprétation de ma part.. Lille. Midou et .

.

« beal ». tandis . . laquelle les phonèmes étaient groupés suivant leur provenance latine : . in-S» (Hliule sur la défeclivité des verbes). Gilliéron. Le français littéraire. in-8°. comme « alleir ». deuxième éd. « Ne vous contentez pas de faire l'histoire d'un mot. semble-t-il. les méthodes de la philologie romane ancienne et de substituer. Voir pour l'orthograijlie adoptée par 2. Cf. dans e » un ouvert latin.e de Littérature wallonne ^. Il écrit « mateire « ». portait une robe bleue. ici de leurs earaetères si)éeiaux. pp. 1905. mais souvenez-vous que le peuple y a travaillé avant vous.3. l?>2 et 1. dans son petit ouvrage qui niarcjuera une date dans l'histoire de la rniguisli(jiie Dans ranalyso d'un tcxle aussi l)hiloloi>ie et Il (jui est intitulé : La faillilc de rétijinulogie plwnétiquc^. sans se soucier de savoir si le « e » de l'un rcm. prorondément dialectal ^cL d'un caraclère ou partie si p()i)ulaire. pareillement à celle que ferait un historien littéraire. peu connus mais il ne savait pas écrire son dialecte et il n'avait pas idée d'une notation analogue à celle qu'emploient les linguistes d'aujourd'hui. » Il est certain que l'auteur de nos deux premières Nativités. dans une large mesure. je voudrais tenir compte des remar(iual)les criticjues de M. comme de « bcllu(s) ». le mot est un oiseau tiui a pris sa volée et suit les chemins {jue lui dictent les conditions les rencontres qu'il y peut faire. voire le picard. pas plus qu'aucun de ses contemporains.onte à que l'autre remonte à un « a » libre latin. lui étaient. Neuvcville. en résumé.3. utilisant la transcription de Passy ou celle de V Allas lingiiisliqiie de la France ou encore les règles d'orthographe de la Société liégeoir. écrit M. qu'une fois détaché de sa souche. u Vous travaillez à l'étymologie. les conclusions étaient. Il traite 1' « e » d'un mot germanique comme « helm » de la même façon que r « e » du suflixc latin « ellum » il en fait un « healm ». celles-ci 1. n'avait aucune idée de la lUiation du français à l'égard du latin. qui retracerait la vie d'un homme célèbre en ces termes : atmosphéri([ues de l'espace aérien et Balzac. ra3'ée de rouge. 1919. ceux-ei faisant défaut à mon imprila Société dans son Bulletin et ses enquêtes les RiUjles d'orUuxjrunhe wallonne. la Il écrivit Comédie humaine. J'ai donc cru préférable de refaire l'étude que j'avais préparée d'abord.CHAPITHK ÉT U D K L NG I ÏI II 1 S I 1 gUE Section I Général H ('S. Je m'excuse de ne pouvoir me servir meur. il fait . sur les genoux de sa nourrice. l'étymologie française à l'étymo- ne s'ai*it de rien moins que de rompre avec logie latine. Becrstcchcr. « Souvenez-vous que les étymologies que vous présentent vos professeurs ne sont ([ue le point de départ d'un mot français. (lilliéron..

« mostreit ». tonique accentué et libre du latin à « ei « cnfanteir.» Exemples « asteis (ancien 20 Préférence pour « a ». . ameis (amatus). notamment aux premières personnes du singulier du : . ploreir. samayne. « vèyou » ancien fr. d'ailleur bilabial. 12° Chute de « n « devant « s ». » . céleste. » « mouillé. a i » » ^ : v » latin. loweie (laudata). absence de vocalisation. u veii) « joweraic » (liég. 90 Traitement français de le « c + e. Exemples veyut (liég. oîi « « il revenrat (habet). at oyt » (auditus). « en lorrain . Exemples « kimincî liégeois moderne « comencier » comenchir(e) » (ancien français notamment dans les deuxièmes per40 Passage fréquent de « e » roman à « ci : « estes ». le « « traitement français pour « c » IQo « w » représentant souvent + « traitement picard concurremment avec douche. ciel. mod. chi. trait également conforme au patois moderne. Au Ceci seul suffît à exclure la Picardie ou le Ilainaut comme patrie de notre texte.1 futur « « y raie. sinon toujours dans lorthoiiraphe. etc. troveie. : . petit gâteau (hégeois moderne « wastè »). wayîme »). t : « voirai le » (voudra). » muet final. chose. l'article composé pluriel. « 80 Absence de cette confusion entre et en k » et » « an ». B. djowè). Exemples 160 170 « » apparuit (au participe). etc. employée ».). a disparu devant «s »). » sonnes du pluriel 50 « e » ouvert latin entravé devenant « ie ». montrer (liég. graphie caractéristique du wallon du oyeulh ». « az » » « mies » (mieux) »et ni ». « i ». djow'rè) : « : : . : pitit (liégeois : . et La graphie La graphie « Ih : provençal. tandis que le « v » latin. gaîne (liégeois moderne a wayîne. « m » et « r ». 1. etc. 150 Maintien de « » final dans » verbe. Consonnes. . diestre. mod. est continué par un « w » dans « waïne ». Exemples « « pour « 1 veulh ». qu'on trouve en français s). Le fait est encore assez rare au movcn-àge cependant « infier. Une des caracté60 Suppression et addition irrégulière de 1' « e ristiques les plus remarquables de notre texte est la présence d'un « e » final à toutes les formes \erbales en « ay ». Exemples « pastorcaz » (pastoureaux). : ). 70 Présence d'un « i » ou d'un « w » de liaison entre les voyelles en hiatus. veireis (verrez). êtes) . : . témoin des graphies comme sains (sine — sans ». etc. 2. « u » à la protonique. ». feraie ». 30 Réduction de « ie » roman à « i ». mod. Le « w » germanique demeurant « w » « wastelet ». etc. au lieu de « e «. » (reviendra). mod.XIV CHAPITRE II : ÉTUDE LINGUISTIQUE A. Exemples !« Passage de : « a » : français « moderne piti) tuturelle. : . moiiib dans la prouoncialiou. 140 Absence de consonne intercalaire entre « 1 " et « r ». « 130 Chute 2 de « 1 » : . 11 o : : : : : devant consonne et par conséquent. pierte. là a disparu » du français de u très bonne heure. d'ailleurs générale en roman. « aveis. m Exemples : <( faulra 1 (faudra). « ilh 1 z » (notamment lorsque le « » Innombrables cas. etc. Voyelles. caractéristique du wallon moderne. Exemples « mostré »). joweal » (liég. chantent. .

en se servant d'une hypothèse directrice.« y » devenant la spirante dont de Hemrieourt a lui-même très peu d'exemples. selon M. les pronoms etc. une forme comme « uiaule » (m. diliez : »). ce trait sullit à lui assigner ])our patrie la région liégeoise. 1. comme il est au j)lus tard de la première moitié du xv^ siècle. accentués sur la terminaison ctquis'oppassés définis jjosent (V aux formes » du français k êtes. La forme usitée à Fosse est « didins ». « az ». 21" 11 faut cependant ajouter un dernier trait capital qui permet. il faut néanmoins les compléter si par une étude attentive des traits wallons appartiennent être cette étude phonétique exacte du liégeois ancien. de situer une œuvre au nord d'une ligne i)assant à environ quatre lieues au sud de Liège. H pasloroaz ».Jean des Freis par exemple. rarliclc plurii'l coinposi'' avec. t. LXXIII.es eonelusions qu'on a lues ci-dessus ont été exposées au Congrès archéologique de Liège en 1909. Or mon texte en a une foule d'exemples et. le chilTre exceptionnelle pouvant être plus décisive et plus révé. Nord-Wallon et avierée ». pp. 211. . mais qui sufHra au lecteur qui hésiterait à nous suivre dans nos développements ultérieurs. moderne : « dorèye ») . conviendrait aussi bien à la lanj^ue de J. le possessif se » (son).ale à laquelle de Henuieourt n'est pas non jilus toujours fidèle. 18'^ u I/ailiclc fcMniiiin l'sl h le ». les Annules de lu l'idérution unheoluijiqiw et historique de Belgique. Fosse-lez-Namur on dit « cit » on y trouve aussi la forme « mains ». : . dites ». I.ITI^S XV >> sans raison élvinolo^lciuc alors (nrcii liai^-ais I''\i'mpIos : m z rc'j)ri''sciiU' h L » + «s » à la liiiale. A : sion. cf. LXXXII). c loweic » (louée). Mais. I).auvaise). qui est presque une certitude.. Cf. XXl"" ses2. Vocdbuldirc. dans cet extrême nord du domaine roman. '« az ». s » 4. Celte description \ qu'il serait facile d'allonger encore. : 19° Le (léplaeenieiil ai)\)areiiL de TaeeenL sur la deriiière syllabe dans « « asteis (liseis n (lié<ïeois moderne fortes : u estez. « a » est « as » ou ». lxx. une graphie latrice rimes. de Hemricourt ou à celle des chronicpieurs liégeois de la seconde moitié du xiv^ siècle. « plaident aussi des formes (mais).OKNKHAI. tarte (walfon 20» Des mots comme : « doret ». C. . « xh « » de Deux traits manquent à peu près à notre texte 1" le traitement « se. XVIII. « mains même » pour le liégeois. et presque tous dans des noms de lieux 2" labsence c » prosthétique. p. qui. ley » (elle). de la vérifier et de contribuer à éclairer une des étapes de l'évolution dv la langue et de la littérature wallonnes. l'adjectif démonstratif « cist » ^ le traitement du suffixe « -ata » dans Iroveie » (trouvée). Wil- motte -. . 1. rè. la préposition « devens » signifiant a dans » ^. Peutdes rimes nous conduira-t-elle à une connaissance plus ne s'agit pas de faire des statistiques. des comme lisent (tirent). etc. qu'une graphie fréquente mais il faut tâcher. seules. pourront nous apprendre tous ces à l'auteur ou seulement au copiste de nos pièces. quelque décisives que soient ces conclusions. (Pour le 1". je veux parler du traitement du suilixe latin « ellum » devenant « -cal » et non « -ia (1) » comme à Huy. l'origine liégeoise de nos textes. az ». Romania. Il ne prouve rien. Morpliolofiic. car ici. 22" Pour le h comnie « « mey.'5.

Aux vers 25-26 le mètre en est n'est pas moins important. dans la pièce vers 101-102 : « (première Nativité). 17. parce que nous en possédons la source française. Maurice Wilmotte). J. 552. L'adaptateur a abandonné son modèle complètement troublé. le traitement du suffixe « -ellum » aboutissant au moyen-âge et à « ê » ouvert dans le dialecte moderne. 15()-'7. par C.')(î2 et passim au t. A. Or. publiées par l'Académie Rovale de Belgique.XVI CHAPITRE II : ÉTUDE LINGUISTIQUE Section IL Les rimes Il et les njlhmes. t. Doutrepont. demoreir ». 1 vol. 7 vol. 11 semble à « -eal » : : : . d'abord à la dernière Moralité. toujours dans la (troisième e+ dernière Moralité) aux v. et cela aux angneax ». publiée par Ad. a « ovsel chalemel » et le texte namurois de Floreiïe « oisiel calemiel ». A. 12. Mais voici qui est . Cf.1. « appellee ». : même là « pièce V » : où le : modèle oyseas : : Fait ne peuvent rimer qu'en « è » ouvert et long. Mélanges Wallons [ofTerts h M. G.. p. Boclinville. probablement en « -ei » où l'adaptateur s'écarte également du texte et du mètre de son modèle. Corps des Chroniques liégeoises. que nous publions en regard. Monseur et . : . La rime ou l'assonance entre deux mots qui les . 4. Jean des Preis. en regard du « pëust scëust » de DigulV. 1. je trouve une rime parallèle. » « asteis appellee » Continuons notre examen des rimes de V. et G. I. V. .3. sinon au xiv^ comme il est plus probable encore. 1892. p. 6. Vaillant-Carnianue. on lit « fait oyseas ». in-8°. : •^. . comme « fais » et « conseal » dans la laisse conseals eas pastude la Geste de Liège de Jean des Preis ^ ou « malvays reals ». p. Haust. Borgnet et Stanislas Bormans 18() 1-1880. mueir ». 5. Cf. Simon. v. v. Bovy. Cf. (iesie de Liège. A. qui doit remonter au moins au milieu du xv^ siècle. nos rimes sont très intéressantes en ce qu'elles attestent l'ancienneté de ce dernier traitement. 11-12. Comme il s'agit d'une des caractéristiques les Mahai I : plus importantes du liégeois ancien. et de n'en retenir les rimes que là où les deux textes s'éloignent l'un de l'autre. Ibid. Ainsi. 1-2. voire « parleir même les rimes des vers 478-479 « fornier(e) manire ». . t. Gitlée. : sera indiquée dans toute cette Introduction par les deux points séparent. en regard de « fourniere boulengiere » ou 488-489 « pewist sewist ». in-4". « appellee 1. Liège. On ne dira donc plus avec MM. aussi notre texte V. « aueis : sembleis » : : : : : : : : : leville. . beaucoup plus intéressant. G15. chronique de Jean des Preis. dit d'Outremeuse.i. 2. II. I. Doutrepont et Haust dans leur excellente étude sur Les Parlers du Nord et du Sud-est de la Province de Liège « Le * son actuel du Liégeois semble moderne. A un vers de cinq syllabes en succède un de sept la rime ne elle présente des formes incontestablement wallonnes comme « asteis » l'est pas moins « estez ») ^ assonant avec le participe passé féminin (vous êtes) (liégeois moderne On rapprochera encore 79-80 « esteis parlez ». dans la laisse CLXVII ^ ou encore comme en liégeois moderne « fêt » et LXX « : : : ouhê » (oiseau).y mijrcur des lustors. nous écarterons des cas comme y a lieu de s'adresser \ transposition facile de « avez scmblez » ou aux vers 19-20. transformation de « parler tarder » du modèle français.

La troisième personne du futur. 1 15-149 du même jeu 1 : humilité veneis contrée amyneis demorec Pour Ihier : la réduction de : « ie « à « i ». car les textes hégeois des xive et xv^ siècles ont « pais » pour « pas ». identique à la première. tire : On en rapprochera. les vers 175-178 contre « volentire : men: Arabie maris : ». par Georges Doutrepont. par ex. 77 au \ . Beaucoup plus importantes encore sont les rimes originales des w 693-4 « feraie plaira ». en wallon liégeois. série (pi'oii peut comparer à celle des vers 28 à 31 de la première pièce : aueis ère estez m anieis permettez adoreir desirez OU mieux encore à celle des v. 609-GlO). dans (1<S92). dans V. 73. De « monde homme » (V. dont les liiiales se préseuleraienl comme Iraiisimu'ir appi'lk'ir esleis l)arlcz abcuurec enyuree l)ailcir l'orsenee aueis estiez . ou 11<S0 et batei- mis. Je ne sais « I. T. est en « -è » ^. on peut invo(|uer. dont il la persistance bien wallonne de « en » (liégeois moderne y a maint exemple dans I. 2. 1178-1179 de V. C'est ce qui explique aussi les rimes en apparence inexistantes. théorie de la conjugaison dans le wallon liégeois. de Jean des Prcis. Cf. XIX . dans la Geste de Liège ^ veuls : plus : V. (il « rasassier : ewist la ». mais il n'y a pas lieu d'insister. 1-12 : les v. p. p. dans : pièce I. l. Aux V.. « plaira delayse » aux v. 601 Tableau (le el la Chronique. le Bulletin de la Société Liégeoise de Littérature Wallonne. 699-700 de la même pièce V. : mais il en faut donner aux suivantes « défendre vaincre ». I. attestant « disfind. : : v. HIMKS iiHMUo t'ii I:T KYIIIMKS luw suit sorU'. on rapprochera par monde ». 144-147 s. en un lieu oi^i on s'écarte du modèle et où la prosodie est de nouveau : altérée. « sjiie pas » n'est pas moins décisif. faut attacher quelque importance aux assonances de V.. que ne tient pais à gas ». vink »). 396-398 : « geron 905-G s'il ». deuxième strie. : XVII avoir protilo pour consliliu'i. ou les v. 1022 : « : : : 1.à l'aide (l'assonaiiccs de laisse ([ui va du V.ASSONANCKS. : : « « suy : descargies dire > : dit ». S().

On les v. du xv<" siècle.. aux 384-5 de IV.XVIII CHAPITRE II : ETUDE LINGUISTIQUE Ainsi donc. namurois « cominci avec le mot qui termine le premier vers du monologue de Foy verbal de désirer). du pluriel) : veireis (ind. dans la pièce IV. etc.1's cl slroplies. groupement d'assonances en séries ou laisses et qu'il présente même un essai de onzain plus ou moins régulier de la forme a' b' b* b^ a' a^ a^ b' b* b* a'. IV. »). qui commence la suivante. fut. 364-5). 2^ pers. destiné à soulager la mémoire des acteurs en les aidant à retrouver leur réplique. : v. « loyalté parleir » .) Paris. La pièce ayant pour système constant de faire rimer le dernier vers d'une tirade avec le premier de la suivante. ^ dont le type n'est pas connu de M. fournissent l'équivalent. mais ce qui l'est. inèires li. (lîibl. car la forme « az » (article composé « aux ») par exemple lui est inconnue ainsi que d'autres rimes. . mais ce pas il ne semble point qu'il faille le franchir. aux « « V. de donner. V. . liechcrches sur le tx-rs pançais au A'V"' siècle.) ne sont pas intéressants. mais on ne saurait en identifier l'auteur avec l'arrangeur de V et le rédacteur des Nativités qu'il I et II. que les sui- vantes IV. il celle de la nasale avec la voyelle orale correspondante. lU. féminin) : V. : : . » aux : v. maint exemple. anôye) » « astoie ». 139-140 et « my . aussi bien La est. terminant une réplique et rimant avec « anoie ». trois faits nous frappent en analysant les passages où l'adaptateur de V 1» s'écarte de son modèle : Son rythme Il s'altère et devient aussi fantaisiste que celui de la Nativité I. ce qui est plus difïicile à expliquer. 30 Ses assonances ou ses rimes sont caractéristiquement wallonnes et : même liégeoises (cf. Là aussi nous écarterons des rimes comme IV. pièce IV est que V dansles vers qui lui sont par conséquent bien de la même région. : Au « voleulicr : compteir ». parce que ce n'est qu'en apparence qu'ils rappellent : aueis estiez » de V. . que nous allons explorer maintenant. De là à conclure que l'arrangeur de la pièce V est l'auteur de la pièce I. c'est la fin du prologue de IV. IV. 11-12 « volenlire ditiers « volentiers ditiers » qui peuvent n'être qu'une transformation arbitraire de : : )>. 2^ pcrs. 2» pratique volontiers la laisse assonancée comme l'auteur de I. 1. II y a donc. des rimes originales. V : que dans ». comenchier « (wallon liégeois « kimincî «. telle " oyseas : fait ». » 17-18 : « prestes (subj. v. on est forcé d'admettre que ces rimes appartiennent à l'auteur. 11-12 en est d'un type tout pareil dans I. v. 216-7 : cy 208-9 « reco- gnoy aiioy (ennui liég. Dans des conditions analogues. 85-86. conliiiiiT ou a aux v. Champion. 39-40 gouerneit (participe passé au mariée dont « je viens : A : noter encore my ossy ». 2. nombre de syllabes. « troueir » retrouve dans I (par exemple : « volentire : : oyt v. in-8". mod. parce le que IV à peu d'exceptions près. notamment celles qui servent I à enchaîner les répliques et dont les pièces propres. 252. Châtelain ^ et qui est unique ne pratique pas : dans notre manuscrit. rimant en » « i 1 « désire (substantif rime avec « desentire ». 27-28 ». tant dans IV. Rimes. il n'y a qu'un pas.) . du 25 » : plur. parce que nous avons là un cas d'imitation presque littérale d'un modèle français donné et (lue nous allons devoir songer à la possibilité d'un phénomène analogue pour les pièces III et IV. prés. Ce travail d'investigation des rimes de la pièce V était nécessaire. 1. l. parfaitement rythmé. usage médiéval bien connu.') ((iu dv iô|)liquc")-31G de IV chifTrcs désifiucut le. 1908. « de même I.

IcS. I. laisse : IX ». : 9 sylvoici : labes. non à un auteur commun. dolioL osprouiioil Maini^ior sonl iidôrossanls. 222. 1920. .') iiilior siowy dos aussi v. 1 et il. Quant au commencement de le 1. Borgnet Bru. . 2. mais je ne suis pas arrivé à établir un rythme syllabaire cpudconciue. > Aux » \. 10. : droiturier : On : noiera encore au v. III. Il n'y a que dos textes anglo-normands qui connaissent une versification aussi troublée. II n'en va pas de même des textes I et II. où l'on ne comptait pas les syllabes et dont l'influence se marquerait ici toutefois il est inutile . d'une réplique à l'autre. (pii se : reproduit encore. si nous ouvrons la Chronique de Jean de Stavelot ^ nous y lirons une pièce de vers intitulée Orison de Saint Lo/e/?. 590. qui présente la même 1785-() ly : : . On rapprochera : « senlire aydior : ». Thèse de doctoral de l'Univcrsilé de Paris. in-4° (Académie RoyaIc. v. 8. ir/-ll»S. incertitude. " 1 commo loiaionl vw : lii\qoois iiiodorno doux « nia_t*ni » : siiMxi l^rie » i dos v. Involontairement. Groniiifiue. 13 ou p. 7. ir)71-2 « converlir Sainle-Rspiro ». M.r m IIIMI. les vers de la première Nativité v. comme je l'ai lait d'ailleurs aussi ])our les autres pièces. « ensengne (une enseigne) LoJ'ai déjà cité la rime importante des v. chior « : conlossoir ». Sur l'iiiét^ularilé du uoud)re des syllabes dans la prosodie du moyen néerlandais. . Il on osl encore ainsi de dyaoquo : (iliaoïo) laoho : aux v.^U-OO x Sainlo-Espire (lin de rôpli(iuo) voslire (comnion- eemonl do « rôpli(iuo) ». 29. dans Jacques de Ilomricourt.lan Haan. L'alternance binaire dans le vers néerlandais du seizième siècle. 7 ou 8. Elle est conslanlo dans la (îcslc de lÂègc. d'essayer de retrouver l'alternance binaire que constate.S i. « 2319-20 : « osloni^ie ». mais à des auteurs au courant des régies de la j)rosodic française. pour permollro de conclure à l'originalité de III. HIMF. de même plus loin 2305-6 « : : Kspir ».de Belgique). . p. Citons encore dans la Moralité III la série 207-209 il Iro : proinire banior siècle : à lacpu'ilo l'aul : peut-être ajouter : « roynne 2313-4 : : encline desloiies : » : normal au XIV*" rolonquis alTy » . v. 514-5 wangne ».S XF\ plachc : Voyons j^eois ce ([iii vu -( csl ili' III. iii-8". En somme il y a assez de rimes caractéristiques. 44 et passim. C'est celle régularité éminemment suspecte. 10. dans sa langue. bien que la régularité relalive des octosyllabes lasse penser à un nuxlélc hennuy^er ou picard. (S7()-l : on pool y joindre « essilhie . à un ou deux pieds près. à peu de distance et dans des condi: tions idonliquos. '. Marie». (jiii oblige à grouper les textes III et IV ot à les attribuer. 21i)()-7. du cadre de l'octosyllabe. ils « ». ce qui ne los empêche pas de s'écarter. je no veux donner ici qu'\in échantillon de : la fantaisie qui paraît régner dans 11. nolaniment celles attestant la réduction de « ie » à « i ».\elles. " « enj^i^noir oslachir ».\ pj).lo romarcpio une sorte de série : on H de S IG à 850. : 2121-2 « recouurir . Beaucoup plus iuiporlanlo osl la rinio lô. . par excmi)le llorir : Saint: I':spir (I au v."). J'ai compté tous les vers. seruir '. « » . voir au.3. van der Elst^ Il serait puéril d'aligner des chilTres . T. car inlinilils : <( riiuonl on i. 358 « ly : dy » 21()3-1 « cy my ». liô- niodonu' •• dil plèssc : . on Ii-ounc (iiio plaisi •'. I1SI-I1S2 soruio los l-ô. toutefois leur irrégularité n'approche pas de celle que nous trouvons ici mais. 14. \c. dont la l'orme est. . 1920. 27. la rime no sanrail èlrc wallonni'.VKSC) oL : dos njioupos (S<S l-f) : 111. s. v. 272-3 : : « onca». 1861. Publiée par Ad. nous l'avons vu.- ASSONANCES. G. on songe à un rythme fondé sur une prosodie germanique à accent faible et à accent fort et l'on pense au vers du moyen néerlandais. xi.

5. Ici. une sorte d'adaptation maladroite d'une source française. si l'on ne trouvait encore chez Jean des Preis dit d'Outremeuse. I. on groupera les assonances qui trahissent des prononciations identiques et cela sans égard ni à l'étymologie ni à la graphie. Dans V. telle qu'on la trouve dans les chansons de geste de la première moitié du xii^S mais ici avec bien plus de liberté. il n'y en a presque suis guidé sur l'assonance me succèdent et l'on est forcé d'attribuer cette arythmie à l'auteur. 4. Section III. pareille pratique. : II (siiile). ce fragment. car le copiste s'est borné à séparer par une double barre verticale. sans réserver une ligne à chacun. 8. 11)14. : Saba 201-2 292-3 406-7 : notable inénarrable Dans V. les il est même dimcile d'établir ce qui est un vers. Halle. On serait tenté de se demander si elles ne sont pas..XX 7 syllabes. sans qu'on y puisse découvrir aucun principe de succession de vers courts et longs. qui est responsable aussi des rimes extraordinaires que nous allons analyser et qui vont se présenter généralement en séries. . Dans 115 s. 8. il reste assez de vers corrects pour faire penser à un modèle. Aussi n'ai-jc pas voulu corriger. « Im Laufe des 12 Jahrhunderts hat sich. Dans les pages qui suivent. dans V. 120 156 : : pas enfant royal Tharso lialthazar Saba olïrande royale impériale senescal : Tarse Tarse arse 164-5 : 461-2 : dame arme (àme) royalme 123 II. firans lart default : Saba ro>al iniserab estable 1-2 : Anne remane 210 : : 60-1 : Madame deuant f)uissance f^randame ante arme (âmes) départirons 418-9 : Tharse conuenablc 108-9 : royalme arme. 8. la caractéristique des deux premières étant précisément leur indécision rythmique. Dissertation. <S. etc. 10. CHAPITRE II : ÉTUDE LINGUISTIQUE Dans Il 10. C'est encore un des phénomènes curieux de ce manuscrit de la seconde moitié du xv^ siècle que la pratique de l'assonance et de la laisse. cl rinces en « a ». 1. 74}. Miindlcr. ni même suggérer des corrections. mais on peut renouveler l'expérience et on trouvera partout dans ces Nativités une semblable irrégularité. 7. mais. p. comme dans les vers refaits de V. 11. LES VOYELLES TONIQUES D APRES LES ASSONANCES ET LES RIMES Assonances Dans 434-5 453-4 : § 1. I (suite). Der Vebcrqang von der Assonanz :iim hcini. cependant avec beaucoup moins de licence.. 8. comme je l'ai lait pour les trois dernières pièces. et je s'est d'ailleurs trompé souvent pour les restaurer. dans la seconde moitié du xiv^ siècle. in dcr franzôsisclun Volkscpik der Uebirganf» von der Assonanz zum reinen Heim vollzogen o (E. Les exemples que nous avons donnés sont empruntés au début des deux pièces. jamais deux du môme mètre qui se Ce phénomène forcerait à faire remonter aussi haut les deux Nativités.

comme dans « arme » (anima). : : : assonant aussi en « on ». III.LI... » royâ ») et dans la terminaison « -able ». XXI Dans V 1178-U sait- Dans 1K>()-1 : III (xtiile). 2° Cette tendance au rapprochement des « a >. mais une nasalisation incomplète. cjui d'ailleurs ne doit pas être prononcée. u royalme (royaume). Cependant je ne puis m'empêcher de constater. 121-2 : larilablo estaiiblos ospiH'ialc senescaut clu'valt uHU'iauls CONCLUSION a) 1^' Dans u I oL II : consonnes qui suivent. lin ilc (Ame) IS'. comme c'est le cas dans I aux V. ce qui n'a rien d'étonnant en wallon. Il est <( pièce. estât faut. lioi) : iv|)liqm') llSD-iUt 127i)-S() 1 : mal irpcnlam'o palle mal : Dans V. suivis de consonnes nasales indique une certaine nasalisation de la voyelle. il paraît s'être règle : 1» Même : : . p.. 30 Quand « a » tonique est suivi d'une liquide « 1 » ou « r ». l'omission fréquente du trait horizontal suscrit représentant la nasale.t 90v 2019-8/ Damo fiMHiiu- 2170 : Dans (ïcsir Laisse XLIII (T. : 17-S : phulu' |)laisl 1S77 : mal (lieu. que celle-ci soil ou non séparée de la voyelle tonique par une liquide.. 400 et 532 de la même « un a » extrêmement vélaire. c'est cette même vélarisation que l'on constate aux v. l'aiiK (/(/ là) 121-2 22Sr)-(i » / DaiMiin' ariiu' 22SI : casuwassit^la|ii|l (cros. même s'il en est séparé par un « t » ou un « b » qui vraisemblablement ne se prononce pas. on peut conclure à une vélarisation de « a » qui l'approche de « » ouvert.LES VOYF. même dans III. (stiilr ). 1977 u grat » pour « grand ».l.1. quelles que soient les i renle. (l'OiiUoIJrijr. 120-1 « : u pas : : enfant ». 108-9 un fait important dont nous reparlerons plus loin. raison suffisante pour attribuer I et II à un auteur uni([ue plus indépendant et plus ancien. par exemple au v. tli' I. mal. 123-4 de II « tart » rimant avec « default ». où « a » repréan )' : sente donc probable que c'est un a » vélaire aussi qui se fait entendre devant les liquides ou muettes suivies de Hquides dans « roial » (wal. puissance 30 (( arme C'est aux v. On observe une tendance à rapprocher les mots où « a » est suivi d'une consonne nasale (n ou m). m'^oclationr. assaut saut vall. iiiA) dans nuHisc) . La présence ou l'absence d'un u e » muet final est indilTéa » accentué assone avec lui-même. En eflet. 434-5 « Saba offrande » et dans II. 1189-00 (cmal repentance ». ce que confirme l'examen des rimes de III et les formes « maule pensée » et u m'aume » aux v. mod. m 1 -2 : hras las combat rc aiitfc pas (pais. b) Dans III et V : que dans I et IL 2° « a » nasal ou nasalisé n'assone avec « a » oral que dans un cas assez peu sûr aux V.FS TONIQUES Dans V. 19t)-7 : V. comme en liégeois moderne « târ » assonerait avec « fàte ». aux v. mo. » . puisqu'elle n'empêche pas l'assonance avec une voyelle orale.

XXII CHAPITRE II : ÉTUDE LINGUISTIQUE dans la bouche et tendant vers constater dans I et II. . dont la Geste de Liège fournit l'équivalent... 127 s. : temps auant (le monde miserieorde 150-1 : 183 s. : : : : . 014) germains certains saluacion : Dame enfant 394 s.: femme 81-2 85-6 97-8 1()!M : remainge (3*' p.. comme nous venons de le que c'est une articulation vélarisée de 1' « 1 ».. : 171-2 177-8 : Anne esioiissonce : Anne i^rande Il u m ai ne soueraine enfant 288-9 . dans « mal ».. seans joindans : 189-90 2019-8 GOO-7 ) ( : Dame femme temps mains (mais).. IV. 1421-2 « caritable estaubles » 1460-1 combatre autre ».. etc. : : lis s. : 210 s. monde 422-3 434-5 : vailhant puissant Damme arme repentant créant hautains. : j^randame an te armes (âmes) de])art irons Laisse II C:r. : : ofïiciauls ». : huhleinent enfan ^eron enfan tesmoins rains (branches) ])rochains Dans 121 s. . du subj.... flan 209 s. Assnnanees el rimes en II. : Saba olfrande 4G1-2 480-7 : Damme arme (âme) dcsplaisante humains. j)uissance : arme 119-20 14(1-1 : momie : maiule lami)e : royalnic ^rans 13-14 : ordenance desplaisance romande querant enfans an 151 s. INIahon an royalme 250-1 : menions faisons puissance finance esmeruillant conférant Allemangne besongne songne Laisse 378 s.. et surtout 2470-1 « ^Ta[u]t mal » dans V « especiale « a ». : attendant auant puissant enfant Geslc Liège. angele humaine : : puissans aorons enlaii an 108-9 : Dans V. I. ans. III (suite ): 1-2 : puissant anfit'lc! Anne reniane Damme iambe mal (plur. t temps conipanj^ne 53-4 : cnîan enfan preudhomc Symeon 94-5: Terrevaj^an niatalan 100-1 pendant : . pr. I.. le fait est d'ailleurs fort connu. Dans 1-2 : Dans 1074-5 . et 1' « r » uvulaire qui a entraîné cette coloration poslpalatale de « Ainsi s'expliqueraient les rimes des v. p.) repen tance repentans 9-13 : dame scmblanl resplfiulissant iiiaintcnanl 30-1 ()0 s. On peut supposer analogue à celle du hollandais par exemple vélarisé. c'est-à-dire s'être articulé plus en arrière le « » ouvert. : III. : douant renom pas enfant (lainme enfant liumainc 11 4-5 : champs amans temps seruans obeyssans dezirans 157 s. « an ». 588) : mensongne Gascongne. § 2.. : : . p.. : puissant supplions benedietion ])uissons 204-5 298-9 305-G : : comande Anne LXVIII {Ibid. : maintenant 309 s. mains (moins) viuant command .) siiiig. grans frans. : Madame deuant . « wal ». Dans V. : Dame monde 1189-90 1546-7 2293-4 2315-6 ..

Haust. M. J'ajoute que j'ai connu des gens du peuple originaires de ces régions. 2. v. Olne. dans Revue des Palois Gallo-Romans. « puissant supplions » et de II. avec la et voyelle orale correspondante (voir plus haut). 1189-90.ASSONANCE DE « AN » AVEC « ON » XXI II CONCLUSION a) Dans u 1 ^) cl II i)oul : assoncr avec la voyelle orale correspondante (voir plus haut). 27. : : . !« an )> : : ". 189-90 et 2018-9. Hervé. 30. Sievers « Arliculationsbasis ». où l'on trouve aussi tantôt « an ». 395-8: « enfan ne permettent aucun doute à cet égard. p. Mélanges Wallons. v. 30-1 >> (( : : . Paris. : d'une première personne du pluriel en « an pareill'^ à celle du liégeois moderne : no tchantan ». Haust). pas plus que dans geron enfan monde u dame monde ». pain) à Montegnée et dans le nord du Condroz. ^ faut être moins allirmatif dans : le cas de : I. b) MM. v. on relève la forme « pon » pour K pan » (fr. C'est le cas aussi dans mainte pasquille liégeoise du II. III. 171-2 « « Anne » esioiissonce aorons » 378-9 car là il peut s'agir : . Les groupes 1. De son côté. Feller. L'expression est de mon ancien maître de Leipzig. Doutrepont et J. 2° 1. D . etc. « « en » n'assoneut ensemble que dans le cas du mot c temps ». 394. 3° an « peut assoner avec « on ». La prononciation « lame » est d'iiillcurs celle de i beaucoup de communes de la pro- vince de Liège. M. Recueil trimestriel publié par MAL J. 379. tantôt « on » devant consonne ^. parce que ce terme imphque une « base d'articulation»* postpalatale. ]>. : : : >>. Le wallon Mélanges Wallons. 2ti. v. V. Dans le Projet de dictionnaire dû à l'initiative de la Société de Littérature Wal- lonne. in-80. par exemple « tchon » (champ) » ^. Wilmotte la signale dans toute une série de communes au nord de Liège. Dans I. Champion. 2" « an ol X en » n'assoneut pas ensemble. A. p. aux frontières du germanique. Phonélifjue wallonne. La seule exception est aux v. avec ciui il rime par exemple dans III aux v. 5. 85-6 : : « puissans ». G. Cette assonance de « an » avec « on » ne doit pas nous surprendre outre mesure et peut servir à localiser notre texte d'une façon plus précise dans les environs de Liège. 1 (1887). t. MM. sous l'impulsion de Doutrepont et Haust. Hèvremonl. Je dirais plutôt ici aussi vélarisation. dans leur enquête sur Les Parlers du Nord et du Sud-Est de la Province de Liège parlent quelque part « de la tendance wallonne à la labialisation de « an » en « on » ouvert. 53-4 « enlanl où ce dernier mot semble avoir été influencé par « dame » (proleiuiue noncé « dan-me >>). Le fait est rare dans la Geste de Liège. 97-8 « enfan monde » 118-9 « douant renou « 309-10 « Mahon an » des laisses comme 1. 3. un parler en somme plus guttural qui ne serait pas étonnant au nord ou nord-est de Liège. : Gilliérou et l'abbé Roussclot. il est probable qu'il y a eu interversion et il faudrait lire « hulement vos prions » comme « humblement supplions au v. d'ailleurs peu sûr. incapables de distinguer « enfant » et « on fend ». 4. Dans « III et » IV : 1° an an » n'assone que dans un cas. : : XV Ile Il siècle. : : . Il faut donc admettre un son nasal entre « an » et « on » lequel caractérise encore le parler de Seraing ou du Nord de Liège (vallée du Geer) (Note de M.

§ 3. è. Dans 1978-9 : m (suite). : largece cslaiche beauls : tenraie demouray : : plache mod. : amay ameraic plaist desplaist partiraie 244-5 248-9 : : champ[eaux] troppcaux bcaul : feraie 279-80 305-6 : demorai-ge 344-5 364-5 394-5 : angneaul : 1781-2 1853-4 1914-5 : seruiraie hahay : fretiel flaiotiel poraie Dans V. mod. : mauais 2502-3 2557-8 : : agais (aguets) comenchaie 816-7 1072-3 1084-5 : maluais : 199-200 207-8 233-4 275-6 331-2 : maistre aflaire enfantaie enfruitaie preste (prêtre) royauls iceaus : naistre : maistre : ter 1-e : maistre : après maistresse (fin de réplique) Dans V. 82. vray : Dans V. Isè) (liég. : pièce) plaist 1960- 1: morseaulx quaresme pieme (pire) estre estre (foyer) . . danie) 550-1 : fais mod. 117-8 : III. Assonances et rimes en « ai. brès) : 87 s. liég. 2068-9 2313-4 2353-4 : : fauray cherge charge feraie 101-2 : aportcjaie jowcraie enfan M ah ai 530 s. 30 « an » el « on « n'assonent pas ensemble nouvelle raison d'attribuer I et II à un ou des auteurs dilTérant de dialecte avec les auteurs de III et IV.XXIV CHAPITRE « II : ETUDE LINGUISTIQUE moderne disant on serait tenté de voir là une trace d'influence française. èsse) : Mahay gras terre plaist plaist arest 604-5 : 2365 s. sèg- mcffait 2359-60 : fiaiottcax ioweaux annials dcpartiraie retroueraie desplaire atraire diraie pasluriax : lettre estre (foyer . Dans III (suite). ce qui dans I : : le montre le tableau. v. poraic satisfaire 238: est plaist aider aie n'aie iuneraie 93 s. Dans V. : gosteraie : pardonraic igniaux (pronipls) oyseaulx déserte pierte veiraie yraie 182-3 : angneaux plique) (fin de ré- humain[e] 150-1 : 1663-4 : louviaux 224-5 : (début de pais réplique) mais 225-6 238-9 : 1689-0 : cage nouelh pastureil pastureil jel terre affaire dammaige 1747 s. : yraic angl". 21-2 : quarantaine enfantaie faire 1171-2 : osteraie lairay 101 s. 2315-6 remainge ». Exemple dans III. : mains mains (moins) fuelhés : 694 s. 43-44 : I. Le fait est bien plus fréquent dans la Geste de Liège comme « compangne an et ain » assonent ensemble. : terre plaist delaise huymais 1100 s. : laingage responderaie rctourneraie t'eraie deuenraie 1301-2 : 42-3 76-7 : coraige menrat ià débonnaire : dammaige 1506-7 1613-4 : Ysay bras bras (pron. 5-6 : IV. layraie mod. (liég. c) « Dans » 1 « et III : ne se produit (\ue pour « humain » (v. : parfait ait : yraie : angneax 109-10 112-13 162-3 191-2 : ostagc sage (liég. 127) qu'il faut probablement lire « humane ». eal ». tin ». : (début de faire réplique) perc (pair) ataire 9-10 : maistre sormonteir conseilh personaige sage diraie 459-60 : richesce 37-40 91-2 : creppe parelhe lay II.

cnloniul) oysoils (D^îl. Dans V. 366. I. «li-livray l'ior.. vraie. 1902. baillai doliiu'iayo (D^îl. 113 : dammoisel selle. Le Pèlerinage de l'âme de G. Dans IL 58.. . : i Dans V. 1592 ... pasturial preal (pré).. mcsaise) 1086-7 saye (Dgl.... de Tliier. biaulz) 504-5 : laisoraio (Dgl.. baticl) boal (Dgl. Flor. 1162-3 1184-5 : gneray pèsent . 137. Flor. Flor.ASSONANCES ET RIMES EN Dans V. la version du même texte provenant de l'abbaye de Floreffe. » pomme! V. p. 1879. liiicray.. forcelle. L'acte de 1592 se trouve à la page 520 de {'Inventaire des Arctiiues du Val-Benoit.... Flor. gai: Courtraie (Gourtrai) Laisse Cil (T. : .. p... martel . eas.. 368 : eaulx .-à-d.. verrai. contre vais. J. aio . (ln:il) XXV V. voray) Flor. 11-12: 17-8 : G9-70 170-7 : Flor. représente la source française. de Digulleville . cheuiaux peal (peau) (dans un acte de Liège..(\^'^\.... p. Flor... jouid bcals (I)gl. say) 5G4-5 aie (Dgl. lesserai .. : plaisent conforteresse resse) miresse . Flor. fais. in-18. griseal. Liège. ferai . ) joweals (Dgl. ostas. (La hémistiche se termine dans le patois de Verviers. aie) met oie (Dgl. rubrique après 121 reaz . ilirai vcvraii. mcsaisc . 2159 oyseal (au pluriel) Dans IV ( 'Jroissard. cembeals malvais ribais : .. . 1443. desloiial V.. Flor. laissay) hailliaye (L)}^!. bel Flor. 615) pès'lî "-) principal palas. prelais (prélat) : . mi- Laisse CXXI (T. oyscl Flor. aige -ou : « -âge ». I... 776 : jowcals « 261 : 2090 Laisse : le XXXV en Laisse LXX (T. (loliiiray) . 596). iiioiiUrai .. 400 : aingneal . las) 374-.) isnel. cras (v. conforteresse Flor. . 1-lor. 635) esperitals . Flor. laisscray) say (Dgl. fas) Iloyllas {\>ii\. biel) 1072-3 : desplaist (Dgl.. page 93. iouialz) iowial (l)}il. béas.. EAL Geste de Liège (suite). c. peaussier.(1)^1. bel... 627) : : . fcray) Flor. : I. Golhicr. Cf. 618-9) : 1. bais (beaux) cuteals (couteau). I. Dictionnaire français-wcdlon. gaignerai . pê. 2. « AI. F'ior.. qucrrai) 224-5 : dyraio" (Df-l.rcspoiulrai) quioravi. débat. par « moreal » . pel. aie) 693-4 feraie (Dgl. p. laisse précédente... Flor.. 311. bol .. serav 699-700 : plaira delayse (Notre texte est ici isolé) 800-1 marteal (Dgl. eauls . chasteal. ln-8<». say) gauigneroie (Dgl. paie. Scheler.') FMor... mentirav) 246-7: fays (Dt^l. 4 Gilles Piedbuefï pealier ».. 3446) -ellum » Aspect du suffixe « en dehors de la rime. 237.. p. 279 : beaul . Voir notre édition. I. dont le dernier fournit toujours la rime à la suivante. diray) dyraii' (Djîl.^!. 74 : mes moutonceals conseal Laisse LXXIX (T. cliaU'tnel Flor. moutonciaus : agniaus) 135 : pastureil 170. oisiol) fait {Dn\. .... Gothier. : desplait (Dgl. eulx pais. J. ri's|)oiuli'raio (l^rî'. XXIII.. Flor. desplaise) mesaisc (Dgl. noueal roy beal fils : Pasto- jovenccl.. « morai » signifie « brun » plaies. sai . diray) miMilirayo (i). aie . È.. F'ior. p... 2215 : (hémistiche cheleray (eaeherai) plaies s'csmay faic (s'elTraie) haye (haie) gaye (gaie) s'ensaie (s'essaie). dirai. Flor. F'ior.. porchel Dans IIL V. I. 348. sçai Flor. liégeois mod. p. 277. sera y) plaira (Dgl. Guvelier. idem) cuteal Dans Laisse la Geste de Liège (T. Liège.. roials vassas (vassaux) assas (assaut) esperitals : Anastasc mal eas (eux) naturals conseals jovenchials. G. Dgl. desplaise . . p. Poésies éd. beal semblant . 203.

pommiax . Notre manuscrit en ajoute une troisième « Mahai ». ainsi aux v. CHAPITRE II : ETUDE LINGUISTIQUE Dans 856 858 : V (suite). nuef Flor. telles que les montre notre tableau. le vaissel Flor. 11 . : healme Flor. « Mahea » et « Maheal ». hiame) healme (Dgl. 162-3 « : « ». il ne subsista en liégeois qu'un « è » qui garda une articulation soit ouverte. ces nouviaus 372 378 391 468 595. terre : plaist « » . lum) : 559 779 : : Flor. : angneax est extrêmement importante et caractéristique elle nous donne la clé de beaucoup d'autres. « -ellum v. quelle qu'en soit la provenance. oysiaus noucal bcuurage (Dgl. li : le pommiaux pommiel Flor. Flor. le « rondia » (rosace). biaulz) biaus fais (Dgl. fouriel) le plus beal (Dgl. « mies »). Celle-ci ne peut assoner avec « angneax » qu'en « ê ». ce « fait oyseas ». 1223 : foreal (Dgl. les (Dgl. à savoir un « a » ^.XXVI Dans V. comme nous en verrons maint exemple (cf. hiaumes (2 syll. hiames . « Mechtildis » se trouve dans la Chronique de Jean d'Outremeuse sous la triple forme « Mahaut ». 507 : : : : Flor. L' « 1 » étant ensuite tombé devant la consonne de flexion qui le suivait. les villages. oysialz) ossyauls (Dgl. alors que Digulleville a « heaume » et le texte de Florefîe « hiame » ? Après l'accent. fourel . le . foriel) foreal (Dgl. mais vélaire et il semble s'être dégagé une sorte de médio-palatale de transition entre «e» et « 1 ». . tant dans nos textes que dans la Geste de Liège. 109-110 : probablement aussi aux v. 238-9 de II « cliamp[eaux] troppeaux » 279-80 « beaul angneaul » riment en « ê » comme à Liège et non en « -ia » comme ils rimeraient à Huy. Flor. 448. v. le double « 1 » final ou le « 1 » suivi d'une autre consonne paraît avoir été. Les rimes de Jean des Preis dans la Geste de Liège. Flor. jouiel) Flor. le jouel son ioweal (Dgl. uicl) 162 : ce noueals offîciaus (Dgl. solicusoleal (Dgl. soleil. hiame) (3 syll. 1078 1052 1060. 324. : : « tchestia ». aus pommiax à pumialz) . qui ne s'applique pas seulement au suffixe » mais à des mots germaniques comme « Mechtildis » ou « helm » devenant « healme » dans V.) (Dgl. sont tellement variées qu'on serait tenté de supposer chez lui une sorte de « ea » « schwebender I)iphtong ». Flor. 1064 : . heame. : let) : 855 : as pomiaulx (Dgl. le « pontia -ellus » et le « bassinia ». « Mahai : r. officiaus) . 860 864 881 917 1008. nou. soleil . non alvéolaire. (3 (Dgl. idem une marteial (Dgl. un jouiel) le ioweal (Dgl. » a été étudiée par M. chacun le sait. 2. : : : question ci-dessus et par les groupes arest ». à ceus Flor. jouel Flor. 1008. (Qu'est-ce à dire ? sinon que « eal ». 101-2 : La rime . I. 191-2 : « plaist qui nous renseignent sur la valeur de ai articulé è » ouvert. 12 60 65 : : : beals oyseas Flor. L'évolution du suffixe 1. à chialz) à ceuls (Dgl. martelet Flor. « az ».) . est aussi prononcé « « ô : » dès le xv^ » siècle et sans doute même au xiv^ . quatre merveilles le flaiotteax pasturiax et . comme diraient les Allemands et comme en présente le roumain. fourel . bate. I de sa Revue Geste de Liège. le plus biaus) CONCLUSION a) Dans I et II I. waisianlz) vaseal (Dgl. le heaume hiaume . suivant -ellum ou à la terminaison « ». . Gilliéron au t. dont il a été qui est confirmé par la rime originale de la pièce V 10 v. pommiel . laquelle assonerait indifïéremmenl en « e » ou en « a ». Comment latin « s'expliquer ce traitement. . Flor. 1014 : pumiel) biaux : : pommiaux pommeal healme Flor. hiames) i Flor. soit fermée. où il y a. V. pumiel) : syllabes ?) (Dgl. . . 1013. les deux éléments étant en équilibre. ung les li pommiaux pumiel) (Dgl.

3. de la Soiuiiu'. Histoire de la Langue. veaux. notre manuscrit a certainement été écrit à Huy.ASSONANCES des V. ou mieux encore au nord ou au nord-est de Liège. 33. du Pas-de-Calais et du Nord dirtérenee de Iraitemeut du suffixe » -ellum » qui a servi de erilère de dilTéreneiation entre Lièoe c[ la ré»^iou méridionale à M. Liège un « é » très ouvert ^ par exemple dans u novèz où ». plus de valeur qu'à de simples graphies. de par xvi^ siècle. V. ii. J. qui est du Val-Benoît-lez-Liège « dosserealz »^ mais dans « agneaux.S KN » AI. Dans un contrat de 1502 qu'on trouve aux Archives de Liège. p. etc. Les données de V Atlas linguislique de la France^ dans la carte « Agneau » sont tout à fait insufTisantes pour la Wallonie. 2. 122. p. (pie la limite du son « -ia(l) ». Pourtant on y trouve à Wavre (n» 199) « ania ». Doulrepont et Haust. '. Paris. 1902 et s. 7. 136. toutefois son (mkiiuMc. Voici quelques renseignements supplé- mentaires: Seraingaun «ê»très ouvert. Champion.. dans Rulletin du Dictionnaire 3<' . MM. p. livre II. etc. la dernière le d'autant plus que. est ^ . « ou hennuyer. ^ ce qui n'a pas empêché cet auteur bai ». déjà cité. I. il faut s'y tenir et les rimes que nous avons établies changent seulement l'aspect de la question en ceci que le passage de « -eal » à « e ». de prononcer « mais aussi « biaz ». 11 en est également ainsi chez Jacques de Hemricourt. en gros. Inventaire des archives du Val-Benoit. de Hemricourt. est. Wilmotte dans ses Eludes de dinleclologie uudlonne. le Recueil des Ordonnances de Liège à la date du 18 juin 1546 pourceau ». G. G. L'ode de 1620 ^ devenue plus indépendante dans ses notations patoises. particuliéreuient compétent. dans Revue des Paloix Gallo-romaiii. Paris. La eonelusion de ce savant. Cf. « biauz » qui serait picard beauz » qui serait français. soit « onié ». 8. Par J. L'examen du reste de : la carte montre. t. nous l'avons vu. et dont je m'honore d'avoir été l'élève. Weismes un « e » mi-fermé. Beaufays (n» 194). en voie de disparition. mais à Waremme (n» 196). p. Haust. Doutrepont. EAL » XXVI I mallieureusement limitée aux mais c'est la déparlemeiils de l'Oise. presque ô/a. 4. La carte « Agneau est la onzième du . Sur « le français aux Pays-Bas ». « noveal ». K. Dolhain (n° 193). M. p. Gillii'ion et E. Remania. « nouveaux œufs ». t. En outre. est beaucoup plus ancien que ne le croyaient Palois (Willo-roiuaiis. t/énéral de la langue wallonne. 550 et t. Edinonl. Bulletin de la Société de Littérature Wallonne. chap. XVIII. C'est ce dernier son que je suis forcé de supposer chez l'auteur de la première Nativité et chez le remanieur de Moralité et ceci peut contribuer à établir leur patrie. Contribution à l'étude du suffixi' « -cllum ». 1. il ne faut pas s'attendre à une orthographe uniforme. se substituant n'a i*uére varié depuis le moyen-àge et (pie c'est à (piatre ou ciiKi lieues de à " -eal Lièi^e au sud cpi'on en constate l'existence sur la rive j^auche de la Meuse ^. nous verrons. Le picard a « iaus ». dans la région du Nord. ainsi que le prouvent nos rimes. lequel a bien « chasteal ». p. Brunot. aussi l. les formes liégeoises s'entrecroisent non seulement avec les formes méri- dionales wallonnes et picardes ^ mais avec les formes d'importation littéraire française. p. là où nolro texte a « cal ». auxquelles il faut attacher bien . Malgré cette quasi-certitude. Comme ces résultats n'ont jamais été contestés. 211 cl". 1917. voir F.T lUMF. qui ne saurait être qu'un peu au sud. publié par la Société de Littéannée. XVII. [. Malmédy (n» 191) soit « oniè ». rature Wallonne. p. 1908. 453. T*' fas- cicule. cette Au graphie « eal » est : 1. qui serait plut()t de Huy. 6. Bomal-lezDurbuy (n» 192). par exemple dans Aucassin et Nicolette. t. XVI. 5. une terminaison « è » le long d'une bande orientale très étroite du territoire linguistique français. on lit encore « mantealz » et dans un autre du 19 avril 1549. 36 du tirage à part. fascicule 1 et 2. 19. J.

: I (suite). : nonieit auez corporel . : liuiiiiiité 428-9 432-3 voienté asseis veiieis ronlree ainyneis deiiioree anehieneté demoslree 430 s. : Bethléem nouel troueis veriteit veriteit originelle 00-1 : porueies nécessité vérité 70 s.. : trouuerés cnvolleppez 7G-7 : enfornieir ciel humilité retourneis noncereis assemblcir excepteit (fém. note « bai ». Dans V. diuinité 70 s.) assciiilileit 473-4 yreis nés retorneis remplie (iiég rimplèyc) mod . sert aussi souvent à masquer qu'à révéler. Dans 203-4 231 s. contrée voienté honnore[e) 47 s. : pouureté fereis 315-6 : ariueis contrée aueis 353 s. : : demoreir aleir ameis per.. rage meruellc orcUe ch eu aller detineir Juj's aueis 15S-9 : apjiellel renoiiu'it planté ])resenteir retouriu'ir saintité 142-3 1()0 s. § 4. mostreit : aoreir troueir tueir adoreir vérité prestement turturelle frère liecl cyté gent belle tuturellc 390-1 ]ianthier soppeir i:îo-i : 405 s. saueis ameis ploreir amynez jornec 23 s. « ei ». : II. .XXVIII le CHAPITRE II : ETUDE LINGUISTIQUE triomphe même du français littéraire au xvi® siècle. I. Il n'est pas interdit d'en tirer argument sur l'ancienneté de certains phonèmes dialectaux modernes que la graphie. : 145 s. mais c'est de cette façon qu'on prononçait « beal » depuis deux siècles. . : Ysay bras (pr. veneis conteir reconlorleis loyalté. : neis l)loreir : voienté tueis beist teist j humilité dignité deueis saluez hergier 130 s. : auieree 302 s. brès) : adoreir l)ergier discis humanité 412-3 416-7 420-1 424-5 ])rescnteir immorteil morteil 81-2 : aueis deniyiiés assemblez adoreir aoreis 100-7 121-2 : recowreit Esperit penscir aueis 130 s.. : alleir née comandee 35 s. C'est une bonne fortune pour le linguiste que d'avoir affaire à un auteur aussi peu cultivé que le nôtre. : auois 111 ère estez demoree 252-3 2G8-9 278-9 290-7 . in-20 21-5 : uatiuité clesronforlcis desirciz ])ro|)hote : . Dans 477 s. adoreir desirez :i8 s. (« Marèye » en naliuilé mod. : Judée cité 179 s. influencée par la langue littéraire ou par des compromis avec le français. Assonances d I rimes en (suite). mod. prophète desirez greit cyté cyté ariué lasseit mère demoreir mère 10 s.. Ysè) (liég.nc'ltcz messagire voienté demoree : Dans 5 s. : accomplire volenteit humiliteit perc 83-4 91-2 105-G : neiz 371-2 donnciz : esteit 385 s.) n'aveit (2^ pi.) humiliteit cariteit 40 s. : voienté neis iiiajiiesté : Marie liég.) sacreit (fém. : greit . salueiz vérité neiz humilité. regiieir maiesteit gardeit 484-5 490-1 : oyr pardonneir viseir 28 s.

ASSONANCES ET RIMES EN Du ns <( El » XXIX Dans lZCi-1 :: H (siii(e).: mère ameir (amèrc) piteit mère visentcir nciz defermeir denier geroier 1076 s. : enrachineis planté volenté esteit 1191-2 1213-4 1253-4 : reclameir aoreir : mère miseir (misère) chy 301-2 : presteir : donncis aorcit visenteir remerc[hier] 570-1 : adobleir volenteit caste cointier 1267 s. : cnchayncit vérité 064-5 678-9 722-3 : ameire 1381-2 : vray dyraie morteil hosteil : impetree lowé entendeis greit (ici. bnvic enuenimee rnbrasec ni fier : : bonté racordeit troucic (fém. .. : umaniteit confesscit terre terre 380-1 : 1112-3 : parelhc père inateir (matière) 404-5 448-9 516-7 : 1179 s.. : coniurcir coniureis maileis in fier registreit oblieit creueit aueulgleit vengie (fém. : bonteit forincit veriteit prie : aoreir susleucis aueis mcre ameir (anière) engigneir eslachir : Paradis Marie 546 s. achier accordeir discordeir engigneir 1367-8 pi.'tifanti'it 216-7 782-3 796-7 : . : 742-3 750-1 :: compainnn|ii'| li-nio saiiilili-il enlhacies myiieis torniciili'is :: saucir escuseir vok nié onereil alieirs l>()ntcit aueuglil délit 702-3 :. : gouerneit forsannee : née entachie (fém.) : Lucifcir appelieit lasseis I)orchacliier loyaulté pité confortoir reclameir Huniilitcit Cari té 1325 s. : virtiiiiilrit (.) pechie (plur. : huniilitcit : parcnleit cariUil huniaiiiteil 281-5 : 223 s.) ' (laiiipiu'ir aseucrei: 75 s.) dampneit . : : despiteit pareis 300-1 : greit enhcrniinés teist mère adoreit 362-3 376-7 : bonté emblcir derobeir volenté (fin plique) greit (début) uzereir perseuereir errcir (tètes) 236-7 252-3 : : natiuitcit clarleit huniiliteit fils 1100 de ré- s. : plantée enracliinee aueulleis 867-8 . sg. estcir honorée anu'é encachier confesseir rasenseir (suivis d'une longue série en « i ») defiet (fin de ré- Espir 204-5 217-8 .) aoreir volontior loisier 220 s.li-nilcil boiitcit lii- 67-S : appellois (féni. sg.) : 43 s. 914-5 :: plique) esproueit (début) volenteit greit 934 s.) 107-8 : demandeir cryer aueis (fin de répl. . : exillier renoieir parjureir lanieneir retourneir leit (côté) aueis 808 s. : comandeit Trinité Dans V. 578-9 : 29-30 33-4 : coniurcir cscouteir trenibleir pigneir espargnier bonté Humilité (puis.) noniini'is (/</. III.) : nicre 57 s. : humaniteit nocessiteit terre affaire 290 s. DaiiK 111 (suite). : 287 s. sg. :. série en «je ») papier 1307 s. : après confes asseuree (fin de plique) loweie (débul) denir (denier) espargnir terniineir 884-5 ré- :. Icis 270 s.) 620-1 : 624-5 648-9 660-1 (féni. lir (sitih). : beist (bêtes) père (pair) : sornionleir conseilh 256 s. : : 590-1 (masc.) veriteit 187 s. pi.) carité 1435 s. mer(e) 250-1 : pore nicre Hrcit porteis aueis honorée ewieree 862-3 . . miMiltit mort' sers (niase. enlreir denioreir cordcil : olaitifit (début) danimoisel :: triniloit awiree anieis (nuise.

Flor. : nouelh pastureil aleir gardeir 234-5 244-5 : recineis i ») : Dans IV.) vernerie desrobeir appelleir disputeir rcpuleir 2433 s. : obligie (obligée) areis 174-5 188-9 192-3 210-1 : gardeir 1445-6 celcir lasquetc vie partie : lamenteir tueir enmyneis desrobeis porteir desconforteir esbanoieir (fin de réplique) cuvdier (début) 1454-5 1458-9 1557-8 morteil frcire vowé poesté : malgrier inellcr demoreir 2443-4 2452-3 2553-4 : : prendcis porlercis parloir cleir 1579 s. amendeir confesseir : myner 107-8 : 314 s. Flor.XXX Dans III CHAPITRE (suite). clamer) .. V. forsenec aueis (Dgl. : queir erre tramettés buteis de répl. : comenchier désire loyalté parleir 1753-4 clcir 2022-3 2066-7 2088-9 anieir anieir (aimer) 277-8 284-5 : 39-40 43-4 : gouerneit (part. fém. tenez . : greit t^rcnicrs ccleir forcis (fourré) preis (pré) presteir trayneir aucis veneis escappeir trayeneir endoctrineir saueir (après une série eu « 224 s. avés) niclJH'ir (l)g!. 7-8 : 268 s.) deschaineit (id. 111-2 :feries (Dgl.) ameir (amer) comandcc amcndcie iueir : mariée respondés fereis : Loyalté demoreit venreis l'oreis 293-4 300-1 : 49-50 65-6 : mère ameir (fém. remuer) mueir (Dgl. partie Flor.) : 2269 s. mêliez (inf. muer . remuer Flor. furneir neltie (nettoyée) deslechie (déliée) amyneir ralleir : acquieueir 306 69-70 73-4 : s. : 2351-2 2355-6 2375-6 veés registreit comandcit aprcsté aueugleis lés (côté) clameir donneir ameire (amcre) fineir : demoreir accordeir troueir (fin de plique) desentire (début) ré- : 160 s. compangnie magnie registreit onulie (ellacée) doubteir cleir Dans V. II : ÉTUDE LINGUISTIQUE III (suite). avez. clamer : Flor.) accordé (début) greit aleir ( fin mère freire 2277 s. Flor. 1-2 : senil)leis 19-20 25-6 : auois (Dgl. arester) asteis signorie (Dgl. . esté (fém. tarder . tourner) cesseir (Dgl. aviez estiez : . : Pcreche incsse : 1707-8 . aler) . Flor. Flor. : 79-80 . teneis (Dgl. Flor. estiez (Dgl. ferez.. Flor. parlez 83 s. parler) demoreir (Dgl. absoleis 119-20 137-8 : compteir assembleir donneis casteté esté escappeis (fém. esties) Flor. Dans V (suite). 17-18 : assegureis asseis 25 s. assez . avez Flor. ferés) Flor. assés) aueis (Dgl. muer) asseis (Dgl. avies) Flor. pi. tourner Flor. semblez . V.)) clameir (Dgl.) .. : parleir . : aleire myneir pastureir. : ensauchie (exaucée) pcchie myneir laboreir parler fineir iocqueir (fin de plique) volentier (début) ré- 2301 s. : saueis pastureil bel pantier donneir mostreir prestes veireis gowier soppeir présentoir foret (fourré) dorct (tarte) estre (âtre) estre (être) reconforteir aleir rcnouclleir tcirme. nu'sler Mor. . Dans Dans IV 170-1 : (suite). osteir 408-9 : pardonncir viseir 2395 s. aleis 1729-30 1733-4 1739 s.. varier . seigneurie Flor. : mariées volés pastureir 330-1 : parleir deuiseir 2341-2 149-50 : 338-9 356-7 384-5 : rataconneir parleir myneir 154 s. . aués) (Dgl. Flor. parler. tenés) . : esteis 29 s. saniblez) i)arleir (Dgl. signourle) partie (Dgl. : appellee ruyneir (Dgl. partie) tourneir (Dgl.

. II. navré . mouslrez . rcj^ardi'ir (Dji. révélez... boniesle reste diestre tieste .. pen. regart taiislcr) Flor. cscoiilor) l'"l()i'.. Laisse LXll .) Laisse X (p. auctorileit. lesle (lèle) ) doniieir (Dfil. ferré : F"lor. loiil à fa tioiihléi') meir (mer). reuelés) seereis (l)f^l. niciior) eonlroveir governer. naurct) . ourel) naureis (Dgl.. desboniesle) 872 s. volés) asseis (Dgl. ferez) pensé Flor. la Geste de Liège (T.. Dans Laisse VII : mateire lormenteire meire (mère) ameire empereire cmpeire (empire) vitupeire. voulez Flor.. frappeire voleir freire. c'srouU'i- t^osU'ir (l)^il. : «( El » XXXt de Lièye (suite). armées . jcllcr) l-"lor. manifeste. nommcir Laisse ranioiiiuir (Djil. t)33) desclareir (fin de riiémistiche précédent) : édifier nonchier. ses) armeis (fém. aiel (a?tatem) nobiliteit eiteit Laisse CXLIV (T. I. lasl . p. l)aire (pair) Usée 1036-7 1052-3 : : appellee ameis (masc. plur. leste Flor. p. Flor. I. leni])ieste sez) biesle 911-12 923-4 : vérité (Dgl. saoulel) requesl (Dgl. . 590).. ii'tti'ir (\)'J. deshonneslc . apt'lir) . Dans greil (icslc tlisics iliiois (subj. Flor.\. (T. 619) peire (fin de la précédente) : armeis (Dgl. 1. . rasasier) esleil (1)^1. F'ior. id. doubler * aiipillt'o niucir niyiu'ir (Dtil. assés) sceis (Dgl. apreste. apprIU'ir 2152 : (M^l. : iii isolé l't l s..) deshoneist (Dgl.. armées) alterreire. jilur. odoiircr) pies t'sioutfir (I)j>l. sez Flor. Flor. assez . donner. crualteit veriteit ordiiieis Laisse CXV (T.')95) enl'oreliies : 272 s. .ASSONANCES ET HIMES EN Dans V 142 s. requesle blor. . secrés) teit (l)t>l. p.Ui'ln- l'Ior... .. p. p. aereisle areste (arrêt) .. odoiiror . mon . (siiilc). saoulé Flor. doubteis assois {D'^\. .!.. seerés Flor. niostreis Irés) (Dgl. : saeies deshonieste fies te. . assés) reuclé (Df^l.i prosotlii'. rcf^ardcr) enipongniés vies (vieux) 552-3 t)59-ti(» : : 703 s. aués) quereis (subj. 591) eleir : anieir li'xtc iH's l'st (Noirr dans i:)i.. volés) ferré (Dgl. La dominante est « ei » et il est dilïicile de croire qu'il s'agisse : E . mous- apeire claire. terreislre. F'ior. miseire compteit.. vers. mie ferré (Dgl. querics) Laisse LXXX (T... I. erié Flor.. assasier blor. deuiseir erreir.) (Dgl. I. F'ior... bailhier) rasazier (Dgl. . doutt-z l-Mor. avez. tieste) lexle (l)fii. 011) eeleste : . .lu .. (l)fil.) appelleil Ml y dcscarjius (liif (lit (siibj. ma pensée (Dgl. : odorrir (D^il.) (Dgl.) erye (Dgl. saintitc) Cette série est de beaucoup la plus abondante la lime en « ei » était évidemment celle qui donnait à l'auteur le moins de mal et qui se présentait le plus facilement à sa peu fertile veine. l'Ior. balii-r loiuiu'ir ietU'ir lamonnci) XXI (T. I-'lor.. « i (dans notre 440. p. esté Vkn: eslel) soleis (D'il.s... . 544) sanlilieL : nommeit dans une stropb" en texte I. assez Flor. : 709. I)reslre. voulez Flor. doublés) Flor... 1006-7 1030-1 : : voleis (Dgl.. arengies |)iteis (|)itié) l-Mor. : baillies) ameire ..

: . doit correspondre à un substrat germanique ou en tous cas ù une articulation moins nette de la voyelle. .) mariée » dans V. CI. : : . Cet « -èye » s'accompagne d'une inflexion très caractéristique dont le liégeois transfère le chantonnement dans le français. 190G. aussi les iin|)()rlaiilis éludes de M. mod. « cîr ») assone avec « enformeir » dans III. également par « -èye » « Marie » « remplie » serait le wallon « rimplèye » qui rimerait bien serait le wallon « Marèye » alors avec « digniteit ». . : . 142-3 : « disies » avec « direis ». Champion. ou en bruxellois. Ces exemples ne sont pas particuliers à nos textes ils sont conformes à l'usage constant de la Geste de Liège (jui insère « aiet » (œtatem) ou « piteit » (pietatem) dans des laisses en « ie ». car on s'étonne de trouver. : . mais » est plus probable qu'elle s'est exercée sur un « « e » roman » elle atteint aussi bien la syllabe tonique d'un mot comme mateire Ce traitement se trouvant dans les régions de l'est. : . ou. se réduisent à « i ». 39-40 « gouerneit (fém. : : : : : . 1. pareille à celle qui se produit à la finale en londonien. : . : avec « teneis » . : : . Salverda de Grave dans Komania. d'une façon plus générale. : : . : . : . : : . Coiii/iès internalional pour l' l'^xlcnsion cl lu Ciilliire de la Lanijnc française. plur. pp. : : . : . Un relâchement de l'articulation accompagné d'une inflexion de la voix aboutit alors au dégagement non pas d'un « i ». pp. : .) ». : . nous le verrons plus loin.) « comandee amendeie » dans IV. On pourrait interpréter dans II la série 160 et s. De même que dans I. Exempl'es I. Paris. 142 « bergier » 237 « messagire » 479 « oyr » « accomplire » « Juys » dans II.. dans ce que j'ai appelé quelque part le Parler belge ^. 210-1 u esbanoieir » (fin de réplique) avec « cuydier » (début de réplique) 314-5 « iocqueir » (fin de réplique) avec « volentier » (début de réplique) 384-5 « troueir » (fin de réplique) avec « desentire » (début de réplique). font assoner cet « ei » provenant de « a » libre tonique final avec « a » libre tonique pénultième suivi d'un « e » muet (terminaison « tresameis (aimée) permettez adoreir desirez » latine « ata ») exemples I. XV. ou les auteurs. 47-8 vérité » 67-8 « appelleis « enchayneit (enchaînée) nom(sacrée) » dans III. 85-6 « aueis » rime avec « estiez » dans un passage où l'adaptateur se trouve livré à lui-même 111-2 « fériés » miseire (III. : . 46 82 « Esperit » 201 « Espir » 139 253 « fils ». impetrees » 2066-7 sing. mais ceci n'est pas sûr. Ce qui renforce cette opinion. : : . dans Tijdschrijl voor Nedcrlandsclie Taal en Letlerkunde. « excepteit (exceptée): n'aueit: sacreit I. : : . car (materia) ou « CHAPITRE i^rapliie. c'est que l'auteur. : . 37 s. « auieree ameis (aimé) » II. plur. des « i » ou des « ie » qui. : . 92-3 et iii-S". aussi bien dans nos textes que dans la Geste de Liège. 31 s. : : . : . Nous avons affaire là à une prononciation « -èye » très nettement attestée au féminin du participe dans la conjugaison wallonne. apparaissant tout à coup. : . : . Dans V. etc.I XXXI d'une simple de « a » libre accentué. . : : . 208-218. : . 57 meis (tous deux fém. 76-77 « ciel » (liég. 1030 « armeis (fém. XXX. 45-6 « Lucifeir » rime avec « enfier » 49-50 « porchachire » avec « engigneir » 220-1 « exillier » avec « renoieir » « encachier » avec « con272-3 fesseir » 884-5 « defiet » avec « esprouueit » 1181-2 « engigneir » avec « eslachir » 2397-8 « registreit » avec « onulie » dans IV. 1214). : : . II : ETUDE LINGUISTIQUE « ei » L'origine de cet il semble généralement une diphtongaison latin. mais d'un « yod ». dans les séries en « ei ».) » 284-5 « asseuree loweie » 664 « troueie (fém. depuis Liège jusqu'à la Bourgogne. 107 « panthier » 132. ce qui est encore plus caractéristique. : : . sing.

. 130 « beist teist » ^ dans 111. Nos textes usent de l'une et de l'autre. Bethléem nouel 62-3 : 361 s. Dans 21-2 II. 1<S6 u cleirc » dans II. a été dans le sens de la suppression de cet « » quand il suivait. quarantaine cnfantaie voisent yre bien 179-80 183-4 206-7 254-. postéi rieurement au xv*' siècle. M. « IN ». été le l'évolution (jui s'est produite. prestement 1. » . deshonieste) mais dans III. « tieste de terreistre « et « § 5. « ien ». La Geste de Liège (comme Jacques deHemriLXII. ècince. humblement silenche bien nient turturelle gent belle tuturclle. : main amyneit souerain 465-6 soueraine haltains legirement hastiuement : 480 s.. ». Dans les deux cas. : 89-90 116-7 137-9 154-5 : Bethléem ceirtaine : compaingne ensemble gens certaine terriene 393-4 : soruient volcntirc neiz loyalmcnt anchien chemiin sire ly hublement 442 s. quoique I et V préfèrent « ei » exemples rubrique après I..) . Wallon moderne « tiesse » et « blesse Selon M. comandement prestement amiablement vraiement bien V. deuotcment anchienement enfantement enfantement N humaine soueraine encense (liég. encens) essence toudis bien 1 :. à preuve la laisse « 1. « ci L'élémonl dominant semble avoir !*• » et « io « i » assoneiiL oiiseml)lc iiicoiiloslabloiuciit. 709-10 « request deshonneist » (Flor. 2" La graphie u ie » et la graphie « ei » sont tellement interchangeables qu'elles indilTéremment dans l'ancien wallon pour continuer 1' « e » entravé latin. Dans V. mod. : : . 56-7 : voirement parfaitement teillcmcnt suflissamincnt . : vraiement nouellcment aoreir legirement lierusalcm : deuotement temps 83-4 90-1 : 168 s.ASSONANCES ET RIMES EN « EN ». : . : « pierte ». fortement ventre chemin 305 s. « in ». « ain ». XVI. au ». 5 : I. : : . 45 et passim « infier » 149 « diestre n 16G4 se présentent . 1961 : « pieme » (pcssimu). « AIN ». Wilmotte (compte-rendu de l'édition du Poème Moral par M. : 27 s. : : : . Behrens exagère la fréquence de la diphtongaison de è entravé dans l'ancien dialecte wallon. 122. I (suite). : . : comandement lycment 66 s. « lEN » XXXIII CONCLUSION Dans lous nos loxle. Cloitta). Dans II (suite). • Ces phénomènes ont gagné de proche en proche. 185 « preist ». astronomien bien certaine 32 s. 611. » où de u molieste bieste ». p. .s. Bethléem 319-20 : commandement 49 s. mod. ratinde) humblement prendre reprendre 104-5 146-7 : omnipotent bien bien mille fin : 243-4 272-3 286-7 . court) témoignent de la même » incertitude. csbatement excellent 193-4 : nouellcment viengnent attendre (liég. : : . cognoissance nascence perc 274-5 . ]). 1078-9 « teist beist » 1741 « teirme » dans V.. de son renlorcement quand il précédait. « aquieste sont suivis de acreiste ». Assonances et rimes en Dans 325-6 353-4 : « en ». : . le premier élément de la diplUoni^ue a emporté l'accent. 1 887. 155-6 : :. » (Romania.- : . 1.

« nouellement » est précédé de « vraiement ». I et II et se sépare de III et IV. 49 et s.: Dans V.. jamais avec les voyelles orales « an ».. dans ses parties indépen« peut assoner aussi en « è » ou en nous savons de « ai » prononcé « è ». « anchien » et chcmiin » figurent au milieu d'une série en « i ». 146-7 e )) et : . si V.. : tengne souengne cnbatement (son en- humblement prendre reprendre prengne (prenne) dengne (daigne) Laisse 1124-5 1233-4 : soudainement nient attaindre (attendre) .. mais aussi avec « nouel » dans I. on a la série « père prestement turturelle gent belle ». mais non achevée encore. V. qui ne saurait être antérieur à la seconde moitié du xiv« siècle. Une fois de plus V. 66-7. Au contraire « in » ou « ien » (ce qui revient au même) ^ assone en « i » dans I. desdengne (dédaigne) s'ensengne seigne). se rencontre avec 1..XXXIV Dans V. : temps puissant : humaine soueraine 151 : Laisse VIII (T. 89. p. command : Pascience 164-8 entirement.. p. 2^ « « en « i )). Exemple ain 3" en ». I. Tout cela est parfaitement conséquent et indique. n'en présentait des exemples au moins pour « ien ». moins certains 75-6 s. « conforme à ce que « humain gosteraie ». une nasalisation en voie d'achèvement. un texte très ancien. 502-3 « bien amye » 605-6 « bien mise ». à la base de I et II. et qui ferait supposer. . 89-90 « Bethléem » rime avec « ceirtain » en « en ». in « assonent quelquefois avec correspondantes. 443.. : painc entendre attaindre entent prent 404 s. . CHAPITRE III. comme pour « an ». et II : 1° en assone « le plus souvent avec lui-même. II : : ETUDE LINGUIST IQUE III (suite). dans II. dans II.. on y trouve « mendre » (moindre) CONCLUSION a) Dans « I » )>. 353-4 de même aux v. Ce fait n'est pas isolé. Dans 1954-5 : Dans 655-6 : V (suite. LIV (T. I. 590) : : temps champs amans temps segurement torment souent vraiement Laisse voirement tellement. 1004 s. 7-8 « fin comenchire ». : 718-9 814-5 : Porueance aprendere prendre 172-3 390-1 : XXXII (T. prononcé « ain ». nous l'avons constaté pour « an ». cent.. V. ce qui est : : : : . « Dans II. nous le constaterons aussi pour « on ». p. « amyneit » semble assoner avec « souerain » et « nouellement » au v. Dans I. . 599) : : sou[e]raine ment : Dimengne (Dimanche) Ardengne (Ardenne). Dans Geste de Liège. 155-6 « yre : bien ».. : : : : : « mille : fin » » . : : dantes. I. bien voysens amye « -endre ».) 242-3 282-3 310-1 : rains (rameaux) saine mains plains (pleins) bien mise 685-6 907-9 : : waine plaine 2315-6 2365-6 : compangne remainge (reste) mains mains (moins) couenl representamment entendent défendre vaincre (où V est indépendant) : Lhorene : : samayne 342-3 : Iulins riens 2391-2 : coment 514-5 592-3 596-7 606-7 650-1 : ensengne Lowangne : Dans IV. mais suivi de « aoreir » dans II. 168-9.. 608) : entendre 1881-2 :: en 502-3 : larchins .

" vuidinge ». widenge ») 1028 « mens » (Dgl. ciel (liég. 128. fr. . Arabie désire 112 s. u sains » (sine. : . Dans 349-50 : (suite). defineir mod. comcnchire compaingnie fin partir sire fils anuitye 7-8 14 s. ratinde) dans V. : 205-6 215-6 : : Ihesucrist Marie remplie digniteit compaingnie : : Sainte-Marie prie bonteit lie 249 s. 45 « sains » [')'M) cl". 2t)3 laimps (temps) 3 17. « i ». Flor. : premier Arabie affie : brebis petis ciel 124 s. : plaisir îoysir soiies (liég. ce cjui indique la ijroaonciation qu'il faut lui donner eonroiiuémenl au wallon moderne. pî) 855) volentire Juys 146-7 : 187-8 : : mentire Arabie maris messagire dementire volentire appareilhiez escript laisiet 467-8 : mis compaingnie mille fin benye 475-6 488-9 492-3 : 155-6 : tenir yre bien venir : 160 s.a seule exception est h temps » qui i)eut rimer en « an » p. s. u tamps » répété deux lois dans notre troisième colonne. l. Dans 58-9 : II (suite).ASSONANCES ET RIMES EN b) 1*' « lE ». : volentire 64 s. « sans ». 375 s. » h attainclre (atteindre). mod. mod. Exemple III. Flor. : : . mod. Geste (le IJège. > : § 6. : •« - . Flor.. : ly 74-5 : mod. 3-4 : I. « sans »). 342 « Julins ». : 364 il s. 'M2: « ataindre » (l'r. : >< : . : vie cheualier pies (liég. 339 « sens (Dgl. . : : chire sèyîz 64-5: amis . soyez) : 388-9 : fils 81-2 92-3 : Esperit (liég. Flor. maimbre » (membre). Dans V. « mains ») 1139 remarquer dans Flor. : amis mis chambrier seruir haiir 136 s. 3-4 . Assonances et rimes en I « ie ». liég. (sans). Cette prononciation n'est. attendre. : aparelhie fils comcnchire : oyt dit plaist anchien cheniiin sire quérir 369-70 : mentir dire partir affle acompaingnier 35 s. 175-6 fille !ils 260-1 :ilh 264-5 276-7 : paiis paiis Marie ossy departire filles 194-5 : volontier loisier (loisir) aiidiire : maris amis paiis 8-9 : 219-20 248-9 : saint Michiel : 13 s. ayez) cîr) : (fils) 77-8. sans ])lus) 619 « wydainge » (Dgl. : cnragier visier 87-8 114-5 : marie oyt resjoliet (réjoui) 446 s. : (( . : '< . 175 s. lignic II. paradis acomplis rccowreit Esperit n'aiies 399-400 426-7 r mercy fil : beny désire âyîz fr. : prie compaingnie venire luy Dans V. . : 455 III. : Marie prophesie prophetisie chire (chère) volentire mie maris . : conchuips Esperit ley 127 s. 111. « I » XXXV Dans H 111 et » IV : lui-mèmo ou avec « aiii ». : anonchie Dieu (cf. ou assoiio avoc : : : : : -> . 2° « ien » est réduit à in ». v.'38 pas nu)ins bien attestée par les graphies que voici « sains ») 1759 « mens j)our » mains » IV. : amye compaingnie mie compaingnie seruire paiis 284-5 294-5 337-8 : require dire partis condusit 252-3 : humiliteit fils : mentir : 266 s. 85 935 » sains plus ' (l)gl. . sans.

: 129-30 : anemis envis (à contre- roysin vin 868 s. sg. : 434-5 : mesdire mescreandise faintiese chire (chère) chire \id. plur. ETans III (suite). : paradis auis grascie 420 s. : auis bailhis priier otrier defict premire banier (bannière) lingnie multiplie souffrir roynne 220 s.) plaisire désire : envoyer nunchier vie boisdie tient : 290 s. : gramie desier reuenir : pechie (péché) corochie (masc. : prie paradis defermeir denier geroier royne s'encUne viuere 296-7 : Marie chy compaingnie enyure 756-7 760-1 : 298-9 : amis mj^ reuinent (reviennent) tynent (tiennent) soyes herbigies volentier denier Iulins riens mie 304-5 III. prie guérie (guerroyé) fier mod. : 768-9 : anemis Esperis 35 s. oblie 272-3 III. : mer(e) (mer) 248 s. : mie tricerie signifie commenchic 966 s. : merchi demy vie oyr mie péris (périls) 107 s. : oyr gisir myneis tonrmenteis aueuglit deli plaisir sier (sire) mostier conseilhier rier (rire) 826-7 : priie priier arier 89-90 101 s. : demandeir cryer Jhesucrist paradis rencheiir (retomber) venir Glotemye m'amye 446-7 : Dieu tempteir penseir esmeruilhies engignies ayde chevalerie lingnie (lignée) partie 125-6 : 460 s. : cointier esproueit preier anoier preie descend! diuine fine lignie pigneir espargnier papier humiUe 948-9 : Marie oy obly 608-9 638-9 674-5 : paysi (apaisé) 260 s. mod. etc. : filles prophetisie. : Marie 798 s. : merchi ottry rauoier ensauchier compangnie ensi detry 43 s.. 338 s.: kiminçî) royne digne ensauchie boisdie : Yre ochir (tuer) : deslachier cortoisie oye . acomplie Dieu (cf. 855) encachier . : Envie vie porteis aueis aye (aide) Urie 578 s.' spârgni) termineir souicnt 290 s.XXXVI Dans II (suite). compangnie 392 ly affy seruice Lucifeir appelleit lasseis s. : engigneir pechie enthacies 818 s. : maingier mod. : 281 s.) repentire venire 438 s. : coniureis mafîeis in fier 356 s. : 552 s. : magnî) seruie essilhie 888 s. : niche porchachier my ensi 75 s. edifiie : 278 s. 207 s.. : mentie amy domini compangnie amie noury chi leis. : (liég. Marie ry toudis bien confesseir die estudie esmaiies (2« p.) aiies (id. nasqui denir (denier) cspargnîr (liég.) sieruire 847 s. : (reine) : encline exiUier renoieir parjureir conuertie 884-5 (liég. CHAPITRE II : ÉTUDE LINGUISTIQUE Dans 682-3 686-7 '702 s. III (suite). mod. : esteir cœur) 139-40 : dormy descouvry descarny rescowry 476-7 520-1 : rasenseir sentire eschacies eslachie Ire aydier aidî) (liég. : : enforchier pechiet enchiet (tombe) flcchie (fléchi) Dans V.

tenés) (original indépendant) . papicre) chambcrier (Dgl. Dans III (siiile). : ensi 1395 s. v. : recouurir droilurier dis : conipangiiic conuertie laissier 1719-20 1729-30 1759-60 1805-6 : : deniers volentire greniers celeir (cellier) anemy cy 2547-8 2551-2 : chire (chère) vie ravie Iliesucrist paiis destrier lier Envie conuertie : mens (mains) estient (éteint) : 1295-6 : niesdior (médire) : conuoitiese 2558-60 : 1309-10 1315-G : escondir vengie (vengée) 1829-30 : Enuie : mise digne royne coimoitiese atise sire aidier ensauchier 1327-8 : in lier 1837-8 1863-4 1843 s. 107-8 : dl$ies direis suy descargies chambrière) . : trosbuchirc moilhior mcnfîier forfjiot conuerlir Sainte l^]spire 2395 s. 2319-20 2335-6 : eslongie (éloignée) ostilh soubtilli 1433 s. paupière Flor.) consoillue (fém. : couent (convient) coinent 1018-9 : pccliior 1052-3 1116-7 1181-2 1185-6 1271 s. tenez . III (suite). my cy esbanoieir 1411 s. ferez 85-6 : aueis (Dgl. .) (td. « I » xxxvn Dans III (stiile). aviez 142 s. chamberiere . Dans V 111-2 . : ententieu entachie corochie siwir vestire forsaniiee 2299-2300 2305-6 : iocqueir volentier compteir assembleir : seruir (lin de répl. . estiez . : Mario n'a fier luy mai ic quirt (requiers) requiert requcst près (prête) enquert champier approchier 19C-7 : 2132-3 2136-8 : : fuir ferler infler tenir assier (liég.) lie 25-6 : comenchier (lin de chire cy ossy 1855-6 (2'^ : oyue nierchic denier chire envoiier 79-80 : réplique) désire (début) dezier 1339-40 : castics plur.) : : Espir (début) 332 s.) 1980-1 : descouurir manechies 1387-8 : 117-18 : aidier enuie soulhie (fém. . Iccèye. plur. Flor. sing. sing. avics) Flor. : compangnie magnie régis Ireit endormie mie 1605-6 1625-6 : : maintenir cheiir eunnyilii viliie : apaisiit ongi^iu'ir cslachir onulie (ell'acé) vernerie obligie (fém.) ly 2371-2 2391-2 : eseripl refroidir inlier infler vers : chy 1571 s.) : 2405-6 : vohmté oi)lie (ville) : ancniy priie 1631-2 : i)ies (pire) 2421 s. plur. \ Dans v. : Marie : escorgie laichie (liég. :. inod. estics) paupire (Dgl. Flor.) 2343 : desloiies iTleii(|iiis (fém. lacée) : née 1486-7 : entachie recourier (recourir) tenir doctrine estrimc 2339-40 : sermonerie deruerie gry fy (fil) Dans V. oyu bénie 2269-70 : cuydier Dieu 1417-8 1423-4 :.) : oye 992 s. IV. : Flor. sîr) : : as- quirent acquirent 2213-4 : siewy cy maintinent vi[n|cnt nettic (nettoyée) deslechie (déliée) pis pis 208 s.) desconlls (lin de vie (K-scoiiNilhic 2361-2 : rauoiiiT si'iilior 1563-4 : foruoii't loiio (lii't) 1567-9 : vestire (déb. lerés) teneis (Dgl. } : my fy priier 11-2 : voleiilire 'li achier tiers 1333 s.. mod. estiez (Dgl. 67-8 : mye entremis Flor. : (joyeux) corochie (masc. de répl. : entenliiu Sainte lisplro répl.j ensiowir fuir oiisaïulik' 1554-6: prie (lin de Dieu 1559-60 : répl.t ASSO>LANCES ET RIMES EN Dans 978-9 984-5 : « lE ». 314 s.) 1986-7 2000-1 : atargier mengier : 123 s.) esvoilliie (fém. ferles (Dgl. s. : (suite).

Laisse IX (T. Flor. en dehors tilhier) Dans 149 : mis 1188-9 soyes (2^ plur. sentire (sentier). . escoliere rcsassicr . .. souuiciit) soruinl (Dgl. anonchier Saint Ligier dangier. guise . tien bien (Dgl. deshonneste .) Flor. piez Flor. IV.. id. siers (serf) 693.) deuise (Dgl.) fornier (Dgl. 710 1234 : : Flor. baillies) aydier (Dgl. I. cliainbcricr (Df^I.<. . . Flor. biestcs) deshoneist (Dgl. 475. id. chevalier nonchier Exemples de de la rime « : ei » ou << le » dans III III. infier d'infier miesmement 181. 600. id.) Flor.. mod. pies) Flor. escoliere . mie : : : : quereis (Dgl.) sacics cscoliro (Dgl. . (entier). iiu-rci . : 1335 enfier . : cscolier (Dgl. aidies) cheuir (Dgl. assasier nianire (Dgl. cwist 689-90 703-4 780-1 : : : 854-5 : 872-3 911-2 927-8 934-5 961-2 : Flor. II : ÉTUDE LINGUISTIQUE Dans entier eslire. id. bailhier) Flor. entière .) domieir (Dgl. piète.. iironiiere LVIII (p. . XV 11 (T. . etc. aries) pies (Dgl. 865-6. 1078.. chierf 752.. pry) iiu'irchi (Dgl. F'ior. idern) retint sovient tint. souvint (uydier (Dgl. . (recommencée) 335 : recomenchie Laisse flieme (phlebotomus. numit're 312-3 : 478-9 482-3 510-1 : Flor. saint Pire (Pierre) liere cliire (lier) teist (Dgl. Flor.. avilit Flor. 1079. . 200-1 258-9 : : dire dit prie (Df^l. iretire (héritier) poilhier) 1008-9 1018-9 1174-5 1180-1 : : : Flor. queries) armeis (Dgl.. 624) vcrgier : ierbire olivire (olivier). milhire (millier) cachier.. 1009 51. bistouri) LV (p. perte) 2119. le touvlert 1050. luidier) .) carpentire (Dgl. p.. des.. piesme 1664 .. florir I. piert (wal.XXXVllI Dans CHAPITRE V (suite). bestes . 593-4) : envie mie. vengire (venger). 610) : . atachicz dcspoilhier (Dgl..) (Dgl. .. Flor. . entire arrier. Flor. id. nient sorvint . . gorgiere . Constaiitins Justinient Laisse XCII (p.. id. aloiies) loye (Dgl. lassire (laisser) Gesie de Liège (suite). fournicre . Dans IV. aidiez . pri .) requier supplie Flor. . mierchy) cliambericrc . Fior. .. . : . Flor. pcchicr Flor. id.. couroucier chicr) Flor. presier (priser) honieste) . teist beist. . V. infeir 1066 preiste (prêtre) 1075. . .. 222) Laisse à diestre 808. p. . desbeist (Dgl. . courecorochirc (Dgl. . Flor. tien) ting (inipér.) Flor. id.) cliainberierc chaniberier (Dgl. id. 590) : Saint-Espir (v. donner .. deshonneste Flor.. Flor.) a rire (arrière) contredire chaiire (chaire) suffire iiianirc (Df^i.. Flor.) corochie Geste de Liège. Flor.. 2159. deshonieste) honeist (Dgl. teste empire (chère) dire sire. avriez . : . 2184. vient (vint). tieste) Flor. porcachier Laisse 53G-7 611-2 : dcMiir preiiiirc (Dgl. rasasier) rassazier (Dgl. devise Flor. 788. 60 : : V. deislre 82. id. misme 2224. : piertc.... baleinier babateilhier (Dgl.) Flor. 1773 : : infier. pichier) pechier (r)}*!. à ly piertc 855. despouillier Flor. Flor. id. charpentier gorgicre (Dgl.. id. . 608) : Dans 659.) entire (Dgl. 1482 . id. part ire sablier trebuchire. lumire lire manirc : : auienl (Dgl. .

: : . qui esl. tandis que III possède « ei » et « ie ».S i:. <S7()-1 ^nier » 11. double rôle (route) amor 1. XCII. par : : : : . L'état des choses chez de Hemricourt est pareil à celui de 111. I.S KT HIMI'. ainsi que. 9G-7 : II. Assonances et rimes en « o )'. un emprunt banal de la ])oésie Irançaise à la prosodie jiieardie \ mais d'assonances coimne dans I. 35-(). 2.oderne. et M. Doutrepont. p. Rol)ert Meyer-I. Paris et U. ^. dans la prononciation. à première vue. la rime de III. 21 s. : : jusqu'à considérer la forme « ie » comme normale. 270. J. p. On trouve cette le rers Irançais au XV'^^ siècle. puisque. à«entire)>et » succèdent sablier et « trebuchire i donc prononcer « ie » comme « » dans notre texte. Chalelain. 25-6 III.Wr.. faut : : : '< § 7. « Dieu » semble assoner en H i » dans I. mais aussi beystes ». en liégeois m. ([u'il osl inulilo d"\ insister.\ i( () )) XXXIX CONCLUSION 1" l. Cf.lérisli(|ue du wallon longueur du labkiau précôdenl. Dans toust I (suite).a rodiulioii do » io » à » i ' osl un lail si connu la cl si (•arac. nous l'avons vu. de « ie » à « i ». in-S». » dans la Geste de Liège. : : . etc. me paraît plus vraiseniblable. dans Romania. rombien il est ivénéral dans noire loxlo. « plaisl-il quérir acompa« aparelhie « sentire lils ». II. : Herode rov voie signeur roys voie :fort V. Winter. de Hcmricourl. v. eommo Ta nxonlré M. laisse ». : tout monde douche homme 227-8 : amor roy roy nos Dans V. ()l-5 u comenchier (Un de répliciue) désire (début de réi)lique)». Il paraît représenter un état ultérieur d'hésitation entre les deux sons. témoin la graphie « mismo » dans III. sauf pour monlixT. 2361-2 « refroidir infier » ou la série 2136-8 « infier siewy cy » et ceci est contraire à l'évolution du wallon actuel qui a « iè ». XVII. 557.ASSOX. la réduction que le lecteur aurait faite. Dani 111-2 : iIT. 780-1 : manire parlire 11 : deuise ». V. Sprache (Heidelberg. Recherches sur les très » rime dans gnie et M. éd. 855 et. etc. 1!)08. . : : « « « kiuiincî > rimerait avec « ovrî » (ouvrier) . très apparentés d'ailleurs. G. mais la première de ces deux hypothèses (hésitation et apparentement de « ei » à « ie »). Dans V. 1908) § 81 va . II et V ne connaissent encore que « ei » dans la même position. t. ils assonent ensemble. G.iiblve. Il ne s'aj^iL pas de la rime « iée ie ». mieux encore. 12. « biestes ». r. H istorische (iranuiialik der /r:. 327-8 341 s. 143-4 : h suy : descargies » . Wilmotte. aydier » IV. p. parisiens Miracles de Xoslre Dame. 19-20 i^aaiii« servie I. (S55. 265. 126. « ainsi que. Paris. III. 2^ Cette réduction de « ie « à « i » semble parfois s'appliquer même là où « le » représente un « e » ouvert entrave latin.F. On pourrait encore supposer que « ei » a été employé devant l'entrave pour éviter. On y trouve « honieste ». mais plus souvent « honeiste ». etc. Cependant nous avons vu que ce traitement est récent et encore rare au moyen-âge. Champion. 14 s. que cet « ie » résulte du jeu de la loi de Bartsch-Mussafia ou de « i » long latin.

. I. . 1122-3 :poels (2'' p. enclouse. 2297-8 : amor solour 2311-2 : . id..) (Dgl veus .) mos (Dgl..) nu'inore (déljut de répl. gotte (Dgl.. voelz) : : . 1082-3 : glore escollc Gcsie (le Liège. ehosez) 677-8 chose (Dgl.) tos ces (coq. goutte) tout (Dgl. (liég..) Laisse répl. .) aquoise dispouse. G05) repos (fin d'hémistiche. V. vos. col) Flor. u. XL Dans 288-9 : CIIAPITHE III (... puez pues) voels (2« p. laisse glose..tuile)... nos.se en « o «.. : absoub lowe douls trestus vos (indicat. sg.. toutte) .) mos nos trestos coros (courroux) Dans V. encloses .) creatuer (début) amour propose. sing. jalos... vous) . 298-9 328-9 Amor labeur tos (fin de répl.) Elor.. . Flor. dolours signours. Flor.. vous . eu » qu'on trouve çà et là. almoine (aumône) I.) pleur (début de répl. sing. mod. (jaloux) CONCLUSION Ces assonances et ces rimes ne sonl explicables que si on les siippo.. choses enclouse (Dgl. 7-8 desos (dessous) gros .. Flor. leurs Dans V.) propos (fin de répl. courous Flor.) vos (début de répl. Flor. ^ \iis xiis (I)gl. p. p. 623) Creatour : socour.. Flor.) (Dgl.... Flor.. 611) : : mos... tos. L p.de répl. 534-5 594-5 GG2-3 G80-1 : nos vos nos : memore : : (fin de réplique) encor (début) glorc (fin de répl. XLVII) vos 1125-6 1255-G 1480-1 1540-1 : chouse (fin de répl. 3-4 IV.. toute . coroelie (courroux) iour dolcur 1G41-2: dolcur (fin . 626) : SOS. p.. enclos vos. courons) ehoroelie (Dgi. Ceci esl conforme à la Geste de Liège et à l'usage wallon actuel. en dépit des graphies « ou. prés. . II : KTUDE LINGUISTIQUE Dans 71-2 : V (siiilc).... honour. I. : 1114-5: autre faulce (corrigez 1199-1200: glorieux : Laisse faute) XLVIII (T. 2519-20 : atour créateur troène (trône) Laisse XC (T. : dji lowe) Laisse : LX (T.) amour (début de sens demours XCVIII (T.. flours amour honcur pastour (fin 99-100 198-9 de répl. enclosez) 878-9 fol (Dgl..) loust (début de répl.) 1635-G : SOS desos (dessous) propos bos (bois).) vos (début de répl. 1" pers.) douls (fin de ré|)l. goutc Flor.

: cognoiste (connaît) ouste (ôte) tost nianôye) noslre poys roy croy 152-1: roy : Dans V.) 1" nioy conroy 339 s.1 : 1082-3 1305-6 1190-1 XXIV or (T. Dans 202-3 : 11 /siiilc). : Hcrodc roy sauoie 1623-4 (« : voie ioie poior (pouvoir) fort (dehors) perchivoir yvoir veoir rasoir esuoilhe (fin de répl.)2-3 : inov foy"" astoie (fin de ré|)l. saiioir voir voise noise glore (fin de répl. . p.... anauyemin. 625) . (T.. cncor : 870-1 : mémoire) apoye (Dgl. IV. : 171 s.. ppp- perdelour- roic) louinoye noie .. apoie (appuie). 2. 728-9 : voilhe oreil Laisse 300. GOl) : joie. 471-2 : loy niôy 214 s. id. l-lor. (1)^]. frosse) angousse (Dgl. voie. ploie I.) Grégoire nonelialoir avoir. rior. fies . dcuoir voir '"oy Fjor..1 ASSONANCl-S 1:t lUMlJS KN " i)l » Xl.-. id. ^q\ III. (\)^\. Laisse XCVI (T.) foy 2056-7 affies) I 29S-9 niemorc (début de Geste de Liège. soie) .. soie : (pronom soi).) Flor. ré|)l. anoie (ennuie) : Dans . : plaisoit noiii liai foy consolacion foy c'sioii. foy. de signcur ? ») réj)I.. : cognoy 317-8 321 s. Flor. l.. etc.-n anoy (fiég. : roy 327 s. : roy estoille : glore eseoJIe seroie 596) : (aurum.) nieniore {Y)g\.. p. voir recognoy II. Flor. : si<>nt'iir 2555-6 : : dcnicur fort proie aloient astoient dechivoir Laisse XXVIII voie signour a Dans V.). 598) : m or doy.1 ssotKtnccs (/ limes eu « 01 ». I..l 8.|. (veille) : connus (liéy. 612) : prevoust g'ouste lantost. mod. roy 333-4 : meruelh -our : (début i)rés. roy 594-5 598-9 r)62-3 ) : 791-5 : loy nieniorc auois (Dgi. : 270-1 282-3 288 s. : 102-3 148-9 : roys voie foy V.) rhémistiche dent fin de précé- voroye : istoire : roy conroy fols aecorderoie rtoye (doit) droit otroict 1514 s. l'Ior.{ . toust 29-30 33-4 : seroit douche anior ro\ croyt : Laisse XXXVI poioie conteroic seioir (T. 44-5 55-6 96-7 : inov loy"^ .. soy..\ à uoic (l)f>]. cscritoie : 561-5 : aie (l)f. I. goisse) Flor. Dans V 280-1 : (suite). froi.. p.ssoit perdcroi. s g. hisloir perchivoir. roy mod. sa- 21G s. p. iiastcioil soiirdroil Kiit-l : jjcnoit i„y t'oiiroN' 260 s. roies) Flor..'ili .. ^ / : nioy roy nioy roy nioy rov rov niov roy" • /82-3 : 412 s.) anoie (début de répl.. avoies) croire (Dgl.) 3/0-1 : demeuroie inanoie (liég. ion (liof^iois nieloie) Flor. ennui) : Laisse LXIV (T. Flor. I. I...) Ire 227-S metoie : ION mod. : Dans 280-7 370: (iinnf. kinohou). mod.r o3o-b '^"^' ('•égeo=s : oùyc) 2427-8 . «lioic . : soye (subj. . ferons pollons Mor. 239 s. I. : royc) nos (liéycois roy 739-40 no) : soye (Dj.sse ajouste . Dans V. apuies) raloye (Dgl. goisse .. : loy boire cscroire sarois (I3gl. anan- p. 236-7 : os te croist (croît) Il defrosse (Dgl. fors cors noirs .) oo.

de 1' « ô » ouvert du liég. enfan 30-1 : dame moniU' monde EyHson 144-5 171 s.. « oi ». Haust. 576 de la Geste de Liège. : el riniei (suite). des rimes comme IV. : Mahon an Dans IL « monde 97 s. rôyeet no » 323-4 « lois roy » 327-8 « Herode roy » même si une nasale suit. « ie ». « forl voie ». : : : mais s' agit-il. : ystors dois pois (deux pois) lors (leurs) chaleur CONCLUSION a) (( Dans I et II « : oi » assoiie cii . : I..). Hœpffner. Comme dans « ei ». saluacion enfan geron enfan promission : Mahon talion : botton clotton monde se trouve en français liltéraire. auons . : : : : nos 341-2 : « (liégeois mod.. Qui cependant comme me le fait observer M. en « un ». 513) rcinors. demande ou de 1' « ô » fermé de § 9. c'est le premier élément de la diphtongue qui l'a emporté. : (^ : : : : : . M. : 378 s. : mengons faisons V.. adont fors {gloire (fin ticlie 517) de l'hémisprécédent) p. : la graphie « ly roie » au v. mod VI- 280-1 : non rei^ion commun 66-7: anunehc : 309 s. Je ne crois pas à la diphtongaison de « noin » (v. : noin région nacion 1. 333 « almoyne » (aumône) 375 « n'oise » (n'ose) 1629 « doint » pour dont. o : » ou en : « oi ». « eal ». uou) monde liommc 58-9. 175. Assonances Dans 227 s.III ( i'. I (suite) 17-8: conception monde 21 s. Laisse CI. II. 215-6 « recognoy anoy »^. Laisse CXLIII (T. I Dans 401 s. où le traitement vocalique est celui du wallon actuel. : . On peut citer aussi pour justifier la prononciation « oye » « . Dans Dans Gcslc de Liège Dans Geste de Lièrje (suite). . p. le premier élément domine ainsi que dans « ei » ou « ie ». etc. confort mors. Ceci confirme ce pollons ». « rôye « (roi) « apôye » (appuie) ? b) Dans III. 158. mod. .: tout roy nos prendcrons obeisserons non noin monde venu (hég. II. IV et V Les faits sont moins décisifs. comme au vers 171-2 « plaisoit noin » (nomen) ou dans « consolacion foy ».. 172. : . « auye ». Exemple : I. corps. 152-4 que nous savons déjà de la diphtongaison et de la nasalisation incomplète dans I et II.) : preudhomc enfanchon enfanchon lysson ])laisoit bénédiction ])uissons Symeon 85-6 98-9 110-1 : reuelacion : 395 s.. oir (or) avoirs ffTors. Dans . 227-8 : : « roy . Invoquons à ce propos la graphie de III. noirs islour (histoire) mors remaiiolr le voir (vrai) poioir (pouvoir) victour (victoire) noir avoir. justement parce que dans « oi ». invitent à prononcer ici. 870-1 « apoye raloye ». : puissant supi)lions C2-3 (subj..XLII • CHAPITRE Gesle de Lièye (suite).. mais des graphies comme III. : II : ETUDE LINGUISTIQUE (suite). de même que dans I et II... comme V. 1306 « voroyc ». 260-1 lerons roy II.

Dans II.XI. oui apellont p. 1768 « on maluais linceul » et la graphie inverse 111. : : : : : pas sûr.. p.... 1 1 1 (siiilf). « four » (foin) peut aussi aller avec la série suivante en « -eur » (voir plus un semble devoir se prononcer « on » dans I.. lïcrdomie. b) celle qui se on notera la graphie II. sormont (surnionle).. n'y a d'intéressant que la rime de » « -oingne » et « -onge » doivent se pro- . rent). 1.. vergongne.. : consohuion foy esioiissitit besongne (lin di répl. 234-5 : opei acion inclinacioii rlKlIH'IlOll barons. car loin). Exemples I. lioingne (poing) 410-1 : : Salomoii on) longe Flor.) Flor.. Dans les chroniques liégeoises.x boulons) 210 s. : IV.. 037) : Flor. 593) lions (cas sujet). : rnioni (liii(nii)ii ont (loni tMllMIUilOll four (paille) sauliu'iir 2415-0 : lliesiim confession Laisse X. : « on ». je (couronnè- nom 2(!(l s. L P- 028) : 294-5 : maison tesmongne (fm de home Dans 304-5 3fi8-9 : Dans V. . Dans 2120-7 : III 171-2 177-8 : Amio osioiissoiii'e clKii-oini.. ci-dessus) pont pour point ».uii)n 2105 s.ins II htmks (siiilc). menchongne songe). on) point CONCLUSION Dans I et II 10 La nasalisation incomplète permet l'assonance de « on « avec « o » ou « ou ».\ss()N.. : 4° « oin » doit se prononcer (( on » (cf.. il ..) songne (soin début . : Ihesum pardon (cas homme (nommè- Flor. 009-10 931-2 : monde homme : besongne songne (soin) gambison (Dgl..ran(lo jiil)il. i.\Nci:s i:t l). dois bolon (dcu. A remarquer 111. raconte (le réplicpie) rejjont csrritoir api)rochcront n'ont Laisse CIV (T.X (t. : : : : « cou lu II dut 3» ». : sont font l>roirllions. id.. 1353 2° « )) : : . nomont (Dgl. Nous avons « ') parlé plus haut de la rime « « an » . : : Anne . 243-4 « eni'anchon iour » n'est a) : : : : . « monde venu (liégeois vinou) «. 1 . bon (Dgl.. anons : ronlo lionti' home 1191-5 : (Dgl. . « common » est très fréquent. /(/... (men- accortlons Flor.. homme 444-5 : : home (cas SUJ(^t) (cas ré ginie) ré gime) ré gimc) besonge 1222-3 :: pomme 580-7 040-1 : : Ihesuni (cas subiection (Dgl. 110 trouve dans la Gesie de Liège au milieu Dans III.i i/r.. Laisse CXXVII font (T. 21-2 « tout monde » 171-2 « plaisoit noin » (nomen) 403 s.. 58-9 « auons commun » 66-7 « anunche monde ». n'ont. 1.n « ox » \ (icsir (Ir !.. id.iie Laisse \VI alon^ie (T. oing . inverse de d'une laisse en « on ».. gambeson l)ison) . l'hémistiche dent) précé- m. p.) 1 donne. IV et V : Les constatations sont moins décisives « Ihesum » (cas régime) et « home » en « on noncer « ogne M en nasalisant un peu « o ». r.. coroiionl renl). : : . besoing) bourdon (Dgl. 598) : nvalcur nacioii Dans 202 s. aux v. vanFlor.

à l'évolution du wallon (ex. kidùre) salu fuir (liég.. Laisse LXIII (T. on pourrait conclure à une prononciaLion « \vè. crul) (Dgl. Ci.. : . « u ». 166-7 : veyut apparuit cosinus 298-9 333-4 : : puit veult luy suy : an émis 978-9 1151-2 1411-2 1817-8 : Dans Laisse Geste de Liège. 446-7 : . . Assonances Dans V. niod. mais contredite ])ar les groupes de 1. risùr) euer (liég. p. : IV... par exemple dans I. 110. 79-80 : reeluu'e (liég.. cheut Flor. dy (Dgl. : 285-0 : lune luy sui ne ni'esniuy (Dg\ Flor.":i') : 85-6 113-4 ( \'us hous Dans V. 89) « sue » (Ue pers. 906-7 « veuls plus » qui conduiraient à une prononciation « eu ». co'. s. jus) nuls (Dgl. Cf. nus) Flor. sui suy) ic Flor. reconstruire chut . §10. p.. Dans V.. sing... : : : sorcoruc : : 469-70 : Esperi L Ihesus plus conduire (liég. 225-6 « plus peuple » Cl de V. 016) tuys (tous) fruys nuyt.. ce qui est conforme à la Gesie de Liège et i. deslruire 522-3 : ruyr (rugir) ne niuyre (mugir) verlud fu 468-9 : suy) cruyt (Dgl.. I. nioruit (mourut). rechut conchuit 231 III. p. ». sui .. (T. : Dans V. 1. u ». venus CONCLUSION « ui » asvsoiic le plus souvent en : « »... crul) crut . II. 1976-7 « puit estueL ».XLIV CHAPITRE II : ÉTUDE LINGUISTIQUE. plus esleus desduits. Conjuyaison dans le wtdlon liégeois. 594) : esluct creaUirc 2042-3 2233-4 2241-2 : 414-5 440-7 463-4 : Dieu venu eoiicIiuii)s reçupte dcchuipte verie vencus. niod. f Jr) jus. : iugc huges (huches) 374-5 : lasus lus (Dgl. tue. . rue. Dans 794-5 934-5 : III Dans V 905-6 veuls plus (suite). niod.. De III. I. j)his eslus. dessus. suy (Dgl. Flor. 189) et « pue » (v.. destruir vuys. tuit (tous). : : venue. 591) : enlendus entendus veyut ccluy juiif aix-rcheu oiieu : oyue bénie fuyr deuenir nuls (entendu) es perdue. p.. 254-5 : 346 s.. : 157-9 : venue rechus Ihesus salus V. nuluy) ... Doutrcponl. 612) nuit desduit. . « ni ». di wy (oui)) Flor. déjà cité. signcur ensiewir fuir huv 367-8 373-4 383-4 403-4 : oyiil : nuys (nuds) plus XVIII p. Laisse LXXIV (T. 209). cl rimes en (suite). « i « : fur « fuir) mais parfois aussi en « tii : » ou : même en conchuips EspcriL ». rendus 1976-7 : \inou) creîitour i)uit Laisse XIX (T.. I. » confirmée par les graphies « Et ])ues » (rubri{[ue après v. tenir 2329-30 : : luy bailhy conduis apercheus dcslruis 2411-2 : vuys souduit contus aparus trestuis brus (bruit) Dans V. Flor. « suis ») (v. I. : inonde 1821-2 : : venu 410-11 : (liégeois niod. I. Flor. niod.... 103-4 : 221-2 suy (Dgl.

