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SUR LE PLAN SPATIAL

1-La séparation des voies de circulation. 2-L’existence d’immenses espaces vides et parfois des espaces en béton sans affectation précise. 3-L’absence d’une recherche formelle ou de conception apparente. 4-Même l’hiérarchisation est abolie. 5-L’alignement des constructions est suivant les grands axes de circulation. 6-L’implantation hasardeuse des bâtiments. 7-Le manque d’harmonie entre la trame bâtie, la trame viaire et les espaces extérieurs. 8- Certains îlots ne sont pas structurés en matière de voies et de parkings. 9-Effacement de toutes notions de place, placette, espace vert, aire de jeux…etc. 10-Le non aménagement des espaces extérieurs, celui-ci est quasi général. 11-La trame bâtie ne contribue pas dans la structuration de l’espace extérieur. 12-Un manque flagrant en matière de mobilier urbain. 13-La disqualification de la majorité des parkings. 14-Manque des cheminements piétonniers dans certains cas, le cas où ils existent, ils sont inachevés.
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SUR LE PLAN DE LA GESTION

1-L’A.P.C n’intervient qu’occasionnellement sur la zone. 2-La mauvaise gestion et l’absence des solutions à observer dans la zone. 3-Le non ramassage des déchets ménagers dans certaines zones. 4-Manque d’entretien des espaces extérieurs. 5-Manque de financement et la prise en charge effective. 6-Une rupture de communication entre habitants, collectivités locales, comité de quartier… 7-La non participation des habitants dans l’enrichissement de la gestion de leur cité. 8-Les organismes chargés de la gestion, ne sont pas en mesure d’assurer cette importante fonction. 9-L’appropriation des espaces urbains publics par les habitants en vue d’usage personnel. 10-La seule intervention exécutée récemment par l’O.P.G.I porte sur la peinture des immeubles. 11-L’existence d’un seul comité de quartier, par ailleurs inactif. 12-Le défaut de prise en charge, de la gestion donne le sentiment d’abandon des espaces extérieurs de la zone.
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A partir de cette masse de problèmes on a pu arriver a diagnostiqué l’état de lieu dans le cadre de développement durable (sur les quatre piliers)

Diagnostic de l’état dans un contexte de développement durable : Diagnostic de l’état dans : Sur le plan environnemental un contexte de développement durable : La qualité environnementale du quartier est très inquiétante, car elle se dégrade jour après jour. Sur le plan environnemental : La qualité environnementale du quartier est très inquiétante, car elle se Sur le jour après : dégradeplan socialjour. Le quartier vit une grande mixité sociale car les habitants sont d’une variation selon plusieurs critères des gens de toutes les classes sociales, des gens dele plan social : Sur partout de l’Algérie, et aussi des cadre dans la société et des simples quartier vit une grande mixité sociale car les habitants sont d’une Le fonctionnaires) variation selon plusieurs critères des gens de toutes les classes sociales, des Sur de partout de l’Algérie, gens le plan économique : et aussi des cadre dans la société et des simples Malgré la place stratégique occupé par se quartier, le quartier est se fonctionnaires) faible rendement économique, en plus la majorité du commerce existant est illicite. plan économique : Sur le Malgré la place stratégique occupé par se quartier, le quartier est se faible Sur le plan gouvernementalplus la majorité du commerce existant est illicite. rendement économique, en : L’absence de la bonne gouvernance est remarquable, les quartiers sont toujours inachevés, et en plus des problèmes généraux sur le plan de la Sur le plan gouvernemental : gestion le mauvais bonne de type d’arbre a remarquable, les quartiers sont L’absence de la choix gouvernance est plante et la mutation des parkings et des jardins.en plus des problèmes généraux sur le plan de la gestion toujours inachevés, et le mauvais choix de type d’arbre a plante et la mutation des parkings et des jardins.

