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Meilleurs souvenirs de Grado ou la petite histoire de Anna et Karl en vacances

Grado, une station balnéaire de la côte adriatique. C‘est là qu’Anna et Karl, un couple d’Allemands, partent en vacances pour quinze jours. Leur fils confié à la grand-mère, les plantes vertes confiées aux voisins et les collègues restés à l’usine, ils ont résolu d’en profiter.

Mais il n’est pas toujours facile de trouver sa place loin de chez soi. Dans ces scènes de vie quotidienne, l’auteur met en lumière le désoeuvrement qu’engendrent parfois les vacances. Anna et Karl n’évitent pas toujours le ridicule, mais ils sont pleins de bonne volonté.

Mise en scène : Marina Glorian

Anna : Marina Glorian

Karl : Nicolas Buchoux

Photographe : Pauline Izumi Colin

Concepteur lumière : Denis Koransky

Durée du spectacle : 1h15

Nombre de comédiens : 2

Nombre de scènes : 9

Pas d’entracte.

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LA COMPAGNIE DE MINA 1 RUE FEUTRIER 75018 PARIS

LES VACANCES DE MONSIEUR KROETZ

lacompagniedemina@yahoo.fr

J’ai découvert Franz Xaver Kroetz et ses pièces, dont Meilleurs souvenirs de Grado, il y a plusieurs années à l’université, grâce à Jean-Louis Besson ( traducteur notamment des œuvres de Karl Valentin aux Editions Théâtrales), durant un stage pratique d’interprétation d’œuvres contemporaines. J’ai, depuis, lu et relu ce théâtre. Et naturellement, au fil des lectures et de mes réflexions, j’ai eu envie de porter sur scène cette écriture originale et forte.

Franz Xaver Kroetz est un auteur contemporain allemand, il a soixante ans cette année. Son œuvre est une exploration de l’humain dans son quotidien. Il a observé ses propres échecs et s’en est inspiré. Il dit, en parlant de ses œuvres : « Quelle que soit la pièce qu’on examine, on s’aperçoit qu’elle parle d’une mutilation sociale. J’écris beaucoup sur moi-même, bien que j’ai longtemps refusé de l’admettre. Ces personnages me ressemblent bien plus que le gérant, le directeur A ou B, ou le Monsieur de chez Siemens. Ces derniers ne m’inspirent pas ; je trouve ce milieu ennuyeux ; ces types mous avec leurs attachés-cases ne m’intéressent pas. Je n’écris pas sur des choses que je déteste… Les ruines de ma propre existence, faits marquants du déroulement de ma vie, que j’essaie de comprendre et de présenter sous forme de phénomènes sociaux, m’intéressent de plus en plus. »

L’engagement de Franz Xaver Kroetz me touche : le discours politique de l’auteur sur l’injustice sociale n’est pas développé dans la violence, la revendication, ni l’aigreur. Son constat d’un quotidien difficile est efficace, concis, intelligent.

Kroetz a écrit « La primauté du dialogue au théâtre est un préjugéIl y a des gens qui parlent sans cesse, bien qu’ils n’aient rien à dire ni à exprimer. C’est du bavardage. Mais il existe aussi un comportement qui se situe en dehors du bavardage. Dans le silence. Chez mes personnages, la parole ne fonctionne pas. Ils ne font d’ailleurs preuve d’aucune bonne volonté.Leurs problèmes ont des causes si profondes et sont tellement loin d’être résolus qu ‘ils ne sont pas capables de les exprimer par des mots. Ils sont introvertis. La société en porte une large responsabilité, les traitant sans égard( …)en même temps, ces hommes se sont toujours fabriqué une thérapie par le travail, pour surmonter cette condition de sourds-muets. Ils sont toujours pris par une occupation quelconque. »

L’une des problématiques principales d’une mise en scène de cette « écriture du silence » consisterait à découvrir comment incarner ces moments de vide.

Bien sûr, un travail du corps est en particulier nécessaire pour donner densité à ces silences. Ils prennent sens aussi lorsque l’on se penche sur l’étrangeté des dialogues : les personnages manipulent des mots qui ne traduisent pas forcément le fond de leur pensée. Ils sont figés dans des tabous, et Kroetz leur donne un langage volontairement inapproprié : la banalité sert de détournement. On peut imaginer qu’ils se comprennent à un autre niveau ;mais dans le quotidien, il leur est impossible d’aborder réellement leurs problèmes, de les formuler.