'.V voyollos (juo la pioiioiicialioii do. : Dieu iour sereur (sœur . : doeuUe plus 137-8 320-1 niod. Assonances el rimes en Dans 181-2 : « eul ». : Dieu ententieu 223 s. : (liés. seurs (liég. « eur ».ASSONANCES . I. : Luxure suer houueur 444-5 451-2 : soreours l)onlé rouiié aoreir sif^neur four(liég. cuer : cour soOr ») atour créateur 1187-8 : iour : crucux morteil soulhour doit être 1. (licg. loin) 2122-3 2130-1 : veuille duel : : mod. : retours amor toust doucheurs créature 1599-1600 1641-2 1635-6 : labeur oyeseusse : accidieusse douche amor roy 351-2 410-1 : 748-9 780-1 : signcur : dcmour : ordure en nuls fuer cuer veulhent doelent puit veult peclieiir doleur |)1. G3-4 : 197-8 : signi'ur heurt' 1331-2 III. « ElTR « i ». recevoir) « « : 1183-4 ») : doueheur crealiier : 173-4 : cuer (liég. S. « UHE ». : : Orgeulh veulh (l" sing. oûye) sif^neur denieur fort G22-3 : envieux luxurieux orguelheux pure soiiilheur Dieu entenlieu 1569-70 1591-2 : somnielheusse ovseusse (oisiveté) iour voie sifiiKur : 632 s. 2G-7 45-() : croalciir dolleur sahu'ur : c-ri'alcur 232-3 : douleeur créateur icdeinptiur G8-9 73-5 : honeur 213 s.K' ii'm:ir(iiu' 11' IUMi:S KN' ^ KUL (( ». : ancisseurs ])lusseiir : amor solour 79-80 : réduire (. : prie huy 339 s. Dans III. Cooi III. III (auilc). douxiônio ôlonionl oonimo ? Kn tout cas la Geste de Liège esl.0-1 : do leur 1520 fiier ») s. II (suite).: dfoàr» 1050-1 : inorteus lieu couche 1056-7 Dan-. : IlOU) sigiieur 26f)-7 : Dieu jour si}«neur 518-9 : 333-4 : 52G : s. § 11. : si. « lire ». * verie » pour « verue .t<neur 794-5 : V)ieus 2090-2 • : dure 430-1 : 828 s. « onr Dans : ».) envieu haineuse 1433-4 : peuple 256 s. : 217-8 : peuple nuiiiellcusc peui)le 1413 veuille s. » : risùr niod. 2233. lo u » cl dv » esl loil la peu iicllc ri ci-s pou (lilToroiuiôos diuis plaisir ' parlor iranoais dos hahilauls (W provinoo do Liô^o. II. vi1(. ur iour : doleur 1647-8 : ciel créateur créature monsi. : saliu'ur sijiiu'ur : hoiu'iir saluour sourjour 27()-7 : four (paille) saidueur créateur aiwereuse 1199-1200 glorieux vos 1277-8 eiilenlieue Dieu 1289-90 Orguelli : : doeiil 1317 s.qneur : jour me docl veuillent seulent (de le loir i>) « sou- 1496-7 : oyel duel creatuer venus (liéf*.SO-l » o\i)li(piorail l'assonanoo •' do » « u oi » oL do « i » qu'on Irouvc dans oouuroluro : ou bion <> ni assonorail-il « » iiulilTôronuuonl solon son pioiuior ou son point. 2145-6 cas ré- : heur deueur (dévore) heur (heure) seur (sur) creatuer aore 2245-6 2297-8 2311-2 2413-4 : gime) 1146-7 V. sur co aussi riollanh' ([uo noliv loxlo. « OUK » M. : heurs (hors) fuer (« à nul veulh doelh curieus iour trislour plant iueusc atnoreuse 1554 s. : labeur honeur duelt veult heurs l)leurs amoreux Dans V. Dans .

par exemple dans sous la forme » . oelh) voelh (Dgl.. 715) » « ouyl ». id. eul . Au reste ce trouble existe dans toutes les parties de la France.. Dans V Dans Gesle de Liège (suite).5-() : : 1250-1 : : niellieiir 302-3 : Honneur ciier creniur (Dgl. viguer Flor. couleur...) . Trois faits dominent 1° : Une sorte de jjodacisme. oelh) coleur (Dgl. « oeil » qui se présente. « oe » devant il « r » ou « 1 » mouillé. « ou )>. . I (T. 21-2 45-0 : 1 foncur sfi. les mynours (mineurs) doulchour. 752-3 : Flor. CONCLUSION GÉNÉRALE SUR LES VOYELLES TONIQUES ET LOCALISATION DES TEXTES d'après LES ASSONANCES l'on constate à Le caprice que et première vue dans les assonances des pièces I et II dans certaines rimes des autres est donc plus apparent que réel. vculh (Dgl. I. vouUi (!•' lifui 75S-9 poignée : (helt.. Une étude attentive permet de les grouper et d'en rendre compte. eseripture. eul Flor.. faut faire une place à part au (v. voelh) ... p. 589) Crealoirc notoire jours ancessours. et semble être entretenu par III. îiauteur Dans Dans V.. mot ... P- 603) : demeure leur .. « u ». Laisse IV (T.... . II : ETUDE LlNGUlSTl QtJE (suite). j'aeure (adore) langueur. V. Flor.. creatoure. : V. sénateurs doleur honeur pluseur. « les Il rhétoriqueurs pour enrichir leur arsenal de rimes.. verdeur Flor. « ue ».. Flor. milhour. ververduer (Dgl. vigeur) veuls plus oyeul (Dgl... amour. surtout en s'aidant du wallon liégeois ancien et moderne.. oudeur) . veul Flor.. mais correspondre au dégagement d'un après .. virdeur (Dgl.) lemuT . oelli) eul . XLI (T. CONCLUSION La phiée « plus grande incertitude règne sur la prononciation de la voyelle orthogra- eu )). oûye 1307 : « oyelh (une syllabe) 1433 : « oyel » .) euer (débul de répl. Laisse . jjleure. 589) aventure. de l'épée) 47-8.. seure (sûre). id. veul Flor. seure (sœur)... flour. veul weulh Flor. 214-5 : Geslc de Lie (je. Il est impossible d'arriver à des conclusions précises et en est de même pour il la Geste de Liège. ce qui vérifie notre hypothèse directrice.) 298-9 Anior labeur 348-9 hoiieiir : 90. ardure (ardeur). si j'ose risquer ce néologisme. a) Faits communs à tous les textes. 666 : « oeyulh § 12. cjulh (Dgl. et qui ne doit pas être « i » seulement une grai)hie arbitraire... L p. dans V.) (Dgl. cas ré Laisse .LVI CHAPITRE Dans IV. deur Flor. gime) ereur deseur (dessus) tristeur empereure saveure vigeurc labeur. : sereure (sœur. oel.. voel) oyeulh 0G5-G : (Dgl. la fleure. I.. qui correspond très bien au liégeois moderne ».. lloneur (Cm de répl.

en l'espèce franc-ripuaire. Paris. b) Faits parliailiers à I et II. notre texte I. ^ un nous avons établie pour « a » passant à « on ". G. Haust dans leur étude : 1. Thomas. qui a été longuement étudiée et délimitée par MM.ues. ou ea (1) ai (prononcé ui ci : ii » : « ie » : : : : è. sur des terres reconquises ])ar des parlers romans. . A. si c( an » n'assone pas avec en ». il peut assoner avec « on >. le La hase d'articulation ««êuérale semble i)lus en arrière (pu. slaiilo. é) Ce dernier trait n'est assuré que pour I et V. Darmestetcr.dans français central. » h (pie « un u à » très "1' sombre. « et « r » alvéolaires respecti1 > vement à nette post])aIatal et uvulaire. in-4°. Quant dculx voielcs s'assemblent en une meisme c'est d^ptongue » \ ont néanmoins ^ardé leurs le éléments distincts et peuvent faire assoner l'un d'eux. Doutrepont et J. de même que un )'.LOCALISATION DU tEXTK la v(»\("lli" toiiiciiio. 11 y a des villages qui n'en sont pas très éloignés et qui joignesiL au même traitement du suffixe «-ellum» aboutissant à « -ê ». peut 30 Les diphtonf. ([u'en si elles ne correspondent pas exactement à la délinition : donne Hoteauville en 1497 » sillobe et retiennent leur plain son. ^Généralement avec la voyelle simple. (lu d' APRÈS LES ASSONANCES XLVlt Col (> i »> csl un l'iémoiil peu cas. La nasalisation incomplète et l'assonance an : on peuvent nous aider à localiser.. chez le remanieur de V) on : o « De « plus.. Cette articulation plus vélarisée et n\oins historicjuement être attribuée à un substrat ^crmani([ue.livilé de la pointe de la lanj^ue dont partie antérieure traîne contre le palais dur. Dans I et 11. oi : o Il • ou « i « ou « e » « i M ou « cl » ie eu ii. j)iiis((iK' l'cNoliilioii ijoslérirurc Il wallon lo lail (lisi)araîlro la dans hion des résulte d'une l'aible ac. Hatzfeld et A. ce qui est représenté par le tableau suivant : premier. une sorte de dénasalisatioi!. Dclagrave. « an à r <> on » ». la voyelle nasale peut assoner avec la voyelle orale correspondante. dont l'assonance « eal ai » nous a déjà forcé à situer l'auteur à Liège ou aux environs. o. 2" C'est ce (ju'at teste à la uclarisalion. : ce qui est représenté par le tableau suivant an en in ien : a e i : : : i (constaté aussi dans les parties indépendantes. Article « diphlonfiuc » du Dictionnaire général de la langue française de A. avec plus de précision.

30.. « bê. in-S". Doutrcponl cl llaust. . n'ont pas un caractère aussi spontané. Cheratte. 20. faut donc se borner à affirmer. p. . que nous devons être plus prudents dans leur localiles trois autres textes. que la Nativité le suffixe où « -ellum » aboutit à « ê ». avec le minimum a été conçue et écrite. C'est justement parce que sation. et Barchon au nord-ouest ^ présentent la dénasalisation complète de 1' « o » ouvert toutefois. Maintenant cet auteur (peut-être est-ce une femme ?) il faut le chercher sans doute dans les monastères et il n'est pas sûr que ce monastère soit exactement dans le pays où l'auteur a vu le jour. Paris. Il se peut déjà citée sur Les Parler s du Nord et du Sud-Est de la Province de Liège qu'il s'agisse non pas d'une dénasalisation. dans une région située au nord-est de Liège. 1913-4. 2. 111-4». où la nasalisation des voyelles est si incom- correspondante en devient possible et où « an » est si vélarisé qu'il peut rimer avec « on ». 5. par l'intersection de trois hgnes d'isoglosses. mais. de chances d'erreur. 3. Ce n'est pas tout il faut trouver un heu où non seulement « -ellum » aboutisse à « ê » et où la nasalisation soit incomplète. p. 11 semble bien que le remanieur de V soit de la même région que l'auteur de I 1. au nord de Liège. parlcrs populaires du nord-ouesl de V Angoumois. on n'a que l'embarras du choix. 04. Ibid. le sufTixe « -ellum » .. Enfin à « en » liégeois correspond suivant le cas « è « ou « c » ^ D'autre part. Là également. ceux des Moralités. 2 vol. Il est probable qu'il faut raisonner pour II comme pour I. dans sa forme primitive et avec une ingénuité dialectale rare. ainsi qu'à Liège. Mais à quoi bon aligner des noms ? Le lieu d'origine d'un texte ne se trouve pas. les rimes laissant seules transparaître la véritable proveplète que l'assonance de la nasale avec la voyelle orale nance. Argenteau. comme un point dans l'espace. 29. tchestê».XLViil CHAPITRE II : ÉTUDE LINGUISTIQUE i. s'y revêtant. des textes comme les nôtres ont pu et dû circuler de couvent en couvent. Un raisonnement aussi mathématique supposerait d'ailleurs que ces lignes n'ont pas varié depuis le xv^ siècle et nous savons trop par les décisives études de M. G. 1 vol. par I le seul examen des rimes. par les habitudes de copistes successifs. 4. Ibid. 26 à 31 cl carte. Dans la région de Hervé. On y dira par exemple « voz aie bé ? » (vous allez bien ?) « avéf vèyou nos mahô » (avez-vous vu notre maison ?) « tchâtâ » (chantons) « ô fru » (un fruit). aboutit à C'est « ê » . p. les * Les Aires morphologiques dans Champion. puisqu'on ne peut dire que nos Nativités n'ont pas de nasales. on songerait à se rapprocher plus encore de Liège. deux sons. de caractères locaux différents. donc dans la région de Verviers ou mieux de Hervé qu!il faut chercher la patrie de notre auteur. De plus. des communes très proches de Liège. Dalhem *. en verviétois. elle semble la plus remarquable. Terracher où l'on constate la coexistence des . Pp. . mais encore où « an » ait une résonnance sombre analogue à celle de « on ». comme Melen à l'ouest. p. qu'il n'en est rien Il ^. par exemple à Jupille. mais d'une nasalisation incomplète. autour de Hervé. Le verviétois ne connaît absolument pas le son « on » ouvert. .

2158. -eal )) aboutit. 110 Dans III 8 « arat ». 33 82 « samayne » « samaine ») {Geste de Liège. heureux dans Grandgagnage '. p. Foerster. 4051 « manechies » 311 1340 (menacez) 1360 « ameraie » 1524 « machinne » (« meschine ». Dans II 5 « amee » 75 « araie » 191 « awiree » (wallon « aweur ». « ramembrer »). leur rime de « ic ci ». 30. : : : . notre manusnote comme particulier aux Dialogues du » . : . Liège. : : : : . Doutrepont. : . : . in-S". Haust. Tableau de la conjugaison. p. sans qu'il soit possible d'en rendre compte par une évolution phonétique régulière. : . 3. à moins (pie celle-ci ne soit imputable à un modèle français ou picard. : . mais les vers indépendants de V sont si peu nombreux qu'il est diilicile do conclure à son endroit. et son non affaiblissement en « e » (« aweur » (agurium) Jean d'Outremeuse. . G. leur participe féminin en « eie ». « aroit ». v. : : : : . Zeilschrifl fiir Romanische Philologie. une préférence marquée. . « awereû » ou « awoureû ». 122. II. J. leur nasalisation complète. « astoit » 2556 « astoient ». Les Parlera du nord et du sud-est. G. 4. de Hemricourt. p. : ! . 3018. A. Mentionnons-les successivement. Doutrepont. 1845. Suchier ^ Pape Grégoire * le maintien de « a » devant « w ». que l'on découvrira peut-être quelque jour. p. : . : : : même protonique à l'initiale. 2. Champion. éd. : . : 1. : . : . Doutrepont signale ^ dans l'ode de 1620. mod. Toutefois il n'y a guère d'exemples d'assonances de la voyelle nasale avec la vryelle orale correspondante. : . 5. T. 48 « ameis » 47 « auieree » 65 « paour » 76 « sareis » 68. G. Dans IV 130 « samayne » 142 « aroit » 144 « astoit » 252 « astoie » 257 « ameruelhier » « manoie » (liég. jeune fille) 2027. t. Dictionnaire étymologique de la langue wallonne. ce qui expliquerait. 3019. v. « pawor »). : . Doutrepont et J. . chance. en même temps. « u ». de Hemricourt. Voyelles proioniques. N'es textes ont. t. pour certaines voyelles substituées à d'autres. p. « sarien ». Li dialoge Grégoire lo pape. : . Voici nos exemples Dans I 11. G. leur prosodie plus parfaite. : . ù « è ») i : Section IV. 1880. de Hemricourt ^«ameis». 269. : . « aoureu » et dans J. 33. 1 16 « Et a bien » (exclamation « eh bien ») 272 « amiablement » 314 « aront ». 7. Paris. : . 2 vol. Bruxelles. W. in-S". p. chez lui aussi. 25. de Hemricourt. « awireû » à Malmédy ^). crit le garde. M. p. 6. II. J. 187G. p. avec leur réduction de « ie » à « ».VOYELLES PROTONIQUES (« XLIX ^ mais j'attribuerais plutôt à Lièf^e mémo les Moralités III et IV. 174 « asteis » 31. à la protonique. : : : . 8. : : : : : . Scheler. I. « paouroux » « pawour » « aront ». 392 « aiourd'huy » 105. « remembrer » Flor. la Geste de comme Liège et comme Jacques « a « » Là où le français altère ou modifie l' a en hiatus ^. 371 Dans V 304 « ramembreir » (Dgl. « manôye »).

130. 141. seirons . 1445. 177. Exemples teillement : 18. veireis 725. « Heylas » 10. 360. . deux cas dans . On trouve « ai » à l'atone au lieu de a » . querrai) . veras) « . « « pitit » (115. 179. « pô »). 1022) IV. . Dans Dans « II. . ». 5. « III. 83. 539. veray) . 335. hierbet ». 860. mod. » . 105. 181. » « vilhar » (vieillard) : . « . 6. 241. « Dans 1041. . Flor. 1143. . 947. . suant . 479. 497. « » ». lesquels on peut aussi considérer le « ei » comme emprunté » à la tonique « 83. Flor. « « veyra veiras » » (Dgl. 6 et dans V. « i » Dans 193. suiant . seiront « » . 1774. petis) . qui se trouve aussi dans la Geste de Liège. « 255. seiroit ». « lysson ». » . « viertut » . « meirchi (Dgl. u « deis ie » maintenant (Dgl. 410. au » Signalons ici la fréquence de la forme : pau » (wall. « syeuant « » (Dgl. « legirement . Dans V. Flor. de même dans IV. verat) » » 997. verra . Dans « II. « cognoissance ») 440. Heyllas. « « syegnies ». 81. «legirement » (probablement par réduction de «ie»à « i ») 307. « hay » rimant avec « fay » (Dgl. 71. 811. fait : Hélais). « saintiteit » . veiras » (Dgl. lècèye) V. pourueroie) . 54. miesmement « ». 70. 2198. 304-5. Exemples 227. .) 368. dechieuent « » . « » veiroit 1439. 1253. que comme en . » meisment 1349. » « . « recognissant 264. . 18. ». verras Flor. etc. tresawiree ». « pou . 62. 2330. merci Flor. (tomberaient). 105. « myneir ». « veiraie » (l^^^ sg. « pais » (négation. Flor. « lesseie ». « veyraie » (Dgl. I. rimant avec « fays » « laichie » (liégeois mod. 758. 1217. Dans IV. Elyson » . 120. aiwereuse dans III. i'eiray » (errerai) 1254. liég. esmer- uillant rubrique après 89. . . « queilque » 62. « saintité » 470.) 144. mod. qui (avec la valeur de . « porueyroic . 276. veireis » . 300. 418. 201. quoique IV. « veireis » . (à Malmédy « awireû « heureux) lat. « cognissance » (319.L CHAPITRE II : ÉTUDE LINGUISTIQUE « ai « » dans II. 70. pour« verroie . . « ». III. peut-être éty- mologique. 97. Dans IV. « ceir- tainement ». Dans V. 602 aient « pau » (Dgl. là où on attendrait un « e porueirat » 9. se » (« si ». Cette forme est aussi fréquente en picard. « chi signe . 66. 441. « miesment ». Notons encore ici dans IV ei » « cautelet ». « « « Eylison 2160. 440. verrai Flor. » (Dgl. Flor. ind. 264. « (mais plus loin » . On remarquera donc à l'atone la même équivalence de ie » et de « ei ». . sieruire 617. dans lequel je vois un quartelet « « ei » est 21. 191. . mier- chy) . y. sic ») par graphie inverse. On trouve « pou » au vers 1749. suivant). fas « : las » . « amyneis » (amenés) 251. 247. pau). rubrique après 111. 1291. des maintenant). ». qui nous a déjà frappés à la tonique dans les assonances. 331 et V. « quieraye » (Dgl. ewieree ». » (ce signe) . 167. « fréquent à l'atone. cheiroient . 216. ». »). 92. « « remierchie ». fut. 310.

sic ») . « que » et « se » peuvent dialecte moderne. récompense) occysons » 1259. rubrique signourie) 158. » . 128. <( . ». poreis ». « gouerneraie . « sorcorreis » (de succurrere) 238. si l'on ne se souvient toujours que «qui » y signifie le plus souvent «que ». « souerain » 81. « u III. Dans III 45. 815. nouellement « 304. 28 et passim. Fior. 112. « coroneit norisseur « por » 163 et passim. . . 407. Fior. . icchiuoir gisir » . » Dans V. « porueirat « » . 207(). » . vos « » douant ». « soloncque » (lat. (Mahomet) 46. milheurs) 375. » . 40 myncraic . Fior. 1. respectivement. « occ. Cas contraires 52. 23. » 21. « ousy » (aussi) 186. « houneur » . 1911. 431. 351. cognissies) 132. « Sobrité » (Dgl. (Dgl. . « retournerons . 630. . . 225. « pourteit ». « le milheur ». 984. qui » (Dgl. 112. 107. « Cas contraires redoubteit » 271. 460. « se » conditionnel et que. Il est difïicile de comprendre notre texte. « apercivoir » . a aligement » français : . « si». soruenue « » . 1001. : . » . « signorie (Dgl. « sor » (sur) 207. 178. solonc » . « soiTlet » « soueraine » 208. 115. se » (« . (laisserons). I. « que 35. Fior.. 1240. . meilleur Fior. » . 398. » . orison ». et passim. 338. entièrement Fior. «sic»). trouuerés ». . « envolleppez « « » (radical volup ?) » » . 90. « Virlus 205. por. « poure » 209. « cognissies u (Dgl. . » myneir ». « Mohon » rubrique après 201. milheur » (Dgl. Dans IV. Sobreté) 1092. « dis])laire » 1020. ». 981. . 101. . pouvreté » . 2051.3. . souvent. ment . « souerain » . » « porueies ». « pouures » 165. 388. Fior. « laisorons » « . lat. 238. seigneurie . etc. legirement » . 118. par grapliie inverse) » . « aligance ». » lu'esineruilheroie ». » . 122.. se «(«si». Sobriété. 1193. rechiuoreis «. a nayneil ». 215. « enliremenL » (Dgl. 202. . connoissies » u Fior.si ». soruient « » . 1534. signeur) 285. » . 93. « qui » « (que) . « portant « » . etc. tourneis 364. . . « » . » que . nouelle « 313. « 420. 255. « . « « amyné amené. le relatif « qui » et la particule conjonctive» » si ». par graphie inverse) 220. CONCLUSION La prédilection . Sd.. sublungum) 224. : . ligierement). . 1394. 173. 363. 864. occasion) 2139. » . « jornee 332. par désigner. « demynies myneir. . etc. « entirement » 669. 450. 150. verdeur) 899. « trouons » . . dechluaiiL 887. 60. . 101. du wallon elle liégeois pour le « i » à l'atone est extrêmement connue le et caractéristique s'observe aussi bien dans les documents anciens que dans exemple dans le j)réfixe « ri » que le wallon peut donner à chaque verbe. pop. > (qui. 350. » 1205. « u « u qui » « (que) niyneis ». ripwèser) 1306. 1072. « por ». « recowreit » 94. « botton » 113. « porons : 378. sor » 359. sor. 165. 595. « esmeruilhant » guerredon ». « « « . 163. entirement) 758. « voilloient » (veillaient) 239.. soppeir 219. « legirement » (Dgl. « virdeur » (Dgl. « « pignier ». « amenet) » . premirement (Dgl. poroit Dans II. initiale. 71. que (qui. 38. ») . . « 50. . seigneurs Fior. 448. : . 190. . « . (voir pronoms) 108. 72. . 114. . . 239. . 421.yson 111. . « sostient » . » . « obliiez ». 731. lat. ou dans la conjonction « qui ». 385 et passim. 173. legiere- sygneur .VOYKLLES PnOTONlQUES M « Dans 77. « 71. « Dans « « I. « troppeaux » 297. par graphie inverse. 112. mod. . 24. « siweis » (suivez) (vieux français uochoison ».. 110. guéridon (vieux » . . etc. . '(riposeir))(liég.

trouvèrent). Flor. odourer) 442. costume (Dgl. Cas contraires 333. 102. 394. . Flor. gloton . . mouvoir Flor. 407. fourfait) . bordon (Dgl. souient (Dgl. ossy 1485.. voraie . voleis 846. selonc) . por- pourpris) . 373 et passim. . toullir 789. sekeure) Flor. osteir . soutenront) . soubtilh 166. poureté. . huiseuse Flor. Flor. souient (Dgl. . molin (Dgl. 113. . moulu Flor. ossy (Dgl. 134. solonc (Dgl. aueis vos vos signorie 35. sg. nos (voir pronom) 351. 442. Flor. trer . dobteir 1336. 679-80. souvient) Flor.. nouelletez (Dgl. coulent (Dgl.. 2229. 141. solonc (Dgl. sorcot 1938. 386. toujours) 278. rouué . volés (Dgl. molu (Dgl. . porueyroie (Dgl. souvient Flor. mouuoir) 474. 117. .. Flor. corocha (Dgl. là poes vous se vous volés) 51. 2348. . . . 213. . : 52. . retrovee 1131.^I nouellement (ire ft CHAPITRE . . 372. fourfaiture) Flor. .. . . 1*404. couurir 363. 1026. là pouez vous. . Flor. molut) 476. se vos voleis (Dgl. forfaiture (Dgl. II : ÉTUDE I. por 22. 380. odoreir (Dgl. 162. . 831. soppeir . souuient) . 329. toquiet. Flor. 444. 260. aussi Flor. . trouée . proidhome 1311. . porchiel : . godallo 1324. por . souuent) 24. . . ossy 685. . 1195. por 1237. trouereis (Dgl. . pour quoi. corochire (Dgl. tortue) . Flor. . . wyseuses) 385-6. bourdon).. mostreit (Dgl. . 165. oïr) 441. 162. envolupee 1935. Flor. Flor. . 169. enmouuoir) . sorcotteil 1988. 109. . . voulez) . soucoru ueit 1124. doubteis 390. . Cas contraires ter) . 272. id. Flor. . soudainement. 81. mod. 1241. là poés vos. . 856. ossi 383. solas . . 472. avez vous la seigneurie Flor. 274. convient) . 665. courtesie) . soustenal) 1249. escouteir (Dgl. laboreur. . gouster chier) . 896. tourtue (Pgl. foret (fourré) . ossy . . formé) 1000.. proueit 1715. prouee . pourverroie . gosteroit 2003. mouoir 1315. selonc) . id. moustreir (Dgl monstrer Flor. coronee 1123. 1602. souent . 94. Flor. . . .. souent (Dgl. hollette 379. por (Dgl. moulu Flor. . vos . coroche somonse « todis» (liégeois mod. Flor. trouverez trouuerés) . . tosiour . pourpoint)..) Flor. molut Dgl. 272. secourre Flor. courrouça . 2157. pour coy) 331. sorcourir (Dgl. . oyr (Dgl.. . mons: . gouerneit . : 1. 332. Flor. oudorer). nouelletez pris (Flor. 88. esprou- Dans IV souent . . Flor. . . nouuelettés) . 171. gosteir. 237. moustrer) . 394 et passim. . Dans V 3. porcoy . borgois 194. pourueroie) . . : . por (Dgl. . coure- 435. 2054. costasseiit 496. ostilh 344. corochie . . Flor. 855. escou. fourniere) 586. moulin) 475. . 237. troueir . soloncque (Dgl.INGUISTIQUE . . . 628. . lambordier 1220. 1130. 179. gouerne 377 et passim. ausi) (iiég. . Flor. moustré) 644. . . . coustume Flor. : . .. 320. esprouee . Flor. copagnie. moulut) 478. . 279. esmouvoir Flor. gosteir (Dgl. 235. . 140. porat . couroucier . esmouoir 1604. 475. forfait (Dgl. trouaie 270. mouement . . 725. . . envolepee 1688. ghouster) . « ossi » ou « ossu ») 631. 66. etc. morir 1070. soucoureis. : todi». sostenront (Dgl. fornier (Dgl.) . (Flor. cortoisie . . Flor. 236. dobiés . oudourer. pour) 342. odoreir (Dgl. mouoir (Dgl. . sor . dobtance. soustenront 947. fourrrieit (Dgl. id. . 330. . .. . morir 2020-1. esmouoir (Dgl. mostreir (Dgl. porcoy (Dgl. cortoisie (Dgl. Flor. ouïr Flor. soustenail 1235.. 248. signourie) 49. . : . 175. courtoisie. oyseusse (Dgl. signourie) 48. signorie (Dgl. 649. se vous voulés Flor. voroit . 1126. seigneurie (Dgl. retrouerons. par). 90. Cas contraires 261.. Flor. 376. tro- uèrent (Dgl. solas .). 351. 1099. Flor. selonc) . 2227. Flor. tous jour. voloir 327. courecha) . 312. sostenance (Dgl. 273. 1340. por- point (Dgl. solonc . . .

104. .. mains (liégeois mod. . 914. on la trouve dans II. soufiront) 413. 2. Cari Winter. 1393. compaingnie 301. Miroir des Nobles: cusicns) 265. compangnie 38. III : 174. cusin (liég. . chu (ce). mains (mais). très fréquente dans J. « notamment pour « tur- cusin ». : . Commission royale d'histoire). 618. pour « o » à la luolonique. . compaingnie. 1910. mentenant 205. Œuvres de Jacques de Hemricourt publiées par le chevalier G. da\npnement enseiignies . Flor. ensengnement 552. mais) . cuchier (Dgl. 178. maingier 1797. 134. « u » Dans 1 Dans II: mod. 467. Le Miroir des Nobles de Hesbaye. turturellc) 54. avant) . pasturiax . Flor. 476. dengnies 296. laisorons 11. A travers le te » ainsi que dans souvent substitué à liégeois moderne et inversement (voir aux pronoms). t. moult). 434. visenteir forme fréquente (cf. : . 368. lingnie (lignée). 173. . « ains ». CONCLUSION Les cas de turelle « » « u » adventice à l'atone sont peu nombreux mais très caractéristiques le dialecte liégeois par leur identité avec et « ancien et moderne. 51. humais. mod. 644. V 1006. ensi * . 926. : de Hemricourt. Dans I : 95. 279. 716. Glossaire de V ancien wallon ^ art. p. 285. angneas . 2. . p. Dans III 101. aconstummance ensengnier . 357. . 113. Kiessling et Imbrcghts. « min ». n° 488) . 394. mens (mais). infier. tu » est très Nasales à V atone. fr. 804. chu. suffier.NASALES A L ATONE LUI CONCLUSION Le seul examen de ce tableau montre la juéiérençc marquée du wallon liégeois I. hublement 75. I (seul paru). plusseur. hublemenL : . ses (« sens ». 94. 269. 904. 1144. 322. buta (bouta). dovant de Hemricourt et dans les Chroniques liégeoises. mult (Dgl. 693. 1619. Romanisches Etymologisches Wortcrhach. Bruxelles. . maingeront 1. in-4o (Académie de Belgique. Bayot. 1271. . Dans II 116. 119. 2395. III. besongne : . (J. buttée. 1911-1920. 715. . ans (v. Grandgagnage. de Borman avec la collaboration de A. Mohon 118. 394. « ainçois ». . 77 et passim. 248. 522.. 734. couchier). visiter). sains (sans). . renfuseir 1289. . kuzin) : 110. tuturellc ^. plusseur. 3. T. fr. turturelle (liég. 603. 1133. 1183.. II. 1392. id. (anque sic. selon Meyer-Liibke. : : . . sulïiront (Dgl. mais) . IVetV. mont. 36. 461. ly année (ainée) . sans). 102. 519. Dénasalisation : 248. A la fin du Dictionnaire Etymologique de la Langue Wallonne. soufTiroit Flor. 281. « visenter » pour « viseter ». . mais 416. anchois (v. 131. 1976. 123. Il iaut faire une place à part à des cas comme et à la l'orme « ossy ». 347. 266. les cinq textes. 306. 114. Dans Dans (Dgl. 623. 900. 1147. 215.). infer 460. aingneal 237. . Heidelberg. Flor.

. 222. II : ETUDE LINGUISTIQUE condampneir . Dénasalisalioii : 141. j'enseignoie (Dgl. enseigniez Flor.LIV 1657. groucier . mainsnie . tanster) 693. « u ». ensement) Flor. . i'ensengnoie . sans) . 123 et passim. (Dgl. maitieng (Dgl. 248. . sauf à II. volunié. vilonie) . assemblai.. ensement) 523. gaingneroy) .. gloteceaux . tesmogne. 1. ausi) 4. compangnic. P4or. 532. mes. mostreir . 1777. 91. 259. daingnies (Dgl. 696. . ensignier) . 357. 412. soninais. . Dénasalisalion : 221. : 57. eniorclieray) . c'est une dénasalisation qui se duit comme ce phénomène voyelle nasale avec la nous l'avons vu. Flor. le baingne te lault por toy baingnier (Dgl. ensignies) 422. bien vengnies Dénasalisalion : 142.322). 950. anchois (avant). mains 230. par l'assonance de la voyelle orale correspondante. 2387. main tin) . mainFlor. mains (Dgl. enseignement) . taster. 1128. Dans IV vus . ensi (Dgl. ensengnier (Dgl. taster) . gneusement 376. 1160. du liégeois ancien et actuel « . analogue à celui du latin et auquel s'oppose la faible articulation des finales posttoniques. 301 pro- enforceraie . hublement . 2140. mains (Dgl. 979. . 1112. 979. 1738. cobien. . gaingneroie (Dgl. gnier 293. . Dans V. dans V. esforcerai Flor. Ce trait est un des plus caractéristiques . 2141. le ne gaingneroie 1157. ensi (Dgl. Flor. grouchier) . Flor. accoplir . laingage . « daire sur la première syllabe. . Plus souvent. . ançois . 502. 132. 1772. gaigneroie Flor. . mais). I. mais) 3. 628. 34. 358. . . mains (Dgl. baignier). 540. cnforceraie (Dgl. Flor. volcnté. 128. Flor. maintien . cnsengnement (Dgl. tansteir (Dgl. on ne est attesté. 242. mes). mains (Dgl. 275. volenteit 500. CONCLUSION GÉNÉRALE SUR LES VOYELLES ATONES 1" On constate un renforcement des initiales (jui ferait croire à un accent seconl'heure. ainciez . 480. (grand). 935. mais) 186. cnsengnier (Dgl. sains plus (Dgl. li par contre 1977. » là où on attend un « e » moyen indistinct. 320. Flor. mangier) 102. ses. 428. 937. CONCLUSION SUR LES NASALES A L ATONE mentionnés ci-dessus sont de valeur très inégale et de signification très diverse. enfachon . asaimbloie 1796. Flor. ..394. baiiig. 2580. tansteir (Dgl. IV. . j'ensignoie) . D'une façon générale. est celle qui affecte la particule mains » » (fr. ainçois (Dgl. CHAPITRE daiiigna . 56. 606. 581. mais). . 1876. Flor. 1440. grons- sier (Dgl. ains) . que nous allons remarquer tout à Le « i résultat est la présence d'une voyelle bien timbrée comme « a ». gaingiiier . surtout I et IL La plus imporLes faits tante nasalisation et qui est adversative et « commune « à tous. Cette forme est celle ains ». 935. . etc. Flor. mengier . peut-être est-elle analogique de « Il faut noter encore visenteir « dans I. Flor. aussi gier (Dgl. dampnacion . . ensi . pingnier (peigner).. aussi Flor. (cf. grat 2405. 914. Flor. voletire . peut attribuer à un simple oubli du trait horizontal suscrit 75. villennie 1182. 100. au moins dans I cl II. 90. 968. Flor. . . daigniez) Flor. nos textes nasalisent peu. o ». ensei. vilonnie (Dgl. . ensi ainsi .

: Dans Dans topée) . 63. « astoil. 121. 387. voyelles ou les syllabes enire parenthèses sont à onietlre pour des raisons de prosodie et que celles qui sont entre crochets ont été ajoutées par moi pour compléter la mesure. d'Ir(e)Iande 473. comnie dans « meirchi » (mercedem). 1151. 2 et passim. li angele . La parce que c'est la position posttonique qui en règle l'évolution. verra. un « yod » s'en dégage. 51. ang(e)le (cf. mies[me]ment 2 515. Les protoniques de cette catégorie. voir(e)ment et les futurs Conjugaison). « angele » lll. que l'on place en réalité presque au hasard. p. ex.FINALES ATONES LV moderne. 3« éd. Section V. Cloëlta. même s'il remonte à un « e » ouvert entravé latin. Dans III. le « laisorons parallèle le u asteis ». Cf. non seulement l'atone a été renforcée. qu'il s'agisse d'un masculin ou d'un féminin et au (1887). III.). Inversement le « e » de « racorderoie » au v. d'Ou- tremeuse et J. « ordene » (même forme dans le document de Iluy cité plus loin. p. Certains faits doivent être étudiés ici ensemble. soumises à la loi de Darmesteter. 1907. cas(ti)té 418. à. XVI 2. >. après 682. . 1. 2321. >< •>. de Hcmricourt. . p. Ce n'est peut-être pas. Protonique non initiale non en position. est l'incertitude à l'égard de 1' « e » dit mut'. . dans son coiupte-reiidu du Poème Moral. en. mais où elle 231. combien de fois on a pu restaurer le mètre. peut-être pour maintenir une onoma- mod. du wallon aiu'ieii et : >. G3. idem) . un « e » est intercalé entre muette et liquide et a parfois valeur de syllabe.. par un phénomène deusvarabhakti comme disent les grammairiens hindous. Précis hisluriquc de PhoncUque (landaise. Paris. 56. 814. li sou[eJraine. 110. ord(e)ne 268. car. Je rappelle ici que les C H . en l'étabhssant le « e » sourd devant voyelle. aussi bien que de celui de J. 1144 ne compte pas. Klincksieck. en particulier dans III. dominante de notre texte. tuturelle (où. ordre). . Cf. nieis|mejment rubrique 571. apost(e)les. M. « meteroit ». comme dans maints textes d'ancien français. I. Dans IV. li angle . qu'ils concernent les consonnes ou les voyelles. se sont souvent maintenues comme dans I. t. II. 2. J. Romania. j)romier Nous pouvons mettre en publié par M. Finales atones. eite ^ le « vilonnie " de nos textes. de Stavelot. irre[ejment . douant ". Ceci confirme On que nos textes sont du xiv®^ Section VI. iiourciez (E. Wiliuotte. ailleurs. une simple graphie. n'a pas été amuie. 131-134). angele. . donier. . les angel. le 2^ l'ne autre eouséquenee de cet aeeent secondaire que nous supposons à l'initiale est la tendance à traiter l'atone comme la tonique dans le cas du « e ». turturelle (liég. parles Notes complémentaires (pp. après 680. 1291. . et inversement 410.

314. amonnestastes) : 1072-3. torde (tordre) graphie inverse 2029. Flor. : . il faut donc lire. 359. 11 ne le compte jamais dans les vers en dialcilc (J Haust). . Flor. . les groupes « s » suivi de « t ». ou qu'à un allongement de cette même voyelle. bcist[es] . fenêtre). preiste (prêtre) et « dyacque . preisse . tête. misérable) perde (perdre) 1325. 111. Toutefois. II. le Liégeois ne connaît pas le liégeois e » muet. perdre) blouke) osasse : . 75. Dans IV. me semble-t-il. miresse conforteresse). prinde) . Exemples pour moderne : blesse. pour la Geste de Liège. 2260. . preste (prêtre) rimant avec après 1862. Dans dans III. . 342. est[re]. estre et 2209 èsse ». 2026. desplait desplaist mesaise (Dgl. az. ou muette suivie d'une liquide ont été réduits. C'est de cet allongement qu'aurait pâti le « e» muet . tout[e]. 2209.. boucque (Dgl. fait[es] 176. 2. tiesse. 1304. 2024. comme » . entrepresis (2® p. est[re] . tout[e] créature. au v. passé déf. wasse » (v. 131. 1066. : . Nous en avons beaucoup d'exemples attestés par la rime Dans I. Cessant d'être soutenu par un « e « d'appui. Les clerc et Mtiist (rubrique après 204) 304. parfait[e] 24. ossast : arguasse (Dgl. toute : goûte 1' « Flor. cadrant mieux encore avec ce qui a été constaté à propos de la terminaison « ei ». « st » ou « str » à « s » ^ « cr ». Dans V. preiste (prêtre) . passé . perde (Dgl. Dans V. : presisse) 140-1. rimant avec près (prête) (liég. fignèsse (bête. déf. boucle . 205. est remplacé le plus souvent par un « s » simple (voyez plus loin Conjugaison) et sur le groupe « Is » où seul a survécu le dernier élément. depuis le premier vers « En l'honeure «jusqu'au vers 1234 de la dernière Moralité « ta requcst est honeist » et. mod. 237. Flor. : 1128-9. presist (Dgl. prende (prendre) mod. neté. (diacres) . request : 867. c'est-à-dire aux trois Mora1' La suppression de « e » muet s'effectue lités : Dans puis[se] . ou qu'à un accent d'intensité assez fort de la voyelle tonique. 1. dès le xiv^ siècle et à la difféIl faut en conclure probablement que rence du français. Dans lY. souvent aux dépens de la mesure. (Dgl. 206. on se reportera à notre tableau des rimes. par exemple dans les rubriques de la page 8 « az » (aux) et « pastoreaz ». tout[e] femme. en liégeois moderne. 3. . vous pris (2^ p. 1184-5. respectivement à « k » et à « d ». 2018. Dans le parler moderne. fesist[es]. 8. . preste (prêtre) 2281.LVI CHAPITRE II : ETUDE LINGUISTIQUE : mépris du sens et de l'étymologie. de la syllabe suivante. ne se prononce plus\ ce qu'on ne saurait attribuer. le groupe « ts » qui a passé à « z » en' français et qui. Il est superflu de donner des exemples il n'y a qu'à feuilleter notre édition. boise (boîte). dit[es] : . Dans « III. 2184. C'est une des preuves de leur ancienCette réduction s'est opérée aussi sur . 1072. 2097. fuist[es] . empruntés naturellement aux seuls textes où l'on puisse retrouver une prosodie à peu près régulière.). tout[e] gotte : 52. fr. comme le montrent les exemples suivants. « dr ». 185. . . 1069. tout[e] . « pi. : 1399-1400. met[e] . pi. nos Nativités notent « z ». Flor. adoubast amonestas (Dgl. . arguasse). caste. 2159. desplaise : mes aise) . conforteresse : (Dgl. 1' « e » final.) . liég. « gaste ». dans ce cas. 23. . II. dans nos pièces. toutte goutte) 9. demoras(t). 1359. etc. : .

Geste de Liège : « oir ». Là encore. Exemples III. semble l'indiquer et celui-ci r « e n'aurait en somme que ce rôle. LVII (Dgl. . 1387. hasard). droi chi. laisse CLIII). Le « n » mouillé paraît avoit été parfois réduit à . Bayot. Les exemples en sont naturellement rares et particuliers à III et à V Dans III. Il en serait de même pour le « 1 » mouillé. deux choses la j)reinière est que l'amuissement de r « e » final entre pour beaucoup dans rirrégularité rytlnuique de nos pièces et dans l'incapacité où sont les auteurs de I et 11 à faire des vers réguliers la seconde. I. Il en est autrement du passage de « n » à « hayme 1455. estrime ( doctrine v. celle : aime toute gent : . et qui devait former la préface du t. b'ior. inde). I' aussi « « wayîme » ^ ». Notons en passant un autre d final. bicste) . etc. volentir(e) . alleis vus eut (lat. Paris suppose dans V Alexis. . tant les exemples sont nombreux. 219. comme de tout texte wallon ^ s'est entendu très tard.. que le « t » final dont la conservation tardive. pp. aiidiire . « estrine ». Expression de M. boistfe] (0*^1. III. 1787-8. couleur). 2. . 522. les nuds (Dgl. citant en note « strème ». sur la langue de J. . leste. laites) 102. 165). . tresore : ore (Cf. ayme tout[e] gent (Ogl. « gaîne « s » « »). partiras. « » : n m . mes osse gros. 1009. fiO. 179-80. ad ce (Dgl. A. au 2037. 1. « royne digne » IV. 129. 1741. . (vl. III. . 3. mais qui pourrait représenter la spirante dentale que G. cogiioisl[rc'J (Dj^l. Ce traitement n'a rien de spécifiquement wallon. 1710. 436. nus) 573. ilite esiite : . 1923. . biostcs) . Avril 1919. plur. beslo . bladum les deux derniers ex. de Hemricourt. la réduction des groupes post- toniques et la conservation tardive du final sont des caractéristiques de notre comme de tout texte d'ancien wallon. . de verde coleur (Dgl. . Flor. porte l'ent) 635. ditle eiilitte). . vertud. Flor. impossible de dresser un tableau. coiiiioislrc . 1727-8. celui-ci non étymologique. 4. dans l'Introduction d'une étude. : De . porte l'en Flor. Flor. Flor. I. » après la tonique. boist[cs] besics . lut rait[ej por ce qu'el[e] preiit (jui 310. ad venir 752. teist[o| (l)gl. II des Œuvres. 966-7. . « étrenne ». Haust dans la Romaiiia ^. vulg. . del enchense (confirmé par le liégeois mod. : dans III. tieste) eel[e] qui 1024. est une des caractéristiques principales de nos Jeux. comme pour le « e » final ou le « s » final. CaYm 2336. Flor. 1011-5. Je le conclurais aussi du maintien de « d » final. 349.FINALES ATONES 51. « Le changement de la finale « -ne » en « -me » est assez fréquent dans nos patois ». par exemple dans « Orguelhe » (rubrique après III. bleid (lat. Flor. fr. de vert cette liste on peut conclure . ad ce Dans V. dit[c] eslite (Dgl.) 204(). . 1912. 1923. (cf. En résumé manuscrit affolement de F et de F t » « e ». restée malheureusement inédite. 2052. « esta » (état) 2071. Il est plus facile d'énumérer les cas contraires. : . dont ils sont souvent suivis. III. Flor.. : : . Ex. écrivait dernièrement le wallonisant J. comenchire èciiice) III. Même conclusion pour l' « s » et pour 1' « r » finaux. 1729. à ce) 844. las(se) II. : cheli qui ayme toutle gens). cognoisire). « règne renne ». tail[es] (1)^1. porte l'eut (Dgl. 194-5. qui doivent se prononcer intempestif. notamment dans les formes verbales (voir Conjugaison). )) .

Rubrique (d'ici) initiale. 35. 227. fachies (fassiez). tresdouche . chiet . 293. 396. conchoiuent « 242. chose . Rubrique après 86. 309. Consonnes el semi-consonnes. . 238. 80. cyté . 148. 279. de chy (d'ici) 76. 96 et passim. coroche . deschai neit 887. celle cyté . carnalité « 2360. 148. 167. cha . 242. 235. senescal . chaitiue I 1732. c + . encachier . : Traitement français Dans « m ^» . pechiet 758. chantent. che sont celles qui conchoiuent 254. . chanteit belle chanchon . i ». enfanchon. 255. . enrachinee. chu . 112. 49. chause (cause). escarnist . prinche . comencherons 455. 472. 1332. c -f e. i ». vechy . or cha. 629. 236. porchachier . 149. 70. chappons 2139. eschachie 1404. chantent 218. eschappe 119. chi. chi (adj. cest : . 54. « c -|- e. 406. . chachiet (chassé) 326. chascune . . 115. 2389. chose 455. 385. « c » Dans « I : c + 3> ». 215. encense .LVni CHAPITRE II : ETUDE LINGUISTIQUE Section VII. dechiuant 757. . enchense 439. escape . chauffe : cha estre . chascun . enchens 436. c + ». char . . 2342. 177. 114. Traitement français rubrique initiale. ceulx qui chace. nonchier . cest plache . cils enfanchon . . essence . . 183. c'est 136. 104. douce. ciel. 1007. che . 251. 119. . 272. Rubrique après 21. 326. rachatat . 731. . che. cils 261. aperchoit . 543. casties 2307. cheulx. 62. 387. echat . anchois. . rechiuoir . . 35. chi 244. 226. 271. 306. e. 76. Ichi . chevalier. 165. .) 116. i ». champs . . chantant rubrique après 141. . piecha . 1339. vechy . prinche 235. anchieneté . . . . mon . Traitement picard . . 131. (celui) 179. castemenl. chambrier 100. de chi . anonchie. . . chi (ici). 117. . 435. 296. 107. : Dans « II a. après 86. cel enfanchon 143. rachine . 432. ascars . che 173. . : c + ».

chieux bien (Dgl. 330. 126. . français : ()1. e » et « i ». chascun) 514. chez J. en ceslny : 220. skerpa 809. . id. meskine (v. 721. eiilhacies 117. chantons . chetis) 361. tença courrouça. . liicerie. : c + ». 71. ..S37. . char humaine (Dgl. ces coses (Dgl. . 308. Flor. . 428. estacque (Dgl. 11 scarboucle). . ». ces choses 72. toquiet. l'esquerpe (Dgl. actuel. . cheuance . par ces exemples. celle). Flor. 258. prince: 261. cskiek (échec) « . March (mars) . escherpe ail. sacies . . 265. mesquine (Dgl. . id. chi (Dgl. 1733. 629.. cosc . recinant 340. escierpe) (germanique. . Flor. . Tueschine) . mouton- 262. à ce « Flor. Flor. escharboucle (Dgl. c ». le scierpe) Flor. . castiier (Flor. vechy . Flor. à chis 133S. la chase (Dgl. . 166. Flor. id. 020. Dans IV « c + + a. dicli (je dis). fach (je fais) . meschine) 459. id Dgl. 90S-0. lieche . 123. 223. cause) 778. Scherbe bourse) 362. chilz bien) .) 431-5. m'esckerpe (Dgl. ce bien .) (à ce) : LTX s^. CONCLUSION On constate. chascun cun) 866. . 327. est cho à certe 1()<S(). merchi . en leur escierpe) 806. . ce. 150. Dgl. ci . s'es (c'esl). . .. approchier ceals .) Flor. . id. tencha:courecha) 514. escherpe (Dgl. . Traitement français « : 306. 127. . cas812. 300. . capiel. sacies . Flor. 'l'railement tlucesse . pour ce ai-je au cuers courons pour che ay au cuer courous) 307. . ces choses Flor. Dans « V a. 805. . cervoise . cest fîicies . : . 125-6. .CONSONNES KT SEMI-CONSONNES (3* sg. de Hemricourt par exemple. castieresse (Flor. chi). o . . chascuns (Dgl. chailif (Dgl. . . champier . : : . franke. meschine) 1196. à ce (Dgl. « champ e. 700. porcoy i'aic au ceur choroche (Dgl. mesquine . ches choses). . 3«^ plache . se (ce) 351. le mélange du traitement français et « du traitement picard pour ca » comme pour « ce. . 106. en l'escherpe Flor. 129. cel (Dgl. 74. id. tencha corocha (Dgl. or cha . 401. cascuns (Dgl. Flor. cheuaiils. 1003. . i 261. . final : : ch » 236. . . choze (Dgl. lâche (fasse lieche (liesse) 7<). Flor. « c devant « e » et « i ». ces coses (Dgl. choses Flor. 344. . . onchiol : 830. Flor. ches choses) 727. chastierresse) Traitement picard 295. 'rraileinenl picard et graphie u k » : 180. Flor. 53. . Flor. chastier) 387. ci » et il en est de même dans tous les textes Utté- raires d'ancien wallon. . estache poteau).) : . à che) 344. qu » ou '( k » devant (Flor.. fr.

nouvelle preuve de l'amuissement prématuré de « e » final. la fin de jeux. . 68. loyaul (plur. etc. de roy (du roi) : . 23. 364. . rubr. pastoreaz (pluriel) 184. 84. Flor. car il donnerait des conclusions identiques. Au v. de mort. I. ajourdhuy . « 1 » Vocalisation de aultre . Geste de Liège. .). . az rubr. veult II : . . 235.LX CHAPITRE II : ÉTUDE LINGUISTIQUE dit La même « dualité se trouve. 232. . . rubrique après 204.) . rubr. « le roy de roy ». Il en résulte. mod. 470. a Sot t. p. initiale. az (aux) v. default .128 pour l'article composé « à ». 346. mais « M. escouteis . qui tchanchon » (chanson). . 77. qu'on retrouve dans III. qu'on retrouve dans IV. 237. 95. . où « de » = fr. Chute de devant consonne a preudhome 72. 128. 214. a Dans I : Chute de « 1 » devant consonne . 74. a peuple rubr. a fds (au fds) .) 338. « du. 1075. L'examen détaillé des autres textes n'est pas nécessaire. 320. après 73. de monde (du monde) . a diable 498. altre . le plus grand trouble et il est souvent difficile de le distinguer des prépositions « à » ou « de ». 131. salueur (liég. 198. probablement en entraînant l'alloni^ement de la voyelle qui précède. 350. 258. rubr. aiourdui . « â ». qui serait en picard « dele mort ». 22. . « le roy des ciel ». 27. a talion . « 1 » Le devant consonne. rubr. 184. : . constatation intéressante pour la phonétique syntactique. après 135. 235. 235. 74. . Maintien de » devant consonne 97. fr. ainsi qu'en Uégeois moderne. « le roy des roy ». dans le liégeois moderne. a Messagire 466. . 119. mes tres-loyal signeur. « r» devant consonne. a (deux fois) pour l'article composé pluriel « as »: III. oii ne sait s'il faut traduire par « du ciel » ou « des cieux » et l'incertitude n'est pas moindre dans le cas du vers 308. 881. auquel répond. par exemple dans I. de ciel et de la terre. au v. des ». Il est très probable que la présence de « 1 » non vocalisé devant consonne n'a qu'une valeur orthographique et que les cas assez rares où « 1 » est vocalisé sont attribuables à une influence du français littéraire. très haltains 470. sau74. . 347 (Dgl. 77. V. a Lemple (au temple) 75. par exemple pour le mot « mataient ». après 165. a porte de salu . . . 259. après 121. observe « cha » (ça). sâueûr Maintien de « 1 » devant consonne 466. de roy (du roi) rubr. semble disparaître. 636. Haust. Toutefois ce trouble même nous permet de conclure que l'article composé singulier ou pluriel était « de ». mataient) « 1 117. . haltains 323. veur) 76. a roy rubrique après 427. aux. fols (plur. . a vin. 478. Dans 62. mielx (mieux) 190. : monde . dans l'article composé. az (plur. CONCLUSION dans le corps du mot ou à l'initiale du suivant. 99. 244. 268. au monde) . matalan (Cf. a II roy (aux deux rois) rubr. 225. maltalenl) pour « adeuant ». (fr. après 478. 28. 169. 212. V. etc. 91. royalme. après 63. comme « â » = au. IV. . . 344. 3489. . que celle-ci figure . qu'on rétrouvera dans III. après 110. saueur (sauveur) 313. devant consonne : 209. V. de chy ». . adeuant « 1 » .. 1507 et dans V. 234. 193. 237. 72. loyalté : . « thâr » (chair) etc.

296. sauelé (salut). . subtille ville) 544-5. : . La graphie dans III. : vilh (Dgl. Flor. On (cf. sing.. 185. belhc (Dgl. 333. comme dans III. ^ On notera la graphie inverse 1767-8. celh ancelh. oyeseusse III. Si<fiialons a. laisoie 857. . suffissamment . à cause du liégeois u 1372. elhe 1568. 63. est très généralisé. lasseit . . . 34. 123. . 21. les considérer comme ])ostéricurs à 1 et II. 307. 813. . 2554. 1827-8. belh 1025-4. iiouelh (nouvelle) belh (fém. uzeir. les pronoms personnels 202. Flor. gissoit . sommelhcusse oyeusseusse 1549. : . à cause du liégeois « sAvatche Une textes. estoilh 861. : . . seul (seuil) linceul IV. douse (douze). 1. par exemple sens longe alonge. V. . soubtilh . on trouve qui précède. veul I. » . p. 646. mesage 1147. : veulhe. : subtilh : . 1309. Ih'orgeulh 624. 160. sa ver 1055. etc. voir les nasales à l'atone. au féminin. : : . uial (plur. III. 2531 « . 59.) 878. Irailh (frêle). encore III. 731. . à raison du liégeois mà\ h nulle » . (trois fois) . laise . etc.. et V aucuu exemple de « az ». parfois. V. « ng ». 12. . de corps 228G. fois de plus le liégeois actuel continue ou reproduit l'état phonétique de nos mouillé. : . mieux). « s » intervocalique. 2402. Ih « 1 » L' « 1 » mouillé est en général noté par « ». 399. 3. à cause ». . Flor. . 1547. 964-5. 1178. ilh (Dgl. V. 332-3. useit 1591. as) . . escolhe . mies (I)gl. . 362. elh belh V. 41. 174. 16. noblesce. weulh (Dgl. gissant 243. euangielh vilhe (Hégeois vèye ancien.) . .CONSONNES m' SKMI-C:ONSONNi:S (L)<îl. II. 643. 1505. II. 287. 490. : : . les trouver il n'y a qu'à feuilleter notre édition. 216. miex . ce qui uous aus . folhe parole 1625-6. Flor. Ou reuiîir(piera qu'il u'y a daus 111. . Flor. plu^ oyseusse seur. . 310. 1300. belle). à cause du liégeois «nui » . nouelh (nouveau) et . viye ville). sauf dans II. V. 2075. 244. laseis (lassés) II. prophesie. soutille ville . et cette graphie est particulièrement caractéristique du liégeois littéraire au moyen-âge et lui est comnuine avec le provençal et le portugais. . ostilh . saucir (sauver). « n » mouillé. mauais . Les exemples en sont innombrables pour . miesse (mise). deuissons (devisons) . lillc soubtilh 547. 1569-70. elh(Dgl. Lhorene 1161. 267. 727. V\ot. du liégeois mî ». : ille) . dou). laisiet. sauage. laiseront laisier . elh IV. Le mouillement s'est encore étendu à d'autres cas où le français l'ignore. ilh . lasa 962. Le Mesagire . dans il) . . 1075. Le mouillement ire p.). V. voelh). W porto à 12()l. Dans Dans Dans I. 1225. 256. Le français populaire prononce « linccuil ». 424. le trouve dans I. derizion 1599. 287. 667. . 224. elle). de pain (l)i>l. utilh (masc.. laiseraie 131. : pastureil (plur. de ciel etc. « : gn 2127 mais rarement. prés.) .) : : fertilh : . 129. mauaislé. du Mor. . veulhe (ind. Pour l'influence de l' « n » mouillé sur la voyelle » domine . * LXI pour l'arlide composé « de » III. 484-5.

euch (voir les verbes). Dans le premier peut représenter le « t » aspiré que l'on entend aujourd'hui encore en le groupe « tié ». orguelheussement . p. ce phénomène. troussées Flor. mesaise) 1214. courons Flor. . « w ». fr. 235. ch. Dans V. fich (certain) . (Dgl. M. Flor. 1932. mellasse (Dgl. Flor. geule « gh » IV. orguilheusement) . mengat . . on rencontre régulièrement « e » prosthétique. à l'initiale. 41. » ». hausaige) . mainnie (v. batement). Ih'orgeulh parfois . blameis (Dgl. 22(3.. plusseur . 492. dans un document d'un monastère de dominicains et dans le Poème Moral. là où le français a un « ga d'origine germanique. melaisse) 91. vengance 1642. 111. dernière (voir plus haut). c'est le « s » qui demeure en wallon liégeois et la dentale. 1' A l'initiale. 111. laisal . .. 179. « amoine ». (Dgl. Il « est. hausaige (Dgl. orgueilleusement Flor.LXII CHAPITRE H IV. non une sonore. « th » Wallonie dans V. Seules les Moralités 111 et V « présentent. . « th 1. plu- 717. n'ozcront 228. » « w » correspond à une scini-consonne et on le rencontre non pas seulement. tour- semble bien résulter de ces exemples que le « s » intervocalique textes. laiseraie (Dgl. et si c'était. almone 1884. boidie dans 111. 336. puisans (Dgl. puissant . « j «. « g » Je ne sais rien sur la nature du « j graphie est indiiïéremment « i » ou « j 182. . » « th » se trouve au lieu de . une forte et non une douce. « t » dans 107. : 593. lesserai Flor. Flor. même si elle est suivie d'une liquide. me permeth (remets) exemple. meslasse Flor. Dans 111. g'ysserai 1672. 123. Dans ozoie . . mais aussi là où . courouc).. . poissans) sieurs) seez). 224. haussaige . une sourde. comme le on s'y attend. trosee (Dgl. Devant dentale. . deuiseis (2^ plur. On notera la chute de « s » devant consonne à l'intérieur du mot 1459. dans nos s » final > ars . 23. . 76. verges).) 238. 1543. 378. 293. 295. 67. borgois g » 1545. XVI. bathemens (Dgl. 98. 256. . . Wilmotte (Romania. Flor. Ce n'est pas le trai- tement wallon. 236-7. verghe (Dgl. . Flor. tombe ainsi que cette . mengant . 504. 302. geroier (guerroyer). panthier . courouche (Dgl. Dans V. 1525. notamment « maiiiie « dans un cartulaire de Saint-Lambert de Liège. mesaisse (Dgl. La . au xiii^ siècle. 28. parfois : . même en français. laisseray) . 218. : ETUDE LINGUISTIQUE . Mardi . enthaciés . 652. « : une affriquée. blasmez). sergant . coze. )) s devant consonne. 1074. mais clairsemé. note) en a trouvé beaucoup de cas dans les chartes wallonnes. waghe V. meller 1697. Conuoitiese et Aiubision 80. mesnie) dans V. 541. 1161. coroche . . ahgance V. . .

DicL Gén. esioi- 701. v. 218.) . l'œl et la vewe (1 syl. veycis (ind. 110. 4377. vèyou) 1^^ sg. 1599. . 122. vnideni^e Flor. vëuwe). Dans Geste de Liège. l'esloiir (Rois. t. 1609. veioir. .lli:. 1878. 206. twerons . (1. . 190. resjoiiel . 'M s^. castiier (Flor. 2(S2.. pi. . . . 2^ pi) 609. 2067. Nvvdainge (Dgi. tweroie 330. . 4004 et passim. weulli ()<S9. oyu . . veut) 644. . 2« pi. veiil) 754.) 845. ewieree se rappelle la célèbre 33. oynL ?). Dans V. oye- seusse . Noiel (Noé) . 1870. 172. . . . . 85. 228. 5906. 1606. chciir . Lu weulx waslelel . K resjoiir (Hi. . Senu-consonnes « i » cL « w « i » eiiLre voyelles )) en liiaLus. oyeulh veulh) (Dgl. impf. poioir 95. poioir (Dgl. aweuccpie 170. ap. . 3^ sg. 8. v. III. gaste) dans IV.) . pouoir issies. Flor. 198. 33. 701. veyuL (vu).)). wculhies. pawour . owré par exemple dans I. . wil (1)^1. Flor. Flor. veyus (Dgl. 1411. ma veyue . seioir 2108. 356. . v. veiis) . 462. eyut. eyût (eu). 139. poioir 285. Flor. 81.) . vëue Flor. 2^ 68(). 354. . juiif 456. poioir. 1463. à (Dgl. Dans (41. chastier) . . t.s 1 i:n iiiaius . coyart (couard). ?)). veyu (Dgl. oyue (entendue). veyuL . esioiissoncc . /. 798. 389. 65. loweis 191. 1133. . veioir (Dgl. 4. 2529.) rencheiir poieis . 121. . 365. veyut . . priier . Dgl. Nveul 22. oyu (entendu) . II. 1451. etc. a\viree) . (lié<veois : waslè . Lu weuls. 264. IV. l. . 990. 475. . 236. un » v ». 1661. m. Flor. « w » Dans Dans Dans 1. vniL. . veyus (Dgl. Lu (iôiS. 2^ pi. 393. veue (2 syl. i. vos veieis 2108. 988. Qu'on chanson de Delrecheu. 272. . . . (impér. . 22. . pooir) (l^e sg. paiis. 439. I-'lor dans V. .) Plor. Glouterniie . 4-11. 2706. voelli) voelz) 703. rescowry (p. doiient . veyut (liégeois. l«w. 31. 39. mod. 42. widies 1259. Lu veus (hû. 712.\iii II. vir) . 980. Dans IV. 261.mi-c. veu syl. 457. . termiieur 1591. l'ueil et la veiie (1 veyu (Dgl. priie. . rubr. 285. je veiil . . oyut (eu).onsonnks français a « i >< ht u w » enthi: vuvi-. 1212. venl wil) ()19. creyu (Dgl. 477. poioie (impf. s'esweulhal 77(). (il 7. . vëu Flor. vëoir . priie pri . 1255. V» festoyer). oyut(eu). euist (subj. veioir. 1850. oiir . 215. pry) .) III. rechaieis .Uoau) . veioir . poiiL (impf. 2305. paiis.) veioir . . 1896. 300. haiir . (Dgl. recowreit 17. mon poyoir (: . 1226.) Flor. veyue .S2.\. . 96. oel) . 783. 63. : dji djowret) . veoir) veiies (voyez). I. . tlél. veyut . lu weuls (Dgl. oyuL . . oyu . 384. 1998. . 1872. 670. 374. très awiree. weulh (Dgl. creti . id. veioir aiies . Flor. Ir. loweie. 2529. v. ehemiin. i)elil <>. 599. . l'esleer. . se esjoiissoil 67. cLc.si. 101. eul oït) . lowee . 1855. . 9S1. amendeie 214. 462. paiis 121. M 2552. . 261. cheioir (choir). wasse (v. poies . . Flor. 370. priie . l'ior. II. . Nvaine esehiweir siweis 12192. ouï Flor. voir vëu . 183. poior . 331. l'oyeul et le veyue (Dgl. veiiwe (3 syl. 367. Dans Dans II. 200. . 811. prés. . loweie 585. prés. . . widenge) 613. v. 47. soiies (subj. (3 syllabes) (Dgl. oyeusseusse . id. 3« sg. . . 1251. 88. 131. veyeis (subj. 125. . 345. 711. joweraie (liég. 1342. veyoir (Dgl. auieree . priier[e] 100. flaiotiel . creiis) 440. conjoiir 134. Flor.) 166. loweis. . après 452. weoulli Flor.

. mod. syl. lowe absoub. euisse : peuisse) . sereur 525. 74. dëust . 982. « s » analogique). 264. Flor. eau). lowant.) : c'est le . 2223. 3541. 550. lo t.) (Dgl. scëust . etc. : plur. Dans Geste de Liège. Li jeux (sujet) . v.* contre Crist . Juwis . la langue traîne contre le palais.) (Dgl. : 1303-4. ons (nom. est un des phénomènes plus caractéristiques du wallon liégeois ancien et moderne et qui atteste une fois de plus le peu de netteté de l'articulation des voyelles que nous avons déjà constatée. : djowê) 893. mod. 2309. (: pardon) . peusse (1 syl. Section VIII. rubr. Fier. eussiez Flor. (2e plur.) . vowe. priie à vostre 698. euist (2 syl. feme . Cette tendance est si forte encore ajourd'hui qu'il est difficile à un Wallon ou même à un Belge cultivé produisant un « yod « ou. les sage . 286. dewissies (Dgl.) (D^l. 1150. deuissies) . 1705. 935. dewissies (2^ pi.) 1. I.LXIV CHAPITRE (: II : ETUDE LINGUISTIQUE . plur. m'ewiste-il 1402. je lowe. lowî. Pour passer d'une voyelle à une autre en hiatus. (liég. ewist pewist (Dgl. 58. dëusse . . les lèvres. jowoit . peu tendues. deussiez . lowe (ind. : ioweaux 2437. 31. ëust) . III. 2092. mod. dewiessies (2^ êwe. 488-9. . eusse . dussiez) 11. dëussiez) 561. (1 syl. l^e sg. Jhesum . tant . Cf. init. CONCLUSION Ce les trait. nuls gentilh n'est le fils . 1821. . suers (vocatif) . init. 662. soit sénés . . ewisse (Dgl. : peusse (synér. peuist : 870. prés.). rubr. deuist) 194. sg. nus (attr. sire (vocatif). 222. 599. .)) 678. eusse (1 syl.)) . siers (attribut). dewissies (Dgl. 1757. de voyelles labiales. sceusse : (synérèse) seuist) . Dans Dans et II. louirc (fém.) . de il mal faire n'aie nulle sereur jour. 127. loc). 5. peuisse : sewisse (Dgl. Flor. . fr. ewist pewist .) . Entre moi : ma sereur Yre . vowé Dans V. uns sains hermite 2560. ly awe (liég. . Flor. Flor. jeux (attribut) (vocatif) 72. 1410.)) . sire 28 et passim. l'ewist (Dgl. suer (attribut) ( : . 1140. loyer) 1911. v. Flor. 1250. pëust . pewist sewist (Dgl. abondamment représenté ici et très important. I. . ewissies) : 578. s'en dewise (Dgl. Jhesum (suj. 15. dewst (Dgl. car pardonneis n'est pechie nuls fil 615. dévies) . ewist (2 syl. s'il s'agit de prononcer « théâtre » sans qu'on entende un léger « yod » de liaison ^. deuisse) : 167-8. 1056) (Geste de Liège) .)) (1 . ewissies . lowé. eust . . s'affaissent l'une sur l'autre et il se dégage une semi-consonne « w ». voway . Flor. MORPHOLOGIE § 1 Survivances de la déclinaison. v. 1469. 1057. 1052. 752. 1' C'est ce que les phonéticiens allemands appellent hiatustilge ». Dans 22. li plus sire . n'est nuls homs. deneuist (déniât). (liég. 579. à Ihesum Marie 640. 1539. absol (!••« sg.) (Dgl.

. le . la . . les œulle (plur. 1()5. On notera les comparatif et superlatif hérités du piesme (pessimu) et. elles peuvent servir textes 11 : . Gf. 1769. (contente) : V. On peut cependant admettre que. à les situer à l'époque où ce phénomène morphologiciue était en pleine décadence. 173. 425. . 2« partie.s Flor. Hiii. : T. une angneax. par grant repentance V. 488. L'article féminin singulier est « le ». par le tenuer (fém. 100. queil terre et ([ueil III. après 314.).>. à cause du liégeois « contêne 1189. rubrique L'article masculin singuher est « li » ou « ly ». in-S».) (Dgl. malcontene. .. « l'affolement de 1' «e » empêche de se rendre compte de la formation du féminin des adjectifs. queil chose. 66. 98. 132. . 66. 64. une angneaul. donc au xiv« siècle ou au plus tôt au xiii^. le pieur » . le (fém. les oels) 355. 487. 1268. Rubr. « l' De même que affolement «de 1' « s » /> . .). li vers maingeront li cors(sg. 157. 814. 1124. suer-sereur enlTe-enlant ons-honae ». 280.)). du roi CONCLUSION y a donc quelques survivances de la déclinaison de l'ancien français dans nos « sire-seigneur. Dans indéfini : I : 74.IF. 31. Il en est de même dans IV.) l 195. li hault Dieu 225. les. etc.) 82. Article 59. etc. mais il serait bien dangereux de n'employer que ce seul indice chronologique. les oreille . 287. 1773. 11. rheuals (sujet) 372. grans (attesté par le mètre) 1219. Dans IV. les yex Flor. (rarement « la 1178. s » Dans Jhesu). mon chire ûls très ameis 391. 1' « e » analogique est encore peu répandu. pour ceux qui n'ont en latin qu'une forme aux deux genres. ons . L'article mabculin pluriel est « ly » ou « li » (exemple: 1797. 1. (/esl une jeux . 144. . 135. V. resplendissant. III. etc. : : . «lo ». li 22. sesseruans ileziraiis (sujet sin^. 102. . . C'est encore la forme hégeoise ^. de roy Jhesum (Dgl. s'il at longe temps. 800. 134. rend difficiles les constatations relatives à la déclinaison des substantifs. § 2. nuls (sujet). Liège. le grasce Dans II Dans III . on). exemples initiale 467. Essai de Grammaire wallonne.MORPHOLOr. exemples 121. : I. Exemples région . . 76. H. qui est du liégeois actuel. 132. teil latin. 71.. Article simple. beaux enlîe (vocatif de « enfant ((icsic de lAège. obevssans cl ») rul)ri(iiio iiiil. par exemple dans I. contene § 3. surtout que l'emploi fantaisiste de 1' « s » trouble beaucoup les constatations. Articles. 2257) ou « h ». Julien Delaite. LXV . 14. 1895. 573. « . cnfes (sujet)). ARTICLR 178 ot passin}. ons (avec analogique) (Dgl. : une : . p. 97. 72. pastureil (plur. Vaillant. en fourme. grant . 1798. Adjectifs. (rarement « le »).

ajourdhuy . on trouve . . a grand pommeal et a petit 1060. 105. del enfant 436. ung (Dgl. li (Dgl. 498. de » Delaitc. . rubrique après 135. dou tenir) 260. 27. On li . un). le premire . 68. . 308.. 1075 (fém. pp. a roy 470. à côté d'autres formes qui semblent françaises aus (946) de la (1411). Flor. se sont trouvés réduits respectivement à « a. Flor. de temps (Dgl. Dans V. 78. dé » et « az ». de ciel (Flor. quoiqu'on la trouve encore à l'état sporadique après cette date elle est spécifiquement liégeoise. . dou chiel) 231. de ramon Flor. 966.). . . az. de grant defroy. dou du ciel Flor. az 117. 595. . le Trinité. 1. . âdvan) 91. à l'espee) 371. 924. 124. a temple 62. une. dou 1207. après 110. 925. .) 177. 470. 1225. . . '( exemples: maison (Dgl. 258. dans les textes littéraires. m. . chute de « 1 » devant conal. a prudhome 72. et angre Flor. . 489. . du temps chiel) 360. présente les mêmes formes liégeoises a (= au). temps). Flor. le signorie (Dgl. . des (plur. un . de ciel (Dgl. . 198. . al encontre) « as » ( = aux). : . a Sot 75. Orthographe « des » (— du) aux v. de queil (Dgl. Article composé. . de rehef (Dgl. etc. oiourdhuy : Ilerode a Peu])le 166. 971. de la ^81. 35. plur. semble plus archaïque que « as » et remonte au xiv^ siècle au plus tard. 364. . a) . dou ramons) (Dgl. . de ciel 123. . de ciel 252. 225. 193. du modèle. 236. a porte. uns) ou 12. Dans I. rubrique après 63. 1175. la prononciation .LXVI CHAPITRE V. 520 (Dgl. . dou pain) 67. mod. . . 14-15. rubrique après 73. : . tous li angele). 31. . Flor. 244. . la . et au pluriel a als ». malgré l'influence II : ETUDE LINGUISTIQUE l'article : Dans maison . a II roy. li 457. 538. . 1128. al autre 384. az rubrique après 131. la seigneurie Flor. Exemples modernes « li fleur dé cot'hê » « d'I'èfant » « atcheté â marchand » (acheter au (la fleur du jardin) au contraire marchand) « fé sogne âs-èfants » (faire peur aux enfants) ^. de cors 378. adeuant (liég. vertu d'une (( En loi : . Angele az Faslore 82. 84. l'article pluriel a. ex. . CONCLUSION phonétique que nous avons étudiée. 855. du(|uel) 397. de pain (Dgl. : . à part « az ». Dans II. as escolhes . 1199 et 1227. tout maison) 796. 35. de tenir (Dgl. 2006 de 2 (= du).-rubr. le roy des ciel (du ciel) 292. sonne. . 547. tous ly angle . du tenir Flor. . 210. az rubrique après 427. Ce sont les formes du liégeois. a petit enfant . 226. 268. J'ai déjà fait remarquer que la graphie « az ».) 77. « al » (devant voyelle. a talion . Au pluriel rubrique après 216. . Grammaire Wallonne. . de ciel et de la terre. comme dans III. de roy . . 2. le signourie) 507. 802. al espee (Dgl. a fils 99. du relief) Flor. 23. 62. as pomiaulx (Dgl. aus . .. féminin "le» le ». a monde 74. . du pain 365. del ». a monde . as champ (plur. 77.). del (fém. 22. du balai Flor. de monde . 881. Dans IV on notera 5. a queil . : . . intéressante pour établir l'ancienneté de du liégeois moderne. .

suivant immédiatement d'ailleurs le de très nombreuses rimes « moy foy » des vers 296-7 602-3. lorsqu'il n'y a pas abréviation . Grammaire Wallonne. instruit parle français. 28. ieaux (elles.if. 2455 et 2457.). 17. amis my.). « my. est naturellement en « i ». 4. eaux (cas régime) 869.a troisième personne est ilh avec 1 » moy amyneis mouillé. ly masculins ou féminins. je moy « joweraic : . Pronoms cl adjcclijs pronoiniiunix. sensiblement même tableau. Ibid. de nombreuses rimes attestent les formes « vos.3. mais il est certain qu'il faut lire « vos ». chy my 394-5. ty » dy 1587-8. ly. esl [)lns <• fois (par ex. Aux v. 290. 226. 127. 1106. on appelle les Picards les Delaite. le cas régime étant ou bien luy »(202. la jjreniière personne esl « je » : %. quant te tu vas ensi prisant. » » sov. my ainsi.oGir: : rnoxf^Ms r. : chie » (fin de réplique) : : moy : (début de . \us nos 534. ly chi. . se tu serat bien prouee 1086. . et un « le » féminin. 291) voisinant avec « ly » (69. (jrammaire Wallonne. qui répond exactement au liégeois « lèye»^. attestés bien des première et deuxième personnes du pluriel sont (19(>. la résolution de celle-ci vus ». . Ibid. cas régime) j'ai déjà parlé de « elh ». parce qu'ils répondent au liégeois « dinezm' (= donnez-moi). etc. respondeme.ctifs lxvii § 4. du v. absoleme : 149. pp. 345 nos no partons."U). l. : . 62-3. etc. J)ans II. etc. dans la rubrique après 89. Dans IV. complément direct. A) Pronoms personnels ^ Diins 1. ty. . etc. (Cf. 916-7. on 1. )) oblige à restituer certaines d'entre hisme . assurément analogique de «ley». toi ^. « bodjîz-v' » (écartez-vous) ^ et parce que c'est le rythme qui Notons encore. « ameil bien ». exemples 288-9. etc. : : : . qui sont wallons aussi bien que picards ^ sont afïirméspar 298-9. est l'actuel tint-t = tiens-toi. 291). v. tu qui toy voy (vas) 33. quand de distinguer son « tu » de . complément indirect. observe M..MoinMioi. est bien ditïicile au sujet au reste. moy se . voilhiesme a aussi . Les nos » et « vos ». rappelle le liégeois n donne-tu » = donne- Toy. 362. Autres rimes « 1785-6. au cas régime. . 1765. . eux 1553. 6. « luy » (286. 2()(). « nos » (7. .3. Le « tu ». 31. Dans III. 241. Peut-être publierai-je quelque jour Delaitc.) les . et enfin une série de pronoms personnels conjoints tout à fait intéressant. Cf. . voil- 2163.. force à écrire « : : : . III. 438) ou bienaly conforme au dialecte moderne. 55-6. au 2.). là oîi on allendrail une forme atone - 9G. s'asentir ne tu veuls 2124. Je signale un curieux « mey » (293) féminin. 8. Cet emploi de te » « tu ) au régime entraîne celui de il « te » un Wallon peu son « « ». p. A l'armée.. vos nos. 17. 2395. Impossible d'être complet faute de place. trouvent souvent à l'atone. etc.) vos (16. p. 2l()). L'assonance « remer». plus haut. 234. 10.T ap. 233. 1669. que moy fais trembleir 115. même l. seyeis v(ous) . « Ch'ti mi ». comme dans le parler actuel* Remarquez par exem])le au v. pp. « « moy » prédomine. (ef. Il en va de même pour le féminin u en ley » du vers 448. : . 6. nos ». 50. etc. un pronom conjoint semblable à ceux qui sont familiers au wallon. comme » parfois en liégeois moderne (jui . 5.)(). 1530. 2. 896. tableaux que j'ai dres«és. tient. et ie et tu par compangnie. répl. 8. v. ne l(e) . « my. ly ». Haust. quant te seras mort. assonances en « o ») au cas régime. . : aux v.

toi delîendre te fâche) Flor. »). III. 1. « tu » : veuls (Dgl.LXVIII CHAPITRE II : ETUDE LINGUISTIQUE les : . Dans facile à I dominent les formes françaises. nous corps et nous armes (nos corps et nos âmes ou notre corps et notre âme). ie cr Dans un trait une graphie inverse « verviétois ou hervien. « soy » s'emploie comme moy ». 211. mes amonestas aussi IV. 2. « Le pronom réfléchi I. . se (féminin). my Geste de Liège. à côté de quelques formes françaises. Ex. 62. monde 100. éd. Cf. enfanchon (compl. 366. 1129. 406. attestés par » my le (fém.) 212. . D) Adjectifs et pronoms démonstratifs. La Prise Amoureuse.. 1095. par exemple au v. au singulier comme au pluriel. . tu tu arme (Dgl. . 136. comme dans . on verra aussi au v. . se semblans et se portraiture 276. sg. à ne pas corriger) que j'interprète par la contraction de « me » et du liégeois « els « (=les) ^. enfanohon . si (masculin) me. cisse. Ex. au régime. . 70. chi dir. vous le mes amonestastez) nestates . se tu défendre tu lectes par On dju ». . et sa chute est confirmée par le rythme. Jbid.) 386. Flor. toy défendre) te 967. ses usage (sg. le V. cils (attribut) . B) Pronom réfléchi. 375. 2137. toute chu. Dans II on a. mes fils (mon fds) 1766. 207 . cils I. Hoepffner (Dresde.) . wus mainnie 569. cest natiuité 321. . .). . Dans III. Très curieuse est la forme du v. même là où on attend une forme enclitique. : . amon- (cf. nos mateir (fém. 41. vos Flor. s'aucuns est qui tu mesdie te face . expliquer par le nosse » (2^ personne « vosse . p. on trouve. Dans 143. dém. etc. vos règne (votre royaume) 541.. mais qui n'est pas inconnue en picard (cf. 68). Delaite. voit de nouveau. féminin comme au « « masculin. « l'abréviation vtre ». 127. ainsi qu'en liégeois. de te porte 2143. 968. qui toy mesdis ou qui 1005. cy rimes 139-140. 16. cely (pron. Kaus euls » (203. 941 et 943. ou qui tu fâche vilonnie (Dgl.) 615. cel . 282. : ci. 261. . celle chose 398. « Ele « est souvent sans « e » muet. d'autres qui sont wallonnes mi. vous antes (plur. . Grammaire Wallonne. Le liégeois contemporain a également de Liège. ses servans (son serviteur) et dans V.) 296. tu t'armes). 165 (Dgl. plur. 1148. C) Adjectifs et pronoms si possessifs. my amy 691. Ce sont ces formes que seules connaît le texte //. de nos parties (sing. de vous (1. mesdie ou le Flor. cf. p. . qui est fréquent dans la Gesle v. ciste. m'escolle 1000.). . t(e) auctorité. . : . « » pour » « jus » au v. . nos aliance (notre alliance). . ossy 302-3. Haust dji (je) liégeois étant remplacé dans ces dia905. 687.) 157. qui . cest paiis 441. vos plaisir (sg. etc. vous les . ti. en m'aidance 151. soy est apparuit. L'adjectif possessif masculin et féminin singulier « vos » est même attesté par le mètre aux v. 9. cest ^ (masc. semble à M. tes cuer (ton cœur) 11. 883) s'y trouve concurremment avec : français (366). Dans IV. 1910) p. du moins mais on notera cependant au wallon « l'on résout à la façon ordinaire v. cely (pronom) et 265. 1119. 93. te. vos) bons désir.). chi signe .

est inconnu. . je uole 197. cel (lém. ."> . à cuy . II. au v. couix (celui). « que » par « qui » ». . chieux l)ieu. fait penser à une première personne du pluriel bien liégeoise en « -ans » surtout que l'on a. complet des formes verbales de mes textes. mais la place me manque pour le reproduire ici je me bornerai donc à signaler celles qui sont le plus remarquables surtout par les identités qu'elles présentent avec le liégeois moJ'ai dressé le tableau .1811. . ceaus (plur. entrepresis (passé : . 265. 96. 270. nulz 178. Exemples I. très souvent.XIX cy ». . 1193.) . comuie en wallon moderne 228. 1. 304. ploreir 48. à cause de la préférence u du liégeois pour «i » à qui et moderne.) 1293. (r. (\c rci)li(pic (lém. inverse.). à cette U^ pers. dans notre texte doit se traduire par « que quelquefois. L' « s » analogique. . à cuy (fém. puissans: aorons. . 1597. . E) Adjectifs et pronoms I. (k' .) . . : . nos hahondans (nous abondons) ^ A la deuxième personne du pluriel. . déf. ». 217. teil(Dgl. eu cesluy terre 1337. . 501. derne. Cette dernière observation est de M. nesuns (régime) 1520. tel) 601. prés. .). 146. 311...) 900. comme dans le dialecte à raison d'une graphie F) Autres adjectifs pronominaux et pronoms. qui (ù qui) . l^e sing. . réciproquement. nulluy (sujet cf. chi endroit 1196. 7.) conservation de « t » final. 119. rubr. à l'indicatif présent. .)-1. Haust. c.). del autruy (de ce qui est à autrui) V. On l'atone. d'ailleurs. . celli (fém. « -eis » est la terminaison normale quelle que soit la conjugaison ce n'est que dans les verbes en « ier » (prononcer « îr ») qu'on a J.) (i29. 459. . je vin (ind. . . queilconcpie 945. par toy misme. aie 3. cestuy (adj.) 297. chascun iour 481. . 223. aLleslé par la rime luy). cliis. liég. Conjugaison. Conjugaison dans I. 2e plur. Dans . . 06(1 . sg. l'adjonction fréquente d'un « e » à la première personne du singulier. cest (lém. ceaiix (ceux). chu (ce) 223. après 201. 1827. doie. de cestuy . passé masc. sans doute pour indiquer que la consonne ou la semi-consonne qui le précède doit être prononcée 166. veulhe 190. toute chu (tout cela). iiolu) III. I. etc. on notera en outre. . ce! j»eut. 2558. L'assonance 85-6. I. 488. cliy. par coy V. n'appellent pas un commentaire particulier. 173. de « ie » à « i ». .est par cxeiu|)l(^ . 911. tôt. 117. . cu)iuiuonr.eliii) . . nuls 295 nesuns (aucun) 360.MORPHOLOGIE Ddiis 111 on Irouvo 602-. 350. Ddiis IV. presteir 49. cheulx 203. desqueil (fém. 2U). § 5. plur. a déjà dit que. quant grande ? (combien grande) 670. III. li aulquant (les uns) . dont (d'où)."). et ddiis V. 231.). relatifs. parce qu'elles s'expliquent par le jeu des lois phonétiques que nous avons déjà étudiées passage de « e » tonique à « ei ». 170. at réduction des groupes finaux. nuls 520.onu'iil à iK'hul 175. . 78. * : CONJUGAISON (cf. Beaucou}) d'entre elles. ameis (part. Flor. de la ([ueil .

330. alaitire 176-5. prenez) et 149. qu'il y euist. kimincî). appellet 159. oyt 350. retourneis 203. nos donneiz . qui vient se ghsser même dans un féminin comme 29. resjoiiet .). auez. « deueroient » présente le phénomène connu sous le nom sanscrit de « svarabhakti ». etc. demoreis 420. mod. 7. Ibid. enfanteir. sg. doiient (doivent) et 371. au lieu de « aueis » (24. 134. A V imparfait. mod.) . marqué par un « e » : ex. se vos la troisième personne du pluriel. comme on . regardeis 65. . si v's-avî. à la première personne. G6 à 70. sg. 1. 172. ce qui n'est pas le cas pour le Hégeois moderne (ex. pp. on a naturellement « -eir ». 475. viengnent (forme ordinaire de l'ancien wallon). u in »). 374. 207) est. 48. en »). 87. à la troisième personne. Ex. presteir L' « e » final inattendu qu'on retrouve aussi dans 49. 445. ^ Le ». 166. est dans une laisse . 186. Au v. 42. 109. représenté par le liégeois moderne (77. Remarquer surtout 113. 275. mod. . : On remarquera la conservation apparente du . poleûr).^ Le subjonctif imparfait. on confondrait facilement les première et deuxième personnes du pluriel avec des indicatifs. la terminaison «-eis : « ou « -i » orthographié Ex. poiit. Four le participe passé. semble indiquer que le « r » s'entendait encore. desireiz (masc. fmal dans 158. 2" série. renomeit . que nos diseis (liég. 491. veyut 143. G. 95). 396. nasteroit » est à rapprocher de : nasterat » . 441. puillent (lié. Le conditionnel. » un changement de conjugaison. « je renvoie ^. mentire volentire. Ci. mod. « « où diphtongaison « vièrez . et « i ». vèyou) on remarquera à ce propos que 258. Notre texte connaît aussi « dit » (dites). auquel h' impératif a. le Wallon liégeois (Bulletin de la Société lié- geoise de Lilléralure wallonne. qui ie » : : . plur. d'hés') . . « sariens ». 139. par la réduction de « ie ». 152. Ibid. prendeis (liég. etc. vos prie qu'à luy veneis 334. mod. l'on constate en outre à l'atone dans futur de « 8. 2.. ». diseis (liég. liég. esleut. n'aiies (liég. on notera aussi deuxième personne du pluriel en « eis » 163. coroneit. obeisserons ». n. naistre nasterat » (213) de « obéir à la première du pluriel. 104.. venus. comenchire. Le « z » ne se constate qu'une foir. anuitye (assonant avec ut » partir . . XIX. V^ du plur. est le liég. ofïreraie. Au subjonctif présent. : ameis (masc. . aoreis. de « poloir » (liégeois mod. mod. gemire. poreis. si fréquente parce qu'il présente cette terminaison « -ien » (à prononcer ici dans les anciens textes wallons et qui a fait l'objet d'un assez long exposé de M. Le juiur est. puissons 380. Cl. je note les formes bien wallonnes. . sg.) (liég. 474. : : Doutrepont.165. a été déjà cité à propos des voyelles en hiatus. ameis (masc. les : auies. etc. mod. 3. 133. . doit être une simple erreur pour « poioit ». 230. CHAPITRE II : ÉTUDE LINGUISTIQUE 38.) . dans 3.).. On observera la veireis (2^ plur. dihez).) ou « « i » » (ortho« i graphié « ie ») : ex. A Vinfïnitif. obéih'rant. « Au la conditionnel. allons 381. s'y attend. Doutrepont. : : : : 24. retorneis. veyus (masc. A formes les plus intéressantes sont 456. pour les verbes de la première conjugaison 11. 55. 52. 242. Tableau et Théorie de la Conjugaisun dans t. où « l'aspirée remplace la sifflante. polè).493. 357. Signalons lemouillement dans 193. prindez fr. du v. 429. mêmes phénomènes phonétiques terminaisons en « ei » : .LXX « î )). 47. âyîz). que enporteis . Quoique les semi-consonnes « i » et « w » en hiatus aient été étudiées plus haut. n'est pas moins intéressant.

oirt. co^noy ». de l'ind. 81. 315. Cf. le wallon liégeois. On pourrait s'appuyer. asteis. 3G7. qui correspond au dest » de de H'3mricourt et au « di. après 73 et après 18. 11 1. ox ul . G. Doutreponl. qui atteste la réduction du groupe « st » final à « s ». dist. 263 au passé défini 183. mais parce qu'elle atteste la vétusté de certaines parties de la Nativité I. 409. En dehors des formes déjà signalées en « -eis ».) 48. 67. condusit 206. Vimpéidlil. de de Henni- . 3562 et passim) ou de J.n-oupe 29X-9. qui est d'ailleurs régulier. 121. de Hemricourt. parrolle. out ons (entend-on ôt-on. 104. 29. U)7. d'autant plus « d » . G.. qui est aussi dans la Geste de Liège (t. 3. I. 617. Doulrcponl. 4. . 37. Subjonctif imparfait. 1. 121. v. « rubr. cinq ^ fois. au v. p. . 208. 1. on |)eut supposer suy. l'J9. prés.t-i ». « or ». Cf. assouor on u o pour dolondre cotte opinion. formes de Job. en ancien français et en wallon s'en suit) . dont ment de « se3 propos. la moisson sera naturellement moins : riche. 410. Le fragment étant plus court. G. ardeis 224. Le futur présente à la fe du sg. je ne retiens . adist-on». estez (rimant cependant avec le part.. 99. . Doulrcponl. formes fortes. summes 111. de Slavclol.). 177. 20G. 227 2« plur. vous pris (2^ plur. rubrique après etc.Moia'iioLOdii: : conjugaison (s». 2^ personne du pluriel. 318) osl : : >•. sume.415) doit certainement se prononcer « soyî » ou « soyîsse » (liég. (S2. 30. 171. sorcorreis (voir le paragraphe précédent. 258. « -eir » et de celles qui présentent la conservation du « t » linal. 411. some.xxt on u ou » . : v. la forme « soiies » (22. mod. sous la forme « ert ». qui est la forme de Jean d'Outremeuse dans la Geslc de Liège (t. vous alleis 117. qui cite les court et de J. elle soit ignorée du 'rès ancien français. sur la pnMiiière personne du ])luriel. conjugaison dans I).». et p. que « l'escritoie » (j'écrivais) du v. p. est inq)ortante. 'Mi). pour les . . non pas que. loweis 11 l'sl prohablc (iiic. 466. il laul moUre on vedette le j. 116. 141. . pieu. Le « potions » du mod. » poloir (liég. par contre. p. et vous dons (3« sg. Conjugaison dans le wallon liégeois. p. lusèyîssc»). : étymologique ^ du hégeois mod. qu'il euissent. Colle qu'on trouve dans notre texte.. cet « e » final sur kupiel nous avons Viinpcujail. 2101) et qui s'apparente au « sierat » de J. <> i. A : déjà appelé l'attention. 404. que nos y alloni. je note liég. en regard de 110. mod. je veiit 249. passé H 1res aimùs ») est exactement celle du liégeois moderne. 88 et Delaite. A 172. cil. Au v. ouïr) . p. : Conjugaison dans II. La 3<^ personne du futur.. (ju'à cause dos rimes ([ui suivent » roy co»*nus comme le feraienl en wallon « kinohe » el « so ». Ibid. prendeis (prenez) montre le maintien du nous esioiissonce. on trouve « seirat ». v. . couinu' 1()().) est préféré à « diseis ». Le verbe wallon. op. s'en siet (fr. poleûr). oyu . après 29.'iO. .'). rubr. 412. 154 est la l^"*^ Wallon émaille surabondampersonne du plur. de Hemricourt ^ Au subjonctif présent. Nous insisterons davantage sur la deuxième personne du pluriel de l'indicaUf présent 11. « Dit « (176. <> apparuiL » un simple participe passé ou u ». le 18. . rappelle le « allansse vèyî » que l'assonance est en « an » *. sûmes .). de : . Conjugaison dans 2. ou encore sur la graphie « pûmes» (pommes) du vers 107. p. Subjonctif présent 93. 2(S7. Dans la ooiijui^aison du Ncrbe cire.

LXXlt CHAPITRE V infinitif. Il faut faire un choix. 254. destrure est le « distrûre » du dialecte contemla rime A ofïreir. on a du liégeois actuel « riçûr ». purifiire prononcé. forme sur laquelle nous venons d'insiter à propos de II. je dois ». refuise. : . correspondant à 1' « -êye » oyut ». 39). 105. . : . intéressant pour la prononciation du « t » final rubr.. « s'ensiewt ». Du participe passé.) du v. « Il est difficile d'étabUr. cryet on. corr. mod. C'est probablement la forme « vou(e) » du v. 1296-7. sentire (liég. 3e personne du verbe « vouloir » est 103. veulh doelh (31) 2122-3. je veux. . qui semble transformer le « i » précédent en « y » et paraît répondre à une prononciation « èye ». 85. Indicatif présent. dans 181. 1753. Au v. « dj'aoyou » = j'ai eu j'ai ouï. 561. comme dans I. . contrairement à l'usage du dialecte moderne. à moins qu'il ne faille entendre « eyut » (fr. op. à un « ou » ou bien à un « o ». . 566. 337. remarque « oyou ». 2378. 214. correspond encore 272. chiet 760-1. je dis. « asteis » (37. ofîrire. je sais. excepteit 190. porain. loweis. II : ÉTUDE LINGUISTIQUE en « offrier » et 28. sinti) 46. p. du liégeois moderne. dich (cf. 115. plus haut « sue-suy »). A la l^e personne. 100. 276) ou « asteit » (34. doye (: accorderoie) 1354. . priie 785. On trouve aussi parfois une finale « ch » 423. recevoir). qu'il faut pout-être corriger : . puet (Cf. notons 24. initiale. liég. M. . Le par. qui donne la solution phonétique de ces graphies contradictoires. ou 698-9. la récolte est au contraire énorme. comme en liégeois moderne. 1887. corr. qui ne peut guère s'interpréter que par le liégeois « pou vou ») au français « il peut ». ie cryeme (crains) 2246. fai(e). la 2^ du plur. voy et de même à la deuxième pour le fr. après aux 193. Conjugaison dans III. 219. Haust. preie. veulh (: doel) 518-9. équivalente au « dji vou ». Au v. veulht ou veult (Cf. mod. fach 428. veulh(e) (: orguelh) 247. 210). aye 177. . Pour le verbe être. 395. « aye » ou « oye ». puit La veult. accomplire Particulièrement importante est la forme « rechure » (65. tions. si prier » . 188. me permeth (je me remets) 2101. . ie te lowe 1410. la rubrique v. . L' « e » final indique sans doute que 1' « r » est encore 38. après 580. : : dans 18 . ai(e) 426. 758. Cf. je retiens les féminins en : . guérie (3^ sg. la l^e personne est 29. On notera. oise (fr. ay(e) 290. : : . ie creu(e) = je fais. ie cryme (: oyie) 1621. . équivalent du liégeois ticipe passé est « esteit » (228). ie lowe 1525. correspondant au l'inf. rench). rubr. » est à rapprocher de celui qu'on constate dans nos textes à la première personne du futur. 189 correspond à une prononciation « uè » de « suy » (95. : : . . crois. cit. dist. à cause i. Pour le verbe aller. : . enchiet fléchie. 558. 2. au fr. weul 137. Dans les 2560 vers de la Moralité III. . choir. say(e) ^ 84. A Verviers. . par mode et par temps. vuel. à guerroyer) 375. » de II. est encore du dialecte actuel. u s'ensiet . 1491. aux formes correspondant au français « je on constate souvent la présence d'un « e » (jamais d'un « s »). . . : . veulhe duel 63-4. On ne sait si la graphie « sue » (1^^ sg. on retrouve. fr. 2303. : . Ex. on a « eu). « -ei » du liégeois 37. : wès') 1. Cet « e Doutrcpont. 79. 795-4. à cause des abrévia- donne 634. 1891. aiidiirc. 3^ pers. 45. ose : . 1712. G. . . i)cut-être influencé par « sûr » (suivre) « rechure cuer » au v. 49. on a 441.

257. dans : les Gloses de IJannsladl '. 500. manechies (menacez). G. fich je. doelent . resomout (de 1971. 86 du tirage à part. 41. J. » . . 3528. dont on (cf. 80 du tirage à part. prendent « (: tendent) ^ . Ibid. G. 1451. à régulièrement à la V^ personne du singulier -oit ». est une forme intéressante. Remarquons je plus) . la forme de notre texte. poions (pouvons). 1401-2. voult (voluit) . voelhent « 1954. dans plusieurs formes.MORPHOLOGIE Le 011 . 321. 2® pers. 686. mod. il leur loist Il : sta là sins ré fére. 4. Ibid. 2391-2. cités plus . vinent) ^ 305. 1972.) . Doutrepont. 1246. poies (2381) 900. . m. 2467. La «s » : 2^ du sg. 2365. vus faleis (vous vous trompez). qui est exactement. Notons encore. 266. : . . pouvoir de Hemricourt Imparfait : puelent liég. 585. 114. asaimbloie 417. sccit 21 ['). 3. allast . . 1397-8. esLuel est uéeessaire) « lU7()-7. 1125. etc. 592. 3() 1. « fieh c . 2263. qui répondent (voir ci-dessus. t. voleis 1339. Il faut mettre en relief une de ces premières : dont nous avons déjà parlé 1667. se main: 3® du plur. avions). : on trouve « assez la 3®. prendoient (cf. 1609. « « -oie » . Conjugaison dans le wallon liégeois. auiens ' (fr. ons lune . mure[nt] cf. demorast. Doutrepont. 7. 979. 780-1. pluriel du en dans « -in . seulent (de souloir sceis 500. enfan- 817. Doutrepont. 6. 856. lUUO. . 11()7. casties 1340. pour la valeur phonétique de « -en ». I-XXIII : « ie » est naliirellemcMil réduit à « « i ex. présente parfois un il « » qui montre que ce groupe était réduit à 2029.). se vesti semoudre rubri([ue après 1277. pers. rubr. n'est pas différent de 2439. . la graphie 1777. : parole ») . oych 1543. morit . ne seuent (fr. se ie oys (prou. 2470. On a « avint » les Aiwes di Tongues (1700). dilte 1624. . Cité par G. en prononçant bien. Malgré la grai)hit'. : savent).stuet clii . i (: heur[e]) ». qu'où rencoutre. puilent (de poloir liég. : . couent (lat. 2452. aueis . deveur[e] estât. qui sont des picardismes. p. 692. selou l'abbéBastin^. poés . après 1425. Bulletin Soc. out (euteud) (l"^® 760. Conjugaison dans le wallon liégeois. à propos du texte . comeut (rime eu « in 2131. du plur. -ois ». : 1659. pers. 940. »)) . |)MiL r. 269. signalé par M. Jean de Stavelot. 710. çais et ie les escrips. aux V^ ^ et . 2115. p. vos veieis dit[es] . M. réduction de « ie » à « i » 304. poioins. : 151. deuincnt (deviennent) (Jean d'Outremeuse. poieis . veyeis . « maingent poleûr ». « o ») . Passé taie . si<Tiiaié par . P^ pers. prendent). 1433. reuinent 503. G6 et s. Litt. A le la première conjugaison. 5. polè). Doutrepont. peut rendre compte par dihans disons plaiha passage wallon de » intervocalique à la spirante = . ivalL. = 1504. G. . 609. enffuitaie. Haust. ») » . coutinuent le seps (il » (sapins). Le poète Simenon (tl847) l'emploie encore et Stavelot. sg. II) . 462. 2264. à Faymouville-lez-Malmédy 2206. . licet). veulhent . de Hemricourt. plus haut.. vuelent 1. p. : CONJUGAISON ».ureis) : 221 . mod. elle est en « -aie » : 816. WihnoUe. comme Trois-Ponts ont conservé « nos-avins ». p. défini. 3e du sing. lu uc seis. quijt requiert . 1. p. haut ». connue en ancien franst que le hégeois moderne n'a pas gardée. à la 2®. (cf. devinent. p. se tinent 2213. . 50. prist . vos me 1031. 2. 1295. J. sceit ». tynent (Jean de Stavelot tinent) * 727. . quirent « « : acquirent (acquièrent). tinent . de Hemricourt. . de « stare faut s'arrêter à la forme. (Cf. ie n'euch.

dans la première conjugaison. 1930. 191 et s. » atone 2467. . HI. nos orons 2523.. layrat 117. veiroit. à en seroie ou des rimes comme 1490-1. (laïc) \^ pers. . racorderoie soye. vient (renia) l^e . 168. qui précède la terminaison. perd(e)raie 2338. 1344. veireis. perderent) -aie . nasquerent de Hemricourt. « t » final : 909. arai(e) enfin. Renseignement de M. . 1336. J. Glossaire des Poésies de Froissart. Doutrcpont. 79. 956. Le 15. 414. 893. Le verbe wallon. Conditionucl accorderoie La V^ pers. Par un phénomène de « svarabhakti ». . ^. viu(e)raic perd(e)rons prend(e)raie Il . parât (parlera) (cf. moras 2467. 1792. 3. voray (voudrai) (laissera). serueray (servirai) g'ysseraie (je sortirai). J. 1128. « dwém'rè » : 455. sara Notons 663.) . p. renoyat 470. G. . . 239. partiraie hahay. v^ parrai) conjuray (3 syll. : myneraie (2 syll. comme ray(e) . 1828. volrai(e) 804. : CHAPITRE II l ETUDE LINGUISTIQUE « devient (tenir compte de la réduction de 2336. mureis 1979. en français parlé . rechiueraie (recevrai) . trait caracléristique . : . 957. t. disist[es]. tenrons . . amuissement « i » (dormirai)) ^ de la quatrième conjugaison latine. à cause de la conservation de . (cf. mod. 2394. voraye. Tarasse en l'autre ossy » (liég. parfois. 799.) (comme : : . « « -eis 1225. est juger par des graphies : comme prononcé probablement « ôye ». plur. vcnisme le » à « i ») . car nous avons affaire là à un futur. amen- rat . poraie 2132. dans aiïecte le .) 1917. n'entre pas en ligne de compte. deu(e)ront . 2. (cf. 1348. vos demeur[e]reis. 169. 1647. : . ce qui se passe aussi en liégeois moderne . awymes). areis 1439. qui passe à « e » le liégeois moderne . 444. 1343. De même cet que. un « souvent au mépris de la mesure du vers dans 167. donraie 135. . 1560. . à cause de 1' « u ». ly fesist[es] ])lur. on observe naturellement les mêmes phénomènes de « svarabhakti » qu'au futur 420. : du 2^ du vus 3^ du : 2403. . etc.. est prononcée. 1948.LXXIV 2247-8. à la 2« du plur. : 1. La graphie 2370. . . p. polrons (pourrons). 474. rechiuereis . sg. : généralement en . saray . de Hemricourt. 934. 1019. tenrat (tiendra) .) : 133. fesiste 2260. a maintes fois disparu. 2261. s'esweulhat (s'éveilla). 938. comparons (payerons) (sauterai-je) 1981. 86. yraie « c< 663. . venrat (viendra) « 2466. iuneraie. e » atone. 2133. osterai(e) lay 1781-2. 792. venrés à l'atone : 2447. a » : 16. maintenist[es] . 1306. Haust. e . 17. comparas (3 syll. de Hemricourt. 1642. de notre texte : : demanderaye . voroye en « oie : doye (dois). de Hemricourt. d'ailleurs. metteraie 1' n'y a pas d'exemple de réduplication de « r ». déjà constaté. . La 2« pers. arai(c) 1105-4. moroit Au point de vue de la constitution du radical. passim) ^ Futur. « ». et s(i) final l'auras-tu) : A » : la 3« pers. » adventice s'introduit . auisme (eûmes) (J. (3 syll. et. yst(e)ra (de « issir ») . . . : . et. arois la 3^ en « -oit » 1349. amenrat (3 syll. arons : . mora . 1144-5. deneuist (déniâtes) 852. 1534. plur. est en « ois » 1094. debueroient (3 syll. L' v. . (et si si de la 2^ pers. Delaite. . .) 909. saura-ge payeras) 2332. acqui. du sing. s » à en juger par la graphie du rârè(s)-s'. fisent (J. poras . par assimilation ou autrement. mureis (mourrez) (entendrons). voiront 1363. on a souvent un . soufïerat (souffrira) 1767. en français : 293.

le wallon liégeois. 1258. une fois de : . 1501. prendeis (suivez) 1223. or le me ^ dil[es].y p.oNMT'c. porois 1157. 1557. V^ sg. siweis Impératif. de même qu'à Theux. puis[sel qui » a la valeur du français k que ». 2. 393. 1701. 1893. n'aies. 2035. 119. : V^ tu pars. 382.xxv 2110. rechaieis 109. que le rendist[es]. qui les a toutes nivelées par l'extension analogique de la terminaison : . Ce qui prouve que ces formes doivent se lire la : « âyî » et « veûyî ».>0. amanne (amène). prés. deueroit 1038. meteray. puissent Subjonctif imparfait (parfois avec valeur de conditionnel). sg. etc. : . c'est rime 2253-4. pardoiiroit. . Conjugaison dans Ibid. 1516. prestasse. puis (1 syll. t.. 75. au v. puist (1 syll. : . est intéressante.) . i)ardonrois 1502. 642. « ây ». 1""^ pers. 1 . . : : 2393. sing. 1365. 1307. aiies . 350. syegnies vos (signez-vous) : . Awans et dans toutes les locaHtés du sud. . . deprie (ind. La 2^ du plur. voilhisnie 1 1()()9. doinst . à lire « î » 5. qu'on n'a plus guère vue depuis le Fragment de Valenciennes. 858. observations. veulhies. 15. voist . (: dehayt). : r. 1711. 568. vos On mo> geois . sing. 2^ pers. 572. ve^^eis .or.) . se 2^ pers. dans le faubourg Sainte-Marguerite (Liège) et dans les communes du nord-ouest de Liège. qu'en voise. Les formes sont peu nombreuses et intéressantes elles rappellent celles du wallon ancien mais non le dialecte actuel. que ie ewist . du i)rononi personnel eonjoiiiL dans 1 19. dil|es| 175. 829. .351.AronnioT.AisoN . 839. 2® pers. 2059. L'emploi et l'omission muet. i^arlcis 187. mais. arbiplus. . . 280. 908. . plur. . seyeis v(ous) .) vus priies (subj. s'est conservé un « a » bien clair et bien ouvert Cette forme ayet (( : <c . 1704. 1812. âOÔ de la (i'<'. 28. ]K)roit 1165. dont l'u à » est d'un yod » ou d'une gutturale avec 1' » a » qui le précède intermédiaire entre « à » et « ô ». . 2^ plur. con\me en liégeois moderne). Doutrcpont. puist). a ik'jà parlé . ne vos esmniies . . ay(e)t « 1949-8. situées sur les hauteurs voisines. toy estasse. aie. . p. traires de r les « e » Peu de formes ren^arquahles. ayent. 1629. 1394. pardoinst . plur. prés. . deuenrois 383.. 1553. fachies 837. G. fait[es] est à rapprocher du lié- u lez » (laites) Siibjondil présent. voilhiesme (même ])r()noneialion) 12()l. . . parce que a un trait ancien du wallon est la non réunion de « i «issu àye ».. 281. 302. puist . l''*' « 1203. pour les verbes 1850. faciès .iF. . Polleur. « -ahe » de la première conjugaison. 260. puisent (puissent) 1965. 1442. fâche (fasse). est en « -eis » ou. gênent. 1552. plur. puissons. donneis : . 278. : ie m'oeliie (le 3e pers. 598. cognoist[e] . 15(')1. preiulorois. s'en ayet ». sg.s7(' de Liège) On conslalo aussi l'ahsonre coiuplèle de réduplicalioii di^ 1' « r » 1037. soumis à la loi de Harlsch-Mussafia. ayt . 1. 708. 3^ pers. 2209. 927. 104. (jui personne sing.lehanster. . ne vos esincruilhics (lier. en « -ies ». csvoilhii. absolenie 210. qu'il me met . se vousisse[s] (voulusses). 385. . » ^. condnisl (: : 749. 1029. leneis 1250. s'en voyse .). de 1' « s » et du « t » à la finale. r25(i. : 1471. 1804. die.

renoieir (renier) 742. déjà signalé au futur. siwir vestir(e) passage d'une conjugaison à l'autre 1889-90. : pour . 761. On (liég. 79. Je note au v. . rechiuoir. poioir 216. Signalons pour : le radical. 2086. 2049. observera . p. juner) . qui wallon (liég. ce que prouvent 1» les rimes suivantes chire (fém. myneir (mener). . 421. mouillé en ayant dégagé un. ie avec « ei » . comme en wallon moderne. 1. veyr et de même. et. 2360. desiuneir . veyr. veûr. volsist (J. le « r » se prononce encore. « svarabhakti ». 1' « n » où l'homophone doit être « i ». serait fastidieux d'aligner les : innombrables infinitifs . réduite pigneir 1181-2. peuist . ensiewir mod. à la différence 104. les graphies inverses : 424-5. etc. laissier : : : . pooir . le radical. rechiuoir. : . repentire. plur. on a 1433. encore 112. sentire 115. sg. 239. conuertire. le phénomène de 754. 103. aydier sentire 1273-4. 75. Etude linguistique sur Jacques de Hemricourt. : . venire . rier[ej . 3« pers. 1486-7. : 2^ pers. a wallon liégeois. G. poindre (peindre) est mod. 2208. e » muet. sieruir(e) 978-9. mod. 365. fesist de Hcmricourt. ains que par- l^e pers. de 1463. . final. dcwissies 1070. veoir. (sussent : : : 1911. . G. ruyr ne muyre le destruire) (rugir ni mugir) . prende (liég. mod. espargnir (épargner) : : denir (denier) : . ferier (férir) « : fuir. rencheiir (retomber) 1606-5. mesdier escondir 871-870. en voici des exemples : 578-9. du parler actuel (: 953. . puist : qui vos greuast tesist. en « -eir de la . fuir 1423-4. sièrvi). 221. trois formes aussi . 2° les graphies 3<* : 291. idem) 1168. (eût) 1303-4. On remarquera enfin pour 398. En regard de 117. : pewist . engenreir 2223. : . sitwède) 1359. Arrêtons-nous plutôt à ceux qui présentent en ancien français un « ie » et. de Hemricoiirt 2031. 206. devenissies. : CHAPITRE 1469. plur. 2022. signalée plus haut et non une réduction du groupe Pour la conjugaison en « -re ». euist. costassent . vèyî) ^ 2382-1.) 1295-6. 3. parassent : . rire) mesdire . mod. saueir (sauver) . juneir (liég. recourier venir . notons la réduction familière au wallon. Conjugaison dans le Ibid. viu(e)re 718. 1959. attendissimmes. 2454. 5. 2510-1. aprend(e)re. : . 1505. piète) 1325. yre) : . 329. Doutrepont. absore (absoudre). 1283. 1163. laisir (laisser) . m'ewiste (fît) (J. . ensiwir. (: 265. ponde) « Verbes en -oir ». por torde (liég. présente la chute de « 1 » devant consonne. 440. prinde) ^. on a 125. . 2305. : en regard Indiquons (pouvoir). veïr (: failhir) 2539. Ibid. cheioir. dans 708. semble montrer que . dewiessies . 2133-2. 1695. : : . p. » Nous avons cointier : parlé de la rime de . perde (Uég. gisir. Doutrepont. vèye. 1094. ewist 232. . un « i ».. dans notre texte. ochir (liég. chauffe (chauffer). mod. cheiir maintenir. 2. ensuite à L' « « i ». qui aura formé avec « ei » une triphtongue. plus . vèyî. plur. dans 1304. 103.LXXVI 3® pers. ewist ^ . 4. engigneir eslachir. rier : (fr. Le dialecte moderne parfaitement à celles de notre texte. ensiwir venir 1699. il II : ETUDE LINGUISTIQUE . p. loyer (lier) est le liégeois actuel « : « loyî ». mod. lesquelles correspondent . sewissent : dewissent » dussent) (J. 1550. 81. même en parlant français. Ibid. 1071. p. etc. 1636. vosist) ^ . de Hemricourt Il dewissent) ^ Infinitif. .. première conjugaison 1972. ajouté à des verbes en -ir ». 449. troueir : .. 375.

plur.) (abandonnés . 2529. somondre être. leis (côté) (liég. 611. ibsore) 2005. 1382. escappeis (fém.) 77. appelleis (fém. summe 2345. oyut(eu) 1886.) : 2269-70. soffy (de « soufier rassasier) (fr. sg. . sg. (voyant) et : . avec préfixe « in »).) : deschaineit. 2191. i)lur. . esmeruilhaiit los 1298. mod. sg. sg.) 48. . 2398. à côté d'une fornie très ancienne et pour ainsi 1 Cf. aueulgleit (masc. . loweie (fém.). arbitrainitif rement accolés à un masculin ou à un féminin. 1113. 2279-80.) . eslongie . . iiettie (nettoyée) : deslechie 2319-20. La rime « ie » « ei » se trouve aux (commencement de répL). myneis (masc. 867. Cas particuliers sing. éd. deseuuree (séparée) . sg. onuhe (fém. (déceuant) . : v. ^ mod.) . rais (tracés). 863-2. 1827. ayie oyut(eu). gaingnis . Participes en u » : : 100. plur. troueie (fém. souduit (séduit) « 2137. ou fém. obnubilatas effacées . Au v. dechieuant me borne à . 595. III.) (c'est exactement du liégeois actuel) 664. : bénie . dechuys . du liégeois moderne 67. . veyut. oyu . Il faut souligner surtout les féminins en le « « ci : ». 2158. 197-8.l 878. rechuit . comme dans les textes sume 2341.) 5^1. Je : CONJUGAISON surtout pour le radical. 1400.) 553-4. réduction de : le » à « i ».) naison avec . 477. 2412. rubrique après 1419. reçupte dechuipte (fém. desloiies (fém. sg. LXXVIl 617. : tant au masculin qu'au féminin. defiet (fm de réplique) 1308. 918. sing. sif^iialcr. dcchuit 2042-3. . Celui-ci montre les mêmes transformations phonétiques que l'infiu ei ». 1829. absoulce (de 1695. 2162.) : : délit .) . point (de « poindre ») 2350. plur. asteis. seruie 1417-8. . somonse Verbe pluriel : Il faut noter.) 68. Glossaire.) (fém. apou(e)rit. sorcorue (« verita » (?). rimes décisives corochie (masc.) (délacée) . . t. astoit. Imparfait 2027. plur. multiplie (fém.) (même observation) 2067-6. paysi (réconcilié) : . 1845. 1103. lie (joyeux) : . 812. Froissait. 2429). (choisi) liég. « La chie . lasseis (masc. sg. plur. 2288. ») . Ex. oyu (1342) . 1783. sg.) : Enuie (début de réplique) : 1334-3. : coro- 1309-10. : esprouueit 79-80. aueulleis (fém.MORPHOLOGIE Purlivipc présent. : . : aveûlêyes) : 306. précédents . 288.) 69. . gouerneit (fém. 1200. aueuglit (fém. . 2233-4. Marie . mudrit (masc. 884-5. 699-8. sg. 977. pi. à cause de leur identité de termi. sg. : 315. 2343-4. somme . Participes en « i » 1465. oyie vie : .) 1870. veyant : deux féminins pluriels des v. Scheler. .). 1411-2. 379. devenu : verue ») . 1862) i)lus proche I et II du liégeois moderne : « estez ». 483. entachie (fém. estes. est attestée par des essilhie (ruinée) . nommeit (fém. plur. plur. v°. plur.) 285. à la première conju«^aison. 855. p. . appelleit (masc. pechie (substantif masc. -êye » . à un singulier ou à un i)luriel.) . choiseit . Participe passé. ouï) .2326. onubly. 566. ensauchie (fém. nomeit (fém. verie . : . priie . cf.) . mais III (378. appartenans lenans. oyie 923-2. Participes forts (de « : i'aie eyut(eu) . Poésies. 162.) relenquis (masc. eslachie (fém. ènùlêyes. oblieit (masc. 47. ainenrisaiit (amoindrissant). (fém. . sievv}^ « (suivi) ». vengie (fm de réplique : fém. forme très caractéristique avec laquelle préfère « esteis » nous ont famili 'irisés. amendeie comandee 2341-2. souvent suivi de « t » final ou de « s». : à la première du : à la 2^ du plur. 1825. nommeis 71. Ceci aide à interpréter : 140. oyue merchie . 1856-6.) : 291.

de Ilemricuurl. on peut induire une prononciation èsse ».). : . . . : . dans le dialecte contemporain : 2e plur. ie doy Il . monnaie). de Hemricourt. 259. Soulignons une première du pluriel en « -an » 353. Conjugaison dans IV. : . Doiitreponl. . seirons 2148. 1630. . conditionnel) 69. in-S". 137. 2^ sing. 105. Subjonctif imparfait Infinitif. Subjonctif présent 1. 4. Passage à une autre conjugaison (?) 213. doinsl 131. 38. en renvoyant. dcmcuioie (3 syll. 1806. 2556. asioieni.) 2363. 3e pers. 2026.). 196. qui est encore du liégeois d'aujourd'hui vos saueis 159. : . 79.) 1133. 275. 3. demorai-ge . plus haut Conjugaison dans III. seiront. Leipzig. mod. 114. p. mod. mod. 45. laisies (2^ plur. . 327. Bloch. vorai(e) (liég. 192. liégeois. 1913. fuist . 355. serat et. 416. fus|se]t « l'uis[se]t 1072. i).). : : en o -o » : 56. 90. . § 341. 3^ 31. liég. . fuissent. (: proie). : ji d'meùr'rè) ^ . 267. : . . puist . Cette rime peut nous éclairer sur la prononciation de la première personne du singulier (cf. esteit. J. 210. yert (3^ sing. Elude linguistique sur J. O. out (eut 244.). on trouve 92. soiies (prou. veulh : . menrat (liég. .) Passé défini Futur A côté de l'archaïciue 2147. demouray demeuré (2^ plur. 399. Ibid. Suppression de 249.) .) manoie (liég. 2^' éd. fait[es] (voir plus haut) . voir ('. mènera) ^ 246.) 417. monrè. plcuisseis (promettez). ell. puis un Cf. encore attesté ^ . 253. : : : : Impératif : 24. . prendeis : . 150. se m'estuet . couint. saueis quoi 52. Conjugaison dans le wallon liégeois. 204. sereis : . 26. aux pages précédentes. ers (1 syll. vos me veireis 380. vol. 128. laissies (2" plur. ie : : . 394.)^. . 176. Sur retle catéî^orie. Subjonctif présent 2427. lu (3^ siiig. Conditionnel 370-1. s'il m'anoie (s'il m'ennuie). V^ pers. : (3 syll.) (cf. Le verbe wallon. feran c'est la forme actuelle du Futur : 1'^ pers. met[e] . Grammaire de l'ancien franiais. i'aie 83. auient (3^ sing. muet 365. 5.) Passé défini forme de 243. « e » 250. qui corrcsjiondent à l'usage de J. je me bornerai en général à énumérer. doye (1 syll. . 1679. saluirons (3 syll. en u -t » 103. trad. saye (2 syll. p. fu (l^e sinj^t. Participe passé : 1544. Rem. vers (id. les Les formes étant la plupart pareilles à celles de 111. 256. forme secondaire de <(eret»(3e du sing. Delaitc. Schwan-Behrens. mod. 176. sing. il nos faut mettre en évidence ^. qui est celle d'aujourd'hui. 279. on verat 379. 99. 2. .) Indicatif présent : : . ie vos en saroy[e]. . : . « De la graphie est[re] ». dit [es] . : 659. 1079. volray(e) . deuien-ge (l^e sing. dich. II : ÉTUDE LINGUISTIQUE pour « crt ». qui cile aussi « donrè ». sing. Absence de réduplicatioii de c r » 378.LXXVIII dire erratique : CHAPITRE 15cS. porat 369.) 168. que : ie soye . vôrè). de Hemricourt) 231. 3^ pers.). 331. list (3^ sing. .) 171. sing. (i. fait[es]. au pluriel. Conditionnel Impéiutif : : 1041. 388. pour le commentaire. p. fuist[es]. J. 285. seruirat. seiroit. 2330. 77. ons ne le sceit (voir plus haut) : 112. sg. houtrepoiil. Reislaiid. vus veiraie. . : soyî ou soyîs'). manôyc.

