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INTRODUCTION

Les premiers ans du XVII siècle – ceux qui correspondent au sultanat de Ahmed Ier (1603 – 1617) – sont considérées par les historiens de l'Empire Ottoman, comme des ans de transition entre la phase de apogée du 16eme siècle et le début de une nouvelle phase de récession du système, système qui avait rendu l'Empire la première force économique et militaire du monde. Dans le rapport bisannuel rédigé par rapport à la situation globale et à l'état de santé de l'Empire, le « bailo de Constantinople », envoyé par le Doge du Sérénissime République de Venise, avait la tâche de analyser attentivement la situation politique et le forces au service du Sultan et de ses collaborateurs plus proches, en identifiant le points de faiblesse et ceux de force, en vue des engagements, armés ou bien politiques, qui périodiquement opposaient l'Empire et Venise pour le domaine du Méditerranée. Donc l'objectif de ce texte-là est ce de donner un cadre globale de l'état de l'Empire Ottoman au debout du 17eme siècle, pour obtenir un but bien précis: conserver le plus possible l'extension et le prestige du République.

A la fin du XVI siècle, l'Empire est au faîte de sa puissance militaire et en plein apogée territoriale.

La bataille de Lepanto, autant fêtée en Occident, n'avait pas du tout entamée la puissance ottomane:

le contrôle du bassin sud-oriental du Méditerranée restait très ferme dans les mains turques et la

défaite, malgré les pertes, semblait-elle seulement une défaillance occasionnel, sans conséquences matérielles permanentes. Ainsi que, sur le front opposé, ce-là iranien, les victoires du 1571 – 1590

avaient portée deux nouvelle provinces, Géorgie et Azerbaïdjan. Par contre, les troubles à l'intérieur et les problèmes à l'extérieur que la Sublime Porte doit envisager de plus en plus souvent, mettent en évidence l'inadaptation et la lassitude de certains mécanisme autant sociales que politiques – contre une supériorité retenue comme absolue et éternelle. Au fin de siècle nous assistons à une croissante incapacité ou indifférence des souverains à gérer l'État, ce qui apportera une instabilité politique sans précédent, avec des conséquences qui vont se présenter bien tôt: depuis 1579, jusqu'à 1603 se suivent, l'un après l'autre, 23 grands vizirs, tandis que la gestion des affaires d'État est assurée de plus en plus par les sultan-méres (valide). Par contre on se diffuse

le mécontentement autant entre le rangs militaires que dans le peuple: les janissaires – colonne de

l'armée turque – déplorent l'insuffisance de leur solde fixée par rapport au concession de terrains aux sipahi (ce qui permettait de mieux envisager l'inflation de la monnaie). Surtout en Anatolie des troubles de plus en plus nombreux s'intensifient où la présence de timariotes que prétendaient

tributs toujours plus hauts, rendait plus facile la révolte du paysans, ceux-ci soutenus justement par

le janissaires leur-même.

Le sultanat de Ahmed Ier, semble être en contre-tendance par rapport à ceux de ses prédécesseurs, à partir de ceci de son père Mehmed III: plus de stabilité dans la gestion d'État, plus de prudence dans les campagnes militaires, plus de clémence dans la répression de troubles. Par contre, c'est précisément dans ces années là – généralement rappelées comme une période de bon gouvernement – que se passe un changement en la condition du pouvoir divin de souverain: le fils de Ahmed, Osman II (1617 – 1622) sera le premier sultan à venir exécuté outre que déposé. Mais aussi des autres éléments signalent le recul (déclin) progressif de l'Empire: pour la première fois, une campagne militaire contre les Habsbourgs se termine, aussi bien si non avec un perte territoriale proprement, avec un traité de paix très défavorable pour la Sublime Porte, dont le Sultan reconnaît en faits à l'Empereur Rodolphe II la parité, en perdant, au même temps, soit le status de suzeraineté sur la puissance rivale, soit le riche tribut annuel tandis que en Asie, les Safavites vont reconquérir les provinces perdues vingt ans après. Par contre les liens diplomatiques et les conventions commerciales entre les puissances qui n'ont

pas de frontières communes, se développent beaucoup avec une régularité sans précédence, en mettent en discussion la le traditionnel protectionnisme du système économique ottoman et en ouvrant les frontières, bien sûr à nouveaux fluxes d'argent mais aussi de culture et de compétences:

France (renouvellement du Capitations 1606), Angleterre, Pays-bas (1612) et Russie deviennent des partner commerciaux privilèges, en concurrence avec l'ouverture de nouvelle routes marines (Bonne Esperance). Dans ce contexte, Venise se place dans une position ambiguë: elle est au même temps soit puissance limitrophe et rivale, soit partner commerciale de premier importance. Pendent le soixante ans après le couronnement de Ahmed, Venise avait perdu beaucoup des avant-postes très importants dans le Méditerranée: le Péloponnèse (dit Morea) en 1540 et Chypre en 1573 mais par contre, la victoire de Lepanto avait lui donnée confiance en ses propres moyens ainsi que en le support des États chrétiens d'Europe.

Dans cette optique là on se doit comprendre donc la lecture donnée au Sénat en 1616 par Cristoforo Valier: tout le texte du « bailo » veut montrer les aspects forts et ceux faibles de cette puissance par rapport à un seul but: la conservation des affaires et le bien-être de Venise. Le rôle du « bailo de Constantinople» (depuis la domination vénitienne de Constantinople du XIII siècle) occupait deux fonctions centrales: il était au même temps ambassadeur – chargé de évoluer positivement les liens politique entre les deux États – et agent commercial d'État, ce qui lui permettait de connaitre très bien la situation économique à l'intérieur du frontières ottomanes et d'avoir liaisons quotidiennes avec une large partie de la population de la Ville mais également avec la Cour et ses fonctionnaires. Donc il peut s'occuper autant bien du commerce que de l'organisation militaire, aussi de la vie du cour que du vie quotidienne jusqu'à identifier, dans la dernière partie, les problèmes qu'il faut soigner attentivement pour éviter l'engagement.

En organisant son discours sur la condition de l'Empire, il utilise, une métaphore bien ancienne pour décrire le status quo de cet énorme domination: cet-à-dire ce là du corps humain. Donc il divise cet « organisme » en deux parties qu'ils donnent deux perspectives différentes:

Dans la première partie (1 – 12) il s'occupe de décrire l'Empire dans son composant social-démographique, ce que il appel « le corps » proprement dit: l'analyse des différentes réalités sociales de la Porte (1 – 6) montre tout d'abord la stricte connexion, bien typique du mécanisme sociale turque, entre l'administration de territoire et la présence militaire: c'est le « squelette » de l'entier système sociale. Après une initiale énumération du provinces sous l'autorité du Sultan, il décrit en détaille, la procédure de concession du terrains au timariotes, le coutume de prélever forcément les janissaires de les villages chrétiens et la distribution hiérarchique des forces terrestres, suivant le schéma de sandjak et de beylerbey. Mais la partie plus longue (en pleine cohérence avec les objectifs de ce rapport-ci) est tout à fait occupée par l'état de la Marine et de sa flotte, un cas très particulier dans la vie militaire ottomane et le seul champ de compétition possible entre Venise et l'Empire (7 – 12). Il termine ce première partie donc avec une rapide regard sur le système tributaire et revenus d'État, sur l'administration du justice et sur les façons de approvvisioner les villes.

La deuxième partie (13 – 26) au contraire traite spécifiquement du pouvoir central ottoman. La Cour, siège de toutes les décisions, est le sommet de la granitique pyramide hiérarchique turque. Valier donc amène le discours sur le plan de la politique étrangère, avec une lucide analyse de la situation courante qui identifie les fronts plus préoccupants, cet-à-dire: le Méditerranée, le frontières nord-occidentales face à les Habsbourgs et le front perse, les intentions et les craintes relatives. Donc il va décrire toutes les personnalités qui disposaient du pouvoir décisionnel à l'intérieur du gouvernement au regard soit des rapports entre les différentes institutions, soit des