Dans Meilleurs souvenirs de Grado, un homme et sa femme partent en vacances au bord de l’Adriatique. Karl est ouvrier, Anna ne travaille plus depuis la naissance de leur fils.

Dans l’œuvre de Kroetz, on peut considérer cette pièce comme « légère », mais le rire se mêle à un vague malaise. Pas de scènes violentes, mais un désarroi palpable dans ces fameux silences qui ponctuent des dialogues quotidiens. Anna énonce des vérités générales et masque ainsi ses propres perceptions . Elle évoque des idées reçues comme si le « prêt à parler » pouvait aboutir à un « prêt à penser » rassurant.

Pour ces deux personnages, les sorties et les loisirs demeurent un luxe, une rareté dont ils cherchent à profiter le mieux possible mais il leur manque toujours le mode d’emploi des meilleures vacances possibles .

Ils s’activent énormément et créent des plannings quand on ne leur en impose pas, pensant que c’est la seule manière de « profiter ». J’ai retranscrit cette frénésie d’activités par des transitions muettes qui servent de liens entre les différentes scènes et en m’appuyant sur les propos de l’auteur : « La façon de marcher, les mouvements d’une personne expriment également beaucoup. Les silences sont d’abord le caractère de la vérité ».

L’ennui, les problèmes, tantôt cocasses ou graves, qui transparaissent dans ces tranches de vie d’un couple en vacances m’ont émue et ce théâtre donne à réfléchir sur la place de l’individu dans notre société où, même pendant ses loisirs, il subit encore les mêmes contraintes qu’au quotidien : une organisation précise, des codes, des horaires.

Certains codes sociaux déboussolent . Parfois on a peur de les ignorer. On se doute que ces codes existent mais on ne sait pas comment faire. Les décisions à prendre rapidement paniquent un peu. On a peur de mal faire, d’être ridicules, comme les deux personnages de cette pièce.

On pourrait croire à une comédie où l’on se moque de deux personnages égarés dans un contexte social qui les complexe, mais petit à petit, le public ressent cette dénonciation sociale concrète et démontrée et, insidieusement, on en vient à se poser de nombreuses questions.

Peut-on oublier que c’est une chance de voir la mer par la fenêtre de sa chambre d’hôtel, d’avoir accès aux beautés du monde et d’avoir la capacité d’en profiter pleinement parce qu’on est cultivé ? Comment les gens modestes profitent-ils des congés payés ? Comment organisent-ils le peu de temps qui leur revient pour se reposer ? Comment se comportent-ils loin de chez eux, loin de leur quotidien ? Est-ce qu’ils se rassurent en reconstruisant les mêmes schémas angoissés d’emploi du temps, ont ils besoin de rituels? Comment être libre et « jouir de la vie » quand on a enfin du temps libre? Comment se tenir dans ces endroits où l’on ne se sent pas tout à fait à sa place?

J’ai situé l’action dans le courant des années quatre-vingt, période qui correspond à mes propres souvenirs de vacances en famille.

Rapidement, l’idée d’une expression graphique s’est imposée durant les lectures. J’ai pensé à une projection de diapositives, système un peu suranné, évoquant les retours de vacances de cette époque. J’ai proposé alors à la photographe, Pauline Izumi Colin, de travailler avec moi ce concept.

Les images ( inanimées, natures mortes, éléments d’architecture… ) qui sont projetées durant la pièce peuvent être les souvenirs de vacances qu’Anna et Karl montreront fièrement en famille au retour. Nous avons voulu désincarner ces photos pour ne pas tomber dans l ‘illustration facile. Ces images, souvent métonymiques, surviennent comme des sensations éphémères, elles sont peut être aussi leurs obsessions inconscientes.

Je voulais aussi faire référence à la pièce de Botho Strauss, Grand et petit, où un vieux couple invite ses voisins pour une projection de diapositives sur son quotidien et commente des actions banales. J’ai pensé à ce vide, à ce désarroi.

Anna et Karl ont peur de rater une image, un instant de bonheur. Ils veulent pouvoir se souvenir « comme ils étaient bien » en vacances. Et ils vont s’en servir toute l’année de ce souvenir, pour tenir le coup dans le travail, la grisaille et la monotonie.