. pri . tu sces . p. : Subjoiidif imparjail ()7. vien .. 'J<SS. dji pou) Flor. jueir . Les faits sont intéressants. voelh oelh) 657. poioir. assier « tenir. auoir : .) .s). mod. pry) 8. . ie le maintieng(e) (Dgl. comenchier » (lin de répl. . Verbes en d'aujourd'hui culin 110. iiOT. tu sceis (Dgl.).) . mod. : provenant de l'abbaye de Floretïe. Jiid. angohe) 104-3. . weulh oeyulh (Dgl. .wix : (3® siiio. ivallun lièijcois. : 605. à cause du liégeois « ({wir » 236-7. quérir) et 306-7. signalons. K . aveijvne. frohe. La rime 2r)-6. maintien) : 27. teii^nc souonj^iic (exemples afin tramien wallon l'« plur. tu ses) 1. 763-2. : 17. viseir : . Verbes en Verbes en porain disant -oir -ir » : » : 214-3. Flor. frossc m'esmuy suy 315. ay) . prés. vou oûye) 1116. (lui on no le. de veioir : répl. lôO.) . ou par la comparaison que permet la juxtaposition des trois versions française. je corrige intéressant à cause du wallon moderne u corèdje ». !(). Je rappelle que Dgl. le rap})rochement avec '-. 9. Flor. 1()2. Flor. qui ons Infiuilif. (pie vus ameis .) désire (comm.'3-6. Doulreponl.) desentire (commencement de répl. je ne poels (Dgl. say) . le masculin pluriel 188. weoulh. On peut induire de ces dernières graphies une prononciation veouye ouye (liég. quand le texte est indépendant. 1. troucir (fin de répl. 1001. que ie luy disissc . . : pe. Verbe être. 2^ plur. ie le vus requicr le vus supplie.Moiu'iioLOC. priie (Ugl. que poinl ne attendist. pour l'interprétation de liég. Mettons en valeur un cas G. queir[ej : erre. pardonncir ."). . soveii^net. le manuscrit Indicatif présent (Flor. le « requeir » du : v. (2 syll. .. « « » 11 » : faut souligner la rime 197-6. do' rosse angousse (Dgl. ie saye . . vieng) : 1250-1. . sceis tu (voir plus haut) : .rs. gouerneit veyut que. myneir. ainsi que l'assonance 1174-5. tu t'avoye voye le (Dgl. punis et bat Flor. représente l'original de cet auteur et Flor. Imparfait : 252. je corenge) est 296.). pour fr. esteis. 2® pers. . Flor. 65. 1233. le mas144. : : : . i.. 68."). : : mariée . 161. puis. mes venj^nc Doulreponl . oelli voelh) 214-5. scioir : voir. ie vieng (Dgl. Il laut rapprocher de ces formes. nos Talions (pii puissons plur. 63. tini ". 665-6. . doubteir noiu'. liég. Flor. ai Flor. 1'"*. 701.. veul eul oel) Flor. » en » : 262-3. ' osteir : 390-1. Vax » -cir > : KKS. mod. complaindre le : altaindre (attendre : mod. ai(e) (Dgl.) . (jui peuvent nous donner des indications sur la proles rimes UUi-T. Cunjuyaisun dans Ibid. ay) . coniondre : djonde joindre) : Participe passé Notons le féminin singulier 39-40.. oyeul : voelh (Dgl. froisse angoisse. ISO. lO'J. seuisse (1'^ siiig. voel veul Flor. 350. eul veul . malgré la : dilTérence d'étyniologie. astoit (3^ sing. On : remarcpiera les graphies 103. 2. 01. parler(e) . Uég. dans la langue de nos textes s'expliciue parfaitement. . 2(S8 (3(S1. 67. ae{|uieueir . : : : Hor. : : : : : . sing. Conjugaison dans V. et. 111. p. ratinde) (liég. eul : : oyeulh (Dgl. doye (Flor. enmyneis. pren^iieiiL). namuroise et hégcoise du poème de Digulleville. je correge (Dgl.ii-: : conjugaison . ne angoisse. me perdes. le liégeois contem- assîr -re » . aleir(e) et eleir. : .) esl diilicile à exi)li(pier. (asseoir). L'assonance 3<S'l-r). le pugnis et le bath (Dgl. doy) 655. ai.aye (Dgl. detengne. : Flor. Floi'. sing. '2'' .iation de c r » final. 183. 41. 1192. veulh . pugny et ba. tu t'avoies). ou en eux-mêmes. : cités par (pie (1. patois 348. astoie (pe sing.

me ioweoie (Dgl. ie bailhaye (Dgl. 510. amonnestastes . .. elle) id. dittes) 64. apoye 2e pers. Flor. Fier. tournoie) 1130. 3e pers. Le cas le plus remarquable et dont il a déjà été question est celui de deux rimes qui sembleraient prouver que.. 478. grieuent) le « . : Flor. cuiday) 1172-3. s'ensieut. en . dans la langue de l'arrangeur. 69. 897. la 3e du : singuher est déjà en feraie 1. . aprenoie Flor. 487. Signalons radical. 79 du tirage à part. 772. 2e plur. volt) . puillent (Dgl. 1209. avés). Flor. Flor. : par analogie avec la Ue. Ibid. vout . poels voels (Dgl. signalé dans III et de l'usage de J. : : . . 2. 851. plaira (Dgl. me jouaie . mentiraye (Dgl. . cuidiez Flor. veult (Dgl. . : : : . deués) . je faisoie) . faites) . ie . le wallon liégeois. vont 823. at) : : . s'apoye (Dgl. 333. 468-9. Flor. (vide supra Hemricourt seit) ^ . doubte) 1074. ie Ue pers. ^^oyent (Dgl. 167. prédilection . ie vos auoye (Dgl. verrai Flor. sing. deueis (Dgl. cuidies). Flor. Elude linguistique sur Jacques de Hemricourt. amo- Il faut rapprocher 827. Flor. as esté) qui rappelle la consonne de liaison : beau chapeau ^. p. \). dit[es] (Dgl. Flor. plusieurs fois signalée . 278. p. : G. Flor. . 115. : Futur. cognissoit (Dgl. sing. ie qui1127. 454. à cause du hégeois ralôye. à cause du 3^ pers. puis (Dgl. apprendoie (Dgl. Flor. . crut) 825. saray) 699-700. rapproché de IV. sing.. comprendeis 897. . a.) .. et dist (liég. set elle . Non moins remarquable raloye (ralhe) (Dgl. veyraie (Dgl. pues: voels). Doulrcpont. Flor. tu as un qu'on entend dans le liégeois Importante aussi est la rime 1122-3. scet . fich. : 3e pers. p. Flor. . aprendoie). sufTissoit Flor. . Flor. : Flor. 367. veult (Dgl. plaira « è ». 728. . IIG. .. fich(e) (Dgl. doye (Dgl. avoie ie : osoie). « pou qu'il faut interpréter par le liégeois moderne 3e pers. avies esties) . nestastez). du « fisent ». sing. mentirai Flor. vot) 356. : . Flor. : amat (Flor. pe . Flor. dist (Dgl. 124. aueis (Dgl. dobtent (Dgl. « t'a-st-on bê tchapê ». doutent . sceit elh (Dgl. : estiez (Dgl. » Flor. cuydis (Dgl. Passé dehvray) volt) défini. G. devez . de Hemricourt pers.. auoie : osoye (Dgl. Flor. Conjugaison dans Ibid. voelt (Dgl. est la rime 870-1. fis) 364. 2211. soufisoit . Remarquer la 32. ^. plur. cruyt : cheut (Dgl. etc. 63. peut Flor. 3. cuidoie encore. : Imparfait. l^e sing. puez veus Flor. dirai . sing. faisoye (Dgl. fait[es] (Dgl. : mod.).. tournoyé (Dgl. 3e plur. Flor. veray) 225. esioiissies 179. . 130. aviez . 48. 324. je me jouay) . Flor. dist) : . pour « -oye » 281. peult (Dgl. voient) . vou ». puet) rubr. dyraie (Dgl. 253. 288. m'adoubast 1129. . 379.. ast esté (Dgl. dites . comme en liégeois moderne 693-4. 3e pers. volés) 93. dehu(e)raye (Dgl. occisent. ferai saray Flor. .. initiale 340. diray) . Flor. . greuent (Dgl. baillai) .. 534. apuies). . id. at (Dgl. 2e pers. s'il m'anoie.. crut : chut .LXXX assez curieux : CHAPITRE II : ETUDE LINGUISTIQUE 1058. parrole. .. connoissoit souffisoit). Flor. 450. feray delayse. 131. après 367. avez Le dialecte liégeois d'aujourd'hui dit : : il s'aspôye ^ i : : . Flor. amonestas (Dgl. mentiray). ici : 85-6. m'anôye. s'apuie) est très intéressant. (Dgl. cognissoit) . voleis (Dgl. saras. pou) 362. Flor. aueis . vout : . 1128. rime de « ei : : ie ». : estiez . rubr. « -e » : 17. dit . avoie) . plur. 99. 18. sing. Doulrcpont. Flor. 4. voulez . 35. puet) rappelle puilent (peuvent) de III. Flor.

se ie ossast . monstres) Flor. : . 720. Msirquonslarime 145-4. arguasse (Dgl. euissez). : ci » dans 112-3. Flor. Absence de rédupliealion de « verras VUn\ vieras) 758. que ne desdiies) 408. polroie : 910. . pliir. : CONJUGAISON « LXXXI : On rcmanjuora l'eries » : la rime de (1)^1. meslasse . deuissies).)) Flor. eusse) . Flor. fesissent. . dites Flor. . . : 42. je te V^ pers. poroit) . fust . ostast (Dgl. ?)) 218. 1225. devra. m'ateng (Dgl.)^ . 730. sing. (Dgl. que apoye (2® sing. 76. Flor. ostaist) 824. disies : direis. . m'aprendés) 923. seroie (2 syll. . Suppression de u Svarabhakli » e atone 1253. veyra . eusses. pourras Flor. presist (Dgl. . 1176. me veys . pers. . 1055. prenderai(e) {\^g\. (1)^1. . Flor. . respoudroie Flor.)). 1002-3. Svarabhakli » 280. pourroit Flor. 1164. . ting (Dgl. . peusses (1 syll. voroie) . fust . Flor. res})ond(e)roie). . perdroie Flor. 921. euist (2 syll. . vourroie . verra. : ie volroie (Dgl. se les eusse . poroie). V^ . 488-9. 825. te vousisse Flor. 713. id.. . di!n(e)ral) Flor. 11.) : raloye (rallies) sont à rapprocher des formes du présent. : pcwst (Dgl. dans un passage où V est indépendant. m'atent). . 2^ pers. ewist (2 syll. disiez (rimant avec « direis »). auroie).. vérole). ie disist (Dgl. 910. 1147. veyroie . 623. ne approchies et veneis (Dgl. cuisse) : 570. .. t'en souengne (Dgl. Flor. vous n'aprochiez ne ne venez Flor. deuissez) 1170-1. moustrez Flor. 177. preng (Dgl. Flor. se ie les ewst (Dgl. dëisse) 140-1.). à la fin du vers) . 43. puisses) t'i . Notons en outre 955. voras. sing. apresisse (Dgl. veras (Dgl. Flor. rerés). plur. : 41. (1 syll. dit[es] (Dgl. m'aprendeis (Dgl. (lel)u(e)ra (I)gl. mellasse (Dgl. 2« plur. deussiez : Flor. poroie (Dgl. ie te vausist (Dgl. que ne contrediés Flor. querrai) 672. poras).. Flor. Subjonctif imparfait. deiist Flor. id. arguasse) . cirai (errerai) (2 syll. ewisse (Dgl. polroit (Dgl. pourroie Il . qui.) : peusse) . m'aprenez Flor. dëisse Flor. Absence de réduplication de « r « 219. . eusses 3e pers. apresisse). et les formes . ie sewis (Dgl. sing. 31. 692. vouras) 731. pewist pëust : : scëust . ewissies (Flor. eust sevvist (Dgl. que vus me quereis (Dgl. vous n'aprochies ne ne . Flor. peus : ewst (Dgl. Condiliuiuu'l. ie disisse (Dgl. pelist . peuist seuist) 1168-9. que ne contrediseis (Dgl. . . 560. . verroie aprcsteroie Flor. . puiss[es] (Dgl. à rapi)rocher do 111-2. responderay (4 syll. 142-3. perd(e)roie) 679. sing. presisse) .) : . apresteroie (Dgl. 726.MORPHOLOGIE 2« pcrs. tuast (Dgl. euissez) . voroye .) (Dgl. Flor. dittes). . dewst (Dgl. vus fessissies .) : eusses (1 syll. . 139. Dgl. 168-9. Flor. Flor. mostreis (Dgl. : tuaist). je desisse) . id. verat) . : suy. ([uieraye (13^1. . Flor. Subjonctif présent. perd(e)roie (Dgl. tenés) . . 846. : . tien). queries) . apresisse (2 syll. vourras . poras (Dgl.) (Dgl. descargies . ic seroye (3 syll. t'aroie « : Flor. se tu ewst (Dgl. 1146. . ie . melaisse) : . Flor. . . . 862. deuist) 75. preisse (1 syll. Flor. 3« pers. 74. dewst (Dgl. : 216. eus- 121. pren 854.) Flor. se . « : Iciiois : l'eroz Flor. 1203. faut souligner. respond(e)raie respondrai r » : . responderoie (Dgl. prent) 983. qui est à rapprocher du liégeois « dihez ». 571. pories 607. dewissies (Dgl. Flor. osasse . fuist peuist). vus clamessies 53. sceusse (2 syll. 1141. : . Flor. ewst (Dgl. à la siez) fin du vers) : . Ailleurs on a 89. seroie (3 syll. . Impératif. tu voiras . te vosisse). ie peuisse . 578-9. . souviengne) 870-1. t'aroye (Dgl. deusses . citées plus haut. .

asteis appellee 79-80. corochire pichier) F « hiatus-tilge » dans 122. . Flor. sera . Flor. veut) 783. conté) : 603. . Flor. dont le le linfinitif en « -eir » . Il CHAPITRE ne faut souligner II : ÉTUDE LINGUISTIQUE en « les infinitifs -eir » que pour marquer qu'ils sont inconnus au texte namurois. . repassus sont (Dgl. Subjonctif imparfait fut (Dgl. » ou « -eis » (même au 2. Flor. cheïr (Dgl. repassus. du groupe à « i final dans 102. Flor. L'asso19-20. il. qu'ici « ss » représente une simple aspiration. 166. nommeir: : : : : : mer(e) (Dgl. mod. esteis (Dgl. nommer: les : mer). dire verbes en dit. Flor. . esmeue oyu (Dgl. Participe passé. . appelée (: 83-4. parler arester). mod. ce que tend à montrer aussi la graphie de 1019. appelée mueir. 934. sours (fém. dans ses additions. fuisses). la deuxième personne du -eis par- . esteit). . . iestes) . olïendu). singulier). veyu (Dgl. à la fois le « yod » et 1' « r ». « Futur soies). connoistre : . 948. CONCLUSION.S GÉNÉRALES SUR LA CONJUGAISON En dehors résultat est : de l'application des lois phonétiques. 156-7. esteit (: soleis) (Dgl. Floi. 456. : pechier (Dgl. fust .. si l'amuissement de 1' « r » final pourrait s'inV. suant . Flor. Flor. semble prouver (après ce qui a été dit du participe passé) que. tourneit (Dgl. fust . apuier Flor.) (Dgl. cnmute) Participes en « -u » 354. Flor.) . mengant 1217. Flor. . par ailleurs. loiier liég.) aueis. Flor.LXXXII Infinitif. : On retrouve la forme . estes . : . soleis (Dgl. plur. suiant Flor. on entend. veioir (Dgl. assonance. cheoir) . 160. 1166-7. plur. loyer (Dgl. parloir nôtre nance des V. aspoyî) : . Subjonctif présent 739. > au masculin gleic : 290.) Flor. cognoist (Dgl. lusses. .. estes). étudiées plus haut pluriel en « et » . dans l'infinitif.. requcrre 98. aueu- 26-5. veyus (Dgl. fr. 7. 340. : 949. Notons cognoistre) . derrière le « e ». 1172. couroucier dans 312-3. Flor. ouï Flor. oblieis (fém. courechier pechier pouoir Flor. esmeiit (fém. soles) et de asteis) . . : Participe passé 705-6. par 636. . : 25-6. garder(e) et la rime 1020-1. au féminin . parler tarder. Il est probable d'ailleurs (Dgl.. vëu Flor. parleir forsenee : 1030. querre . fut). requere : queire (Dgl. esté . : chaoir : . « -ei : ». esteis (Dgl. 204. Flor. . Flor. tourbleie . que tu soye (Dgl. lové (Flor. : Cas particuliers (Dgl. pour duire de 146-7.. 206. vëoir) l'influence des formes fortes dans 362. Participe présent suivant).. appuiier . et enfin 857. aloiies) . . offesseit Verbe être. Flor. veut) 1041. : V remplace : le iert il » de Dgl. pooir) 440.) sont intéressants. de « -eit . à cause du liégeois moderne « ripahou ». . poioir (Dgl. estes . tourné) Flor. iestes) 154. si : caractéristique de nos textes et du liégeois parlez (Dgl. ie soye (Dgl. Nombreux exemples . repëu sont) (1 syll. lier Flor. armeis (fém. . fus[ses] (Dgl. soie) 1027. appoyer (Dgl. 1114-5. Par contre. . oit) 598. loyî) 852. veu Flor. saoulé . plur. liég. 777. et Flor. la réduction .. qui. a plusieurs traits communs avec le dcmoreir (Dgl. . esteis . Flor. armées). Flor. celle de « ie » » : . 462. conteit (Dgl. syeuant (Dgl. ne pratiquait souvent la simple « -ir ».. roquere quere).

puillent. (S. 197-6. subjonctif^ présent. entre autres II. 870-1. il n'y a non plus aucun doute.1. nos habondans (nous abandons) qui est. 1304. assîr). A y impératif. I. . occisent. 79. . l'origine de nos pièces. : à cet égard. 253. etc. on trouve. doie ». 40 Au comme III. sewissent : dewissant IV. pour leur rapport avec le dialecte d'aujourd'hui. du dialecte contemporain. : . prinde) 1433 et passim. potions (liég. Au Au on note III. . On jjout induire de i)lusieurs rimes l'existence ancienne de -ans ù la première personne du pluriel de l'indicatif présent. du subjonctif et du « futur. puissans aorons . sariens. dans la langue de l'arrangeur. 409. . en même temps. futur. : porain est particulièrement évidente. 1325. ensiwir III. I. mais des formes comme permettent d'induire ou d'an». s'anoye (liég. a3'et. feran. 414. : On en rapprochera mod.RALES Sim LA CON. ewiste pewist . le . mod. passé défini. 16.. Vindicali/ présent.. est (: direis) 60 une vieille là. mod. à riiisloiro du vorhe dans le wallon iiét^eois -oit » ou i « -eis » . etc. tout à fait décisif. » 154. Dans IV. par analogie de la l^"*^ pers. etc.. III. disiez mod. tout on moiîhaiil. 07. ». iens le » dans III.) V. V. de Hemricourt. etc. 2510-1. vèyî) IV. . 1890. mod. (jui rai)jU'llo le u allansse vèyi " et ne paraissent pas antérieurs au xiv*' siècle. d'abord naturellement dans « aie ». lequel se retrouve au présent. 214. dihez).lAl'. 330. qui existent chez . perde. cuisl . A . N'oublions pas non plus I. mod. une complète certitude. rechure (liég. prende (hég.. assier tenir (liég. « pouvoir » est « poioir â71. forme wallonne. on remarquera partout l'addition d'un « -e » à la V^ personne. 693-4.CONCLUSIONS ticipo 011 " C. contribuent. comme en liégeois moderne. que. djonde) IV. ainsi qu'à la l^e personne du passé défini de la première conjugaison. seuisse. mais inconnues de nos jours. mais la rédupli- r » est inconnue. olc. qui II. sg. s'anôye) rappellent singulièrement traitement contemporain. Les cas sont rares 172-1. plur. Pour la 3^ personne du futur. euissent . coniondre (^liég. L'infinitif I. fait (2^ plur. mod. 1256. (juoiciue la possibilité de l'assonance de an » I avec et II : « on » empêche d'acquérir. 353. 68. poleùr). sont famiUères à J. passim. conditionnel (l^p pers. on peut conclure des rimes de V. feraie plaira et 699-700. où la parenté avec le parier contem80 Vinfinitif. date du Fragment de Valenciennes et se conserve çà et 70 subjonctif imparfait.) I. « A la même personne. on constate une terminaison 172. s'apoye (liég. III. puillent « II. <( : lo «( Terminaisons. 348. lui. « -èye ») la réduc». . la terminaison est déjà " -è ». mod.. 270. torde. veyr (Hég. 142-3. mais aussi dans saie. mod. LXXXHI parluipo féminin on » -ci » (liôg. on constate que : jusqu'à notre temps. 827. etc. à l'imparfait. riçûr) III. (( « svarabhakti » est extrêmement généralisé. : Anne esjoiissonce. dans les infinitifs et les deuxièmes pei*sonnes du pluriel consertion de H ie » à « vation du t » final. uno fois de plus.vf). le apoye : IV. du moins i)our II. je voudrais mettre ici en relief quekiues constatations qui. fr. noncer un poioir mod.irCALSON . de Hemricourt. 99. . correspondant au . W 851. 65. plaira delayse. 2° raloye 30 A . 1359. <c : : Au Le phénomène de cation de r 50 (liég.. aviii) qui est bien liégeoise. on signalera particulièrement des formes fisent et V. 1303-4. s'aspôye) . auiens (pron.

122. 458. Section IX. VOCABULAIRE Dans a) « I. qui intéresse aussi le folklore et mérite. penser au liégeois : : . 617. ers 2363. 2147. Il contient quelques à-rca^. qui évoque les Noëls wallons d'aujourd'hui. vinou ». de Vindicatif présent. Ch. 10° Dans le verbe « est[re] » (sans doute déjà « esse »). 367 et passim) à « oyou » (fr. on remarque avant tout la 2« du plur. 67. vu. n'y a plus de mendiants. etc. dans les villages de l'est de la province de Liège. ou concurremment avec cette forme « estez ». S'è to hélyeu. yers. « heel ». Au participe passé. pour enrichir ces constatations générales et en augmenter la portée démonstrative. on signalera aussi la vieille forme I. II) lit On en eiîet. sur lesquels je voudrais appeler l'attention des hnguistes. 92. » Reproduisons la variante du premier de ces couplets. une petite notice. On en rapprochera V imparfait les autres pièces. entendu). p. plus fréquent que l'archaïque « elt » de III. 105. III. . II . mots qui nous intéressent : parce qu'il contient les S'è-st I oûy le hél . . relatives à la conjugaison dans chacune des pièces du Ms. la présence de « 258. C'est le liégeois moderne « astoit ». pi. dans un dialogue entre les bergers. si riche au point de vue de la morphologie. eirt III. Rozez [18921. qui est ou « asteis » (accentué sur la dernière syl« esteis ». de même que « veyus » (I. 208. ne l'est pas moins quant au vocabulaire. venus. Ce sont tous hélyeu. Il en est un. ces mots d'Eylison au IIP Pasteur. les enfants et les jeunes gens vont « quêter aus portes ». qui domine dans labe) dans I ou II. en chantant de petits couplets consacrés à cet usage.. n'a pu dèl mizér. I n'a pu de bribeu 1. heel ». plus familiers à Jean d'Outremeuse. Ils font un petit régal avec ce qu'on leur donne. il faut se reporter au ouvrage du regretté Monseur sur Le Folklore wallon ^ où on ht ceci « La : petit veille des Rois. de Chantilly. à côté de I. dans une laisse en « ou ». à lui seul. seiront. Bruxelles. ce qui s'appèle hèijî (ou hélî) â-z ouh. Notre manuscrit. . 143 et passim) fait penser à « vèyou » et « oyut » (I. seirat Il n'est que de feuilleter les pages précédentes. : Et a bien tredoux frère que Dieu vous met huy en bone 1 I heel ! Pour comprendre bien ce souhait de la pastoure.LXXXIV 90 fait CHAPITRE II ! ÉTUDE LINGUISTIQUE I. in-18. figurant dans I. C'est aujourd'hui les hél Il n'y a plus de misère. Au futur. ajoutés après coup et peut-être d'une écriture différente (cf.

M. 2° ongeschonden.. nous ont fait trouver la patrie de nos textes de Chantilly. le « dialecte et l'usage de l'est de la province de Liège. Boisacq (Eni. » 3. Il est impossible. Je dois la seconde de ces références à mon collègue M. oprecht. 220). heel I : ) : . III. tôt iemands geluk . Wortscliatz der Gcrmanisclxen Spracficinheit. Heidelberg. in-8° et A. 1918. 1909. p.ourii(. onverdeeld. Cari Winter. de voir dans cette expression. Nilsson (de Lund). le mot allemand « hcilig ». . 1" fasc. heil en zegen enen te heilc. vroolijk gejuich. Cf. 157. Ceux-ci fournissent en même temps la solution de l'étymologie de « hélyeû » qui embarrassait Graiidgagnage ^. comme diraient les Allemands et bien antérieur au christianisme ^. genczen 3" geheel. 1892. comme nous le ferons tout à l'heure pour trouver des rapprochements littéraires importants. 1. 4» éd. bnw. de cette province que des raisonnements purement phonétiques. XV. [subst-l z.. Je remercie M. où je n'ai rien trouvé de particulier pour cette notice. après la découverte de notre texte. Trubner. gehceld. à l'anglo-saxon « haêl » (d'où l'anglais « whole »). 8* éd. Tcubner. Annuaire de la Société liégeoise de Littérature wallonne. XIX. Pour l'Epiphanie on a dit parfois « a jour délie heylle » (Cf.). trouw. hoile. 288). la veille des Rois. qu'a bien voulu me signaler mon collègue M. Ëli/mologisches Wurterbuch der deutschen Sprache. hele. coutiiuie M. et qui a paru dans V Archiv jur ReligionswisStudien zur senscha/t de O. 5. I. 100). t. Monseur.1. )>. habillés en saints 2. à 1 lerve. Leipzig. A. Evidemment. le mot « heel tel qu'on le trouve ici. t. et agitait un autre avait le visage noirci pour figurer Vncùr rwè « le roi noir » une sonnette fixée au bout d'un bâton. au vieux russe « cèlu » (complet). 65. Vandenhoeck et Ruprecht. n'a pas une forme wallonne nous n'avons nulle part ces deux « ee » accolés. Falk. heil. heel. pour la circonstance. diente dcr Nominativ dièses Adjektivs yalps !) ». 1915. hails verbe « heilisôn ». [adj 40 rein. in-S». Qui dira jamais ce que le réalisme des fêtes de Noël et de l'Epiphanie. la ville était de plus |)arc. I\. Piganiol. plus ou moins déguisés. Le vieux haut-allemand connaît aussi un als Grussformel (Got. L'un d'eus portait une hotte. « uralt ». XVIII. Horning (Zeitschrijt fur romanische Philologie. 1916. p. pp. je me suis beaucoup servi d'un intéressant article de M. p. « augurari ». Strasbourg. : . Ileel. Dictionnaire étymologique de la langue wallonne (t. 1" gelukkige toestand.. Jadis. 50 à 150) sous ce titre : : Vorgeschichte des Weihnachtsfestes. welvarend. « In altgermanischer Zeit. Zeitschrift fur deulsche Worlforschung. Klugc cite à la fin de son article Walz. « Heel. 4"]) 1° gezond. Gôllingen. écrit Kluge *. Descendons la Meuse vers Maestricht et le Limbourg. Martin . 1845. gr. Dictionnaire éiqmologiquc de la langue grecque étudiée dans ses 'apports avec les autres langues indo-européennes.VOCABULAIRE Le premier vers du second ehaut Dju vin « : « HEEL » LXXXV est : hélî Je viens héAi. 2° opgewekte slemming. Nijholï [1911. Verdam. 4. qui représentaient les rois ma<>es allant à Bethléem et chantaient aus portes la chanson des trois rois (N» 1010). par trois jeunes garçons. : ! qu'ont conservé c'est souhaiter à quelqu'un le « Héli ». M. .. et nous rencontrerons le moyen-néerlandais « heel » (d'où « geheel ») ^ correspondant au gothique « hail-s ». à l'ancien irlandais « cél ». p. C'est en effet dans le N.. fondés sur l'étude des assonances et des rimes. Vieil usage. Jurct. avec M. Voici la notice de J.-E. . parce que les enfants seraient. zuiver. Middelnederlandsch Handwoordenboek (La Haye. Torp et H. . mais il ne faut pas aller loin pour les trouver. ^Veinrcich (t. heel » : Que Dieu vous met huy en bone mais à un jour déterminé. à l'ancien et au moyen haut-allemand « heil ». pour obtenir des présents. in-S". » On aura remarqué plus haut les mots « dans les villages de l'est de la province de Liège «. au grec xoIau ^ au vieux prussien « kaila ». Dans tout ce qui suit. de bonne santé et de bonheur. Meillet d'avoir bien voulu relire celle-ci. qui ont à la fois le sens d' « augurium ».

la Circoncision et les débris des fêtes des Calendes.. Par la Qu'importe que les Pères. au sens ou Ainsi. surtout dans les pays celtiques ^ et. qu'a décrites Ovide dans ses Fastes. . plus loin. leurs palmes. le monde nouveau continue le monde antique et le peuple (les enfants surtout) ne laisse pas plus se perdre ces usages qu'il n'oubhe d'allumer sur la montagne le feu purificateur de la Saint. 131. 64. Saint-Jean-Chrysostome aient condamné. chants et ripailles. dont le début est 1î 25 décembre et qui englobe l'octave de Noël. Fête des Rois. Ibid. leurs dons d'as de cuivre.LXXXVI CHAPITRE II : ETUDE LINGUISTIQUE quêtes. . sous l'influence grecque. 1. 55. Danses et momeries se transportent jusque dans l'église. avec leurs vœux. leurs cadeaux. costumé en loup. Comme elle dure trois jours. on échange les meilleurs produits de la basse-cour et les plus savoureuses venaisons. ? le « strena )> ou « Cette lête des Calendes de janvier. » : Nilsson. aussi bien que par u salus ». Saint Ambroise. o enporteis une lampe ». 52. 3. Les hommes se costument en femmes et en animaux. Le « vilicus » y est roi et fait le sacrifice à la place de son maître ^. p. sous l'influence orientale. c'est-à-dire à l'Epiphanie. » le « magisler ». On lira d'autres détails encore. En résumé. attestées cependant jusque dans le v^ siècle \ et dont le point culminant était le 17 décembre. selon rhéteur Libanios ^ au iv« siècle de notre ère. C'est une fête plutôt rurale. p. peu à peu. p. Partout des tables abondantes sonl dressées. au jour des Rois. On a perdu les Saturnales. cil. des souhaits de bonne année et c'est pourquoi l'on traduit exactement « heilisôn » par « augurari » et « heel » par « augurium ». slips » leur encens. élisent un roi des fous '.. p. On circule dans les rues en se lançant des brocards. Grand{»agnagc. 91. On donne aussi des lampes et des cierges et ceci ne nous est peutidentique au « jiiaG-'. au 3 janvier^. ceci nous mène au 6 janvier. Nilsson. par le fait que la scène a lieu la nuit. les cinq jours de fête qui suivent le 1^^ janvier. doit au paganisme des Saturnales et des Kalendœ Januariœ. la i)rcmière étant plutôt citadine. p. absorbi l'élément joyeux des Saturnales. aux premiers siècles chrétiens. point extrême d'un « dodécahèméron » chrétien. on peut tirer argument de salut » la présence de ce mot d'emprunt « heel ». en gambadant et en chantant. se célèbre dans tout l'empire.Xc'j-. loco laudato. mentionne la locution en colportant la peau empaillée du loup. p. ici-mènie.Jean. Dans bibendi celles-ci s'est introduit. être pas indifférent à cau^-e de notre rait aussi. ». Pour revenir à « heel ». Asterios (vers 400). les fêtes des Calendes ont.. de « ou de « santé ». 5. sous l'œil paternel et parfois avec le concours du clergé. 88. op. Déjà la veille.. » Je dirais plutôt 7. 6. Ibid. p. en même temps que les Saturnales. Ibid. 4. montre la foule des mendiants et des enfants allant quêter de porte en porte ^ l'obole en argent qu'ils recueillent est un « omen novi anni ». cit.. Nilsson. en Flandre et en Wallonie surtout. depuis le début de l'Empire. Saint Augustin. célébrés. 59. 2. l' « arbiter au « rex » des Saturnales. mais on se rabat sur les « Ludi compitales ». en son Homélie sur les Calendes de janvier. les Calendes de janvier sont la vraie époque des « omina ». qui d'ailleurs s'explique- plus simplement. « : aler « « aller mendier hèi l'ieû » qu'il traduit par mendier. op.

à la Ironlière linj<uisliipie geriuanicpie. . Au v. Haust. awireù fr. mocquelon (« le mocquelon à neit pendant »). Bovy. 1. visenteir (qui est dans de Hemricourt) 100. sor et four ^ mod. le V. ail. 130.. 135. nous ramène à la frontière linguistique néerlandaise. » à mettre bien en évidence. a été barré et remplacé par « cheualier». 9. petit » lit. doit êlre Klot(te) « diminutif du moven-néerlandais cloUe avec le sens 1) comme une boule ( A Faymonville-îez-Malmédy. Bocliiiville. Hcmartiuons encore.. p. p. de «mokî» (moucher une chandelle) 191. dans les autres textes. D/f//o/i/ia/rr f7(//7?o/o7j(/(/c.. ici. . tandis rouchi a feurre ». p. Kluit. A. fr. L .INCKIN » LXXXVIf non assiniiU'. pour localiser la Nalivilé 1 é^alemonl dans le nord-osL de la province de Liè^o. A. « Quant à mains pour mais ». ma flaiot (fr. lourdaud. : flûte) « . 54. c'est aussi la conjonction adversative actuelle du Dans II. ler. ce qui a peut-être quehpie importance pour dater la pièce. 1(U). turturelle (liég. de nouveau. qu'il De même : Ce mot apparaît dans la tirade où puissance qu'elle a en Flandre. justement : M. in-8o. heureux) ^. tuturelle 276. alinckin ». clotton. 72. « clotèt » stupide. Doutrepoiil. : Les autres mots cpie j'ai à signaler dans I sont moins remarquables MO.) 301. II (Bruxelles. qu'il faut rapprocher du rouchi « mouqueUon ». sens qui convient à notre passage. et en même temps pour souligner le caractère populaire des « larcitures » de iu)tre jeu. (pie le derne et du namurois. 33. 606 (verbo : : : <' t. creppe 451. cusin (liég. A. C'est une forme. 347. mod. 2. Haust. Klomp (= Klolz) dans Kiliaan de petit homme rond = boule) . du namurois et du liégeois « mokion ». : « visenter etc. Liège. . 3. Grandgagiiage. aiwereuse (liég. b) Autres mois. et liégeois. t. Grandgagnage (Ch. y avait dans I un « aTca. 95. à Ypre. -^ . à Bruge et à Gant c'est « alinckin ». trouez. id. Mélanges wallons par G. 15 et 10). On trouvera les mêmes formes « four » et o creppe le » au v. traueis (lisez en outre : 279."î. 1892. plus proche du germaniciue cpie le correspondant français « crèche ». awoureù « traINIalmédy. ") On notera la forme « four » (foin) du V. 26(). « Gloterniie » se vante de la 1. 243 : qui gissoit en la creppe. p. mod. 144. Sche»). harnas ») Appendice Glossaire de l'ancien wallon p. il en est un aussi dans III et qui. 1880). la onor.). : weis ») est le wallon « trawez le » ». « lysson » est certainenienl. Il. awiree 51. Doulrepout. i)anelière) . (pi'on trouve dans I. comme c l'observe ». 111. \7)\ (assonant avec couche qui est exactement celle du liégeois « mo- dans les rubricpies (p.VOCAHULVIHE : - Al. : (fr. G. pour la dilTêrence de genre 107. 2) homme Dans a) « III. et p. u leson « ». le liégeois d'aujourd'hui dit de même. nous l'avons vu. 313.). . . Dictionnaire étymologique de la langue wallonne. de nouveau. 643 (verbo J. « Garchons ». nostre panthier (: soppeir) . .

« yeux). Je ne cherche nullement à dissimuler que mon étymologie. 1911.. se rapporte à un « lam- bourde » que Schuchardt signale en dialecte poitevin. 1. p. 1907. n» 671 . 751. kijn ». bij gedeelten. Middelnedcrlandsch Handwoordenboek La Haye. le vin jeune. Quant à « alinckin ». . Scliôningh. 1341. Cf. alleens- kine. et se nient ira.LXXXVIII CHAPITRE « II ! ÉTUDE LINGUISTIQUE » OÙ elle fait boire au pauvre que (v. : : . tandis . « good aie » ?). n» 486. usurier («termineurs » dans Mystères inédits du XV6s. n'est pas entièrement satisfaisante au point de vue sémantique. 5 fascicules parus. . ouvrage posthume publié par Lommatzsch (Berlin.éd. t.. 111-4°. fils et mon père (fr. brugrenie.. comme « bouquin » à « boecskijn » ou « boekel- Anueus » ne saurait être qu'un dérivé annualis ». ne semble pas fournir un sens satisfaisant. fasc. » 3. le mot « alinckin » vient enrichir la liste des emprunts germaniques en ancien se décomposant en al eenkine » . . allencskine.). froy ni daiisTobler. « Oorspr. Bulletin du Dictionnin . exactement comme moderne : « divins » ^ car le portaie deuens mes flans mon 101. peut-être. ou règne de paradis 1034. : annuahs. I. qu'il faudrait corriger sans doute en Schnecke amanevie » ». 27) 1610. est. alleiskine. c'est-à-dire au vin vieux. Quoiqu'il en soit. selon M. XXVI. « à la longue ». v» devens. 3"^ éd. in-4o). alleenkine». Romanisches ehjmologisches Wurterbuch. 1911-1020. fr. : . naie (hsez naje). Le mot n'est pas dans V Allfranzusisches Wurterbuch deToblcr. NijhofT. ouyl nient (prononcez : (fr. avec ^ .. mon » . 2. saccager. en rapport avec le liégeois « acasser ». Heidelbcrg. Kôrling. stuk voor stuk langzamerhand ». Les autres formes données par M. « Verdam sont : «allenken. die afhing van een « al eenkine worde gaat scaemte uit » met ieder woord (dat men aanhoort zonder er tegen op te komen) verliest men iets van zijn schaamtegevoel. 1609. 671. ie ne doubte le mort nient (: souent) 1345. correspondant au v.. ^^eidmann. est la négation toujours : en usage 1341. Cette dernière traduction. saules soûles). allensken. J. La coneclion en « Lonibardicrc » usurière. F. qui me paraît cependant sûre. 113). même sens. Laleinisch-romaniscbes Wiirterbuch. 1905. ainsi de 97. lambordier.. pourrait s'appliquer au vin. ainancevie. « ascasser ». piller 1736. tasser. p. etc. vcrviétois. : On signalera encore au v. Voir aussi les exemples de Godefroy. qui se fait peu à peu. d' « ou anueus ou « correspondant à l'ancien français « anvel » ^ et il doit évidemment désigner le vin de l'année. d'après un article de Schuchardt. naite de la Langue wallonne. li plus riche vont à vin alinckin. p. G. b) Autres mots. . bourrer (cf. pour ») « mais 708. Dieu. 498-9) : la ceruoise et la « godalle » (angl. alleynckine. p.. dont je ne connais pas d'autre exemple. Vcrdani. le sens de « « (limaçon) 1. t. onereit (chargé ?).. 5. deuens (pron. 4. ^ adjectif que le lexicographe hollandais traduit par « een voor een. sens postulé ici par la formule « anueus ou alinckin ». négation bien connue en ancien français 1880. verbo Meyer-Lubke (W. in-4o. . alleynsken. il ne peut se rattacher qu'au moyen-néerlandais « allenkijn ». admeteur. le liégeois devin) avec : le sens de « dans ». sans doute de «bruger ». Winter. Communication de M. 1345. qui est encore l'adjectif actuel. termiieur (correction pour « teruuieur »). Jubinal. 35 verbondcn met een gen. alleynsen. enhaultcment (suzeraineté ?). mains. Padcrborn. Haust. allenkine. wallon. dans la Zcilschrifl jUr romanische Philologie. 131. 715. Tcrracher. «termoieur ». qui. qui est aussi du liégeois d'aujourd'hui. qui n'est ni dans Gode. 332. Dictionnaire de l'ancienne langue française. Il en est de même de 1311.. II. ascassier ^ rassasier.

fr. obscurci. et escorgie (courroie) 335. le sens de « wage » sûr. Signalons enfin 371. Favre. Flor. vorie.. 345). « 273. cf. Grandgagnage. » (cornemuse) s'accorde le 344. 1. • . baloy. onulie (de u obnubilala »). « êsse ». . » a. mod. Dgl. v" onubly) 2399. pas scaux 4. mon aprendis (liég. contente) 1189. 269. mod. mod. 235. : . mod. Je me bornerai à quelques formes originales 56 et passim. p. 1750-52) M 2398. solTy. . alesne. capiel et frctiel (houlette. 2288. pourrait être \u\ dérivé du latin « verna ». . Ilaust. M. correspondant 'l'I'X). corenge) . 644. pp. quartier de . éd. jupilh (v. 1887. au liégeois moderne u énûlé » (cf. ie corrège (liég. gowier (v. signalé par (îrandgagnage 2. gâteau fourré (liég. . sole). . 107. mod. « wauves femmes ».lean des Preis) 2iU)8. Du Cange. vernerie. Dans V. pommes 272. sorcorue. t. flieme (i)hlebotomus) (le mot est dans les Dialogues du Pape Grégoire et est donné par Grandgagnage comme encore existant en wallon avec le même sens de « lancette ») 335. Cf. monnaie). est expliqué en marge par « ramon » 296. par contre. corrige . lècèye) 336. I de son Dictionnaire. Sclieler. Glossarium mediœ inftmœ latinitatis. 3. une « boise à ongement » (boîte à parfums) une « muse fil. comme Haust..VOCABULAIRE prôparôo à lu lui te . goiere). III. 334 et s. être). Dgl. . pannetier laichie (panetière lacée liég. flûte de Pan). auquel flaiotiel » « de Foy (v. mâcontène) 163.. t. 551. est le masculin correspondant au féminin « wauve ». Glossaire de l'ancien wallon. 319.) 334. surtout dans le repas des ber- 2G8. et pp. qui est bien wallon et « estre » (liég. mains (= mais) 144. 313. aprindis' . couronne. IX. corège . . craindre). gouiere : . . (alêne. mod. mod. III. Froissart. où il est (lini(. . dans son glossaire au t. le traduit par a ». II de son Dictionnaire étymologique de la 2. waghe. I. langue wallonne. contène fr. L'éditeur. rassasié (de « soufier » tous les exemples donnés par Godelroy sont empruntés à . Scheler. haut-de-chausses ^ : mod. forche. Flor. tarte au fromage ce wastelet foret. vau dyable 2371. Poésies. ne donne liouqui prépare une notice sur ce mot. Je serais tenté de rattacher 265. relevé par Grandgagnage dans le Recueil contenant les. . dorèye ». ce cautelet de doret. Supplément au jambières. éd. casaque à manches) . Voyons aussi la « chevance » en « ostilh » (outil) des mêmes bergers et qu'ils apportent en dot (v. manoie (hég. ciseaux. fr. . fr. t. mais ce n'est pas l'avis de M. Dans Peu de mots à gers : IV. 307. mais le sens n'est pas satisfaisant. manôye . wastè foré) couverte restée fameuse au pays . 344. celui qui doit le cens appelé « oublie ») *. 58 et 286. 337. j)umes) . Gontene (hég. . aguyel et fy. hollette. jupel. II. LXXXIX un « verila)>((le vercor. passé à la catégorie des participes passés on « -u " et rimant avec 2234. tarte de Liège « cautelet » est à rapprocher de « quAteler ». mod. au liégeois « bodet » panier. . malcontene (liég. obiaux (pour « obliaux ». vaul dyahle. Cf.ikMle voir . poinchon. éd. baudrier. por ses soleir rataconneir. pume (fr. pour raccommoder ses souliers hég. . edits et règlements pour le paijs de Liège par Louvrex (Liège. aprentis). t. en appendice au t. . Glossaire des Poésies de Froissart. p. effacé. signaler mais des plus intéressants. aiguille et « Loyalté .

Le pronom sujet manque souvent ^ 195. ichi adore Marie Jhesus. de l'attribut et du participe passé. Complément indirect et circonstanciel 339. avec cette différence essentielle que. s'il vos plaist ? 370-2.. Ici aussi. : : du substantif . que une pitit de silenche nos veulhies presteir 65. depuis peu. . le pronom occupe à peu près la même place que dans le français du xviie siècle. mon Dieu aueis. . Groningue. La partie syntaxe de la Grammaire historique de M. notamment dans c'est la position I. mais surtout la place du complément direct. . rubr. les rubriques. in-18. . Foulet. 1. Faits syntaxiques. et che trouons (nous trouvons cela). Dieu merchis et vos 436. Poulet dans les anciens textes : . 379-383. mais l'étendue déjà exces- borner à relever quelques faits caractéristiques se rapportant à la syntaxe. d'autant plus que nous avons. je les aie oyu dire. Woltcrs. point de paour n'aiies 36. 3. U 45-53 et 361-388. sujet. fds tresameis 299. . Balthazar appelleit je suy 28. Paris. Comme complément. Pour la théorie. 2" série). 1919. : . qu'il le vos plaist à en greit prendre 296. s'il puillent le pitit roy troueir. Petite syntaxe de l'ancien français (Les classiques français du moyen-âge publiés sous la direction de Mario Roques. mais on n'aura qu'à feuilleter les pages 3 à 23. voir L. On ne dira pas que l'auteur se trouve gêné par le rythme ou la rime. que bien toust le ^Tont tueir. Ex. 1919. L'étendue de cet emploi dépasse de beaucoup celle qu'a délimitée M. sive de ce chapitre II me force à me Dans Ce qui frappe. ses habitudes à cet égard lui donnant toute licence. aucune question leur veulle faire (je veux leur poser une question) 215. que grant grasce fait m' aueis 134. . de chemin suy fort lasseit 295. créateur vus estez et mon chire . Nyrop n a malheureusement pas encore paru. deux guides précieux ^. . Syntaxe historique du français. presque à chaque ligne Place du complément direct 3. Foulet. §§ 370. Voici quelques exemples ^. pour en trouver d'autres. surtout ce dernier paragraphe. Sncydcrs de Vogel. Attribut et .XC CHAPITRE II : ETUDE LINGUISTIQUE Section X. en cette matière. Champion. vostre non et vostre terre moy poreis dire. il a une forme pleine et tonique. XII jour at (il y a douze jours). une jeux vos veulhe comenchire 6. 2. avant le verbe à un mode personnel dont ils dépendent. Foulet. in-8° et L. et puis que del enchense l'offert ly aueis (puisque vous lui avez offert de l'encens) 482. souvent placé après le verbe. : . et non une forme enclitique et atone. queil chose meruelleuse veyut Pronom. premire le offrande faire deueis (vous devez faire l'offrande le premier). après 21. op. un vol. le adoreis (adorezle) 162. participe : 30-1. afTin que veoir et adoreir vostre chire enfan puissons 425. fût-ce avant le verbe. . cit. j'ai sous les yeux des tableaux très complets. et mon . Infinitif 381.

grant matalan sor les mcchan trois roys. comme dans I 21. de vérité (en vérité) . 2443.59. 190. (|iii huiiieil moy at droil ('hi aiuyiu'il 211. 2. Sans parler de « à » (= avec) qui est trop connu et se continue . . de la queil je mny . 1910. i)our des indicalirs. qui ce me . pour ne pas prendre des l'oruies comme 334. je vos diraie en veriteit del enfant . en Gerusalem 95-6. on remarquera : : 188. |). : XCA . Sainte Anne pren congie à Marie 295. locution stéréotypée qui a la valeur d'un appel : écoutez . . L'emploi des pré])ositions est assez difTérent de celui autpiel nous sommes accoutumés. 15. 188. . § 133 à 142.S). ly nobleclie soy |)or()it releveir I. comebien qu'il nos at fait bone chire. . Forme tonique à l'atone . 4. Emploi de de <( de » : 210. 1. gardeis que. Place du complément. à si grand conroy). . car tenir veult. . I. Dans Place du complémcnl direct. jusqu'au xvi^ conoiet à vos siècle (161. loweis en soit la sainte Triniteit. 213. car i'aie force et viertut : . du participe passé et de V attribut Ex. porte à temple presenteir 81. 38. et moy suy radreehies. je prie à grant dieu Mahon en » : . Dans III. 472.1.. Prépositions 250. le pomme mengier Adam . après 73. à Dieu vous comande. 386. mais petit ine saries de greit . eeux de . Absence de pronom personnel sujet 457. deseruit aueis .3. dir. 17. che nos oltriie. fy 205.FAITS SVNTAXIQTTFS français ^ Fxoinples niil. . en Bethléem 167. et les parler de nus oyr (et entendre nos paroles) 50. 111-4°). comme dans I. rubr. recowreit . rois). 11 Tant se reporter à ce (jne nous avons dit de la conjufïaison. el l'absence de conjonction dans 192. pour elle purifiire (pour se purifier) 77. qui son fds. (vous me sauriez peu de gré) 55. OC). Par contre. moy amyiieis les apparoy (amenez-moi les ciel on soy est On rai)i>roeluMa de ces nombreux exeniples. 223. Même observation pour I. puisse tromper les bons) . déjà citée. Abseince de pronom sujet 73. 2. . dans le Miroir des Xoblcs de llcsbaijc ^ (1. je pren congie à vous rubr. je vos i)rie cpie demoreis 173. 809. . cl renforehier Subjonclil. por luy ofïrire à Dieu (pour l'ofirir). entre ses bras. 1031. que les bons puisse engigneir (qu'il : . Pronom. on noiera l'emploi de ce dernier dans 377. Édition de Borman et Bayot (Bruxelles. en ciel. se ui partout poioir n'auoie die (que tu . quant mon estrc sauoir voleis . . 283. Dieu vostre priier oy at. Prépositions. pour elle seruire (pour la servir) 28. c'est par grant désire et « amor ([ue auons à noueal roy. or en allons 298. certe mult m'esmeruilheroie 93. 1821. je prens rubr. ne retorneis. : . de Ilemrieourl. ychi prie Marie à Dieu le père 309. 317-8.. après 291. qui ces gens sont 68. me dises) . i'aie mon fils enfanteit : . Jaspar. II. je suy en 49. 300. : Pronom. Foulet. Melcior. car pardonneis n'est pechie nuls (car nul péché n'est pardonné) 1676.) auoient à nom. 2. : . Baltazar (cpl. après 57. à grant puissance (avec un grand cortège) 247."). li tirce est Ire nommée . de Vattrihut el du participe passé. 206. joweraio 107-8. parleis ! à moy.

s'ourguelh ne fuist de leur cuer i)reste (les bons ne s'habilleraient pas ainsi. . mult me dobte qui ne s'en doelent (je crains qu'elles ne s'en repentent) 2520. Les exemples sont beaucoup moins nombreux que dans I. Après « qui » ^ ou « que » 1282. ià bons eilsi ne se parassent. casteaux abatre. ie toy veulhe de Dieu coniureir 927. : Infinitif al avec préposition 30. 457. . : . 1121-3 : et se tu garde à la fin où il il coulent chascun venir. si Orgueil n'était leur prêtre). chascuns de vus sache de voyr Subjonctif. en liégeois .. se ie sauoie qui vos greuast après « dobter » 781. abondant emploi du participe présent 20. Subjonctif imparfait avec valeur de conditionnel. Sneyders de Vogel. § 1' « i » atone. 188-194. ensi qu'el fuissent beist (comme si c'étaient des bêtes) 1036-8. Pascience moy at conuertie 1781. grant profit après « ainchois que « (avant que) . Emploi de . le cas dans le Foulet. ainchois qui fuissies départis après « dobter » (cf. 1605. et : mes enfants ne fussent pauvres). : . 3. seul ou après « se » (comme en ancien français) ^ 1911. vus tant ol escouteir . ces chevalier fay behourdeir . si s'en 24. comme n'est pas seulement. al uzureir et termineir . qui. Inversement. quant il est mors. car « abatre » a la valeur du réfléchi) : Je faie prince et roy combatre. ensi que riens ne costassent (comme si cela ne coûtait rien) 1079. et bien voraie. combien que moi ayent despiteit 1548. home tuer. fault l'une et l'autre morir. 2. : . plaise . 291-2. bien gardeis nuls ne vus escape 1301. très souvent. 217-224. . Sans conjonction voyse 101. : . . plus haut) 80. la conjonction que ». : 1778auoir y porois. 2510-1. . 4.. plus seiire est li almoine fait à vie le cors qu'el ne soit. 1471. tant ay pechie 543. bien dewiessies aperciuoir 2445. le On Foulet. c'est dans nos textes. a vu. por eaux conuertire à bien faire (pour les convertir) 31. . mult est miesse en tresgrant : dol ensi pigiiier et mireir. dans le paragraphe consacré à relatif. Je refais ces tornois tueir. 31. et il ^ une grant damainge ewist. : Participe 1. i'aie plus chire estre cras et nue que maigre fuist et bien Cas particuher Infinitif. il n'est nuls. que « « qui » mais deuxième exemple. car mal fuissies yci venus 1071. quant de siècle moy partiraie (quand je me séparerai du monde). § 390. . s'il sewissent le iour qu'il morir dewissent. . 1940. tu qui toy voy (toi qui t'en vas) 34. 28. : que mes cousins vestue. bien que III soit cinq fois plus étendu. car se ton estât me disois. tu qui toy voy 1303. se vousisse[s] ensi bien Subjonctif imparfait après « ensi que » 1070. se Dieu me puistsaueir. . . ç'aueis gaingnis espargnir. auoir une petit de dammaige et il une grant damainge ewlst.XCII CHAPITRE la II : ETUDE LINGUISTIQUE : forme tonique à l'atone 115. . par oyeseuse maintenir (en restant la])it pisifs) 2075-6. s'il vous ])laisoit estre Cf. pp. : . fy le pomme mengicr Adam. ^ Il : y a des exemples intéressants de proposition infinitive à la façon latine 1058-62 (les substantifs y sont partout les sujets des infinitifs. 1168. pronom aussi. ie me dobteraic que mes cusins et mes enfans ne fuissent poure (je craindrais . même a casteaux ».

382. 197 à 200. 197-8. mettre en il les cas où le complément déterminatit juxtaposé au nom autpiel se rapporte. le feme Urie (la femme d'Urie) 456. : . « e » : et de s » linaux établir d'accord. . . . c'on riche home l'ai donee (que je l'ai donnée à un homme . entre vos. dont. bien d' autrui). fay vus. le clercjue dyable (le clerc du diable) 924. l'une al autre aucuns plaisiire faire. entre moi et ma sereur Yre (ma sœur entre moi et dame Ire (cf. C'est l'emploi du . Syntaxe historique du français. pasteurs et bergier). Xo'u'ï ce])endant ((uehiues exemples 209. Subjonctil 234. car mon lils at en ame mise grand (: prise) entendement aupaest Conjonclions 523. se me veulhies accorder que mon plaisir je luy disisse (impf. des temptacion l'ancmy (attesté par le mètre) 555. de ».). sens nos empêchement donneir (sans nous troubler) 32-3. à cause de l'emploi l'antaisiste de refiles . . § 19-29. 017. Cf. 418-9. de vus me tient bien à content 246. . mult te desiroie à veioir 207. 917. très ancien français Damme . 132. ne m'aleis mie deeliieiiaiil ablatir absolu latin ^ l^u'lieipe passé. ital. de la préposition 121. « Emploi de . 142. . pastore et bergier : Ire et I. le toy veulhe de puissance nulz (car personne n'est Dieu coniureir plus puissant que moi entendeis . pp. veyaiit mes oyel. rubr. loule me . Dans Place des compléments : IV. mains que nos soyons recineis (pourvu que nous ayons dîné) . Marie . subj. à . 247. Foulet. I. as chrestiens destourne ie à faire bien (je détourne les chrétiens de faire le bien). 204. 538. « 2191. moy (écoutez-moi) . de eaulx pillier et desrobeir (de les piller) . . d'aujourd'hui. tant 11 come l'aul ly siècle vis serat (lanL (jue le monde existera). me conteis de vostre vie. : Conjonctions Prépositions 85. 342. que i'aime tant come ie . 170. dezirans d'estre sien 1. et nos desiran à auoir (et désirant : 159. 66-7. se la philozomie de Loyalté veoir poioie (si je pouvais voir la physionomie de Loyauté) 205. non feront il moy. 253. soiil appaileiiaiis et de s'oii moi leur lerre teiians . a la valeur d'un On les ne peul ^uère. ma : baiiier 713-4. mains à Orguelh enhorteraie 2108.. après 590. . sans avoir besoin. contre Ihesum. ne le i)eiil. 248. 7. de part ma mère 1185. 170. ma volenté luy conteroie . Emploi de « entre » 264. Sneyders de Vogel. moi) . 2. riche) . 5. entendeis à . se tu auois del autruy (du et le Sathan (par votre conseil et celui de Satan) . doit on. veneis à moi conteir 576. 269. 615. car portée aueis et volunté. tant qu'il ayent cel gent là (tant qu'ils auront) . al encontre celuy aie à faire . car plus de cf..FAITS SYNTAXIQUES XCIII taysant . « Emploi de sv de » : 34. più di mi n'est me) 249. entre nos. . . Préposiiioiis. à >> : 679. je m'en tien asseis à contente 345. moy . respondeis à moi 134. ainsi grant come deuanl relie!' lu (aussi qu'il avait été ravant) . 34. « comme dans le fils la langue ^. par le prier Nostre al hostcil saint Iulins le . par vous conseil 1811.

vus argiiasse (Dgl. se ie disist me vëissiez errer... moy sonner ne apeller . 570-1. aboutit à cette constatation que la place du complément. c'est dans III que tifs. dont te défendras) 916. si.. qu'il Dans V. vausist et puis après Flor...) : . 101.. se ie ossast. por toy armeir (Dgl. me veissies. encore dit pas ne vous ai Flor. id. sens moy soneir ne appelleir (Dgl. encore . Flor. 927. sans . trop sans fiere) . CHAPITRE II : ETUDE LINGUISTIQUE . encor dit pas ne le vous ay) 578.. laquelle (Dgl. pour toi armer). erer. 14. dies) . ne vos plaisoit moy aydier (Dgl.)). moy deuissies déporter). Ceci n'est pas indilïeient pour étabhr la parenté des esprits. hausaige ou vous . car char viue de pain at Place des complénienls... se faisiez Flor. vus fessissies (Dgl. se vous faisies) 140-1. 43. cornent aueis à non ? 389. dont. 53. trop fiere esteis (Dgl.. dit avés) huchier ne apeller) 124. . se. se. Flor. si se je osasse. à toy défendre (Dgl. I et II que dans les autres ce qui montre l'ancienneté des deux premiers le par contre. 139. . encore un pou vous argiiasse) 560-1. des cinq textes. encor pas dit ne vus ay (Dgl. au point de vue syntaxique. je priie à la Vierge Marie 40(). ausi cuy ne moy : cognissies). de l'attribut et du participe est beaucoup le verbe à un mode personnel dans . ainsi cuit ne me connoissies . 764. que deceii de rien t'eusse). te delîendras Flor. ainsi croy que ne cognissies moy (Dgl. en ma parc vous clamiez haussage ou vous en mesiïez Flor. se trouvent plus d'exemples de détermination par juxtaposition de substan- syntaxe différencie beaucoup moins nos textes liégeois de ceux de l'ancien français que la phonétique ou la morphologie. déporter. dit avez 322.. dit aueis (Dgl. laqueil donneir ie te . nos yrons entre vos et my (vous et moi)... CONCLUSION Une comparaison plus souvent avant textes. trop par estes fiere fait (Dgl. je vus prie que vus me dit (: petit (lém. Flor.XClV . se en se. moy tonique à l'atone 907. si me deussiez. se en se ma part vus clamessies haussagc ou vos en . en meslesies) . s'armer ne m'aidiez Flor. 78. Il résulte aussi de notre examen que la . se armer vous ne m'ai: : Pronoms . le vos plaist à en gret prendre . laquelle donner te vousisse et après je te dëisse donner te vosisse et puis après je te desisse). vousiestes 79. .. . nous avoir) 88. . Subjonclif présent chies (Dgl. ne part riens vous clamiez . Flor. de Vailvihul et du participe Flor. . . ... erreir. nielli- Subjontif imparfait. se une pau me veys me dewissies vus deporteir (Dgl.. que decheu de rien ne t'ewisse (Dgl. Flor. Flor..

déjà par les seuls arguments philologiques. montré notre une sorte de commentaire linguistique continu. eirt. III. 1. qu'on arrive à concevoir et à constater les identités de cette langue littéraire avec le liégeois moderne. on pourrait dire que l'emploi de l'article composé « az » dans I et 11. par contre. D. La confrontation de nos formes avec celles du dialecte d'aujourd'hui n'a fait que confirmer les résultats de leur comparaison avec les œuvres du xiv^ siècle. : Section XII. aux autres une moins sîrande ancienneté. III. en quelque sorte. c'est ce qu'a Que ce caractère n'est pas la marque d'un examen des assonances et des rimes (section II). Conclusion générale de Vélude linguislique. Ufeplïncr. m -. leur assi<^ne une plus <j. que nous allons étudier maintenant. c'est au xiv^ siècle qu'il faudrait assigner nos Mystères et Moralités ^ mais ceci u'exclut pas que. les futurs I. Chronologie d'après les foils liiKjuisliquvs. Jean d'Outremeuse et . beaucoup plus uombreusos dans 111. y ajouter un C.lean de Stavclot. elt. 1133. 67. Plaident encore pour l'anciennelé de nos pièces 1 et 111. comme nous l'avons montré plus haut. de telle sorte que.INGL ISTUjUliS xcv Skction XI. En somme. 458.. F. pour d'autres raisons. si tant est que la forme CoujugMison). qui conclurait au caractère copiste. les survivances do la déclinaison n'étaient. voudrait jiouvoir si> servir dos phénomènes consLalés dans nos pour en déterminer liL'oureusemenL la chronologie relative. C'est par efïraction.. . de la langue et de la littérature du XIV'' siècle. d'authentiqueinent hégeois. nous pourrions reproduire 11 et ici les propositions formulées en 22 points en tète de ce long Chapitre liégeois de nos textes. il ne faille peut-être attribuer aux uns une plus grande.milONDLOMi: U Al'UÈS l.. il est possible de qualifier reste. et même dans IV. nous a montré la similitude complète de langue entre le manuscrit de Chantilly et leurs ouvrages. Q. si. Au nos textes. accepte cette conclusion.i:S faits I. liii<. soit bien établie {vide supra A ne juger que par les caractères linguistiques et en faisant abstraction de l'emploi de l'assonance ou de la rime. surtout grâce aux homophonies des assonances et des rimes. un des meilleurs connaisseur. Toutel'ois. -M. emprunté à Jacques de Hcmricourt.fuisliques On textes.rande ancienueté et pourrait les l'aire remonter là où a " as au xiii** siècle. Ceci ne veut pas dire que cette langue écrite soit celle que nos auteurs parlaient avec leurs concitoyens ouvriers ou paysans. vert. sans crainte d'erreur. et l'impartait même du verbe « être ». C'est dans 111 aussi que se trouvent les exemples de détermination par simple juxtaposition des substantifs dont nous venons de parler. mais rien n'est plus ditlieile (piand il s'aj^it d'œuvres aussi » exeentri(pies » que les noires.

.

de Jean le Maire et Georges Ceulx de Haynault chantent à pleines gorges Villon. chansons de « heel ». les quêtes des « hélieûs » sont restées en honneur dans l'est de la province de Liège. pour le dire moins pédantesquement. est complètement oublié par Marot. pour l'origine de la première Nativité. . qui fortifie lesconsles 1. Onomastique. Le pays de Liège. Et plaint encor mon arbre paternel Octavian rend ("ognac éternel De Moulinet. Citée par M. Les deux Grebans ont le Mans honnoré Nantes la Brette en Meschinot se baigne De Coquillart s'esjouyt la Champaigne Quercy. les noms propres et les noms de lieu contenus dans nos mystères confirment ces indications. Examinons maintenant si l'onomastique et la toponymie. . plus lointain. 177. . Chamard. Clément Marot disait s'enfle le cours de Loire maislre Alain. Crétin. ou. notamment à Grivegnée. in-S»). Comme Langue Fran- . il y a là. : Le Hainaut. Fontemoing. C'est cependant à cette région que toutes les considérations linguistiques qu'on vient de lire nous ont ramenés. ont Paris décoré . de toy se vantera Et (comme croy) de moy ne se taira. H. Normandie prend gloire. .CHAPITRE III ÉLÉMENTS HISTORIQUES ET GÉOGRAPHIQUES SERVANT A LA LOCALISAtlON DES TEXTES ET A LEUR CHRONOLOGIE Dans une épigramme à son compatriote Hugues ceci ^ : Salel. note 1. qu'avaient illustré Molinet. Georges Chastellain est en bonne place dans cette rapide revue des grands poètes français de la seconde moitié du xv^ siècle. et vers qui la politique de nos rois avait cessé de tourner les regards. à Ensival et à Heusy. une indication. De Jean de Mehun En . . Salel. 1 vol. 1904. Jean le Maire de Belges. p. Section I. dans son édition critique de La Deffence et Illustration de la çoyse de Joachim du Bellay (Paris.

l'érudit archiviste. Il les trouva. 24 février A des Dames Blanches nomme la maison couvent S^-Michel Le registre Stock (18 mars 1464).Benoïl-lez. Cuvelier. in-8°. en adorant Jésus.. v. sauf les très rares exceptions pour les jours compris entre le 25 décembre et le 1''^ janvier. Mignolet. p. termine sa jjriére par ces mots (II. de Potiers une piste nouvelle et il n'a pas fallu de longues recherches pour identifier vos personnages. de même que celle de S^-Martin. R. H. Dubois sur les Rues de Huy \ je lus ceci « La rue des Templiers. Voici en efïet ce qu'il m'écrivit à ce sujet « J'ai enfin le plaisir de pouvoir vous annoncer un bon résultat dans les recherches d'archives que vous avez sollicitées . d'y chercher pour moi les noms de Catherine Bourlet et d'Eliys de Potiers que je supposais être ceux d'une sœur de ce couvent. Dubois ajoutait lorsque.Liège. dans l'hôpital St-Germain. n» 1169 de la Bibliographie de V Histoire de Belgique de H. Elles s'établirent vers 1464. on n'a plus à s'occuper de la dislinction entre le style ancien et le style moderne. Les deux fiches ci-jointes permettent de vérifier complètement vos conjectures sur l'origine liégeoise de vos poèmes. in-8". et d'une abbesse du xvi^.XCVIII CHAPITRE III : ÉLÉMENTS HISTORIQUES ET GÉOGRAPHIQUES Il tatations d'ordre linguistique. Dubois ne put me donner de plus amples détails. Fairon. était. » En note. les pièces R. Dans 219-220) : les Je vous prie que veulhies aiidiire poures seur de Saint Michiel. plicit. Dubois. sera question plus loin du « Bourlet » de l'Ex- ms. Monasticon belge. in-4''. Provinces de Namur et de Hainaut. Contribution à leur Histoire. » Cf. 1910. in-8°. Inventaire des Archives de l'abbaijc du V al. Je priai alors M. Haust.. avec un signe d'abréviation de « r » qu'on peut résoudre de diverses façons) pourrait servir aussi. les plus importants pour la localisation de nos textes et qui nous conduiront à un résultat décisif.amertin. longée par la propriété d'une des plus riches corporations de la ville les Dames Blanches ou Carméhtes chaussées. si ce n'est celui-ci. M. ensuite pour leur langue si semblable à celle de nos mystères : 1. I. 1890-7. on est amené à penser ont été jouées devant des « Sœurs de Saint-Michel ». Berlière. » ^ Interrogé par lettre. près de l'église de ce nom. 1 vol. 1 vol. « Les noms des jours et des mois dans la principauté de Liège revêtent la forme moderne à partir de 1333. Les Rues de Huy.vous m'indiquiez à propos des sœurs C. le savant auteur du Monasticon belge \ j'avais cherché en Belgique un couvent de femmes sous ce vocable. Comme que le prologue de I s'adresse aux « tresdouche suers ». p. 4. en : consultant un livre de : : «HôpUal S*-Michel devant S^-Germain (Œuvres. tout dernièrement. et. : : wallonnes. malgré l'aide d'un bénédictin. Dans une pasquille inédite de 1636. m'écrit M. a Trofïeit. il est queslion d'un « Le nom d'un des bergers Trofîeit » ou « Teroiïeit » (le Jaspa TolTel. Serait-ce le diminutif de Christophe ? la deuxième Nativité. vers la seconde moitié du xv^ siècle. Je suis heureux d'avoir pu vous aider à établir l'origine d'un texte si précieux pour l'histoire de nos lettres 1469). U. de beaucoup. 3. Dom Ursmer Berlière. Mais c'est en vain que. M. en grande partie. Huy. Maredsous. si on arrivait à l'identifier avec un prénom wallon ancien. . intéressantes à bien des égards. nous avons à signaler deux vers qui sont. Liège. I. que les documents concernant les Dames Blanches de Huy étaient conservés aux Archives de l'État à Liège. 649. Marie Jacob. 2. Bruxelles. d'abord pour leur contenu. 1 vol. 1902. Pirenne. » Reproduisons donc les fiches Bourlet. J. 2'-' éd. Bourlet et E. 1902. de Thier.

Fairon). I. 55. aile meir KATOX por le rest del VI" année. . Payé encor v flor. lendemain del encloust Pasque 3 florin. lendemain del Conception Xolre-Dame. Item le nul Saint Tomas. : Fol. OHITUAIHR. Nous Cf. Scheler. El Irespassat l'an XV' (lui siet • BOUBLET REGISTRE AUX PATES FoL « 1 1(58 ù 1508. Item. la teiue Aiulrie grant voirier vivant 8 et \'. le nut Ste Lucie. et les ay doneit quittanche des VI années passée. Somme depuis le dairen compt 20 florins. 4 florin aile meir KATON : en julle. des DAMES BLANCHES DE HUY 2 recto les : S'ensuivent frais des escolirc : Item. payé sor lest délie dite année et sor le seconde.. Dans le « Cri des monnaies » de 1478. le nul Saint Tomas 2 fl. 13) 8 aidans IG soz.Teiian Bodechon 9 set.\ . On y aperçoit une famille Andrie. cherée de luiilhe ont payé le meir KATON pour le premier année à bon compte VIII florin. IV verso Item l'an Ixxxviii. 4.stus. Cujus aiiiina re(pdescat in pacc. par ainsi appert que j'ay sor le VI*^ année 10 aidans. 2 fl. 8 2 /3 aid. Item revu 3 fl. de frument por 2 florins. Item à bon compte ut infra videlur 10 florin. p. vint et paie por ses despens Memore que les XH KATOX BOUBLET X florins. en la fin d'avrilhe. 2 florin. En 1458 (Ch. « fl. xi aid. 226. Payé ledit Andrire les 28 aid. 2 aid. revu en awoust 16 cherée de hulhes compteil à Andrire le jour de preisle Quareme. XII cherée de huilhe. publié après la mort de cet auteur par A. valaient un griJîon ou une demi-couronne. c'est-àdire. Item. 28 aidants. pour vivant asLoiL nostrc i)one amie et . esteit brisié à \'l flor.son deseiir l'auteil de Sains Sacranient et encore nos donat à son faire ses aniversaires. . payée à bon compte post 1 florin. Item 1 reçu à .S BLANCHES DE HUY XCIX DAMi:S BLANCHES '1 dVi HUY. Se doit encore por le rest de 3 ans. il faut reporter ce qui suit en dessous de la deuxième colonne. qui. Andrier ou Andrire ^ Bourlet très liée à la vie du couvent des 1. revu 1 clinckar 3. » 3. LendcMiiaiii do Si Barthelemi.3 florin 8 aidants 2.4 flor. Item en quaresmc. p. d'après ce qui précède. revu à sa meire. comenche l'anée Ydon Bourlet et doit payer l'année X florins. payé la meire KATON. Item. reçu aile feisle à Huy. reproduisons l'aspect du manuscrit. le XVII^ jour. Item. Coniemoraciim de flst faire la Augu. Pour trouver le prénom sous ses différentes orthographes on se souviendra qu'en wallon « ie » a la valeur fin : . le 14^ de julle. à la du tome II du Dictionnaire étymologique. Glossaire de l'ancien Wallon.SUER KA'niEIUNE BOURI-ET ET LES DAMI'. L'an Ixxviii. Payet encor vii fl ». 10 aidans. Payet encor iii flor. le Clinckar vaut 26 aidans (note de M. Pour bien comprendre ce compte. Grandgagnage. Item reçu à Andrire de 20 aidans. de « i 0. 2 flor. 548 « aidant (liard) chartes I. Item revu à Michy le Galhar. chiffres à part. 23 i (xv siècle) : XX aidans pour la pièce (le florin du Rliin). Payé Andrire sor le 4'' année. Payt le feme Andrir un chevacheur que j'ay aloweit por iiii flor.. Ces fiches. ne sont pas très difficiles à interpréter. 2. 2 fl. XXIIII soulz pour l'aidan. Payé as seures en sa manson 50 aidans et 2 florins. Item.

1° Kili « Voer die arme scriversse suster Marie Doeghens ». notre rehgion [couvent] l'espace de 27 ans » et qui : « trespassat l'an 1612. J. comme En 1488. 10 florins. la mère de KATON donne. Le cas de l'ELIYS de POTIERS. Elle mourut en l'an 1505. Elle paraît être entrée au couvent comme novice. qui at laudablement vescu en possédé jadis le manuscrit acheté à Londres par : . Or Eliys est désormais retrouvée elle aussi est une Dame Blanche du couvent de Huy c'est la « vertueuse et honeste religieuse. pour le reste de la sixième année. Lauretitii martiris. et honeste religieuse seur Comemoracion de vertueuse ELIS DE POTIERS qui at lauda- blement vescu en notre religion l'espace de 27 ans. n'est ni moins curieux ni moins décisif. estimées six florins. Les autres versements ultérieurs pendant six ans ont été faits. Il dans le Catalogue des Manuscrits de la Bibliothèque Royale de Bruxelles. après avoir pris le voile ^. à la dernière page du manuscrit. 556 et 568. d'en relever. III : ÉLÉMENTS HISTORIQUES ET GÉOGRAPHIQUES d'Andrire était de son vivant « nostre bone amie ». pour la première année. Ms. partie en argent. Augustus. valant 12 fl. puisqu'elle. La mère lui. voici la fiche de la bonne sœur DAMES BLANCHES DE HUY. pen blan.C CHAPITRE Blanches. KATON BOURLET est venue au Carmel et a payé. Mais au surplus.. valant cent et 13 florin dix patar brabant. une ne faut pas s'étbnner de ce tju'ilne religieuse ait mentionné son nom de famille en un « explicit ». Il serait facile. encore 4 florins deux aidants. desquels avons 12 florins brabant de rent pour avoier 2 foy l'an du vin. l'image de la Nativité de notre Signeur. pour qu'on y célébrât régulièrement une Dames La femme messe commémorative en son honneur. Trois sœurs ont travaillé à un manuscrit du môme temps qui porte le n" 1510'J « Sustcr Lysbetll Wy torts ende SUster Alagriet ». Elle donna au couvent 8 florins. le paie le noviciat. qui a griffonné sa devise « A Dieu seuUe » et son nom soils celui de Sœur Catherine. . au xv'' siècle. pour mètre sur les trépassé. c'est-à-dire 12 charretées de houille. après du labeur. OBITUAÎRE. donc le 8 décembre. de KATON n'est autre que la femme d' Andrie Bourlet. d'autres exemples t. Encor nous at lessé pour ung drape de tripes noier tout estouffé. Il n'est pas douteux qu'il faille identifier la KATON BOURLET du fonds des Sœurs Blanches de Hu}^ aux Archives de Liège avec la « Suer KATHERINE BOURLET » du manuscrit 617 de Chantilly. et y être restée en cette qualité six ans. 15134 (xv' siècle). le 8 décembre 1478. La nuit de Saint-Thomas. le 2l décembre. dressé par le regretté P. qui verse aussi 10 florins. 17 avril. le lendemain de la « Conception Nostre-Dame ». qu'elle signe « Explicit per manus BOURLET » avant 1484. Pour l'écriture. dit l'Obituaire. pp. Andrie et son épouse semblent avoir mis au couvent leur fille Ydon. partie en nature. dit le pieux scribe. et la dernière qu'elle signe « Explicit Suer KATHERINE BOURLET ». et Kathelinen 1.). van den Gheyn (S. En 1478. ce qui nous mènerait en 1484. qui est le l^c d'aoust. 52. vallant 12 fl. et encor 2 tabliau avec des Agnus et du voier devant une Notre-Dame de Montagu de même fasson. « p. comme novice. l'un la nuit de la Trinittés et l'autre le jour de son aniversaer. le 13^ d'aoust ». : : : van Molenbeke ». 554. par exemple par la livraison de 12 « cherées de huilhe ». j'avais hésité entre la fin du xvi^ le siècle et le le commencement du xvii^ et j'avais conjecturé que cette Efiys devait être nom d'une abbesse ayant duc d'Aumale en 1860. date à laquelle elle aurait prononcé ses vœux. I. Il est donc possible qu'elle ait copié la première pièce. et a fait faire la grande verrière qui est au-dessus de l'autel du SaintSacrement. Item at faict poindre.

qm Première partie. Dieudonné. l'our la maison. » que ELIS DE POTIEP»S commença la son noviciat en mai 1583. le . le 13« d'aoust. il se trouve établi 1° que le manuscrit 617 de Chantilly provient du Couvent des Dames Blanches à Huy. a figuré. Note de M. La forme Michy. haut voué de Thourinnes. nous l'avons vu. 3. A la suite de la découverte de ces documents d'archives. qu'il est légitime d'identifier avec la « suer Katherine Bourlet qui signe l'Explicit de la dernière Moralité du manuscrit 617 de Chantilly 30 Le couvent des Dames Blanches de Huy s'appelle parfois dans lesdits documents « Couvent de Saint Michel ».ELIS DK POTrr:F{S AUX DAMES BLANCHES DE HUY CI NoliT-DanK' dr Loircl d'argent vallauL 1() fl. outre Jean l'aîné. Celui-ci se trompe à propos d'Eliys de Potiers (qu'il appelle Alix). E. B. Note de M. seigneur de Han. 4. Guillaume. comme novice. Ilelie et Helisée et ung de la transfiguracoin. à laquelle elle maieurs et bourgmestres ». ces paroles assez inattendues Je vous prie que veulhies aiidiire Les poures seur de saint Michiel *. Fairon. hbl. montant tout ensemhio 11 fl. Fairon. 159. : 40 L'invocation à la pitié en faveur des Sœurs de Saint-Michel. Marie-Jacob. iVnne et Ehj^s. escuyer. de la Malaise. au sud de l'actuelle province de Liège. contenue dans ces vers. Charle. Il est question des de Potiers dans les Manuscrits généalogiques de Lefort aux Archives de Liège ^. iiiic salUer d'argent. une mapes ù grande autel et autre meubles. prononce.. C'est à cette date qu'il est fait mention.larimc. Je me demande si le monogramme qui précède le nom d'Eliys représente ses autres prénoms ou ne serait pas plutôt composé des initiales de ceux des quatre sœurs J. Son testament. Tihange. . dans la deuxième Nativité. Herock. qui y a écrit son nom et sa devise vers la fin du xvi^ siècle ou dans les premières années du xvii^ 20 que. Erard. nous aide à intçrprétcr. » Il résulte de l'examen des « Registres aux Comptes ^. qu'il croit religieuse aux Blanches Dames à Iluy. de tous ses l)ienfait some obbligee à prier Dieu pour sou âmes et tous ses bon amis vivant et trespassé. fol. donné plusieurs )). Fenfe. coinpte cité plus haut. en adorant : . Toutes deux étaient fdles de Charle de Potiers. t. Jehcnnc. un tablia avec l'image S. s'explique parfiiitement par les circonstances que relate une note : écrite sur le premier foho de l'Obituaire des Dames Blanches de Huy 1. Jésus. Gentilhomme de l'Etat noble du pays dé Liège et comté de Looz. pour fois. première de sa pension « Cette famille de Potiers est une des plus nobles de la ville de a Huy. enregistré aux Échevins de Liège ^ et daté du 29 avril 1579. que nous avons trouvée dans est en « i ». Or. 2. une certaine Katon Bourlet. énumère comme enfants. Anime onniium del'unctorum requiescant in pace. Et trespassat l'an 1612. dans ce même couvent. A. de 1478 à 1484. XVIII. qu'il est passé entre les mains de « vertueuse et honeste religieuse scur Elis de Potiers ». dont il fait une religieuse du Val Notre-Dame et qu'il confond avec Jeune de Potiers. Barbe.

prologue de la première Nativité. lequel en che meysme temps estoit en la ville de Huy et s'en allât enviers le grasce de noble et vailhant prinche et bon père en Dieu monseigneur Lowy de Bourbon. en deux vers sans doute interpo'és. comme le prouve la charte originale que voici. à cause des guerres qui ont régné au pays de Liège. p. 211. comme elles ont fait jusques à ores. Receu avons l'umble Michiel l'angele à Huy de l'ordre de Nostre Dame des Carmes. se substituant à « -ea(l) » n'a guère varié depuis le moyen-âge et que c'est à quatre ou cinq lieues de Liège au sud qu'on en constate l'existence sur la rive gauche de la Meuse. XVIII. en 1468. où nous sommes por le présent et tous les rentes appartenant avecque les rentes et biens heritaubles jadis au couvent de Dynant. de Bourbon concède aux Sœurs de Dînant l'hôpital de Saint-Germain. s'adresse aux se termine par « Explicit Bourlet ». salut. comme les aultres églises. il est légitime d'induire que les religieuses ainsi dési50 Comme. Leurs malheurs duraient encore en 1469. baghes et meubles. enleva toutes les sœurs du couvent sauf deux. » i L'an nulle quatre cens 66 fut détruite note raconte ensuite une terrible épidémie qui. 3. les maisons et censés de leur église ont esté et sont en telle désolation et destruction qu'elles leur sont de très petite et nulle valeur et si ont perdu la pluspart de leurs biens. Jiuniania. 2. Wilmotte écrit dans ses Eludes de Dialectologie wallonne ^ « Il semble résulter d'une petite enquête à laquelle je me suis livré que la limite du son « -ia(l) » = ellum. le second jour de janvier l'an de grâce mil quatre cens soixante huit 2. pour aller autre part et vinrent à Huy par le commandement de révérend maistre et bon père en Dieu maistre Jehan Soreth. par la grâce de Dieu. exercer le service divin. supplication des religieuses. lequel de sa grasce et benigniteit lui donnait pour et en nom des s:ers jadis à Dynant. Cette donation est du !"• octobre i486. L. Par conséquent. Celui-ci n'y est nulle part désigné sous le nom de Saint-Michel (note de M. Par quoy les suers furent conslrainctes de widier. . Dans eet acte. docteur veneraible en saincte Théologie et maistre gênerai de tout l'ordene del glorieuse Vierge Marie du Mont des Carmes. devant les qui elle aurait été représentée. mais : une difîiculté. lequel couvent estoit le premier des suers de toute nostre ordene. tellement que lesdites suppliantes et leurdite église et cloistre sont tellement désolées et en telle povreté qu'il leur sera comme impossible de demeurer en leurdite couvent et y faire ci. d'autre part. etc. dont la seconde tresdouche suers » et que cette première Nativité n'est que la suite. Fairon). » 1. V église et beginaige de Saint Michiel. Copie obligeamment communiciuée par M. y a été effectivement représentée dans la seconde moitié du xvc siècle. duc de Bourgogne. à localiser ici les Dames Blanches de Huy. se par nous ne leur est secouru et que nostre plaisir soit leur donner deux maisons et leur appertenances assises en ladite ville Huy. t. insérée dans un manuscrit provenant du couvent des Dames Blanches de Huy et qui n'est pas de la main de Sœur Catherine Bourlet.. » « A Dès lors il faut conclure que cette deuxième Nativité. au mieulx qu'elles ont peu. dès nos textes dans le pays de Liège deviennent des certitudes. prieuse et couvent de Saint verront. Fairon. le •' gnées sont également l'abord. » Donné en nostre ville de Bruxelles. comme appert par ses lettres. probablement entre 1466 et 1469.cil « CHAPITRE III : ELEMENTS HISTORIQUES ET GEOGRAPHIQUES la ville de lOynanl. sans quoi la pièce n'appellerait pas spécialement. par (luoy nostre couvent des Soers fut ossy tout destruys et ars. M. datant du 2 janvier 1469 (nouveau style) La : tous ceulx qui ces présentes lettres Charles.. la bénédiction divine sur les Sœurs de Saint-Michel. Or ce phénomène est l'un des plus importants parmi ceux qu'il m'a été donné d'étudier comme élément de différenciation entre Liège même et la région méridionale. tous surgit arguments hnguistiques qui nous ont amenés. contenant que. par le grasce de Dieu evesque de Liège.

table. 279-2X0. je l'ignore.le V. déjà cité. obtenue par ridentification de « Suer Katherine Bourlet » et de « Eliys de Potiers ». les dilTérences dans les traitement des phonèmes ne sont pas telles que Hutois ne pussent comprendre le patois de toute l'actuelle province de Liège. à BRUGE et à GANT. La 685 et s. Li pouure vont à la ceruoise. soiL à Liège. Normans. > aulres i)ièi:es. Comme nous l'avons dit déjà. H Iroppeaux »). à YPRE. niiUGi:. celui où il est (iiiesLioii des Sœurs aiigueaul » (le Sainl-Mielu'l. alors que. n'a pas d'exemple ueL de u -eal » (cf. Ma loy ont bien trestout tenus. Cf. u heaul (11.) : Je suy daninie de mainte terre et en r'ranche et en Engletere. soil plulùl au iu)rd-esl. Qui est ce Bonuerier (Bon-verrier ?). qui bien ont tenut mes En Flandre aie ie mainte preus sergant.Toi'ONVMiK Il : YriŒ. « i)asLunal »). Gloterniie se vantant à Orgueil de ses hauts faits. 237. du manuscrit. un autre nom nous est fourni par l'épilogue de la deuxième Morahté (la quatrième pièce du manuscrit) aux vers 412-415 Eu dehors de « : Ensi le lequeil veult à tcsmogne BONUERIER Dieu supplier qui en paix puissons nos demoreir et en la fin en sa glore aler. mais rien jusqu'à présent ne m'a permis de l'identilier. confère une valeur plus grande aux arguments que nous allons tirer des noms de lieux mentionnés dans la Moralité 111. N . la n'eu ehereherai pas uu)iiis pairie de ce lexle. où nous conduisaient aussi les rimes des nasales avec les voyelles orales correspondantes. d'autant plus qu'une adaptation pouvait se faire dans la bouche des actrices d'occasion. mais eu a uu de » -ia se lait prôciséineiit . comme u des aulres.ois cm : que le deuxiôiiio Icxlc. Suer Katherine Bourlet » et de « h^liys de Fotiers ». 11. ne l'oublions pas. THIOIS et AUALOIS. deis le temps de bons roy Artus. riiiois et avai. Inventaire des 1. gant . loy. Je connais bien de nombreux « dele Boverie » ^ au pays de Liège et on se rappelle que « ier » se prononce « i » dans nos textes. Section IL Toponymie. daus la Nativité Toutefois. localisation désormais acquise s'y écrie (v. et celle de le « an » avec II. u -eal » esl I aboudammenl el représeulé et ([ue sou passage à « è ^esL allesté par l'assouaiu-e daus . Archives du Val-Benoîl. ou ». dans les 'l'M). que iu)us avons constatées également.

Et Loherain. . leur. II (1887).. où il figure par exemple dans Aymeri de Narbonne (laisse XXIIl.. 357-8. voyez Botger. et que boivent même les enfants au berceau. 2. Chanson de Geste. 42-43. comté de Bouillon et comté de Looz Sans conclure donc avec Cachet que « le pays d'Avauterre dont parlent les trou- 1. 27). consulter la Table des Noms propres de toute nature compris dans les Chansons de Geste imprimées par M. Paris. On trouvera. Emile Verhaeren. 3. . 41-47). à tel fin Pays-Bas sont passés maîtres. de Liège. Pour d'autres passages littéraires où est employé le mot Avalois.. 64. Didot. Aymeri de Narbonne. par Êniilc Cachet Bruxelles. mainte foy. Flamenc et Avalois. p. Les toiles de Brouwer ne les ont que trop rendues célèbres i. ensi. Meyer et Longnon la notice suivante ^ « Le nom Avalois désigne dans les Lorrains les habitants d'une région avoisinant le Rhin et c'est pourquoi on a traduit ce nom par « les habitants des Pays-Bas ou pays d'aval » mais cette expHcation ne paraît rien moins qu'assurée. 4. on ne l'avait plus entendu. in-4o. Société des Anciens Textes français. Glossaire roman des Chroniques rimécs de Godefroid de Bouillon. Langlois. . enfachon tempre la prendent por le doucheur à cuy il tendent. dont la « godale « (good aie. . Râlez vos en. t. 1882. Société des Anciens Textes français. pp. et tant y uont mes gloteceaux qu'il en deuinent laronceaux. P. bière) et le vin font les frais. Paris. ce dist Charles li rois. Didot. L. semble-t-il. Cf. Breton et Herupois. Bouillon. ilh font li aulcuns enle[nt] godalle. Aussi. Il est aussi : . ». 605)2 Il y a là une évocation de ces beuveries oii les : Seignor baron. Or les baillis maîtres de Chanteraine et des autres Commanderies du pays ». d'Avalterre étaient « au tournoi de Maestricht. Poitevin et Mansois. 60. où Girart est nommé « Girart l'Avalois». le glorieux poète de la Flandre. De nos jours. in-8"». iouene et chenus. Diocesan. s'en allant cil * : d'otre le Rin. Cf. Borguignon et François. sans prétendre résoudre la question. 1904. v. rappellerons-nous qu'une portion de l'ancien diocèse de Cologne. du Chevalier au Cygne et de Gilles de Chin. les a exaltées dans ses fresques en vers des Flamandes. ou anueus ou alinckin. qui ont pau d'argent en leur malle li plus riche vont à vin. p. situé sur la rive droite du Rhin et dont le lieu le plus important était Siegburg. va en Avauterre. dans le glossaire de l'édition qu'en ont donnée MM. Dcmaison (Paris. Le mot « AVALOIS » nous étonne. aussi p. à ce propos. pp. portait aux IX® et x® siècles le nom de « pays d'Aval » ou Avalgaw (sur ce pays.und Gau-Grenzen Norddeuischlands. E. Hayoz. depuis les Chansons de Geste. Cil de Berri et tuit li Chanpenois ! dans Raoul de Cambrai. publiée p. v. Et Hennuier.CIV CHAPITRE m et et li : ELEMENTS HISTORIQUES ET GEOGRAPHIQUES mult souent grant noise . Cette opinion est contredite par le vers de la Mort de Garin Li Avalois et Gilles de Chin. Et Angevin. 1859. et si quant ils n'ont plus que despendre emblant qu'il se font pendre sont venus. 15lO. 1 vol.

Le pays « de par deçà » n'est-il pas la désignation la plus commune des Pays-Bas. au vers 1680 de la même Moralité IIÎ. Lowang Lovangnc. élablie à Arras aU moyen-âge el dont le chef élu par le magistrat et le peuple portait le titte d'abbé. 310 et s. Le Nouveau Larousse illustré. rimant avec « alliance ») avait été fondée. le 8 septembre 1413. Liège. 1. sont situés dans l'ancien royaume de Lothaire que Philipppe le Bon et Charles le Téméraire songeaient à reconstituer et dont l'axe était à peu près celui des possessions bourguignonnes. écrivant de Madrid. qu'il y ait un indice dans la mention faite de « Nostre Damme en Lieche ». BRUGE ici et GANT » sont les trois membres de Flandre. à qui j'emprunte ce chiffre. il s'agit de terres dépendant du Saint Kmi)ire. pouvait écrire ce vers «et à Paris et dechà la Some ». est omis. Cette interprétation s'adapte à merveille à presque tous les textes littéraires. à 16 kilomètres au nord-est de Laon dans l'Aisne ^ où l'on se rendait en pèlerinage. Doulrepont. il en permet à peine que « les limites une « ditïérente. . il y a quelque chose à tirer. est à et : LOWANGNE (LOUVAIN) le CV à son origine » peu près celui que comprenait bailliage du même nom de rancien évèclié de Liège seraient peut-être les siennes ». c'est-à-dire de ce côté-ci de la Somme. c'est dans la déclaration d'Avarisce (111. vie ay uzureit tout et à Paris et decha la Some. Flandre ou Artois. aie ie presteit en Rome et en maint samayne Lombardie. surtout que celui-ci lui donne la forme wallonne familière à de I lemricourt ^ il qui est Lille. Seul un homme des Pays-Bas. celle-ci ayant été vénérée au xv^ siècle. Voici un dernier passage dont v.TOPONYMIE vcres. de Henvicourt. p. 28 Lowainge . : . ce qui en atteste roriginalilé (v. la fait rimer avec « ensengne » (enseigne). jusqu'au cœur du xvi^ siècle ? Je ne crois pas. Quant au nôtre. Ces banquets étaient accompagnés de représentations dramatiques au siège de la con- G. je délinirais le mot Avalois en disant que ce terme désigne les habitants de la vallée de la Meuse. parle aussi d'une Confrérie de Liesse. 2. 11 en va autrement de Louvain. J. Une confrérie de Notre-Dame de Liesse (on disait plus souvent à Paris a Liance ». Ses premiers et principaux bienfaiteurs furent le roi Charles VI et Isabeau de Bavière dont les portraits se voyaient « aux vitres auprès du grand autel ». Le quatrième. dans l'église récemment achevée et consacrée (1406) de l'Hôpital du Saint-Esprit en Grève. (l'Irelande jusque à LOWANGNE. Il présidait aux Jeux de la confrérie. .) : A Aras. aie ie apouerit maint proidhome. YPRE. ma Tous les lieux dont il est fail mention dans ces vers. bien au delà du village de Liesse. Le faste de cette association et ses banquets devinrent tels qu'on finit par l'appeler la confrérie aux Goulus. par contre. si ne faudrait guère en tirer d'induction sur la patrie de notre auteur. De toute façon. depuis les environs de Liège jusqu'aux alentours de Maestricht. à Mes et en Lhorene. mais c'étaient des villes connues qu'il . 514-5) : Partout cognoist ou bien m'ensengne. même pour les rois d'Espagne.

la débauche... s'ourguelh ne fuist de leur cuer preste (prêtre). 1. la cupidité. . . CHAPITRE ni : ÉLÉMENTS HISTORIQUES ET GÉOGRAPHIQUES mais nous n'avons conservé que les douze Miracles qui y furent joués de 1536 à 1550 et qui sont dus surtout à Jean Louvet ^. titre. là bons ensi ne se parassent. au xiv« siècle. Cf. la paresse. çasteaux abatre. clerc et caplains leur cuer fay de grant orguel plains. Etudes sur le Théâtre français du A'/V<" et du Miracles de Noire-Dame par personnages Paris. En vestur et abis fait sont de vayre ou de gris. « Orguelhe « a des serviteurs (v. Éniili. 1902. Bouillon. chanoines. 181 et s. qui souent est de ma partie. il faut leur apporter de l'argent.) : Tout clergie fay reuideir (combattre) : preiste. XV^ siècles. in-8°. les prêtres et diacres qui soient contaminés.CVI frérie . tins et les Cordeliers. et ces borgois chascun se prcnt de niy seruir et aleueir. mais ils ne l'observent pas eux-mêmes pour être bien venu chez les prélats. que s'élève la Moralité III et on y trouve les allusions les plus nellcs à l'état social contemporain de la pièce. 1058 s. C'est contre le luxe. Même dans le clergé séculier. Ils vendent croirait-on pas entendre : Ne . il n'y a pas que le clergé séculier. Ainsi il n'y a pas que les bourgeois. qui souent sont à nioy enclin et seront iusque en la fin. p.) religion : Miesmement en aie-ie sergant à grant fuysson. teilz me guérie (combat).Je refais ces tornois tueir CCS chevalier fay behourdeir (jouter) et ces eschuiers ensiment. on peut dire qu'elle respire l'esprit « goliard ». les réguliers le sont aussi. D'une façon générale. elles 1 vol. 1065 et s.). dit Boendale dans son poème de Jan's Teesteye. dit Orgueil (v.Roy. Section III. prince et roy combatre. « Je fais. l'esprit des moines mendiants qui. menèrent une si rude campagne contre les vices du temps. liome tuer. Les réguliers ne valent pas mieux (III. . Allusions politiques et sociales. E. La Comédie sans cxlvi et s. quoiqu'ils soient les et même : Augus- bonnes miUces de l'Église non por quant. ensi que rien ne costastent. ont fait la loi très sévère pour le peuple. van Maeiiant ou Boendale ou Ruysbroeck l'admirable ou Jan van Dixmude « Les prêtres.

tous alliés naturels de la plèbe dont. prudemment obscures. Bruxelles. » ^ Ce sont surtout les moines eux-mêmes. c.. te dy chi à brief si sermon : de cuer non.. ils doivent se contenter d'un œuf et d'un sale hareng pour mais les abbés ceux-ci. courent de taverne en taverne. De Je terre vinent. sont tout d'une père. sic ic selden provenden j^heven ».. XXXVI et XXXVII. et se tu serat bien prouee. ià une seul n'en osteraie . Voici comment. ils s'enfoncent dans leurs . 1879. ils font des paris et ils jurent. étaient aussi un des quatre ordres mendiants ^.ent dans le viee. ont leurs caves remplies d'excellent vin du Rhin. Les Augustins. Boendale. où l'on fait la cour aux femmes. stalles. puis qu'il est bons. en terre reuertiront. fondé par Saint François en 1210 et introduit en France dès 1217. non sans éloquence. ils ronflent.\ l'Université de k . Une petit home. professeur . mais pour la vertu et l'honnètelé. Franc oi. ^L Sabatier. d'après L. Le siècle des Artevelde. s'exprime (III. au milieu du xiii^ siècle. Les allusions historiques contenues dans la Moralité IV sont autant de nature politique que sociale. Ce n'est pas à réalise (pi'ils restent le plus longtemps..Je dois ces indications à l'éminent historien de St. nuls gentilh n'est. vont au bal. . Voici ce qu'on y lit aux vers 177 et suivants : 1. réunis en une congrégation. mais. un peu de mauvaise bière . Lebègue. vendent. ici le dogme de l'égalilé entre les hommes 1101 et s. .) : car nos sunie trestous parelhe. Vanderkindere. écrit Vanderkindere. est asseis plus gentilh home qui une roy ne seroit. Strasbourg. pp. . ils vont aussi à la chasse pendant les ollices. j'en vois donner bien rarement :» Maer om d()e<*lil en ^oet Icven. c'est là où l'on boit. elles sont plus difhciles à interpréter.. Dans les couvents.ALLUSIONS volonlicM's dos préboiidos l'oLii igri:s kt soclvles c. poure et nuys. en a ensi Dieu bien créé une poure home qu'il at une roy quant al ame. clerc et lay. aux Pays-Bas. 2. Au lieu de fournir le hou exemi)le. les ordres ])lus anciens des Carmes. Jan's Teesteye. terre sont. du fromage. 331-2.. les hauts prélats s'enfoiu'.vir pour un clu'vnl ou une vache. dansent. in-8». à la faveur de leur robe. des Augustins qui suivent à peu près la même règle. tandis que les vicaires et les chapelains s'égosillent à chanter. Les « Cordelois » dont il est question dans notre Moralité appartenaient à l'ordre des Frères Mineurs. les abbés et les abbesses font bonne chère avec leurs amis quant aux simples moines. qui s'entente en mal meteroit. un peu de légumes. les Franciscains ou Frères Mineurs qui. ils praticpient l'usure. ils faisaient écouter les plaintes et les anathèmcs par les puissants de ce monde. riche et poure. jouent à tous les jeux frivoles. mènent la lutte pour la simplicité et la vertu. A coté d'eux se placent..

Et plus loin. 225 et Li pastureil n'ozeront plus as champ aleir.) : Paix Oncq[ue] puis que vus cors laisat des III Estas la compaiignie. Et Par Dieu. qui sont tous rauis de rauir moutons et angneaux. qui à paine les i'en ai(e) d'anoy tant puy porteir. Veulhons nos chi endroit assier et deuiseir d'aultre propos. Foy Loyalté. por les leu. puis que nuls ne les veult gardcir. ons ne le sceit por où tenir. Ilh me Foy Et appelles vos ces louviaux. qui sont gens d'arme. quant les gentiels homme sont pris et les laboureur enmyneis. L'anemy. batus. car point ne vos approcheront non feront il moy. leur fait oblieir vos et niy. LOYALTÉ n'est [ce] point grant crualté q(ui) ons voit courir en ce pays. car il n'ont de moy ne de Leaulté curre. Loyalté.CVIII CHAPITRE III : ÉLÉMENTS HISTORIQUES ET GÉOGRAPHIQUES LOYALTÉ souient de grant defroy q(ui) ons voit en ce monde courir. Loyalté. le ne sai(e) queil coze ons ferat. c'est monde qui règne. sens ce que nuls voist adeuant. mains fuions nos en bien toust. . ie n'oseroie plus venir sur les champ myneir mes berbis. s. Loyalté s'écrie (v. pillies et desrobeis. d'eaus n'aies nul songne. . Foy Ne vos veulhies desconforteir. qui por eaus procure. Quant I cheuals n'at point de renne. qui prendent argent. Foy. car je doubte trop ces pillars. Foy. après l'arrivée de Paix. Loyalté Foy. pois et lars et tout ce qui leur est besongne.