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Descriptions Générales Des Propositions Et Des Solutions

Vers Un Quartier Durable
« S’inspirer Des Quartiers Durables Pour Changer Nos Façons De Penser » Louis Pasteur « La Grandeur Des Actions Humaines Se Mesure A L'inspiration Qui Les Fait Naître. »

. Introduction
Il existe des projets d'aménagement ou de planification à toutes les échelles : le bâtiment, l'îlot, le quartier, l'ensemble de quartiers, la ville, l'agglomération, le territoire ou la région. Chaque échelle de projet présente des spécificités intrinsèques très variées, qu'il s'agisse des possibilités d'aménagement, des acteurs impliqués ou de l'échelle de temps. Le choix de l'échelle de travail est la première étape clef qui oriente fortement le projet tant au niveau du type de données disponibles qu'au niveau des objectifs à définir. Dans cette partie, nous justifions un choix de l'échelle d'étude pertinent vis-à-vis d'une démarche d'évaluation d'un projet en accord avec la notion de développement durable. Penser le développement durable de manière globale implique une étude plus vaste que celle du bâtiment et sa parcelle. Etant donné la nécessité de prendre en considération les espaces publics ou les réseaux urbains, et en raison de l'interaction entre les bâtiments, il est nécessaire d’avoir une approche globale des phénomènes. D'après Owens (1986), l'occupation du sol et la planification urbaine peuvent significativement influencer la consommation énergétique d'une communauté. En matière de conception et de réalisation d’un quartier urbain durable, tout reste encore à faire. Les plus volontaires s’inspirent d’expériences étrangères réussies, mais parfois difficilement adaptables, telles que Bedzed (Royaume-Uni) ou Fribourg (Allemagne). Et On n’a cependant pas pour vocation de se substituer à la démarche de projet urbain portée par des équipes de professionnels ou à proposer des études aussi pointues que celles des bureaux d’étude spécialisés (High Technologie…). D’autres démarches sont possibles, les exemples étrangers nous le montrent. Il s’agit de concevoir ensemble un cadre de vie intelligent, créé et porté par ses habitants sur le long terme.

1. Les piliers de notre démarche :
Notre projet est fondé sur quatre piliers :

 Urbanisme et aménagement: assurer l’intégration et la cohérence du
quartier avec le tissu urbain et les autres échelles de territoires  Qualité environnementale du tissu urbain: inciter les constructeurs à viser la qualité environnementale pour l’ensemble des bâtiments  Développement social et économique: repérer et appuyer les ressources dynamiques et initiatives locales  Gouvernance et pilotage : se doter d’une ambition commune et partagée pour le quartier

2.Critères et description de notre quartier durable :
L’intervention va être sur deux types : 1- Intervention sur une zone bâti ( habitat collectif) - 77 -

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2- Une démolition est reconstruction sur les habitats individuels classés précaires et illicites

2.1 La participation des habitants :
Nos actions sont venues en réponse aux différents problèmes posés au niveau de notre quartier d’étude, non seulement ceux que nous avons pu relever en tant que futures gestionnaires de villes, mais également ceux réclamés par les habitants de cette commune, la combinaison de ces deux avis à donner lieu à l’établissement de cette liste de problèmes classés par ordre de priorité :  l’altération des paysages urbains et naturels.  le problème d’espaces extérieurs non- utilisés ou mal utilisés.  le problème d’insécurité.  le problème de stationnement &.  le problème de l’état du cadre bâti.  le problème de pollutions & de nuisances.  le problème de déchets urbains & d’assainissement. Pour résoudre ces problèmes, voici les Actions telles que proposées par les habitants : Tableau n° 04: Propositions des citoyens. Les propositions des citoyens Propositions -entretenir & créer des passages pour piétons. concernant la -goudronner & entretenir les voies. situation générale -renforcer l’accessibilité des quartiers. -régler le problème d’éclairage. Propositions -créer des espaces verts. Concernant la -aménager les espaces interstitiels des bâtiments. situation de - créer des placettes et des aires de jeux pour enfants. environnement & - éliminer les habitats précaires et illicites. des paysages

2.2 Comme à la campagne
Le projet s’est également attaché à mettre en valeur le côté sinueux et romantique des espace publics et piétons, à organiser une vraie et agréable promenade comme à la campagne; alors que l’aménagement urbain est structuré le long des voiries. Pour arriver à recréer cette atmosphère champêtre, des centaines d’arbres de différentes espèces et de dimensions variées ont été proposés: palmiers…, et des longues lignes border par des arbustes comme la haie champêtre, « Le piéton va avoir le sentiment de pénétrer dans une vallée » -1. On a choisi de placer les espaces verts en fil de conducteur de la réflexion amenant les citoyens à :  inverser leur vision du territoire ;  privilégier le regard sur les espaces verts.  composer d’abord avec « les vides» pour élaborer le projet.