Anna et Karl sont beaux parce qu’ils ne sont pas blasés, ils sont candides et enthousiastes. Ils sont vraiment, entièrement, en voyage. On voudrait d’ailleurs qu’ils oublient de compter leurs sous et le temps qui leur reste. Mais l’insouciance est réservée aux riches.

LES PERSONNAGES

Marina Glorian

Anna

Elle a trente ans. Maman d’un petit garçon de 4 ans (auquel l’auteur ne donne pas de prénom). Karl lui a demandé d’arrêter de travailler pour s’occuper de l’enfant. Elle a une vie saine, aime la nature, et entretient sa forme physique : elle se lève tous les matins pour faire des exercices de gymnastique. Elle compte bien profiter des vacances pour respirer le bon air de la mer, marcher, nager. Le couple connaît quelques problèmes, notamment sexuels, et elle a insisté pour qu’ils partent en vacances seuls tous les deux. Elle ne regrette pas que leur fils soit resté avec sa grand-mère. Elle veut prendre le temps de retrouver Karl. Anna trouve du rêve et de l’exotisme partout, avec volontarisme ; elle vit et fantasme en même temps.

Karl

Il est ouvrier à l’usine. C’est un bon gars, pas toujours très subtil. Il a des idées arrêtées sur beaucoup de sujets. Il éprouve de l’intérêt pour la musique classique et méprise les variétés, mais les visites de monuments l’ennuient. Il a une forte conscience de classe, ne gagne pas beaucoup d’argent, mais il s’en contente, pourvu que sa femme puisse s’occuper de leur enfant. Il est fou de son fils et regrette son absence.

Il a peur de dépenser trop d’argent ou de perdre sa dignité et d’être ridicule.

BIOGRAPHIE DE L’AUTEUR

Franz Xaver Kroetz est né à Munich en 1946 et a grandi en Bavière. Son père, fonctionnaire des impôts, meurt lorsqu’il a quinze ans. A vingt ans, il remet en cause son éducation catholique. Etudiant indifférent, il se fais recaler dans une école de commerce « destinée à produire des employés subalternes pour un usage gouvernemental ». Il est déterminé à devenir acteur et obtient son certificat de compétence après trois ans de conservatoire.

Dans les années soixante, il décroche des petits rôles, notamment à l’antitheatre de Rainer Werber Fassbinder, tout en exerçant divers petits métiers tels que coupeur de bananes, conducteur de poids lourds ou infirmier dans un hôpital psychiatrique. Ses premières expériences d’écriture théâtrale sont influencées par les pièces sur la vie ordinaire, réalistes, critiques de la société, écrites dans les années 20 ou 30 par Ödon von Horvath et Marieluise Fleisser. Mais Kroetz ne tarde pas à développer sa propre voix, caractéristique.

Le 3 avril 1970, sa pièce Travail à domicile , est jouée pour la première fois au Kammerspiel de Munich. Le style, , le langage et le sujet provoquent de violentes réactions. En dépit du scandale, le journal Theatre Heute proclame que Travail à domicile est « la plus importante des pièces de 1971 ». Kroetz peut enfin se permettre d’abandonner son travail de manœuvre à mi-temps et de se consacrer à l’écriture.

Puis il produit toute une série de pièces courtes. Sur scène, les personnages mangent, font la vaisselle, les courses, des pique-niques et travaillent. Ses personnages, décrits dans leur banalité quotidienne, posent des problèmes subtils où se mêlent la violence et la générosité, les motivations basses ou profondes de chaque être humain.

En 1973, Kroetz est devenu l’auteur dramatique allemand vivant le plus joué.

Avide de nouvelles explorations, il décide alors de s’inscrire au Parti Communiste Allemand. De 1972 à 1980 (quand il quitte le parti), son travail montre en spectacle une tension inconfortable entre son pessimisme post-moderne et les directives du parti, qui réclame des héros positifs. En dépit des tentatives répétées pour s’y conformer, il n’arrive pas à obtenir un compromis entre sa propre esthétique théâtrale et l’idéologie marxiste. Kroetz remarquera plus tard « des pièces positives, des personnages positifs, cela me paraît trop simple ».

En 1981, aux Etats-Unis, Concert à la carte est produit au Women’s Interart Theater à New-York . la production américaine réalise alors des mises en scènes à l’Empty Space Theater à Seattle, puis il a joué à Washington, Los angeles…

Il est devenu un acteur de télévision très populaire dans la série Kir Royal, et tient des rôles dans des feuilletons policiers. Il joue toujours au théâtre et continue d’écrire des pièces qui reçoivent de nombreux prix littéraires. Il a reçu le Bertolt-Brecht-Preis en 1995 et a été dernièrement nominé pour le Theaterpreis 2003 à Cologne.