Il faut avouer que ces critiques conviennent aussi bien à la France de la guerre de Cent Ans qu'au Pays de Liège.ALLUSIONS lIISTt)RIQUKS DANS LA MORALITE IV bien n'auicnt on c('l[c| i)artic GIX ne ne fera. Foy. Loyalté. vos ne saueis porcoy les III Estas laissay ? Halleir Paix Porcoy. y demorai-ge. Partant. qui m'en fist partir. sens vos. tant qu'il ayent cel[e] gent Loyalté Par bien. Pais et vos. et Orguel. car ly trop parleir riens n'y vault. ie m'en departy. Paix ? Paix Moy. mains que nos soyons recineis. qui soit laid ne bel. se Dieu n'y pense. q(ue) ons doit haïr. devien-ge pastureil ne iamais. là. ons ne s'en doit point ameruelhier. partant. Paix Saueis quoy ? il nos couint taire. ie priie à hault Dieu droiturier qui leur doinst bons conseil utilh. qu'il soit de science fertilh. car il leur est bien nécessaire. l'histoire de la Cité ardente comme l'appelle un roman- . i(e) y trouaie ossy Auarisce. le mien cors ne les seruirat. Loyalté ? LOYALTÉ I(e) y trouai(e) Conuoitiese et Ambision auec eulx et Presumpcion. Loyalté Paix et vos. 1 se. Foy. et vos II n'y il demeurés point m'en venroit trop mal apoint. dont. et. en I lieu astoie. Foy . Foy. ainsi ne ferai(e)-[ie] et vos. s'il m'anoie. LOYALTÉ m'en veul delcs l'ruflence.

Ordonnances de t. 4. la cité de Liège. les mécontents se répandirent par bandes armées dans la principauté. p. disant à ceux de Liège : « Vous m'avez abandonné je que vous voulez . les Vrais Liégeois reprirent le dessus. p. 136. pour moi je fais ce que ^ » vous peux. . devint le siège d'une sorte de gouvernement révolutionnaire. Histoire de Belgique. 270-7. n'étaul. Un conseil secret. 280. M. la chevalerie et les bonnes villes. les petits métiers à Louis de Bourbon. Faut-il voir une allusion précise dans ces vers Quant ons ne I : cheuals n'at point de renne. par haine de la Bourgogne. Prenant. au début du xv^ siècle ou à la jac- moderne \ qui eu a dépeint les lévoluUous. L'anarchie se trouva bientôt à son comble. Ibid. Pirenne.. 1903. Je crois pourtant que et faites ce je rede- viendrai un jour seigneur de ce pays.. Bormans. fait de bannis et de pauvres gens. l'appela Jean sans pitié ou à un autre Princc-Évêque. On organisa une milice chargée de rechercher les suspects et les traîtres. cit. pillies et dcsrobeis. II. prolongement de celle des Awans et des Waroux ^ (1296-1333) ou à la tyrannie de Jean de Bavière. la principauté' de Liège.. Un régime de terreur pesa désormais sur la ville. p. ce nom de « Compagnons de la verte tente » que les bannis de Gand s'étaient donné pendant le grand soulèvement contre Philippe le Bon. pas '^. ])]). « refuge d'une quantité de Dinantais ruinés. Les partisans de Bourbon furent précipités dans la Meuse traité et empêchèrent la cité ! . 2. ainsi que s'exprime la Paix de Fexhe. 1. sentation de notre Moralité IV Voici les circonstances de son règne tragique qui serviraient bien de cadre à une repré: « A peine Charles avait-il licencié ses troupes (fin décem- bre 1465). penser aussi bien à Jean de Bavière.. Mais est-ce à quelque querelle. adopta une attitude plus violente que jamais. Carton de Wiarl. I. entretenaient une agitation permanente. Bruxelles. pp. poussés au désespoir et n'ayant plus rien à perdre ». terrorisèrent les partisans de la paix. Lamerlin. Piienne. Le cloître de Saint-Paul. Marc <le Bade. G. 3. cité par Pirenne. firent mettre à mort l'un des négociateurs du d'envoyer des députés à une assemblée des États convoqués à Huy par l'Évêque. le sccit por où tenir. Ils conclurent une alliance contre tous ceux qui avaient abandonné leur cause.. c'est le sac de Dinant par Charles le Téméraire (août 1466) et bientôt. p. 154. conclue le 17 juin 131G Il comprend en effet le Chapitre. 5. t.ex cier CHAPÎTRE III : ÉLÉMENTS HISTORIQUES moins troublée que calle de notre pays. fomentèrent partout des émeutes. batus. parcouraient les rues avec des drapeaux au cri de « Vive Bade » ^ et brisaient les armoiries de Louis de Bourbon. où il fixa sa résidence. 1:59. A Liège. l'adversaire opposé par cit.. L'expression « trois Estas » s'applique cependant parfaitement au « sens du pays ». Louis On peut de Bourbon. 279-280. s'y établit en permanence à côté de lui. que se rapportent les vers quant et les les gentiels homme sont pris laboureurs enmyneis. des troupes d'enfants encouragés par eux. II . St. dans son admirable Ibid. Raes y institua une véritable dictature. op. t. après la bataille d'Othée (29 septembre 1408). » * Après. beau-frère de Jean sans Peur et réfugié à Maestricht devant la révolte de son peuple qui. op. querie de 1461.

Au moins de Liège ces rappels des vicissitudes de l'histoire de la principauté épiscopalc montrer dans quelle atmosphère troublée nos pièces ont été jouées. s'emparent de la ville par surprise et pillent les richesses qui y sont accumulées. Cette fois. Charles décida d'extirper ce nid de rebelles et le mit à sac. » Mais. sans cesse violée.ils eu cette utilité de nous O . Le « Berrou ».. jadis à Dynant. Ou > coiuslruisit un eihalaud à demande de IMiilijjpe le la loule (pii se plai<»naiL de ne j)as jouir les (lei»rés du spectacle des décapitations exécutées trop bas sur de la cathédrale. 11 nom de la ville de Liège. auront. marchent contre Iluy. Mais nous avons vu plus haut que les Carméhtes de Dinant avaient précisément été chassées par le sac de la ville en août 14G6 et s'étaient réfugiées à Huy dans le béguinage de Saint-iNlichel. Louis XI traite avec les Liégeois. date à laquelle le Saueis quoy ? il nos couint taire. : quant un cheuals n'a point de renne. Ainsi du développement des mystères en France pendant la guerre de Cent Ans.ALLUSIONS HLSTOHIQUES DANS LA MORALUK le IV CXl sport ai'lo jounialior des siii)plices loiulil la Ir peuple sanguinaire. car li trop parleir rien n'y vault. sinon l'autorité de Louis de Bourbon et la Mora- comme langue du moins comme date de représen- Carmel « s'en allât enviers le grasce de noble et vaillhant prinche et bon père en Dieu Monseigneur Lowy de Bourbon. Dans les crises c[ui touchent de plus près à son existence même. lui donnait pour et en nom des soers. L'esprit de notre Moralité IV est-il celui du « common peuple » ou celui du Chapitre ou celui de l'Évèque ? Je croirais que c'est l'esprit de Paix et ce personnage peut symbohser la paix de Fexhe ou celle des XXII. leur symbole. le 28 octobre M()7. et ce n'est qu'en 1475. malgré le sacrifice volontaire des six cents Franchimontois. la lutte contre Louis de Bourbon icpreud de plus belle.). Bon. rencontre les rebelles à Brusthem et il entre dans Liège par la brèche. après août 1466. serait lité se une allusion aux Liégeois rejetant placerait assez bien. et les chefs de la Verte Tente prennent possession du pays au nom du roi de hYance. eu 11()7. peut être ajouté pour la circonstance. le 31 août 107. Il effaça jusla nu)rt A de 1 . » Le vers. permit. le peuple n'a jamais pu se passer de jeux. de rebâtir la cité. la lutte du peuple contre l'évèciuc bourguignon se déchaîne à nouveau. par le grasce de Dieu evesque de Liège. Louis de Bourbon rentra dans sa capitale le 30 avril 1 1()8. moyennant l'étiuipement de six mille francs-archers. L'année suivante. la rebaptisant Brabant. ([u'au ravagea quantité de villages en au moment d'entamer la lut te contrôles Suisses. devant le vague des allusions. Les Liégeois. C'en est fait des franchises les met en déroute communales (28 nov. Ainsi les plaintes de la Moralité auraient servi d'écho à leurs plaintes et ne seraient que la réplique de celles que nous ont fait entendre les documents authentiques « les maisons et censés de leur église ont esté et sont en telle désolation et destruction qu'elles leur sont de très petite et nulle valeur et si ont perdu la pluspart de leurs biens. est transporté à Bruges. lequel. ce fut la fin. disons plutôt avec le prudent Bonuerier : tation. où révèque réside avec la plus grande partie du clergé. Charles le Téméraire. l'eghse et beginaige de Saint Michiel. qu'il llesbaye.. baghes et meubles.

auquel s'attachait. Cf. dans son Histoire du Costume en France *. IV. Morel. 189. qui. Quicherat. où on distingue nettement. les bourgeoises à chaperon plat des dames nobles au hennin triomphant ^. toujours séparés « Le mot corne » appliqué à la coiffure féminine de la fin : 1. d. Livre d'Heures d'Etienne Chevalier. ni de notre pièce IV. pi.GXII CHAPtTRE ÎII : ÉLÉMENTS HISTORIQUES Section IV. mais c'est un vêtement de berger. 62. Viollet-le-l)ue. . et Racinet. Cette déesse a des retours et des caprices. je ne vois pas moins de cinq types de coiffure différents. Paris. p. par des aiguillettes. Des dames assistent à un tournoi elles n'ont point des coiffures identiques comme les spectatrices du Mystère de Sainte Apolline dans la miniature de Fouquet. dans leur loge. Cf. 1877. 2^ éd.. chez les femmes. ensi qu'el fuissent beist. et que diraie ie après de ces borgois et de ces damme. Il était souvent. d. Alors les cheveux. l'explique ainsi « Les chapeaux tombèrent après 1280. Histoire du Costume en France. 2. ne nous ])ermet guère non plus de dépasser ce « terminus ad quem «. Voyez la belle miniature du manuscrit 9017 (f» 240 recto) de la Bibliothèque de Bourgogne et qui est daté de 1462. t. Paris. et de berger de Pastorale. leur pauvreté ou leur austérité. p. Laurens. H. p. Cependant nous constaterons qu'il ne se porte plus au delà de l'avènement de Louis XI. Les Fouquet de Chantilly. Le « sorcotteil » ^ dont il est question au vers 1938 de la Moralité III. refusent de se soumettre à ses dogmes. Néanmoins. qui mentionne bien le « jupilh » ^ sorte de casaque étroite ou de tunique à manches. et.. de la Mora: lité III : En fait vestur et abis sont de vayre ou de gris. Impossible de tirer d'induction de notre pièce V. parce que cette Moralité est imitée d'un poème de ce temps. art. le haut de chausses. ce qui justifie l'apostrophe des vers 1068 et s. du moyen-âge n'a rien qui doive nous étonner. Dictionnaire raisonné du Mobilier français Paris. ensi que riens ne costassent. A. Henry Martin Paris. . . 301 3. in-S». où l'armure du chevalier est celle du xiv« siècle. 4. Machette. sont de soye et de drap pareis et par dessus enherminés ? Corne leur fay porteir es teist. il est néanmoins des femmes qui. les critiques des moralistes vont peut-être nous permettre quelques précisions. IV (1873). 1 vol. C'est le « jupcl » (U's k-xlcs français. Dans le manuscrit de Bruxelles. Modes féminines et Chronologie. bordé d'hermine. s. de par leur classe sociale. « surcot ». in-8°. 1876. de la teist iusque as iambe. Quicherat. Rien de plus dangereux que de vouloir dater une œuvre d'après la mode qui y est décrite. quoique son culte ait peu d'infidèles. Costume historique au t...

ainsy firent ycelles.... Ibid. retrait ses cornes par dedens et quand il ne ot plus riens. Enguerrand de Monstrelet. il falloit qu'elles se tournassent de costé et baissassent. Douët-d'Arcq (Société d'Histoire de France). p. raconte Amiénois. Publiée par M. 302 sqq. t. écrit ^ excessifs estats et cornes merveilleusement haultes et larges. riirciiL CXIII nalLés et conduits derrière. car il avoit acoustumé. ainsy et pareillement que les portent femmes de labeur. ainsi que ont accoustumé de porter les nobles femmes es marches et pays dessus diz. la plus grande partie d'ycelles nobles femmes. d'autre part. Artois. dans sa Chronique \ à l'année 1428. Tournésis. quand on passe près de luy. deux grandes oreilles si larges que. de petit et povre estât. au lieu de boudées. cas et poursuites s'esmeurent. mais en donnant une extrême proéminence. 259. portans sur leurs testes haulx atours ou autres habillemens de parage. se disposèrent à mettre jus leurs atours et prinrent aultres. Nient mains le frère Thomas continua tant et fist continuer es cris et blasphèmes dessus diz que toutes les dames et damoiselles et autres femmes portans haulx atours. : « Les dames menoient grans et Juvénal des Ursins. yceulx enfans. sinon en simple estât et descongneu. p.. Paris. » La reine Isabeau dut même à cause de cela. en plusieurs lieux où ilz se faisoient de grans rumeurs et maltalens entre lesdiz crians « Au hennin » et les serviteurs de ycelles dames et damoiselles. et les faisoit cryer après elles en hault « Au hennin Au hennin » Et mesmement. IV. » On raconte qu'un évéque de Paris décréta quatre-vingt-dix jours d'indulgence en laveur de ceux qui honniraient les dames ainsi coiffées en leur criant aux deux toulTes qui couvraient les oreilles : « Heurte. Car. faire agrandir les portes des appartements de Vincennes. 2. les reboute dehors. Et pour lors.. en continuant leur cry. ne se osoit trouver en sa présence. Mais à l'exemple du Jymeçon. quand elles vouloient passer l'huis d'une chambre. qu'un Iresson assujettissait sur cette coilïe. étaient enlermés dans une coilTe de soie recouverte d'une résille dite crépure. es pays de Flandres. atout yceulx atours. béUer). telles et assez paraulx que portent femmes de béguinages. Desquels nobles femmes. Cambrésis.. Et leur demeura cest estât aucune petit espace de temps. lequel. les dames qui se coifiaient de la sorte. de quelque estât qu'elles fussent... couroient après et de fait vouloient tirer jus lesdiz hennins. à la date de 1417. Un chansonnier artésien compai'e au « cat-cornu ». Leur saiUie lut étirée en pointe c'est ce qu'on trouve appelé du nom de cornes dans les écrits du temps. n'ai oient plus à ses prédicacions. Et avoient de chascun costé. quand il en voyoit aucunes. Ternois. nulles. de quelque estât qu'elle f ust. belin » (fonce. à partir des tempes. arrangés comme on vient de lire. quand les dessus dictes femmes de noble lignie se déportoient de devant luy. 1860. en assez brief terme après que ledit pres: : 1 ! ! 1. de esmouvoir après ycelles tous les petits enfans et les admonestoit en donnant certains jours de pardon à ceux qui ce faisoient. Nécessairement des sachets répoiulaient aux touiles de côté. « En cest an. Les cheveux. dit-on. Pontieu et es marches environ. c'est-à-dire au chat-huant. tant qu'il convenoit que ycelles se sauvassent et missent à seureté en aucun lieu. Et pareillement blasmoit et difïamoit très excellentement les femmes de noble lignie et autres.MODES FÉMININES ET CHRONOLOGIE en deux.. nommé Frère Thomas Couette. Pour lesquelz. . régna un prescheur de l'ordre des Carmes. natif de Bretaigne.

par Arthur Piagct (Recueil de travaux publiés par la I-'aculté des Lettres de l'Académie de Neuchàtel). lui avaient dicté celle des cornes. c'est-à-dire dans l'escoffion à cornes. et des hennins tronqués. des coiiïures ont pu se maintenir plus longtemps et que ce pouriait être le cas aux Pays-Bas. et les cornes ne sont déjà plus qu'un souvenir. loin de Paris. 766. . mais on trouve aussi dans le même manuscrit aux folios 38 v^. :i. portant des escofiions à cornes bien caractérisés. 49. p. Les trulîeaux ou sachets latéraux des coiffes ont été réduits vers 1422 et puis ont disparu i. Et encores on vous en blasmoit Et vous en appeloit on bestes. patrie de notre texte.e Miroir aux Dames. Dictionnaire raisonné du Mobilier français. Les larges atours de la reine Isabeau firent place aux atours en hauteur. Vers le milieu du siècle. t. Quicherat. t. Il s'agit de VÉpître d'Othea à Hector. qu'on ne portoit Que deux cornes dessus les testes. Hymans *. dont la copie est datée de 1455. écrit : J'ay veu. M. Dans la Patria BeUjica de E. Mais bien vous ose dire que Sainte Elysabiaux N'est pas en Paradis pour porter tiex babiaux. qu'elles avoient elles mesmes recommencèrent comme devant tel » et oublièrent sa doctrine et rcprinrent petit à petit leur viel estât.. se place donc en plein règne du hennin. publié par M. couverts d'un ample voile. écrit un historien belge. femme de Guillaume de Hainaut. Les cornes sont courtes.. Neuchâtel. 1 vol. à table. apparentée à Marguerite de Bavière. l'auteur inconnu du Miroir aux Dames ^. publié arec une introduction. un des meilleurs connaisseurs de la Uttérature du xv^ siècle. à peine indiquées et recouvertes par une « . il est dit alors servilement noire capitale et de suivre ses : Je ne say s'on appelle potences ou corbiaux Ce qui soustient leurs cornes. mais il ne faut pas oublier que ces riches domaines des ducs de Bourgogne. mais il n'est pas plus content de ces voiles éparpillés sur le hennin. de cinquante à soixante centimètres de hauteur. 1879. pieça. Attingcr. c'est-à-dire aux hennins. loin de copier modes. 1. p. Bruylant-Christophe. 225. une mode périmée. Histoire du Costume en France. On objectera peut-être que. p. Ce texte de 1428. III. van Bemmel Bruxelles. 1908. des hennins à longs cornets pointus. ou plus grant acoustumé de porter. in-8''. 4. . donnait alors le ton même à la cour de France et le peUçon de Jean de Bourgogne n'y était pas moins bien porté que l'escofTion à cornes d' Isabeau de Bavière » Le fait que les « cornes » étaient originaires des Pays-Bas ne leur aurait-il pas cependant assuré une plus longue fortune qu'en France on pourrait peut-être le penser à cause de la miniature qui se trouve au folio 63 verso d'un manuscrit de Miélot (manuscrit 9392 de la Bibliothèque Royale de Bruxelles). On y voit de grandes dames. lesquels se rencontrent dans les miniatures entre 1450 et 1480. poème im'dil du xv*" siècle. avait introduite à Paris. p. Piagcl. l. lors de son mariage avec Charles VI en 1385. L'auteur voit donc dans les cornes. 78 vo. d'autant plus intéressant pour nous qu'il se rapporte aux PaysBas. Notre pays. III.CXIV CHAPITRE III ! ÉLÉMENTS HISTORIQUES cheur se fust départy du pays. Dans le Testament de Jehan de Meung ^. rembourrées. Vi()llet-le-I)uc. 284. qu' Isabeau de Bavière. que tant tiennent à biaux. 2.

: Cornes portez comme font les lymas. la raille. sur lequel. comme il est légitime. Oppenheim à Cologne). n" 5043. une accoucheuse (jue le catalogue du Musée de Heiiin porte l'esconion à cornes et la noble lemme. Les fiaulx bonnez. dalé 1 dame van en cône. datée de 1449 (Max Rooses. Piaget. Les jeunes et les riches préierent le hennin. Les Chefs-d'œuvre de la Peinture). Musée de Berlin. llitiiuiul de Jean de (luyse commencée en 1 ^ date du milieu du xv*' siècle. Les haultes cornes pour dames triumptier.. Quant à l'opinion. s. se pincerait donc ou à la fin du xiv*' ou dans le premier quart du xv*' siècle. Voir aussi Petrus Christus dans la Légende de Sainte Godeberte (Collection du baron A.«sui-- .. ne l'a i)lus. date nécessairement d'une épo(pie antérieure au tri()mi)he du hennin. et ceci send)le bien indi(pier l'état de choses du second quart du xv** siècle. Hymans. Roy. . Kustache Deschamps (2^ moitié du xiv« siècle). pp. p. s'il faut la dater d'après ce détail de l'histoire du costume. le hennin. Numéro 1645. H.xv du 17 juin 1139'. fût-ce une frégate. Sur le fond droit du triptyque de van (1er Weyden (1 100-1 Kil) au jnème Musée ^ Herodias a l'escollion. à cornes peu niaripiées. 2. puis en cône troncpié.") et 1422 environ.MODES fjuimpo froiu'ôo. Il y a ((uolciues oscoiVions du niènie <»onre. d. contemporain et misonéiste. Laurens. cju'on eut sur cette coiiïurc cpii. Olivier de la Marche (142()-1501) professe pour elle la tendresse que l'on a toujours pour les modes du passé. 9243 de la Bibl. non à une. :. n'empêcha jamais une jolie femme d'être jolie.s : l rscoffion a cornes r. 5. 11 faut ajjparaît par consé(pient. Les van Eyck. quevrechiez a baniere. 48. auquel on assista vers 1425. dans son édition du Miroir aux Dames. de Bruxelles. Et si desplaist à tous communément Tel chief fourré d'estraiige cliannevas si Oncques ne cornu . Les lemines âgées sont restées fidèles à cette coilTure que portent aussi (le petites bourgeoises attardées. donc qu'un texte (jui attacpie les « cornes » comme une mode dominante et (pli les compare. La composition de notre Moralité III. 1. en aucun cas postérieurement à 1450. Cité par M. 4. Hotte la gaze légère du voile. situer ce texte entre 138. Ms. Le premier dit ^ : Ne fut si lourd afublenient visaiges fait de chas. pas })lus qu'aucune autre. dans le fi:mininf. dans la Chronique de IG ^ Dans un lahleau de Simon Marmion. Paris. à mille 11 plis. La lin- guistique choisira.. Et le second : Je vis atours de diverse manière Porter aux dames pour les mieulx atourner L'atour devant et celui en deriere. elle varie de poète à poète. 112 et 116. 3. Salomé. Cf. même s'il est des Pays-Bas. d'abord porlrail do I\vck. mais à des cornes de bête. sa lille. note 1.

.

DU DRAME LITURGIQUE. A un moment exactement semblable. qui représente. 995. répliquent par ces mots qui ne sont pas dans Matthieu » ^. janvier-octobre 1916-1917. thus et mirram 1. Paris. dans Romania. p. Delisle. » On le trouve aussi dans le drame de l'abbaye de Bilsen en Limbourg. Cf. t. XL IV. eamus et inquiramus eum et ofîeramus ei munera : aurum. thus et mirram. La plus remarquable est celle-ci au moment où les trois Rois ont quitté Hérode. 3. surtout notre première Nativité. aurum. Le Mystère des Rois Mages dans la Cathédrale de Nevers. 2. offeramus «. cessant de parler français ou wallon. Cette phrase est peu caractéristique. p. ce sont les survivances qu'on y trouve du très ancien drame liturgique. . 366. t. 2. régis est . : 18) et Jaspar. La Il première Nativité et le drame liturgique. t. Romania. Hérode dit : : Ite et de puero diligenter inuestigate Et inuento. L. p.CHAPITRE IV MISE EN SCÈNE DE NOS PIÈCES ET SURVIVANCES ART ET MYSTÈRE. puisqu'elle reproduit les paroles prononcées « Ite et interrogate dihgenter de puero et eum par Hérode. La : plus ancienne forme me semble être celle qu'il revêt dans le chœur alterné de la cathédrale de Nevers ^ tel qu'on le lit dans le graduel copié vers 1060 « Magi simul Eamus ergo et inquiramus eum. devant l'autel. descendant de r « échafaud » (descendentes de sede). dans la Romania'^. II. renuntiate mihi. p. y a peut-être d'autres moyens de dater nos mystères. lequel date du xie siècle et que j'ai pubhé avec M. le palais du roi. offerentes ei munera. redeuntes mihi renuntiate. ut et ego veniens Les Mages. Young. Biblia sacra vulgatœ editionis. 8 : inveneritis. s'écrie ou chante en latin Hoc signum magni thus et mirram. XL IV. Section I. ei aurum. Romania. IV (1875). : « l'estoille se doit moustreir ». 4. selon Matthieu. dit la rubrique (p. Or c'est là le trope des mages allant vers la crèche. 357. 1870. : adorem eum Eamus Munera ergo et inquiramus : eum .

op. 1893. Robert (Société des Anciens Textes français). t. 574). p. 157). provenant de l'abbaye de Saint-Bcnoît-sur-Loire et i)ublié par Coussemaker i. in-S"). de 1849. que dans le jeu de la cathédrale de Strasbourg ^. The média val stage (Oxford. . A l'usage de la Sicile. Younfj. tel qu'il est décrit par Martenne '. Young. K. comme le veut M. dans une forme identique (offeramus) et en y ajoutant. 4. Les Origines latines du Théâtre moderne. Cf. le principal argument que nous puissions tirer de la présence de l'antienne complète est le lien étroit qui rattache notre texte à l'office de l'Epiphanie et au drame liturgique. Anz ^ que l'usage de Limoges représente l'aspect primitif.. 153. p. p. Anl. alléluia. après que les rois ont quitté les Mages et un peu avant leur ofTrande. aurum. VI. 89. p. dans le manuscrit de Nevers. bien plus logiquement d'ailleurs. 325. . 79 et s. en particulier à celui de Bilsen. laud. ([ue dans le manuscrit latin 904 (tin du xiii« siècle). magnificat .» Pour en revenir à notre première Nativité. 2. II. dixerunt ad invicem Hoc signum magni Régis est eamus et inquiramus eum et ofïeramus ei munera. Chambers.. forme qui s'v perpétue au xn^ et qu'on revoit aussi bien dans le manuscrit 178 d'Orléans. t. 242. le « Hoc signum magni régis est ». vol. 124. 2). p. xi"^ siècle. p. 326. même dans ceux du xiv^ siècle. 1897 (Réimpression de l'éd. 1833.) Magi videntes stellam. Cf.. II. t. de Munich. par E. IV. II. de Coussemaker. Jubinal (Paris. t. K. p. Ilinrich. Vatar. dans Zeitschrijt jur deutsches Altertlmm und deulsclie Lillerulur. Lange. Paris. V ntersuctiungen und Texte zur Vorgeschichte des deutsehen Weihnachtsspiels. p. 8. 1860. 7. On dans Les Drames Liturgiques de ne sait rien sur l'usage de Rouen. Ce texte n'a pas le « Hoc signum ». G. I. Rennes. p. sive Anliplionale Romanuin Liège. 3. aussi E. 9. Paris et U. par exemple dans le Miracle de la Nativiié Noslre Seigneur J hesu-Crisi ^^ ou dans Le Geii des Trois Roijs qui alèrenl aourer N. p. chez qui on lira la musique de notre trope. comme dans notre texte wallon.. : : : : . 1903. 6. oct. : 1. Publié par Karl Young. t. p. étant censé avoir laissé tomber le il est dans l'Antiphonaire romain « Hoc signum «. 1908. p. Ibid. puisque la phrase de l'office publiée par M. Jhésuscrist ^\ alors qu'à la cathédrale de : >. Gasté. ]). De aniiquis Ecclesiip ritibus. n'est pas achevée. (8 Ton.1 Contribution to the history o( lilurgical draina at Rouen Repr. in I Vesp. from Modem Philology. apud Du Méril. mais il n'en résulte pas nécessairement. 412. in-S". pp. thus et mynham. Dans Bilsen et dans notre manuscrit elle figure. cité par Du Méril. Clarendon press. 1905. Mystères inédits du Quinzième siècle. comme Autre identité la phrase « Eamus ergo dans celui de la Bibliothèque d'Orléans. Rerlin (1888). le « Typus I ». Manuale Cantorum 10. 45). 1837.rls. 2 que dans le manuscrit 1708 de la Bibliothèque Mazarine (tropaire du xiii^ siècle) ^ que dans le manuscrit de la cathédrale de Frisingue *. XX ' H . !>. in-S".CXVIII CHAPITRE IV : MISE EN SCÈNE ET SURVIVANCES DU DRAME LITURGIQUE de Bilsen : On remarquera ci «. avant leur rencontre avec Hérode. comme dans celui de la Bibliothèque Mazarine ou de la Bibhothèque de Madrid ^ se trouve dans la bouche des Mages. XXX Leipzig. pp. C'est là l'antienne complète de l'Epiphanie. col. Il n'y a que dans l'usage tardif de Limoges. Some Texts of Lilurgical Plays (Reprinted from the Publications oj the Modem Lanquage Association of America. l. Gant. qu'il est placé au même endroit. au xi^ siècle aussi. C'est en vain que l'on cherchera cette antienne dans les mystères français. 304 de la liibl. n" 2. 7. aussi le « Ofïiciuni pastorum » du Ms. Die lateinischen Magierspiele. Le texte entier se chante encore sous la forme que voici ^ « Ad Magn.. arbitrairement construit par lui. 146. Miracles de Nostre Dame jmr personnages. Some te. Cf. l'identité entre notre texte liégeois et celui « offeramus Nevers on dit. . in-4°. 11. 1 Drames liturgiques du Moyen-Age (texte et musique). etc. 296. « ofïercntes ». K. p. la Cathédrale de Rouen (Revue Catholique de Normandie. 5. Bibl. Ein Dreikitniysspiel uns Slrassburg. de Montpellier ap. 107 et s. t. Cf. lll. A. S.

siixViv.\N(:i:s

du

diiami: i.n niuuyui:

dans la

NAirvrri':

i

cxix Mar-

publié par Jubiiial

cl, à

plus iorlo raison, dans les {fraudes passions cycliques de

cadé \ de Grebaii - ou dans celle de Seniur publiée i)ar M. Hoy ^. mais je l'ai trouvée ,1e l'ai cherchée eu valu aussi dans le drame alleniaiid par coulre, el ce ne peut guère être un hasard, dans le Pdaschspcl, de MaesLrichl, c'esl-à-dire dans un drame cyclicpie d'une région siLuée au nord-esL du pays de Liège, de l'autre côté de la Ironliére linguislicpie, prés de lac|uelle nous situons notre
"*,

Nativité^.
dri

« Hie kument die page ')()() de l'édition l\b)ltzer, on lit en elïet ceci kuninge, ende volgent demc sterren, ende sukeiit dat kent (Hoc signum magni

A

la

:

régis est...)

».

provient du Slawantenkloosler, à la montagne Saint-Pierre près de Maeslricht, et repose aujourd'hui à la lUbliothét[ue Royale de La Haye, il est ses éditeurs le datent du milieu du même siècle est de la fin du xiv^ siècle

Le manuscrit,

t{ui

;

:

écrit

dans

le

dialecte de la région. N'oublions pas
le

que Bilscu est à ([uelques kilomètres
de
Hilsen
et

à l'ouest de Maestricht, dans

Limbourg
»

belge.

L'identité de l'orme de l'antienne

entre

l'usage

notre

Nativité

de la tradition française unanime), ^ d'autre part la présence de la phrase « Hoc signum magni régis est » dans notre Nativité et dans un texte en langue vulgaire du xiv^ siècle, provenant d'une abbaye des environs de
(olTeramus, contre
1'

«

ollerentes

Maestrichl, nous ramène une fois de plus au nord de l'ancienne princi])auté de Liège. Le Paasclispel contient bien d'autres citations d'antiennes, mais elles ne lui sont
plus

communes avec la première
entonné par
les trois

Nativité. Celle-ci présente d'abord le

Gloria in Exelsis

(p. 0),

anges après l'Annonce aux Pasteurs. Il u'en faut tirer aucune induction, parce que ce chant célèbre figure partout. Autre chose est de la Bencdiclio Dei Omnipotentis (p. 18) prononcée par Dieu, qui parle latin, comme

dans le Jeu d'Adam ^ C'est la formule or(Unaire de la bénédiction. Le Adorate Deiiin ^ répété deux fois au moment de l'olTrande des Rois et le Omnes de Saba ^ sont plus importants. L'un et l'autre appartiennent, aujourd'hui encore, aux oihces de l'Epiphanie, V Omnes de Saba chanté après l'Introït et la leçon d'isaïe,
«

Figura

»

VAdoraieDeum, immédiatement après
11

y

a,

dans

la

du 3^ dimanche après l'Epiphanie i". première Nativité, encore bien d'autres traces du drame liturgique,
l'Introït

mais
les
«

elles

n'apparaissent pas au premier abord.
qui ne

Au

vers 15,

il

est question des sages:

femmes que Joseph veut
Obstetrices
»

quérir pour assister la Vierge à l'enfantement

ce sont

manquent jamais dans VOfficium

slellœ,

par exemple dans

1. Le Myslère de lu Passion, p. p. J.-INI. Richard Anas, 1891, iii- 1". Cf. A. Thomas, Notice biographique sur Eustaclxc Mariade (mort le 10 janvier 1440), dans Romaiiiu, 1906, p. 583. 2. Le Mi/slrre dr la Passion d'Ainoul Greban, p. p. G. Paris i-L G. Raynaud. Paris, Viewcg, 1878, in-l". 3. Le Mfjslèrc de la l'assion en France du XIV<^ au XVP' siècle. Paris, Champion, 1903, 2 vol. in-S». 4. (^f. R. Froning, t)as Drama des Mittelallevs (Kiirschnor's Deutsche NalionnI IJtteratur), 3 vol., s. d. .5. Fragment van een in Scderrijnsch dialecl gcschrcncn Paaschspel, publié en appendice à De Middelnederlandsche Dramatische Poczie, yi. H. H. IMoltzer; Groningue, Wolfers, 1875, in-8°, pp. 496 el s. Il n'a pas été compris malheureusement dans la réédition critique récente de l\i. P. Leendertz Jr. (Leyde, Sijtliofï, s. d.). 6. A l'exception de l'usage de Limoges, signalé au kv!!!" s. seulement.
;

7.

Le

Ml/stère
s.

Univcrsily Press, 1918, in-18,
pp. 4 et
8.

d'Adam, an Anglo-S'arman Drama of Ihe tweljlh pj). "2 et passim ou Das Adunispicl, p.
:

centurij, cd.
p.

by Paul Studer
2<'

K. Grass,

éd. Halle,

Manchester, Niemeyer, 1907,
;

Missale romanum... Paris, 1720, p. 53 Dominica lll, post Epiphaniam Introitus. Ps. 96. Adorate Deum omnes Angeli ejus, etc. 9. Missale romanum Paris, 1720, p. 45 In Epiphania Doniini... Graduai. Onmes do Saba venient, aurum et thus déférentes, et iaudem Domino annuntiantcs. 10. Cf. pp. 20 et 21 de notre édition.
; :

CXX

CHAPITRE IV

:

MISE EN SCENE ET SURVIVANCES

DU DRAME LITURGIQUE

Bilsen et qui doivent témoigner de la virginité de Marie. Trop pudique, notre couvent

de Carmélites,

aura supprimées. L'Annonce du « premire Angele az Pastore
les
veiies, très

» ^

(v.

65 et

s.)

:

point de paour n'aiies ; grant ioie je vos anunche, toute le monde, qui eirt à car aiourduy vos est neis le salueur, qui est Crist le signeur, et je vos donne chi signe par vérité, car l'enfan vos trouuerés, nus en la creppe, de drappellet envolleppez
est la traduction littérale des

paragraphes 10 à 12 du Chapitre

II de l'Évangile

de

Luc
«

2

:

10. Nolite
:

timoré

;

ecce enim evangelizo vobis

gaudium magnum, quod
Dominus,

erit

omni

populo
11.

Quia natus

est vobis hodic Salvator, qui est Christus

in civitate

David.
12.

Et hoc vobis signum
«
:

:

Invenietis infantem pannis involutum et positum in

prœsepio.

Les vers 83 et 84

Ceirtainement une enfan nos est neiz, une fils nos est donneiz
sont, par contre,
:

une traduction, non moins littérale, du trope du jour de Noël, chanté après l'Introït « Puer natus est nobis et hhus datus est nobis. » Dans le drame de Bilsen ^ les anges aussi disent, du haut de chemin de ronde que l'architecture romane mène autour de la nef et du chœur, au-dessus des colonnes
:

Angélus ab

altis Pastoribus ista predicit Pastores, anuntio uobis.

:

c'est la

quatrième antienne des Laudes de Noël « Angélus ad Pastores ait Annuntio vobis gaudium magnum, quia natus est nobis hodie Salvator mundi, alléluia », que notre texte traduit littéralement par ses vers 73-76, dont on notera la régularité relative
:

:

:

Encore vos nunche grant paix et grant honeur neis est le roy que de monde est salueur en Bethléem aleiz toust sens sourjour, si sareis le renom por vos mielz enformeir.
;

;

deux premiers vers sont empruntés au drame liturgique, les deux derniers viennent, ou bien de Luc, II, 15 « Transeamus usque Bethlehem » ou d'un drame liturgique comme Bilsen, où la même phrase se retrouve. L'interrogation du peuple aux bergers ^ n'est pas autre chose que le « Pastores
Si les
:

dicite
1.

quidnam

vidistis

»,

de

1'

«

Officium siellœ

»

de Bilsen

^

et de bien d'autres

drames.

Cf. p. 5.

Bihlia Sacra, vulgatw cdilionis. Paris, 1870, pp. 1056-7. lionmnia, janvii-r-octobre 1916-17, p. 360. 4. Cf. ]). 8 de notre édition. 5. liomania, 1916-17, p. 366.
2. 3.

LA MISE EN SCÈNE
Le du
«
u

CXXI

Qucm
Quoni

qiuTritis in pra'sopo ?

»,

qua^ritis in sepulchro
dc^

»

qui chercliez-vous dans la crèche?», imiLalioii de l'Ollice de Pâques, n'est pas représenté, évidemle «
«

nuMil à cause

la

su[)prcssion des

obstetrices

»

qui auraient eu à

le

prononcer ^
:

« Ite et Lorsque llérode a congédié les Rois, il leur dit dans Matthieu, II, 8 inlerroga*ve diligenter de puero el cuni iuveneritis, rcnunliate mihi, ut et ego veniens adoreni eum », et dans le draine de Bilsen ^
; :

Ite et

Et inuento, redeuntes
Impossible de délerminer
l'Évangile.
si

de puero diligenter inuestigate, luihi renuntiate
la

source des v. 353-360 est l'oince dramatique ou

La

Hturgie tient beaucoup moins de place dans la deuxième Nativité, qui

me

semble, à cause de cela, postérieure. Cependant, de môme que la première présente, dans le même ordre, les scènes du drame latin des Rois, la deuxième reproduit celles du

drame des Innocents aVec des traces, peut-être, de la procession des prophètes ^ Le Sot, qui introduit l'élément comique, appartient par contre à une époque tardive.

Quant aux

trois autres Moralités, elles n'ont

aucun

lien

avec

les Otfices. Il

y manque

laudamus, qui termine d'ordinaire les Mystères et les Miracles. le trouve pas non plus d'ailleurs à la fm des deux Nativités, cela peut tenir à ce que la seconde, qui prolonge la première, n'est pas terminée. En somme, c'est la Nativité 1 qui reproduit le plus fidèlement la tradition du drame liturgique, notamment de celui de Bilsen (xi^ siècle) et elle a cela de commun avec le Paaschspel de Maestricht (xiv« siècle), double certificat de provenance liégeoise
le

même On ne

Te

Deum

et d'ancienneté*.

Section

II.

La Mise

en scène.

Jouées dans un couvent de femmes, les deux premières Nativités ont bien pu avoir aussi des religieuses de Huy pour actrices, même dans certains rôles d'hommes ce serait alors l'inverse de ce que nous avons d'ordinaire, les rôles de femmes étant généralement tenus par des jeunes gens. Cependant, je fais là une hypothèse toute gratuite et qui, fût-elle vérifiée, n'aurait qu'une valeur limitée, car la pièce, copiée dans la
:

1. Cf. M. Bôhme, Das lateinische Weihnachtsspiel (Grundziige seiner Entwickelung ) Leipzig, R. Voigtlânder, 1917, in-80, p. 35. 2. Romania, 191G-17, p. 3G5. 3. Cf. Sepc't, Les Prophètes du Christ (Bibliothèque de l'École des Chartes, t. XXVIII, XXIX, XXXVIII). Je dis ceci à cause des allusions aux prophéties de Balaam et de David, p. 37 de notre édition. 4. l'our les survivances liturgiques dans le drame anglais et allemand, on se reportera à P. E. Kretzmann, The liliinjical eleinenls in tite eaiiiesl /urms o{ tlie média val draina wilh spécial référence to the english and germon plays. Bulletin uj the Univcrsitij of Minneapolis, décembre 191G, in-S" Sam. B. Hemingway, English Nativity plays (New- York H. Holt, 1909, in-8"), et G. Duriez, La Théologie dans le draine religieux en A//e/nao/ie; Thèsa de LUIe, 1914, in-8».
;
;

CXXII

CHAPITRE IV

:

MISE EN SCENE

seconde moitié du xv^ siècle, a dû avoir une longue fortune, peut-être plusieurs fois séculaire, dans les couvents de l'est de la province de Liège. On songe involontairement, par exemple, à l'abbaye de Stavelot-Malmédy qui, selon M. Bédier, eut un grand rôle dans la formation de la Geste de Renaud de Montauban ^ parce que, « établie à la frontière linguistique du français et de l'allemand », elle « était le dernier
sanctuaire de langue française
vers
(|ui

attirât les pèlerins français,

quand

ils

allaient

Notre-Dame d'Aix-la-Chapelle, pour y vénérer les grandes reliques, vers Cologne pour y vénérer Saint Pierre, et, à partir de 1164, les rois Mages ». ^
11

probable que le rôle de Dieu le père, qui doit prononcer la « Benedictio Dei omnipotent is » et aussi celui de Joseph, peut-être encore celui des Rois a été confié à des prêtres, car Jaspar doit entonner avec révérence et justesse l'antienne « Hoc signum... » et, un peu plus loin, l' « Adorale Deum » que répète Melchior, tandis
est

que Balthazar répond par l' « Omnes de Saba ». Intimement Hé à l'office, notre premier « Jeux de la Nativité », comme il s'intitule lui-même, lequel est à la fois un Jeu des Pasteurs et un Jeu des Rois, est si pauvre en rubriques scéniques que l'on ne peut rien savoir du décor, sans doute très primitif, dans lequel il fut représenté. Ou est heureux, par contre, de surprendre quelques gestes ceux de Marie prosternée devant sou enfant « Et puis baise les pies et MAINS de Jésus », mais on ne sait s'il s'agit d'une poupée ou d'un enfant véritable. On peut bien supposer un paradis surélevé, des anges « dans les voûtes », mais il est dit que ceux-ci s'en vont et non pas qu'ils remontent. On peut encore imaginer une crèche, avec l'âne et le bœuf ^ pour l'adoration des pasteurs et celle des mages. Ces derniers sont précédés d'une étoile qui « absconse », c'est-à-dire disparaît, lorsque les Rois sont devant Hérode et reparaît quand ils le quittent, c'est là encore une survivance du drame liturgicpie. Il faut nécessairement » un échafaud » réservé à Hérode, ses clercs et maîtresdocteurs, correspondant aux disciples et aux scribes du drame liturgique, assez grand pour que les Rois y puissent manger avec lui. Le peuple remplace le chœur de la tragédie antique et « Une por tout le Peuple » parle comme faisait le coryphée. Les Rois n'ont pas de compagnons, bien qu'il soit fait allusion à leur « conroy » nous n'en sommes pas encore aux grands cortèges à chameaux de la Passion de Greban ou des maîtres italiens et flamands du xv^ siècle.
:
:

mise en scène de la seconde Nativité qui, je crois, est la suite de la première, au moins par les événements qu'elle retrace La Purification de la Vierge Marie force Joseph et son épouse à se rendre au « temple en Gerusalem » où Saint Syméon les précède. C'est une nouvelle « mansion » juxtaposée à celle du palais d'Hérode c'est probablement dans une autre mansion encore, car ce ne peut guère être dans la crèche, que se joue cette petite scène de l'adoration de Jésus par Sainte Anne, sur laquelle nous reviendrons.
la
: :

On

n'est pas

mieux informé de

1. .J. Bédier, Les légendes épiques, Recherche sur la formation des Chansons de Geste, t. IV. Paris, Champion, 1921, in-8", pp. 265 et s. Cf. notamment p. 273. 2. M. Bédier cite dans sa note 1 de la ])af;e 273, Hartmann, Ueber das allspanische Dreikoenigsspiel, nebsl einem Exciirs ueber die Namen der drei Konige Caspar, Melchior, Ballhasar. .le renvoie aussi à Kelirer, Die heiligcn Dreilwnige in der Légende und in der deutschen bildenden Kunsl bis Albrecht Diirer (Studien :ur deutschen KunslgrschiciUe, 53 Heft), Strasbourg, Heitz, 1904, in-8". 3. Sur la mise en scène de la Crèche dans le drame liturgique, voir M. Bôhmc, op. cit., p. 39.

MISE

F.N

SC.l^.XF.

DFS, TI?niS

MOl^AMTKS
\\c

CWm

suppose pas non plus une mise eu seèue torl coiuplicpiée. Les spectateurs sont u()nil)reu\ il ne s'ao;iL pas de « douches suers \ mais du peuple, auquel parle l'Krmite. La présence du Diable et de son clerc, lequel, à la lin de la pièce, traîne son maître sur le « fondement » en enter en le rouant qu'il leur semble déjà entencfre, annonce une de ces « chapes hulerie de coups, la dont la gueule bayait sur le « champ » des mystères, mais aucun détail d'Helleciuin ne nous esl tourni sur son aspect. Le texte est encore moins j^récis à cet égard ([ue les rubriques du Jeu d'Adam, mais la mise en scène des Moralités, comme on peut le

La Moidlilé des Scpl Péchés nwrlcls cl des Sept

Vcrhis

:

<>

>

'

voir par la oravure de Hruei>hel sur
celle des

l<i

Tempérance

est

beaucoup

i)lus simi)le

(|ue

mystères.

cependant, dans notre jeu, un Paradis surélevé dominant la scène, où trône Dieu (.Jésus) et Notre-Dame, d'oîi « descenl li angele de Paradis » ^ et oîi il

On

voit

remonte, tandis que Chérubin demeure en On ne sait si les personnages avaient,
la

terre.

écrit sur leur manteau ^ Tempérance, inspirée des Moralités mais Orgueil « est couronée et tient un septre en sa main » ", Ire « tient une espée », Envie, « une fleur et une serpent desus », Avarisce, « une gourle » ou bourse « de denier »,

comme dans la flamandes, leur nom

gravure de Brueghel sur

Accide ou paresse, un crucifix (jui n'est qu'une dérision, Glouterniie, « ung pasteit » et Luxure, « un miroir ». Après la conversion, « Chi se vestit Orguel de habis de Humilité » et cette scène de déshabillage et de rhabillage se renouvelle pour chacun des Vices revêtant l'habit de la Vertu qui l'a converti. Voilà tout ce qu'on peut dire, si l'on ne veut pas se lancer dans des conjectures.
Il

faut être aussi réservé en ce qui touche

le

«

Jeux à VI personagc

»

(la

Morahté

précédente en exigeait vingt et un) que nous intitulerions, d'après les vers 19 et 20, « l'alyance de Foy à Loyalté ». On doit simplement supposer, sans qu'il faille construire

un décor compliqué, d'Amour où se rend Foy,

la

Foy rencontre

Loyalté, et

maison de Prudence et de Loyalté, sa fdle, la mansion la maison d'Honneur que visite Amour, les champs où où s'ébattent ensemble les bergers pour célébrer ensuite

les accordailles,

en présence de Paix.
les figurer

autrement vêtus que dans la miniature du manuscrit 9017, datant de 1462, à la Bibhothèque de Bourgogne ^ une simple casaque à manches ou « jupille », à laquelle est attachée, par des aiguillettes, le haut de chausses. Ils portent la panetière ou besace lacée. Le chef est couvert d'un « cappel gry ». La fiancée doit avoir une jupe et c'est elle qui porte la houlette, la flûte de Pan et la cornemuse, tandis que Foy joue du ilageolet.
ne peut se

On

mise en scène du « Jeux de Pèlerinage humaine » on ne peut rien ce n'est que l'on y procède à l'adoubement symbolique du Pèlerin. La voit-on,
la
;

De

dire, si

comme

1. Cf. G. Cohen, Histoire de la Mise en scène dans le Théâtre religieux français du moyen-âge Paris, Champion, 1906, 1 vol. in-8o, pp. 95 et s. 2. P. 54 de notre texte. 3. Dans le texte d'une moralité flamande publiée par M. Logeman (Vlaamse school, mars 1901, p. 73), « Cleyn Betrouwcn «(Petite Conliance) se montre à la fin si forci » qu'il est devenu « Perfect Geloof» (Foi parfaite) et sa femme de s'étonner « Wat nu, nian ? \Vat luiel is dit en wat staet er aanj^evast ? Hier staet dalderbesl « Perfect Geloof » gescreven » ce qui veut dire Qu'y a-t-il, mon homme '? Quel est ce chapeau ? Qu'y a-t-il d'attaché dessus ? En vérité il y est écrit nettement « Foi parfaite ». 4. P. 43 de la présente édition.
<i

:

!

:

5.

F» 303 recto.

CXXIV

CHAPITRE IV

:

MISE EN SCÈNE

dans la miniature de l'original reproduite par M. Stiirzinger S la perche à laquelle pendent les armes que Grâce de Dieu destine à son servant heaume et gamboison, gorgière et haubergeon, haubert et épée, écu et gantelet? Il semble bien qu'elles doivent être apportées sur la scène, pour que le Pèlerin les revête, se plaigne de leur poids et s'en débarrasse sur le dos de Mémoire, cette « mesquine » qui l'accompagnera partout, se contentant pour lui-même de 1' « escharpe » ou besace à douze
:

clochettes et

du bourdon à deux pommeaux.

en juger par la quantité d'ennui qui se dégage de cettf pièce, on pourrait être tenté de penser qu'elle n'a jamais été jouée, mais ce serait juger le public du moyenâge, surtout celui des couvents, d'après nos idées modernes. D'ailleurs pourquoi
aurait-on

A

mis en pièce » le Pèlerinage de Vie Humaine, si ce n'était pour le jouer ? « Suer Katherine » ne l'eût pas (;opié avec ses autres Jeux et ce terme même, dont se sert la rubrique initiale, ne prête pas à équivoque.
«

Section

III.

Arl

et

Mystère.

«

YcHi tient Marie Ihesus sor son geron tôt droit et Sainte Anne l'adore
^.

»,

une rubrique de la seconde Nativité Combien ce geste de la mère dressant son fils sur ses genoux devait émouvoir les « imagiers » présents dans l'assistance et frapper à la fois leurs yeux et leur cœur, à une époque surtout, au xiv^ siècle, où une vague de réalisme les agite, où il ne leur suffît plus, comme au xiii^, de sculpter ou d'enluminer selon les prescriptions de la théologie ^ mais où il leur importe de faire vrai selon la nature et selon l'âme. N'oublions pas que nos Nativités wallonnes sont contemporaines des van Eyck et de Roger de la Pasture dit van der Weyden. Il est possible qu'elles aient inspiré le tympan de Huy, l'ancien portail de Bethléem, dans la rue des Cloîtres, où l'on voit de si jolies adorations des Mages et des bergers. Ce n'est pas un hasard si une maison claustrale, considérée comme dépendant de l'église, s'appelait maison d'Emmaùs. Je soupçonne que c'est parce qu'on avait
dit

dû y jouer le drame des Pèlerins d'Emmaùs ^. La rue des Cloîtres à Huy possède deux arvaux, c'est-à-dire deux voûtes reliant deux constructions riveraines d'une rue, par-dessus celle-ci. « L'un supporte la partie du presbytère communiquant avec l'église l'autre est célèbre sous le nom de portail
;

1. Le Pèlerinage de Vie humaine de Guillaume de Deguileville, ccliletl by J. J. Roxburghc Club London, Nichols, 1893, 1 vol. in-4o, planche de la page'll8-9.
;

Stiirzingt'r,

Printed for the

2. 3.

Page 35 de notre
Cf. M.

texte.

Mâle, L'Arl Religieux du XIII« siècle en France, 4^ éd. Paris, Colin, 1919, in-4''. Sur l'iconographie de la Vierge, voir P. Perdrizet, Jm Vierge de Miséricorde, Paris, Fontenioing, 1908, in-S" et G. Millet, Recherches sur r Iconographie de l'Evangile aux XIV'\ XV^ et XVI'' siècles d'après les monnnienls de Mislra, delà Macédoine et du Mont Aliios. Paris, Foiileinoin'^, 191G, in-S". 4. (^f. G. Cohen, La Scène des J'èlcrins d' Emmaiis, dans Mélanges Wilmolte. Paris, Champion, 1910, pp. 105
et
s.

.

d'apiè> Pollard.S'< nini Ilonr. (l'Ull). English Miracle Plays . Fronlispicc des .i>LAXCHE 111 L'Adoration des Bcr<îcrs.

fol. Huy.sorte la pétrification. comme une des preuves de l'influence des Mystères sur l'art ^. R. Ce rapprochement.. Helbi'g. Mahauls ofl're un agneau et Ahson une pomme. écilL C-aniille Leuionuier dans La lichjiqnc ^ est demeurée en ce délicieux édicule. van Oest. il ma douche aniye Eylison vous fault adoreir cel enfanchon . J. Il faut y ajouter le Massacre des Innocents (note de M. : 3. p. ces pieuses images tout à coup s'olïrent aux yeux. que j'avais cru pouvoir faire déjà en 1906. a été admis par un bon juge. La Sculpture et les Arts plastiques au Pays de Liège et sur les bords de la Meuse. L'Art Religieux de la fin du moyen-âge en France Paris. Le Ille Pasteur j'en aie Et de par Dieu. composé d'une porte carrée dont le linteau. ce qui est plus remarquable. 107 à 110) : Vechy des nois et pûmes en nostre panthier. qui nous demorat hier à soppeir et se vous auies ung seul flaiotteax. aweucque vostre compaingne Mahay. faisant lace à la riio au centre sur des colonnettes à culs-de-lami)es gothiques. Bruxelles. 2" éd. Simon Vostre à l'usage de Sarum. 2 vol. Mâle. III). orné de ([ualre-leuilles encadrés. . Quant à Roger. s'appuie aux Hothléein. 125-27. 1908. M. » ^ « Toute la loi des siècles croyants. ung 1 Dans une gravure des Heures de en 1501 (cf. limés les reliefs. M. 60. 5. 1906. Au t. Mâle. p. Colin. le III^ pasteur : dit à la bergère Eylison (v. comme déparant l'ensemble du portail. Dubois. in-4o. 72 et du même. supportant la statue de la Vierge. et pourtant on comprend qu'aucune restauration ne vaudrait l'cruvre patiente des années. 1910. .AUT ET MYSTERE (lu CXXV du Pont. in-4''. Mais ceci n'est qu'hypothétique. avec une chronologie mieux assurée entre une œuvre d'art et leurs scènes. pel. Helbig reporte les sculptures du portail à la première moitié du xiii« siècle. Nos textes m'ont par contre suggéré un rapprochement plus précis. où leurs noms sont écrits à côté de leur tête ou à leurs pieds. dans le bruit et le mouvement de la rue. 2. I. l'Adoration des bergers et rOlTrande des Mages ^ Quand. a été supprimée. orné de dais et de statuettes. il montre cette petite flûte qu'apporte aussi notre pi. à demi mangées les ciselures. on a le saisissement ani*les et brusque d'un chef-d'œuvre de l'art au(pud le tem|)s aurait mis la dernière main. Ecornées sont les ligures. de S* Domitien et de S^ Lambert à l'intérieur du fronton. deux sections d'arcs en ogive subdivisant le tympan. la Nativité. 126. Descléc de Brouwer. Or deux de ces noms sont identiques à ceux de notre Mystère et. aux mêmes noms correspondent les mêmes dons. dans mon Histoire de la Mise en scène. L'Art Mosan. mais l'Annonce des Anges aux Pasteurs. Les Rues de Huy. 39. Cf. là . Dans notre première Nativité. (juc M. Bruges. Cf. 4. p.1. vous séries ung très gentils pasturiax. encadrant de naïves et expressives sculi)tures. Il serait donc contemporain de nos Mystères et il en serait en ([uel((ue . Comme dans notre Nativité. Dubois) et rectifier une erreur il n'y a pas une Adoration des Bergers. Ibid. pp. du trottoir opposé. représentant l'Annonciation et datant de la Renaissance. R. » Cette restauration a cependant été entreprise la partie supérieure. p. éditées on voit une Adoration des Bergers des plus naïves. 1. qui enporterat une angneax Eylison lui répond (v. llelbig^ date du milieu du xiv^ siècle. 99-102) : Et vous.

Aubry. l'accompagnement des Mystères comme elle est celui de la poésie ne voir dans celle-ci ou dans l'art dramatique médiéval que lyrique du moyen-âge le texte. du pays de Liège et du cours inférieur de la Meuse. p. 1906. in-8". Champion 11917]. Cf. Il est certain que les antiennes que nous avons relevées dans notre première Nativité. Répertoire bibliographique établi à l'aide de notes de iM. libraire (l'Iiriircs. Quel dommage que Sœur Catherine ne nous ait pas livré les notes La musique est : « Glorieux « Chy adorent les Pasteurs et puis chantent du chant des pasteurs Dieu qui fist. du comté de Namur. Je note à l'intention des historiens de la musique les vers 1006-1008 de III ou « pausa cum organis et : car est ces home qui out et riens n'entent . Pour Aloris et Ysanbert. c'est considérer une œuvre d'art mutilée. mais la musique populaire. » 2. p. développer leur talent. étaient soutenues par l'orgue et entonnées selon un des huit modes du grave et majestueux chant grégorien. A. le Folklore musical wallon ou l'rançais les pai'oles en La Moralité IV dont 1. I 11 est diilicile de concevoir le Paradis de la Moralité III sans de » beaux « silete » motets d'allégresse à chaque conversion. La Musique. Cf. pp. Il a peut être raison. enfin se termine par des jeux de ménestrels et une « Chanson » le texte ne nous est malheureusement pas donné. ils viennent tout droit de la Passion de Greban. van Oest. llaust sui)i)rinu' la virgule et interi)rèle (avoir i)aiivre couche de paille ». 79): « Nous verrons des artistes de Dinant. J. « Faut-il continuer comme dans le manuscrit 10574-85 de la Bibliothèque Royale de Bruxelles ^ : : : A tout ensemble 142-5) Glorieus Dieus qui me feïs ta semblance et à t'image. 1.CXXVt CHAPITRE IV : MISE EN SCENE dans notre texte le troisième pasteur. 148.es Incipil des Poèmes français antérieurs au XVI'' siècle. J. M. 3. : instruits de la chanson que « chantent les Pasteurs Entre nos. par Jules Rcnouvicr: Paris. dont le nom ne nous est pas donné. poure lysson ^ c'estoit por son humilité . comme qui jugerait d'un tableau sur une gravure burinée d'après lui. mais les rubriques n'en portent pas de traces. J. 451). Paul Meijer. in-S». veyus auons cils enfanchon de l'ain auoir. 1. 15 et 17. plus saulillante. nous ne verrons pas un seul maître étranger se lixer dans les villes que nous venons de citer. L'Arl Mosan (Bruxelles. sans avoir pu retrouver dans question. y était représentée aussi. se faire un nom. come ceulx cjui cliace et rien ne prent mos auons nos en chanson . « fenum » dans notre texte connue en liégeois donne « four » (cf. : . si nous sonunes en présence d'une chanson importée du dehors. Nous ne sommes pas mieux (v. car sinon. où on notera encore un Combat des Vices et des Vertus. pasteurs et bergier. . Comme le fait observer M. par A. Des f/ruinires sur bois ditns les limes (le Simon Vuslrc. . t. quitter leur paj's. 18(32. Helbig. Il est très probable que Simon Vostre aura emploj-é un artiste lic^»eois et ce n'est pas la première fois qu'on signale l'origine septentrionale do certains des artistes qu'il utilisait ^. Langfors Paris. parfois leur génie en pays lointains .

CHAPITRE V VALEUR ET SIGNIFICATION LITTERAIRES Recueil de cinq Mystères de la classe des crils « Jeux » ». XL. La Première Nous avons déjà dit Nativité. Wilmotte. première Nativité nous paraissait primitive. qui sont des Mystères. la Passion d'Arras. Les Passions allemandes du Rhin dans leur rapport avec l'ancien théâtre français (Mémoires de l'Académip Royale de Belgique. 189(i. dans ZcilschriH fur liomanische Philologie. mais l'objection perd de sa force depuis la découverte et Ja pubHcation toute récente d'un Mystère de la Passion datant de la première moitié du xiv<^ siècle ^. à cause des allusions politiques qu'elle renferme toutefois elle n'a point de « Sot ». Wilmotte. 2.Jeux de la Nativité ». qui participe de la Pastorale. 405 à 488. Chi comenche Section I. pp. qui nous présente le développement de ce thème. ainsi qu'avec le Paaschspel de Maestricht qui est de la seconde moitié du xiv^. parce que celles-ci mettent surtout en scène des abstractions personnifiées. dil le (Catalogue des « manus- de ». On pourrait hésiter sur la seconde de ces Moralités. la combien rapport étroit qu'elle présente aussi avec le drame liturgique provenant du monastère de Bilsen et datant du xi^ siècle. t. toutefois. 26 juin 192U. ». déjà un mystère cychque. à cause du lien étroit qu'elle conserve avec la liturgie de Noël et de l'Epiphanie. et c'est 1. LV. qu'il intiesl . ne date que du premier quart du xv^ siècle. 4" fasc. Q . iii-8"). des trois dernières qui sont des Moralités. M.le ne sais pas très bien ce qu'il laut entendre par la « classe des jeux tule Toul ce (ju'on peut dire c'est (jue ((u'il Jeux copiste se sert volontiers et (( a ai)pli([ué un terme généri(iue dont notre aussi bien à la première pièce. qu'à la (pialrième. Dus all/runzosischc l'assionsspicl dcr Pulatinu. . c'est-à-dire de Miséricorde dominé par Intbarmicheit et Gerehtigeit pourquoi M. le . qu'à la troisième. Il ne m'en semble pas moins légitime de distinguer les deux premières pièces. en ce sens que les acteurs sont des bergers. qu'il « nomme « Li jeux des VII pechie ». Il y a cependant avec le Nous avons souHgné celui-ci une différence fondamentale la lutte de « : le » Paaschspel « est ». t. et de la Sottie. dans ses Passions allemandes du Rhin ^ a voulu y voir un emprunt à la France. Karl Christ. et de Justice. Chaiilill\ . dont elle reproduit sans les altérer les antiennes. morteil et des VII vertus la dernière « C'est une jeuxà VIpersoiiage qu'à jeux de Pèlerinage humaine ».

instruit au Paradis. Les trois Pasteurs. que fereis. en une série de scènes dont voici le mouvement un prologue très court. Carnahan.CXXVIII C'était CHAPITRE V une grande : VALEUR ET SIGNIFICATION LITTERAIRES pour donner aux scènes sans liaison et presque i que ce Procès du genre kaléïdoscopiques. tout de suite. : mains aueuc moy ma flaiot aporteraie. ^ et puis. du moins. puisqu'il leur fait des emprunts il ne sait pas celui . Pas à pas. des Universités. The prologue in llie old /rc/ic/i and provençal Myslery. 51-55) 1 Helas cliire damme. dans l'adapla tation wallonne du drame liturgique. qui ont été réveillés par les anges. in-8°. (luc j'ai i)ublic dans le dcriiior luiinéro de La Cipilisdliott jrançaisc. quant point de lait vus n'aueis por doneir à vostre enfan ? Ce qu'on pourrait appeler des anges « az Pastore ». sur l'Annonce C'est ici que nous entrons. mais brusquement l'accouchement. qui se fâche de la grossesse de Marie. c'est encore une raison de reporter au xiv^ ou peut-être au delà la composition de notre Nativité. Nous sommes en plein art et en plein sentiment populaires le II® pasteur apportera sa flûte pour consoler le petit enfant (v. qui est Dieu et signeur de tout le monde. sans doute derrière un rideau. Joseph. qu'après l'admonition de l'ange. comme ailleurs. 95-98) . celle-là plaidant la damnation éternelle en châtiment du péché originel. Pas de course d'hôtellerie en hôtellerie. Ici. des Mystères. qui se fait jour. sans aucun pédantisme et sans aucune théologie. l'unité qui leur manquait humain. de froit et de pouureté. « en plorant de joie ». de la queil je moy joweraie. un personnage ridicule. 1905. la maudit : et ne se réconcihe avec l'épouse qu'il croit infidèle. nous l'avons vu. il suit son modèle hturgique. : Joseph s'inquiète du lait qu'il faut à l'enfant (v. celle-ci le pardon et la rédempet belle idée. qui s'abstient de remonter à 1' « Adam primus». sans transition. il a voulu l'oublier. 2. L'auteur sait le latin des offices. ou. faite tion par l'œuvre de l'Esprit fait chair dans le sein de la Vierge élue. huit vers (dans les Mystères ordinaires. devant Dieu. douche amye Eylison » et Mahai. . c'est l'adoration toute humaine et presque populaire de la Mère éternelle et de l'Enfant divin. par Justice et Miséricorde. on ne s'en fût pas tiré à moins de quelques centaines). et l'adoration de Marie qui « baise les pies et main de Jhesus ». c'est-à-dire dans la crèche sur la paille (v. couronnée par le « Gloria in excelsis ». 1. Le llle Paslcur 11 agneau. on voit « le jeux comenchire » par le dialogue de Joseph avec Marie. 4850) : regardeis vostre enfan bien ameis. Tlièse de Yalc Univcrsity. Dans emmènera sa « Voir rarticlc Cf. Le « norisseur del enfant » n'est pas ici. deuxième scène s'ouvre. qui ne fait que gemire et ploreir de fain. cai" la nuit est épaisse. Toute pensée cychquc est absente de notre texte et comme cette pensée est chère au xve siècle. por consoleir le pitit enfan. s'agenouille à son tour. pris de pitié devant le petiot gisant « dans la creppe sor le four ». qui porte un faudra aussi que chacune prenne une lampe. s'invitent l'un l'autre à aller à Bethléem.

XIX. lait et « dons. éternellement. 50-150). pp. 1917 (pp. 1. en épousa la souf- france et la fragilité. la panetière. Nof'l. 7. p. des noix et des CXXIX Uî pommes qui sont restées du souper d'hier. ^ : cette chansons de quête des « hélieux ^ ». Dans le drame liturgique. mais la scène est bien mieux placée.. d'Arabie. supra. cxxii. Cf aussi M. in-18. Die Drama und in den franzosiscben . 4. p. Jaspar. Martin P. Quant aux brebis. Cf. t. 1" fasc. Halle a /S. Bruxelles. • per prophetam. Nienieyer.. 184 et s. de charabia comme à Rouen. Bruxelles. Uoutrcpont. Le Wallon. Herodes-Partien im lateinischen liiurgischen Mijsterien. Le Wallon. ceux-là surviennent sans voir ceux-ci. Revue des Patois Gallo-Romans. Rien ne dit que l'un d'entre eux soit déjà le « neûr rwè » des Noëls dramatiques wallons d'aujourle : comme dans d'hui. Isaak Sondheimer. Sur le thème du Dieu qui s'abaissa jusqu'à le ])euple s'alteiulrit la misère humaiile. reniant divin les protégera. et voilà eliari'ement coniplel. 11 et Romania. Après l'adoration des Pasteurs. 364. qui s'évociuent tout naturellement ^ No-z Iran adoré l'èfan E li ofri no kour Ces çou K'è là k'diniand'li bê èfan kouki so l'four. p. ce qui nous ramène après le xii® siècle ^. Cf. ici. in-8". dont l'origine est religieuse : aussi. Nilsson (de Lund) intitulé Sludien zur Vorgeschichte des Weihnachlsfestes. Hérode convoque le principes sacerdotum et « scribae : dant où sic Christ devait naître. p. Rozez. mais n'est-ce i)as aussi les Nuëls wallons publiés par M. 5. 95. C'est. A. p. Sur les origines Lxxxiv-Lxxxvii. Melchior est roi de Tharse. s. 3. ». les L'imagination populaire est inépuisable à varier croix de petits pains pour faire de la bouillie. fait un rapprochement entre à propos du mot « heel ». de Saba. se sentant plus près de cet Enfant que du Père et lui témoignant sa reconnaissance par les dons les plus humbles. Pas d'embrassades comiques. 1912. Wilmotte. une cruche de selon M. Rozez [1893]. œufs frais pondus. Dans Matthieu. t. Balthazar. » II. Cf. 2. du enim scriptum drame liturgique '. saisisse pas aisément les « les raisons de l'angoisse d'Hérode. I (1887). 148. pas manuscrit de Montpellier une simple rencontre des Mages. d. ce sont les rois qui interrogent les bergers . Nous avons scène et les déjà. encore « La rubrique Ichi mande Herode ses cleirc et fait bien le corochie : » qu'on ne 5.LA PRKMIÈRE NATIVITi^. 14 déc. « le peuple » les interroge en aucun endroit le mystère n'apparaît plus près de la tragédie grecque. voir l'important article de M. dont les noms sont parfaitement indiqués. de ces usages de XV p. po fé de pape à l'èfan des bandes pour lui faire un maillot et des langes. 1916-17. » Notre texte est plus près de celui Cf. leur deman« In Bethlehem Judae. notre texte. in-18. plus haut. etc. Les « Clercs et Maistre Docteur » correspondent aux « Discipuli et Scribœ: » du drame de Bilsen. Wilmotte*. ce qui lui attire cette réponse est popuh ». une originalité de la Wallonie que cette «place vraiment exorbitante «qu'occupeiit dans les Noëls « les détails gaslronomicpies donl le prétexte est fourni par les présents olïerts à Jésus ». G. dans Y Archiv (iir ReligionsivissenscKaft de Dieterich et Wiinsch. Histoire et littérature des origines à la fin dit lH^ siècle. annonce celle des inquiétudes d'Hérode une nouvelle scène conforme au drame liturgique au sujet de la venue du Christ ^.

ils la questionnent. vos qui asteis créateur. discutant entre eux les les propos inquiétants des liommes d'arme. puis ritent continue son interrogatoire. le mot a été eiïacé vivement d'entendre parler du Roi des et remplacé par « chevalire ». il dissimule sa fureur. vos asteis vollu faire morteil I I O 1 . cédente. il y a douze jours. . 1' « Internuncius » du drame liturgique. I Les paroles de Balthazar trahissent un sentiment vrai et profond et ne manquent pas d'éloquence (v. leur répond par sa « Benedictio Dei omnipotentis ». que je a paine ne crieue de doeuUe liturgique.. annonce une nouvelle scène. semblable à la pré- en manque une. CXXX Dans Ici il CHAPITRE V : VALEUR ET SIGNIFICATION LITTERAIRES : Bilsen. quant il vus at pieu venire en chi monde miserab et naistre en une pouure estable Vos qui esteis infinie en diuinité. « fait bien le corochie » et. Ils chantent le trope dont nous avons longuement parlé. vos asteis vollu faire créature vos qui asteis seule immorteil. « Mages sont sur ». Ils s'appelaient d'abord « Garchon ». Ses trois chevaliers rois et profèrent à s'ir- voix basse des menaces contre les insolents qui veulent nuire à leur maître. La naissance de l'enfant correspond à la date de leur départ. vechy que je tien en mon geron le fils de Dieu et mon enfan c'est cely qui sostient tôt le monde. très grant mercy oncque ne vy plus beal fil.. du haut de son paradis. 396 à 400) signum. : Hoc Eamus Messeigneurs.. Il s'acquitte poliment de sa mission auprès des rois et ceux-ci se rendent vers Hérode. puis ils prient Dieu le père qui. Les rois s'éloignent.. mais témoigne en qu'il il même temps les invite même à dîner et rien n'amuse il un public. qui les interroge. L'étoile reparaît. et inquiramus. vos soiies le bienvenu O sire comme est grande vostre humilité. Ces chevaliers remplacent 1' « armiger » du drame liturgique. n'est pas encore l'ivrogne insolent que connaîtront les mystères du xv^ siècle. en appelant au peuple lui-même. au lieu de les faire jeter en prison comme dans Bilsen. Jaspar Madame. Arrivés devant Marie. vos asteis vollu restraindre en humanité. celle où le messager aurait annoncé à Hérode l'arrivée des trois illustres inconnus. ses sujets l'assurent de leur fidélité. fût-ce de religieuses. « Le Mesagire ». et Marie prononce ces vers qui ont été ajoutés peut-être postérieurement (v.. la bonne voie. « mande Herode Roy et fait lye chire cette formule. la rubrique versifiée dit « Inspiciat libres ac illos reddat s'écrie : amare ». c'est donc bien Chi le forcené du les drame mais ». Vis-à-vis d'eux. comme de voir les acteurs manger. 403-413) : salueure de monde.

qui écoulait.xxxi Puis. Picard 1893.i. juillet . 1 19 à l(i() : Melchior O mon dure Quant amis. I. lui chatouillent le visage d'un fétu. p. Pourtant. Romania. le Wallon n'a pas la chasteté de langage et de pensée du Breton. une raison suiïisante pour conclure à un état très primitif ? Oui. pour le théâtre français. au premier examen paléographique. du manuscrit de la Bibliothèque Sainte-Geneviève et les scènes de Noël insérées grands Mystères. dont le grossissement dans le sens d'un comique vulgaire. expirait sur ne pouvait-il.-M. Quelle louehanle naïuelé dans ce dialogue entre Melehior tles rois avec le Joseph. pour qu'il se barbouille à la grande joie des spec- dans les tateurs. Celui qui a lu la Nativité contenue dans les Miracles de Nostre-Dame. qui doiient estre apresté por vos seruir ? Nos nos deuons bien haiir. XLI) et Mélanges Wilmotte. 18. ils enduisent d'argile les mains du dormeur. d'où sortaient une consolation et un espoir. la loi. le Geii des Rois. trouvait dans l'humilité de la couche de paille du Roi gloire. J. Paris. donl nous aurons à reparler eu abordant l'examen de la quatrième pièce. de l'Aveugle et Mystère de la Passion. Cohen. sera frappé de la simplicité de la nôtre. Quant nostre créateur est si pourement mis. nos habondans en richesce et nostre roy est mis en la creppe [en la crèche]. de son absence d'ornement rythmique et de farciture comique. lui aussi. Puisque Jésus commençait dans la crèche. des rois une réplique de sa propre misère. il faut être plus prudent. 1. ses plaisanteries sont volontiers rabelaisiennes. dans le cas est-elle La simphcité de son Valet et des Pèlerins d'Emmaiis^. p. il n'y a pas heu de penser qu'il ait fait exception. où fut il mis ? Joseph En la creppe subz por dofault d'une le pitit four [sur la paillej. par exemple. est. Baltuazau Hey Dieu où et vostre est vostre sale royale ? couche impériale Où sont vostre chevalier et vos chambrier. de sa sincérité. Nous voilà encore loin des grossièretés d'Rustache Marcadé ^ dans ces scènes de bergers où. Celle que montre. . G. notre deuxième planche. in-4o. comme je l'ai montré ailleurs. la croix et finissait en envisager le même couronnement à sa longue soulTrance ? L'avertissement de l'Ange aux Rois est calqué sur celui des drames liturgiques et puis c'est « la Fin de Jeux ». 2. mais truculent. couche. fut neis. Richard. est plus gracieuse que grotesque.A i'nr:Mii:nE nativitk r. comme il s'agit de littérature wallonne. p. grave accoinpagiieineut de VAdoratc Dcuni Sabd. La Scène de l'Aveugle et de son Valet dans le Théâtre français du moyen-âge 1912 (t. c'est l'olTraiulo cl et (le VOmncs de. t. mais. aux v. . Le peuple. pour ainsi dire.

le drame répond à une tendance profonde de l'esprit humain se traduisant aussi dans le jeu des enfants enfin. L'identification des trois Rois ne nous permet pas de la situer avant le xii^ siècle. Der Uebergang von der Assonaiiz zuiii Ixeim im allfranzusischen Volksepos . Toutefois Jean des Preis l'employant aussi. 308. probablement par Ethelwold. 1. différencie essentiellement notre Nativité des Mystères français et en atteste l'ancienneté. Il n'est pas du tout impossible que cette adaptation En somme. Halle. E. au xiii^ siècle. Pur et Impur. à l'usage des Bénédictins anglais. qui nous apparaît dans le Ms. . correspondant plutôt à celle de ce même Jean des Preis ou de J. K. je crois qu'il s'agit remonte. Dissertation. par la Purification de Marie et la préparation du Massacre des Innocents ainsi que de la Fuite en Egypte. Mlindler. Ce n'est qu'un fragment. Section II. ici à la plus ancienne Nativité connue en langue vulgaire. chargée de rares survivances seulement de la déclinaison. E. il obéit à une pensée didactique excellemment exprimée entre 965 et 975. Bien et Mal. ce sont des scènes touchantes et familières. Chambers. la suite logique de la pre- mais qui continue l'adoration des Pasteurs et celle des Rois. et la langue. 2. qui éveillent l'intérêt. in-8o. La seconde pièce de notre recueil est. La raison d'existence de celui-ci était triple : il manifeste la tendance qu'a toute dogmes. à ses personnes. très probablement. Sépulcre i. d'une grâce infiniment délicate. aux antiennes qui y retentissent. L'assonance n'a pas survécu en France à la première moitié du xlii" siècle cf. dans sa forme primitive. . 74. dans un monastère du nord-est de l'actuelle province de Liège. mais il est certain qu'elle a été rajeunie sans cesse jusqu'au xiv^ et que c'est l'état qu'elle présentait à cette dernière époque. 11 y a dans le caractère wallon. II. c'est-à-dire au xiv^ siècle. Sacré et Profane. Faste et Néfaste. d'une adaptation extrêmement ancienne d'un drame liturgique latin très proche de celui de Bilsen. auquel le manquent commencement et la fin. dans sa Regularis Concordia. p. qui se trouve parfois simplement « traduit. à incarner en des personnages les principes antithétiques. . Là encore. 617 de Chantilly. ad fidem indocti vulgi ac neofitorum corroborandam » Cette fidélité extraordinaire au drame liturgique. dans le voisinage des autels. . 1903. 1914. mais rien ne s'oppose à la placer au xiii^ à quoi invite aussi l'emploi de la laisse assonancée familière aux chansons de Geste -. dans sa parenté avec le La drame liturgique qu'elle suit scrupuleusement. à toute évidence. Clarendon Press. The Mediœoal stage Oxford. Fragment de Nativité. invite plutôt à redescendre jusqu'à leur époque. à côté de la truculence mière. p. Nous avons donc affaire. à propos de la Visite au religion à concrétiser ses . dont ils exposent la lutte ensuite. de Hemricourt.CXXXII CHAPITRE V : VALEUR ET SIGNIFICATION LITTERAIRES vraie raison de cette modération que l'on constate dans notre première Nativité est dans son ancienneté. qui font défaut malheureusement. t.

497. et grâce aux décors juxtaposés de la mise en scène simultanée. . pp. Mohon. L'évangile de Luc. parmi celles qui suivaient le Christ dans la Gahlée et assistèrent de loin à ses derniers La moments. il n'y est pas question d'une parenté est quelconque avec la mère de Jésus. G. Cf. 2. Marie Jacobi et Marie Salomé. juillet-octobre 1919. avec cent mille hommes. vSainL Siniéon. K. Champion. où le Sot et sa femme. dans Revue des Etudes Rabelaisiennes. ô. lui ordonne de brûler tous les vaisseaux du roi de Tharse et de passer au fil de l'épée tous les sujets de ce dernier. M. les regards du spectateur se portent sur la « mansion » du palais d'Hérode. même pour la Belgique. c'est ^ le Mahon des Mystères. in-18. battre et « décoller » les rois de Saba et d'Arabie et il ordonne à ses chevaliers de massacrer tous les petits enfants au-dessous de trois ans « jusqu'à la some de cent ([uarante quatre mille ». II luturelK". Terrevagan. dans l'espoir que Jésus y sera compris. aujourd'hui « mohone ». 501-503. pp. le roi le menaçant d'un soufllet. Comme Hérode menace les Rois. 4. Cohen. Le tuloiement en ancien français. alors à son sénéchal. le Sot. dans Romania. mêlant le « tu » et le « vous » ^ se moque de sa fureur et. suy vostre indigne grandame et vechi mes II fille qui sont vous ante. un fou de Cour. Wilmotte. Jarecki.LA SECONDF NATIVITE gauloist'. 11 n'en faut point tirer de conclusion. sensibilité rcnIroc cl très pénétrante •. par exemple dans la Passion c(e Sernur. p. t. Ici. Foulet. Sensibilité qui ne nie paraît pas étrangère au demi-wallon Paul Verlaine et qui se marque encore aujourd'hui chez un Albert Mockcl. Il manque Apollin pour compléter la trinité. Cf. 49 et s. Cf. dont un historien de la Littérature liégeoise a longuement parlé. qu'on trouve dans Shakespeare sous la forme Termagaunt. l'Armigcr Hérode s'adresse scène suivante est celle de l'adoration de Jésus par Sainte Anne et ses filles. mais le démon omniprésent « terra vagans » ^. dont le moyen-âge attribuait ^ le culte indistinctement à tous les païens. Le forcené ira. Paris. deux tourMarie invite Josej)li à emporter. pour la Purification. 40. uii ijoùl de l'iiilimi^ uiu'. maison en ancien liégeois. Rabelais et le Théâtre. car le fait était courant au moyen-âge . 26 juin 1920. fait bien mention de deux femmes de ce nom. du tirage à part (Paris. <. répond à celui-ci est : et je le vous donraie tout premier. où ce dernier maudit les Rois en invoquant ses idoles Molion et Terrevagan. Cette parenté dans son acte de exphquée par Sainte Anne de : la façon la plus naïve 209-211) Soloncque humaine nature. première Nativité. (ioiil CXXXIIl nous parlions loul ù I'Ikuiiv. c'est-à-dire Mahomet. car H c'est rolïrande des pouures gent ». cf. sans doute en bonnet pointu et à marotte *. n'est pas Hermès Trismégiste. mais foi (v. 1. terelles. XL. et souhaite que la morve leur pende au nez. Ueber die heidnische Dreieinigkeit im Rolandsepos. t. avec moins de grossièreté cependant que dans les Mystères français du xv<^ siècle. 1911. Champion). Bréal. débitent les pires obscénités. va à sa rencontre et s'agenouille « en adorant Ihesucrist ». dont le nom a été altéré par le scribe. niiraculeusenienl averti. IX. l'élément comique se fait jour. 4« fascicule. 3. à la ditl'érence q\o la Le Sot une sorte de fou en titre d'office. dans Zcilschrijl fiir Romanische Philologie. au chapitre XV. comme le voulait M. La Culture française en Belgique. Sans transition. Qui a peut-être pensé à « mohon ». du drame liturgique.

c'est cely. si rompu aux spectacles cruels de la place publique. Sainte : I Anne a mes ses II Filles filles. regardeis nostre cusin qu'il est beau! il est douls corne une angneaul. qui évoque la Procession des Prophètes du Christ. Pourquoi l'auteur du « Jeux des VII pechie morteil et des VII vertus » ne s'est-il pas inspiré de cette simphcité primitive de nos Nativités. : . Très doulce seur. dirait-on. Il n'est plus alors lui-même que l'enfant agenouillé devant sa mère Marie et la merveille est qu'elle est à la fois mère et croyante. agenouillée devant cette faiblesse. 111e est plaine de toute grasce. du sentiment religieux. me douches filles. 264-5) est traduite de Luc. je vous en prie. du tournoi devant le et du champ de bataille. Sainte Anne rappelle la prophétie de Balaam. car par luy nous yrons en paradis. que oncque de mère nasqui. Ce qui suit n'est plus qu'un tableau frais et gracieux d'inspiration comme les volets de ces primitifs flamands ou wallons. dont le vernis a préservé l'éclat (v. montré l'influence décisive pour la formation du drame. haec conferens in corde suo ». leur \dsite à la crèche et celle des Rois. dont M. regardeis vostre fils comme y ry de ses beaul oel nous regarde tondis. II. de bontei il at toute fait et toute formeit il est Dieu et home en veriteit. qui renferme tout l'espoir d'avenir spirituel de l'humanité crucifiée. Or ameil bien. je pense qu'il nous recognoit bien. 19 a Maria autem conservabat omnia verba. de sapience. entr'ouvre sa cuirasse et découvre son cœur Dieu enfant. l'offrande de l'or. de la myrrhe et de l'encens. jadis.CXXXIV CHAPITRE V : VALEUR ET SIGNIFICATION LITTÉRAIRES Marie raconte à sa mère l'Annonce aux Bergers. Sepet a. Section III.) : Marie Jacob a la Vierge Marie 1 : Treschier seur Marie. La beaulté de soUelle et de la lune ne sont point à coniparcir à luy. Les mystères français ne nous ont pas habitués à une éloquence aussi directe et à une elYusion aussi sincère. qu'une étoile conduisait. que vous asteis aiwereuse d'auoir ung sy beaul fils et sy amoreux ! Marie Salomé a Saint Anne Tresamee mère Sainte Anne. La fin de son récit (v. 272 : et s. La Moralité des sept Péchés Mortels et des sept Vertus. belle de qui Dauid at proplietisie c'est la plus belle forme d'home. : Vous dit voir. Ce dur moyen-âge. bardé de fer. toute franciscaine. de leur ingénuité dans .

mais. après avoir exposé son action (pii s'étend. joue à la l'ois le rôle de })rolo^ue el d'agent actif des conversions. bien qu'elle porte un crucifix. . fussent-ils ermites ou reclus. comme l'Orgueil. jouiront de tous les plaisirs. Le diable. pendant ces discours. Dans le passé. est peut-être le plus dangereux des vices. j)as i\\\c Xolrc-Dainc n'y joue aussi un de les elierelier son rôle d'inlereesseur auprès de Jésus cpiehiues el (|ui' le eulle la la Vierj^e n'inspire à l'auteur beaux aeeenls. les banquets de Glouternie. n'est pas l'amie de Dieu elle l'a fait oubher aux Juifs. a épousé un homme riche. car c'est elle qui s'attribue le mérite d'avoir fait manger la pomme à Eve et le raisin qui l'enivra à Noë. mais elle esl bien loin d'avoir le charme de ceux (pi'ont publiés MM. la Luxure. le chasse et « à Nostre-Damme fait son orison ». L'IIermite. Orguelli deputaire tourneir par Huiniliteit. Glouternye. la Cupidité. aux laïcs comme aux clercs. le « conjure » au nom de Dieu. elle endort les Chrétiens à l'heure où il convient d'aller « au moustier ». qui « tient ung pasteit ». Elle (car les vices sont femmes pour notre écrivain) aime les somptueux vêtements d'Orgueil. la (ilou- lonnerie. Dame. fussent-ils juges. elle les fait rire et plaisanter pendant les olïices. qu'il y a eu juscpie dans Alexandre Hardy. 647 à 655) : Veulhies. aux hommes comme aux femmes. IJame. Fausseté et Foi mentie sont ses compagnes. Auarice par Largeté. qui plaît à tous. Luxure veulhies osteir de son ordure. ments de corrompue et le vrai amour abattu. elle envahit aussi jusqu'aux couvents. Luxure est le dernier mais non pas le moins dangereux de tous. Par elle périt Virginité. se délecte et ordonne à son clerc d'en tenir registre. elle donne la parole à Ire. qui lui présente à la fois sa hideuse personne cl celle des sei)t : Péchés mortels dont Orgueil esl reine l'Envie. dans un passage que nous avons longuement commenté. Il conjure le diable. la Colère.MOUALlTli DES SEl'T PECHES MOHTELS ET Ui:S SEPT VERTUS l'exprossion des sentimonls ? Ce. L'Hermite survenant. Ouanl à Avarice. mais ([ui aura patience de parmi \r. la chasteté est l'enfer. Gaston Paris cl Haynaud. Accide ou Paresse. hourdon- nemenl monotone des rimes plaies trop bien nommées ? Cette intervention de Notre-Dame. les riches parures d'Avarisce. l'évocation de Notre-Dame de Liesse me feraient volontiers classer celte Moralité parmi les Miracles de Notre-Dame. Gloternie par Sobriété et par Castité. Elle se vante. Llles sont les proies désignées au démon et connaîtront les tour- durant leur vie. D'elle naquirent « mescreandise et ypocrisie ».. ses victimes furent le roi David et la femme d'Urie. nous l'avons vu. elle a rendu les cœurs impitoyables et sa fille Convoitise. (pii lient de la nature de Mars el partout suscite la guerre et la brutalité.Judas. L'Knvie a fait condamner Jésus à mort par la trahison de .. la suppliant de faire convertir les sept Vices par les sept Vertus (v. et Enuie par Carité. et remarcpions en passant. ii'osl CXXXV rôle. Bethsabée. pour montrer la perpétuation de notre théâtre reli<*ieux. de sa puissance aux Pays-Bas des beuveries. des ermites dans la Irajïi-comédie. elle a pratiqué l'art du Lombard dans toute la Lotharingie. Orgueil tient son Parlement et. la Paresse. R . Pareche après par Porueance. Irre mueir par Pascience.

fut l'objet de la tentation du démon. Nul ne saurait alléguer qu'il a agi malgré lui oureporter sa faute sur autrui. l'égalité de tous les hommes : . dans sa courte vie mortelle. c'est-à-dire le démon. lui demande de faire un peu de silence. par nature. sans qu'il soit fait mention de son Père. si NotreDame. il convient de le secourir. Nous avons cité celui d'orgueil et la réponse d'humihté. les biens de gloire : chascun a ce que miels luy plaît damnation. en réponse à la première interrogation de la vertu. il tombe au servage de 1' « Anemis ». Le Dieu de pardon consent. la doctrine de la liberté humaine. historiens profanes. est si hbre. fait de son existence et de son action. qui attestent chez l'auteur une inflexible volonté d'imposer une méritoire constance à la recevoir. de même que 1' « anemi » le tente. Ici. qui consistera dans la conversion de chaque vice par chaque vertu correspondante avec un paralléhsme désolant et une monotonie continue. car Dieu ne l'a point créé pour le perdre. il annonce une nouvelle partie de la Moralité. non au ciel mais sur terre. une théorie toute féodale de la morale. La chair est frêle et facile- ment ploie de tous côtés. L'Hermite. l'homme se voue souvent aux tourments éternels il se dit ([u'à l'heure de la mort il sera pardonné. dans les mystères. naturellement destiné au public. en termes excellents. Celui qui ne peut s'aider lui-même. « li Sains Esperis » le « resomont ». en lui faisant un petit cours de morale théologique. qui expose sa leçon et chez le public. recommandation bien nécessaire et souvent imposée. L'homme. en liégeois) pour distinguer le va s'apmis dans l'âme de l'homme bien du mal et apprendre ce qu'on doit « laisier ou prendre ». pour êlre plus près des humains. mais il ne peut forcer l'homme à le pratiquer. sur la liberté. lorsqu'elle appelle les anges pour lui servir de messagers auprès de son Fils. s'adressant au pubHc. qui peler Dieu. : Pour un moment de déhces. car. le saint Hermite fera venir successivement les sept Vertus qui confesseront les sept Vices et les amèneront à la contrition et enfin au salut. Celui qui a l'entendement. Le plus intéressant pour nous. Dieu accorde Ainsi des sept Vices ici personnifiés : Jésus les laissera à leur que merchi ayet qui merchl prie (v. si sage et si puissant qu'il se peut damner ou sauver. comme il faut s'y attendre. ou la gloire du Paradis. Notre-Dame n*est pas insensible à sa prière. Averti par Chérubin. mais. Il est bien vrai que 1' « anemi ».CXXXVI CHAPITRE V : VALEUR ET SIGNIFICATION LITTERAIRES Il semble qu'elle soit à ce momentlà. amie de l'Hermite. perdant sa « franchise » et devenant son serf. Notre-Dame est bonne avocate . par la conscience. est le nouvel exposé que chaque vice. C'est ce qu'elle va faire en s'en allant vers son Fils. Chérubin « descend » du Paradis auprès d'elle et elle lui expose h)nguement la prière de l'Hermite. choisit de « franke volenté » ou l'enfer où il est damné. Jésus la fait asseoir à sa droite. lui rappelle. Jésus. 839). à son détrompe. elle rappelle à Jésus que lui-même. ne plaide leur cause. précédée de Gabriel et de Chérubin. en louant sa bonté envers les pécheurs. a « entendement et volunté » qui sont deux « ouyl » (yeux. lui met le mal en mémoire. Les V. 740 et suivants exposent. Quand un cœur « s'oblige » au péché. ' Son éthique est fondée.

si de cucr non. Carité remontre à I^nvie que celle-ci fait déjà de ce monde un enfer et que jamais elle ne connaîtra les joies du paradis elle se confesse et l'Hermite l'absout. Li Angele en terre ». . le vin de ses celliers. Porveance lui enseigne que (v. 1520 et s. Aussi son adversaire lui au salut de son âme. invoque ses ancêtres eL Ilumililé a celte jolie réponse citée et qui atteste que nous avons déjà date pas d'hier : que l'esprit d'égalité chez les Français ne nuls gentilh n'est. ): Dame. tout encline La conversion de Paresse est plus aisée. mais l'exemple de Jésus ([ui pardonna sa mort à ses ennemis la convainc enfin. . me permeth et. plaine de grasce. et la mêler à la vie populaire. à vos. qui ne lui laissera qu'un mauvais linceul et le feu d'enfer puant. L'ange de paradis annonce à Orguelh que sa prière est exaucée elle se confesse à l'Hermite et prend l'habit d'Humililé. demande Avarisce ? Oui.. de tous bien plantiueuse. Si est de my Ces mots définissent admirablement les rapports familiaux que le moyen-âge a installés dans la Religion pour la rendre plus intime. Mais ne faut-il pas épargner pour ses enfants. elle : l'ail son << orison » à Dieu. en terre revertiront Orjïuoil. Pour Notre-Dame. il faut penser est insatiable et l'aumône ne lui plaît point. N'est homme digne de maingier pains. Son a\ddité « en apprendelle les vertus. mère de Dieu. mais avant de songer à eux. se faire à l'idée de tout oublier. qui compte les deniers de sa bourse. la furieuse trouve dans son cœur les accents : les plus doux (v. malgré les exhortations de la prêcheuse. pourvu que son voisin en perde deux. le blé de ses greniers. (lui i-sl GXXXVII père.MORALITÉ DES SEPT PÉCHÉS MORTELS ET DES SEPT VERTUS Quant al aine sont tout d'une De terre vinent. puis à Nostre-Dame. fait appel au silence et fait venir Largcce pour disputer contre Avarisce. Fontaine de douchetir corne del enfant. Elle ne peut. les jambons de ses saloirs. lui révélant l'inutilité des richesses à l'heure de la mort. plus accessible. pour qu'elle convertisse l'Envie au visage paie. terre .) : quant Chi n'est mie homme qui ne labeur il en at temps et heure. douche amoreuse. la fille aînée d'Orgueil. machinne. elle menace Pascience de son épée et se livre à une mimique forcenée. « Li Angele de Terre » introduit alors Carité. Le cœur d'Orgueil « est » louché.sont. 1617 et s. qui triomphe. reprenant le rôle de l'Hermite. douche. Ire est plus dilhcile à ramener. Elle est si mauvaise qu'elle consenlirait à ce (ju'on lui crevât un œil. quant il at méfiait à son père à garan s'en va à sa niere.. répond Largece. qui ne labeur et soyr et main. noble.

) : Veeis chi le solucion: Dieu at mariage ordonée. en ioie. laboureir non pas en cas de luxure. lui répond avec aménité son interlocutrice Casteté. sacrament de grant honnesté. car certe i'aie nom Luxure et suy à Gloternie suer. sauoir ly feroie mon nom et de queil ieux ie saie iueir. en solas. en desduyt. invoque le par s'attendrir. Junge. et plus loin Or m'entens. il leur loist. . in-S». pour convertir Gloternie. elle les a laissés en gage au tavernier ^ celle Sobriété reproche de mener une existence plus vile que car ton Dieu as fait de ton ventre. pardon. en terre. mains por engenreir créature. argue Casteté. « qui point de sens n'ont » et quant à l'homme (v. qui puist estre plaisant à Dieu. ta chair. se il n'auoit le peal trop dure.. Le dos ly feroie fumeir.. . à l'appel de Chérubin. por faire le siècle dureir.. sains pechie. Son lui « sorcot « et son « sorcotteil »..CXXXVIII CHAPITRE V : VALEUR ET SIGNIFICATION LITTÉRAIRES Absliiience ou Sobriété paraît alors. Casteté Osteis dont chu très vielh ordure. Tout passerat parmy ma gueule. Mais j'obéis à la loi naturelle. oureir. ains que partesist de maison. qui ne songe qu'à avoir son ventre plains de bons gros morseaux cras et gros. j'imite les « oyseal et beist » et.. sans moi. réplique Luxure. 2082 et s. sacies se le. orde vielh charoingne. 1904. « le siècle yroit finissant ». C'est A' jc/io/a/ des Arraseï- un usage dont il y a des traces dans le Jeu de Saint \icoIas de Jean Bodel. 2200 et s. mais son Elle aussi. Il ne faut pas imiter les bétes. au soir. Clerc Theophilus et obtient de finit cœur Notre-Dame. tenoie une home entre mes bras. Le langage de la première est aussi réaliste qu'on peut l'attendre (v. des pourceaux. dexdendra pourriture et t'assurera la damnation à jamais. Cf. S'il plaist dont alcune gens dedens mariage entreir. si que on s'i maintient loyalment. . Li Jus de Saint Jean Bodel Dissertation de l'université de lleidelberg Erlangen. La résistance de Luxure a été la plus grande. puilent bien. quant il ont temps et lieu. par point. Teil gens.. 1.) : voluptueux Dame. Elle ne -tarde pas à être convaincue et c'est enfin le tour de Luxure de subir et les pieux assauts de Casteté. dit-elle. comme le Villon pour sa mère.

Le siècle du Roman de la Rose est saturé d'allégorie et la poésie de la fin du moyen-âge. fdle de Dame Prudence. par M. ^rof^nanl de colère contre ce « iriiant hermile ». t. p. p. 204. pour la satire des Jacobins et Cordeliers. i"()v r:T i. Et je te foulerai la pance. On n'y « maul'aits » entendent « le hulerie en infier ». 4. imitation peut-être d'un poème latin dont parle V Histoire lAttéraire de la France'^. Cf. t. '( olU' s\mi va avec ('aslolé. Le Clerc du Diable console son « maistre ». le 25 juillet 1390. qui nous mènera au 2560^ vers de cette inter- minable pièce. (jui lui enlève » les Vil Visce chivelains ». ((ui n'a même pas besoin de se livrer.tk -» cxxxix simple drap ».MonAi Coninu' Maistiv ilos rri% DF i. Honeur Foy est un pasteur. en lui assurant ([u'il a écrit leurs pèches sur son registre mais. XXIII (Paris. de Hntebd'ul'^ à une scène de pugilal avec le démon.i \N(". 1856). lit pins ni h b » ni « a ». Déjà les deux présage des tourments qu'ils y subiront. dans le Miracle de Théophile. L'Hermite ])rononce l'Epilogue. II. 1913.e terme de Miroir de vie et de mort pourra servir à en découvrir la source ^. Cf. . c'est que des « deux des sept vertuz et des sept peschiez inortelz » ont été joués à Tours. Petit de Julleville. Tous sont des bergers de Pastorales toure. in-S". . p. in-S". A. p. Prudence. faillit en étouffer. Bonverier. Ces personnages sont Foy. Moralité de V Alliance de Foi] et Loyalté. Loyalté. ]. qui en hérita. Loyalté une paset Paix. Section IV. 1)1". 2. Didot. L. p. Songeons par exemple à la pièce de Rutebeuf. si les accents profonds et sincères d'un Villon ne l'avait : : : 1. d'introduire dans sa pièce un élément politique et des allusions aux malheurs du temps. Amour. (ont s'y trouve elTacè. Ce n'est pas que nous manquions de littérature sur les sept Vices et les sept Vertus. Cf. Œuvres de Rutebeuf.ovat. Mystères et Jeux scéniques à SaintOmer aux XV« et XVI" siècles.M. Foy s'appuie sur Amour. Cerf. t. Justin de Pas Lille. L'intervention de Paix dans cette allégorie ne s'explique que par le désir de l'auteur. comme dans le Miracle de Théophile. « C'est une Ce titre n'est pas celui du manuscrit dont l'Incipit dit seulement jeux à VI personage ». par un miracle de NotreDame. trouvère du xiii» siècle. d'une sorte de débat déjà existant. 1886. 324 et 315. Le texte qui y est cité n'a aucun rapport avec le nôtre. après s'clrc » inuthée cii h li Doable » survient. mais le texte en est malheureusement C'est ainsi qu'il caractérise sa Moralité et ce perdu ^. Pour obtenir la main de Loyalté. Répertoire du Théâtre comique en France au moyen-âge Paris. La Bataille des Vices et des Vertus ^ qui doit être l'utilisation. Jubinal (Paris. 253. mais il n'obtiendra rien sans Honeur. Signalons en passant que « pluiseurs gens d'honneur » représentent « un Gieu de mislere qui se nomme le Miroir de l'homme » sur le Vieux-Marché de Saint-Omer en 1413.'.i. 3. Delahays. crie la Vierge au démon p. pp.'). . Lefebvre-Ducrocq. nous invitant à songer à ces torniens crueus d'infier qui tant sont doloreus Miroir de vie appelions et de mort ce que fait avons. 31. 259). Histoire littéraire de la France. Œuvres complètes de Rutebeuf. gr. .i'. II. Ce qui semble certain.

les Chastellain. dont la tradition n'est jamais morte : de même spectateur de la guerre de Cent villes. « dès » est de trop on voit que ce genre de pièces est bien antérieur au xvi« siècle. le vos en priie I I . p. le Duc. . A. nos veulhies pardonneir. officiai de Corbie et auteur de la Passion de les œuvres de Georges Chastellain (1405 ?1475) certaines analogies avec notre pièce. le baron Kervyn de i. comme celle dont pieux Euslache Marcadé. songe à le une vie heureuse. Paris. qui aueis volu oyr nos ieux et nostre enbatement. Répertoire du Théâtre comique en France au moijen-dye. Mais ce n'est pas à la source virgilienne pas plus qu'à celle des Rhétoriqueurs que semble avoir bu Bonverier les savants artifices des Hennuyers et des Flamands de langue française. qu'il garde tout la conipaingnie si le et en paix nos laise denioreir. écrit Petit de Julleville. le Roy. n'eût pas suffi à contenter un taisait partie le la « Landjuweel » (joyau du pays) ou une Cour d'amour. ou au loin dans l'espace. le A ceux-ci il prête l'ingénuité qui manque à lui-même et que donnerait contact direct avec notre Mère Nature. 3. Œuvres de Georges Chastellain. Heussner. dont nous avons parlé plus haut. nos vos requérons humblement qu'il le vos plaist à en gret prendre et. nos puissons en sa glore Marie [aleir Prendeis en greit. Ce doinst Dieu et Sainte Marie prendeis en gret. Sans doute on peut retrouver dans sentir les bienfaits dans la réalité ^. . VII. 583. l'article de M. que. les Jean Lemaire de Belges. y at riens que reprendre. dans l'abbaye de Saint-Bertin. Il semble avoir emprunté plutôt à la poésie populaire des Noëls . car n'auons volu viseir à dire chose desplaisant à personne qui soit viuant. » Cf. « Dès 1524 on jouait à Saint-Omer. Ensi le tesmogne Bonuerier. de même l'homme qu'il place secoué par l'amour et l'ambition. Si prie à nostre signeur Ihesucrist. Champion. car n'auons volu viseir à faire chose desplaisante à personne qui soit viuant. Bonverier n'en est pas un. je vos en prie afïin fin. Ans veut contempler la paix sur les tréteaux. se le nos veulhies pardonneir. on joua Le Jeu de la Paix. à défaut d'en : Bibliothèque d'Arras ^. p. 423. et c'est l'âge d'or. 1. lequeil veult à Dieu supplier qui en paix puissons nos demoreir et en la fin en sa glore aler. car son unique essai de onzain.eUenhove Bruxelles. et c'est la vie des champs et des bergers. 1909. par exemple dans le Mystère de la Paix 2 de Péronne dont les interlocuteurs sont Cœur. L'inspiration des Pastorales de Froissart est pareille à celle de Bonverier dans la scène du repas des que le bergers. 1865. Mettons-les en regard l'un de l'autre Nativité I Moralité IV LA FIN DE JEUX Vos qui aueis volu oyr nos jeux et esbatement. t. p. 3U9. nos vos requérons humblement qu'il vos Iplaist] à en greit prendre et s'il LA FIN DE JEUX Vos. 2. dans Romania. Le thème de la paix y est souvent traité et le peuple se plaisait à la voir sur les échaiauds du théâtre. lui au loin dans temps. 190C. La Lilléraliire (rançaise â la Cvur des Ducs de Bourgogne. p. les Froissart. Doutrepont. Le Débat de la Guerre ri la Paix 1' année suivante. . On songe des à Virgile. p. Bouche. Thomas. Sur cet auteur. iii-S". en la Che nos ottriie IJieu et Sainte 1 ! Cf. Sens et Avis ou encore dans son Mystère du Concile de Baie. voir G. s'il y at riens que reprendre. et des Nativités. lui sont à peu près inconnus. Le rédacteur du Catalogue des Manuscrits de Chantilly avait déjà remarqué la quasi identité de l'épilogue de la première Nativité et celui de : la Moralité IV.CXL CHAPITRE V : VALEUR ET SIGNIFICATION LITTERAIRES sauvée. Elle se meurt aussi du trop de métier des rhétoriqucurs. .

De ces trois hypo- thèses. qui fut cuys hiersoir en nostre estre. 345-7). S'ils ont une source commune. ou ouc'orc elles ont une source eoinnuine. en « recinant sur l'herbette ». leurs humbles mets. : pûmes en nostre pantliier. Au contraire. aroit ce qu'il apartient. v. à plaisir et tout à fait inutile- ment. un modèle donné et réi*ulier. fors que ce wastelet foret et ce cautelet de doret.RAPPORTS I)K LA MOHALITK la IV AVIIC LA NATIVITli I CXLl la On pi'ul laiiv ici trois la hypolhèses. on sera tenté de le supposer dans les scènes de Pastorale. la |)reiniére semble la meilleure. étant chantés. mais alors dans les mêmes l'Épilogue. cela rev'ient pratiquement au même car. au fromage) Plus loin (IV. chaussons fourrés et « dorèye cette pâtisserie si spécifiquement hégeoise irrégulier et )>. quoiqu'il soit moins évident. tarte au fromage. Vecliy des nois et (|ui Le nie Pasteur Et de par Dieu et j'en aie : ung I dans IV. rien de plus naturel pour Bon verier. etc. qui a davantage le sens du rythme. Toutefois les Noëls. qui n'excluent pas non plus le commune. par exemple les Noéls. (jue de rauiener à l'octosyllabe un vers de 13 pieds comme le peu harmonieux « alïin que.) •. comme dans le cas de l'épilogue. car l'éjjilogue de : 1 a l'irrégularité rylhmitpie familière à l'auteur de la Nativité labes. en la lin. notre raisonnement étant su])posé juste. on lit (1. nous demorat hier à soppeir et se vous auies ung seul flaiotteax. 8 syllabes. ou Nativité à Moralité. : rythme Je ne vos saie que presenteir. ne peuvent présenter une prosodie aussi fantaisiste que celle de la Nativité I. succession de vers de 7 syllabes. S'il y a emprunt de IV à I. FOY l'en aie bien une 1 Là se bornent les emprunts. il a pu s'inspirer de Noëls populaires dans les scènes oîi les Bergers échangent. J'exclurais donc ici résolument l'hypothèse d'une source commune et j'admettrais. . il faut la supposer aussi irrégulière ipie I. 107 et s. ou Moraiilé a einpiiuilc à la Nativité. Par contre. 13 syl- On ne voit pas celui-ci cependant dérauf^eanl. le Noël étant supposé de recours à une source conditions que pour Bonverier l'ayant fait passer à la toise de l'octosyllabe. vous séries ung très gentils pasturiax. que Bonverier a connu et imité la Nativité I. au repas des Bergers (v. on s'il lit : el auoit une seul flaiotiel. 267-70) LOYALTÉ Et vechy des nois qui ons m'at mis et des pu me en me pantier et une pièce de gowier (tarte qui demora hire à soppeir. dans le cas de réjHlogue. A l'Adoration des Pasteurs.

imprimée souvent à partir du xv^ t. le prix au concours de Valenciennes. Le sens est « houseaux ». c'est-à-dire des ciseaux. de l'Amour. Schelcr. qui est femme. Et se sçai bien » moutons garder. dans son Manuel. selon M. 1. Unes wages. comme les Serventois de Froissarl. qui. un « jupilh » ou casaque à manches. 307. Loyalté. la pensée chrétienne à la pensée païenne dans les lettres françaises et indique qu'elles eussent pu se passer de YArcadie de Sannazar. un chapeau gris. « Le Jeux de Pèlerinage humaine ». compose son Pèlerinage de la vie humaine qu'il remania en y ajoutant Pèlerinage de Vâme (1355) et le Pèlerinage de Jésus-Christ siècle. 1905. un aguillier. Devaux. Paris. III. chapelet les ou couronne de fleurs. p. après avoir mentionné : compositions allégoriques ayant la forme de débats ou de batailles. = . Le chez Bonverier intimement mêlée à celle de la Nativité. au ne donne pas « waj^e » haut de chausses. La couronne qui fait qu'il a tressée à ses pasteurs est un chaînon de la tradition bucoUque va de Théocrite et de Virgile à que cette tradition est montre une fois de plus les Sand en passant par les Bergeries de Racan. mort vers 1360. une alêne. t. M. une « forche ». car notre auteur inconnu n'est pas assez savant pour être un bon rhétoriqueur. 1871. une gibecière lacée. Termes liégeois mis à Pastorales de Froissart ^ : part. L'éditeur. in-S"). dit 2 « Cette tendance a trouvé son apogée dans l'œuvre considérable du moine cistercien. liens rattachant le théâtre profane au théâtre religieux. lï^eût Le « Jeux à VI personnage de Bonverier pas obtenu. pour raccommoder ses souliers. Poésies (Bruxelles. (1358). de la Foi. Guillaume de DiguUeville (Manche). llausl. a une boîte à parfums. les après avoir lu le Roman le de la Rose.CXLII CHAPITRE V : VALEUR ET SIGNIFICATION LITTERAIRES Aussi simples sont les dons. conune sur. Fort bien accueillie dès son apparition. A. 2. dans son glossaire. une cornemuse et une flûte de : à leur bonheur le Pan à laquelle répondront les pipeaux de Foy. de la Loyauté et de la Paix. J. une « wagc » ou haut de chausses. troublée seulement par la menace des loups et des gens d'armes et qui est le vrai refuge de l'Honneur. La Lillcralure française au moyen-dgc (XI'-XIV siècles). 3« éd. 253.. célébrer la vie rustique. Gaston Paris. Section V. une houlette et un « capiel ». avec grâce. . de 1330 à 1332. Il n'en a pas moins su. c'est bien le même attirail traditionnel que dans Bien cognois une panetière Un jupel ou une aloiere (gibecière). Parlant de la littérature didactique et de l'emploi des personnifications pour l'enseignement de la morale chrétienne. p. II. Llaihette. une « flieme » ou lancette de chirurgien. une aiguille et du fil pour « ses soleir ralaconneir ». que chacun d'eux apporte en mariage et qui sufïiront poinçon et la courroie.

