Les soirées - Conférences - Débats ont lieu à l’Hôtel Dassault 7, Rond-Point des Champs-Elysées 75008 Paris

Sous la direction de Francis Briest Programmation - Rédaction : Pauline de La Boulaye, + 33 (0)1 42 99 16 21 Information - Réservation : Cécile Delloye, + 33 (0)1 42 99 20 54, studies@artcurial.com Avec l’aimable collaboration de : Emma Lavigne, conservateur chargée du 20e siècle à la Cité de la Musique à Paris depuis 2000, commissaire d’expositions consacrées aux relations entre la musique et l’art contemporain, telles Electric Body ou Christian Marclay et prochainement Warhol Live au Musée des Beaux-Arts de Montréal en septembre 2008. Marcella Lista, historienne de l’art, auteur, co-commissaire de l’exposition Sons et Lumières au Centre Georges Pompidou en 2004, est actuellement responsable du programme scientifique de l’auditorium du Louvre. Ouvrage récent : L’œuvre d’art totale à la naissance des avant-gardes (1908 – 1914), CTHS, mars 2006. François Porcile, historien du cinéma, réalisateur, écrivain, musicologue, un temps conseiller musical de François Truffaut, a choisi de ne pas choisir entre ses deux passions : le cinéma et la musique. Ouvrages récents : La Belle Epoque de la musique française (1871 – 1940) et Les conflits de la musique française (1940 – 1965), Fayard. Stéphane Roussel, musicologue, critique, commissaire d’expositions, auteur de publications sur l’opéra, la danse et l’art contemporain et actuellement dramaturge sur l’écriture et la mise en scène d’un spectacle autour de Wagner. Ouvrage récent : a co-dirigé L’Opéra au 20e siècle, Textuel, 2007. Crédits photographiques : Couv. Ingo Maurer © Artcurial ; Serge Férat, Yves Klein © Artcurial ; Phaedra © Ruth Walz Plus d’informations : http://studies.artcurial.com © Artcurial Studies

SOIRÉESCONFÉRENCESDÉBATS

mai juin 2008
aRT, muSiQuE, TECHnOLOGiES 1910, 1960 et 2000

ù sont les frontières de l’art ? Notre monde sature d’images, de sons, d’événements sensationnels. Parallèlement à ce flux culturel massif, les artistes continuent à créer. Usant des nouvelles technologies, leurs formes se disséminent dans les mondes de l’industrie culturelle à la vitesse d’étoiles filantes, engendrant une certaine crise de la notion d’œuvre d’art. Ce n’est pas nouveau. Dans les années 1910, le charbon, la vapeur, l’électricité ont nourri les Comme l’eau, innovations dans un moment optimiste envers le comme le gaz, comme le courant progrès et bouleversé fondamentalement la création électrique viennent de loin, dans artistique. Dans les années 1960, la société de nos demeures, consommation explose en même temps que les répondre à nos besoins moyennant désillusions d’après-guerres envers la modernité. un effort quasi nul, Ce cycle provoque la rencontre de spécialistes de ainsi serons-nous différentes disciplines artistiques pour souligner les alimentés d’images visuelles ou interférences entre les arts et l’histoire, les rendre auditives, naissant et s’évanouissant tangibles par le débat, la projection d’images, au moindre geste, l’audition de pièces musicales, et décloisonner la presque à un question de l’art contemporain aujourd’hui. signe.