Depuis trente ans, en France, des metteurs en scène tels que Jacques Lassalle, Christophe Perton ou André Wilms ont présenté des pièces de Kroetz : Travail à domicile, La chair empoisonnée ou encore Pulsion. Et Concert à la carte a été mis en scène au Festival In d’Avignon 2004 par Thomas Ostermeier.

LA COMPAGNIE DE MINA

En 2003, Marina Glorian propose à Jérémie Elfassy, comédien, une mise en scène d’un auteur contemporain allemand pour la compagnie « Les coulisses de Framboise ». Dans cette pièce à deux personnages, Jérémie et Marina interprètent les rôles de Karl et Anna. Ils travaillent en collaboration avec une jeune photographe, Pauline Izumi Colin, chargée de la création d’images qui seront projetées durant les représentations. Deux autres comédiens, Eve Claudel et Jérôme Jullien, vont interpréter des rôles muets créés par Marina avec l’accord de l’auteur. Denis Koransky assure la conception lumière. La pièce sera jouée cinq fois en juin 2004 au Théâtre Pixel. Le succès auprès du public encourage Marina à reprendre la pièce et elle créé alors sa propre « Compagnie de Mina » . Elle décide de reprendre la pièce comme l’a écrite Franz Xaver Kroetz, c’est à dire avec les deux seuls personnages. Le duo est alors recréé avec le comédien Nicolas Buchoux.

SCENOGRAPHIE ET MISE EN SCENE

Chaque action se déroule dans les différents lieux indiqués dans les didascalies :

La chambre d’hôtel, la plage, une cafétéria, un bateau à vapeur, une place, l’église Saint- Marc.

La scénographie se veut très sobre. Le plateau reste vide, seuls quelques meubles apparaissent d’une scène à l’autre, un lit ou une table et des chaises. Les comédiens assument les changements de costumes derrière un paravent

Les différents espaces sont délimités par la lumière et à la place d’un décor illustratif, l’ambiance des différents lieux d’action sera créée par une bande son de bruitages (bruit de mer, de salle à manger de cafétéria, sons d’instruments d’orchestre qui s’accordent, visite guidée dans l’église en allemand, en italien). La musique va tenir une place prépondérante dans le spectacle. On entend des remix du DJ Howie B, des musiques de films de Fellini (pour la cafétéria notamment), ainsi que des interprétations de la chanteuse allemande Bettina Wegner.

En fond de scène et en hauteur, un écran blanc est suspendu pour projeter des diapositives. Ces images.

Pour que les changements de lieu soient compréhensibles, on utilise certains accessoires et on change de costumes.

Notre régisseur, Denis Koransky, a créé une alternance dans l’utilisation de la bande son, de la lumière et la projection des diapositives.

L’action se situe dans le courant des années quatre-vingt, les vêtements sont essentiellement des vêtements de loisir colorés et démodés.

METTEUR EN SCENE ET INTERPRETE DU ROLE D’ANNA

démodés. METTEUR EN SCENE ET INTERPRETE DU ROLE D’ANNA MARINA GLORIAN Après une année d’arts plastiques

MARINA GLORIAN

Après une année d’arts plastiques à l’Atelier de Sèvres, Marina Glorian obtient une licence d’arts du spectacle à l’université Paris X Nanterre. Elle suit notamment les cours de Jean Jourdheuil et Jean-Michel Déprats. Elle s’intéresse alors particulièrement au théâtre contemporain, grâce à l’un de ses professeurs, Jean-Louis Besson : elle travaille Bertolt Brecht, Rainer Fassbinder, Philippe Minyana et Xavier Durringer. Elle prend en parallèle des cours d’art dramatique chez Steve Kalfa. En 1999 et 2000, elle joue le rôle de Madame Popova dans L’Ours de Tchékhov et celui de Léonie dans Léonie est en avance de George Feydeau dans des mises en scène de Jean-Paul Sermadiras au Petit Théâtre Parmentier. Après sa licence, elle se consacre entièrement à l’apprentissage du jeu de l’acteur, d’abord au Sudden Théâtre dirigé par Raymond Acquaviva, puis à l’école des Enfants Terribles sous la direction de Jean-Bernard Feitussi. Elle y suit les cours de mise en scène de François Tardi et travaille le répertoire classique avec Joël Demarty. Elle crée pour cette école les costumes d’un « happening » théâtral organisé par Nicolas Moreau. En 2002, elle est mise en scène par Maxime Leroux au Théâtre des Enfants Terribles dans La peau d’Elisa de Carole Fréchette, puis par Jean-Pierre Malignon dans P.A.T de Charlotte Sagorin. En 2003, elle tient le rôle principal d’une pièce irlandaise de Brian Friel, Danser à Lughnasa, mise en scène par Maxime Leroux.