Petit de Julleville. dont (ihaucer a tiaduil Voijdyc des paraît bien avoir inspiré le » le laiiieuN. auciuel il attribuait un caractère dramali([ue. Nature. les confondre. (1906). (. Il préféra s'abandonner à ses habitudes dialectales. . Un catalogue d'un libraire du xv« siècle la mentionne comme telle.500 vers aux 1. BoseUi n'est pas un texte dramatique et qu'il ne faudrait point l'utihser pour l'histoire de notre ancien théâtre. passions et des vices y étant trop générale et convenue. anglaise.iuilhuiiiu' )i^ulle\ ille. dans Rcuue des Laïuiucs romanes. Jeanroy démontra dans la Romania ^ que la i)lus grande j)artie au moins s'en trouvait dans le Pèlerinage de rame de Digulleville et il conckuiit son intéressant article par ces mots « Des observations précédentes il résulte que le fragment publié par M. 4. l'auteur a cru habile d'emprunter le système des personnifications du poème eu vogue qu'il voulait supplanter. pour introduire les personnages. A. . Raison. 629. dans la Revue des Langues » un manuscrit de Parme. dont Digulleville lui donnait cependant des exemples corrects. et la correction de la pensée lui importait plus que la correction du rythme. . Cf. (k^s du moins le premier. tandis qu'il a demandé son cadre aux anciennes Voies d'Enfer ou de Paradis. mais l'absence d'un trait caractéristique de celle-ci. là où le remanieur s'éloigne de sa source. PI). : Romanes en ce qui concerne le nôtre. morceaux Pèlerins du puritain John certains les Hunyan. assonance de la voyelle nasale et de la voyelle orale correspondante. Colin.« LE JEUX DE PELERINAGE HUMAINE de 1 » CXLIII l'œuvre de lyr'uiucs. Paris. Boselli ayant i)ul)lié. M. jouant en somme le rôle y dialoguent. ne le '^. . 1907. c'est-à-dire l'auteur du songe. désigne à notre choix Digulleville (en les longs poèmes du moine Guillaume de l. a été forcé seulement de faire des raccords et il s'en est acquitté avec une remar- une méconnaissance complète des lois de la prosodie et de la rime. le uièuie auteur écrit trois Ainsi succès. pp. pp. exacte en ce (jui touche le fragment de Parme. Sous ic titre PoemcUu rdiyivsu incdilu in untiœ Iruiiccsc.'i. Cette œuvre prolixe eut un long succès. 2. le Pèlerinage de Jésus-Chrisl (1358). M. II. 301 à 3(i«. t. ^ : XLIX t. le Peler inuge de rame (1355). l'intérêt en a disparu. plus populaire de tous les livres après la Bible dans pays de langue Dans son Esquisse hislorique de Ui lAtlénduve Iniuçaise (Ui : <( inuijen-âge depuis les le origines jusqu'à la fin du XV^ : sièele '. est d'ailleurs presque une œuvre dramatique ^ car les allégories. fait oyseas) et cette irrégularité dans la versification.255 que son pubhc était capable d'absorber serait pas ». La besogne de notre adaptateur a donc été réduite au minimum il n'a eu qu'à employer les ciseaux pour raccourcir un texte d'une ampleur démesurée et ramener une tranche de quehjue 4. qui m'ont amené à rapprocher souvent la Morahté V de la Nativité I. 495 à 520. » Cette conclusion. 3. même hors de France on y trouvait à s'édifier pour nous. 214-5. Grâce de Dieu. Les Muslères. m'a : empêché de 1.'il. sinon sans fatigue. la peinture des ouvrages vertueux lurent écrits. pour réagir contre le Roman de /a /îose. 1' « Acteur de prologue ou de metteur en scène. 1907. Normandie) le Pèleriiuige de lu vie luinuiiiu' (écrit en refait vers 1350). p. (juable maladresse et Ce sont ces identités de rimes (cf. du moins sans Il « noise )>. Le Pèlerinage de Vie humaine. dans sa forme originale française. in-18. mais le succès seul.

parce que Moïse. a fait. les innombrables manus- nous en ont été conservés. tant du xiv^ que du xv^ siècle. mais elle n'en a pas dit tous les trésors cachés. précédant Jésus. Son argument est que le contenu ne peut être plus grand que le contenant et c'est le cas pour l'hostie. fille de Sapience et l'épousa. Il est gardien des lois de Nature et c'est pourquoi il s'indigne de voir les ordonnances de celle-ci cassées et muées. qui se charge de lui répondre. 1. un peu plus tard. mais c'est « haussage » ou « desmesure » de sa part. Ici. ce n'est rien moins que le sacrement de l'Eucharistie qui est en jeu. du vin pour son « beu\Tage ». auprès de Grâce de Dieu. J'ai déjà dit la mystère sans discussion. en un mot si elle est folle. du sang. Celle-ci vit selon des lois. Quant à l'argument du contenu et du contenant. le lui-môme. en accepte le nous l'imaginons généralement. Ôilson a démontré la part qu'elle a dans la pensée de Descartes liberté chez Descaries el la théologie. ne lui a révélé qu'une partie du savoir. pour deux siècles réalistes. arguë Nature. des impressions et des vcns » ceci est le domaine de Nature. Ce serait une erreur de croire que l'esprit médiéval. vous n'avez nul pouvoir et je ne laisserai de faire ce qui me plaira. n'est pas aussi dépourvue de profondeur que haute signification du conflit entre Justice et Miséricorde qui domine les drames cychques de la Passion au xv^ siècle. Nature se soumet. C'est proprement un outrage. Alcan. Il est facile de dédaigner la scolastique \ mais la scolastique qui est. c'est la raison humaine « Raison » n'est pas seulement une entité scolastique. D'où vous viennent tous les biens dont vous disposez ? continue Grâce de Dieu. On ne Cf. On remarquera cet apparentement. Sapience. et l'accueil qu'elle a trouvé auprès d'un Chaucer ou d'un Bunyan ? C'est que les questions qu'elle traite sous une forme allégorique qui. La peut plus maintenant et M. lui rappelant l'École où il fut son élève. au moins lui appartient la matière dont il est fait. selon l'astronomie d'alors. Nature lui déclarerait la guerre pour lui apprendre à transgresser ses usages « sans la sonner ni l'appeler Grâce de Dieu lui demande si elle est ivre de ce bon vin et si elle est « rasottie et forsenee ». Sans moi. Que Grâce de Dieu règne au ciel. qui proteste. le maître Aristote lui-même et il faut se souvenir du prestige de celui-ci dans les Universités et les cloîtres du moyen-âge pour ne pas sourire de cette intervention inattendue. C'est moi qui suis la maîtresse et vous ma chambrière. fasse tourner le firmament et les planètes. Si Grâce de Dieu n'était si « grande dame ». de se mêler des « éléments. du pain. entre Raison et Nature. que de faire de son vin « noueal beuurage » et si le pain n'est pas de son industrie. sont de la plus haute importance. la rend plus facile et plus séduisante. car l'allégorie est la forme de pensée poétique la plus familière aux xiv® et xv^ siècles. la tête d' Aristote ne renferme-t-elle pas Grèce et Athènes et tous ses étudiants ? La prunelle de l'œil ne réfléchit-elle pas un corps entier ? Et le cœur ? qu'est-ce que ce petit viscère qui suffit : )>.CXLIV CHAI'ITFUÙ V ! VALEUR ET SlGNIFiCATION LITTÉRAIRES CommcuL crits qui expliquer le succès de l'œuvre de Diifulleville. Elle envoie Dame Nature auprès de Grâce de Dieu poUr lui porter sa protestation. mais elle ne se tient pas pour battue. . in-S». voler les oiseaux et marcher les bêtes. toute la philosophie du moyen-âge. et. et. Elle a fait le pain sacré. car elle dépêche. de la chair vive. même dans les monastères. 1913. qui fait parler hommes et femmes. et où il rencontra Science. Paris. au fond. très nettement saisi.

mais il lui faut aussi 1' « escerpe ». à nourrir un milan affamô ? Ponrlaiil : iiioiidc cnliiT ne suilil pas à le rempHr. Pour arriver à son but. sens mataient. pas sur la raison. Quoiqu'il en soit. 683-5) : à Sapience.. C'est le que donc le souverain bien. c'est-à-dire au Paradis. la besace du Martyr. qui conchut et porta son père . Mais Aristote fait une distinction pertinente. pour le salut de l'homme.« LE JEUX DE PELEniNAGE HUMAINE » CXLV le à pciiio. Entendez-vous. mais la Charité le veut. Le contenu est. Testament de Paix. dont il est question quelques vers plus loin. doit s'incliner et conclure qu'il lui vaut C'est la vraie position mieux s'en aller. elle ne laissera pas de faire ce qui plaira à Charité. . Seul. Que le pain soit la chair et le vin le sang. monde. Charité. et Aristote. a avoué le philosophe.) celle. Raison. c'est-à-dire la pensée. le suy nourice as orphelins hosteliere des pèlerins et se mon nom voleis sauoir. celé qui ayme toute gent de cuer entier. et c'est tout le drame intérieur du moyen-âge Je suis oîi le sentiment a a dit s. cela est contraire à la loi naturelle. a encore conlessé ArisLoLe une bien qui debuera est souerains si le faire tout plains. comme le xvi^ l'orgueil de vivre et de lever la tête vers la Charité divine. Carité m'apell'on por voir. plus considérable que le plus grand que le dit-il contenant. du ])roblème. Nature et Aristote. c'est-à-dire la jiensée antique. que les choses soient renlermées « localement » ou virtuellement autres ? Ainsi ])ressée. teinte du sang de Saint Etienne et dont les douze clochettes rappellent les douze Apôtres et les douze articles de la foi le « bourdon » qui a nom .. 344 et suy celé qui en despit n'ot oncque ne grant ne petit. Sapience se dérobe (v. peut remplir encore un coup. Ce qui suit est il lui faut de ce pain sacré. le celé qui reuest les nuds. dans un développement qui précède l'intervention le : d'Aristole (v. voilà les consolations et les espoirs de deux siècles chargés d'angoisse et qui n'ont pas trouvé en eux. cèdent devant Pénitence et Charité. les les unes dans Vertualenient entendent une et yniaginent aulcuns et ossi reprcsentaniinent. le suy la mère des vertus. « relief » de Moïse. Espérance et dont « un » des pomiaulx est Jésus-Christ l'autre : pommiaux c'est la Vierge Mère. c'est-à-dire l'humilité et la tendresse. le La lumière et les bornes des cieux reculés. qui esl cœur sans en déborder. : c'est l'armement symbolique du beaucoup moins intéressant Pèlerin amené sans aucune transition.

l'accompagnera. 1900. Une « mesquine » qui n'a d'yeux que sur son « haterel par derrière ». d'en avoir accepté la elle Partout. Cité par H. 150. la gorgière ou hausse-col. Il aura aussi le « healme » ou casque. parce qu'il n'est pas pour « bateilher ». mais sa bonté est infinie. miheu du xvi^ siècle. mais seulement pour la défensive. protégeant le cou. 1 vol. la boucle. . le « habergon » ou chemise de mailles. Le Bigot. Mais tout cela pèse tellement sur le pauvre Pèlerin qu'il ne : le peut endurer sans s'affoler (v. dans Romania. Les gantelets se nomment gaingne-pain » ou Continence. Le « healme » (heaume). . on l'appelle « Pacience » s'il va mal. voir l'article de M. discussion sur la scène ? La lité Moralité III a exposé et défendu la doctrine de la Liberté humaine. suivra le Pèlerin . mains de temps anchiens parleir et deuiseir sceit elh bien. et c'est la fin de celte longue Moralité. Constance. un fin lettré. les voies à la C'est ce qui continuera à faire sa dignité et sa gloire. le fourreau. ^ c'est-à-dire sur la nuque. mais chère à nos pères qui. défend plein En contre lui la Moralité méprisée « des doctes gens. Le « habregon » (haubergeon) s'appelle Force il faut le mettre sur le pourpoint. in-80. les gantelets et l'écu. Faisons comme Grâce de Dieu. le « gambison » ou jaque rembourrée. qu'on porte au-dessous. la supériorité de la Charité sur la Raison. Le bourdon n'est pas ferré.lustice. pour le public. Guillaume des Autelz. Haust. pp. soyons indulgents. fera. pour notre ancien théâtre. 1206-9) : Memore. au plus fort de la lutte Hvrée autour du trop fameux manifeste de du Bellay. Sur l'étymologie de « haterel ». (( drier. car n'est-ce pas tout de même un honneur. 1522-1560 Thèse de Lettres Paris Lille. la MoraIl V.. d'avoir porté sur ses tréteaux rustiques. Persévérance. Le « gambison ». .CXLVI CHAPITRE V : VALEUR ET SIGNIFICATION LITTERAIRES c'est l'escharboucle enluminante. l'épée. mais en restant invisible. . 180-1. Joaçhim du Bellay. autant et plus que le Mystère. qui a ouvert tragédie classique. me paraît en effet incontes- table que c'est la Moralité. Grâce de Dieu aussi. répond Grâce de Dieu. obscuriteis resclarsissanl. p. le bau. n'ont voulu suivre la vanité grégeoise des comédies et tragédies ^ 1. Chamard. Il s'y . faut leur savoir gré d'avoir gardé le théâtre pour des fins très hautes et qui intéressent la destinée Il même de l'homme. Elle disparaît. la queil n'aperchoit de temps aduenir riens n'y voit. 1136-7) la force tu n'as por lui le pas cuer poure que tu as.. avril 1919. c'est que le Pèlerin est trop gras et a trop d' « oing ».. c'est 1' « Atemprance » ou Modération. Humilité. de hautes idées morales et philosophiques et. en leurs » jeux. 2. c'est (v.

et que deux au moins des cinq pièces qu'il contient ont été jouées. la pratique de l'assonance au lieu de la rime. de telle sorte que. La chronologie de nos pièces s'établirait en résumé comme : . l'examen des caractères Unguistiques et en particulier des assonances conduit à localiser les textes. provenant du « Slawanten-klooster » de la Montagne Saintprésentent en effet -eal >'. sans contestation possible. néanmoins. au couvent de Saint-Michel à Huy. les deux premières Nativités au moins montrent des phénomènes de dénasalisation ou plutôt de non-nasalisation permettant l'assonance de la voyelle nasale avec la voyelle orale correspondante. notre première Nativité se trouve être la plu.CONCLUSION Nous Il voici au bout de uolro long voyage à travers ces textes dont l'intérêt lin- guistique est. à S'il est donc sûr (pie le manuscrit 617 a été écrit Liège. des terminaisons en « z ». laquelle a signé Vc. que le manuscrit i\\~ de Chantilly a appartenu au couvent des Dames Blanches à Huy et (ju'une Sœur. C'est cette parenté de nos deux Nativités avec le drame liturgique. Kliys de il n'est pas moins sûr Potiers (y 1612). supérieur à la valeur littéraire. Il y a intérêt aussi à chercher les limites de la frontière linguistique. sans doute au xiii« siècle si la rareté des flexions casuelles ne nous ramenait plutôt au xiv^ siècle. dans la seconde moitié du xv*" siècle.s ancienne de la scène française et doit prendre place probablement parmi les plus anciens documents suit en langue vulgaire de notre théâtre. mais plus au nord. y a écrit son nom en dessous de sa devise que cette « religion » s'est appelée Couvent de Saint-Michel et cpu' c'est sur ses Sœurs est .vplicit de la première Nativité et de la dernière Moralité. qui n'est autre que la seconde moitié du Suer Katherine Bourlet ». qui nous force à nous rapprocher de Hervé. comme dans « az » et « pastoreaz ». à la vérité. Pierre (sud de Maestricht). qui convient à Liège. « pour lequel plusieurs rimes attestent chez l'auteur une prononciation « è ». non pas à Huy. qui nous obligeraient à en placer trèshant l'origine. par des documents d'archives. désormais établi. que la deuxième Nativité appelle la bénédiction divine : Je vous prie que veulliies aiidiire les poures seur de saint Micliiel 1 C'est à elles aussi ([ue s'adresse très probablement j'ai le prologue de la la première Nativité et c'est parmi leurs novices que pu trouver dans « xv^ siècle cette Katon Bourlet. dont la date de décès nous est maintenant connue. pour expliquer la présence d'un mot du moyen-néerlandais « heel » et les ressemblances de la Nativité I avec le drame liturgique de Noël provenant du monastère de Bilsen (Limbourg) et du Paaschspel. ou S'ils mieux encore au nord-est de le suffixe cette ville.

ce qui place la représentation du un peu plus tardive. doit dater de la seconde moitié du xiv^ siècle. . Mais si celle-ci s'est surtout manifestée dans la poésie. Feller ^ et qui rappelle.CXLVIII CONCLUSION I NATIVITÉ dans sa forme primitive. xiii^ (forme « az » (aux) identité avec sonance et de la laisse). d'après les identités qu'elle présente avec I. la Chronique de Jean Stavelot ou les œuvres de Jacques de Hemricourt avec lesquelles l'identité de langue attestée par les assonances et les rimes est complète. . i drame emploi de l'as- NATIVITÉ II du XIV^ siècle emploi de la laisse assonancée. pour affirmer l'ancienneté de tel ou tel phonème du liégeois moderne. LV). : : . Celle-ci apparaît aussi On peut de « désormais. 2^ moitié . p. celle-là s'est autant manifestée dans le théâtre qui connaît des chefs-d'œuvre de goût et d'esprit. : . des environs de 1466-1468. qu'a si bien décrit M. 617 le disent aujour1. MORALITÉ V : Jeu du Pèlerinage de . moins entre août 1466 et janvier 1469. avec une complète sécurité. d'un abondant emploi de la détermination par juxtaposition de substantifs et du maintien de « e » sourd en hiatus (cf. invoquer nos textes. Il est donc plus difficile de déterminer les dates des pièces que leur provenance. Ceci n'exclut pas qu'elle ait pu être rajeunie. aussi U. restituer le manuscrit 617 de Chantilly à cette littérature wallonne actuellement si vivante qu'elle rappelle. A ce théâtre contemporain. représen- tation datée. 5" éd. Surtout on peut. Paris. Ce qu'elles ont été au moyen-âge. sans certitude. MORALITÉ III Jeu des Sept Péchés Mortels et des Sept Vertus entre 1380 et 1420 daté par l'histoire de la coiffure féminine et l'emploi du mot « avalois « à reporter plutôt au xiv® siècle à cause des survivances de la déclinaison. 1912. par exemple « è » provenant -ellum ». par des allusions historiques assez vagues. n'est qu'un théâtre de marionnettes. nos Nativités du Ms. incontestablement liégeoise que la Geste de Liège et la Chronique de Jean des Preis. ornée d'un prologue pour les Sœurs de Saint-Michel et jouée devant celles-ci entre 1466 et 1469. lui aussi. Histoire du célèbre Théâtre des Marionnettes liégeois. Feller vient d'être nommé professeur de littérature wallonne à l'Université de Liège. 2. MORALITÉ IV : 2® moitié du xiv® siècle (survivances de la décUnaison) . M. mais il continue un usage ancien de représentations dramatiques autour de la Crèche et au jour des Rois. la Vie humaine. mais présence de l'élément comique interpolation faisant allusion aux sœurs de Saint-Michel. de Wursa-ïe. mais. comme « Tatî le Périki ». in-S". van Oest. Le Bethléem verviétois. Cf. . Champion. la fécondité provençale. dans la Principauté de Liège. sans crainte d'erreur. imitée d'un modèle écrit en 1331. Reproduit dans ses Notes de Philologie wallonne. Bruxelles. : siècle le ou première moitié du xiv^ liturgique . refait vers 1350 copiée après 1484. le manuscrit de Chantilly vient apporter ses lettres de noblesse et de très authentique ancienneté. par tant d'endroits la Pastorale du midi. à l'autre extrémité du domaine roman.

du théâtre liégeois. s'inspire des Pastorales de Noël. qui ne sont peut-être pas toutes des joyaux. Le lecteur d'aujourd'hui et plus encore le spectateur on supporteraient dillicilement l'ennui. il est doux au chercheur de rendre à leur patrie d'origine. F. cinq pièces. Quoi qu'il en soit. Les Moralités. mais qui ressemblent plutôt à ces scènes familières et édifiantes que les imagiers ont sculptées aux porches des cathédrales. Elles sont beaucoup moins intéressantes que les Nativités car. à l'exception de la quatrième qui. permis de suspecter l'originalité de la Moralité III qui peut être un produit d'importation venu de Picardie par la vallée de la Sambre. mais n'cst-il pas curieux que le plus ancien document. professeur de philolowallonne à l'Université de Liège et mes collègues Hoeptîner et Terracher. un peu postérieure à 1623 i. Haust. . Pour la Moralité V. qui nous est cher à tant d'égards. Lui voici trois ancêtres. t. profesqui ont bien seurs à l'Université de Strasbourg. travail naïf. sont moins savoureuses. 1. 't5&^ Je tiens à exprimer aussi ma gratitude à mon imprimeur. ([ui était jusqu'à présent Connu. gie Ce m'est un agréable devoir de remercier ici M. mais non sans signification pourtant. (jui est earacléristi({iie de la avec ce méian^c derôalisine et de sensibilité prolondc Wallonie. elles n'en ont pas la grâce primesautière et le caractère populaire. cette présomption devient une certitude par la connaissance que nous avons de sa source. J. dont deux lourdement armés et caparaçonnés de théologie scolastique et de morale chrétienne. comme nous l'avons vu. si elles n'en ont pas les maladresses rythmiques. 1'» série. pour la fidélité avec laquelle ils ont composé ce texte en ancien wallon. était précisément une Moralité. Bulletin de la Société liégeoise de Littérature wallonne. c'est le quand Gustave COHEN.CONCLUSION (i'Iuli CXLIX dans leur simple si lan^a<*e. voulu relire mon introduction et me suggérer d'utiles corrections. elle. Il est le Pèlerinage de Digulleville. II. surtout pays de Liège. où ils ont mis tout leur cœur et toute leur pensée. Paillart et à ses typographes. M.

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.MYSTÈRE DE LA NATIVITÉ" * Numéro cl litre ajoutés par mid.

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En l'honcure de Dieu tout puissa/ît et sa mère Marie. Cf. une jeux vos veulhc come/7chire por resjoiir la bo/?ne compaingnie. 5. vos plaist il que je voise les sage feme qwerir ou aucune pe/sone por vos acompaingnier V. que une pitit de silenche nos veulhies presteir iusqizc en la et vos veireis le jeux comenchire. v.MYSTKRK DK T.A \AT1\ ITl [foli'O]* C'est le jeux de la nativité Jhcsucrist ET COME/JT LES III HOY LE VINREHT AOREIR. wSi vus prie.s » 15 ? faut évi- demmenl lire « est la résolution naturelle de l'abréviation vos ». humblement.'. 10. tresdouche suers. 10 car vos asteis mult belle et resplendissant. . Joseph Noble dame. à mon semblant.. « \^ ». mais il Chillrc et titre ajoutés par moi. l'heure est le venue maintena/it doie enfanteir mon enfan. Marie a Joseph Mon que père. fin 5 Joseph a Marie Heylas ! noble dame ! queilquc chose vos faull. 14 etc. la royne des angde. * « v.

pareillement ne fera à la natiuité ne \us soucies ne desconforteis.MYSTÈRE DE LA NATIVITÉ Marie Mon père. créateur. salut des homme. des sai/îs Je vos adore co/nm. 35 adoreis toute à loysir. mon père celeistc porucirat à IcHi [fo 1 ADORE Marie bic/i le- Juesus. Marie sire. O que mult vos aucis esté dcsireiz pa/riarche et prophète. IcHi sire adore Joseph soiies. : Marie Mon le père. que grant grascc fait m'aucis. de 30 Joseph en plora/ît de joie dist a Marie Benoite sur toute femme. Heylas ! cornent le poraie . car 20 tout. de ciel sire. Dieu et ho/nme et mon de monde Et puis baise les pies et main de Jhesus. : Dieu beny qua/ït tant de grasce fait m'auez -10 de vos veioir de mes yeuls corporel et tant de roy et pa/riarche et de prophète vos ont de veoir tant desirez et point ne \us ont veyut à leur grcit. permettez que je puis adoreir le fils de Dieu et le vos/re tau/ desirez. Mon Dieu et mon créateur vus estez et mon chire fils tresameis. nulle créature n'y chose de mo/jdc. 25 saluen/". moy auoir csleut vos/re mère. à vos/re plaisir.e mon fils. vos soiies le en terre por venu à monde. . yo] sire. ainsi que à fist la conceplioii.

qui porueies à toute créature leur nécessité. no lait (. . car aiourduy vos est neis qui est Crist et je le signeur. nus en la creppe. de Iroil el de jiouiirelé.) Je vos adore ('oz/niu' mon crealeur. Helas qua/?l point de lait \us n'aueis ! 50 por doneir à vo.NAISSANCI-: Dr. vus et .\ui'i\(\iic vos plaisL il Q\ue je appelle qui le venrat alaitire ? ie//?me 55 Marie Nennilh. YcHi prie Marie a Dieu le pcrK. mon fils père. point de paour n'aiies veiies. 70 Le II*^ Angcle az Pastore . O Dieu.s7rc (jui enlan ameis. [fo2ro] Le Premire Angcle az Pastore Treschirc frère et amis. ehire da//nne. Joseph a Marie ii()l)I(' (la/)Miu' bit'H aui(M(H\ bie/i ivi^ardeis vo. 65 vos anunchc. car Dieu mon père porueiral pr^/failemenl. moy auons GO une seule en commun portant vos. ? '.{lie i>cniirc et ploreir de tain. salueur.s/re enlan ? i. V 41. car l'enfan vos trouuerés. voirement. (lue l'ereis. 1res . vos donne chi signe par vérité. « en » el « ver * sont séparés dans le texte. Encore vos nonche gra/ît paix et grant honezzr neis est le roy que de monde est salueur . le grant ioie je le qui eirt à toute monde.IKSHS v\i\cv vos snlislMiri'. porueies à pitit enfan. tcillement qu'il puis cstre suste/Uez suffissa/nment. . de drappcllet envollcppez. 45 mon Uieii el inoa redeinpleur.

M. 90 qui des augele dit nos ont esteit et che que nostre. » et. Suchier me proposait de ». de même qu'aux v. <i 75. por consoleir le pitit enfan. Ms. *. ?) « Jaspar Hamahc » ^ (sic) (à Malle ? Cf. 95. « flaiot » est en surcharge au-dessus de « muset » (sic) effacé. ont été effacés Le premire a. mots. un griffonnage postérieur (xvne s. « Le III" angcle ». 80 Or resjoiissons nos. et : En marge ** Après ces <• : . afTin le roy des ciel at dai/7gnie naistre de la Yierge Marie. sarons la chose ceirtaine. car le salut eterneil est apparuit az créature humame. II« Le Pastore Volentire et legiremeut yraie por cognoistre les parole qui sont dit des augele maius aueuc moy ma flaiot aporteraie. que l'homme et la femme perdus. Le IIP Angcle Aiourduy. en-dessous. * Le texte porte ses sourjour. 101). 95 V. *** Au haut de la page. ** [fo2vo] Le PreMiRE Pastore Treschire Allo/is si f reires. de la queil je moy joweraie. Ceirtaineme/it une enfan nos est neiz. qui est Dieu et signeur de tout le monde. signeur nos at fait et mostreit. 17 et 19. 85 Or allons et le aorons Chi s'en vont les Angcle toute EN GHANTA/7T: GhOFlA IN EXELSIS. 75 sareis le renom por vos mielz eiiformeir. V 80. v. une fils nos est do/ineiz et est appeliez Dieu fors et puissans. : corrij^er : d'une écriture contemporaine est griffonné « Annoncia ». « ala » en un mot. pour la rime. fust rapellez à la joie céleste lassus. Chi ADORErtT LES AnGLE. *** aueis vus l'angde oyt. les chors des angele. Le bas de la page est resté blanc. sourjourneir V.6 MYSTÈRE DE LA NATIVITÉ en Bethléem si aleiz toust se[/7]s sourjour. . qui maiutenaut at nos cuer resjoiiet ? jusque en Bethléem. plus loin.

» Peut-être faut-il ». Allons y.S-. » elle a été effacée et reportée plus loin.s demorat hier à soppeir et se vous auies ung seul flaiolleax. Eylison redoux frère Et a bie/î que Dieu voz/. vous séries ung très gentils pasturiax. . par une autre main. mais il m'est absolument int onnu.ANNONCE AUX PASTEURS T. 112-121 sont une addition à l'intercalation (v. se trouvait la rubrique «Chi aorent les pastorc Et puis chantent: < Glorieux Dieu. 120 mère et l'enfant. 118. 106. damme Mahay. V. 99-111).i: / 111'* 1V\STI-. dans l'Introduction. Nos en yrons après festoiir et conjoiir la le pitit pas. « foffeit » avec. vo(. Après ces mots. l'étude paléographique. jnoii Irere. 10. lire « devant ? mais « dovant » est plus probable (cf.s met luiy en bone heel Vechy des nois et pûmes en nos/re panlhier. nos deux ensemble nos laisserons trotteir douant les jollis pasteur de renon.3. prendeis ung ai/igneal gras nos laisorons chi nos brebis.. laisserons v.v laull adoroir ccl cMiraïu'hoii 100 a\vcu('(i»r vo. etc. Etude paléographique. C'est évidemment un nom. entre le « t » » un petit ^ Ce petit ' pourrait également être et r « G ».s7rc c'oin])aiiin. voir l'Introduction. 114). qui eiiporlerat une an^iieax el TrolTcil. mais. . « et les planches 1 et 2. vou. v. 98. Voyez. 115 Mahay Et abien ! a Elyson ! tresdouche co/npai/7gne .s . cette fois. en la garde de l'enfant petis.UH El il VO//. au-dessus de la barre du « V. t le signe d'abréviation de « er » alors on pourrait le résoudre aussi par « re » ou même par « ur » ou « ru ». qui nou. Le texte porte. ma doiiclu' iiniye l^yiisoii. V. : . sans aucun doute possible. V. V. ! l ! 105 ! 110 LE III^ Pasteur Et de par Dieu [bas du fo j'en aie ung ! 3 r^] [Eylison a Mahayl Or sus. Sur« heel » et sur tout ce passage.77e Mahai. Voyez l'Introduction : . mande que enpoilcis chaschune une lampe.] 99-111.

poure lysson c'estoit por son humilité . 145. 135 Le III<^ Pastore ! Or escouteis. qizril chose meruelleuse veyut aueis par coy si grant ioie demynés. Il . . Chy adorent les Pasteurs et puys chantent fist. y a un blanc dans le manuscrit ce blanc n'est qu'en partie rempli par de l'intercalation 99-1 H. que qui les angle de ciel nos ont anonchie. 140 par sa grande miséricorde. : glorieux Dieu qlu fo 3 ro] Le Peuple az Pastore Entre vos.8 [fo MYSTÈRE DE LA NATIVITÉ 2 vo {suite)] QuAHT LES Pastoreaz soht deuaht Nos/re Da/time : Le Premire Pastore Sachies. dont vencis et que'û est vos/re terre et contrée ? Chacun des deux vers commence par une majuscule dans le ms. 125 de Dieu soy est apparuit en char hu/nai/7c C'est le salueur de tout le mo/idc le vraie fils ! et. 130 et some chi venus por le adorcir. trcsbone gens Nos nos disons chose mult certaine nos auo/is veyut le : salueur de monde neis. gysant en la creppe. pastore et bergier. Chantent les Pasteurs tout ensemble Entre nos. mult pitieusement ploreir. veyus auons cils enfanchon de fain auoir. nos en serons tous salueiz . nos vos prions que nos diseis. pasteurs et bergier. . V. nos serons tons saluez. la suite signcur roy. et vos. norisseur del enfan. noble da/Time. 143-4. et qui est cils qui soy est apparuit. ! : 145 [fo 3 yo] Jaspar a Melchior O mon V. par sa gra/îde miséricorde.

sens point mentire. disl rcsloillc iiasloroil. 158. sens (k'iuoi'ci'.RFNCONTIU-: DES 1\()|. (|iii 150 aiin/?l rcsc'ii|)tiir('. Voir à Jaspar » a été effacé par le copiste. mcs?. * « ou une erreur de lecture. Balthazar Sachies.lacol) lils dit nlltMidaiil. 160 por ooy veneis à si gra/ît conroy ? Vos/re non et vos Ire terre moy poreis dire. cylé de Tiiarso. 170 Melchior a Jaspar mon nos signeiir ! s'il vos plaisoit. 151. la({/zdl moy ])or troueir le {jui est roy souerain. 155 Sacliics qui est dit ol suy d'une cyté royal. s'il vos plaist ? * est . et si mes signeur. . que la mon nom veyut. Israhol à nous sourdroil. at droit ohi amyncit. Balthazar 165 suy roy coroneil do aie cyté de Saba une ciol estoillo (estoille) (pii en soy est apparuit.igncur.nii\iu'is ? nos.i<jncur roy. o mon i=. noin. Entendez que du royaumes de la terre. suy \)(ir droit noin aj)|)olloL INIok'hior bic/? Jaspar a Baltiiazar I^t vos. sarie/?s vole/?tire vos/rc et de queW ierre do ([iir'û région vos asteis et de q[uc\\ nacion ? II Jaspar az Roy 175 Mon noin. renomoil. nois nouellement.S 9 Qui vos Diseis K' .il droit clii . vole/jlirc vos diraie. : (c sein d'Israël sortirait celui qui régnerait sur tous les V. Mi:i. noin » n'est pas wne faute d'impression l'étude linguistique de l'Introduction. qui loul los rofïno lorrieno aroil Irosbio/? i\ii(' on ses main.ciii()u Jo suy nu de do dos .

10 MYSTÈRE DE LA NATIVITÉ J'aie noin Jaspar et suy d'Arabie. * Le MessagiVc a Herode Je m'en voy. sens nullement attendre . un « il » a clé oITacé par le coj)iste. 189. mon moy. * « y » est une correction en surcharge sur un « n ». 192. 200 V. V. Herode Hasteis vos. 185 hu/77bleme/7t vos priie que. ICHI MANDE HeRODE SES ClEIRC ET FAIT BIE/7 LE COROCHIE. sens dementire. Herode a son MESSAGzVe Dit az clerc qui à moy parleir viengnent toust. Reuerens sire et tresnoble (noble) maistre Herode. aucune question leur veulle qui est à faire 195 moy fort contraire. y allons ensemble por ly aoreir. mon signeur . affaire . Le MESSAGtre az Clerc . mon et douls signeur? A vos doie loyalté honneur . 188. 190 dit moy ce qu'il vos plaist et je le feraie sens arest. et plusseur jour [i'o4ro] maris et sachies que n'aie aultre \o\enié que de aoreir le roy nouellement me suy neis. attendeis une pitit de heure. Le MESSAGzVe Que vos plaist. Les mots à Herode » sont en petits caractères et ajoutés postérieurement. parleis à a son MESSAGire messagire. 180 Balthazar O mes très noble signeurs le ! puis que ensi est que hault roy de magesté nos at tous III ychi assembleit por troueir le saueur de monde nouellemen/ nés. at de vos. à grant joie. « arest » est une correction du copiste A pour « délaisse « » efïacé. Après « plaist ». L' V. nostve roy. .

! . mais il faut corriger « qui ». asseis près de 215 Herode a Peuple Or entendeis.sucrisl doit naislre qui de monde seirat sire et maistre. que les p/ophete nos ont laisiet.rimiaiH d'uki'. est en surcharge. vos diraie en veriteit del enfant dont nos en quereis maintenant sachies. «Noble » V. Li:s Clerc et Maiste * a Messagi/c 20. Le « q » est surmonté de la barre horizontale qui est dans notre texte le signe d'abréviation de « que ». noble roy et bons signeur. « noble »sont ajoutés en petits caractères de la même écriture grêle qui a suppléé « à Herode » (voyez note précédente). parleis à nos ! Herode ! ! Le texte semble porter « nienarrable ». . par eoy vos prie ([u'à luy veneis. à vos le veull lonl dire el eonleir.odr \)(ir lllî 11 moy liiv vos niaiulo salul notable. * Les mots « et maiste ». une aultre roy serat signeur et est jà neis en Bethléem. 220 ons le dit pa/tout Iherusalem. mon peuple à paine que je ne crieue de doeulle je ne vos gouerneraie plus che poise moy adieu mon peuple . 4 vo] Je prens congiet à vos. 225 Unc por TOUT le Peuple redoublé roy entendeis. 202. V. je enten chose fort meruelleuse : car. Hkhodk Dit az Clehg moy où Jh^'. . (le car obéir à ly sûmes ap|)areilhiez. .') A luy yrons imill volenlire. [fo et maistre. « docteur ». mon bien amez peuple. au-dessus de « bons » qui a été biffé. 208. esl soriKMUie chose inénarrable. 210 qu'il nasterat en Bethléem Iherusalem et che trouons en nos escript. solo/jc les dis de mes clerc. roy trespuissant. * Les Clerc et Maistre DocTEur Or je escouteis. .

car gra/7t besongne m'est soruenue.12 MYSTÈRE DE l. 181. dans la marj^e. 248. queil chose vos plaist ? dit le moy. Tout le vers a d'ailleurs été ajouté poslérieurenuMit. m <> . au v. 245 que Herode. 249. « prestement » remi)lace les mots * sens atte/idre » effacés. et par grande amour vos prie « vous » a été ajouté au-dessus. Iwero/is sens demoree. Le texte i)ortait d'abord été écrit . hublcment. » a ]ni être oublié V. mes signenr roy. «et vos prie par grande amour» « vos prie » a V. 240 Herode Alleis et moy amyneis les roy et dit qu'il vie/ignent parleir à moy ! Le Mesagî/'C A vos/re coma77dement. : : . vos salue de par moy. 214. fait lye cuire. mon messagire. 232.'^4 par contre. mais je remarque cependant la même orthographe hublement » au vers . Le MesagiVc az Roy Sachies. « humblement ». V.A NATIVITÉ Jamais aullre loy ne prendero/?s ne à ly ne obcisserons et de tout vos rcconforLcis. yraie prestement. Faul-il lire « humblement »? Le sii^ne d'abréviation du « par le copiste. se le nos une aullre veult regneir. tresnoble princhc. come doit faire roy.\ la fin du vers ultérieurement. car nos vous tenro/7S loyalté et jamais en nos/re terre n'aro/TS aultre roy ne maistre . à côté du vers i)récédent. Le MesagiVc Très redoubteit et puissant roy. postérieurement. V. nos/re maistre et roy. 235 Chi mande Herode les Roy et Herode Or vengne aua/it. 230 et. en même temps qu'était ajouté en marge le vers 248.

et Arabie est ma cyté. 265 XH Herode noble signeur roy je a Melchior ! 270 tourneis vos. prtr non. ol à luy volciiliro })a/kM'o/fs. a Jaspar mon siyiwur. pa/leis à moy ! vos prie amiableme/jt que vos/re non sache vraieme/zt. à côté de la rubrique. vos/re non et qiie'û est vos/re terre el région. lii\ ! 200 logirciue/jl pa/Icir à Jaspar Mull Nolcnlin' sa volc/îlé l'cro/js lousl. s C:HIZ IIKHODi: 13 ([u'il vos phiisl \cin\v. suy chi venus en jour. . car chose iioucllo saiioir poroiis. stMis (U'iiioree. * Jaspar est une additioil griffonnée. s'il vos plaist.i<jiiciir ! et loyaul Herode Comc/îl. ?. postérieurement. 255 Cm s'en vont les Roy * a Herode et l'estoil absconse. [Jaspar] Les Roy a Herode ! Dieu vos ^ardc el mon siiïneur ! vos do/iiie huy bon jour Herode Vos soiics mes bons les biens yciius.l s MACI de. vos est ilh ? 260 Dont vcneis en cest paiis ? Dit moy.I. Jaspar Je vien yclii de mon paiis et par trop lo/zgc voie me suy maris. suy Jaspar nomeit. mains. par l'ayde de Dieu.

14 MYSTÈRE DE LA NATIVITÉ Vos/re cyté et vos/re terre moy poreis dire. De chemin suy fort lasseit. dire. moy suy de mon paiis partis. « cyté « » est » une correction pour « paii » effacé. 300 maintenant bien cognoy que les voie ne saueis dit et moy qui vos at chi si amynez grande jornee. noble région. 278. le vos diraie en bone foy : neis et roy coroneit suy de la cyté de Saba. sens point mentir. Balthazar appelleit suy az ! Herode Roy ! He ! mes tresnoble signeur roy . por coy entrepresis V. mon amis. 295 mon nom est partout tresbie/7 je cognus . 291. Le e est ajouté en tout petit au-dessus de « n ». suy chi ariué Melcliior est mon non et suy de Tliarse. mai/7S. V. la qizeil est si une tresnoble cyté royal . s'il vos plaist ? 275 Melchior Sachies.. 290 tresuolentire. Balthazar Mon de signeur ! tresnoble roy ! puis que vos/re plaisire est de sauoir mon non et de mon estre tout le voir. XII jour at. moy. car je vin de longe contrée et . Herode ! que mes terre et est mult lo/7ge de cest cyté. . à l'ayde de Dieu. hu/77bleme/jt vos require vos plaist car j'aperchois mult bien no/7 et terre que vos/re 285 que asteis laseis de chemin. 280 Herode a BALTHazar O tresgentilz signeur roy parleis à ! escouteis. mon paiis .

Hehodi: az Roy Je prie à <^ra/jl dieu Malioii qui vos met huy en bo/nie an ! 310 Herode Or beuo/is et me/îgo/îs et bone chire taiso/?s. gentil roy. * ** les trois . efTacécs. Herode. « garchon ».LES MAGi:s cHi:/. iiî:iu)i)i-. écrit ])ar le copiste A. *** « clieualier ». por la ** onor de roy nouelleme/jl nez. remplace successivement formes « gardions ». 320 Le PreMiRE Cheualier *** Por coy sont venus cest roy à si gra/ît compai/7gnie et conroy Qu'es che qu'il dye/ît ? sont Il parlent d'u/7c autre roy. il ? fols? Jaspar remplace Balthazar effacé. que à nos est apparuit une estoille par la quc'û auons cognoissa/jce que le roy des roy at pris nasce/îce. 15 Jaspai. Cm [fo MENGE/IT LES RuV AUEUC HeHODE. * Nos et \)(ir suiniiu's Iros bons aslroiioinii'ii c'iiUmi(1()//s 305 . tous III. Qua/ît aront ME/ÎGIET. de si longe contrée? 315 Jaspar Sachies. « garcho/i ». le car je veulle aleir aoreir. 5 vo] Herode Cornent asteis chi ariueis. « Herode » figure en marge avec un signe d'intercalation. les sai/jlc elle le escripUirc bien auo/js eo^iiissa/jee eerlaine que roy de roy esl neis en Belhlee//J.

Herode mes je tresloval sioneur ! vos prie que demoreis chi huy et vos plaist souppeir aueuc moy. 350 * d chcilalicr » remplace « garclion » effacé. noble ligueur. 345 Balthazar Or nos le couie/iL de chi pruiir . voie. car je vos voy mult volentire. mains c'est par gra/ît désire et amor que auons à noue al roy. . que ce n'est poi/it por default d'amor que nos no pa/tous si toust vostre co/q)ai/2gnie est mull douche.16 MYSTÈRE DE LA NATIVITÉ Le Nos Ile Cheualier * salions niulL bien 325 que d'aultre roy n'est il iiie/?t que nos/rc bo/?s maislrc Herodc que de tout le monde est roy. jour nos est fort anuitye. 335 aueuc vos/re conpai/ignie et conroy et je vos feraie bone chire. mon signeur ! Nos ne ferons plus Le jour nos anuilie et auo/is encore chi fort demeur. 330 twcroie sens dclaise. car il ne regncroit point sor mo. Le Et Illc Cheualier * se mai/îLena/ît ie sauoie qu'il je le y cuist une aultre roy. .? maistre. 310 mult longe Melchior Sachies. Jaspar Dieu merchis et vos.

3(50. mos cliire sij^iuM/r. mc5signenrs. 375 V. que bien toust yront Balthazar Bien entendus et à leur manirc bien veyut qu'il ne sont point de nos partie. par granl lui/7jilité. Jaspar az Roy entcndut et oyt ce que cest chevalire ont dit ? Je les aie mult bien oyut. par vos retournerons volentire.s do dcinour. le mot « bien » a été effacé. puillcnt le pitit roy troueir. . puis nos porons asscmbleir por le pi lit roy aorcir.?s nos. Irait fautif barré a peut être un « s » final mais je crois plutôt qu'il s'agit d'un le copiste lui-même. se autre chose ne nos soruie/it. V. en Bolhlecm. dans le manuscrit. sens mentir. Après « trop ». 352. cl ciiqucrcis de roy noucl . « dcmour par * « llerodc » figure. car nos n'aiio/»s j)l//. 360 [foGi-o] Jaspah a Herode Sire ! voslrc comandcmciit icrous voleiitire et lyement. V. que s'il je les aie oyu le dire. les aie » . qua/ît vos l'arcis Iroueis. Clie que areis fait. « chevalire » au-dessus de « garchon » effacé.Li:S CIllAALIEUS d'hÉHODE 17 hasto. IIeuode * Allez. Cm SE PAnTE/?T LES RoY. vos rcloiiriieis. x\ueis vos bien 365 Melchior Sachies. (. 308. si 355 vos priie.{lie. 370 tueir. par moy. mains nient trop entendus. moy no/îcereis. mc^signcur. à côté de la rubrique précédeillc. cl.

* Qua/ît les roy sero/ît delez Marie.18 MYSTÈRE DE LA NATIVITÉ ne leur maistre. affîn que vcoir et adoreir vos/re chire enfan puissons. Jaspar a Marie Madamme. comebien qu'il nos at fait bone chire. par V. pat^c est resté en blanc sépare en outre les deux scènes. ne saueis poi/ît où est celuy qui est neiz roy des Juiif ? Nos venons por le adoreir. Jaspar Hoc signum magni camus tlius régis est. et iiiquiramus ci eum : et olîeramizs munera aurum. Il faut entendre la « que ». . Le bas de . et mirra/n. Jaspar a Dieu le père O souerain Dieu le père tout puissant ! nos vos prions et humblement supplions 380 qui nos donneiz vos/re grasce et (et) benedictio/i. 385 Marie Mes&igneiirs les ! celle chose deueroient sauoir de vérité. 380. Jaspar madanjmc ! n'aueis vus dont point de fils ? Marie Messi^nenrs! j'en aie une. docteurs et maistre de celle cyté. un Irait. au baut de la page suivante. et en (en) la iin de nos jour auoir saluacion. L'estoille se doit moustreir. je vos aflie. Dieu le père Benedictio Dei om/îipotentis [fogvo] etc. * la grâce de Saint Esperit.

leur assignent la place. Voyez la note du v. 248. mon geron c'est de Dieu et mon en fan cely qui sostient toi le monde. Jasi>au Noble qu'il da//niie ! nos vos prions Imbleme/jL vos plaisl nos moslreir wuslrc enlan. le fait de l'interversion et de l'addition. vechy que je tien en le fils . 396-400 ont été ajoutés au bas du f° 6 v". la ligne suivante a été effacée sous la barre. tracées par le copiste ou par un correcteur. L'écriture est celle du se.ADOKATION DKS MAGES . la estoil obéissant à ly (?) ». V. 395 [ Marie Messigneurs. mais des lignes d'intercalation. vos soiies le bie/7 venu ! V. come/it at il a non ? Marie Jhesus est son noin. Ces vers figurent dans le manuscrit après les vers 401-417. V. qui leur est donnée ici. : * Cette mention a été rendue inutile i)ar Le copiste n'a pas songé à la supprimer. Après ce vers. très gra/?t mercy ! oncqwe ne vy phzs beal (Jaspah fd[s]. 400. d'ailleurs plus logique. V. 390 al l()/?ge Ic/zjps (ju'il al Mahif: MQ.IaSI'AH 19 Trcschirc danio s'il ! dil nos la vcrllé cslé iiciz. 390-395. . on peut lire encore < Nous some cy venus pnr l'adoreir. Jaspah Madame. 394.sMgnciir qu'il l'ut ! il esl ajourcluy le XIII^ jour nciz. Balthazar salueure de monde. .] 400 *) Noble dame.ond mystère de ce mystère.

405 vus at pieu venire en chi monde miserab[le] et naistre en une pouure estable Vos qui estcis infinie en diuinité. soiies le bien venu ! 415 par vos/re grasce. on serait tenté de croire à une négligence du copiste. vos asteis vollu restrai/idre en humanité 410 vos qui asteis créateur.» ».20 sire ! MYSTÈRE DE LA NATIVITÉ comme est gra/idc vos/rc humilité. 420 Melchior a Jaspar Non roy vailhant d'Arabie. recopié erronénient par lui. Jaspar a Puis. II Roy mes signeur. fils de Dieu ! vos car. : 1 . » ne se retrouvait encore aux vers 411 et 413. asseis. Si « asteis vollu. O Jhesus. * La première moitié du f" 7 r» est remplie par les vers l^fil et suivants jusque et y Compris l'antienne n loc signum. ** V. que c'est vos/re volenté.. 409. some chi assemblez tous ensemble por vos adoreir. mirra'. de mirre luy ofïreraie Adorate DeuM etc. mult puissant par vos/re noblesce et dignité fcraic ! ! premire le ofïrande faire deueis. roy d'Arabie. vos asteis vollu faire créature. * 425 Balthazar a Jaspar Premire oiïrereis. qua/7t il ! . car mult grant est vos/rc désire. [fo 7 ro] Jaspar a Melchior monsigneiir roy de Tharse ' * ! à vos est il bien couenable que tout premire le aoreis et après yrons en humilité. Vos qui asteis seule immorteil. vos asteis vollu faire morteil. Le copiste a elïaeé tout ce passage..

« marge. iiions/f//K'j//'.s/re (li^iiilô ol hoiineur. Melchior mon chire amis. puis come/icherons à retourheir. 435 Adokate Deum Balthazar Et puis que de del enchense l'offert ly aueis. que et le [fo c'est une roy neis nouellement sume venus de \onge aoreir. luy voraie de bon cuer presenteir. pitit. qui at oeuurez sa grasce en ley. 430 vo.>. à grant planté. au-dessus.AU 21 Vos OU por vo. quant fut où fut il mis ? 450 Joseph En * la creppe subz le four. neis. denioslree. le manuscrit semble porter plutôt dnz . * mon or. por default d'une Dans la pitit couche. iiigncur roy de Saba. non ol le anchienelé por tout monde Melchior Volentire. . car nos cognisso/îs vraiement.ADORATION DES MAGES BaI. de cest natiuité. Jaspar a Joseph O noble home une et de grant sai/?tité. 440 diseis nos. etc. et.s7re c'sl \ rois a|)ii's. mes bien ameis conchuips signcur. le signe indiquant un slgle. Om/JES de Saba etc. d'enchens Iny l'eraie oITrande.TH A/. 7 yo] Joseph Sachies. 445 qu'il at esteit par l'owre de Sainte Esperit.

Balthazar Adieu ! noble dame soueraine.s/re sale royale et vos/re couche impériale ? Où sont vos/re chevalier et vos chambrier. 4G9 accouplés deux à deux les vers 471 à 476. : * « le III*^ » a été ajouté après. } ! Nos/re Da/tîme Dieu le père vus veulh conduire et myneir tous III à porte de salu[t] [Le nie] * ! 470 L'AnGCLE az ! III Roy Entendez. . Il n'y a qu'un seul trait assez effacé sur « poiit » « pout ». quant en yreis. 475. ! 465 qui asteis mère à roy très haltai/?s Adieu tout la compaingnie de Dieu puissies estre benye. 475 il en est séparé par un trait vertical. 460 nos habonda/7S en richesce et nostre roy est mis en la creppe. sigtieur roy Escouteis. qui doiient estre apresté por vos seruir ? Nos nos deuo/7s bien haiir.22 mystère de la nativité Balthazar Hey Dieu où est vo. s'il . Melchior a Inesus Adieu ! très doucls Ihesus ! ce poise moy que ne puy chi demoreir plu5. poiit tenir. coril faut peut-être V. ! ! 455 qua/it nostre créateur est si pourement mis. qu'à Herode ne retorneis car. 470 est à côté du v. . Sont de même V. Jaspar a NostuE Da/ïime Or adieu ! très douche dawime ! à vos coma/7do/7s corps et arme. vos à la mort vos ferat venir. parleis à moy ! Gardeis que. dans la marge. riger .

garde tout la compaingnic et en paix nos laise demoreir.sucrisl. à peu près pareil à eelui-ci. car n'auo/îs volu viseir et s'il reprendre. une currection sûre. y at rie/is i\u(' si le nos veulhies pa/do/nieir. allin i[iic. 485 à faire chose desplaisanle à pfTsonc q. je vos en prie ! EXPLICIT Per MXNllS BOURLET. V. nos al de iiiorl ^ardoil La Vos qui imn ni: . nos vos requero/îs luH/jblcmcnt qu'il lo vos [plaisll à en grcil prendre ISO . ajouté dans la marge. [plaist] est La forme * « est Jaspar .ux aueis volu oyr nos jenx et esbalemenl. nos puisso/7S en sa glore Che nos ottriie Dieu et Sainte Marie qu'il ! 490 aleir ! Prendeis en greit.s m ! I{i)Y Lowcis (\ui soil D'uni do inaiosli'il.iF.u 23 [JaspakI Li. empruntée à l'épilot^ue de la moralité IV.FIN nr * . que j'introduis au lieu de « prendre ». Si pj'ie à no.tf.n' soit viuant. 482. en la fin.s/re signeiir Ihc.

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\ .II FRAGMENT D'UN MYSTÈRE DE LA NATIVITÉ* * Numéro et titre ajoutés par moi.

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. [ ma bien amee mère. | | 5 je voroie bien ychi demoreir. pour seruire Ihc. | MARIE RESPONT A SES II SEURS : I de séparation vertical double correspond à un trait identique du manuscrit. |1 c'est trebien mon soit fille greit. . Le numéro et le titre ont été ajoutés par moi. vous plaiste y bien que je remane j || dcleis nos/re seur Marie.û FHAGMKXT D'UN MYSTKUK 1)K LA XATIVITl'r [fo8ro] ** Marie Jacob a Saint Ahne | Tredoulce mère Sainte Anne. ma la volenté très honnore[e]. Je note ici la fin d'une ligne dans le manuscrit par le trait veilical simple.sus et sa mère jamais ne m'en veut departire. Ce trait est rarement à la fin d'une ligne dans le manuscrit et le vers semble bien destiné à marquer des ne s'arrête pas toujours à la Usine. en groupant les mots placés entre deux barres verticales simples. * Le trait || || ** Le tiers supérieur de cette feuille a été coupé. Le trait divisions rytlnniques II est fréquemment omis. | | SAinTE AnNE RESPONT ] Mes treschiers filles. On peut donc toujours reconstituer ce qui forme une ligne dans le m?. sans tenir compte des barres verticales doubles. | 10 || mais que che de Marie. | pour elle seruire et Ih^sus ossy ? ] Marie Salome a Sainte Ahne Sainte Anne. .

Même observation. 27. V. le manuscrit. le ». || 30 | sens nulle pechies de monde. 25. por elle purifiire deuotement et c'est la costume anchienement. V. | || 35 Vous en et astcis excepteit | || de purifiire. observation. 23.28 MYSTÈRE DE LA NATIVITÉ Tresdouches seurs bien et amye. car la loy a comandce || 25 | que tôt femc. || vous asteit la vierge sacreit. | | me je plaisle vos/re compai/jgnic. à temple voisent. 39. double Irait figure dans le manuscrit à la fin de la ligne n'y a qu'un trait vertical simple dans le manuscrit.ly || vous en yreis aueucque elle et je ne \ous oblieraie mie. | Marie parrolle a Joseph Tresaint : | home Joseph. vierge a l'enfantement. seruire | \\ S'ensiet la purifiacion de la Vierge Marie. en veriteit. 1 40 V. | | Joseph dist Helas ! : | noble dame. Trait vertical simple dans le manuscrit. 35. Devant « et ». elTacé par le copiste. 37. Le trait est simple dans le manuscrit. Avant « de purifiire ». 11 Par exception. | vous n'asteit point subgette à teil comandement. v. | accomplis est || que Ihesus cnfantaie. 18. 19. A temple nous coulent oiïreir alleir | mon premier née. 40. un « come » a été Le trait vertical est simple dans Même . la 20 quarantaine. j| plaine d'humiliteit et de cariteit. V. | che sont celles qui co/îchoiuent. V. « naueis » est efïacé. V. en veriteit. mais de ne \oiis conselle mie | 15 . v. | |] mon loyal maris. V. || . besonge n'aueit | . Le trait vertical manque dans le manuscrit. les enfans en pechie originelle. Après « Joseph V. 29. |j vzerge après l'enfanteme/it. | laisicr ralleir ma mère sens compaingnie po/.

s i)rcslcnio/îl et eiiporlcis 11 |1 | || 50 turUirellc . | Marie dist a Joseph Nenil voir.l'évèqltk saint [l<'Sv»l si!mi':()N 20 MaIMK IMST NloM porc car ! A JOSLI'U . H ] Espcrit. et c'est sa volciilcil | 45 || que nous y allo/js en lui//. | . et j'enporteraie |1 : mon chire lils. « car » a été ctîacé par le copiste. ly ferat alleir legirement /O [1 50. . 70. Or app(//clhics v()//. se ne poroit faire sy graiit chcmiin. por iiouchicr à l'eucsquc Sai/ît aiïiiicque (que) preudhome Symeon. Trait vertical simple dans le manuscrit. cornent l'aire ? [| mon lils dobo/niaire | n'esl i)()iMl iH'iz de inoN' | 1| por deslriire la loy. 52. Devant « c'est ». V. | |1 il soit apa/elliie fils . Madame. ] cnsy. mais por raccoinplire. \ Joseph dist a Marie : Dame très belle. 11 faut peut-être lire « l'y ». |1 vechy II lutm-ellc H que j'eii[)orle aueucque moy vos/re fils et vous. en boue loy. | Marie dist a Joseph C'est asseis. bcaul douls sire. nous. | 60 j] je m'en yraie deua/îl. | c'est rolîraiidc des pouures geiit. V. 55 || || seruiraie | loyalment. qui habite en ly.ililcil por liiy olïrire à Dieu son pore. | Joseph dist a Marie S'il : vous le plaise. le Sai/?t : | sire . V. | H de rcchure vos/re il 65 \\ est vilhar et anchieii.

Le <i V. au-dessus d'un mot effacé et devenu illisible. quoique bien à sa place. )** | Herode [f 9 ro] Hahay je V. à « de '>. | Et pues s'en vat Symeon DEUAnT Marie et se dist ensy en le SALUAnT | : | Dieu vous garde vierge très excellent. Il semble qu'il y ait ici une lacune peut-être manque-1-il un folio au manuscrit. 9.jordhuy » a été ajouté au-dessus du « o ». || par je le grasce de Saint Esperit || . . || | 85 * par la diuine promission. V. ! Mohon et Terrevagan | || ! suy en grant matalan r » 95 75. est effacée dans le manuscrit. | que jamais morte ne gosteraie. MYSTÈRE DE LA NATIVITÉ auant que soions en lierusalem. puis a corrigé. | Je m'en yraie por le rechure de tote l'affection de mon cuer. « a. désire | : 75 I| ] qui son fds. et vons dons l'acoml plissement de vous bons désire ! || preudhome ! || (Et pues Symeon s'agenolle deuaut | Marie en adorant InesucRiST. | | | |1 YCHY SaI/JT VOISE/7T A TEMPLE * EN GeRUSALEM. car il est temps. || 80 | car j'aie force et viertut recowreit. se je n'aie le fils j] tenus | entre mes bras || de Dieu en char humain[e]. De même au vers 78. nous venrat adeuant dcuotcment.}. car j'aie oyut reuelacion. par exeei)lion. entre ses bras. dont parrolle Ysay. mère à fils de Dieu omnipotent ! ! | || 90 Marie dist a Symeon Sire : | Dieu vous beny. | m'en vois legircmcnt à deuant d'elle. Or en allons. ** Cette rubrique. dans le nianuseril. Le copiste avait d'abord écrit « temble » . \\ porte à temple presenteir. srasfi" la fin delà ligne. * 82. GrUNT DESIRE ! : | SyMEON Prt/ROI-LE Pdf | soucrain Dieu de paradis J'araie \\ acomplis ajourdhuy mon vechy la douce vierge. Le double tialL figure.30 et. hastiueme/zt.

| car je veul qu'il soient mors et tueis. | | 110 | Hehode Taiseis xoiis. | donraie ung ton visier ! | LE Sot Et je le \oiis donraie tout premier. | je voroio. de toutes façons « royalme » reste sans rime régulière. Ce trait vertical manqua dans le manuscrit. | 120 [j et prendens gens d'arme à vos/re volenté. 119-121. en « a ». | LE Sot Ha ([ue ! Ha \ous 1 sire. Million !. || moy feries bie/z enragier solllel à . \)<ir soiil riiUeis nllrc voie || . « et destruseis tôt son royalnie et metteis al espeis petit et grans et prendeis » en « prcndcis ». ils ont cent nombre de gens d'arme. | | de roy de Tarse et destruseis tôt son roy aime et metteis al espeis | 1| petit et grans.uissoiil les imilles à lalloii | el le nioe(iueloii à | iieil peiulaz/l. et se ardeis tous les nauiers je veul qu'il soient arse .Li: sor || 31 sor les (jui meclum \)<ir trois roys. à vos/re jx/zolle ouL ons bien | asleis ung Irehome de penseir 11 bien. 100. | qu'il ni'o/îl ensy nienly leur ne i)riese leur gentilleee unj4 poys. en corrigeant « prendens qu'il faut sans doute faire en toute hypothèse: V. il ne vons pricsent pont ung botton. l'oy . On pourrait aussi lire. 115 || | que tout mentenant vous en alleis en Tarse . \oiis je te a Sot dot Ion. ce gens d'arme à vostre volenté. | Herode a Senescal Or cha je veul ! I mon senescal. » mais. || 100 || Cerl je je les oceiraie aua/jl une an. V. | 105 Comcnl ouse les parolles lu que dit aueis ? | Ces noble roys ont jf/ï/nl puissance. ([u'il o. Il assone simplement .

32.32 mystère de la nativité Senescal Sire roy ! illc est. à cent mille home. || qui sont desous l'eage de III an. Lisez sens retard ». metteis toute à fin. | | ne boist. je m'en yraie. 124. sans doute maladroite correction du coplite pour V. Le rythme n'en serait ni plus 139. sor les II roys de Saba et d'Arabie. Il est bien possible que la double barre verticale ait été erronément placée par le copiste après 132 et 134 et que 132-133 et 134-5 ne fassent ensemble : « que deux V. | 1| tous le petis enfans. sens dist par po/it défailli. nus en vie. trop tart. [ mais je m'en yraie demain. V. | les plus beaul qui passent sor vous pies faire defmcir. ] 125 | et les dccollcraie. | 135 Herode Or vcneis. az Ciieualier mes gentils cheualier. ] [j « de faullc ». || vo me traueis les orelle. | | ! | Je veul Jhesus qui est le vraie roy des Juys. femes. Juys l'y porte un accent comme les i. V. qui aurait donné une rime facile. | 130 teist. : mauvais ni meilleur. | 145 || jusque à la some de cent XLIIII mille. | Herode grande yre | : | Et quant je revenraic de Rome. Peut-être faut-il arrêter le vers à « cent » et joindre la fin du chiffre au vers suivant. « . \ . On aurait alors les rimes « cent fin ». || sy vous dis et comande 140 j que vous allcis querant par toute la terre de Judée et de Bethléem la cité. vers. 14C>. je ne laiseraie homes. 1. et ille vous aïïie. foui. || | j'en aie grans meruelle. Herode Aquoisie vous. humais. | y laiserout tout leurs le Sot Sire roy ! vous dit rage.

| vos/re comaiidemenl vo. asseiez vous et nous csioiissonce. | Saiute Aune a Marie Je vous salus. du faut probablement corriger « csioiissons pluriel de l'indicatif présent. se nous pollons. | vous salus de cuer lie ousy faige vos/re saiute couipaingn[ic]. car vous aueis meriteit de gardeir le fils de Dieu et sa douce mcrc | | | | ! | 170 Marie a Saiute Aune | Honorable mère Sainte Aune. | | grant joie rechus. || . yssuc de la lignie de roy Dauid.s7re yre. 166. Mahie a Sainte Aune | A bien soicz venue. Et pues baise Saiute Aune | et ses | II seurs. ma 1res chier mère et à 1| ^aint Aune. ou mieux : « esioiissans ».CHAEL-'f* o-ollegë . || | 165 Saiute Aune a Joseph | Reueraius père. On remarquera ligne. mère de Dieu.SAINTE ANNE CHEZ MARIE cnsy ('[ 33 IIh'sus. 190. | Ir prlil roy. d'ici au v. [| raschine de tout bonteit. l'ero/?s | | après demain. de toute grasce remplie. | | 160 Joseph a Sainte Aune Dame je de grani digniteit. 172. . coinc je croy | || je (k'iiiouraic on puis | 150 voslrc roy s à tous jours mais. Dieu vous garde par sa saint bonteit. ma doulce fdle Marie. . le copiste n'a plus écrit qu'un vers » sur chaque V. [foOyo] LES Cucuahicn \ Très rcdoubleis roy. Rapaisies | 155 | car nous vous revengerons Iresbien. 11 que. plain de saintiteit. | | V. 1"^ pers. serai mis à iiiorl.

|| 195 [fo 10 \o] * Marie a Joseph |1 Joseph. [ | esperit s'eslaisoit fortement. | quant Ihesus sens sentire yssit de mon ventre. V. car ma mère ] | veult veioir toute à son greit.. dit nous de la venue de vos/re Marie. cuer fut remplie d'amour grande. * Le f" 10 n'est écrit qu'au verso. | | Sai/ïte A/ine a Marie | tresamee fille. qu'un signe d'intercalation introduit entre le v. » V. | 180 mal ne doUeur . 182. ] Marie a Sainte Ahne ] ma mon mon doulce mère Sainte Anne. ] sy sue mère et vierge clameit.. ] 185 | Sens perdre j'aie ma virginiteit. 196-201). . mes tresdoulce seurs. V. 195. gissant deuant moy en forme d'enfant.. | ] je le veul or endroit aoreir. ] je veiit. Devant « mes ». 195 et la rubrique « Ychi tient. Le double trail mo effacé. ! [ Loweis en [follro] soit la sainte triniteit 190 Sauîte Ane a Marie ! | vierge Marie tresawiree H mostreis moy vos/re fils bie[n] ameis. ». V. « arnu' reml)lacL' « « cuer » » effacé. sy nous deuissons de Ihesus de bons cuer. volentier || vous mostreraie par ] loisier. 19G. Même observation.34 et MYSTÈRE DE LA NATIVITÉ VOUS ousy. en char humaine. reuerain père. vertical termine la ligne dans le manuscrit. rendeis le moy Ihesus. 18G. il contient une addition (v. que j'auoie IX moy pourteit en mes flan. | | mon fils enfanteit. etc. Marie a Sai'nTE Ahne ] Ma le doulce mère Sainte Anne. | | de Dieu soueraine. | ma 175 fils. | mon arme quant le fils fut tout en doulceur.

[follr»] suite Yciii Inclus sor son geron TOT DROIT.s7re (lui eiil'aiil bien amee. le fils | |1 rend grasce. j Marie Jacob adore Ihcsus Je vous salus. Jhesus. || teneis vo.losi. tresdouls cusin. [ Je vous prie que veulhies les aiidiire | poures seur de saiut Michiel ! | 220 Marie Salomé adore Jhcsus | : | Tresdouls et amyable Ihesus. eu iiuniiliteil. | : | | 215 | aueis pris nos/re humaniteit. je vous adore en boue loy. soloncqnc humaine nature. et |I | |1 210 | || ] || veulhies nous | rechure en vos/re royahiie. ET SaINTE A/7NE l'aDORE Marii-: : | | de Dieu benoit.i'ii 35 A MauiI'. Wons pris char humaine en Marie. . || 200 aueis coiiclui])! TiE/iT \)<ir la | grasce de Sai/jL Fvspir. ma hle soueraiue et \oiis | | 205 || | moy. par tresgrande cariteit. ! || 225 noble dame de grande poure mère. et vous remierchie. poure créature. quant deuguies estre de ma parenteit. et vous prie. | Aune a Marie en séant: | O royne de ciel et de la ierre alTaire. 200. | | que nous sorcorreis en Saiut la deraine necessiteit. qu'un trait vertical simple. | dit à vos/re || V. Le ms. car. et quant de chi monde nous depa/tirous. en l'honeur de xostre humaniteit. n'a. suy voi/re indigne grandame et vechi mes II fdie qui sont vous anle. A vous comandons nous corps et nous armes. je vous adore de grant cuer et vous salus. tresbenigne Ihesus. I Vierge Ireslioiioree. par suite d'une erreur.ADORATION DE MAHIK JACOUÉ HT MARIE SALOMÉ .

(Cf. copié une seconde fois. | en grande jubilacion. \\ de grant nacion Jaspar. a voir ! I ma chier mère. Peut-être y a-t-il écrit « veilloient » ? Je lirais volontiers « champeaux » pour rimer avec troppeaux. corne Dieu leur créateur. 238. et ont adoreit l'enfanchon. « confesscit » remplace « contleit elTacé. . et bien créant en la foy. [ [foll vo] en grant joie et consolacion. 253. en grant clarteit.36 MYSTÈRE DE LA NATIVITE se nulluy woiis at esteit visenteir. Marie a Sainte Ahne | | O ma doulce mcre Sainte |Anne] mon cuer fut remplie d'amour grande mon esperit s'eslai || | || V. 1 sont venus de longe paiis || et il une estoil les condusit . Il faut très probablement corriger i> : la rime. | en ly offrant mirre et encense | . 177-9) : le copiste. à cause de v. sor le four. || 235 [ ] qui voilloient sor les champs || et gardoient leur troppeaux. | || 255 conjoint aueucque l'umaniteit l'ont ciel de et recognu vraie roy et confesscit et de la terre || ] pue se sont retorneis en leur terre. fils. Molcior. ille l'ont tenus pour leur saulueur. Après ce vers. || | Les pastour de grctnt renon sont venus. 1 || 260 V. | 230 || les angcl l'ont adoreit. v. || | 245 . Il ont anonchic la natiuiteit az pasturial. par grant deuocion. 229. qui l'avait. |1 en rccognissant la il diuine essence. « mon fils il ont adoreit ». | sont venus à grant puissance 250 |1 et et. ] |1 en magnifiant Dieu Apres sont venus III gentils roy | leur créateur. Baltazar. | Marie a Saihte Ahne Sy. en ly portant tresgrande honeur || . il ont aportcit grant finance en grande humiliteit. . || | ont adoreit mon or. de pues que vos/re fils at esteit neiz. il || ont chantcit belle chanchon. auoicnt à il nom . le passage suivant a été effacé par par erreur. |1 240 | qui gissoit en la creppe.

| moy csmeruillaiit. | || | || 270 | | Marie Jacob a la Vierge Marie Treschier scur Marie. | at prophetisie | : | c'est la plus belle forme d'home. je vous en car par luy nous yrons en paradis. | 265 Sai/jt Ahne a Marie || : | Vénérable vierge Marie. j La beaulté de Ille il sollelle et de la lune | | 285 ne sont point a compareir à luy. | 280 Saiute Aune a ses II filles | Vous dit voir. | 290 V. est plaine de toute grasce. . che sont les p/ophesie. regardeis vos/re fils : | comme y ry ! de ses beaul oel nous regarde toudis.SAINTK ANNK ET SF. je pense qu'il nous recognoit bien. que Balaam auoit propheLisie. en Or ameil bien. de bon[tei[t] | at toute fait et toute formeit est . me douches filles. que oncque de mère nasqui. qui sont mentenant Benoit soit le treshalain Dieu. . mes belle de qui Dauid filles. ] de sapience. l)ar g/ï/nt plaisir l'escritoie. Dieu et veriteit. c'est cely. que vous asteis aiwereuse d'auoir ung sy beaul fils et sy amoreux ! [ Marie Salomé a Saiut Aune Tresamee mère Sainte Anne.Z MAHIE 37 Mon en et ospcriL se esioiissoil. qui ne nous at point mis en oblie. | : | regardeis nos/re cusin qu'il est beaul il ! | est douls come une angneaul.S FILLKS [1 CIII. [ prie. acomplic. | il home. || toute chu en mon cuer | conférant. | | 275 [ Très doulce seur. Il faut probablement corriger « haltain ». 270.

ce aie je bone fiance. || 1 | |1 295 Marie a Sai/îte Ahne | Dieu vous comande. je vous remierchie de la paine qu'aueis pris de nous visenteir. Je vous prie que ne nous obliiez mie. | Saiute Aune a Joheph | De V. c'est-à-dire drame. s'arrête le fragment conservé de ce que plusieurs feuillets sont perdus. Jhesus le vous veul remerc[hier]. jj et en humiliteit les seruiraie | 305 de tôt chu que je poraie. |1 Je pren congie à vous et Joseph. garderaie la mère ! tre noble || | et l'enfant. 307. Il est évident le notamment au bas du f" 11 V. | | || Ille moy fault retourneir en ma | maison. ma doulce mère Saint Anne. |) est temps que je mey part de chy. le juste home.38 Sai/jte MYSTÈRE DE LA NATIVITÉ AnNE PREN coNGiE A Marie fille : I Ma il tressainte Marie. | Ici. . et à toute la compaingnie. || | A || 300 | || | Joseph a Saint Aune | Adieu et je dame. qui devaient contenir Massacre des Innocents et peut-être la Fuite en Egypte.

r III MORALITÉ DES SEPT PÉCHÉS MORTELS ET DES SEPT VERTUS * Ce numéro et ce « titre » sont ajoutés par moi- .

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17.s paouroux. partant. comjjter « ottroiiet » (2 syllabes) ou V. : or en paix vos veulhies tenir deua/it vn. 2 syllabes v. on rétablit facilement le mètre. Je l'introduis pour marquer la lin du prologue. IS. : . cp/e. Il manque une syllabe et on ne peut pas corriger « voyscs » comme au vers 129.Moralilé-. en bone foy nioy seml)le que ie voy. Cet intervalle n'existe pas dans le manuscrit. en demostra/it come/jt les \enus co/ju<'rTiRE/îT les pechie. En supprimant « ie ». lequel est disposé de la même façon.sijs. 30 vis. est layde et obscure. 3L « voy » il y a au-dessus de 1' « y » une sorte de 9 qui sert habituellement do signe d'abréviation pour « us ». ehi endro't. les deux vers rimant ensemble occupant chatjue fois uvc ligne et n'étant séparés l'un de l'autre que par deux traits verticaux parallèles. v. que ie voy après luy venant. il m'a semblé inutile de marquer la fin des lignes. 3 syllabes. qui se tayra et qui bien nos escouterat. « briefinent ». une dyalile si layd et si liisdeux et si noyre. : . 1 syllabe.s le coniuray 15 L'Ermite [f°12r"] Jhf. suivantes. chascu/is de vn. 5 par coniureir son nom saray. S'il vous plaisoit estre taysant et les parler de nus oyr et dedens vus cuer retenir. l)one gens de signe de la croys brief(e)ni(7Jt syegnies vos. qui por tons mort souffrit en croix et so/i sa/îc espa/nlit. c'est-à-dire isolé et à gauche. un monologue commence par un demi-distique occupant seul la partie gauche de la ligne et ce vers rime régulièrement avec le dernier vers de la réplique précédente. lin présence d'une pareille régularité. le jiremier vers n'est donc pas mis en vedette (voyez la note *). 6. C'est li Encontre nioy et le voy venir .1 MOHTKLS * Kl DKS SKl^T VERTUS ieux des vu pechie morteil et DES VII verTiis. Faut-il «bone» (1 syll. esbaliis. Puis ly demanderaye qu'il me dye que'û gens so/ït en sa compangnie. « briefement ». lisez v.) masculin pluriel ? Je penche pour cette dernière hypothèse. les vers sont régulièrement dis])osés par distiques. V. 10 seniblans et se portraiture. : tion. qui toy voy. grant profit y poroit auoir. vos ottroiiet sa paix. au v. Il « serait aisé de suppléer « « cil qui ». par la ghasce DE Dieu et de sa benoît mère. . sens parlcir et sens faire noyse. en estant hisdeux et de layd semblant. . 1. Cf.- V. Tu si qui. On pourrait suppléer « tout » devant « esbahis ». en regardant son hisdeux se Maintenant le voy coniureir. 7. IntroducV. \us tant al escouteir.m MURALITK DKS SEPT PKClllKS . v. Même observation pour le second « si ». toi/. « demanderaye ».s sacbe de voyr. La rime est-elle en « eux » ou en « oux » ? V. car. qnz ne le veult faire. queil «est masculin. * Dans les trois . 9. plaise 20 25 suy devenu. car. 4. si s'en voyse. Lisez nel ». 30. v. 28. Et preMiRE COmME/ÎCHE UNS IIERMITE EN DISA/ÎT A PEUPLE CHE Qui s'eNSIEWT. Bénit soit. 25. Les deux premiers vers sont sur la même ligne ne pouvant rimer avec un vers précédent. En général. nele ». 3.

». tirce est Ire nommeis. Il faut peut-être le lire moins bon pour f^ieu sens. qnz sont maistre de mon hosteil. car tenir veult son parlement : 55 dy m'ent car ie le tout[e] la vérité. I) ». V. dont en infier aront mesaise. « ordene n'a que deux syllabes . « premire » le signe d'abréviation a été oublié. V. 63. aneniys ou non et se me dis ensi ton non. 104. doit compter pour quatre syllabes. car ie le veulli(e) de fy sauoir.). solonc sa nature et son ayse. 64. Sui)i)Iéez l'article « « « li » devant « fondement ». qui dairains va. L'Ermite vos coniure de rechief qui me dis qui ces gens sont qui. Il « se ». qui serait ms. V. 4(). « vculhc » (1 syllabe). est et li . lisez: Lo texte porte* tous par » « La correction il « toute le » Cependant copiste. Ly Diable L'Hermite Volentir(e). mais Auarisce li ascars est. 50 por le seruice qu'il me font. en infier les myneraie parfont. 90 li aultre seiront au desoulx . 54. V. . Le Le c » final Il y a une syllabe de trop. après toy. V. mains en ce inonde le solas veulh(e) qu'il ayent et leur plaisir je veulh(e) Orguelh faire hait sier. par maluaise temptacion. solonc mon sens. * dyment » est écrit en un mol. qui des mais est fondement. puis qu'en pechie morteil sont pris. à te mètre. ie le \us dyraie ce sont les : 60 VII Pechie morteil. Qui le » effacé devant « Lucifeir oncque » (2 syll. à rotte vont et qui sont enchayneit (Et) ie . « Et » est de trop.42 MORALITE DES SEPT PECHES^ MORTELS que (le pawour moy fais trembleir. = que ». mains il n'est nuls. myneraie » compte-t-il pour deux syllabes » seulement de « puisse » ne s'élide pas. 86. par droit. et Pareche est no/nmeit li quars. por ce qu'il est maistre de tous . Enuie appelleis. ensi accroissent leur tourment tant que la mort les arat pris. 65 : Bien aye oyu ce qui tu dis. 103. sépare « en » de « Gloternie ? V. « « V. par nom. V. . mais faut sup- 3H. Peut-être faudrait-il le « su])primer V. habituelle « ordne ». 95 veulh sauoir de vray. nomeit li V. '. de la douche Yierge Marie et de toute la (•o/??i)angnie et li second(e). V. de chascun veult sauoir coment en ce monde at fait son deuoir chascun li en dyrat le voir. « forme syllabe. li c'est Luxure. L' « s pléer i)uisque V. et meneir à dampnacion por faire souffrir grant meschief. qui ce me die. 80 nouellement yssus d'infier et se vus dy que Lucifeir suy par mon droit nom appelleit que oncque iour ne suy lasseis de querre engien et porchachier que les bons puisse engigneir. « 50. 35 des Sains et des Sai/?te[s] ensi. « sainte » (I » manque. : manque une syllabe. rétablir le mètre. 65. ie toy veulh(e) de Dieu coniureir. n'en doubtés ià. car il 85 sont ià tou. Chascun veult auoir son 45 délit. puis que de vos suy coniureis sachies que ie suy une maffeis. 72. . et tout par mon enhaultement . de notre est attestée le 37. . car à siècle sont aueuglit.34. se tu es 40 Le Maistre Dyable Et ie le vos dyraie por voir. ne puist anchois venire. il faut peut-être lire « a à nom »? Je ne crois pas que l'on puisse compter comme syllabe le « e » final de « ])remire » (masculin). Par ord(e)ne nonîmeir les vous veulh(e) li premi[re] a nom Orguelh. « 48. Ce sont les VII morteil pechie dont les maluais sont enthacies et tout droit en infier myneis. » V. 58. sai/?s detry. Le engieu ». ». tant ay pechie ne S071 créateur corochie. . . qu'il V. Ensi les aye tout VII pris. 55. c'est l'orthographe . et Gloternie li VI^ Vlle. 70 75 où tousiour seront tourmenteis. 49.s en mes las . V. si 100 humblement se veulht repentire. Au lieu de « dis » lisez « dises ». Pour : V. V. Il faut sans doute lire : puisset » (2 syllabes).m.

v. 175 my et tous ceaux quz me seruirent 12 v°] tellement que point ne me double «bien et qui de ma partie astoient. 126.s rencheiir. « en vis » = à regret. V. 142. le [fo les aray(e) ià eslachie. 157. Il manque une manque une » syllabe. . 135 car plus de my n'est i)uissance nulz. plains piet de terre ne perd(e)raie.s/re Signeur créant. par le pr/cr[e] Xos/rc Damnie. 120 125 qui yssir puissent de ma rote por ])rechier ne por sermoneir ne por riens (|/// (o//s) les puis mostreifr] chils hom(e) là par les VII V/rlus. 1530 « voilhisme à vos(tre) fils racordeir ». L' « c » final de « voilhisme » s'élide. 129. 158. 11(). « Les » a le sens de « leur ». veneis auanl seyeis vou. V. bien qu'il ait la valeur de « que ». se de pechie sont rcpenla/it et en No. « qu'a » d'abréviation de « qui ». à lire « net »). 127. Or cha. aussi « ne le ». aneniis (|(// I 115 . 170. elh[es] seront tant q(u/) à vos aront respondut. (= seyeis vous) en ples : : . on de v. que venir feraie ia bien toust en ce lieu. car sauoir veulh. i\iir p(/r(l()ii vi'iill lui/. 170 coment le Es ciels fu ià dame clamée ont vescu. ie le 165 Orguelhe a Diable et est Li Dyable 130 coronee et tient MAIN i : septre en sa Se feraige voir mult en vis. 149. ()rgueih(e). coment aucis tenus vos règne et en charnaige et en quareme. que tu t'en vois. Il faut lire « voises ». le texti. niai/is qu'à nos/re signeur Dieu plaist car a/!cliois que de chi parto/js. La syllabe lisait « desià ». por rccliiuoir les pcchoj/r las. le texte a * q » avec le signe d'abréviation de « qui ». ioiir at 110 car Ions teiuiiis ses bras. ensi que tousL l'exe/ziplaire en polrons veoir en cest plache. 28. ne ià tant iour que ie viu(e)raie. V. qui leur garderai cors et arme. 106. le « que » est une autre correction . Faut-il lire toust » ? Il « V. y a dans le manuscrit signe d'abréviation qui V. fait [es] Por sauoir leur intencion. à nosirc Siç/nciir 011 la fin aral prj/adis. feraie (2 syllabes). « car nul n'est plus ce qui donne un meilleur sens : puissant que moi V. il doit former en tous cas « qui » syllabe. en luy ont ferme cspcra/jce et qui layro/it lenr folle erra/îcc. mains aleir de chi m'en coulent. deux syllabes. V.il)loino/it merclii cryor IlicMurist. vos dy. 2 syllabes. mains à Orguelh enhorteraie coment te/irat son parleme/it à ses princhesse[s] et Sacies q(ui) oncque riens ne perdy . II y a d'autres exemdans notre texte de cette fusion du verbe et du pronom personnel v. v. Le manuscrit a le signe d'abréviation de si « qui » est exact. se bien aueis tenus vos droit et se bien ont tenus vos loy 155 vos princesse. il faut lire « seyeiv manque un vers pour rimer avec celui-ci. V. n'aies ià le cuer perdus de tempteir tout en audience 160 ie feraie escrire en présence vos parole[s] et leur rcsponce deuant vos elh[es] so/it somonse. 145 do/il il se uanl|e] que co/ifus sero/il de le(/r mal et dola/it. mains cheulx qui dont sor moy régna. aro/jt de leur niefïais pardons. » . Il faut corriger* puissance » en « puissant ». « qui manque le se retrouverait si Il ». « mostreir»est une correction. (loiiKUideir 10') so (io pooliii' at reiH'/)t:uicr. Mult tresgran dément le me doel que ie suy ensi eschacies. por eaux conucrtire à ])ien faire. qui droit chi sont par deuant vos. Por ce te coniure de Dieu. Il ». 176. 130. ains acquîray(e) de plus en plus. Le texte porte « mostreit ». Pour rétablir le mètre. surmonté du signe v. I . se/is riens ccleir. V. mult laidement lus me buta. Le« e » final est superflu. V. . . de trestot mencion. par les Vertus. fermeme/il se/is pln.LK DiAHLi: par confcssio^i puis l't i:t oiku^eil 43 cl pena/jche. (Cf. 140 et y demoray grant posée. syllabe. 114. puis que ly croy deuant niy vient de chi maintenant m'en yraie. Le sens est plus clair en supprimant « ons » et en considérant « cbils home » comme le sujet de « puis ».a un « q ».s en chc haull siège à diestre 150 ie veulh sauoir treslou/ \ostrc estre.

e vers paraît correct. v. ces (vi) princesse. V. « Royne: encline » peuvent rimer en « ine » comme aux v. 210. vos aiderai(e) jusqu(e) à la mort ne vos fauray. teilz me guérie. : une espee . par coroche et par mataient. Il de « <i au delà 224. Introduction. Le sens est ce n'est pas une plaisanterie (v. qui souent est de ma partie. 185.^ plus nuls. Accide aueuc une visce 200 que ons apelle Glotrenie. por coy poure gens sont honnis. Envie. « gab »). V. Contre Celuy que lasus est. ui = « « » — y » aujourd'hiij. 212. 223. dame Ire. a le sens de le « « avisé ». qui souent sont à et seront iusqne[s] moy en enclin la fin Ire a Orguel et tient . « « Je » compte comme syllabe. riger « manque une syllabe. 195 qui sont ducesse[s] et contesse toute me sont appartenans et de moi leur terre tenans c'est Ire. puis le ». dame. . ne puit oncq/. Deviseit » sens V. lasus. lîntendcz « Augustins et Corde1 ers enlèvent à mon autorité mainte femme % sans cela : ne riment pas ensemble. 218. fait 220 Dieu ay souent renoieir. «en « » effacé » devant hodie ». Le vers est donc correct. meskine et dame 190 et mult d'aultre comune fen7me. v. non por quant. Luxure. arons bien pooir. « L' <i mens »(— mais) ne « -lamoiselle ». « damoiselle. Le qu'ils v. I. . « vis = vivant. 240. 185 ont de my souent mai/ît[e] tache. "Vers my 180 Je ay encontre une roy à faire. mais je crois cependant que « clerque » n'a qu'une syllabe et que « preist » (lisez « preistes »)en a deux. Dame. V. V. por pau de chose. 206. qui peuist descrire ne lire ne le torment ne le martir[e]. desouz moi. clerqnp. fr. le 11 faut élider i » de « si » devant » ay ». 191. Ms. Rachine suy de mult de rains . Je ay ma nature de March. v. et Auarisce. prinche. car portée aueis ma banier depuis que d'orguel fu ro'ynne. V. etc. en tout le monde n'est clerc nuls. 207. Certe mnlt m'esmeruilheroie 205 se ui partout poioir n'auoie. mie ne les teneis à gas . qui tos iour nos fait grant contraire qui règne en paradis. « o » et « y » dans royne » ne forment pas diphtongue. tueir ay fait maint home. V. s'il vos plaist de ma partie. par quoy sont perilz mult de gens s(i) ay fait souent prinche de terre. Dans royne « forme svllabe. « Vers » a le sens de « contre ». Je vos en diray veriteit depuis q{ue) Adam mengat la pomme. « Banier » pourrait rimer avec « premire ire » en « -ire ». . que vos diroie plus ? 230 Veneis à moi conteir. ordonné v. que j'ay fait soffrir mainte gens. et delà desespereir et et en cestuy terre s'ay deuiseit mer(e) . Si l'on prend comme sujet on n'obtient aucun sens se faut-ii cor» de » a été ajouté après coup devant qui a une majuscule. V. Peut-être mens » en « mesme ». tant con?(e) ly siècle vis serat. parjureir. satisfaisant. mnlt y ay(e) concquiet (et) haut et bas. 178. Cet intervalle n'existe pas dans manuscrit. 189 sqq. 235 240 V. 226. comprendrait ])as. entrer en guerre. preist et dyacque. : finir la 211 est isolé sur une ligne comme s'il devait réplique. 201. dit[es]moy queil pooir aueis. . chanone. « agas ». V. maint torment. Je crois que le « e » de « partie labe et que le « e » medial de « aideraic » ne Cf. 331 et v. quz d'ire et de mataient ars. 209 et 210 sont sur la même ligne bien : d'aultre comune femme » constituent les compléments directs de « tollent ». 33-1-335. forme syl- compte pas.44 Puissedy MORALITE DES SEPT PECHES MORTELS ai(e) regneit cha ius. De chascun ay sa foy pleuie que loialment me seruirat. meskine et dame et mult V. : terre[s] ardoir et exillier. 622. Mies/ï7fment en religion. . « serat » . mens me tollent de mes loix et Augustin et Cordelois et. 215 ai(e) ie sergant à grant fuysson. Sy ay. 187. « conçu « ». V. cheuaMer et borgois maintenant bien souent mes loy. Cf. A moi deueis venir premire. dont je suy chi buttée jus. 210 aueis à moi esteit encline. que dans la moralité II L on trouverait trois vers rimant ensemble. « ». 225 et pluseur prince desconfls. Je joins « de » à « la » pour leur donner » opposé à « cestuy ».. Damoiselle. mais ce serait la première fois.

mal faire estudie. v. Je pense qu'il faut lire « m'cnsegne ».). que voleis que v. V. lodis.lt est de mal co/iselh plai/ie 215 f» leneis vos en asseuree. moins étrange. le serpe/jt tien couertement que on ne le cognoistfe] mie. sy me co/(teis de vo. Je penclic pour la première solution. 270 par toute bien enrachinee. . se faisoie ta/jt de bonté. 271. Le « e » final de « F^omc » ne s'élide pas. qui desus une serpe/ît estai. 250. vuci sauoir vo. « V. . 284. m'en tien asseis ù co/jlenle. 276.euroe ». aUestc par le mètre. l'accord se faisant au masculin. le serpent. l'un des noms étant féminin l'autre masculin. ens » effacé devant « porteis ». 312. Le fleur voit on aperteme/it. 13 r°] Orguelh 285 250 Ensi de moy sereis loweie. Il manque une syllabe. une fleur at. Jhcstnn fich et je jugier à 265 mort. V. por miels couurir la triccrie. . que por nient^ le vos prestasse. ensi ai(e) à some poureté chachiet maint home. 305 : Eu religion suy plantée. « « asr. bie/ï en aueis fait vos deuoir. bie/i say(e). d'Outremeuse. onze por douse vus presteraic S'il . 260. 269. 280 mens en moi gra/it fya/ice aiies. de cuer la boisdie. Veulh » est prur coiinoistc. . ai(e) ie presteit maint[e] samayne 310 . respondeis . Cf. V. au besongne. 366 « entre c » moi « » est » Il renvoi le « de je <• = « m'escholhe V. « verts » (vers) se rapporte à « rains «(rameaux). 300 mains petit me saries de greit. 243. 290 ç'aueis gai/ignis al espargnir.a foy . car de ce ne vient nulle crasse. v. Vos al : aueis. Il y a une syllabe de trop. . « rccognoiste dndicatif présent. ». De vos ie veulh sauoir le voir. dame Auariscc. « aye » a 2 syllabes. ay uzureit tou/[e] ma vie (et) à Paris et dechà la Sonie dans la marge avec un signe de ne s'élide pas. mains tard reuine/ît seigneurs sont cy qu. Il faut ou bien suppléer « que » devant « Saturne » ou rétablir « me » devant « cscolle ». respondeis moy. 270.s/re ente/jte. S"" 1795: pers. qu{e). v. car je ay en moi une waine (|ui nw. ». à Mes. I>e scribe a accordé avec « fuelle[s] ». qui maint malisce en mon cuer toile .Jamais poi/it ne vos esmaiies. daf/ie l-lnvie. auons nos fait mains home ochirfe]. . fus[se]t à droit. Aras. [ Apres. Le « toute ». Je no say plus vos en die. ensi choiseit l'ay. Je le vuel sauoir en présent. « m'escolle » et v. Cf. mai/it(e) dcnir. escrins Vos voray defermeir. Envie a Orguel et tie/jt une fleuk et uno serpent desus apcrtement mon cnsegne. Geste de » Lièf/e. je respo/js : uzureir et termineir. . n'en est pas. fort les tyne/it. sing.1. La fleur beal semblant signifie. et vos plaist. où asleis vus ? piecha ne comptast[es] à nos. OUGLEL Saehies i\uc bien in'aueis seruic je . V. V. ic. veulhe V.s/rc ayc co/itre Ihesiu/J le fds Marie.s/(c)les maint(e) niartir[e] et fich je entre moi dame Ire. . Suppléez « [por| » devant 295. ie vos pleuis n. car nuls ne me puet encachier fors seulement par co/îfcsseir. Denier vont toust. 295 car ne puit estre sens denier Et 255 nesuns qui veulhe gcroier por my le dy. AuARiscE A Orguelh et PORTE UNE GOURLE DE DENIER 260 : Dame. V. ce est la nonporquant renient après : A 275 jà ne serat nuls sy confes. ie plus en die ? en Rome et en Lombardie. sans se soucier de la rime. Prononcez « aïe » aide.^ moi. Sachies Saturne est m'escolle. 252. Entre moi et ma sereur Yrc.ENVIE ET AVAIUCE vers ot 45 à fiullo cnliro cl (|//c saiiio. Il s'applique assurément à « religion » au sens de « couvent ».s7re vie et qiu'il ense^ne vos porteis piecha à moi co/Jteit n'aueis gra/(t besoingne ay de vo. (et) en Lhorene. 250. fuis[se]t à tort as apo. voit ons l'amis denier ay por vos et por my. dame. est certain qu'il faut lire « entiers et sains ».

qui tout prestent à une mai/îs nulle chose do/nieir ne veuillent. Comment qui xus me veyeis niche. s'il vos plaist. 375 Orguelh 335 Sacies que vu. Il manque trois syllabes on pourrait proposer de corriger : « tout[es] nos gens sont bien prouee ». Pour la rime il faut lire V. 385. c'on riche home l'ay donee : . 375. 315 Forment se painne/ît d'e/?sachier plusseur qui lysent mon psaltier. et qui n'en ay(e)t souent affaire. s'en ayt. 334-5. quant le ladre fu à la porte de riche home à qui seruoie faire almoyne ne ly laisoie. en ce mo/ide. il fault quz me fachies ayde mais ie me coroche de trahison. tant soit hermite ne renclus(e). ne où troueir. ne veult viure ià droiture n'aprocherat . encline ». qui . 210-1. 350 390 . v. où puis espargnier mes denier. dy à comenchier. . Voyez v. de « souloir ». « ne l'csculent ». le lieu. filhe serat. Entendez v. tout est à nostre volenté. car Faulseté et Foy mentie ly. Il 1307. à hault voy « Dame. « si com on aplainc V. : Il y a le sif^ne d'abréviation « ce v. V. V. sens ma filhe. . « m'escolle ». tant k'on ly dist eskiek et mat. 386. qui oncque ne tin à amy. 332. » de « pro ». riche borgois et gens vilains. Carité ai(e) ie eschachiè et sa copagnie. labes. en queil lieu que ma filh[e] soit . 345. On pourrait corriger rétablir le mètre. as iuge[s] fait 385 mètre les trésors en huges. 324. 360 . où ma Accide a Orguel et porte i crucifix 355 que mes affaire est grant profit. : : v. car ons n'y paie riens et me filhe est si bien prouee. « m'escholhe ». tout à deliure nuls. vus herbigies et ie demeur[e] volentier. car il at. 321. Ou monde n'a roy ne royne ne riche home qui ne m'encline. « aide ». : 325 Que vos feroie plus long conte ? maint[es] gens vo/zt par nos à honte mors est Alixandre le roy. cestuy ». « riche » semble compter pour deux sylV. Ne 340 laisies iamais l'uzereir. Il faudrait supprimer « ie » et « de » pour . car par tons les lieu où ie voy. Ms. nuls n'oise à nos ruyr ne muyre. 348. du pluriel de l'ind. v. 320 Qua/it bien tout nos accordons. trop bien ie vus ay entend u. en \us conphanon. Il y a bien le signe d'abréviation de « qui ?. si qu(e) ons ne les saroit où querc. sacies toudis ly tinent co/npangnie. rugir ni mugir. car partout mainent grant posée. 276. c'est Conuoitise. Tout le siècle poioins destruire. en « ccly » ou « Il faut lire : . . 372. « nos [nos] accordons » 36(i. 365 par tout mult grand poioir auons tout[e] m'escholhe est de substance mes oyeulh. en \us seruice. Bien le sachies. Cf. 380 penseis d'ensi perseuereir et qui en puit auoir. « Seulent » est la 3" pcrs. trop h'icii aplanoier. Cf. cryet on à my. parleis à my. V. note.46 ai(e) ie apou(e)rit MORALITE DES SEPT PECHES MORTELS maint proid'home. Dame. elh[e] done conseilh d'e/nbleir et de toullir et derobeir. « royne saint Iulins ». car en ce monde n'est nuls. 370 me toUit mult de mes loy. à cuy me filhe ne puist plaire. dame Accide. et compteis à my.s en sauons (bons) greit qu'ensi y esteis maintenue. chacune est mort[e]. car oncque faire ne et se vos sai(e) ie le seulent . Cf. 315. Je proposerais de lire l'echat » = comme on tond le pauvre. «proid'home». : ! ! 330 Tout nos gens est prouee. Il faut suppléer [de] devant V. « oveulh » ne compte que pour une syllabe. Cortoisie. V. 367. qui tousiour m'at esteit contraire. en nulle terre. : : manciuc une syllabe. bien venue soyes » chi. 342. . 364. qui. prés. à trait. V. ensegne de mon annemy. car al hosteil saint Iulins fait bons. V. si con aplainc l'echal. . bien le sachies. Orguelh a Accide 345 Apres. mes cuer oncque n'estanche. ie vos afïy nuls ne puit auoir nesuns droit. Tout sont obeyssant à V.

manque une 1' ne compte pas. lieiig que de vos g/v/nl ro/ifort car \iis amis est \iis mes amis. m'annnye i^aueis cbire . 429. v. connaît aussi « ayde V. où le « e » médial V. Mies[me]me/it or as chres/iens. cha lus.. v. Peut-être faut-il lire « qui perissoit les terres pies » ? Le copiste a reproduit le mot «tcmpies ». qui ta/it par cstoit sage honnne. '. mes anemis. 441. 410. Il y a une syllabe de trop. onsi. Faut-il lire « en tous : (I les lieus ? . pomme 460 430 . V. 4(53.Je feroio fucr. Complection ay de Mercure qui souent mue sa nature aus plannete[s]. iu)//i. 450. dans « debueroient ». mespenseir et d'aultruy mesdire bon greit. Meisment » est une faute pour « meismcV. 410. sor tout[e] sa lingnie. Un « e » doit disparaître ». en mult de lieu poioir aueis à droit ou soit à tort. l'une al autre fach conseilhier. I. 47 MIS lui' (lol)ti's |)()r II' (II' niy. Reste eret Il ». voir V. * Saeies. . V. je pense. mis sar la 441 et 442.s sachies tot[e] lieu. «ayde» est probablement une correction du copiste pour « aye » exigé par la rime.s ay mult chire Le pueple soue/it do/il et (d')Israhel que ensy lOÔ me sieruir(e). Moyse soy OuGUKL A Gloutehnye Or cba très I ou aullre qui les goiUTiioil. dont leur orison ne valent mye ii boutons et por ce dich et bien m'afie qui loyaul suy en vn. dire « ie ne le fcroie à nul fucr «. là ie ma . service » est certainenunt une correction du copiste pour » servie » qui signifie « esclavage » et qu'atteste la rime. chrestiens » est représenté par lesiglc « xpics » surmonté du signe d'abréviation. erreir sachies que je vou. sor luy. même ligne isolé sur la : : ligne. (jlolernye. v. l//. .{*). pechie et mors. Il manque une syllabe. et laisoie/it lenr droit chemi/i. 455 425 Par vous fy le conseil et le Sathan. Mels[me|me/!t le roy Salemo/. * Du vers 437 à 480. pour « ert ». forme secon- daire de imparfait de « V.s/re ay(d)e et de \ostrc chevalerie. Par compensation. iengleir. qui Ifol3v«>] t()///|es| so/it de mo/) accord(e). eoroilioil. V. aiiemis. mais notre texte accide ». se me ^art Dieu de ie li l)ie/.s paier main/(e) escort pur barat 420 et par tricherie. 384-5. c'est-àIl faut lire à aucun prix. déjà grande de s ». et quant il en vont à mostier. Pour « mics[me] ». vou. v. Cf. . gisir. par erreur. il le couient m'escroire et e/isi fise.) «ent » forme syllabe. syllabe. do/it Dieu leur envoyoit temples. Le sigle de « et » est eiTacé devant le « ou ». après vo weul oyr a : ente/xlels my.PAIŒSSE lU" El (ll. 401. «queelt « » est en « : pour le rythme. elt un mot. Cf. 446. tempête. lis aray à von. 443. 450 dont il pre/idoie/U mal[e] fin. dont les fay. 1157 notre auteur. V. vie : seray bourdeir et rier. du singul. iueir. 445 qua/il il trespassoient leur loy 415 Quant vous el soit banier[es] susleucis. : v. Introduction de même « miesment ». V. 1291. (>e qui semble prouver qu'il ne s'agit pas d'un autre copiste. il a laissé. mengier Adam.it aultre roy. «trespassoient» (4 syll.ion. 415. 409. Grant besongne ay de vo. 458. Cette expression est familière à « en nuls fuer » et v. régnât. Sy toest qu(e)elt mort le pr/mier mors. <- deux syllabes.a fin du vers est corrompue. Noiel fieh mengier le roysin yures en fut tôt de vin.s serueray. mcnt ». l'aire. destourne ie fait[es] vou. .') rar iray(c) ai/js lalo/it di- laiii' a/js naisi de ly mescrea/idisc i:}5 layroio les de/is Iraire. dont en infer a grant partie. en leur lyt. qui les prrissoit terre temples. . du précédent. à faire bien : car quant delîueroie/it messe oyr. De même aussi. « être ». aueuc cuy ioint leur fai(e) ie.OUTONNKHIE feniie loy de ly ne vie/d poi/it. 480 sont de nouveau dans le module ordinaire de cette pièce.s. poi/idre sou por ie ly faire deri/. Le copiste a. c'est que les deux derniers mots du v. v.s' et ypocrisie el faintiese. 420. De même dans les deux vers qui suivent. en tout à vou. 410 donay ie tell puiso/t à boire. fesiste le premier home qui et sa femme mengier le pomme.s sé'rui(c)e. 100 . notre copiste semble avoir essayé une écriture didérente enjolivée de plus de fioritures. GlOUTERNIIE et TIEnT UNG PASTEIT : Dame. malgré l'irrégularité qui nous force à compter « yvres » 418. S"" pcrs. V. dont aueis esleis m'aniye. 440 : ydolle [ajoreir. por my. 748 « à nuls fuer ». 454. OllOUIiL Maule ne pe/isee ieltc[r] le iieurs.

tout soures y enrachineis. 475. Il V. où soit à tort. 515. 520. tont V. sa lingnie mult par le monde multiplie. l_Ine syllabe de trop. de sobrieteit. l'introduction le com- V. 485 520 .' « Contradictoires. : Normans. ou d'ire plains ou orgueilleux. « si » en « ensi » on rétablit facilement le mètre. . V. mètre pour V. 491. 505. m : surmonté du signe V. 493. « ». Je suy damme de mainte terre. à Ypre. come deua/ît fu. ribaux. se heny de Dieu. En Flandre ai(e) ie maint(e) preus sergant. De luy nasc|»ere/it. tost vat à honte. Le « e « final sélide et il ne peut en tout cas y avoir qu'une syllabe. 478. 495 et li aulcuns. aueuc ly. « que j'introduis « I. Le « a » et le « y » forment chacun une syllabe. Le manuscrit porte toi qui ailleurs représente « n » ou « < » ». Ma loy ont bie/j trestou/ tenus. qui de nos l'une. «enlcnl». probable que le « e » de « troueroit» ne est ». enlefnt] godalle. tant soit sénés. V. Por 525 mult souent grant noise . deis le temps de bons roy Artns. mult me doelh tant en auons à soufTrir par nos gens. tant soit en vers Dieu curieus. On trouvera dans mentaire de ce ver. dans ce texte rempli de graphies V. et en Engletere. 500. 532. ilh font dame. iouene et chenus. renge ni'aume en ostage. . mais ly aultre luy rescowry. II aydier » (3 syllabes). se dist-on. en tout le nio[n]de. prêcheur. qui n'y at aulcuns honmie mort.l se fo/it pendre 505 . 499. ne soit ascars ou envieux. emblant qu'.. n'at en my point.48 et tout yvres. ainsi gra/it A vin dont [vont] petis et grans et tant en boiuent li aulquant. . Thiois et Aualois. 530. ou alinckin. : : identique dans l'original et l'omission s'explique aiséV. mais . L'une de ses fils l'en descarny. De la lu/me ay complection. qua/it à lui se ioi/it ensi. celui qui le couvry mai/js à cheluy qui l'escarnist. à point qu'il est en le maiso/i de Venus. Le mètre exige que l'un s'élidc et que l'autre garde sa valeur. 516. Je recomiais volontiers que <t aume » i)our fornv. « désigne la ccrvoise. par tout le monde et bien planté en tout temps. V. une correction réclamée par le Entendez serfs. qui sont co/uicrtie mains après revieng en vertud. Le « cml)lant » du v. Li pouure vont à la ccruoise. se bien pau non. Parloul cognoist on bien m'e/)se/?gne. 490 qui bien ont tenut mes loy. à Bruge et à Gant. Que wus feroie plus lonc compte ? qui nioy maintient. pour éviter l'élision des « c » finaux de ces peux mots. pécheur ». c'est la âme « est unique dans du wallon moderne. et en Franche. où soit à droit. '< la i> V. Je pense qu'il faut retrancher le « e » de Irelandc» et compter le « e » de « jusque » comme « d'ordinaire dans ce texte. 505 n'infirme pas notre hyi)othèse. cliierf[s] et gloto/î 475 sont venus. 518. qui ont pau d'argent en leur malle et li plus riche vont à vin. 530 . glous ou luxurieux. 480 d'Ir(e)la/Kle iusque à Lowangne. 515 . Le manuscrit porte « maue "avec signe d'abréviation sur « u ". li enfachon tempre la prendent por le doucheur. c'est-à-dire V. qui de piteit en gemissoit et de parfont euer souspiroit. mult irrc[e]nie/(t le nialdist. En changeant 480. félon. 528. J'ai dû suppléer le vont « pour le mètre et V. sy s'en MORALITE DES SEPT PECHES MORTELS dormy 465 et en dorma/jt. qui n'en puit estre deseuuree. 470 si quant ils n'o/?t plus que despendre. Mai/îs de quarenie. me semble une correction sûre. manque une syllabe. Il pour ment.. emblent. * Toute soure et faut probablement lire c'est-à-dire qui est enracinée dessus. ne vus dobtés il n'est nuls homs. leur. pour « tant » est une correction Il manque une syllabe. sens. 510 or est. Peut-être faut-il corriger en V. volent. Quant s'eswculhat. 464. ou anueus. Il chierfe forme pas V. V. à tel fin . 470. V. do/ît por eaus naist tcil[e] niellée. faut ajouter un «s «ou bien à «Bruge» ou à « Ypre ». est syllabe. sy qu{e) à paine n'en troueroit on de soubre gens. et tant y uont mes gloteceaux qu'il en et 500 deuinent laronceaux. 490. se descouvry. à cuy il te/jdent. riens. n'at si parfait. L'aspect des deux mots était presque enrachincie V. n'ait de ce. ce texte. aydier vos veulh. Il « manque une ctiierfs « » syllabe. mainte foy. se vous dy.

(ju'il 585. II y a ici une sorte d'étymologie populaire. 4 . 11 faut sans doute lire « adobcir ". c'est fine vérité. qua/îcqt/r vos aueis chi oy . l'en ay souena/7ce.puissa/ice. 53H. parce y a diérèse dans « alyance ».lt gra/)s fiance. qui nnzll pau prise uns alïaire. bie/i gardeis nuls ne \iis eseape . 55t. par my perist verginité.H A I. .52. 573. qui n'oni poi/it le cucr eut mo/ule. et l)ie/i niai/ileni's \us inai/niic de {lis eheux ([u'aueis pris à trai)pe. Le copiste a pensé à >. 57( Je ai(i') iiu/ll ui. Sachies. p(/r ou ])(ir vole/zteil. 578. veneis conleir à nos. V.te à nos pareir et coi// lier. « double V. et vray amour ius abatue. . tof//leJ vos vie. 550 car loyalment vus ai(e) scruie. Supprimez « si ». car bie/i iiH/lt qui m'aueis scruie loyalme/)l. sai(e) 575 . Cf. mireir et pigneir . vos vcyeis bie/î qu'ay gra/al alya/icc. V. 56'J. mult d"aultre gens par Le Clekqiic le Dyable Jà n'y arat mot 560 oblieit. Il y a probablement une syllabe de trop. 537. [asseisj a dû être oublié. 566. On peut rétablir le mètre ou en ne comptant pas comme syllal)e le c final de « vie » ou en lisant « vos » pour " vos Ire ». de (luoy ie me puys adobleir. fai(e) qu'à moy so/it obeyssa/îs. Hio/i . V. v. me puisl laire dcslourba/jce. 538. il n'at ens ou mo/îde si fort. orguclheux drap. ce (jui est plus probable.s. en deux mots.LUXUKE Oiîcri'. ]\Is. si Ly Hermite 565 et caste co/irompue. bourse. Je dich.s7re vie. On rétablirait facilement le mètre en introduisant « vos » de\ant « cointier » ou mieux encore en lisant « accointier ».\}'. 585 por gueroier co/itre Ihf. V. 584. parer. v. « vus « ajouté au-dessus. asseis l)oire et [asseis] mai/îgier. Le sens est le même que pour acesmer ». Oiuu'Ki. 595 v.i que deux vers. < > « en balre » 558. 555 mo/îde. [r"llr"] De aies V//.rxrnK : OUGUELII Apres. 5 in. fach enbatre en pcehie souc/it. 580 teneis les bie/i entre \iis las. détruire. : V.s- \our bie/) vo. 534. rescrii)raie a/. de ce soyes lîch et i'ai(e) bic/i leur fait cez-tai/zs mis en memore. 545 Escriseis tout en ce papier. Qui EST ENSI DYABLE : oncqzir nie ouer ne fu mas de vos s<>ruire en volcntd". V. (le vo. et surtout V. 5. il est nécessaire pour le mètre. tie/ît i miuoir : dist a so/î Clerqi/c. fr. si bien sunie d'une accord.chois ph/. V.i/il lia/îdie en vos. V. chacun d'eux occupe une ligne.s/re ente/.c- ou le q(/.ii (|(// 40 sur nous puis auon. n'aco/iteis rie/is al espargnicr. qui nos tie/it en subicctio/i tout nos toult par sa gra/îd(e) puissa/ice. riche ioweaux.S- me tie/ît bie/i à conte/îl|e] 510 lo//.sam. dame Luxure. 53^ J'aie en vos nu. V. (|//'/l ne soil l'ait en nos alia/zce. acesmeir. Cf. : <i V. écrivant « je aie » «grande» Cette ou en mettant « grans » au féminin dernière forme n'est guère vraisemblable. qui deçoys créature humai/ie de la puissa/7ce souerai/îe. Gardeis qui hie/i soyes garnie. « cbsillier » = ruiner. est Anemis. Il manque une syllabe. . Armnrc me deueis prcsteir.s que moi/7S . 588. nuls mot ne metteis en obly. ne double rie/. et en yueir et en esteit. Une syllabe d( Iro]). asteis chi encor. ai(iuité \us (le vos droiture. Al encontre eeluy aie à l'aire. On peut restaurer le mètre ei. por auoir plus de da/??pneine/ît et por auoir plus de scrua/is. l'ne syllabe de trop. V. lors cas|lijlé. Par et moy fu près tout essilhie et le por coy. Li Dyable Luxure et Dame. Ne laisies rie/7s en oblia/ue que trestout ne soit registreit 590 . V. 533. 1 roy Dauid feme Urie le . Quand uno réplique n'. chinture[s] et a/?nials.i.»iUMs ixirk'it coim" s.

