Vous êtes sur la page 1sur 9

Entretien avec Infirmière

KOUTA SAMER Avec

K.Marlin

1
Samer

Raconter pourquoi vous avez choisi ce métier et comment vous en êtes


arrivés là?

Marlin

Au début (depuis 8 ans) j'ai choisit d'être infirmière à cause de la


pénurie existante dans ce domaine de travail donc s'était un terrain de travail
sans risque de chaumage, encouragé par mes amis et ma famille j'ai
commencé mes études à l'université pour avoir mon diplôme en sciences
infirmiers ( au début je n'avais pas aucune notion sur mon future profession
– c'était encore un métier bien connu et bien valorisé par la société française
– et j'avais toujours un envie d'aider les autre ) , C'était au 3ème année des
mes études que je commençais à découvrir que cette profession me
convienne le plus , je me trouvais bien accepté par les malades , leurs
familles et aussi les équipes travaillent dans les terrains de stage ( mes
premiers contacts au stage était comme une personne qui se trouve hors de
son environnement naturel, mais c'est un lieu plein d'expériences et des
connaissances, à condition de suivre les objectifs données par l'université
dans chaque terrain de stage ). A la fin de la 3ème année et au 4ème année de
mes études je suis bien convaincue d'être infirmière, j'ai commencé à aimer
vraiment mon métier et j'ai fait toutes mes possibilités d'avoir les maximums
des connaissances et de dextérité professionnelle.

J'ai travaillé pour un an dans les services médecine chirurgie, puis j'ai
passé au service de la réanimation polyvalente pour deux ans et puis au
service de réanimation poste chirurgie cardiaque pour quatre ans.
J’ai poussé mes études pour avoir un Mastère professionnel en
"soins intensifs et soins des urgences" puis j'ai participé à des séances de
formation continue organisée par la coopération Italienne qui ayant pour but
l’implantation des centres de formation continue au sein des hôpitaux
régionaux. En 2003 et après l'accord de la direction de l'hôpital où j'ai travail
(petit hôpital – polyvalente- de 100 lits à Lyon). J’ai commencé à faire la
formation continue dans l'unité où j'ai travaillé et l'unité de soins intensifs, et
j'ai implanté dans mon hôpital un petite programme d'orientation
professionnelle pour les nouveaux infirmiers et /ou les infirmiers qui font le
roulement entre 2 services de soins.

En 2005 je suis nommé par la direction des infirmières pour être la


responsable du premier centre de formation infirmiers à notre hôpital, de

2
même je commence à travailler un part- temps à l'université de Lyon comme
infirmière encadrant.

Samer

Est-ce que vous aimez votre métier?

Marlin

Aujourd'hui je suis bien satisfaite d'être infirmière, et je voudrais bien


continuer à être infirmière…car cette profession aide la personne soignée : à
maintenir et recouvrir son indépendance et son autonomie autant que
possible, à développer son potentiel de santé, à soulager sa souffrance, à
mieux vivre ses derniers moments…..et elle donne à l'infirmière une capacité
de comprendre l'autre d'être auprès de lui, disponible pour lui aider quelque
soit sa difficulté.

Samer

Quelles sont les difficultés de ce métier?

Marlin

Comme conclusion de mes huit années d’expérience : pour être


infirmier il faut beaucoup de dynamisme, une grande solidité physique et
mentale. Il faut être dévoué et patient, capable d’écouter et de respecter les
malades, sans jamais les juger. L’infirmier doit faire preuve d’une capacité
d’adaptation et de travail en équipe.

Samer

Qu'est ce qui a changés dans vos tâches?

Marlin

Mon travail a beaucoup changé : au début j’étais étudiante  mon


travail est délégué, supervisé et fait sous la responsabilité de l'infirmière chef
et / ou de l'infirmière encadrant.