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Lundi 26 mai 19h > 20h30

LES AnnéES 1960
Désenchantement face au progrès new York vole l’idée d’art moderne naissance de la culture populaire Intervenants : Emma Lavigne, conservateur François Porcile, cinéaste, musicologue « De fait, rien ne pouvait plus redevenir comme avant, et singulièrement en art où s’affirma comme critère déterminant la notion de table rase, terrible reflet en creux des dévastations alentour. L’émergence des compositeurs adeptes du système dodécaphonique est parallèle à celle de l’abstraction par rapport à la peinture figurative. Et la naissance de la musique concrète organisant les bruits de la vie quotidienne, fait directement écho aux plasticiens retravaillant des matériaux préexistants. » •FP Aux Etats-Unis, le phénomène Warhol Live : « Des portraits démultipliés d’Elvis Presley où de Mick Jagger aux 46 pochettes de disques qu’il réalisa comme autant d’œuvres d’art capable d’infiltrer la grande consommation, de son rôle de manager du groupe The Velvet Underground à sa posture d’inlassable night clubber au Studio 54 : la musique permet de relire une œuvre majeure qui échappe au carcan pop pour affirmer des problématiques clés à l’heure où les attitudes sont devenues des formes. » •EL Conférence suivie d’un débat autour d’un verre, en présence de Francis Briest, Bruno Jaubert, spécialiste art moderne, Fabien Naudan, spécialiste design, Hervé Poulain, Artcurial Briest Le Fur Poulain F. Tajan

«

Yves Klein IKB 124, 1960

»

Paul Valery, La conquête de l’ubiquité, Pièces sur l’art, 1934.

Pauline de La Boulaye

Lundi 19 mai 19h > 20h30

Lundi 9 juin 19h > 20h30

LES AnnéES 1910
Du symbolisme aux avant-gardes Le progrès porteur d’espoir Les capitales modernes en Europe Intervenants : Marcella Lista, historienne de l’art François Porcile, cinéaste, musicologue
Serge Férat Lacerba, 1913

LES AnnéES 2000
Le numérique La dématérialisation La mondialisation Intervenant : Stéphane Roussel, musicologue et commissaire d’expositions L’art et la scène au début du 21e siècle « L’opéra, genre apparemment des plus rigides, constitue actuellement le lieu de nombreuses expérimentations, de par l’implication d’artistes ou d’architectes dans la création scénographique ou de chorégraphes et de cinéastes dans la mise en scène. Bien plus qu’un divertissement, réunissant toutes les disciplines artistiques dans une interaction faisant résonner l’esprit de l’œuvre d’art totale, il permet d’interroger des notions telles que la temporalité, la dramaturgie sonore et visuelle ou encore l’emprise cathartique de l’image. Audelà du simple contexte lyrique, la réflexion s’ouvrira à l’aide d’exemples illustrés sur les évolutions actuelles dans le spectacle vivant, sur les modes de représentation scéniques et leurs rapports avec l’exposition ainsi que sur les frontières de perception. » •SR Conférence suivie d’un débat de clôture autour d’un verre, en présence d’Emma Lavigne, Marcella Lista, François Porcile, Francis Briest, Bruno Jaubert, Fabien Naudan, Artcurial Briest Le Fur Poulain F. Tajan

« Au tournant des années 1910, on assiste à un éclatement des formes artistiques qui engage aussi leur atomisation. Si Kandinsky se réfère à la découverte du noyau de l’atome pour justifier un art non-figuratif face à un monde où la matière disparaît, c’est pour mieux ouvrir le dialogue entre les disciplines : vibrations sonores et chromatiques sont mises en résonance, tandis que le langage verbal, désossé jusqu’à l’onomatopée, s’organise en une pure jouissance graphique et acoustique. Dans les divers foyers artistiques de l’Europe Centrale et Oriantale : Munich, Berlin, Vienne, Milan, Moscou, peintres, compositeurs, poètes et chorégraphes réinventent ainsi leurs langages à travers une revigorante friction entre les disciplines et les pratiques. » •ML « En France, c’est La Revue Blanche qui s’en fait l’écho, où voisinent les chroniques iconoclastes de Claude Debussy avec des illustrations de Bonnard, Vuillard et Vallotton. Cette poussée moderniste fait se lever une armée de détracteurs… » •FP Conférence suivie d’un débat autour d’un verre, en présence de Francis Briest, Bruno Jaubert, spécialiste art moderne, Grégory Leroy, spécialiste photo, Artcurial Briest Le Fur Poulain F. Tajan

Phaedra d’après l’œuvre de Hans Werner Henze 1926 Création mondiale 2007 Scénographie d’Olafur Eliasson

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