De Janvier 2003 à Décembre 2004, elle intervient trés régulièrement au Grand Mezze d’Edouard Baer et François Rollin au Théâtre du Rond-Point. Elle y a notamment joué certaines de ses créations et interprété des chansons révolutionnaires. Elle met en scène et joue dans Meilleurs souvenirs de Grado de F.X Kroetz au Théâtre Pixel en 2004. Poursuivant toujours sa formation, elle participe à de nombreux stages : Stanislavski avec Angelo Aybar et Autonomie de l’acteur avec Patrick Massiah , un stage de tragédie dirigé par Alain Gintzburger, Hervé Langlois (clown) et Thierry Niang (chorégraphe), et de travail vocal dirigé par Christine Laville. Depuis janvier 2005, elle chante tous les mois au cabaret « Le soleil de la Butte », accompagnée au piano par Jean-Pierre Tutin, de vieilles chansons françaises, caustiques et décalées. En 2006, elle participe à la création du spectacle musical « Montmartre… » écrit et mis en scène par Bonbon, en tournée actuellement. Elle prête aussi sa voix lors d’une performance artistique « Nous » de Joao Torres et Pauline Izumi Colin et interprête la musique originale d’un court métrage inspiré d’Un cœur en hiver réalisé par Yvon Marciano. Puis télévision, publicités et courts métrages : Quoi qu’il arrive d’Agnès Szabo, Extension de la crise conjugale au domaine de l’immobilier de Jeanne Guillot et Thank God de Dyana Winkler.

contact : 06 03 05 12 14 marinaglorian@yahoo.fr

INTERPRETE DU ROLE DE KARL

05 12 14 marinaglorian@yahoo.fr INTERPRETE DU ROLE DE KARL NICOLAS BUCHOUX Il débute sa formation avec

NICOLAS BUCHOUX

Il débute sa formation avec Laurent Sauvage et Françoise Kanel, ancienne sociétaire de la Comédie Française. Il joue au Théâtre des Amandiers de Nanterre dans Les merveilles de Claudine Galéa et mis en scène par Laurent Sauvage .

Elève en 1999 de François Lamotte à l’Atelier international de Blanche Salant et Paul Weaver, il entre ensuite à l’école des Enfants Terribles dirigée par Jean-Bernard Feitussi.

Au Théâtre de l’Opprimé il travaille sous la direction de Fabrice Eberhardt dans Odyssée 2001, spectacle autour des fables de La Fontaine. Puis il intègre le Studio Théâtre d’Asnières dirigé par Jean-Louis Martin-Barbaz.

Au théâtre, Il interprète le rôle de Wilfried dans Littoral de Wajdi Mouawad en 2002, mise en scène de Patrick Simon. L’année suivante , il est La Montagne, Alcippe le joueur fou et le roublard Ormin dans Les Fâcheux de Molière mis en scène par Claude Crétient à L’Agitakt.

Au Lavoir Moderne Parisien, il joue un surveillant tiraillé entre son monde intérieur et la réalité dans Dictée de Gholam H. Saedi mis en scène par Hossein Soltani en 2004.

Il travaille sous la direction de Nicolas Carpentier pour la création de La Suisse est un petit paysd’Alexandre Friederich. Il créé avec Joachim Serreau sa compagnie « Le Théâtre des cendres JSNB » et il jouent leur spectacle L’homme de paille d’après George Feydeau à Paris en février 2006.

Des petits rôles au cinéma, dans Monsieur Ibrahim et les fleurs du Coran de François Dupeyron et La vie ne me fait pas peur de Noémie Lvovsky (prix Jean Vigo 1999).

