2.1 Le principe du non rétroactivité des lois en droit canadien (2 pages) - Idée directrice à 2.

3 : Le principe du non rétroactivité des lois en droit canadien est un obstacle à l’exercice du droit des origines par les enfants conçus par don gamète avant l’adoption d’une disposition législative reconnaissant l’existence de ce droit

Argument 1 : «Au Royaume –Uni dans l’arrêt, la demanderesse Mrs

Rose s’est appuyée sur les articles 8 et 14 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales. Ces deux articles lus en conjonction soulignent la discrimination qui existe sur le régime actuel entre les enfants issus d’AID (comme madame Rose qui est née avant la législation actuelle) et les enfants nés après la législation de 1990 actuelle (comme EM)». (Arrêt Rose and another v Secretary of State for Health, para 15)
«Le 1er avril 2005, au Royaume-Uni suite à l’arrêt Rose, après deux ans de consultations la levée de l’anonymat est entrée en vigueur1. Le gouvernement est aussi tenu de tenir un registre des infos concernant le donneur » 2 . La Loi est en principe non rétroactive, mais elle permet par contre à ceux qui ont fait un don avant 1991 sous une base volontaire de lever le secret de leur identité en s’inscrivant sur le fichier de donneurs volontaires qui a été crée et peuvent aussi consentir à enclencher un processus de retrouvailles suivant ainsi l’exemple de la Nouvelle- Zélande.» 3

o

Argument 2 : (De-Anonymising Sperm Donors, p. 132, 137,138, 139) Cheskes: Les parents biologiques des adoptés ont un droit raisonnable à la préservation de leur identité; la Adoption Informations Disclosure Act viole le droit à la vie privée et va à l’encontre des principes de justice fondamentaux en vertu de l’article 7 Charte canadienne. On ne peut permettre l’accès aux informations que dans des circonstances exceptionnelles. On devrait réviser la loi, et cette nouvelle loi devrait inclure des mécanismes de protection pour ceux qui ne veulent pas que leurs informations ne soient révélées rétroactivement. Si on souhaite que l’accès aux origines soit rétroactif, il faut le consentement du donneur. Le parent donneur qui ne souhaite pas que ses informations divulguées, il doit remplir une déclaration de non-contact. Si quelqu’un contrevient à la loi, cela donnerait lieu à une atteinte à la vie privée.

2.2 Le droit à la filiation (2 pages)
1

Human Fertilization and Embryology Act (2008), section 25, art. 33 A ( 2 ) (h), en ligne : http://www.legislation.gov.uk/ukpga/2008/22/part/1/crossheading/information
2

Supranote 4, section 24, art.31 (1) Supranote 5, art. 31 ZF ; L’anonymat des dons d’engendrement est-il vraiment « éthique »?, d’Irène Théry*, (mai 2009), L’Esprit, p.5
3

-

Idée directrice à 2.4 : La reconnaissance du droit des origines aux enfants issus
de la procréation assistée au Québec ne débouchera pas sur un droit à la filiation ni pour le donneur de sperme, ni pour l’enfant issu du don de gamète .Cependant la levée de l’anonymat menacerait selon certains auteurs la filiation au sein des familles monoparentales et homoparentales (couples lesbiens)

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«La filiation se distingue de l’origine : La Filiation est de l’ordre de l’artifice (fiction juridique) tandis que l’origine est de l’ordre du fait. «Le droit à l’origine est un droit a la connaissance de soi», car l’accès à certaines info contribuent à une plus grande stabilité identitaire de l’individu Tandis que la Filiation ne trouve pas son origine dans la personne de l’enfant mais dans celui du parent » (Gutmann, 2000, p.68)

Argument 1 :

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« Le droit québécois en matière de filiation qui est d’origine romaniste à la différence du droit germanique favorise la vérité biologique sans pour autant en faire son point central Il prendra en compte d’autres intérêts comme les sentiments moraux, la paix des familles, l’ordre établi, le temps qui passe » …. (Malacket, 2010, p. 100 et 101)

Argument 2 :

- Voir les documents sur la vérité biologique en Allemagne - Voir les documents envoyés pour la vérité biologique en France - Voir le document de Michelle giroux de la revue du Barreau sur le droit aux origines pages o Argument 3 : S.G. v. L.C. [2004] RDF 517 (Sup Ct). : « Dans cette décision, la Cour a accordé au donneur anonyme le statut de parent et le droit d’accès trois fois par semaine parce qu’il a fréquenté la mère pendant un an dix ans avant l’insémination ; le donneur et la mère ont continué à être amis par après.» (De-Anonymising Sperm Donors p.124-125). (Couple lesbien) o Cas similaire en Nouvelle-Zélande (P. v. K and M, (2002) 22 FRNZ 360) (couple lesbien)

L’État civil et ses vérités (Pintens) --10 pages facile à lire Encadrement juridique de la procréation assistée en Allemagne 2 pages Il y a un gros qui est de 30 pages (on le fera ensemble Janet le résumé mercredi après midi de la semaine ) : Le droit à la connaissance des origines en Allemagne qui est de 30 pages Lire

De-Anonymising Sperm Donors in Canada : Some doubts and directions Fiona Kelly p.124125 p. Anonymity in donor-assisted conception and the UN Conventionon the Rights of the Child –tout ce qui concerné la vérité biologique et la levée de l’anonymat en Allemagne et en france 17 pages 123 doc à 130 (29 à 55 pdf ) ---cela se lit bien malgré que cela fait 30 pages prend les faits ou notions nécessaires

Lire les arrêts Cheskes et Marchand v.Ontario –mais focuse uniquement sur la partie concernant la rétroactivité et la discrimination entre les ceux qui en jouissent avant l’adoption de la loi et après