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Re / Marin Favre / Mix

The translation of the final line from the opening number “Deux
Verbes en creux” ( Two Verbs Engraved ) probably summed it
up.“But I don’t keep silent, no I don’t keep silent yet - I will never be
able to remain silent - but I don’t stop listening.” Neither did I.
We thank Marin Favre and his colleagues for again proving that
music is a truly universal language.
Peter Everett “Herald” Port Elizabeth Afrique du Sud 20 mai 1996

Cher Marin. Je voulais te dire à quel point j’ai apprécié ton opéra
de chambre (à partir de mon texte «André»).
Le texte est travaillé comme une partition et c’est exactement ce que
j’aime : aucune psychologie, aucun pathos ; uniquement des vitesses
d’exécution différentes. La voix chantée tient à distance le récit et ce
n’en est que mieux : sa noirceur peut, du coup, se conjuguer avec
l’humour inattendu que proposent certains «accelerando» par
exemple. Et c’est beau cette comédienne - chanteuse, assise sur une
chaise, devant une table où est posé le texte visible (j’aime cette
notion de «pas fini», de chantier) ; et elle vous regarde, vous, les
musiciens vous «jeter» sur vos instruments pour faire naître cette
partition incandescente, matiérée, riche, belle. J’ai eu les larmes aux
yeux plusieurs fois devant tant d’évidence.
Philippe Minyana

«Maria Braun»
Cet ensemble, sous l’impulsion de Marin Favre, propose depuis
plusieurs années un répertoire singulier, subtil mélange entre poésie
et musique. La musique de Maria Braun bien que très écrite réserve
des plages à l’improvisation ; elle n’est ni tonale ni atonale, ni
sérielle ni répétitive, elle est simplement inclassable. Bruno
Letort France - Musiques
…ça produit des étincelles, des gerbes d’émotions. L’histoire d’«Au
fond de l’eau», l’installation - spectacle actuellement installée sur la
péniche Opéra, c’est un peu ça. L’exploration conjointe des chemins
et des liens du corps des bébés à la matière, de la matière à la danse,
du mouvement à la musique, des rythmes aux couleurs. Le résultat
de cette fusion de matière grise et d’énergie créative se présente sous
la forme d’une installation où dialoguent galets, tentures de soies
colorées, forêts de bambous, rideaux de coquillages…Marin Favre y
joue du violon et de l’udu, une percussion en forme de jarre qui
produit d’étranges sons élastiques, tandis qu’Hélène Hoffmann
etDominique Verpraet y apportent la dimension chorégraphique.
Fragiles instants poétiques à la frontière de la performance et du
body-art, ces microspectacles à l’intérieur du spectacle jalonnent ce
voyage sensoriel de rendez-vous avec la création contemporaine.
Petits et grands quittent alors doucement le brouhaha de la vie d’en
haut pour faire l’expérience du mystère, de l’indicible, de l’émotion,
de l’écoute. Pour vivre, un instant, la création.
Claire Derouin «Libération» 19 janvier 2000

We have enjoyed your cassette very much – such energy and


intelligence. Thank you. Greetins from us both. Kate & Mike
Westbrook

A quoi peut bien servir la musique ? Je ne crois pas à la musique


qui adoucit lesmœurs, mais à celle qui est d’abord une fête des
sons, une noce de rythmes et de timbres, un concile et conciliabule
d’accords savamment maîtrisés et, pourquoi pas, une avancée vers
les contrées délicates mais souvent délicieuses de la Dissonance.
Bref, un jeu grave, une prière profane, un rire au ralenti ou encore
un chuchotement étourdissant, assourdissant. Il y a tout cela dans le
travail ou plutôt dans les jeux de l’ensemble «Maria Braun».Sans
oublier qu’à la rumeur fastueuse des grandes enjambées
mélodiques, s’ajoute à certains moments le murmure de la sœur
quasi jumelle de la Musique, la Poésie. Ce sont bien des noces qui
en ces sillons se célèbrent : celles d’Invention et d’Harmonie.
Jacques Lacarrière