(1)Xavier Bohl : le journal de la cité jardin. 2008 - 78 -

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Une carte de l’espace bâti (l’état de lieux) permet de mettre en évidence l’organisation des espaces verts, ainsi que les liens à renforcer entre ces espaces. Et on choisi la haie champêtre comme un élément fort dans notre aménagement

Les haies champêtres comme un développement durable(2) :

outil économique et agent de

A la question brûlante de l’actualité (qu’elles contribution des arbres et des haies champêtres amènent dans l’économie de nos territoires : biomasse en général et séquestration du carbone, conservation et amélioration des sols cultivés, équilibre écologique et protection des cultures, cycle de l‘eau et régulation climatique…etc.), la haie champêtre peut apporter quelques modestes mais significatives réponses, localement et globalement, dans la mesure où elle peut s’intégrer avec simplicité dans la modernité de nos territoires. C’est bien ici que réside l’enjeu du développement et de l’aménagement, car la haie n’est pas l’apanage de la campagne, ni du champ. Outre ses effets écologiques et sa valeur esthétique, sa dimension patrimoniale et culturelle, la haie dispose de nombreux atouts techniques, et elle constitue à ce titre une des pièces maîtresses du « génie végétal » dont nous disposons, un véritable matériau d’équipement. Elle est une solution efficace, simple, adaptable à toutes les situations et modulable à toutes les échelles ; équiper un « bassin versant », verdir un lotissement, structurer une exploitation, paysager une construction neuve, stabiliser une pente, protéger une zone du vent, clôturer une parcelle, aménager une école, ombrager un stationnement …. Outre ses effets écologiques et sa valeur esthétique, sa dimension patrimoniale et culturelle, la haie dispose de nombreux atouts techniques, et elle constitue à ce titre une des pièces maîtresses du « génie végétal » dont nous disposons, un véritable matériau d’équipement. Elle est une solution efficace, simple, adaptable à toutes les situations et modulable à toutes les échelles ; équiper un « bassin versant », verdir un lotissement, structurer une exploitation, paysager une construction neuve, stabiliser une pente, protéger une zone du vent, clôturer une parcelle, aménager une école, ombrager un stationnement …. Même en ville, où l’univers est minéral et figé, la haie apporte sa touche de gaieté imprime la ronde des saisons et participe ainsi à donner de la vie en créant une ambiance harmonieuse, et avec les autres végétaux, en dispensant une sensation de bien-être. C’est au travers de cet aspect pratique que les haies présentent un intérêt économique direct. Un mètre linéaire de haie coûte bien moins cher qu’un mètre de palissade en béton. Quoiqu’il en soit, nous ne pouvons nier que la haie donne toujours plus que ce qu’elle prend, que les quelques espaces “perdus “ qu’elle accapare peuvent rapporter beaucoup. En ce sens nous ne pouvons réfuter qu’avec la haie, sans exagération, il y’a toujours un retour sur investissement.

(2) Bruno SIRVEN: HAIE CHAMPÊTRE & DÉVELOPPEMENT DURABLE.2006.

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Haie champêtre
2.3 Espaces publics et privés
Toute la cohérence du projet réside dans cette harmonie entre une nature recréée et les habitants qui vivront dans la Cité. Habitants et promeneurs passeront en permanence d’un jardin privatif à un jardin public, avec un minimum de ruptures et de barrières.

2.4 Une architecture enracinée
Nous avons voulu créer une harmonie forte entre nature et bâti, avec une recherche paysagère très poussée: des rues pavées, des passages piétons, qui conduisent vers des porches, des placettes, des kiosques, entourés par des maisons d’une grande richesse architecturel, On a créé ce quartier qui ne ressemble à aucun autre, tout en étant enraciné dans l’architecture de l’ancien quartier.

2.5 Une architecture traditionnelle et durable
Nous sommes attachés par principe à une architecture régionaliste, ici celle de la ville algérienne traditionnelle : toitures à fortes pentes, revêtements en ardoise, en tuile, avec de temps en temps des mansardes. Les matériaux peuvent être de la pierre de taille, de la brique, parfois de la meulière. On a voulus concevoir des maisons avec une « l'architecture douce », respectant l’architecture classique du quartier. Insérés dans le bâti, les jardins publics, privé ou familiaux.