dynamiques entre les différentes personnalités et leurs ambitions (13 – 16), placées en ordre de influence dans la politique impériale: ceci à partir de le Sultan lui-même, Ahmed Ier, duquel on se fait un véritable portrait psychologique e dont on se montre les résultats obtenus et ses buts pour l'avenir; suivent les grands vizirs qui servent sous Ahmed, pendant le bailliage (Nasruf et Mehmet); puis la famille du sultan: la puissante favorite Kösem Sultan (23 – 24), le bien-aimé frère Mustafà e le fils héritier Osman. En fin, la constellation du dignitaires de Divan: le Capitaine de Mer, les pachà mais aussi bien de tous le personnages proche au Sultan si bien pas directement impliqués, de toute façon très influents comme le mystérieux 'Mehmet eunuque' (25 – 28).

I - « CORPS et SQUELETTE »: STRUCTURE CIVILE et STRUCTURE MILITAIRE

Une analyse de l'état de l'Empire, ne peut pas être faite sans décrire sa population « le vrai garnison de chaque empire », le sujets de Sultan. Valier considère comme un potentiel élément de désunion,

la grande dis-homogénéité, surtout religieuse, qui domine à l'intérieur de l'Empire, dont on cohabite

musulmans, chrétiens et juifs, chacun groupe étant encore divisé à l'intérieur par doctrine, provenance ou bien ethnie.

A la ligne 1, il affirme que « la plus grand partie des sujets de cet empire sont étranger par la foi ».

Les données à notre disposition pour vérifier cet affirmation sont relativement abondantes, grâce à

les registres tenus à Palais, si bien pas continus. Ce que nous savons pour certes c'est que la distribution de les différentes groupes était tout sauf uniforme: la distinction la plus marquante c'est entre les régions d'Europe, notamment christianisées, et celles d'Asie plutôt islamisées; mais au même temps il y avait un gros écart aussi entre campagne et ville, entre villes côtières et villes arrière, etc En regard des données démographiques, les plus complètes sont ceux qui remontent au période 1500 – 1520 (donc plus loin) période dans lequel tous les plus importants mouvements migrateurs

et les déportations forcées se sont déjà produites, mais que il faut regarder cum grano salis parce

qu'ils ne tiennent pas compte de l'éclat demographique du 1520 – 1590.

De toute façon, a celle date, dans les circonscriptions d'Europe / Roumélie, on y a une population estimé de 5.351.930 personne. Le recensement on dit que 77% du « feux » ici, sont de propriété de zimmi, de gens non-musulmane (chrétiens et juifs de différentes doctrine ou provenance), tandis que 22% sont de musulmans, montrant cohérence avec les informations de Valier (il dit: ¾). Toutefois dans les villes principales, ces chiffres sont profondément variables. Si à Athènes, les musulmans ne sont pas que une minorité de 10% de feux, vice versa à Andrinople, la proportion se reverse et on y a 82% des citoyens musulmans, 12% des chrétiens et 4% de juifs. Aussi Istanbul, on va à le voir, a une population à majorité islamique. Salonique, la ville ottomane la plus influente en Europe, va connaitre (?) un développement très particulier: avant 1492 – c'est-à-dire avant l'arrive en masse des juifs espagnols expulsés par Isabelle d'Aragon, on se comptait 41% de feux musulmans, 59% de feux chretiens et une communauté juive négligeable. Un siècle après seront recensés que 25% de feux musulmans, 20% chrétiens et bien 54% de feux juifs, en élisant domicile pour leur riches activités financières et artisanales. Au contraire en Asie, moins habitée (on se compte que 2.473.140 habitants) mais bien plus islamisée, on voit une situation totalement opposée, avec 92% de feux musulmans et seulement 8% de propriété de gens de foi différente, mais ici aussi avec des exceptions notables: par exemple Trebizonde et le régions orientales de l'Asie Mineure où la présence des arméniens et de turques christianisés est très marquante. Au total, le composant non-musulman représent le 55% de la population tandis que ce-là musulman le 45%. Donc, si l'information de Valier est correcte, elle va être relativisée et apportée à une contexte très diversifiée et complexe.