V. nKUUiue une syllabe. vos preie por ces VII créature. peut-être « Crist ». tous iour par \us bonté. et faulseté et tricherie metteis lus tout[c] loyaulté. que me 610 615 mains tou. fut durement vos cuer destrois. que venir ferai(e). qui par cortoisie Le ms. 609. 635 que des les las del aneniis fier I veulhies tou/[es] deslachier. V. 620 et que les puis[se] co/mertire par les VII Vertus. V. fil et pr/ie à \ostrc Ihesu/n. qu'en iDuy tout le monde reujplire s'en puis plus largement merir del las(se) del ariemis félon. \oslrc de glore. Le copiste avait d'abord écrit « por » il a or » et a mis sous la basle du « p » le trait qui . Auarice par Largeté. quant son grant peuple rachatat estoilh[e] vray moy c'amours sont troueie. V. peut-être le « VII ». te co/iiure qu'en voise de chi. l'eul-ctre faut-il corriger en « recours ». Il « valent ». Il faut probablement joindre « me » à « on » pour en faire une syllabe « onm' ». 621.50 MORALITE DES SEPT PECHES MORTELS Dieu. et pieu « pieuse » n'est {{iière ailmissiblo. 665 glorieuse. 3. V. 662. a « vatcn » et de même au v. va t'en de chy ! De 600 ! qui so/ît encline[s] à ordure de pechie par temptacion et par niaise operacion . Le vers n'est pas correct « rovnc » compte jiour V. .siour mainteneis boisdie . Dame. por ce qu(i) à eux trop ons s'encline. où vos douls fils mort endurât. 210). 632. Soiies vers les pécheur encline. Luxure veulhies osteir de son ordure. en présent. tout y esteis de my tena/jt. si voyr que. 625 et tou/[es] grasce[s] in7petree[s]. « Dame » elTacé devant « douche << » au lieu de ». et ceulx qui sont en luy creayU. 630 le seruice des vray amans. merre de Dieu. nette et pure 1 Nos/re DAmME memore. Pareche après par Poruea/ice. Il y a une syllabe de Iroi). V. faut i)robabIeiuent lire «sobrité» (3 syllabes). même au v.\ syllabes. Devant « retroueraie ». Tenut aueis bien pa/leme/it de my seruire à ost banie contre Ihe. perist tout le monde humain. 653.sum. 651. ()2. le fils Marie. se/!S faire cry ne noise. Faut -il compter « Dieu » deux syllabes ? De v. soyes toudis ayda/zt. il manque encore un pied. en » elïacé devant « les ». Dame. 656. indique le sigle Il « par ». Douche Damme de grant pité royne pieu. V. V. Irre mueir par Pascience. V. my 605 mes fdhe.'}. Gloternie par Sobriété et par Gas(ti)té. V. v. 605. car ie suy cest[e] quz noury amour. . et si le m'aueis en couc/it. 670 flans quz les tenoit en sa prison. se l'en puis auoir lieu et temps. Une syllabe de trop.i4 et v. Veulhies. vos veieis coment on me guérie. Ne m'aleis mie dechieuant. v. tant en my . 600 en un mot. sains souilheur ! Des pécheur c'est à arai(e) bien por conforteir ceulx qui vos veulhent reclameir. par ces VII vice souerains. s'il plaist Dieu. por osteir lout leur errement et por retourneir à bien faire. suy vzrge et filhe et mère de Dieu. « dcplira » est efTacé. Orguelh deputaire tourneir par Humiliteit. et Enuie par Carilé. car. vus trestous vos comma/ul. v. 648. Amy. Dame. trois syllabes (cf. et vos. par le doucheurs. . 66L Même en comptant « soient » pour deu. 622. mains c'est mal greit que de chy me departiraie mai/îs ailheur vos retroueraie. à vos sont tous car ie portai(e) deue/îs mes Dame. 11 « V. effacé 11 manque une syllabe. ie vos prie. mes retours mon et si Dieu. mon fils et mon père. sens request. Va t'ent en infier le pulc/U ne nos fait plus destourbletne/it trop en as fait. 640 Li Dyable qu'zl aye/it en la fien vray pardon Je m'en voy. 674 ? . à pies del[le] crois. 645 650 655 660 tant qu'zl soie/ît racordeit fils Ly Hermite a Nos/re Da/hme fait son ORison ! à : Ihesum Crist. ()72. 602. 6:}1.

. Ajires auoir i'entendenie/it. Il y a une syllabe de trop. Chérubin. Et i'e/i suy trestoul en désire de faire vos c'o//iina/(deiue/it veno/is ciii ions II en présent. 705 qui de sa nature est si franc et si sage et si puissant. 722. Daiiio. par aconsLumma/îce « A la mort arai(e) repentance. V. Cf.seun(e) die/ît niaisement que il ne croient en nuls fuer que nuls puis faire de son cuer son talent ne sa volenté. 695. 751.Noiiu:-DAMi-: m'ai (lo/il 51 est. syllabe. . que sa volenlé seuleme/it. 334. qui sont en ou mo/ide princhese de tout mal et de maluaise vie et plai/jc de mnlt gra/it boisdie car cha. . 702. .\ inoy ento/idois. Pour éviter la syUabe en trop. V. me desplaist. « u ». il manque une syllabe. . l't arat prest c'est droit. 637). On peut rétablir le mètre en élisant 1' « i » de « V. ou ou 6<S3 inlier. » qu'il devient le est une faute pour « est ». le second «n» est une correction. por VII créature pécheresse. 730 735 I 695 et s'a cha. 741.scunne de ly ta/it tient qui de mon fils ne luy souient. par orguel. a « en yure » en deux mots. qui i' aie oyie.") car ne seuonf come/il leur (-ha. Dieu ne me fist point por danipneir et ce les tait aseuerer et manoir en leur maisc vie : nuyt cl iour. |fo ! car 1 mon lils al en anie mise : (iabriel et . 700. que siers al anemis ne soit. vos Chonihiii. même ait V. tcikMiu'/il io odiliio. car tout le monde voroie atraire se vos diraie à bien faire por coy à parleir comencliaie. là » il doit y avoir une . bien me doit par raison desplaire. ou pourrait lire « maisc » pour « maluaise » (cf. glore de paradis et teil là. qu'il se puit danîpneir et saueir ne nuls ne se puit escuseir que il riens fâche malgreit luy ne ne puit en coupeir aultruy. II y a une Le sens est clair le mal le charge tant serf de l'ennemi. et c'est droit. Voir est qu'anemis ramentoit Le texte a un compte le « e » ('bonnement». V. syllabe de trop. Ms. V. Poi/)t ne cognoissent vérité. c'est-à-dire du diable. Partout nos poicis envoyer. s'explique mal ù cette place. (376. s'el est ensi prise. qui à niy ne sont mie belle car mult . de que « en voyer » au v. V. le vos veulli(e) nunchier et faire sauoir teil nouelle. f)?. por leur delis ([u'i seul(e) 725 que ne dure/?t se tine/)L à moment. Une syllabe de trop. Si fait mais qu'il ait si onereit. « > v. mette en maluaise uzance. ains dient. 690 quant ce por coy mes fils en croy morit. 717. voilhc. ou prend re. v.sr/nnie in fier 710 l'on grasric 1)()/i|ii|c'iiumiI. qui enyure. 686. V. leur dan(pneme/ît car li maluais qui. à l'oreil. 709. . si l'on final de « grasoie ». manque une syllabe le « omission V. est ! si In'slialti'iiKMit al|Ie] inori. Une syllabe de Il manque une <i trop. va à piert et à danîpncment . 706. 740 745 750 Chascunne à el[le] mult les s'encline. V. à si honteu tourment. 725. royne compte pour deux syllabes. por l'anemis. V. ainy doiils lv"J entendeme/il et volunté ce sont II GSO ouyl qui so/it do/nieit por ensengnier et por iiidiiyre li 715 CiAUUIEL. 731. qui en est royne. li angle en t<tre : ensi qu'i\ luy vient en greit. ne que mo/i fils en ay i)ité. li ». DK VaPADlH vos ? : le entendement et i)()r instruir bien de mal et por aprc/ul(e)re on doit laisier que plaist (|ue c'est qu(i) pies suy de l'aire vos plaisire. 720 à fra/îke vole/)té se prent. coy cho. bien saules c'ades puisent viu(e)re. atles. 711. : Il Une syllabe de troj).scune teil frerie. 700 . qu'il dij^iie d'eslre lowô. qui les por une dcchiuant espérance. V. NostRK DAmME leur est My aniy. LI A/lGcLlî Volc/itir. v. : . L'ne syllabe de trop. le où tout est danipneit. Uns sains hermite si me pr/ie por s'orison.

52 les MORALITE DES SEPt PECHES MORTELS mal por les cuer decliiuoir mains il n'ont laisseur ou pooir d'aultruy à mal faire enforciiicr mai/îs quant aulcuns cuer at pechiet. Le ms. 7()4. 765 car ons y aquiert niaise entent[e] et tout ensi bien qui les tenjpte à faire les Dieu a Nos/re Dame. «auoir »est elTacé. De vos. 813. . ! 820 . car l'orison veuUie ensauchier de sai/it hermite mon amy. des grans bie/i de glore. par hausage. por les pécheur. . Chi s'en vat Nos/re Sire ENConTRE Bien viengne.oys vos portai(e) sens paine. . 790 Dieu Dame. 7r)8. Une V. 795 et eiisi en leur pechie et endormir car nient plus qu'anemis les puit à mal enforchier. m'est avis. por faire al anemis seruice. en ce siège. qui. S(e) yraie à mon fils. ly. Il y a une syllabe de trop « très » '? V.avcclc signe d'abréviation de «par^. «sente «(chemin). 825 car bien assens à vos voloir legirement puis sauoir serat vos/re pr/ier. . Fils. dont. car atrait ont à leur cordeil maint home et mai/îtc dammoisel. mains » = mais. 810 que volentc n'o/ît nullement de bien faire ne de bie/i dire car mon fils ont mueit à yre de ce que gueroier le veulhe/?t mult me dobte qui ne s'e/î doelcnt. raineneir mains. ne les veult Dieu. à mon deistre leit. s'oblige et chiet en ou seruage del le anemis. a une syllabe de trop. Gabriel pert. car IX ir. Il faudrait sup])léer l'arlicle devant « merc ». Seul sur une ligne parce que le copiste avait oïdjlié d'isoler à l'ordinaire le premier vers de la réplique. de chi et si monde sont si obscure 775 widics d'ente/idement qui m'alaitat et me noury Très douche niero. ma mère et m'amie. si vos est. par leur franche volenlé. quoique donnant un sens excellent doit être une inadvertance du co])iste.Je crois qu'il faut lire « miels m'en doit estre. par sa force. « Lues » = aussitôt. s'a bien veulent retourneir. 770 . enfantaie. legireme/it aro/it merchi. le cryem(e) que mon douls fds. a i)cut-èlre « nie/îl \i\us ». 760 resomont. en réalité»]) ». V. de mains que s'oncque n'euist fléchie. 794. i dons vos pr/ie fils. iustice . seés droit chi. si vous en grascie par grant amour. sero/it tout en infier perdus. mon fils et mon père car il les layrat conuenir . 799. V. suy mère de Ihesus. ciueil[e] car \us ne metteis mie arier le besongne des pécheur. do/zt lues c'au pechie ses aheirs CY s'En VAT Nos/re Dame * a son fils. (I V. car bien ewieree y esteis sur tout créature. V. 807. 77L « et a syllabe de trop. à grant ioie. si(l) Dame. 785 n'en veulh[e] prendre. il comme : manque l'article. V. mal les anemis. V. por rauoier. resomont li Sains Esp(t')ris. 819-820.scun a ce que miels luy plait or sacics que mult me desplaist que ces Vil lasse créature . qui. ! 805 par leur dolant[e] conscience. Nos/re Dahime 780 dcscur tout[e] porture li mien[e] fut li sou[e]raine. liement le me donneis . dont il enchiet. . se de moy ne sont soucorus. Malgré l'addition de «e » final à « tout ». V. soit que vos volés. qui est vrai(e) roy de paradis miels m'en doit. car mult bien deseruit aueis qui de ir. encore une syllabe. por l'ottry 800 755 auoir de luy. sa franchise et deuient sers. d'autre j)art « science». « por ». tout II in nonùne Dom/ni ! qu'il y fait périlleux enlreir vos tenrons compa/jgnie en teil seruage et dcmoreir. .y soies honorée et de tous. . Le vers est obscur une syllabe de trop. Il serait bon de suppléer V. 7C1. se/?s pilé. 815 et ciuant est ensi enfruitaie. et. » * « (iabriel » est sur la ligne que la rubrique qui précède et n'en est séparé que par un double trait ver- même tical. est ce m'est auis. à sa sente cha. qu'appelle la rime. 790. Après « ottry ». ou » — au. Le texte a.

et vos misme. V.s/re Dauîme 885 NostRK DA777ME Fils. sor l'heur de Iresbuchier Da^/jmk se so/il Fils. atent. soit vcii cl|cs| l)()/ic'nu'/i(. « touviert » est probablement pour « cuilvcrt » infâme. notre texte. tresdoulx. et. s'il at les pécheur cngignics. Il manque une I-Zst pour rimer isolé sur la avec celui-ei. ta/ît c'on veuille uKTchi rouueir. qui ta/(t est ]K7illeux et si vos n'y esleis co/iuoileux de ])rr(le. pense pas que corriger v. Il « veir ». ce nVesl auis. ». 85. en ce que si legirement fait ce cjue ie \us veulh preier. Il ne erreur. S'. De leur pechie aront pardon. car on voie de (In/Npnenie/d sont. 840 n'est Dame. or ai ge bien csprouueit XXXII an et demy vie. 858. 838. 870 Dieu Dieu Dame. 829. Il « manque une a » syllabe. 860 s'es drois que vus cuer s(e) humilie 895 V. La rime n'est pas justifiable. Il faut : lire probablement ». 878.l me preies. 855 que vus m'ameis parfaitement. en ce orl. veulh si belh exen?ple faire que tous les feraie retrair|e] de leur soulheur et couurelure. 867.l'HlKlU: ains le. qui (y) estcis Dieu. car. Il est peu probable que le « e » final du futur ait une valeur syllabique. syllabe. ligne : il manque un : vers = V. V Ki'A. car ic suy ton/ j^rest d'otrier ciuancpze req//erir et.s . « Veu » a deux syllabes.3. 850. » compte pour deux.s lasa penseir. h pau de pai/ie ce \ii7!t (le \ostvv 830 s'e/icline et ploie de ions leis. ic ])or vos ai(c) ce do/(s roiiiié. Il manque . doit ons aidier. « aie » et le compter « beaucoup pour deux syllabes. v. qu'en moy descend! la vos/re dcité diidne 890 fo 15 j-o] beaus ne vos esmeruilhies. pua/!t le louuiert d'i/jfler. « et » ou « y ». car de ce vos donne le dons. pour rétablir le mJtre. il faudrait le i)luriel. vie/îtf [ie] droit que leur faciès miséricorde ! 835 cliy. fils. V.r:>/il sorcoiirs. 880-1. « efîfacé devant vculhent ». Or N«. 87. : V.-DAMi. 845 por ces VII do/. 879. se d'cljes] n'aucis merciii.s volhes i)riier.r fail 1)1. se por les pécheur [ic] vos preic. V. Lisez « « aveuglés c'est droit . V. . vus n'aueis qn'rsteir d'ieaux i)or vos ^race rasenseir et de nielre eus ou droil se/itire celuy qui ne se puit aydier. Come/îdés en tost wus plaisir.Te une syllabe. Yos saueis que char humaine deneuist ccst vérité fine fors al humai/îe lignie . se el[es] reuenir veulhc/it à . et s'aic ades les bras tc/ulus por tous à merchi rechiuoir et s'il n'ont de prner voloir. Je supjiosc que « soit » devrait être au ijluricl « Qu'elles soient regardées avec indulgence ». 880 moy à merchi. A JICSUS est iiu/ll frailli 53 et procluii/zs j'. 865. v. qui merchi prie. bo/ité. V. et cjua/it vers vu. 805 . Fils. v. come/d q//e m'aient dcflet.orlcus . 8G3. ado/(t ceux de coy vu. caj. pourrait suppléer « un » devant « si belh ». Il doit y avoir faut supprimer lieu Au On Il manque probablement une '~ syllabe. 850 No. V. qu'en puis ie. ie ne le fai(e) que pardoneir. por ce. C'en serait le premier exemple dan.". me volés me sont de plus en pln. mai/is qua/!t ons ne se da/npne mie.VI. mes cuer bien s'acord[e] mie mal bailhis 875 que merchi ay(e)t. (Jn pourrait peut-être déchifTrer mais alors il manquerait ini ])ie(l. d? « est ». Il faudrait suppléer une syllabe. : beaus ». 895. maintenist[es] se saueis humaine che ne fault mie qu'en viure a mult de péris. VII crcnliiro ir.. vaut mieux 894. NOTHl-.3. v. mains en hu/nblc desier. se ie m'en gramie ? leur mort./ki-: les at pechie aueulleis. v. voult 11 maluais dyable tenjpteir. Il ne vus doit mie anoicr.

vostve amour.s(/re) plaisir . qui est hermite coroneis. et les ferai(e) perseuerer en bonne oeure iusqu(e) en la fin. syllabe. Cheru])in. ains est on à my tout paysi Nos/re Da/hme Chier puis que le par vos en say grant à tos jour vos en remerchie. mais ». fâche chu qu'il at entrepris Amy. « comc il ». en ce monde yreis cy desouz. solo/ic l'humanité . fds. entendeis à moy. et vos. la nouelle qu'aueis oye. ly AnoeLE de parADis. ie commenchie. Chérubin. que trouereis. car faire le debuo/js. amy douls. vos demcur[e]reis aueuc luy. ma 925 chose qui soit à \ostre plaisir. 950 greit. 932. qui est de ciel damme et royne : ' 955 960 965 les lasse folle et dit reproche[s] et laidure. manque deux « 903. ons doit à sa carnalité y estrc ami. qui est sains ho/n(e) de bone vie. qui debo7?nairement à merchi les rechiueraie et e/îtendement leur donraie et volenté de my ameir. sens astargier. 915 car à vos refuseir ne saie Dieu Gabriel. à vos plaisir. Cf. puis que chu est vos voleateit. Combien que moi ayent despiteit créature rapellcir. ensi soit com(e) vos plairat. On pourrait supprimer qui est d'ailleurs inutile pour le sens. vuel».slal)le et débonnaire. n'ai(e) pais long mataient. s'il se retournent tempreme/ît à my. syllabe de trop. 94G.ra|)lie V. douls amis. et. 810-910 paraissent être d'une autre écriture. riens renfuseir ne say mes ang(e)le comanderay 905 Fils. Dame. 944. AfTin que conuertir les fâche. 920 ly co/îtcreis de part mère. se de leur mal repentans sont. Se vus przze que vculhies faire cliu que ditte hastiuement. mens douce et plaine de piteit. Peut-être faudrait-il cuer] mult eslaichier ». c'est drois. por consclhicr et enhorteir le bien et chu qu'il deu(e)ront faire contre les visce deputaire. 935 940 Gabriel Dieu Sire. se ly direis cest[e] nouelh. . sy les vuel à moi 930 Gabriel. parferaie. car ensauchie est et entendue et oye » y Une syllabe de trop. v. cjue V. 900 por contresteir à l'anemis et por les VII vertu meneir. de par my et ma mère belh. fait me et ce 945 Par confesse et contricion Dieu Dame. 1007. V. sens cesseir. A à vos. « vos prz er est mult digne et deuote. vos debonaire raison VII vertu amenrat en plache. car que plus seront longement en fol usage. 898. V. pies valrat. V. i'aie . On pourrait supprimer syllabes. de ce faire vos fait mesage vus yreis al hermite sage. Il manque une . Nos/re DAmME qu{e) al hermite voisent nonchier. et vos. qui as pécheur n'est pas ameir. Gabriel et Chérubin. s(e) à bien soi vuelent conuertir. « Une Il : pour un pied.54 vers MORALITE DES SEPT PECHES MORTELS eaux. de leur méfiais aront pardon. qui à bien les conuertiro/?t. « compléter Il me fait [le ne faut compter V. Yostre grasce leur ferai(e) sentire. : Vos il ly direis que. . A chis preudhon7(e). Une vuelent. probablement (ju^un essai du même copiste. 910 mult eslaichier que vos voy appaissier aus pécheur legirement. Cependant remarquez la fréciuence de la forme «chu» ce n'est et rorlliojj. nos ferons vo. Vos. syllabe de trop. al Hermite Cm DESCEnx li augcle de parADis.

1023. mali^ré la sup])ression du « e » de » corne ». Il manque un aront » ? V. pardon et de leur bie/ifail gucrido/?. 998-9). V. 903. : » ? « apr» effacé devant «paradis ». . 980 CnEiiuniN. se voolho/d et les qui so/d i)Iai/is do t/-rsgra/?t malisoc. por oyr et por bie/i entendre. en terre Velechi ie les amaine. se mort ne m'auance.s veulhies tayre. bien sa voys oye grasce en rend(c) h Dieu de glor. 1005 I quant mon estre sauoir voleis. appuyée sur l'exemple du v. qui noninié so/it morloil poohio. V. plus haut. Anoei. le second seulement à Orgueil. 1016. 98â. v.. ont usé leur vie. car malement est foruoiet qui ou las(se) de diable est loiie. quant des pecbeur il at memore et No. Un adverbe aura été oublié. 978. vos verés ià belhe exen7plaire. ! : 1015 Cm ET fo Mo/îTK Gauuiel en porAnis Chehubin uemeuhs en TrrRE Li 15 Y»] Hermite 1020 J'ai(e) del a/igde gra/it co/ifort que mon orison est ensauchie : . il faut probablement se à « V. de Dieu. 1024. 1035 car se ton estât v. II manque deux syllabes. respont chi à ma parole. V. apros la mort. Un pied de ' ' trop. qui tenir vos puist le croy li diable vus conduist. V. V. V.'. lOOL Le copiste avait d'abord écrit « mamaie »• Il a efTacé « maie » et mis au-dessus « uance ».E.s- oo/dro les Visoo. Le « e » final est au-dessus du précédent c ». Dans la marge de gauche un « nota » d'une écriture et encre dilïérentes semble indiquer que le premier vers de cette réplique s'adressait à Chérubin. ii'i'sl 970 car hom(o) qui oui et est n'o/do/d pro/it . Il faudrait supprimer « la ». à Orgeulh. do/d ot il oo/dossion roohuit absolucion. à el parât premirement.LES VERTUS CONTRE LES VICES de niou (1^/ 55 rio/is et do sa doiulio inero. Or veulh(e) Dieu estre en ni'aidance 1000 Bone gens. 1030 por entreir en dampnacion et en grant miseracion. on la lin. Por cest[e] gens desconsilhie me veulh(e) peneir de rauoier et de remetre en droit sentier. i'aie nu/lt 985 HumiLiTÉ A Orguelh J'en suy tout aprestee. De mon estât qu'à nos amonte ? en doi ge dont re[n]dre à vus compte ? naie voir. Est sur la même ligne que les deux précédents. « dispulasion » doit compter pour 5 syllabes. mains que tous coy v//. Suivant l'usaj^e constant de notre texte (cf. car tons ionr el est aprestee de pr/ier por humanité et por ceulx qui. com(o) ooulx qui chaoo ot rie// no ces mos auons nos on oha/)son. V.s/re Damme en soit lowee. 1007. 1009. qui si es de manier[e] folhe ta co/Klicion. Le signe d'abréviation de n » a été oublié. lù orois la dispulasion car à lo/. Sa bone oeurc onsiowir mal fuir. Certe mult pau de bien saués.s so/i lils to/rsioiir racorde 1)7. do/d plusseur gens so/it entachies por mynoir vie trop humaine.') les perhour dosco/i forte. V. car à ce est iout entale[/!]tee. Or. 1015. Il me disois. en paradis. vos n'en sareis riens 1 HumiLiTÉ Je le demandoie por bien. par vanité de pechie. rétablir le mètre. V. qui a cuer félon. mai/is plaiiu' di> miscricordo. 1019. lire <' Pour ». ont l'ait dos VII \V/tu. 1025 990 et me dis Orguelh a HumiLiTÉ Je vos 995 dirai(e) la passion 1 et le mort. as i)eolu'ur poi/d aiut'ir|t'|. por ly conuertir à son non. 982. 1010 rope/da/is do lour las(piolô. Tout les fait d'Orguelh roputeir veult Humilité on présent. l'ne syllabe de trop. mains qu(/) une pau vus veulhies attain[dre. (y est ce troisième vers de la réplique qui est isolé au lieu du premier. tout prost por disi)utoir. Il manque une syllabe « vous manque deux syllabes. : verbe Faut il corrij^er « El' parlerai » ? 1022.

. maïupu' deux syllabes. pour rétablir le mètre. l'en suy tout fy quant al ame. . Voyez. par ma mis et se ly at ensi bien 1110 : ame en son cors. ie fis après le fruit mcngier leqi«'il Dieu ? vencu ? Voy dont tu viens et où tu se li anemy t'a es 1090 leur estoit deuc(e). castcaux abatre. On pourrait comjiléter V. 1 100. poureté a defmement et se veuls auoir nulle perc. l'Introduction. « deuenras ». 1155 et 11G2. mal <i EiUendez « Je n'ai pas ma pareille pour Il y a un pied de Iroj). Tout clergie fay reuideir. 1051. Ne sui ge Orguelli(e) li despis.')2. (I reuideir 11 » — V. attaquer.56 MORALITE DES SEPT PECHES MORTELS grant profit auoir y porois. trestous parelh(e). Il faudrait suppléer « nulc » devant « cure ». qui. Le co|)iste avait d'abord écrit « à dame » ila alors elïacé le «e'mais oublié deralurerlesigncd'abré: ». 10G9. sont tout d'une perc. 1 sont de soye et de drap pareis et par desus enherminés ? Corne leur fay porteir es teist. V. at vrayeme/it. 1080. Se bie/î y mettois ta pe/isee. V. de la teist iusque as iambe. 1085. 1070 ensi que riens ne costassent. clerc et lay. 1040. s'ourguelh ne fuist de leur cuer preste. lOGG. retrouver en suppléant un « en » devant « abis ». 1065 car nos ià sume seul riche et poure. Il faut i)eut-èlre corriger Cf. on pourrait suppléer « ge » après « fal ». 1055 qui deueras chi après de lymon de terre est formée. Je refais ces tornois tueir. s'asentir ne tu veuls. 1070. V. Introduction les pronoms . ie le te diraie en présent. ains veuls tous aultre sormo/iteir. V. 1045 ? HumiLiTÉ ne sera mie huymais. V.scun se prent Sacies qui. Le copiste a écrit le sigle « chnn »au lieu de chun ». 1065. rimant avec le « luiy mais » du v. amy. ai/îchois qui fuissics départis. 10G3. Il manque un pied. fi ! En 1010 les fouis abis et en grant beubans. combattre. ». ces chevalier fay behovirdeir. II faut supiirimer « et » ou « en ». disoie mai[n]tena77t mon vient tout le monde à dont suy maistrcsse. : << V. et : 1095 Je fai(e) prince[s] et roy combatre. 1050 à quant semblant voelt estrr Adam et Eue. 1075 Ohguelhe de vos Fi de profit n'aie or cure. presl . et que diraie ie après de ces borgois et de ces damme. tu n'es que i sac plains d'ordure. se « V. rien ne sareis. or me dy et de ciui te orguiles tu. V. IIOG. V. le puazit lieu. V. V. Pour rétablir le mètre. La syllabe qui manque doit être « je » après V. Tout ordure a comenchement. 1057 : faire ». à moins que « prestrc » ne se soit prononcé Cf. La syllabe qui manque encore pourrait tu comme Cf. 1091.le « » est évidennnent une faute pour » pair « ». 1100 de my seruir et aleueir. V. : «rcvisder». V. solonc ta nature. Il est possible qu'il faille corriger « près ». foy. corrigerais te ». vSupi)léer « leur » ai)rès « ne ». sa moilhier. dame. là bons ensi ne se parassent. 10. i)roué » et j'interiiréterais le : 10G8. 1056. lOnC). fait sont de vayre ou de gris. Clie des aultre pechie fondement et de tout mal comencheme/jt Ne fis ie Lucifier pechier et 1085 por so/î orguelh(e) tresbuchire. mon escolle. 1080 fay à my et estre seruans. leur cuer fay de grant orguel plai/is. V. ius en infier. et ces borgois cha. Des aultre mal ay fais assés et fai encor chascun iour de mal faire n'ai(e) nulle sereur. ho/ne tuer. et 1060 ces escliuiers ensime/ît. soies en fy. preiste. une n'en osterai(e) . Je pense qu'un mot a été oublié à la fin du vers et que ce mol est « désormais ». « ou bien de gris V. 1084. ensi qu'el[e] fuisse/Jt beist. Le « e » de « ge » ne s'élide pas. Dolans orguelheus. une dame de teil estre estrc . sur ce vers. de rier[e] n'arois tu talent. vlation sur 1' « a ». . » « père . « fay v. en a ensi Dieu bien créé une poure home si qu'il at une roy. V. 1105 En vestur[es] et abis et se tu serat bie/î prouee. 1078. profit. Ce s'a seiroit ccrte gra/îd(e) laydure Par orguel par vainc glore. clerc et caplai/?s : c'est certe par mauais conseilh. 1072-3.

Orguelh Certe. niorir . Je corrige « enlenti » pour rimer avec « gentilh ». si/nple et hunzble deuenrai(e). l'ii/ii- nuls ge/dilli n'est. en inficr yert sai/js rauic . par ee miroir. por m'ame eslachir Si p. 1164. l'escriture. « et » a été oublié entre « « hum- rémission v. Je te dy chi à brief sermon : Ihcsus. à ! Humilité Volc/îtir(c). 114(j-7 sont sur la * « Humilité » eflacé et même devant « m'en ». ne de iour ne seeit on nie/d. « ». par pena/iee el i)ar et eo/d'ession lault l'autre vray|e] conlrieion.7ie(s) à Dieu. qua/ît en la sai/îte crois pe/idit. laysse orguel et l'aneiny pre/is hu/?jilité et fojG r"] et te co/jfesse par m y de ta vie! * 1110 orguelh dor en aua/il lairay. 1133. 1119. On pourrait corriger V. hun7blement. que de trop plus gentieuls ne soye et ensi so/it 1145 my ancisseurs qui ne soient aultre gens plussrnr. ge/!lilli[e] deue/irois : 1165 Dieu en leras son iugetiie/?t. 1180 qui moy garde de la mort ameir[e] et de diable. ente/îtiue à bien faire. . et l(e) 1130 honeur de Dieu arois de ce ne t'estuet point dobteir. car ie say bien qu{e) hunîilité al fait plusscnr estre saueis. et nuys. terre so/d. Il y a néanie» « faut corriger garde » en gard ».ifne teil[e| Ih'orgeulli. observation. bie/i soutïerat mort à definenie/jt. 1156. Entendez: «sans de la réplique a été oublié. 1175. Ce « tous » aura été reporté par erreur au v. et se tesnu)i/. De terre vine/d. 11 comme : le montre 1148. Ce doit être une correction du copiste pour « faulte » qui rimerait avec « autre ». V. et à sa glorieuse mère. Vos m'aueis si bie/î conuerly. 1277-8. en tète du vers.. moins un pied de V. To/z-s ort^nel mal est eïilenli(ue) ? . (ju'e/? i\ue ereature hu/nble. Dieu » V. 1142. clu/. Même « certe » en « s'eirt ». mains teil jîarolle n'oy. la et devenissies debo/înaire. ià n'en mentiraie. li:il. où il remplace peut-être un mot de deux syllabes. Une syllabe de trop. 1155. V.s- 1150 so/it.\ la inatoii[(']. 1180. On peut suppléer v. V. 1125 lors le dyabic t'at tenut ta/it. que la mort souffrit. poure de euer non. qui engigneir veult mon cors. 1128. V. ce ne poroit estre à nuls fuer mais se lu oslois de [on euer. Orison a Nos/re Dame Da/nme mère h ! fo/îtaine de doucheur. l'outrage et le beuba/it. On pourrait suppléer « tous ». 1131. ble V. say(e).srnn et 112 et se tu f*arde[s] à la tin.'. est asseis ge/dilli lioin(e) (|n(/) et d'u/io (misiiio) naluio il roi.u't une roy ne genlilh.CONVIiHSION Or Il I) <)!{(. li puissant. me puist saueir I Or retourne el pe//se si do/it ta pe/îsee 1135 à hie/i faire. |)or c7Tlai/)s. Cependant il faut rapprocher « ententicu(e) : Dieu ». seroit. comenchemcnt 1175 de cest orison. faudrait corriger « seroit V. pli/. 1172. 1120. Le dernier vers remplacé par Orguelh ». mon creatuer. « de I faulce » est d'une lecture ô peu près sûre. Il devant* deuenraie ». Ses bone oeure sont retroucc. mains por riens ne me racord(e)roie. Il <i faudrait suppléer trop. puis qu'il est bons. qui s'e/itente en mal meteroit. Orguelh Orison a Dieu Hahay ie 1 or m'as tu esbahie : de ce que m'e/j vas disa/ît m'en voy tout csm^ruilha/ît. val à déclin. en i)aradis c^rte coronee. V. V. et s'e/is pechie niorteil de vie. Come/d qua/it à serois do/jt laire 1155 en terre reuc/l iront. 57 si ropro/)l ^'ardo . home. « tu » lij^ne. so/it (lo/il lresi)ic'/i apaisict. 1115. (l(o) laiilce . se Dieu leur [ous ioitr serai l()rnie[n]lee. où il il eonie/d l'nni' venir. qu il ». compte pour une syllabe. Je pense que » et « ententiue ». Il manque une syllabe. ne rime pas. ains 1170 que ie te dy voyr. l'ne petit 111') (lo/il naliirc al lait et i l'aiilrc'. 1160 car ly mort vie/d soudai/ienie/d. v.

Le copiste avait il jiuis a effacé syllabe de trop. douche Dame. sens plus attaindre. : (lacs. Confesseir me veulh(e) maintenant 1230 Dame. 1235 He Dame ma mère (y) esteis me trayt à vos à garant racordeis moy à vostve enfant si : vos ! 1200 I et à vos. De vos 1255 1260 V. tenir et aoreir . par maint occyson de pechie. siweis tous iour humilité et fuyés tou/[e] vanité. com(e) del enfant. deux svllabes. V. que de luy aie vray pardon et de mes mais remission. . qui est vus ciel. mains que fachies co/7fession des mal qu{i) aueis fait en vus vie. liens). le ! fils. 1190 de Dieu et de Sainte Marie. Une syllabe de trop « las » il faut lire V. puis qu{i) yssir voleis de miseir[e] et de laiche de dyable félon. Il faut évidennnent corriger soys » que porte le texte. Car l'en suy vraie repentan. d'or en auant . veulhies à : mon 1 père. « » au lieu . V. par deuocion. si m'en soy[es] reconfortans et grant penance m'en do/ineis. je compterais et « ay(e) ». 1191. Aiies vos cuer douls et pieu. dema/îdeir absolucion. 1189-1190 ne riment i)as. syllabe de trop. car Dieu le vos mande par my et. Une labes. V. en despit del anemi. qui plains est de miséricorde. « Il faut corriger « pecheres le » en en « pecheris ». ou « ce ». 12:^2. 1187. De tous pechie morteil suy plaine oncque ie n'euch ne cuer ne vaine. à cuy ie me trayt à garant. sa douche mère. 1185 ! Orguelh le lowe Dieu. croyr[e]. 1221. bien vos doy reclameir.et serueis Dieu. et serueis tous iour Nos/re Dame. i'ai(e) trop mespris à li Chi se conFESSE Orguel al Hermite entendre ie me confesse à Dieu le père (et) a sa benoit[e] chire mère. d'abord écrit repentance. de bons cuer. l'il. On peut fondre « si est » en une syllabe = « s'est » ou com])ter « coni(e) » pour un pied. Si est à vos me de il my trayt à gara/ît. par grant repentance de ce ne soiies en dobtance. mon creatuer. à tous les sains de paradis Sire. se/7S 1250 1215 Li Filhe. c'est Tout dit » en deux mots dans un synonyme de « toujours.'). prendcis l(y) habis d(e) humilité et fuieis toutdit vanité ensi de Dieu areis l'amour . 1247. « ie V. I Hermite I Dieu en pechie soit aoreit ie 1220 1225 vos absoub. m'en donneis vray(e) repe/itance de mes pechie et de mes mal. corne pecheres. et osteis moy de ma soulhour car i'ai(e) des ciel la voy oye. . par coy m'ame ne soit perie à dairains iour de iugement et mise en eterneil torment d'infler aueuc les anemis 1 1205 Ly AnocLE DE parADis : Sachies por voir que Ihesucrist. Dame. 52. 1238. Douche Dame. et de péril de dampnacion me 1195 veulh(e) osteir. V. Dame. « ie en » deux sylsoj'cz de « 1252. V. ie vos en prie. 2 syllabes. cris. fait[es] bie/î et ie le vos lowe. une syllabe. quant at meffait à son père à garan s'en va à sa mère. V. Par my est mult de gens perie et mainte arme à dampnacion. 1250. En en ». » « le manus- 1251. aie praer[e] bien s'acorde 1210 de ce que i'ai(e) Dieu corochie. 1240 . 1245 de Marie. 1249). si l'on tient compte comme à l'ordinaire de la diérèse dans « dampnacion » (cf. Dame. moy : roy des glorieux. : de mes mal. ».58 des MORALITE DES SEPT PECHES MORTELS temptacion l'anemy m' osteis. On peut compter vraie ». ay volentir(e) menty. fors que penseir mal et félonie. V. à cuy ie me suy adonnée et de tous visce[s] aornee par le conseil del anemy. V. ie vos en pr/ie car i'en aye tant nuyt et iour. tous iour. : On Une « restaurerait mètre supprimant que V. car merchi at qui merchi crye. dépit des apparences.

ITÉ. 1277.'iOd. se Dieu t'auoie Enuie a Carité Certe. qne i'ai(e) dure. 1311. à ce qui suy descoloree. Cf. « : ton mal. note. 2 syllabes. por disputcir contre Envie. Dieu donne ses bien où il veult. et « miesnient ». « lambordier » m'est inconnu.50.r. v. aulcu/(e foy. Qu(/) arse soit cl 1320 1325 et enbrasee d'infier ! 1 1285 si serat el ou feu Tu as le cuer plus dur qu(/) achier. soiies en orisoii 1265 . . dire voroyc i(e) ewist l'une de mes oyelh creueit mon voisi/is fust aueulgleit. ie ne le voy point escondir. v. eest hahis droil chi vesleis. v. V. « miesnient » est pour « niies[nielment ». se ie sauoie . Une syllabe de trop. (". Entre my et Humilité en alons par compa/ignie co/uu'rtie i\ ly m'at si bien que iamais ne le veulh laissier. tu pleur[e]s. quz vos greuast. V.i03). tant qu'el[e] serat conuertie de ce faire. mai/fs soue/(l en voy mesdisant fait . 1310 1275 Carité paroLE a Envie Je fo 1(5 1 : 1315 esleueir et cnsauchier. sinon trois (cf. vos mcire. auoir luy fay mauais rcnon et bien voraie. 1291. ne le saries huy ne demain. par sa bo/ité. I por mies de luy estre vengie Li ANceLE DE terre Carité Es-tu do/it chi dolant. v. Il ne te fault d'iniure point. s'il s'en duelt : dy moy ton non. Orguel en HumiLiTÉ auoir une petit de et il dammaige une gra/ît damainge ewist . qui as aultre poi/ît accordeir ne te veuls. gra/it (loeul et j^ra/ft a/nuiy m'en et se le oys de luy mesdier. bien sen}ble[s] estre feme mal[e] o par sa paine et por son labeur. et se valoir ame/)risa/il. ne te laisse nuls bien auoir. 1330 1290 Quant les aultre cliante/ît. vKSTiT Ohctel DE HABIS ni-: IIl'/. V. de cuer cntentieu(e). Le que » a la valeur de qui ». 1321. Bien poés sauoir de certains. i. 1. quant ton voisins hes Se Dieu veult i proidome aidier. ains veult tout tourbleir et mouoir. On complcterail le vers en intercalant « nos » alons ». 367 « oyeulh) : une de oyelh e » » « ie ». mais fausseté. V. I Vechy Carité. ce n'est point une injure « » n'a qu'une qu'on ». en richesse et en grant honeur.307. 410. mal feu et mal[e] flame farde si feront il prochainnement. ly année filhe d'Orguelh. « après deux. ! 1280 ! trop fauls est teil cuer. v. Enuie ? grant landîordicr et papelarde.m SI-: Jamais ne fait[os] niavinislcM voisins en ])rosprritc qui ses bien vie/il A sou liait. 1314. même en ne comptant « ententieu » que pour trois. Même ajirès élision de si « !'« syllabe de trop. Entendez t'a faite. por torde lai/?ge enucnimee. qne ie suy Enuie appellee. De mt'ine « mcismenl » au v. 1295 Soue/it. 1271. Il est difTicile de le mettre en rapport avec « lambourde ». yoj le feraie ou non de Dieu tu qui as le vis si palle. por rosleir les temptacion Dieu soit vos cors coma/uleit il l Par nuduaise delraction. 11. s'aucuns propfit y auies. 418. que ton cuer point. Amen le ! li sai/îte Trinité et tout le sien perde pewist. il reste v. 131(). Il manque à la fin un adverbe en « ment » de « laidement » ? trois syllabes v. l. « ewist en aau moins 1322. On pourrait ajouter « et » au commencement _ : du vers. : Dame. v.iIl. « ewist ». en 1300 mon coraige. car syllabe (et. V. v.iiAHiTi: i\iii ivr i:Nvir: lMies[nu']mc/il nio/i et ([ua/il i'aie 59 regardé et vos at fîardé corset arme. car de son mal lye seroie 1305 1270 que et dont. vos le saries mains. Une syllabe de trop. qui souent ay dont ie me doeul. mains tout discordeir en tout lieu et en tou/[es] heur[e]s. .

138r>. faut probablement corriger ! re- quest[e] pres[te] i>. Si pr/ie 1365 Enficr as en ce siècle cy et si Tarasse en l'autre ossy. . 2419. salaire. car enuie veulh à confession faire tous iour déguerpir venir. mains foy. probablement « me » « casties » en a trois. le laisse y entreront. aullre ne les ont corochie. tout sens mentir. 1370 et à tout[e] la Tiinité qui et m'ame me en saueté. voraie enuie déguerpir et prende carité en foy. mains cuer enuieux moras. trist[e] serai(e) de son torment et lye de son auanchement cnsi poraie à Dieu venir. » V. 1360 Très douce pucelle Marie 1395 bien sai(e) qui en vos se marie et de bo/îs cuer vos grasce quirt. pardone tout folie soit 1340 dont et i'aie useit tout[e] ma vie. de duel moroit. 1400 Dame. « je cesse de cheminer dans le haine et de me souiller d'envie en ce qui » = que. Je ne crois pas cju'il faille attribuer à 1'* e » de « saie ».60 cnsi n'as se les MORALITE DES SEPT PECHES MORTELS oncque le cuer lie. V. Dans la marge. V. bien vos aye entendus. : . 1339. 1 V. quant de cestuy départiras. 1377.s ardamment. qnz tozzsiour esteis près à ceuls qui de bons cuer vos quirent. Le « c » de « vostre » ne semble pas s'élider. Dame douce. Le sens est la : marais de monde V. : 1393. de vraie desir(e). et à sa douce chire mère qu'zl me garde de mort ameire. qui doit être « par devant « carité ». c'est vérité envieux at cuer confundut. 1381. ià n'y entrerai. V. 1335 Dieu. Je pense c[u'il manque un mot. 1338. 1382. V. por ce. qui tous nos créât. 1388. v. On pourrait suppléer « as » devant « tous iour » ou lire « tous les jours ». 1375 penitance i'ai(e) fait des pechie dont errance. le vos rcquier. Or ne sai(e) mais que ie doy(e) faire. ma douce Dame. Por là Dame. Cf. amour et carité et se nient ira. V. dame. V. : que par l'envie. 1024. 139G et ])assim). vers Notre Dame. 1402. Il manque une syllabe. tresbons louire en acquirent. Nient » a ici une syllabe comme au v. la valeur d'une syllabe (cf. Il manque une syllabe. le ne double le mort nient. car se cuer enuieux entroit en paradis. : Il ». Codefroy. se le Dame de paradis ne me ce. J'hésite à compter labes. (ie) vus dy salus 1 1385 1350 qnz en le palus de hayme auoie et d'enuie me soit en ce monde soulhie. por les grant bien qu'il veiroit et. 1380 1345 tant tiens ie moins de fondement en moy que i'aie carité. 1399-1400. trois syllouire » = . Enuie Dame. ou règne de poradis. pour indiquer que l'acteur se tourne vers un autre personnage. 13r)6. ense/îgnies à my que ie fâche. suy fis. Le « e » muet devoir former syllabe ici. par enuie qui m'at gouerneit. racord à Ihesucrist. Mon proisme amerai(e) co/nme moy. par xostre grasce. V. 1390 Que le vostre ensengnement amanne toust aligement I 1355 ie ne saie voir que l'en dye d'or en auant. <i V. » v. même signe qu'au v. ie ià Quant ie pense pln. Enuie Est che à certc[s] ou à gas. Le seul moyen de rétablir le : mètre est de l'a changer tous les pluriels en singulier : « se l'autre ne V. si voirement qu'el enfantât Ihesucrist. Je séparerais plutôt « ie » de « en ». ici. « soit » est pour « soie ». 1334. ou merchi cryer ou me taire. louire » pour « » du pluriel. De vos dys suyge esbahie . Le sens devient alors plus clair je trouve plus de soutien en moi i)ar la charité . Carité Non. même en ajoutant 1' « s loyer. qu'il me doinst vraie repentance et de mes pechie aligance. qui vos caslies et de morir nie nianechies. de «envie» ne semble pas corochie ». 1345. vos ly donneis ce qu'il requiert et il parmainte en sa request. Le sens est Est-ce pour de bon ou par plaisanterie que vous me tancez. v°<i Gab. car i'aie oyu dire soucnt que enuie ne mora ià.

Il manque une syllabe. V. le li une à fait droit. que i'aie fait anchie/nieme/it mai/ît(e) mal à mo/ide et maint(e) forment. A/ir. Un vers a dû être oublié. 1449.n uo/it ENSEnjni. Pour eonipléter le vers. qui les cheuiaux délire ? laie esté plai/is icur eiivieu[se]. désigne * ire ». V. amai/ie co/ilre (laz/nne met lois emiie ions et puis se pre/uleis earité Enuie Je lowe la sai/ile de la voy que i[e] Triiiilé qui tous iour est en gra/it martir[c]. Allois en à co/ffossion lus I De que pascie/ice oyes la voy. 14().'» or fail[es] silence ! mes mal. poies sauoir que i'ai(e) nom Irre. anchois vos vorai(e) lueir Cm EST ABSOULCE. 1408. Il manque une syllabe. à moins final de » chaitive » ne s'élide point. 1448.i Carilé m'en voys. por ly. * .<'M-: Di: ivj/adis Li AimeiAi en tehre 1430 Ire. 1425 Enuie co/iuerTiE en Carité Chi se vesti Enuie. l-4. Il manque une syllabe et que le « e » même : probablc- inent deux. dy moy ta vie sens celcir 1 1445 et de tos pechie entaehie. lui.i:.s iour al esté. V. ie et ciipolrcis pur my p(//clun Aueuec(i(//() I. V. Luc syllabe manque. Il reste neuf syllabes.3. 1 11. Entendez c'est vrainialbeur v. en nom de Dieu. V. i)ar exemple. s'en Ihke demande absolucion. : . (et) à tort li autre . danniie Pascience Sire p/'oi(lom(c). f°17ro. 1460 puis ensemble les fai(e) combatre. i(e) à 10 sai/is p/aiclonio. V. Cest habit vos coulent vestir(e) ie le vos charge en penita/îce. D'ailleurs 1449. Le texte est éxidemmcnt fautif. là lus. car 1449 ne rime pas. Mult aueis or cuer hardy et oultrageu et forsené. Il faudrait alors supprimer V tous iour ». car d'h()m[i|(i(le est enlachie 1435 lllU ! et de vengir(e) ses lou. Dame. il serait nécessaire d'ajouter l'artiele devant « cuer ». le fy.3. tou. qui at gra/it puissance. par enuie morteil. Li Hermite ! soieis Dieu vos en fâche vray pardon d[es]ors mais caritable 1420 et aies vos pe/îsee estaubles de earité tous iour siwir. 1450 car par ce que ie me délire.') s'i. ce qui est peu probable. à moins que < aie » ne compte pour deux. I 1440 Cm . mal réparée v. rimerait avec entaehie ». de cuer ententieu. de cest espee que l'aie ycy. ! par le copiste. Dieu vos benic PASciEncE A Ire Volentire ! me co/î fesse. ai(e) oyu là les veireis vos disputeir et malice reputeir. 14. « ly » ment pour elle pitié et 141.s Du à tu.] . v.Ie (le SE co/iFESSE Enuie : Or I parleis. Li douls roy.Nc:i-: Er iiŒ 61 soiuoiirris ma cliaitiur amc ! Cm 1 10. Mar fut el|e] de mère née. La rime Le texte porte montre que c'est là une interversion fautive du copiste. 1401. 141(3. qui. Dola/it en suy et eorochie. «lye » (joyeux). veyr le poés et à vos oyel. et d'anuy haineuse pau qui tu ne les deschire. vos meire à Dieu vos commande en vos bienfait me recomande ! I I et plusseur en désespérance aie cheioir se/îs dobta/ice.'}8. Mai/it(e) mal ay fait et fay souc/it ie fay plusseur vilainneme/it Dieu et ses Sai/îs malgrier feme fai(e) maldire et nieller. m Ou tu » = entends-tu. do/)t c'est. ce qui indique une erreur. même après la su[)prcssion de 1' « e » de « vengir(e) ». : <• Abel son freire ». pilé et duel (|u'd est ensime/it forsannec.i>Ar[i. 1455 Caym(e) tueir so/i frcire Abel. V.34. 1450 et 1451 sont tous trois sur la même ligne. Il manque un mot. 1455.

1024. mère de Dieu. aueis fait en tou/[e] \us vie. 14()9. bien certainnement. Vos et yreis à confession rechiuereis penita/zce se 1495 des mal que. Notre Dame. 1505 q(u/) à aultruy doi(e) tout pardonneir. Cette phrase n'tst pas très bien amenée. Dame. Irre. come 1515 1520 s'il il se sent dont point esmouoir. qu{i) ont fait les aultre chi deua/7t. 1525 ensi porat tout pardoneir. V. par le vertus de pascience . se pardon ie veulh inpetreir. » . foulz est qui ne vos croit. quant Dieu pardonnât sa mort me conscience me remort qui mies Irre d'or . 1490. 1522. « dont le cœur est ardent de V. bien saueis sermoneir. à vos. 11 doit y avoir une syllabe de trop (proba-blcment le mot « troj) »). car raison point les beist[es] n'ont. 1535 V. pour indiquer que c Irre » se tourne vers un autre personnage. 1482. machinne. On retrouverait la syllabe qui manque en lisant « à envis ». si pr/ie à Dieu quz le m'otroiet et qu'il me met en bone voie. 1510 Or le me dit[es] maintenant 1475 et volentir(e) l'escuteraie. Ce vers est jjrécédé dans la marge du même signe « nota » qu'au v. mains iamais ne me accorderoic 1490 Voilhisme à vos(/re) et fils racordeir 15. 17. l-311e s'applique à ceux qui tombent dans le péché de colère. mudrit. v. pas. Irre me fesist estre en paix. Le sens est i> : façon ». PASCIEnCE Entens doncq(ue) ce que te diraie li hom(e) qui vit solonc nature doit auoir manire et mesure et estre ensi pitieux et douls et pascicns enuers trestus. irre et tristour. mains li hom(e) doit raison auoir : croy et pense. : 1480 Trop pins sont beist qu{i) aultre ne sont. douche. I anchois pasciens deuenrois et tout à aultruy pardonrois et 1500 Dieu ensi te pardon roit. 1485 doit à raison recourier et luy à son conseil tenir. V. 1485. de tous bien plantiueuse. fondre « me avec le verbe. 14G7. V. Une syllabe de trop. eoinpler pour deux pieds. Irre que l'escriture point ne ment. et se vousisse[s] ensi bien car n'oych parole oncque mais. mes pechie tout pardonneir I et rosteir de daujpnacion Li AnceLE de parADis Pascieuce tu pensois toudis fermement à ion creatuer. me permeth et. Dame. au lieu de ne pas compter le « c » de « accorderoic » (cf. car ie sai(e). ma et parole entendre et oyr dedens ton cuer retenir. 3 syllabes). On pourrait. 1528. plaine de grasce. de lire : « La meilleure façon de corriger Queil nialfej nature at ychi. Tout pardon/iraie mult enuis. V. tout encline. par coy mes cuer puis estre en ioie et ensainte de penitance des pechie que i'ai(e) fait en enfance et que faie encor(e) chascun iour ensi ie . à nulluy n'arois discors. car m'ewiste il or costé une grant partie de mien. V. V. car bien dist. 1519. vos/re grasce de pechie l'ost. ici. On : V. vous. Or aueis ma nature oy. » La phrase ne tinil le vers serait pourrait aussi lire « que ».62 MORALITE DES SEPT PECHES MORTELS qui de leur mains se sont tueit. 1465 coment por toy souffryt doleur et coment pardonna sa mort. quz de vos s'atost.30 que tout pardoneir ensi doye à celuy qui m'arat meffait ou soit en parole ou en fait. par désespérance. 1494. iraie en paradis tout droit. « j)oint » a une valeur positive « en quelque 1 V. à contrecœur. Irre 1470 Dame. parce que « beist » doit. 171. demanderaye. par desespoir. douche amoreuse. enauant layraie et tout mataient pardonraie. d'après 1483. cuer as forsené. PASCIEnCE Queil mal nature at ychi bien semble. pendus et estrangleit.

correction « ])[e|recliier » semble imposée l)ar le sens. indiquant que l'acteiu se tourne vers un autre. Oncqu^ ie n'euch de nul(le) bien lyece. « oyeusseuse » send)le ne compter que pour trois syllabes. car trop me plaist à estre oyeseusse. il y a une syllabe de trop. le n'ai(e) ai/!S ai(e) ! cure d'oyr sermon. Devant ce vers. ie le vos diroie enpresent. A boue oeure ne à bie/j faire. V. la diérèse dans « pascience ». D'après It. La . V. lô 15 eu suy vraie rei)enta/is. i)assé courroucé. se ie . On i)eul lire aussi « que ». tout[e] m'entencion : 1590 Irre co/iuerTiE en PASciEncE Sire. connue à l'ordinaire. 1024. Hermite . (|(// PoURUEAnCHE Che soit ou nom de Sainte Espire Feme. Je vous absouls. mais p[e]rechier vculli et sommeilhier. Cm EST ABSOUBS. 1573. c'est-à-dire. aueiieq(i/(') luy el laisir Irislece. qu{i) à vus ne puy parleir dont bien poés sauoir de cleir 1580 que ie suy appellec Pereche que por mâtine ne por messe n'ai(e) cure. 1591. ou en écrivant « or[es] ». part. ou nom de Dieu tous iour ayes cuer ente/îtieu à Pascie/jce et si prendeis son liabit. v. 1548. 15(J3. et à 1595 . 11 manfjue probablement une syllabe. Une syllabe de trop. 1581. ne puis certe mon cuer attraire. « oyu » pour « cyu » eu. on serait plutôt tenté de lire « coroché ». le même « nota » qu'au v.\ Daine at \iis voy oyc ! A/JOCLE EN TERRE ! soiios pasi'ic/is et soulïra/is. s'ay esteil en desesprra/ice. dis 1 Daullruy si ai(e) pris losl lenr ve/?ga/!cc. 1598. (le ino/j 1570 Aly le voirai co/mertir. IJoiic J'eus or esvoiliiie lUKE Lowé cMi suit k' roy i)uissa/iL ! vos tuer à oyr l'oruea/iebe et melleis en vos souena/felie les nu)ls que vus oreis de ly. Si l'on observe. aye useit mon le/nps. Oa i^ourrait supprimer <| ie ». qui est niche et plai/îc d'oyseusse. mais alors plus de rime et le vers précédent semble complet. ie Chi se vest et s'en vo/iT Puis à Dieu vos coma/uleraie mult volentir(e) \ous iuur feraie tout ce qui m'aueis conseilhie. Li * . « Corochc » coros » (courrouxj. 1543. foy que ie doy(e) Saint Martin. que \us porlereis. en intercalant « vos » : = = après « or ». dans le cas présent. oyr. fO 17 yOj por niy qui Dieu ni'adreche et me doi/îst vrai(e) pardon parfait. V. V. vers « Paresse ». v. ou nom de Dieu. V. 1587. 1564. Ahsoleme de cest meffait.CONVERSION X(). le saroie. ne m'en puis oncque cesseir à bien faire suy endormie. 1560 : en estre oyeusseusse nuyt et iour faire ne veulhe autre labeur. 1541. V.s7re U'iUi: 63 \. I mains à mal dire et mal penseir. On rétablirait le mètre. à vos 1510 ay oyu corodic. le vos comande à Sai/ïte Espire 1555 qua/it ly aultre vo/it à mosticr. 1581. de même aux vers 151)9 et 1005. . Il v. eiier. ie : m'en volrai(e) vestire. plains de malisce et de tristece. mal faire esuoilhie. en petit.nnellieusse. faudrait rayer « ie » i)our rétablir le mètre. V. car trop vole/itir(e) 1575 Pereche 1550 ne so/nmelhoie. ne malin. Pascie/K-e inoy at eo/iucrtie (l[es|or mais veulh uzeir ma vie inalenie/it : moy Ion nom et ne me/it mie. car talent n'ai(e) de Dieu seruir 1585 ne de ses parole[s] oyr. « V. EIl>[e] disputerai droit elii : 1565 Cm Siro.sens. V. qui si es endormie. mais le mètre en est (rouillé. ie sen mon cuer si pesannue/it lasque. io iiu' SK coni'EssE co/i l'esse Yrre co/Jtrc Pereelie le so/. ne soir. ie vos en prie Pr/ies I Dame. Sans doute deux syllabes de trop. * A été ajouté à gauche de « Li hermite ». 1554 ne rime avec aucun autre vers.

1637. . De même au « « « V. usurier. « Adnieteur » qui n'est pas dans Godefroy ni dans Tobler. ainsi qu'il l'est dans Ta présente transcri])tion. v. Une syllabe de troj). auoir en vers Dieu aligance de mes pechie e\ de mes visce et de glore auoir les dclisce. (S6. pereche et oyseusse laisseraie ensi poraie mo/iteir es ciel.G4 MORALITE DES SEPT PECHES MORTELS PoURUEAnciIE Perechc. car il ne fu oncque nuls iour 1635 ou monde. v. quant en terre daingna descendre et en \us. 1613. plai/jne est aua/?t de la vilhe. il car deuinent tcmiiieur. me paraît sûre. Ai/îsi porois deseruir 1640 grant où tu atens doleur. 1638 '. En Cf. « temps 1646. 1647. tant » en Une syllabe de trop. Mai/îs cil qui veult bie/î Dieu scruir. et plus 1625 Qui plus en veuU en prent. certe l'en aroie le pies. por ses amis à luy retraire. qu(/) à mon ame ne soit contraire encontre l'ancmy félon i'ai(e) deseruit danîpnacion. veult Dieu meruelh[e] faire. Voyez vers précédent. 1679. uzurier et adnieteur. intercalant tu » après « porois » on réta».js dobteir. 1615 hoHi(e) por laboreir. V. La rinu' indi(|ue cju'il faut lire 1660. 1647. plus s'en repe/ît. . cieux ». par oyeseuse niai/îtenir. <• devant « heure. « AUfranzùsisches Wôiierbuch ». car ie g'ysseraie de pleur. Orison qui est ir. à Dieu scruir. qui plus en at. il y a un « a » suivi d'un doulde trait vertical. char humaine prendre et por ce prist il char en vos que nuls n'amat tant que vos. qu'zl n'cwist doleur. 1640. se de my vos n'aueis pité. Pereciie Dame. prompt. qui nostve premir(e) pcre fist. autant » pour la i^rosodie. sc. por vos. Le texte semble porter « trruuieur ». voy 1645 . V. v. Li aucu/js vendent ce qu'il ont. Por ce. Il manque probablement farlicle devant V. bie/ï autre[s] encor pies en font. N'est hon?ni(e) digne de maingier pai/is. Volés vos doint qui ie m'ochie por oeureir ? se seiroit follie : 1665 1630 qua/jt la pomme mainga et prist. l'ne syllabe de trop. vos me si dil[es] meruelh. blit le mètre. auquel correspond dans la marge de gauche un « b » précédé » et V. trop (y) es accidieusse à dormir et à riposeir et trop gra/jt repous. 16G0 mai/is ce n'est poi/it tout euangielh. mais la correction « termiieur » v. fr. pereche et oyeseuse doit fuir et à 1610 que vérité m'aueis maintena/it racompté et porueance en moy araie. Dame. misericors et débonnaire. li PerECHE 1605 Dame. V. 1617-8. 1620 le te low(e) dont. 1609. Damme. 1670 quant m(on) ame de cors partirat. Devant ce vers qui occupe là |)artie droite de la ligne. « 1618. voilhîesme conforteir et pereche de mon cors rosteir. 2 syllabes. » ne » esl dans la marge avec signe de renvoi.. Si pr/ie à Dieu. De même au V.ult pieus. 2 syllabes.i)reuderois agile. . 1670. fait car tout ensi que ly oyseaulz par nature est est fait li por voleir. qui ne labeur et soyr et main. doit avoir le môme sens. Proueit seroit par malt de f^c/is qui. quont par terre ou monde vient. por coy puis[se]. V. quant 1655 . por ton profit. « igniaux ». cuiyncraie». pereche et oyseuse laiserois et à bie/î faire te pre/iderois 1600 et maiement ioie. est de visée nourisseme/U. 1675 = d'un signe semblable et qui sert à indiquer que l'ordre de ces vers doit èlre transposé. que par vos/re déserte nos aueis restoreit la pierte. PORUEAnCE Se bien tu pe/îsois à mes dis et à la paine qui sostient Dieu. qui oyeseuse aies en despit et à bien oeureir si t'csuoilhc. que deux syllabes. labeureiir estre igniaux. 1650 Chi n'est mie hon7m(e) qui ne labeur[e]. Il serait bon de corriger v. il en at ten?ps et heure. Dame. par coy auiens mort deseruie vos nos aueis re[n]dus la vie. à moins que « laiserois » n'ait v. bien ewieree soit l'heurfe] que vos fustfes] née. se laisent en pechie cheiir. autre forme de « isnel ». Douce Dame de grant bonté. par porueance. « termoieur ».

lire « Il faudrait suppléer «et » Une assassier n'est pas dans si (ie) » et peut-être cssalcier ». 1686. rai(e) tout ce qu(e) ons puit souhaidier 1735 et si li Hermite : ne puis ascassier cuer. bois et preis. PerECHE conuerTiE en Porubahce Chi se vest et puis en vonT ENSEmBLE. qui oncque iour ne suy lassée de assembleir argent et ore. 5 . HeRMITE : Largeciie poure et mate par co/i fesse. Un pied de trop. et mes bleid por renouelleir. ie sai(e) ou bien mon argent presteir 1705 . Il manque un mot à la rime. 1700 cheuauls. si dammaig[e]. leur hantiese mult pou me I rcgehisscis » confessez. bien poes sauoir qu(0 Auarisce 1695 fereis almone Li et droiture. 17. por mettre dedens mon tresore. ai(e) vescu tous iour en accide. gens. = V. La forme l'Altfranzôsisches Worlerbuch de To* = « faudrait lire : bler. Pour rétablir le mètre. qu'il ne veulh auoir plus. qui inult est plai/jc de malisce et de tous pcchie cnvolepec. Aies en Dieu tous iour fiance vesteis vos et puis s'en aleis. Dieu \ostrc pr/icr oy al. 1720 vos dy. vendre tondis mes bleid à teirme mains ce n'est mie par que bien n'en suy assegureis et que gaingnier ne doye asseis : 1740 . 1678. couenoit entendre maintenant à compteir deniers. ne me aie esté d'aultruy fis r"] Destourbet ai(e) le por ce que l'aie estfél trop niche et trop endormie à bie/i faire. V. ic mes deniers de ce gourle yci. D(e) almone faire n'ai(e) talent. mon vos donc absolucion. Dont.CONFESSION d'avarice Li Aiic. * V. syllabe de trop. V. 1725 Hermite De et bleid ai(e) tout plains mes greniers et de vins tous plains mes celeir 1730 Trop lonc temps aueis mis vos cure en trop grande oy(e)seuse ensiwir. (pii at c'st[é| 1680 \oslrc aduocalc. car poure gens oncque ii(e) . 1742. car. que dit i'ai(e) chi encontrec. Douls sire. Chi le absout le mes lardir plains de backon. exaucer. 173G. se vus veulh[e] plaire de moy absore et couseilhier. por gaingnier et sus et ius. (lua/Jt si plai/ir al ostcit de pe-recho. mai/?s vingne.s aduenant et soiies suer à Porueance.34. por mon arme à Dieu adrcscier. Prendeis habis plu. suy par mon droit nom appellee. il main[lcl vingne[s] et bois et preis ». car par oy(e)seuse l'ay tuée de iout pechic envolupee vie rof^ehie ma à Dieu Feme. Sire ! Dieu vos en sache greit 1 ne là iour ne les ameraie ensi le ferai(e) volentier. n^^li^t^ Asseis ai(c) et chappons. aineiro. Sorucis Non/ic Daninie en Lieche. V. : n'en feroie riens aultrement. sens plus attendre 1685 Auarisce S'il . 1715. mains compteir me fault. il 1715 PprECIIE SOY CO/JFESSE AL Sire.fLK i)i: fif) p</rAnis Li A/iceLE iîn teuue 1710 . par le dyable qui m'agresse. Dieu s<Tuice. V. se le cuer n'aueis trop niche. 1690 ie le te diroi(e) vole/?tire . rai(e) de mo/i ame fait homecide. mai/js puis que Dieu veult consentir que vos n'aies dampnacion. i\ui est (lelois sa domlu' Regehisscis vos vit* Bone nicrc. 1 moy ton non. 1745 amay plaist. aie esté en tout mo/i eage lie . robe[s] et drap foreis. nom de Dieu le tou^ puissant. nos est mcstier que vos vus veulliies taire cy Largecc ie facli cy venir por disputeir co/ilre Auarisce. Car.

méfiait n'est ains rendus. 1760 par l'anione qa(z) ons met es mens aus poure[s] est pecliie estie/it. car me semble. 1825 qui m'at dechuys par auarisce. » le vers fût régulier. Il faut lire c t'arme » pour 1808. ton ame condampneir ou feu d'infier piesme et puant. << faudrait lire : pas élider r« e ame ». V. quant la mort te fera fineir. à ore et argent assenibleir. à Dieu trop desplaist ce que tu as niaintena/Jt dit. V. 1772. vos pr/ie merchi eschacies l(y) anemy de cy. qui riens n'aqu/iert niult est chaitis. aleir en paradis tout droit. ie le t'afy. 1770 Or met dont ton entencion . l'ne syllabe de iVoi). ! . solonc mon se/îs. visce. 1817. riens n'aras qu{i) on maluais linceul. 1754. premirement rendre volray. « sereis » le « . Mains se bien créés à mes dis et se toy estasse à tous dis d'auarisce et de conuoitiese 1805 largece fuist en toy mise et d(e) almone faire as poure gens. 1787. ainsi te dy vrayme/it. en III et ton auoir et ty. se leur do/niois de ton auoir. V. Il manque une syllabe. Il manque une syllabe. y a une syllabe de trop. pour » V. faudrait suppléer « vos le mètre. ainsi ie te Pour que le vers fûl corrccl. : Auarisce Auarisce Dame. l'escriture dist. c'est tout cleir. Qua[n]t de siècle te partiras. 1790 Tes hoirs et tes enfans l' auoir volro/it en leur partie auoir ne ià almone n'en feront ne pater noster ne diront mai/is ainsi chascun maldirat 1795 celuy qui tant en assemblât et li vers maingero/it li cors. que tu n'en poras reporteir. Mains tout ce que d'aultruy ay. car il coulent ou rendre ou pendre. riens ne porteras de te porte car quant ton cors yst(e)ra de seul. 17()1. V. tu porois. si on il élide le « i » de « « qui ». 1802. N'aie poure gens en despis . je ». 1765 Car certe quant te seras mort. por certain(e)s ie me dobteroie que mes cusins et mes enfans ne fuissent poure et me/îdians. se tu veuls ons partirat. vus esteis cclh « le suy a/ïcelh qui disist[es] de Dieu » por ce estes vus digne ie : : 1 . teil 1815 doye croire vos dis 1775 q{ui) oncque mais n'oy sermon. V. V. ie te dy. Mains tou^ premire il conuenroit. V. 1755 Come ensi comme li feu par ly awe est estaint souent. se n'asaimbloie. V. bien as mis ion arme en maluais las(se). quant li ame en serat hors et diable l'ame enporterat en sa part auoir le volrat 1800 ensi sereis deportie et ton arme à grant tourment bailhie. tout le pieur de ta maison.66 MORALITE DES SEPT PECHES MORTELS Largeche Auarisce. Voilhies m(on) arme rosteir de [f° 18 v° Douce Damme. . Une » Pour que de Il syllabe de trop. il faudrait ne « V. Orison : Damme. 1810 se tu auois del autruy. Tu ferois do/?t grant sauoir. 1774. 1798. et large as se li 1820 1780 quant de siècle moy partiraie. que tu le rendist[es] à luy. Il manque peut-ûtre un » devant mètre. vos m(oy) aués Dame. Largeche Qui as tu dit dotant hahay Certe or y esteis trop meschant. 1758. 1801. Lisez « t'arme. V. . que ie fait entendre ce n'y e[s]t pais maintenant : tout maintenant cel[e] lychon. I^e nianuseril porte Il nyett en un mot. dy vrayenient ». qui as plus chier les tiens enfans 1785 que tu n'aie l'ame de ty c'est grant follie. 1750 qui ons doit poure gens ameir et faire ensi alnione à eulx. car pardonneis n'est pechie nuls. Il manque une syllabe. Tout auarisce veulh fuyr poure deuenir.

Mals^ré les deux « e » déjà supprimés. . 1878. il reste encore une syllabe de trop. rai(e) pechie par symonie. 1830 Danio. 1855 Mère de Dieu. souie/igne xus de my 1 Ll A/JGCLE DE ParADis Douche amie. . 1870 en tous pechie enrachienee me suy connue mal ewieree. Se li pr/ie par vus doueheur paradis l)as et haullai/is et à vus qui son lieu tcneis. V. piller. Il manque une syllabe. 1879. soit en « o ». Entendez : « eyut ». 1870. AUARISCE De que cest[e] vois fort m'eslaiche. v. sans doute de « bruger ». qui nos deliurat. qui l'aie eyut trop faulx. ces vers. 1855. . et envers pourefs] eschaceir et de mes mal pt/rdon me fâche. <- rompue L'hermitk : saccager. Ne xus y rechaieis iamais 1850 en retenir eslroiteme/it et en escharceme/it despendre as pouren'ai(e) point oyut lecucr tenre. aoreit en soit li Tout Puissant de xus pechie ie vus absolz ensiwez largesse tous iour et cest habiz vestez maintenant. . (ivia/il por nus à mort se liuial. Q\uc sachies de fy prjier[e]. (le me et 183") co/ifesse de co/aioitiese d'auarisce qui m'atiese qu'il me deliure del erioiir d'auarisce et de co/aioiliesc. qui esleis preste coroneis. y aurait alors une syllabe de trop. Si en re/ich par III foy ma coulpe et xus requ/r(e) qne por me couppe me donneis absolucion et habit de religion. 1880 « brugrenie ». « tromperie Le vers a été certainement crronément copié Fille. 1895. Outre le « e » final de « ccst ». 1854. pour restaurer le mètre. Cm SE conFEssE Auarisse al Hermite 1 : baras et tricherie ay ie oyut de ma partie si m'en rench à xus por co/ïfuse. Desloyauté et lar[e]chins ai(e) ie tenus par mes voysens aueucq(ue) fauseté et uzure. car à tus mes mal ie refuse et veulh vray largece ensiwir. mai/is aleis. d'une écriture différente. mai/is soies plai/ic de largece. en nom de vraj'e penitance. <' pléer ie » Pour la devant même <- raison. « baras » . co/ifcsseir ta/itoust vus mclTait. par \oslve lui/ziililô furo/it pécheur raehaleis par \us lils. qui mult at chire. V. . v. par coy iamals ne m'elTachc. Il y a deux syllabes de des rimes s'en trouve trop. enuie et luxure ont fait en mon cuer leur masure 1875 aueuc accide et gloternie. 1881. ». Je ne sais pas si « puissant » et « maintenant» sont destinés à rimer ensemble « absolz » assone peut-être avec « tous iour » soit en « ou ». 11 manque. V. cauteil. par ce me suy ado/aiee en ac([uerir(e) trop ardaunne/it.cc)NFi:ssioN d'avarice (inf 67 1860 dos a/jg(f')le soycs royne. rétablir e »de ne ». : avec le vers précédent. Entendez devrait. 1885 1890 1895 à Dieu et douche mère sa Sire V. V. 1880 par sacrileige et brugrenie. puisqu'il ne rime pas « eyut ». par coy ie puis à Dieu venir. V. 1889. . ire. 1865 mal l'aire. Je doute que. peut-être « le « de » devant Dieu ». « boidie ». quoique la continuité vray î : il V. 1884. Il manque un pied. peut-être A. Leur. 1886. 1842. « gilh ». V. le Il al honorée et à tous Sains faudrait l'article devant « pécheur » pour ou rythme. boidie et renoierie gilh[e]. à preuve le v. Je lirais plutôt qu'ai eyut ». . il faille ne compter « eyut » que pour une syllabe. à mal amasseir . 1840 Dame. l'en at priel hun?bleme/ît . 1832. Dieu at rechuit vus 1845 car sa mère. étant donné le désespérant parallélisme qui règne dans ses conversions. il faudrait ajouter encore « je » devant le verbe. d'après V. qui chascun wur nwii cuer alise i\ en tout amour desordenee. (et) qui ont esleit de ma mai/jsnie rachine ay esté de tus mal par mon cuer. se/is delayeme/it. Notre copiste ou un de ses confrères. mult \us merchie que vos m'aueis grasce empetre[e]. v. que soyes auaricieux ne escarche ne co/uioitcuse. autant de syno- nymes de V. il conviendrait de sup<i corri^îé. Le premier vers a 10 syllabes le quatrième en a 9. quelques mots de l'Hcrmitc. 1886. i'ai(e) del ang(e)le de Dieu oyue. V. Orgucl. qu'un signe d'intercalation renvoie à cette p'ace. . 1847. s'en est aperçu et a ajouté en marge. le « On 1895.

ton nom. boir[e] vins por mies aualeir. qui es si desnuee. l'araie asseis et à planté ie seraie enplanté . « ainancevie » qui n'a pas de sens. qui sor tout a puissa/ice. . mains que i'ai(e) mon ventre saysi. 1960 car ton dieu as fait de ton ventre . ie 1945 ne puy estre desconfie. foy que ie doy Saint Martin. le sorcotteil despenderaie ne iamais riens n'espargneraie. i'ai(e) Ne de sorcot que 1935 ai(e) ie fait corse . De assembleir argent n'ay cure prester ne veulh mie à uzure. . 1925 GLOTerNiE Mains quant vus puissent venir. sacies le mal bien (le) passerat. assez rare d'ailleurs. 1 pnies por my d'or en aua/it 1 Ll A/IGCLE EN TERRE vestut de esté le pêne en aye à vins porté. que maigre tant que fuist et bien vestue. V. V. car ie sai(e) bien que plus arat certefs] et plus dolant morat et se ne veulh point que mes hoire se combatent por hion auoir trestout le metteraie à fin ou en viande[s] ou bons vins. Le ms. On pourrait compléter le vers en ajoutant V. veneis auant parleis droit chi à Gloternie. 1930 qui me le saie bien. 1945. iusque[s] à une mailhe seule certe tout serat despendut. 1913. 19G9. Cependant voyez v. 191. Toutefois on peut y lire : c sai ie ». GLOTCrNIE quant malade mon cors serat. « plus » effacé « ils » après le verbe. On pourrait peut-être rétablir le vers en complétant : « que i[e] aie \à] nom gloternie ». Le copiste n'aura pas compris ce mot. pourrait aussi se lire « amancevie ». c'est-à-dire « préparée à la lutte ».'j. Une syllabe de trop. V. Jhesus. qui n'en a pas davantage. do[n]t i'emplis volentir(e) mes osse. Gloternie. li . anchois que la mort puis venir. 1940. mon esta et à ma vie plus vielement que porceaux ne font. Por une crost[e] de pasté. 1952. et l'aura estropié. car trop chire les bons morseaulx. rai(e) ne prend(e)raie aultre dehayt et qui en peut auoir. chir(e) V. . voroit estre mon ventre plains de bons gros morseaux cras et gros. V. V. et se voy volentir(e) matin. « bien » effacé devant « le mal ». quant 1915 sentent leur ventre plains et tu veuls mengier tout ades et ton ventre emplir de tous mes. Ensi n'ai(e) nulle songne en my. Il manque une syllabe : je ne crois pas que le « e » de « saie » puisse avoir une valeur syllabique. V. mais il manquerait un pied. 1965 : et teil[e] parole disant. V. car point ne maingent au mains. rai(e) plus chire estre cras et nue 1940 Abstinence. ». 1905 Or me dit[es] dont que cy viens. que l'aie nom Gloternie. grant fossé Le vers correct ».e^ MORALITÉ DES SEPT PÈCHES MORTELS AuARiscE conuerTiE EN Largece SI Tout passerat parmy ma geule : SE VEST ET PUIS s'EN VO/ÎT. Je pense qu'il faut corriger « amanevie ». 1900 le vus mère à Dieu \ns comand(e) . Ce nom me plaist et est mult beauls. 1913. 1973. serait : « Sauterai-je tost V. 1909. ensi m'alleis maldisant fieure volleis faire iuneir. 11 faut évidemment corriger « car trop [ai] : au commencement du vers. 11 manque deux syllabes. s'en ayet. 1950 Sobriété Et ne suy ie deruee ? à vus q(uO amont il de sauoir Bien dewiessies aperciuoir à ? 1910 Vraiement tu vis. il 1955 1920 Aulcuns temps dewissies iuneir. 1954. maiement en temps de quaresme mains li iune te seroit pieme. 1905. 1917. car. V. anchois que i'ai(e) laueis mes mains. que raison ne memore n'ont. saura-ge tost i . tout sens dobteir. « Emplé » donnerait un sens plus satisfaisant. que ce pasté et ce pot tiens. grant fosseis. a « en planté ». Abstinehce ou Sobriété J'en suy trestout ainancevie. mal[e] passion y entre.

il manquerait deux pieds. V. V. Il faut sans doute sui)])léer « me » devant « respondéi » à moins que Je « e » final à? « Dame » ne « : et le sens apparaîtrait plus clairement. Une syllabe de trop. on réta- labe. faire n'aie. Dame. « veule » étant généralement monosyllabique. ans n'at point de via/ide. pois. Faut -il lire bay ». c'est (jua/il 1975 C'est. (ilotrrnie ne pr/se tant que i'aie une seule denier. ne veult Dieu les bien envoiier sur terre. 1970 son danipnement veult et enquéri et (|/// despent i)l//. .'i. saie b'wn une iimc (ji/c Dieu conia/ule. recepueis à uostve Dame. Le « e » final de j royne » compte-t-il V. mains ie te dy que ce n'est mie por faire oultrage ne follie. 2033. Bien sai(e) que les bien donc Dieu. V. estre aueuc Dieu en paradis. 2025. m'aueis point i 2005 De ce (|(/(' iusque[s] à cuer. que si par pechie de gloternie. 1980 ains le vcule tout laissier Sobriété Certe. car le « e > final de « seule » est fautif. '? s'élide point. Il faut probablement corriger « grat » en grant ». tous attendissimmes à dampnement. ie le mostre i fort point.s.ier o/is ne puit [irai chose 1 1 at on. V. . Il manque une syllabe et probablement aussi au v. « dous » ? v. sobriété 2010 Ainsi poraie. 2028. por ce que point iuneis n'aras et que les bien vas degastant. V. Se ne fuist son naschement. lOS. V. vus- l'aullre (jua/M niai/if. 1988. Deux 2005. v. 2031. doneis moy de confesseur l'espasse et 2025 2030 2000 me racordeis à vostre fils. 1990 Sobriété Las ! que ton cuer est cntacliies de parole[s] orde[s] et vaine. blirait le mètre. 1977. Ms. en vus n'at point d'ameir. qui por humaine nature fuist[es] digne d'enfant auoir en cuy astoit tout le sauoir. or rcspondés auant. En lisant syllabes manquent. « ce est ». Dame de tou/[e] créature. douche Sainte Marie. 1989. 2013. Chi fait son orison : Ha GLOTerNiE ! douls Saueur Ihesucrist. li)8(). tu le vculh acointier et abstinence maintenir. qui en veult auoir et prendre plus q(uO à luy n'aflert. 2023. . benitte entres tout et merchy ay endurchy 2015 femme 2020 conuenroit. et. et après vierge demoras(t). et « si l'on a de traduire quoi se mettre sous la dent. le signe d'abréviation ayant été omis. Ces deux vers ne riment pas. V. G9 . Il faudrait lire « vos » pour le mètre. V. 2027. Le « e » final de « dame » compte comme syl: 1 ! . V. Il manque une syllabe : de En ». « cay » au lieu de c cuy ». même au vers suivant. V. Vierge. 2(»()4. par vos/re grasce. nmlt grant pechie. 197<S. Il faudrait supprimer « de » pour rétablir mètre. 2034. quant de siècle te partiras. Il ne suffit i)as de corriger « tout(esl ». V. car (le iiiiu'ir imiic les chic/is 11 . V. 2008. pourir treston/ et ce seroit le 1985 ? mon cuer. V.CONFESSION DE GLOUTONNERIE qui sont iunc soulcmo/it q(j/0 o/is iunc di' coniina/altMiu'/il. il faut le manger je n'ai que faire de ces deux jeûnes ». 1995 royne en aultre danime. ne puit oncque[s] estre trouée tant digne ne tant esprouee ne que Dieu volsist ta/it ameir. V. ie prae. Il manque un ])icd. 2018. comparas cliir(e). aueuc ton/ ce. faire l'esluet. ancienne exclamation familière à notre texte ou su]ipléer « mon » dcvan'. à cest[e] foy. le . GLOTerNiE dame. se/?s falir. 1987. « le » désigne les biens. ains est por viure sobrement et donncir as poure gens voir ceulx qui en ont poioir. le fils de Dieu enfantas. v. Il manque une syllabe. remplaçant « ià » par « iamais V. « ha v. Dame. 2019. Deux syllabes de trop. car cfrte. V. Le second « por » est de trop. 1992-3. on rétablirait le mètre. por boire et por mengier car qui ià n'en gosteroit. MO r^] car certe ià n'en iuneraie. 1997. Douche.qu'il ne doit en pourelé morir se voit .

desordenee. en desduyt. 2093. V. pour la rime. ie prens. veneis droi chy . qui vient chi mult à desmesure. Li AncfiLE Alleis si 2035 penseis qiir soyes amendeie par bien faire . Il numque une syllabe. bras. ? 2080 Or me dit dont. sens nulle demeur. Je lirai « ie ai » plutôt que de comjîter comme syllabe le « e » de « aie » de même au v. mais est de trop pour le rythme. 2091. m'at couenut soir et matin ad ce aie esté oultrageuse et de despendre pau ho/iteuse. en en mon cors vestir et pareir. et suy à Gloternie suer. le n'auoit peal trop dure. ie en prens bien la charge. V. Oncque ne peu nul(le) iour iuneir. demoreis chy. au soir. à Nostre Damme et à tous Sains. et de queil ieux ie sai(e) iueir. 2095. V. Il comandee « . Il faut changer « chy » en « ichy » pour le mètre. et ri'(. V. 2055. Cm s'en vout ensemble. 2042. rai(e) myneit vie de porchiel . mains l(i) ang(e)le moy at confortée. 2090 car certe i'aie nom Luxure cuer et m'entent et Le nom de Penance Li Volentir(e). il fallait. sans quoi il manquerait un vers pour rimer avec 2092. . à moins qu'on ne rétablisse « mon entent ». soiies sobre et abstinente . De môme à 2098. Mult est miesse en tresgrant labit del ensi pignier et mireir . qù'zl me pardoinst tous mes mehains . 2035. V. V. . Absoleis moy de ce que i'ai(e) dit et se Luxure Dame. « eu » a deux syllabes. Interversion fautive. myreir et en tout aultre choze faire dont à aultruy puis[se] plaire trechier my 2095 faut élidcr : m'arme ». sens atargier. 2068. se il ly feroie fumeir. me veulh près aprochier. tenoie une hom(e) entre mes solas. 2057. sacies se ie. 2019. Le dos Chi se vest. Yus ent. en ioie.70 MORALITE DES SEPT PECHES MORTELS que mon arme ne voist en périls par vus grand(e) bénigne douclieur. ie le vus cherge. mains tous dis à matin desiuneir de cras morseaux et de bons vin Luxure. 2050 car cl est miese en folle vie.'upte » donne une rime pour le vers suivant. V. Caste Et g'y paray sens nulle envie 2055 : : sens rendre grasce de de ly ciel. « m'entente et mon cuer ». en fol habit. sauoir ly feroie 2085 mon nom me vesteis cest habis. mult bien m'y consent 2065 à Dieu soyes vus V. 2075 aly \us coulent disputeir. V. trop aie esté dechuipte. 20G2. . en ains que partesist de maison. « . car d'or en auant veulh uzeir 2060 par sobriété sens mesuzeir. Un (' pied ûv trop. Nos/re Dame at vos voy oye et reçupte. Dame 2045 Caste. Li AnceLE en terre 2070 Gloternie Sire. On ])ourrait peut-être joindre le pronom au : verbe et lire « absoleism ». parleis vus coulent à A uos vien-ge com(e) desconfortee i'aie useit ad ce que ma vie tous iour en très grant gloternie.Je pense que le copiste s'est trompé et qu'il y avait « . maintenés en grant rcuerence et laisies vus grand(e) lecherie 2040 confesseis vus la vos/re vie. . DE parADis GLOTerNiE conuerTiE en Sobriété Siere. 2070.sens rendre de grâces al ciel ». Cm SE conFEssE GLOxerNiE al Hermite por cuy te porte ce miroir Se m'en confesse à Dieu de glore que i'ai(e) pau eii en memore. 2093. « cherge » (c'est-à-dire charge) remplace kierke » (= cherche) elTacé. V. l'aie mis mon Hermite . Une syllabe de trop. V. V. 2037. Je m'en voy.

213(5.itena/((('e) que ne dye mai/itcnant. ou cil lail. 2120 et se fait par amor ameir sorpln. 2152. 2150 falcis maintenant . c'est par une inclinacion natureil que en elh[es] ont. qui toy coura seur. On Le scribe a peut aussi mètre. luxure. ne saras l'heurfe]. tu ne seis l'heur de la mort. Il est évident qu'il faut mine.Je crois qu'il faut corrifîer en «poussière ». Soit l'ii 2100 Ta char. fr. V. Il manque une syllabe.lu as tous iour siewy tes delis. ai)parcnce. serat et ton et si 2135 es chause et occyson Casteté Osteis dont chu trcs vicUi ordure. 2106. . Or \iis ai(e) io.j non ot toutle] ma nature. que i'aie apris. « Prononcez « t'arme ». qui tost prent et deueur[e]. 21. 11 faut lire gne » (v. façon d'être. ioiir vi CHASTETl^: 71 miyl. la queil chose nuls ne diroit. il y aurait une syllabe de trop. syllabes di' trop : ou une. lire « V. bien en ton/ estas. Deux II ». 2137. Se luxure pechie astoit. 2165 Ne quid[e]s tu mie morir et pourire en terre devenir ? Si feras voir. délai). l-jitcndez V. dit que à monde desplaist las(se). par le gra/(t pcchie de luxure. Il y a un pied de trop. 2148. dit nio. comme il le faudrait. puis que ic puy auoir delys. : « contenant ». vers qui rimait avec celui-ci. V.s Luxure Dame. entens à parole disant. « aloing ». que le ioio l'I solas et voh'/iti' [ont (Irsduil. V. : pour deux pieds. quant te tu vas ensi pr/sant et tcil[e] . Il manque une syllabe. Se les bcist[es]. ma daino. » on lit t'arme « V. Il faut lire « m'arme » ». quz as champs sont. rkvjs no rofuiso qui mo plaist. 2140 2105 fojgyoj fenie pln. par ma loy. venral de son darl te ferier. car tes cuer ne pense (i(u/) ordure. V. 2153. « por ce que ne compte peut-être que pour v. V. 212fi. Casteté 2125 Volentire. Peut-être « por ce que » ne compte-t-il que si 2117. oyseal et beist[es] ensiment cheiroient en pechie souent. 2137. tu ers dampnee en infier. si l'on veut rétablir le v. à moins de corriger ». 2160 Casteté Luxure. 2129. lire : ou li oyseleis misme font de luxure operacion. 2141-2. de to/i arme soulïrir danjpnacion. 2119. « t'arme » et maintenir « en ». ». « aloinV.s taire mains de me veulhe. faut corrige! «pingnoir (étui à peignes) et myroir V. 2115 ie vu. ne ]ioras fuir. 2110 Tout cy pingnier et cy myreir ne font fors ton arme dechiuoir. « ce » est complément « mais il n'en est rien ». et si ensi meurs. que mon arme doit estre dampnee. V. v. en cy monde cy. 2147. Le « et » est une superfétation. II manque une ou deux syllabes. Auis[e] toy. Or m'e/jtens. « pourire » ne s'explique pas bien. en cest année. fait que ne croiraie. en la terre houlce arme (en) yrat en in fier. Une syllabe de trop. Si « vielh » était au féminin. or. my ! et respo/it sens lo/(ge alonge. cerie i'ai(e) grant duel. por ce que l'en siwe les delis de luxure. garche plaine de lecherie et come/ît es-tu si hardye que te ose ensi demyncir et ù ordure abando/incir. 2140. orde vielh charoingne. folle Mult te desiroie à veioir ton estre et ton maintieng sauoir. 2127. à tout le siècle desplaisant ? Luxure Damme. et 2155 Luxure dannue pareir .LUXURE ET et (lemynoir. . V. se fols ou hors de sens n' astoit respondeme à cy propos cy. où ton arme yert brulee se voir t'ay(e) dit.s- de co. passé le Ce vers est isolé sur une ligne. Car ie veulh bien que vus sacies que luxure n'est point pechie asseis tost proueit seroit. deux pieds. qui ensi esl parée. De même au . \us que aÎAis dy. mains ce non fait at tout le à ly mo/ule en ses pierte. direct de « fait ». s'arme V. auise toy 1 2145 . 2130 car mort. Une syllabe de trop.32. por ce qiu.

Bien est dont fauls. : . en at temps et saison. Cette correction est clairement indiquée par la V. Bien m'aueis se sorcorue. V. 2190 ou sens plus est i seul moueme/it dampné(ment) perdurablement en infier. S(e) el[e]s ont dont ons apperchoit . solonc nature. Teil gens. en pechie et en follage. sains pechie. à leur saluacion en vi[n]ent. V. Une « syllabe » « ce qui n'a pas de V. 2207. si 2210 Mains por 2215 Casteté Si fait. se el sont ». de « vereor ». car ie aloie à dampnacion 2235 yroit finissant. quz raison et entendement aroit de viure nettement ensi point il ne pecheroit. Dieu at mariage ordoné(e). Il au évidemment un venu « * veruta V. l'heure bénit soit. « personnes ont quelque à l'orthographe. 2175 de faire generacion. respecter. Por coy ie dy que se nature m'esmeult de oeure de luxure. quant il ont te[m]ps et lieu. que donne le sens. qui por solas quz ne dure quz i seul trespas 2220 car qui . Casteté Veeis chi le par maluaise operacion que i'ai(e) fait[e] iusque[s] à cy. porte : syllabes de trop. seroit errant. por faire le siècle dureir et se loyalment se maintinent.72 MORALITE DES SEPT PECHES MORTELS Luxure Et cornent pecheroie dont en faisant oeure de luxure ? ne m'y meult ensi bien nature si 2170 ? dont alcune gens dedens mariage entreir. en puant destroit. 2187. V. S'il plaist 2205 fait et comande à faire et le aprent à tou/[e] quant el choze maiement. qui at de bien cure. « verie « ». V. verUa « qui n'est pas dans Godefroy. car de maise amor ne d'ordure. ie l(e) \us afy. luxure faloit. 2180. sens mariage. qui puist est[re] plaisant à Dieu. 2245 Au moins deux Le ms. ». sens plus.. anchois le veulh tou/[e] fuir. raison le doit si mettre à point. moins Je suis sûr que « fait » est pour « faute »: qu'il n'y ait point de faute. voir. 2204. manque une syllabe. viure ensi corne font les beist[es]. ie ne pèche point vraiement. 2238. Une syllabe de trop de même au v. est ». laboureir non pas en cas de luxure. il leur loist. entendre et m(on) arme pure et nette rendre. oureir. Luxure layrai(e). est pour « viucnt ». par point. à mon creatuer. . 2173. puilent bien. quz ons y troue est tantost fally et la paine qui s'ensieurat perdurable par voir serat. or escuteis cornent. qui de fait n'y ait point. Si le vers était correct quant cesserait de l'être quant au rythme. 2214. sacrament de grant honnesté. qui point de sens n'ont 2185 mains raison en ly auoir doit. 2240 solucion : 2200 casteté gardeir et (main)tenir. ne doit mie. tant que Dieu ou ciel régnerai. ». au mains. texte. rime. vinent manque. Il faut entendre chose par quoi on il Si les aperçoit. d'or en auant. mains por engenreir créature. 2180 car les solas et les delis Persone. . ie n'ai{e) cure. Lisez « se il » ? 2235. 2190. en infeir le faulrat aleir lors tous iour en paine serat. V. Ensi se poroit bien gardeir et tout[e] luxure eschiweir. deverue ». de péché ». 2225 qu'el ayt aulcune volunté de luxure ou d'iniqu/teit. les delis qui ons y sent. à bien faire. aulcuns y veult viure follement en luxure. 2230 Luxure 2195 Damme. le siècle car trouée \us aie et verie. de tout. seroit car pau de gens dont ce ne mie bons. si q(ue) on s'i maintient loyalment.. teil vie veult myneir. or[e] Luxure Damme. comme l'atteste la rime. en la fin. « 2233. V.

mains soies caste. qui chascun iour griefment Dieu de mon poioir seruir. V. ChI SE VIESl. Lisez V.) et « priics » {2" pers. Une syllabe de trop.s 2250 et en[tre] II laron pendus et donna son précieux sanc por pies. V. « vient ». V. car vos prier est ensauchie et ne cheies plus en pechie de luxure. 2305 me tempte. sqr la même ligne que le précédent. qui me garde cors et arme. Dame. (si) desordonné abando/meit or suy maintenant repentant que i'aie mal uzé mon temps et qui ay esté occhison d'aultruy desuoier et tyson por alumeir de folle amor home[s] et fenie par solour. por 2255 Dame. Il manque une syllabe. « deprie » (1" pers. por nos. . V. niorteil devient en la eroy fut este/uW/. car tant (que) deva/it vus pies plorat. de vus. espcra/iee ai(e). <i On rétablirait le le il » devant i> = : Le écrit « « o » ». caste wasse » devrait s'écrire « waste ». Il est évident que le copiste a erronément reporté au v. à tous Sains et à vus ensi. que il nie fâche vrai(e) pardon. et pr/ies por nioy * 2265 me Si en rens ma coulpe à fist mon pis. Cm et FAIT son oHisoN : * : Dieu. 2294. 2300. vic/ig à vus por ino/i cucr laueir. Trop aie esté et pechie . 2275 Et ie lowe le Saint Espir. 2260 Vus ly fesist[es] pardonneir vus fils ce qu'/l le renoyat. 2286. misérable. contrairement au système ordicopiste. si Dame. est au-dessus de l'y. Daino. V. V. 2295 Mère de Dieu. 2281-2. de même que « devient » au vers suivant. du sg. Entendez * sans l'intervention d'un ventre» il veut dire sans œuvre de chair. vie/it. qui. qui me fait reconforteir. V. 11 faut corriger " nettie » en « nettoiiee ». Vus pechie allés confesseir. V. D'or(e) en auant vou(e) casteté deslechie ! 2270 Li sains ang(e)le et me tenir et yueir et esté et tramettés l'anemy de my buteis. 2290 cpia/it i'ai(e) lo souena/ice de Tiieophilus. Cm SE conFESSE Luxure al HeruiTE Je veulh mes pechie confesseir à Dieu et à la douce Dame de ciel. du plur. : nom « « i mètre en ajoutant le proverbe. par sa sainte incarnaeion.) riment en « ». sens ve/itre. 2262. do. ([(// LuxuuK suy orde et wasse. « gasle ». . 2269. mais se prononçait wasse » V. teneis en vray[e] foy car oncque ne nuls pis 2300 et nie soiies miséricorde de ma vie qui est trop orde. Il faut probablement lire « i[e] ai(e) ». par coy ie soie nettie et del anemy que i'aie fait. 2264. ce. « gard ».UXURR qi/c ic iryinc et 73 nyine et aore. Une syllabe de trop. 2247. 2262 le « que » qui appartenait logiquement au vers suivant. ie vos absol de vos pechie. Sire. Or vus mainteneis castement et serueis Dieu deuotement . 2253-4. ie. V.CONFKSSION DE I. par mai/js et pnr son flans . Li HerMiTE Li AnceLE de parADis Espurgies vostre arme dolente et nettoiies vos(/re) conscience et soies d[es]or mais science de \us cognoistre et amendeir. (e) my à et tou/[e] créature. 2280 En ces simple drap cy muchies 2310 et rosteis tout vus folle atour. On avait donc d'abord * Ce vers naire mv du a été placé.it allast à Ihesucrist. fr. rime avec « wasse » en « -asse ». car oncque n'eii mon cuer soffy de desuoier par ma luxure et 2285 fo 20 r°] \us deprie que cy souerains vus pr/ics qu**. est un passé défini. si m'en absoleis et penitance m'en donneis. [cpie] pité \us en pr/st. 2255.

2370 Ce fut par nos grant deruerie. de mot à mot. et qu'ensi 2345 . q(uO ons te puist ardoir n'y at cy ne mot ne le//re le voroye chauffe i cha estre 2360 ! I Li Maistre des deable por mettre ton ku refroidir en tout le plus chau feu d'infier où cruelment yers tormenté. qui convient mieux à la fois pour le mètre et le sens. bien sai(e). mult eslongie. retourneis bien tous les fuelhés. en ce fuelles entier. en nom de mon créateur. puisque le « e » final de la pre- pour . par tormens obscur(e) et vilains. V. s(e) ons vus deuoit noyer. petites lettres s'élider. 2335 Huy venisme à nos mal estrime chi oyr ses enchantement . et mult bien les retrouerons aultre part en queil(e] qui soit. si m'en yraie aueuc Casteté. Sur ton ku tu voray(e) trayneir tout maintenant droit en Infier. Nostre Sire aueuc \us remainge. Veschy l'escript tout apresté regardeis se ie vos dy voir. [f" Que trayneis sereis et pendus et mal bailhy et confundus. . « summe » est évidemment une faute pour sont ». maistre. Haro ! ons nos deu(e)roit tous pendre. S[i] en seirons tous mal bailhy 2330 ta[n]toust qu'en infier retournons. 2375 autre lés. quant les VII visce chiuetains nos at tolut par sa doctrine. trestous leur fais en ce (que) ie ne suy point meffait. Chi s'en vonr. ie le vos aie escript . quant ensi perdons nus seruans. mière pers. Tu n'as escript ne mot ne vers. indiquent qu'il faut les mettre dans l'ordre que nous leur donnons. chaitief. car bien m'aueis réconfortée et envers 2315 en ce papir(e) que cy veés et en aultre lieu registreit. Et puis après. ie les escris al Le Clere de dyable Maistre. il n'y at riens ne cha ne là. 2341. . à ce ne poies \us failhir. Mult nous at dechuit cy truant hermite là. aueugleis I I ces VII dame[s] et desloiies . En somme. 20 v*». ce semble. Le Clerquc de dyable 2325 Ha car il ! maistre. fais tormenteir I à milhier perd(e)rons et à cens d(e) arme par ses sermonerie. placées devant chacun d'eux. : par sa parole. De « a » et « b ». du pluriel devrait être suivi de il y a une syllabe de trop. . rai(e) tout leur fais rais l)ien estrois 2350 volentire ensi le feraie. car vos le m'aueis comandeit. ie creue. ne vos en chaut bien le sauons . l'en lowe la V/erge Marie i'estoie si Li Dyable maistre ! 2320 et tous les ang(e)le de lassus et He il prne à douls roy Ihesus q(u/) à G foy le vos veulhe rendre. 2365 Le Maistre dyable Vau dyable quant ensi ! me que tu es mauais. quant ensi nos summe escappeis et de nos chaîne deschaineit 2340 Le CLERCQue de dyable Vaul dyable qu'esse ? mostre cha Bien es-tu. : ie les escrips de mes mains n'en y at ne plus ne mains. 2380 2329-2330 sont intervertis dans le manuscrit. « « s » et ne pas v. 2355 dont Dieu asseiiree. bien sai(e) que menteis. nos ont relenquis bien en somme tous desco/ifis. 2336. ma compangne. mult chir(e) le comparons. Le croy qu'il tient tous nos affolle por ce n'auons poioir sor luy. V.74 MORALITE DES SEPT PECHES MORTELS Luxure conrerTiE en Casteté Sire.

V. Le ms. Une syllabe de trop. certe ons nos deueroit trayneir 2440 tout II en infier le puant. a sif^nc de séparation des deux vers 2385 et 2386. car il at les pechie morteil fait conuertire à Dieu Ihesum. v. 1345. le les confessaie or Ou non 2425 enquy . V. Liégeois moderne. car el[es] sont confessée. « ènulé » = : « cruel Aux « v. car tou/[es] vos ont relenqui. Cf. 2420 partout regardé y treus-tu ne « b » ne « a » ? As-tu l)io/i à ce iour d'uy. Une syllabe de trop. qj// si (on fait) clerc en ty so/igneusenient. 2386. car le papir y est tout vuys. ne crois pas. le ne puy tour viseir conient retroueir puissons leur non. 2434. . vus vfrnerie ! Chascun c'est yci obligie 2400 en religion vestue. Li Hermite qui escript Tu car l'achateras nu/lt chirement. or en veneis. dyable . dyable aneniy. V. 2419. car mult bien deseruit l'aueis. car iamais ne feront lasqueté. Une syllabe de trop.scun at lail 75 co/ilession ne sai(o) ijjjc t'a si bien pla/ineil. Les mots « on fait » : V. moins que « e » ne s'éiide devant « hulerie ». Entendez « je ne vois pas par quel tour nous pourrons retrouver leurs noms ». que tantost dcparteis de cy. appaissies Maistre. car à Ihesum se sont vowé. Pau 2405 : (nos) ont valus nos poesté plus ne poions chi demoreir. ains demenront saintisme vie plus ne seront de \us partie. V. le te te[n]raie en mes trappe et si aras dm qui t(ai)e couent. Le Maistre dyable quz tou/[es] sont deliure. avec i c'est prole sens de boulTonneries. Il y a probablement une syllabe de trop à V. bauco a. Une syllabe manque. J'ignore le sens bablement « un dérivé de » « de « vernerie » verna ». Il manque une syllabe. Ce vers compte une syllabe de trop. car 2445 en 2415 Il contre nos venue. V. Chi prestre nous at tout souduit et liuré à tonnent crueux. 2407. se/is recouurir. 2413-4. (^ha. s(e) ensi les auisme perdue. DYABLE ? 2'. 2430 Le Clerc le dyable à Dieu se sont tout[es] rendue He en I vêle chi sainte magnie ! cel aullre lieu registreit. 2392. 2399. 2388. 2395 de Dieu le droiturier. ce que je obscurci. V. ie les auoie onulie. « crueux » en on remarquera cependant « crueux doloreux nient » n'a qu'une syllabe. tant pour le mètre que pour le sens. 2398. Il faut pour Jii rime corriger ». V. sai(e) Le Clerc le deable le Bien vos y trainerai(e) deuant. v. ains qui ni'eschappe. c'està-dire : a fait une belle acquisition. mal fuissies yci venus et ie ensi par compangnie. 2410 Or cha. Tou/[es] sont cy dedens planée.js aullre cliozo n'y puis voir. elïacé. si en alleis en vus tourment et que nuls mal as bone gens ne faciès en lieu que ie soye. Vus aueis bien perdus \us proie. maistre. v. 21^90 encor anuyt. « baucoa » et. quant à nos s'estoient rendue tout[es] de franche volunté.iS') c'est ce pense et nient Nos auo/is prrdut gra/it catel que el. Li Maistre Ce seroit choze bien sauage. a. 2382. 2447. par i'e/i co/i fesse . et puis s'est re/idue professe en Ll MAISTRE religion. V. erronément. 2393.LE DIABLE ET SON CLEHC Hio. 2435 à vos par foy et par hommage. le V. v. lamais poioir sur el n'areis. 2445 n'a pas de vers qui lui corresponde et est d'ailleurs seul sur la ligne. semble ià que ons nos hue infler. 239L « taie ». Mult laidement le comparons pt ie et tu par conipangnie. Entendez: « Celui qui t'a pour clerc a beaucoup ». Bien sai(e) que riens n'aie oblie tout lyseis cel autre liure. probablement une faute pour « te ». « onulie » doit correspondre à un « obnubilatas ». et . Nos orons bien toust le hulerie. après. 240G-"/ ». obscurci. : sont à retrancher. vos coniure.

2485. por mettre es tormens crueux d'infier. Je crois que « ma rente » a été substitué à « mon cens ». griffes. Le Clerc le dyable S(i) est cist fol quz en my se fie. . on obtient un excellent sens (je crèverai de douleur si l'en ne te pend sous mes yeux). 2500 . Tu me sers de mal[e] clergie. n'est pas au féminin et ne devrait avoir V. Li Maistre I dyable I Tient coy qui ans te puis noyer Me veuls tu mettre à teil doleur ? Tient coy cy I 2455 dechiuoir maistre que mon anemy. vaudrait mieux pour le sens.* 76 en infier. V. vers se trouve appartenir à deux répliques. encor anuyt. dans le bas de la page. V. qui me trayne[s] ensi. duel creuerai(e) s'on ne te pent. qui bien ce voit bien ce conolit). le vus feraie auant passeir. qui a griffonné son nom à la fin du manuscrit) a écrit qui bien ce mire. cy fait bons entendre. Et . Ce vers est isolé sur la ligne et aucun autre V. à vos grand meschance Fuissies or cy enbatu Ai(e) ie or esté de vus batu. 2475. 2489 : « à vos my recomand » qu'une syllabe. iusqu(p) à là vus vorai(e) tray(e)neir pies et mains vus volrai(e) loyer. s'il sewissent iour qu'zl morir dewissent. dans cette pièce. 2465 Maintenant. qui tant sont doloreux. l'aie ensi chire 2485 mon . Dans la marge. liureis serons à grant tonnent de ce ne poions escappeir Bien saués que c'est ma nature. comme maluais quz les gens veult tous dechiuoir par pechie et mauais voloir. le à la mort toudis penseroient et non por quant oncque ne fine. dyable. 11 manque ])robabk'ment un pied. si ne prend(e)rai(e) point vengement en infier sur vus fondement. . ie ne puy fmeir. qui que plaist et cuy anuyt as dyable tous II nos veulh rendre. Le texte porte nettement « grant ». se tenir vus poions aus gra[u]t. Il faudrait une rime en « ente ». veult mal myneir. MORALITE DES SEPT PECHES MORTELS Doloreusement . . car ce faire aie apris à vus. crocs. « que cela te plaise ou non ». Le Maistre dyable Hahay I que tu me fais de mal. est une faute. 2460 o ius. (auoir) ne puit aultre choze[s] auoir.** . 2495. 2457. après my venrés. croy que plus ne pecheroient ie 2510 et mult en sont. I un première fois que. 2470 cornent il Sache quj tu comparas chir(e) ce qui me fait souffrir grieffment. 2462. Le sens est V. me De 2495 1 ! Li Hermite LA FIN. une main du xvi« siècle (celle de l'Eliys de Potiers. c'est une : « some » que porte le manuscrit. mais il reste une sy/labe de trop. v. 2512. 2515 Helas bons y feroit penseir et de tous mal faire cesseir et quz ons ne fuist mi(e) sospris. Tu m'as malement que ensi I accensi me paie ma rente. qui nos serueis en vus pechie. 2450 ai(e) mis mon estud(i)e et ma cure. C'est la 2480 mal faire [f°21r°] se pécheur à ce pensoient. v. 2490 Li Maistre dyable Le Clerc de dyable Veyes de mudreur. sur nos vient à mult grant rauine. : . Il n'y a que sept syllabes. mains que sor \us aie puissance. bien se portje]. A my vos recomand trestous i'en maynne mon maistre en infier. 2470. car aultre choze ne sai(e) faire fors q(ue) à maldir et à V. car « chire » V. Haro te me trayne trop ens. 2505 2475 . Bone gens. mais maladroite rectification du copiste pour « graus ». rimant avec « maux ». En : ne rime avec * lui. dont est fol qui se fie en my. qui ses agais fait nuyt et iour. ** Après ces vers. Laisies moy une pau respouseir meure et si qui de mal se veult repentir et à bien faire consentir car le bien faire vault tondis et de mal est ons tost sospr/s del anemy. 2493. veyant mes oyel. Entrés vus ? [I]cy vus mureis. Vos en soufïrereis les meschief. corrigeant « s'on ne ».

» final a. n'est pas terminée. 2555. et si est i)orleur cors. 2535. A pies aloient chascun d'iceaus. : Nos trouo/is que quiiiil Uiesucrist. « pui » effacé . ce est li mors 2545 plus seiire est fait :\ aliuoino est 2520 mors. Probablement dix syllabes. y ** effacé . en tant que complément indirect de c est ». en mostrant. . en tant que sujet de « puit » et de « oui ». de sinjple drap vestis asloie/it. corps syllabe. 2521. y nouvel crois que la pièce a d'ailleurs un blanc. cha lus.FIN Qui \utr DE LA MOHAMTE auoir. 2555 2560 des sien adrescies la 2540 EXPLICIT *** de mort ramcnibrance 2544. 2539. son peuple. Je pense qu'il faut lire « no » et ne i)as « v. il mot « cxplicit >-. n'est dosco/jfis loluy Dieu. qu'il voloit saueir. pre[n](lons les bien homme et et feme bonne may/ie. élider le le « e V. Si connue aués veyut en présent. est en vie » V. puisque disciple » devrait être suivi de « s ». le vide. une syllabe de trop. vie le cors Pe/iso/)s d()//t de leil oeiire faire il (in'«'lle] ne soit. 77 ^jarnis est. sur devant « ne ». V. en la fins de no vie. ** ses disciple après luy aloie/d. 25fil. soit nos/re en (ji/j'il point l'at prjs Nos/re Sire ? arme es ciel rauie. Il « manque probablement une le manque v. v. puis le *** au connnencemenl du vers. ])uis un la espace feuille. Bie/ifais qui eus i\ fait en vie fins 2r)25 Laissons les mal. V. Il « e » de sol . 2529. si le diraie ceulx qui en miroir se mire. 2542. « sen » effacé devant « seruoit ». 2550 Le miroir de vie appeilo/(s de mort ce que fait auo/JS. Une syllabe de trop. en veyr et oyr ses pechie. « li » est effacé. est alcuns et puit . Le vers n'est pas De quoi le corps est-il porteur ? V. Je pense que le copiste a oublié « ce » devant » miroir ». Il manque un pied. . et de ce nos ve/)ral j^ra/it bien. (jua/il ([(// Qua/it mors est. en réalité. de ce ci(u(') en sa fâche at à dire . me sara dire plai/ie que à Ihcsucrist puisse/it [)Iaire. Oyes cornent le moustreraie et. . par coy. « » de « arme ». 2518. après lequel commence. n'auoient mie drap royauls. 2520. ne cheuauclioie/il nuls destrier. Il clair. Le texte semble corrompu « qui » paraît avoir la double valeur de « qui ». même Jeu suivant. alat par le paiis por prechier et endoctrineir 2530 * 2535 puit cognoistrc et aprrchiuoir tout altre s'y puit perciuoir qui. Vie en ce siècle. v. qui li list le Irocnc. faites lorsque deux pieds. \)ar ces demoslrance. Il manque une syllabe. en cest exe/nple aprrteme/it mies ne le \us puit on descrire ne plus très aperteme/it dire.le V. ne n'usloieiiL orgueilleux ne fier souent les seruoit li plus sire. * Au commencement de la ligne.

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IV MORALITÉ DE L'ALLIANCE DE FOY ^ Eï LOYALTE * * Numéro et titre ajoutés par moi. .