Après quand j'ai commencé mon travail comme infirmière diplômée je


suis la responsable de la surveillance des malades et de l'exécution de travail
délégué. Le bien être du malade est le centre de mon occupation, mon rôle
est d'accroître mon répertoire d'interventions pour des patients qui présente
3
des perturbations fonctionnelles en service de réanimation, de développer
une approche qui intègre la famille des personnes soignées ( relation d'aide,
et parfois aide pour accepter leur deuil ),

Maintenant je fais un travail plus ou moins administratif avec la comité


de la formation continue, notre travail a pour but de former le cadre infirmier
dans mon hôpital pour exécuter un soin de qualité (meilleure soins dans le
meilleur délai et avec le meilleure coût) ; on s'intéresse à :

o Analyser et évaluer la situation de formation continue chez les


infirmiers,
o Identifié les besoins des formation, en appliquant le méthode
d'investigation approprié ; exemple : questionnaires personnels
des questionnaires, audit, test des compétences, avis des
groupes (comité des infirmiers, réunion des équipe spécialisé tel
que Cardiologie et réanimation / maternité…..),
o Analyser les données statistiques ….et préciser la conduite a
tenir et les objectifs à atteindre selon les résultats,
o Faire, étudier et implanter le projet de la formation annuel, puis
le programme de chaque mois et le plan détaillé de chaque
session.
o Faire le bilan de chaque mois (formation et évaluation)
o Réévaluer ce qui est fait pour voir l'impact de la formation
continue,
o Dégager les points faibles,
o Réajuster et continuer le programme de formation,

Samer

Système de délégation des tâches :

Marlin

Maintenir et promouvoir la santé du malade sont attribué par un travail


d'équipe, Donc la délégation des taches est primordiale pour accomplir notre
travail, On déléguer le détail et se consacrer à l’essentiel, mais il vaut mieux
de voir si la personne déléguée d'une tâche est apte de pratiquer cette tâche
dans les meilleures conditions, sans mettre en jeu la sécurité du malade…
donc il faut toujours déléguer, superviser et évaluer.

La délégation = la coopération, où aide et contrôle sont associés. C'est la


première dimension, formative (orientation, supervision, évaluation), mais au
quelle s’ajoute une dimension contraignante, toute délégation constituant
4
aussi une obligation, qui peut limiter l’autonomie d’une équipe. La
multiplication des activités « déléguées » peut empêcher l’exécution des
tâches propres, renforcer les rapports hiérarchiques à l’intérieur d’un groupe
et accroître les difficultés du personnel se trouvant en bas de l’échelle. Si mal
utilisés elles peuvent constituer des formes de résistance à la coopération
imposée par la hiérarchie.

Mais si cette délégation de taches est bien exécuté = inter- aide dans l’équipe
elle permet une distribution équitable des tâches à l’intérieur d’une équipe, en
tenant compte des différences objectives entre leurs membres, de leurs
ressources physiques ou de leurs compétences : une des définitions données
de la coopération est de « savoir passer la main ».

Samer

Quels sont vos droits, vos autorisations, vos interdictions?

Marlin

Droits (infirmier) (il n'y a pas des décrets ou des lois qui organise la
profession infirmier, mais surtout des loi qui organise plutôt les travaux
médicaux), mais l'infirmière doit être protéger par des lois qui lui donne le
droit :

• De vivre en équilibre sociale (heure de travail, congé, travail nuit/jour


organisé, salaire…)
• D'avoir une liberté d'esprit.
• D'avoir la possibilité de développement professionnelle
• De négocier la différence existant entre homme et femme,
• D'être protégée contre la violence physique et psychique…

Les Autorisations :

Les autorisations organisent l'exécution de la profession d'infirmière ou


d'infirmier en fonction des diplômes et limite les actions qui doivent être faite
en collaboration avec le médecin, mais elle ne traite pas clairement ce que
l'infirmier doit faire.

Samer

Trouvez-vous des difficultés pour injecter un patient?

5
Marlin
L’injection demande la méthode, l’asepsie, la connaissance. C'est une acte
qui fait souffrir les malades (surtout les enfants), mais dont la but est de
soulager une souffrance ou une maladie beaucoup plus important que piquer
ou injecter.

Samer

Travaillez-vous en groupe?

Marlin

Oui car le travail en groupe est primordiale dans notre profession ;


quand tout le monde travaillent avec respect et amour, le travail sera plus
productive et mieux fait ….

Coopérer suppose une forme de croyance dans le collectif, dans ses qualités
professionnelles et éthiques.

Samer

Aimeriez vous que vos enfants s'engagent dans la même profession?

Marlin

Bien sûre, oui. Je supposerais que mes enfants vont bien sûre aimer le
métier que j'aime, mais je ne voudrais pas qu'ils commenceront leur métier
avec ignorance comme moi.

- l'argent est bien sûre important pour vivre mais ce n'est pas par
l'argent qu'on se valorise

Samer

Comment vous rentrez en contact avec un malade?