Cependant à Istanbul, que Valier dit être pour 2/3 non-musulman (bien 66%) et pour le restant de foi islamique, l'information est de tout fourvoyante: au début du 17eme siécle, des 80.000 feux de Istanbul, le 58.3% du total sont musulmans, 31,6% chrétiens, juifs le 10,8%. Ces grand écart ne se peut pas expliquer que en pensant que Valier ait tenu compte du population de Galata mais non des quartiers au delà du Bosphore très islamisés. Le « bailo » termine cette partie de son discours avec un phrase très sibyllin: « tout prêts à faire ce que leur plaira, des que l'occasion se présentera » (5 – 6). A mon avis, ça se peut lire en deux sens:

le premier en lisant « ce qui leur plaira », en negatif, comme liberté de obligation militaire – ce qui est vrai, parce que l'armée ottoman était composé exclusivement par musulmans; le deuxième au contraire, en positif, en lisent ce verbe là comme soutien à éventuels conquérants – ça semble improbable soit pour motifs religieux (la liberté de religion était assurée en donnant un tribut annuel) soit pour motifs économiques (parce que la majorité de ces zimmi travaillaient dans le commerce avec l'Occident et si conquisés auraient perdu leur rentes)

Mais si les divisions internes pouvaient être au plus la cause de troubles, ce que plus importe à Venise est de connaître exactement la force militaire et en particulier bien évidement, la puissance navale au service du Sultan. Donc, après une première partie où il parle de l'organisation générale de l'armée de terre, il commence un très longue discours à propos de la Marine: cette flotte avait eu, pendant tout le 16eme siècle, le contrôle total du bassin méditerranée et bien si sa suprématie était mise en doute depuis la bataille de Lepanto (1571), elle restera encore longtemps la principale flotte dans les côtes méditerranées. Hors de le méthode traditionnel de levée, la Marine du Sultan se soutenait grâce à un tribut annuel (avaris) étendu à tous le citoyens et utilisé pour équiper chaque galère avec des esclaves rameurs. Bien diffusé aussi était le recours au enrôlement du corsaires. En étant entièrement produites à l'intérieur du domaine et dans l'abondance des matières, les galères sont très économiques pour l'État, le temps de livraison très brefs et, en outre, étant armées par l'armée ordinaire sans aucun solde ultérieur: depuis une année après la défaite de Lepanto, qui avait détruite la flotte entière, le Sultan fait armer bien 300 voiles dans ses arsenal de Galata e Gallipole. Cependant il y a deux gendres de problèmes: problèmes contingentes et problèmes endémique, qui constituent les points faibles de cette flotte:

CONTINGENTES:

ENDEMIQUES:

- Les efforts en Hongrie et en Perse.

- Utilise de l'avaris pour couvrir des autres frais (// imp ôt régulière). - Technologie de mauvaise qualité.

- Main-d'oeuvre ordinaire.

- Combattants non spécialises.

- Équipement de artillerie inadéquat.

II – LA TETE: LA COUR et LA GESTION DU POUVOIR

Donc, après avoir décrit le corps et le squelette du État Ottaman, Cristoforo Valier commence à raisonner sur la tête, la cour, où s'est passée sa charge dans cette année-là de bailliage. Dans ces période, il peut approfondir liaisons personnelles avec chaque élément influente du Palais. Il apprends de plus à connaître, les dynamiques profondes qui lient la figure du Sultan avec ses sujets, ce qu'il répresent dans la conscience impériale et comme tout le monde conformait ses coutumes sociales à cette idée.