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: '- V. l'une al autre aucuns plaisiir(e) faire. espoir q(u/) asscis miels m'en seroit . sens nos enpechenient donneir. « » cons[le] tituent un bref monologue. q(ui) oncque coyart n'out belle amie. quant fait sont par bone ordenance. le ic vos diraie : 6 . que i'aie grant désire d'auoir aueuc moy Loyalté. par honeur \us ai(e) gouerneit. Partant. Prudence? PRUDEnCE filhe. 22-3. de cuer vos supplions que silence vos nos prestes et présentement vos veireis faire l'alyance de Foy à Loyalté.IV MORALITÉ DE LALLIANGE DE FOY ET LOYALTE r 111. sens dire d'aultruy desplaisance et tout ensi iueir volons. et mon cuer le croyt. rieme[s] ou ditiers. nos voirons cy or droit niostreir nos mateir[e] par personaige. par le tenuer. 30 ma 10 volenté luy conteroie.. 29. V. V. Se l'en ozoie à vos parleir. vos vereis le ieux comenchier. por discouurir ma conscience. 35 PRUDEnCE Loyalté 15 Partant. Il faut entendre j'ai espoir quc. Il faut introduire une correction « dont. Dont. vos saueis cornent tout par vray. Foy Vray Dieu I Por prc/ulrc recreacion en vraie consolacion de parfait[e] ioie et d'amour. de Prudence et d'Honeur et de Paix. tant que por estre mariée Ma 25 40 v. tout par l'aroy d'Amor. incontinent. se la philozomie de Loyalté veoir poioie. 35. demostreir vos vuclh clerement « tenuer » est le même que le français moderne « teneur ». doil on. par le tenuer. Il est évident que ces paroles de peut-être « « Foy » . ie vos diraie. La construction n'est pas claire.1 # C'est unc ieux a vi pfrsoNAGE. s'il vus plaist d(e) i pou ataire.. demostreir à vos clerement. en bien et en honcur. LOYATÉ Que vos 20 plaist. Fait[es] paix et. ». por ce que gens d'honeur et sage oyent recordeir volentire aulcuns ieux. Il . manque un mot. 37. dont. ^ mais ons dist.

vos en saroy[e] bons greit. : Loyalté Coment 60 aueis vos à non ? Foy Foy. V. come à ma soueraine dame en amour. ie ferai(e) vus comandement. Prudence. belle. aige » . 11 faut lire « qu'i » à moins que « qui » ne soit équivalent à « que ».82 esteis MORALITÉ DE Par coy. que i'aime tant com(e) ie fay vus. LOYALTÉ vus promet de cuer. l' ALLIANCE DE FOY ET LOYALTÉ et ie en point et asses grande. riens. 91-2. Il V. en forme de croix. . et alors il manquerait une 64. riens n'en fereis ne sains moy. 90 V. avec la nuance de « muser ». . V. se 54. 71. Je pense qu'il faut corriger « fait » en « faut ». est heul » ou « hclt » est la poignée de l'épée. V. gardeis bien que vos faciès et coment vus parleis à elh[e] c'est Loyalté la bone et belle. « come Il n'a qu'une syllabe. cose est certaine car pastour ne saye viuans por reur[e] regnans sur les champs. : Amour Foy. Et se . Foy LOYAULTÉ Amour. sens Prudence et sens Honeur. de « joquier ». Il : manque deux 83. « syllabes un mot indispensens a été omis. 85. que i'ai(e) dezier de ma volenté descouurir 80 à vus. corriger : «responde« raie ie ». Godefroy. nuscrit. V. que. vos perdeis à moy vos laingage. ma très douce mère. car à vos ne responderaie [ie]. car « laingage donne une excellente rime en est pour « iaingaige ». ce qui syllabe. 46. sens et ioie Vray est q(u/) Amor vers vus m'enuoie. Amor Ilh vos est par moy accordé. 50 Et Amour. li hault Dieu puissant vos doinst paix. 70 mains n'aies qui une pau iouquant. santé. mains q(uz) accordeir le me veulhies. « jouquant ». Loyalté. que sa volenté seuisse. « laquelle « helt ». On voit qu'il y a ici une nouvelle scène on trouve reporté vers l'endroit où Foy avait tout d'abord prononcé son bref monologue. » toute évidence. car ie ne sens par voir 65 ma besongne bien acquieueir. en sus de moy. 85 De faire vus plaisir suy tous entalenté comandés moy I ! . Cf. il faut » lire probablement « pastour[e] » et sable pour le say(e) V. ». por vérité. fo 21 vo] FOY I ! Ay my Amour cel[e] ie voy droit là 1 que i'ai(e) tant cieziree 55 Dire ly volray(e) ma pensée. se me veulhies accorder que mon plaisir ie luy disisse l'aie à nom Loyalté vus dich que. Dont. par lequel je veux marquer que les paroles suivantes s'adressent non plus à « Amour » mais à « Loyalté ». s'(i) aucuns huy vus demande. 73. se respondés que. par vos bone ordenance. por ce. car il m'en fait aleir mes moutonceals as champ myner. ie le FoY Je reue[n]rai(e) tout maintenant. car il en sera ià tout temps. sens Honeur. l'en veulh oureir à mon poioir. n'existe pas dans le maV. sacies que bien vus en venra. por morir de mort ameir. 75. Cet intervalle. \° . que Prudence at en gouernance. faut. 75 PRUDEnCE Se vos le fait[es] ensiment. V. car ensi le veulh 45 et ie le \us charge sur l'heul si quier que vus ameis Honeur.

si vos prie. sens plus atargicr. • loyalment ». 95. volés vos Loyalme/it auoir en mariage ? FoY Oyl voir s'il I plaist à vos et à Honneur ensi. dû voloir » serait plus clair que c veioir lui être substitué. il >-. Deux syllabes de trop. 96. 110 Le vray vos en vorai(e) retraire l'aie une pastureil en maison. bien vengnies queil cose aueis de por mes berbis au champ myneir. qui vient cy. à cause de « ». il Amor. Honeur. Il que « por V. le Amour 105 que sur les LOYALTÉ le croy q(ue) apointier Honneur. Por coy. m . « que » au commencement ». Foy Por acco[m]plir le dieu d'amour. 111. vos suy venus veioir. qui soit mon moyen aueuc \us et \us saueis que ie suy tous desirans de vos voloir faire . tout pensant. g'yray. 94. \us. 100. luy veulh aleir adeuant. . auoir Prudence et Honeur luy couient. V. Il manque doit trois syllabes et. Foy mult vole[n]tir(e) l'aroit V. que Loyallc veult. se vos volés. et qui aultr<'ine/}t se niai/itient. en très bonne samayne vos met[e] Dieu de paradis 1 130 m'en yraie HonNEUR Amour. v. point n'est teiu/s sage pastour. Ms. « quia voy ». ^ . luy le retourneraie en v<'rs et tant à Amor ie fcraie Amour 100 Et ^. V. devait y avoir au moins une préposition. • por tos bien ». le allés en voy parler a luy en toudit champier. . 95 vole/1 tire h Cv io que los bien. LOYALTÊ le HonNEUR voy deuers nos approchier Amour. Foy 1 FOY Adieu iusqu'à ià champs ie \us veiraie. Se m'estuet il Honeur auoir. 120 LOYALTÉ Foy. 123. . manquer un . 115 nos yrons entre vos et assauoir car s'el[e] my 140 parleir à Loyalté ossy. laqueil at grant deuocion qu'il puist estre : 135 marié(es). lisez : « Loyalté ».HONNEUR ET AMOUR l'OY 83 Amouh Foy. « : '< die » effacé devant « amour ». amis affaire ? 1 moy Foy Amour vos fault laboreir por moy ou ie ne ferai(e) riens. n'ost Honeur parler et se ie puis à ly lineir. du vers. le voroit. Adieu. . 125 q(ui) à Honuer parler(e) me menrat. par négligence. Amor débonnaire q(uO à ce vus me veulhies aidier. por sauoir queil cose l'amayne. veyut que ce n'est que tout bien que ie voy Loyalté veioir. parmi telle celles-ri. v. que » entendez : « à celui qui V. 121.

. «>t ohlieir vos my.y l. ir)0 ''' <|Uiud' le vov . soiil nciis d'nrnie.e mulns so/is vrjùemcnt.r) pJiys..„| «•M eel..il 1 il moy. «fioU'/il iisloll Im)/ih ('nst'/»il)U'. l. niaïuine une 17-. v.Mie. l... VoycJt riiilrodiuildii. oridns. sur les eluinips.. i . «In.. 1)1.h'. 'K'"* """^ "*''*" loiii'i" l'ii <pm/il les j^e/itiels lio/nnie so/il pris *'' le me piiv .t)yalte.\)v d'enus n'aies nul soMRne. 180 i\nr vos ne (|u/ies (|/r'el|('| (]((/• raison.. Kc/ilils se appellcir. ."» I . » n \enlno/is nos du entiroil assiei • i i i - piishirelr ' cl mes n deniseir di< aniire i)n»p»)s.i„ul)le lro|) lousl. (|(/f' so/it loj/. ''"^ I('>(t Ne vos ''"''^' veuliiies desco/irorleir. lo/// p<//- lenins clânieir i:. i\in niai//l lormenl foui ^^.ov. (Teslre sien ins«|(ic lineir. |. hnU\s.lra/is i^i '>'''"• '"" i"tMi nl(o) d'anoy tant obevssiwis el *>'" P:»'"»" l'i'V porleir.M. qn/ lov l. IM» Sur eluu)H. cuii/. il '*'^ lahonreur eninyneis. MIC soiiir/M (le Ki'ii"t dclroy courir.rr. ons ne le si'cil por où lenir. I M.. car point ne vos approiheronl Dieu i\iii ne ment. dltles) le moy. l'\)y.y nienelr ses herlds piisliiiclr. sens nnu'Ire l)o.mani:i. 175 l/anemy.oyallt''. nuls voisl ndenn/il. I. où cl. pois lars d(e) eauK e'csl plllier fo/il el desroheir 170 ^. el j|o„. (ou/ ce qin leur est heso/imie. c'esl (Jlnanl i monde (|m/ re^ne. I^dVALiïc lili Kc (•((•) VOS i^rrs. pillies sens ce •'"'• i\iir desrohels. i Iterhis scf'ureme/il <l(n() o/is ne c esl l»"|s| me(s) ve/i^ne oslelr . V. vos venlli|el de tonv mal gardeir »|Mc vos lavil II.oyullé. dislinnniVx nitif i-n\ rt M^pmt^s dn mis procèdent pins lon>." mai/is luio/is ni>s en bie/i . 11)5 Ml on porale aleir(e) |)oi' ' mvnelr • cheuids n'ai poi/it de re. le n«Mi lero.oineiil tle aiiMre et t|ii'eniploie urdinanenienl noire manuscrit )|. "''"'' ''''' •'"'"' '^'""' «•«' ••"""^'' ^^'* inmi/is.v rnuis de rmiir nioiilo/ts cl n/tt^neuiix.V. hien donhieir.cnrre.cndenl ar^-enl. nllid |. Iom/ eleir. 81 ri II MOHALin'. Non yro/is en nui iniilso/i reiiez/ral por les leu.eanlti. sylliilio. Il i\ er su quil ii «'ITiU'i^. l'il iippellés vos ces lonsiaiix.. V. leur fait por eaus procure.. p. . l(>. I |. p..„. car il n'o/it 205 de moy ne de (|in l. iille/idre <leM cliiw/tps.i lieelie nivneir. le llli n'oscroKc) eliii/zip ph/.v venir nie semMe I sur 15 les iiiyiieir mes hr/his.'ai. '' Loynili'. '''^ 100 conie ses sèruuns de/.e serllx' nviiit il'uluutl «Wiil : v |iliis iiisituuMil. di. i'ov i r i.|.iiii •!("') <*"^ voil Cl) Cl' iiio/Mi(> l'oy..ovAi/r^': le dov l»le. (lu mollis un point de mic n\iMrl»iue lit». j.u>ir. el 200 us Inhorenr sone/il .is lour. i. ces pillars.n U' donidc trait vortiial l'cssMi inic fuit ici raiitciir V. ù lame/ileir ? pur Une amour..ovai./iNi. le do vurlor ses rythims. I. lis diu\ ixlilsvirs se trouvent iluuiue fols A 1:1 lin d(" lu liniu-.. «loyc les leup. '"«'.\.

ons ne s'en doil point arn/?ruelhicr. l'aix. vos iK. Il faudrait faut lire lire.s mouto/ïs pastureir ? so/it il j)res de cy ? se 220 ne ianiais. pour compléter crois » : le V. 247. l'oy et Loyalté. i\ nio/j Paix Porcoy Loyalté V Pais. FOY Bie/j vengna/il. vus dit voir. tonie/iL va V Loyalté. le II Moy. qiuc) ons doit haïr. bel. y flemorai-ge. <levie/J-ge |)astureil 2-15 de çà nos recipnerons. se le saluirons seioir. 210. et vos.'YAI. nommés restituerait le mètre. en lieu astoie. Où aués laisiet v//. 2. Par bien.PAIX LoYAi./sL ijons conseil utilh. Loyaj/i k Paix el vos. 245. dont.rf-. Paix. « aucucque ». Se cy vic/it. l-'OY 210 Paix Dieu vos vcid[c| f^ardcir d'anoy. V. le ne sai(e) queil coze ons ferai. « (?ent » désij/ne v. 242 et 24:{. la/it qu'il ayent cellej gCAit là.s as cha/np aleir. l-'oy. y a une syllabe de V. le mien cors ne les srruiral. puis que nuis ne les vcult f^ardeir.o/Hioilies(! et A//il)ision n»ai/ilcna/it le rccof^noy. LOYALTÊ I(c) f'/cst y troual(c) Paix voirenic/M. Foy. . ossy Auarlsce. i(c) y trouaic.ii/is l'iiix I*'()Y nos soyo/is rccincis. bien n'auicnt en celfe] partie ne ne fera. L'addition du pronom aux ie V. ie pr/ie à hault Dieu droilurier ([lii 2:i0 255 leur doi. Dieu nuTchi. l. 21 r> ('.04.saiicis les 2:55 porcoy cuydicr.r I.OYAUTf-: H5 I''oy. el le faiso/js leis nos Loyalté. se Dieu n'y pense.s cors laisat des III Estas la compangnie. Une syllabe de trop. Li pastureil n'ozeront ph/. expression : vers. L'. qui Pr/rta/it. {-"oy. m'en flst partir. iiueuf nos c>sl)anui('ir ? 210 iii. Paix Oncq[up) puis que vu. sens vos. cl vos. Il et qui signifie fixe. venés seîoir. de (|ui forant nicsticr auo/is. ill Ivslas laissay ? Loyalté. parla//t. qui soit laid ne. ri'Rardt's (|i/j vicnl droy cy Hiillclr m'en vcul dcles (\u(: l'ru(le//c('. ou à raison » 215. Paix 225 el vos il ne saife). c'est. ie m'en dcparly. i 250 m'e/t venroit trop se. tro[j. auec culx el Prrsn//)|)cion. comme « à tort à qui qu'il en déplaise. 210. et Orguel.rf-. n'y riemeurés point! mal apoi/il. Avarice et Orgueil. ainsi ne fcraKe)-(ieJ Que deuiseis vos de nouelli ? Paix V LoYAJ. V. s'il m'anoic. S'il comme je « le «dit(es) ». et. V.T/C Paix Ilh so/it lresl)ie/j là.

et se ce n'est 260 280 FOY par \us et par Foy. 28-1. à vos deuisions Aueuc Amour \us y venreis. fr. Il faut. V. Je lirais plutôt « vis ». v. 1 Or cha il Honeur. s'il vos semble bons. goiere. Loyalté PRUDEnCE nos fault. 11 s'agit des « trois Estats ». Le sujet est un peu éloigné. Paix Loyalté. V. 11 y a un pied de trop. gouiere ». le sens. Honeur 265 Prudence. Il manque une syllabe. que ce wastelet foret et ce cautelet de doret. 257. tarte au ce puit estre ». c'est 29h quz dèmora hire à soppeir. en recynant. Paix offre en écliange 272) un petit gâteau (« wastelet ») fourré et un « cautelet de doret » c'està-dire un quartier (« quartelet ») de cette tarte encore fameuse aujourd'hui au pays de Liège et qu'on appelle la « dorèye ». pour le sens. Prudence ! fors estre. qui fut cuys hiersoir en nostre Amour Grand merchi. V. Honeur. 270 PRUDEnCE Ly myen cors volentire yrat. suy doleur anoyeuse. 285. afiîn que parleir vus l'oreis. Il faudrait. car ly trop parleir riens n'y vault. 281. . Paix 1 se tout premir(e) n'ont Loyalté. Il faut peut-être corriger « araysonera ». Quel labeur puit cy endroit amyneir 300 V.. V. nos veulh[e] tout reconforteir Paix Saueis quoy ? il nos couint taire. Il faudrait rectifier « le ne sai ce que : V. « gowier ». 269. 294. V.. qui Amour at demoreit après Loyalté longement. « plaist » effacé devant « semble ». Alons y. fromage. lamais ne m'aront. 266. car en moy nuls resort. Non voir. ! de fres frumage et de pain Loyalté Et vechy des et des quant Amor le raysonera. suy « [de] doleur pour anoyeuse ». 299. Paix Je ne vos sai(e) que presenteir. 275. V. car il est de reuenir temps. 275 et les Prudence.86 MORALITÉ DE l'aLLIANCE DE FOY ET LOYALTÉ qu'il soit de science fertilh. corriger « qu'il » en « qui ». nois q(uz) ons m'at mis pume[s] en me pantier et une pièce de gowier. » V. 290. corriger : « mains : pour le sens. Paix Venir Loyalté voy le droit cha Honeur et Amor ? ne sai(e) ie mains que ce puit ce estre. mais le sens n'est pas douteux. puis que vos plaisir. ie pr/ie 285 Paix C'est voir 1 amoureusement or sus 1 veulhons attaindre l(e) nos bien et mètre sur hierbet. 290 Foy Vechy baudrier nouellet(e) bis. nos deul complaindre. laisies tout aleir prendés en \us resconfort. v. La douce Vierge glorieuse car il leur est bien nécessaire. mais « bis » va mieux (v. V. Il faut suppléer pour le sens et le mètre car en moy [n'i a]. due au Je crois qu'il y a là une interversion de mots copiste. tant q(ui) à moy. que nos Talons requeir auant. 276.

311. metteis les à raison. un « fretiel » ou « frestcl ». seul flaiotiel. por ce que ie tlenieurt la/it. aguye(l) et fy. de vos et de Foy. deuiseir 310 Amour Honeur. Pleuisseis cy. 335 por ses soleir rataconneir. une gibecière lacée (wal. de Prudence et d(e) Honeur Amour LOYALTÉ C'est très bien dit. 320 moy Loyalté créés que (ie) ne suy mie en voloir de désobéir Amour. V. au dire de sa mère. Il faut évidemment corriger « demeure ». FOY 305 A vos prens congiet maintenant. c'est-à-dire une flûte de Pan. . . une alêne. car*c'est de nos II l'acordance. cornent porueiis sont d'ostilh. une houlette. qui poinchon at et escorgie. mot (rapiécer) ses souliers. 301. deux syllabes. ie vos en prie. h faire le greit et plaisir 325 ensi. muse à tourneir de hauls vens. 330. 307. 315 hollette. une « wage » ou haut de chausse. une « jupjlle ».SCÈNE PASTORALE FOY nos en couic/it rallcir. capiel et fretiel s'il auoit une 345 22 r»] Honeur or leur veulhies compteir el aroit ce qu'il apartient. le en la présence de nos tos. respondés tout par ho/nu'ur vos volenlé. 302. Foy. lesseie). ce que chi nos fait assembleir. iupilh et cappel gry. casaque étroite et un chapeau gris. le pasteur soubtilh. V. V. Amor. le voy q(ue) Honeur de moy s'aproche auoir ne puy nul reproche de ly ataindre par raison. et sens plus parleir. 304. V. Une syllabe fait défaut. une « cscorgie ^ : FOY l'en ai(e) bien (courroie). Paix ! Honeur et Amor. arrêter. car ie croy q(n/) Amour me vient queir[e]. et les fait[es] droit chi iocqueir. flieme et pannetier[e] laichie. une aiguille et du fd. ma douce mère. waghe. Paix FOY Adieu. Peut-èlre faut-il lire « en partir » pour le mètre. LOYALTÉ Je croy bien q{in) ons vie/it après my. pour Foy un poinçon. on retrouverait la syllabe manquante. une « forche » (des ciseaux). une boîte à parfum. forche. Cette « chevance » (richesse) en « ostilh » (outil) est. les goire). elle apporte. semble-t-il. Amor Ons puit bien une pau . une musette ou chalumeau. Quant à « Loyalté ». freire. Ilh 87 Amour Nos volons faire l'alyance. de ce que pasteur doit auoir. « jocqueir ». V 314. el Foy Volentier fo I car et at boise à ongement . volés vos ? point de leur cheuance parleir 330 Paix Or adieu. porueii. 340 HonNEUR PRUDEnCE Aresteis tous cy 1 Et ensi est Loyalté voir. V. veuillons nos partir de cy. alesne. une » 1 ou lancette de chirurgien (le Dialogues de S' Gréinod. En substituant le futur à l'indicatif. V. Il manque. Loyalté. m'en yraie grand erre à Prudence. Vecy Foy. un chapeau ou une couronne. pour « rataconneir » « un flieme est dans un texte wallon.

doit suffîr por le présent. 372. argent n(e) auoir. décerne ». Le sens serait donc « séparer ».88 MORALITÉ DE l'aLLIANCE DE FOY ET LOYALTÉ Amour coulent coniondre ensemble par honeur. I Paix 365 Amour Or. et ensi soy considérés ie Honeur. tou/[e] sa vie. voir(e)ment . Entrues feran rase[m]blement des amis. plaise vos d'aueuc eulx doy. déclare. Faisons les menestrés jueir ou nos chantons à départir. peut-être celle qui a V. et nos vos en prions. a corrigé tochiet ». FOY Paix. tant q(u/) Amour aueuc eulx aront et deleis vos et ensi tost qu'il le layront. écrit « Il y a peut-être « ensemble ». 350 Puis q{ui) ense/nle ont toquiet les main. Amour. Paix vos vorai(e) seruir. deserne pour « « enfant ». elle a eJïacé « doy » et écrit « deuz ». V. « et de « enter II est possible : puissons estre ». Prudence compangnie ie q(ui) à tous iour mais. beaus enffe. affm que point ne me perdes. por nos recreacioneir. 349. V. 394. le copiste ni pour le sens ni la rime. por plains i solier de manoie. . 377. les Se Paix Se coment le monde se gouerne une chascun de vos s'i desernc ainsi fait on de Loyalté. cas sujet de > V. que le scribe n'ait pas compris ce mot. Une syllabe de trop. et vos. 392. 351. Portant. la au V. on verat encor auenir que chascun nos venra quérir : . de attacher. alors V. « enfle « ». « desentire » : en songeant à seconde Nativité de ce manuscrit. Le « b » serait mal formé et à demi biffé. 355. de très bon cuer. Il faudrait corriger « qu' ensemble nos en aura pour des écrit » un mot qui ne convient Je pense qu'il faut ». Loyalté HonNEUR Amen demouray. ne vos veulhies desentire de nos. le 355 Helas. faisons entre vos ne nos laissies mye 1 Paix Prudeuce Mains que Foy se veulh accordeir à tenir bone compangnie à Loyalté. ie Je pr/ie à la Vierge Marie q(uj) à tous iour ensemble nos tengne 390 360 vos aray cy en couent. Mains quz porat viure planté. vos me veireis d'eaulx départir. car sens Amour n'y demeuroie. Une main postérieure. 370 Honneur. Amen ! leur tenrai(e). « sentir ». 385. et el ensi parellement. 395 375 V. vus en pr/ie. de faire la porueance à demain. demoreir ! Amor. V. De même. 385 Honeur Loyalté Paix. FOY Honneur. ie vos dy. 380 me se/Tjbleroit le melheur q(u/) ons attendist iusq(ue) à demain. que vos aies sor ce auis. Honeur "Veulhons nos partir de cet estre. il et nos desiran à auoir plus que richesse. lire « desenteir ». par teil ordonnance quz ensemble nos en puis estre. vos souengne. q(u/) ons poroit à monde troueir. Loyaulté et Foy.

voyez l'Introduction. Ce doinst Dieu 405 .. 4-12. car nos n'auons.. à moins que « le » ne soit encliti(iue et ne s'ajoute à « ensi » sans former un pied. DU JEU nos vcuihics pardo/meir. car n'au()/)s volu viseir Il dire chose desplaisant r» p<TSO/)ne qui soit viuanl. Probablement une syllabe de trop. v. Vos. s'il y at riens qne reprendre. 409. cy n(e) ailleur où que nos soio/is. Une syllabe de trop. vos en pr/ie EXPLICIT pour rendre le vers correct. ajouté postérieurement dans la marge et peut-être d'une autre écriture. V. Sur «Bonuerier ». Au blance avec ralité. . * « (^lianson ». Ensi le lesinogne Bonucrier. Il serait facile.< de restituer le pronom sujet de cet épilogue et de sa resseml'épilogue de notre première Nativité' voyez l'Introduction. 413. si vrai(e) i\iir nos \c désirons à l'auoir ius(|(/('|s] à niorir. qui aucis volu oyr nos ieux et nos/re cnbatcnient. ». se le 89 •100 410 (JIANSON fo * leqnfil veult à Dieu supplier 415 1 ! 23 V] La fin de ieux q(u/) en paix puissons nos denioreir et en la fin en sa glore aler. Il y est question aussi des allusions historiques contenues dans cette gracieuse mov.FIN lamais iu> nos puis Paix failliir. V. 415. nos vos requérons humbleinc/it qu'il le vos plaist à en gret prendre et. et Sai/ile ic Marie prendeis en gret. : <.

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V MORALITÉ DU PÈLERINAGE DE LA VIE HUMAINE Chiffre et titre ajoutés par moi. .

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mais. Stiirzinger pour le Roxburghe-Club n'était si rare. en ne suys car. non ferai. d'un ocf. V. d'un grain d'orge. dis-jc. l'orthographe vraie étant « mon frelre ». De V. Nous aurions d'ailleurs hésité à reproduire le texte du Pèlerinage de Digulleville si l'édition qu'en a faite M. qu'es ce qu'aueis « Damme. avec l'aide de (IrAce de Dieu.. c'est-à-dire deux vers par ligne rimant ensemble et séparés l'un de l'autre par un double trait vertical. mes entendcmens tout outreement et mes sens. Voyez.!:. . 143 calemiel [f° r<> 1484 Ms. trois textes identiques. Elle explique les vers suivants qui se présentent trop brutalement dans notre Moralité. mon entendement mon entendement. N'.[f NAGE HUMAINE ET PrCMIREMEnT POroLE LE Pèlerin a dame Rayson et DIST : 21 r»! [fo 142 v" Dame. Onques mais ensi enbahie Chi fault me Ne fu en toute ma vie. pour faciliter la comparaison. Enseigniez moi de ce mcngier « Cm COMEHCHE LE lEUX DE PELERI. 1. perdue ai(e) ma n'y voy golte vcyuc tout[el. qu'est ce. Certes. le copiste revient au système qu'il a employé pour les deux moralités précédentes. pierdue en ay veuwe toutte. 5. v. Il n'y a qu'une différence notable. Il manque deux syllabes. Car se. p. Le Pèlerin interroge Raison. — Il m'a v. qui n'a même pas songe à remplacer les deux pieds manquant par suite de la suppression de Ia formule narrative « dis-je » de l'original. éd. c'est que le dernier et le premier vers de chaque réplique ne sont pas isolés sur la ligne et ne riment pas l'un avec l'autre. même au vers suivant. LE rilElilNAr. H' a ». freir » n'est v. dès le verso de ce même folio. 47. On comprend l'intérêt qu'il y a pour le linguiste à posséder. de chc manglcr i Et m'en veuilliez un pou preschicr : me veulhies de ce niaingier. dist elle. V. « Chiertcs. non feray. ? Dame. Oncques mais si esbahie aueugleic suj'. I V il 4. ** Sur ce f" 24 r". DE VIE HUMAINE OE Guillaume de DEGUILEVILLE B. Le Pèlerin et Raison ont vu Moïse préparer. l'Introduction- .TEXTE DU PÈLERINAGE DE GUIL. même lorsque la voyelle est un « e » atone. (je) n'i voi goûte. Oncque mais. 1.-B. Il manque une syllabe. très esbahie 10 fait je Quar un bel oysel Ou d'un grain d'orge un chalemcl se d'un euf v. Il manque une syllabe. il n'y a qu'un vers par ligne. On remartiuera ici aussi la maladresse de l'arraniïeur. en regard un de l'autre. Aveugles suy. Raison pable 1475 « Raison Cerle. à ce sujet. fr. laquelle demeure assez obs_ cure. ie Et mon sens tout outreement Avugle sui. Une syllabe de trop.. l'accentuation et la ponctuation de l'éditeur à qui je laisse cependant la responsabilité de son texte. mon pas très adroite puis<.A DE DEOUILEVILLE CHANTILLY llIliLIOTII^QDE ROYALE UE BRUXELLES (18061-18069). Stiirzingcr. 1480 Perdue (i) ai ma vcue toute. TEXTE DE LA MORALITÉ DU MS. le troisième en namurois plus ou moins francisés du xv"= siècle. Cette introduction est nécessaire. mon freir. si on ne recourt pas au Pèlerinage' qu'avez Toute esbahic me scmblez. On a vu par l'Introduction que notre Moralité n'est en somme qu'une traduction ou une version liégeoise du Pèlerinage de la vie humaine de Guillaume de UiguUeville. L'addition « y a en réalité une syllabe de trop. ms. l'autre en liégeois. Moysc[s] ewist oef ne fuy en toutte me vie. A I. dist celle. 6. V. se si ma vie. I d'ung (i) ung beals oyseas. je ne voy goutte. qu'esse c'aués ? que si tourbleie me sembleis ? Por Dieu vus pr/ie q(ue) ensengnier < Toutte enbahie ensignics et moy me samblcz. 12. 1818. un bel oisicl ou. 1471. tout[c] . Je prie qu'on ne s'inquiète pas des blancs laissés entre certains vers. car ichi fault . . la syllabe fmale du vers compte. m'en voilhies pau prech/er ». Uli l-'LOnKFrF. l'un en français du xiv^. N.ae. point ie n'enten. son repas et changer le pain en chair et le vin en sang. 10. : « Et sans point fallu faire merueille nouuiel modifier parfois. cf. Dans la prosodie de l'auteur. di-ge. Ils sont destinés à placer en regard l'un de l'autre les vers correspondant dans les deux versions. G 17 Dli TEXTE DU PÈL1:RINAGE MS. Quar Cy me nulle chose je n'i sai fault car nulle chose je n'i say.

et vraiement. Le copiste aura interpolé . à vous je vieng tenchier. bien m'en tairoie. quant le veyraie r envolerai parler et se renvoicrai(e) parlcir A Grâce Dieu sans point tarder . por son bcuuragc. sans che qu'atres estoilles faites tourner. mais il l'a fait assez maladroitement. Ms. une lourtue vus fessissies. Se de Venus. 23. là aueis vos vos signorie et là avés le signourie. bone paix . Là poes 50 faire nouuelettés assés. les Il « inventer. (Et) trop souvent li est contraire. « Haussaige » signifie orgueil. ie seroye mult lasse. V. sens cesseir. Dont vous vient il à remuer Mes ordenances et muer ? Soufflre vous dëust assez La partie que vous avez. 13. 31. et mult à tart vus souffreries ne por riens ne consentiries 40 Donc Se en voir seroie je lasse. sanc. » Les vers 1499 à 1518 constituenl une sorte de rubrique descriptive dite par l'Acteur. por défendre et gardeir le mien. de che me tairoie V. je n'en fuisse point enbahie. . et. trestout ensi que vous volés. If' : « mestresse ». 29. contre Nature et contre usage. car trop souent luy est contraire perde luy fait. trop souuent. Et vraiement je le dirai car char viuc. Com je pourroie ce soufrir. Dame. Variante. «. V. 45 tempre ou tart vous les démenés De uoir say qu'envis soufferies et mult à envis vous voriiez que je de riens je m'en melaisse et donc voir. bien m'en tairoye Ou poés vos. se vous voulés. faire asseis Se (de) Venus. ma part vous clamiez Haussage ou vous en meslïez Aussi tost vourroie mourir 1540 1549 . sens demoreir car tout ce at elh[e] fait faire. V. sans arester car chc fait elle de tout faire . le texte qu'il avait sous les yeux qui. n'est pas nécessairement la version reproduite dans notre première ni dans notre troisième colonne. De hors est (la) vostre partie. t à tart » est une maladresse pour • à tort ». Ces trois vers estropiés témoignent de nouveau de la gaucherie de l'adaptateur. Le vers 13 n'a de sens que si l'on restitue. qui a dû V. Se de Venus.94 1485 Eust fait ce cornu Moyses. sanc pour (son) buvrage. v. li est contraire. la partie partie que vous avés. Faire assez de nouveletés. Ou avez (la) seigneurie. que de tout ce riens me mellasse et dont. Le firmament faite lourneir et les planette. unne tortue vous faisies. à Grâce Dieu. se. dist elle. 15 et A Et Nature quant si la verrai vraiement le le dyraie à (dame) Nature. bieste cornue ou de Mercure. i que nuls aultre n'y at partie. Perdre li fait par sen hausaige se coustume[s] et son usaige. Les estoiles faites tourner ciel De ciel aueis le signorie 35 Dou Les les chiel avés le signourie. je le diray à Nature. planettes avant aler. Là pouez vous. 1526. Envis voir vous soufferrïez Et mont envis vous vourrïez Que de rien je m'en meslasse. Une syllabe de trop. une tortue (Vous) faisiez. Dehors là . 20 : Mais toutte enbahie me fait. ne l'oublions pas. dist-elle. car mieux amcroie à morir que ce me conuenist souffrir. 1495 Quar ce fait elle (tres)tout faire. por se buu(e)rage. je seroie (bj'en) lasse. puis les deux textes continuent à se répondre parjaitenient. riens vous clamiez hausaige ou vous en meslesies Ausi tost voroie morir que je poroie che souffrir. se en ma part wus clamessies haussage ou vos en mellichies. autre manuscrit a niaislric y ». 25-26-27. Le copiste a. par son hausaige. 1490 Contre nature et contre usaige. contre nature et ses usage . 1525 Sans vous de la mole mesler Et sans y mestrise clamer. un V. beste cornue (de) Mercure. pour défendre le mien. à vos tenchier ie vien g. 34. qui asteis 25 Grâce de Dieu appellee. et si renvoi(e)ray tos parler à Grasce Dieu. se vous voles. MORALITE DU PELERINAGE DE LA VIE HUMAINE euist fait chis cornus asseis en fus en Moyse. V. Quar char vive de pain a fait Et de vin. « manque dewst » il » après « vient ». Sans ce que autre i ait partie. de pain at fait et de vin. Là desus est vostre partie vous. Dont vos vient à ruyncir mes ordenance[s] et mueir ? SouflBre il vous dewst asseis Damme. avant lui. 39. 1494. . se vos voleis. Mes toute esbahie il m'a fait. sanc. Et les planetej varier. le « Mes toute esbahie il m'a fait «de l'original. Perdre li fait par (son) haussaige Sa coustume et son usaige. Assez en fusse en bonne pcs. Les espérés com vous voulez [Ou] tost ou tart vous démenez. V. Nature : Nature parle a Grâce Dieu Dame. L'arrangeur a voulu réduire 6 vers à 4. à vous je vien 1520 Tencicr pour deflendre le mien. car char viue de pain [a] fait et de vin. Là avez (vous) la seigneurie. compte pour deux syllabes. Une syllabe de trop. beist[e] cornue ou de Mercure. 30 Dont vous vient ilh à remuer mes ordinanches et muer ? SoufTir li il vous deuist assés que vos aueis. aist partie. quant le veray. je crois. ses costume[s] et ses usage. de nouelletez. en me part. écrit d'abord « haissage ». sans vous délie miene mêliez et sans i maistrie clamer. sens vos de la miene melheir et sens maistresse \us y clameir. est là vostre partie.

70 dont ons le fait. d'une même ligne. se ne fussiez Si grant dame. ce savez-vous 1 ce ai-je au cuers courous. « qui orguelhcusemcnt parlez ». Sans moy sommer ne apeller. : Il * Sur cette page et sur le r" du folio suivant. est remplacée par le point ou la double barre verticale. comme dans l'original.NATUKE ET GHACE DE DIEU No I. Maistrosso sni dos elinicns dos iniprosisons oL dos vo/is [f° ^ 1 13 v» vons dos invprossions ol dos vons 1591 llonunos ot famos fais parier. home ot fomo faire parloir. . Il a 11 syllabes. Il manque une syllabe. 75. et foursenee bzen sarablés Ne sai se estes assotee semblciz estre rasotlie et forsenee. V. V. 81. 1605 Mais (bien) voirs est que je baillai La matière et delivray Dame suy de tout et maistresse. Quar do crouste ne de mie Faire onques ne m'entremis Ne onques paine je n'i mis. qui sépare les deux vers. 83-4. Maistrosso suy dos oioinons . Volor oysiaus. Nature. trop par (est)cs fiere. complètement manque. 68. no là ià do rions n<" pfjrloroio : de rions n'on paricroic. 80. et puis après Grâce Dieu parle a Nature : Grâce de Dieu CoMMEnr GrascE Diex RESPonT A NATUrE. Mes avis m'est que (pour) baiosse Malement me voulez tenir. Vers trop long et rime incorrecte. et l'infinitif par l'indicatit présent « fais ». v. pour faire iiouuiol buucrage à bien pou que je n'en esragc. boist(esl aloir. les deux points. 7!). : ne m'entremis qne ie . 59. si l'on remplaçait le singulier par le pluriel. 72. cour ». mais cha dosoulz trcslout est miens. voleir ossyauls. Hommes GO et femmes fay parler. EN LI KEPRENDANT : 1660 Nature. guère et à vos me presist et fermement vus apresisse à mes usage transmueir. v. Qui ainsi à moy fièrement Parlés et Nature. grant courouc n'ay mie on poés ou crousL ou mie. V. 1651 Et bien vous di. ». 55 Li\ ondroil iw oiainio jo Mais par dodons trostout 1560 Dos iniprossions ot dos niai/is Maistrosso sui dos oioiuons. naturellement. Vers arrangé par le copiste et. besles aler. par dodons Irosloul est nùcn. presist » est une faute pour « prcsisse ». loust cwlssies grand(e) damme. ])ain si Dou faire mains bien la est voir(e) bailhayc Dont on Et pour le fait. Du pain (si) grant courons n'ai mie. Bien croy que soiies cniuree ^ de vos fors vins et enburee. 1595 Do tout sui danio ol mostresse. « « impressions en jurée ». Quant mon vin faites devenir Sane pour faire nuef bevrage. Les règles de la syntaxe seraient satisfaites. Il manque une syllabe. : mais ilh est voirs que je laissay le malere et le deliuray dont on le fait. ce saueis vus [f" 24 V]* por coy i'aie au cour chorochc*. qui à moy ensi fièrement parlés et orguilheusement. trop qui si fiere esteis orgueilleusement. et pour che ay au cuer courous. Bien croi que estes abevree De vos vins et enyvree 1665 Et forsenee bien semblez De la grant ire que monstrez orguelheussement à moy parlez 80 et croy bien que soyes abeuurce de vus bons vin et enyuree et. car l'arrangeur de la Moralité a voulu de nouveau réduire 4 vers à 11 2. et bien si vus dit. ondroil no fai(o) nullo rions. la » le guerre et à vous me sens moy soneir ne appelleir. . ce qui n'a rien d'étormant. voler oysialz. oudroit no olaiin nul rion. se no fuissics [f 14 tr" grand(e) dame. [L'acteur parle]. par voslre manire de parloir. ost niion. v. hiestcs aler. rio/is. par le grant ire que monstres ne say se estes rasotés . vous apresisse à mes usaiges transmuer. maloiro ol le deliu(o)raye. tost eussiez La guerre et à vous me preissc Et puis ainsi vous aprcisse 1655 A mes usages tresmuer. qua/it mo/i vin fait[os] devenir mon vin faites devenir . 1600 A bien pou que n'en crrage. mais à vous ne suy que baiesse. Vers arrangés et estropiés (10 et 11 syllabes). vous lestes trop fiere. sano por faire noueal beuurage (J5 a bien pou que ie n'en enrage. malement me voleis tenir. Malement me (juo : volés tenir. (1) Lisez (2) Ms. mais auis m'osl que por bayesse Daninie suy de tout et mastresse. se ne fuissics 75 Et vous dich si bien. Le « et » est de trop sans doute. car oncque à faire ie sanc. Corrigez : « cuer» ou V. tos ewissies prcsisse. sans moy huchier ne apeller. onques i)aiiu'[sl à che ne mich no nulle labeur je n'y fich. est cependant facile à ramener à 8 syllabes v. De pain si grant corouch(e) n'ai(c) myo.n 95 no jaii (ja) do rion non parloroyo . peut-ôtre l'adverbe il valeur superlative « par ». che saués vous. La rime est mauvaise aussi.

96 Nouvcl(e)ment cl N'a pas mont que radotee. et pour i loyalment ourer. car. Et lors parlerez doucement tenez. quant dedens vous pourpris entray. Ouvrés un pau discrètement les oelz de vos/re entendement. 115 et vus por loyalment ouurcir. Ouvrez un pou discrètement Les yex de vostre entendement 1705 (Quar) se bien ouvrez la paupière. ' qui ma[n]gut ens ou boscaige se et le ? glan et point n'a de regart. parlés à moy. Ouureis une pau discrètement 105 les oeull(e) de vos/re entendement. et dittes que mult mespr/s ay. 100 reprendés et argiiés bonnaige me parlés. V. car se b/en leués le papiere. ' affîn que wyseuses ne fuissies que de tout me rendissies conte loyal. et se sarés et à chiertainement. ferés moy homaige de quanques que de moy tenés. . paraît être élidé. 85 Ilh n'at et radotee. pour che que deboinaire suy tench point à nuluy. Pour ce que débonnaire sui Et tcncerrcsse point ne sui. sans moy. 1709. pour vous occuper. mains tout le contraire ie voy. dit avés. selon l'original. sens auis. moy maistres et \us chamberier[e] troucreis tou/ apertement et lors parlereis {vus) douchement 110 à moy et honeur(e) me ferles de tou/ ce que de moy teneis. 1699 Aussi cuit. ou cognoist[rc] ne daingnies. corriger ne regarde en n'a le regart ». sans aduis. de ce monde i grande partie vos bailhai(e). li dont che vient et de quel part. parleis à moy. V. et che je (vous) prouueray assés 125 fay le firmament et tourneir. dame Nature. Mes en vous le contraire voi. por vus occuppeir. sens moy. Quant en vostre courtil entrai. por ce que débonnaire suy et qu'à tenchier ie ne m'esmuy. Qui dites que mont mespris ay. damnie Nature. deuant. L'absence de rime montre que nous avons de nouveau affaire à une maladresse de notre copiste et qu'il faut. Probablement « maistresse ». Jaudis. de bonnage m'argiiez et dit[es] qui mult mesprîs ay. quant en vos/re porpris entray. Il manque une syllabe. V. Bien connoissiez que varier Fas les estoiles et tourner. vos qui ensi de forfaiture me repreneis et me blameis et 90 Or me dittcs. ne me connoissics 1700 Ou connoistre ne me daigniez. 119. V. 120 moy du cognoistre ne moy et ne daigniez. deuant. dit aueis. et 1737 Or dëuEsicz don[qucs] savoir Que sans moi n'avés nul pouoir Et ce prouverai-jë assez 1740 Par ce que devant dit avez. V. dit aviez MORALITE DU PELERINAGE DE LA VIE HUMAINE nouuelemcnt N'a pas longe tai/nps. « ferlés ».Je pense qu'il faut lire une » et faire abstraction de !'« e» final de o grande '. par che que. le glan. n'aués nul pooir. par ma cortoisie. (3) Le « c » de « que « •> • « » . [f» 144 v° dou monde une grant partie ^ vous bailhay. Bien cognissies que remueir Si dewissies Donques. moy maist(e)resse et vous chambrière vous trouucrés apicrtcment. 1715 A fin que huiseuse ne fussiez Et que de tout me rendissiez Conte loyal (si) com baiesse Doit tous jours faire à (sa) meslrcsse. par le boscage. dcuissies bien sauoir que. et de Dieu vous gart. se bien ouureis vus paupire. iadis. 1683 Or (me) dites. se Dieu \us gard(e). Moi maistresse et vous chamb(e)rierc Trouverez tout apcrtement ! Ainsi croy que ne cognissies Ausi cuys ne moy cognissies. et de che ne deués grouchier ne à moy si très fort tenchier. Var. qui va mengant. par quoy oyseusse ne fuissies et que de tou/ (ce) me rendissies loyal compte. Bien cognissies que variier fay les estoiellez et tourniier 1779 Si ne dëussicz pas groucicr 1780 N'a moi si asprement tencier. Se Diex vous gart. car. 114. Du monde une grant partie Vous baillai pour vous occuper Et pour y loialmcnt ouvrer. On peut retrancher « si » ou mieux encore ne compter » com(me) n que pour un pied. Quar sans avis parlés à moy pas lonc que dit avies que trop hastieue vous n'esties. 1670 Que pas hastive n'estiez. car. A 1710 moi et hommage ferez De quanque de moy vous Jadis de ma courtoisie. par me grant court esie. de qui teneis 95 ne dont vient ce que \us aueiz ? Vos resembleis le porc sauage. n'aueis nul poioir et ce prouuera-ge asseis par ce que. de cuy tenés dont vous vient che que avés B/en resamblés le porc sauage. si comme bayesse doit tous iour fair à sa maistresse. 99. de qui tenez 1690 Et dont vous vient ce que avez Vous semblez le porc sauvage Qui mengut en son boscage Or me dit[es]. 108. Car. dit aueis que pas hastiue vus n'estiez. (2) l'ne syllabe manque. dame Nature. (1) Je pense qu'il manque une syllabe. qui ensement de fourfaiture me ? Le glan et point n'a le regart li Dont il vient ne de quel part. Qui ainsi de forfaiture 1685 Me reprenez et me blasmez Et de bonnage me arguez. si contre ne dewissies pas oseir moy gronssier ne parleir. doncq(ue) bien sauoir que. ne point ne regarde dont il luy vient ne de queil part. mais en vous le contraire voy. si com(me) baiesse doit tous jours faire à sa maistresse.

Grâce Dieu « p. quar je lien a à ieu ce que me direis Quanquë hui mais dire vourrcz et bien I Et quan([ue Si argiier vous pourrez. ce m'est avis. « contene n contente. por laqudl chose ie argile que se vus estcis la maistresse. Congie. 159. encore arguerai. Peut-être faut-il lire « aueuc[que] ». aueuc vus. . [f ICnleechies vo». Une syllabe de trop.v.35. Il y a cependant. 143 et 144 ont respectivement 7. . que l'original n'aurait pas tolérée. ^iieu disies. ear niidl pou ou uie/il ne m'e/i est esioiissies mis ou eoroehies ou (leniyneis ou apaisies. Et de vos dis arguer vueul argiierai(e) de \us dit. note. 131. Or en 130 faeliies quauc|//rs voi/s plest. come bayesse. se vous estes (la) maistresse. v. 146 et 147 sont peut-être corrects pour le rythme. A (inAci. bien vous VA bien voi cpi'à 1840 Je ne |)ourroie pas durer Miex vaut que à vous obéisse Que rien contre vous dëisse. 1. 160 V. qui a dû supprimer les formules narratives de son modèle et qui a voulu raccourcir. por vu. 18()4 et 1865 quer cette rime « appellee mueir ». = copiste ou de l'arrangeur. dist (Irace Dieu. se ie ossast. 115 r" car sachics que riens ne m'en est. 1883 En touz temps et me devez mener Avec vous moi apeler. 142. 7 syllabe». Natihk 1838 « l'Aïui. rii7is ie n'eu lairoic ou vous rle/is laisies. Vous avez dit de ce que m'aucis argiiefel en tous mes dis et réputée. Il faudrait. Remar- . Avec vous.\rle a Nature: Grâce Ilardiement tout car ie tien de Dieu Hardicnient. v'wn ne lairoio ! Or en fail|ts| cpia/il ([ii'il \iis i)laist. (|//'à texte de Florcffc présente une corresixmdant aux vers Mi'i'y [tendu Mieulx me vault que riens contre » vos obéisse \iis ie disisse 1!)H1 (le l'original fraiivais. ai Diiiu : Nature Dame. So vous NDUllV. 157. (Et) moi baiesse avez tenue. je doy(c) tous iour estre appellec 150 155 Doi tous jours estrc apclee (Et) sans moi. 1885 Et micx vausist. En tous temps me deueis myneir aueuc \us et appelleir et mies me fust. » à faire ee que ie voulroie. corriger peut-être « disies » en « disels ". Ce vers de 12 syllabes est le résultat de la fusion des v.55. v. ou l'U tlMU'il'/. . 140 encore une pan vus argiiasse. de 142 à 147 ou de 144 à 147. . pour vous. V. V. on sent la main du copiste. Encore un pou vous arguasse. car je. De ce faire (pie (je) vourroie. ce m'est aduis. Pour 1855 ce que grandement me dcul De (ce) que m'avez argiiee De mes diz et réfutée. succession d'assonances en « -i ».HACi: DE DÏEU 97 IS'-'D Or l'u faitrs (|iiaii(|Uo vous plaisl. mais ne le sont pas pour la rime. A l'imperfection des métré* aussi bicrt qu'à celle des rimes. Dites tout. comme baiesse. aueis dit que la maistresse ne doit point estrc sens bayesse et moy bayesse aueis tenue. poi/r vous.s ou courechies. Eslccsriez vous ou courourifz. Hieii n'in(lique eepciulaiii celle omission dans le nianiiscril et le copisle ou l'arrant^eur I)asse (lireeleinenl du vers « à faire de elle ([ue ileiieroie » à la rubri(iuc qu'on b 18 15 trouvera plus loin. 10. Quar à nunl ou piu ui'en fsl. 1. Neuf syllabes et pas de rime. n'en lairoic à faire de elle ([ue (lcu(c)roic. II nian<iue une syllabe.j Et toutevoies se (je) osasse. et tout le] foy. ne sens moy nulle chose ne deueis mueir. selon le dialecte de l'arrangeur. se vo(/s volés. : : du Pèlerinage. que (la) maistrcssc Vus Ne doit (pas) eslre sans baiesse. Comme aujourd'hui encore en wallon.NATUKE ET C. V. entendu vous arfiuer or vos ay(e) (très) bien enargiieir 135 [Ici le lacune. car. 1800 Pour la quel chose je argile Que. nulle chose née 1865 Ne devez faire ne muer. et je Dame. Nouvelle intervention du . Nature parle Nature dist : a Grâce Dieu ai : Nature Puis (loncq(ue) que ie « Puis que je i'ai(e) congie de dire. il voy bien qu(e) à vus ne iioroie ])as durelr. 155. Voyez v. ne lessiez à nesun feur ! contene ie suy 145 1850 Que bien ne esclarcissiez vo cuer » que vos/rc cuer bien descargics. V. Quar.

et a été effacé par le copiste. assez tost vous respondrai N'autre conseil ja ne querrai ». Mes diz à droit ne ne pesez. 173 . Ce ci. car pas ne dy que en tous lieu. que ce noueals ofTiciaus. 175 a déjà été copié par erreur (avec la variante « aultre »). V.98 Que avec vous fusse touz dis MORALITE DU PELERINAGE DE LA VIE HUMAINE Que ces nouviaus officiaus. ne me plain de vus seruice. 166. . V. veut dire aieux . qui de vus font leur obiaux. V. qui aueuc vus fust toudis. — « Et je respont. Il en résulte une perte de deux Du syllabes. Vostre pouer vous leur donnez 1890 Et pour euls donner me tolez Et non pour quant. erreur du copiste. t. Ce V. Ce fu bien dit. La mestresse 1915 plus tourneroit et à A servitute et deshonneur Qu'à sa franchise s'onneur doit. La construction et le sens ne sont pas d'ailleurs très nets. c'est ce . 1910 Mes. a été recopié déjà par erreur après le v. V. ne gaingnies vus riens. si comandeir . . jusqu'à la lettre « p » de « poioir ». i A fin que li puist ordener afTin qu'il le puis ordenneir 1920 Ce qu'elle veut et commander. Cange. me tollés . 101 n'a point de vers (jui rime avec lui. 187.. en ce. » temps » doit être remplacé par « tous » . que l'arrangeur a négligé de remplacer. V. en tous temps. 10 syllabes. Bien sai qu'assez bien fait avez. Quar pas ne diz que en touz lieus. por eux donneir. V. nul(le) teil poioir oncque de vus ne puis auoir que de pain. 163. 175 aultre choze ne respond(e)raic que ià nul(le) conseil n'en quieraye. en nulle guyse. ic Voir. 192. p. char faire (ic) pcuisse ne vin en sanc mueir (ie) sewisfse] et si ay vers vus fait mon deuoir. dist Grâce. bayese auoit. La fin de la ligne. 183. : . Il faudrait corriger fus[se]. Nenilh ! Grâce de Dieu Dist Grâce. Il faudrait suppléer « bien » a\ant « dit ». Quar quant je diz que (la) mestresse (En) touz temps doit avoir baiesse. pas bien entendu vus n'auies 195 V. ce qu'el[e] veult et et ce. nul tel pouoir Onques de vous ne pou avoir Que de pain char faire sceusse Et vin en sanc muer peusse. : plus vos confond. V. 1887. est d'ailleurs restée en blanc dans le manuscrit. 170. v. que pas ne comprendeis mes dis à droit ne entendeis 180 car quant ie dy que la maistrese. je le maintien. que devait occuper ce vers. soloncqfuc) mon poioir. Pas bien entendu n'avïés. 186. Grâce Dieu parle a Nature « : Grâce de Dieu Certe. Favre. 58 et 286. Il faudrait « elle » au lieu de « il le ». mais s(e) alt/e Nature « Nennil ». (Je) ne me plain de vo scrvise. après le v. La formule narrative a été simplement laissée de côté. en ce. Ce vers. La chose que ce fut dit. 170 en tous te/nps. en nulle guise. V. V. « obiaux » doit être pour obliaux. 1900 Mais s'autre chose ne voulez Dire. 190 « qu'à » vaudrait mieux pour le sens. 175 a 2 ou 3 pieds de trop. forme inconnue au copiste ou à l'arrangeur. voit. 172. corne dewissies. « tiens » fausse lecture pour » tiens ». Non seulement ce vers est incorrect. 178. mais il ne rime avec aucun autre. que. ie le maintieng(e). « aviaux ». éd. doit auoir bayese. ne gaaigniés vous rien . celui qui doit le cens appelé « oublie » (Cf. 165 et non por quant. V. ce qui vous confont 1905 C'est ce que pas vous n'entendez. Il faudrait lire « et s'ay ». 185 mains en tous temps que n'est pas tiens car s'en (temps) lieu. IX. Mais en touz temps qui n'est pas tieux Quar s'en touz liex baiesse avoit. 1895 Et si ai je fait mon devoir En touz temps selonc mon pouoir . Qui de vous font touz leur aviax. ains cognois que bien fait l'aueis choze dire me volés. 159. puis il a été elTacé. dist-elle. V. Mes en touz temps avoir la Et c'est s'onneur qui bien mains. . 190 mains en tous temps auoir le doit. por la maistres plus tourneroit à seruitude et deshoneur qu'd sa franchiese et son honeur. Vos/re poioir vus leur donneis. 161. si comme déviés. Glosxariuni mediae et infimae latinilatis.

La formule narrative n'a pas été remplacée. Ne voi que de rien i perdez. Que de moi vous je vous pri aiez merci. et je le veul. Mais que ceste fois pardonner » par tout à \us obeyr doybs ne nulle riens à moy dcsplaire ne doit qu'il vus plaist faire ne iamais ne pense à i)«rleir mais que c'est pardoneir nie veulhios vas/re mataient. gratieuse pau plaisans. 2000 Mes [que] bien vous gardez sur l'eul Que ne contrediés ja mais Mes biaus ouvrages ne mes fais. Je suy la belle peu amee. Esmeiit me suy follement de paricir outrageusement. Mes (bien) croi que ne savez mie Que mon maintien (vous) senefie Si venez près. dist elle. La gracieuse peu plaisant. li li ){ deboinaire redoublée. Ma maistres esleis. sacies que ie Penitanche paroLLE sai(e) bien : [f° 145 v" 2039 Seigneurs. Quar i)lainemeiit ma faute Esmeue me sui folement vous lierement. 217 « oultrage » peut se justifier. car autre fois n'en soufTeroie car ie n'en i)olroie soullrir vos en pories repentir(e). entre ses dents. ». bie/i cognoy. Le ms. Grâce Dieu a Nature. 1990 De parler i\ voi. Le signe d'abréviation a dû être omis. Or oeis et ie le dyraie Or venés 225 i)res. V. Je donne à ims oITlelaus. V. 211 Il faut. je sai bien 2040 Que bien regardés mon maintien. Penaoche et Carité APELLE LE CUEH DE CASCUn A RECHEUOIR PENAnCHE ET DIGNEMEUT LE Sainl SAcrcMEnT DE l'autel. je le dirai. 214 5 syllabes. le voi. Dame. Ne ja de rien n'en mentirai 2045 (Je) sui la belle peu amee. puisqu'il s'agit de la transgression des lois de la nature. Enmute me suy follement à parler à vous fièrement me maistresse lestes. humblemc/it \iis pr/ic que de moy ayes meirchi ne ]il//. un « baloy »]. i)lainement me fauite voy. cheste fois. 25 r»I CoMMunr Natuhe riuE MiiiiiCHiT A Grascii Diiiu Nature 1985 « Dame. V. pas tant ne souffrir n'en poroie. a « de fault ». Par tout à vous obeïr De rien ne me doit desplairc De chose que (vous) veuilliez faire. : 220 . mains bien croy que ne saueis mie que cestuy maintien g signifie.en que vous regardés men maintin. bien doi. Je suy l'abesse pau amee. [Ici l'Acteur prôsente longuement Pénitence tenant un testament. CoMMEnT Pénitence parle : PENlTAnCE Signeur. ne jau de riens n'en mentiray. « . la gracieuse peu plaissant.PENITENCE 1977 Se auoiins dons espeoiaus et 99 se aulcu/is dons especiale [fol. Grâce de Dieu Certe bien le « Certes. ne de riens ne me doit desplaire de chouse qu^ vous voie faire. ne ià de riens ne mentiraye. (1) 11 manque une syllabe. V. pardonner me volies tout benignement. La débonnaire. dist elle. et je le voel. Signeur. 228-'9. pau prisie bien vailtians. je say b. faut suppléer « vos ». la debonaire redoublée. » le donc h mes odlciauls. car n'y prrdeis une denier. 198 201 et V V. » veulh. sans retenir nui maltalent. que mult regardeis mon mai[n]tieng. mains gardeis vos come vos/reoyeulh 215 que ne contrediseis iamais ne mes oultrage ne mes et fais. dist Grascc (Diex). restituer le texte de l'original « ceste fois V. dist Grâce. bu-n le voy. (Quar) autre foys n'en souferroie 2004 Pas tant ne souffrir (ne) vourroie. 210 Me veuillez tout beni^'nement. je moy vous aiies vous i)ry mierchy 205 Ma maistresse estes. V. Jamais ne m'en pense à mêler mais que. Sans retenir nul maltalent. dist-ello. 1995 Ja mais je nen pense à parler. 1980 Folie est. bien le voy. la peu pr/sie[ei bien vailhant. se eourrouz (en) avez. des verges et. une «chartre» et un escript un maillet. mais or vous ga[r)dés bien sur l'oel que vous ne desdiies jamais mes biaulz ourages ne me» fais. 203 199 ont respectivement 10 et 7 syllabes. Remarquer l'interversion au regard de l'original. pour le sens comme pour le rythme. grande folie est de vos eorouchier. (re)doutee. 221 Corrigez «maijitieng». N'arj^iiez ])lus encontre moi. je le diray La pou prisïe bien vaillant. . V. Il On sent la lourde main de l'arrangeur. ne (vous) courecliiics |»oint à moy. 200 Damme. mais bien croy que ne saués mie que mes maintiens segnefie (^). Par tout à vous obéir doy car : . car le le redouble forme/Jt. 209 Il manque deux syllabes. . car ni a default. que de et dist elle. Chiertes.s n(e) arf^iicis co/ilre moy.

por ce. le cuer d'omme quant est emplis de viies pichies et endurchis. Je vous die que je l'ay dit. fays » ne rime plus avec n heyllas V. V. et por tant vus deucis sauoir que la part où on doit ietteir l'ordure hors et ramonneir. Avant que dedans entre nus Et pour ce porte avec[ques] moi Maillet et verges et 230 baloy. 2050 Gardienne (de) l'ille celce. Bien est certes balai séant A baiesse et chamberiere.Je Je l'amolie et fas plourer. est nomeis contricion. Et l'autre si est de regart. Pourrai-je avoir alegement ? ». gémir et dolouseir plaindre. Pénitence parle Or vous redirai : du balai ai. résultat de la fusion de deux vers de l'original. larme issir et dire « Heyllas q(ui) ay ie forfait. 251. V. Mais tant (y) a que la manière 2195 Du tenir vous puet csmouvoir Et pour ce devés vous savoir Que par où en doit hors gcter Toute l'ordure et balïer. verges et ramons chy. porte aueuc[quc] moy . poray(e) ie auoir aligement ? ». par baturc. par mon : sens. deués vous sauoir que par où on doit hors jetter touttc l'ordure et ramonner. de mon mailhet. Qui Contricion est nommez. qui est père poissans. 270. L'autre d'oyr et d'escouter. et. Qu'ai je fourfait. : ! ! ! 2184 Et la signification 2185 De mon maillet que vos veés. l'autre gouster. pume dure et hors saillir hors sailhir yssir le jus et hors sallir Et l'amolïe par ferir. 2065 Tout aussi par mon ferir Lermes et l(e) amolie fas par 245 ! et l'amolient à ferir. là le ramons mettre doit on. car dou mailhet je brise et frosse. font enfans délie Fait l'enfant de Issir le jus pomme dure fait l'enfant issir le ius et pome dure ferir. L'autre de goust. V. 230. avant que dedens entre nus. V portes sont unne end i a par où dedens l'ordure va. « ramon ». 275 l'autre si est de regarder. qu'en ma boche vcyeis porteir. Or vus veulh de ramon conteir. 240. Tout aussi com par bateure (la) tout ensi comc par de la brissure Tout ensement que. Il mancpie une syllabe. Il manque une syllabe. Penitanche suy apellec. amolis et fay ploreir. debrise et defrosse ie les Par contriction (et) angoisse Le cuer d'omme. de vies pechie le les et endurchis. 270 Aie maison dont suy baiesse. 240 l'amolie et fay plorer. 11 y a une syllabe de trop. ' couLEoe M . plaindre. verge[s] et baloy. quant est remplis par contricion et angousse. L'une est la porte d'odoreir. le VI portes sont. Toute ordure fai mètre jus. à cause de la substitution dans ces trois vers du pluriel au singulier V. quant troeue enplis De viez pechies et endurcis. dont Grasce Dieu est li maistresse. Des aultrc les III. l'autre tanster. qui Contrision est nommés. jemir et souspirer. 233. autre tansteir et regardcir. le vus ai(e) dit et encor dy que la chamberier[e] ie suy de Dieu le père tout puisans et le ramon est bien séant à mesquine et à chamberier[e] mains tant y a que la manire de tenir vus peut esmouoir. je m'en repent. que vous veés. Une syllabe de trop. fac tout ausy larmes issir et dire « Aymy Or ay fourfait helas comment poray avoir aligement ? ». qu. 250 E[s[t la signification [1° l46 V démon mailhet. En la meson dont (sui) baiesse Sui et Grâce (Dieu) est la maistresse remanant. 235. 246. . là doit ons le ramon tourneir et toute ordure hors ietteir. L'unne est li porte d'odourer. V. l'autre de tast VI porte desqueil V en y a par où l'ordure dedens va. wy. B/en est certes ramons seans à meschine et à chamberiere. 235 2055 Du maillet je brise et froisse De mailhet les cuer. 2225 L'une est la porte d'odourer. fays issir et crier: « Las. que je li chamberiere suy de Dieu. V. En la mayson dont suy bayesse. tout ensi. ie m'en repens. l'autre d'oïr et escouter. mailhet. por che. Grâce de Dieu est la maistres[se]. 275. Là le balai tourner doit on. . pour che. l'une est gosteir. Voici un alexandrin inattendu. porte avoec[que] my mailhet. dont V i a Par où l'ordure dedens va. 265 2220 Or soies luit bien entendant : Or soyes tous bien entendant por oyr Or (i) soions de tout entendans. 255 Or dou ramons vous rediray que entre les II leures ay. Une syllabe de trop. V. 2060 Plaindre et gémir et doulouser. V. Qu'entre mes dens en ma bouche Je vous ai dit et encore di 2190 Que je la chamberiere sui De Dieu le père tout puissant. 260 mais tant y a que le manière dou tenir vous fait cnmouuoir et. l'autre d'oyr et d'escouteir. « ! » . Trestous fardialz fay mettre jus. garde suy de l'ile chelee. : il manque un vers qui rime avec celui-ci. Seul sur Seul sur la ligne la ligne. 207.100 MORALITE DU PELERINAGE DE LA VIE HUMAINE Penitance suy appellee. En marge. «Ramon «est encore employé actuellcmeill en wallon pour désigner le « balai ». C'est la significacion par mon ferir. pour expliquer «baloy ». Penitance sui nommée. . . par contrition et angoisse. garde suy de ciel de lasus tout ordure fay mètre ius auant que dedens entre(s) nuls et.

comme i'ai(e) dit. houser et purgier. ne apparel ne puillent yssir ces ordure ne reuenir. Mais par elles ne puet rissir f. se droit lu mo/i ramon lournove. Si l'on ajoute a • porto » l'« s « du pluriel. Or vos redirai(e) briefement de mes verghe l'cnscngnemcnt. ma paine perdroie. Adonc. las moy très doloreus chailif ? » Une aultre foy luy refay dire « Vray fils de dieu et très doucls s/re. por luy bien castiier. men ramon pour tout netiier.Jamais n'aray tel hardement que je vous ose courechicr. no douiez. les dit à son confesseur et et les disl à son confesse|ur] et les dist à se confieseur En lamenlacion pleur. . Quar elle met hors ses melîais. . Des escoUe suy ie la Et se vos diray bien briefmenl le |1 57 r" de ches verges senefiement (') : 2287 Des (grans) escoles sui mestrcssc (Et) des enfans chastierresse.elle ordure ne revenir (i'. XX 2299 Et quant le voi ainsi contrit 2300 Et bien confez si com j'ai dit. Pénitence parle Vers ceste porte ai je : tourné Vers cest[e] porte ay tourneit 290 Vicrs ceste porte ay [je] tourné Et converti et tresporté mon ramon tout apresté. Se (vers) la mon baloi tournoie. en lanientation et pleurs. en tell met hors ses fourme qu'il les et melîais. entre soue/it ordur asseis entre souucnt ordure assés. ramoner. et bien confies.t). V. Pénitence paiile 2235 L'autre porte qui sizieme Qui ù salut nécessaire est. me |)aMie |)r'rd(e)roie. 280 et. qui des (VI) car elle] milheur. Ja mais n'arai tel hardement Que je vous ose couroucier Ne que pour vous ose pechicr. . at fait en le met hors fourme que les méfiais. ou de C ans 2290 Soient de maistrese des grans escolles suy maistresse et des enfans castieresse. ! Pour coy L che pour maintenant te consentis. \)nur elie. Il faudrait évidcmnient corriger « ne par elles ' et mettre le verbe au singulier. et i)or ee mais par cheste n'en puet issir ceste ordure ne hors venir ma i)aine prrd(e)roie. 282. (1) II y a au moins une syllabe de trop. adont. V portes ne doubtés. qui des portes est li milheurs. 285. purgier et netier. V. soient de ou de C ans. 291.PKNITENCE Par ces V i)orlos. 278. 295 an. 2250 Houssier. V. Je corenge les mais enfans. et conuierti et transporté Mon balai pour tout balier. aultr<' Le qui VI''. SE DOIT fO/irESSER. 2305 Une heure remembrer 11 fas « Ha las Son viez pechie et dire Pour quoi à ce te consentis : quant sens ensi contris et quant le voy ensi contrit si et bien confes. Il semble (lu'il manque une syllabe. car elle En 2245 Et la fourme que il sont faiz. n'e. Il manque une syllabe. Je corrige les maufcsans. mais me garderai(e) de pechicr. paine li donne et batement. Ceste est la : COMMEnT ON est. 300 de mes verge forment le fier. se je là nien ramon nictoie. II faut donc retrancher ivi V. 290. Une heure ramenbrer li fait ! ses vies pechie et dire : « Ay hay ! 305 ses vies pichics et dire : « Hélais I Pour maintenant estrc chetis ? : » Une 2310 autre foiz lui (re)fas dire « Biau sire Dicx et (biau) douz sire Je vous promet amendement. pour luy bien castiier. il y a une syllabe de trop. qui à salut nécessaire est bouche au pécheur. 2283 2284 Si De mes vous redirai bien bricfment verges renseignement. vous promech amendement. paine luy donc et balhemcns adont.i doubleis. soient de et XX (ie) le ou de XXX et des enfans castieresse. Paine li doins et batement Pour son bien et amend[e]ment. pour li bien chasticr. de mes singlans vergcz de fier. por son bien et amendement. 285 chc est li bouche dou pichcurs. je fay dire : Biaus sire Dieu et biaus doulz sire. n'encontre vous pichfVr. ie vus promcs amendement 310 ne iamais n'aray hardiement que ie vus ose corochirc. que point ne veulh taire. De mes cinglans verges le fier. 2230 Entre souvent ordure assez. Une heure ramembreir ly fay ! pour scn bien et amendement. vray Dieu. V. en tiemisseme/it en pleur. pour ee. » iestre chetis ? li : Unne « autre fois. c'est la boche de pecheurc i)orte|s| est la Qui des portes est la meilleur. je [insi 2327 Ainsi sous verge je le tien Ensi desoubz verghe le tien sous verge je les tieng V. » ! por quoy à ce tu consentis. 101 Par ches l'ar ces V porte. t'ne syllabe de trop. les at fais. correge les malfaissans. Sachies unne porte il : est est à salut nécessaire. 284. com(nie) j'ay dit. Il inanquo poul-ètro « ie » après « ay ». XX .

102
Et
le

MORALITE DU PELERINAGE DE LA VIE HUMAINE
punis et
le

bat bien.

et le

pugnis et

le

bath bien.
le

315

et les

pugny

et les bas bien.

2341 Des verges se voulés le non, 2342 Dites sont Satisfaction,

Se des vcrgfejs oyr
voleis,

non

Des verges,
dittes sont

se volés le

nom

|f°

147 v»

c'est Satisfaction.

Satisfation.

2347 Or vous

ai dit et fait

De mes

mestiers et

Mes pour quoi sui 2350 Entre la table Moisi
2353 Encore
dit pas ne

sermon de mon nom. venue ici,

Or vus
de

ai(e) dit et

mon

fay sermon mestier et de mon non.
chi,

Mains por coy suy venue deuant la table Moysi,

320

dit et fait siermon de men mestier et de men non. Mais pour coy suy venue chi, entre le tauble et Moysy,

Or vous ay

vous

ai

;

encor[e] pas dit ne mus ay
si

;

Si l'escoutés, je le dirai.

2355 Savoir devez, (que) chancelliere

Du

relief sui et portière.

Sans moi aprouchier n'i devez, Se meffaire ne vous voulez. N'est pas relief à garçonner 2360 A coquins n'a truans donner,

vus dyraie. Sauoir deueis que chancelier de ce relief suy et portier. Sens moy approchier ne deueis, se meffaire vos ne voleis. N'est pas relief à garchonneir à truans n(e) à coquins donneir,
l'escouteis, ie

encor dit pas ne le vous ay or entendes, je le diray.

:

325

Sauoir deués que cancheliere de che relief suy et portière. Sans moy aprochier ne deués,
se

dont meffaire ne volés.

N'est paus relies à garchonner ne à truans pailhars donner.

2363 C'est un relief pour langoureus. Pour malades et dangereus, 2365 Du quel qui gouste dignement Ne peut qu'il n'ait alegement.

ains est relief por langoureux,

330

por malade[s] et dangereux, et qui le goust[e] dignement, ne peult qu'j'l n'ayt aligement.

pour langereulz, pour malades, pour dangereus, dou quel s'en goustent dignement ne puet que n'aient aligement.
Ch'est
relies

un

2379 Or s'i gart chascun en droit soi, 2380 Quar bien en fais ce que je dol Et c'est la cause pour quoi sui En tel guise venue ci. »

Or

se gard(e) chascuns en droit soy,

Or
335

se gart cascun endroy soy,

car bien en fay ce que ie doy.
C'est la chose por coy ie suy

car bien en fay che que je doy,
et ch'est
11

cause, je vous

di,

en

teil

guyse venue chy.

pour coy

je

suy venue

chi.

[L'Acteur introduit Charité].

Charité parle

:

Carité
Sygneur, bien est voyr que, sens mentir ne dechiuoir, vos at Penitance conteit son grande ofTice et deuiseis et por ce vos veulh dire ossy de quoy ie sers et qui ie suy. le suy cel[e] qui en despit n'ot oncque ne grant ne petit, cel[e] qui ayme tout[e] gent de cuer entier, sens mataient.
le
«

CouMEUT Carité remonst LES VIERTUS QUI SONT EN LY

:

2389 « Seigneurs, dist-elle, bien est voir 2390 Que, sans mentir et décevoir, Vous a Penitance conté

Signeur, dist celle, tout de uoir,

340
[f°

sans mentir et sans decheuoir, vous at Penitanche conté

Son grant office et devisé. Et pour ce vous veul dire aussi
quoi je serf et qui je sui. 2395 Je sui celle qui en despit N'ot onques ne grant ne petit,

25 v°]

sen grande ofTisce et deuiset et à vous je voielh dire ausi

De

345

de coy sierc et pour coy suy chi Je suy celle qui en despit n'och onques ne grant ne petit,
cheli qui

aime toute gent De cuer entier sans mal talent,
Celle qui

ayme

toutte gens,

de cuer Je suy

entiers, sans maltalent.

2403 Je sui

la

mère de vertus,

suy

la

mère des vertus,
les

la

mère des

viertus,

Celle qui revest les gens nus,

cel[e]

qui reuest

nuds.

cheli qui reviest les gens nus.

2407 Je sui nourrice d'orphelins, Hostelaine de pèlerins.
2411

le

suy nourice

as orphelins

350

Je suy nouriche as orphenins,
ostelaine des pellerins.

hostelier[e]

des pèlerins
voleis sauoir

Mon nom,

se savoir

vous voulez.

et se

mon nom

;

Men non

se sauoir [vous] volés,

Charité vous m'apelerés,

Carité m'apell' on por voir.

Carité vous m'apelerés.

2427 Se point avez ouï parler Du roi Jhesu ne raconter Comment vont homme devenir

Se point aueis oyu parleir de roy Ihesum ne raconteir

355

coment

il

veult

home

devenir

(f" 148 r» Se point avés oit parler dou roy dou chiel et raconter comment il vot lions deuenir

V. 323. « de » effacé devant « vus ». la formule narrative V. 338. 5 syllabes au lieu de 8
:

«

dist-elle

»

a

simplement été omise.

V. 349.

Il

faudrait encore ajouter

«

gens

»

devant

«

nuds

pour

rectifier le vers.

I.i:

TESTAMENT DE JESUS-CIIHIST
cl

103
et

2430 Et |)ûur les lioiiunos mort soullrir, Savoir devez que eelle sui Qui ii tlz avoir Ici ennui (Quar) je le liz du ciel descendre (Et) char humaine 11 Hz prendre,
;

por

les

home

niorl sollrir,

pour

les

homes mort

souffrir.

or sachies que
(jui

ie cel[e| teil

suy

luy Ust auoir
ie le lich

aiiuy,

de ciel desce/idrc 300 et luy fich char huniai/ie prendre.

car

Sauoir deués que celle suy qui li Ils auoir tel anuy, car je le lich dou chiel descendre
et

char humaine

li

lis

prendre.

213')

A

l'estache

le

Os

lier

A
et

l'est

acqiip le rich(e) loyer

A

l'estache loiier le

Ils,

en
si

la

croys crucifiier

et

le lich la

mort

soulTrir
;

2-142 Li

liz

et (puis) l'esperit

rendre

;

et

Mes ses niaus ci, sachiez le Vous lis convertir en grant

bien. bien,

l'espmt de cors partir mains tons ses mais sacies bien
vos lich conuertir en grant bien.

305

[Charité conclut en annonçant le Testament de J.-C. dans la Moralité, aucune explication].
:

S'eNSIEUT le TESTAMEnT QllC NoSTRE SeigneuR fist veuaiit sa mort, qui EST APPELLE TESTAMEnT DE PAIX.

JhESUS PARLE
2459 « Je, Jhcsus, 2460 Voie, vérité
le lilz

LE TESTAmFnT JlieSUCRIST. C)
Je, Ihesuchrisl, le fils Marie, qui suy vérité, voye et vie,
*
«

Marie,

Nous, Jhcsucrist,

le fdz
(^),

Marie,

et vie,

voie et veritet et vie

2463 Je

fais

Ou
2465

mon derrain testament, quel je laisse franchement

A

ceus qui sont u val de pleur

Et en la terre de labeur 2467 Le don de pais, c'est mon jouel. Le plus gracieus
Qui
soit en ciel
et plus bel

fay mon dairains testament, à queil ie laisse franchement à ceuls qui sont ou val de pleur et en la terre de labeur
ie

370

voelh envoiier

me

testament,

ou quel

je laisse

plainement

à chialz qui sont

ou val de pleur
li

et en le terre de doleur
le

ne en terre 2470 Ne c'on puist trouver ne querre. C'est le jouel du quel jadis Je me jouaie en paradis,

dons de pais, c'est mon ioweal, tout le milhenr et le plus beals qui soit en ciel ne en terre ne que nuls ne puit acquere c'est le ioweal de queil iadis ie me ioweoie en paradis.
le
:

don de pays, ch'est
plus gratieus,
li

iouialz
biaulz,

375

li

i)lus

qui soit ne ou chiel ne en terre,

car nul plus biaulz
c'est
li

il

n'estoit guère

:

jouiaulz de

quoy

jaudis,

je

me jouay

en paradis. 148 v°

2507 C'est un jouel qui fu formé, Forgié et fait et charpenté

C'est
fais

une ioweal qui

[fu]

fourmeit, 380

Ch'est un jouiel qui fut donnés,
forgies et fais et carpentés

[f<>

et forgies et charpenteit

De mon père, sans coup ferir 2510 Et sans noise faire en ouïr,

de mon père, sens cop ferir, c'onque noise n'en fist oyr.

de

mon

père, sans cop ferir,
oïr.

sans noiese faire ne

2585 Or la gart chascun endroit soi Selonc l'amour qu'il a à moi
!

Quar selonc

ce c'on
la

m'amera,
».

Or le gard(e) chascuns en vers soy solonc l'amour qu'/l at à moy, 385 car solonc ce q(ue) ons m'amera,
cascuns en soy
de
le

[Le symbolisme de l'équerre n'est pas non plus expliqué dans le Ms. de
EloredeJ.

Ainsi chascun
[L'acteur
Charité].

gardera.
le

gardera,

».

annonce

discours

Carité
Sygneur, or aueis oy, par cest escrit que veyeis chi, coment Ihesus \us at ameit
Signeur, or avés vous oit, [f<* 148 v° par chcst escript que j'ay lut chi, coument Jhesus vous at amet

2593 2595

«

Seigneurs, or avez vous ouï.
escrit qu'ai lëu
ci,

Par cest

Comment Jhesus vous

a

amé

39U

V. 366. V. .373.
V. V.

à

la V.

syllabe. efTacé <ievant « labeur ». 376. Il manque un pied. De même au vers suivant. 380. L'intercalation après « qui » du verbe auxiliaire « fu », justifiée par l'original, est imposée fois par le rythme et le sens: 388. L'intercalation du pronom « vus » rendrait le vers correct.
Il
«

manque une
»

doleur

(1) Voyez une autre version de ce Testament dans le Pèlerinage de Jésus-Christ qui, dans le Ms. de FlorelTe, précède le Pèlerinage de la vie humaine, f° 119 r". (2) Il man()ue une syllabe, à moins de ne pas élider le « e n final de « voie ».

104
Et son
jouel vous a donné,

MORALITE DU PELERINAGE DE LA VIE HUMAINE
et

son ioweal vus at donneit.

et sen jouiel

vous at donnet.

2599 Or vous dirai encor briefment 2600 Pour quoi, atout ce testament, Entre la table Moysi Et entre vous mise me sui. Savoir devez que aumosniere

Encor vos dyrai(e) briefement por coy, atout ce Testame/Jt,
entre la table Moysi
et entre vos mise me suy. Sauoir deueis que almonier de relief suy et dispensier. Et ensi com(e) vos at conté

395

Du
2605

relief (sui) et

despensiere

a conté Penitancë et sermonné Que sans li aler n'i devez. Se mefïaire ne vous voulez. Aussi (vous) di que, sans meffaire, 2610 Ne (vous) devez sans moi là traire Sans moi adeser n'i devez, Se moi ofïendre ne voulez.
[Sui] et (aus)si

com vous

Penitancë

et

almonesteit
n'y deueis,
voleis,

que sens

el aleir

400

se meffaire

vous ne

ensi vos [di] que, sens meffaire,
;

sens

moy ne vous y debueis traire ne adeseir vos n'y debueis, se moy olîcndre ne voleis
;

Que vous diray encor brieme/it pour coy atout che Testament entre le tauble et Moysi et entre vous micse me suy. Sauoir deués que almoniere dou relief suy et parchonniere et ensi que vous a contet Penitanche et siermonnet (^) que sans li aler n'i deués, se meffaire vous ne volés, ensi vous dis que, sans meffaire, ne vous poés là endroit traire. Sans moy adeser n'i deués,
se

405

moy

offendre ne volés.

2617

A

que je vous avise Que au relief en nulle guise Vous n'aprochiez ne ne venez,
fin
le

et affm

que
relief,

ie

vos auise

A

en nulle guyse, vous ne approchies et veneis,
se le ioweal de paix n'aueis
!

qui au

ceste fin que vous avise que à relief, en nulle guise, vous n'aprochies ne ne tenés,
se le jouiel de pais n'aués
;

2620 Se

jou«l de pais n'avez

;

[L'acteur parle longuement, puis rapporte la suite de son entretien avec

Grâce de Dieu

*

[Suite
ginal].

du discours de Charité

et long
l'ori-

exposé de l'Acteur,

comme dans
voi-ge
[fo

Grâce

Dieu].

2719

<i

Que
il

quiers-tu
te faut

ci ?

or voi-je bien

Qui quiers tu chi
qu'il

?

or

voy

ie

bien

410

Que
que

quiers

tu

chi ?

or

bi£n 149 r"

2720 Que

aucune

rien.

»

te

fault

aulcune riens.

ilh te fault

aucune

rin.

Le Pèlerin
2721
(1

Certes, dis-je, tout voirement

Assez

me Comment

quar pas n'entent à tant de gent soufist
faut,

Certe doncque voirement me fault il mult, car point n'enteng

Et

je

li

dich fiablement

:

assés

me

fault car point n'entent asoufit

coment autant de gens

sufiier puit

coument tant de gens
415
sont de che relief
car à
si

Ce relief qui est si petit, 2725 Quar à moi seul ne souflroit, Se tex dix tans en i avoit. Si vous pri que moi enseignier

che relief, qui est si petit, car à moy seul ne soufflroit foy en y auoit. s(e) autant

peti,

moy

seul ne soufiroit,
pri(e)

X

se tel diis tans

Si

\us prie que ensengnier
veulhies

Se

vous

end que

i

auoit.

moy

ensignier
[fo

149

V

En

veuillez

un pou

et preschier.

»

m'en

un peu

et prechier.

m'en

voielhies

un pau

et prechj'er.

Grâce

Dieu

parle

Grâce de Dieu
Beals amis, or entens bien
cest lechon et ne t'anuy,
si ie

Grasce Diex dist
420
te tien

« Biaus amis, dist elle, or entent 2730 Et ne t'ennuit, se longuement Je te tieng pour toi enseignier, Quar bien voi que en as mestier.

Bialz amis, dist-ellc, or entent
et te tieng

longcment por toy ensengnier, car ie cognois que tu en as bien mestier.

ne t'anoist se longliemcnt pour toj^ à ensignier, bjcn voy que t'en as mestier. car

V. 399. Lisez : « admonestait ». Le copiste a pensé à V. 402. Il est nécessaire de suppléer « di " après » vos

«

almonier

•,

qu'il venait d'écrire.

».

V. 412.
V. 414.

11 Il

manque une

syllabe.
«

y a au moins une syllabe de trop.

Puit

»

est

dans

la

marge à droite avec un signe de
le

renvoi. V. 420. Il manque une syllabe. V. 421. « Cest lechon » a été interpolé par notre arrangeur, pour éclaircir de la prosodie. V. 423. 11 syllabes. * « Le Pèlerin » effacé devant « Grâce de Dieu ».

sens,

mais au mépris

(1) Pour que le vers soit correct, il faudrait ne pas élider le » e • final de « Penitanche ».

T.E

PI^I.ERIN

ET GHAnF. DE DIEU
que ce
relief i\ui est

105
Chis relies ehi, qui est donnés,

Ce

relief ci

([iii

est

donnez,

Tu
est,

dois entendre

(donné
l'iie heure est eluir el sanc iioniinez, 2735 Une autre est dit et pain et vin, Qui est viande ù pèlerin. Char et sano est en vérité. Mais pain et vin est li^uré VA bien est voir qu'il fu jadis 27 10 ICI pain et vin, mais tu veïs Qu'en ehar et sanr il fu nuic
;

aueu/ie foy, ehar et sa/ic
il

no/;i(',

125

autrt* foy est

ai)pellé \iA\n et
i^

vin,

qui est viiuide

pellerin.

C'est char et sa/ic en vérité,

une heure en char et sanc mués, une heure dis et pain et vin, qui est donnés à pèlerin. Char et sa|n|c est en vérité,
en pain el en vin figuré, et bien est voirs que fut jaudis, che sccs-tu b/en, et pain et vin,

mains pain
et voir est

et

vin est ligureit,

en pain en ehar
]>ar

et

que fu iadis vi/i, mains tu
ie

430
ve'ïs

el sa/ie

nuieir de vray

Par Moysen ù qui j'aide, 2743 Par cpioi Nature à moi tença
malenient s'en courrouça. 2715 Pain et vin donc, se le nomme,
lit

par Moysen que

aydaie,

quoy Nature

ù

moy

tencha

mult fornu'/il s'en corocha. Pain et vin doncqne si le nomme,
el

435

qu'en char et en sanc je muay pour Moysc, que je aiday pour coy Nature ^ moy tencha et folement se courecha. Dont, se pain et vin tu le nome,
;

Je t'avise

et si te

somme
;

je t'en aduise et

si

te

somme

je t'auise et ausi te

somme
;

Que char et sanc soit entendu De loi et fermement crëu Ne ce ne te doit pas mouvoir 2750 Que au taster el au vëoir,

que char
de toy
et

el

sanc soit entendu

fermement creyu.
440
;

Que

à tansleir ne à veioir
le doit pas

ne ce ne

mouoir

A

loudourer
el

Et pain

au gouster vin te puet sembler,
et

à odoreir ne à gosleir,
et pain et vin te

que char et sanc soit entendus de toy fermement et creiis ne che ne te doit pas mouuoir que i\ tansler ne au veoir, ù oudorer ne à ghouster,
te doie char et

peut sembleir.

sanc sambler.
t

2775 Aussi te di ( que) se te fies Es quatre sens et apuies, Du tout dccëu tu seras, Quar folement tu cuideras Que de la char ce soit pain blanc 2780 Et que vin pur ce soit du sanc, Si ques jà le voir n'en aras Par ces III sens ne saras.
:

A

l'ouïr te faut apuier.

Croire

du tout

et toi fier,

que se te fies en ces IIII sens ne affie, 445 de tout deceu tu en seras, car follement tu quyderas de la char qui (i) ce soit pain blanc et que vin pur(e) ce soit de sanc. Si qui ià le voir ne saras 450 sens ne percheu(e)ras. par Al oyr te fault apoyer et de tout croir et toy fieir

Ossy

le

dis

Ausi te dis, se tu le fies en ches IIII sens et apuies, de tout dccheiis tu seras, car follement tu entend(e)ras que dele char che soit pain blans et que li vins ausi soit sans, si que le voir jau n'en saras.

un

Al oïr t'en apoieras, par luy le vérité sauras et par luy t'en enfourmeras.

2785 Par li la vérité saras Et par li t'en enfourmeras.
2801 C'est 2802 Tout
le
li

et la vérité

en saras,

car par luy t'en enformeras.
C'est le pain dont repassas sont

455

•••••••••••••
le

pain dont repëu sont

Ch'est

pain dont repeiit sont

C'est le

angre qui u ciel sont. pain que doivent mètre

tous ly angle de
et

ciel

amont

Les pèlerins en Z'escherpe. 2809 L'oïr en aprent seulement 2810 Et en baille l'enseignement. 2813 Charité qu'as ouï parler, N'a pas granment, et sermonner,

que pellerin, por erreir, en l'esquerpe doiuent porteir.
L'oyr en aprent seulement
et en bailh[e] l'ensegnement.

lousliang(e)ledouchiel amont. lf°150r<' Porter le dolent pèlerin

en leur escierpe par chemin.

460

Li oïr l'aprent seulement
et en

donne l'ensegnement.

Carité, q(ui) as

oyu

parleir,

Carité t'as oït parler,

n'a pas granment, et sermoneit.

n'a pas lonc tamps, et sermoner,

Grâce Dieu parle
2817 Elle
le

;

grain en apporta

le

grain

el

aporta

et le grain eUe

en aporta

424. 13 syllabes. On sent de nouveau l'adroite main de l'arrangeur. 425. 10 syllabes. 426. 11 syllabes. 430. Le mot [bien] manque. 431. « veïs •>, pas^é défini, a deux syllabes. 440-1 Remarquez l'interversion de ces deux vers. 44(î. l'ne syllabe de trop, car « deceù » en a probablement trois. 452. Dans le manuscrit, les vers ont été d'abord disposés comme suit 452, qui commence la 454, qui la termine ; 453, qui commence la ligne suivante et 455, qui la linit. Le copiste a, par des signes d'interversion, rétabli l'ordre que nous donnons ici, « sermoneir ». V. 463. « sermoneit » est une faute ; lisez y. 464. Il n'y a que 6 syllabes.
V. V. V. y. V. V. v. v. ligne
.

:

;

;

106
en terre et le sema. où sema, aree 2820 Onc(ques) ne fu ne labourée Par chaleur de soleil i crut
ciel

MORALITÉ DU PÈLERINAGE DE LA VIE HUMAINE
Du
de
ciel

La

terre

Oncque ne
;

en terre et le semma. fut labeuree

465

Et par rousee qui
Charité engrangier

i

chut.
le fist le

Et en grange estrange
2825 Plusieurs bateurs
(Et)
le

mist.

ne ahanee, mains par chaleur de soleal cruyt et par rosée qui y cheut. Carité engrangier le fist et en grangne estrangne le mist.
la terre

dou chiel, en terre le sema. Li terre fut moult bien arousee onques puis ne fu labourée.

(^),

470

Par le chaleur dou soleil crut ; pluiseurs le seuent, et b/en crut... Carité engragnier le fist
et en graigne estraigne le mist. Pluseurs bateur là le trouuerent qui le bâtirent et vanerent,

(la) le

trouvèrent,

Plusseur bateur là

le

trouèrent,

bâtirent et vanerent.

qui

le

bâtirent et

le

vanerent.

2831

Au moulin

après porté fu

Au
et

Et desguiseement moulu,
2845 Quant moulu ot ainsi esté, Adonc s'avança Charité Et vout devenir fourniere Pour pain Jaire et boulengiere.
2851 Mais tant y a que li tourner A son vouloir ne paneter Ne savoit pas, dont li pesa. Mes de rien ne s'en esmaia, 2855 Quar te dirai qu'il en avint D'une mestresse li souvint Qui estoit la plus soutille Qui fust en bourc ne en ville. Sapience nommée estoit 2860 Par tout où en la connoissoit. Rien n'estoit c'en penser pëust Que tantost faire ne scëust,
:

molin après porté fut desguiseement molut.
ot ensi esté,

A
475
et

moulin après portés fut par grant angoisse molut.

Quant molu

adont s'auancha Carité
et se veult deuenir fornier[e],

Quant moulut ot ensi estet, adonc s'auanchat Caritet, qui, pour che, volt estre fourniere
;

por

fair[e]

pain à sa manire
qu'el(e] torneir

de

faire

pain

à

boulengiere.

mains tant y a

480

à son voloir ne paneteir...

Or te dyrai(e) qu'/l en auient une maistresse luy soruint,
qui bien estoit
le

:

Mais tant y a que luy tourner, à sen voloir, ne panneter ne le sauoit, dont li pesa, mais de riens ne s'en esmaia. Or te diray que il avint, d'unne maistresse li souuient,
li

plus soubtilh,

quelle estoit

li

plus subtille
ville.

qui fust ne en bois ne en vilh.

485

qui fuist ne en bourc ne en

Sapience nomee estoit par tout, bien ons le cognissoit, ne riens penseir nuls ne pewist que tantoust faire ne sewist
;

Sapienche nommée estoit, par tout où on le cognissoit riens n'estoit c'on penser peuist que tantost faire ne seuist
;

2869 Et pour ceste soutilleté 2870 En souvint il à Charité

;

et, por sa grand(e) subtilité, en souient il à Carité.

490

[fol.

26 r°] et pour ceste subtilité, en souuient ilh à Carité.

2887 Sapience ce pain tourna

Et

le pestri et le

moula

;

Sapience ce pain tourna et le prestit et le melha.
Si

Sapienche che pain tournât et le presti et le molat
;

[f°

150 \°]

Ainsi corn Charité li dist, 2890 Ainsi du tout elle le fist,

come

(corne) Carité luy dist,
;

si

com.Tie Caritet

li

dist,
fist

ensi de tout el[e] le fist

495

ensi de tout elle le

Et encor
Elle le

plus soutilment
et

encor[e] plus subtillement
le fist et

et encor plus subtilement,
elle le
fist si

fist

sagement

;

plus discrètement.

sagement

;

[Nature humaine envoie son clerc auprès de Sapience. Celui-ci apparaît dans la Moralité sans aucune
Aristote
transition].

CoUMEnT ArISTOTTE ARGilE A SaPIE[n]CHE dou SACREMSnT.
Aristote

Aristote

parle:
vos,

2924 « A vous, dame Sapience, 2925 M'envoye Nature parler

ma dame

Sapience,

m'envoie [Nature parleir

A

vous,

me damme

Sapienche,

m'envoie Nature parler.

V. 2888.

Var.

:

«

prestit

»

ms. M.

V. 466. 7 syllabes. De V. 469. Il y a probablement V. 473. Une syllabe de trop.
V. 481. V. 485.

même

le

suivant.
trop.

une syllabe de

reste inachevée. en vilh » a été écrit un peu au-dessus de la eftacé après le premier « ne » ; ligne à droite, avec un signe de renvoi. V. 493. « Prestit » pourrait bien être le résultat d'une confusion entre « pestrit • de l'original et « presta » (apprêta). v. 498. Ce vers, avec le suivant, forme une seule ligne. Le double trait vertical de séparation est après « parleir». Si on considérait « A vos, ma dame Sapience » comme un vers, qui serait d'ailleurs correct, celui-ci ne rimerait avec aucun autre. On voit donc encore ime fois combien notre arrangeur ou notre copiste a peu le sens de la versification. (1) « moult » est probablement de trop.
«

La phrase
en
vill
»

ARISTOTE ET SAPIENCE
Tour vous vos mosproisons inonstrer. Mont li di'splaist qu'ainsi quussés
Ses ordonaïu'os
l't

107
pour vous mcsproisons amoustrer.
500
(cassez

por

\iis default
liiy

remostreir,

ear nu/lt

despiaisl que vus ensi

Moult

li

des|)laist

qu'cnsi quasés

et

nuii's
(il)

et ses ordena/ice

muez

ses ordenanclies et
et ausi ne

mués
il

aussi ne

me

plest

mie,

21)30

que (vous) m'anuc. .la pour vous ne le lesserai Que n'en die ee que j'en sai Hien savez que n'est |)as raison Que le vaissel ou la maison
(".onil)ien
soii^s
:

plaisl il pas bien. \us soyes m'amye, Combien que iù por vus ie ne laiseraie que n'en die ce que i'en say. 505 Hie/i saueis que ce n'est pas rayson que le vaseal ou le mayson
et ensi

ne

me

me

plaist

mie,

combien que vous
jau
|)or elle

soiies

m'amic

;

ne |le) laisseray que n'en die die que j'en say. B/ni saués ipi'il n'est [)as raison

que

2935 .Mendre soit de ee qui est ens. D'autre part, se, par arjiumens, 2937 Je faisoie la fient cuidier D'un urant jialais ou d'un moustier

soit

meure de

ce cpii est dedens.
se, \)ur

soient

D'ault/c pa/t
ie

argument,
510

faisoye les gent cuydicr
petit denir,

Que Pou

ce fust

un tournoi

petit.

que ce fust
les

i

priseroient voir
et

mon

dit

2941 Li saiye

m'en moqueroient

Et (pour) sophiste me tenroicnt.
Ces choses ci fait vous avez En ce pain qui est desguisés,

sage fiens s'cns mocqueroient et mes arfîument mespreseroient. Cest cosefs] yci fait aueis

waisiaulz ou li maison meure que che qu'est ens. Daullrc part se, par aulcu/is sens, ou d'un palais ou d'un moustier, dont nulz ne se doit enmaiier, que che fuist un denier pelis (^), pau priseroit on voir mes dis li saiges (et) trop pau me creroie/it pour fau prophète me tenroient.
li
;

;

Et ches choses
515

faittes avés

en cest pain qui est desguyseit
et encor plus me dcsplaist ne Nature pas ne s'en tait.

En che pain

qui est deguysés.

2971 [Et] encor plus ce me dcsplaist Et Nature pas ne s'en test

Que ma maxime approuvée
Fausse(e] avez (et) réprouvée. 2975 Oncques mais voir parler n'oï Ne en ma vie je ne vi Que un tout, quel que 11 f[ë]ust. De sa part greigneur ne f|ëjust, Mes, la partie, ce savez, 2980 Aussi grant com son tout avez Fait, qui est grant mespresure (En]contre moi et (contre) Nature.

Et encor plus me dcsplaist (^), (f" 151 et Nature point ne s'en taist, que mcn maxime, b/en esprouee (^),
fausee aués et reprouuee. Onques mais voir parler n'oy

Oncque mais
ne iamais en

parleir n'oy

ma

vie ne

vy
qu'il fust,
;

que une tout, queilconque

520

d'une des pars plus grant ne fust

mains une part, corne sçaucis, ensi grand comme tout aueis fait, qui est mult grand(e) mesprjsure contre moy et contre Nature. 525
Regardeis queil response ara
cel quj envoyé chi

ne en me vie je ne vy que uns tous, toupelis qu'il fuist, plus grans que unne pars ne fuist. Mais le partie, che saués, ausi grant que le tout avés fait, qu'est tresgrant mespresure (*) contre moy et contre Nature.

2985 Or, gardez quel response ara » celle qui envoie m'i a
!

Or gardés
celle

quel(le)

response ara

moy

at ?

qui

chi

envoiiet

m'a

?

Sapience parle
2989 « Amis, dist el(le), qui me claimes 2990 Amie pour ce que (tu) m'aimes, — Et en ce n'as tu rien perdu.

SAPIEnCE
Amis, qui me clameis amie, por ce que (vos) m'ameis,
à ce
si

n'as tu riens perdu,

530

Amis, dist elle, qui me claimes amie, pour che que tu m'aimes, et en che n'as tu riens perdus.

V. 499. Il manque une syllabe. V. 500. 11 syllabes. V. 502. 9 syllabes à cause d'une maladroite correction de l'arrangeur, « pas bien » pour « mie », correction qui d'ailleurs supprime la rime. V. 506. pied de trop. V. 508. 11 y a une syllabe de trop résultant probablement d'une correction malheureuse : « dedens • pour « ens ». Entendez : que le contenant soit moins grand que le contenu. v. 511. Ce vers n'a pas de sens parce que le vers ;î938 du Pèlerinage n'a pas été reproduit. V. 513. Une syllabe de trop. V. 51G. Faut-il compter « encor[e] », 3 syllabes, ou ajouter un mot ? V. 517. Le texte de l'original est plus naturel «lae cette phrase raccourcie. V. 518. Il manque un pied. V. 527. 11 est probable qu'il faut corriger « cel[e] » et supprimer «(chi)». V. 528. La formule narrative étant laissée de côté, il n'y a que six syllabes au lieu de huit.

Un

(1)

Il

manque évidemment un
phrase incompréhensible.

vers,

ce qui
«

rend
(2) (3) (4)

la

11 manque une syllabe, probablement Une syllabe de trop.

ce

•.

En

écrivant

«

qu[ij

»,

le

vers deviendrait

correct.

à jugier et discerner 3019 (Et) là estoit ma sage fille 3020 Science. (2) Texte visiblement corrompu. à iugier et à discerner. 2995 Que II escoUes tins jadis toi Es quieux et Nature apris . se mierchiere estoie et unne bourse te donnoic.108 Que. le i'ensengnoie 540 En aultre escolle. (j')enseignoie En l'autre escolle. •• 2999 En l'une aprenoie à ouvrer 3000 Divers ars et exerciter. aprendoie à ourer diuers(e) ars et exerciteir diuiers ars et exerciter. par ce. cuydies vos or que tout et tout mon art mon sens apris \us aie ? i(e) nenil ! car se tout y metoie. [f° 151 v» cuidies vous [or] que tout men art et tout me sens apris vous aie et tout le mien donnet vous aie. qu'apr/s avés à mes escollez et biaulz fais et bêliez parollez. 3067 Aussi vous dy. qui est (si) soutille. c'est bourse t'ay donnet. le disoie. dewissies \us deporteir. 562. . faudrait supprimer manque deux te » « (vus) ». V. se mercière estoye 3080 Et une borse (te) monstroye La quel(le) donner te vousisse Ensi. syllabes. « omis après ie ». car ce qu'à Nature apprendoie tantost après le te de Nature tous li secrés. Se or Si me vëissiez errer. j'ensignoic et L'entendement A Et (ren)fourmoie argiier et desputer et l'entendement et formoie l'entendement enfourmoie à argùeir et disputeir. t'est MORALITE DU PELERINAGE DE LA VIE HUMAINE tout bien venu car mult de bien te sont venu. et. se Dieu \us gard. premire. à argiier et desputer. se Diex vous gart. 555 tantost après. où toy et Nature apris (^). biaus fais et belle parole. Porte l'en quar c'est de mon gré. (Tan)tost après le te de Nature tous les secreis. 3003 Et en celle fu En apprendoie à ouureir En 535 l'unne. moy deuissies déporter. . dysoie. Dame Nature damme Nature Là damme Nature Là li m'escoUiere. ». ! Vois. porte l'ent. 3005 Là l'enseignai je Nobles mestiers 3011 luy ensegnai(e) apris enseignay et apris noble mestier et bien subtilh. car ch'est bien mon gret ! ». par che. là Car II escolle tiens où Nature et toy l'une. 3023 Pour l'amour (de) la quelle estoies Es escoles et (i) venoies 3025 Et tant fëis que sus que jus Qu'à mariage tu l'eus. Voyez l'original. 573. 565 sens queilque cose retenir(e). II manque un pied. et apris et bien soutis. Guidiez vous or que tout mon art. Quar (quan) qu'à Nature aprenoie. là venois Pour l'amour es escolles et d'elle i as escolhe[s] et les hantois quelle estoies venoies (2). se merchier cstoie une bourse te moustroie. Il manque un mot d'une syllabe. t'est b/en avenus. En l'autre escolle. ie disist et puis après. en ycel[e]. 1 Vesci che que je t'ay donnet. de mon greit ». por quy tu au iour et tant fist tu. Et quant tu doncque[s] aueis esté desoubs et apris et Nature Et quant tu donques et Nature Avez esté (des)souz ma ma cure. à iugier et à discerneir. . noble mestiers et subtis. je te dcsisse « « Vois ci ce que je t'ay donné. donneir cest[e] ie te : Or me di. première (m)'escoliere. Ensi vous di. Qu'apris avez en m(es) escole(s) 3040 (Et) biaus fais et belles paroles. 571. lus. 3037 Et quant tu donques et Nature cure. iadis. qui tant est soubtilh[e]. 570 le la queil vausist quelle donner te vosisse. m'escolier[e]. V. 552. V. fut. : Et (puis) après je te dëïsse: et puis « après. ie et et en icelle fu. (Et) tout mon sens apris vous aie 3070 Et (que) le mien tout donné aie Sans quel que chose retenir ? Mal me feriez convenir 3079 Or me (dy). Voyez l'original. car quanques Nature aprendoit. dedens mes escolle se avés estet desoulz me cure. Là estoit ma très sage filhe Et 545 là estoit me sage filhe Science. que sus que l'eiis. V. 559. première. Sienche qui est moult subtilhe. Que II escolles tieng jaudis apris. (3) Une syllabe de trop probablement. meisme si me deussiez vous déporter me veys erreir. se diex me gart. Il manque une syllabe. te disoit. car. V. porte l'ent. et Or me dis. En Et Et celle escole je t'apris En cel escol[e] ie t'apris 550 En ceste escolle je t'apris là fus tu mon aprentis et là fust tu mon aprendis et là fus tu mes aprentis là te furent révélez et tu furent reuelé et là te furent reuelés 3030 De Nature tous les secrés. Il Il « 561. (1) Il ne faut pas élider le « e » final de « Nature ». V. V. sans nulle chose retenir ? mal me feries contenir. q(ue) en mariage tu et tant fesis que sus que ius qu'en mariage tu l'cuise. Mal me feriez contenir. 538. me 560 se se vous me veissies mes erer (^). Une syllabe de trop.

Diex l'ordena. 3135 Un En un pou affamé . participe passé me fusse jouée de toi ». non sendderoit le ! 580 dons Chiertes. 3123 Or me di encor. dist Aristote. Chiertes ensi at. ensi est . (') Te seroit-il Que ilereu 3090 i)our cv avis île |ior ee aduis rien l'eusse » Ou (que) soi)histe pour ce fusse ? que declieu de rie/is ne l'ewissc ou que kunquie de ce m'ewissc ? Aristote « Aristote Cerle. en polroit estre n'en poroit iestre bien soles. mais fait de amiration. aussi est Certc." escoflc ». dehors. flouriiis trouois Quatre ou eiiKj ou six. qui des pourc gent pilé qui des pourcs gens i)ielet En ce n'a pas decepcion. « kunquie ». Une si » eschoffc une pau affamels soleis. je n'ay point moustré grant trésor qu'ay en bouté. 599-601. vaseal ou 595 que soit li vaisiaulz ou li maison meure que che qui est ens. qui de mes fait m'arguez chi De cuer d'omme la quantité ? » que ce n'est pas raison le maison soit mcnre de ce quj est ens. dist l'ai [je] il. II manque de nouveau deux V. Sapience 3095 « SAPIEnCE il Certes. (1) Une syllabe de trop. de grant honeur adeuisc. veyu voirement. escoufTle dist-il. Combien est grant à ton avis SAPIEnCE ? » Or dont me dis quant grande est 600 il. combien est grant. Qui de mes fais m'argiics si. en vérité. Or me di encor. Le texte est d'ailleurs corrompu. dehors. à ton aduis '? Aristote « Aristote cnvis. il a voulu réduire 5 vers à 3. dede/is Et (puis) après dedens trouvasses. dedens Irouuaissez quatre florins ou V ou VI. je V. d'onneur et de courtoisie. 598 et 599. il Chiertes. On peut supprimel* « tout ». dist elle. » estre plains de très granl bonté. car petit est (et) non mie grant. ne riment avec aucun autre et que le vers 600 est amputé de quatre syllabesi Au V. je n'ai pas moustré. dist elle. 579. Nouvelle maladresse de l'arrangeur que deux vers. nie senibleroit Mes (lît) un tel don ançois ma me dannne. dist ilh. fr. Veis tu onques ne hors ne ens Or dy encor. Mes fait de miserai ion. . 604. ne hors ne ens. grant trésor qu'ay ens bouté. Certes. v. non. et iestre plains de grant frankisu de cortoysic et honesté. Vers qui n'a de nouveau pas de correspondant. 585 dou pain que j'ay le car. « concilier ». a. 580. Il manque deux syllabes. en vérité. par ton serement. bien vciit voirement. la : formule « dist elle » ayant été laissée de côté. V. Bien vëu voirement. dist je l'ay il. 602 « eschoffe » =: v. et puis après le seroit il pour elle aduis que de tout elie riens ne te dcuissez et que sophilslles \wur elic fuissez. 3103 Charilé ainsi l'ordena.fr. à envis (^). Chiertes. veys tu oncque hors ne ens de cuer d'homme la quantité qui le qui de melTait m'argues s). Le résultat est.ARISTOTE ET SAPIENCE 3085 S'ainsi erl qin' l'en 109 s'ensi estoit (jue l'enporlaisscz ilTi portasses se tu ado/ie(i//c l'e/iportois et après ce. Quar non mie grant. 584. un cscoufle(s) un pau afamés. 3104 qui des povres grant pitié 3105 En ce n'a pas déception. ie te che n'at pas déception. Du de pain que le i'ai(e) fait si soubtilh . ensi te dis fait si subtis . v. Le sens est : « (JuC ou trois syllabes. rimant avec lui. fait 590 En mains de miseracion. [f 152 r" vois tu onques. non ! mais et me sanibleroil un biel don Estre plain de tarant franchise. dehors. ie n'ai(e) pas mostreit car. Sapience « Or me dy. v. et dist pnic. je te pri. Chiertes. milan. à ton aduis ? Or me dich dont. d'un verbe équivalent au v. Le grant trésor qu'ai ens bouté. Il manque une syllabe. par ton ser(e)ment. car petis est ne grans n'est mie. qui dis que che seroit raison. dist AristoUes. 592. a. ? de cuer d'omme le cantité ? Aristote 3130 « Aristote le l'ay bien » Certes. quatre florin ou te seroit il V ou VI. pourroit estre saoulé petit est. (2) Il manque une syllabe. Certainement. Carité ensi l'ordenna. 3125 Qui dis que ce n'est pas raison Que le vaissel ou la meson Soit niendre de ce qui est ens. pain que j'ai fait si soutil Quar. je t'en pry.