2.6 Empreinte écologique
Un chantier respectueux de l’environnement : Les constructions de la cité. seront réalisées avec des matériaux de Construction propres, et l’ensemble de la démolition et de la construction du site devra être écologique. Un exemple : on pourra effectuer un tri des déchets et les évacuer, dépose du produit lors d'une opération de démolition, réhabilitation ou entretien (dont transport des déchets liés à cette étape jusqu'à un site de valorisation ou d'élimination) - 80 -

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2.7 Une consommation faible et autonome d’énergie :
Les constructions de la cité seront des habitas très bien isolés qui utiliseront les apports solaires passifs et l’éclairage naturel. Ils consommeront beaucoup moins que les normes de constructions actuelles le demandent. Ce seront des bâtiments dits basse énergie. Les constructions auront pour objectif de produire sur l'année plus d’énergie qu’elles n’en consomment. Les surfaces des toits seront utilisées au maximum pour implanter du solaire thermique (production d’eau chaude) et du solaire photovoltaïque (production d’électricité). Le site pourra être équipé en production locale d'énergies renouvelables.

2.8 Une gestion harmonieuse des ressources en eau :
Les eaux pluviales seront récupérées et stockées dans des citernes souterraines. Ces stocks répondront d’une part aux besoins des jardins et d’autre part alimenteront les chasse d’eau des habitations. Les eaux usées seront nettoyées sur le site par une filtration par les plantes. En fin de cycle, les eaux propres retournent dans les citernes pour alimenter les chasses d’eau. Ce principe est appliqué sur le site anglais de BedZED.

2.9 Une gestion locale des déchets :
Les habitants du quartier qui le désirent, pourront composter leurs déchets verts sur le site. Ce compostage permettra de fournir de l’engrais aux jardins espaces verts. Cela limite les quantités de déchets à évacuer et évite de faire venir des engrais pour entretenir plantations et pelouses.

2.10Une meilleure prise en compte de la liaison entre habitat et travail :
La cité. Comprendra des logements et des bureaux. On veillera à lier habitat et travail et limiter ainsi les déplacements pendulaires. Un exemple : les bâtiments et les jardins de la cité auront des gardiens et des jardiniers qui logeront sur le site.

3.Les Critères De Choix D’éco matériaux(3)
L’emploi des éco matériaux est une des solutions permettant de limiter les impacts d’une construction. La définition d’un éco matériau dépend de différents critères et de leur hiérarchisation, et peut donc varier d’une personne à l’autre : certains mettront en avant les impacts sur la santé, d’autres ceux sur l’environnement.  Choix multicritères Pour choisir un matériau à mettre en œuvre, 5 critères sont à prendre en compte :

 Critère technique - Fonction première du matériau (porteur, isolation, étanchéité, comportement hygrothermique, etc.), - Sécurité et facilité de mise en œuvre, durabilité, facilité d’entretien, confort d’utilisation  Critère environnemental - Abondance, caractère renouvelable et/ou naturel des matières premières - Impacts environnementaux aux différents stades du cycle de vie du matériau

(3)

CSTB, Conférence de l’Artisanat Pyrénéen (CAP), SMABTP, Rapport ARPE Ecomatériaux, Master GSE Albi, Bruno Thouvenin Atelier Blanc

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 Critère sanitaire Impacts sanitaires aux différents stades du cycle de vie du matériau (pour le constructeur comme pour l’utilisateur)  Critère économique - Coût selon la fonction, la qualité et la durée de vie - Développement de filières locales de production et de transformation  Critère social - Image auprès des utilisateurs - Conditions sociales de production.

CONCLUSION
Le nouveau quartier (que l’on na nommer le quartier vert ou la cité verte) est construit sur un seul site et par deux types d’interventions ( une sur un tissu existants et l’autre est par faire une table rase sur le site d’une ancienne cité d’habitat précaire dont elle a gardé la vocation), en lui donnant une dimension et un visage totalement nouveau de l’ancien quartier, on a essayer de conservé l’équilibre entre la nature et le bâti, ainsi que la place des jardins, qui peuvent même permettent aux familles logées dans ces habitats de bénéficier d’un espace vert pour cultiver un jardinet. En effet, on a entièrement renouvelé l’architecture pour aller vers une architecture douce et traditionnelle, intégrée dans la verdure, avec la rue, les habitas puis le jardin et des aires de jeux au milieu, avec des petits passages piétons qui traverse l'ensemble.

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