« Tout dans l'Empire, repose sur la personne et sur le pouvoir du sultan, dont l'autorité est absolue. Tous le sujets sont en verité ses esclaves, car il a le pouvoir de vie et de mort sans aucune exception » (13 - 16). A l'aube du 16eme siècle, l'Empire est un conglomérat immense de terres et

des gens différentes: Turcs et Grecs, Hongrois et Perses, Tatars et Slaves; islam, judaïsme et christianisme se déclinent en toutes les doctrines possibles. Cette impressionnante diversité n'est pas vue, par les sultans, comme une faiblesse mais au contraire, comme une signe de puissance: la dynastie ottomane donc embrasse une double instance universaliste et cosmopolite:

dans un part, il participe au aspiration universelle propre du islam à reconduir le monde entier à un gouvernement basé sur les principes du Coran e du Chari'à: signes de cette aspiration sont les campagnes récurrentes pour la conquête de toutes les lieues saintes du islam autant sunnite (La Meque, Médine, Jérusalem) que shiite (Baghdad, Nadjaf, Kerbela) ou des titre religieux (contre le khalif mamelouks) aussi bien que les appellatives que le sultan utilise: « ombre de Dieu sur les terres », « sultan des sultans du Est et du Ouest »

d'ailleurs, en ayant conquis Constantinople, le Sultan est l'héritier de l'Empire Romain et de sa prestigieuse dynastie. Pour ça il recuille le r ê ve de une monarchie universelle d'une monde hétérogène.

Cette suzeraineté absolue s'applique dans tous les champs de la vie sociale: chaque loi doit ê tre approuvé et soussigné par la sigle du Sultan (tughra); il est le chef d'armée et lui conduit en personne sur le terrain de guerre; en étant khalife il est aussi la plus grande autorité religieuse, la guide d'Islam voulue par Dieu. Mais c'est aussi vrai que son pouvoir en pratique illimité est retenu par deux importants freins « idéologiques »:

la cheri'à: ça riegle sa vie publique et privée aussi. Comme chef d'Islam, il a le tâche de faire régner la justice et le bien-être de tous le citoyens. La prospérité du re'aya, c'est la puissance du État et donc du Islam.

La responsabilité du tradition turque: la mentalité du peuple du steppe n'a jamais abandonné la dynastie ottomane, et le sentiment d' être un clan sanctifié crée des attentes dans le sujets qui ne peuvent pas être deçu.

En regard de le concept de « esclavage » que Valier rappelle au ligne 15 en relation à le sujets du sultan, il s'agit du une évidente mauvaise compréhension, due à une vision unilatéralement occidentale du phénomène. C'est bien vrai que le sultan a le pouvoir de vie et de mort sur chacun de ses sujets; mais est aussi vrai que ce pouvoir ne vient pas par la raison d' être le « maitre », titulaire d'un bien mais en étant la guide suprême, il décide ce qui est mieux pour l'Empire et pour l'Islam et c'est seulement dans un cas de danger ou offense à l'un ou l'autre que le sultan à le droit divin donné par la chari'à à intervenir. C'est important comprendre que le souverain n'était pas au dessous de la loi. Les « esclaves » (kul) proprement dit étaient ou prisonnières de guerre ou acquis au marché, dont la condition de esclavage était quel qu'il soit réglée par la loi coranique qui leur reconnaissait le status double de chose (donc, sujet à la droit de propriété) et de personne (l'eslave avait droit a se marier pour exemple).

Et a cette r ô le de guide supréme, s'applique aussi Ahmed Ier. Si bien que l'ambassadeur venetien dise que « il abandonne le soin des affaires à son grand vizir et a ses autres ministres », ça n'est pas nécessairement une signe de indifférence des affaires de l'Empire. Après Soulyman, c'est vrai, on se voit un éloignement du sultans de la gestion directe. Mais par rapport à Ahmed Ier, c'est différent:

loin de s'en ficher de l'avenir de l'Empire, il délégue le pouvoir à des personnes capables et intelligentes – tandis que lui-meme « est réputé de grand esprit, que il nourrit avec les mémoires du sultan Soulyman ce que il lit souvent, avec l'idée de lui imiter et aussi de lui dépasser ». Selon Valier, Ahmed a toutes les caractéristiques du bon sultan: il lui décrit comme: « assez respectueux de leur loi et du justice et du bien-être de ses sujets » ; « il est plutôt doux et bienveillant et nullement cruel. » (22 – 23), mais au même temps il dessine un caractère autoritaire

et inquiet: « il a une grand opinion de sa force et il pense que à son commandement personne doive ou puisse résister […] cependant il ne reste pas beaucoup sur la m ê me opinion, mais il semble

changer bien souvent d'idée […] toutes les choses lui rassasient bien tôt [

qui se reflète aussi dans la façon désordonnée de manger qui, selon Valier, il va tuer le sultan (la notice qui il mangeait tous dans la glace peut expliquer le typhus qui en effet tuera le sultan l'an suivant).