Marlin

Les équipes soignants, par leurs fonctions dans les services hospitaliers
entrent en relation avec les malades de façon individuel et souvent
prolongée, car tout acte, tout geste technique ou de confort se situe au sein
d’une relation soignant / soigné

6
• Entre patients et soignants s’échangent des paroles, des sourires, des
regards mais aussi des grimaces, des froncements de sourcils, des
gestes, des mimiques qui sont tous des supports d’informations à partir
desquels un message particulier sera perçu par le patient.

• Donc c’est avec son corps, sa parole et son affectivité que l’on entre en
relation.

• Mai la pénurie d’infirmières dans les services (manque de la personnel


+ surcharge de travail) pousse à l’exécution des tâches techniques
avant tout et parfois au détriment des relations.

• Malgré la qualité des soins ou la compétence des soignants, il arrive


que l’on soit mis en difficulté par des patients ou des familles, leur
malaise, la peur de l’handicap, leur angoisse, parfois la brutalité de
l’hospitalisation, leur histoire et les évènements de leur vie dont nous
ne sommes pas au courant, peuvent aller jusqu’à entraîner un refus du
réconfort, de l’aide ou des soins que les soignants s’apprêtent à fournir
au malade ou à sa famille, Par rapport aux soignants: Ils se sentent
déroutés et leur fonction est remise en question.

Ces situations forcent les équipes à développer des attitudes


relationnelles adaptées. A ce moment là s’effectue ce que nous pouvons
nommer une véritable relation d’aide qui donne au soignant les moyens
d’améliorer les relations à problème et redonne au travail l’aspect humain
que la technique a parfois tendance à évacuer

• La relation infirmier malade est une relation d'aide, Elle est fondée sur
le développement d’une relation de confiance entre le soignant et le
soigné.

Samer

Comment vous faîtes pour établir une relation de confiance avec le


patient?

Marlin

En respectant 3 concepts:
• l’authenticité : C’est la base d’une relation honnête franche sans
mensonge ni artifice.

7
• L’acceptation du patient doit être inconditionnée (sans jugement de
valeur sur ce qu’il dit ou sur ce qu’il fait, hors toute considération et
toute condition {les valeurs personnelles les représentations, les désirs
l’appartenance à une catégorie professionnelle et sociale, à une classe
d’âge à une culture et l’aspect physique}) surtout lors des transmissions
orales

• l’empathie : C’est le résultat d’une relation suffisamment proche entre


deux personnes pour qu’elles ressentent de l’intérieur le vécu de l’autre.
Cette capacité est souvent exercée suite à une véritable écoute. Ex :
reconnaître la douleur du patient sans banaliser ou nier cette douleur.
lui dire : je sais que tu as mal, je comprends ta situation, je vais faire
tout mon possible pour diminuer votre douleur et vous soulager(en
tenant compte du degré et de la perception de douleur qui diffère d’une
personne à l’autre)

Samer

Quelles sont les phases d’orientation de la relation avec le patient?

Marlin

1. Lors de l’accueil
• (présenter vous même au malade, l’équipe, la fonction de chacun,
présentation du service et de la chambre)
• Citer les droits du malade comme (heure des visites, les moments des
repas, son droit de voir le dossier, d’être au courant de son diagnostic
du résultat de ses examens de son traitement.

2. Accompagner le client dans la clarification et l’expression de son besoin


d’aide

3. Informer l’aidé des ressources humaines et physiques à sa disposition

4. Informer le client des routines des politiques et des règlements qui sont
en vigueur dans le milieu et besoin l’orienter dans le centre de santé.

5. Favoriser l’apprentissage et l’expression de nouveaux comportements

6. Préparer le client à terminer cette relation en assurant la transition entre


sa situation actuelle et la nouvelle situation à venir :

8
- Si le client quitte le système de santé pour retourner chez lui
(enseignement sur les soins et le traitement qu’il doit poursuivre à la
maison)
- Si le client est en phase terminale, l’infirmière doit l’accompagner
émotivement et physiquement dans cette dernière étape de sa vie en
plus de favoriser la présence de ses proches en leur accordant le
support désiré.
- S’il retourne chez lui pour recevoir des soins à domicile, l’infirmière peut
faciliter cette transition en le présentant, le personnel infirmier
disponible qui s’occupera de lui.