A

la télévision, il tourne avec Emmanuelle Bercot dans Clément et Raphaël Frydman.

Il

tourne plusieurs courts métrages : Nuisible d’Antoine Moreau primé dans de nombreux

festivals en 2003 et Heures Sup’ de Matthieu Santelli en 2004.

Il fait aussi du doublage et de la radio.

Il est bilingue allemand.

contact : 06 20 24 37 99 nicozebuch@free.fr

CONCEPTION LUMIERE

: 06 20 24 37 99 nicozebuch@free.fr CONCEPTION LUMIERE DENIS KORANSKY Il est régisseur Lumière et

DENIS KORANSKY

Il est régisseur Lumière et Son. Il a commencé sa carrière de régisseur en 1999 au Théâtre Trévise et au Bataclan. Il a été technicien Lumière au Théâtre de la Colline, à la Comédie Française, et assistant d’Antonio De Carvalo pour la comédie musicale Roméo et Juliette au Palais des Congrès et Un homme show au festival d’Avignon.

Régisseur Lumière en 2001 pour le Cirque Impérial de Russie, il est régisseur général, au Théâtre des Songes. Il est aussi assistant Lumière en 2002-2003 pour la Tournée France de Muller et pour Glenn Miller au Palais des Congrès. Il a été régisseur du spectacle d’Axelle Laffont au Palais des Glaces, puis de Titoff au Théâtre Dejazet.

En 2003, il assure la régie au Théâtre de La Colline, et depuis 2004 aux Théâtres Marigny, Comedia, Comédie Bastille, Comédie des Champs Elysées, au Méry, à l’Elysée Montmartre et au Studio Théâtre.

Directeur de la photographie au cinéma ( Une vie rêvée, Echec, Terra Incognita, L’ange gardien, Thriller, Au suivant, Un dernier sourire), ou pour des prestations ( Biotherm, Lancôme, Chanel, Sony, Kodak

Il a aussi conçu les lumières de Délia Romanès, cirque tzigane , Katak Aly, ballet indien. Pour des concerts : soul music (Almo), musiques du monde (Adjabel) Pour le théâtre : Le Monte-plats, pour la Compagnie Les Uns Visibles, Le tiers restant, Compagnie de l’Orage, Mon colocataire est une garce de Fabrice Blind, My name is blonde de Catherine Gillet, La peau d’Elisa de Carole Fréchette mise en scène par Maxime Leroux. Un ange passe mise en scène par André Obadia. Il vient de créer en 2006 les lumières de Saint François, le divin jongleur pour la Comédie Française.

Il est aussi régisseur dans l’évènementiel : Shortcut Events - Louis Vuitton , Phénomène, et à la télévision : 20h10 Pétantes TV Canal+.

Il est aussi scénariste et réalisateur d’un court métrage.

contact : 06 24 90 21 93 denis.koransky@hotmail.com

PHOTOGRAPHE

PHOTOGRAPHE PAULINE IZUMI COLIN Après un bac scientifique au lycée Victor Duruy en 2003, Pauline a

PAULINE IZUMI COLIN

Après un bac scientifique au lycée Victor Duruy en 2003, Pauline a obtenu un Deug Art mention photographie et un certificat préparatoire à la maîtrise des sciences et techniques à l’Université de Saint-Denis, avant d’entrer aux Beaux-Arts de Rueil-Malmaison.

Depuis 2001, elle a multiplié les expériences professionnelles. D’abord assistante iconographe à l’Agence Vu’, puis assistante photographe de Philippe Wojazer dans l’agence de presse Reuters . De janvier à juillet 2003, elle entreprend un travail photographique pour la pièce mise en scène par Marina Glorian Meilleurs souvenirs de Grado de Franz Xaver Kroetz .

En 2004 editing à l’Agence France Presse, puis collaboration avec Olivier Roller photographe à Libération et Télérama.

2005, Pauline Izumi expose avec Joao Torres ( nous ) à La galerie, à Saint-Denis.

Et en 2006, elle travaille au Démontage et au Montage de l’exposition Archipeinture , Le Plateau, institution d’art contemporain appartenant au Fond régional d’art contemporain (FRAC)

Enfin, elle vient de participer à l’exposition collective Double sens à Confluences Maison des Arts Urbains

Pauline parle aussi japonais (langue maternelle), anglais, allemand (niveau 1 Goethe Institut).

contact : 06.13.55.22.60 zumia@aol.com