Une agitation

]

» etc

Après il va raconter combien l'amitié avec les grands vizirs soit absolument la plus importante: c'est lui que s'occupe d'étudier les problèmes pressants et de les proposer au sultan en attendent une réponse la plusieurs des fois positive, si le vizir est retenu un homme de confiance par le souverain. Dans le moment, le vizir c'est Mehmet, ex-Capitaine de mer, qui Valier décrit comme ça: « incliné au calme et au paix […] mais en son debout au gouvernement on s'est lui trouvé peu décis et incertain sur tout ». Après il suggère de gagner le bonnes graces des personnes plus proches au sultan, dans lesquelles il énumère: la « reine » (c'est-à-dire la favorite); le Chef du Serrail (Chisler Agà) et le Chef des Eunuques (Mehmet Capi Agà): la « reine » n'est pas que Kosem Sultan Mahpeyker, la deuxième favorite de Ahmed, celle qui, meurt Ahmed, va devenir la femme en absolu plus puissante de l'Empire, en complotant contre le beau-fils Osman II et, lui meurt, en gouvernant de facto ou bien de jure l'Empire depuis 1623 jusqu'à 1651 – période dans le quelle on vue une notable dégénération, autant dans la vie politique que celle sociale, de plus que de le mécanismes administratif et fiscale. Raconte Valier que Ahmed, avec clairvoyance, ne permettait pas que le fils Osman parlait avec elle « en pensant peut être, que ils vont être plus en sécurité loin d'elle ». Pour recueillir des information secrètes il suggère donc de gagner le bonne graces de tous le personnages de bas niveau qu'ils parfois parlent avec les vizirs et les pachàs.

CONCLUSION

L'objectif de ce texte était ce de donner un cadre général de la situation de l'Empire Ottoman pour informer le Sénat et à le Doge. Ce qui nous pouvons dire est que bien que ça reste une puissance redoutable, au début du siècle, l'Empire Ottoman avait perdu beaucoup de son élan, en plusieurs aspects. En regardant les premiers ans du siècle, je dirais qu'il s'agit de une stagnation plutot que de une vrai crise: ça peut etre confirmé par l'appel continue de Valier au prudence et à chercher la paix plutot que l'engagement direct avec eux. Mais je pense d'ailleurs que le cadre décrit par Cristoforo soit été décisivement influencé par ses attentes et ses système de valeurs; et peut etre un peu recluse dans le petit monde d'Istanbul: il faut rappeler l'évaluation généreuse des habitants chrétiens; un concept un peu superficiel de le pouvoir du sultan sur ses sujets et – ce que est plus important – il ne parle pas suffisamment des troubles qui – à la meurt de Ahmed – vont causer près que un siècle d'instabilité. D'ailleurs, pour la quantité et la diversité des informations données et pour l'intelligence de certains observations (par exemple: il va deviner très précisément les causes qui amenèrent à la guerre de Candia/Crete), il a surement donné à Venise une contribution bien utile.

BIBLIOGRAPHIE

MANTRAN R., Histoire de l'Empire Ottoman, (1989), Arthème Fayard, Lille.

HITZEL, F., L'Empire Ottoman, XV – XVIII siècles, (2001), Les Belles Lettres, Paris.

LEWIS, B., Istanbul et la Civilisation ottomane (1963), JCLattès, Paris.

AA.VV., Venise et l'Orient (2006), Gallimard / Institut du Monde Arabe.

PAPADOPOULO, A., L'Islam et l'art musulman (1976), Citadelles & Mazenod, Paris.