625 et en che ne mesprens de Mais il convient que soit plus grant Ce bien que li monde n'est grant soit que chilz bien par droit grans que chilz nions ne soit soit plus Mais ilh fault 630 V. Une syllabe de trop. Deux syllabes manquent. V. « Suffisance » n'a pas même d'assonance correspondante. Se tout à son vouloir l'avoit. dist il. V. dist el(le). mais ces difîérences. luy saouler et bien remplir et assaser Certes. 3154. » debu(e)ra faire tout plains. 620 De che. dist Sapience à Or tu fault dont que re[m]plissement à Or faut il dont. Que remplage soufisancc li Tu li truisscs ou (que) faussée 3150 Soit t'(en) autorité vulguee. une assonance en « on » pour le second . li saouler. 607. V. te demant Se point ses sa capacité 3140 Et de combien assasié MORALITÉ DU PÈLERINAGE DE LA VIE HUMAINE Sapiehce Encor Sceis tu point sa capacité te demand(e) que (^) me die 605 se tu ses se capachité Ou Ou saoulé estre pourroit quel chose 11 souITiroit ? » ne de cobien rasazié ne souleit estre polroit et qucil choze luy soufTiroit et dis de combin alassé (^) ? ou quelle chouse li fauroit de coy saoulés iestre poroit (^) ? Aristote « Aristote Certe ie sai(e) bien que tout le monde ne poroit pas le cuer d(e) i homme 610 souleir ne resassier et de tout à son habandon l'ewist. de ce dirai(e) mon dit. si petites soient-elles. » Aristote 3155 « troesue(s] ou que faussée que remplage aist à souffîsanche et dont li truise et que fasee 615 soit soit t(e) auctorité et anullee. suffisent à prouver qu'il n'y a pas là une simple méprise du copiste . Chiertes. Var. Et coment est il mis en une ceuer quz est si petis ? Mains il coulent que plus grant chieux bien quz estre ne poroit tout le monde entirement ossy auant corne il s'estent. 624. 613) et absence de rime : Resassier ewist » riment. » tous li mondes paus ne poroit. 630. V. Deux pieds de moins qu'il ne faudrait. Il faut peut-être corriger . était déjà dans l'original qu'il a eu sous les yeux. Sapience « SAPIEnCE [sufRssance Or. 609-619. Quar d'aucune chose il sera Rempli ou vuidenge i ara. Il manque deux syllabes. dist Sapienche. [fo entente et anulee. Il manque une syllabe. par le quelle as prouet et dit qu'ens ou monde n'a point de wit. dist elle. Une syllabe de trop dans le premier . V. dirai mon Dame. tu dis bien 3160 Et en ce ne mesprens de rien. Il man<)uc une syllabe. On remarquera que ce vers et le suivant (627) se reproduisent plus loin (637-639) sous une forme très peu différente. sept syllabes au lieu de huit pour le troisième (611) . « : (1) Le texte porte : « capatiche ». W : « widage ». mais le wallon moderne dit « kibin ». en « i ». dist-il. D'aucunne chose emplis serai il mon ou grant widenge 26 yo] y aurat. même si l'on élide V" e » de « te ». Li remplir et assasier 3145 Tout li monde pas ne pourroit. V. 615. dist elle. SAPIEnCE Certe tu dis mult bien ne en ce ne mesprens de riens. comme dans trop. 618. si erreur il y a. l'erreur. tu dis bien rien. De ce. faut-il (donc). 626. V. il y a un pied de . dans sa langue. Par laquelle as prouvé et dit Que u monde n'a point de vuit.110 Sapience Encor. V.« co[m]bien ». quatre on reconnaît la main de l'arranpieds de trop pour le cinquième (v. (3) Si « saoulés » compte pour 3 syllabes. Ciertes. se tout à sen voloir l'auoit. dist-il. Sapience « Vraiement. est souuerains deu(e)rat faire qu'il soit tous plains. Quar j'ai cuidié et encor cuit Que un bien qui est souverain Si le car i'ai(e) cuydies et cuyd(e) toudis car j'ay cuidiiet et encor cuit que une bien qui si le est souerains que uns bons qui devra faire tout plain. diray men dit. le vers suivant. Aristote dit. 606. car d'aulcune sera remplis ou wydainge y ara. (2) Il manque une syllabe. dist ilh. deux syllabes de trop pour le quatrième (612). par la queil tu proesue[s] et dis que à monde n'a point de wit. geur.

chiertes bien le say. V. ie saye bien 655 les Tu en diras. voici un cas où le contenu (le souverain bien) est plus grand que le contenant (le cœur humain). à moins qu'où ne considère qu'il rime avec les deux suivants. et moult y at d'estudians. La formule narrative « dist-il » ayant été laissée de côté. où as mis Toutes ces grandeurs que me dis « Or me respons. \)ur raison. q(uf) yccl[e! 11 cité sont grand(e) et Que grans sont d'estudians et et assés i vint {^). 646. Il en est de même du suivant. par raison. Lne syllabe de trop : de même aux deux vers suivants. cnsi enclos mondi" lU" Dont » l'iisi ciulous (|///1 i-stro on monde ou monde. v. Aristote 31(>. se t'en souuient. V. dist il. 635 Sa PI EN CE « Sapiehce il Et conunent. par (2) Il y a évidcnunent deux vers passés. La formule narrative de l'original n'a été remplacée par rien. 3 dit Aristote. i. ne puis co. me memore mis les ay. 3170 Que niendre assez soit meson Que le bien qui sera ens mis. lu- pouia no sonrondc. V. ? •> combin l'une et l'autre contient. Donc. Ne pourra siirmulo. conclut Sapience. ne pora que il ne sourondc.ARISTOTE ET SAPIENCE Et ainsi t-iu-los u (lu'il 111 ({rans et. Encor ce ci lout autrement Te veul monslrer aperleinent 3175 Grèce et Athènes as vëu Et maintes foys y as gëu. où as mis tout ces grandeur que tu me touttes ches grandeurs que je dis ? Aristote « Aristote les ai. 648. Ce vers n'a que cinq syllabes. il nie souient bien de tant Que grans sont Et et qu'assez y vient » D'estudians et d'escoliers de gens de plusieurs mestiers 650 que mult y a d'escolier et d'autres gens de plusseur mestier. V. le vers se trouve de nouveau ampute de deux syllabes. que menre asseis soit la maison que le bien qui dedens sera mis cl Dont conuenral il. V. Or me di voir. iert mis Kn un cuer cpii est si il petis ? Come/it doncquc sera il mis en I cuer qui est si petit ? en Et counie/M. s'il te souvient. La siiiipression d'un vers de l'original laisse ce vers sans correspondant qui rime avec lui. et combien les cités sont ^rans ? Aristote 3181 « Aristote Certes. v. 3180 Et combien les citez sont grans Or respons s'ilh le souient combien l'une et l'autre contient et combien ilh y a d'estudians ? Gresse et Alhenes as veiis et maintes fois y as leiis. dist elle. Le sens de ce passage : le souverain bien le (1) La réplique le copiste. où tu ? » as mis Or me dis ? dis. il ce pas l)ien » Ne puis Lonlredire de rien. Grèce Alhene|s| as veyu et maintefois y as geii. dist elle. Dès lors. 652. II mancrae un pied.'> f Aristote Certe[s| ad ce j)as bien Certes. 638. que menre assés soit le maison 640 que li biens qui ens serat mis Et ainsi sera fans tes par ensi sera fauix ton dis. . » En ma mémoire mis Certe. syllabe. dis. : Et encor tout aultrement ie te weulli et inostreir clercment : te Encor(e) chechi loul aultrement voelh moustrer evidaininent. il se trouve isolé au point de vue de la rime. 645 Se mont y a d'estudians. bien me souvient Cerlc. le souverain bien est plus grand cpie le monde (v. dist-il. observe Sapience. Cette phrase est une répli(iue d' Aristote. dist-elle. Combien l'une et l'autre contien". De plus. et ensi serai faulz ses dis. d'escoUiers Sapience 3185 SAPIEnCE Or me di. 642. . U manque une .Vristote a été passée lire « dist elle ». Il man(iue une svHabe. dist-il. 634. Il faudrait d'. Une syllabe de trop.ilredire de riens. V. ime de l'homme Le monde ne peut remplir le cœur est clair peut seul. 633. 628-'ô31) et il ne pourrait y être contenu sans en dél)order (632-633). 655. Dist-il. q(ue) en ma memore ay mise. Or me dis voir. Probablement deux syllabes de trop. iert il mis un cuer (pii est si pelis ? (') Dont convenra i)ar raison la En ce cas fault dire.

li n'y a que cinq syllabes. V. 3220 Qui l'engin avez si soutil. responderoie entendes que localement. dame. (2) Une syllabe de trop. 673. 660. qui. entendeis \us que localment. As encloses deux cités grans Avec touz ses estudians. or me dit. Une syllabe de trop. 669. selonc je chc. » ou solonc ce. V. du moins à celte place. les Viertueusement enteng unnes (*) V. ne pouvant maintenir le vers narratif a Sapience respondu » a simplement allongé le vers Et por ce me concluras tu » pour le faire rimer avec le suivant. mais alors avec quoi rime concluras-tu ? V. solonc ce. mes autrement. Vertual(e)ment entendent une n'entens ie pas. 680 où pauroie ou me Sapience « parle : SAPIEnCE Certe localment Chiertes. sans compensation. Qu'en mendre lieu que n'est que (ta) teste la memore II les est en la teist[c] . Vertuaument entent li un mais aultrement. Se et dont. (1) Pour que le vers soit complet. 3200 Si com pues voi(e)r apertement. [clerement ! uns pais tous entirement. viertueusement ou aultrement (^) soient mieses touttcz cez chosez es lieus qu'aués dit et enclosez. Ta face y verras et son tour . locaument local(e)ment (') N'entent je pas. chechi te prueve apiertemcnt aucuc tous que tu mauais argument. Ausi regarde(s) en i miroier te fâche vieras apparoier. je rcspond(e)roie tairoie. dist elle. . » compte pour 4 syllabes. dedens tout entirement. Entendez vous que locaument. Une ou deux syllabes de trop. Esgarde comme elle est petitte et toutte{s] voie[s] ens habitte 3199 Toute ta face entièrement. corne. vos dit vray et bien . Quatre syllabes au lieu de huit. le puis veyoir 670 Ainsi regarde en i myroir. : Ce ci aussi monstrer te veul Regarde (la) com est petite (Et) toutevoics ens habite Cecy ensi mostreir tu weulh par le prunelh[e] de mon oeyulh. MORALITE DU PELERINAGE DE LA VIE HUMAINE Sapie/ice le sai. et. Et por ce me concluras tu [ie à ce que weoulh opposeir. SAPIEnCE 3195 En la prunelle de mon eul. car ce te weulh dire et mostreir Se mémoire est en ta teste.solonc enclous[es] mon texte. 681. Ou selonc ce (je) me tairoie. as tu dedens. 3225 Quar. SAPIEnCHE dist elle. il faut s'abstenir d'élidcr r«e» final ou de « memore » ou de « tieste ». 681. (f° 152 \° qui l'engien aueis qui l'engien avés subtil. dist il. mais aultrement. par toy misme. Voyez v. Soient mises celles Dame. à ce ne contredis de riens. V. Ces deux vers que l'original n'a pas. dame. « loca- Une syllabe de trop. Certes. 660 memore memore as en te tieste est (') trop plus grant est. corne elh est petit[e] et tout[e] foy la face habite 665 Chechi ausi moustrer te voelh en le luscette de ten oelh. Regarde. « " manque une syllabe. si Or me soubtilh. 657. 663. n'enten-ge point. y a 12 ou 13 syllabes. six vers plus haut. 11 Il (3) (4) lement Remarquez que. A 3190 Et pour ce me conclurras tu. Aristote Certe. si dist ilh. V.112 Sapience « Certes mont bien Sapience respondu. ta fâche y veras apparoir I Aristote parle : Aristote 3219 « Or me dites. cyté très grand(e) estudians. 675 virtual(e)mcnt ou aultrement soient mise tout[es] ces chose choses qu'avez dit et (en)closcs. Ce vers de 16 syllabes est naturellement dû au talent du copiste ou de l'arrangeur. Vertuaumcnt ou autrement. Aussi regarde en un mirour. v. note. ie me tayroie. selonc ce. damme. 670. dittes. parce que la formule narrative a de nouveau été laissée de côté. si com(/ne) pues vir apertement. sont à peu près la reproduction des vers 634-635. Sans doute on peut aussi supposer que le double trait de séparation a été oublié et que trois vers occupent exceptionnellement une ligne. (je) rcspondroie lieus Es ens lieu qu'aueis dit et enclouse ? Car.

» . Grâce « Dieu parle : Grâce de Dieu Certc. ci Se ne puit i)as nu/it chaloir de eccy mai/itena/il sauoir . 3320 (Je) ne tien pas à deshonneste. dlst (il). Un Il V. I^onc tamps à wydcngc at estet ne on ques ne le vich saoulet. te requestc (*). 697. et maint(e) mal host te troueras arois. dist elle. 3300 Faites bon confié en avez. V. Pour Charité tous jours 3290 Quanque je phiire li anchois tous iour por Garité feraie ce que ie redy chamberierc de Grasce Dieu et m'escoliere. car point encor ilh ne sauoit de coy emplir on le deuoit. represenlaliuement aulcunnez des chosez j 'entent. V. Mieux vault assés moy ent aler qu[e] encor vous plus argiier. 700. souvent mesaise aroies. or voi-j^e bien mielx m'en que contre \us plus argiier. h\ chamb(e)rierc Grâce (de) Dieu et mescohere. 689 690. 694.3 et 11 svilabes et sont le résultat malheureux de la réduction de trois vers de l'original (3284-3286) à deux. Quar pour h rien ne hiiroie Si tu veus. Peut-être faut-il lire V. V. 705 Ne oncques ne Quar pas encor fu saoulé.Moisi Vous me veuilliez faire donner Dame. 709. 686 V. pied de trop. L'Acteur parle Pèlerin Cm prjie requiert PUIST li Pelf. de cuer vous pry que de che relief Moysy vous me voielhies faire bailhier pour men wyt cuer rasasicr. 699. V. » de quoy emplir ie le dcbuoie. V. V. Miex vaut assez moi en aler Que contre vous plus arguer. 684.\x : [f» 153 r" AVom UE CIIE l'. I. ques voiz ma resiionce ! Par coy me rcsponse veschy et se <|i// renonce 3285 A Nature. cl se ne toy i)euïst chaloir de chcchi maintenant sauoir. Je m'en voy che que vous volés faites. Je m'en vois ce que vous voulez. die je. m'en voys sens delayse. et que souent mesaissc à lieu où tu as grant désir. ne tien point à deshonneist. « qu'il » ? manque une syllabe et la rime. manque une syllabe. « entendent » est une faute au point de vue de la rime. trop long d'une syl- labe. 701. ne pinl ci il |ji\] chaloir De 3283 Si ce maintenant savoir. dist cl(lc). je Certes. Quar avant que puisses venir désir. Treize syllabes. La modification au texte de l'original a entraîne la perte de la rime. de cuer hublement vus que de ce vos relief Moysi Pour mon vuit cuer assasier. quanques je plaire li saray. che dist. que congiet en avés. car avant que puisses venir Mont t'est ce pain nécessaire . si le raportc à mon escolirc de Grâce de Dieu n'est que chambc[rier[cl. sarai(e) que luy i)laira. si la lu wculs. se le à Nature. (1) Il faut suppléer « S .LE PÈLKHIN 3230 Et imuginnuincnl aucun. 693. [vault alcir car ie \us i)Iaira. j'aperçoif bien Qu'à vous je ne gaif^nerai rien. Cette fois-ci la formule narrative a été remplacée. de cuer vous pri Que de ce relief . car pour li riens je ne lairoic à faire de che que voroie pour Carilé tous jours feray et se tu voclz.rin fju'i\. Deux syllabes de trop. ie apparçoy bien que ie ne paingneroie riens à disputeir contre vos et Si fait tout ce qu'el « Vraiement. Et rcpri'sentativcmcnt et 1:T GHACK DV. ! G95 Chiertcs. Il manque une syllabe. ne savoit le De quoi emplir on devoit. par mult de maiuais pas yras au lieu 715 Et mauvais hostiex trouveras. ta requestc bone le est ta requcst. saray. Aucunes des choses entent Et si aucuns cest|el il coze enle/ident. car mult est ce pain nécessaire car moult est chis pains nécessaire Au Au voiage qu'as à faire lieu au voyage que tu weuls faire. ferai à faire ce que ie volroie. Aristote parle 3295 : Aristote Vrayemcnt. mais par un II mot je ». 3315 Lonc temps a à vuidengc esté por me weulhies faire donncir mon wit corps rasazicr. dis je. Ces vers ont respectivement 1. 710 ne tieng point à deshonieste à voiage que as à faire. V.E 700 que à vous ne gainyneray rin. ira car ains que puis[scs] paruenir où tu as ton 3326 Par mont mauvais pais (Si) que(s) où lu wculx paruenir. car encor pas ne sauoic Damme. il Longe doncque auoie esleit q(uO oncquc n'auoic esté soleis. le . DIEU El ymaninal(e)nu'nl G85 et les 113 aultres jina^inc/il aulcu/is et ossi represe/ita/nme/it . Chiertcs. <''->0 car por el riens n'e/i laisscroie De ce que faire vourroie. à cause d'une modification maladroite du texte pri- mitif. .MN 3311 « Dame. par moult de mais pas passeras et moult (de) mais ostelz trouucras par coy souuent mesaise aroies.

(( « gré ». Je dis atamps les pourueroie. le t'en porueyroie. Mains. li Quar tout Conforte aussi com la verdeur car tout ensi que verdeur l'ueil et la veue. V. Cf. V.114 Se ce pain-ci (tu) ne portoies. 27 r"] ne poras faire riens qui vailhe. 725 et c'estoit quant mostré t'aroye les belhe chozc de dedens. ce est l'escerpe et le bourdon. ajoutant « ie » on compléterait facile- ment le vers. conforte l'oyeul et le veyue. V. taire des xn articles de la foi Dieu. j'ai Dame. que tu voras. come bons pèlerin. L'Acteur parle « : Le Pèlerin ! C'est Dame. Quar loins est la belle cité Ou à aler sui excité. que tu promis mestier en or en fay dons. par dedens de scierpe. se feras que saige est Foi apelee. Faite le Quar grant fain de moi mouvoir. probablement « fain ». ('). souhait et mon désirs. quelle tu jau jornee ne puis que riens te vailh. dois tu dedens tous iour auoir. . tos chela avoir. quant monstre t'aroie Les belles choses de dedens 3340 Que ne voient pas toutes gens. L'escerpe est de verde coleur. Si l'on avait la forme attendue « ay[es] ». mon grant mercis mes souhais et mes désirs. et le dedens t'escherpe pèlerin » Et après com bon 3350 Toi mettre à voie et à chemin. dis je. que tu ay trcstout auant ce que tu m'as demandé par douant. de moy congict as de prendcle. 723. V. se de chc pain chi tu n'auoics Et pour . 720 pour che. Deux syllabes de trop. V. por porteir et puis. Et puis si pourras (du) pain mètre. 721. V. Quar ton pain et ta vitaille Doiz en tous temps dedens avoir. te poras tu mettre à chemin. Mestier t'aront en (ton) voiage. 722. (4) « vewe » ayant deux syllabes sans compter l'e final. Si tu veus. ou bien 745. quant tu voras. que ne voyent pas tou/[esl gens. sens laqueil[e] ianiais iournee faire Le scierpe foid est apellee. Il manque un vers pour rimer avec celui-ci. quant tu voiras. il y aurait une syllabe de trop. muit grant merchy car c'est 1 735 Dame. bons congie tu as de le prendre. je t'en fac les bien. 3333 Que tu aies trcstout avant Ce qu'as demandé par devant. V. les fois puis se poras de pain bouteir bourdon auras. lesquels tu vis en me maison. car i'aie mon souhait adeuis. Godefroy. » [Notre Moralité omet cription la Mult me tard(e) qui métis et qui ie soy[e] mis à uoie. Sans la quelle jà journée 3475 Tu ne feras qui riens vaille. ossy ta vitailh. soye moy mouoir. et. que promis t'ay . 735. 750 [f" car ton pain. 745 Mestier t'aront en ton voiaige. tout à temps. 738. Moult est lonc le belle où aler je suy excité. quant tu vourras MORALITE DU PELERINAGE DE LA VIE HUMAINE se de cestuy pain n'en portois . l'escerpe » est la besace du pèlerin. moy dont toust auoir. a devis » a le sens de parfait. car tout ten pain et te vitailhe dois tu tous tamps dedens avoir et se tu voes chechi sauoir. (1) (2) 11 En manciue probablement une syllabe. car grant fain ay de et tart m'est 3355 Mont m'est tart que mëu soie Et (que) me soie mis à voie. ch'est faites di-ge. V. il semble bien que ie vers soit trop long d'un pied. 3335 C'est l'esclierpë et le bourdon Des quiex te dis qu'en ma meson Tout à C'estoit temps t'en pourverroie. v" « devis ». (3) Une syllabe de trop. Il manque les deux syllabes de la formule narrative. dont ic te dis qu'en ma mayson. que meiis soie (^) cité 740 et car longe est la belle cyté por où Pèlerin) il aleir suy excité. comme dans l'original. mult de me mouoir. 751. 730. ce mon congie tu as 3330 De penre le. elle est 3485 Geste eschcrpc est de vert couleur. Faites moi tost ce la avoir. che est le scierpe et le bourdon. poras dou pain mettre. l'escerjje dedens se tu voes. et puis comme boin pèlerin toy mettre à voie et à chemin. Et se tu veus ce ci savoir L'escherpe L'escerpe foy est appcllee. car tout ensi que le verduer de moult boine couleur. Un pied de trop. je t'en fais don. quant moustret le tes auroie (}) et les belles choses dedens que ne voient pas touttc gens. [Ici longue des(le que lait ici l'Acteur une description et un commenpar Grasce de tous les objets symboliques dont sera question ci-après].] Grâce Dieu parle <i : Grâce de Dieu [fo 154 ro 3469 Vois ci l'escherpe et le bourdon 3470 Que promis t'ai. ie mon moy moult grant mierchis. reconforte l'oel et le vewe (*). et. si iers sage 1 Voys Garde chi l'escerpe et le bordon. Il manque un mot. bordon aras 730 Le scierpe touttc et puis se tout[es] les foy que tu voiras. gardes sans le les l)ien. si feras aras que sage ou voyage. me soie mis aie voie. por ce. Garde les bien. . Vesci le scierpe et : le bourdon don. 3345 L'escherpe et le bourdon avras Toute les fois que tu vourras. L'escerpe et le Que tu aies trcslout avant che qu'as demandet endeuant.

11 faut corriger sans doute « dit[es] peUt[es] Il manque une syllabe. 775 « champonete » est pour « campanete » = clochette (de « campana »). et por ensi fui en viclhie Et ensi 785 esloit enlaidie Ceste escherpe et avillïe . 78. uns tamps fis. ie vus prie que \us me des XII cloquete petit. eu to. Il faudrait écrire « cest[e] » et ne pas élider le « e » final. le plaisoit.i. « avec peu de foi ». dist-elle. [elle]. V. qu'il croire en et tout simplement un Dieu parfaitement esloit sans sonnettes Adonc esloit sans sonnetes Ceste escherpe et sans clochetes. Et pour ce que une créance Fust à touz et sans decevance. 7G() l)our elle. V. li autre un autre à sa deuise. ladit escherpe ic ou tamps que souflisoil l'escierpe tout simplement qu'il sufTissoit Croire en Dieu parfaitement croire en tant simplement Dieu pa/-faitcnient . por coy ensi al Dame. v. les XII aposlre mis y ont les 790 XII cloquete quj y sont. V.i elienii//.5. à sa deuisc. 781. v. <le loiiig A ee que tu voies » Le pais où tu l'avoies. eest escherpe et en laydie. tant tiens de moy. Il manque une syllabe. voyc tout le pais où tu t'auoye. fis. ne iù l'anie i)rtrfaitenu7il ne veyra Dieu. scicrpe et flchies : Des trois aussi que n'ont que un Martelet qui leur esl commun. que chascuns. les XII article de la foy sont que tou(u)s crestiens doiuent croire Ches XII clokettes chi dont li XII articles dele foid sont (•'). si leur erreur veyus auois se leur erreur veiit avoies. jadis Fu u 3505 Qu'il point que l'escherpe soulisoil quant . Un pied de trop. li XII aposte miese i ont les XII clokettes qui i sont (^). mais je te dich que moult d'erreur sordirent puis et mal pluseur. Il faudrait probablement supprimer « le «. 787.VT pour die que de loue lu voiez pais en coy lu t'auoics. sens peu de foy en Dieu creoit. lez quelz tu dois fermement croire. Une syllabe de trop. Probablement deux syllabes de trop. « manire » ayant été substitué à • guise : : ». V. Por coy bie/i tu aras meslier. ne jau l'anie parfaiteiiienl ne verat jau. dist fut. Grâce Dieu I parle Ghace de Dieu Certe[s] Certes. Pour (pioi ainsi (sont) atacliïes dit 7(55 so/it atachics Dam/ne. come L'une si il voloit. yceste escierpe et delasie. : » et par cspccialc des III qui d(e) une martelai font leur conroit. V. des III ausi qui n'ont que un batelet qui leur est commun. V. 3529 Ces XII clochetes si sont 3530 Douze articles de foi qui sont Les quicx (tu) dois fermement croire Mais por sa beaulté rccouureir et por tout erreur ostcir et afTin que la vray créance fust à tous. et Ces cloquete. de pin. sens decheuance. Les douze apostres mis i ont Ces XII cloches qui i sont. V. n'y a plus qu'assonance. 770 Chiertes. or me dites De ces clochetes (ci) petites. por loy aydier. se eesle oude//r ne li |)rcslc forelie et vigeur . L'AcTKUR « l'Aïu. Un pied de trop. pour toi ee. dig jou. V. 784. i\ la (in (|(/<'. « de » est ajouté au-dessus de la ligne. " lay » elTacé après « en » de « envielhie ». 3490 Ne jù iw l'ame Ne 3492 Ne l^t verra. Mains ie te dy que tant d'erreurs sont sours depuis et de doleur adont 775 yccsle scierpe et sans cloqueltez. Li uns creoit en unne guise. si 3515 Si com(me) bien tu le saroies Se leur erreurs veu avoies. à sa devise.E : Le Pelehin Dame. Ici. veiiwe d'enlendeinent. la rime a disparu. Mes je te dis que mont d'erreurs 3510 Sourdirent puis et max pluseurs. 791.A Hi:sA(:i: tu (lis du i'i^lekin ausi le dieli cpie fait foil at^iie 115 Aussi (to) Fait voiu' (li ([lie foi aniii' ai/isi quv foy at^iic (rontt'iuliMiuiit iHjrfaitiiu'iit fait veiie d'eutendeuie/it. 777. 764. Il (1) (2) (3) I! manque une syllabe. Mais pour se biautet recourcr pour touttcs erreur oster et pour chc que unne creanchc fuist à trcstous sans dccheuanehe. v. 770. elle l'ara uiestier Pour 3495 en ta voie ailreeier. celle t'arasi mes lier en et le le voie |)our radrecli. (Et) ainsi esloit enlaid'ie corne bien lu comme bien lu le saroies. dis je. 779.v lo/i^e. 789. pour coy ensement atacliies sont en le 3500 Sont en l'escherpe el lichïes. ». Chascun en Dieu croire vouloit Tout 3513 L'un ainsi coin (le) il adonc n'esloient nulle cloquete ne champonete ne so/incle. V. se reste verdeur 11 preste force et vijiuer . creoit en une guise creoit en une manire 780 (Et) l'autre en l'autre. . Mais pour sa biauté recouvrer 3520 Et pour toutes erreurs osier. Il veut dire 780. el l'autre en i aullre. tens jadis fis une temps fut iadis. Cascun en Dieu croire voloit trestout ensi qui li li plaisoit. or dont me dillcz de elles clokettes pétilles (*). le sarois. c'est le « et » qui esl superflu. escerpc el ensechies. Le mètre exigerait que « tout » fût au féminin pluriel. se la v/'/defir n'a de foy et de Dieu erenu/r.

[Ical De quoi example vëu as . (Et) murtrircnt et lapidèrent. Grâce O. fut cest escherpe et sangletee [plus portée et fut ceste escierpe et sclabotee. syllabes. qui l'escherpe portoit En touz les lieus où il aloit. Dieu parle Grâce de Dieu Pas n'cntendois desconfortcir. . Sanc voi sur l'cscherpe cspandu Que oncques mais je n'aperçu. 830. 815 Mes des larrons espié fu Pour l'escherpe qui belle fu. ms. mais il se defendi si bien que ilh ne volt pour nullez rin que ceste escicrpe on li ostaist et mieus amat c'on le tuaist et touttevoies le tuèrent et mourdrircnt et lapidèrent et de son sanc ensi goutec . De li oster (mont) se penercnt l'en si 3600 Et mont (de) paine donnèrent. II Il manque un pied. dis je. 811. Quar. V.800 persones en unité de coy par exemple tu as es clokettes que veiit as. et auoir Ihesus en memore. 3605 Toutevoies (il) le tuèrent. . Damme. Treize syllabes. Mais de larons espiies fut dont cascuns ot li cuer esmus de luy oster moult se penercnt et moult de painez li donnèrent. car quant le cause bien saras l'escierpe micus en ameras. car ensi que fiert I batiel trois à trois clokettes bien et biel. Qui. (Et) de son sanc ainsi goutec il Mes Que cil se deffendi bien mains des musdrir fut assalhis por l'escherpe qu'auoit saysis. ains 820 amat mies il q(ue) ons le le tuast 825 et tout[e] foy tuèrent et occiscnt et lapidèrent et de sanc de luy esprouee T'en fault il.murtirez desconforter 3590 Ne te dois pas. Sanc voy sur le scierpe espandus. Ou de ce sanc vous m'apaisiez « Dame. en se joucneche. 3561 Tout aussi n'est la Trinité Que un seul Dieu en unité. A : « ensanglantée ». par suite de la maladroite fusion de deux vers de l'original. mes conforter. je di-gc. Es clochctes dont demandas Quar aussi com sert un martel 3560 A trois clochctes bien et bel. qui Estiene à nom auoit. Le Pèlerin 3583 nouvelcment malement. Var. ladis Délie 810 mort dez . après l'cnsangletcmcnt. donc i'ai(e) le cuer mult esmciit ou de ce sanc vos m'apaisies ou aultrc escherpe me bayllics. Fu l'escherpe et esbouciec . 3615 Plus que par devant (fu) portée 3616 Fu assez et désirée. (1) " lay » est écrit en un mot. 830 trop plus qui deuant portée (*) et requise et deuisec Fut elle assés et désirée. ne vout pour nulle rien Que celle escherpe on li ostast. ajoutant l'article En Il devant « lieu » le vers serait correct . lequeil cest escherpe porta en tous lieu où il ala . mult nouellemcnt suy desconforté griefement. 817. tant parler de desconfort te l'ay oster (^). l'escherpe mies en ameras. De luy tollir mult se pennerent et mult de plaie luy donercnt. De Dieu ausi en Trinité trois pèrsonefs] en unité. mains mult resconfortcir. 795 et tous avoir en te mémoire. qui. que onques mais n'avoy veiis par coy de chc sanc m'apaisiez ou aultre escicrpe me bailhiez. 3604 Ains amoit miex c'on le tuast. 3608. après « . Jaudis fut uns pèlerins (^). (2) Il faudrait intercaler « il (3) Une ou deux syllabes de trop suivant que l'on compte » joucneche » pour trois ou poui • V. manque trois syllabes. (4) Il manque sans doute une syllabe» . V. V. de qui l'exe/npie veyu as es cloquete dont demandas. Par contre celui-ci n'a que sept quatre pieds. le sens n'en devient pas plus satisfaisant. tant que la chase tu saras. V. Stieuenins (') ot non. après Vcnsanglantement. Jadis il fu un pèlerin une pèlerin cstoit Qui en jcuncce Estevenin 3595 Ot non. Sui desconforté Ou autre escherpe me bailliez. ton/ ensi n'est la Trinité car ensi q(ue) ons fiert d(c) une mar. « auo » effacé après • il ». quant la cause tu saras. à III cloquete bien et beal. 805 Sanc voy sur m'esckerpe cspandu. tout enlsi] est li Trinilez que une seul Dieu en vérité. V. 804. manque deux syllabes. que un seul Diex en unitez. |f° 155 r» après l'ensanglentement fut mult . (f" 151 v» 3555 De Dieu aussi en Trinité Trois personnes en unité. nouuelement suy desconfortés forment. L'escherpe miex en ameras. dist elle. V.116 Et avoir les MORALITE DU PELERINAGE DE LA VIE HUMAINE en (ta) mémoire. 3614 Quar. » Dame. mains il se defendi si bien qu'il ne voclt por riens que tel escherpe ons luy ostast. qui le scierpe portoit en tous les lieus où ilh aloit. Si on l'y maintient. 831. de Dieu ossy le Trinité. 823.Jaudis ». che dist.

865 qui conchut et porta son père c'est l'escharboucle enluminant. reluisans. j'en userai.LK DOUHDON DU PÈLERIN 3619 Puis pour lu clelïondro et garder 3620 Eus despecier et desmeinbrer 3645 ques l'eseiierpe (ainsi) goutec et si esbouciee Je te baille en exemplaire Si 117 Puis pour le puis por le défendre et nardeir . droit le En touz maus pas où Au mauvais pas bien tien Et aus pommiax regarde bien. b/en me i soufïlst Mais ce 3658 Que me bien pesant par convenant. car li pumiel te soutenront [f° 155 et point cheoir ne te lairont. » sanc que Estienne y mist. Or le prenc donc tout maintenant. scarboucle stinchelans. C'est une très biaux miroir et sens tache. car bien elle t'iert alTerant. le scierpe. 835. et à pumialz regarde bien. Dix syllabes au lieu de huit. car de {glorieux sanc [esprouuee. 841. car pas ie ne saye en queil lieu ie m'enbaleraie ne ce qu'il m'est aduenir mains mon poioir de le tenir 815 . De 843 à 847. Quinze syllabes li manque une syllabe. après. V. 864. L'escherpe. V. 3707 Or t'en souviengne. car nulz voir ne puet trebuchier. Si (par) feras micx ton volage. car paus je ne say sans nul délai. se parfaire veuls ton voyage. De même le suivant. si com(me) li lettre dist. V. Or t'en souengne. est Ihesucrist. si por tant appoyer tu toy poras à luy. le bailhies l'escherpe. (1) Il (2) » de « venir •. Si la penrai feraie et se le prenderai(e). corne la \etre dist. Puis que de vous en ai l'otroi. (^) où cascuns puet veoir se fâche. L'autre pommel. Quar les pommiax te soustenront 3690 Et point chaoir ne te lairont. 860 où chascuns puit mireir sa face. manque une syllabe. qui est boins en touttez saison. V. se es sage. V. en tus maluais pas où yras. mais chc me samble bien pesant qui me bailhies. 852. Au mauais V Le hault pommiaux qui est. Où chascun puet veoir sa face. qui conchupt et porta sen perc ch'est le li : . comment Grâce Dieu parle Grâce de Dieu Le boudon Espérance at 3679 Le bourdon Espérance a non. mais pesant m'est. bien soufist De ce sanc dont vous m'avez soufTîst Damme. sanc que Estieuene mist. 3685 A li apuier te devras tu iras. A luy apuiier te deu(c)ras en tous mais pas où tu iras. Li autre pumiel est cheli dont vient et où fut nés chichi ch'est li Vierge Marie Mère. Il manque une syllabe. nuit le dou monde la quelle por la queil[e] sont rauoies par quelle sont rauoiict V. Qui conçut (et) porta son père. coy sanc ie scierpe ensi «outee et toutte cnsanuletee. pas tout droit le tien. 855 car les pommiaux tu sostenront ne pas cheir ne te layront. Qui i'i nom. L'Acteur parle 3655 « : Le Pèlerin Dame. quar pas je ne sai bailliez. « me » vaudrait mieux que « le ». virrje mère. puis que l'ottroy de vous en ay. 850 qui est bons en tout[e| saison. mult bien me dit. Touttevoie moult me plaist C) et riens en li ne me desplaist et le prend(e)ray sans nul(le) delay. ! Pour le sens. 835 je le te baillie ea exemplaire. Il se peut qu'il faille séparer « ad 847. Le haut pommel est Jhesucrist Qui est. 844. car elle) t'est bien apparanl. Quar bien avenant. le Oame. uns miroir qui est sans tache. Li hault pumiel est Jhesucrist. Adont estroitement le ting et as pomiaulx regarde bien. Un mirour qui est sans tache. dont fu et dont nasqui. Quar trebuchier ne puet celui certes s'apuie à lui. La 3715 Par nuit du monde enluminant. C'est Marie. Un pied manque. par conuenant. des maintenant. si est celui 3710 Dont vint. V. di je. se laissoie/it à mort liureir yaulz l)ar (le depecliier demenbrer si (jue te reseheri)e el deseree est De sanc ie done. après en useray. l'escharbouclc estincelant. com la lettre dist. 3653 t)r la pren doue tout maintenant. défendre el et f:!arder. qui ù luy se voct apuiier. come sage. puis que de \'us congie en ay. 3680 Qui est bon en toute saison. sont ravoiés obscur[i|teis rcsclarsissant. elle li Et rien en ne me plaist me desplaist. Une syllabe de trop. me semble 3660 Comment. L'autre po/nmiaux c'est la Vt'erge Mère. le di-ge. par teil couuent. 840 que. le "texte est assez différent de son modèle. elle t'est (très) Or » le prens donc. . . qui est. 838. Toute voies. car tresbuchier ne puit celuy qui fermement s'apoys à luy et Li bourdon Esperanchc at non. bien le sachies.

Le pronom « vus » nianque probablement après (1) le verbe. [i° 27 v"] ains vos en dirai(e) l'occoison. S'il toy ramenbraist i petit de che que t'ay nagaires dit. bien que ce à ieu que sacies ie ne tien mie n'est point ferré : je mon bourdon Dont. 884. 890 dont aduis m'est que tort aueis. Non pas pour ce que dit avez. tous peleri/is qui sont desuoies : tout deuoies et fouruoiet : que (tu) t'i apuies por ce. La rime est Un » il en y aurait une syllabe de trop. V. car jau ne seray tant doubtés que se mes bourdon fuist ferés. Et d'aultre part tu sceis si bien que plus poise une bordon ferré que cil sens fait asseis. V.. encor un mot 3790 Avis m'est que ne suis pas sot. Le Pèlerin Dame.118 Tous eschampés 3733 Pour ce. se vous volés. ou hault debout te dois fier ! Et aus pommiaus toi apuier. V. Dix syllabes. 3765 Ne t'ai je pas maintenant dit. 869. Mais pour ce dont point ne parlés. Six syllabes. Il manque une rime à ce vers. fait cil qu'esj^ defferré. L'Acteur parle 3755 Dame. Je ne me puis tenir. 876. qui rendrait d'ailleurs le sens plus clair. ma damme. Se il m'asailhoit une larron 895 point n'est fereis mon bordon. » mal entendant. se sactiicz vous. me dittes. non aultrement. 3772 Et non pour tant si ses tu bien Que plus poise bourdon ferré Que ne 3785 Et pflur Soies. Si l'on ajoutait 1' « e » final à « clh V. 889. . che sachiez vous. Pour ceste cause seulement en ay parlet. Cuidies que on le doubte tant que s'ilh estoit ferés deuant. 3760 Pour autres que voi ferrez tous Si me dites. . car les aultres voy Pour quoi tel baillié le m'avez. te lowe que elli t'i apoye 870 pour che. V. V. pou. Qu'au bout d'en haut te dois fier O. Ce vers est incomplet. 11 lui manque : un mot de deux syllabes. . par m'ame. dis-jë à Grâce Dieu. V. ? et as pumiel fort apuiier. Une syllabe de trop. q(uO à grand pommeal en ces II tu te dois fieir de tout et toi asegureir et à petit. ferés tous. 900 m'alcis por fol aduis m'est que ne suy point ses. lo MORALITÉ DU PÈLERINAGE DE LA VIE HUMAINE et forvoiés. ne me puis tenir. 897. 886..coy tel bailhiet le GRACE Dieu parle 1 : Grâce de Dieu Certe tu es mult fol ! Grasce Dieu RESPonT : O. dich à Grasce Diex. que je ne die c'ay en pensez (^) de men bourdon qui n'est ferez : d(e) ire n'est point net ma pensée. V. qui de cestuy fait me blammeis. En toutes saisons et (t'i) fies et q(uj) ades à te raloye. com tu ez fol Point ne te faut de cloche au col. non mie por cest[e] rayson. m'aués. dont ne t'ai(e) ie maintenant dit 880 t'en ramembrast un petit. Le Pèlerin 3789 « A. Il manque deux pieds. 871. se ses tu bien que plus poiese bourdon ferez qui ne fâche li déferez. di-ge.. por toy mains atrauilhier Et pour che de moy t'est bailhies Quar pas ne vueil que empeschié le t'aie bailhiet si legier. par Dieu.. le t'ai tel baillié. se ie quier ce dont i'aie affaire. encor(e)ii mos : [f'>146ro Se chiens m'assaillent ou larrons Et point ferrez n'est mes bourdons. si . non autrement. Que ne vous die mon pensé De ce bourdon qu'il n'est ferré Bien m'en desplaist. dist elle. dist elle. dis je. Une syllabe de trop. la vérité 875 moy Se dcsi)laist bien. déferez par coy enpechies. Il faut probablement compléter « t'ai(e) [ie] ». 870. 888. 872 n'a que cinq syllabes. « i » conformément au dialecte de l'arrangeur. V.. 3795 Guidiez vous qu'il le doutent tant. » m'en desplaist dit moy se mon bordon aray ferré. V. te loc tu t'i apuies en touttes saisons et afTies. qui chi tenant Damme. ce. et cuydis qui le dobtent tant qui s'il fust bien ferré deuant ? Si ne vos veulh[e] pas displaire. et 885 Et non pour quant. S'il N'as tu point entendu mes mos. dame. 878. se vous voulez. com(/ne) tu es fol Point ne te fault clokette à col. I Damme. pied de trop. V. Com s'estoit bien ferré devant ? Pour ceste cause seulement En parle je.

Or te 3800 3S()1 lîcs|H)ini'. or me or me mostreis. On pourrait aussi mettre « hiame » et « habrigon » au pluriel. habcrgon. Probablement une syllabe de trop. 912. Or vois hiame et habrigon (') et le gorgierc et vanbison. 910 des armeiir. 924. se pri. ie vous en moy monstres vous volés. Un pied de trop. 919. or pri. s'il haull. \'oiweau V. Une syllabe de trop. mains Adonc Grâce Dieu si entra : En sa courtine et m'apcla Apres Grasce Diex s'en entra en se gourdine par delà. faut-il maintenir « gorgier » et supprimor seulement 1' « e » de • gantelet(e) ». le i)ar tel bourdon le bordon me plaist tresbien. v. . v. te fault. (luar Itourdon n'as uni. Il manque deux ou trois syllabes. à cheste pierche se riens me faut : (^) Pour quérir armes. 927."te que 905-906 ne riment plus el que 907-908 n'ont plus qu'une vague assonance. 1res cbetis lions. mais ici . 918. Il faudrait alors supprimer» (vus) ». C'est toute l'armure du chevalier. A ro. ini pied. nie. en hault A perche. bien congiet en as. v. Onze syllabes. 913. toi apuier. 3835 Quar s'a armer ne m'aidiez. longe aleir t'en voys asseis por toy armeir. L' « c » final ne s'élide pas. donl bien soye armeis. 906. On pourrait en supprimer deux en lisant : : V. celle dist elle. sans point olTendrc armes do/it b/Vn te défendras pli/s. Le « licaume» ( healme » dans la Moralité) est le casque en usage jusque vers 1330 le « haubergon « (« habcrgon ». ibid. Damme. bailliie le bourdon à toy n'i'sl ]n)iir ferir Pour l't SI" fi'iir no pour batiillier. 917. V. niKii disl (Ile. sinon il n'y en a que deux. faudrait supprimer un mot. se vos voleis. Or y prens ce que tu voiras et t(oy) arme. 911. Trois pieds de trop. gorgier. Fors sans plus pour tu (lis (juo (toi) (lonciHlri' olïi. do/il les a/memis vainq«(e)ras LACTEUn 3809 3810 « l'ARLE Le Pèlerin Madame. Cf. Le « gambison » est une jaque rembourrée portée sous la chemise de maille. lanque probablement une syllabe. Or regarde. les queil arme prendre doys loy. La large est un petit écu ou bouclier. gantelet(e). . bien congie en as. Il y aurait alors V. Il manque trois pieds. La gorgiere » est le hausse-col protégeant la gorge. Il ma ers a modifié ce vers et les trois suivants. vous voulez. Klle est en mailles ou en plaques d'acier. V. car se armer \cus ne m'aidies 3812 et s.is se/is pb/s por toy api)oiier. Prens le healmc et gambison. por frappeir ne por l)ateilliier.E le fas jias (miaci.) est une chemise de maille plus courte que le haubert et portée par l'écuyer. Si l'on ajoute 1' < e » fmal à « armcur » il y a trois syllabes de Irop. V. Probablement une syllabe de trop. v. je Dame. 925 aydicr. de telle sa. A dame.(saiis) point bailheraie se/is \)liis voel sans el 3805 Armes dont bien te dclïendras l"t dont tes ennemis vaincras bonc armeiir ù toy défendre. . V. 3831 « Le Pèlerin Dame. LiiTousse ilUistré. dont tes anemis poras vaincre. s'il Regardés bien. probable- ment (« (3) Il manque une syllabe. OOf) et se tu dis (jue (To) vi'uzsaus plus. On s'attendrait à trop. montre encore la désinvolture avec laquelle notre arrangeur (1) (2) Il Il man<iue riens »). bien congié en as I » por arme[s] auoir.'iulro.LES ARMES CiRACK • DU PÈLERIN pf. toy défendre ('). 901. . 119 DlKU ji' PAni. je di jou. 3820 Gorgeretcs et gambesons. se vus en pr/ic. On ne voit pas trop dans quelle Intention l'arrangeur V. v syllabes. « s(i) A ce »et « m(oy) aydier». v. Targes et quanque faillir puct A cil qui deffcndre se veut. à moins que 1' « e • fmal de « hiame » ne s'élide pas. loing aler Assez en vois pour toi armer. plus ancien que le gorgerin. avec une valeur symbolique. 915 pour quere annurcs lonc aler assés en voy pour toy armer. targes et quanqnes fallir puet (*). Grâce 3815 « Dieu parle : Grâce de Dieu Or regarde en à cel[e] perche. habcrgon ». et se lu défendre tu veuls. 910. Ce vers de quatre syllabes se joue de la métrique. dis je. là L'Acteur parle moustrez. escu et ce de coy as mestier por armeir cors de chenal (>r. Là sont hiaumes et haubergons. ic te donnés li bonrdo/is ne pour balilliier. (4) Un pied de trop. 909. une syllabe de « gorgierfe].i)as respons ne l'est (). 3832 Je vous en Les quiex armes prendre je doi Et comment armer je m'en doi. gantelcte. V. me faut. 902.Je ne pense pas que « healme » ait plus de de. V. en haut. 923. dist olK-. 920 à cheluy qui défendre se voelt Or prcnc che que (lui vouras et t'armez. Deux pieds de trop. Or prcn là ce que tu vourras Et t'arme. Me Si condieion vous pri que vous me queries Ces armes et les me baillies » I d'auentur cslre armé voroye si vos pr/ic que \us me qupreis (bien. Peut-être. plaisl dis-je. lez quellez armes doy porter et m'en armeis solonc vo si car à ce ne vos plaisoit moy et dez quellez me doy armer. : dist elle. mais seullemenl pnnr apuiier.

di jou. Dont li dis Dam/ne. car trop est cras et trop as d'oing Quar trop es cras et as trop d'oint tu es trop cras et as trop d'oint. dist te fut elle. Veschi. Tel ne le poroie porter. 933. or m'aprendés coument chechi vous entendes. 940 Se voes sauoir quient at non. car qui n'aroit ne mains ne pies 3847 Vois ci. 936. vainkieres de ses annemis. assauoir mouit se rascourchier me faulra retailhier cors mètre en son point. l'Acteur parle: 3933 Dame. souffrir car fais est pour paine soffrir et grans pointure soutenir. sains plus. 930. viestus. » MORALITE DU PELERINAGE DE LA VIE HUMAINE ie ne m'en saroie seul cheuir . Deux syllabes de moins qu'il ne faudrait. 930 Grâce Dieu parle Grâce de Dieu Vecy une gambison. V. vostre pourpoint Ne me fu pas faillie à point. On pourrait peut-être la retrouver en lisant (1) (2) que 11 ». V. le pourpoint apointies (^). le elle. mains que. Ainciez seroit à grant honneur De tous ses anemis victeur. amincir. dist le pourpoint Chiertes. 028. V. ne teil » vostre porpoint me ne fut pas tailhie à point. se tu à point fus[ses] tailhie. Grâce de Dieu Certc. ains seroit à grant honeur mis. 3926 Que le pourpoint dessur le dos Sans grevance ne puez porter. un gainbeson. selonc son point. affin qu'il me soit à point. soustenir. Le Pèlerin Dame. Qui est fait pour paines souffrir Et grant pointures soustenir. se tu à point fuisses mains tu es trop mal apointie. adelier > = . : sens moy malement sans moy trop grandement greuer. et mettre à mains de charpentier me 960 je faurat ou adeliier (-). V. qui apointiez N'es pas à droit. dis je. por le mien coument poray à son point apointies iestre retailhies. Si te fust bien taillié à point. trop 945 greueir. Une • syllabe de trop. On rétablirait le mètre en écrivant « ce » au lieu de « celuy ». et fuist à un pel aloiies. voir(e) Passienche l'apelle on. Il manque une syllabe. l'ëust vestu. Mais que. V. Le mieudre c'onques vcstist hon Quar qui n'aroit ne mains ne piez 3850 Et à un pel fust atachiez. 3880 Pacience l'appelle on. 935 iamais ne seroit vaincu. l'ewist vestu. Il manque deux pieds. fuist. Se tu à point fusses faillies 3920 Mais à toi tient. 931. V. Si ne seroit il jà vaincu. 960. dist elle. 955. puis porteir.120 Nulle chose fait n'avrïez. il ne manque que le pronom • il ». sache que le porpoint tu fut asseis tailhie à point. 950 mais à toy tieng que apointies n'es pas à droit selonc sen point : car tu n'es pas fait à son point. V. Se sauoir weuls queil Pacience ensi l'appell Ilh est fait por paine et grand(e) pointure est son nom. V. jau vaincus. Que le pourpoint desus ten dos sens toy greueir. et en celuy cas n'aries riens fait si \us pr/e q(ue) ensi vus le plaise [faire. Dame. se charpenter Me faura point ne moi doler. se il m'aprenez vous entendez 3935 A savoir mon. Grâce « Dieu parle elle. Comment à son point apointie Je pourroi[e] estrë et taillié. nulle chose faite n'aries. on. or or m'aprendeis 9£ Comment ce ci cornent cecy vous entendeis. il mais qu'il en se ne sieroit sans plus. Certes. V. 929. Il manque probablement trois syllabes. Sans doute un pied de trop. un vanbison milheur c'onques ne veïst on. 943. Dam/ne. le 3915 Tel ne le pourroie porter Sans moi trop grandement grever. « [n]e » est une correction pour « me » que porte le manuscrit. vos pourpoint ne fut point tailhies à men point. sans plus. ainçois seroit en grande honneur et de ses anemis vainceur. sans greuanche ne pues porter. Le Pèlerin 3913 « Dame. Pour rendre le vers correct. et si por ce ne coni(me) tu les dis. Il y a au minimum trois pieds de trop. . » dis je. moult hien tailhies à point. 3879 Se savoir veus comment a non. poroie porter. car qui n'aroit [n]e mains ne pies et fust à une pilleir loye. dist meilheur q(ue) oncque portast homme. .

4005 C'est contre paines et tourmens Et touz leur espoventemens. che que di-ge. quelz fut car mort est bicsle si sauage. V. Se une peu t'es yrief ù pr^-mier. comme ie croy. son point. Il n'y a que cinq syllabes. Or fay de che ten boin dou dire fac voloir. Mais qui est de che habrigon viestus ne le prise un bouton. 3997 Soufïisaument veul estre armés Et dëusse estre agraventés. V. que puist souffrir Le gambeson et soustenir. tant com pourrai. 972. » bien mon deuoir. au sujet de « dit » pour v. Tourne le dos par devers li. Ri t'en de cuer et mot ne di 3985 Or fai 1 mesdie ou qui tu fâche vllonnie. « Pren ce garnement anciennement Pour bateillier contre la Mort Et contre touz ceus de son ost. s'es sens doutance. Che m'est aduis que puist soufrir le waubison ne soutenir et touttevoie m'enforcheray (') à porter tant que je poray. entens de cuer et mot ne dy I de ce ton plain vouloir. Grâce 4001 Et Dieu : parle Prcng ce Grâce de Dieu garnement . v. me dist Et me li dist : prcnt che garnimcnt Qui fait fu qui fut fait anchienncmcnt 985 por batelhicr contre la mort en tout le monde n'at si fort. et picrt 4013 Mais qui est de ce haubergon Vestu. [f" ne te fault autre charpentier. te liolera Kt selone soi t'apointera. . che n'iert que pour toy apointier. 974. (1) mots : il Une syllabe de trop. 990 pourpos et eontennnche et piert le bourdon d'Esperanche. Toutevoies m'esforcerai A porter le. 989. V. 983. 987. . que puis souffrir teil fort porpoint ne soustenir. II. L'Acteur parle 3987 « : Le Pèlerin Dame. dis je. dire fais Or en fay solonc ton de dire ay fait voloir. ne t'y fault aullre caipe/itire. ne la prise un bouton. 9G5 . ce n'est fors por toy apolntier Se le porte sans desiiollhicr. Se tîrief te semble à ee premier. nient portant ie m'enforceraie 980 qu'à mon poyoir le porteraie. Quar Mort est beste (si) sauvage. tourne le dos por deuers luy. Si coin je croi. il en enrage. V. Voyez l'Introduction. (Que) qui la voit. ne contredic. Deux syllabes de trop. dit[csj ». Le copiste avait écrit « son » on a postéri<iur-mont ajouté au-dessus « lonc ». à son point. Ilh peut paine et tourment contre la mort et ses efforcement car qui voit mort. si en arat plus grand annuy. Quar du mon devoir. ir>7 r* Ne 3945 te faut autre eharpentier. A son point bien il faduira et solonc soy t'apoi/iteras. mont me plaist bien Damme. i"» portes sans despouUier. Ce vers avait été d'abord oublié par le copiste qui avait déjà écrit Le Pèlerin . 3990 Que mon pouoir n'est pas si grant. Se aucuns est qui toy mesdie ou qui te fâche vilonie. moult me plaist bien Ce que vous dites ne de rien tout ce que \us dit ne de riens me dittes ne de rln Ne contredi fors que de tant.LES ARMES Grâce 3943 Se le DU PÈLERIN 121 Dieu parle Grâce ue Dieu Se le vest sens despoilhier. mains qui armeis ne est de ce le habregon prise une bouton. 971. fors que de tant 975 que mon poyoir n'est pas si grand(e). Souffisaument voelh iestre armez et deuisse iestre craucntés. » s'en Suffisamment weulh estre armeis dewise estre crauenteis. Ce n'est fors pour toi appointier. et selone luy l'ai)ointerat. mais il est peu clair faut recourir à l'original pour en sais'r le sens. v. Non "seulement le vers est incomplet (il lui manque deux pieds). 973. et s'aucuns est qui tu 970 tourne le dos par deniers li. Nulz ne il le voit ne soit ombrage pert tou/[e] sa contenance. 988. Il manque deux syllabes. fais anchienement pour ba[talilhier contre le mort et contre tous chiaus de sen ost où est grant paine et grant tourment et tout leur est espurgement. ne contredis. Lisez « c'est ». 3951 Se aucun est qui te mesdie Ou (qui) te face villennie. parce que la formule narrative a été simplement omise. « <> >. mult me plaist bien Dame. Se urief te sanible à che prumier. Il a bilTé ces et rétabli le vers oublié. (II) pert propos et contenance 4010 El le bourdon d'Espérance. for que de tant que men pooir ne senc point grant. te tailhera Il. V. mon endeuoir.

. je vous prl(e) boinement que. por ta teist[e] gardeir entire. de ce après tu t'armeras. 1025 te dis pour refraindre Gloutrenie fut faite pour che qu'elle prent les gens par le gorge souuent. syllabe. et elfes] suffiront asseis. vos me veulhies moustreir 1000 tout ce dont ie moy doyc armeir. avant que che garnement vieste. faut il tu t'armes : soufiront assez. 1005. Il manque une syllabe. il manque deux syllabes. C'est d'Ate/nprance une partie. manque une syllabe. V. • (1) Pour le mètre il faut lire « (2) S'il y avait « est » au lieu de habiergon sierat le vers serait correct. 1015 Dou hiame tu dois sauoir {*) que ch'cst Atempranchc pour de escouter et oudorer so!>t choses qui puelent greuer : . On peut lire • besoing » (deux syl« t(u) arme ». selonc che que je veroie. Est Attrempancc de vëoir. labes) ou mieux encore corriger V. por ce. (3) Il (4) Il (5) 11 manque probablement une manque un pied. 995. Chi habiers Forche a à non (^)| f» 157 v» que viestirent 995 11 champion. 1017) ou ne pas : « e élider V. sace. 4177 Des gantelés aussi te di en ce paiis et oultrc mer(e). pour ce qu'elle prent Les gens par la gorge et sousprent. de « ie » à « i » s'est effectuée ici aux dépens de « la mesure. le Quant Le healme. De healme et de la gorgier[e]. . Des gantelés ossy Des wantelés ausi te dy V. por voir. 4085 D'escouter et de odourer Choses qui te peuent grever . Premièrement tu t'armeras. et elles soufiront assés. qui por refraindre Gloternie fut fait[e]. te sierat à point {^). » de moy que ie veyroie. 4070 Se bien defïendre tu t'en sez. veiras t'est à point. Deux façons de corriger ce vers se présentent à nous. auant que ce garnement veste. V. sur le porpoint. que me voielhies moustrer tout che de coy me doy armer. 998. Il y a une syllabe de trop. crois. se es à point. ». Grâce 4067 Et (me) dist le : Dieu « parle Grâce de Dieu Sace. 4117 Or (te) dirai de Qui doit garder Sobriété se fait la gorgiere (la) gorge entière. que me veuillez moiislrcr 4060 Tout ce dont me voulez armer. A chacun de ces deux vers. se bien défendre tu te ses. Pas de rime. car. » • • • se tu défendre tu t'en sceis. car. Damnje. je vous pri bonnement Que. mains. ie Dame. familière au wallon. avant que ce garnement Veste. vestiras tu. 997. si en seras plus aduenant. La réduction. solonc ce A (moi) armer m'apresteroie. cnsi le no/nme ons et. 1' » final. C'est d'Atrempance (une) partie. sur le pourpoint et veras s'il Si verras. Force. m'en crois. sur le II pourpoint. . si com dois savoir. V. 1010 Dou hiame et de le gorgiere ('). se tu Et pour che le viestiras tu. Quar selon ce que (je) verroie vos pr/ie bonnement que. V. Quant le haubert vestu aras. voir. por ce qu'el[e] prent les en tous pais et outre mer.122 4027 Ce haubergon Force a non 4028 Que vestirent li champion 4052 Et pour ce Se tu m'en le MORALITE DU PELERINAGE DE LA VIE HUMAINE Se sauoir veuls son nom. Et puis les gantelés penras 4080 Dont tu tes mains enganteras 4083 Le heaume. Qui pour refraindre Gloutonnie Fu faite. 1020. 1008. pour bien garder te tieste entière prumierement tu t'armeras. haubiert viestus aras et puis lez wantelés prendras et tes mains dedens bouteras. tu dois sauoir. de escouteir et d'odoreir tout ce qui te poroit greueir. 4075 Du heaume et de la gorgiere. 993 et 994. qui. armeir m'apresteroie. que l'on retrouverait facilement en lisant • te est . L'Acteur parle 4057 « : Le Pèlerin Dame. Attemprance est. Pour garder ta teste entière. que de tout[es] ces t'est il De toutes ces armes (tu) t'armes arme Et me à tout dist le A Et tout elles mains faut que besongne que tu t(u) arme 1005 de touttcs ches armes. quant le haubert vestu aras et puis si prenderas les gans. Or te dirai(e) de la gorgiere qui doit garder(e) la gorge entire Sobrité se fait no/nmeir Or : te diray dele gorgiere le [1° : 158 r° qui doit garder gorge entire (^) nommer 1020 Sobreté se fait nommer 4120 En cest pais et outre mer. On peut ou bien attribuer à « healme • la valeur de trois syllabes (cf. où l'on sent la main de l'arrangeur. pour moy armer m'apointeroie. Ch'est d'Atempranche unne pa/tie gens por la gorge et souprent. le vestiras tu. » se tu si m'en s'il crois.

Se le nom des na/is vculs sauoir.HIN f^arnis. ne tu porois. il bien fuist séant. « i » effacé après le « a » dans « annemi •. Il y a un pied de trop. 1049.I. V. (3) « règne • = . Et pour ce du tout à ton gré Le fourrel à l'espee aras 4340 Et renge par quoi la çaindras. baudrier. 4293 Geste cspee tu porteras Et par li tu te dépendras 4295 De touz cous que t'ai devant Qui sont tes privés anemls. car s'en tes bien seeis mens (i(»//) blecliies estois. penderas (•'). mult bien et bien dis Certes. il à mon semblant. D'aucuns (langne pain car \mr yaul/. 4180 Du iTiiU'nant (monl) pou fcroics. vient à samblant. Cest espee Justice est dit[e]. 4181.. Cinq syllabes au lieu de huit. Cest espee tu porteras et d'ycelle tu dcfend(e)ras dis. 1038. 4213 (Tel) Contiuence ainsi doublée (D'aucuns) Ciaaifinepains est nommée. 43'20 Si comme me vient à semblant fust ninlt bien appartenant come me Qu'aucun fourel de vous eusse où l'espee bouter pcusse. Sturzmger. plaist que ententif greit. tousiour ensi porteir où car l'espee bouteir ic pewist. 1050 Damme. Neuf syllabes. y. Ne pourroie sans moi grever ne poroie sens moy greueir.. (1) En lisant « se es » on rétablirait le texte original défiguré par le copiste. piechc at. d'aucuns dai/june pain est no/nmee. (^) De l'espec doiz tu savoir . voir 1035 Continence sont appcllo(c) de loy doiuent estre nu/lt ameis et s(e) aultrement les veuls ajjpelleir. de tous ceuls que tant ie t'ay dit. neuf syllabes) pour pouvoir cHre attribues a notre arrangeur. De l' espee dois tu sauoir qu'arme milheur ne pues avoir Chcstc espee Justiclie li est diltc. V. qui h toy sont comme annemis. en contre tons jjerilh mondains aus qn<'il ons peut touciiier des mains. dist et elle. V.LES AHMI. Grâce 4335 « Dieu parle : Grâce de Dieu Amis. dis-je. le Quar li ainsi tous jours porter . V. bien fust séant. 1055 qu'acun foriel de vous cuisse où l'espee bouter peuisse. bien me plaist moult bien dis que ententis A à et mes por poro[les] ast esté. L'Acteur parle 4319 « Le Pèlerin Dame. il Dame. De toutes la plus eslite de tout le monde le plus 1045 en trestouttes Cest et plus enlitte. Et bien me plalst que ententis mes paroles as esté. eslite. peut-être (« et »). o renge ». Var. Les mains ((ul soient armées es Pl^. '. dist elle. est bo/is que lu soye que en soies tîarny. Del espee dois tu sauoir meilhenr arme(j/r) ne puis auoir. « ce » probablement. 123 hoin est Que 1)011 Quar SI' est (iii'iMi solis luiiiii. Por ce en doiue/il eslre armeis les mains por mies estre tesees 1030 doient icstre armées. V. l'ne syllabe de trop. 4215 Quar iiar 11 est fiait<nié le pain l'ar qui rempli est euer humain .S DU mains blfclez l'stoies. 1041. don remanans Les |maiiis| (|ul petls feroies. 1031 à 1037 correspondent à un long dtvelopr six vers sont bien corrects (cependant 1037 «ment du poème publié par M. car por el est f^ainfînic le pain 1040 dont repassns sont tons cuer humain. v. doivent estre mais ces V. v. Qu'armes meilleurs ne puez avoir 42Ô1 //espee Justice est dite. ». jf^'iiSr"! aiilicr car s'es mains naurés esloies('). 1053. 1045. 1056. Il y manque trois syllabes. à et mes parollez as esté le forçai al » de tou^ à ton espee aras pour che d? tout à ten gré coy le 1060 et fouriel et espee auras et règne à et de par moy le chainderas. 1050.F. li f^ainf^tnies pains Et ce 4243 fu lif^uré pieç'a de coy remplis est cuer humains et fut fig iret. mont bien dis Chiertcs. jà m'e/i oras dire le : . (2) Il manque un mol. espee li tu porteras [1° ir)9 r"] par toy defenderas dit. car li ensi tous jours porter ne poroie sans moy greuer. V. si di-ge. me ce. 4178 Var. est est nommée. Le*« ie » est de trop. de tous chialz que t'ay deuant qui sont li priués annemis. Il a donc pu avoir sous les yeux unf version plus brève. q(iie) aulcuns forçai de \us ewist. « BL « garni ». Ms.

Aler avant je ne poroie. 124 4351 Or le MORALITE DU PELERINAGE DE LA VIE HUMAINE pren et le garde bien 1 Et ne le pert. Se (je) vous monstre ma mesaise. sans moi afolcr. 4535 Aprez la maie gorgiere. Li hiames prumierement (^) me fait si grant empêchement. Mieus aime aler ligiercment que chi demorer en tourment. si les arme ie ne metoye. et boine et vraie Le Pèlerin (fo 160 v» prie 4520 « Dame. 1090. 1095 les armes touttes metray dou bourdon me passeray. 1072. V. 4405 La renge (a non) Persévérance (Et) la boucle est dicte Constance La coroie est Perseuerance Li règne at non Perseueranche Continenche et la boucque est dit Constance. Six syllabes.. se les armes jus ne metoie. dis je. 4525 Ou il desplaist. Si on lit « tout[es] ». qu'il me fault chi demoreir ou tout[es] mes arme[s] osteir. Humilité. 1076. 1071. Il manque une syllabe. Cf. 4565 Micx aime aler legierement Que ci demourer seurement Aler avant (je) ne pourroie. que de riens il ne vous desplaise. mal passion que malle passion le flere que ne puis parler com je veul ne avaler et qu'à paine ie puy parleir ne nulle viande aualeir. V. Ou toutes me me greuent tant ne puis aleir auant. dont me puist venir point de Apres. Par son droit non. après ceste malle gorgiere. V. Humelitez Geste coroie et renge tu te çaindras De la coroye tu chaind(e)ras prenderas le Et tes armes en estraindras. Il faut pour la rime corriger « desplais[e] ». 4563 Toutes les armes jus métrai Et du bourdon me passerai. pour nulle rien prens et le garde bien et ne le pers par nulle riens. Mies ayme aleir legirement que chi demoreir longement et auant aleir ne poroie. qu'il 1069. ie \us mostre Ces arme chi ie 1070 Douche damme. il et malastru. Adont or pert a Grasce respondut il : Or pert bien que retenu or voy [bien] que retenu hien que retenut V. 1078. healme » semble avoir trois syllabes. le ne les poroie endurcir longement. que là mon pain ne gaingneraie. Il manque un pied. me faut les ci demourcr faut oster. 4543 Apres des Gaaignepains bien sçai Ainsi de Gainge pain bien saye Que jà mon pain n'i gaignerai. V. Grâce de Dieu mcschant ie Certes. (I . la queil cel[e] Car l'odourement riens ne sent. par son droit nom. longhement sans 1090 Jus et moy afoUer. Une syllabe de trop. 4539 4540 Si m'estraint Si Le healme premirement me fait si grand encombrement. « ie » probablement à corriger en « ius » 1097. a elle respondu. 1095. Le copiste a d'ai lleurs efliacé ensuite. Ces armes ci me grievent tant Que je ne puis aler avant. V. 1065 par sen droit non. Ce fourel si est apelé. Qui me semble estre grant torment. Il man(iue un mot d'une syllabe « bien ». Que (la) maie passion fiere. V. mierchi vous Que de rien ne vous desplaise. Apres des Gaigne pain bien say que jau me pain n'en gaigneray Telz ne les poroie endurer 4549 Tiex ne les pourroie endurer 4550 Longuement. se je Des narine ne flaire riens. en tête de la réplique. 1070. Chilz fouriel est apellez. Ces armes chi me gr/euent tant que je ne puis aler avant: ou il me fault chi demorer ou touttes le[s] mes(s) fault oster. 1073. 1080 bien. le fier. sens moy affoleir. Grâce 4573 « Dieu parle Certc. V. me mesaise. merci vous pri Dame. bien humblement vus supplie que de riens il ne vus Veieis. vous moustre men mesaise. qui à moy est trop gr/ef tourment. entour toy chinderas. Il manque probablement une syllabe. que 1075 Le hiaume tout premièrement Me fait si grant encombrement 4533 Par l'oudourement rien ne sent. mal[e] gorgire. Tout et ces arme lus ie met(e)raie de bordon me passeraie. Humilité 4393 De la Che forçai si est appelle(e). . Se (les) armes jus ne metoie. V. . et tes arme[s] en estraind(e)ras. 917. le Or Or le prens et [le] gardes bien \î° 159 vo et ne le piers pour nuUez si rien. l'a mis en écrivant par erreur ce ver» » (1) t hiames doit avoir trois syllabes. il y a une syllabe de trop. tant m'estraint que ne puis parler 1085 si comme je voelh ne avaler. V. por Dieu merchy.

ERIM 4r)7fi 125 n'a rie/is lUcn n'a do (|iiaii(HU' jo t'ai dit Ou Ou il t'en souvient mont petit . Il manque une syllabe. Tant seulement bordon feré ie vos auoye demandé. m'as mis IZn paine et pour quoi requëis 4605 Les armes.'j. L'AcTEUn PAULE « : Le Fklerin Dame. 1108. 1110 Ja maiz ne 4585 créés ainsi . Je le vol bien. gamais ne le pensés ensy que tout ordeiiet ne soit bie/i A Mes ma vigueur pas ne s'estent ce que arme(s) longuement De moi puisse(nt) cstre porlee(s). ». Six syllabes. r» vous di que je ne puis Apenre les pour ce que truis 4599 En moi trop grant débilité 4G00 Et en elles trop grant durté. . 1130 lors les requis.' nu-nelionnable/. mais ciertes tout vat autrement. Kn lisant 1134. 1111. quar sui frouez. i)or Dame. (tu) cuidez ait par aventure si n'as rie/is de (pia/it que le fay ou il t'en souie/it iiii/ll i)etil. on rétablirait le mètre. (je). mais quant des armes me parlastcz et vous le mes amonestaslez. V. quant tu ne les puez Porter ou porter ne les veus ? » 1120 paine les et tant requis arme. dis je. Se tost je ne sui desarmés. final de « el[es] ». pas n'y pensoie. car tant de forchc en moy ne sent. V.\ le gart. car en moy nul(le) poioir ne sens. Il manque trois pieds. Bourdon tant seulement Quar en moi nulle force n'est. car ie quidoye que ie mult bien les porteroie. Grâce Dieu parle : Grâce de Dieu Por coy m'as dont mis en teil 4603 Et pour quoi. Si l'on rétablissait le « e 1120. Dainnie. Il manque probablement deux syllabes. dist elle. 1124. se toust ie ne suy desarmeis. il [en] est 1132. v.FAIDLnSSn DU l'HI. m'as mis en j)aine et pour coy requesis lez armes. 4590 Non pas pour ce que oubliées Aie vos paroles de rien. La formule narrative de l'original n'a de nouveau pas été remplacée. V. ear bien say que ne dit(es| riens qui ne soit trestout por bien. le pour Dieu merci. Si on lit « dit(esl ». Le euides-tu 1105 or le Se Diex le t^art. mains ma force pas ne s'estent que armeis soyc longcment ne por ce n'ay pas oblieis les parole que dit m'aueis. point n'i per?oie. ou tu euyde ]uir aue/ilure q(/'/l dit de (|ua/i((in-s je l'ay dit petit 1100 ou il ou lu (pie l'en soiniie/il ciiides nio/dl par aventure . 1119. Bien le voy. ear ie voelli sauoir briefenie/it t'en tension me dis tcnipre ains que tart. Se ce est ! que mes parollez soient fablez l)()ur(leresses cl ". 1125 quant m'en niesist à la voye. V()ir(e). meistcs en la voie Bourdon tant seulement ferré 4610 Je vous avoie demandé. tost que plus tart » sens y mettre pli. quant tu ne les pues porter ou porter ne les voelz ? L'Acteur parle « : Le Pèlerin Dame. mcsist en le voie feret ('). di joii. se l)ie. Mains bien vos dy que ie ne poels aprcndre por ce que ie troesue en moy trop grand débilité et el ont trop granl dureté. . dis Quant m'en Mes quant d(es)'armes me parlastcs Et vous les amonncstastes. tous suy cnfreés. » < (1) Il n iirtiue un pitd. 4597 Mes je Non 1115 aie pas pour che (pie oubliées vos parollez de rien. i)oi/r Diex mercliit. V.Je sai bien que ne dites rien Qui ordené ne soit à bien. 1125. mains il est tou^ aultrement. v. » 1135 vous avoie dcmandet. se tantost ne suy desarmés. Une syllabe de trop. mes tout autrement il est. l'on obtient une syllabe de trop. ! Dieu merelii.s nul(le) detry. iamais ne ie ereés ainsi. l'on aurait une syllabe de trop. dist elle. Damme. Je pense qu'il manque un pied. Lors 4615 Fust.' ? que mes parole soient fable ou (i(('<'l(esl soye/il deeeuable. si le nie dis. oulreenu7il. dont les reou/s. lll. quar (bien) cuidoie (Que) d'eux porter la force moie les requis. quant ne poels porteir ou portcir ne les voels ? d'auoir Et pour coy. car bien cuiday porter les deuissez pour vray. mains quant des arme m'adoubast et vos le mes amonestas. Dame. Mais je vous die que ne lez puis [î° lUl aprendre pour che que je truis en moy trop grunl dibililc graiil et en ellcz dureté. V. V. pas n'i pensoic. v. di quant moy je jou. Bien le voy. car ie suy trop matés.soil si Qu'en moi ^rant laidure ayt en nioy si t^rand laidure en nioy forant laideur Que ma parole soit fable 4580 Ou (pi'elle soit deeevable Le euides tu Di le moi plus '.

Quant tu et aras ensi crye que tu seras à mort naureis. N'est pas pour che que espalus Ne soies assés et coursus . 1156. Une syllabe de trop. V. 4635 Je te encor que feras. V. (') se les I Helas helas ! ewst maintenant. n'i Rien Quar rien n'(i) a dont aie feste. Une syllabe de trop. Il manque deux syllabes. « ewst » compte pour deux pieds. dis que feras quant desarmés te voie iras et ti anncmis t'asauront. Probablement dix syllabes. V. quant crëu Tu ne m'aras et pour ? cuyde tu qui adont m'aras. V. car de mai/nbre est garnis assés par [dehors. Poroie (^) L'Acteur parle 4737 : Le Pèlerin ie voy trop bien qu'à vous ie ne gaingneroie riens à resisteir ne argiieir ne encontre wus disputeir. . Fort et puissant assez (tu) fusses S'en toi point de''(bon) cuer eusses Fort . helas ! helas helas 1 hemy ! Pourrai je jà mais recouvrer 4650 Grâce Dieu qui m'en veulle armer Quant tu aras ainsi crié Et tu seras à mort navré. V. tu n'as pas. 1157. V. ' 1148. car en toy point de cuer n'a. ha las « I Or me ie fesissent les dit armeur 1 solas Or me se les tuist or grant soûlas. manque une syllabe. porai(e) ie ià mais recoureir ? » Grâce de Dieu qui me 1150 vculh armeirl ». Quant tu auras ensi ouret et toy veras à mort nauret. V. Ce vers compte onze ou probablement même douze syllabes. 1146. fors et puissans assés tu fuisses.126 Grâce « MORALITE DU PELERINAGE DE LA VIE HUMAINE Dieu parle : Grâce de Dieu La . je voi mont bien Que je ne gaigneroie rien Dame. ne encontre vous desputer. 1143. dist elle. Je te Et toi tuer s'efforceront ? : anemis t'asailheront. quant desarmé tu veiras le te pr/ie. dis je. sens attendre plus car en tout ses armurs que tant pèsent n'y at chose qui me plaisent. Mes vous di que mètre jus a que ne deveste. Il manque probablement un « te » après le « tu ». Adont chiertes diras « Helas : I 4647 Or me fussent à grant soûlas Les armes. Deux pieds manquent. Riens n'i at que tout ne deuieste. V. « Dame. (2) Le texte porte « rariuer • ou « rariner » ou ramier (3) Il ». Probablement une syllabe de trop. Quant desarmé ta voie iras. 1140 se bon cuer en toy tu ewst. il Ne soies assez et ossus. quant creiit de rin tu ne m'aras ne pour ten b/en. V. 1155 jamais retrouuer Grasce Diex ? Je me voel rar[m]er. L'omission maladroite d'un vers fait que l'on a peine à comprendre que Grâce de Dieu reproduit les cris de détresse qu'elle attribue au Pèlerin en danger. quant de riens creii ne m'aras. V. por le cuer poure que tu as. cuides tu dont. Grâce Dieu parle : Grâce de Dieu Puis qu'ensi tu veuls desarmeir et les 4753 Puis qu'ainsi te veuz desarmer Et tes armes toutes oster. dy que feras. . Guides tu lors. de toy tueir s'enforcheront. Un pied de trop. Le v. se les eusse. car 1' « e » final du conditioiuiel compte généralement. car riens n'i at dont je fach fieste. mais je vous die que mettre jus me fault tout sans atcndrc plus. Me faut tout sans attendre plus. dist force tu n'as pas. 1163. Il manque sans doute un pied. mains bien \us dy que mettre lus 1160 me fault tout. di jou. et ty 1 1145 Lors certes diras tu « Ha las de toy tuer s'enforcheront. 1146 a probablement 14 syllabes. 1153. 1151. V. 1162. je voy moult b/en que je ne gaingneray rin (^) [f° 161 \° à résister ne argiier A 4740 Ne résister n'a argiier à contre vous disputer je . que volentiers viers ceste part me traie. prie. (1) Il manque un pied. 11. [grant. se en toy point de cuer euissez. se Diex te gart. point de cuer tu n'as 4620 Quar en toi N'est pas pour ce que espaulus Force. 1144. Que tes anemis t'assauront pri. En supprimant « (tu) » on rétablirait aisément le mètre. Dainme. de rien ton bien Que 4655 volentiers vers celle part Me traie. On reconnaît la main de l'arrangeur.39. 1141. au lieu de huit. tu n'as pas. 1136. que ie suy poure chaitif ! armes euïsse . se Diex te gart. V. 1165 et touttes tes armes oster. Puis qu'ensi te voelz désarmer arme tout[es] osteir. Forche. sinon davantage. V. et puissans asseis tu fusse. elle. Ce n'est pas par default de cors.

1171. ma miresse et conforteressc. qui est comme un il est naturel. v. sur la nu(iuej. cbes boiu/ies armes et soufrir. dist elle. . IKj'. de même « pewst » au v. di je. [Graec Dieu va chercher le « niescliinc » qui n'a li'yeux ([lie sur son « liaterel par liorriere c. Or voi je bien. V. 1178. 1175 GRACii « Dieu PAïu-ii Grâce de Dieu Or m'ateng une ic Or m'atent. final de « priiere ». Un et baing te fault i)our toi baignier lit un blanc pour eus couclwcr L'Acteur parle 4843 : Le Pèlerin Dame.MKMOIRE 47r>r) 127 mains me deuissez requerc piiicic (pu. (p// si A lin ([Uf pi'uro ii's pousses lin que pri/idre les i)c'us. Or voy. un petit Et je t'anierrai tel. Deux syllabes de trop. dist or voi V Com viguereus es chevalier Qui. dis (je). 1184. |f" 102 quoy que soit ([(//' vitreuse fuist. à la linale du ver». « baingne « ne compte que pour un pied^ v. 1180. de che miresse vous serés et conforteressc. qui tes armes porter peuist.nir deux syllabes . tant vous avoie OITondu ([ue pas (je) n'osoie 47G5 Ce rociuerre. 1172. car quant le miels dois bateilhier. dis (je). Un pied de trop.irai(o) sens long(c) rcspit. il 1' • e » infinitif. car je suy si las voirement que plus les armes nullement soutenir pour voir ne poroie. Il y a tout au plus une assonance. 1188. car quant deuoics batilhier. Si Se vous prie. IIOO. Si « peus[se] » compte. 1170 alliii ([ue puisse soutenir Toute fois que niestier eusses.l 1110 tU-ussos (tu) riiiuirre il niai. tou/[es] tes armes as ius mis. se je plus de torche n 'avoie. 1174. tes armes tu as mises jus et sans cop ferir es vaincus. 1187.-d. qua/il nvdiil besongne lu en ewst. Il faut sans doute lire « las(se) » V. Ce vers a environ seize syllabes. V.-à.is nie di-wsl lu reqH<'rc i\iir piii-r ([Uf (r)alassf <iui'iio (|uc vijiuirtus fust. ce cuit. V. V. Il faudrait pour le mètre corriger « besongne » en « besoing ». v. V. > petit.K Lr PKLKHtN |f" 28 v"| « Dame. V. V. que mal apaie ne soies viers moy ne coruchie (*). et pr/ier lalasse (jueire r" Qui Qui •I7()l (juc soit li's aulcuns aruu's porlor pcusl que à la » les vinoieux fust. » Dammc. Ce vers ne rime pas avec le suivant. de cecy ne vus desplait. V. L'ACTKU» l'AIU.J. à el Au mains l". Grasce Diex amaine Memore ponr l'oRTcr les armez dou l'Ei-ERin : Grâce 4834 4835 « Dieu parle elle. mains maintenant ie le vus requier et bunibleme/it le vus supplie. 1182.l'alaisse querc '. comme à l'ordinaire. Dame. « dewst » compte naturellement p. tant offesseit vus auoie que requérir ne \us l'osoye. 1174-5 ne font qu'assoner en « 1 ». 118(i. dist elle. reuc. manque une syllabe. De même probablement au v. Un baing te faut pour toi baignier 4840 Et un mol lit pour toi couchier. 1180 Tes arnieures as mises jus Et sans coup ferir es vaincus.porteir pewsl. por Dieu. 1170. 1185 car ie suy si lasse vrayement que ne poroie sostcnir les armeurcs bo[nemenL Damme. de ce miresse Serez (vous) et confortcrrcsse. Un pied de trop. 4845 Quar je sui si las voirement Que plus les armes bonnement Soustcnir je ne pourroie Ne plus force n'en aroie. pour deux syllabes. (1) Si l'on supprime. mes maintenant Je le requier. La rime est en « i ». Ce vers n'a que cinq syllabes au lieu de hnt. Il manque deux syllabes. Le baingne te fault por toy baingnicr et I mol lit por toy cucliier. il y a un pied de trop. en suppliant. quant dévoies bateillier. V. 1185. arnu. (2) Un pied de trop. sans detry [f" 162 que cuer n'a de boin cheual/er. V. Dix syllabes. Grâce de Dieu Or cognoy et saie que vailhant chcualier n'es pas. 4849 Si vous pri que mal paiee 4850 N'en soiez ne courrouciee 1 vus supplie que pas n'en soyes malcontene ne corochie. 1176.

V. je t'ai Or. Il y a sans doute une syllabe de trop. Gcst(e] mesquine la est appellee. V. dist Dieu parle trouvé : Grâce de Dieu Or t'aye troueis elle. 1193. Gest[e] et tes d'unne contrée qui est loing. Si on rétablissait « ceste » il y aurait une syllabe de trop. Pour toi secourre à ce bcsoing cest chamberier et amyné 1195 chestfe] meskine amcnct . me iray deuant venrat suant. (}) bien et deviser. (du) tout. li Or soient dont toutes leueez 1215 les arme et sur el posée. de tout en \us et ma de tout et men aseguranche. La formule narrative ayant été laissée de côté. di jou. V. je t'ay trouuct et Geste mcschine et amené 4855 D'une contrée qui est loing. Deux pieds manquent. la Sept syllabes au Heu de huit.128 Quar encor ai je MORALITE DU PELERINAGE DE LA VIE HUMAINE fiance car encor ay(e) mon espérance fyance. Il manque deux syllabes. et espérance. Par (son) droit nom et apellee Mémoire qui rien n'aparçoit Du temps à venir ne ne voit. » por ce ne contredis de riens. Ce vers a quinze syllabes. dis je. Gest unne chose déguisée à moy et point acoustumee Grâce 4883 « Dieu parle Grâce de Dieu Entens bien et asseis et ie t'en diraie. à vo dis riens ne contredi et ausi contredire rien je n'i saroie 4940 N'i pourroie je mie bien. L'Acteur parle : Le Pèlerin 4869 « Dame. Memore. te diray Assez briefment et rcspondrai. mains de temps anchiens parlcir et deuiseir sceit elh bien. à cause d mauvaise leçon • passet » pour ancien ». V. qui tes armes te porterat. Dame. Cheste meschine chi menras. Ce est (une) chose desguisee A moi (et) nient aconstumee . 1200. Or soient donc toutes levées (Sur) li les armes et troussées Et puis je m'en irai devant Et elle me venra suiant. Il est vrai que le t e » final de elle peut s'élider. comme encore chez Ronsard. 4871 Voudroic bien savoir le non Et pourquoi est de tel façon. puis qu'est ainsi. 1215. si on lit « elh[e] ». de ce monstre 4870 Dont vous m'avez fait un monstre. Or soyent dont tou/[es] trosee les mie bien. mesquine voroie bien le [nom sauoir car chose mult faee 1200 la Voiroie bjcn sauoir et à moy et asseis deguysee. dist clic. Mes du temps ancien parler 4890 Set elle des l'heure qu'd[c] fut née. Dame. car bien sçay que c'est por aussi contredire (de) rien mon bien . De ce. dist elle. d'une contrée qui est longe. por toy sorcourir à besonge. 1190 car encor ay en vous fianche En vous. ' consonne. V. V. puis qu'est cnsi. mesquine tu menras arme luv bailheras. A Et dis rien ne contredi à vos dys riens ne contredis. queil n'aperchoit de temps aduenir riens n'y voit. même devan >. si l'on considère que arme » devrait être au plurie et « el » pourvu d'un « e » final. pour toy sekeure à ten besoing. le non pour coy est de tel fachon. 1192. Il manque deux syllabes. 1210. L'Acteur parle 4937 « : Le Pèlerin If 1G3 Dame. 4885 Geste meschine est nommée brief t'en respond(e)raie. il manque probablement quatre syl labes. d est joint à ira j • dans le manuscrll (2) Le (1) • • » « . voz dis je. Yccste meskine est nommée par sen droit non et apcllce assés Memore. puis qu'est ainsi. mais dou tamps passet parler scet elle hien et deuiser. V. V. 1198. te dirai De che. Grâce Or. 1210 Damme. armes sour et toursecz (^) et puis ie et elh[e] m'en yrai(e) deuant et puis je et elle m'end me venra syeuant. 4859 Geste meschine tu merras 4860 Et tes armes li bailleras. Probablement deux syllabes de trop. de et de son entre tout le voir. 1205 et toy responderay. qui riens n'aperchoit dou tamps avenir ne ne voit. dist elle. 1208. 1209.

conib/Vn que tu ne laies i)as dcsieruit Va. -1055 Tu Qui as Mémoire. ne puis lu sens nioy nullement. as ai)rez toi ira deniere. De tous poi/is biVn apointies fuissez. 4993 Et point à partir n'en pense. quant tu requiers ce que lu sceis quj l'es mestier et por ce que ta request est honeist. Se de moi garde (tu) n'avoies Si fais que sage. V. car mult tousl desco/ifis serois. vaudrait mieux lire • Moysi ». 1232. De tous i)oins apointiez fusses. ap/cs toy. (". que tu ne laies pas toi co/. apn-slc DaliT i-n la belle cilé. V.in(| pieds au lieu de huit. Le Pèlerin Grâce 4983 Dieu parle : Ghace de Dieu Amis. se ce n'est por ton offence. se m'est aduis. ccrtc voireincnt. Deux syllabes manquent. 1240. irai deriere. V. quant requiers Ce que tu sces qui t'est mesticrs. Moyse 1225 dou pain Moyse euissez si (2). Tu t|ui. » « ! Dammc. 1227.Li: PKLKHiN i:r cuaci-: di-: dii. 1230 (de) se de moj. ce m'est avis. Si fais que sage. (lu'il a demandé i» Moiso de son pain.yllabi-. Se ce n'est par ton offense. se tu de Si moy gardés n'esloies. ai(c) ie assés. Le lu » est de trop pour la mesure. d'aleir à belle c\té. Sans moi ne puez tu faire nient 4985 Kt tost desconlis (tu) seroics. aler et point pa/tir 1235 avoec[eJ toy tant qu'à présent et point partir je ne se che ne vient moy pense. couinent avoec toy i'e[n]teng alerenl (*).u 120 Grâce 1»)53 • Diicu parle Or Ghaci. dist elle. 1230. qui résulte de la fusion le trois vers de l'original. Or 1220 ies tu toi/. ce vers a dix syllabes.ibie/j que desc/ui ne l'ay pas. Vers de 12 syllabes. yra derier. Les paroles prononcées i)ar « le Pèlerin ont été omises. Se (lu pain Moisi eusses. Chiertes. plus noble e'onqi/rs vist on. par ton offense. dis je. à moins que l'arrangeur n'ait suivi système de l'original qui fait compter la dernière syllabe f-minine. en pre/is. • aleri'cnteng ». dist elle ('). [i'entend(e) « Certes. 9 . 1241. » fais que sage se requiers che que tu ses qui l'a mesliers et pour che qu[e] e/i le requesle je ne Irueue ])()int doshoniesle. si en pren. Memore. (iiie celui-ci lui en a donné et (pi'enlin il a pris congé de Grùce Dieu on implorant sa protection J. Il man(iue une syllabe. ta soinniiere Tu qj. 'I (1) (2) Il Il manipie un pied. le 1218. V. 1228. as Meniore. V. Or ay di jou. moull granl m/erchis. * Ily a ici aussi un blanc dans le manuscrit. V. Dieu dist elle. mes garde bien [L'Acteur raconte brièvement. V./ aprosté la Or os lu dist ello. Pour ce à aler m'en. V. lùi réalité. dist elle. 1225. j 'entent Aveques toi quant à présent. Va. C. mais sans rapporter ses paroles.1237. ue Dieu os tu loi.onibien que niult si bie/i apointie fusse. pour éviter l'élisinn. 1234. Il manque une syllabe. en pre/is. Et pour ce que 4990 la requesle Hn rien ne truis deshonneste. l'ne syllabe de trop. conjjie en as. l'ne syllabe de trop. V.gardé tu n'estois. V. mont granl mercis Or ai assez. che n'est aduis. 4900 Les plus biaus conques portasl lion. bourdon 4»)r)î) Tu as reselurpe et le IjouiiIoii. Or tresgra/it mcrchi ! Damme. tu ewst. Une syllabe manfiuc. (4) 11 faut évideuunent corriger . parle : Grâce de Dieu Or oycs cornent alcir GrascE Diex 1240 comment : Or A aler avec toi j'cntent aueuc tov i'e/ilcn./. dist sans moy elle. assés. conf^iet en as. Grâce Or entend. V. V. 49G5 Desservi.<i prosi. 1235. <raler en cesté cilé belle. Le Pelerix 4995 Dame. confie en as. Tu le si as l'eselierpe et le bourdo/i Tu le as le seierpe et le plus beal qu'o/iccjnc porlast lio/nnie. te soumiere. voiroment. se se de pain Va. Le « tu » devrait être supprimé pour le mètre. (3) l'ne syllabe de trop. Peut-être man<pie-t-il à ces vers une . . voiremenl ne pues faire nient [f" 103 V el tost desconlis tu seroies. l)our che à aler m'en y entent (^) aueuc toy por le présent ne m'en pense. la soHimiire. 123C. parce qu'il faudrait • ay[es] ». apris toy. entens. la formule narrative de l'original n'ayant pas été remplacée. 1238.

suivi de Mémoire. par conséquent. V. Il manque deux pieds. P. : (1) (2) (. (quant) cuideras que soie Avec toi. V. D'une écriture postérieure (xvi'' siècle'). 1255 Et trestout tantos je me part (*). un ]> plus bas. il pensent que garandis et déportés pour yalz seront. et ces lettres sont les initiales des noms inscrits en dessous de la devise « A Dieu seulU J. E. . Je pense que « oyeul » ne compte que pour un pied et que. 5060 Quand un pou reposez serez. mais en se ren dant invisible. mal faisois. car 5015 Si ques. Sans entreval (tres)tout ennuie (Et) le biau temijs et cil de pluie. il mancp une syllabe.3) Il manque une syllabe. » car deis maintenant de la ie m'en pars veyue à ton regard(e). etc. quant temps en arai. voyez l'Introduction. unne autre voie seray par aventure alee. (^) 5029 Et des maintenant je me part 5030 De ta vëue et ton regart. 1245. 1248. 1247.130 Aucuns sont qui ont 5000 Es amis et espérance Si MORALITÉ DU PÈLERINAGE DE LA VIE HUMAINE fiance Ilh sont aulcuns qui ont fiance en leur amis et espérance si grant que mult en valent pis. Il .! ne voclh. un monogramme d'une dame qui posséda ce manuscrit. Se aucun mal ont fait ou font 5005 Si que(s). i'eiray altre voye. Le remenant vous conterai Ci aprez. Cf. va et livre se termine au Le Pèlerin. S. se aucun mal ont ou fait ont. Manque une syllabe. de te veiiwe et de ton regart [Le s'en premier vers 5066. lors autre voie Si que quant cuyderas que ie soye aueuc toy. 669. Quar il pensent que garantis Et déportez par eus seront. v. sur ce. Deux syllabes de trop. ne t'afie en moy ne t'y affic. grant que moult en valent pis. A fin que tu ne faces mal En De fiance de soustenail. De te veiiwe ne de tcn l'oelli (2) yestre veiiwe point ne voelh. Un pied de trop. Ce monogranmie peut se résoudi J. à ce [garantis. 215. 1250. car se. [Grâce Dieu le suivra. (ces deux lettres entrelacées et reliées à l'E suivant) Eliys de Potiers. Par coy à che tu ne t'afies trop en moy ne me cunchics ('). car il pensent q{ue) en sero[n]t Aucun si il sont qui ont fianclie en leur amis et esperanche grant qu'assez en valent pis. S. Et vous plus volentiers l'orrez. Si qu'à teil fien ià ta vëue et de ton eul car de toy ne de ton oyeul estre veyu[e] ie 1250 5010 Estre vëue point ne veul. V. afTm que tu ne fâche mal en lianche de soustenal. * Sur cet « explicit ». (4) y a neuf syllabes. Neuf syllabes. l'Auteur conclut] : 5055 Or vous ai dit (tout) sans mençonge Suer KATHERinE EXPLICIT BOURLET (BoURLET) * Une partie du songe. Serai (par) aventure alee Par coy quant tu cuideras que soie avoec toy. 1245 que ne te fies En moi trop ou ne (t')i apuies. de moy sostenance n'arois.

Ajouter une virgule après « vie »."1). I. 330. M. I. qui est aussi dans (lodefroy. connue en liégeois . clotte. : : : : : 7 . A i)ropos de « heel ». : met un j)oint après « morte » et une virgule 9* .). Stavelot. Ajouter Iwlloire.iégc j)p. 104. HœplTner rattache ce vers au suivant. paw'reû. à Liège. selon M. on se rejjortera à mon //(/nu/f/r/Zo/. Haust suggère deux corrections différentes pour 191 mens me [les] tollent. cl il invo(|ue imo pas(|iiillc liégeoise inédite de HYM). l\. mod. faut réunir enqucreis mais Observation inverse pour « Dans II. 1 13-6. c'est cpiêter en chantant et en montrant des objets curieux (hiaireaux. Ir. homme stupidc. Cf. mais je dirais plutôt le mes (C^f.M.. en vis. si le mes amenés = amenez-les moi. à Stavelol-Mahnédy de même dans le liiillcliii' de Folklore pj). Soc. 849. M. 197). d'après v. aye = 2 syllabes ? On peut aussi élider le « i » de « si ». 211. 144. Aies. angl. Il manque une syllabe. 57. Je crois que la première de ces solutions est la bonne. M. Il vaudrait mieux l'écrire en un mot. Malinédy. fouines. par extension du sens primitif.. La l'orme liéli s'est conservée à Verviers. II. 9. mod. Ilaiisl. (iB-flN. de toute façon. 103. à Ivsneux (de Monseur). 'e point après le v. Haust rapproche fort bien ce mot du moyen-néerlandais. mon Inlrodiuiion. note. M. et s. |). On jjcut aussi. M. c'est volontairement (pie j'ai laissé les mots séparés. Haiist. Haust supprime la virgule et traduit « avoir pauvre couche (v. p. 84. ç'aueis 313. HoepfTner propose une correction préférable ù celle que je suggère en note « que tous paouroux suy devenus [et] esbahis ». divers articles sur le hrlièdjc 1" pp. à I. pp. 126. des r'naus. après « seruoie ». 111. p. section ix.xxvii.. renvoie encore à Hehrens. où ce savant ex|)li{iue l'anc. 143. Ir. m'écrit encore . p. t. 291. ajoute M. On trouvera dans là revue Wdlloiua.XOTKS CA )M1»LKMKXTAI1U:S Dans I. partout » du v. 103. Jicilniçjc zu'r fr. helcr. 5-!). ou bien « maintes me tollent ». renards. 188.30 175. xviii). lire c'aueis. 4. Méon. roynne liég. lx. M."). des laroènes ». 10. On prononce hèi/i. 188 210. malgré et 1494 soi (Cf. . hail. Il « ». LUI. que vous avez définitivement établi ». loal. éd.. Henart le N'ouvfl. lôl-ir). comme syllabe. Lire par les [Vil] Vertus. Dans 8. « leson ») de foin ». ciia])itre II. 111. compter. le lat. ce qui n'est possible que si on suppose qu'il s'agit d'une citation de chanson. 1' « e » d'appui de « Saturne ». sect. serait le dimiiuilil' de Christophe. chapitre II. l-:sneux.. au t. section ix. Troffeit. 276 paouroux. royène. III. car. viii. clotton. § 4. i)robal)lement avec raison. li)l(). : < moderne. M. 446 et mon Introduction. chap. v. (x-ci. dans notre texte. Wurhjcschichle (Halle. une note dit ipi'à Verviers « hélî des tessons. lourdaud. Liég. M. « fenum » est représenté par " four » (cf. p. Haust corrige [rejvenire. M. HœplTner. liellcr. Hœpfîner. 'M\. où il est {[uestioii d'un certain « Jaspa TofTet ». par le m. Dans le liutl. 106. Haust corrige avec raison « seruirent » en « seruoient ». 222. . III. Il faut alors mettre une virgule après « puissant » et supprimer le point d'exclamation. Grandgagnage. Le wallon a encore « evis' ». (jui en accejjle eoniplèlenienl les conckisions.")). etc. Haust. 424. en supprimajit. 1.

1054. 548) correspondant au v. 1187 ? 952-3. Le plus simple est de barrer « une ». 932. Entendez fait[es] . pert sa franchise » 761-3. ameir[e] cf. Glossaire de l'ancien wallon. note .). Il est évident qu'il faut séparer. On peut rétablir 829. Haust propose « couvretise » (God. Il faut lire veulh [ie]. 878-9. à tort je crois. car « aheirs » doit être le participe passé de « ahierdre » (cf. 893. 1117. sobrieteit (3 syll. 345. « en le » et en donnant à « godalle » la signification de « taverne ». Haust et Hœpfîner lisent. « de vie ». 661. avec M. Haust lit. : : : . au sens du v. 1019. Il vaut mieux lire « come ». M. se fondant sur 895 « de là. II. : = . avec M. peut-être avec contamination de « adhœrere »). 985. Celai-ci corrige justement « en » en « enne » (est-ce que ne. œuvré. 1086. MM. 1007. 1075. 985. 164. Grandgagnage.. « tant que il ». note 1. Haust propose. On peut aussi corriger. M. Le « e » de « sage » ne s'élide peut-être pas. 1442. cf. paray. port[ë]ure. On peut supprimer « ie ». mais le sens devient moins satisfaisant. 528. 1256. i[e] aie. 880. pech[ë]eur. Haust iettc[z]. Cf. ou = in illo. M. Meyer-Ltibke. 641. « aderigere ». 1022. vos(tre). 717. il faut rayer « VII ». On peut lire « vos ». 470. pech[ë]eur. Comme le font remarquer MM. 566. Une syllabe de trop. 584. M. 925. « si qu'il fait ». 1587. Hœpffner corrige pertinemment « empris ». 722. Haust et Hœpfîner. che ne fault entre deux virgules. Cf. 662. 946. peut-être à omettre. I. plus loin v. 980. no 162 . 596. Il vaut mieux suppléer « là où ie seray » (HœplTner). m(on) orison. Il faut simplement suppléer « [et] ». « aerdre » s'attacher (lat. il devint mécréant (Hœpffner). Si le « e » de « diraie » ne compte pas. « [ont] pardon ».132 NOTES COMPLÉMENTAIRES : : c'[a] on (= un) riclie Iiomnie. Il vaut mieux mettre 676. 1007. ceux. 1119. 653. cf. 1107. 609. il perd sa liberté ». Cf. M. de lire je ne consentirais à aucun prix à rejeter les mauvaises pensées. 745. M. mais cela ne rend guère la rime meilleure. couvertise bassesse). 2079. 888. : . 941. Hœpffner « à my ». que de luy [ie] aie ? 1277. doit être en un mot = meurt (Hœpffner). 741. 1141-2. Haust à la forme « deneuist ». Haust corrige « precheux » (paresseux). On peut supprimer le mot « tout » ou « car ». fr. le vers est excellent mais il faut un tréma sur le premier « e » deuëé (défendu). le mot n'est pas dans Godefroy. « s'es aheirs. 413. fr. : « une syllabe manque ». Ma correction rend le sens très clair 400. en coupeir à entendre en un mot. On peut corriger 496. ceulx . 1132. Haust 751. Hœplïner met un point d'interrogation après « humaine » et une virgule après « soueraine ». 454.. avec M. 764. 11 manque une syllabe. . Hœpffner met un point après « conuertie » et remplace « de » par « at ». mais sa correction en « deuenist » ne me parait donner aucun sens satisfaisant. il manque une syllabe. M. non sans raison « apairiet ». onereit propose de corriger « ouereit ». mescroire == à cause de moi. Suppléer 984. peut-être le singulier. Je comprends les objections que fait M. 971. Haust. 949. 758. au début du vers. . Lisez ay[e] et supprimez la virgule après « coy ». « encolper ». Il vaut mieux corriger le début du vers en « el[e] parât » (parlera) cf. tous [ie]. 1264. : : : : : . pas ?) et met un point d'interrogation après « roy ». 11 n'est pas possible d'obtenir un sens satisfaisant en maintenant. « élidant ». et je et traduisent crois qu'ils ont raison. 511. aussitôt qu'il s'est attaché au péché. Remonter les deux points après « esbahie ». Cf. 828. mais je le rapporte à « oneratus ». 634. 874. Si « preie » a deux syllabes. accuser. 1. : : : : . 1203. Lisez 813. au t. : : : : : . Romanisches Etymologisches Worterbiich. Lire « i[e] aie ». 853. M. Cf. ben[ë]y (Hœpfîner).

2013. de conserver " i)recliier ». 11500. en planté (HœptTner). 1670). 1616. Ilaust i)ropose. à ly pierte = à leur perte. envelopi)ée. Pour enceinte. 1917. tasser. de même. 2132. t(on) ame. 2097. 528 et aussi 150!). 1!?(>2. M.nsainte On peut le : 102. peut-être avec raison. 1952. l.. Hœpffner trouve aussi dans « brugrenie » un dérive de « bougre » (Bulgarum). 2303. A ly . saura-ge de « saillir ». Ilaust estime qu'il faut garder « lasse » à cause du wallon « lès' » et. 1587. 1853. (à faire).xxxviii. auquel cas 1617 devient l()8l). . IhepITuer corrige |)laine ».cnieusenieid. Ilaust. 2118. et de même dans 1787.")!'. prés. rre(puMile. 1811. 1637. au . Bullclin du Dictionnaire de la Langue wallonne. o\u. avec M.NOTES COMPLI^:Mt:NTAIHKS 1310. C'est comme s'il y avait On peut suj)pléer 1' « e » de « bénit [e] ». cor- l. Sup|)rinuM« qu'aie ». 2216. emploi très curieux. 2061. ». Cf. Devant les dilTicultés que soulève une survivance de « vereor ». 2031. voir ' i u » semble 1 1 lit». Selon le mêinc savant. 1943. lowc " ne eoniiiterait-il cpie pour nnt> syljalie ? 1111. mètre. corrige « soies » en (' « s'aies ». 2173. II. Il faut lire naturellement « sobritc ». 2076. en s'appuyant sur le v. où il faut « i)recbe »). l'-. Le mol « pereche » a souvent 2 syllabes (cf. Hœptïner ne met pas entre deux virgules ^ sens ventre » et traduit Il vint de votre : : : : : • Il 1. Cf. M. 2190. probablement. poraie 3 syllabes ? Sau[ë]eur. INI. Haust voit dans « voue » la 1^^ pers. autruy. 2129. ou ])lutôl le verviétois « ascasser ». 2072. l. . Ilaust prctéicrait maint enir rassonance : niorleil : frère >. l'Ml. en le « . 1819. 1772. . M. !M. On peut lire aussi qu'ai. d'abord à cause de lu . 2276. Haust.'>. Haust voit dans « brugrenie » une forme altérée de « bougric ». section ix. correct. 1600. « s(i) aucuns (y) veult ». rigeant : syllain-. débauche contre nature. ef. p. : : : . Haust lit « cas(te)lé gardeir et maintenir ». 2061. On pourrait. « fuir » semble compter pour 2 syllabes connue dans 2132. de « vouer » et non la première personne liégeoise de « vouloir ». iK. changer « de fait » en « défait ». « m(<)n) ame ». 2009. M. sauter. comme plus haut mais alors compléter le v. l'ne syllabe de trop: il tant supprimer « et "(Ilaust). lisez « q(ui) un ». 2233. «ascassier » est certainement. pourrait être supprimé. i. Cf. parleis entendez « parleir ». chap. On peut ajouter [et] que.à elle. 2241. 1787. 1. serait n eorri^ier en " oyie " pour la rime.sens de i)aresser (cf. etc. Lire « ni'at » ? 1571. '2'2:VA. M. iheplïner supplée int. 11 maïupie proltai)lement une " pardonnel al ». 1736. comme le remarque M. 2288. ^1. fasc. 113). 1752. Haust entend « lait » = « acte ».'ilS. si le « e » tinal du futur ne compte ixiint."t. On peut lire « q(ui) ons ». le liéf^eois « acasser ». etc. 1675. pech[ë]eur ». 11 manque une syllabe. cf. supprimer 1' « s » de la l''^ pers.^).'i. peut écrire Cf. Ind. 2242. lire : = » à la lin du vers. la vii>*uk' doit être avanl dolanl Sur lunihonUer Inlroduction. 1826. M. ' 2011. l. lOTO. 2228. M. mais ce sens ne convient point il vaudrait mieux (I : . 2336. M. 1802. 2045. Une syllabe de trop."). 2013. : saint ventre ». que M. avec raison. mais mon étymologie reste plus près de la leçon du manuscrit. n'aie 2 syllabes. oncq(ue) ». KilO. dans On : . 1832. KVM. 1. 2009. yi.). 1548. 1612. 2232. M. « d'el ». mais la confusion entre » " et • 133 •. Je ne crois pas (|u'il ail raison. mais qui semble ici bien assuré (1 IcrptTner). 1 110. 2119. du sg. 2247.')OS. On peut mettre u ne » entre parenthèses. . Haust propose une correction aussi ingénieuse que sûre « pour(i)re = wallon « poCire » (poudre). Hœpffner écrit. 1880. Hœpffner corrige « verie » en « vëue ». 1612. vSau[ë]eur (Ilœplîncr). il convient de barrer « et ». bourrer (cf. p. 3 syllabes ? Cf. 2215. 2077.

137. 1. : il faut laisser 215. A. chapitre II. les espérés. 2409. : : : : 4 : Dans IV. 1. est le pluriel de « avel ». Il manque une syllabe. la 5^ livraison (1920) de VAlt/ranzosisches Wbrterbnch de Tobler (Hœpftner). 2391. On peut lire voir(e)nient ». Haust.134 mesure. Celui-ci corrige « hardement P. : signifie « houseaux ». \° « âtre »). comme me le fait remarquer M. 165. 311. « e » final de « priier(e) » rend le vers correct. puis de d'Outrenieuse a NOTES COMPLÉMENTAIRES la construction. 29. HœpfTner voit dans Dgl. en liégeois. moudreû). 2400. Il manque une syllabe. me fait remarquer aussi M. On pourrait suppléer « [en] cel autre livre ». « le mes ». La sujjpression de F ». ail. selon lui. 50. § 4. Dans V. « comme au v. de corriger ce vers. 1. 2455 et 2457. enfin parce que la forme « vowe » (de « vower ». Haust lait observer jus'ement que « tient » = wall. M. estrich. Thomas. « tin-t' » = tiens-toi. 2457. 2544. « AYage ». une forme demi-savante de « sphères »: l'accent aigu serait alors à supprimer. Cf. mod. car on dit plutôt « vouer que ». Jean 2378. J'ai eu tort. Haust lit fort bien « poi:teur[c] » = pourriture. Cf. Aviaux » de Dgl. mais il faut entendre 2407. vouer). « s(i) aras » « s'est ». . qui est plus wallonne. estre tionnaire général. « et i[e] aie ». M. 89. h. astrih auj. section viii. « espoir » a le sens de « peut-être c{ue ». ie creu(e) = 2385. M. Cf. 2495. p. lxviii. Veyez de mudreur = voyez le meurtrier (liég. On compléterait volontiers « [se] sont ». 1531. « ameir[e] ». 330 note = . « flîme ». La tournure est impersonnelle « à qui que cela plaise ou qui que cela ennuie ». HœpfTner. le familier « qui qu'en grogne ». note 1. je crois. 12f . Introduction. « 163. dans \e Dic274. liégeois « êsse ». 387. âtre (a. Cf. est du féminin. J'ai laissé volontairement la graphie « c'est ». 39.

I . Planche Planche Fac-similé de la scène de l'Adoration des Bergers. Fac-similé de la fin de la Nativité I. du début de la Nativité II et de la de la dernière Moralité V. II.TABLE DES PLANCHES Planche fin I. L'Adoration des Bergers dans les Heures à l'usage de Sarum. 111. dans la Nativité I.

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Les voyelles toniques d'après 1 . « i » ^ 7. Assonances et rimes en « o » § 8. Assonances et rimes en « ie ». Les rimes et les rythmes III. Assonances et rimes en « a » Assonances et rimes en « an » § Assonances et rimes en « ai. Ccnclusion générale sur les voyelles toniques et localisation des textes d après les assonances Section Section Section Section Section § § IV. IX XIII XIII II. « u » § 11. Conclusion générale de l'étude linguistique LXXXIV XC XCV XCV locali- Chapitre III. '. Assonances et rimes en « ei » § 5. Chronologie d'après les faits linguistiques XII. ' I. « ain ». è. XLIX LV LV LVIII Survivances de la déclinaison Adjectifs Articles LXIV LXIV LXVII 2. Assonances et rimes en « en ». « ure 2. eal » § 4. I V. Éléments historiques I. Morphologie 1. « eur ». Toponymie Allusions politiques et sociales Modes féminines et chronologie III. et géographiques servant à !a sation des textes et à leur chronologie Seclion Section Section Section XCVII XCVII CIII Onomasti([ue II. Protonique non initiale non en position VI. Finales atones VII. § 3. XXXV « our » XL IV XLV XLVI § 12. Assonances et rimes en « on » § ^10. « in ». P'aits syntaxiques XI.I TABLK DES MATIÈRES INTRODUCTION Chapitre Chapitre Étude paléograiihiquc Kliide liuguisliquc I.. Conjugaison LXIX Seclion Section Section Section IX. § 6. Vocabulaire X. Consonnes et semi-consonnes VIII. CVI CXII . § 4.i. § LXV LXV Pronoms et adjectifs pronominaux 5. XX XX XXIV « XXII ien » XXVIII XXXIII XXXIX XLI XLII ». Assonances et rimes en « eul ». Assonances et rimes en « ui ». Assonances et rimes en « oi » § 9. XV assonances et les rimes. SecHon Seclion Section 5? Généralilés les If. Voyelles protoniques V.

La Moralité des sept Péchés mortels et des sept Vertus. « Le Jeux de Pèlerinage humaine » CXXXIV CXXXIX CXLII Conclusion CXLVII TEXTES Mystère de la Nativité II.. Art et Mystère Section Section Section I. 1 25 39 79 91 Notes complémentaires 131 Table des Planches Table des Matières 135 1 37 . lâS TABLE DÉS MATIÈRES pièces et survivances et le Chapitre IV. Valeur et signification littéraires I. Moralité du Pèlerinage de la Vie humaine I.* V. Fragment d'un Mystère de la Nativité III. Mise en scène de nos gique.. La première Nativité La mise en scène CXVII III. Art et Mystère CXXI CXXIV Chapitre V. CXXVII CXXVII CXXXII Section Section Section Section Section La première Nativité IL P'ragment de Nativité III. Moralité des sept Péchés Mortels et des Sept Vertus IV. IV. Moralité de l'Alliance de Foy et Lnyalté. Moralité de l'Alliance de Foy et Loyalté V. du drame litur- CXVII drame liturgique II.

.ACHEVÉ D IMPRIMER PAR FRÉDÉRIC PAILLART A ABBEVILLE (SOMME) LE 28 DÉCEMBRE 1920.

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